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 Traque-Ombres

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MessageSujet: Traque-Ombres   Dim 29 Juin 2014, 01:19
Intervention MJ : NonDate : Octobre 2198 RP Tout public
Courtier de l'Ombre ♦ Krelek Aelos
Traque-Ombres









Illium, dans un endroit inconnu...

« Nous allons profiter de la situation. Mais vous ne devrez rien lui dire sur nos soupçons. Laissez-le faire son enquête et nous apportez les preuves. Le tout conformément au plan. Nous ne pouvons risquer de laisser ça de côté trop longtemps, surtout lorsque cela concerne nos agents. »
« Bien sûr. Nous prenons la chose en main. J'ai parfaitement l'homme qu'il nous faut. Que faisons nous de J'eeasom ? »
« Je m'en occupe. C'est un pion difficile à bouger, mais le temps de l'enquête je ne peux la mettre en danger face à eux. J'ai toute confiance en vous, Dolmenk. Je ne pourrais l'écarter plus de quelques jours. Soyez donc méthodiques et efficaces. »
« Ce sera fait, autre chose, monsieur ? »
« Non. Prévenez dès que vous avez du nouveau. Courtier, terminé. »


***


Illium, appartements de la Doyenne J'eeasom, quelques heures après l'explosion.

L'agent Dolmenk, un agent d'intervention du Courtier de l'Ombre, était sur le balcon de la propriété de la Doyenne J'eeasom et contemplait Nos Astra lorsque la nuit tombée elle s'illuminait de toutes les couleurs. La cité grouillait de vie et d'opportunités. Illium représentait toutes les images, du paradis fiscal au barons du crime en passant par le trafic de drogue. La planète rassemblait aussi toutes les sources de divertissement possible pour qui était de passage et les permanents. On ne pouvait s'y ennuyer si saisir des occasions, puisqu'elles se présentent partout. Un peu trop.

Illium était le lieu idéal pour ce genre de pratiques. Peu de lois, un système de contrôle privatisé, des sociétés militaires privées à gogo... Dolmenk se sentait chez lui. Ça devait être la raison pour laquelle le Courtier de l'Ombre s'intéressait tant à Illium : c'était le lieu parfait pour ses opérations de courtage.

La Doyenne d'Illium, Saerane J'eeasom, avait disparu du paysage le temps que l'incident soit résolu. L'incident ? Un attentat à la bombe artisanale posée en plein milieu de son appartement privatif à Nos Astra. J'eeasom, étant une matriarche réputée et respectée mais représentant tout de même la figure d'autorité sur Illium, avait sûrement de nombreux ennemis. Toutefois, fallait-il les révéler et éliminer ceux responsables de cet acte de terrorisme.
L'appartement avait donc été sous expertise d'office par les autorités compétentes engagées par la Doyenne, mais cela avait alerté d'autres personnes. J'eeasom n'était donc plus en danger, et les protagonistes allaient pouvoir enquêter. A cette heure-ci, personne pour les empêcher de travailler, malgré que la milice gardait innocemment les accès à l'appartement afin d'empêcher toute intrusion ou pour déceler tout mouvement suspect.

Cependant, Dolmenk était ici seul sur ce balcon. Il attendait quelqu'un. Casque militaire posé sur la rambarde du balcon qui surplombait un vide de quelques centaines de mètres, il relisait le datapad du profil de la personne qu'il avait choisie, selon les critères du Courtier de l'Ombre. Pour un travail spécial, et selon des spécificités prédéfinies, la personne en question était en fait testée.

« Un Drell. », il laissa échapper un rictus. « Piece of cake. ».

En effet les Drells était bien connus pour leur compétences en matière d'assassinat, d'arts martiaux et d'agilité. Le tout dans une certaine classe qui leur avait attiré cette certaine fabulation les concernant, entourés d'une aura légendaire, les contrats qui les employaient étaient toujours a des prix exorbitants. Dolmenk ignorait pourquoi il imposait ce genre de... conditions. Pour un travail aussi sérieux ? Alors qu'il relisait les demandes du Courtier, il savait parfaitement comment il agirait. Mais jouer un rôle ne lui faisait guère plaisir. Il demeurait de formation militaire : les ordres, il sont faits pour être suivis.

« Je t'attends maintenant, Drell. Nous avons une mission à mener à bien. », parla-t-il dans le vent. Bien que personne ne lui répondit, c'était comme pour presser le temps. Dolmenk n'était pas vraiment connu pour sa patience.

Dolmenk avait une mauvaise intuition concernant cet attentat. Et si les soupçons du Courtier s'avéraient-ils vrais ?




L'esprit ne pourrait pas vivre sans se rallier aux fictions de la logique.


Dernière édition par Courtier de l'Ombre le Mar 22 Juil 2014, 15:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Dim 29 Juin 2014, 15:08



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



Nos Astra... Pour qui se trouvant en son centre, sa surface semblait interminable, un océan métallique d'immeubles aux proportions titanesques, défiant les lois de la gravité. Il était d'ailleurs facile d'oublier que l'on se trouvait sur une planète encore pourvue d'une biodiversité et de larges forêts tropicales. La ville baignait dans un éclairage crépusculaire qui était bien propre à Illium et faisait tout le charme de ses paysages. Nos Astra était d'ailleurs réputée pour ses couchers de soleil. L'astre lumineux éclairait les gratte-ciels d'une lumière jaunâtre et les nuages qui tamisaient le ciel apparaissaient d'un violet sombre. La complémentarité des deux couleurs offrait un spectacle bluffant pour qui savait l'apprécier.

Et moi, j'étais là, derrière la baie vitrée de mon vaste appartement, à observer ce paysage propre à la colonie Asari, un verre à la main. C'est ce que je faisais, lorsque je n'étais pas dehors à profiter des petits plaisirs des boîtes de nuit du quartier ou en train d'exécuter un contrat. La vie était bonne et je ne me plaignais pas de ma situation. Je l'avais d'ailleurs gagnée à force d'efforts et de détermination. Je me rappelle qu'il y a de cela quelques années, je vivais encore dans les tréfonds de la ville, là où la chaleur était presque intolérable. J'étais alors un petit chasseur de prime sans réputation exécutant les plus ignobles des travails. Mais la qualité de mes services m'avaient rapidement fait un nom et mes contrats étaient devenus rapidement de plus en plus juteux au niveau de la prime et leur qualité s'en voyait également améliorée. Au bout de quelques années de dur labeur, j'avais gagné suffisamment pour rejoindre l'élite de la colonie, dans les hauts de la ville, là où la température était agréable et la vue stupéfiante. Je m'étais offert un vaste appartement adapté à mes goûts et besoins et j'y vivais des manières les plus confortables. Mon nom était d'ailleurs devenu assez connu et je fréquentais à présent des personnes influentes. Certains ne m'appréciaient pas pour n'être qu'un "mercenaire", mais de mon point de vue, je méritais probablement plus ma fortune qu'eux, qui, pour la plupart, l'avaient hérité des années de travail de leur parents et vivaient de la seule puissance de leur nom.

Lorsque mon drone domestique émit un son que je connaissais bien, je sus que l'on m'avait proposé un nouveau contrat. "Proposer" était le bon terme. Lorsque l'on était dans ma situation, on pouvait s'offrir le luxe de refuser un contrat. Je m'approchai de la table du salon, encadrée d'un large sofa semi-circulaire, et, d'un geste de la main, fis apparaître des écrans holographiques. Un seul ne m'intéressait et il s'agissait de celui dédié à ma boîte de réception. Je lis le nouveau contrat et fronçai mes sourcils écailleux. On me demandait de mener l'enquête sur l'attentat de la Doyenne J'eeasom. J'avais entendu parler de l'affaire, mais ne m'y étais jamais vraiment intéressé. Et puis, pourquoi demander à un chasseur de prime de mener l'enquête, alors que la police le faisait déjà ? Probablement parce que j'étais plus fiable que la main de la "justice", facilement corruptible. Mais dans tous les cas, je n'avais jamais mené d'enquête de ma vie et cela ne m'intéressait guère. J'allais supprimer le message, lorsqu'un nom retint mon attention. Dolmenk. J'avais déjà entendu ce nom quelque part. Je ne cherchai pas à me souvenir où et quand, car ce n'était pas important, mais la présence de ce nom me donna l'intuition qu'il valait mieux ne pas décliner l'offre. Je validai donc le contrat et me dirigeai vers ma chambre, où m'attendais mon armure Nightmare fraichement rénovée.

Une heure plus tard, j'étais dans le bâtiment abritant les appartements de la Matriarche et attendais patiemment que l'ascenseur m'amenât à l'étage désiré. C'est à l'étage précédant celui de la Doyenne que je descendis. A cette heure-ci, il n'y avait plus d'enquêteur, mais il était certain qu'il y eût encore des gardes. Je parcourus le couloir et pu déjà constater les dégâts occasionnés par les explosions. Le plafond était fissuré en de nombreux point et il y avait même des structures de renforcement pour éviter qu'il ne s'effondre. Au bout du couloir, je trouvai enfin ce que je voulais ; un trou suffisamment large pour laisser passer une personne. Je m'y glissai discrètement et arrivai dans ce qui avait probablement dû être le salon de la Doyenne J'eeasom. Une chose était sûre et évidente au premier coup d'œil : les terroristes n'avaient pas ménagé leurs moyens ; l'appartement était en ruines. Les murs avaient été fracassés, les fenêtres explosées et les meubles anéantis. Rien n'avait été laissé au hasard et aucune pièce ne semblait avoir été épargnée. Qui que pouvait être l'auteur de l'attentat, il voulait la peau de l'Asari et il possédait de gros moyens. Je n'allais pas avoir affaire à n'importe qui... Il y avait un homme sur le balcon bordant le salon et à sa posture, il attendait quelque chose, ou quelqu'un. Ce devait être Dolmenk. Je m'approchai et dis :

- Une bien belle vue que l'on possède d'ici. Alors dites-moi ce qui vous pousse à vouloir de mes services ?



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Dernière édition par Krelek Aelos le Dim 29 Juin 2014, 19:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Dim 29 Juin 2014, 18:09




« Une bien belle vue que l'on possède d'ici. Alors dites-moi ce qui vous pousse à vouloir de mes services ? »

Dolmenk s'était attendu a mieux comme apparition. Certes, fidèle à sa réputation l'assassin avait pu s'infiltrer sans encombre dans l'appartement en échappant aux vigiles. Il n'en attendait pas moins. Cependant, il s'imaginait plus de... spectacle, de finesse. Quoi qu'il en soit, il ne l'avait pas entendu. L'objectif était donc rempli. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

Dolmenk rangea le petit datapad dans l'un des rangements de son armure prévu pour, récupéra son casque posé sur la rambarde, pour ensuite tourner sa tête à sa gauche où le Drell s'était aussi appuyé afin d'observer lui de même la magnifique vue qu'ait le balcon-terrasse de l'appartement de la Doyenne. Il dit simplement d'une voix neutre, après deux-trois secondes d'observation :
« Krelek Aelos, j'espère ? » - il marqua un nouveau temps de pause. « Nous avons besoin de vos services. J'ai besoin de vos services. Le contrat mentionne bien une enquête, mais pour cette partie-là vous n'en serez que de la plus-value. Votre véritable intérêt résidera dans ce qu'il se déroulera ensuite. Les ennemis, les auteurs de l'attentat doivent être identifiés et neutralisés. ».

L'homme à forte carrure accrocha son casque à son armure, grâce à un petit crochet situé sur sa hanche gauche. Il pouvait ainsi utiliser son bras gauche sans être gêné ni par l'accroche ni par le casque lui-même. Il se retourna doucement pour ensuite se diriger d'un pas tranquille vers l'intérieur de l'appartement en piteux état.
« Je suis Dolmenk. Je serais votre partenaire pour ce contrat. » - il pénétra le pas de la porte, pour ensuite tourner à gauche vers le grand salon. « Je dois vous prévenir d'une chose cependant. Vous serez mon bras armé. J'ai eu de récentes blessures qui m'empêchent d'utiliser à pleine capacité mon bras droit. L'armure le maintient, sert d'étau et de support médical. Cela ne devrait pas trop être un problème, pour la durée du contrat, mais il vous faudra agir en conséquence. »

Le salon était immense. La suite de J'eeasom était d'une taille démesurée quand on considère qu'il s'agit d'un environnement urbain et, qui plus est, construit dans un gratte-ciel. Elle avait les moyens et devait montrer qu'elle asseyait sa suprématie. Ce ne fut apparemment pas assez pour décourager les terroristes. Tout était sens dessus-dessous, l'air ambiant puait la cendre froide, la suie recouvrait les murs, chaque pas craquaient des bris de verre. La luminosité était trop faible que Dolmenk dut activer la lampe d'épaule gauche intégrée à l'armure de l'agent du Courtier. Il y avait deux mezzanine dans ce salon, ce même salon équipé de grandes baies vitrées. Un sniper aurait mieux fait de tuer la Doyenne que des explosifs. Dolmenk aurait sûrement fait autrement pour abattre ce genre de personne.
Cela le fit tilter. Ce genre de vitrage est généralement blindé. Pourquoi a-t-il donc cédé avec les charges explosives ? Cela aurait du, au pire, le fissurer, pas le détruire. Il s'approcha du vide, s'accroupissant pour observer, et arracha un bout de verre resté incrusté dans la paroi faite pour accueillir le vitrage. Il l'observa.

« C'est peut-être un début, ça. Il faut regarder si le vitrage n'a pas été changé récemment. La police a mit en évidence les terminaux encore en état de fonctionner. Vérifiez s'il n'y a pas quelque chose d'utile. Je vais répondre à vos questions si vous en avez, Drell. J'imagine que vous en avez. Sur le Courtier, sur pourquoi vous, sur les hypothèses dont nous disposons... »




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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Dim 29 Juin 2014, 19:32



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"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



Il s'agissait effectivement de Dolmenk et, lorsque je vis son visage, je me souvins de qui il était. Il s'agissait d'un agent du Courtier de l'Ombre, rien que ça. Voilà donc d'où venait mon intuition de ne pas décliner l'offre de contrat ! Les choses en devinrent tout de suite beaucoup plus intéressantes pour moi et un flot de questions me vint à l'esprit, mais je me retins de les poser pour le moment. Ce n'était pas encore le temps des questions/réponses. L'Humain m'expliqua que mon rôle ne serait pas tant d'enquêter mais plutôt de m'occuper de la partie musclée de la mission ; Dolmenk allait être mon équipier et il était blessé. Je n'avais pas l'habitude de travailler en équipe, mais telles étaient les conditions du contrat que j'avais déjà accepté. Il me semblait tout de même étrange que le Courtier de l'Ombre fasse appel à un mercenaire pour soutenir l'un de ses hommes. Avec ce genre d'entité, il y avait toujours plus que ce qu'on voulait nous faire croire, il fallait lire entre les lignes. Mais je n'en savais pas encore assez pour me rendre compte ce que cachait cette affaire. Le maître courtier avait fait appel à mes services et je comptais bien savoir pourquoi, sans pour autant faillir à la mission ; mon "employeur" était réputé pour donner de grosses primes. Je devais simplement rester prudent.

Le soldat entra dans le salon et ce n'est que lorsqu'il activa une torche que je me rendis compte de la taille de la pièce. A elle seule, elle recouvrait l'intégralité de la surface de mon appartement, qui n'était pas petit ! L'ennemi de la Doyenne J'eeasom avait dû dépenser une fortune pour faire installer les bombes. Lorsque l'on a de l'argent, cela n'était pas un problème, mais pourquoi ne pas avoir simplement engagé un tireur d'élite ? Mais bien entendu ! Les vitres étaient... Non, elles étaient en miettes, un sniper aurait vite eu fait de mettre une balle dans le crâne de la Matriarche. Et puis cela n'aurait pas marché de toute manière. Il ne fallait pas oublier qu'en vieillissant, les Asaris développent des capacités biotiques de plus en plus puissantes. Et lorsque l'on est Doyenne, on s'assure d'avoir une minimum de protection, comme une barrière biotique. Un tireur d'élite, même doué, n'aurait probablement pas pu assassiner la femme. Les bombes étaient donc justifiées. Et puis, très souvent, le but d'un attentat n'est pas tant de tuer, mais également transmettre un message - souvent de manière exotique - et ce fut chose qui avait été faite avec succès, malgré la survie de J'eeasom ; le Courtier de l'Ombre lui-même s'était mêlé à l'enquête. C'était là également la raison pour laquelle l'ennemi de la Matriarche n'avait pas fait appel à un assassin conventionnel, qui se serait infiltré dans l'appartement et aurait tranché la gorge de la femme dans son sommeil. Tout cela n'était au fond que de la politique. La Doyenne avait fâché la mauvaise personne et cet inconnu tenait à le faire savoir... Ou alors, elle n'était qu'un pion d'un échiquier beaucoup plus large et l'inconnu cherchait à atteindre une personne se cachant derrière l'Asari, tirant les ficelles d'un jeu caché.

- C'est peut-être un début, ça, déclara Dolmenk, qui semblait analyser les vitres et me sortant de mes profondes réflexions. Il faut regarder si le vitrage n'a pas été changé récemment. La police a mit en évidence les terminaux encore en état de fonctionner. Vérifiez s'il n'y a pas quelque chose d'utile. Je vais répondre à vos questions si vous en avez, Drell. J'imagine que vous en avez. Sur le Courtier, sur pourquoi vous, sur les hypothèses dont nous disposons...

Je tiquai sur le "Drell", à croire que je n'étais qu'un animal, mais c'était le moment des questions alors j'ignorai ce détail. L'observation qu'il avait faite était bien vue ; une personnalité telle que la Doyenne de Nos Astra avait probablement des vitres blindées, qui n'auraient pas volé en éclat avec des explosions. Mais avant toute chose, avant de se lancer dans l'enquête, les questions.

