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 [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête

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MessageSujet: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 10 Jan 2015, 18:00
Intervention MJ : OuiDate : 9 Janvier 2200 RP Violent
Lleyton Benam ♦ Mikhail Alekseiv ♦ Ravilla Aper ♦ Kori'Penyo Nar Tarek
Le Bal Empoisonné




Nos Astra, 24 heures avant le Bal de la Doyenne

Moryn Thymoris, Premier Superviseur de son grade, venait d'arriver sur Illium, l'illustre colonie Asari servant de connexion entre l'Espace Concilien et les Systèmes Terminus. Elle n'était cependant pas seule, car accompagnée de Lleyton Benam, un subordonné avec qui elle travaillait depuis quelques temps déjà. Les deux agents du Conseil étaient sur la piste de l'assassin de deux couples d'Asaris tuées près d'un strip-club. Ce n'était pas tant les meurtres en soi, qui avaient éveillé leur attention, mais les balles utilisées pour leur ôter la vie. Les rapports balistiques avaient en effet relevé que les cartouches laissées sur les scènes de crime étaient non seulement illégales, mais aussi exactement du même modèle que celles utilisées pour abattre une connaissance de Benam, une Humaine du nom de Demetra Laito. De plus, en grattant la surface de l'affaire, ces mêmes balles avaient été utilisées également pour assassiner des prostituées des bas-fonds de Nos Astra, chose qui n'avait absolument pas préoccupé les forces de l'ordre locales, avant que cela n'affecte des citoyens normaux. Si l'analyse n'avait été positive qu'à 73% - ce qui n'était pas assez pour établir une corrélation conventionnelle -, elle s'était montrée suffisante pour alarmer l'homme, qui s'était immédiatement senti hanté par de vieux fantômes. Il en avait donc tout de suite fait part à son supérieur, Moryn, qui avait décidé de mener l'enquête. La seule personne à avoir fait usage de ces balles était morte sur Eden Prime. Il était donc primordial de découvrir la raison de la présence de ces munitions sur Illium. Le boulot n'avait-il donc pas été terminé ? Ils espéraient que ce fût une fausse alerte, les conséquences en seraient terribles autrement...

Nos Astra allait donc être le plateau de l'enquête des deux Superviseurs. Cette ville qui, aux premiers abords, se montrait comme une perle à la valeur inestimable, arborant de gigantesques gratte-ciels aux promesses de luxes et de confort, jouait avant tout un double jeu, cachant un visage plus sombre que le masque qui le couvrait. Si les hauts de la mégapole tenaient du rêve, offrant de luxueuses suites et autres établissement n'accueillant que les plus riches, ses bas-fonds, eux, tenaient plus du cauchemar, car non seulement sujets à une constante chaleur étouffante, mais également l'hôte de nombreux criminels. On racontait souvent que la capitale de la planète était telle une sirène : magnifique et envoutante aux premiers abords, mais mortelle lorsqu'on s'en approchait trop. Nos Astra n'avait effectivement rien à envier à Omega, seulement qu'elle cachait mieux son jeu que la tristement célèbre station pirate. Meurtriers, mafia, gangs, trafic de drogues, la liste de malfrats qui se réfugiaient dans les entrailles de la colonie était bien longue, mais peu en avait réellement conscience. La police faisait de son mieux pour contenir les excès de ces personnes aux mœurs bien différentes de ce que l'éthique nous dicte, mais elle était elle-même sujette à une forte corruption, ainsi qu'un effectif trop limité pour être efficace. La ville reflétait parfaitement les deux univers qu'elle liait par ses routes commerciales : l'Espace Concilien, de par ses hauts, et les Systèmes Terminus de par ses bas.

C'était donc dans ce monde faussement enchanteur que Moryn et Lleyton allaient s'aventurer. Leur première destination fut, bien évidemment, le QG de la police de Nos Astra ; il leur était nécessaire de mettre la main sur des indices qui pourraient leur donner une piste à suivre. Ils savaient déjà un certain nombre de choses, mais cela relevait surtout du détail, rien qui ne puisse leur donner un chemin à explorer, un terrain à tester. Le poste était sujet à un calme anodin, comme si les policiers n'avaient absolument rien à faire de leurs journées. L'Asari tenant la réception était en train de regarder des vidéos sur l'Extranet, deux autres, affalées sur leur bureau, semblait désespérer d'ennui face à la rédaction d'un rapport, une autre encore dormait, tout simplement. Les lieux semblaient tout simplement désintéressés de tout ce qu'il pouvait se passer dans la ville. Il y avait tout de même un ou deux agents qui semblaient prendre leur travail au sérieux, mais ils n'étaient qu'une minorité.

La réceptionniste, suite à un raclement de gorge de Moryn pour attirer son attention, décolla son regard de son moniteur pour le porter sur ses interlocuteurs, qu'elle jaugea du regard en levant un sourcil, sans doute étonnée de voir deux Superviseur en face d'elle, si loin de la Citadelle.

- Moryn Thymoris, Premier Superviseur, déclara la Turienne en brandissant un badge holographique pour prouver son identité. Je suis venue parler à votre Commandant à propos d'une enquête en cours.

L'Asari eut un regard sceptique, mais ne dit rien. Elle activa l'intercom et prononça quelques paroles afin de transmettre la requête de l'agent du Conseil.

- Vous pouvez allez la voir, son bureau est au fond de la salle, répondit-elle avec un ton nonchalant.


***

La discussion avec le Commandant des forces de la police de Nos Astra avait duré quelques temps. En effet, l'Asari n'avait pas tellement apprécié l'idée de céder son enquête aux Superviseurs, se sentant comme insultée qu'on accorde ses responsabilités à quelqu'un d'autre. Mais, il fallait l'avouer, son travail n'avait pas été des plus productifs et il était certain que les procédures s'enchaîneraient plus rapidement avec les deux agents du Conseil, plutôt qu'avec la police d'Illium, lente et corrompue. A force de patience et de persuasion, Moryn avait obtenu ce qu'elle voulut : un accès total aux données récoltées sur les scènes de meurtres et une liste de témoin. C'était par cette dernière que la Turienne comptait commencer, elle voulait obtenir des avis, savoir ce qu'il s'était passé. Elle étudierait ensuite l'emplacement des deux assassinats, et se pencherait également aussi sur les morts de ces prostituées asari. Elle avait déjà noté un mode opératoire assez flagrant : le meurtrier ne visait que des Asaris ayant un lien, qu'il fût de près ou de loin, avec la débauche. Cinq femmes de plaisir, et deux couples sortant de strip-club, avec un taux d'alcoolémie certain. L'assassin avait de toute évidence quelque chose contre le sexe. Les seuls liens qui liait ces personnes étaient les balles utilisées, ainsi que leur race. Le tueur avait en plus brisé son mode opératoire en s'attaquant à des couples ; il évoluait, et c'était probablement la pire chose qui pût arriver. Un assassin qui fait évoluer son mode opératoire est un assassin qui risque de devenir inidentifiable.

- Bon, Benam, commençons donc par les témoins, déclara Moryn à son partenaire. Qui est le premier sur la liste ?

Spoiler:
 

Ordre de passage pour ce tour : Lleyton - Ravilla - MJ



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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 12 Jan 2015, 17:53

    Commissariat central de Nos Astra

    Lleyton attendait paisiblement en plein milieu du commissariat, les mains jointes devant lui et en restant parfaitement discret. Dans l'essentiel, les Superviseurs n'étaient pas aussi extravagants que leurs cousins Spectres pouvaient l'être. Ils avaient ainsi une gamme d'uniformes qui correspondaient plus ou moins bien à ceux du SSC et aux couleurs conciliennes de base, sans devoir obligatoirement s'habiller en armure lourde chaque jour. Il va de soit que cela aurait été totalement inquisiteur de s'amener fièrement équipé au milieu de tout ça. Si la plupart des policiers et enquêteurs appréciaient l'aide des Superviseurs, il n'en était pas de même des sphères dirigeantes et des différents chefs, considérant que cela étend l'influence de la Citadelle chez eux sans que cela soit toujours justifié. Le visiteur comprenait ce sentiment. Au vu des nouvelles lois en vigueur sur la sécurité galactique, n'importe quel Superviseur a l'autorité nécessaire pour prendre n'importe quelle affaire. Il va sans dire qu'après, l'emploi du temps n'est pas aussi libre qu'il paraît et les dossiers affectés prennent déjà suffisamment de temps sans en rajouter. Mais il arrivait qu'un dossier d'ampleur puisse être réouvert sous une simple impulsion. Et certaines affaires comme celle du terroriste de Mannovai avaient fait mauvaise presse à ce minuscule groupuscule d'investigation et d'intervention qui prend garde, usuellement, à ne pas inutilement empiéter sur les plates bandes de collègues. C'est juste que de temps à autres, il faut mettre les mains à la patte et s'imposer. Parfois, ça passe. Parfois, ça casse.

    Pour Moryn Thymoris, son éminente partenaire, il coulait de source que cela s'était bien passé pour elle. Sa clairvoyance et son sérieux passé de missions résolues avait fait d'elle un agent de qualité, un agent que l'on avait même élevé au rang de "Premier Superviseur". Un titre aussi pompeux que gratifiant. Elle-même le disait. Elle ajoutait souvent que la pression allait également de mise avec le poste, puisqu'elle avait la responsabilité de faire fonctionner plus d'une centaine de personnes avec son équipe d'administratifs. Et si elle avait parfaitement conscience de l'importance de son rôle, elle ne rechignait pas lorsqu'il s'agissait de regagner le terrain, laissant à l'un de ses principaux assistants le soin de reprendre ses occupations. Mais aller sur le terrain signifiait trop souvent une visite diplomatique afin de servir d'émissaire du Conseil. Ainsi, elle avait été l'envoyée pour négocier avec les Yahgs lors de leur prise d'otages malvenue dans la Nébuleuse de l'Aigle, quelques mois plus tôt. La seule chose relativement excitante qu'elle avait accomplie ces dernières années, c'était de désamorcer un réseau de contrebande et de corruption au sein même de la station sur laquelle elle travaille habituellement ; divers centres médicaux et infirmeries pratiquaient et cautionnaient un trafic méprisable, allant des médicaments aux organes. Le genre d'évènements que l'on voit malheureusement trop de fois, même dans la cour des ambassades... Mais qui ne se remarque pas de suite. Sauf qu'en mettant ça de côté, force était de constater qu'elle allait très peu s'investir hors de son nid sans que ses quelques supérieurs ne lui en fasse la demande express. Alors, quand Lleyton était venu lui parler de ce qu'il avait déniché sur la colonie asari tellement renommée qu'était Illium - à savoir, une sombre et sordide affaire de meurtres en série - il fut grandement étonné de non seulement se voir autoriser à aller découvrir ce qu'il se passe mais aussi de se voir accompagné.

    En effet, au fil des cas qu'ils avaient eu à traiter ensemble, Lleyton avait su admirer Moryn. Non pas uniquement sa prestance mais aussi son expertise et sa polyvalence. C'était une redoutable adversaire combinée à une diplomate aguerrie. Elle n'avait bien sûr pas les épaules pour diriger un quelconque système gouvernemental ou même une armée tel que ses compères Victus ou Malgor l'auraient si bien fait. Toutefois, elle était le rouage modeste qui faisait que les Superviseurs demeuraient efficaces. C'est pour cette raison que celui qu'elle avait formé s'était toujours demandé pourquoi elle n'avait jamais intégré les Spectres. Peut-être était-ce la prochaine étape, après tout. Ou bien y avait-il anguille sous roche.

    Dans tous les cas, l'humain n'en saurait probablement rien à moins d'accéder lui-même en haut du tableau... Et sa désinvolture ferait inévitablement qu'il avait sûrement atteint le maximum qu'il pouvait atteindre dans la hiérarchie. Ajoutons à cela un caractère bien trempé qui causera peut-être une blessure incurable, telle que la mort. Chacune de ses affectations ou mésaventures avaient eu son lot de danger et ce n'était pas passé bien loin, que ce soit sur Eden Prime, Rannoch ou avec Sarkass. Et sans l'intervention de son mentor, sa destinée aurait pris la trajectoire de la case prison ou, dans le meilleur des scénarios, la trajectoire des Terminus. Mais il était là, aujourd'hui, à observer chacune des asari qui travaillaient, le cul sur leur siège et la tête devant leur terminal, à faire on-ne-savait-quoi. Et aussi à voir Moryn revenir de son entrevue avec le chef des lieux. Elle s'était approchée de son subordonné, sans estimer utile de lui faire part des conclusions que cela avait donné. « Bon, Benam, commençons donc par les témoins... » avait-elle directement enchainé. « Qui est le premier sur la liste ? »

    L'intéressé avait activé son omni-tool. On lui avait donné un accès immédiat aux dossiers de l'enquête. Bon, cela n'était qu'une actualisation formelle... Il extrayait donc la liste des témoins du reste, analysant les noms. « Ce n'est pas une liste très longue. » constata t-il à voix haute. « Hm... La première se nomme Caryssa Feloris. Concernée par le meurtre le plus récent. Son appartement se trouve près des scènes de crimes... C'est plutôt opportun. » La conclusion faite, la turienne haussa les épaules et fit signe à son partenaire d'avancer. Direction : les bas-fonds de la ville.

