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 Cinq chats, une seule souris

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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mar 19 Mai 2015, 19:10
Naki, Ravilla et Kori traversait les couloirs rouges et menaçants de la station pirate. L'étrange Asari qu'ils avaient croisé leur avait indiqué la direction du spatioport. Acte pour le moins étrange dans un endroit pareil, même le Quarien qui venait pour la première fois s'en rendait compte. Mais que pouvaient-ils faire d'autre ? Ravilla suivait un chemin qui semblait tout tracé dans sa mémoire et les Quariens s'en remettaient à elle. La situation avait grandement dérapée. Eux qui ne souhaitait qu'obtenir quelques informations se retrouvait poursuivis par un groupe de personne qui semblait les connaître. Il fallait partir au plus vite, plus rien d'autre ne comptait.
Au détour d'une ruelle, des coups de feu éclatèrent soudain. Un coup d'oeil en biais suffit à Kori pour reconnaître J'ango Garnar la main agrippée à l'épaule d'un humain, tentant d'échapper aux rafales portée par...Un autre J'ango Garnar ? Celui qu'ils avaient croisé à l'afterlife ? Soit les Krogans étaient tous les mêmes, soit celui-ci avait un don d'ubiquité flagrant !
Un éclair bleuté brilla à la périphérie de sa vision. Un crépitement dangereux le fit sursauter et la main implacable de la Turienne s'apposa sur les jumeaux. Son bouclier venait de diminuer.

- Kori, Naki. Longez le mur. S'exclama la Turienne au aguets. Je resterais à côté de vous pour vous retenir si on vous repousse. Surtout, avancez en étant accroupi. Si vous sentez qu'on vous force à vous relever ou qu'on vous entraîne, hurlez. J'interviendrais. 
Avancez maintenant !

Et ils avancèrent. Accroupis, espérant atteindre le vaisseau de l'ami de Ravilla sans que personne ne vienne leur chercher des noises.


***


Rash, le Vortcha infiltré dans le groupe des Berseker s'écarta légèrement du groupe de Berseker. Sa main griffue glissa habilement vers sa hanche où pendait un pistolet léger. Son fusil de précision ne lui serait d'aucune utilité ici, son cerveau pourtant peu développé comprenait que le recul nécessaire à ce genre d'attaque était absent. Tant pis, il s'en tirerait aussi bien sans.
Discrètement, le Vortcha s'applati contre le mur, son bras musclé s'étendit, tirant sur le tendon qui le reliait à son thorax. Son doigt compressa la détente, et la cartouche thermique s'éjecta de l'arme.
Ce que Rash n'avait pas prévu, et que quelqu'un de plus réfléchi aurait sûrement pris en compté était le fait que les membres d'un groupe comme les Berserker bénéficieraient sûrement d'un bouclier ou d'une barrière protectrice.
Le projectile traça sa route jusqu'à l'inévitable confrontation. Une fine lumière grésilla au niveau de la tête d'un des Krogan. Rash savait viser, c'était indéniable, pour le reste...
Les Krogans réagirent au quart de tour et le Vortcha resserra son emprise sur l'arme.
Très vite, l'air s'emplit à nouveau de détonations meurtrières.


***


L'horrible cadence des tirs chauffaient les oreilles du Quarien. Malgré le pas pressant que leur imposait Ravilla, il ne put s'empêcher de regarder l'évolution des événements.
Les tirs fusaient en tout sens et plusieurs badauds se retrouvèrent pris au piège de la rixe, courant à perdre haleine pour sauver sa peau. Parmi l'émulsion d'individu constituant la population du spatioport, Kori distingua clairement un homme agenouillé, rampant vers les une cachette de fortune entre deux navettes stationnées.
Le journaliste.
La raison de sa venue sur la station pirate lui revint comme une explosion. S'il y avait une chance pour que leur voyage ne soit pas vain, c'était celle-ci.
Il jeta des regards à ses deux compagnons, Naki lui en voudrait sûrement, Ravilla encore plus...
Mais sa décision était déjà prise. Depuis le début.
Sans laisser le temps à quiconque de réagir, il s'élança au galop vers sa cible, le dos courbé, contournant tant bien que mal le combat qui sévissait aux alentours.

- Continuez vers la navette ! Je vous rejoins !

