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 Cinq chats, une seule souris

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Inspiration Divine
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MessageSujet: Cinq chats, une seule souris   Dim 16 Nov 2014, 23:56
Intervention MJ : Oui (Xern Tortus)Date :  11 Novembre 2199RP Tout public
♦ J’ango Garnar ♦ Liam Harwick ♦ Ravilla Aper ♦ Xern Tortus ♦ Kori’Penyo Nar Tarek ♦
Cinq chats, une seule souris


Messagerie Extranet:
 


Citadelle - Bulle locale - 10 Novembre 2199

Naki fonçait à travers les couloirs de la Citadelle, esquivant facilement les personnes se posant en travers de son chemin. Elle marchait du pas rapide de celle qui savait où aller. Derrière elle, son frère jumeau peinait à suivre son rythme. Il baragouinait dans son dos, boudeur comme à son habitude. D’un mouvement brusque, Naki s’arrêta net et fit face à son frère.

- Oméga Kori ! Réveille-toi un peu ! Tu crois franchement qu’on arrivera à quelque chose tout seul là bas ?

Elle semblait exaspérée au plus haut point par le comportement de son frère. Il haussa les épaules, habitué depuis longtemps à rester seul, ce voyage sur Oméga n’avait jamais été envisagé comme étant à plusieurs. Bien sûr qu’il avait conscience des risques de cette station réputée pour être la plus dangereuse, réputation allant jusqu’à percer les maigres blindages de la flotte Quarienne alors qu’ils n’étaient encore que des enfants.

- Je sais bien Naki, mais tu penses quand même pas emmener une militaire dans ce genre d’endroit ?

Il prit le même ton que sa soeur, par moment, sa soeur prenait cet air supérieur qu’il lui connaissait bien, celui qui lui rappelait qu’il s’était toujours senti à part et inadapté aux autres. Bien sûr, emmener quelqu’un pour les accompagner et les aider était une bonne idée en soi, mais une militaire ? Est-ce que Naki avait réellement conscience de ce qu’ils partaient faire sur Oméga ?

- Tu sais, reprit Kori, que ce qu’on va faire là bas n’est sûrement pas très légal, tu penses franchement qu’une militaire aura envie de se mettre dans des situations dangereuse pour elle et sa carrière de son plein gré ?

Naki haussa les épaules, visiblement, l’idée de partir seule ne l’enchantait pas. Ce que son frère pouvait comprendre.

- Elle nous a aidé alors quand on est arrivé sur la Citadelle, elle nous a bien fait comprendre que, si on avait un soucis, on devait lui en parler.

Kori leva les bras, agacé par l’obstination maladive de sa soeur.

- Mais on a aucun soucis Naki !

- Pour l’instant non ! Mais attends de voir une fois sur place ! Je te rappelle que même ici tu as réussi à te retrouver au sol, à moitié assommé, au beau milieu d’un bar...

L’évocation du bar lui remémora de mauvais souvenir...Alors qu’il tentait de faire décrypter l’étrange message que leur père avait tenté d’enregistrer avant sa mort, les deux jumeaux s’étaient retrouvés nez-à-nez avec un Krogan : J’ango Garnar. Alors que les deux Quariens commençaient à peine à se sentir en place sur la gigantesque station, ils s’étaient subitement trouvé en fâcheuse posture alors que le Krogan, en échange d’informations, les avait entraîné à la suite d’un humain peu fréquentable pour tenter de lui poser un émetteur. La mission s’tant finalement déroulée avec succès, Kori n’en n’était pas pour autant sortit indemne, de nombreux bleu ponctuait encore son corps suite aux coups reçus par un des gardes du corps de ce fameux Ming Shen.

Naki se retourna et repris son rythme effréné jusqu’à la porte d’un appartement. Kori s’installa sur le coté, adossé au mur, alors que sa soeur actionnait l’interrupteur dont le son résonné à travers l’appartement loué.Ils durent attendre plusieurs minutes avant qu’une voix, rendue métallique par l’interphone, ne leur demande de s’identifier.

- Bonjour, annonça Naki. C’est Naki et Kori’Penyo. On s’est permis de venir vous voir car nous aurions un...Service, à vous demander...

À la suite de cette annonce, la porte coulissa rapidement, laissant place à une Turienne aux marques vert pâles. Arquée dans l’encadrement de son entrée métallique, Ravilla Aper leur lança un regard interrogateur.


***


Oméga - Nébuleuse d’Oméga - 11 Novembre 2199

L’entrée rougeoyante de l’immense station pirate rayonnait de manière malsaine au travers des casques transparents des deux Quariens. Le départ de la Citadelle s’était fait rapidement, Ravilla Aper, alors à leur coté en ce moment, avait insisté pour qu’un autre Turien les accompagne : Nemesis. Encore un de ces Turiens immenses qui dépassait les Quariens de deux bonnes têtes ! Ca peau, dans les bruns, était plus terne que celle de Ravilla, et ses yeux...Kori n’avait que rarement vu des Turiens sur Rannoch, mais il ne doutait pas que peu d’être dans la galaxie ne devait en avoir de semblables. D’un bleu profond, presque hypnotisant et inquiétant tant il semblait vous violer l’âme par certains moments, et pourtant...Peu importe qu’on appréciât plus telle ou telle espèce, qu’on est telle ou telle orientation, il semblait impossible au jeune Quarien que quelqu’un puisse se détourner de cette couleur si singulière qui semblait accrocher le regard quoiqu’on y fasse. Kori se demanda même comment Ravilla faisait pour rester impassible lorsqu’on son ami Nemesis posait son regard sur elle.
Lorsque leur amie Turienne leur avait proposée de partir accompagné, Kori avait tenté d’en savoir plus sur ce Xern, en quoi pouvait-il les aider ? S’il avait été plutôt aisée de convaincre la Turienne militaire, au grand étonnement de Kori, ce grand Turien ne semblait avoir accepter ce voyage que pour sa compatriote. Kori avait alors tenté de glaner quelques renseignement quant à leur relation, mais Ravilla s’était montrée très évasive à ce sujet, même les questions innocentes de sa soeur Naki ne parvinrent pas à percer ce mystère.

Mais peu importait, maintenant qu’il se tenait dans cette grande allée, pleine de créatures qui paraissaient peu recommandables aux premiers abords - Sûrement d’ailleurs qu’il ne l’était réellement pas ! - Kori dut bien admettre que Naki avait eu raison de faire appel à leur amie. En quittant la Citadelle, les deux jumeaux avaient pu récupérer leur Predator et, sans grand étonnement, personne ne les leur avait réclamé à leur arrivée sur Oméga. Néanmoins, savoir que l’intégralité des gens présent auprès d’eux portaient une arme ne rassurait pas du tout le Quarien.

En face du petit groupe d’arrivant s’ouvrait au bout d’une volée de marche une gigantesque entrée au dessus de laquelle, écrit en lettre de feu, s’étendait un mot : Afterlife. Le lieu indiqué dans le message reçu par leur correspondant. Kori se tourna vers ses compagnons.

- J’ai pas eu le temps de vous remercier de nous avoir accompagné Ravilla, et vous aussi monsieur Nemesis.

Naki appuya les propos de son frère.

- Alors, reprit le Quarien. On est censé rencontrer ce Zap à l’Afterlife. Je connais pas du tout cette station mais je suppose que c’est cette endroit là.

Il désigna le long couloir qui s’étendait devant eux.

- Je ne suis pas sûr que nous voir débarquer à quatre le mette en confiance...Enchaîna le pèlerin.

Les deux géant face à lui hochèrent la tête. Naki observa son frère de près, tentant de savoir s’il pensait réellement ce qu’il venait de dire où s’il essayait juste un méthode plus que mauvaise pour se débarrasser de leurs protecteurs. Après ses intenses réflexions, elle dut admettre qu’il avait raison.

- Effectivement, concéda-t-elle. Je suppose que deux jeunes Quarien seront toujours moins impressionnant que deux Turiens en armure...Il vaudrait peut être mieux que vous nous surveilliez de loin, au cas où ça tournerait mal.

Elle accorda un signe entendu à Ravilla et son ami avant de se rendre compte que Kori entamait déjà le trajet jusqu’à l’entrée du fameux bar. Un dernier coup d’oeil sur leur amie Turienne lui fit comprendre qu’elle pensait la même chose qu’elle à propos de son frère à savoir, à l’heure actuelle : Mais quel crétin !

L’Afterlife était un lieu tout aussi rouge que le reste d’Oméga, un endroit où transpirait le vice, la violence et tout autre chose dont Kori et Naki n’avait pas envie de prendre conscience. Au centre trônait un comptoir circulaire derrière lequel plusieurs serveurs et serveuses de toute race. Au dessus de ce grand cercle de beuverie ainsi qu’aux quatre coins du bar, des danseuses à moitié nue se pavanait à des barres de métal face à des hommes avide de chair fraiche ou simplement d’alcool. Naki marchait bouche ouverte tant elle était stupéfaite par ce déversement de débauche. Tout cet étalage de vice était ponctué par une musique insistante, brutale et électrique, le genre de musique qui pénétrait l’âme et rendait grisant tout acte inconvenant ou déplacé. Kori sentait les pulsations des ondes sonores palpiter au creux de son corps, l’enivrant et lui accordant une confiance incompréhensible alors qu’il s’adresse à une Asari derrière le comptoir.

- Excusez-moi, euh...Madame, débuta-t-il maladroitement.

L’Asari en question le dévisagea de haut en bas, sondant certainement ce que le Quarien était prêt à lui donner. Ses yeux semblaient plus intéressé par un humain, veste rouge que Kori trouvait tout à fait à son goût, et qui paraissait bien plus habitué à l’ambiance générale de la station pirate.

- Salut mon mignon. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? Demanda-t-elle langoureusement.

Lorsque sa soeur s’approcha à son tour, l’Asari sembla perdit un peu de son intéressement envers Kori. Le Quarien inspira un grand coup et réajusta sa veste bleue par dessus sa combinaison.

- Je cherche un certain Zap. On m’a dis que je pouvait le contacter à l’Afterlife.

La serveuse observa le jeunot qui se tenait face à elle, d’un regard froid, désintéressé. D’un mouvement de menton, elle désigna les sièges placé derrière eux. Des sièges vides, avec au milieu l’une de ces danseuses peu pudique.

Naki ne put s’empêcher de détourner le regard de la créature accrochée à sa barre, un  doigt sensuel et tentateur pointé vers les Quariens, qu’elle replia sur lui même en signe de bienvenue.

- Installez-vous les enfants, insista l’Asari derrière le comptoir. Il viendra dans peu de temps.

À ces mots, la serveuse s’en alla de coté. Kori et sa soeur se regardèrent quelques instants, hésitant à s’approcher du recoin et de sa créature. Toutefois, ils finirent par succomber et, lorsqu’une fois assis, la danseuse vint se trémousser aux alentours du Quarien, Naki trouva tout de même important de prendre une photo avec son omnitech, sous les yeux assassins de son frère. Juste un souvenir de leur pèlerinage.

Le temps passa et parut bien long pour le pauvre Kori, et pourtant, une voix finit par se faire entendre à coté d’eux.

- C’est vous les Quariens ? Demanda-t-on d’une voix teintée de méfiance.

Kori regarda la personne qui s’était doucement approché d’eux, un Humain, plutôt petit, ou du moins de la taille du Quarien qui n’était pas bien grand. Ses cheveux coupés courts et ses multiples morceaux de métal lui donnait un air dangereux. Kori jeta un oeil entendu à sa soeur.

- Apparement...Répondit-il soutenant le regard de ce fameux Zap.

L’homme s’installa auprès d’eux, sans même lever les yeux sur la créature enchaînant des mouvement étonnement souples.

- Bien, j’ai reçu vos crédit. Pour le décryptage, donnez-moi votre omntech. Pour ce qui est des Berserkers, quelqu’un viendra à vous d’ici peu.

- Quelqu’un ? Demanda Naki. Comment est-ce qu’on le reconnaîtra ?

Zap regarda la Quarienne, un léger sourire en coin.

- Ne vous inquiétez pas, vous le reconnaîtrez quand il viendra, vous serez même étonné de le voir, croyez-moi.



Honneurs:
 


Dernière édition par Kori'Penyo Nar Tarek le Mar 18 Nov 2014, 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Lun 17 Nov 2014, 21:27
Des cris et des braillement particulièrement puissants s'échappèrent de la pièce. Très rapidement, deux vortchas en sortirent, détalant rapidement. Le premier glissa et manqua de se fracasser contre le mur quand le deuxième parvint à négocier son virage de manière relativement correcte. Les deux prirent la poudre d'escampette aussi rapidement, frôlant J'ango et passant à deux doigts de se casser les dents contre lui. Fort heureusement, il eut le réflexe de se décaler un peu sur le coté et de les regarder un instant quitter les lieux de manière précipitée. Eh bien. Jurdon devait être sacrément en colère. J'ango se fraya un chemin dans le couloirs en passant à cotés des Berserkers assis dans le coin en attente que les choses se calme et pénétra dans le bureau. Jurdon agitait avec force le bras en face d'un subordonné vortcha qui semblait à deux doigts de se faire dessus. Dans le coin de la pièce en reposait deux supplémentaires, l'air tout aussi peu rassuré que le premier.

« Pour qui se prend cet enculé, au juste ? Et vous êtes pas foutu de me dire qui il est ou capable de lui mettre la main dessus ? Tas de cons, je me demande bien pourquoi je vous paye, petites saloperies ! Qu'est ce qui m'empêche de vous briser le cou ?! »

J'ango toussota, attirant le regard noir de colère de Jurdon. Il ne fit rien pour empêcher son congénère d'avancer dans la pièce et le laissa même faire face au bureau. D'un coup de braillement, il renvoya le vortcha qui lui faisait face d'où il venait. Comme les deux premiers, cet alien déguerpit comme un lapin vers son terrier, laissant J'ango face a son chef et avec deux vortchas supplémentaires dans le coin.

« Ca va chier, J'ango. »
« P..Patron. Vous voulez qu'on fasse quelque chose ? » tenta l'un des vortcha. Jurdon se retourna et lui s'approcha d'un pas lourd, l'air meurtrier.
« Et si tu fermais ta putain de gueule, trou du cul ? Pigé ? » aboya t-il.
« S-sûr patron ! Bien entendu... » gargouilla mollement le vortcha.

Jordun se tourna vers J'ango.
« Quelqu'un à fumer, boss ? Je peux le faire ? »
« Ah ! Tu tombe toujours au bon moment, pas vrai ? Tss... Ouais. Y'a un fils de pute de journaliste qui se croit tout permit sur MON territoire ! »
« Je lui pète la gueule dans l'immédiat ou je le ramène ici pour qu'on négocie ? »
« Pas si vite, mon p'tit. Ce type a mit le doigt sur des affaires un peu trop privées. Qui ne concerne que moi et certains de mes amis. Pas question que je laisse un troufion lui arracher ces infos tout seul. »

J'ango hocha la tête. De toute façon, il était pas payé pour savoir.
« J'avais déjà un travail pour toi. Y'a ce petit avorton de zap qui m'a contacté récemment. Paraît qu'il a trouvé un potentiel client pour un coup. Tu peux aller voir ce que c'est, n'est-ce pas ? Pourquoi je demande. Bien sûr que oui ! Et... Si tu trouve ce foutu journaliste au passage... Je vais te faire une description de lui... Je veux voir cet enfoiré les couilles pendues devant moi et les tripes à l'air. Pigé ? Si tu le croise, tu le bute. Lentement et de manière douloureuse si possible. »
« Donnez moi les infos et je le liquiderais, patron. C'est un job que je connais bien. J'ai appris la résistance des rotules humaines grâce à mon expérience au sein de notre magnifique entreprise. Après tout, je ne suis qu'employé et vous employeur, pas vrai... C'est pour "le bien de la société".»
« Sens du devoir hein ? Ah ! J'aime ça. Ces petits idiots de vortchas sont tous des incapables. J'ose espérer que toi, tu sauras te montrer utile, pas vrai... T'es pas un foutu vortcha de mes quatre.... N'est-ce pas ?»

Le regard de Jurdon se fit plus sévère. Et ce regard disait « Si tu te rate, mon pauvre salopard, tu as pas idée de ce qui va t'arriver ». J'ango hocha la tête, guère impressionné par ce qui lui semblait être un travail facile.

« Donnez moi la description et ce qu'on sait sur lui. Je vais m'occuper de ce cher Zap et de ce fouineur. »



De son coté, Zap travaillait sans un bruit sur l'omni-tech qu'on lui avait fournit. Cela faisait environs une dizaine de minutes qu'il avait commencé son opération. Il n'esquissait pas un sourire et ne semblait être absorbé que par son travail, ignorant parfaitement son entourage. Au bout d'un petit moment, il cessa tout mouvement, reposa l'omni-tech et hocha la tête.

« Voilà. J'ai terminé. Vous pouvez le reprendre. » déclara t-il simplement.

Il se leva, rangea son attirait, remit son manteau et sembla être sur le point de partir, comme si il n'était venu ici que pour signer un contrat ou pire, boire un simple verre. Il hocha simplement la tête à l'attention de son client et quitta les lieux aussitôt.

« Rappelez moi. » furent les seuls mots qu'il prononça avant de disparaître des lieux.

Et tandis que lui disparaissait, de manière beaucoup moins discrète, le gros faciès de J'ango se manifesta dans la pièce. Il jeta un œil tout autour de lui à la recherche de celui qui avait pût être le client de Zap, se demandant encore quel genre de connerie on allait lui demander.

« A qui je dois mettre une taloche pour m'avoir dérangé ? » aboya t-il.






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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 19 Nov 2014, 21:37
« Quand tu disais vouloir te faire oublier, ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais. » dit Ythaq.

Depuis deux mois que Liam et son nouveau compagnon Raloi avaient quitté la Terre en catastrophe, suite à l'évasion de Liam en pleine milieu de son propre procès, les deux fuyards s'étaient retranchés sur Oméga, la fameuse station phare des systèmes Terminus. Et le Raloi ne comprenait pas trop le cheminement de son partenaire. Ce dernier était recherché dans tout l'espace de l'Alliance, et peut-être concilien, et pourtant il restait là tranquillement à boire des verres au comptoir de l'Afterlife sur Oméga.

« Te tu poses trop de questions, Ythaq. On est hors de la juridiction du Conseil, donc le seul moyen qu'ils auraient de me mettre la main dessus serait de nous envoyer un Spectre. Et si tu veux mon avis, je pense qu'ils ont d'autres chats à fouetter. D'ailleurs » ajouta-t-il tout en reprenant un gorgée de son verre « c'est même pas dit que le Conseil me recherche. C'est surtout l'Alliance qui m'a en grippe. »

Malgré les explications de Liam, le Raloi ne semblait pas très convaincu.

« Peut-être que tu as raison, que le Conseil ne te recherche pas activement, mais je maintiens que ce n'est pas prudent et qu'il te faudrait songer à un moyen de te faire oublier. Et je doute que t'afficher presque tous les soirs dans ce club soit la meilleure des façon d'y parvenir. »

En effet, les deux fugitifs avaient passé le plus clair de leur temps à l'Afterlife depuis leur évasion. Et quand on voyait ce qui pouvait y passer, dans ce bar, les inquiétudes d'Ythaq étaient tout à fait légitimes. Ce qui conduisit Liam à se reprendre quelque peu en main. Ce dernier vida alors son verre et ouvrit son Omnitech pour parcourir Extranet. "Voyons voir …" Liam était faussement absorbé par ses recherches, et cela se voyait comme le nez (ou le bec) au milieu de la figure. Ythaq ne manqua pas de le lui faire remarquer.

« Hein ? Oh non, rien je repensais à … un vieux souvenir, d'ailleurs je ne sais pas pourquoi j'y pense, ça n'a aucun rapport avec la situation.
-Les humains sont vraiment des créatures étranges, mais fascinantes.
-Et encore, avec moi tu es tombé sur un spécimen des plus singuliers. » rétorqua Liam sur le ton de la plaisanterie. « Quoi qu'il en soit, si on veut pouvoir repartir d'ici un jour il va nous falloir faire le plein du Lightbringer. Et pour ça il faut de l'argent. Je piocherai bien dans mes réserves mais … »

Liam marqua une pause, ce qui fit tiquer son compagnon. Cet arrêt si soudain était suspect, comme si l'humain cherchait à cacher quelque chose. Et au vu de l'hésitation dont il faisait preuve à reprendre la suite de sa phrase, il ne devait pas s'agir d'un petit secret de pacotille. Aussi, Ythaq allait se faire un malin plaisir à le tarauder de questions sur le sujet, afin de découvrir ce que son coéquipier mijotait.