    Appartement de Caryssa Feloris

    Sans perdre de temps, les deux agents s'étaient rendus sur place, avec une navette louée avec les frais des patrons. Une navette civile, en sommes. Encore une fois, le mot d'ordre n'était pas d'attirer l'attention. Et par ailleurs, Lleyton était allé trop vite en besogne. Les bas-fonds, au sens humain du terme, cela désigne des quartiers aussi malfamés que mal-fréquentés. Le genre d'endroit que personne n'a envie de visiter par pur plaisir et que la haute société rejette. Ici, ils étaient dans des bas-fonds asari. C'était la même définition, à la différence près que c'était classe. Enfin, si on veut. C'était un minimum soigné et c'était à s'y tromper : une promenade serait-elle aussi dangereuse que ça ? Les mecs louches ressemblant à des dealers ne comblaient pas les vides laissés par les déchets, les prostituées ne parcouraient pas les rues. Bon, ok. Après, ça faisait un bail que Lleyton n'était plus allé visiter la Terre. Et l'une des dernières fois, les dealers étaient remplacés par des foutus cannibales et les prostituées par des furies.

    Sans s'attarder plus, ils étaient rentrés à l'intérieur de l'immeuble. Bien sûr, pas de gardien ou de réceptionniste quelconque pour accueillir qui que ce soit. A la guerre comme à la guerre, ils prirent l'ascenseur en usant du badge magique confié par le Commandant au Premier Superviseur. Un passe-partout universel. L'ascenseur avait daigné s'activer. Étage 4, porte 24 était-il indiqué. Facile à retenir, au moins. Sans se presser plus particulièrement, Moryn appuya sur le bouton et l'ascenseur se referma. Il grimpa à une vitesse respectable, laissant le duo dans un silence macabre. Puis, "ding". Arrivé propice à l'étage propice. On se glisse alors à l'intérieur, libérant l'engin. Les portes se referment derrière, presque immédiatement. Ensemble, l'humain et la turienne se mettent à parcourir les différents numéros. Au bout d'une ou deux minutes de marche peu intensive, ils tombèrent enfin dessus. Numéro 24.

    Regardant un instant son subordonné avec un air désintéressé, Moryn sonna. La sécurité actuelle et ses mœurs ont pris un nouvel ascendant, permettant d'avoir des sonnettes haute-technologie qui étaient fournies avec une caméra indiquant qui sonne et même, au besoin, un micro pour répondre... Et, quelque chose de très innovant, un simple bouton qui renvoie à un hologramme se contenant de "Oui ?" ou "Qui est-ce ?" selon l'envie. Pas si impressionnant que ça ? C'était pas mal pour ce genre de quartier. Très moderne, même. Sans que cela ne reflète l'atmosphère environnante. Près d'une dizaine d'asari ont été abattues et laissées pour compte à la vue de tous et le colosse médiatique se concentre sur les nouvelles dispositions du Traité de Farixen et le prochain "grand" Bal de la Doyenne. Tout le monde se fout des victimes et on préfère se concentrer sur de telles inventions plutôt que sur un vrai travail d'investigation et de protection des civils.

    En plus, le "Oui ?" très arbitraire qui s'était affiché était perturbant. Mais il fallait parler. Et à cet effet, on laissait Lleyton se charger de cette tâche ô combien significative. « Caryssa Feloris ? Nous sommes Superviseurs pour le compte du SSC. Nous aimerions vous poser des questions, si cela ne vous dérange pas. » avait-il déclaré. Forme générale. De longues secondes passèrent et pas de réponse. Du coup, le Superviseur voulut insister lorsqu'il entendit la porte s'actionner. Se taire, donc. Très bien, très bien. Et à la surprise générale, c'étaient les traits d'une turienne qui se dessinaient...









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 12 Jan 2015, 23:18

    Frégate turienne "Proelium"





    - Attention à toutes les unités; arrivée prévue à Nos Astra dans dix minutes.

    Le haut-parleur grésilla un instant avant de s'éteindre, laissant place au brouhaha des soldats. Aper ne fit même pas mine de relever la tête, trop concentrée qu'elle était sur son café. Oh, ce n'était pas pour se réveiller l'esprit ou le corps, tant ses sens étaient aiguisés après une bonne nuit de sommeil. Non, elle était juste un peu accro et la première tasse du matin avait plus de saveur que les autres. Alors elle aimait bien en profiter au maximum. Heureusement pour elle, la salle de repos était relativement calme, lui permettant de profiter du calme avant la tempête. Car c'est ce qui l'attendait. Le Commandant Fera l'avait à nouveau choisie comme, elle citait "garde du corps" pour le Bal qui se déroulerait sur Illium. Un début de grimace secoua un coin de lèvre avant de reprendre un air neutre, comme si de rien était. Elle ne courait pas après les missions d'escortes. Encore moins depuis le gala qui s'était déroulé sur Citadelle il y avait à peine plus d'un an de cela. La turienne était donc la garde du corps du Commandant à ce moment. En civil, pour ne pas attirer l'attention, comme elle devrait le faire le lendemain. Ce qui s'était traduit (et se traduirait) par une robe, à la plus grande "joie" de l'intéressée. Et ils y avaient rencontré cet humain, Thomas Dole. Un homme plutôt étrange aux yeux de la femelle. A la fois détestable dans son côté calculateur et presque pitoyable lorsqu'il s'était révélé être un homme épuisé. Enfin, quoiqu'il en soit, le terrien avait réussi à la coincer, l'obligeant à arrêter une tueuse Asari qui en voulait à sa vie. Evidemment, plutôt que de la prévenir à l'avance, le politicien avait jugé meilleur de l'emmener danser, lui lâcher l'affaire et emmener le Commandant jouer les cibles. Au final elle avait eu une dizaine minutes pour arrêter la suspecte. Les esprits en soit remerciés, elle avait réussi, grâce à beaucoup de chance, à trouver la criminelle. Mais il n'empêchait pas que cette histoire lui était restée en travers de la gorge.
    La tasse était désormais presque vide. La militaire claqua des mandibules contre la porcelaine. Merde. Absorbée dans ses pensées comme elle l'avait été, elle n'avait même pas pris le temps de déguster. C'en était presque agaçant. Bah, elle pourrait toujours profiter des dernières gorgées. C'était toujours ça de pris.

    - Adjudante-Chef! Le Commandant souhaiterait vous parler.

    La tasse s'arrêta à mi-lèvre tandis que les yeux dorés glissèrent jusqu'à la turienne qui venait de délivrer le message. La quartier maître d'après sa tenue. Les deux femmes s'étaient déjà croisées quelques fois mais ne c'étaient jamais parlé plus que ça. Et ce n'était pas maintenant que ça allait commencer. En tout cas, voilà qui annonçait le glas de sa petite pause détente. L'appel du devoir.

    - Compris.

    Son café lui parut soudainement plus amer alors qu'elle le finissait d'une traite, reposant sans trop de violence le récipient sur la table. L'agent lui fit un signe de tête, attrapant sa vaisselle pour s'en occuper. Apparemment, "tout de suite" était possiblement trop tard pour le haut gradé. Ainsi la sous-officier ne se fit pas attendre, préférant aller directement jusqu'au bureau de son supérieur au pont supérieur. La porte coulissa à son passage et se referma derrière elle. L'appelée fit le salut militaire puis se mit au repos.

    - Vous m'avez demandé Monsieur?

    Le turien ne répondit pas tout de suite, finissant de lire un message sur son terminal. Ainsi plusieurs secondes s'écoulèrent avant qu'il ne daigne lever les yeux vers Ravilla, laquelle attendait toujours. Il se racla la gorge avant de commencer à parler.

    - Aper. J'ai de nouveaux ordres pour vous.

    Mis à part un léger frémissement de mandibule, la militaire fit de son mieux pour garder un air impassible. Bien sûr intérieurement elle haussait un sourcil et s'interrogeait sur la raison de tels changements. Sauf qu'en tant que soldat, il y avait certaines choses à ne pas faire face à un gradé. Commencer à se montrer trop curieux, voir faire preuve d'insubordination était le cas.
    Son chef joignit ses mains tout en la regardant.

    - Une fois arrivés vous prendrez une navette, laquelle vous conduira à un immeuble des bas-quartiers de Nos Astra. Une fois que vous y serez, vous entrerez en communication avec Caryssa Feloris. C'est une Asari qui a récemment été témoin d'un meurtre. Son témoignage devrait être prit par les forces de l'ordre dans la journée, mais si le tueur l'a vu, il est possible que sa vie soit en danger. Vous aurez à la protéger jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre, lesquels seront censées la prendre en charge. Après quoi, vous aiderez la police locale dans leur enquête.
    Caryssa sera au courant de votre arrivée. Son appartement se situe au quatrième étage, porte vingt-quatre.


    Il se leva, s'écartant de son bureau pour regarder à travers la baie vitrée de sa cabine, laquelle donnait sur l'espace. Jolie vue par ailleurs. Quoiqu'il en soit, la subordonnée restait impassible, ses mandibules bougeant tout juste au rythme de sa respiration. Il y avait sans doute une raison pour qu'il la dépêche au chevet d'une habitante des quartiers les plus pauvres d'une des villes les plus riches. C'était peut-être une amie ou une amante. Une parfaite inconnue pour le Commandant si l'ordre venait de plus haut ou d'un de ses collègues. Ou bien n'avait-il qu'à cœur de montrer le soutien de la Hiérarchie à Illium? Le turien était connu pour être un stratège et il y en avait peu qui pouvaient prétendre à connaître ses pensées. L'adjudante n'avait pas la prétention d'en faire partie, loin de là. Non, elle se contentait d'obéir aux ordres. Celui-ci n'était pas assez extraordinaire pour la faire plus que tiquer sur l'étrangeté de la situation. Tant qu'elle ne devait pas aider un gang, cela lui allait. Et puis avec un peu de chance, elle pourrait même échapper à la robe cette fois-ci! Comme s'il lisait dans ses pensées, le Commandant apporta une ultime précision alors qu'il observait le vide interstellaire.

    - Bien évidemment, je compte sur vous pour m'assister durant le Bal. A moins que la situation ne vous le permette pas, je vous attends au vaisseau une heure avant notre départ.
    Rompez.


    Bien, les choses étaient claires. La turienne salua à nouveau avant de partir, laissant Fera seul. Le vaisseau commençait les manœuvres d’atterrissage. Intérieurement, la franc-tireuse se félicita de s'être occupée de l'entretien de ses armes à leur départ. Au moins elle n'avait plus qu'à les chercher à l'armurerie, enfiler les pièces de son armure qu'elle avait nettoyées et elle serait prête à partir.
    Néanmoins, elle ne pouvait empêcher sa curiosité d'être agitée. Le fait qu'elle soit envoyée seule, par exemple. Sans doute qu'il n'avait pas envie que cette histoire s'ébruite. Ou bien qu'il l'estimait assez forte pour protéger une personne d'un seul assassin. Après tout elle l'avait déjà fait par le passé, et avait combattu contre une biotique presque au corps à corps. Mais s'il y avait plus qu'un tueur, les choses seraient tendues. Elle aurait bien le temps de voir.
    Quoi qu’il en soit, une navette l'attendait.



    Appartement de Caryssa Ferolis





    Nos Astra restait éclatant, même dans les bas-fond de la ville. C'était à se demander si les Asaris connaissaient vraiment le sens du mot "pauvreté". On pouvait en douter lorsqu'on voyait que même le pire quartier de la capitale était supérieur aux quartiers "normaux" de la Citadelle. En tout cas, ceux où Ravilla allaient n'avait pas la même classe. Néanmoins, l'atmosphère était lourde, n'était-ce qu'à cause de la situation du quartier, qui était dès lors placé vers les étages inférieurs des immeubles gigantesques, les laissant en proie à la chaleur presque suffocante. La turienne appréciait le climat en tout cas, bien qu'il puisse se montrer parfois un peu trop pesant. Peut-être était-ce à cause des vitres de la navette qui transformait le véhicule en un mini sauna? Il serait toujours possible de comparer avec l'extérieur plus tard.
    Quoiqu'il en soit, le voyage prit fin lorsque le pilote déposa la sniper devant le bâtiment où résidait la fameuse "Caryssa". Les portes étaient ouvertes, laissant les gens accéder librement aux étages. Il ne semblait y avoir ni réceptionniste, ni gardien. Néanmoins, l'accès aux escaliers nécessitait un code que le Commandant avait daigné lui passer. Un minimum de sécurité, au moins. La militaire grimpa les marches deux par deux, n'ayant même pas daigné jeter un œil à l’ascenseur. Quand bien même il lui fallut quelques minutes pour arriver jusqu'à l'étage désiré. L'exercice lui fit du bien. Après quoi il lui fallut à peu près le même temps pour chercher le numéro et la porte à laquelle elle devait se rendre. Le silence régnait dans les couloirs et l'éclairage propret donnait un côté surréaliste au décor. Pour un peu notre protectrice aurait pu se croire dans un film d'horreur. Il ne manquait plus que le tueur qui faisait frotter une lame contre un des murs en sifflotant un air glauque à souhait, lequel résonnerait, annonçant à sa victime qu'il venait pour elle. Le genre de chose qu'on pouvait voir dans les mauvais holos vendus pour quelques crédits dans le fin fonds des calendriers des boutiques spécialisées.

    La porte donc. Il y avait une sonnette avec une caméra juste à côté. Le nom de "Feloris" était inscrit à la main d'une jolie écriture. L'adjudante-chef appuya sur le bouton puis recula d'un pas. Il s'écoula quelques secondes, durant laquelle elle crut percevoir du bruit derrière le panneau métallique, avant qu'une voix ne lui demande qui elle était.

    - Adjudant-chef Aper Madame Feloris. Le Commandant Fera m'a envoyé afin d'assurer votre protection.