- Eh bien, oui, je suis curieux de savoir quelle est la raison motivant le Courtier de l'Ombre à m'engager pour un contrat aussi "simple" qu'aider à mener une enquête et assister un soldat blessé au bras, alors qu'il possède probablement d'autres hommes comme vous en parfaite santé, répondis-je. Et il serait également judicieux de me mettre au courant de ce que vous savez sur l'affaire - ou plutôt, ce que j'ai le droit de savoir -, car je suis dans l'obscurité la plus totale en ce moment. Et finalement, quel intérêt le Courtier de l'Ombre porte-t-il à cet attentat ?

J'avais bien entendu d'autres questions, mais elles ne pressaient pas et il n'était pas nécessaire de le poser à ce moment là. Au fond, je me demandais si le Courtier de l'Ombre n'était pas cette personne qu'on essayait d'atteindre à travers la Doyenne J'eeasom. Cela pourrait expliquer son implication dans l'affaire. Et peut-être voulait-il d'un mercenaire pour limiter le plus possible de liens remontant à lui. Mais tout cela me semblait beaucoup trop simple, j'étais soit trop perspicace, soit trop fantaisiste. Ou bien un peu des deux. J'aurais été déçu de deviner aussi rapidement les raisonnements d'une entité telle que le maître courtier. Mais je ne devais être trop loin de la vérité non plus.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Dim 29 Juin 2014, 23:06




Dolmenk esquissa un large sourire quand il entendit dans son dos toutes les interrogations de Krelek. Pourquoi souriait-il ? Parce qu'il savait que c'était ces questions là qui allaient venir. Malheureusement pour certaines, il ne pourrait y répondre que par une autre ou par un flou. Il n'avait pas le choix. Il avait reçu des ordres. Cependant, pour le bien de la mission, il devait en dire plus qu'on ne lui autorisait. Pour chercher des preuves d'un cas précis, il fallait avoir une vision d'ensemble. Il s'autorisa quelques secondes de réflexion, puis il parla :
« C'est loin de n'être qu'un simple contrat. Les circonstances sont ce qu'elles sont, ce n'est pas un hasard. Ce qui n'est pas un hasard non plus si nous nous intéressons à cet attentat, en effet. Vous êtes testé. »

Il avait passé le pas. Alors qu'il se relevait, il jeta le bris de verre dans le vide. Krelek ne pouvait comprendre l'étendue de l'importance de cette mission. Tout le Réseau avait des suspicions concernant cet attentat, et tous prêtaient une oreille sur les résultats de cette mission. Évidemment, Dolmenk était en ses pleins moyens et pouvait appeler des renforts si besoin est. Cependant, le Maître Courtier était joueur, et il profitait de l'occasion pour tester le réputé assassin afin de l'affecter à une mission unique. Il se retourna et, toujours lampe allumée, se mit à regarder un peu partout afin de guetter un quelconque signe qui ne serait-ce confirmerait leurs soupçons. Il s'arrêta et regarda Krelek après avoir baissé l'orientation de l'éclairage d'appoint.

« L'attentat en soit est assez banal, malgré les moyens employés. Ce malgré qu'il touche une politicienne, nous avons été mandatés pour retrouver les coupables. C'est aussi simple que cela. Nous supposons juste qu'il se cache quelque chose de plus gros derrière ça. Mais je ne peux rien dire tant que nous n'avons rien confirmé. Nous manquons de preuves. »

Dolmenk décrocha son casque de son accroche puis le prit à deux mains pour l'enfiler. Un petit souffle de pressurisation se fit entendre, et une lumière bleu cyan se diffusa sur la visière du casque. L'on ne pouvait pas voir ses yeux, mais la verrière était clairement plus visible pour autrui. Une lampe accrochée sur le côté du casque remplaça celle d'épaule pour l'éclairage d'appoint, afin d'en pouvoir régler l'intensité et de l'orienter sans effort.
« Mesure de précaution, je n'aime pas être à nu. Surtout sur Illium et par les temps qui courent. Mettons-nous au travail. N'oubliez pas les vitres. »

Il se détourna de Krelek pour observer le plafond. Un trou béant d'un demi-mètre ornait le plafond, à l'emplacement où originellement était prévu un lustre. Lustre qui, avec l'explosion, n'est plus. L'agent aurait été avoir une image précise de l'appartement avant explosion. Comparer, c'est définir des différences, donc mettre en évidence des indices. Il tapota sur son Omnitech pour essayer de s'en dégoter une par la principale responsable, via ligne sécurisée. Pendant ce temps-là, il retourna près de la baie non vitrée, et regarda l'immensité. Elle pouvait être espionnée d'absolument partout....

« Vérifiez aussi si l'appartement n'était pas sous surveillance extravid. Nous en saurons peut-être plus comme çà. » Cela lui parut bizarre, la police aurait sinon mis sous scellés les bandes d'enregistrement et il en aurait entendu parler. Mais ça lui était arrivé d'installer son propre système non géré à distance. Qui ne tente rien n'a rien.



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Dernière édition par Courtier de l'Ombre le Lun 30 Juin 2014, 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Lun 30 Juin 2014, 15:48



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



La réponse de Dolmenk ne fut pas celle à laquelle je m'attendais, mais, après réflexion, c'était logique. J'avais déjà imaginé l'homme me révéler des secrets de complots de règlement de compte entre le Courtier de l'Ombre et un ennemi qui ne m'était pas connu. Mon camarade avait joué la carte de l'innocence, mais je savais qu'il ne me disait pas tout et qu'il avait une longueur d'avance sur moi. Je ne connaissais pas les détails, mais le maître courtier n'était pas un agent de la justice, il ne se souciait que de l'information. Il était impliqué de près ou de loin à l'attentat, il ne pouvait en être autrement. Mais Dolmenk ne semblait pas enclin à me révéler de telles informations. Tant pis. En revanche, si je fus déçu par sa réponse, un détail me perturba franchement. J'étais testé. Que voulait-il dire par cela ? Le Courtier de l'Ombre me surveillait ? Que voulait-il de moi ? Ce contrat devenait de plus en plus étrange et je commençais à me demander si je n'avais pas fait une erreur en l'acceptant. Mais il était trop tard pour faire marche-arrière. Il fallait se concentrer sur l'enquête, et seulement ça. Si je me dispersais à chercher des sens cachés à tel ou tel détail de l'affaire, je n'en finirai plus. D'abord le contrat, ensuite le Courtier de l'Ombre.

Il me fallait vérifier l'histoire des fenêtres du salon, sensées être incassables. Il était certain que le fait que la baie vitrée se soit brisée n'était pas normal. C'était là à coup sûr une piste à suivre. Je me dirigeai vers les terminaux mentionné par Dolmenk et en allumai un. L'ordinateur en question prit un temps inhabituellement long pour se lancer, comme s'il chargeait beaucoup plus d'informations qu'il n'était sensé en contenir. Le disque-dur était peut-être dépassé, mais c'était là chose peu probable, J'eeasom profitant probablement comme toute personne de sa condition des dernières technologies. Probablement les explosions avaient endommagé les terminaux. Je ne m'attardai donc pas sur ce détail. Je parcourrai la boîte mail de la Doyenne, à la recherche de la moindre facture concernant un changement de vitres et je trouvai effectivement un message de confirmation de payement. La Matriarche avait fait changer sa baie vitrée pour un verre plus résistant et absorbant moins de chaleur. Mais, de toute évidence, quelqu'un avait changé la marchandise pour quelque chose de plus conventionnel, et donc cassable.

- La Doyenne a fait changer ses fenêtres la semaine passée pour du verre de meilleure qualité, annonçai-je à mon partenaire, qui continuait à fouiller le salon. Ses ennemis ont de toute évidence été mis au courant de la transaction et on dû graisser la patte de l'entreprise pour remplacer la commande par du verre cassable.

Mais comment avaient-ils pu savoir une telle chose, si la transaction avait été faite par mail ? C'est à ce moment que mon esprit mit en relation ma découverte avec la lenteur inhabituelle du terminal : quelqu'un avait mis sous surveillance l'ordinateur de l'Asari et récoltait toute les données stockées dessus. Il ne pouvait en être autrement. Les temps de chargement de la machine indiquaient que son processeur travaillait deux fois plus qu'en temps normal ; il était donc très probable qu'un second disque dur fût branché et celui-ci ne pouvait être loin. Je mis donc en quête du fameux dispositif. Je regardai l'étiquette collée au terminal, pour savoir où il se situait avant l'attentat et me dirigeai vers la pièce désignée, qui était la chambre de la Doyenne. Pour m'aider à me retrouver dans le noir, j'activai mon Omni-Tech et l'utilisai en temps que lampe torche. Là aussi, rien n'avait été épargné par les explosions. Mais je continuais à penser que je trouverai quelque chose, ne serait-ce une preuve que l'on espionnait J'eeasom. Mon regard perçant pouvait voir des détails que d'autres manquaient. Je voyais des failles de sécurité, des passages utilisables là où d'autres ne verraient que de simples bouches d'aération, je pouvais trouver un point faible exploitable dans une structure qui semblait infranchissable, je pouvais percevoir la peur en mes ennemis alors que d'autres ne verraient rien. Et c'est ainsi que je trouvai ce que je cherchai. Mon regard venait de se poser sur une faille verticale - trop droite pour avoir été causée par l'explosion - et m'en approchai. C'était une petite trappe, cachant un petit boitier métallique. C'était un disque dur. Une petite antenne dépassait du cube et était probablement ce qui permettait le partage de donnée entre le terminal de l'Asari et la machine.

Mais c'est alors que je remarquai une autre antenne. Le disque dur devait être connecté à quelque chose d'autre. Un relais pour transmettre les informations de la Matriarche à celui qui l'espionnait ? Non, il en aurait fallu des dizaines pour rejoindre un autre appartement et ces dispositifs coûtaient une petite fortune. Il était plus simple d'engager quelqu'un ayant accès aux quartiers de la Doyenne pour récupérer manuelle les données, une personne comme une femme de ménage, facilement corruptible à cause de leur salaire misérable. Cette antenne était reliée à autre chose. Je me levai et repris ma recherche. Tel un prédateur cherchant sa proie, mon regard inspecta la pièce de manière implacable, à la recherche du moindre détail n'ayant pas sa place dans la pièce. Et je le trouvai. Il était coincé dans un coin supérieur de la chambre et il s'agissait d'une petite caméra cachée. Ce n'était de toute évidence pas le genre de matériel utilisé par une agence de sécurité, c'était un outil d'espionnage. Je décollai l'engin, pris également le disque dur externe et rejoignis le salon.

- Dolmenk, quelqu'un surveillait la Doyenne et avait accès à toutes ses données, déclarai-je. J'ai trouvé un disque dur externe relié à son terminal privé et cette caméra cachée. Il doit y en avoir plein d'autre à travers l'appartement. Je pense qu'en fouillant les données contenues dans ce disque dur, on pourra trouver quelque pouvant nous faire remonter jusqu'à l'ennemi de J'eeasom. Ou en tout cas, quelqu'un pouvant nous y mener.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Lun 30 Juin 2014, 23:21




Dolmenk n'en attendait pas moins de la part de l'assassin. Ils étaient réputés pour ça. Au fond de lui, il n'attendait qu'une seule chose : le voir au combat. Danser tel une tornade, déchaîner les vents, renverser ses ennemis un à un le tout en une aisance que beaucoup envient. Dolmenk lui servait dans ce qu'il y a de plus classique : viser juste, bien, et avec un gros flingue si possible. Des petits surnoms étaient vite arrivés, malheureusement peu de mélioratifs à son sujet, souvent à tort. S'il y avait bien une chose à retenir concernant l'agent d'intervention du Courtier, c'était bien qu'il ne fallait pas le sous-estimer. Il était plein de ressource et avide d'une seule chose : accomplir sa mission à bien.

Soit, quand Krelek lui dévoila le changement des vitres, il ne fut pas surprit. Evidemment qu'une magouille avait eu lieu, pour en savoir plus, il fallait avoir le nom de la dite entreprise. Pour le moment il n'avait soulevé que des évidences, mais il fallait des preuves. Or, il n'en s'agissait toujours pas. Quoi qu'il en soit, il ne lui avait pas donné le nom de l'entreprise, l'agent irait voir par lui-même donc. Il ne répondit que d'un bref Mmh mhh, pendant qu'il se déplaçait en direction du dit terminal. Du coin de l'oeil, il remarqua que le Drell semblait suivre son instinct qui le guida vers la chambre de l'élégante doyenne Asari. Choix judicieux. Qui sait ce que les femmes cachent dans leur chambre. Dolmenk tapota donc sur l'interface haptique qui semblait avoir bien été impactée par l'explosion : les champs holographiques bleutés tremblaient, voire vibraient, pour parfois sursauter, disparaître puis apparaître comme le hoquet d'un enfant en bas âge. Il salua la vitesse de lecture du contractuel, qui avait du fouiller dans une bonne centaine d'emails afin de trouver l'information pratique. Dieu sait ce que c'était le bordel là-dedans ! Dolmenk revérifia plusieurs fois l'authenticité du dit mail, puis s'attarda sur le nom de l'entreprise. Elanus Risk Control Services, dans sa cellule protection des personnels.

J'eeasom achetait des services Turiens ? Elle qui est pourtant une sang pur et ne jure que par ce qui est Asari. A moins que... Oh que tu es géniale Sae'

La Doyenne était loin d'être sotte : elle se savait menacée, par où, comment, par qui, ça elle ne le savait pas. Les récents évènements l'ont rappelée de toujours se méfier, d'employer des stratagèmes différents, de chercher l'inconnu, de prêcher le faux pour savoir le vrai. Même si c'est de la pure paranoïa, parfois, cela rapporte. Malgré le prix et l'énergie dépensée là-dedans. Preuve en est, J'eeasom a exprès fait une demande de changement chez un corporatiste Turien afin d'alerter quelqu'un qui la connaîtrait bien. Il y avait donc bien eu là magouille. Cependant, les Turiens ne sont pas connus pour être facilement achetables, bien que du domaine des sociétés militaire privés. Cela écarte l'hypothèse selon laquelle ils seraient les commanditaires. Cela a peut-être même été fait dans leur dos. Il lui fallait remonter une étape encore plus haut. La réponse était là, à ce niveau précisément.
Alors qu'il allait commencer à fouiner sur l'Extranet, Krelek l’interpella alors qu'il était toujours dans la chambre de la Doyenne :

« Dolmenk, quelqu'un surveillait la Doyenne et avait accès à toutes ses données. J'ai trouvé un disque dur externe relié à son terminal privé et cette caméra cachée. Il doit y en avoir plein d'autre à travers l'appartement. Je pense qu'en fouillant les données contenues dans ce disque dur, on pourra trouver quelque pouvant nous faire remonter jusqu'à l'ennemi de J'eeasom. Ou en tout cas, quelqu'un pouvant nous y mener. »

Cela sembla logique dans l'esprit du soldat d'élite du Courtier. Un système de surveillance, pour avoir des yeux et des oreilles en tout temps et partout. Pouvoir planifier, prévoir scrupuleusement l'attentat, être sûr de la réussite de son opération. C'est sûrement encore sa paranoïa qui l'a sauvée, pensa-t-il. Cependant ça lui fit aussi prendre conscience d'une autre éventualité dont il fit part à son coéquipier :

« C'est excellent Mr. Aelos. Il existe néanmoins une autre possibilité. Au lieu de se faire espionner, elle se surveillait peut-être elle-même dans le cas où il se serait passé quelque chose en son absence. Dans nos deux hypothèses, il y a sûrement des informations intéressantes a récupérer dans ce disque. », dit-il a Krelek en pointant du doigt le petit boitier en plastique renforcé. « Avec un peu de chance, nous verrions même qui a posé les charges. Ou les caméras si elles ont été installé par un tiers et non par elle. »

Il tapota encore quelques secondes afin de transférer les fichiers intéressants qu'il venait de consulter sur son omnitech, pour qu'il puisse les relire plus tard. Bien qu'il ne puisse dévoiler à l'écaillé ce qu'il venait de déduire sur la compagnie turienne et les habitudes de J'eeasom - ce serait trahir son statut -, il se contenta de révéler les faits.
« C'est bien trouvé. Je n'aurais peut-être pas vu au travers de cette faille. Il y a eu tellement de dégâts que les indices peinent à être vus. », il détourna le terminal du regard pour le pointer sur Krelek. « L'entreprise responsable du vitrage était l'Elanus Risk Control Services, autrement connu sous le nom d'ERCS. Ils sont spécialisés dans le bodyguard, mais leurs services comprennent aussi la surveillance ou le renforcement de sécurité - y compris d'infrastructure. Je doute que ça soit eux-même qui aient posé les charges. On corrompt difficilement un Turien. Mais il reste possible que le vitrage ait été subtilisé contre leur volonté. Reste à savoir par qui. Peut-être pourrons nous corroborer les informations contenues dans le disque dur avec ERCS. Du moins, je l'espère. »

Du travers de son casque pressurisé à la visière bleutée, il observait le Drell, avec une teinte d'espoir. Plus l'enquête avançait, plus il demeurait certain qu'il s'agissait là du bon choix. Il se savait testé. Il allait donc donner le meilleur de lui-même. Krelek réussirait et irait loin. S'il acceptait les cadeaux qui lui seraient fait, il suivrait une grande destinée, le tout avec les remerciements du Courtier de l'Ombre en personne.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Mar 01 Juil 2014, 01:46



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



La contre-théorie de Dolmenk était assez intéressante. Il était tout à fait possible que la Doyenne J'eeasom soit une grande paranoïaque et eût fait installer ces dispositifs de surveillances pour garder un œil sur son appartement, lorsqu'elle n'était pas là. Cela collait même bien au genre ; beaucoup de politiciens avaient peur de leur propre ombre, parfois à juste raison. Mais l'agent du Courtier de l'Ombre était-il perspicace, ou savait-il quelque chose que je ne savais pas ? Il était probable qu'il ait une longueur d'avance sur moi, sa théorie était donc probablement plus proche de la vérité que la mienne. J'allais me fier à son instinct et suivre sa piste. Aussi, il visa juste lorsqu'il dit qu'Elanus Risk Control Services ne se serait pas fait corrompre, mais qu'il était plus crédible que l'on ait agi dans leur dos. Ce n'était pas le genre des Turiens, surtout ceux impliqué dans le militaire, leur sens de l'honneur et du devoir était trop fort.