« Mais quoi ? Qu'est-ce qui pourrait t'en empêcher ? Tu as quand même un beau palmarès d'activités, tes réserves monétaires sont donc forcément remplies en conséquence. Alors qu'est-ce qui t'en empêche ?
-Disons que … Je préfère les garder pour une occasion plus … particulière. Urgente. On ne sait jamais, si par exemple je venais à perdre le Lightbringer, il me faudrait un nouveau vaisseau. Et crois moi que ça n'est pas donné, un engin de la trempe de mon Lightbringer.
-Hmmm hmmm. Si tu le dis. »


Bien évidemment, le Raloi n'était pas satisfait par la réponse de Liam, et il était évident que ce dernier ne lui avouait pas tout. Mais il ne pouvait pas non plus lui en vouloir : leur rencontre avait été plutôt fortuite, et même si Ythaq lui avait sauvé la vie et l'avait côtoyé pendant deux mois sur Oméga, il n'était pas tout à fait insensé de sa part d'être encore quelque peu méfiant envers le Raloi. Cela dit, Ythaq était bien décidé à découvrir ce que cachait l'humain, afin au moins de s'assurer que cela ne mettrait pas en danger ses idéaux.

Durant que Liam recherchait donc quelque chose qu'il était le seul à connaître, Ythaq remarqua en baladant son regard sur le reste du club deux Quariens qui firent irruption dans son champ de vision. Les deux individus, un mâle et une femelle – ce qui voulait dire qu'ils étaient soit frère et sœur soit amants – avaient l'air plutôt jeunes. Cela indiquait qu'ils effectuaient sans doute leur Pélerinage, sorte de rite de passage à l'âge adulte dans la culture de leur peuple.

Intrigué par la présence de ces deux êtres plutôt chétifs, Ythaq les observa un moment en silence, de loin, comme un prédateur observant sa proie avant de fondre sur elle, avant de donner un léger coup de coude à Liam pour attirer son attention. Ce dernier leva le nez de l'écran holographique de so Omnitech et regarda son compagnon.

« Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
-Regarde un peu ces deux Quariens, là bas.
-Oui, et bien ? À croire que c'est la première fois que tu en vois. Depuis la fin de la guerre et la récupération de Rannoch, on en croise beaucoup plus souvent, même sur Oméga.
-Tu ne remarques rien d'anormal ? Ils sont si jeunes. Ils doivent être en pèlerinage, tu ne crois pas ?
-En pèlerinage ? Tu veux cet espèce de tradition ou de rite qui consiste à quitter la flotte – enfin maintenant Rannoch – et de n'y revenir que lorsqu'on a trouvé quelque chose qui pourrait contribuer à l'évolution de la race Quarienne ? J'ai toujours pensé que c'était un mythe, une légende qui entourait leur peuple.
-C'est aussi réel que ton évasion de la Terre, mon cher ami imberbe. Mais je me demande pourquoi ils seraient venus ici … C'est sans doute le pire endroit de toute la galaxie pour effectuer un tel rite.
-Là, tu marques un point. Soit ils sont complètement inconscient et auquel cas ils auraient tout intérêt à déguerpir d'ici au plus vite, soit ils trempent dans des affaires louches.
-Je n'en sais trop rien, mais j'ai la mauvaise impression qu'ils ne vont pas survivre longtemps ici sans protection. »


Suite à ces paroles, Liam se leva et s'étira longuement avant de joindre ses mains et de se faire craquer les doigts. « Dans ce cas, allons leur proposer nos services. Joignons l'utile à l'agréable et trouvons un petit boulot, ça nous évitera de rester encore ici deux mois de plus à ne rien faire. »

Malgré une légère appréhension, Ythaq ne put se résoudre à décliner l'offre de Liam, car l'idée de passer encore deux mois à siroter des verres d'alcools plus infects les uns que les autres lui donnait envie de vomir. Cependant, alors qu'il faisait mine de se lever, le Raloi remarqua de ses yeux aviaires que les deux Quariens discutaient avec un homme, à première vue non chalant. Ce dernier pianotait sur l'Omnitech du jeune Quarien, et lui tendit quelques minutes après, avant de se lever et de partir sans prendre la peine de leur dire au revoir. C'est là qu'il remarqua un Krogan s'approcher des deux pèlerins. Ce dernier, faisant preuve de toute la délicatesse et la subtilité de son peuple, se contenta de dire de sa voix rauque et puissante :

« A qui je dois mettre une taloche pour m'avoir dérangé ? »

Ythaq se tourna vers Liam, mais ce dernier était déjà en route vers le trio, entamant la périlleuse traversée de la piste de danse. Dans quoi allaient-ils s'embarquer, ni Liam ni Ythaq n'en avait la moindre idée. Mais une chose était sûre, l'un comme l'autre, les deux compagnons se refusaient à continuer de perdre leur temps dans ce foutu bar, et ce qui se profilait à l'horizon promettait un avenir mouvementé et aventureux.


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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Jeu 20 Nov 2014, 00:38
Cinq chats, une seule souris
"...Petite chasse à l'homme..."

Bloody Star, 10 novembre 2199, 14:55

Alors que le Bloody Star et ses deux sœurs s'amarraient à un des docks disponibles de la fameuse station Omega, le Capitaine Xern Tortus savourait tranquillement une liqueur de Palaven dont il avait récemment refait les stocks, étant un grand amateur de ladite boisson et en buvant régulièrement, des fois à l'excès. Il était affalé sur son lit, le dos appuyé contre le mur d'acier qui entourait la pièce entière, arborant son armure de la Garde Noire, fraichement nettoyée. L'esprit volatile, il repensait au dernier raid qu'il avait effectué sur un navire marchand Volus blindé d'argent et différentes ressources aux valeurs alléchantes pour le pirate qu'il était. Cela avait été le jackpot du mois, la douce récompense de plus de trois semaines d'écumage de différents secteurs des Systèmes Terminus à la recherche de victimes à dépouiller, de mines à voler et d'exploration, le tout sans grand succès, ce qui avait eu pour conséquence de démoraliser quelque peu l'équipage du Turien, et ce jusqu'à trouver ce cargo, rendu lent par le poids de ses marchandises et qui avait été facile à capturer pour les trois frégates constituant la flotte du Capitaine. L'événement avait été la cause d'une grande joie parmi les pirates, qui s'étaient pour la plupart enivrés, vidant les trois vaisseaux de leurs stocks d'alcool et de malbouffe, ce qui avait forcé le trio sanguinaire à faire halte sur Korlus pour se ressourcer et vendre une partie des ressources acquises par le raid, le tout sans s'attarder plus que de raison sur la planète, se situant hors des Systèmes Terminus, résultant en la présence de patrouilles conciliennes. Omega, comme toujours en fin de voyage, avait été la destination finale, étant le lieu de prédilection de ces loups de l'espace, faisant usage de la sempiternelle station pour assouvir leurs besoins les plus primitifs et s'enivrer le plus possible, dépensant leur solde en quelques nuits seulement, avant de devoir repartir. S'en suivaient alors des nuits de débauches et de sexe, de combat et de jeux, de joies et de tristesses. Si la ville aux milles et uns vices était pour certains un cauchemar à éviter à tout prix, un lieu d'extrême danger et de mort, elle était pour les pirates un paradis, car débarrassée de toute loi - si ce n'était la règle d'or d'Omega - et remplie d'activité à faire, impliquant soit des prostituées, soit des activités illégales.

On toqua alors à la porte et un Butarien apparut, informant le Xern que les trois frégates étaient amarrées et que l'équipage avait rejoint les entrailles de la station avec leur solde respectif et n'allant probablement pas revenir avant de ne plus avoir un seul sous. Quelques énergumènes étaient restés sur le Blood Star, plus calmes et raisonnables que les autres, souvent des pirates plus vieux et plus expérimentés, qui avaient eu leur lot de débauche dans leur vie et qui se lassaient quelque peu de ces soirées de folie où alcool, drogues et femmes régnaient. Il s'agissait pour la plupart des plus loyaux sujets du Capitaine, ceux l'ayant accompagné dans son aventure depuis le début, sur Korlus, en 2195, et en qui le Turien avait parfaitement confiance, n'hésitant pas à leur laisser la responsabilité de garder les trois frégates lorsque lui-même s'absentait. Car oui, Xern avait beau être un pirate plus noble que les autres, suivant des principes et ayant des idéaux se reposant sur le sens de l'honneur et de la morale, il restait un pirate, il restait un Turien qui s'était libéré des codes de conduite de la Hiérarchie, dans lesquels il avait baigné pendant des années avant d'être lâchement trahi par la Garde Noire, l'instance la plus honorable de l'armée de Palaven. De ce fait, lui-même appréciait les nuits de beuveries, même s'il était clairement plus raisonnable que ses compères et ayant un penchant moins prononcé pour courtisanes de la station et les drogues. Ce qu'il aimait, c'était l'ambiance des bars et boîtes de nuit d'Omega, c'était la bonne humeur d'une soirée passée avec ses amis, ses frères d'armes, découlant de l'alcool qu'ils buvaient, il aimait la fête, car tout cela lui donnait l'impression de vivre, d'exister. Alors certes, s'il ramenait une femme, il ne s'en plaindrait pas, mais, contrairement à ses matelots, ce n'était pas son objectif, ni ce qu'il cherchait le plus, c'était un simple bonus. Et puis, payer des prostituées ne faisait pas partie de ces choses qu'il trouvait honorable, même s'il ne s'y opposait pas. En fait, il était radin et détestait payer pour obtenir le plaisir de goûter à la chair d'une femelle, il préférait que cela soit un service mutuel né du désir de deux partis. En conséquence, il avait des contacts sur la station qu'il pouvait appeler s'il trouvait son lit trop vide.

C'est d'ailleurs de l'une de ces femmes que le Butarien - encore présent dans la cabine - annonça avoir une missive à transmettre au Capitaine. Il s'agissait de Ravilla Aper, une Turienne bien connue du pirate, car étant son amante. Si le mot suggérait une relation amoureuse, il n'en était pourtant pas le cas. En effet, les deux spécimens ne partageaient aucun sentiments romantiques l'un envers l'autre, seulement une attirance physique qui les menait à, lorsqu'ils en avaient l'occasion, passer des nuits enragées ensemble, sur la seule condition de ne pas s'attacher.

- Capitaine, dame Aper vous a envoyé un message y'a quelques heures pour vous indiquer qu'elle veut vous voir le plus rapidement possible, elle a genre besoin d'aide, expliqua le Butarien, nonchalant.
- Merci, tu peux disposer... machin... Je ne sais pas ton nom, répondit simplement Xern, chassant le matelot d'un geste de la main.

Le Turien attendit que l'inopportun quittât la pièce pour enfin se lever, poser sa bouteille d'alcool et s'étirer ; il avait longuement dormi et cela ne l'en rendait pas plus en forme, il aurait besoin d'une bonne heure pour être totalement opérationnel... ou un peu d'eau froide, élément qu'il ne tarda pas à se verser sur le visage. Puis il activa son Omni-tech, faisant apparaître l'hologramme si répandu dans la Galaxie, dans une couleur rouge, et envoya un message à Ravilla pour établir un lieu de rencontre où elle lui expliquerait tout ce qu'il doit savoir, et donc, le sujet de l'urgence, si tant est qu'il s'agît d'une urgence, car il se pouvait tout aussi bien que la Turienne ait prétexté cela pour que Xern ne trainât pas, ayant l'habitude de prendre son temps, lorsqu'elle n'en avait pas forcément. Il n'eut pas longtemps à attendre avant d'obtenir sa réponse, claire et précise.


***

Afterlife, 11 novembre 2199, 21:04

Xern avait les bras croisé et affichait une moue ennuyée ; il ne s'était pas attendu à ce que Ravilla lui demande de l'assister dans la protection d'un de ses amis et sa sœur. Cela ne le dérangeait pas de rendre service à un de ses proches, mais il fallait avouer qu'il avait pensé à autre chose, qu'il s'était fait des espoirs. Et puis jouer les gardes du corps... ce n'était vraiment pas son truc. Mais il s'agissait là de gamins, et sa bonne conscience l'empêchait tout simplement de les laisser seuls à leur sort avec pour seule protection la Turienne. Elle était tout sauf mauvaise, bien au contraire ! Farouche et efficace, elle était une formidable combattante, aussi bien au combat qu'au lit, ce qui en faisait un adversaire redoutable qui défendrait avec efficacité les deux Quariens. Mais c'était bien là le problème : elle était seule pour en défendre deux. Aussi douée fût-elle, elle ne pouvait pas défendre efficacement deux personnes. Pour ces raisons, Xern avait accepté de l'aider. « J'espère avoir ma récompense lorsque tout ça sera réglé ! », avait-il dit à Ravilla lorsqu'il avait accepté de lui apporter son aide, cachant à peine sa volonté d'avoir un bonus pour ses bons et loyaux services. En effet, le pirate ne gardait que rarement pour lui ce qu'il pensait réellement en présence d'un proche, surtout lorsqu'il voulait quelque chose. Et puis, il préférait être honnête avec la femme, plutôt que jouer les fines bouches.

C'était donc ainsi que les deux Turiens s'étaient retrouvés à attendre devant le bar de l'Afterlife leurs deux protégés, qui n'avaient pas tardé à se montrer. Il s'agissait d'un mâle et d'une femelle, mais pas d'un couple, mais d'un frère et de sa petite sœur. Il ne savait pas grand-chose des deux énergumènes, si ce n'était leur prénom et leur but ; ils cherchaient apparemment des informations sur leur défunt père, de ce qu'il avait compris des explications de Ravilla. S'ils s'étaient rendus sur Omega, ce n'était pas sous le coup de la folie, mais bel et bien pour servir les intérêts de leur quête. Ils étaient à la recherche d'un journaliste qui avait apparemment des informations sur leur paternel et qu'ils voulaient pousser à partager ses connaissances. Le but de la Turienne et son extravagant collègue : les protéger contre les dangers de la station, chose simple sur le papier, mais plus dure à appliquer en vrai, de par la quantité de criminels qui rôdaient aux alentours. Le district Dozu était le plus calme de tous, de par la présence de l'Afterlife, siège d'Aria T'Loak, reine d'Omega, mais il n'en restait pas moins dangereux. La tâche allait être d'autant plus difficile de part les manœuvres du Quarien, nommé Kori'Penyo, qui, ne désirant pas lever l'attention, demanda aux Turiens de rester dehors, le temps de rencontrer un contact du journaliste. L'idée était compréhensible, mais cela les exposait plus que de raison, bien qu'il fut peu probable que qui que ce soit osât provoquer un pugilat au sein du bar d'Aria T'Loak. Mais Xern se plia à la volonté du jeune homme, restant avec Ravilla dans le couloir, surveillant les passants.

Au bout d'un certain temps que le pirate n'aurait su calculer, alors qu'il était adossé à un des murs, sans avoir réellement parlé avec Ravilla, se concentrant sur le couloir, un Krogan arborant les couleurs des Berserkers passa en trombe, apparemment décidé à faire ce qu'il avait en tête. Un hochement de la tête suffit à Xern de communiquer à sa collègue qu'il allait falloir bouger. Ils suivirent la bête, qui entra dans la pièce en trombe, beuglant et intimidant son public, lançant des menaces, comportement typique de son espèce. Le Capitaine ne perdit pas son temps à attendre plus que de raison et dégaina un Carnifex, plus précis lorsqu'il y avait autant de monde que son fusil d'assaut, et plus dévastateur au niveau des dégâts avec une telle proximité. Le regard du Krogan se posa sur les Quariens et il sembla les reconnaître. Il n'y avait plus de temps à perdre.

- Hop là, bouge plus, mon gros, dit-il à l'attention du mercenaire rouge. Ces deux Quariens sont avec moi !

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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Ven 21 Nov 2014, 01:18

    Citadelle - 10 Novembre 2199


    - BORDEL!

    Le datapad vola à travers la pièce, venant s'écraser contre le mur avant de retomber mollement sur le lit situé juste en dessous. De l'autre côté, la turienne était assise à même le sol, genoux repliés contre la poitrine, alors qu'elle passait sa main sur le visage. La veille elle avait envoyé un message à son supérieur, l'informant qu'elle était prête à écourter sa permission. Et elle venait de recevoir une réponse, des plus déplaisantes. On lui avait rappelé que ce moment de flottement n'était pas choisi mais imposé sur demande du docteur Sa'ti, laquelle avait confirmé que sa patiente - elle donc - devait encore se reposer. Au moins l'Asari avait-elle eu la "gentillesse" de préciser que le suivi se passait bien et qu'Aper serait à nouveau opérationnelle rapidement. Bref, en un mot comme en cent, malgré tout l'enrobage, ils l'avaient envoyé balader. Et elle commençait à perdre patience. Elle dormait mieux, certes, notamment grâce aux somnifères (encore que, elle ne les utilisait qu'à demi) et cela la rendait moins agressive qu'avant. Mais c'était tout. Chaque instant qu'elle passait sur cette foutue station, que ce soit le fait de marcher dans la rue ou bien tenter de se saouler au bar la rendait malade. Croiser les inconscients qui peuplaient l'endroit, entendre leur conversation futile, et cette façon qu'avaient certains endroits de rappeler la guerre d'une façon émue... Il n'y avait que dans le studio aux volets à demi fermé où elle oubliait partiellement tout ça, et, bien qu'encore nerveuse, retrouvait ses sens. Hélas, l'isolement ne lui allait pas; il lui fallait se mouvoir, s'entraîner, continuer de pratiquer le tir; tout sauf se laisser aller. Chose difficile ici.
    Ravilla se releva, traînant les pieds jusqu'au lit sur lequel elle se laissa tomber, attrapant les morceaux de feu son datapad. Le choc ne lui avait pas fait que du bien, au contraire même. Il gisait en deux morceaux séparés. Totalement foutu. D'un geste adroit, elle envoya les parties voler vers la poubelle où ils rejoignirent divers emballages, un verre brisé ainsi que la moitié de ce qu'elle avait essayé d'avaler quelques heures avant. Si la militaire n'avait plus vraiment de mal à dormir, l'appétit ne venait toujours pas. Encore que, il fallait avouer qu'elle mangeait un peu plus désormais. Mais si peu.

    Tandis que ses yeux restaient obstinément fixés sur le plafond, son esprit lui vagabondait. La docteur avait accepté de lui donner ses médicaments sous conditions qu'elles se revoient. Et lui avait fixé pour date le... 14? Quelque chose comme ça? Un rapide coup d'oeil à son omnitech confirma son interrogation. Dans quatre jours donc. Suffisant pour quelle parte et revienne à temps. La sempiternelle question était: où? Ses possibilités étaient réduites. A la limite, il y avait bien Oméga. Elle pouvait en profiter pour revoir Xern s'il était disponible. Oui, c'était jouable. Si la réponse du pirate était positive, elle pouvait partir le 11, passer une nuit sur Oméga avec lui, peut être deux si elle trouvait une bonne raison de rester plus longtemps, et repartir le 13. Trois jours d'escapades lui permettraient d'améliorer d'avantage son humeur. Et si le mâle était trop occupé... Bah, elle pouvait toujours essayer les bars d'Illium.
    Le bruit de l'interphone coupa net ses rêveries. Les visites étaient exceptionnelles, pour ne pas dire rares. Il n'y avait pas grand monde qui savait où elle logeait, mais certains prospecteurs allaient de logements en logements, sans se soucier de qui l'habitaient pour peu qu'ils puissent conclure une quelconque vente. Un grognement s'échappa de la gorge de la femelle. Elle n'avait ni l'envie ni la patience de gérer un quelconque bouffon en costume. Aussi, la voix qui s'échappa des hauts-parleurs était, si ce n'est agressive, agacée.

    - Identité. Vite.

    - Bonjour. C’est Naki et Kori’Penyo. On s’est permis de venir vous voir car nous aurions un...Service, à vous demander...

    Les petits? Que faisaient-ils là? La franc-tireuse les aimait bien, ces gamins. Des Quariens débrouillards, bien qu'un peu casse-cou pour le gars. Un frère et une soeur qu'elle avait aidé il y a quelques semaines de ça désormais. Elle avait renouvelé son aide, si jamais ils en avaient besoin. Ce qui était présentement le cas. Ils n'avaient pas beaucoup échangés ces derniers temps, aussi qu'ils viennent lui demander un service l'étonnait grandement. A moins que Kori ne se soit démerdé pour se foutre des de sérieux ennuis. Chose qui ne l'étonnerait même pas, malgré le peu qu'elle connaissait de ces deux.
    La porte coulissa, laissant apparaître les intéressés qu'elle laissa pénétrer dans son repaire. Ils lui parlèrent d'un informateur à rencontrer sur Oméga. Les grands esprits se rencontraient. Au moins son voyage serait plus mouvementé avec les magouilles de ce deux-là. Naturellement, la turienne accepta de jouer les gardes du corps.

    - Une condition, cependant. J'ai une connaissance, Némésis, qui devrait être sur Oméga. Je vais avoir besoin de lui pour m'aider à vous protéger. Un gang serait difficile à gérer seule.

    L'accord fut conclu, et le message envoyé sur le champ.