L'adrénaline battait ses tempes, le risque inconsidéré qu'il prenait bandait ses muscles et sa détermination diminuait les tremblements qu'i aurait pu ressentir en pareille situation. Il avait peur de ce qu'il faisait, bien sûr, mais la peur, comme nombre de ses émotions se refoulait dans un coin de son cerveau, anéanti en une simple pensée sans importance reclus dans le creux qu'il s'était constitué depuis longtemps.
La traversée jusqu'au journaliste ne fut pas de tout repos, et si Ravilla ou sa sœur l'avait suivi, il n'en savait rien. Toutefois, il parvint échapper au balles ricochant sur le sol métallique pour se cacher auprès de l'homme acculé.
Agenouillé, le Quarien attrapa le col de l'Humain et rapprocha son visage du sien dans l'espoir qu'il puisse l'entendre dans ce chaos.

- J'ai besoin de vous ! Hurla Kori.

Le journaliste ne réagit pas. Kori resserra sa poigne après s'être assuré que les Krogan étaient toujours occupés à se chamailler entre eux.

- Vous connaissez Jarod ? J'en suis sûr, le Butarien et son Vortcha vous protège. Vous travaillez pour lui ? Répondez !

Le journaliste partit d'un rire graveleux.

- Je ne sais pas ce que tu nous veux petit, mais tu ferais mieux d'oublier. On n'aime pas trop que quelqu'un se mêle de nos affaires.

Au loin, un cri d'alerte retentit. Simple son parmi les autres que Kori entendit à peine. Une main violente vint se poser sur son cou et le regard du Quarien s'agrandit face à celui du journaliste qui l'observait en souriant. Dans un mouvement fluide et incroyablement puissant, Kori se souleva du sol, lâchant toute l'étreinte et la domination qu'il pensait avoir sur l'humain. Ses mains agrippèrent frénétiquement les poignets de son agresseurs, en vain. Face à lui se dressait un Butarien, le même qui l'avait agressé il y a peu, une lame brillait à sa main droite.
Kori se débatait lamentablement, les dents serrés, les tendons de son cou compressé à se rompre, écrasant sa trachée comme on aplatit un insecte du plat de sa main. Ses jambes se secouaient, ses sens se disloquait peu à peu au rythme des points lumineux qui voilaient peu à peu sa vue. Le Quarien devina plus qu'il ne perçut le contact de la navette sur son dos. Ainsi collé à l'engin, le Butarien profitait de toute sa force pour maîtriser Kori. Il approcha son visage à huit yeux du sien.

- T'as de la chance qu'elle veuille vous laisser partir. Profites-en. La prochaine fois, je trouverai un moyen de te tuer par accident.

Un projectile vint abaisser le bouclier de l'agresseur. À la périphérie du peu de vision qui lui restait, un tâche blanche se distingua. La voix de sa sœur vibra à ses oreilles et, sans ambages, le corps de Kori se retrouva propulsé sur celui de sa sœur jumelle. Un violente douleur traversa son corps au contact de l'armure.

- Barre-toi d'ici. Ordonna le Butarien au journaliste. On s'occupe du reste.

Et il s'éloigna, laissant Naki, son amre obtenue lors du début de son voyage en main, se relever difficilement pour vérifier l'état de son frère. Il respirait visiblement, les suffocations et raclement de gorge qu'il effectuait en était la preuve. Tandis qu'elle le soutenait dans l'idée de rejoindre la navette en hâte. Le journaliste humain profita de les dépasser pour réitérer son avertissement.

- Vous savez à quoi vous attendre main...

D'un geste rapide et empreint de colère que ceux qui connaissait la jeune Quarienne ne l'aurait jamais cru capable, Naki envoya valser son poing en direction du crâne de cette saleté de crevure.

- Oh la ferme !

La crosse de l'arme s'abattit sec sur sa tête vulnérable, laissant échapper un cri rauque et pitoyable de surprise et de douleur. Quelques secondes plus tard, les jambe flageolante du journaliste ne le tinrent plus, il s'effondra au sol, inerte tandis que Naki démarra sa route vers la navette.

- Attends, soupira Kori, le bras appuyé sur l'épaule de sa sœur, l'autre main frottant encore son cou d'où s'explusait sa voix sifflante. Il faut qu'on l'emmène...Il sait quelque chose...
- Pas le temps Kori !