    Il n'y eu pas de réponse mais la porte s'ouvrit dans un chuintement, laissant apparaître une Asari. Celle-ci s'écarta du cadrant afin de laisser entrer sa garde du corps. Evidemment, l'intérieur était arrangé d'une façon sobre et chic, avec une décoration minimaliste donnant l'impression qu'il n'y avait pas forcément grand chose. Le fait que l'intérieur soit rangé avec soin renforçait cette impression. Heureusement, l'appartement n'était pas pourvu de grandes baies vitrées mais de fenêtres de taille normale afin d'éviter que les rayons du soleil ne tape les carreaux et ne transforme la place en un barbecue géant. Ainsi, s'il y avait un tireur embusqué, il lui était plus difficile d'atteindre sa cible. La turienne claqua des mandibules, plutôt satisfaite. Elle voyait déjà plusieurs endroits où Caryssa pouvait rester sans risquer de tirs ennemis. La porte en métal empêcherait qu'elle se fasse tirer dessus, à moins qu'on utile des munitions perforantes pour cela. En prenant en compte cette hypothèse, il y avait alors quatre endroits totalement sûrs. C'était suffisant.
    Elle ne tarda pas à faire part de ses observations à sa protégée. Après quoi elle se dirigea vers la fenêtre pour observer les différents angles de tir possible. L'immeuble étant entourés d'autres, il y en avait plusieurs. Une de ses zones de sûreté se révéla au final plus exposée qu'elle le pensait, mais les autres étaient toujours sûres. Même si cela supposait que l'Asari devrait rester assise sur le sol de sa cuisine. Un autre lui permettait de rester dans un fauteuil et la dernière supposait qu'elle reste à l'angle d'un mur. Ravilla pris position près de la porte et les minutes s'écoulèrent dans le silence que la combattante tenta à un moment de combler.

    - Madame, savez-vous quand la police devra prendre votre déposition?

    L'intéressée n'eut pas le temps de répondre qu'on sonna à la porte. Soit on l'avait entendu, soit c'était un autre genre de visite. La soldat alluma la caméra, laquelle lui renvoya l'image d'un turienne et d'un humain. Claquement de mandibules. Ils étaient en civils. Il pouvait s'agir d'agents sous couvertures, tout comme ils pouvaient être des représentants d'une quelconque société. Leurs traits étaient emprunts d'une rigueur qu'on ne pouvait pas dire faussée, bien que l'humain semblait l'être un peu moins.

    - Oui?

    Elle aurait pu dire "Décliner votre identité ou barrez vous" que le ton aurait été le même. Lorsqu'il s'agissait de protéger un objectif, on ne pouvait pas se laisser aller à la confiance aveugle. La réponse ne se fit pas attendre.

    - Caryssa Feloris ? Nous sommes Superviseurs pour le compte du SSC. Nous aimerions vous poser des questions, si cela ne vous dérange pas.

    Des Superviseurs du SSC? Soit le Commandant ne lui en avait pas dit assez, soit l'affaire se résumait à plus qu'un simple meurtre. Doucement, la sniper attrapa son Carnifex et laissa son bras le long de sa cuisse. Un rapide échange de regards avec la témoin l'informa que celle-ci était prête à ériger une barrière en cas de coups de feux. Arès quoi Aper ouvrit la porte, le corps tourné aux trois-quarts vers les deux étrangers, cachant ainsi son arme. On était jamais trop prudent.

    - Adjudant-chef Aper, de la Hiérarchie. Je vous demanderais de bien vouloir me montrer la preuve de votre appartenance au SSC.

    Elle s'était montrée polie mais ferme. Elle ne bougerait pas de là tant qu'elle ne serait pas sûre de l'identité des deux policiers.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mar 13 Jan 2015, 19:17

Le premier témoin sur la liste des forces de l'ordre de Nos Astra était une Asari répondant au nom de Caryssa Ferolis, des dires de Lleyton. Elle avait pu observer le meurtre du second couple assassiné, plus en détail que qui que soit d'autre et avait même eu un visuel du tueur, ce qui était plus que tout ce dont la police avait pu amasser sur les scènes de crime. En effet, l'assassin était minutieux et n'avait laissé pratiquement pas de preuves incriminantes, ce qui avait été un véritable enfer pour les enquêteurs, qui n'avait pas beaucoup de pistes à suivre. Mais il y en avait suffisamment aux yeux des deux Superviseurs, plus consciencieux que leurs collègues d'Illium, qui ne semblaient pas s'arracher les cheveux - si tant est que les Asari en eussent - face à leur travail. D'un côté cela facilitait la tâche des deux agents du Conseil, car ils ne seraient pas entravés par la police locale, mais, d'un autre, la désinvolture de cette dernière avait laissé du temps au meurtrier de couvrir ses traces, peut-être trop. Il avait déjà fait évoluer son mode opératoire, ce qui le rendait imprévisible et plus dangereux encore qu'avant. Il avait commencé par tuer des prostituées, et s'attaquait à présent à des couples, le profil devenait de plus en plus audacieux, le tueur commençait à prendre des risques en s'exposant un peu plus, probablement par goût du danger, par excitation à l'idée de provoquer les forces de l'ordre sans se laisser attraper.

C'était le comportement typique du psychopathe de base. Tous commençaient par de petites proies, avant de se lasser et viser plus gros, à la recherche du plaisir sadique qu'ils tiraient de leurs méfaits. Ils commençaient souvent jeunes, en s'attaquant à de petits animaux. Puis, ce n'était plus assez, l'adrénaline ne coulait plus assez fort lors de l'acte, qui devenait toujours plus banal à leurs yeux. Le profil évoluait donc, à la recherche d'une chose éveillant à nouveau cette excitation, et cela devenait dangereux pour ceux qui les entouraient. Tuer était comme une drogue pour eux, il en fallait toujours plus. Certains finissaient par commettre des erreurs fatales permettant à la police de les arrêter, d'autres, plus intelligents, devenaient de plus en plus efficaces en leur besogne, devenant toujours plus létaux et toujours plus astucieux. Et le tueur que cherchaient Lleyton et Morny semblait correspondre premier type, car commençant à prendre des risques qui lui avaient valu d'être vu. Ou était-ce simplement une erreur ? Il était malheureusement trop tôt pour le dire, bien qu'il y eût déjà neuf victimes au total, ce qui était trop. Il évoluait plus lentement que la norme, ce qui était d'ailleurs étrange. Son mode opératoire n'avait pas évolué pour les premiers assassinats, avant de brutalement changer. La Turienne trouvait cela étrange ; le tueur s'était-il retenu ? Suivait-il un ordre de marche qu'il s'imposait et qu'il avait fini par briser par besoin de tuer plus ? Impossible à dire, et elle ne comptait pas savoir, elle comptait l'arrêter et découvrir pourquoi il possédait les armes d'un fantôme. Il avait commis une erreur, une seule, et cela lui suffisait.

Ainsi donc, le duo se mit en route pour rejoindre les appartements de ce témoin qu'était Caryssa Ferolis. S'il y avait bien une piste à suivre, c'était celle-ci. Moryn comptait ensuite étudier l'emplacement des meurtres et établir une zone d'action. En effet, le tueur logeait quelque part et, comme la plupart des gens, il ne se déplaçait pas plus que nécessaire pour accomplir ce qu'il avait à accomplir. Ainsi, les morts étaient forcément réparties dans un espace plus ou moins proche de son lieu de résidence. Le seul problème était que Nos Astra s'étendait autant en largeur qu'en hauteur. Le territoire à découvrir allait très probablement être énorme ! Mais chaque chose devait être faite en temps voulu, il ne fallait pas aller plus vite que la musique. D'abord le témoin, ensuite la zone d'activité, ensuite l'étude d'une des scènes de crimes. Il fallait rester consciencieux et ne pas bâcler les choses. Elle, contrairement à ses collègues Asaris de la colonie, prenait son travail plus qu'au sérieux, surtout lorsqu'il était d'une manière ou d'une autre lié à une affaire qu'elle pensait terminée. Elle ne comprenait d'ailleurs toujours pas comment les balles d'Eden Prime pouvaient se trouver sur Nos Astra. Le dernier à les avoir utilisées était mort et enterré. Lleyton en avait été témoin. Avait-il eu un complice qui agissait à présent librement avec son armement ? Ou pire encore : avait-il trompé la mort ? Elle préférait ne pas y penser.

Elle s'avançait aux côtés de l'Humain dans le corridor où se trouvait l'appartement de Caryssa Feloris. Le trajet n'avait pas été trop court et leur destination ne se trouvait pas dans les bas-fonds de Nos Astra. Ils n'auraient pas encore à affronter les vermines qui rôdaient dans ces lieux. La mégapole avait l'air parfaite, fidèle aux Asaris à première vue, mais, au niveau de la surface, elle ne valait pas mieux qu'Omega. Et la chaleur... Etant encore à encore à quelques centaines de mètres du sol, elle n'était pas encore suffocante, mais lorsque viendrait le temps où ils allaient devoir se rendre sur les scènes de crimes, ils allaient devoir affronter une température avoisinant les cinquante degrés. Moryn préféra se concentrer sur l'instant présent, plutôt que de redouter ce qui allait suivre. Elle n'avait pas peur de devoir trainer dans des rues malfamées et sales, remplies de truands et de dealers, elle avait elle-même connu Omega et ne craignait plus ce genre de lieux. Mais enquêter avec une chaleur au dessus de ce dont elle avait l'habitude, ce n'était pas quelque chose qu'elle appréciait réellement.

Ce fut une Turienne qui les accueillit, étrangement. Un soldat de la Hiérarchie, fallait-il ajouter, qui leur demandait une preuve d'identification. Fronçant ses sourcils osseux, elle brandit son badge holographique bien en face du visage de la femme.

- Moryn Thymoris, dit-elle d'un ton sec. Qu'est-ce que la Hiérarchie fout ici ? Peu importe, nous avons des questions pour vous, madame Feloris.


***

Silas Dren'Moryl était en train d'attendre dans la rue, visiblement impatient. En même temps, cela faisait bien une quinzaine de minutes qu'il attendait sur ce Mikhail Alekseiv. Saleté d'Humains, jamais à l'heure ! Le Galarien se demandait bien pourquoi il perdait son temps à attendre l'un d'entre eux... Ah oui... C'était pour L'aya. La pauvre avait été assassinée quelques jours plus tôt avec sa nouvelle petite amie. L'Asari était la seule chose qu'avaient en commun l'intéressé et celui qu'il attendait. Tout deux avaient été des amis de la femme et désiraient lui rendre justice, apprendre la vérité sur sa mort et faire payer le tueur, qui qu'il soit. Elle ne n'avait pas pas de mourir, elle était si "jeune" pour une Asari ! La police de Nos Astra n'était qu'une bande de salopards inefficaces qui ne faisaient pas leur boulot et préféraient rendre des services à ces putains de mafiosos qui infestaient la ville comme la peste. La corruption... un véritable cancer ! Il fallait tout faire soi-même ici, on ne pouvait compter que sur soi-même... ou son argent. Or, de l'argent, il n'en avait pas. Il avait tout dépensé pour aller vivre sur cette colonie qu'il avait toujours cru être un paradis et une échappatoire à ses problèmes qu'il avait eu sur Sur'Kesh. Qu'il s'était trompé ! Il s'était tiré une balle dans le pied et s'était pratiquement ruiné pour un mensonge ! Il était à présent condamné à vivre dans les bas-fonds de Nos Astra et fréquenter les pires des vermines de la Galaxie chaque jour de sa vie. Et il fallait à présent ajouter à sa miséricorde la mort d'une des rares amies qu'il s'était faites dans cet univers des plus détestables, ce qui le menait à fréquenter un Humain qu'il n'avait jamais particulièrement apprécié, mais qu'il avait été forcé de connaître car étant également un proche de l'Asari.

Et c'est alors que l'homme se montra enfin, après près de vingt minutes d'attentes ! Silas suffoquait de chaleur et aurait probablement été trempé de sueur s'il avait été un mammifère ! Encore un désavantage de cette putain de planète, il avait toujours su qu'il y faisait chaud, mais pas à ce point !

- Ah bah te voilà enfin Mikhail ! s'exclama-t-il furieux. On a du boulot à faire, et t'arranges absolument rien en arrivant en retard !


Ordre de passage : Mikhail Alekseiv - Lleyton Benam - Ravilla Aper - MJ


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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mer 14 Jan 2015, 13:08

Le Bal Empoisonné


L'enquête

Musique de fond introduction.:
 

Quelques temps plus tôt sur terre, quelque part dans un vieux quartier de Moscou semi-rural semi technologique les vieux murs des bâtisses ayant étés détruites pendant la guerre avait été conservés ce qui donnait un charme particulier à ce petit quartier.. Dommage qu’il ne soit plus très bien famé de nos jours.
Il est 21:07 et le silence d’une petite rue secondaire du nom de Pepitof fût brutalement brisé par 3 choses bien distinctes les unes des autres : L’envol à travers une fenêtre du troisième et dernier étage d’un bâtiment de belle architecture, d’un robot de bar le 2190 Spoutnik (спутник) qui, en cours de vol, détruira un lampadaire rétro de la rue et s’écrasera lourdement sur le sol. De manufacture solide, l’engin aurait eu une chance d’être sauvé si le lampadaire ne lui avait pas mis le compte en se laissant lourdement tomber dessus tel une finition de catch made in Mark Henry.

La seconde fût la musique qui résonnait soudainement dans toute la rue depuis que le double vitrage avait été réduit en pièces, Sergueï Prokofiev un grand classique russe.
La troisième et dernière, et certainement la plus terrible de toutes, le hurlement de la bête, la voix presque rocailleuse qui s’élevait depuis l’appartement provenait de Mikhaïl, il avait reçu il y a quelques heures un message privé provenant d’un Galarien qu’il n’avait jamais vraiment apprécié qui en plus lui annonçait la triste mort d’une amie. Cela faisait une demi-heure qu’il avait ouvert cette bouteille de Vodka grand cru sibérienne, et environ 15 minutes qu’elle était vide. L’alcool lui était monté au cerveau tel une balle de magnum et il ne pouvait maintenant plus contenir cette rage, perdre des amis/camarades au combat c’est une chose mais que ceux-ci soient simplement assassinés ?!!!