- Eh bien, il n'y a qu'une manière de le savoir, déclarai-je en m'approchant du terminal privé de la Matriarche.

Je branchai le disque dur externe à l'ordinateur et l'ouvrit pour explorer ses fichiers. Il me fallut quelques temps pour tomber sur le dossier contenant les vidéos surveillances ; il y avait la copie intégrale de tout le contenu des programmes et autres de la femme, allant des simples photos - que je ne daignai pas regarder - au moindre mail, y compris la publicité. Si J'eeasom se surveillait elle-même, c'est qu'elle soupçonnait que l'on tentât de l'atteindre depuis son appartement. Il était donc plus que probable que l'on vît le ou les poseurs de bombes. La paranoïa pouvait être bien utile parfois. Cela lui avait sauvé la vie et cela nous facilitait la tâche, à Dolmenk et moi-même.

Je lançais l'enregistrement et fit défiler la vidéo en avance rapide jusqu'au jour de l'attentat. Il me fallut quelques minutes pour trouver l'instant susceptible de nous intéresser, mon collègue et moi. On y voyait, sur une des caméras du salon, des Turiens opérer sur la baie vitrée pour en retirer les fenêtres. Il y avait un vaisseau de l'autre côté, dans lequel les ouvriers disposèrent les vitres. Une fois leur besogne terminée, le véhicule céda sa place à un autre, qui déposa la commande de la Doyenne. L'échange s'était donc fait avant cela. J'allais recommencer à faire défiler les images, lorsque je vis les Turiens quitter le salon et rejoindre leurs collègues dans la remorque. En regardant l'heure à laquelle cela s'était passé, j'en déduisis qu'ils étaient allés prendre leur pause de midi et manger. L'appartement avait donc été abandonné pendant ce temps, laissant n'importe qui y avoir accès. C'était là une grave erreur professionnelle de la part d'une entreprise de sécurité. Et bien entendu, quelqu'un en profita. Quelques minutes seulement après le départ des ouvriers, un nouveau vaisseau arriva et ce fut cette fois des hommes en armure qui sortirent, récupérèrent les vitres de la Doyenne et les échangèrent avec d'autres. Nous tenions nos coupables ! Mais ce n'était pas tout. Comme les hommes d'Elanus Risk Control Services avant eux, un second véhicule arriva et les personnes qui en sortirent portaient cette fois des cylindres métalliques qu'ils disposèrent discrètement dans toutes les pièces de l'appartement, à l'abri de tout regard. Ils avaient fait d'une pierre deux coups. Les soldats repartirent d'ailleurs aussi vite qu'ils étaient arrivés et les Turiens, une fois revenus de leur pause, ne remarquèrent rien, installant la nouvelle baie vitrée de la Matriarche sans se rendre compte qu'on avait trafiqué leur marchandise et miné les lieux. L'opération des mystérieux mercenaires avait été rapide et minutée, exécutée d'une manière reflétant un entrainement militaire. Nous n'avions pas affaire à des amateurs, c'était certain. Je me retournai vers Dolmenk et lui dis :

- Nous tenons nos coupables, reconnaissez-vous l'emblème qu'ils portent sur l'épaule, malgré la qualité de la vidéo ?

C'était notre seule piste pour aller plus loin. Je ne connaissais pas ce logo et je ne l'avais jamais vu par le passé ; il n'appartenait à aucun groupe de ma connaissance. Cependant, ce n'était pas assez. Si Dolmenk ne connaissait pas le groupuscule pour lequel travaillaient ses hommes, il nous fallait une autre piste, pouvant nous mener à eux. Car il y avait encore un mystère à résoudre : comment avaient-ils su pour la commande de la Doyenne, si les dispositifs d'espionnage étaient les siens ? Ils avaient dû avoir une source interne, une personne ayant accès aux données de l'Asari. Pour moi, il n'y avait pas trente-six milles solutions : il s'agissait à coup sûr de sa femme de ménage, pour la même raison que j'avais invoquée plus tôt, lors de mes réflexions, c'est-à-dire l'argent.

C'est alors que j'entendis un craquement. Mais il ne s'agissait pas d'un bruit dû à l'endommagement des lieux, non. C'était là le bruit du plâtre écrasé par un pied. Nous n'étions pas seuls. Sans perdre en discrétion, je me dirigeai vers l'origine du son et me préparai ou moindre mouvement louche. J'en arrivai à l'ascenseur donnant accès à l'appartement et y découvris les deux gardes de nuit allongé par terre. Je m'approchai et vérifiai leur pouls. Ils étaient en vie, mais assommés. Quelqu'un s'était infiltré dans les lieux et ce n'était très probablement pas un ami. J'entendis alors derrière moi un autre craquement et je projetai pratiquement instantanément ma jambe droite en arrière, percutant l'abdomen d'une personne, qui s'effondra au sol dans un cri étouffé. Je me jetai sur ma victime et lui perdre conscience d'un coup à la carotide, fatalement efficace pour la plupart des anthropoïdes comme les Humains ou les Asaris. Il s'agissait ici, en l'occurrence, d'un Butarien. Il ne portait aucun signe distinctif le rattachant à un quelconque groupuscule. C'était un mercenaire inconnu, peut-être, avec de la chance, lié à nos terroristes.

- Savez-vous de qui il s'agit ? demandai-je à Dolmenk lorsqu'il arriva. Ou savez-vous s'il y a quelque chose pouvant le lier à notre enquête ?



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Mar 01 Juil 2014, 12:32




Le testé brancha le disque dur et commença a analyser son contenu. Ils n'eût pas à attendre longtemps avant de trouver les séquences correspondantes à la mise en place du vitrage ainsi que des charges. Il restait un point qui sur lequel il s'interrogeait : pourquoi diable avaient-ils changés les vitrage si c'était pour se résoudre à employer des explosifs, alors qu'un sniper pouvait terminer le travail ? Pour brouiller les pistes ? Avaient-ils peur du pouvoir de la Doyenne, biotique expérimentée comme toute matriarche, qui pouvait ainsi réduire les chances d'atteindre correctement sa cible ? Il ne le saurait probablement pas. Cependant, ils avaient l'élément clef de cet enquête : ils avaient des images des poseurs d'EEI. Dolmenk étudia attentivement leur comportement, leur mouvement, leur langage, leur uniforme, leur sigle. Krelek demanda alors s'il reconnût quoi que ce soit les concernant. Notamment leur badge d'épaule.

Il exécuta un zoom plus poussé. Bien que l'image soit de mauvaise qualité, il put avoir une assez bonne vision du dit badge. Une sorte de T orné d'un cercle sur sa tige de base. Les couleurs étaient sombres, avec des traits rougeâtres voire pourpre, et d'aspect métallisé. Sur le moment, cela ne lui dit rien du tout. Puis il se souvint des premiers rapports d'incidents du Réseau concernant ce type d'agissement. Aucun autre indice n'avait pu être relevé que le mot Traque-Ombres. Le nom en soit était assez révélateur, mais il leur manquait des informations à leur sujet quand à leur mobile, leurs intentions, leurs méthodes opératoires, leurs cachettes, leurs moyens. Cette enquête était le moment privilégié pour éclaircir un peu les zones d'ombres les concernant. Il répondit à Krelek :
« Nous n'avions qu'un nom. Nous avons maintenant des uniformes, un sigle, une méthode opératoire et une estimation des moyens. Le Réseau les appelait Traque-Ombres, et il semble que c'est ainsi qu'ils se nomment eux-même. Cela ne me dit rien qui vaille, mais nous avons déjà énormément avancé et nous avons des preuves. Il nous faut maintenant remonter à la source. »

Puis un bruit sec se fit entendre, un bruit anormal, qui réveille les sens et attire l'attention. Dolmenk fit in extremis une copie sur son omnitech pour analyse et sortit d'un rangement de son armure un pistolet lourd de son bras gauche qu'il replia sur son flanc afin d'en coller le coude et d'avoir ainsi meilleur stabilité au déplacement, tout en ayant la possibilité d'avoir rapidement une solution de tir. L'assassin fut plus rapide et fidèle à leur réputation sembla disparaître dans les ombres créées par la nuit pour venir au plus près du son ouï quelques secondes plus tôt. Cela semblait être près de l'accès de l'ascenseur, à l'entrée de l'appartement. Avant que Dolmenk ne vit quoi que ce soit, il y eut un autre craquement, suivi d'un bruit sourd, d'un gémissement et pour finir le son d'un corps qui s'affaisse sur le sol tel une poupée de chiffon. Dolmenk trottina jusqu'au Drell et vit le corps du Butarien au sol alors que son arme de poing était dégagée d'un coup de pied d'Aelos. Derrière son casque, il fronça les sourcils : que vient faire un stupide Butarien ici ? Il haïssait les Butariens. Il fallait dire, il avait participé à certaines des exactions contre les Butariens et avait subi le raid Skyllien. Alors qu'il lui demandait ce qu'il en savait, Dolmenk répondit :

« Je crois savoir qu'il s'agisse là d'une des personnes qui étaient présentes la journée sur la scène d'investigation. Son rôle cependant, je n'en ai aucune idée. Peut-être était-il venu récupérer ce que nous venons juste de prendre. », il s'abaissa à côté du corps assommé, fouillant d'un de ses gants les différentes poches de l'intrus. « Fallait venir plus tôt mon pote. », sembla-t-il s'adresser au Butarien.

« Ce que j'en crois c'est que c'est un journaliste qui avait déjà repéré les caméras lors de la relève d'indice diurne et voulait se les approprier pour une quelconque revue bidon. », dit-il en tendant à Krelek son porte feuille avec une carte de média répertoriée par la milice pour entrer sur la scène de l'attentat. « Il nous faut trouver une piste pour remonter à eux désormais. L'identification est faite, mais les localiser sera plus compliqué. Peut-être trouverons nous des indices dans ses papiers ? », suggéra-t-il à l'assassin.

L'ERCS n'était donc pas en cause malgré l'avertissement implicite de J'eeasom. Les caméras avaient réussi a les identifier à un groupe mais les enregistrements ne pouvaient permettre de mettre des visages sur ces uniformes. Il ne leur restait que peu de solutions : le Butarien avait été prévenu par les Traquombres pour venir détruire toute trace de leur existence, ou essayer de remonter la provenance du verre posé par les terroristes. Dolmenk était partagé entre la joie et l'anxiété. La joie d'avoir pu mettre un nom et une preuve contre l'ennemi du Courtier de l'Ombre, et l'anxiété de ne peut-être pas pouvoir remonter plus loin. Plus vite la menace serait éliminée, plus vite l'on pourrait passer à autre chose.

Dolmenk se dit que le problème Traque-ombres gênerait bien plus longtemps qu'il ne l'espérait.









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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Mer 02 Juil 2014, 15:33



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



Traque-Ombre. Voilà bien une organisation que je ne connaissais pas, contrairement à Dolmenk, dont la voix trahi le mécontentement de cette découverte. Y avait-il un lien entre le nom de ce groupuscule et le Courtier de l'Ombre ? Si c'était le cas, alors l'implication du maître courtier dans l'enquête ne tombait pas du ciel ; il enquêtait sur son ennemi, qui cherchait à l'atteindre, ce qui suggérait que J'eeasom soit une de ses clientes, voire une complice. Et moi, dans tout ça, je ne savais toujours pas ce que je faisais dans l'histoire. J'étais "testé" et je ne savais toujours pas pourquoi. Que pouvait-il bien vouloir de moi ? Le temps me le dirait, je devais me montrer patient, car la réponse me viendrait. C'était évident. Si le Courtier de l'Ombre me portait le moindre intérêt, c'est qu'il désirait quelque chose de moi et je devais faire mes preuves, peut-être pour qu'il puisse me faire confiance, ce qui impliquerait qu'il me révélerait, sans doute par le biais de Dolmenk, ce que je veux savoir. Il fallait donc que je me montre à la hauteur de la tâche qui m'était incombée et que je me montre patient, plutôt que continuer à me poser un tas de question. Travailler avec le maître courtier, c'était s'engager à travailler dans un manque d'informations handicapant, dans un premier temps.

Le Butarien était un journaliste, d'après Dolmenk, qui avait fouillé ses poches. Une personne bien téméraire de toute évidence, pour s'infiltrer dans l'appartement et assommer deux policiers. Il était ridicule de voir jusqu'où pouvaient aller certaines personnes pour obtenir ce qu'elles désiraient. Les paparazzis comme lui étaient un vrai cancer et étaient prêt à tout pour avoir un peu de matière pour écrire un article, qui, dans la très grande majorité des cas, ne valait pas un sou. Cependant, sa présence pouvait peut-être se montrer bénéfique, mon collègue pensant qu'il puisse avoir un lien avec ce que nous cherchions. Il était probable que le Butarien était venu pour les caméras, or, étant très difficile à repérer, même pour moi, il avait dû avoir un tuyau, ce qui renforcerait l'hypothèse selon laquelle les Traque-Ombres avaient accès aux données de J'eeasom. Finalement, la paranoïa de la Doyenne nous était réellement bénéfique et nous simplifiait énormément les choses.

Je me mis donc à fouiller le portefeuille que Dolmenk m'avait tendu et cherchai quelque chose pouvant nous mener sur une piste. Nous cherchions un moyen de remonter jusqu'aux terroristes, que nous connaissions à présent. Ce n'était pas chose aisée, étant donné qu'ils s'étaient montrés très prudents et avaient bien caché leurs traces. Nous les aurions peut-être même jamais retrouvé, s'ils avaient pu détruire le terminal de J'eeasom et son disque-dur externe. Le portefeuille ne contenait pas grand chose. Je tombai sur différentes cartes, un préservatif et des feuilles de papier. La plupart étaient des additions de bars. Cependant, sur l'une d'entre elle, datant de la veille, se trouvait une inscription. « "Highway to Hell", ce soir, 19h00, informations Doyenne + $$$ ». Voilà qui était assez explicite.

- Il semblerait que notre Butarien ait reçu une invitation hier pour obtenir des informations sur la Doyenne ainsi que de l'argent, dis-je à Dolmenk. Il a de tout évidence été engagé pour remplir une tâche. Il y ait de fortes chances qu'il s'agisse de ces Traque-Ombre...!

Je me remis à fouiller le journaliste inconscient, à la recherche d'une preuve plus explicite et fiable, car le message qu'il portait dans son portefeuille aurait, au final, pu être laissé par n'importe qui. Il fallait s'assurer que nous n'allions pas droit dans un cul-de-sac. Plus le temps passait, plus les Traque-Ombres risquaient de nous échapper et c'était probablement la dernière chose que nous voulions, mon équipier et moi. Dolmenk, parce que l'on traquait des ennemis du Courtier de l'Ombre et moi, eh bien pour ma paie, en plus des réponses que je souhaitais. Je finis par mettre la main sur un bloc-notes en papier, choses rarissime de nos jours. En l'ouvrant, je pu voir qu'il s'agissait d'un carnet de dessin. Nous avions affaire à un artiste ! Je consultai ses sketchs et m'arrêtai net sur le dernier. C'était une représentation d'un soldat, portant sur son épaule un insigne ressemblant à un T surmonté d'un O. A côté était écrit "qui sont-ils ???", souligné trois fois précisément. Je me retournai vers Dolmenk, le bloc-notes dirigé vers lui et dis :

- Je pense que nous avons notre piste. Que voulez-vous que l'on fasse ? Est-ce que l'on prend le Butarien avec nous pour l'interroger sur les Traque-Ombres ? Ou bien ce que nous avons suffisamment de matière pour suivre nos preuves et payer une petite visite au "Highway to Hell" ? Peut-être voulez-vous passer un coup de fil au Courtier de l'Ombre avant ?

Une chose était sûre, l'enquête avançait vite et les choses allaient probablement bientôt devenir musclées, sachant que nous nous frottions à des ennemis du maître Courtier, armés.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Ven 04 Juil 2014, 12:42




« Il semblerait que notre Butarien ait reçu une invitation hier pour obtenir des informations sur la Doyenne ainsi que de l'argent. Il a de tout évidence été engagé pour remplir une tâche. Il y ait de fortes chances qu'il s'agisse de ces Traque-Ombre...! Je pense que nous avons notre piste. Que voulez-vous que l'on fasse ? Est-ce que l'on prend le Butarien avec nous pour l'interroger sur les Traque-Ombres ? Ou bien ce que nous avons suffisamment de matière pour suivre nos preuves et payer une petite visite au "Highway to Hell" ? Peut-être voulez-vous passer un coup de fil au Courtier de l'Ombre avant ? »

Le Courtier avait bien d'autres choses à faire que de traiter une transmission vocale. Il se contenterait d'un message, comme n'importe quel rapport. Au moins ils avaient une piste encore chaude. Highway to Hell ne rappelait aucun souvenir à l'agent. Il espérait qu'en plus d'être un bar, il cachait une planque des TO.

Les indices semblaient pleuvoir comme par magie. Coup de poker, chance ou tromperie ? Ils ne le découvriraient que plus tard. En effet ils avaient une voie à suivre pour la suite de la chasse. Dolmenk sentait qu'ils approchaient du but. Cependant la méfiance était de mise : à eux deux ils ne pouvaient tous les neutraliser, bien qu'il pensait qu'ils ne révèlerait au grand jour qu'une cellule ou un poste à la place de leur quartier général s'ils en ont un. Ce n'était pas un problème en soit, ce serait même une grande avancée.