    Oméga - 11 Novembre 2199



    Ah, la tête que Xern lui avait lancé lorsqu'il l'avait aperçut en compagnie des gamins! Elle s'était retenue de se moquer face à l'air à la fois surpris et déçu qu'elle avait vu s'afficher un instant sur son visage. Il s'était sans doute attendu ce qu'elle vienne pour s'envoyer en l'air avec lui. Ce qui avait été son but premier, il ne fallait pas mentir, avant que les jeunes ne la débauche pour leur mission. Enfin, rien ne l'empêchait de rester après que les petits aient obtenus leurs informations. Une fois que la surprise fut passé chez lui et que la situation lui fut exposé, le mâle accepta finalement non sans réclamer une récompense pour ses bons et loyaux services à venir. La turienne n'avait pas pu s'empêcher de rire à ce moment là. Ils se voyaient peu mais ni l'un ni l'autre ne changeait vraiment lorsqu'ils se retrouvaient. Et leur relation restait la même, basée sur un minimum de complicité et une attirance qui restait strictement physique. C'était bien pour ça qu'elle ne voulait pas rester longtemps avec lui, ni même le voir souvent. Rester, c'était prendre le risque de s'attacher plus que de raisons. Elle avait déjà assez donné.
    Par contre, pour le côté s'éclater au pieu, elle était toujours partante.

    - Si tout se passe bien, oui. Et je rajoute un bonus s'ils n'ont pas une égratignure.

    Sons sourire mutin ne laissait pas planer le doute sur le type de paye qu'elle entendait offrir à son amant. Sur ce plan, les deux se valaient niveau franchise. A côté de la militaire, les Quariens semblaient impressionnés par son comparse. En même temps, il y avait de quoi. En tant que capitaine, "Némésis" savait s'imposer, même sans rouler des muscles. Que ce soit par sa stature, sa démarche ou sa façon de regarder les autres. Bon, son regard aidait tout de même pas mal. Les yeux bleus renforçaient l'impression qu'il lisait en ses interlocuteurs comme un livre ouvert.
    Elle claqua des mandibules. Le plaisir après, la mission d'abord. Elle laissa le guerrier ouvrir la marche jusqu'à l'Afterlife, préférant rester derrière les petits. Non pas qu'elle ne fasse pas confiance à son collègue - bon, certes, elle ne lui accordait pas sa totale confiance, mais tout de même assez pour lui demander de l'assister - mais elle pouvait ainsi surveiller les flancs de ses protégés. Certains des locaux leur jetèrent un rapide coup d'oeil avant de les oublier rapidement. Ici, on évitait de se mêler des affaires des autres. Question de survie basique. Kori et Naki profitèrent de leur déplacement pour remercier les deux combattants. L'intéressée haussa des épaules; elle ne leur avait pas avoué qu'elle envisageait de partir lorsqu'ils étaient arrivés. Mais intérieurement, elle les remerciait. C'était suffisant.
    Remerciements qui se transformèrent en injures consternées quand les petiots proposèrent l'idée d'entrer seul dans l'Afterlife. Pour quelles foutues raisons leur demandaient-ils leur aide si c'était pour partir seuls au bout d'à peine dix minutes? Le pire était que la soeur, que Ravilla pensait plus sage, approuva les dires de son frère. Elle les laissa s'éloigner. Son visage trahissait son ressenti. Dans le cas où ce n'était pas clair, le cliquètement agacé qu'elle produisait accompagné sa moue.

    Ainsi, ils se posèrent dans le couloir, Xern debout, prenant appui sur le mur, tandis que la femelle était accroupie, son dos collé contre le métal. Si sa position faisait croire qu'elle se laissait aller, il n'en était rien. Elle s'était placé de telle façon qu'elle pouvait se remettre debout et même courir quasi instantanément. Si ses yeux se posaient plus sur les jambes que sur les têtes, elle pouvait ainsi voir qui portait la main à son arme, ces dernières étant surtout attachés dans le bas du dos, où à la cuisse. De plus, vu le peu de passants qu'il y avait, elle pouvait se le permettre.
    Les minutes s'écoulèrent, sans que rien de bien intéressant ne se passe. L'adjudante-chef et le capitaine échangèrent quelques banalités, des nouvelles sur leur vie respective. Un échange du bout des lèvres. Ils restaient turiens après tout; professionnels jusqu'au bout des griffes. Ils n'allaient pas se perdre en échanges futiles alors qu'ils étaient en plein milieu d'une mission. Ils parleraient après autour d'un verre.
    L'ennui fut brisé lorsqu'un Krogan déboula dans les ruelles, fonçant jusqu'à la boîte de nuit. D'un commun accord, les deux gardes du corps lui emboîtèrent le pas.

    - A qui je dois mettre une taloche pour m'avoir dérangé ?

    Les ennuis commençaient déjà. La sniper avait soupçonné Kori d'être capable de s'attirer les ennuis sans rien faire. Il était possible que le Berserker cherchait quelqu'un d'autre, mais il était aussi fort probable que, pour une raison ou pour une autre, tout retombe sur le dos du Quarien.
    Aper attrapa son arme en même temps que Xern. Ce dernier apostropha le guerrier, apparemment prêt à défendre les petits. Profitant de la distraction, la militaire contourna la bande afin de tenter de rejoindre les jeunes. En cas d'attaque, elle pourrait tenter de retenir les ennemis, laissant à ses protégés la possibilité de s'échapper. Elle n'avait même pas besoin d'être proche des deux en réalité.

    - Vous déboulez comme un Varren en furie; à moins que vous ne soyez à la poursuite de quelqu'un, je vois mal qui ici aurait réussi l'exploit de vous les briser en moins de deux minutes.
    Vous pouvez essayer de développer, avant de fracasser?


    Pas un seul instant elle ne pensait que sa tentative de discussion allait marcher. Mais quitte à se prendre une charge dans la gueule, autant essayer de l'empêcher avant.







Spoiler:
 


Dernière édition par Ravilla Aper le Lun 30 Mar 2015, 16:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Lun 24 Nov 2014, 18:36
Zap reposa l’omnitech face aux Quariens.

- Voila. J’ai terminé. Vous pouvez le reprendre.

L’homme rangea rapidement son matériel, sans rien demander de plus. Si l’individu n’avait pas l’air engageant, au moins savait-il rester discret lors d’un travail. Ce qui convenait parfaitement aux jumeaux qui durent bien reconnaître que le contact donné par J’ango en valait la peine. Du moins, ils pourraient le décréter lorsqu’ils regarderont leur omnitech et le fameux message dévoilé.

Kori alluma son appareil, la lumière orange projeta son aura sur la petite table et éclaira le visage du Quarien.

- Rappelez-moi. Ajouta Zap en guise d’adieu.

Et il s'en alla. Kori se demanda bien pour quelle raison ils devraient le rappeler, mais il était vrai qu’un contact comme celui-ci pourrait se révéler très utile à l’avenir.

- Alors ? Demanda Naki en s’approchant de son frère. Est-ce qu’il a vraiment pu trouver quelque chose ?

- Au prix où il a été payé j’espère que oui !

Certes, les crédit avaient été donnés par J’ango en compensation du règlement de compte que le Krogan avait effectué dans leur petit appartement sur la Citadelle. Kori fouilla dans son omnitech pour trouver le dît-message. Ils allaient bientôt savoir si le Quarien avait raison de penser que le message n’était pas entier. Ou alors, il se rendrait compte qu’une fois de plus il avait laissé ses rêveries l’emporter sur la réalité. Le fichier s’ouvrit enfin, et Kori reporta son attention sur lui. En lettres brillantes s’affichait le document que leur père avait laissé avant sa mort sur Haratar.

Le message, se réduisant à ce qu’ils pensaient être un nom auparavant, se décomposait en plusieurs paragraphes, quelques photos pigmentant ça et là le fichier. Il était toujours question de ce Jarod, nom par lequel le texte commençait, parce qu’il s’agissait effectivement d’un nom. Kori et Naki lurent le texte en diagonal, apparemment, le document faisait allusion à la raison de la présence des Berserkers sur la station Haratar. Non, plutôt que quelques un d’entre eux seulement qui auraient profiter de la situation pour opérer un quelconque trafic...Le document n’était pas très clair et ne donnait que de vagues informations à propos de tout cela. On aurait dis qu’il avait été rédigé uniquement pour sauvegarder minimale pour garder une trace de ce qu’il s’était passé sur place si jamais un soucis devait arriver ou plutôt d’un article très succinct d’un journal. Ce qui était le cas...Restait à savoir quel avait été ce soucis. Kori se demandait surtout ce que leur père avait avoir avec ça...Malgré ces informations plus que vague, ce qui ressemblait à une source ou une signature figurait en bas de page.

J.K. News.

Naki ouvrit la bouche, une question lui trottinant dans la tête. Malheureusement, elle resta en suspens alors qu’une voix tonitruante résonna à travers l’Afterlife.

- A qui je dois mettre une taloche pour m'avoir dérangé ? Rugit un Krogan non loin d’eux.

Les deux Quariens se tournèrent vivement vers la personne en question. Ils restèrent cloués sur place, sans trop comprendre la situation, alors qu’ils reconnurent J’ango Garnar en face d’eux, cet immense Krogan qui ils avaient dû faire un deal pour obtenir les informations qui les menèrent, justement là était l’incompréhension, à ce même J’ango Garnar qu'ils avaient quittés l'avant veille.

Deux ombres surgirent sans crier gare à leur cotés, Naki sursauta lorsque qu’elle aperçut le métal luisant d’un pistolet braqué sur le Krogan.

- Hop là, bouge plus, mon gros, s’écria Nemesis d’une voix assurée et menacante. Ces deux Quariens sont avec moi !

- Vous déboulez comme un Varren en furie, annonça une voix ferme à coté de Kori, à moins que vous ne soyez à la poursuite de quelqu'un, je vois mal qui ici aurait réussi l'exploit de vous les briser en moins de deux minutes. Vous pouvez essayer de développer, avant de fracasser?

Ravilla d’un coté, Nemesis de l’autre, chacun une arme pointée sur J’ango et, au milieu, les deux jumeaux se demandant encore ce qu’il se passait.

- Attendez ! Finit par crier le Quarien, s’avançant légèrement en avant, les bras levé en espèrant qu’elles calmeraient un peu les événements. Stop tout le monde, on le connait.

J’ango regardait fixement le jeune pèlerin, l’oeil inexpressif, si bien qu’il se demanda s’il n’y avait pas erreur sur la personne. Après tout, il n’avait pu rencontrer ce J’ango que deux ou trois fois en face à face, et sa vie sur Rannoch ne l’avait pas du tout habitué à discerner les traits d’un Krogan de ceux d’un autre. À vrai dire, pour Kori, ils se ressemblaient tous plus ou moins. Ce qui devait sûrement être le cas des Quariens également, encore plus avec leur combinaisons.

- Vous ? Finit par demander Naki, toujours assise sur sa chaise, les mains posée sur le dossier, prête à se lever d’urgence si le besoin s’en faisait ressentir.

- Vous êtes J’ango n’est-ce pas ? Demanda le Quarien.

Les deux Turiens maintenaient leurs armes braquées sur le Krogan, ce qui était sûr, c’était que leur tâche en tant que protecteur était parfaitement remplie ! La rapidité à laquelle ils avaient réagis se situait bien au delà de ce qu’attendait le Quarien. Les on-dits sur les Turiens et leur style de vie militarisé n’étaient peut être pas que des rumeurs après tout.
Le mercenaire face à eux ne répondait pas.

- Vous êtes des Berserkers alors ? Tenta le pèlerin. Pourquoi ne pas avoir répondu à mes questions sur la Citadelle alors ?

Face au mastodonte, Kori attendait sa réponse, la présence des deux Turiens à ses cotés semblait avoir un effet plus que bénéfique sur son self-control.
Son regard s’égara quelques secondes derrière le Krogan, attiré par la fameuse veste rouge qu’il avait pu apercevoir au bar l’instant d’avant. Veste rouge portée par un humain qui paraissait étrangement intéressé par la scène et, qui plus est, se dirigeait vers eux dans le but, visiblement, d’ajouter son personnage au tableau.



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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 26 Nov 2014, 19:12
J'ango regarda à la dérobée les deux turiens qui venaient de lui lancer ces sommations. L'idée était comique. Cela équivalait à menacer un agent du SSC sur la Citadelle. Encore que ce n'était pas qu'un emprisonnement qu'on prenait en menaçant ou insultant des Ravageurs ! J'ango n'en fut donc que peu impressionné, parfaitement conscient d'être du côté de la faction avantagée sur le coin. Il passa ses doigts sur son visage en imitant un bruit de vent.

« Ouuh... En voilà de beaux crustacés avec leurs peintures. On se prend pour des guerriers, hein ? Peut-être que je devrais directement cacher un couteau dans les tripes de quelqu'un ? Mademoiselle Shoran n'aime pas les faiseurs de troubles sur son territoire. Et manque de pot, c'est aux gens comme moi qu'on demande de surveiller la populace. M'faites perdre mon temps ! J'ai des affaires à traiter moi. » railla t-il.

De fait. C'était les membres de gang qui faisaient la loi sur Omega. Une loi très teintée par son aspect monétaire et son côté pègre, bien entendu. Mais une loi quand même. N'accordant pas plus d'importance aux deux qui venaient de lui faire des remarques, il se dirigea librement vers le Quarien qui venait peu de temps ensuite de l'ouvrir afin de calmer l'agitation. J'ango n'allait pas s'en plaindre. Assommer les agitateurs à coup de tabouret et les livrer jusqu'à ce que Shoran ou quelconque autre chef du coin décidé du jugement l'avait toujours ennuyé. Sans demander la permission, J'ango s'assied en face de lui et hocha la tête.

« Ah donc c'est toi qui m'a fait bouger ? Grouille toi de dire ce que tu veux. J'ai un travail très important qui m'attend derrière. J'aimerais bien pouvoir m'en charger aussi vite que possible. Alors ? Inutile de tourner autour du pot, hein, j'vais pas te manger ! Pas tant que je n'ai pas une bonne raison pour ça. Crache la pilule. »

Le Quarien gargouilla quelques explications et mentionna des événements étranges sur la Citadelle, événements complètement inconnu de J'ango qui fronça les sourcils.

« De quoi ? La Citadelle ? J'ai jamais mis les pieds à la Citadelle, tu te goure de personne mon gars ! Et d'abord... Comment tu connais mon nom ?! C'est un Ravageur qui t'envoie ? Je croyais que mon dernier rapport était suffisamment clair sur ma zone de patrouille... »

Bon sang ! C'était un agent haut placé ? Personne ne lui avait prévenu ! A moins que ce ne soit autre chose. J'ango réfléchit un petit moment et détailla un instant un humain qui se tenait plus loin. Qu'est ce que c'était que ce drôle d'oiseau encore ? D'ailleurs, en parlant d'humain, J'ango se demandait quand est-ce que sa cible se déciderait à sortir de son trou ! On l'avait averti de fouiller le secteur. Peut-être que...

« Dites... Z'auriez pas vu une connerie de gratte-papier dans les parages au fait ? »

Autant poser la question, ce n'était pas tabou. Il fallait qu'il le localise au plus vite afin d'être avoir une efficacité maximale pour la suite des événements. En espérant que ce Quarien savait ce qu'il voulait et surtout qu'il arrête de délirer en prétendant l'avoir déjà vu, ce qui était une idiotie sans nom.






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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Jeu 04 Déc 2014, 13:58
L'agitation provoquée par le petit comité remua sensiblement l'Afterlife. Bon nombre de client arrêtèrent leurs activités pour concentrer leur attention sur ce qu'il se passait. Et parmi ces gens, il y avait Liam et Ythaq. L'homme et son compagnon Raloi avancèrent lentement mais surmeent vers les deux quariens, qui avaient été rejoins par deux turiens. Liam jaugea le Krogan tout en s'approchant. Il était vraiment massif, pour un Krogan. Cela lui rappela sa première mission en tant que mercenaire à son compte. Affronter un foudre de guerre krogan, c'était une expérience qu'on oubliait pas de si tôt. Arrivé à la hauteur du petit rassemblement, Liam posa la mains sur la poignée de son arme, prêt à dégaîner si nécessaire.

« Hola, c'est quoi ce bordel? »lâcha-t-il simplement à l'attention du groupe. Bien qu'il avait entendu les turiens clamer que les quariens étaient sous leur protection, leur simple présence n'était pas commode. Et le fait qu'un Krogan leur cherche des noises la rendait encore plus suspecte. « Et toi, mon gros, ça va pas d'agresser deux pauvres jeunes comme ça ? Je sais pas ce que tu leur veux, mais ça m'étonnerai qu'ils aient quoique ce soit à voir avec une de tes combines. »

Ythaq se retint pour ne pas s'étaler la main sur le visage. Liam agissait encore une fois de façon irréfléchie, comme sur Terre il n'y a pas si longtemps. C'était à se demander comment il avait pu survivre seul aussi longtemps avec un tel comportement. Le Raloi se disait chaque jour que l'humain avait la chance d'avoir de bons réflexes, car même s'il n'était pas un idiot, il manquait parfois cruellement de discernement et se plaçait souvent dans des situations plus que risquées.

« Dites... Z'auriez pas vu une connerie de gratte-papier dans les parages au fait ? »

Cette question attira l'attention du Raloi. Vraisemblablement, le Krogan n'en avait pas après les Quariens, il y avait sans doute eu une méprise et le Krogan cherchait simplement quelqu'un d'autre. Cependant, la situation était des plus tendues, et ce grâce à Liam. Il avait non seulement provoqué le Krogan, ce que ce dernier n'allait surement pas apprécier, mais en plus les deux turiens étaient extrêmement méfiants et semblaient tout aussi prêts à s'en prendre au krogan qu'à Liam et Ythaq. Afin d'essayer de calmer une situation et d'étouffer une bagarre dans l'oeuf, il prit la parole.

« Je ne sais pas qui vous cherchez exactement » fit-il à l'attention du Krogan « mais nous sommes pour notre part au regret de vous dire que nous n'avons vu personne qui ressemble à ce que vous avez décrit. Quant à vous », ajouta-t-il à l'attention du quatuor turiano-quarien « vous semblez plutôt perdus non ? Du moins c'est l'impression que donnent ces deux jeunes quariens, vraisemblalement en plein pélerinage.
-Sauf votre respect, non loin de moi l'idée de vous dicter votre conduite, mais venir, même escorté des meilleurs gardes du corps qu'on puisse trouver dans la Galaxie, sur Oméga pour un pélerinage, ça relève un peu de l'inconscience. » ajouta Liam sur un ton beaucoup plus posé et réfléchit.

Néanmoins, le ''mal'' était fait, et il ne restait plus qu'à prier pour que le Krogan ne prête aucune attention aux remarques de Liam, décidant plutôt de se concentrer sur son boulot plutôt que de décider de donner une bonne correction à l'humain.


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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Ven 05 Déc 2014, 16:43
Cinq chats, une seule souris
"...Petite chasse à l'homme..."

Le Krogan était arrogant, trop certain de sa propre position, s'estimait tout permis sous prétexte d'être l'un des sous-fifres de Shoran, chef des Ravageurs, un gang à la botte d'Aria T'Loak qui faisait sa loi et s'assurait que tout le monde respectait la reine pirate. Cela avait pour conséquence d'irriter Xern, qui n'avait que très peu d'estime - voire un certain mépris - à l'égard des personnes qui se croyaient au-dessus de leur condition sous prétexte d'avoir un rang, qu'ils surestimaient trop souvent, comme c'était le cas avec le gangster belliqueux qui lui faisait face sans le regarder. Ce qu'il n'avait pas l'air de comprendre, en revanche, c'est que s'il avait une responsabilité à tenir, il n'en était pas pour autant quelqu'un d'important, tout au contraire : il n'était personne et, par conséquent, n'avait aucun pouvoir. Il portait l'armure des Berserkers, ce qui était la preuve ultime qu'il n'était qu'un troufion des Ravageurs qui avait pour besogne de surveiller un quartier pendant que les véritables responsables des lieux se détendaient ailleurs en attendant d'avoir à intervenir quelque part. De plus, l'Afterlife était sous la surveillance des gardes personnels de l'Asari souveraine, ce qui faisait qu'il n'était plus sur son territoire, là où il aurait pu prétendre pouvoir faire sa loi et garder un semblant de crédibilité. Le Capitaine connaissait bien Omega et ses têtes pensantes, il savait que le Krogan ne ferait rien d'inconsidéré, à moins d'être totalement stupide, ce qui était malheureusement le cas pour beaucoup d'entres eux, qui préféraient agir, avant de réfléchir, se mettant souvent dans des situations délicates ; à force de se croire tout-puissant, la vantardise qui naissait de leurs capacités physiques réduisait fortement leurs capacités de discernement.