Il parvint tout de même à la tirer en arrière. Le convaincre de renoncer son idée prendrait certainement plus de temps que de l'aider à accomplir son projet, aussi Naki s'empressa-t-elle d'aider son frère à ramener l'homme trainant sur le sol.
Des étoiles dansaient toujours dans les yeux du Quarien, la tête lui tournait et une nausée pointait le bout de son nez. Il poussa un râle d'effort. Pour l'instant, toutes ses forces se mobilisaient pour emmener le journaliste avec eux.
Il aurait tout le temps de s'évanouir dans le vaisseau de Némésis.



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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 03 Juin 2015, 13:02


    Il ne fallait pas nier l’avantage certains des paniques de foules : Revenant à leurs instincts les plus primaires, chacun tentait d’atteindre la sortie, quitte à se piétiner les uns et les autres. Ainsi, si l’entrée du spatioport, de même qu’une bonne moitié était en proie au tumulte, l’arrière était presque vide d’occupants, laissant la possibilité à notre trio d’avancer. Lentement, ils remontaient petit à petit la salle, toujours courbée tandis que les balles crépitaient autour d’eux. Parfois, les boucliers grésillaient alors qu’un projectile se désintégrait au contact de leur protection. Le Krogan fou était toujours aveuglé ; il hurlait d’une rage et d’une douleur savamment mélangés tandis que son doigt semblait s’être greffé à la gâchette.

    Naki vacilla un court instant avant qu’une main ferme mais douce ne la plaque à demi contre le mur, avant de la pousser en avant. A côté d’elle, Aper veillait, observant la salle. Il y avait moins de monde, certes, presque tous enfuit. Il ne restait réellement que les deux gangs, ou qu’importe ce qu’ils étaient. Maintenant que leur rival s’était calmé, l’ambiance qui occupait le hall paru s’alléger un peu. Le silence fut remplacé par des bruits de pas et des cris invitant au calme. Evidemment, une telle espèce n’était pas propice à la discussion. Très vite, les guerriers se mirent à se chamailler comme des enfants, sous les cris presque pathétiques du pauvre journaliste, l’objet de leur querelle. Ils se le disputaient comme deux Varrens se seraient bagarrés pour un os : à force de glapissements et de pseudo grognements.
    Ravilla eu un petit rire amusé, tandis qu’elle jeta un rapide coup d’œil par-dessus son épaule : Qu’importe les formes de vie de Tuchanka, elles réagissaient toutes de la même manière.

    Les tirs reprirent. Le calme, sur Oméga, n’était rien qu’un instant de répit, le temps que chaque groupe ne recharge ses armes. Il ne s’agissait que du « clac » d’un chargeur vide qui tombe pour se faire remplacer par un plein.
    En attendant, alors que le pugilat reprenait de plus belle, le petit groupe avait bien avancé et sans blessures. Quelques mètres les séparaient encore du vaisseau de Xern. C’était l’affaire d’une poignée de minutes, tout au plus, si rien de fâcheux n’arrivaient. Après quoi ils pourraient se jeter dans le sas de séparation et quitter cette maudite station.

    - Continuez vers la navette ! Je vous rejoins !

    Le cœur battit, puis rata un pas, manqua de se casser la figure avec une grâce étonnante, avant de finir par tomber malheureusement, levant quelques secondes une main pour signifier qu’il allait bien. Voilà qu’elle était la représentation, quelque peu fantasmée, de l’état de Ravilla après que Kori ait lâché ces mots avant de s’enfuir tel un cabri. Il courra sous les balles afin de rejoindre une silhouette cachée à quelques foulées de là. Il était mené par son inconscience. Laquelle était, il fallait le reconnaître, plutôt bon guide, car il arriva au moins à ne pas être heurté dans son aventure. Naki, la pauvre petite, se retrouva de nouveau plaquée contre le mur. Elle pouvait sentir son épaule être compressée tant par les doigts implacables que par la paroi contre laquelle la Quarienne était coincée. Cela dura un court instant avant qu’elle ne se fasse soulevée dans les airs, ses pieds touchant à peine le sol selon que son aînée relâchait plus ou moins sa prise. Le temps de faire les quatre mètres qui les séparaient de la passerelle, après quoi elle y fut balancée sans la moindre forme de ménagement.
    Le temps qu’elle retrouve ses émotions, elle était casque à mandibules avec sa protectrice. Au fond des yeux ambre, une sainte rage brûlait, quand bien même sa voix fut recouverte d’un voile de neutralité mal contrôlé.