Krelek impressionnait l'agent du Courtier de minutes en minutes. Ses capacités de déduction, d'analyse et d’interprétation l'avantagerait pour son futur travail. Ses compétences martiales seraient mises à l'épreuve plus tard dans l'antre des Traque-ombres. Dolmenk ne douta pas une seconde de sa réussite. Il se félicita intérieurement pour ce choix brillant. Il fallait bien que l'atout soit à la hauteur du travail à accomplir qui n'était pas des moindres selon le briefing du Courtier. Dolmenk interagissait avec son omnitech, laissant quelques secondes le Drell dans le silence parsemé de clics holographiques. Puis enfin il observa le cadavre, réfléchissant à la question précédente de l'assassin.
S'ils le laissaient là, les enquêteurs ne verraient-ils qu'un journaliste ambitieux qui mérite désormais une peine criminelle ? Tous les indices menant au Traque-ombres entre leur mains, les chances qu'ils remontent à eux ou à ceux-ci étaient minces. D'un autre côté, s'ils prenaient le cadavre, ils pourraient l'interroger. Tout dépendait donc de sa capacité de rémission pour pouvoir être questionné. Et ils n'avaient pas le luxe d'attendre, quand la piste est chaude. Il prit sa décision.

« Retirez tout objet liant à nous ou aux Traque-ombres sur lui. Les enquêteurs n'y verront qu'un média trop ambitieux. Laissons-le ici et allons-y. Je vous attends à l'ascenseur, maintenant que les gardes y sont assommés. »

Alors que Krelek retirait tout indice, l'agent se dirigea vers l'ascenseur où gisait là deux corps. Leur respiration continue laissait presque croire qu'ils n'étaient qu'assoupis. Alors qu'il pressait le bouton appelant l'ascenseur, il entendit gémir un des gardes de nuit. Il fut étonné d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu de relève. Ils n'étaient quand même pas de poste pour toute la nuit ? Alors que le vigile levait la tête et vit Dolmenk. Il retourna vite dans les abîmes quand le soldat armuré lui décocha un coup du plat du pied dans le visage. Désolé, mon gars, songea-t-il avec une pointe de regret.

« Bien, Krelek. Nous y allons ? », interrogea-t-il alors qu'un bip sonore ainsi qu'une voix artificielle demandait à quel étage voulaient-ils aller. « Nous avons des terroristes à éliminer. »

Il indiqua le rez-de-chaussée à l'IV. En dépit de leurs motivations, ils devraient se résoudre aux moyens dégradés. Selon son omnitech, le Highway to Hell, n'était pas très loin et pouvait être rejoint à pied. Il se renseigna sur l'heure. Dans à peine deux heures, le soleil commencerait à pointer son nez. Le temps leur est désormais compté. Ils devraient agir rapidement et efficacement. Après une très légère secousse qui ressemblait plus à une vibration, l'ascenseur entreprit sa descente. L'appartement de la Doyenne étant à une hauteur non négligeable quand on regarde le gratte-ciel, la descente lui parut assez longue. Quand ils arrivèrent à destination, Dolmenk emprunta une entrée de service dans le sens inverse afin de sortir du bâtiment, suivi du Drell.

Une rue comme il y en a des milliers à Nos Astra se présenta à eux. Bien que marcher ne dérangeait pas Dolmenk, il eût préféré se dégoter un cab afin de se déplacer sans être épié en permanence par les passants et autres systèmes de surveillance. Il n'avait rien d'un hacker, et réduire sa trace physique serait compliqué. Il se résoudrait donc à s'en remettre à Krelek, le plus expérimenté dans ce domaine.

« Je vous transfère la position du Highway, il n'y a pas de cab à prendre dans le coin. Nous devrons prendre le chemin à pied. Vous avez été formé pour ne pas être repéré, guidez-nous là-bas. », ordonna-t-il à l'assassin Drell.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Ven 04 Juil 2014, 21:36



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



Dolmenk ne semblait pas désireux de trainer le Butarien avec nous pour l'interroger. Les preuves que l'on avait récoltées semblaient lui suffire. En ce cas, elles me contentaient également. Il me donna pour consigne de retirer tout ce que le journaliste possédait pouvant le rattacher à nous ou aux Traque-Ombres. Sans doute ne voulait-il pas que la police suive nos traces et devienne une source d'ennui. C'était logique et je m'exécutai. Je fouillai minutieusement ma victime, en quête d'autres potentielles preuves de notre passage et de celui de nos ennemis, et, n'en trouvant pas, remis le bloc-notes du Butarien à sa place, après avoir arraché la page avec le dessin du soldat. Les deux bouts de papiers compromettant finirent dans un repli de mon armure, au cas où il nous faudrait en faire usage. Nous n'étions jamais trop prudents, cela pouvait peut-être nous servir dans un futur proche. Aussi, je lis la carte professionnelle du journaliste pour avoir connaissance de son identité, au cas où nous aurions besoin de le retrouver. Avec la mémoire parfaite des Drells, je n'avais besoin de regarder pendant quelques secondes seulement un court texte pour m'en souvenir totalement. C'était un atout majeur qui nous était très utile et nous rendait encore plus efficace en nos besognes. Nous étions de véritables prédateurs et les gens nous exploitaient pour ces talents naturels que nous possédions.

La voix de Dolmenk s'éleva soudainement, trahissant une légère impatience et m'invitant à le rejoindre dans l'ascenseur pour partir à la poursuite des terroristes qui étaient la source de mon contrat. En consultant mon Omni-tech, comme le faisait mon collègue et probablement pour la même raison, je constatai que le Highway to Hell n'était pas loin. Ce n'était probablement pas une coïncidence. Il était plus que probable que les Traque-Ombres aient établi une base d'opération proche de l'appartement de J'eeasom pour pouvoir la surveiller et étudier leur cible sous tous les angles. Le bar leur servait probablement de point de rendez-vous. En somme, nous foncions certainement droit dans la gueule du loup et des négociations musclées allaient à coup sûr être de la partie. Mais j'étais prêt et Dolmenk l'était probablement tout autant. Cependant, je devais faire attention à lui, étant blessé au bras, comme il me l'avait expliqué plus tôt.

La descente au niveau du sol dura quelques minutes, la taille de l'immeuble de résidence de la Doyenne étant tout simplement titanesque, comme la plupart des bâtiments de Nos Astra. Une fois au rez-de-chaussée, une bouffée de chaleur nous fouetta le visage en sortant dans la rue. L'air était en effet beaucoup plus chaud à la surface, qu'en hauteur, où elle était agréable. Ici, on suffoquait presque, surtout lorsque l'on venait de passer une soirée dans un appartement ouvert aux courants d'air, et donc relativement frai comparé au reste de la ville. Mais cela n'allait pas me déranger trop longtemps. La température de Rakhana était tout aussi aride et j'y avais vécu la majeure partie de ma vie. Heureusement, il faisait encore nuit, même si l'aube n'allait pas tarder à arriver ; la température avoisinait donc les quarante degrés et devait être supportable pour Dolmenk. J'espérais simplement qu'une fois le soleil levé, les soixante degrés habituels de la planète n'allaient pas l'handicaper. Mon collègue me transmis d'ailleurs les coordonnées du Highway to Hell et me demanda de l'y guider, étant l'expert en furtivité. C'était effectivement ce que j'étais, mais j'avais appris à me faire disparaître moi seul, et non-pas deux personnes. D'habitude, je travaillais seul. Mais j'allais faire de mon mieux pour rester le plus discret possible. Mon collègue était lui aussi paranoïaque, et sans doute craignait-il qu'on nous voit arriver avant même d'avoir atteint notre destination. Je n'étais pas aussi anxieux. Les rues étant assez remplies, il allait être très difficile pour les Traque-Ombres de nous discerner dans la foule. Un Drell était certes rare, mais nous étions pour la plupart indépendant, et tout le monde le savait. On ne me soupçonnerait donc pas d'office d'être un agent du Courtier de l'Ombre, chose que je n'étais de toute manière pas.

Le trajet jusqu'au bar ne fut pas très long, mais je pris tout de même suffisamment notre temps pour rester le plus discret possible et pour m'assurer que Dolmenk ne me perdrait pas dans la foule. Le Highway to Hell était un de ces lieux typiquement mal famé des bas-fonds de Nos Astra. Prostituées, mercenaires de bas-étage, dealers, on y trouvait toute la racaille urbaine sur laquelle on ferme généralement les yeux et qu'on essaie d'oublier. Mais c'était un environnement que je connaissais bien, y ayant vécu pendant de nombreuses années, après mon départ de Rakhana, respectivement sur Omega, puis Nos Astra. Il y avait peut-être même des têtes connues à l'intérieur de l'établissement. Avant d'y entrer, je me retournai face à Dolmenk et lui dis :

- Surtout, ne regardez personne trop longtemps dans les yeux. Cela sera pris comme une mise au défi et on risquerait de se faire repérer. Peut-être le savez-vous déjà, mais je préfère être sûr.

Puis j'entrai dans le bar. La décoration était typiquement celle que l'on trouvait partout ailleurs dans cet univers étrange de la pauvreté urbaine. Le thème du cyberpunk prédominait, avec ses hologrammes multicolores, sa musique électronique aux tonalités basses et oppressantes, et la peuplade fréquentant les lieux. La salle était grande et remplie de monde. Un bar de forme octogonale siégeait en son centre, surmonté d'écrans holographiques diffusant des matchs de différents sports galactiques. La fumée des cigarettes rendait l'endroit brumeux et l'odeur, mélange de tabac et d'alcool, irritait les narines et la gorge. Les gens parlaient fort pour se faire entendre, des cris retentissaient, pour fêter une tournée, ou parce qu'un pugilat commençait, impossible à dire. Certains pouvaient trouver cette atmosphère conviviale, bon-vivante, d'autres y verraient un ramassis de vauriens, couplé à une débauche déplorable pour une ville aussi prestigieuse que Nos Astra. D'ailleurs, en parlant de cette dernière, on pouvait croire qu'on ne s'y trouvait plus, mais que nous étions à Omega. C'était là le second visage de la ville, souvent oublié par les Conciliens. Ses hauts reflétaient la puissance et la structure solide des espèces conciliennes, ses bas-fonds étaient le reflet des Systèmes Terminus. C'était là la conséquence de se trouver à la frontière de deux mondes ; les contrastes étaient forts.

Mon premier réflexe fut de se diriger vers un des barmans. Le trajet se montra périlleux, car souvent interrompu par le passage d'ivrognes, ou les propositions généreuses de prostituées. Mais j'y arrivai en un seul morceau. C'est un Turien qui me fit face et je lui commandai d'office un verre de ryncol. Il y avait un code de conduite à respecter dans cet univers sombre dans lequel nous nous trouvions. Une fois servi, l'homme allait être disposé à répondre à mes questions.

- Excuse-moi, tu connaîtrais pas par hasard un certain Balor Del'Ashar ? demandai-je alors, après avoir bu une gorgée d'alcool. Tu sais, un Butarien un peu timide, paraît qu'il est journaliste !

Je ne savais absolument pas si la personne en question était timide ou pas, je jouais la carte du bluff en espérant que cela fonctionne.

- Ah ouais, je vois qui c'est, il est passé il y a genre deux jours, complètement perdu le gars, répondit le Turien, après un temps de réflexion. Qu'est-ce que tu lui veux ? Il te doit du fric ?
- Non pas lui, mais les types qu'il est venu trouver, ouais.
- Désolé mec, je vois pas de qui tu parles cette fois.

Réponse trop rapide. Il savait parfaitement de qui je parlais. Il n'avait même pas pris le temps de réfléchir, ce qui l'avait totalement décrédibilisé. Je me retournai vers Dolmenk, alors que le Turien s'éloignait et lui dis :

- Faites attention, on risque d'avoir de la visite sous peu. Je crois qu'on a frappé à la bonne porte...!



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Sam 05 Juil 2014, 00:27




Le chemin pour aller jusqu'au lieu cherché ne fut pas si long et difficile. Et Krelek jouait le jeu. En vérité, Dolmenk était tout à fait capable de se dissimuler dans une foule pour progresser jusqu'à son objectif. Cependant, d'une il n'aimait pas ça, de deux, Krelek était bien testé. Assurer la liaison avec son coéquipier tout en se déplaçant en direction du lieu de la mission faisait tout à fait partie des savoirs-faire à maîtriser. Dolmenk ne fut pas déçu. L'agent faisait partie de ces personnes pour qui l'armure semblait plus être une seconde peau qu'une simple protection ponctuelle. Son armure, c'était son cocon, sa vie, l'extension de lui-même. Lorsqu'il traversait la foule, il ne fut ni gêné ni perturbé. Son affichage tête haute intégré au casque permettait de suivre l'assassin sans trop de problèmes, et son armure le protégeait des agressions physiques extérieures, ne serait-ce que d'un contact d'épaule d'un passant trop agité ou simplement perdu dans ses pensées. En bref, il se sentait invincible. Ce qui était faux, bien entendu.

Ils arrivèrent enfin au Highway to Hell. Rien qu'à voir la devanture du bar, il se crût tout frais revenu à Oméga avant qu'elle ne tombe au mains des Butariens. Rien qu'en y repensant, il soupira de lassitude. Oméga, symbole de la liberté aussi exécrable soit-elle, maintenant sous le régime de l'Hégémonie. Une vaste blague qui étonna l'agent que la station ne soit pas encore sous le feu de tous les pirates des systèmes Terminus pour aussi vite reprendre la station. Il dut s'avouer qu'il n'y était pas retourné depuis bien longtemps. Il avait ouï dire que les Butariens avaient joué intelligemment vis à vis des gens de passages de tous bords. Quoi qu'il en soit, aussi longtemps qu'il ne retournerait pas là-bas, aussi longtemps il demeurerait heureux. Ce n'était pas un secret pour quiconque connaissait un minimum Dolmenk : il haïssait ces créatures à quatre yeux et à la voix de robot aspirateur.

« Surtout, ne regardez personne trop longtemps dans les yeux. Cela sera pris comme une mise au défi et on risquerait de se faire repérer. Peut-être le savez-vous déjà, mais je préfère être sûr. »
« Je ne suis pas neuf dans le métier. Il suffit d'être allé une fois à Oméga pour être vacciné à vie. »

Quand ils passèrent l'entrée du bar, sa première impression fut vite confirmée. L'ambiance était exactement la même qu'un bar lambda sur Oméga, si ce n'est qu'on est loin du cœur des systèmes Terminus, et beaucoup plus proches de Piétas, pour ne citer qu'elle. L'air âcre et moite, le bruit heurtant les tympans au même rythme que le muscle cardiaque, le forçant presque à exploser des poitrines, les milles et une couleurs qui faisaient entrer l'invité dans un monde à part, l'odeur de l'alcool et de la sueur mêlé à certaines réminiscences de drogues... nul doute, cette ambiance lui était bien familière. Un véritable nid à emmerdes.

De manière générale, il ne traînait pas trop dans ces endroits, l'armure n'étant d'une pas des plus discrètes, et venant souvent au nom d'une mission, le scénario tournait vite au désastre. Il douta que cette fois fit office d'exception. Krelek fonça directement dans la foule, son ATH suivant ses déplacements. Dolmenk le suivit, sans trop presser le pas. Un capteur audio détecta la voix du Drell et l'amplifia dans l'atmosphère interne du casque de Dolmenk. Son interlocuteur semblait comme tous les barmans de ce genre d'endroits : froid, distant, désinvolte et nonchalant. Le style d'attitude qui ne donnait qu'une seule envie à l'agent du Courtier, l'envoyer directement dans les pommes avec un bon uppercut. Sous prétexte de manque de discrétion, il se retint une fois arrivé au comptoir. Il était presque au coude à coude avec le Drell à cause du manque de place qu'il dut se forger à force de jouer des épaules.

« Faites attention, on risque d'avoir de la visite sous peu. Je crois qu'on a frappé à la bonne porte...! »
« Chouette. On va s'amuser. J'imagine que ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils n'arrivent. Tu m'as commandé un verre, au moins ? »

Le Turien ne revint pas dans l'immédiat. On le vit disparaître derrière une cloison avec marqué défense d'entrer, située de l'autre côté de la pièce ou à gauche se trouvait aussi un escalier menant à un second étage. Sûrement les stocks, le studio du DJ, des salles privées pour les hôtesses, et, en plus d'une hypothétique planque des TO, des salles pour se shooter en toute tranquillité. C'est le minimum pour tout endroit de la sorte qui se respecte. Il attendit patiemment, il se dit qu'il devait prévenir Krelek.

« Ils n'ont pas l'air de faire dans la finesse. J'ose imaginer qu'ils n'hésiteront pas une seconde à déclencher une pagaille monstre dans cette salle, et en profiter pour soit nous éliminer, soit filer par derrière. Nous ne pouvons permettre ni l'un ni l'autre. », dit-il en ayant penché sa tête sur le côté, suffisamment pour éviter qu'il soit entendu, mais pas trop pour ne pas être prit pour un attardé. Il remarqua qu'un individu, un autre humain, était en train de boire sur son côté opposé, mais d'une façon qui laissait prétendre qu'il tendait bien l'oreille. In extremis il tourna la tête, enserra sa main gantée autour de sa tête d'un geste vif et écrasa sa petite tête contre un poteau circulaire qui, incrémentée au bar, soutenait une mezzanine située juste au dessus où dansait une charmante Asari. Le verre resta sur le bar, posé, et le type s'écrasa contre le comptoir. Dolmenk regarda un autre barman qui servait un peu à côté, et qui observait louchement l'humain affalé.
« Il est bourré, 'vous inquiétez pas. », indiqua-t-il en prenant le verre de l'assommé.