Cependant, avant que Xern ne pût sortir une réplique cinglante qui aurait remis le Krogan à sa place, l'un des deux Quariens, le mâle répondant au surnom de Kori, adressa la parole au gangster, sur le ton de l'arrogance, ce qui fit lâcher au pirate un étranglement, face à une telle inconscience. Comment pouvait-il assurer sa protection s'il décidait de s'attirer des ennuis ? Mais avant que les choses ne partent en vrille, il intima tout le monde de s'arrêter en expliquant soudainement connaître le membre des Berserkers, qui, apparemment, s'appelait J'ango, l'ayant rencontré, d'après ses dires sur la Citadelle. Un Krogan membre d'un gang criminel et connu à travers le monde sur la station la plus surveillée de la Galaxie ? Voilà qui relevait de l'impossible, à moins que le concerné soit en réalité un super-espion doté de capacités de camouflage hors du comment, rivalisant avec celles des Drells, ce dont doutait Xern. Néanmoins, la remarque attisant la curiosité du Krogan, ce dernier s'assit à la table, visiblement pris d'un certain intérêt envers son interlocuteur et commençant à poser de multiples questions, alignant une quantité de mots qui insupporta l'ex-membre de la Garde Noire ; il parlait beaucoup trop, pour au final ne pas dire grand chose. Mais il se contenta de baisser son arme, sans toutefois la ranger, et laissa les deux personnes discuter. Il envoya un regard à Ravilla, indiquant clairement qu'il n'aimait pas la situation, qui semblait quelque peu leur échapper, à la fois à cause de l'arrogance du Krogan, mais aussi également à cause de l'imprévisibilité du jeune Quarien, le pire étant qu'il ne s'agissait là que du début de la mission, le journaliste restant encore à trouver.

« Putain, à ce rythme ça va vraiment partir en couille... dans quoi est-ce que je me suis encore foutu ? »

A peine cette pensée traversa son esprit qu'un Humain arriva, accompagné d'un Ralois, ce qui fit écarquiller ses yeux à Xern, qui n'en croyait pas ses yeux. C'était la première fois qu'il voyait un membre de cette espèce, et en voir un sur Omega était probablement ce qui était le plus insolite avec cet individu. Que faisait-il là ? La soirée était décidément partie pour être bien excentrique, remplie de surprises, et cela déplaisait le Turien, qui ne voyait pas d'un bon œil tous ces éléments qui s'ajoutaient à sa mission. Tout ce qu'il avait voulu faire était rendre un service qu'il avait pensé simple à Ravilla, pour ensuite se détendre ailleurs, si possible avec la femme. Ce fut d'ailleurs l'étrange oiseau qui répondit à la question que J'ango avait prononcé haut et fort, qui ne semblait pas avoir entendu la remarque du Terrien, avant de s'adresser aux Quariens et aux Turiens en mentionnant qu'ils semblaient perdus. Cette remarque fit rire Xern, qui répondit, une fois que l'Humain se fût prononcé sur l'inconscience des Quariens :

- On est pas perdu l'ami, je connais Omega comme ma poche. Et oui, ces gamins sont inconscients, c'est leur problème. Qu'est-ce que vous voulez, sinon ?

Une question légitime, sachant qu'ils étaient venus sans vraiment apporter quoi que ce soit ; l'Humain avait provoqué le Krogan et le Ralois s'était contenté de dire qu'ils n'avaient pas vu la personne que cherchait J'ango. Leur intervention étant des plus inutiles, il était évident qu'ils cherchaient quelque chose, qui devait sans doute être de s'intégrer à la protection des deux Quariens pour obtenir une part de la prime. Ce qu'ils ne savaient pas était qu'ils ne payaient pas, Ravilla leur rendant un service, tout comme Xern en rendait un à la femme.

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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Jeu 11 Déc 2014, 23:28


    Xern et elle étaient presque épaules contre épaules, assez proches des petits pour les éloigner en cas de problèmes. A vrai dire, si une de ses mains était occupée à tenir son Carnifex, son second bras était prêt à attraper la combinaison de Naki afin de l'attirer en sécurité. Pour Kori, il faudrait qu'elle lâche son arme. Ce qui ne se passerait que si le Krogan chargeait vraiment. Pour l'instant les deux camps se jugeaient et c'était tant mieux. Bien évidemment, cela ne dura pas. Déjà, le gros lézard les raillait, se plaignant presque d'être là. Quel abruti. Pour un peu, il tentait de se faire passer pour le chef d'Oméga. Ou en tout cas le bras armé d'une certaine "Shoran". La turienne fit glisser son regard jusqu'à l'espace V.I.P où Aria T'Loak était censée surveiller son repaire. Bien évidemment, rien n'était particulièrement visible. Cependant, si l'Asari était là et que cet imbécile continuait de fanfaronner, il ne survivrait pas longtemps. C'était une tactique. Une bonne même. Il ne serait pas dur de faire parler le Berserker, d'autant plus que le Q.I n'était pas une condition pour rentrer dans le gang. Si les hommes de main de la Reine se chargeait de l'ennemi, Xern, les petits et elle pourraient en profiter pour s'en aller tranquillement. Ou en tout cas discrètement.
    Alors qu'elle réfléchissait à la meilleure façon de le faire parler, Kori s'avança vers l'ennemi, l'alpaguant comme s'il le connaissait depuis toujours. La femelle ne put s'empêcher de soupirer. Bordel. Si elle avait sût elle aurait demandé un petit quelque chose aux Quariens. Les protéger n'était pas un problème, mais si eux même décidaient de se jeter dans la gueule du loup, la mission de protection devenait un empêchement de tentative de suicide! Aper nota mentalement d'en toucher un mot au garçon. Au moins la soeur était restée à sa place, quoique debout, prête à fuir si le besoin s'en faisait sentir. Brave petite. Elle possédait un instant de survie, elle au moins.
    En tout cas leur "ami" nia les connaître ni même être déjà un jour venu sur la Citadelle. Toutefois, il sembla éprouver de la curiosité pour les pèlerins et s'assit avec eux, ignorant la militaire qui s'était rapprochée. Si celle-ci avait rangé son arme, elle se tenait juste derrière les enfants, prête à les jeter loin si les choses tournaient mal. Mais un coup de main n'aurait pas été de refus.
    Xern la regardait avec le genre de regard qui ne voulait dire qu'une chose. A savoir quelque chose comme : "C'est quoi ce bordel?". Celui qu'elle renvoya disait un peu près ceci : "Il est suicidaire. Je crois. Ou stupide". En tout cas, s'ils s'en sortaient vivant, elle devrait présenter des excuses au pirate. En fait, non. Elle n'allait pas le faire. Elle compenserait avec une bouteille de rhum et une bonne soirée. Qui plus est, elle n'avait pas vraiment à s'excuser elle. C'était plutôt au duo de se faire pardonner pour leur inconscience. Bien que techniquement, c'était la femelle qui avait motivé le mâle à les rejoindre pour l'assister.
    Bordel. Et bien sûr, les jeunots n'avaient sans doute aucune idée de ce dans quoi ils venaient de la mettre. Naïfs, les chanceux. Il n'empêche qu'elle leur expliquerait les nombreux avantages à ne pas se foutre en dangers malgré la présence de gardes du corps. Et en quoi un comportement prudent aideraient grandement le boulot de ces derniers.

    Pendant ce temps, un humain les avait rejoint pour pousser lui aussi sa gueulante. Bien. Très bien. Engueuler un Foudre de guerre alors qu'il était calme. Idée géniale. Vraiment.
    C'était la journée des suicidaires ou quoi?
    Au côté du futur mort se tenait... Un Ralois. Ces créatures qu'on ne voyait presque pas en dehors de leur planète. Ce qui faisait donc un plus ou moins cercle constitué de: Un Krogan en train de discuter avec deux Quariens, une turienne garde du corps, un pirate turien, un humain bourré (pour parler comme ça à une machine à tuer, c'est qu'il devait avoir quelques coups derrière la cravate) et un Raloi diplomatique. Bon sang, il ne manquait plus qu'une prostituée Hanari et une star de porno Elcor et on aurait pu refaire une blague à partir d'eux. Une qui ne finissait d'ailleurs pas forcément bien pour la moitié du casting. Moui, il ne valait mieux pas que les deux derniers protagonistes ne fassent leur apparition.
    Par contre, l'Humain qui se permettait de faire le moralisateur alors qu'il venait de donner un coup de pied dans la fourmilière l'agaçait profondément. Et un peu la totalité de cette histoire. La prochaine fois, elle demanderait plus de précisions aux gamins. A commencer par "Où avez vous eu ces informations?", "Est-ce que vous allez encore vous attirer des emmerdes?" et le plus important "Est-ce que Kori va encore faire une connerie?".

    - Sauf votre respect, non loin de moi l'idée de vous envoyer voir ailleurs, je peux savoir en quel honneur vous foutez votre nez dans leurs affaires?

    Si son ton avait été sec, celui de Xern s'était montré plus moqueur. Mais il avait lui aussi remballé le terrien avec un beau:

    - On est pas perdu l'ami, je connais Omega comme ma poche. Et oui, ces gamins sont inconscients, c'est leur problème. Qu'est-ce que vous voulez, sinon ?

    La franc tireuse s'éclaircit la gorge. Si le guerrier était sympathique sur biens des points de vues, il semblait avoir la mémoire un peu courte. Ou il ne voulait pas tant que ça pimenter sa récompense. Ou peut être n'avait-il tout simplement noter ce qu'elle avait dit un peu plus tôt. Mais en tout cas, que les petits aient des tendances suicidaires devait le rendre un peu plus soucieux que cela.

    - Le bonus Némésis... Pensez au bonus...

    Un ton un peu léger, un peu sérieux. L'intéressé saurait de quoi elle parlait. Les autres... qu'ils imaginent ce qu'ils voulaient. Même s'ils venaient les aider dans l'espoir de rafler quelques crédits, ils pourraient se faire voir. S'ils avaient compris l'allusion, ils pouvaient toujours courir aussi. Elle ne partagerait son lit qu'avec le turien.
    En attendant, le Krogan avait obtenu une demi réponse du piaf humanoïde mais il fallait mieux enfoncer un peu le clou. Posant ses mains sur les épaules de ses protégés, elle claqua des mandibules en direction du mafieux. Pendant ce temps, elle serra assez ses doigts pour que, sans que cela ne soit visible, les gamins captent qu'ils ne devaient pas dévoiler leur but.

    - Pas vu. Essayez de trouver une agence de presse, vous devriez réussir à en choper un avant qu'ils ne se cassent par les fenêtres de trouille.
    C'est bon? Les petits peuvent continuer leur pèlerinage maintenant?







Spoiler:
 


Dernière édition par Ravilla Aper le Lun 30 Mar 2015, 16:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mar 16 Déc 2014, 21:47
La tension était soudainement montée d’un cran. Les deux Turiens entouraient Kori sans permettre au Krogan une quelconque approche. J’ango, du moins c’est ce que le Quarien pensait, était à présent quasiment encerclé. Kori ne comprenait pas, le Krogan qui se tenait face à lui ressemblait traits pour traits à celui qu’il avait rencontré sur la Citadelle, alors pourquoi le niait-il ? Est-ce que tout ce spectacle servait au fait qu’il ne souhaitait pas qu’on sache son identité ? Il était vrai que le mastodonte Krogan avait catégoriquement stipulé que leur rencontre de devait officiellement pas avoir eu lieu.

Un humain et un raloi venaient d’arriver par derrière, prenant part à la conversation. Lorsque Kori posa ses yeux sur le camarade de l’humain, il remercia tous les dieux qu’un masque de verre puisse cacher le trou béant qui lui servait à présent de bouche alors qu’il observait cette créature d’une espèce qui lui était jusqu’à présent inconnue. Espèce d’oiseau de la taille du Quarien, jamais il n’avait eu connaissance d’un tel être. Kori se demanda ce que ces deux là pouvait bien attendre d’eux. Il ne fallait pas être né sur Oméga pour se douter que tout le monde tentait de gagner quelques crédits par tous les moyens possible. Sûrement que ceux là essayaient de se se mettre les Quariens dans la poche dans l’espoir de leur extorquer le peu d’argent qu’ils pourraient avoir. L’espace d’un instant, Kori douta de la logique des deux individus, à moins qu’ils n’aient pas remarqué les deux Turiens qui les encadraient, il était évident que les jumeaux n’avaient en rien besoin de leur aide. Après tout, libre à eux de faire ce qu’ils ovulaient s’ils pensaient que Kori et Naki étaient assez dupes pour tomber dans le panneau.
Autour de lui, il percevait les voix de Ravilla et Némésis, mais ses yeux ne parvenait pas pas à se détourner de la personne en face e lui. Néanmoins, une remarque de la Turienne le tira de sa torpeur.

- ...Pas vu. Essayez de trouver une agence de presse, vous devriez réussir à en choper un avant qu'ils ne se cassent par les fenêtres de trouille. C'est bon? Les petits peuvent continuer leur pèlerinage maintenant ?

Une agence de presse ? Sur l’instant, Kori n’avait pas compris ce que J’ango entendait par “Gratte-papier“. Un journaliste apparemment. Les chances pour que ce journaliste soit celui qui ai écris l’article que les Quariens avaient découvert quelques minutes auparavant était mince, voire carrément impossible. Même Kori s’en rendait compte, s’était dire. Par ailleurs, un journaliste pouvait toujours s’avérer utile, Kori ne connaissait rien à ce métier mais il ne lui paraissait pas impossible que ceux évoluant dans ce milieu puisse se connaître les un les autres. Il réfléchit quelques instants alors que ses camarades et l’humain tentaient toujours de calmer J’ango. Sûrement que ce journaliste ne pourrait rien pour eux, néanmoins, les Berserker n’était qu’une piste issue d’un déduction sans fondements de la part des Quariens, l’article, lui, était bien réel. Et Kori devait bien avouer que suivre la trace d’un journaliste lui paraissait bien moins risqué que celle des Berserker...Il n’était pas dans ces habitudes de jauger ses choix en fonction des risques, tout ça était le lot de Naki, pas le sien. À croire que leur voyage en dehors de Rannoch le bonifiait. À d’autres...

- Excusez-moi monsieur, annonça soudainement le Quarien les mains plates devant lui en signe d’excuse. J’ai dû vous prendre pour quelqu’un d’autre.

Il hésita un instant, ne sachant comment avec quelles pincettes il devait prendre le Krogan.

- On a rencontré quelqu'un sur la Citadelle, un Berserker qui nous a dis de vous trouver ici pour entrer en contact avec ce groupe. Je recherche un individu qui pourrait faire partie de vos membres, quelqu'un du nom de Jarod. Ca vous dis quelque chose ?

Le Quarien omis d'ajouter que cette personne pouvait très sûrement être journaliste, mais il doutait que cette information soit bien utile à l'heure actuelle, surtout après que le Krogan ai annoncé en rechercher un d'un air qui ne présageait rien de bon pour celui qu'il tentait de trouver. De toute manière, Kori n'avait aucune information supplémentaire à ce sujet, lui-même nageant dans l'inconnu en ce qui concernait leur recherche.

Il s’épargna la peine de jeter un regard aux deux Turiens qui seraient sûrement mécontent de sa tentative, mais qu’importe, il avait depuis bien longtemps arrêté de prendre en compte ce que les autres pensaient. Et puis, sûrement que Naki aurait compris son idée et serait plus à même d’exposer tout ça à leurs compagnons. Kori soupçonnait que Ravilla, et son ami également d’ailleurs, ne le prenait pour quelqu’un d’un peu trop casse-cou, voire irresponsable. Mais Kori s’en moquait bien.

- Mais peut être qu’on pourrait vous aider, reprit Kori, si seulement on avait un peu plus d’informations...



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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 17 Déc 2014, 01:25

Déjà presque une heure qu'il attendait. Comment ce faisait t-il que cela prenait autant de temps ? Pour autant qu'il en sache, monsieur De Castellac avait promit d'être à l'heure. Selon les dires des citoyens de la colonie d'Astéria, ce journaliste au vent en poupe devait se présenter dans les temps qui suivent afin d'être escorté vers la colonie. Il ne devait pas avoir la conscience tranquille pour réclamer ainsi qu'on envoie ainsi J'ango. A moins que ce ne soit la simple inquiétude de se faire prendre dans des affaires anormales sur Oméga ? Quoiqu'il en soit, cela ne le regardait. On l'avait payé pour aller récupérer et accompagner De Castellac sur Oméga alors il allait récupérer et accompagner De Castellac et c'était tout !

Au bout de quelques minutes plus loin, un humain lambda blondinet et aux lunettes fines apparut, l'air hagard et cherchant visiblement quelqu'un. J'ango se leva de son banc et se pressa aussitôt à sa rencontre. Il leva la main en signe passif et hocha la tête dans sa direction pour indiquer qu'il était l'escorteur.

« Monsieur De Castellac ? C'est ça ? Je suis J'ango ! Vous devez avoir entendu parler de moi, c'est moi que la colonie d'Astéria à dépêcher pour vous accompagner sur la suite du voyage ! Vous voyez ? » demanda t-il.
Le blondinet hocha la tête et souria.
« Bonjour J'ango. Vous pouvez m'appeler Ambroise. Content de vous voir dans les parages. Je suis juste un peu inquiet du climat d'Oméga et je ne pense pas qu'il soit très prudent de s'aventurer dans les parages. Oh, il ne se passera rien, vous savez. Mais je préfère toujours avoir quelqu'un pour m'accompagner dans le coin... Comprenez... »
J'ango hocha la tête.
« Je comprends parfaitement m'sieur Ambroise. Je n'ai pas encore entendu ce nom dites moi ! Vous venez de quel coin sans vouloir être trop indiscret ? Pour votre affaire d'escorte, je comprends parfaitement ! Les gens « normaux » préfèrent éviter cet endroit, si je peux dire... »

De Castellac ricana et il se mit en marche avec son garde du corps vers le spatioport d'Oméga supérieur. Il était au courant qu'il ne devait pas traîner trop longtemps ici, mais il n'était pas obligé d'en dire un seul mot à son escorteur ! Sans doute suffira t-il de le presser un peu.

« Je viens de Nantes. C'est sur Terre. Je suppose que vous ne connaissez pas cette ville, je présume. Charmant petit coin. Si un jour vous pouvez y faire un tour... Enfin, ce n'est pas le sujet de ma venue ici. J'ai besoin de rentrer vite sur Astéria. J'ai pas mal d'affaires à régler là-bas. »
« Bien sûr m'sieur. Et non, je ne connais pas la terre. Je ne suis pas très doué en géographie. Vous êtes journaliste, c'est ça ? Vous avez mis la main sur quelque chose de croustillant ? »
 « Oh... Plusieurs petites choses, voyez-vous... Mais à part ça, rien de particulier. Enfin, il faut que je rentre chez moi pour traiter toutes les informations. Vous êtes protecteur sur Astéria, si j'ai bien compris ? J'espère que la colonie n'a pas changé ! »
« Non monsieur. Les Geths ne sont pas revenus depuis un bail et tout semble sous contrôle. Il fait bon vivre sur Astéria. Peut-être un peu chaud mais sinon... Au fait, pourquoi m'a t-on dit qu'il était possible de vous trouver sous le pseudonyme de Jarod ? »

Ils poursuivirent leur route vers les couloirs menant au spatioport. Non loin de là, dans un coin de la pièce, un vortcha activa sa radio. Il l'avait enfin trouvé.

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« Jarod tu dit ? Hum... Ca me dit quelque chose ouais. Je crois que c'est l'un des gros chefs Krogans de Tuchanka... Ouaip' ! C'est ça ! C'est le chef du clan Chelod me semble ! Après, j'suis mal placé pour t'en dire plus. J'ai pas le souvenir de lui dans ma vie antérieure... » déclara t-il. « Par contre, tu peux... »

« On l'a trouvé. Va voir dans les niveaux inférieurs. Je crois qu'il se dirige vers le spatioport. Il faut que tu le choppe à ce moment là. Fait gaffe, je crois qu'il est accompagné. Je t'interdis de le perdre. »

J'ango s'interrompit et cessa de parler. Le chef avait était très précis et J'ango entendait bien écouter ses ordres. Il se leva soudainement de sa table, coupant ainsi brutalement la conversion. De toute façon, les individus de cette taverne commençait à l'ennuyer.

 « Désolé. Travail urgent qui m'attend. On se revoit plus tard. Contacte les Berserkers. » martela J'ango.

Puis, il se retourna et s'empressa de rejoindra la sortie de l'établissement, grommellant dans sa barbe .






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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Lun 22 Déc 2014, 19:19


J'ai le chic pour me mettre dans ce genre de situations assez pourries...

La faute était entièrement de celle de son camarade désormais coéquipier Liam Harwick, que le Raloi s'était démené pour le faire évader du système judiciaire qu'il subissait à Vancouver sur Terre. S'il demeurait quelqu'un d'intelligent, il avait lui aussi le don d'attirer les ennuis, ou bien pour les dénicher à chaque coin de rue. D'un autre côté, Ythaq'Fi était assez lassé de traînasser a l'Afterlife alors qu'ils pourraient tenter de se blanchir pour pouvoir retrouver un semblant de réseau de contrebande afin d'y travailler. Pour le moment il fallait trouver de l'argent, et l'escorte de pèlerins avait semblé - dans l'esprit alcoolisé de Liam - être une bonne idée.