    - Restez. Ici, lança-t-elle avec un ton claquant.

    Chaque mot avait été détaché avec une inflexible froideur. Si elle ne savait pas se contrôler, sans doute aurait-elle détruite la première chose qui lui tombait sous la main, tant la colère l’habitait. Seul le frémissement régulier de ses mandibules, de même que ses dents serrés et son souffle abrupt laissait entendre que la femme mobilisait ses forces pour se contenir. Il n’était pas à douter qu’elle aurait tué Kori si elle ne l’avait pas, curieusement, autant apprécié.
    Ces mots lâchés, elle tourna les talons. La jeune sœur avait un abri à l’entrée du sas, avec quelques centimètres de fer épais qui pouvait lui permettre de se cacher assez pour éviter tout tir mortel. Elle n’y resterait pas longtemps avant que son inquiétude naturelle et l’amour qu’elle portait à son frère ne la fasse sortir de son trou. Et Aper ne pouvait rien dire. A une époque, elle aurait fait de même. Et si Hécarion avait été encore de ce monde, elle aurait partagé avec les petits une telle folie.

    Dans le hall, rien ne s’était amélioré. Vortchas et Krogans luttaient entre eux dans le chaos désorganisé qui leur était propre alors que non loin, un Butarien enragé venait de saisir le pèlerin vert par le col. L’assassin de tout à l’heure. Il était un peu mal au point, en partie brûlé. Etait-il affaiblit ? Par les Esprits, qu’il le soit.
    Sans le moindre signe de pitié, il souleva le frère en l’agrippant avec force pour mieux fracasser son dos contre la carlingue froide d’une navette. Si la visière l’empêchait de le voir il était facile d’imaginer la victime grimacer de douleur tandis qu’il se débattait faiblement, tentant d’échapper à la prise impérieuse.
    Le mercenaire recula d’un pas alors que ses boucliers absorbaient l’impact d’une unique balle. Lui et elle se défièrent du regard. Puis, comme il aurait balayé un insecte du plat de la main, il envoya voler sa victime, le faisant heurter sa sœur. Elle avait accourue bien sûr. Comme cela avait été prédit.

    Le monde sembla s’arrêter. La guerrilla des Berserkers n’était qu’un écho lointain tandis que les pupilles de la militaire se fixaient sur deux de ceux de son adversaire, à défaut de pouvoir en suivre huit. Même les Quariens furent totalement occultés. Le combat de tout à l’heure, et la fuite, avait laissé un goût amer dans la bouche de l’homme. Pire encore alors qu’à la frustration d’un combat avorté il avait dû subir l’humiliation de la brûlure. Il brûlait de se venger. Sans aucuns mauvais jeux de mot. Quoique…
    Il désirait donc avec ardeur finir ce qu’il avait commencé. Après tout, celle qui se dressait devant lui n’était pas importante. Les gamins, oui. Il ne pouvait pas les toucher, malgré l’envie qu’il ressentait. Mais l’autre… Elle n’était tout au plus qu’un dommage collatéral. Un défouloir au mieux. Bref, mauvais endroit, mauvais moment. Un sourire goguenard traversa ses lèvres tandis qu’il se déplaça lentement de gauche vers la droite, faisant danser sa lame au rythme de ses pas. Au moins sa journée ne serait pas totalement perdue.
    De son côté, sa rivale ne ressentait pas le même niveau d’excitation. C’était le moins de le dire. L’adrénaline qui battait à ses tempes avait chassé la fatigue. L’idée qu’elle doive protéger ceux qu’elle se refusait à appeler SES petits, malgré son comportement plus qu’ambigu, suffisait à booster sa motivation. Mais un combat ? Contre un homme qui ne cachait même pas son âme belliqueuse ? C’était autre chose. Il n’était pas imbattable, certes. Mais il suffisait d’une balle perdue pour que Kori ou Naki ne se retrouvent seuls. Du coin de l’œil, elle crut les voir bouger, mais affreusement lentement à son goût. S’ils faisaient au moins l’effort de rejoindre le vaisseau, ils y traînaient l’humain derrière lequel ils courraient depuis ce matin. Dans leur état, un tel exercice mobilisait leurs maigres forces, les obligeant à se courber et lutter pour réussir à faire bouger celui qui devait bien faire à lui seul leur poids combinés.
    Du temps. C’était ce qu’il leur manquait cruellement. A défaut de pouvoir lui prêter sa force physique, leur amie pouvait faire diversion. Qu’importe si cela lui en coûtait, s’ils pouvaient voir leur quête finir. Ils étaient mignons après tout. A refuse coûte que coûte l’abandon et foncer à leur mort proche sans même se soucier des arrêts cardiaques qu’ils manquaient de lui faire faire. De véritables petites saloperies impossibles à protéger, certes. Mais de mignonnes petites saloperies.