Enfin, l'agent retourna auprès de Krelek, et termina :
« Vous êtes prêt ? Regardez donc qui arrive. »

En effet, de l'autre côté de la pièce semblait sortir, sans déranger qui ou quoi que ce soit. Trois humains, deux Asaris, trois Turiens et un Krogan, tous en armure noire et rouge, et tous cherchant du regard ceux qu'on leur avait sûrement désigné comme des fauteurs de troubles. Il fallait se mettre à leur place : leur indic avait été découvert, les données étaient sûrement en possession de leurs deux vulgaires ennemis et présents dans leur propre territoire. Un Turien et un Krogan montèrent sur le bar situé de l'autre côté de la pièce et non pas sur le comptoir octogonal, l'un armé d'un lance-grenades, et l'autre d'un fusil lourd revenant. Les autres dépassèrent le comptoir et se placèrent devant celui-ci, canons à 45° vers le plafond. La musique baissa d'intensité pendant quelques secondes où le Turien en hauteur prit la parole.

« C'est parti pour le show ! Ramenez-moi leurs têtes ! », hurla-t-il en tirant une grenade contre le plafond, remuant ainsi tout l'ensemble, et la musique reprit de plus belle, explosant encore plus les tympans.

En une fraction de seconde, ce fut l'enfer, comme si le purgatoire venait d'être ouvert. Dans tous les coins, avec des armes, des poings, des verres, chacun se battu avec celui qui fut le plus proches. Des coups de feux tonnèrent de partout, des gens criaient, se ruaient vers la sortie, d'autres balançaient chaises, tables et mêmes corps au moment même où des grenades à fusil ou à main explosaient à certains endroits. La musique, toujours à plein régime, donnait un air autant épique que presque amusant à cette anarchie.
« Sortez de votre trou ! »

Dolmenk avait exécuté un passage en barrage de l'autre côté du comptoir suivi de l'assassin Drell. Il sortit un Paladin qu'il tint de la main gauche. Il fit un tir rapide, histoire de faire croire à une riposte concernant leurs véritables ennemis armurés noirs et rouges, avant de se rabaisser derrière le comptoir où certains autres tentaient d'accéder.
« Le moment que je préfère. »



L'esprit ne pourrait pas vivre sans se rallier aux fictions de la logique.
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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Sam 05 Juil 2014, 15:29



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."



Dolmenk semblait se réjouir à l'idée d'entamer les négociations musclées. C'était un de ces hommes d'actions qui aimaient se battre. De plus, tout comme moi, il connaissait bien l'univers dans lequel nous nous trouvions en ce moment. De ce qu'il avait dit plus tôt, il avait passé quelques temps sur Omega. Il connaissait donc la chanson. Tant mieux. Le Turien avait quitté le bar octogonal et avait rejoint le fond la salle, entrant dans une pièce voisine. J'avais visé juste, il était parti avertir les contacts du journaliste Butarien, qui étaient très probablement les terroristes que nous traquions, ces fameux Traque-Ombres. Je fis craquer ma nuque et me dégourdis les doigts de la main gauche, ceux de la main droite étant cybernétiques de toute manière. De son côté, mon collègue se chauffa en assommant une personne qui se trouvait à sa droite. Je lui lançai un regard troublé, mais ne cherchai pas à savoir quelle avait été sa raison. Je doutai qu'il fût ce genre de personne s'attaquant à n'importe qui, sans doute avait-il ses raisons. Je devais lui faire confiance, chose élémentaire lors que l'on travaillait en équipe. Ma main droite reposait déjà sur mon Carnifex et ma main gauche était prête à dégainer mon sabre rétractable si le besoin s'en faisait sentir. Il y avait beaucoup de monde autours de nous, mieux valait que je ne fasse pas trop usage de ma lame, pour éviter les dommages collatéraux. Mais quelque chose me disait que nos adversaires n'avaient que faire des civils présents dans le bar ; ils allaient probablement lancer les hostilités sans se soucier des dégâts qu'ils commettraient.

Soudain, Dolmenk me lança un avertissement et, en me retournant, je vis nos ennemis sortir de la salle que le barman avait rejointe un peu plus tôt. Trois Humains, deux Asaris, trois Turiens et un Krogan. Ils avaient donc sorti l'artillerie lourde. Prendre des prisonniers n'était pas une option pour eux, ils nous voulaient morts. Leur armure rouge et noire était la même que celle visible sur les vidéos surveillances de la Doyenne J' eeasom, ils étaient donc nos criminels et nous étions au bon endroit ! J'étudiai un peu le groupe et en tirai rapidement des conclusions. Les Humains et les Turiens n'allaient pas être un problème trop sérieux, si ce n'était leur nombre. En revanche, les Asaris et le Korgan allaient être le vrai défi du combat. C'est d'eux dont je m'occuperai en premier. Cependant, leur formation compliqua un peu les choses, le Krogan s'étant mis en retrait, perché sur le comptoir du fond, aux côtés d'un Turien armé d'un lance-grenade. Ils ne faisaient pas dans la dentelle, c'était certain ! Il fallait faire quelque chose pour briser leur formation, car nous n'étions que deux, face à neuf adversaires lourdement armés.

Lorsque le grenadier tira un coup, l'ambiance du bar changea du tout au tout et l'anarchie s'installa. Les gens commencèrent à se taper dessus avec tout ce qui leur tombait entre les mains, les cris retentissaient, les prostituées hurlaient de terreur et cherchaient à quitter les lieux, d'autres restaient pantois, sans comprendre ce qu'il se passait et d'autres encore semblaient jubiler face à la situation, qui leur semblait de toute évidence très intéressante. La pagaille qui s'était installée était tout à notre avantage et j'en souris. Dolmenk m'emmena avec lui se mettre à couvert derrière le comptoir octogonal et tira une petite rafale, en leurre. Cela eut pour effet d'enflammer encore plus les passions et le foutoir qu'était devenu le bar devint encore plus confus, chose difficilement envisageable. Heureusement, cela poussa les Traque-Ombres à briser leur formation pour nous chercher. Sans doute ne voulaient-ils pas nous laisser filer entre leurs doigts, chose qui n'allait de toute manière pas arriver.

- Couvrez mes arrières, Dolmenk, dis-je à l'intéressé.

Puis, j'enjambai le comptoir et me lançai dans la foule. Les Asaris en premier, ces biotiques allaient être une véritable source de danger pour nous. En lançant une singularité, elles pouvaient nous tirer de notre point de couverture et cela marquerait la fin de l'aventure pour mon collègue et moi. Me faufilant dans la masse, je tombai sur les deux. Avant qu'elles ne puissent agir, je me jetai sur la plus proche et lui assenai un coup à la gorge qui lui brisa la trachée et elle s'effondra à terre, s'étouffant sans possibilité de respirer. L'autre allait ouvrir le feu sur moi, lorsqu'un Galarien lui tomba dessus, frappé par un Korgan qui le tenait personnellement responsable du Génophage. Je profitai de sa déconcentration pour l'attraper et lui faire perdre conscience en coupant sa respiration en lui bloquant la tête. Il ne fallait pas tous les tuer, sans doute Dolmenk avait-il des questions à poser aux ennemis du Courtier de l'Ombre.

Puis je repris ma traque. Il ne restait plus que sept des Traque-Ombres que nous affrontions, à moins que mon équipier eût abattu certain d'entre eux. D'ailleurs, le savant blessé, je jetai un coup d'œil en sa direction pour vérifier qu'il n'ait rien. Il était toujours derrière le comptoir et semblait bien se débrouiller pour tenir les ennemis à distance. Les Asaris n'étant plus une menace, il me fallait m'occuper du Krogan, qui était de toute évidence le plus dangereux du groupe. Lourdement protégé et armé d'un fusil d'assaut Revenant, c'était lui qu'il fallait que j'abatte à tout prix. Le Turien grenadier était également un problème, mais n'étant plus sur son perchoir, sans doute avait-il été mis hors d'état de nuire par Dolmenk. Ma cible, elle, avait également disparue, mais j'eus tôt fait de repérer la pointe de sa carapace. Les Korgans étaient aux antipodes de la discrétion. Rapidement, je réfléchis aux différentes manières de tuer efficacement et rapidement un Krogan. Leurs plaques crâniennes étaient leur pire point faible en cas de combat au corps-à-corps. En effet, elles pouvaient être disloquées, ce qui pouvait exposer leur crâne. Leur gorge était également un point faible certain. J'allai partir sur la première option, plus sûre si bien exécutée.

Je me jetai donc en direction du Krogan, activai mon camouflage optique et, le voyant face à moi, bousculant brusquement quiconque se mettant en travers de son chemin, fis une glissade entre ses larges jambes pour me retrouver derrière lui. Dès ce moment là, tout était une question de timing ; je n'avais pas le droit à l'erreur. Je sautai sur son dos en dégainant mon sabre, puis me laissai tomber devant lui, en agrippant la plaque osseuse supérieure, qui se décrocha à moitié dans un craquement sinistre. Enfin, j'enfonçai ma lame dans l'espace crée, transperçant son cerveau et le tuant instantanément, mettant fin à ses hurlements de douleurs. Cependant, le mouvement que j'avais produit se dirigeant vers l'avant, ma victime me tomba dessus, me bloquant momentanément. Je pris mon Carnifex en main, voyant deux Humains arriver et fis feu sur eux trois tirs suffirent à tuer le premier et je vidai le chargeur sur le dernier. Je me dégageai du cadavre du Krogan, non sans effort, étant très lourd, puis récupérai mon sabre, avant de ramasser son Revenant, m'évitant de perdre mon temps à recharger mon arme de poing. Il ne restait qu'un Humain et deux Turiens.

Anxieux de savoir ce qu'il advenait de Dolmenk, je retournai vers le comptoir, pour le voir en plein combat au corps-à-corps avec un Turien. Le Revenant étant un fusil trop imprécis, je n'en fis pas usage. Je me jetai donc sur eux et mis le terroriste à terre, avant de l'achever d'un coup d'Omni-lame.

- Tout va bien ? demandai-je à mon collègue, après m'être relevé. Il reste des ennemis ?



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Mar 08 Juil 2014, 19:17




C'était là qu'il se sentait le plus à l'aise, qu'il pourrait être le plus lui-même, et mériter son titre, son surnom, son appellation parmi les siens. Le Poing d'Acier. Planqués derrière le comptoir le temps de se couvrir des éventuelles rafales de sommation, il vit alors Krelek faire un bond de l'autre côté et s'enfoncer dans la masse infernale que représentait la foule en délire. Lorsqu'il se releva, il vit presque la scène au ralenti et, décidant qu'il ne répondrait plus de rien dès à présent, il activa dans son casque à environnement hermétique une petite musique au détriment de l'environnement extérieur. La musique qui lui portait chance, qui le motivait encore plus et qui résorbait à jamais ses peurs et ses craintes dans les moments critiques comme celui-ci. Cela annihila les sons provenant de l'extérieur, ce qui lui permit de se concentrer sur leurs véritables ennemis : les Traque-ombres. Eux qui semblaient ne reculer devant rien ni personne pour arriver à leur fin.

Ils les voulaient morts ? Ils allaient voir la mort.

L'assassin Drell était toujours tracé par l'ATH du casque de l'agent du Courtier. Le système intrinsèque a l'armure de Dolmenk sembla s'animer et se mit en quête des cibles prioritaires parmi la foule, ainsi qu'une alerte de proximité si certains égarés de la foule décidaient de s'en prendre à lui. Il était plein de ressources et jamais ne se laisserait envahir. Pour maintenir l'illusion de la blessure, il ne devrait pas aller au contact mais camper sur sa position. Le comptoir semblait être une bonne solution.
Il reporta son attention sur Krelek, qui s'était déporté sur la droite en direction d'un couple d'Asaris des Traque-ombres. Tactiquement, c'était parfait, mais c'était aussi sans voir le Turien grenadier-voltigeur en hauteur qui semblait l'avoir acquis comme cible. Ni une ni deux, Dolmenk déploya son Paladin chargé d'un mod explosif. Il ne fit feu qu'une fois : le Turien fut percuté de plein fouet par le tir percussif qui lui arracha une bonne partie de son plastron et l'envoya voler derrière le bar où il était perché, alors éclaboussant le mur opposé de son immonde sang bleu. Krelek serait ainsi tranquille pour faire le ménage derrière les rouges et noirs. Plus que 8.

C'est alors que Dolmenk jeta un coup d’œil sur son ATH et vit Krelek dans le mouvement d'éliminer le couple d'Asaris qui avaient préféré avancer ensemble dans la foule. Il ne perdit pas de temps. Plus que 6. Alors qu'il vit le Drell se retourner pour voir où en était son camarade, la vision fut obstruée par un humain armuré de pourpre et de sombre, omnitech armé. Alors que l'agent préparait sa défense immédiate dans un réflexe musculaire, il vit une ombre tomber sur ciel pour s'écraser sur la tête du terroriste : c'était la danseuse Asari qui se trémoussait plus tôt sur la mezzanine ornée de pole-dance juste au dessus du comptoir où se trouvait l'agent du Courtier. Avec la musique d'ambiance et le son étouffé, c’en fut presque risible qu'il se permit un rictus. Plus que 5.

C'est alors qu'il y eut une incursion dans sa forteresse de fortune : un butarien ainsi qu'une humaine, aux allures peu recommandables tels des pirates du dimanche, s'invitèrent dans son petit cercle privé. Il pivota et décocha deux tirs, un arracha l'épaule de l'humaine qui vrilla pour heurter les bouteilles de la tête et disparaître du champ de vision de l'agent, l'autre se transforma en balle perdue, permettant ainsi au butarien de prendre l'élan nécessaire pour se rapprocher au corps à corps, poing énergétique chargé. C'est à ce moment-ci que Dolmenk maudit la mise en scène pour l'avoir forcé à tirer en gaucher. Alors qu'il fit un tour de passe-passe pour changer de bras directeur, il vit le poing arriver à sa hauteur et percuter l'armure en son poitrail, ce qui l'expulsa contre l'autre bord du comptoir parce que celui-ci était fermé, sans trop déformer son armure cependant. Pure chance, le poing énergétique était de conception artisanale. N'ayant lâché son Paladin, il ne laissa pas l'occasion au butarien de recommencer. Il tira depuis son inconfortable position dans son ventre pour venir ensuite, omnitech armé, lui taillader le visage d'un trait net, ce qui ne donna pas un résultat très propre d'un point de vue esthétique, le sang jaillissant et coulant sur son armure Terminator. Il n'imagina pas la gueule qu'il devait avoir.

« Bon. Fini... les conneries. »

Il se releva tant bien que mal pour se dégager de cette mauvaise situation et sa priorité fut d'assurer la liaison avec Krelek. Il semblait en bonne posture face au Krogan alors qu'il le vit décrocher ses plaques osseuses, lui assurant ainsi une mort rapide et brutale. Du grand art. Il fallait un grand travail de précision allié à beaucoup de force pour accomplir cet acte martial très technique. Il pensa à saluer Krelek plus tard.
Quoi qu'il en était, il restait encore 4 ennemis désormais. Dont deux humains que l'assassin semblait gérer la menace. Plus que 2.

Puis il sentit une masse l'amener vers l'avant, droit sur le bord du comptoir, qu'il se prit de plein fouet. Son casque fut durement heurté ce qui perturba le système hermétique et cessa la musique et l'assourdissement. Il sursauta violemment lorsque le monde extérieur l'assomma de ses basses profondes et des cris que le Turien derrière lui poussait. En tombant, le Turien avait roulé sur le côté, se relevant rapidement pour neutraliser Dolmenk. Celui-ci concentra toutes ses forces pour se tenir sur ses jambes, prêt à en découvre. Ayant lâché son Paladin lors du choc, il ne put se résoudre à ses poings et son omnitech, qu'il arma.
Alors que son ennemi sauta sur l'agent, il fut intercepté en plein vol par une flèche élancée en plein vol, autrement dit un Drell agile et armé d'une dangereuse et pernicieuse Omni-lame. Le terroriste fut projeté au sol par l'intervention puis Krelek acheva sa proie. Plus qu'un unique ennemi, qui ne s'était toujours pas révélé. Cela inquiéta l'agent armuré. Le Drell lui demanda son état, il ne répondit pas alors qu'il récupérait son Paladin.

Il tourna la tête, absorbé par la recherche du dernier Traque-ombres. Il était monté d'un étage et, armé de ce qu'on pourrait qualifier d'une mitrailleuse, commençait à chercher l'ennemi du regard. Ils n'eûrent pas le temps de se planquer que le torrent de munitions commençait à pleuvoir sur le comptoir. Il reçut quelques ricochets sur son casque, ce qui perturba l'ATH du heaume. L'on pouvait entendre le bruit fracassant des munitions qui explosaient sur le plastacier du bar, voyant devant lui s'amasser un monticule de débris, rognés du bar. Dolmenk aurait presque pu entendre le rire jubilatoire des deux terroristes. Ils se retrouvaient là en position délicate. Il ne put voir ce qu'il se passait derrière lui. Les dommages collatéraux devaient être scandaleux, ravageant hommes et femmes de toutes les races sans distinction, cela pour deux seuls êtres. Le bar se dressait désormais à côté de ce que l'on pourrait qualifier d'une pile de cadavres.

Dolmenk s'attendait à voir plus de monde planqué derrière le bar, fuyant le torrent. Mais non, il voyait alors la foule fuir en direction de la sortie, semblant comprendre que petit à petit il s'agissait d'un massacre et non d'une sordide rixe de fin de soirée alcoolisée. Dos et casque collé contre le comptoir, Dolmenk respirait lentement, se concentrant. Il regarda Krelek qui lui aussi semblait chercher une solution.
Pourquoi n'avait-il qu'un Paladin ? Une arme redoutable et puissante. Mais face à ce monstre de ferraille, ressemblant vaguement à une réplique de la mitrailleuse Typhon, ils ne pourraient rien. A deux cependant ils trouveraient une occasion. Il replia le bras droit d'où il tenait son Paladin contre son buste, comme pour se tenir prêt. Il lança à l'assassin :

« Je vais de l'autre côté du bar. Il faudra qu'on se monstre en même temps, et nous devrons l'abattre ». Il allongea son corps contre le muret et rampa précautionneusement jusqu'à l'autre bout de la pièce, espérant surprendre l'ennemi. Une fois arrivé à destination, il s'autorisa un moment de concentration, puis, guettant Krelek, surgit de façon explosive de dessous le comptoir pour prendre la demi-seconde nécessaire à un tir dont il espérait être le plus précis possible et surtout, dans le mille.