C'était sans compter sur leurs deux anges gardiens et le krogan irrité qui s'approchait d'eux. Liam avait déjà traversé d'une façon très maladroite la piste de danse afin d'aborder la table des quariens et du tumulte qu'Ythaq avait déjà repéré de son point de vue, contrairement à l'humain. Ni une ni deux, Ythaq s'élança pour le rattraper en espérant désamorcer la bombe mouvante. Sa silhouette prévue pour chasser lui donna l'avantage quand a l'esquive des personnes se trouvant sur sa route et il put atteindre assez rapidement son camarade déjà dans la discussion. Le Krogan cherchait apparemment quelqu'un et Liam avait dérangé le statuo quo qui s'était érigé entre le quatuor et le foudre de guerre. Le guerrier Raloi avait réussi a lui répondre qu'il ne connaissait personne de ladite description, et le quatuor en fit d'autant.

De façon évidente, Liam se fit rembarrer, le suspectant d'entrée de jeu d'être ivre. Le Krogan ne sembla même pas lui prêter attention - et c'était pour le mieux sans aucun doute -. Ythaq avait glissé deux-trois phrases dans l'espoir d'être diplomatique, mais quand il constata que le Krogan coupa net la conversation et tourna les talons pour sortir du club, il fut tout de même étonné.

Liam était encore trop outré pour pouvoir dire quoi que ce soit, presque humilié d'avoir été ignoré. Ythaq n'hésita pas à saisir fermement le col de la veste de l'humain qui désirait s'entendre avec le Krogan. Finalement, l'aigle répondit à celui des anges gardiens qui lui les avaient questionnés :

« Nous désirions simplement aider. Mon très cher ami ici présent- », Ythaq ramène près de lui l'humain avant de lâcher son col. « -A juste misé sur le mauvais cheval, comme d'habitude... On attendra une autre occasion. Maintenant, mesdames et messieurs, on va vous laisser. »

Puis il s'éloigna de la fameuse table, puis il constata qu'il n'était pas resté là : Liam était parti dans une autre direction, sans doute la sortie. In extremis, il fut rattrapé par la patte à trois griffes du Raloi qui l'empoigna fortement afin de le rediriger vers la table qu'ils avaient quitté.

« On attendra une autre occasion, Liam... Une autre occasion. C'est pas ça qui manque à Oméga. Comme ça on se tire de là. »


Dernière édition par Ythaq'Fi Hyasin le Lun 05 Jan 2015, 23:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Lun 05 Jan 2015, 13:24
Liam avait trop tiré sur la boisson. Un peu comme à son habitude, en fait, ce qui lui avait valu de se fourrer dans une situation bien compliquée. Heureusement pour lui, il avait un compagnon qui savait garder sa tête sur les épaules aujourd'hui, et cela lui sauva très certainement la vie.

Pendant que les autres discutaient, Liam observait les deux Quariens. Des jeunes adolescents … il se ressassait sans cesse la même question : pourquoi aller faire son pélerinage sur Oméga ? Bien que les deux Turiens qui les escortaient semblaient très compétents, cela relevait quand même de l'inconscience, voire carrément du suicide. Plus il y réfléchissait, plus son esprit alcoolisé lui murmurait qu'il y avait quelque chose de plus là dessus, que le pèlerinage n'était qu'une couverture pour dissimuler quelque chose de bien plus important. Ces deux petits étaient-ils plus que ce qu'ils ne laissaient croire ? Après tout, Liam avait bien fait partie des Berserker à l'âge de 18 ans, et deux ans pluès tard, était parti affronter un foudre de guerre Krogan, alors il n'était pas impossible que ces deux jeunes Quariens soient bien plus que ce que leur allure perdue et innocente laissait voir.

Malgré ses bougonnements, Liam n'opposa pas trop de résistance quand Ythaq le ramena vers lui en le tirant par le col. Cela dit, il dut se contenir pour ne pas exploser, trouvant cela humiliant d'être traité comme un enfant. Ythaq n'était pas son père, bon sang ! Et quand même il l'avait été, Liam se refusait à écouter toute forme d'autorité, il avait vu ce que ça rapportait d'obéir aveuglément, et cela était très peu pour lui.

Après qu'Ythaq eut calmé le jeu entre eux et le groupe d'escorte Turiano-Quarien, ils regagnèrent leur table et Liam se laissa lourdement tombé sur sa chaise en soupirant. Il leva les yeux vers Ythaq et lui adressa un simple remerciement, son esprit embrumé s'éclaircissant peu à peu.

« Merci de m'avoir empêché de faire une connerie. Je suis désolé, j'ai un vrai problème avec la boisson depuis quelques temps, va falloir que je me calme là dessus où alors je vais finir entre quatre planches. »

Il se retourna en écoutant la réponse de son compagnon pour observer le petit groupe au loin, ressassant encore et encore ses pensées. Sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, il avait besoin de savoir ce qu'il se tramait autour de ces deux Quariens. Ça l'obsédait, il ressentait un besoin fou de savoir. Et comme on dit souvent, dans son milieu, le savoir c'est le pouvoir. Plus on a d'infos sur les autres, plus on a de moyens de pression, et donc de pouvoir. Ce devait être ce dogme qui le poussait à vouloir découvrir le secret que cachait les deux adolescents Rannochiens.

« Tu sais Ythaq, j'ai comme l'impression que ces deux Quariens ne nous laissent voir que la partie visible de l'iceberg. Je suis persuadé qu'ils cachent quelque chose, et je brûle d'envie de savoir quoi. Que diras-tu de mener une petite enquête ? On les suivrait à distance, sans se faire repérer. Juste histoire de voir ce qu'ils mijotent. Ça me ferait mal qu'ils soient embarqués dans une combine pour faire péter la station ou un truc du genre …. »

Bien que ses propos semblaient tout bonnement délirant, Liam restait convaincu qu'il y avait un fond de vérité là dedans. Bien sur, il ne pensait pas vraiment que les deux Quariens avaient un lien quelconque avec une opération terroriste ; même si leur grande connaissance en matière de technologie leur donnait une certaine importance pour ce genre de tâche, ils avaient fait appel à une tierce personne pour décoder un message sur leur propre Omnitech, ce qui laissait penser qu'ils n'étaient pas non plus des experts en la matière. Cependant, une chose était certaine, ils cachaient quelque chose. Et ça, Liam mourait d'envie de le découvrir.


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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 07 Jan 2015, 18:53
Cinq chats, une seule souris
"...Petite chasse à l'homme..."

Le jeune Quarien commençait à se rendre compte qu'il faisait très probablement erreur sur la personne. D'un côté, Xern s'en réjouissait, car cela signifiait qu'ils allaient enfin pouvoir se débarrasser du Krogan, mais d'un autre, il craignait que le mastodonte décidât que son interlocuteur lui ait fait perdre son temps et se vengeât, ce qui pouvait tout à fait arriver, connaissant le tempérament de ces reptiles à carapace. De plus, il s'était révélé inutile à ce "J'ango", ne sachant pas où était celui qui l'intéressait et lui ayant gentiment dit d'aller voir ailleurs. Il était également à noter que le Berserker était lui aussi à la recherche d'un journaliste, et le Turien craignit quelque peu qu'il s'agît du même que Kori cherchait, ce qui aurait été fâcheux. Il ne désirait en aucun cas se frotter au gangster, ni au reste de son gang ; tout ce qu'il désirait était de terminer sa "mission" au plus vite et retourner sur le Bloody Star, idéalement avec Ravilla. Il n'avait que très peu d'intérêt pour les recherches de personnes disparues, et n'était pas vraiment d'humeur à vouloir se lancer dans une aventure riche en action. Non, il voulait juste passer un bon temps sur Omega le temps de refaire les stocks de sa flotte, vendre leur butin et déguerpir pour retourner écumer le vide interstellaire à la recherche de vaisseaux marchands à dépouiller de leurs cargaisons. C'était aussi simple que cela. Il avait accepté d'aider la Turienne, par bon cœur et parce qu'elle lui avait déjà rendu d'autres services par le passé, et étant du genre à payer ses dettes - la plupart du temps -, il lui avait semblé tout à fait normal d'accepter la demande de la femme. Sauf que les choses s'étaient compliquées et que ceux qu'il devait protéger étaient de toute évidence des aimants à ennuis. Les choses s'étaient déjà envenimées, et rien n'indiquait que cela allait changer. Dans quelle situation s'était-il encore fourré ? Et dire qu'il pourrait être en train de se saouler et faire la fête avec son équipage en ce moment même... Eux s'amusaient, lui se tapait une mission de protection avec des "embaucheurs" inconscients, quelle joie !

Puis, aussi rapidement qu'il était arrivé, le Krogan partit, visiblement informé de la location de sa cible. Bon débarras ! Ca ne faisait qu'un danger de moins ! Il ne restait plus qu'à espérer que les deux Quariens n'attirent pas d'autres sacs-à-embrouilles. Mais, malgré tout, Xern ne put se retirer de l'esprit l'hypothèse que le gangster pût être à la recherche du même journaliste que Kori et sa sœur. Il avait cette intuition brûlante en lui, qui lui criait que ce n'était pas seulement anodin, mais que la coïncidence n'était pas normale. Ayant pu voir la manière dont ses embaucheurs se comportaient, il ne serait pas surprenant que celui qui les intéressait fût une de ces personnes assez sombre et s'attirant également des ennuis, ou le apportant. Un membre des Berserkers cherchant un journaliste ? Pour quoi faire ? Une interview exclusive pour montrer à quel point ils étaient imposants ? Non, ça ne collait pas, ça ne tournait pas rond. Certes, il n'y avait probablement pas qu'un journaliste sur Omega - encore que, ce n'était pas leur lieu de prédilection, on n'aimait pas les gratte-papiers ici -, mais le pirate continuait de renifler une bonne piste à suivre chez le Krogan, aussi peu appréciable était-il.

Puis ce fut au tour de l'étrange duo de se retirer, le Raloi cherchant à éviter des ennuis à son compagnon ivre, complètement ignoré du Krogan et des Turiens, ce qui lui avait évité une dérouillée monumentale. Mais Xern se méfiait, ce genre de vautours ne laissait jamais tomber une affaire trop facilement, et là, ça avait été trop facile. Mais le pirate avait déjà trop à se soucier ; il devait surveiller déjà les deux jeunes Quariens et leur éviter de se prendre une balle. Il ne pouvait pas contrôler tout le monde. Si les deux énergumènes revenaient, il se chargerait de leur cas, mais, pour le moment, il allait simplement les laisser partir. Il se contenterait de rester prudent, comme toujours.

- Je n'aime pas ça... marmonna Xern à l'attention de Ravilla, lorsque le duo se fut éloigné. Bon, Kori, qu'est-ce qu'on fait ? Tu trouves pas ça étrange qu'un gangster avec un QI de 2 soit également à la recherche d'un journaliste ? Ton contact est fiable au moins ? Ca commence à sentir mauvais ici.

Le Turien n'avait pas voulu dire directement au Quarien qu'il fallait peut-être suivre ce "J'ango", ce n'était pas une décision qui l'incombait, mais il avait tout de même laissé entendre qu'il était peut-être envisageable que le hasard de leurs recherches communes ne soit justement pas dû au hasard... Restait à voir ce qu'en pensait le jeune homme.

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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 14 Jan 2015, 18:19
Le Krogan détala vers la sortie sans crier gare et Kori resta perplexe, les yeux dans le vide. Il ne comprenait toujours pas qui était celui qui venait de s’adresser à eux puisqu’il n’était pas celui qui, visiblement, ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui qui leur avait conseillé cette destination.
Les deux individus d’à coté, l’Humain et le Raloi en profitèrent également pour prendre la poudre d’escampette, bien que Kori ne leur portait déjà plus attention. Il se tourna vers ses compagnons. Naki restait légèrement en retrait derrière Ravilla qui semblait s’être placée devant elle. Nemesis s’adressa alors à lui.

- Bon, Kori, qu'est-ce qu'on fait ? Tu trouves pas ça étrange qu'un gangster avec un QI de 2 soit également à la recherche d'un journaliste ? Ton contact est fiable au moins ? Ca commence à sentir mauvais ici.

La tête de Kori se balançait légèrement de droite à gauche, il réfléchissait.

- Un Krogan nous envoie au contact des Berserker ici, sur Oméga, et on y retrouve quelqu’un lui ressemblant étrangement qui, comme par hasard, recherche un mystérieux journaliste alors même qu’on vient juste de décrypter l’article dont on était en possession...

Le Quarien effectuait des quarts de tour lent, comme si chacune des hypothèse qu’il soulevait trouvaient leur réponse dans l’un des coin de l’Afterlife. Il marmonnait, poursuivant ses réflexions à qui voulait les entendre. Naki se leva soudain, d’un geste lent, elle apposa ses doigts contre sa bouche, les méditations de l’un avait toujours été contagieuse pour l’autre.

- Attend Kori, rien ne nous dis que la personne qu’il recherche est celui qui a écrit l’article...Je pense que pour une fois on devrait éviter de sauter la tête la première. Ca me paraît un peu...Dangereux...

Kori se tourna vers sa soeur, un sourire aux lèvres.

- Ce sont quand même les Berserker Kori ! Même en ayant passé ma vie sur Rannoch je sais que c’est pas une bonne idée...

Elle observa les tour à tour les deux Turiens, cherchant une once d’aide auprès d’eux.

- Avouez que c’est quand même étrange ! S’exclama le jeune Quarien

Il se tourna vers les Turiens, sûrement plus habitués à ce genre de situation.

- Je suppose que ça risque d’être compliqué chez les Berserkers si ça tourne mal, d’ailleurs, on sait même pas s’ils pourront nous aider.

Face à lui, Naki hochait rapidement la tête, soulagée que son frère en prenne enfin conscience.

- Par contre, attraper ce journaliste pourrait être plus pratique, surtout si vous nous aider, annonça-t-il à l’attention des deux Turiens.

- Et poursuivre la même cible qu’eux...L’idée n’est pas meilleure si tu veux mon avis...Se lamenta Naki en se rasseyant.

Kori s’approcha d’elle, les mains plates sur la table, son regard braqué sur sa soeur.

- Propose autre chose Naki ! Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse d’autre ? S’écria son frère exaspéré.

- Réfléchir un peu ! Tu fonces toujours tête baissée et on se retrouve empêtré jusqu’au cou ! Toi à moitié assommé et moi en cellule, ça te rappelle quelque chose ?

Le Quarien poussa un long soupir, dans ces instants ci, réfléchir le fatiguait au plus haut point, ils auraient bien largement l’occasion de réfléchir lorsque les ennuis arriveront. Kori avait toujours été plus efficace en improvisation, s’attarder trop longtemps sur une stratégie et les idées les plus farfelues et incohérente se bousculaient dans sa tête, au final, ce qui devait être un plan ne devient qu’une bouillabaisse d’idées dont il ne se souvenait même pas le moment venu. Mais ça, il se garda bien de le dire, il savait pertinemment que sa petite bande ne serait pas de son avis.

- Et donc ? Demanda le Quarien en jetant des regards à ses compagnons, s’appuyant plus sur sa soeur. On arrête là.

- Non. Déclara Naki avec fermeté.

Elle se leva et détourna ses yeux de son frère, s’adressant plus aux Turiens qu’à lui.

- Je pense qu’on devrait suivre discrètement ce Krogan, mais ni Kori, ni moi ne sommes expert en filature. Au pire il sera utile si on a besoin de faire diversion une fois que le Berserker aura atteint le journaliste, il suffira de le laisser faire comme d’habitude et le Krogan voudra lui faire sa fête.

Malgré l’attaque personnel de Naki, le Quarien ne put s’empêcher de sourire. Elle avait toujours été plus raisonnable que lui, c’était vrai, elle n’en restait pas moins sa soeur !

- Et bien, déclara Kori enjoué. Je propose qu’on s’y mette tout de suite avant qu’il ne soit trop loin !

Un coup d’oeil à son équipe lui fit faire la moue, apparemment, il allait falloir établir un semblant de plan avant de partir. Kori garda les bras ballants. Il se concentra néanmoins et écoute ses compagnons s’attaquer à la préparation de leur coup. Quelle plaie ces plans !



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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Ven 16 Jan 2015, 17:07
Automatiquement, J'ango s'était dirigé vers les couloirs de transitions entre secteurs, grommelant et grimaçant. La bande de casse-pied du bar ne l'avait pas retenu plus longtemps que prévu, c'était déjà ça. Parce qu'il avait une affaire urgente à accomplir. J'ango finit par s'arrêter en plein milieu du couloir et activa sa radio.

« J'suis en route... Essayez de pas démarrer la fête sans moi. » déclara t-il.

J'ango pivota un peu sur lui même et regarda autour de lui. Il avait l'impression d'être observé. Brutalement après quelques regards de droite à gauche, il fit volte-face... Mais ne vit rien d'autre que le bout du couloir, avec les mêmes passants qu'il avait croisé à l’allée. Pfff. Sans doute devenait t-il superstitieux. Il poursuivit donc sa route vers son point de rendez-vous sans se soucier d'autre chose sinon de sa vitesse de progression. Une fois sorti du couloir, le krogan débarqua dans une large place remplie de monde qui cherchaient à emprunter les différentes voies. Certaines partaient en direction des quartiers d'habitations, d'autres du marché, d'autres vers les parcs artificiels... Quoiqu'il en soit, la population était présente et il fallait jouer des coudes pour se faire une place. Ce ne fut guère réellement difficile pour J'ango qui commença à bousculer sans remords tout ce qui se trouvait sur son chemin. Si certains étouffèrent plusieurs souffles indignés, la plupart se turent. Quelques remarques fusèrent cependant dans sa direction à mesure qu'il fendait la foule. Il les ignora sans plus de procès. Une fois cette grosse étape passée, le krogan prit la direction des quais, empruntant le couloir approprié. Un groupe composé de deux vortchas à l'armure frappée au sceau des berserkers l'attendait plus loin.

« C'est vous que je suis censé retrouver ? Filez moi un flingue ! » aboya t-il.

On lui tendit un fusil à pompe écorcheur qu'il s'empressa de prendre et de ranger dans son dos avant de lever la main et de faire le signe de bouger. Mais avant, un dernier coup d’œil en arrière s'imposait. Et cette fois... Hé ! Est-ce qu'il venait de voir quelqu'un ? Il passa un peu de temps à analyser en plissant les yeux mais rien de plus ne vint à son regard.

« Pff. Ce n'était rien, allez, en marche ! »
« Trouvons le. »
 « Interdiction de tirer à vue. Je veux pas que vous vous trompiez de cible comme la dernière fois ! Faites moi signe si vous le voyez, il doit être quelque part au niveau des quais. P'têtre qu'il est accompagné. On verra ça sur place. »

Ils poursuivirent leur route vers la suite de leur avancée, direction les quais, armés et prêts à en découdre. Visiblement, ils avaient l'intention de nuire à quelqu'un. Mais qui ? La question restait encore louable. Restait plus qu'à voir.

« Putain de gratte-papier..." » gargouilla J'ango






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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Dim 25 Jan 2015, 20:18
Kori, Naki et les deux Turiens quittèrent le bar de l’afterlife peu de temps après le Berserker. La décision était prise, suivre le Krogan a son insu en profitant des talents de Ravilla et Xern à ce type de travail. Les deux Quariens les suivaient sans rechigner, les laissant décider de quelle façon procèderait le petit groupe. Kori fut étonné que ses deux camarades acceptent ce semblant de plan sans même lui demander à quoi lui servirait de rencontrer ce journaliste, ni même sans savoir pour quelle raison exacte le frère et la soeur étaient venus se perdre sur Oméga à la recherche d’un Berserker. Il ne le savait pas lui même et les en savait encore plus gré de leur discrétion.