    Ce fut elle qui ouvrit le bal, tirant deux coups qui se perdirent, l’un s’écrasant contre l’énergie cinétique, l’autre sifflant au travers de la salle, perçant une des plaques de métal du hall, alors que l’assassin c’était plié en avant pour esquiver. La confusion de la salle ne faisait qu’empirer avec cette nouvelle lute. Ce n’était pas grave. Cela rajoutait presque du charme à la situation.

    Le Butarien se releva à demi dans sa course, ramenant son épée en avant et la plongeant droit devant lui. D’une rotation du poignet, il la fit remonter en diagonale, rajoutant une allonge en se déplaçant lui-même d’un pas. Son sourire sadique revint s’étirer légèrement sur ses lèvres tandis que sa future victime venait de faire un saut en arrière, laissant la lame fendre le vent. Elle avait abandonné son Carnifex, préférant son couteau de combat. Lame contre lame pour un corps à corps mortel. La franc-tireuse elle-même se retrouva à rire doucement.
    Une bien belle danse funeste s’offrait à eux. Et lui était plus fort, plus rôdé à ce genre de combat. Oh, Aper n’était pas mauvaise lorsqu’il s’agissait d’en venir aux mains. Selon son humeur, elle pouvait se débrouiller merveilleusement bien. Mais face à un maître de ce style, ou au moins un professionnel, il ne fallait pas se faire d’illusions. Elle réussirait à esquiver un petit temps, puis il l’aurait. C’était indéniable.
    Il lui fallait ruser. Et ce n’était pas peu de le dire.

    La turienne se jeta sur le côté alors que l’épée manquait une nouvelle fois de la pourfendre, roulant derrière un des bancs du hall. Dans le même mouvement, elle enclencha son camouflage tactique. Qu’importe si cela ne perturbait son adversaire qu’une poignée de secondes. C’était suffisant. Glissant sous le mobilier alors que lui faisait le tour en la cherchant du regard, elle lui sauta dessus. Littéralement. Profitant de la surprise et de son poing, affirmant sa prise en passant son bras autour du cou du mâle, elle planta son couteau dans l’omoplate droite. Le cri de douleur qu’elle lui arracha fut accompagné du tintement métallique de l’arme qu’il venait de lâcher.
    Enragé, le Butarien réussit à frapper la joue de son agresseur de son coude gauche, la forçant à lâcher alors qu’elle faisait quelques pas en arrière, sonnée.

    - Connasse, réussit-il à cracher tandis que ses doigts se crispaient sur son épaule.

    Ses brûlures couplées à son envie de tuer l’avaient poussé à commettre l’imprudence. Pire, le fait de se faire ouvertement défier sur SON terrain avait baissé sa vigilance. Son excès de confiance venait de lui coûter une blessure aussi humiliante qu’handicapante. Mais il lui restait son autre bras. Elle allait payer…
    Ravilla n’avait pas attendue. Aussitôt qu’elle avait repris le total contrôle de ses sens, elle avait commencé à reculer en direction de la passerelle, son pistolet lourd dans une main, couteau dans l’autre. Les deux coups qu’elle réussit tira touchèrent, abattant les boucliers du mercenaire. S’il voulait l’attaquer alors qu'elle se repliait, il pouvait. Mais il suffisait d’une balle, une seule pour qu’il regrette amèrement son action.

    Et Esprits savaient qu’elle ferait en sorte de ne pas le rater.







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MessageSujet: Re: Cinq chats, une seule souris   Mer 29 Juil 2015, 12:49
La distance qui séparait les Quarien du vaisseau de némésis ne paraissait pas décroître, pire, il semblait même qu'il s'allongeait dans l'esprit embrumé de Kori. Les efforts qu'il fournissaient à tirer le journaliste le rendait malade, un marteau insistant frappait sans cesse l'intérieur de son crâne et il crut à plusieurs reprises ne pas être capable de retenir les contractions de son estomac.