Il ne sut pas si Krelek avait récupéré une arme, quelque chose pour faire pression sur le Turien, mais les tirs dévia en premier lieu vers Dolmenk, puis finalement entre les deux coéquipiers. L'instant d'hésitation mortel. Le Paladin de l'agent cracha alors deux dissipations thermiques condensées, ce qui expulsa de l'arme la cartouche thermique maintenant vide, qui firent mouche. Les tirs cessèrent et le Turien bascula dans le vide pour s'écraser telle une poupée de chiffon sur le reste des cadavres qui étaient disséminés çà et là.
La musique baissa d'intensité pour finalement disparaître. Le silence revint dans la pièce. Il se releva et prit les secondes nécessaires pour souffler et poser ses mains sur le comptoir afin d'observer calmement son environnement. Des gémissements, de la fumée ocre, une odeur de brûlé, de sang et de la sueur, agrémenté à une once d'air frais qui vint lui caresser le visage alors qu'il retirait son casque pour l'accrocher à sa hanche gauche. Il passa de l'autre côté du comptoir pour se diriger là où avait eu lieu le plus gros des combats. Il n'espérait pas avoir de terroristes survivants pour interrogatoire, et dans ce cas il n'aurait pas le temps de les interroger. Il leur fallait aller à leur planque, espérer qu'ils n'avaient pas tout incendié.

Il se tourna vers Krelek, lâchant un soupir de lassitude. Ses traits reflétaient une certaine détermination, bien qu'une trace de... fatigue ? Il regardait le monticule de cadavre près du bar. Ils avaient réussi, mais il ne put s'empêcher de sentir une trace d'amertume dans cette histoire.
« Beau travail, Krelek. Je serais d'avis de fouiller leur planque. Les corps ne bougent pas de toute façon. Que nous ne soyons pas venus pour rien. »




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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Mer 09 Juil 2014, 17:10



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."


Dolmenk était encore en un seul morceau, j'étais de toute évidence arrivé au bon moment. De plus, il ne semblait pas avoir de problème avec son bras droit. Tant mieux, il n'en était que plus efficace. Il ne restait plus qu'un ennemi, à première vue, mais je ne pouvais pas le voir. Il était soit caché dans la foule - qui d'ailleurs se dissipait, beaucoup fuyant les lieux pour éviter d'être tué -, soit il avait rejoint un point de couverture pour mieux nous attaquer. Mais j'eus tôt fait d'avoir ma réponse. En effet, un flot de munitions nous arrosa, nous forçant à nous remettre à couvert. Par chance, mon bouclier empêcha les quelques balles qui me percutèrent d'être fatale. C'est là que je me dis qu'il fallait définitivement que je m'achète un casque, ma tête étant trop exposée en cas de fusillade. Le Traque-Ombre s'était replié à l'étage du bar, nous canardant en hauteur et le rendant difficile à atteindre. Utilisant une mitrailleuse, ses munitions étaient larges et il allait falloir attendre un moment avant qu'il ne recharge, un temps que le comptoir n'allait probablement pas pouvoir nous accorder au vu de la puissance de l'arme. Il nous fallait agir rapidement si nous voulions abattre notre adversaire avant qu'il ne nous tue.

Mais Dolmenk semblait avoir un plan, car il m'annonça qu'il allait rejoindre l'autre côté du bar et que nous allions l'attaquer en même temps. Bonne stratégie, car malgré la vitesse de tir de la mitrailleuse, l'ennemi ne pouvait viser deux personnes en même temps. Il fallait se montrer prudent, cependant. En effet, la puissance, ainsi que la cadence de tir de l'arme aurait vite eu fait de nos boucliers kinétique. Il allait falloir se montrer très rapide et précis. Une seconde, un tir manqué, pouvait se montrer fatal pour chacun de nous deux. Mais je faisais confiance à mon équipier. Je me tins donc prêt à faire feu, ayant noté la position du tireur et attendis le signal de l'humain. Au moment où il fit un mouvement pour abattre l'ennemi, je me levai d'un coup et tira avec mon Carnifex. Je ne pris pas la peine de viser, le but était de déstabiliser le Turien que nous cherchions à abattre. La stratégie se montra d'ailleurs très efficace, car notre victime n'eut pas le temps de réagir qu'elle tomba de son perchoir et s'effondra au sol dans un bruit sourd. C'en était fini de lui et de ses équipiers.

La situation avait réellement dégénéré et les civils présents dans le bar s'en rendaient enfin compte. Alors qu'au départ, tout avait commencé dans une ambiance légère, où les gens pensaient innocemment que le conflit n'était qu'une rixe de fin de soirée - chose à laquelle ils étaient bien habitués -, l'évidence de la réalité les avait finalement frappé de plein fouet. Ce n'était pas un simple pugilat, mais un véritable règlement de compte. Les coups de feu n'avaient pas tardé à se faire entendre, mais il semblait que cela n'ait pas suffi à mettre les choses au clair pour les fêtards. Il aura fallu attendre que le sang coule et que les cadavres s'amoncellent pour qu'enfin ils se rendent compte de la gravité de la situation. Alors qu'une dizaine de minutes plus tôt, nous nous trouvions dans un bar animé et bon-vivant, rempli de monde, les lieux étaient à présent un véritable champ de bataille fumant. A vue de nez, il y avait une bonne vingtaine de victimes. Pas toutes n'étaient mortes, mais la plupart l'étaient. Un véritable massacre. Les Traque-Ombres n'avaient pas eu une once de pitié ou de considération pour les innocents qui se trouvaient ici un peu plus tôt. La fumée du tabac avait laissé place à celle du feu, les meubles qui décoraient l'établissement étaient détruits et les écrans holographiques avaient été gravement endommagés ; certains lâchaient des gerbes d'étincelles, d'autres affichaient un semblant d'image, où l'on devinait à peine ce qu'elle représentait. Dolmenk et moi étions à présent seuls dans la pièce, hormis les quelques survivants, gémissant de douleurs. J'étais tenté de faire quelque chose pour eux, mais nous n'avions pas de temps à perdre. Avec la cohue que nous avions provoquée, il était certain que la police n'allait pas tarder à arriver. Il nous fallait donc rejoindre la planque des terroristes et récupérer le plus d'informations possibles, puis déguerpir aussi vite que nous étions arrivés. Une chose était sûre : les Traque-Ombres répondraient de leurs actes. J'en faisais à présent une affaire personnelle. Tuer des adversaires armés, je n'avais rien contre, mais massacrer des civils, c'était là un acte de lâcheté ultime. Le Courtier de l'Ombre pouvait dorénavant compter sur mon soutien.

Nous écumèrent donc les ruines de ce qui avait été un peu plus tôt le Highway to Hell et nous dirigeâmes vers la porte de service, qui devait très probablement cacher la planque des Traque-Ombre. C'était là que le barman était entré et c'était de là que les mercenaires étaient sortis. Leur tanière devait donc forcément s'y trouver. En avançant vers ladite pièce, j'achevai l'Asari que j'avais épargné un peu plus tôt ; je n'avais même pas envie de l'interroger et sans doute n'allait-elle pas nous en apprendre des masses. Autant gagner du temps. Et puis la vue de leur symbole me répugnait à présent, je n'allais pas leur montrer le moindre signe de pitié.

La planque en soi était une pièce assez petite, mais suffisamment grande pour contenir une dizaine de personnes. La décoration - si l'on pouvait appeler ça ainsi - était spartiate. Les murs étaient en béton nu, il y avait plusieurs tables disposées à différents endroits et une armoire contenant des armes à feu. Sur la plupart des tables reposaient des terminaux et sur le reste, des outils de bricolage. En examinant cette dernière, je pus aisément reconnaître le matériel que l'on utilise pour faire des bombes artisanales. On commençait à toucher au but. Une ultime table supportait des sachets plastiques remplis d'une matière farineuse rouge. Du Sable Rouge. Ils faisaient en plus de dans la drogue ! Génial. Sans doute était-ce un moyen de financer l'achat des composants pour les explosifs. Dolmenk, lui, semblait analyser un tableau d'affichage collé au mur, sur lequel était présent des photos, des articles de journaux et des ficelles, reliant les différents points exposé dessus. On avait presque l'impression d'avoir affaire avec des enquêteurs. Cela s'en rapprochait sûrement, étant donné que, le tableau affichant une photo de J'eeasom, les Traque-Ombre semblaient enquêter sur le Courtier de l'Ombre - ou ses contacts.

- Eh bien, comme vous dites, vous autres Humains, nous avons trouvé la caserne d'Ali baba ! dis-je à l'attention de mon équipier. Quelque chose de particulièrement intéressant, parmi les multiples preuves de l'implication des Traque-Ombre dans l'attentat ?



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Mer 09 Juil 2014, 19:37




La musique s'arrêta instantanément. Laissant une impression de vide. Alors que Krelek se dirigeai vers la porte de service, la supposée planque des Traque-ombres, Dolmenk prit des clichés avec son Omnitech qui viendraient agrémenter son rapport circonstancié. Puis il tourna le dos à cette boucherie qui étonnerait sans doute la milice policière d'Illium. Même une probatrice pèterait un boulon en passant le pas de la porte de ce bar qui n'était désormais que ruines. L'on pouvait estimer que le lieu était rayé de la carte. Il se dirigea vers la dite porte de service.

C'est peut-être ce qu'espéraient les terroristes. Des terroristes, le mot était juste. Ce n'était pas des mercenaires, ni des ennemis honorables, encore moins des adversaires. Ce sont des truands, des criminels. Ils ne méritaient que la mort. La force du Courtier joue sur l'approbation de la population qui favorise les clients, et ce genre de mascarades jouent contre lui. Ils voulaient sûrement en arriver là. Raison de plus pour les traquer à leur tour et, un par un, les massacrer. Dolmenk supposa que dorénavant ils seraient plus prudents et changeraient sûrement leurs méthodes pour brouiller les pistes. Ils n'en étaient pas encore là. Chaque chose en son temps.

Il passa l'accès à la planque et rejoignit Krelek. L'agent ne fut pas même étonné du lieu. Un petit espace sombre, avec de quoi se divertir, patienter quelques jours, était orné ici et là des terminaux, sur les murs, des indications et tracés relevant de méthodes d'enquêteurs privés. Ils ne travaillaient pas par informatique comme le font les forces de police, ils préféraient le dématérialisé. Question de traces, sans doute. Le poing d'acier se déporta vers un mur décoré de photos, d'articles de presse, de notes écrites, le tout relié par des ficelles rouges clouées. L'ensemble semblait retracer un cheminement, des liens sociaux, des transferts d'argent, des interceptions de bribes de conversation, des conclusions, des hypothèses. Il prit deux-trois autres clichés par omnitech et s'approcha davantage pour lire attentivement ce qui se dressait sous ses yeux. Au centre se trouvait une photo de la Doyenne, entourée par de nombreux cercles, avec, à côté : "Agent", puis, comme rajouté plus tard, "en fuite ?".

Dolmenk connaissait plus ou moins personnellement J'eeasom mais ne put dire cependant comment elle agir dorénavant. Déjà un brin paranoïaque, allait-elle devenir totalement folle ? Comment le Courtier allait organiser l'affaire ? Il l'ignorait. Il ignorait aussi la véritable raison de l'intérêt de son patron pour Illium. Il cessa de se poser des questions. Lui ne devait que recueillir l'information, et non la traiter. D'autres personnes devaient être payées pour ça. Le temps des questions révolu, il était temps d'alerter le Courtier en bonne et due forme.

« Eh bien, comme vous dites, vous autres Humains, nous avons trouvé la caserne d'Ali baba ! Quelque chose de particulièrement intéressant, parmi les multiples preuves de l'implication des Traque-Ombre dans l'attentat ? », interrogea-t-il l'agent.
« On dit la caverne d'Ali Baba. », intervint-il alors qu'il se tournait vers le Drell, remarquant à sa gauche le Sable Rouge. Cela ne l'étonna pas non plus, les Traque-ombres avaient besoin de financement et ce quelque soit sa provenance. Voilà qui approfondissait encore plus l'image du terroriste. N'avaient-ils pas de fond privé ?

« L'information importante, c'est que nous savons qui ils sont et comment ils font. Le pourquoi demeure encore flou. Le terme Agent, sur le mur indique bien qu'ils en ont après le Réseau, mais y avait-il quelque chose derrière ? Comment ont-ils soupçonné la Doyenne ? Ont-ils été guidés ? Une taupe peut-être ...? », poursuivit-il en lâchant à la fin un soupir de lassitude.

« C'est ça les vraies questions. », dit-il alors qu'il reculait de quelques pas, afin d'avoir l'ensemble de la pièce sous les yeux. « Nous ne savons même pas s'ils agissent ailleurs. Le Courtier devrait avoir rapidement main sur le contenu de ces terminaux. Notre travail ici est donc terminé. Partons prévenir le patron. »

Il se dirigea vers une autre sortie de la pièce, qui semblait mener sur un garage qui dirigeait lui sur les voies de circulations principales de Nos Astra. Il se demanda si d'autres n'avaient pas fuit, comme une sorte de chef de cellule par cette même voie là, emmenant avec lui certaines informations capitales. Heureusement, il savait le Courtier plein de ressources et doué pour retrouver des personnes autant que pour en faire disparaître. C'est là qu'il pensa à Krelek. Pendant qu'ils empruntaient un véhicule léger laissé dans le garage pour sortir du lieu et s'envoler vers les voies aériennes, il dit au Drell alors qu'il pilotait :
« Je pense pouvoir vous dire que votre test est un franc succès, malgré les... péripéties que nous avons traversés. Le Courtier de l'Ombre sera heureux de vous parler du futur qu'il vous réserve. Nous arriverons dans un peu moins d'un quart d'heure à l'ansible permettant de communiquer avec lui. Si vous avez des questions jusque-là, n'hésitez pas, vous n'aurez peut-être pas le loisir de les lui poser. »

Puis il se relâcha dans son confortable siège, contemplant les lignes de gratteciels qui se superposaient puis glissaient le long de ses yeux nus. S'il considérait bien son armure comme sa seconde peau, son casque, en revanche, laissait de temps à autre un sentiment d'enfermement. Pilote confirmé, il prenait plaisir a défier les lois de la physique quelque temps par-ci par là en fonction des missions affectées. Dolmenk avait hâte d'assister à la confrontation entre l'assassin et le Courtier de l'Ombre. Ce genre de choses n'arrivaient pas souvent. Lui-même, agent depuis longtemps, ne pouvait user de ses dix doigts pour comptabiliser le peu de fois qu'il avait pu converser avec lui directement. Il envia presque Krelek. Il n'avait pas toutes les informations concernant ses projets, mais il en avait suffisamment pour savoir qu'il ne s'ennuierait pas.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Ven 11 Juil 2014, 20:09



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."


L'air grave de Dolmenk indiquait bien que les Traque-Ombres n'étaient pas des ennemis à prendre à la légère et que nos découvertes ne le réjouissaient pas. Il était vrai que le groupe terroriste semblait avoir le bras long. Ils avaient de toute évidence des contacts à travers la haute société de Nos Astra, dont faisait partie la Doyenne J'eeasom. Ils n'auraient pas pu savoir qu'elle fût en lien avec le Courtier de l'Ombre autrement. Mais ce n'était pas tout, ils semblaient en savoir long sur le réseau du maître courtier, réputé pour être un secret mieux gardé que certains documents confidentiels des gouvernements galactique. Cela impliquait qu'ils avaient leur propre toile d'informations et d'informateurs et qu'ils étaient bons dans ce domaine. Etaient-ils des rivaux ? Impossible à dire, il se pouvait tout aussi bien qu'ils ne veuillent que détruire leur ennemi, en le combattant avec ses propres armes. Mais ce n'était pas tout, ils possédaient également de l'argent et avaient la mainmise sur un réseau de trafic de Sable Rouge, très lucratif dans les Systèmes Terminus. Les Traque-Ombres n'étaient donc pas un groupuscule à prendre à la légère et Dolmenk s'en rendait bien compte. Ils étaient armés, bien informés et prêt à tout pour détruire le Courtier de l'Ombre et son réseau d'informations. Pourquoi ? C'était une bien bonne question, mais au final, cela nous importait peu. Je ne savais pas vraiment quoi penser du maître courtier, mais lui au moins ne provoquait pas la mort de dizaines d'innocents, il était donc dans un sens plus honorable, s'il l'on pouvait dire cela.

Mais Dolmenk ne semblait pas vouloir trainer plus longtemps dans la pièce. Il avait ce pour quoi il était venu. Il avait les preuves dont il avait besoin. De nombreuses questions restaient encore en suspens, mais c'était au Courtier de l'Ombre lui-même d'en trouver les réponses. Notre mission à nous était terminée et il était temps de partir. Cela me laissait quelque peu sur ma faim, mais il ne fallait pas être trop gourmand et savoir rester à sa place. Et puis nous attarder en ces lieux, c'était prendre le risque de voir la police nous tomber dessus, car celle-ci n'allait pas tarder à arriver. Mon collègue se dirigea vers une porte se situant au fond de la pièce qui donnait accès à un garage abritant une voiture. On ne pouvait pas mieux tomber. Dolmenk attrapa une paire de clé accrochée au mur et déverrouilla le véhicule, avant de s'y installer. J'entrai de l'autre côté et laissa l'Humain activer les moteurs, ouvrir la porte du garage et prendre notre envol sur les routes aériennes de la ville. Tout en prenant de l'altitude, nous croisâmes une patrouille de police, gyrophares allumés et les gaz à fond. Notre timing était parfait ; ils ne nous retrouveraient jamais. Et puis la planque des Traque-Ombres ayant été laissée intacte, les inspecteurs mettront la main sur leur matériel et leur drogue, ce qui ferait qu'ils apparaîtront sur leur liste des gangs de Nos Astra. Les terroristes allaient à présent être connus des forces de l'ordre et devront réfléchir à deux fois avant d'agir ; ils avaient une entrave de poids et c'était tout ça de pris pour le Courtier de l'Ombre.