Tрусы ! Cукин сын !! (insultes)

Cette affaire allait devenir une affaire personnelle et il n’aura pas de pitié avec celui ou ceux qui ont fait ça. Il devait rejoindre Illium au plus vite, après s’être écroulé sur son canapé.


Aujourd’hui.


Cela faisait longtemps que je n’avais plus mis les pieds sur Illium, mais la ville n’avait pas tant changé depuis, toujours aussi belle extérieurement et pourrie de l’intérieur. Haut lieu du commerce asari célèbre pour ses conditions de travail abusives et sa législation qui cautionne quasiment tout sauf le meurtre.. Mon cul ! A tous les coups ces enfoirées avaient abandonné l’enquête, et c’était certainement la raison pour laquelle l’aut’ Galarien m’avait contacté, je suis sûr que s’il n’avait pas eu besoin de moi il ne m’aurait même pas informé. Ces gratte-ciel manquent d’ombrage.. Je vais finir par crever sous cette chaleur même en débardeur.
Ah tien quand on parle de la grenouille, le voilà, tss rien qu’à sa tronche je peux deviner qu’il va me gonfler, peu à peu, à force de m’approcher je sentais mes nerfs se raidir, après tout qui me disait qu’il n’était pas dans le coup hein ?

Ah bah te voilà enfin Mikhail ! S’exclama-t-il furieux. On a du boulot à faire, et t'arranges absolument rien en arrivant en retard !

Arrête de me parler comme si j’étais ton pote ! Tu nous fais perdre du temps. Allons-y.. Je n’avais pas même daigné le saluer et avait continué d’avancer vers l’appartement de l’asari, imbécile emboita le pas, pour qui me prends-tu ? Ne fais pas semblant de ne pas avoir besoin de moi et mon grade pour passer outre certains barrages.

Au lieu de râler, explique-moi ce qu’il s’est passé en détail le temps d’arriver la bas. Comment est-ce arrivé ? Une idée du « pourquoi ?» et sa petite amie.. D’où elle sort ?

La chaleur agaçai au plus haut point le grand barbu, son regard froid fixait droit devant, ils n’étaient pas loin du lieu du crime et malgré son visage impassible un léger pincement au niveau des tripes vint lui rappeler quelques souvenirs joyeux de fin de soirées à revenir par cette rue bras dessus, bras dessous pour mutuellement se garde debout l’un, l’autre ou plutôt pour garder un certain centre d’équilibre tout en échangeant des vannes débiles. La voix de la grenouille lui semblait lointaine bien qu’il retenait tous les points importants de ses explications. Mikhail n’était pas vraiment le genre d’homme à faire des enquêtes, de plus il détestait ça, il avait toujours été celui qu’on envoyait en cas de situation musclées délicates, celles où il fallait souvent être un vrai connard pour mener les objectifs à bien. Et qui dit connard dit souvent décisions qui vous ruine un certaine par de vous-même quitte a passé pour le grand méchant aux yeux des civils. Mais cette asari-là avait su faire abstraction de tout cela et accepter la bonne personne qu’il pouvait être et en était même devenue une amie proche sans le moindre regret. C’était justement pour cette raison qu’il était ici en ce moment même accompagné du Galarien dans le but de rendre justice et offrir un dernier geste amical en l’honneur d’une amie.

Le galarien avait tout juste finit ses explications qu’ils étaient en vue du lieu du crime de leur amie, le monologue de son interlocuteur vert repassait dans son esprit pendant les quelques mètres qui les séparaient d’une simple barrière holographique abandonnée de gardes.
Sans dire un mot il passa à travers l’hologramme qui émit un buzz inutile et observa longuement la scene sous ses yeux, il était déjà passé dans cette rue il fût un temps..

   



 






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Jeu 15 Jan 2015, 15:45

    Appartement de Caryssa Feloris

    Moryn avait réagit au taquet, avec une réaction aussi forte que précipitée. Son collègue et l'envoyée de la Hiérarchie l'avait regardé entrer sans vergogne après qu'elle ait décliné son identité. On n'avait pas pu véritablement l'empêcher de faire quoi que ce soit, bien qu'elle fut techniquement dans son droit. Techniquement. Cela n'avait pas d'importance. Mais devant la mine circonspecte de l'autre turienne, Lleyton n'eut pas d'autres choix de sortir son badge, avec moins d'entrain. « Superviseur Lleyton Benam. » précisa t-il, comme si cela avait une importance. Et suivant sa supérieure, il fit un pas et franchit la porte. L'appartement était modeste et le fin couloir d'entrée possédait deux portes, menant peut-être aux sanitaires ou à un ou plusieurs placards divers. Dans tous les cas, l'asari qu'ils devaient interroger se tenait debout, au bout du vestibule. Derrière elle, on pouvait deviner les dessins d'un salon basique, formés de meubles à la praticité indéniable et aux tons unis et ternes. Elle n'avait pas l'air de s'opposer à la venue des agents de la loi. Et ce n'était pas plus mal car elle aurait très bien pu.

    L'accès ayant été permis et les présentations étant faites, la porte se referma. Une nouvelle fois, l'étroitesse de l'endroit permettait peu de manœuvres et le trio fut assez proche. Moryn glissa alors quelque chose à l'oreille de l'humain. « Va t'occuper de l'intéressée. Moi, je vais interroger l'adjudant sur sa présence. » chuchota t-elle à son encontre. Excellent. Il pourrait donc se libérer de cette situation un peu gênante pour retourner à son travail d'origine, laissant la Hiérarchie et ses intentions à celles que ça concerne. Il fallait dire que le Premier Superviseur avait l'air d'avoir une dent contre les sphères dirigeantes turiennes, sans pour autant se dresser contre elles, voire même les critiquer ouvertement. Mais à chaque fois que ceux-ci souhaitent s'immiscer dans l'une de ses affaires, elle tenait à gérer personnellement le problème. En soit, il était donc logique qu'elle cède à Lleyton la responsabilité de mener l'interrogatoire.

    Celui-ci ne se fit alors pas prier, se faufilant par le passage et se retrouvant nez à nez avec le témoin. Les commodités s'éclaircirent à la suite, les deux se retapant les présentations en sachant pertinemment qui était qui puisque l'un venait de le dire et qu'il était, qui plus est, venu pour elle. Cet échange de bon aloi conclut, Caryssa proposa à l'enquêteur de s'asseoir. Il y avait un canapé et un fauteuil, ce dernier collant perpendiculairement au premier. L'asari choisit de prendre le canapé. L'enquêteur, penaud, choisit le fauteuil. Il préférait être en face, ou relativement en face, qu'à côté. Nettement plus simple pour évaluer les réactions des gens. Et ainsi, tout le monde était correctement installé. Il ne restait plus qu'à débuter les festivités.

    Par habitude professionnelle, le Superviseur prépara son omni-tool. Là, il allait y trouver toutes les informations dont il avait besoin. Et il faudrait commencer par la routine. « Vous êtes bien Caryssa Feloris ? » Elle hoche la tête. « Il y a quelques jours, vous avez déclaré avoir des informations concernant le meurtre de... » Il consulta le dossier à une vitesse supra-luminique. « Denora et Ryni Asylas. C'est bien ça ? » Elle acquiesce. « Je constate qu'il n'y a pas de déposition enregistrée. La police n'est pas encore venue vous voir ? » Négatif, affirme t-elle. Ce n'était pas trop une surprise. « Bien. Je vais vous poser une série de questions concernant ce que vous avez vu. Répondez que si vous savez. Si jamais vous ne souhaitez pas répondre à l'une d'elle, c'est votre droit. Et si vous voulez arrêter à n'importe quel moment, dites-le. » précise t-on. « Ça va aller ? » Elle acquiesce encore. Esquissant l'air le plus rassurant qu'il pouvait, Lleyton lança l'enregistrement de la session via son omni-tool. Il fallait toujours garder une trace.

    « Caryssa, connaissiez-vous les victimes ? » « De vue, oui. Mais pas plus que ça. » Témoin opportun, donc.

    « Qu'avez-vous vu et quelle heure était-il ? » « 18h, je crois. J'étais partie prendre l'air lorsque j'ai entendu une bagarre. C'était un type avec une capuche. Je crois qu'il a sorti un couteau et il a commencé à poignarder... » Elle marque une pause. « Et quand l'autre a voulu s'enfuir, il lui a tiré dessus. »

    « Avez-vous pu voir correctement le suspect ? » « C'était dans une ruelle, il faisait sombre. J'ai juste vu qu'il n'était pas très grand et plutôt mince. » Un humanoïde de base, style humain ou galarien, en substance. « Vous a t-il vu ? » Elle fait non de la tête. Étant donné la violence de l'agression, il aurait été probable qu'elle se fasse tuer si elle avait été aperçu. Pas de besoin de répéter la question.

    « Cela a eu lieu près de la boite... Osa'en. C'est ça ? » « Oui... » Elle reprend son souffle. Osa'en n'est pas une boite très fréquentable si on a des soucis avec eux mais il paraissait qu'ils offraient des spectacles divertissants. « Que faisiez-vous là ? » Son souffle semble se couper. Ce n'était pas tellement de la peur. Plus une sorte de honte. « J'ai juste besoin d'établir si votre présence était habituelle ou non. Je n'ai pas à vous juger. » Elle baisse la tête. « Je travaille là-bas, de temps en temps. Mais... Mais c'est tout. » Intéressant.

    « Bien. Je me dois de vous poser cette question, alors : y a t-il eu des problèmes dans la boite, récemment ? Des menaces, des incidents quelconques ? » Elle réfléchit un court instant. « Je... n'en ai pas le souvenir. » « C'est donc la première fois que quelque chose de ce genre arrive ? » Elle hoche la tête, rapidement. Bon, à en croire la réaction, il y avait des trucs louches qui se tramaient là-bas mais rien qu'elle estimait important.

    Lleyton lève les yeux au plafond. Avait-il encore une question ? A priori, non. Il savait ce qu'elle avait vu et à en juger par son teint crispé, elle ne savait rien d'autre. Mais elle avait bien l'air de craindre quelque chose. Sauf qu'il ne pourrait savoir quoi et cela pouvait avoir un rapport avec à peu près n'importe quoi. Soit en rapport avec les meurtres, soit avec la présence de la Hiérarchie, voire même avec le fait qu'un malade enlève des asari sur Illium et que personne n'a l'air de se pencher sur la question. Bon. De facto, c'était suffisant. Le Superviseur coupa l'enregistrement. « Merci Caryssa. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. » Il lui lança un regard reconnaissant, avant de se retourner subitement vers sa supérieure. Il faudrait attendre qu'Aper et elle finisse leur discussion, avant d'enchainer vers la prochaine étape.









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Jeu 15 Jan 2015, 18:38

    Appartement de Caryssa Ferolis




    Il s'en était fallu de peu pour que le badge holographique ne soit pas propulsé contre son visage. Aper préféra ne rien dire, claquant légèrement des mandibules alors qu'elle fit un pas en arrière, laissant la Superviseur Thymoris entrer. Vu ce qu'elle venait de dire, il y avait de fortes chances pour qu'elle n'apprécie pas la Hiérarchie. En tout cas, que la Hiérarchie traîne son nez dans ses affaires. Si la turienne avait demandé à ce que la militaire s'explique, elle n'avait pourtant pas eu l'air décidée à s'attarder sur ses dires, préférant examiner l'appartement d'un regard inquisiteur. Et bien. Ça promettait. Pendant un court moment l'adjudante se demanda si Fera était au courant de l'arrivée du SSC dans cette histoire et, s'il l'était, s'il n'avait pas omis le petit détail de les prévenir de l'envoi d'un membre de la Hiérarchie. Ou bien le Commandant pensait vraiment que le SSC ne viendrait pas. D'ailleurs, ils n'avaient que peu de raisons de venir. A moins que l'affaire soit plus complexe et que son supérieur, par ignorance ou manigance, ait décidé de ne rien lui confier. Et elle était censée collaborer avec eux ainsi? Par les Esprits, on ne lui facilitait pas la tâche.
    Un mouvement attira l'attention de la franc-tireuse. C'était l'humain, qu'elle avait presque oublié, tant il semblait moins imposant que sa comparse. Celui-ci, de bonne ou mauvaise grâce, avait sorti son propre badge, provoquant chez la soldate un hochement de tête satisfait. Il se fit même l'obligeance de lui donner son nom avant d'accéder à l'habitation. Au moins lui et son air presque innocent seraient moins réticents à sa présence. Le hall paru soudainement plus petit qu'auparavant. C'était presque amusant de remarquer à quel point de grandes turiennes et un humain prenaient de la place. Surtout les premières et plus spécifiquement l'armure banale que portait notre héros. En attendant, les deux policiers discutaient, l'une susurrant quelque chose à l'oreille de l'autre. Par politesse, Ravilla fit mine de s'intéresser à la porte, évitant de tendre l'oreille. De toute façon même si elle l'avait voulu, elle n'aurait rien su des messes basses qui se déroulaient. Après quoi le mâle s'éloigna d'elles, laissant les deux femelles seule, pour préférer la présence de Caryssa.
    Merde. Le seul qui ne semblait pas ouvertement hostile à sa présence s'en allait, et voilà qu'elle devait faire face à une combattante d'à peu près sa taille et corpulence, dans un couloir trop petit pour elles deux. Avait-elle déjà dit à quel point tout ceci allait "merveilleusement" bien se passer? Heureusement, elle gardait en visuel l'Asari, bien qu'elle n’apercevait que les jambes de l'Humain. Qu'importe le dernier, c'était la sécurité de la première qui l'inquiétait. Le canapé qu'elle avait choisi offrait une mauvaise visibilité à un quelconque tireur embusqué. Bien, elle pourrait donc tenter de parler à la dénommée "Moryn" sans avoir à se soucier de sa protégée. C'était déjà ça.