- Allez Kori ! L'encourageait sa sœur en serrant les dents.

Hélas, toute la volonté du monde ne suffisait pas à maintenir le Quarien sur ses jambes, la fatigue, la douleur et la sécheresse qui lui tiraillait la gorge depuis que le Butarien l'avait attrapé ne lui permettait pas de jouir de toute sa capacité de déplacement. Il s'affala au sol, trébuchant sur ses propres pieds.
Naki accourut aussitôt, soutenant le buste de son frère. Autour d'eux, les tirs ne cessaient pas, les Krogans s'échangeait des cordialement des coups de feux entre eux, leurs Vortchas tirant dans le tas sans chercher à comprendre quel était leur cible. À quelques mètres d'eux, Ravilla dansait avec la mort, tentant d'échapper aux assaut répétés du Butarien qui les avait capturé auparavant. Qu'avaient-ils découvert en venant ici ? Rien, si ce n'était de nouveaux ennemis bien trop fort et dangereux pour deux malheureux Quariens sans expérience.
Un Vortcha armé se découvrit à la périphérie de sa vision. Sans une once d'hésitation, elle pointa son predator dans sa direction, tirant en rafale là où les balles voulaient bien se loger, sans chercher à viser quoi que ce soit, juste en espérant qu'une d'elle fasse mouche ou effraie assez le Vortcha pour qu'il se décide à rebrousser chemin. Les puissants coup de feu se répercutaient dans son bras, foudroyant ses muscles déjà endoloris. Mais il n'y prêta pas attention, elle avait compris à présent, si elle ne réagissait pas la première, elle y passait.
Un râle de douleur lui fit comprendre que ses tirs avaient touchés juste, le vortcha s'effondra au sol, visiblement en vie mais mal en point. Parfait, la Quarienne avait peut être compris les règles en place sur Oméga, elle ne savait toujours pas quel serait sa réaction, ni si elle parviendrait à supporté le poids qui pèserait sur sa conscience si elle venait à ôter la vie d'un être vivant.
Elle rabaissa son arme, son autre bras toujours glissé sous le dos de son frère qui tentait difficilement de se relever. Un regard en direction du vaisseau. Elle cria, aussi fort qu'elle le put.

- Nemesis ! On a besoin d'aide !

Rien ne lui prouvait que son appel au secours avait été entendu. Elle avait essayé, le reste ne dépendait que d'eux. Kori réussit à se remettre sur ses jambes, la douleur s'étant légèrement estompée.

- Ca va aller Naki, assura-t-il d'une voix rauque. On y presque, aide-moi !

Ils reprirent leur besogne de plus belle, tirant chacun sur un bras du journaliste assommé, les paupières tressautant, près à reprendre conscience à tout instant.
Naki ne diminua pas les efforts qu'elle fournissait, malgré l'angoisse qui lui nouait le ventre, elle savait que son frère avait raison, s'il n'emportait pas ce journaliste, semblant de réponse sur ce qu'il était venu chercher ici, leur excursion sur la cité pirate n'aurait servi à rien, sinon à risquer leur vie.
Beaucoup de questions avaient été déterrées depuis leur arrivé et peu de réponse en était sorties. Il leur fallait questionner le journaliste, c'est pourquoi elle tira de plus belle, poussant de petits cri d'effort tout au long de la route.

- Où est Ravilla ? Demanda Kori inquiet, conscient que son escapade en solitaire occasionnait de grand risque.

Naki secoua la tête, sans cesser de regarder leur but.

- Elle combat...Avec le Butarien...Lança-t-elle haletante. Il faut...Qu'on atteigne le vaisseau pour prévenir Nemesis !
- Il faut qu'on aille l'aider ! Hurla le Quarien en reposant le bras de l'Homme.

Alors qu'il entamait un demi-tour, un vertige le saisit, faisant danser les murs autour de lui. D'une poigne forte, Naki l'attrapa par l'épaule, le forçant à se remettre debout, son visage presque collé à celui de sa sœur.

- Non Kori ! Hurla-telle les yeux rouges de colère. Si elle se bat c'est parce que tu as décidé de faire ce que tu voulais ! Une fois de plus !