Puis Dolmenk prit la parole et dit quelque chose qui me troubla. Il refit mention du test que je subissais, en indiquant que cela avait été un franc succès et m'annonça même que j'allais discuter avec le Courtier de l'Ombre en personne, sans intermédiaire. Voilà bien quelque chose à laquelle je ne m'attendais absolument pas. Je me doutai bien que je n'allais pas faire physiquement face au maître courtier - ce serait prendre un risque trop grand, alors que je n'étais pas un de ses hommes -, mais lui parler relevait tout de même de l'exceptionnel. Le temps qu'il nous restait jusqu'au moment attendu, Dolmenk me l'offrait pour poser les questions qui me traversaient l'esprit.

- J'imagine que ce "test" avait pour but d'aboutir sur une offre de contrat prolongé, en temps que l'un des agents de votre réseau, je ne me trompe ? demandai-je. C'est pour cela que le Courtier de l'Ombre veut me parler ? Pour m'engager ?

Je n'avais pas d'autres questions que celle-ci. Enfin, si, j'en avais plusieurs. Mais étant donné que j'allais parler au chef suprême du meilleur réseau d'informations de la Galaxie, je réservais mes interrogations pour le concerné, qui allait probablement mieux répondre à mes questions que Dolmenk. Les choses en étaient un peu plus claires pour moi. Il était évident que certains aspects de mon contrat avaient été montés de toute pièce pour tester mes capacités. J'espérai simplement que les Traque-Ombres ne faisaient pas partie de cette mise en scène. Cependant, quelque chose me disait qu'ils étaient réels. Ou alors Dolmenk était un excellent acteur, capable de tromper un Drell comme moi.

- La blessure au bras... c'était une mascarade, c'est ça ? conclus-je.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Ven 11 Juil 2014, 23:24




Dolmenk s'attendait à ce genre de questions rhétoriques venant de la part du Drell. Non pas qu'il les posait par ignorance, mais plus pour confirmer des hypothèses. Hypothèses qui étaient toutes vraies, en plus. Il regretta quelque part qu'il aborde directement ce sujet, l'agent aurait aimé faire durer le suspense. Il se dit que l'apprendre de sa bouche ou du Courtier sera identique. Peut-être le maître courtier lui en voudra, mais il n'en avait que faire, ce dernier n'allait pas dans des bars pourris pour tenter de sauver sa peau. Il remua la tête brièvement. Il ne pouvait pas se permettre de penser d'une telle façon. Il devait tout au Courtier. Il lui avait permis de vivre des situations extraordinaires et rarissimes.

Il se contenta de répondre à Krelek :
« Le bras ? Tout à fait. Une condition de travail pour évaluer un potentiel. Les... circonstances, ont fait qu'il a fallu changer les règles. Nous ne pouvions pas échouer à cause d'une vulgaire mise en situation. »

Il prit un nouveau virage, sortant ainsi des voies aériennes principales et semblant tracer anarchiquement à travers les immeubles et les halls, parfois traversant des endroits encore plus mal famés que le Highway, heureusement que pour quelques fractions de secondes. Ils alternaient passages en profondeur, dans des galeries, et passages en hauteur près de quartiers résidentiels. Ils baissèrent d'un pallier, quittant les hauteurs pour rentrer dans un sordide tunnel de maintenance d'une gigantesque usine désaffectée, ou en reconstruction, selon le point de vue. Les lumières étaient d'appoint, mais les phares du véhicules permirent à Dolmenk de se déplacer avec précision. Ayant déjà fait ce voyage quelques fois dans sa carrière, il ne lui était pas inconnu mais pas au point de le savoir par cœur.

« Et oui, le Courtier de l'Ombre veut vous faire une offre qu'il espère irrésistible. Il voulait quelqu'un avec un certain potentiel et m'a mandaté pour ce travail. Toutes ces conditions, le bras, votre mise en avant, le passage dans la foule, tout était voulu. Excepté... excepté cette boucherie dans le taudis. »

Le véhicule s'arrêta, en stationnaire, dans le noir complet mis à part les phares qui de part leur puissance n'éclairaient qu'en avant dans un faisceau très précis, trop pour éclairer tout l'environnement. Dolmenk tapota sur l'ordinateur de bord du véhicule, et après quelques instants, une porte coulissante en cercle s'ouvrit, sur la gauche. Il redémarra l'engin qui s'engouffra dedans, dans un autre tunnel exactement similaire à celui qu'ils venaient d'emprunter. C'est alors qu'il se déporta à droite, et les lumières dévoilèrent une petite plateforme d'atterrissage, ainsi qu'une passerelle qui donnait accès à une porte située au bout de celle-ci, sortant du tunnel. Il continua alors que le véhicule entamait sa descente :

« Vous avez été sélectionné pour effectuer une mission en duo. Avec un partenaire dont je dois taire le nom. Il aura certaines spécificités dont vous devrez vous accommoder, comme son bras droit, qu'il ne pourra utiliser. Du moins pas complètement. Ce ne sont que des détails mais avant que vous ne soyez devant le Courtier, je dois vous donner un conseil, ce genre d'entrevues n'arrivent pratiquement jamais. Alors posez autant de questions qu'il vous le permettra. »

Le moteur du véhicule s’estompât progressivement, permettant à l'engin de se poser en douceur. Après un sifflement qui petit à petit se tût, Dolmenk déverrouilla le cab, ce qui fit s'ouvrir les portières de façon automatique. Il descendit et, après avoir attendu que Krelek se mette à sa hauteur, emboita le pas en direction de la porte à peine éclairée par un petit spot situé juste au dessus. A chaque pas, les plaques de grillages que formaient la passerelles tintaient, ce qui appuyait l'image de vétusté de ces tunnels de maintenance.




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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Dim 13 Juil 2014, 15:46



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."


J'avais vu juste. La blessure de Dolmenk avait été une mise en scène pour tester mes capacités. Cependant, ce qu'il s'était passé avec les Traque-Ombres avait un peu changé la donne, mais j'avais su m'en tirer à bon compte, prouvant ma valeur non-seulement au combat, mais également pour les autres aspects sur lesquels j'avais été testé. En somme, le Courtier de l'Ombre cherchait un assassin et Dolmenk m'avait proposé, ce qui avait mené à la vérification de ma réputation par une expérience sur le terrain. Le maître courtier voulait me faire une offre bien juteuse et non-refusable. Pourquoi ? J'allais le savoir bientôt, mais il était clair que quelque chose d'important se préparait, et il tenait à s'entourer de ce qu'il y avait de mieux. J'en fus flatté, d'une certaine manière, d'avoir été choisi par l'agent d'informations le plus puissant de la Galaxie, mais également un peu inquiet. Que pouvait-il le pousser à recruter des personnes comme moi ? Ce n'était de toute évidence pas les Traque-Ombres, vu que leur existence n'avait été confirmée qu'avec cette mission. Dolmenk avait profité de l'attentat pour tester mes capacités, mais n'avait pas soupçonné un complot contre le Courtier de l'Ombre en personne. Il pensait que cela n'allait être qu'une enquête de routine, mais il avait fini par mettre la main sur quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Je n'allais donc pas être affilié à une quelconque poursuite des terroristes.

Mais je me faisais ces réflexions, sans me rendre compte que le décor commençait à changer autour de nous. Nous avions perdu en altitude, pour retrouver un niveau proche du sol. De nouveau, nous nous trouvions dans une atmosphère pesante et tout sauf chaleureuse. Nous nous étions éloignés du centre-ville et la densité du trafic était beaucoup plus faible. Nous étions très probablement proches de la zone industrielle de Nos Astra. Dolmenk quitta d'ailleurs la voie aérienne pour entrer dans un sombre tunnel construit à l'intérieur même d'un immeuble, qui semblait être les vestiges d'une usine. Probablement les lieux avaient été désaffectés depuis la Grande Guerre. Dans une mégapole comme Nos Astra, dix années n'étaient pas suffisantes pour effacer toutes les marques d'un conflit tel que celui que nous avions vécu en 2186. Du moment que les Asaris pouvaient compenser une perte, elles ne faisaient rien, ou presque, pour reconstruire ce qui avait été perdu. Je pensais notamment à Nos Parmalos, cette ville fantôme d'Illium qui avait été abandonnée suite à un incident chimique. Nos Astra étant en pleine expansion à cette époque, elles avaient su aménager la mégapole de manière à ce qu'elle assume les mêmes responsabilités que sa consœur, en plus de gérer l'économie de la planète. De ce fait, Nos Parmalos était tombée dans l'oubli le plus total et personne n'avait rien fait pour rendre la ville viable à nouveau.

Alors que nous atterrissions sur une petite plateforme d'atterrissage, Dolmenk m'expliqua que j'avais été choisi pour être le partenaire d'un individu dont il ne pouvait révéler l'identité. Cela me parut étrange, mais sans doute le Courtier de l'Ombre allait-il m'éclairer. Il me conseilla également de poser le plus de questions possible une fois face au maître courtier, car le rencontrer était chose rarissime. J'allais faire de mon mieux, mais je n'avais honnêtement pas vraiment d'autres questions que celles me concernant directement. J'allais voir sur place, de toute manière.

Une fois hors du véhicule, je suivis Dolmenk dans un sombre couloir de maintenance, jusqu'à une porte métallique. En s'ouvrant, elle dévoila une pièce bien mieux aménagée que ce que l'on avait pu voir depuis notre entrée dans le gratte-ciel. Nous ne nous trouvions pas dans un hôtel de luxe, c'était certain, mais les lieux étaient entretenus et décorés. Cela ressemblait d'ailleurs à une sorte de hall. Au fond, un ascenseur. Mais c'est seul que j'y entrai. L'ascension dura quelques minutes, puis je débarquai dans un long couloir dénué de toute décoration et n'ayant pour seule source de lumière, des lampes incrustés par terre, à la jonction entre le sol et les murs, et disposées de manière équilibrée jusqu'au fond de la pièce. Je suivis donc ce chemin et, une fois passé une porte, entrai dans une salle de taille moyenne et encore plus sombre que la précédente. C'était de toute évidence une salle de conférence holographique au vu de la plateforme circulaire sur laquelle je me tenais. Or, il n'y avait pas d'hologramme en face de moi, pas encore, en tout cas. J'attendis donc que quelque chose se passât.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Dim 13 Juil 2014, 19:13




Krelek n'avait pas fait de remarque depuis les réponses apportées par l'agent. Sans doute était-il pressé d'en découvre avec le très populaire Courtier de l'Ombre, avec qui il allait avoir une discussion en direct, sans intermédiaire s'il n'est technologique. Dolmenk conduisit le Drell a travers les couloirs et les salles. Jusqu'à finalement ce qu'il doive emprunter seul l'ascenseur qui le mènerait à l'ansible installée exprès pour les conversations avec le maître courtier. Alors qu'il regardait le Drell se déplacer en direction de la plateforme ascendante, il lui lâcha un simple :

« Bonne chance, Krelek. »

Alors Dolmenk, qui en avait terminé pour le moment, s'installa dans un fauteuil adjacent une table entourée par d'autres fauteuils identiques. Des meubles alentours présentaient terminaux, ou bien bar à vin, à bières, à différentes boissons ou encore, de quoi se divertir pour patienter. Comme des jeux d'échecs, de Quasar ou autre. Il s'enfonça dans le confortable siège en cuir, après s'être servi un whisky terrien comme on en trouve rarement sur Illium. Le privilège d'être du Réseau, ou un invité du Courtier. Il but une gorgée du délicieux breuvage et, ramassant un datapad sûrement relié aux terminaux alentours, se mit en liaison avec l'Extranet. Il s'adaptait ainsi à la solitude qui l'entourait, retrouvant ainsi sa vieille amie de toujours.

***


Quand Krelek pénétra dans cette obscure salle remplie de mystère bien que vide, il se passa quelques secondes avant qu'une IV, sous forme holographique, n'apparût à gauche du Drell. Une simple forme géométrique stylisée de couleur orange-rouge, agréable à l'apparence neutre, s'exprima avec une voix artificielle :
« Bonjour. Nous allons vous mettre en contact immédiatement. »

Et enfin, la pièce redevint sombre alors que l'IV si tôt apparue disparue soudainement. La plateforme sur la quelle était Krelek s'éleva d'un demi-mètre. Puis un champ holographique au motif quadrillé l'entoura, il sembla le scanner du bas vers le haut, malgré qu'il ne puisse rien sentir physiquement. La pièce, alors la lumière du champ, s'était un peu illuminée de cette couleur rougeâtre. Le champ sembla faire des rotations jusqu'à ce que la zone de scan aie atteint le haut du crâne du Drell. Enfin, le quadrillage disparu en s'enfonçant dans le sol, faisant disparaître le champ ainsi que la lumière temporaire.
En face de l'assassin était disposé une plateforme, un peu moins grande, qui cette fois s'éleva à son tour afin de se mettre à hauteur de celle où était positionné Krelek.

C'est alors qu'un champ holographique, bleu cette fois-ci, entoura cette même plateforme et dessina petit à petit une silhouette. Non, un corps. Un corps qui se tenait debout, aux formes efféminées, aux courbes agréables. C'était une Asari. Une Asari au regard de saphir, à la stature de guerrière, avec un habit semblant mêler avec classe et praticité le côté protection qu'offre une armure mais avec cette pointe de style auquel les Asaris tiennent particulièrement. Elle ne laissait pas de marbre, tant en professionnalisme, qu'en charisme ou qu'en tant que femme, simplement. L'on pouvait clairement distinguer sur son visage, précisément sur son front, une décoration représentant le sigle du Courtier de l'Ombre. Les doutes sur l'identité diminuaient inévitablement.

Une fois la projection holographique dessinée entièrement, le quadrillage disparu à son tour. L'Asari, debout, les mains croisées doigts joints au niveau de l'abdomen, laissa deux-trois secondes afin d'observer le Drell qu'elle avait sous les yeux. Elle sembla le toiser, du haut vers le bas. Comme si elle sondait son esprit.
Puis, enfin, elle sourit.
« Bonjour, Mr. Aelos. C'est une joie de vous rencontrer enfin. J'ai été impressionnée par vos actions, notamment contre les Traque-ombres, dont nous vous remercions sincèrement. C'est un problème épineux qui devra dorénavant entrer en ligne de compte dans nos opérations. »

Elle se remémora tout ce qu'elle avait lu à son sujet. Un dossier intéressant. Rescapé de Rakhana, dur au mal, fiancé à l'âge de quinze ans et obligé de combattre au même âge, assistant pendant cette guerre à la mort de sa douce et de son meilleur ami. Il perdit aussi son bras ce jour-ci, lui obligeant désormais à ce servir d'un bras à servomoteurs des plus performants. Le bras aussi était intéressant pour le Courtier de l'Ombre, et, étant donné que ce n'était pas un de ces choix, tombait comme une coïncidence face au travail qui l'attendait et à son futur hypothétique partenaire, lui aussi amputé d'un bras. Le hasard n'existait pas selon le Courtier de l'Ombre, il n'existe que des occasions. Ce qui, quand l'on possède le plus grand et performant réseau d'information de la galaxie, est salvateur.
Aujourd'hui, Krelek Aelos, s'il l'acceptait, deviendrait peut-être un collaborateur, un agent, un contributeur de ce même réseau, ajoutant sa pierre sur l'édifice d'un contrôle sur cette galaxie en proie au péril. Les rumeurs qui disent que le Courtier de l'Ombre en sait suffisamment pour déclencher des guerres, c'est une évidence. C'est pour ça qu'il a tout intérêt à ce que la stabilité règne, et que d'autres menaces étrangères ne viennent perturber cette stabilité.
Comme les Moissonneurs. Ou un autre plus subtil ennemi...



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Jeu 17 Juil 2014, 00:04



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."


Un IV holographique apparut à mon côté et m'informa que j'allais être mis en contact avec le Courtier de l'Ombre. Le moment tant attendu arrivait à grands pas et je ne savais réellement pas à quoi m'attendre. J'étais impatient, soyons honnêtes. Je dirai même que j'avais un peu la frousse, le trac de devoir faire face à une personnalité aussi puissante que le maître courtier en personne. Je n'étais pas facilement intimidé, mais là, j'étais dans une situation unique et je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Je me doutais bien que mon interlocuteur n'allait pas me révéler son identité, que cela allait plus être du business qu'autre chose ; je n'étais pas naïf au point de croire que j'allais devenir le bras droit du Courtier, ou son meilleur ami. Mais tout de même, ce n'était pas tous les jours qu'on avait l'opportunité de lui parler. Certains le voyaient en criminel et ne se réjouiraient pas à ma place de converser avec lui. Mais je l'étais tout autant que lui, et peut-être même pire, car je me salissais les mains personnellement, n'ayant personne pour faire la sale besogne à ma place.

La pièce s'illumina lorsqu'un faisceau rouge-orangé scanna chaque parcelle de mon corps, et ce jusqu'au moindre détail. Je sentais clairement qu'aucune zone n'était épargnée. Je savais que c'était là un simple protocole pour afficher une image tridimensionnelle fidèle de mon être au Courtier de l'Ombre, mais quelque chose me disait qu'il y avait plus que cela, comme si le scan n'était pas seulement superficiel, mais que chacun de mes organes, que mon augmentation cybernétique et mon esprit était analysé précisément. D'une certaine manière, je m'en sentis... souillé, comme si on me retirait toute intimité et qu'on me volait mes secrets les plus sombres. Mais je ne fis rien pour interrompre le processus, il était trop tard pour faire marche arrière. Et puis, il était tout à fait possible que mon esprit me jouât des tours. Lorsque l'on sait que la personne à laquelle on va faire face a la main sur des informations susceptibles de déclencher des guerres entre des nations en très bonne entente... on avait tendance à voir le mal partout. Et puis, il était certain que le Courtier de l'Ombre ait déjà recensé toutes les informations possibles sur moi. Si ma paranoïa était fondée, ce n'était qu'un détail, comparé à tout ce que l'intéressé savait déjà. Comment pouvait-il d'ailleurs mettre la main sur toutes ces données ? Comment un tel réseau s'était-il créé ? Comment pouvait-on le contrôler ainsi ? Tant de questions... Et en valait-il la peine de les poser ? Le maître courtier daignerait-il à y répondre ? Il n'y avait qu'une façon de le savoir, et le moment approchait.