    Ainsi la sous-officier prit place vers la fin du corridor et laissa son dos appuyer contre le mur, provoquant un léger "chtoc" de la part de son armure, puis croisa les bras, regardant celle qui se plaisait dans le rôle de la rivale. Polie mais sèche, sans vraiment se montrer ouvertement à couteaux tirés avec elle. Un silence passa un instant avant que le dialogue se déclenche d'une part. L'air de rien, s'efforçant d'être neutre, la membre de Hiérarchie commença.

    - Pour répondre à votre question quant à la raison de ma présence ici, je suis en mission, Madame. J'ai été assignée à la protection de Madame Feloris ici présente.

    Elle s'interrompit un court instant. Quitte à devoir travailler - ou du moins tenter de travailler - avec les forces de l'ordre, autant tenter de jouer cartes sur table et révéler ce qu'il y avait à révéler, sans pourtant donner trop de détails. Enfin, vu ce qu'elle savait, ce dernier point risquait de ne pas être problématique. Côté "déposition", ils semblaient finir de se présenter et attaquaient les choses sérieuses. Apparemment, les "forces locales" dont avait parlé Fera ne semblait pas pressés de se mettre au boulot. Pire même, elles semblaient avoir déjà abandonné l'idée d'une quelconque recherche. Raison pour laquelle le Service de Sécurité de la Citadelle intervenait? Possible.

    - Je suis ici sur ordre de mon supérieur. Avant que vous ne me le demandiez, je ne sais pas pour quels motifs. Toutefois, il semblait craindre que la témoin puisse être victime du tueur qu'elle avait observé.

    On parlait ruelle à côté. Peu intéressant.

    - Il m'a ainsi demandé de faire en sorte qu'il ne lui arrive rien jusqu'à l'arrivée de la police locale, puis ensuite, une fois que sa protection aura été confiée à leur bon soin, de les aider à enquêter sur cette affaire.

    Voilà qui n'allait pas vraiment aider la Superviseur à l'aimer, si elle était du genre à préférer garder ses enquêtes pour elle. Mais un ordre était un ordre et en tant que turienne, elle comprendrait sûrement que Ravilla ne démorde pas à la règle et fasse en sorte de les accompagner. Si non... Elles se retrouveraient sans doute à ferrailler pour savoir qui l'emporterait. A noter toutefois qu'il était hors de question pour la franc-tireuse qu'elle revienne au Proelium la queue entre les jambes comme un Varren battu.
    Pour les activités de la pièce d'à côté, elle réussit à capter un nom. O'asen? Océane? Quelque chose du genre. Elle ne tenta pas d'en savoir plus et préféra reporter sa concentration sur la supérieure de Benam.

    - Il est l'un des invités au Bal de la Doyenne qui aura lieu demain. Je ne sais pas pourquoi il veut que je vous aide, mais si cela peut vous rassurer, je devrais retourner assurer sa protection pour cette soirée. Ma collaboration s’interrompra donc demain en fin d'après-midi.

    Un nouveau silence, plutôt bref. Quelque chose lui disait qu’il valait mieux ne pas continuer sur un « mais si ça peut vous rassurer, je reviendrais le lendemain. Désormais, il s'agissait de bien choisir ses mots et de s'assurer qu'une collaboration puisse avoir lieux.

    - Avec tout le respect que j'ai pour vous et le SSC, Superviseur Thymoris, je vous renouvelle l'offre de mon supérieur et vous prie de bien vouloir l'accepter. En tant que franc-tireuse, je ferai le nécessaire pour vous assister au mieux dans votre tâche, que ce soit par les armes, la parole ou l'observation. D'autant plus que votre enquête permettra sans nul doute de sauver la vie de nombreuses citoyennes d'Illium. Ce serait un honneur pour moi que d'y contribuer.

    L'humain était revenu mais elle ne fit pas mine de l'avoir remarqué. Plutôt, la turienne préféré saluer sa semblable, gardant un air déterminé sur le visage. Bien sûr, rien n'empêchait la Superviseur de refuser. Mais dans ce cas, rien n'empêchait Aper de mener sa propre enquête... Quitte à se retrouver sur leur chemin.
    Croire qu'elle n'accomplirait pas sa mission contre tout, c'était bien mal la connaitre.









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Dim 18 Jan 2015, 12:51
Silas n'était pas fan de Mikhail et de son air aussi hautain qu'irrespectueux. Mais il pouvait comprendre ses réactions et sa tristesse, bien que ça paraissait naturel. De surcroît, les deux individus devaient garder en tête qu'ils étaient là pour une raison précise : mettre la main sur l'enfoiré qui avait assassiné, sans aucun état d'âme, leur chère amie. Et ils ne pouvaient se permettre une quelconque erreur dans le traitement de leur enquête. Ils devaient, ensemble, former un duo solide et efficace. Le galarien mettrait alors de son côté son ressenti pour favoriser leur quête de réponse.

Pour alimenter cette volonté, Silas avait profité du chemin qu'ils faisaient ensemble pour lui expliquer, grosso modo, ce qu'il savait. Une attaque éclaire, soudaine, n'ayant duré que quelques instants. Il avait eu accès aux rapports préliminaires et ces derniers lui avaient ainsi indiqué que Ryni avait tenté de s'enfuir mais avait été froidement... abattue, avec deux balles dans le dos. Sa petite-amie - qui était plus que ça, puisqu'il y avait vraisemblablement eu union - avait donc été tuée en première. La police avait classé ça assez vite fait, en un "vol qui aurait définitivement mal tourné". Et cela malgré que tous les objets de valeur ont été retrouvé sur place. Quelle bande d'incompétents.

Le galarien précisa qu'ils avaient enregistré un potentiel témoin mais qu'il n'avait pas encore été interrogé. Sur ces mots, il s'arrêta brièvement et laissa Mikhail passer en premier le bandeau holographique. Pas d'alarme, pas de flics aux alentours... Il pouvait y aller. Pris d'une fougue sans précédent, il suivit l'humain sur la scène crime.

- Attention à ne rien déranger. dit-il. Ça pourrait compromettre des preuves.

Ils se trouvaient donc dans la ruelle où ce crime odieux avait été commis. Prudemment, ils commencèrent à tourner autour des traces laissées au sol... Lorsqu'ils entendirent un bruit provenant d'un peu plus loin, dans la ruelle. Plus au taquet que son camarade, Silas jeta un œil. D'aussi loin, il croyait voir un quarien.

- Hé, vous, là-bas ! cria t-il pour l'interpeller, provoquant immédiatement l'intérêt de Mikhail...

***

Le Premier Superviseur avait préféré laisser la tâche formelle à son équipier. Après tout, c'est lui qui l'avait trainé jusqu'ici. Bien qu'elle devait avouer qu'il s'agissait aussi d'intérêts plus personnels et surtout d'une curiosité. Il fallait être curieux dans ce métier, cela même au risque de se mettre son monde à dos et d'alerter des sphères incontrôlables. Mais sans cette "qualité", Moryn n'aurait jamais été aussi loin. Et ce n'était pas la Hiérarchie qui lui avait enseigné ces préceptes. Bien au contraire, s'ils avaient pu, il l'en aurait dissuader. C'était un détail qui la dérangeait toujours lorsqu'on faisait mention du corps dirigeant de Palaven : trop rigide, trop strict et surtout bien buté. Mais bon, elle avait aussi été forgée de cette manière et elle restait turienne avant tout. Elle avait donc définitivement conscience de ce besoin fondamental d'institution et de sévérité. Son travail l'obligeait souvent à envoyer des superviseurs sur des pistes en dépit de leurs doutes et du bon sens. Lorsque l'on ne donne pas l'ordre, c'est qu'il faut le suivre. Et par cette logique, elle saisissait l'attitude de l'Adjudant Aper.

Elle lui avait dit qu'elle était pour mission, sur ordre direct de son supérieur. Protection de civile, apparentée à un témoin. Pas commun pour un quelconque commandant de chez ses convives, songeait Moryn. D'autant qu'elle était esseulée ou, tout du moins, sans renforts apparents.

- Sans vouloir vexer, Adjudant..., commença t-elle. Je doute que vos compétences de franc-tireuse puisse être utile dans ce genre de situation. C'est une enquête pour meurtre, pas une prise d'otage.

Elle jeta ensuite un œil discret vers Lleyton et l'interrogée. Il avait l'air de se débrouiller.

- Et sinon, ça vous arrive souvent qu'on vous demande de protéger quelqu'un sans qu'on ne vous dise pourquoi ? enchaina t-elle, sans vergogne.

Le ton sur lequel elle répondait devrait paraître clair. D'autant que... Non pas que ce son histoire n'était pas crédible... Mais elle se refusait à donner de plus amples détails, mise à part l'usuel dans ce genre de cas. Or, c'était trop vague. Volontairement trop vague. Par conséquent, elle se doutait bien que quelque chose se tramait là-dessous et qu'elle n'avait pas été que le prolongement de la bienveillance soudaine de son chef. Croisant les bras, Moryn décida de ne plus faire attention à l'autre turienne.

Une seconde plus tard, Lleyton réapparaissait. Il avait gentiment attendu que leur brève conversation se termine. Quelle charmante attention.

- Tu as enregistré son témoignage ? demanda t-elle, promptement.

En face, on acquiesçait.

- Bien. Je crois qu'il serait sage de se rendre sur place. Je crains que les autorités locales n'aient bâclé le boulot. Elle s'arrêta un instant. Et emmenons mademoiselle Feloris avec.

Cette douce intention s'inscrivait dans le prolongement de la prochaine directive qu'elle allait alimenter. Tournant les talons et s'étant déjà bien fait comprendre son subordonné, qui était partit chercher le témoin sans broncher, elle repartit vers les portes. Son attention se porta ensuite vers Aper.

- Venez avec, du coup. Nous verrons bien si vous pouvez vous rendre utile.

La curiosité, encore une fois. Si la Hiérarchie était mêlée à ça d'une quelconque façon, il fallait tirer ça au clair. Et puis, en dépit d'une petite maladresse, l'Adjudante avait l'air compétente et de bonne volonté. Sans compter que la police n'était pas très intéressée par l'affaire donc il fallait bien quelqu'un pour protéger Caryssa. Et vice versa.

Ordre de passage : Mikhail Alekseiv - Kori'Penyo nar Tarek - Lleyton Benam - Ravilla Aper - MJ


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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mar 20 Jan 2015, 09:09

Le Bal Empoisonné


L'enquête



Une soudaine attaque éclair de la sorte sur deux asaris non militaires en leur laissant les objets de valeur, c’était tiré par les cheveux ! Il n’y avait pas de logique la dedans ! Pourquoi lui avoir tiré dans le dos ainsi ? Il n’y avait aucune raisons autre que ne pas laisser de témoin vivant, de ce fait, la cible principale serait sa femme ?

Pensif l’humain et le galérien exploraient la scène du crime, il était d’ailleurs resté un moment à observer la tache de sang provenant de son amie avec un regard vide.

- Attention à ne rien déranger. Ça pourrait compromettre des preuves.Dit Silas a son encontre.

Mikhail hocha la tête, bien qu’il fût quelque peu agacé de recevoir une remarque aussi logique qui lui faisait penser à sa mère alors qu’il était encore qu’un sale gosse. Ces remarques débiles du genre « Attention Mikhail ! C’est chaud, tu vas te bruler » Putain, merci je le vois bien que c’est chaud ! Tu vien de sortir le plat d’un four à 180° ! Ou encore « Mikhail ! Il ne faut pas frapper ses camarades ! Tu vas leur faire mal ! » Mais putain je sais ! C’était le but ! Merde ! Bref !.. Tout ça pour dire qu’en gros il n’avait qu’hoché la tête afin de ne pas se laisser aller bêtement dans un conflit inutile risquant de compromettre l’enquête. Une vol qui aurait mal tourné.. Pff pauvres cons.
Alors que ces pensées remuaient dans l’esprit de Mikhail, un bruit résonna dans la ruelle ce qui le ramena de son nuage, Silas, lui, avait tel un chat, directement fait face à ce qui semblait être.. Un quarien ?

- Hé, vous, là-bas ! cria-t-il pour l'interpeller.

Pourquoi crier ainsi? l’imbécile risque de rameuter des curieux ou simplement faire fuir le quarien s’il se sent agressé. Mikhail se leva et approcha lentement vers le quarien, restant à distance de sécurité correcte afin de ne pas empiéter sur l’espace de « confiance » du nouvel arrivant, le quarien était grand et semblait vif et portait une veste par-dessus sa combinaison, chose peu commune.

- Bonjour, je suis le colonel Mikhail Alekseiv, de l’alliance, nous enquêtons sur les récent et odieux évènements, avez-vous quoi que ce soit à déclarer à ce propos ? Que faites-vous ici sur les lieux du crime ?

Il se forçait à parler respectueusement pour plusieurs raisons. La première est simplement une technique de sympathisassions avec le suspect ce qui souvent peut amener à descendre le niveau de stress et éviter les mauvaises idées.
La seconde est que dans le cas où celui-ci s’enfuyait en courant, Mikhail n’était en rien certain de pouvoir le suivre longtemps sous cette chaleur étouffante. Puis pour la dernière, évitons pour une fois de tabasser avant de demander hein ?

- Il semblerait qu’il y ait un témoin, est-ce vous ?