Voila une bonne quinzaine de minutes qu’ils avançaient dans les ruelles sordide de la station, Ravilla et Xern discutaient entre eux mais Kori n’en prêtait qu’une oreille peu attentive, tant il était stupéfait par ce qu’il voyait ici. Chaque personnes se déplaçant étaient armées, il aperçut dans un coin de ruelle un Butarien en long manteau noir, une tube collé le long de sa cuisse qui semblait être une omnilame, bien que Kori n’en avait jamais vu auparavant. Un peu plus loin, une Asari en armure se baladait, un fusil un pompe accroché dans son dos, le regard méfiant comme si prête à riposté à la moindre attaque. Des Vortchas, des Turien, tous portaient se même air inquiétant et méfiant collé à leur visage et il se dit que lui même et son petit groupe devait avoir ce même air inscrit sur leurs traits, réaction obligatoire de toute être voyageant sur la station, sans doute.
Au détour d’un couloir, la foule sembla prendre en ampleur, sûrement un lieu très prisé de la station ou du moins lourdement fréquenté pour une raison quelconque. Les déplacements devinrent plus compliqué, mois fluide et Kori du faire un effort pour ne pas perdre les Turiens de vue qui paraissaient avoir une expérience plus significative du déplacement dans une telle foule. Il remarqua Ravilla tourner la tête pour vérifier que les Quariens restaient bien près d’eux et Kori était sûr que, si elle le pouvait, elle n’hésiterait pas à sangler les jumeaux pour les attacher à elle.
Kori dirigea son regard vers sa soeur, il fut stupéfait et inquiet de voir la distance, somme toute minime mais néanmoins présente, qui les séparait à présent alors même qu’ils se trouvaient côte à côte quelques instants à peine. Naki le remarqua également, et s’étira du mieux qu’elle put, main tendue vers son frère pour tenter de s’accrocher à sa veste, mieux valait qu’il ne se sépare pas dans ce capharnaüm d’habitants d’Oméga. il tendit la main à son tour, prêt à attraper sa soeur. L’inévitable se produisit en un laps de temps infime. Quelqu’un bouscula Naki de plein fouet, la Quarienne recula sous l’impact et, tandis que Kori partait en sens inverse, poussé par la foule pressée, ce qu’il vit l’horrifia. Entre deux individus lui barrant la vue, le Quarien parvint tout de même à apercevoir sa soeur. Quelqu’un l’attrappait sans vergogne, profitant de l’effet de foule pour la diriger dans la direction voulue. Kori cria son nom, tentant vainement de se retourner pour courir à contre sens, la tâche se révélait difficile pour lui, contrairement à l’homme qui embarquait discrètement sa soeur jumelle loin de leur groupe. L’appelant une nouvelle fois de toute la puissance dont sa voix, transformée par son casque, était capable, d’un geste brusque, mu par toute la violence que faisait croître les évènement, il bouscula quiconque l’empêchait de retourner vers sa soeur, envoyant valser les personnes venant en sen inverse, n’hésitant pas à piétiner ceux qui le gênait. Sans même vérifier que les Turiens aient remarqué ce qu’il se tramait, bien qu’il espérait sincèrement qu’ils l’aient vu, il courut en direction de l’enlèvement. Il eut tout de même la jugeote de crier les noms des deux Turiens dans l’espoir qu’ils comprendraient qu’un problème existait.

Après une minute qui lui parut une éternité, Kori parvint à s’extirper de la foule, du moins au gros de l’attroupement, ce qui lui permit d’avoir une vue plus large du lieu. Il ne voyait rien qu’une masse grouillante à perte de vue, aucun signe de sa soeur se débattant. Si jamais il la perdait ici, Kori se doutait bien qu’il risquait de ne plus jamais la revoir. C’était lui qui avait incité sa soeur à se déplacer jusqu’à Omega, lui qui l’avait convaincu de venir trouver le Berserker dans ce lieu de crime et de bol. S’il lui arrivait quelque chose, il en porterait le poids toute sa vie durant.
Un mouvement attira son regard à la périphérie de l’esplanade. Un couloir partait du coté droit, quelqu’un se tenait adossé à la paroi et semblait fixer intensément le Quarien, ce fut tout du moins l’impression qu’il donnait au vu de la distance. Ces doutes furent vite fondés lorsqu’il vit celui qui avait kidnappé sa soeur, un Vortchas, enserrant sans scrupule la pauvre Naki. Comme Kori aperçut que sa soeur ne se débattait pas, l’horreur s’empara de lui lorsqu’il se l’imagina mis en joue par une arme camouflée. Sans plus attendre, il s’élança à leur poursuite. Il aurait juré que l’individu collé à la paroi s’était paré d’un sourire et d’un hochement de tête satisfait lorsque le Quarien s’était mis en branle. Peu importait, le temps n’était pas aux suppositions et Naki n’attendrait sûrement pas son frère pour avoir des ennuis bien plus grave.
Avec force et acharnement, il débarqué dans le dédale étrangement vide de passant, une artère d’Oméga à priori peu intéressante, le genre de ruelle où il n’était pas bon de se retrouver seul. Il poursuivit néanmoins son chemin, courant à perdre haleine le long du couloir, visant le coude que formait son bout. Arrivé à hauteur de la bifurcation, une douleur aiguë transperça son corps, un râle ténu de douleur s’échappa de sa bouche alors qu’il s’affalait au sol, les bras plié sur le ventre à l’endroit même où il venait de recevoir l’attaque. Le coeur au bord des lèvres, l’envie de régurgiter tout ce que possédait son organisme était dure à contenir. Des larmes de douleur incontrôlées lui montaient aux yeux tandis que tout son organisme l’immobilisait, genoux au sol. Lentement, les gestes rendus difficile par les élancements de son corps, Kori leva la tête et ses yeux floué discernèrent l’être qui l’avait attaqué. Un Vortcha. L’ennemi leva son arme à nouveau, prêt à frapper une seconde fois, coup fatal pour le Quarien qui, tout son être le criait, ne se remettrait pas d’une nouvelle attaque.

- Laisse-le Rash. Annonça quelqu’un non loin d’eux.

Une tierce personne s’approcha de Kori, les bras soutenant toujours son ventre, bien que la douleur diminuait petit à petit. Le Vortcha en question suspendit son geste, toutefois, loin de laisser le Quarien tranquille, il se contenta de le maintenir en joue. Celui qui semblait être son chef, ou du moins quelque chose qui y ressemblait s’accroupit près de Kori. Un Butarien. Ses quatre yeux le fixaient, le visage blanc, un trait rouge partant s’évadant du nez vers son front. Son père ayant été militaire tout au long de sa vie, il avait pu, avant sa mort, apprendre à ses enfants quelques règles qui leur permettrait sûrement d’éviter bien des ennuis ou du moins de s’en sortir si ceux-là venaient à son montrer. Aussi, il détailla et mémorisa le moindre détail qu’il parvenait à voir du Butarien. Un long manteau gris, l’étui d’une omnilame pendant à sa jambe gauche, Kori crut reconnaître le Butarien qu’il avait repéré quelques instants plus tôt, il comprit vite que leur cible avait été choisie depuis un moment déjà.

- Ou est-elle ? Demanda Kori, la voix enrouée.

Le Butarien poursuivit son étude de l’être face à lui. Il souria à sa question.

- Tu veux parler de Naki, je suppose ? Demanda-t-il.

Il avait une voix grave, pénétrante et caverneuse qui lui octroyait un charisme écrasant. À l’annonce du nom de sa soeur, le coeur de Kori bondit dans sa poitrine et la douleur sembla s’amenuisait quelque peu tant la tournure des évènement devenaient inquiétante.

- Comment est-ce que vous savez...

- Tut, tut, tut, coupa le Butarien. Vu ta réaction, j’imagine que tu dois être Kori.

Il se leva, tournant le dos au Quarien sans aucune crainte. Il fallait dire que le Vortcha se prenait à sa tâche de manière sérieuse, pas une fois il ne bougea son arme. L'inquiétude grandissait pour le Quarien. Ainsi, sa soeur et lui étaient directement visés. Est-ce qu'ils avaient trouvé quelque chose qui déplaisait ? L'article ? Ce qui était sûr, c'est qu'ils se trouvaient sur la bonne voie vers la vérité sur les évènements d'Haratar. Dommage que la mort soit prête à les exterminer sous peu.

- Je te préviens, Rash à beau n’être qu’un Vortcha, et on connait tous les capacités de ces gens là...

Il rit à sa propre plaisanterie, sa voix résonnait en écho grave et menaçant dans la petite allée que personne ne semblait prêt à fouler. De toute manière, si quelqu’un avait aperçu le petit jeu qui se tramait ici, sûrement aurait-il fait demi-tour, mieux ne valait pas se mêler des affaires des autres sur Oméga.

- Il transpercerait une souris à des kilomètres ! Alors ne t’avise pas de jouer au malin mon grand.

Non loin de là, camouflée par quelques caisses et cartons sales, gisait Naki, allongée sur le coté, Kori pouvait apercevoir ses mains liées au bas de son dos.

- Naki ! Cria-t-il en avançant son buste, plus par réflexe que pour tenter quelque chose.

Le Vortcha fut autant réactif que lui, et le canon de son arme vint se poser sans délicatesse sur sa tempe.

- Pas bouger ! Cracha le Vortcha.

- Pas le peine de hurler mon grand, elle est juste assommée...Elle nous avait bien dis que tu serais du genre agité.

- Qui ça elle ? Rétorqua le Quarien.

La douleur n’était plus qu’un détail face à la colère mûrissant dans son esprit.

- Tu finiras bien par la rencontrer ne t’inquiète pas. Maintenant...

Il s’approcha du Quarien, le toisant de toute sa hauteur, et il y en avait ! À vue de nez, le Butarien semblait approcher du mètre quatre-vingt-dix.

- Écoute-moi bien, reprit-il. On vous a entendu à l’afterlife, il est hors de question que vous mettiez la main sur ce journaliste, tu m’as bien compris ?

Un omnitech sonna. Le Butarien approcha son bras droit de son visage et parla doucement.

- Oui ? Oui, il est avec nous. Non il n’est pas seul, on savait pour la Turienne mais il y en a un autre. Turien également, il se fait appelé Némésis apparemment. Plus intéressant, il porte une armure de la garde noire, essaye de nous trouver quelque chose sur lui, je pense qu’il y aura matière à s’en servir.

Il eut un temps où il écouta son interlocuteur, hochant sensiblement la tête.

- Je sais, dis-lui qu’on s’en occupe. Ambroise est escorté par un Krogan pour revenir, on s’occupe du Berserker et des Turiens. Du nouveau sur Ravilla Aper ? Soldat de la hiérarchie ?Fallait s'y attendre vu l'allure, à croire que notre ami Quarien sait s'entourer. Dis-lui que tout sera réglé.

Il raccorcha, bien qu’il sembla à Kori que la personne au bout de la ligne continuait à parler.

- Rash, annonça soudain le Butarien, va t’occuper du Berserker, utilise ton fusil de précision ou infiltre-toi parmi eux d’une manière ou d'une autre mais règle moi le problème.

Le Vortcha hocha la tête, son regard vitreux toujours braqué sur Kori à l’instar de son arme.

- Quant à moi, je vais m’occuper de ses deux Turiens.

Le Butarien dépassa Kori, le laissant seul face au Vortcha. Lentement, son assaillant leva la crosse de son arme. D’un geste brusque, l’arme s’abattit à l’arrière du crâne du Quarien, et le noir emporta la dernière vision qu’il put avoir, sa soeur, toujours inconsciente allongée sur le sol, et une dernière pensée.

- Excuse-moi Naki...




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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Dim 08 Fév 2015, 21:31


    Ravilla n'avait prêté qu'une oreille peut attentive lors de la discussion entre le Krogan et les deux Quariens, trop occupée à ne pas pester contre ces derniers. Bien qu'elle ait tenté de les intimer au silence, Kori s'était cru obligé de balancer le nom de Jarod au Berserker, sans doute dans l'espoir que celui-ci approuve. Par les esprits, à quoi s'attendait-il en cas de réponse positive? Que le grand l'invite à le rejoindre autour d'une tasse de thé et de petits biscuits et qu'il le présente à ce mystérieux personnage? Ce n'était plus de l'inconscience à ce niveau! C'était du suicide! Enfin, s'il n'avait aucun instinct de survie, au moins le gamin était-il chanceux. Le seul Jarod que connaissait le guerrier était un vieux chef de clan sur Tutchanka. Et, chose bien improbable, ils commencèrent à se taper la discute quelques instant, avant que le mastodonte ne doive filer pour une quelconque raison. Voilà qui ne lui plaisait pas. Encore moins si on gardait en tête que le journaliste qui venait de partir était sans doute la cible du gang.
    Un échange de regard, ainsi qu'une phrase qu'il marmonna à son égard, avec Xern lui apprit que lui aussi trouvait l'affaire louche. Le raloi et l'humain étaient partis; elle n'y fit même pas attention. Non, ce qui l'intéressait d'avantage, c'était la suite des événements. Devaient-ils suivre la piste brouillonne que leur laissait J'ango et voir s'ils convergeaient vers un même objectif ou plutôt la délaisser pour essayer autre chose? La sécurité des petits tenait au coeur de la turienne. Quoiqu'ils décident avec le pirate, elle ferait en sorte de veiller sur eux. En espérant que le plus âgé de la fratrie ne réduise pas ses efforts à néants à cause de sa curiosité maladive. Fort heureusement, Naki veillait au grain! Elle dit tout haut ce que les deux turiens pensaient tous bas: Il fonçait d'abord, réfléchissait ensuite, et s'attirait ainsi toutes sortes d'ennuis. Chose qui n'était pas forcément des plus agréables, encore moins pour ses gardes du corps. Bénie soit cette gamine! Des deux, c'était bien elle qui avait hérité d'un cerveau. Elle proposa qu'ils fassent une filature discrète. Derrière elle, Aper hocha la tête. Voilà qui lui plaisait! La discrétion accompagnait souvent les frappes chirurgicales. Sans compter que, dans le cas où la cible du Krogan n'étaient pas la leur, ils pourraient toujours filer sans se faire remarquer, évitant ainsi tout affrontement inutile.
    Les paroles de sa soeur avait en tout cas touché Kori, lequel se montrait plus ragaillardi que jamais. Son air enjoué s'interrompit vite lorsqu'il remarqua qu'un plan devait en premier lieu être établit. Heureusement pour lui, la tâche ne prit pas longtemps. Il s'agissait surtout de laisser la militaire et le pirate ouvrir la voie à une distance raisonnable, afin de ne pas perdre le Berserker de vue, pendant que les petits se cacheraient plus ou moins derrière eux, histoire de ne pas se faire remarquer. Ainsi, en cas de conflit ouvert, ils risqueraient moins de se faire blesser.
    Les idées posées et approuvées, la traque pu enfin commencer.

    Quittant le bar, ils commencèrent à emprunter les diverses ruelles d'Oméga. Les habitants aux airs revêches, armées ou en armure pour ceux qui en avaient les moyens, défilèrent. Certains leur jetaient des coups d'oeil plus ou moins investigateurs. Lorsqu'elle en surprenait un, la militaire le leur rendait, l'air sévère. Il ne s'agissait pas ici de se montrer hautaine ou bien trop sûre d'elle. Non, le message à faire passer était qu'elle était prête à se défendre si quiconque décidait de venir la chercher. Il y avait après tout deux types de comportement à éviter, quand on mettait les pieds sur la station. Celui des naïfs, bien évidemment. Avoir l'air de débarquer ici sans rien y connaître ne pouvait provoquer qu'une chose: un dépouillement massif dans les règles de l'art en moins d'une heure. Ensuite venait le fait de se comporter comme un seigneur en des terres conquises lorsqu’on n’était pas du coin. Là, les locaux se faisaient un plaisir de vous remettre à votre place. A moins d'avoir une armée, mieux valait adopter les habitudes des habitants d'Oméga. C'était plus sûr.
    Quoiqu'il en soit, Ravilla ne leur prêtait pas plus attention que ça. Un rapide coup d'oeil derrière elle l'informa que les petits suivaient bel et bien. Kori semblait découvrir la station, et son regard allait d'une personne à une autre. Ses mandibules claquèrent sèchement. Elle n'appréciait que peu le fait que les Quariens soient derrière eux. La foule était assez compacte et ils devaient bien les suivre s'ils voulaient profiter du sillon que les deux turiens créaient au milieu de la masse animée. Le mieux aurait été que les deux jeunes soient devant eux, mais vu leur taille et leur stature, ils auraient eu plus de chance de se faire écraser. Ainsi, notre franc-tireuse devait se faire violence pour ne pas prendre les pèlerins par la main, histoire d'être sûre qu'ils ne se perdraient pas. Par soucis de discrétion il était plus sage de se contenter de tourner le regard vers eux assez régulièrement. Profitant de la présence de son amant à son côté, elle lui fit part de ses doutes.

    - Vous pensez que les petits se mêlent encore d'une affaire louche? Je ne pense pas un seul instant qu'ils s'y jettent d'eux même, mais il suffit qu'une de leur connaissance y trempent pour qu'ils plongent... Pourquoi un journaliste d'Oméga pourrait avoir des informations intéressants à la fois des Quariens de Rannoch et les Berserkers?

    Alors qu'il lui répondait, la militaire chercha de nouveau du regard ses protégés. Son organisme se figea un court instant lorsque ses yeux se posèrent sur Kori, lequel, déjà trop loin à son goût, tendait une main désespérée vers le flot d'individus, appelant Naki à pleine voix. Aucune trace de la Quarienne n'était visible dans la foule et, avant qu'elle n'ait pu dire quoique ce soit, le frère s'élançait déjà sur la piste de sa soeur, comme s'il avait vu quelque chose. La turienne agrippa le bras de Xern, se sentant poussée en avant par quelques mécontents. Ils étaient en train de l'énerver. Ça n'allait vraiment, mais alors vraiment pas être bon pour eux.

    - Némesis! Bougez-vous!

    Elle n'avait pas le temps de lui expliquer. Un humain mécontent lui donna un coup de coude en plein milieu du dos pour lui signifier d'avancer. D'un geste vif, la femelle attrapa l'humain par le bras avant de le balancer devant elle. Il voulait passer? Qu'il passe et ne la fasse pas chier bordel! Elle avait autre chose à foutre que de s'occuper des plaintes d'un être ridicule. Naki et Kori venaient de se barrer, et il était hors de question qu'elle les perde. Déjà qu'ils s'étaient soustraient à sa vue, elle n'allait pas faire plaisir aux locaux en se laisser pousser d'avantage en avant. Elle tourna les talons, se glissant au travers de la foule, la remontant en sens inverse, parfois en les esquivant, parfois les poussant. C'était presque étrange à dire, mais à force de danser dans les boîtes et les bars, parfois au milieu de plus d'une trentaine de personnes, elle savait comment traverser l'étendue de corps qui se pressaient devant elle. Elle profitait du moindre trou, de la moindre distance entre deux individus pour remonter la rue, parfois devant faire des tours. Mais elle n'eut pas à s'arrêter une seule fois à attendre qu'on avance ou qu'on la laisse passer. Malgré ses petites errances, elle finit par s'extirper de l'attroupement, la rage au fond de l'oeil et les mandibules claquantes avec furie. Maintenant, finit de rigoler. Sans même attendre de savoir si le pirate la suivait, la franc-tireuse se mit à courir, poussant voir même renversant ceux qui avaient la mauvaise idée de se placer entre elle et ses protégées. Elle était à l’affût du moindre signe, du moindre indice pouvant lui indiquer où ils étaient partis. Loin devant elle, une tâche verte sembla se diriger à droite. Ça devait être Kori. Ça ne pouvait être que lui. Bordel, que les esprits fassent que ce soit lui!
    D'ailleurs, puisqu'on parlait esprits... Par les Esprits! Pourquoi donc ces gamins se mettaient à courir dans les rues d'Oméga?! Quelle mouche les piquait? Ils voulaient rattraper ce journaliste, oui ou merde? Et où était Naki? Est-ce que... On était dans les Terminus. Les esclavagistes étaient légions, et Naki mignonne. Si un seul avait osé lever la main sur elle, tenter de la vendre ou pire, la femelle ne répondrait plus de ses actes. Les petits étaient SES protégés! Vouloir leur faire du mal, c'était s'en prendre à elle. Si elle retrouvait les deux petits effectivement kidnappés, leurs ravisseurs allaient déguster.

    A force de course, elle finit par arriver dans un dédale de petites ruelles. En gros, le coin à emmerde. Celui où il valait mieux éviter de trop rester, voir même y foutre les pieds. En même temps, pas vraiment un endroit très intéressant. Il était peu probable qu'un des grands groupes de la station ait la main-mise ici. C'était plutôt le genre de ruelles que se disputaient les petits groupes de délinquants, comme des vautours se disputant les miettes d'un cadavre laissé par les fauves. Des petites frappes, tout au plus. Evidemment, comme il suffit de penser aux emmerdes pour qu'elles arrivent, cinq Vorchas sortirent des voies adjacentes. Air menaçant sur le visage et armes aux poings, ils s'étaient, semble-t-il, donnés pour mission de l'empêcher d'aller plus en avant. D'ailleurs, ils n'essayèrent même pas de la racketter, comme tout criminel en devenir savait le faire. A la place, ils préfèrent lever leurs fusisl et commencer à tirer. Instantanément, la turienne se jeta dans la première allée venue. Quelques balles ricochèrent sur son bouclier et une affaiblit même son bouclier, le brisant presque. Une rafale de balles vint s'enfoncer dans le mur avant que les mercenaires ne s'arrêtent de tirer.
    Si Aper était concentrée sur ses ennemis, un coin de son esprit fut tout de même occupée à espérer que Xern l'ait suivi et surtout qu'il n'ait pas été blessé. Trop gravement en tout cas. Le reste de son attention était portée sur les ennemis. Configurant rapidement son omnitech, elle courut jusqu'à la rue située juste en face de sa cachette. Déjà, les créatures étaient prêtes à faire feu. Tout en se jetant à nouveau au sol, elle en profita pour lancer l'Incinération qu'elle venait de préparer. Un des assaillants se retrouva embrasé comme une torche; les autres sautèrent de côté pour éviter d'être touchés par les flammes. Alors que lui se débattait au milieu du feu, les autres continuèrent d'avancer. Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de sa planque et elle ne pourrait pas éternellement faire des aller et retour d'une à l'autre, d'autant plus que celles-ci étaient parallèles. La batterie de son bouclier n'était pas infini, ni même son omnitech. La franc-tireuse claqua des mandibules sèchement, attrapant son Carnifex. Elle aurait le temps d'en toucher un, peut-être deux. Si le capitaine l'appuyait, ils pourraient en venir à bout rapidement. Dans le cas contraire.... Elle regarda rapidement derrière elle. La rue dans laquelle elle était devait faire une trentaine de mètres avant de tourner vers la gauche. Elle avait intérêt à être rapide.
    Sortant un instant partiellement de son couvert, pistolet braqué, elle en toucha un dans les deux épaules et eut le temps d'exploser le genou d'un avant de revenir à l'abri. Un projectile eut tout de même le temps de la frapper près de la tempe. Si la létalité du coup fut réduite à néant par son bouclier, mais l'impact était quand même présent, la laissant un peu groggy l'espace de quelques instants. Elle avait cependant réussi à voir, au bout de la rue, une forme humanoïde qui semblait se diriger calmement vers eux. Quelque chose lui disait que les emmerdes étaient loin d'être finies... Et les petits qui étaient quelque part dans la nature! Chier!