Mon scan se termina et c'est une lueur bleuâtre qui éclaira la pièce. Lentement, une image en trois dimensions apparut devant moi. Cela commença par des pieds anthropomorphiques, puis de fines jambes se dessinèrent devant moi. Au bout de quelques secondes, c'était bel est bien le corps d'une femme qui me fit face, et quel ne fut pas mon étonnement lorsque ce fut le visage d'une Asari portant le symbole du Courtier de l'Ombre sur son front qui conclut la matérialisation holographique de mon convocateur ! Une Asari ! Je m'étais attendu à un hologramme grossier et sans personnalité, avec un brouilleur de voix pour assurer un anonymat parfait ! Mais là, je faisais face à une femelle Thessienne qui s'exprimait d'une voix tout à fait naturelle et claire. Etait-ce réellement le Courtier de l'Ombre ? Si c'était un simple avatar, avec un changeur de voix, alors cela relevait presque de la science-fiction, car je ne connaissais aucun programme pouvant reproduire aussi fidèlement l'apparence, les mouvements et la voix d'une Asari. Et si c'était réellement lui, alors elle - étant une femme - faisait preuve d'une audace sans précédent. Sans doute ne craignait-elle rien au niveau de l'anonymat de son identité. Elle n'était qu'une Asari parmi des milliards d'autres et je n'avais aucun nom. Et puis, personne ne me croirait, si je sortais dans les rues en hurlant que le Courtier de l'Ombre était une Asari. Elle pouvait donc s'afficher, car elle était inatteignable dans tous les cas. Et puis, il n'était un secret pour personne que Liara T'soni ait été le maître courtier, pendant la Grande Guerre. L'anonymat, en fin de compte, n'était pas si nécessaire au rang, si ce n'était qu'il assurait un peu plus de sécurité.

- Le plaisir est partagé, maître courtier, répondis-je à sa salutation, me détendant enfin. Je dois dire que... vous n'êtes absolument pas ce à quoi je m'attendais. Vous êtes décidément pleine de surprises ! Enfin, allons droit au but : que me voulez-vous et quel en sera le prix ?



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Jeu 17 Juil 2014, 01:11





Le plus souvent, lorsqu'elle était amenée a contacter des personnes visuellement ou par dispositif audio, il s'agissait déjà d'un agent qui revenait de rapport ou bien qu'elle avait convoqué pour une raison x ou y. Le recrutement était réservé à ses lieutenants, de fidèles chasseurs de têtes entraînés et formés pour cette tâche spécifique. Rares étaient ceux qui l'avaient vu ou ne serait-ce parlé en direct. Alors, combiner à la fois une conversation holographique, audiovisuelle, d'autant plus en forme dévoilée... Cela ne se produisait que des évènements exceptionnels. Pour des personnes exceptionnelles.

L'Asari aimait croire que Krelek Aelos faisait partie de ce genre de personnes. Après tout, il avait réussi ce pourquoi il avait été sélectionné. Dolmenk était à la base un agent spécialisé dans des opérations d'intervention. C'est à dire de la force de réaction rapide, déployable rapidement, en tout temps et en tout lieux. Le Courtier de l'Ombre avait insisté pour que cette fois-ci il y ait des circonstances exceptionnelles. Et quelles circonstances ! L'on pût presque mettre ça sur le coup de la chance. Cependant, la chance, le célèbre marchand d'informations n'y croyait pas : il n'y a que des opportunités saisies au bon moment au bon endroit. Le succès de la réussite était de pouvoir prévoir ces opportunités, tout comme la prévision que l'attentat envers la Doyenne d'Illium fut perpétré par des terroristes liés de près ou de loin au Réseau du Courtier de l'Ombre. Le monde est comme un échiquier géant, où des billiards de pions interagissent. Certains sont des fous, d'autres des cavaliers, des tours, et - les pires - des dames. Les rois finalement n'apportent que l'utilité de la représentation. Facilement renversables, aisément remplaçables, le maître Courtier ne cible que la pièce maîtresse. Le Courtier avait, selon lui, réalisé un coup de maître sur cet échiquier, mais que personne - pour le moment - ne peut relier au reste. Certaines choses sont faites pour être révélées plus tard.

Le Courtier espéra juste que Krelek n'aille pas de trop dans cette direction-ci.

Elle écouta avec intérêt l'allocution du Drell, une réponse plutôt commune dans ce genre de situation, qui indiquait son étonnement, sa contemplation, son intérêt. Il trahissait selon elle une certaine forme d'intimidation traduite par de la précipitation, à savoir que faisait-il ici, et surtout, pourquoi. Il voulait savoir tout et tout de suite, afin qu'il puisse asseoir une stabilité dans ses réflexions, dans sa propre projection du futur suite à un tel évènement. Ce genre de questions flirtant avec ladite limite à laquelle elle faisait allusion plus tôt. Cependant elle prit le temps de réfléchir une petite seconde, avant de concéder comme réponse à Krelek, de sa voix fluette, douce et équilibrée, posant ses mots sans autre précipitation ou bégaiement :
« Si je n'arrivais pas à surprendre, je serais au chômage technique depuis longtemps, ne croyez-vous pas ? », commença-t-elle sous forme interrogative, la question rhétorique troublerait l'information suivante car évidente, jusqu'à ce qu'il en oublie même partiellement ses premières propres interrogations. L'art de la rhétorique. « J'ose imaginer que Dolmenk vous a déjà dévoilé certaines informations, alors par défaut je vais tout reprendre. », laissa-t-elle en suspend, lâchant un bref soupir de lassitude concernant son agent. Elle croisa les bras.

Elle parlait avec une totale maîtrise de soi qu'un ignorant jurerait qu'elle se sentait en position de puissance et veillait à asseoir sa suprématie. L'Asari était juste calme, ne désirant pas perdre le Drell dans un flux de paroles inutiles. Ses mots coutaient cher pour ces personnes, autant bien le leur rendre. D'autant plus que c'était dans son intérêt. Elle continua :
« Cette enquête était un test dans une situation bien réelle. Un test d'aptitude concernant votre capacité à travailler en binôme avec quelqu'un dont le premier handicap serait une paralysie - temporaire - de son bras droit au sens propre. J'ai besoin de vous, monsieur Aelos, pour l'aider dans sa quête. Ne voyez pas ça comme un babysitting, bien au contraire. Sa tâche est complexe et semée d'embûches, surtout avec le nouveau problème Traque-ombres, qui, je le suppose, tentera de mettre à mal vos exactions. »

L'Asari préféra couper l'herbe sous le pied directement du Drell avant qu'il ne pose toute question concernant la compensation, financière ou non. Si les assassins reptiliens sont réputés pour l'exécution de contrats, ils ne sont pas vus comme des grippe-sous. Cependant, autant clarifier la situation le plus tôt possible sur ce point. D'autant plus que cela pourrait le fidéliser et l'amener à s'approprier davantage la proposition. Elle enchaîna donc directement :
« N'ayant pas l'air d'un bénévole, je vous compenserais bien sûr financièrement dans un premier temps, et en avantages dans un second temps. Disons que certaines assurances doivent être confirmées avant de pouvoir vous laisser accès à ces ressources. », elle marqua une pause, insistant légèrement. « Mes ressources. »

Elle décroisa les bras pour recroiser ses mains au niveau de son abdomen, comme si elle attendait une autre question. L'Asari était à 200 pour-cents dans cette discussion, l'information devait être absorbée correctement, traitée efficacement, adaptée immédiatement.


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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Jeu 17 Juil 2014, 13:36



Traque-Ombres

"...Même le Courtier de l'Ombre a des ennemis..."


J'écoutai le Courtier de l'Ombre parler. Elle se montrait très élusive et l'explication qu'elle me donna ne me satisfit pas entièrement. Clairement, elle pouvait m'en dire plus. Mais sa réponse semblait être une persuasion, comme si elle m'invitait à taire mes interrogations momentanément. L'information était son arme et elle n'était pas disposée à m'en faire part entièrement, pour ce qui concernait la raison de son intérêt pour moi. Comme on dit souvent : chaque chose en son temps. Cependant, je n'aimais pas être manipulé - car c'était ce qu'elle faisait ; en limitant mon mes connaissances des causes de notre collaboration, elle s'assurait d'avoir la situation sous contrôle, et donc de pouvoir m'utiliser comme elle l'entendait. Me voir comme un chien que l'on calme avec une petite friandise, penser que l'on pouvait faire de moi un pion, était une grave erreur. Je n'étais pas du genre à suivre aveuglément mes consignes, peu importe d'où elles venaient. Je ne me voyais pas comme une simple arme. Peut-être pensait-elle que j'étais comme les Drells de Kahjé, soumis et sans aucune estime de leur personne ? Mais ce n'était pas le cas, je n'avais pas suivi ces doctrines, et elle le savait très probablement. Sans doute voulait-elle savoir de quelle trempe j'étais, quel genre de personne j'étais réellement. Encore un test ? Probablement. Si j'avais appréhendé notre rencontre, faire enfin face au Courtier de l'Ombre m'avait calmé et j'étais à nouveau dans un état normal. Nous pouvions enfin discuter.

- J'apprécie bien entendu votre offre, Courtier, lui répondis-je, en croisant les bras. Mais vous n'avez pas réellement répondu à ma question. Vous voulez que j'assiste un certain individu, handicapé au bras, et menant une "quête". Or, je sais que vous n'êtes pas un ange protecteur tant que vous n'y voyez pas un certain intérêt, un prix, un bénéfice ! La quête de cette personne vous interpelle donc suffisamment pour que vous vous en mêliez, et quelque chose me dit que ce n'est pas parce qu'elle vous paie. Non, si elle était en mesure de vous payer, elle se serait acheté les services d'un mercenaire elle-même, je me trompe ?

Je commençais à faire les cents-pas, tout en fixant l'Asari, emporté par mon raisonnement. Je ne pouvais pas rester statique, lorsque je discourais, ou raisonnais, et je faisais les deux en même temps. C'était d'un pas lent, les bras dans le dos, que je parlai.

- C'est donc là que j'entre en jeu, continuai-je. Etant impliqué dans cette "quête", vous avez besoin d'une personne fiable, pas un simple chasseur de prime ou assassin, mais quelqu'un qui peut offrir plus que tout cela, quelqu'un à qui vous pouvez faire confiance. Vous savez mieux que quiconque que l'argent n'est pas ma motivation première, car je n'en manque pas. Si vous voulez plus qu'un simple tueur, c'est parce que la personne qui sera associée à votre collaborateur sera alors irrémédiablement impliquée dans votre réseau d'information et certains de vos secrets, dont - je vous rassure - je n'ai que faire.

Je m'arrêtai et fis face au Courtier de l'Ombre.

- Il vous faut donc quelqu'un de fiable, qui "en vaille le coup". Et c'est probablement là la raison de votre apparition en face de moi, sans aucune censure, qu'importe si cet hologramme est une machination ou non. Une preuve de bonne volonté et d'un désir de bonne collaboration, peut-être ? Qu'en sais-je et qu'importe ! Vous voulez mon aide et vous l'aurez. Mais dans un rapport de confiance, celle-ci doit être mutuelle. Or, je ne peux pas vous faire confiance si vous voulez jouer la carte du mystère. J'espère simplement que, lorsque le temps sera venu, vous vous montrerez un peu plus transparente. Est-ce que je me trompe sur cette affaire ?

J'avais été audacieux en mon discours, presque arrogant, et j'en avais conscience. Mais je n'étais pas quelqu'un à prendre à la légère. Je n'étais certes loin d'être aussi puissant que le Courtier de l'Ombre et sans doute m'étais-je élevé un peu au dessus de ma condition, mais il était hors de question que le maître courtier me sous-estime. Peut-être mon résonnement était-il faux, mais au moins savait-il de quelle trempe j'étais fait.



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MessageSujet: Re: Traque-Ombres   Ven 18 Juil 2014, 17:23





L'Asari holographique écouta patiemment l'allocution de son interlocuteur écaillé. C'était plus ou moins exactement le genre de réaction qu'elle attendait, qu'elle espérait même. Les choses allaient pouvoir devenir plus intéressantes. Pour lui, comme pour elle. L'enjeu était de taille pour les deux protagonistes. De cette discussion résulterait l'avenir de Krelek Aelos, mais, indirectement, aussi du Courtier de l'Ombre. A plus grande portée aussi grâce à la tâche de son futur compagnon. Quand il eût terminé, l'Asari sourit. Un sourire qui ne se voulait pas condescendant, mais compréhensif. Comme si il y avait vraiment de la saine satisfaction derrière ces lèvres plissées. Elle répondit à l'assassin Drell.
« J'apprécie et récompense l'audace, monsieur Aelos. Vous avez raison. Je ne vous ai pas fait venir ici pour un vulgaire contrat à durée déterminée. Je n'ai pas besoin d'un vulgaire assassin. J'ai besoin d'une force de volonté, compétente, et polyvalente. J'ai besoin d'une voix, d'une Main. J'ai besoin d'un agent. Un agent comme vous. »

La chose était dite. Il n'y avait là aucune once de désespoir dans cette requête. Elle avait de nombreux agents, mais chaque agent est unique et dispose de ces propres compétences, qualités et défauts. Elle ne rechigne jamais contre un bon élément. Cependant, là il s'agissait d'autre chose. Il lui fallait quelqu'un avec ce petit quelque chose en plus. Surtout pour ce qui l'attendait. Elle ne pouvait atteler n'importe qui à cette tâche, ce pourquoi il avait été testé. Il lui fallait quelqu'un avec un certain potentiel qui ne demande qu'à mûrir pour être exploité. L'Asari croyait en cela. Le Courtier de l'Ombre, croyait en cela.

Il lui fallait maintenant avoir confiance. L'Asari dut reconnaître qu'elle avait volontairement omis des informations. Une erreur de sa part, qu'elle allait corriger dans la foulée. C'était des informations d'importance capitale. Cependant, tôt ou tard, il devrait savoir. Autant qu'il soit mit au courant maintenant. L'Asari choisit précieusement ses mots, avant de continuer.
« Pour votre tâche, vous aurez besoin d'un accès au Réseau, que je vous fournirais en fonction de votre accréditation. Si certains fichiers vous sont restreints, vous n'aurez qu'à m'en demander l'autorisation. Je vais maintenant vous dire à quelle sauce vous allez être mangé, et, le plus important, pourquoi. »

Le plus important allait désormais pointer le bout de son nez. Les zones d'ombres allaient enfin disparaître, sembler plus transparentes, pour petit à petit laisser apparaître la trame de fond. Le pourquoi du comment, la raison de tout ceci. Le but à atteindre. L'horizon à suivre.
« Votre futur coéquipier sera nommé Ataan. C'est un assermenté du Réseau qui doit partir à la recherche d'un cœur de Moissonneur, dans un endroit dont seul lui possède les informations. Vous devrez l'accompagner. Nul doute qu'il aura besoin de votre aide.
« Étant donné comment vous me percevez, je me dois de m'expliquer sur une chose. Je n'agis pas uniquement par cupidité. Si je suis avare d'information, le gain financier ou de pouvoir a une importance bien moindre. »

L'Asari se dégourdissait les jambes en faisant quelques pas, elle continuait cependant de regarder Krelek alors qu'elle semblait lui délivrer l'essence même de son existence actuelle. Cela ne se percevait peut-être pas, mais c'était un véritable crève-cœur. Très peu de personnes, trop peu de personnes, étaient au courant de ce qu'elle allait lui annoncer. Elle avait des preuves, elle avait des moyens, elle avait un but. Il ne manquait plus qu'une ambition, une cause, commune à d'autres volontés de cette galaxie.
« Les Moissonneurs étaient une tragédie, une catastrophe. Un danger immédiat, la seule chose qui rassemble les gouvernements et groupes de cette intrépide galaxie. Tous pensent en avoir terminé. Cependant, la réalité en est toute autre. Un ennemi étrange, invisible, vicieux, traître, insaisissable, imprévisible, rôde dans certains secteurs dans la galaxie. Cet ennemi est tout autant si ce n'est plus dangereux encore que les Moissonneurs. C'est un ennemi non conventionnel, sur lequel on ne peut simplement pointer un canon et l'abattre. »
Elle laissa un petit blanc d'une à deux secondes. Comme si elle réfléchissait.
« L'énergie noire vient sur nous. Elle ronge petit à petit notre galaxie, nous condamnant tous dans la même occasion. Alors que personne ne l'a même remarqué ou l'ignorant malgré les ultimatums, j'ai décidé d'agir. »

Elle sembla soupirer. Elle espérait de tout coeur que Krelek comprenne les enjeux. Cela la dépassait elle-même. L'Asari semblait décidée à se transformer en porte-étendard, mais elle ne pouvait le faire seule. Elle avait besoin de soutien, d'aide. Malgré son pouvoir, il lui fallait le marteau pour frapper l'enclume.
« J'ose espérer que vous comprenez que cela dépasse mon propre intérêt, si ce n'est celui de pouvoir vivre sans compter sur une bombe à retardement. Mon Réseau est certes controversé pour les conséquences qu'il crée, mais il n'est pas là sans but. C'est une machine qui a besoin d'avancer dans une direction. J'ai besoin de votre aide pour cela. »




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