Mikhail essayait de plonger les yeux dans les maigre point de reflet du casque semblant être la ou les yeux du quariens semblaient être situés. Il sembla joindre ses mains dans son dos en attendant une réponse, signe du langage corporel démontrant qu’il était vraisemblablement à l’écoute, si ce n’est que ses mains étaient maintenant assez proches de son arme de poing, en cas de pépin. Il attendait silencieux maintenant, la réponse de son interlocuteur en espérant que celui-ci ne soit pas un psychopathe des bas-fonds.

Mikhail commençait à avoir de mauvais pressentiments à propos de cette histoire, il avait besoin de réponses, tout particulièrement à propos de la femme de son amie, qui était-elle ? et pourquoi était-elle morte la première ? Simple hasard ou clef d’enquête ?

 






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mer 21 Jan 2015, 13:25

    Rue de Nos Astra



    Voila trois jours déjà que les Quariens avaient atterrie sur l’immense ville Asari. Depuis un mois ils parvenaient à subsister de petit travaux sur la Citadelle, notamment dans un restaurant actuellement fermé pour fête de fin d’année Humaine. Le frère et la soeur avaient donc pu profiter de leur crédit de coté pour visiter un nouveau coin de la galaxie, rester éternellement sur la Citadelle n’était pas du tout dans leur prérogatives de pèlerinage.
    Leur arrivée sur Illium dépassait leurs attentes, le spatioport était gigantesque ! D’une manufacture bien plus détaillée et classe que celui qu’ils avaient pu voir à la Citadelle, bien que ce dernier leur en ai déjà mis plein la vue. À la sortie de la navette, Kori et Naki était parvenu a un coin de la cité relativement mouvementé, sûrement une zone commercial à en juger par les nombreuses boutiques parsemant les rues. Ce qui marqua le plus Kori en pénétrant dans Nos Astra fut ces balcons gigantesque qui surplombaient les parties plus basses de la villes s’étalant à des kilomètres et des kilomètres au loin.
    Les deux jeunes pèlerin avaient dû trimballer leur affaire personnelle jusqu’au minuscule appartement que leurs maigres économies leurs avaient permis de louer. Situé dans les bas quartier, la splendeur de la ville Asari s’éteignait au fur et à mesure de la descente et les Quariens déchantèrent rapidement alors qu’ils s’installaient dans leur chambre. Les parties basses de Nos Astra, noircie par les fameux balcons dont Kori s’enchantait auparavant, ressemblait de près aux secteurs de la Citadelle, ce qui, au final, ne les dépaysèrent pas trop de leur petit appartement sur la station. Malgré tout, les jumeaux avaient eu l’occasion de visiter une bonne partie de Nos Astra et, ils se devaient de l’admettre, cette ville restait une des plus belle qu’ils eurent l’occasion de voir durant leur court pèlerinage.

    Au deuxième soir, alors que Kori et Naki avait décidé de sortir s’amuser et découvrir les aspects de la ville la nuit, ils passèrent non loin de ce qui ressemblait à un bar. Alors encore dans les quartier mal famé de Nos Astra, Naki fut d’abord réticente à entrer dans l’établissement, d’autant plus qu’elle avait repéré un lieu d’apparence bien plus respectable dans les étages supérieurs, mais, comme l’avait souligné Kori, certainement hors de leur moyen. À contre coeur, elle finit par accepter et, malgré ses craintes, la soirée se passa sans encombre, ils parvinrent même à faire quelques rencontres amicales autour d’un verre alors que la soirée défilait à une allure folle. Aux alentours de une heure du matin, Kori remarqua que l’ambiance changea légèrement, plus de femme manifestait leur désir de rapprochement envers toute homme se trouvant dans les parages et, lorsqu’une Asari en tenue plus légère qu’à l’accoutumé se présenta à lui, le corps ondulant de gauche à droite, il crut bon de récupérer sa soeur, alors partit se renseigner au bar sur quelques endroit intéressant à voir. Elle semblait prise dans une conversation passionnante avec le barman et certains mâles plutôt éméché, voire même complètement carpette, lorgnait sans gène sur ses fesses, légèrement reculée du fait de sa posture appuyée sur le comptoir.

    - On va y aller Naki ? Va falloir se lever tôt demain si on veux faire ce qu’on a prévu. Demanda le Quarien en s’approchant de sa soeur.

    Elle acquiesça, s’étira en annonçant que, de toute manière, elle n’aurait pas pu tenir plus longtemps.

    - Juste le temps d’aller aux toilettes, ajouta-t-elle en riant, je suis pas sûre de tenir jusqu’à l’appartement !

    Le barman lui indiqua une porte au loin, menant vraisemblablement au WC d’après l’écriteau graver dessus. La jeune Quarienne s’y dirigea d’un pas précipité. Finalement, son frère finit par s’y diriger également, pénétrant dans l’enceinte étroite des toilettes, chaque sexe n’ayant droit qu’à un seul WC, les deux placés à leur droite, faisant face à un vieux miroir renvoyant leur mines macabres accentuées par le néon blanc clignotant qui baignait la pièce de sa pathétique lueur. Naki en avait déjà terminé et annonça en ouvrant l’issu de secours menant à l’extérieur qu’elle l’attendrait dehors dans l’espoir de retrouver un peu d’air au milieu des miasmes de la salle. Son frère se dirigea donc vers la zone qui lui était réservée, juste à coté de l’issu de secours que Naki maintenait entrebâillée par son pied. Alors que le Quarien entamait son affaire, un bruit sourd, froid et acéré résonna jusqu’à ses oreilles. La surprise fut elle qu’il ne put s’empêcher de pousser un cri de surprise. Un coup de feu, deux même. Kori se précipita hors de la cabine, la porte de secours était toujours entrouverte mais aucun pied ne la retenait. Il l’ouvrit à la volée, non loin, allongée au sol, s’aidant de ses bras pour se relever, Naki jetait des regards inquiet au bout de la rue.

    - Ca va, le rassura sa soeur.

    Elle pointa du doigt le fond de l’allée.

    - Il m’est rentré dedans en fuyant Kori !

    Les yeux du Quarien se portèrent immédiatement à l’endroit indiqué. À plusieurs mètres des jumeaux, un ombre caché dans la nuit les observait. Un bref jet de regard et il s’en alla, courant d’une allure déterminée, loin du crime qui semblait avoir eu lieu non loin d’eux. Un cri de terreur retentit dans la pénombre, une femme, hurlant à l’aide à qui pouvait l’entendre, scandant sans retenue d’alerter les secours alors qu’une multitude de piliers de bar, l’alcool se dissipant instantanément de leur corps accouraient de toutes parts, amas de curieux sans pudeur se délectant sans l’admettre de l’horreur qui se jouait devant eux.

    Kori releva sa soeur, personne ne faisait attention à eux.

    - On y va Naki. Annonça le Quarien en jetant des regards autour d'eux.

    Il valait mieux partir, en espérant que l’ombre qu’ils avaient aperçu ne leur tiendrait pas rigueur de s’être trouvé là au mauvais moment.


    ***


    Quelques jours plus tard

    - Si on s’arrange bien, on peut être de retour à la Citadelle demain. On va dire ce qu'on sait aux autorités, c'est à dire pas grand chose, et on rentre, ok ?

    Naki faisait les cents pas au milieu de l’unique salle de leur location de Nos Astra. Elle s’inquiétait, se sentait oppressée par le fait d’avoir potentiellement croisé l’assassin des deux malheureuses Asari tuées près du bar qu’ils avaient fréquentés comme ils avaient pu l’apprendre par les nouvelles du jour. Elle avait raison bien sûr, mais la curiosité malsaine de Kori prenait le pas, bien plus qu’il ne l’aurait souhaité. Leur vol retour pouvait être prévu pour le lendemain soir. Ce qui lui offrait un peu de temps pour assouvir son besoin maladif de s’attirer des ennui et de se mêler de ce qui ne le regardait visiblement pas.
    Quelques heures plus tard, il laissa sa soeur à la chambre, lui permettant ainsi de se remettre de ses émotions, prétextant qu’il avait besoin de prendre un peu l’air. La rue du bar était déserte, probablement fermée par la police du coin. Le lieu où Kori et sa soeur s’était retrouvés ne faisait pas encore partie de la zone interdite, le Quarien pouvait apercevoir les banderole holographique à plusieurs mètres de là. Sans trop savoir quoi faire, il se replaça à l’endroit où sa soeur s’était fait bousculer, le regard fixe dans la direction où s’était tenu le présumé agresseur, tentant de se remémorer le moindre détail qui aurait pu servir à l’identifier auprès des autorités. Après tout, s’il était réellement l’assassin, Kori se devait d’aller prévenir qui de droit pour résoudre cette affaire, aussi maigre soit son aide. Quelqu’un l’interpella.

    - Hé, vous, là-bas !

    Kori se retourna, surpris d’être ainsi vu planté tout près d’une scène de crime. Il se cambra légèrement, restant méfiant envers l’Humain et le Galarien qui s’approchaient de lui.
    L’homme se présenta sous le nom de Mikhail Alekseiv, colonel au service de l’alliance, apparemment en enquête sur le meurtre. Kori remarqua brièvement la posture du soi-disant colonel, sa main restait proche de son arme, aussi le Quarien resta sur ses gardes. Lui n’avait rien pour se défendre, ses armes ayant été réquisitionnée comme pour tout civil ne possédant pas de permis officiel autre que sur Rannoch. Ne lui restait que son omnitech qui pourrait potentiellement lui faire gagner un peu de temps mais, au vu de la carrure de son interlocuteur, ça ne changerait rien à l’issu du combat.

    - Il semblerait qu’il y ait un témoin, est-ce vous ? Demanda le colonel Alekseiv.

    Kori hésita, ne sachant ce qu’il nécessitait d’être avoué et ce qu’il valait mieux cacher.

    - Pas exactement, finit-il par répondre. On...Enfin j’étais dans le bar juste à coté quand j’ai entendu les coups de feu. Quand je suis sorti, tout le monde était déjà sur place.

    Mieux valait qu’ils le prennent pour un curieux fouineur tant qu’il ne serait pas sûr de leur identité, après tout, aucune plaque n’avait été montrée et aucune équipe ne semblait les accompagner. Ils auraient tout aussi bien pu être complice du meurtre...Kori se décida à mettre sa paranoïa de coté.

    - Excusez-moi, je ne savais pas que l’alliance agissait dans cette ville ? J’aurais plutôt pensé que Nos Astra aurait sa propre police...Vous auriez quelque chose qui prouverait votre identité monsieur ?

    Le Quarien parlait calmement, préservant son rôle innocent. S’ils venaient à comprendre qu’il avait potentiellement vu le responsable, qui pouvait savoir ce qu’il se passerait si les deux individus faisaient partie intégrante du carnage ?






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Ven 23 Jan 2015, 13:12

    Ruelle du meurtre

    L'humain avait laissé les deux turiennes régler leurs modalités vis-à-vis d'une bonne et heureuse collaboration. Il fallait dire que ce n'était pas la première fois que le SSC avait à coopérer avec des entités extérieurs. Et ce n'était pas la dernière. Dans le métier de Superviseur, avoir des partenaires étrangers étaient presque une obligation. Plus couramment, il s'agissait de diplomates ou enquêteurs locaux à qui on avait pris un quelconque dossier. D'autres fois, il s'agissait plus de d'aide opportune avec des affiliés, des informateurs ou quelques bonnes âmes ici et là. Mais ces fois étaient plus rares encore que le cas actuel, à savoir un représentant d'un des gouvernements conciliens qui s'incruste. Et ceux-là, on ne les avait pas par choix. Non pas qu'ils étaient handicapants... Pas toujours, du moins. Juste que si les Galariens, les Volus - ou n'importe qui ayant ne serait-ce qu'une petite autorité - décidaient qu'ils avaient intérêt à regarder ce qu'il se passe durant une affaire en cours, ils pouvaient. De surcroît, après un peu plus d'un an dans le métier, Lleyton s'était déjà habitué et avait acquis une certaine faculté d'adaptation. D'ailleurs croyait-il que c'était l'une des nécessités requises pour être admis dans ces rangs bien particuliers et à ce niveau, l'ex-Lieutenant avait toujours su être moins rigide que ses comparses de l'Alliance.

    Dans tous les cas, sa rigidité ou non n'avait pas de rapport particulier avec la suite des évènements. Moryn avait donc émis le souhait de voir la scène de crime de ses propres yeux. Et pour se faire, en toute efficience, elle avait aussi demandé la présence de Caryssa. Cela serait plus simple pour trouver l'endroit. Voire peut-être pour après, faire un tour au fameux club, "touché" par cette agression ayant peu de sens. De ce qu'il avait vu dans les rapports, Lleyton avait établir que l'aléatoire ne correspondait pas vraiment avec le mode opératoire du tueur en série qui sévissait parmi les différentes filles de joie. Ils avaient établit qu'il s'agissait des mêmes balles, voire du même type d'arme. Sauf que... Pas complètement. Et c'était l'une des seules corrélations, si on omet le type de cibles. Aussi, les couples assassinés l'ont été que par surprise, sans qu'il n'y ait de raison. Alors que les autres victimes avaient été kidnappées avant d'être exécutées. Ce n'était pas impossible qu'il s'agisse d'un seul et même coupable mais il ne fallait pas oublier la piste de deux suspects, dont un nettement moins désordonné que l'autre. Mais pour l'instant, la chef refusait catégoriquement d'explorer cette tranchée, faute de preuve confirmant la théorie d'un binôme.