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Dernière édition par Ravilla Aper le Lun 30 Mar 2015, 16:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Ven 27 Mar 2015, 17:50
On raccrocha. Une élégante main légèrement teintée de bleu se posa quelques temps sur le bureau.
Au dehors, le bruissement régulier de la station pirate passait en boucle. Elle se dirigea vers la fenêtre, les tissus descendant le long de ses jambes caressant le sol dans un léger chuintement cotonneux.
Bon, les choses se déroulaient plutôt bien, Ambroise, leur journaliste, s'apprêtait à quitter la station. Les deux Quariens étaient mis hors jeu, bien qu'ils ne représentait pas une grande menace. Le plus dur serait de s'occuper des Turiens. Mais ça non plus, ça ne l'inquiétait pas. Ils étaient là pour s'occuper des jumeaux, tant qu'ils ne les auraient pas récupérés, ils n'avaient que faire de leur journaliste. Elle ne comprenait pas pourquoi on semblait leur attribuer autant d'importance. Mais bref, elle avait bien d'autre chats à fouetter. La boite ne tournait pas toute seule et son boulot, à elle, était de s'assurer qu'Ambroise parte vite de la station avec les infos qu'il était censé récupérer.
Mais le chef voulait laisser les petits flirter un peu avec eux. Pourquoi pas. C'était elle la chef après tout.
Elle poussa un soupir. Ses recherches sur les deux Turiens n'avaient pas donné grand chose, Ils ne s'occupaient pas vraiment des affaires de Palaven. Trop risqué.
Quelqu'un entra.

- Ah, te voilà enfin. Déclara l'Asari. Y a du grabuge dans les rues avec tes petits protégés, t'es au courant ?

La nouvelle arrivante sourit à sa collègue. Déposa un datapad sur son bureau, comme à son habitude, puis quitter le bureau pour se diriger vers son espace personnel dans la pièce à coté.
L'asari attrapa l'objet rectangulaire. Des renseignements sur les Berserker y défilait. Celle envoyée par Ambroise. Avec un peu de chance, les Berserker penserait que leur données était partie avec le journaliste sur la Citadelle. Ils ne mettraient pas longtemps à savoir qui était dans le coup.

La voix fluette de la chef résonna dans l'interphone.

- Lyhn ? Tu peux me dire où sont les Quariens en ce moment s'il-te-plait ?

Les Quariens, les Quariens...Qu'est-ce qu'on pouvait bien en faire des Quariens ? Ca n'avait jamais été dans ses habitudes de s'occuper de personnes qui ne servaient pas leurs intérêts. Elle leva ses yeux clairs au ciel avant de répondre.

- Ils ont été un peu amochés par Haz. J'imagine qu'ils devraient survivre.

Un silence.

- Arranges-toi pour qu'ils repartent d'ici sains et saufs. Annonça la voix de la chef.
- C'est toi qui vois...Ils veulent attraper Ambroise.
- Je sais.

Elle savait, tant mieux pour elle si elle savait ! Elle était bizarre depuis qu'on lui avait annoncé que deux Quariens se renseignaient sur Jarod, mais elle n'en parlait pas beacoup.
Protégé des Quariens...Comme si elle n'avait que ça à faire...


***


Des sons, coups de feu en sourdine quelque part. Quelque tâches de couleur dans les courts laps de temps durant lesquels il ouvraient les yeux. Et une douleur atroce à l'arrière du crâne, un mal aiguë, à la limite du supportable. Une lueur ambiante rougeâtre. Les murs sombres et froid d'Oméga. Il se souvenait. Le Butarien, le Vortcha...Ravilla et son compagnon perdu de vu dans la foule...Et Naki...Naki !
Kori se redressa subitement, un pointe glacée lui vrilla le crâne, partant de sa nuque jusqu'à son sommet. Il retomba, la main posée sur son casque. Il tapota la partie endolorie, la combinaison ne semblait pas avoir d'avarie, tant mieux, ce n'était vraiment pas le moment de choper le premier virus qui traînait sur la station, et Kori ne doutait pas qu'il en trainait beaucoup !
Ses yeux virevoltaient de gauche à droite. Sur le coté, une masse en combinaison blanche s'agitait doucement. Naki reprenait conscience du monde qui l'entourait, tout comme lui.

- Naki ? Appela le Quarien d'une voix chevrotante.
- Ca...Ca va...Répondit sa sœur sur le même ton. Où est-ce qu'on est ?
- Toujours à Oméga, dans une ruelle je sais pas où exactement.

Kori rejoignit sa sœur qui s'aida de son épaule pour se relever.

- Où est le Butarien ? S'inquiéta la Quarienne en jetant des regards à tout va.
- Il est parti, je crois qu'il veut s'occuper de Ravilla et Némésis. Il faut qu'on les rejoigne.

Kori esquissa quelques pas vers le bout du couloir. Il ne savait même pas où ils étaient. À première vue, le Butarien les avait laissés en plan au même endroit après les avoir assommés. Le pèlerin observa les alentours, le mieux était encore qu'ils retournent sur leurs pas.

- T'arrives à marcher ? Demanda un Kori inquiet à sa sœur.
- Ca ira oui, je pense...Il m'a traîné avec lui et m'a frappé. Qu'est-ce qu'ils veulent ? Des esclavagistes tu penses ?

Elle ouvrit de grand yeux, pétrifiée à l'idée qu'elle aurait pu finir dans un cargo à destination “Confins du système terminus“, finit la liberté, tout le monde descend !
Les jumeaux progressaient d'un pas traînant dans le couloir rougit par la lumière des néons.

- Naki...C'était pas des esclavagistes, ils savent qui on est, ils savaient même qu'on serait accompagné ! Je crois qu'ils connaissaient papa…
- Papa ? Attends...Tu veux dire qu'ils nous espionnaient sur la Citadelle ?

Son regard se fit plus hagard, elle s'arrêta quelques instants, la main toujours appuyée sur l'épaule de son frère, plus pour se rassurer que par nécessité.

- Alors, on est sur la bonne voie, c'est ça ?

Kori acquiesça. Oui, ils étaient sur la bonne voie...Pourtant, rien de réellement concret ne le avait amener sur Omega. Ils s'étaient contenté de suivre la proposition d'un Krogan qui pouvait leur apporter son aide et une fois sur place, voilà qu'ils tombent sur ce qu'ils cherchaient tant. Etrange coïncidence, peut être que tout ça avait un lien avec les Berserker ? Après tout, c'était eux que les Quariens voulaient dénichés à la base...Ou alors ce Butarien et son ami Vortcha avaient prévu le coup. Ils les espionnaient depuis un bout de temps à en croire les paroles du Butarien. Et si leur rencontre sur la station n'étaient pas due au hasard, et si, tout comme eux, ces gens cherchaient à entrer en contact avec les jumeaux ? Pourquoi les envoyer au tapis dans ce cas ?
Kori secoua la tête, l'objectif principal était de retrouver Ravilla et son ami. Eux sauraient peut être quoi faire. Il tenta de joindre la Turienne.
Son omnitech sonna plusieurs fois.



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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Lun 30 Mar 2015, 22:13


    Résumons la situation: deux Vortchas encore debout, un Butarien qui arrivait avec un flegme qui laissait à supposer qu'il ne craignait rien. Que ce soit des mercenaires occupés à tenter de tuer Ravilla ou de celle-ci. Autant dire que la situation était on ne peut plus "magnifique". Un plaisir rare, réellement.
    Sur cette bonne ironie, notre turienne fit quelques pas en arrière de la ruelle dans laquelle elle s'était réfugiée. Ses boucliers étaient en train de se recharger et, de toute évidence, Némésis ne l'avait pas suivi. Elle s'en doutait un peu, à vrai dire. Elle avait réagi avant le mâle et était un peu plus rapide que lui. Assez en tout cas pour réussir à tracer son chemin dans la foule, chargeant tel un Krogan. Assez aussi pour poursuivre la trace des assaillants. Elle-même avait failli les perdre plus d'une fois. Pour peu qu'il se soit un tant soit peu laissé distancer, le pirate devait être à plusieurs centaines de mètres de là, se demandant où ils avaient bien pu passer. C'était un constat amer, même si compréhensible. Car elle était désormais seule face à trois adversaires. Heureusement qu'elle avait réussi à en éliminer déjà la moitié auparavant. Bien sûr, rien ne laissant entendre que le nouveau venu tenterait de l'empêcher de rejoindre les Quariens. Peut-être. Mais c'était un peu comme croire qu'un Vortcha pouvait soudainement savoir comment se tenir à un dîner mondain. C'était possible, mais improbable dans 99,99% des cas.
    Aussi, face à une menace un peu trop retorse pour elle, la militaire faisait la seule chose qu'elle pouvait un tant soit peu faire pour assurer sa sécurité: tenter de trouver une position couverte et sortir le Mantis. Histoire d'en abattre au moins deux. Au bout, la minuscule allée tournait sévèrement vers la gauche, dans un angle droit parfait. On pouvait la contourner. Cependant, c'était toujours légèrement moins dangereux que d'essayer de tenir à trois contre un. Un léger renfoncement à sa droite, un pas de porte d'une largeur d'une trentaine de centimètres tout au plus, pouvait lui servir d'abri de mauvaise fortune. En effet, même en se mettant de profil, une partie de sa personne était exposée. Vu que ses petits protégés étaient en mauvaise posture, elle se refusait de subir la moindre blessure ou même crever ici. Pas tant que les gamins risquaient quelque chose. Elle leva un regard légèrement craintif, observant les divers tuyaux qui formaient le "plafond" des taudis. Quelques balles perdues seraient suffisantes pour créer une fuite qui, si elle était bien placée, aurait de quoi la brûler vive. A moins que ce ne soit pas du gaz, mais de l'eau. Pas plus rassurant, lorsqu'on voyait que des fils électriques pendaient. Une coupure au mauvais endroit et de la flotte... Le combo gagnant pour une bonne électrocution. Oui, il n'y avait pas à dire, cette position était la pire de toute. Mais aussi la seule un tant soit peu disponible. Elle ferait avec. Elle n'avait pas le choix.

    La franc-tireuse se plaqua contre la porte lorsque quelques balles manquèrent de ricocher contre son armure. Heureusement que les Vortchas n'étaient pas réputées pour leurs talents de tireurs. Pour certains, c'était déjà un miracle qu'ils réussissent à utiliser une arme à feu. Sauf que même entre les mains d'un débutant, il suffisait d'une balle pour toucher un organe vital, une articulation, bref, réussir à handicaper sa cible. La seule chose que cela apportait, c'était un ratio "coups de feu/ réussite" plus faible qu'en temps normal.
    Elle n'avait pas le temps d'évaluer la situation, pas plus que viser avant de tirer. Ce serait donc au petit bonheur la chance. Avec un Mantis. Soit du un coup. Sans doute que les Esprits lui en voulaient. Ou bien que la poisse de Kori tendait à lui sauter à la gorge.
    Une seconde pour sortir de sa cachette. Une demi pour viser. Constater rapidement que les deux mercenaires se gênaient l'un l'autre. Sentir une balle manquer d'un chouia de lui traverser la jambe. Tirer.

    L'un des ennemis s'effondra dans un grognement, l'abdomen transpercé, alors que leur adversaire se cacha à nouveau comme elle pouvait dans son abri de fortune. Elle avait réussi à rectifier légèrement son angle de tir, mais l'ennemi n'avait pas été blessé trop gravement. En tout cas, l'autre semblait hésiter, voir même préférer la fuite. Bien qu'elle ne puisse pas le voir, il tirait des rafales sans même tenter de vraiment la toucher. La femelle pointa un court instant le nez hors de son couvert. Le dernier survivant était en train de tenir son Vindicator d'une main alors que l'autre était serrée contre le poignet de son collègue, qu'il tentait de tirer comme il pouvait. Au final, il n'attaquait même plus dans l'espoir de tuer, mais plutôt pour l'empêcher elle de réaliser la moindre action offensive. Cependant, s'il y avait un altruisme que la turienne ne connaissait pas chez cette espèce, son acte se révéla vain. Après tout, il ne pouvait même pas espérer réussir à recharger. Et un Vindicator ne contenait pas non plus beaucoup de balles. Il suffisait de compter. Et de faire mine d'être un minimum menaçante pour le forcer à tirer. La créature était paniquée, et il ne faisait même pas attention à ce détail. A vrai dire, il était rare que des petites frappes des Terminus puissent se montrer assez malignes pour cela.
    Pourtant, au plus grand étonnement d'Aper, il semblait avoir un minimum d'intelligence, car il ne gaspillait pas non plus sa faible réserve comme un fou. C'était gênant. Presque. Il n'était plus qu'à quelques pas du bout de la ruelle et dans quelques secondes, il serait dans la rue principale. Hors de question qu'il ne s'échappe, voir même qu'il bloque ce qui était une des deux seules issues. Laissant son fusil de précision, la miliaire attrapa de nouveau son Carnifex, vidant une bonne partie de son chargeur à l'endroit où se trouvait sa cible. Sur les cinq balles tirées, trois touchèrent leur cible: à la jambe, à la tempe et au torse respectivement. Le mercenaire s'effondra dans un râle, et tout redevint calme.

    Un peu trop calme, même.

    Prudemment, la femme sortit du renfort, avançant à pas de loups dans le chemin. Il en manquait un. Le Butarien. Celui qui semblait être trop à l'aise, trop confiant dans chacun de ses gestes pour être totalement honnête. Il ne pouvait être que dans deux endroits: l'avenue devant ou bien... derrière.

    Son instinct la poussa à se jeter au sol, effectuant une roulade pour se réceptionner, alors que la lame d'une épée manqua de peu de l'atteindre. Son propriétaire avait dû prévoir cette réaction car l'arme changea soudainement de direction, glissant contre l'armure dans une myriade d'étincelles. Une douleur aigue naquit dans le bras gauche de Ravilla. Elle se retint de lâcher un petit cri de douleur tandis qu'elle se relevait à demi. Un peu de sang bleu coulait de la jointure située au niveau de l'épaule. Trop faible pour que cela soit grave, mais assez profond pour que la blessure se rappelle délicieusement à elle. Oui, elle appréciait le fait d'avoir mal. Toutefois, ce n'était pas le moment de se laisser aller ainsi. Les combats précédents et la journée l'avait épuisée. Son nouvel adversaire, lui, semblait être dans une forme presque olympique. Fort, aussi. Seule la prétention pouvait lui faire croire qu'elle était en état de lutter. Or, elle n'en était pas dotée d'assez pour se laisser avoir de la sorte.
    Devant elle, l'inconnu émit un petit rire des plus clichés. Celui de "l'homme qui est plus fort et qui regarde le héros en se doutant parfaitement qu'il n'est pas assez fort pour lutter contre lui". Ce petit ricanement qui semblait réellement être travaillé, répété maintes et maintes fois pour vraiment donner l'impression qu'il était en position de force, qu'il le savait et qu'il en tirait un plaisir presque malsain. Cliché, avons-nous dit. Il ne bougea pas pendant un instant, la toisant du regard, avec un petit air de supériorité au fond des yeux. Pour un peu, cela aurait été une caricature.

    - Alors, alors, alors... Qu'avons-nous là?
    Encore quelqu'un à la recherche de Jarod? Dommage pour toi mais c'est moi que tu vas devoir affronter.


    Il fit mine de faire un pas en avant. En réponse, la militaire leva son arme. Il ricana avant de s'interrompre, les sourcils froncés. Elle venait de lever le canon de son pistolet, ne le visant pas lui mais le plafond. Alors qu'il leva les yeux au ciel, il jura doucement, reculant vivement en arrière. La balle du Carnifex acheva de percer le tuyau de gaz qui courait au-dessus de lui. Un filet s'en échappa. Rien d'important. L'Incinération qui suivit, elle, acheva de faire exploser le tout.
    Sans perdre un instant, Aper se releva pour courir jusqu'à la rue tandis que derrière elle, des jets de flammes bloquaient le passage. Là, elle la remonta, suivant la direction de laquelle ses adversaires étaient venus. Il ne fallait pas qu'elle se laisse rattraper. Qu'elle retrouve ses protégés et qu'ils fuient. C'était ça la meilleure chose à faire, bien que cela la tuait de l'admettre. Lutter était trop dangereux. Elle ne savait pas vraiment où elle se dirigeait, ni même si Kori et Naki étaient toujours sur Oméga. Ou même vivants. Néanmoins, la seule chose qu'elle pouvait bien faire, c'était les chercher au pas de course. Bordel, cette situation lui rappelait trop une autre...

    Au détour d'un angle, elle aperçut les Quariens qui venaient dans sa direction en clopinant. Sans perdre un instant, elle les poussa dans une rue parallèle, jetant sans cesse un coup d'oeil derrière elle. Il ne semblait pas qu'il avait réussi à la suivre. Ou bien il l'avait laissé s'échapper pour une quelconque raison. A moins qu'il n'ait prévu des pièges. Impossible à savoir. En attendant, elle poussait toujours les petits. Ils avaient l'air fatigués et confus. Plus d'une fois elle les soutint pour les faire avancer, voir les redressa pour les empêcher de s'écrouler. A moins qu'elle ne faisait ça juste parce qu'ils semblaient faibles sans pour autant l'être. Il fallait dire, la turienne elle-même n'avait pas l'esprit clair. Elle essayait de trouver son chemin et d'avancer jusqu'aux rues fréquentées d'Oméga. De rejoindre le spatioport aussi, histoire de pouvoir partir. Ou au moins un endroit calme, où elle pourrait contacter son amant pour lui expliquer la situation.

    - Avancez. Ne vous arrêtez pas!

    Son corps était tendu et même sa voix trahissait le stress qui l'habitait. En plus de la menace du Butarien, il lui semblait que les ombres d'esclaves Moissonneurs la coursaient, tentant de la rattraper. Pour un peu, elle se croyait revenue sur Terre, bien des années auparavant. A fuir là aussi des ennemis trop puissants et à errer dans des lieux inconnus pour elle. L'angoisse la reprenait et si elle n'avait pas eu les gamins avec elle, la panique aurait sans doute pris le dessus...







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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Jeu 09 Avr 2015, 11:16



De son coté des choses, J'ango n'avait pas vraiment à se plaindre. Lui et ses deux acolytes exécutants et exécuteurs avaient grosso modo trouvé une progression fluide dans les couloirs d'Oméga. Le temps pressait et ils le savaient bien. Quand bien même il fallait du temps pour que les appareils se posent dans le spatio-port, J'ango savait qu'il n'aurait qu'une chance et qu'elle s'amenuisait à chaque seconde passée loin de la cible. Le trouver, le choper avant qu'il embarque après s'être débarrassé du garde du corps, le ramener au QG. Un plan fort simple. Au détour d'un croisement, J'ango et ses complices vortchas se retrouvèrent alors bloqué par la présence manifeste d'un troisième individu de la race précédemment citée. Il alla se placer devant eux. Lui aussi portait l'emblème des berserkers.

 « Qu'est ce que tu fais ici toi ? »aboya le krogan.
 « Venu aider. Grabuge dans les environs, pas mal de personnes sur les nerfs. » répondit le vortcha.
J'ango grinça des dents.
« Ta tête me dit absolument rien... »
Bon, c'était difficile de juger, pour J'ango, tout les vortchas se ressemblaient et étaient les mêmes. En dépit de pouvoir juger physiquement, il se permit de démarrer sa radio.
« Hé, vous m'aviez pas prévenu que vous m'aviez envoyé un type supplémentaire ! »
L'opérateur sembla surpris.

 « On t'a envoyé personne. C'est sans doute encore un de ces vigiles qui se mêlent des tâches qui ne les concernent pas. »

« Okay l'vortcha. C'était quoi ton poste au juste ? »
 « Était normalement sentinelle dans le spatio-port ! Avoir entendu parler de votre tâche, alors venu immédiatement ! »
« Alors mêle toi de tes fesses et retourne y. J'ai pas besoin de quelqu'un de plus. »
 « Ah ! Et si moi savoir où être cible ? »
« Non mais t'es sérieux ? Okay, tu peux v'nir, pour l'instant. Montre nous le chemin. »
Et hop, un vortcha supplémentaire dans l'escouade. Ca commençait à faire beaucoup.