Le timbre de la Quarienne se cassait par instant tant sa fureur se faisait ressentir. Elle ne lâcha pas l'emprise qu'elle avait sur son frère.

- Si tu vas là bas maintenant, tu te retrouveras avec une balle dans la tête ! Alors récupère-moi ce journaliste, tout de suite !

Elle tira à nouveau sur la cargaison qu'ils traînait, sans un regard pour son frère jumeaux.

- Nemesis pourra l'aider Kori ! Pas nous ! Insista Naki. Pas nous ! Si on veut l'aider, il faut aller le chercher !

Jamais le Quarien n'avait connu sa sœur avec une telle rage, une telle détermination. C'est pour cela qu'il compris toute l'ampleur de sa bêtise, toute l'étendue de son égoïsme. Il attrapa le bras du journaliste. Sa sœur était effrayée, tout comme lui, et pourtant elle gardait un sang froid qui ne ressemblait en rien à celui qu'il maintenant lui-même. Son sang froid à elle n'existait que par la peur et l'angoisse qui l'habitait, la peur de mourir ici. Son sang froid à lui ne découlait que d'un manque total d'émotion, toutes refoulées dans un coin de son esprit qu'il fermait à double tour.
Plein d'une énergie renouvelée, du moins mentalement, son corps ressentant encore les affres de son séjour ici, Kori tira de plus belle non sans lancer un regard sur la bataille qui se perdurait derrière eux.

L'arrivée au vaisseau ne fut pas de tout repos, quelques balles ricochant sur les carlingue des véhicules alentours, les cris, la peur, tout ce mélange en avait fait un parcours du combattant et savoir Ravilla restée en arrière ne faisait qu'accentuer leur état. À quelques mètres de leur but, les jumeaux aperçurent enfin le Turien. Nemesis se tenait à l'entrée de son vaisseau, arme à la main, prêt à immobiliser quiconque empêcherait les Turiens d'arriver.

- Ravilla est encore derrière ! Hurlèrent les jumeaux en soulevant le journaliste inconscient pour le monter à bord.

D'un signe de tête entendu, le Turien vérifia les alentours avant de partir au secours de son ami.
Usant de leur derrière force, les Quariens menèrent le journaliste à l'arrière du vaisseau, utilisant ce qu'ils trouvèrent sur place pour le maintenir à l'un des siège. Ce n'est qu'alors que Kori s'orctroya un instant de repos tandis que sa sœur retournait hâtivement à l'entrée du vaisseau pour s'assurer qu'aucun n'individu ne troublerait le retour de leurs amis Turiens.

“En espérant qu'ils reviennent...“ Se dit-elle l'angoisse au cœur.


***


Kori s'était assoupi à même le sol. La douleur s'atténuait au fur et à mesure, un petit somme réparateur dans un bon lit, quelques courbatures insistante et le tour serait jouer, avec un peu de chance. Un toussotement le tira de son endormissement, le journaliste, les mains toujours attaché à son siège gémit avant d'ouvrir les yeux. Le Quarien avait été déplacé, à présent allongé plus confortablement, les légers mouvement du vaisseau lui assurèrent qu'ils étaient bien en mouvement, les voix de sa sœur et des deux Turiens lui parvenait de l'autre coté de la porte.

- Où est-ce que vous m'emmenez ? Demanda le journaliste d'une voix pâteuse.

Il fallut un instant au Quarien pour se redresser et faire face à son interlocuteur.

- Sûrement à la Citadelle.
- Tant mieux...Murmura l'homme. C'est là que j'allais aussi.

Ils se turent un moment durant lequel le journaliste ferma les yeux à nouveau.

- J'ai des questions à vous posez. Annonça Kori de sa voix grave.
- Je vous en prie. Je ne suis pas vraiment en position de refuser votre demande de toute manière.

Kori prit de longues minutes à réfléchir. De nombreuses questions se bousculaient dans son esprit mais aucune d'elles ne parvenaient à prendre forme concrète. Finalement, la question la plus évidente fit jour.

- Vous savez qui est Jarod ?

L'humain rit, accentuant son mal de crâne à l'endroit où Naki l'avait frappé.

- J'imagine que vous me demandez ce “qu'est“ Jarod ? Je pense qu'il serait plus simple de vous expliquer ça une fois sur la Citadelle. Si vous me le permettez bien sûr.[/color]

Kori acquiesça, même s'il ne ressentait aucune confiance en l'individu.