    Donc on continuerait de suivre la trace d'un unique fou parmi les siens. Ou, en l'occurrence, de celui qui est l'auteur des derniers meurtres en date. Ceux des dénommées Denora et Ryni. L'appartement du témoin n'était pas si éloigné de la destination, comme le biotique l'avait déjà précisé. De fait, le voyage en navette n'avait duré que peu de temps. Ils s'étaient posés non-loin de la boite, qui affichait fièrement des néons de couleurs sans pour autant qu'il n'y ait foule à l'extérieur. C'était sûrement le même traitement à l'intérieur. Logique, à cette heure si matinale. Mise à part pour ceux qui travaillent de nuit ou qui ont une envie pressante. Voire juste quelques alcooliques qui aiment combiner les plaisirs... Le genre de loubards qui n'aimaient pas trop croiser la police. Néanmoins, on ne s'intéresserait à eux que bien plus tard. Dans un premier temps, il faudrait déterminer si les locaux avaient bâclé leur travail ou non. Bon, à priori, vu l'absence de méthode dans l'acte, il n'y aurait pas grand chose à trouver. A moins que le meurtrier ait eu la gentillesse de laisser une carte de visite ou une lettre à leur attention, ce n'était sans doute qu'une formalité.

    Le quatuor sortit du véhicule en grande trombe. Naturellement, la ruelle était adjacente au club. Les deux Superviseurs avaient ainsi repérés les bandeaux laissés par les agents. Caryssa avait tout de même ressenti le besoin d'indiquer précisément où se trouvait la fameuse ruelle. « Aper, restez ici avec le témoin. » lança Moryn, avec sa froideur habituelle. Elle fit signe à son subordonné qu'il fallait avancer. Sans plus attendre, ils quittèrent l'asari et sa garde pour arriver en face, déviant un peu sur leur droite. Et en arrivant à une distance suffisante, ils entendirent des voix. Provenant de la ruelle. Voilà qui n'était pas prévu. Les deux collègues se regardèrent et se comprirent. Par réflexe purement professionnel, ils dégainèrent leurs armes de service.

    Lleyton passa devant et traversa le bandeau holographique qui se fâcha à son encontre. Avec prudence, il pénétra sur le lieu, prenant également soin de polluer la scène de crime, bien qu'il était fort possible qu'elle le soit déjà. Continuant son chemin, il remarqua la présence incongrue d'un humain, d'un galarien et... d'un quarien. On aurait dit le début d'une mauvaise blague. « SSC ! » cria t-il en les visant avec son flingue. « Déclinez votre identité. » Ils n'avaient pas l'allure de sans-abris mais ils ne représentaient pas non plus l'autorité d'Illium. Du coup, que faisaient-ils là ?









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 24 Jan 2015, 14:01

    Appartement de Caryssa Feloris



    - Sans vouloir vexer, Adjudant... je doute que vos compétences de franc-tireuse puissent être utiles dans ce genre de situation. C'est une enquête pour meurtre, pas une prise d'otage.

    Les mandibules tressautèrent tandis que les yeux de la turienne fixaient sa comparse alors qu'une vague de colère montait en elle. Vague qui fut vite réprimée, remplacée une légère crispation des mâchoires. Les esprits en avaient décidés ainsi; les deux femmes ne s'aimeraient sans doute jamais. Tout au plus pourraient-elles un jour ressentir une sorte de respect mutuel teinté de rivalité réciproque. Mais pour l'instant, elles se considéraient juste l'une et l'autre comme des empêcheurs de tourner en rond. Néanmoins, et bien que cela soit assez dur à avouer, Moryn avait raison. Ravilla s'était montrée maladroite dans sa façon de s'exprimer. Il est vrai que pour qui ne connait les francs-tireurs que de réputations, ils devaient sembler être là uniquement pour manier un fusil et tirer lorsqu'on en donnait l'ordre. Or, ce n'était que faire un mauvais résumé d'une voie bien plus complexe. Correction que l'intéressée fut bien décidée à apporter, encore qu'elle pensait bien que cela ne changerait bien. La membre du SSC semblait s'être fait son avis quant à elle, et n'en démordrait sans doute pas. Mais ça ne coûtait rien d'essayer. En essayant au maximum de supprimer toute trace d'ironie ou d'agressivité dans sa voix, histoire de ne pas envenimer les choses.

    - A vrai dire, Madame, gérer des "prises d'otages" n'est pas tout ce qu'un franc-tireur est supposé faire. Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que notre formation repose en grande partie sur des capacités d'observations, de furtivité et de patience. Des qualités qui peuvent, si je ne m'abuse, se montrer utile pour l'examen d'une scène de crime, de la filature et l'appréhension de suspects.
    Je vous présente mes excuses si je ne me suis pas exprimée clairement, Madame.


    - Et sinon, ça vous arrive souvent qu'on vous demande de protéger quelqu'un sans qu'on ne vous dise pourquoi ?

    D'accord... Si elles avaient été dans la même faction, il y aurait eu fort à parier que les deux femmes seraient déjà sur le ring à s'échanger des coups jusqu'à ce que l'une d'elle tombe. Inutile de penser à un quelconque abandon; ce n'était pas, il en était fort probable, dans le caractère de l'une ou de l'autre. Tout au plus un combat entre les deux prendraient fin sur séparation par l'arbitre. Enfin, chacune était issue de deux mondes différents, aussi la question ne se posait pas. Encore que, la militaire se surprit à se demander ce que la Superviseur valait au niveau corps à corps. Vu que leur faction était réputée pour avoir un niveau presque semblable aux Spectres, il y avait de quoi faire un beau spectacle...
    Bref. Pas la question. Retour aux accusations. Thymoris n'aimait vraiment pas qu'on interfère dans ses affaires. Et la franc-tireuse s'en serait bien passée, même si elle ne pouvait pas l'avouer clairement. Faire preuve de diplomatie avec quelqu'un qui était à ce point agressive avait de quoi donner envie de montrer les crocs. Sauf qu'ils s'agissaient de deux personnes civilisées et que ces choses ne se faisaient pas. Hélas. La hiérarchie était quelque chose trop importante pour qu'Aper se risque à ne pas la respecter. Quand bien même les deux étaient issus d'ordres différents. Garder son calme donc. Ne pas serrer les dents trop fort et articuler. Voilà qui devrait être assez "courtois".

    - Je n'ai pas à questionner mon supérieur direct sur ses décisions, Superviseur Thymoris. Si on me demande de protéger un témoin de meurtre car sa vie pourrait être en danger, je ne pense pas qu'il soit vraiment "acceptable" de faire la fine gueule tant qu'on ne m'aura pas sorti un argument en trois page sur les raisons qui le poussent à m'envoyer accomplir une telle mission. Sans vouloir vous vexer, Madame.

    La remarque acide sur le SSC parvint à rester prisonnier d'un coin de son esprit, bien qu'elle lui brûlait les lèvres de sortir. Vu comme l'autre faisait mine de ne plus lui prêter attention, elle aurait sans doute pu la dire que cela n'aurait rien changé. A vrai dire, elle avait même le sentiment de parler dans le vide. Peut-être aurait-elle mieux fait d'en avouer plus à la chef. Histoire de partir sur "de bonnes bases saines". Ahah, bien sûr que non. Même face aux membres de la police la plus importante de la galaxie, déballer tout son savoir naïvement n'était rien d'autre que faire preuve de stupidité. Et puis même, qu'est-ce que la turienne avait espéré? Qu'elle lui dise qu'en effet, c'était louche, mais bon, peut-être que le Commandant Fera voulait simplement améliorer les relations entre les gouvernements, ou peut-être qu'il connaissait les victimes, ou bien Feloris ou bien une toute autre raison obscur. Avancer des suppositions ne servait à rien dans un tel cas, d'autant plus que cela resterait de vagues avis plutôt qu'une réponse tranchée. Non, si elle n'avait aucune certitude, l'Adjudante-chef estimait qu'il ne valait mieux rien dire. Tant pis si ce n'était pas au goût de Moryn.
    Lleyton revint et les deux se mirent à discuter, décidant de se rendre sur le lieu du meurtre afin d'enquêter plus en avant. Et d'emmener la témoin avec eux. D'accord... Lorsqu'elle avait parlé d'une protection par la police locale, la militaire ne s'était pas vraiment attendue à ce que le SSC se charge d'elle. Heureusement ou malheureusement, sa comparse décida de préciser que la "garde du corps" devait venir avec. D'une façon tout aussi charmante qu'elle l'avait été auparavant. Au moins la chose était réglée. Pour l'instant.


    Ruelle du meurtre



    Si le voyage en navette avait été court, il avait été aussi on ne peut plus silencieux, tant chacun semblait se concentrer et s'interroger sur l'enquête. A moins que l'un ou l'autre ne rêvassait. En tout cas, Aper elle y réfléchissait. Elle ne savait pas grand-chose de l'enquête, si ce n'était qu'il y avait eu des morts et que les derniers meurtres avaient eu lieu non loin de la boîte de nuit que Caryssa lui avait rapidement indiqué être "Osa'en" contrairement à ce qu'elle avait cru comprendre. L'identité du tueur semblait être inconnue, ne serait-ce que par rapport à son espèce, bien qu'on puisse aisément retirer les Turiens de la liste des suspects. Vu que les Superviseurs ne semblaient pas ravis de partager leurs informations avec la Hiérarchie, la militaire avait préféré se renseigner rapidement et discrètement auprès de leur source. En ce qui concernait ces deux points uniquement. Pas bien grand et plutôt fin... Il y avait bien trois catégories qui semblaient entrer dans la liste des suspects: Humain, Galarien et Asari. On pouvait même ajouter Quarien si on voulait se montrer large. Cependant, leur combinaison était tellement spécifique qu'il aurait été étrange que Caryssa ne la reconnaisse pas. Ne serait-ce qu'à cause du casque qu'ils portaient en permanence. Il fallait en tout cas espérer que l'examen de la scène de crime apporte plus de précision. Encore que, si la police locale ne s'en était pas occupée rapidement, il fallait craindre que la moindre preuve se soit envolée aux quatre vents.
    Le bar était à première vue modestement occupés par ses clients, comme tout autre établissement à cette heure. Peut-être un peu moins à cause des événements, et encore. Toujours est-il que l'impression de la franc-tireuse se renforça. Les gens ivres n'ont pas la même délicatesse que ceux sobres, encore plus s'il s'agit de civils se foutant totalement de ce qui s'était passé. Il ne restait plus qu'à espérer que les forces de l'ordre aient pris un minimum de disposition pour éloigner les badauds. Elle put apercevoir du coin de l’œil, alors qu'ils sortaient du véhicule, l'éclat bleu de bandeaux holographiques tandis que l'Asari confirmait qu'il s'agissait bien du bon endroit. C'était déjà ça. La police de Nos Astra n'était donc pas totalement indifférente à l'affaire. Ils avaient assez peur pour leur grade pour faire semblant de bosser.

    - Aper, restez ici avec le témoin.

    Evidemment. Ravilla s'empêcha de se montrer cynique en applaudissant d'une façon sarcastique. Pourquoi trimbaler le témoin avec soit si c'était pour la laisser plantée en plein milieu d'un endroit fréquenté où elle pourrait se faire plus facilement agresser que chez elle? Grâce aux mesures de sécurité de la police, il y avait moins d'individus à proximité de la ruelle. Ce qui pouvait être un avantage comme un désavantage. Plus facilement exposée si on la reconnaissait, mais il serait moins facile de l'approcher pour l'abattre à bout portant ou pour lui planter un couteau quelque part. Il fallait surtout craindre que l'assassin soit expert en attaque à distance. Etant donné le mode opératoire utilisé pour abattre les victimes, c'était peu probable. Il ne s'agissait pas d'un assassin expérimenté, mais bien d'un tueur. Du genre à préférer rester à proximité de sa cible pour les voir mourir. Un amateur, pour se faire voir sans le remarquer et agir d'une façon si maladroite. Restait encore la possibilité qu'il tire à une distance raisonnable de quelques mètres. En toute honnêteté, les chances qu'il ou elle revienne sur les lieux du crime étaient faibles. A moins qu'il n'ait oublié une preuve accablante ou que ce soit le genre de pervers malade qui prenne son pied en tuant et y revienne pour se remémorer ses actes. A vrai dire, le fait que la témoin n'est pas été tué en même temps que les deux victimes indiquaient deux possibilités. Soit le tueur ne l'avait pas vu, soit il avait une liste de victime en tête en ne tuait pas celles qui n'en faisaient pas partie. La dernière option ne coïncidaient ni avec l'idée d'un tueur amateur, ni celui d'un pervers psychopathe.
    Les Superviseurs étaient arrivés au niveau de la ruelle et s'arrêtèrent, semble-t-il alerté par quelque chose. Ils sortirent leurs armes avant de traverser le bandeau. La garde du corps et sa protégée se rapprochèrent, faisant mine d'être deux amies qui flânaient ensemble. Il ne fallait pas attirer l'attention sur elle et agir comme un véritable gorille protégeant la bleue aurait été tout l'inverse. Elles s'appuyèrent contre le mur, l'air de rien, proche de l'angle.

    - Caryssa, restez sur vos gardes. Préparez une barrière; si vous repérez quelqu'un de suspect, prévenez-moi. Je vais jeter un coup d'oeil rapide.

    S'il s'agissait du tueur, cette histoire serait vite réglée. Sinon, il devait s'agir de badauds ivres qui auraient décidés de faire joujou avec les preuves. A moins, chose folle, qu'une autre faction n'ait décidé de mener l'enquête, au plus grand bonheur de la Superviseur Thymoris. En tout cas, ils étaient trois. Un humain, un galarien et... un quarien des plus familiers. Un quarien dont l'une des premières spécialités étaient de se foutre dans les emmerdes jusqu'au cou. La sniper se détourna pour reprendre sa posture de flâneuse, cliquetant des mandibules. Imbécile de Kori. Que faisait-il là? Et est-ce que Naki était avec lui? La turienne et l'humain du SSC les avaient empêchés de bien voir, aussi pouvait-elle être dans un coin. Il faudrait qu'elle lui demande des explications. S'il ne se faisait pas blessé entre temps. Bien sûr, Aper aurait pu interpeller les deux policiers pour leur dire qu'elle connaissait le petit. Sauf que ce n'était pas le cas pour les deux autres inconnus. Il aurait très bien pu s'être retrouvé au milieu. D'autant plus que les deux autres faisaient partie des espèces suspectes. S'il y avait une attaque à venir, vouloir défendre le quarien n'aurait fait que détourner l'attention de Lleyton et Moryn, augmentant les risques d'attaques. Non, mieux valait rester silencieuse pour le moment et se préparer à sauter sur celui qui tenterait de s'enfuir de la ruelle.