« Au passage, il nous manque le signalement d'un agent normalement affilié au spatio-port. »
« Ça serait pas celui qui est avec moi ? »
« Peut-être. J'envoie un agent vérifier ça. On verra ça plus tard. Dépêchez vous d'avancer, on ne doit pas perdre ce journaliste. »
« On est plus très loin. » répondit le krogan berserker en enfilant son casque.

- - - - - - -


Baptisé sous le nom imagé de « Beluga », le transport inter-planétaire était désormais arrivé à destination. Assis là où on avait eut la bonne idée de poser des bancs, J'ango et De Castellac avaient patienté un peu le temps que l'appareil n'arrive. Désormais, c'était un flot de passager qui en sortait et les rames d'embarquement n'étaient pas encore disponible. Et à la vue du monde qui désirait par la suite rentrer, il était fort à parier qu'ils en auraient encore pour un petit moment.

« Fier appareil n'est-il pas ? »
« De fait monsieur Ambroise. J'imagine que nous serrons bientôt en transition vers notre destination. »
« Je l'espère aussi, mon cher J'ango. Quoiqu'il en soit, merci de votre patience et d'avoir accepté le déplacement. Je sais que je ne risque pas grand-chose mais… M'voyez... »
« C'est mon travail, m'sieur. Si ma présence peut vous rassurer, alors elle n'est pas inutile. »

De l'agitation commença à se faire ressentir au bout de la porte d'embarquement par laquelle ils étaient entrés. Les passagers quittant l'appareil venaient tout juste d'être débarqués et maintenant, c'était au tour de ceux qui désiraient grimper de faire la queue et de passer au compte goutte sur les diverses rampes de montée contrôlées. Inquiet de ce mouvement, De Castellac haussa les sourcils et focalisa son attention sur ce monde. Alors il aperçut, se frayant un chemin à grand tour de bras, cette silhouette casquée épaisse en armure rouge ainsi que ses accompagnateurs. Aussitôt, le journaliste jura.

« Oh non... »
« Un problème ? »
« Nous devons embarquer au plus vite. Passez devant J'ango, ouvrez la voie, faites quelque chose ! » répondit le journaliste qui commençait à paniquer.

J'ango le regarda d'un air inquiet et surpris, ne comprenant pas quel genre de mouche avait piqué celui qu'il était censé protégé. Plus loin, dans la foule, les Berserkers avançaient toujours en bousculant ceux qui se trouvaient sur leur passage. Le krogan sembla tirer quelque chose de sa ceinture, chose qu'il braqua dans leur direction.
Puis, un coup de feu retentit et le luminaire qui se trouvait à coté du garde du corps vola en éclat, le gratifiant d'éclats de verre dans la face qui l’égratignèrent ou le coupèrent légèrement alors qu'il levait les mains et fermait les yeux.

« Gah ! Mes yeux ! » aboya J'ango.

La détonation ne tarda pas à affoler la foule qui tenta de se disperser de manière rapide. D'autres encore préférèrent se coucher au sol les mains sur la tête ou bien encore se « rendirent » en mettant les bras en l'air. Aveuglé par les éclats de verre qu'il eut reçu dans les yeux, J'ango le garde du corps tira à son tour son arme en la déplaçant de manière aléatoire.
De Castellac, lui, tenta de ramper parmi la foule pour se cacher dans le « Beluga ».







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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Dim 12 Avr 2015, 14:38
- Avancez. Ne vous arrêtez pas !

Les deux Quariens se soutenaient mutuellement lorsque Ravilla fit irruption au détour d'un couloir. Un extrême concentration déformait ses traits. Le Butarien l'avait trouvée, aucun doute là dessus.
Alors qu'elle s'approchait d'eux par la droite en courant, Kori et sa sœur tournèrent à gauche, accèlerant le pas de manière conséquente.

- Où est votre ami Ravilla ? Cria Kori en jetant un regard derrière lui. Est-ce qu'il va bien ?

Mais la Turienne ne répondit pas, toute absorbée qu'elle était par leur survie. De prime abord, le Butarien lui avait paru être un ennemi plus que redoutable. Voir Ravilla s'enfuir à toute jambes ne faisait qu'amplifier son inquiétude déjà à un niveau critique.
Alors qu'il traversaient les allées sans perdre de temps, Kori ressenti une pointe de remord à l'idée d'avoir mis Naki, Ravilla et son ami en position dangereuse. Après tout, c'était lui qui avait insisté pour venir suivre la piste du Krogan sur la station pirate. Certes, ils avaient visé juste, les événements parlaient d'eux même. Mais si aucun d'eux n'en ressortait vivant, ler petite escapade n'aurait servi à rien, et au vues des deux individus lancés à leur trousses et à celle de J'ango Garnar, leurs intentions quant à leur cas étaient on ne peut plus clair.
Ils devaient faire vite, retrouver Némésis et quitter cet endroit sans attendre. Pourtant, Kori ne parvenait pas à se faire à l'idée d'abandonner la seule personne potentiellement capable de les aider à comprendre ce qu'ils recherchaient depuis le début de leur pèlerinage. Ce “Jarod“ était la voie à suivre, le nerf sur lequel ils devaient tirer pour dérouler les informations et les réponses qui s'en suivraient.
Non, le Quarien ne pouvait accepter de laisser passer cette chance. Il fallait à tout prix atteindre le journaliste avant le Berserker et, surtout, avant le Butarien et le Vortcha qui semblaient le protéger.

- Il vaut mieux qu'on quitte cet endroit maintenant, lâcha Naki à bout de souffle. Ravilla ? Vous pensez que votre ami peut nous rejoindre au spatioport ?

Il valait mieux que ce soit possible. En espérant que le Turien n'est pas eu de soucis avec leurs assaillants.


***

L'Asari marchait d'un pas rapide dans le hall principal de la station. Sur sa droite, l'Au-dela brillait de son éclat rougeâtre, les murs vibrant de sa musique forte et violente. Quelques instants plutôt, elle avait pu communiquer avec son collègue Butarien apparemment mal en point et remonté comme jamais.

- Tu t'en remettras Haz, arrête de chouiner s'il-te-plait. Rattrape-les mais laisse les Quariens filer, c'est Elle qui l'a décidé. Je vais les envoyer vers le spatioport, il faut s'assurer Qu'Ambroise s'en aille. Compris ?

Lyhn raccrocha sans attendre de réponse de la part de son collègue. Si elle se dépêchait, elle arriverait sûrement à intercepter les trois fuyard. Ce qui l'inquiétait plus était l'autre Turien qu'on avait perdu de vue, une inconnue qui ne plaisait pas trop à l'Asari et qui risquait de mettre en péril le retour de leur journaliste sur la Citadelle.
Elle accéléra le pas. À l'angle d'un couloir, à quelques kilomètres du spatioport, Lyhn entraperçut trois personnes courir dans sa direction. Des gens qui couraient pour sauver leur vie était monnaie courante sur Oméga. Toutefois, il lui sembla reconnaître une Turienne et deux costumes caractéristique de ces foutus Quariens. Cette espèce l'insuportait. Toujours à fouiner n'importe où, pire que des rats ! Et depuis qu'ils avaient récupéré Rannoch avec les Geths. Les Geths...Entre les cafards et les blattes...
Ils s'approchaient, elle se tenait droite au milieu du passage. Une fois à quelques pas d'elle, l'asari leva la main et indiqua le couloir duquel elle venait. Quant elle fut sûre que les trois individus aient posé les yeux sur elle, elle s'exprima d'une vois sans intonation, comme une personne dont la routine était d'aiguiller les petit gens dans la station.

- Le spatioport est par là, continuez plus loin et tourner à gauche, vous finirez par y arriver.

Il lui sembla que la Turienne lui lança un regard assassin alors que le petit groupe la dépassait. L'Asari haussa les épaules, ne prenant même pas la peine de vérifier s'ils avaient suivi ses indications. Elle avait fait sa part du marché.
Cinq minutes plus tard, un Butarien, le virage rougit, un rictus haineux déformant ses traits pointa le bout de son nez devant elle.

- Où est-ce qu'elle est ? Aboya-t-il à l'Asari d'une voix râpeuse de colère.

Lyhn s'écarta légèrement de son collègue, les mains placée devant elle pour lui intimer de garder ses distances.

- Evite de me postillonner dessus Haz, merci beaucoup. Ils sont parti vers le spatioport. Va faire ton boulot maintenant. Oublie pas de laisser les Quariens partir et fait ce que tu veux des autres, Ambroise doit quitter la station. Ok ?
- Je sais ce que je dois faire ! Hurla le Butarien hors de lui.

Et il s'éloigna en toute hâte, suivi de quelques Vortcha galopant à sa suite. L'Asari soupira. Parfois, elle se demandait comment elle pouvait supporter cette équipe d'abrutis armés. Rash, leur Vortcha en chef lui avait dis que les Berserker se dirigeait également vers leur journaliste.
Ne restait plus qu'à aller au spatioport elle-même. Elle avait hâte de se poser dans un coin pour apprécier l'effusion de violence qui allait suivre quant tout ce petit monde se retrouverait face à face. Tout ça promettait d'être très agréable à regarder !



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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Jeu 16 Avr 2015, 16:33


    Elle les pressait, ignorant leur fatigue. De temps à autre, la turienne jetait un regard inquiet derrière elle, guettant si le Butarien les suivait. Elle espérait que non. Dans le cas contraire, la militaire serait seule contre un ennemi somme toute puissant. Pire encore, elle aurait les deux petits à protéger. Autant dire que ces derniers seraient trop exposés pour qu'elle le permette. Alors, et même si ça la tuait de le reconnaître, mieux valait la fuite. Son inquiétude était clairement perceptible, et il ne fallut pas longtemps pour que les Quariens ne l'interrogent, gardant le rythme effréné qu'elle leur imposait. Effréné, en tout cas, pour qui a connu un kidnapping et sans doute un tabassage, même léger. Le duo était mal au point, ça se voyait.

    - Où est votre ami Ravilla ? Est-ce qu'il va bien ?

    C'était une bonne question. Pendant un temps, la femme l'avait totalement oublié. Maintenant qu'on lui rappelait son existence, une nouvelle crainte la saisit. Il n'avait pas réussi à la suivre. Elle ne s'était pas interrogée plus que ça. Mais se pourrait-il qu'il y ait une autre raison à son absence? Si Xern s'était retrouvé aux prises avec un quelconque ennemi durant ce laps de temps, le pire était à craindre. L'idée qu'on puisse en vouloir sciemment aux enfants et qu'il ne s'agisse pas de vulgaires pirates était rangée dans la catégorie "pire". A côté de "La Garde Noire avait retrouvée Némésis" et "C'était un guet-apens depuis le début, mais pour qui et quoi", cette dernière hypothèse étant plus ou moins liées aux deux premières.
    Un rapide coup de fil avec son omnitech la rassura en partie, surtout lorsque le turien décrocha. Le Capitaine avait effectivement tout simplement perdu sa trace et plutôt que d’errer et se perdre dans Oméga, il avait décidé de repartir au port où il les attendait, à bord d'un de ses navires. Au moins ils avaient une porte de sortie. Vu ce qui les suivait, elle préférait ne pas laisser une griffe ne serait-ce qu'une seconde de plus sur la station. Naki, cette précieuse enfant, si sage et si posée, confirma ses pensées alors même que l'adjudante les avait gardées pour elle.

    - Il vaut mieux qu'on quitte cet endroit maintenant. Ravilla ? Vous pensez que votre ami peut nous rejoindre au spatioport ?

    - Il y est et déjà à quai. Dès qu'on arrive, vous foncez au vaisseau que je vous indiquerais. Et SURTOUT vous ne vous arrêtez pas, quoi qu'il se passe. Vous y entrez et vous y restez.

    Ce n'était pas dit clairement, mais l'hypothèse où leur ennemi les rattraperait était clairement envisagée par la turienne. Elle refusait que les gamins puissent rester en arrière, voir se fassent de nouveau capturer ou, pire, égorger. Aussi se décida-t-elle à ne grimper elle-même à bord du navire qu'une fois qu'eux seraient en sécurité. Cependant, elle préférait ne pas leur dire clairement ses intentions. Ils trouveraient à râler. Voir à désobéir. Un ordre direct, au moins et si les Esprits le voulait bien, serait plus facile à exécuter pour eux qu'un sacrifice potentiel d'annoncé.

    Le trio tourna à un angle. Désormais, les rues étaient plus larges, bien qu'encore inconnue pour la franc-tireuse. Mais au moins devaient-ils se rapprocher des grandes artères. Ce n'est qu'un peu après qu'elle reconnut quelques boutiques et "bâtiments" du coin. . Oui, ils étaient même plus que proche des grandes artères; ils étaient en plein dedans. Tout à son inquiétude, elle n'avait pas fait attention aux rues qu'ils avaient empruntées. Ils seraient bientôt en sécurité. Elle ne soufflerait qu'à ce moment.
    Face à eux une femme se tenait droite. Asari, vu le bleu de sa carnation. Aussitôt, Aper resserra sa prise sur les pèlerins, observant attentivement l'inconnue. Au moindre geste suspect de sa part, elle n'hésiterait pas à jeter ses protégés sur le sol pour foncer sur la biotique. On n’était jamais trop prudent.
    Celle-ci ne réagit qu'en levant le bras, indiquant le chemin qui se trouvait derrière elle et annonça d'une voix monocorde.

    - Le spatioport est par là, continuez plus loin et tourner à gauche, vous finirez par y arriver.

    Le regard que Ravilla lui lança était meurtrier. C'était Oméga. Elle n'allait pas lui faire croire qu'il s'agissait d'une quelconque guide touristique chargée d'indiquer où était le port le plus proche. Ni même qu'elle avait l'habitude de répondre à ce genre de question. L'entraide et la station, c'était un peu comme réussir à trouver un Hanari athée: C'était tellement rare qu'on se demandait si c'était honnête. Et puisque sur Oméga, l'honnêteté était presque encore plus rare... Non, il s'agissait clairement d'un coup fourré. Mais ils n'avaient pas le temps de s'occuper de ça pour l'instant. Ils étaient bientôt partis de là. D'autant plus que la garce avait raison: leur destination était bien là où elle l'avait indiqué. Ce qui sentait encore plus mauvais qu'avant. Soit ils auraient le droit à un comité d'accueil à leur arrivée, soit on les aurait par derrière. Ils étaient piégés quoi qu'il arrive. Et ils n'avaient pas le choix. Enfin, au moins, elle pouvait se rassurer sur un point: Xern était proche. Avec un peu de chance, il daignerait envoyer quelques-uns de ses hommes les aider en cas de grabuge.

    Ils continuèrent donc, bien obligés et ne tardèrent pas à atteindre le lieu tant recherché. Ils n'eurent le temps que de faire quelques pas à l'intérieur, l'entrée traversée, qu'une fusillade éclata. Jurant, l'aînée plaqua les plus jeunes contre le mur le plus proche, les protégeant partiellement de son corps, le temps qu'elle puisse analyser la situation. Un hurlement de douleur, puissant, résonnait au milieu des cris de peur des civils ou en tout cas des moins guerriers d'ici. Des Vortchas et un Krogan en armure rouge étaient armés, cherchant apparemment quelque chose. Quoiqu'il en soit, c'était eux les auteurs de la fusillade. Il y avait fort à parier qu’ils ne les laisseraient pas pass...

    Une balle se heurta contre son bouclier, affaiblissant quelque peu celui-ci, coupant net ses réflexions. Un autre Krogan, apparemment celui qui souffrait, tirait un peu au débotté, cherchant à toucher ses adversaires comme il pouvait. La militaire jura, forçant les jeunes à se baisser et adopta elle-même une position accroupie. C'était le chaos désormais. La foule tentait désormais de fuir la scène piétinant presque ceux qui restaient au sol. Face à un tel mouvement de panique, les Quariens pourraient difficilement lutter. Un juron s'échappa de ses dents serrées. Rien ne pouvait jamais être facile, bordel de merde.

    - Kori, Naki. Longez le mur. Je resterais à côté de vous pour vous retenir si on vous repousse. Surtout, avancez en étant accroupi. Si vous sentez qu'on vous force à vous relever ou qu'on vous entraîne, hurlez. J'interviendrais.
    Avancez maintenant!


    Elle même se mit en marche, tentant de repousser comme elle pouvait ceux qui se trouvaient devant elle. Heureusement, et dans ce genre de situation, les moutons qui cherchaient à tout prix à sauver leur vie ne pensait pas vraiment à se coller contre les murs. Non, ils avaient pour seul et unique objectif la sortie, vers laquelle ils se précipitaient comme s'il s'agissait d'une sorte de porte vers un monde meilleur. Tant qu'ils restaient bien collés et qu'ils ne se longeaient pas de trop loin, alors les jeunes seraient suffisamment en sécurité. Les balles perdues étaient plus problématiques. Puisqu'elle se trouvait à côté, elle pouvait espérer réussir à en prendre certaines à leur place, croisant les doigts pour que ses boucliers résistent au choc. Il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire, sinon d'avancer lentement vers le quai où le Bloody Star était amarré et d'espérer que la chance serait de leur côté.
    Ils se mirent à remonter le flot humain, petit à petit.







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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Lun 20 Avr 2015, 17:34


« Dégagez ! Dégagez ! Mettez vous à l'abri De Castellac ! » aboya le protecteur aveuglé.

Il balançait son bras de manière hasardeuse, tirant parfois un coup ou deux, mais jamais sans parvenir à toucher quiconque. En d'autres termes, il représentait une bien faible menace pour le reste des personnes présentes ici. Le journaliste lui, a couvert dès que le premier tir avait retentit, c'était mit à ramper mollement vers le transport où il pouvait se mettre aux abris. Les gardes ne tarderaient sans doute pas à débarquer. Ils avaient quittés leur poste avancé dont la baie vitrée donnait sur le spatioport pour descendre vers les niveaux à querelles. Assez de temps pour que les berserkers s'occupent du journaliste donc.

« Putain. C'est trop facile, vraiment. » soupira le krogan berserker en observant le spectacle pathétique du protecteur atteint de cécité.

Il s'approcha sans hésiter à grands pas, désarma sans réelle difficulté l'adversaire, braqua son pistolet droit sur sa face... Mais ne tira guère. En réalité, sous son casque, le berserker était frappé de stupeur. En quelques mouvements, il ouvrit son casque, abaissa son arme et leva la main.

« Attendez... Attendez ! Arrêtez de tirer ! » beugla t-il.

Les vortchas qui l'accompagnaient semblèrent tout aussi frappés de stupeur. Le protecteur désarmé secoua la tête et se passa les mains sur les yeux en espérant retrouver la vue. Sa vision fut particulièrement floue et désorganisée durant de longues secondes.

« Qu'est ce qui se passe, vous êtes qui ? »
« Ben regarde moi, abruti ! »
J'ango, une fois qu'il eut enfin retrouvé une vision potable, leva le nez et découvrit le faciès neutre du berserker... Son faciès à lui aussi. Le berserker ouvrit les bras.
« J'ango ! »
Le protecteur fit de même.
« J'ango ! »

Ils s'échangèrent un coup de boule, s’inspectèrent mutuellement et finirent par poser les armes sous l'incompréhension générale de ceux qui les entouraient.
« Qu'est ce que tu fous là enfin ? »
« Baaah, j'suis en train de faire mon boulot ! Quoi de neuf depuis qu'on s'est tiré de ce désert ensemble ? »
« Boarf. La routine de travail. Si j'avais sus que t'étais là, j'aurais pas été surpris quand à d'éventuels coups de flingue. »
« Ah ouais. Désolé mec. J't'ais pas fais trop mal ? Je croyais que t'étais juste un coco de garde du corps. »
« Ben en fait, oui. Je suis chargé d'extraire le monsieur que tu vois ramper là-bas ? »

Le berserker fronça les sourcils.
« Ah bon ? Moi je suis censé le capturer ! »
« Tu déconne ? »
« J'ai l'air de plaisanter ? »

Le J'ango protecteur alla relever le journaliste en lui prenant l'épaule gauche. Le berserker se lança à sa suite en lui saisissant l'épaule droite.
« Eeeh ! Lâche le ! »
« Toi lâche le ! J'en ai besoin ! »
« Mais moi aussi j'en ai besoin ! »
« Eeeh ! J'en avais besoin le premier ! »

Ils commencèrent à tirer chacun de leur coté, ignorant le désagrément que cela produisait au journaliste qui piailla qu'on le lâche. La foule avait quitté les lieux mais les berserkers présents restaient quelques peu abasourdis, ne sachant guère comment réagir.
Le journaliste ainsi tiraillé représentait pourtant une cible sans défense et de choix.
A l'écart du groupe, le vortcha qui avait rejoins en dernier le groupe gargouilla et dégaina son arme. Il lui restait qu'a les avoir dans le dos.

Il ne s'était sans doute pas rendu compte que tous n'étaient pas partis. Quariens et Turiens restaient ici. Dans sa précipitation, il ne les avait guère vu.








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