- Le Butarien et l'Asari qu'on a croisé sur Oméga, ils semblaient nous connaître. Vous savez qui je suis ?
- L'information est source de pouvoir, vous savez ? Susurra le journaliste. C'est mon métier de savoir.
- Est-ce que vous savez qui je suis ? Demanda Kori en haussant légèrement le ton.

L'Homme le jaugea du regard, puis un sourire fendit son visage.

- Vous vous appelez Kori'Penyo Nar Tarek si je ne m'abuse. Et votre sœur s'appelle Naki. Vos parents sont Kanor et Sélina Penyo'Nar Tarek.

Le Quarien resta abasourdi, bien que s'attendant à ce que le journaliste connaisse son identité.

- Mais ce n'est pas moi qui est un rapport avec vous. Poursuivit l'Homme enchaîné.
- Ca je m'en doute. J'imagine que vous n'êtes qu'un journaliste parmi tant d'autre.
- Vous me blessez, s'esclaffa le journaliste. Il se trouve que j'ai une relation privilégiée avec la personne que vous recherchez. On a tous entendu parler de vous, mais ce n'est pas moi qui pourrait vous raconter tous les détails.
- Comment est-ce que vous connaissez notre identité ? Quel est le rapport entre Jarod et nous ?
- Vous êtes bien présomptueux pour croire à un lien entre vous et nous.
- Alors quoi ? Vous vous rencardez sur des individus au hasard peut être, cracha Kori.
- Disons que notre directeur connaissait très bien feu votre père.

Le regard de Kori s'embrasa. Bien qu'il se doutait su rapport entre Jarod et son père puisque l'indice leur avait été donné par son meilleur ami.

- Quel genre de lien ?
- Ca, il faudra le lui demander.
- Et comment je pourrais entrer en contact avec votre directeur.
- En continuant à créer du grabuge autour de vous qui pourrait nous nuire, je pense que ça marcherait très bien. Mais je connais bien le genre d'affaires que traite Jarod. Est)ce que vous êtes vraiment prêt à ternir l'image de votre père ?

Kori s'adossa contre le mur derrière lui. Tout cela était bien beau, mais aucun résultat concret n'en était ressorti. Un lien évident était ressorti entre son père et ce prétendu “Jarod“ mais sans réellement se dévoiler. La Quarien réfléchit au rapport que pouvait entretenir son père militaire avec une organisation aussi violente que celle qu'ils avaient rencontrée sur la station pirate, quoique ce puisse être, le risque d'une activité illégale restait un risque, bien que Kori s'interdise à ce genre de pensée envers son père..
Il ne restait plus qu'à éclaircir ce mystère, toutefois, le Quarien sentait que l'affaire qu'il retournait en tout sens jetterait un gigantesque amas de poussière sur l'image que le Quarien gardait de son défunt père. Et ce qui s'y découvrirait risquait bien d'entacher l'estime qu'il portait à l'homme qui les avait éduqué.
Le Quarien quitta la salle, laissant l'Homme à son sort pour retrouver ses amis dans le sas principal.

- Tout va bien Kori ? Demanda Naki inquiète.

Il hocha la tête en silence.

- Je t'ai entendu parler avec lui, annonça sa soeur en désignant de la tête la porte derrière laquelle se trouvait leur prisonnier. Tu as pu apprendre quelque chose ?
- Tu avais peut être raison Naki. Soupira-t-il.
- À propos de quoi ?
- Peut être qu'on devrait laisser tout ça derrière nous. Va savoir ce qu'on va découvrir...

Sa sœur jumelle lui prit les épaules, le regard plein de compassion.

- Tu penses vraiment pouvoir arrêter maintenant ?

Il secoua lentement la tête.

- Non...Bien sûr que non...
- Je m'en doutais, ria Naki. À vrai dire, je suis pas sûr de vouloir tout stopper maintenant. J'avais dû mal à y croire au début. Mais il y a visiblement quelque chose. C'est toi qui avait raison.

Il lui sourit, heureux de savoir que celle qui avait partagé sa vie jusqu'à maintenant poursuive avec lui. Quitte à découvrir quelque chose d'horrible, au mois seraient-ils deux pour l'affronter.



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Cinq chats, une seule souris

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