    - Ne vous approchez pas de l'angle. En aucun cas. Au moindre échange de coups de feu, on se replit immédiatement jusqu’à la navette.

    Pendant ce temps, elle activa son omnitech pour contacter le Commandant Fera. Les choses ne se déroulaient pas vraiment comme il l'aurait souhaité et ce n'était rien de le dire. Elle fit en sorte de ne pas parler trop fort, chuchotant presque, ni d'une façon trop militaire, continuant de balayer les alentours du regard, cherchant à voir à la fois qui s'approchait trop près et qui se préparait à tirer.

    - Monsieur? Aper au rapport. Nous sommes près de la scène de crime, Mademoiselle Feloris est avec moi. Le SSC est chargé de l'enquête; il semblerait que les forces locales ne soient pas décidées à intervenir. Je crains qu'aucune mesure de sécurité ne soit prévue pour Mademoiselle Feloris.
    Je requiers l'assistance d'un autre collègue, sans quoi je crains de ne pouvoir poursuivre l'enquête Monsieur.


    Ne restait plus qu'à avoir la réponse maintenant. Et espérer que les choses ne dégénèrent pas trop entre les cinq situé quelques mètres plus loin.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Dim 25 Jan 2015, 15:30

Moryn riait intérieurement des tentatives de la Turienne de laver son honneur. Il était clair qu'on l'avait envoyé effectuer les besognes de son supérieur ; elle n'était même pas en mission officielle, mais prenait cela comme tel. La Hiérarchie n'avait strictement aucune raison de se mêler à l'affaire, ce n'était pas son terrain d'action. Qui qu'était le chef de cette Ravilla Aper outrepassait ses fonctions et faisait usage des ressources militaires de Palaven pour servir ses propres intérêts. Alors lorsqu'elle disait ne pas être en mesure de questionner la nature de ses ordres, la Superviseur ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Elle avait encore affaire à un soldat qui ne réfléchissait pas ; elle avait tous les droits de s'interroger sur la nature de sa "mission", surtout dans ce cas de figure. Trop de gens pensaient qu'un ordre ne pouvait être remis en question, mais ce qu'ils ne comprenaient pas, c'était qu'il fallait savoir réfuter ce qu'on nous ordonnait et réfléchir par soi-même, afin de connaître le succès. Aucun gradé n'avait jamais atteint sa position sans un minimum de jugeote. Mais si la franc-tireuse s'estimait si utile à l'enquête, elle n'avait qu'à le prouver. C'était bien là la raison pour laquelle elle l'avait faite venir avec Lleyton et elle pour examiner la scène de crime. Et puis, une paire d'yeux supplémentaire ne se refusait pas.

Moryn Thymoris ne pensait pas trouver quoi que ce soit de réellement intéressant sur les lieux du meurtre, elle y allait plus par curiosité qu'autre chose. Peut-être y dénicherait-elle quelque chose pouvant mieux identifier le tueur, ou peut-être une signature qu'il aurait laissée. Elle ne pouvait pas savoir, mais elle tenait à voir de ses propres yeux cette ruelle où l'on avait brutalement retiré la vie de deux Asaris. Avec de la chance, l'assassin avait laissé une trace de son passage, une erreur de sa part. Au pire, elle se trouverait plus proche du centre de gravité des meurtres. Un tueur urbain, à moins qu'il ne soit engagé pour tuer, accomplissait toujours ses méfaits plus ou moins près de son lieu d'habitat, à quelques kilomètres près. C'était vague, mais cela permettait d'établir une zone d'action. Zone dans laquelle elle serait avec son "équipe" une fois sur la scène du crime, que le groupe avait rejoint après un court trajet. C'était là qu'ils avaient fait face à trois inconnus, déjà présents sur les lieux. Par réflexe naturel, Lleyton et Moryn - qui avaient laissé Ravilla et Caryssa derrière - avaient sorti leur arme et avait exigé l'identité des intéressés. Un Quarien, un Galarien et un Humain... C'était une blague ? Aucun d'eux ne faisaient de toute évidence partie des forces de l'ordre de Nos Astra, et n'avaient donc aucun droit de se trouver ici.

C'est alors que Moryn remarqua la tenue de l'Humain. Ce dernier portait des habits militaires de l'Alliance, lui aussi était un homme d'arme... encore un. Moryn baissa son arme - sans la ranger toutefois -, et, d'un ton exaspéré dit :

- L'Alliance ? Vraiment ? Qu'est-ce que vous avez tous à vous mêler d'enquêtes ? Les deux autres sont avec vous ?


***


Le Quarien était un simple témoin, Silas put se détendre un peu. Il avait craint que ce fût l'assassin, revenu effacer les preuves de son passage. Si Mikhail aurait pu se défendre, le Galarien, en revanche, en aurait été totalement incapable. Il n'avait jamais suivi de formation militaire et ne savait pas se battre. De plus, il n'avait pas d'arme sur lui. A y penser, il était totalement stupide de sa part de se mêler à cette affaire sans un minimum de préparation ! Mais il était trop tard pour faire marche arrière, il était déjà embourbé dans l'enquête jusqu'au cou. Alors, écoutant d'une oreille discrète le Quarien se faire interroger par l'Humain aux tatouages, il se laissa admirer les lieux du crime. La ruelle était sombre, étroite et encadrée d'un bandeau holographique indiquant qu'il s'agissait d'un lien d'enquête. Cela le fit doucement rire, car la police de Nos Astra n'avait pas vraiment mené d'enquête, voire même pas du tout. Elle s'était contenté du stricte minimum, mais n'avait rien fait pour rendre justice au couple assassiné, innocent et victime d'un monstre qui sévissait dans les rues du quartier depuis quelques semaines déjà. Deux hologrammes représentant grossièrement des Asaris étaient disposés à terre, là où les victimes avaient été retrouvées, une flaque de sang séché sous chacun des deux. C'était sinistre. Des déchets et autres saletés jonchaient le sol, mais rien de réellement intéressant n'était visible.

Silas le savait au fond de lui : celui qui avait assassiné Ryli et sa copine était le même qui avait massacré cinq prostituées et l'autre couple. Dans le milieu, on l'appelait "le tueur du District Ayana", ou encore "l'éventreur". Les courtisanes n'osaient plus, à cause de lui, sortir de chez elles et faire le mur. Beaucoup de rumeurs tournaient autours de lui. Il kidnappait ses victimes et on finissait toujours par les retrouver dans un caniveau quelques jours plus tard, une balle dans la tête et des marques de maltraitance sur le corps. Mais, à cause de leur statut de femmes de joie, la police n'avait même pas daigné ouvrir une enquête... Un scandale d'après le Galarien. Elles avaient beau pratiquer un travail des plus dégradants, elles restaient des êtres vivants douées d'une conscience.

C'est alors qu'une voix s'éleva, celle d'un Humain, annonçant être du SSC et exigeant leur identité. Se retournant, Silas découvrit deux personnes avec leur arme pointé dans sa direction et, de peur, il leva les bras en l'air.

- Si...Silas Dren'Moryl ! dit-il bégayant. Je suis innocent !


***


Le Commandant Fera était occupé à ses affaires lorsqu'il reçut un message vocal. Il s'agissait d'un court rapport de situation de Ravilla Aper, qui lui demandait l'envoi d'un renfort pour la protection de Caryssa. Le Turien hésita fortement à accéder à la requête de son Adjugeant. En effet, il n'était pas sensé faire usage des effectifs de la Hiérarchie pour la simple protection d'un proche. Mais il ne comptait pas non plus mettre en danger l'Asari par simple prudence. De ce fait, il répondit de manière positive à la femme, et se mit en quête de trouver un soldat disponible pour assister la Turienne. Quelqu'un ne posât pas de question. Son choix se posa sur Thrius Opesal, un non-gradé qui ferait parfaitement l'affaire. Efficace et discret, il ne risquait pas de compromettre son entreprise personnelle, qui pouvait lui coûter cher si ses supérieurs l'apprenaient. Le Commandant espérait que Caryssa n'était pas plus en danger qu'il le faudrait. Deux de ses hommes affiliés à sa protection était déjà beaucoup.


Ordre de passage : Mikhail Alekseiv - Kori'Penyo nar Tarek - Lleyton Benam - Ravilla Aper - MJ



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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 26 Jan 2015, 06:42

Le Bal Empoisonné


L'enquête



Le Quarien avait l’air étrangement hésitant, comme s’il ne savait pas quoi répondre ce qui pouvait être compréhensible d’une certaine façon vu le lieu où il avait été trouvé. Peut-être était-il vraiment témoin ne sachant quoi dévoiler de peur de se retrouver parmi les victimes, ou bien un complice bêtement pris sur les lieux du crime ? Après tout il est courant de voir les coupables repasser sur le lieu de leurs méfaits mais là, cela aurait été parfaitement inutile et débile de surcroit. Ou bien était-il juste un touriste apeuré, ce qui en soit était aussi tout à fait possible de la part d’un Quarien.

- Pas exactement, finit-il par répondre. On...Enfin j’étais dans le bar juste à coté quand j’ai entendu les coups de feu. Quand je suis sorti, tout le monde était déjà sur place.

Mh.. C’était une excuse valable mais facile, un peu trop facile à moins d’être vraiment assez bête pour venir se foutre dans des emmerdes pareilles, ici. Et il fallait un sacré niveau de bêtise pour ça quand même.

- Excusez-moi, je ne savais pas que l’alliance agissait dans cette ville ? J’aurais plutôt pensé que Nos Astra aurait sa propre police...Vous auriez quelque chose qui prouverait votre identité monsieur?

Tss Mikhail détestait avoir à prouver son identité à des suspects, ici, à cet instant c’était lui qui posait les questions putain ! Il fronçait les sourcils agacé sans parler de cette chaleur insoutenable qui ne l’aidait aucunement à rester conciliant, actuellement la seule envie intéressante à lui en faire vibrer les nerfs qui lui était venue à l’esprit fût un « Coup de crosse de flingue dans le casque pour lui imprimer sa plaque de l’alliance sur la visière ». Mais évitons les conflits inutiles il est encore tôt et il fait beau.. Après une profonde inspiration pour se calmer l’esprit, il prit calmement sa plaque.

« SSC ! » cria une voix humaine provenant d’un angle mort. « Déclinez votre identité. »

« Но! Я собираюсь съесть мой гребаный личность ! / Mais je vais vous la faire bouffer ma putain d’identité ! » pensa-t-il. Rester calme.. reste calme Mikhail.. Le Russe finit de sortir sa plaque qu’il tourna vers le Quarien, puis pivotant avec nonchalance vers les nouveaux arrivants afin qu’ils voient également sa plaque, en récitant avec toute la froideur et le calme de la politesse Slave.

Je suis le colonel Mikhail Alekseiv Ryabko Dima, de l’alliance, sur le point d’interroger monsieur le témoin.. Signe de tête vers le Quarien. Au sujet des récents évènements. Si vous voulez bien avoir l’obligeance de baisser votre arme, je vous prie. Une derniere phrase particulièrement adressée à l'humain.

Il avait parlé lentement et calmement comme d’habitude, récitant froidement le nom complet de la plaque, long et chiant sans parler de son fort accent russe qui n’arrange en rien le ton peu courtois malgré qu’il soit resté respectueux, il était au courant de la « chiantise » de sa réplique et c’était bien là, le but d’avoir pris le temps de le réciter non pas pour aider mais plutôt par dédain en observant l’homme et la turienne en face de lui et ce tout en ignorant la remarque inutile de celle-ci.

C’est toujours plus agréable de voir que le SSC enquête à la place de ces incapables d’Illium.. Bien.. Tournant la tête vers le Quarien. Je pense que maintenant vous pouvez tout déballer sans crainte d’avoir à faire aux mauvaises personnes.
Il s’était soudainement calmé, après tout, le SSC était compétent et avait peut-être des infos à partager et s’ils venaient à joindre leurs forces d’une façon ou d’une autre l’enquête avancerait bien plus vite. Mais pour l’instant portons notre attention vers le jeune Quarien, peut-être serait ’il maintenant prêt à vider son sac, et ses informations s’il en a seront surement de valeur. Du moins espérons car si ce n’était pas le cas il lui faudra alors patauger dans un début d’enquête vaseux. Cependant il se demandait vraiment s’il n’y avait pas quelque chose à savoir sur la femme de son ami, un pressentiment peut être ?







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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Jeu 29 Jan 2015, 09:36

    Scène de crime



    Les évènements s’accéléraient de manières plutôt inquiétante mais néanmoins prévisible. Si Kori avait quelque peu réfléchit à sa réaction s’il tombait sur quelqu’un alors qu’il se baladerait sur une scène de crime, il ne s’était pas vraiment attendu à rencontrer quatre personnes. L’Humain et le Galarien l’avaient tout d’abord inquiété, l’Humain surtout, il fallait dire que sa carrure n’inspirait pas une confiance aveugle au premier contact. Aussi le Quarien avait-il préféré s’assurer de l’identité dont il prétendait. L’alliance, Kori n’avait jamais eu affaire à eux, à vrai dire, il avait rarement eu à faire avec cette espèce. Avec les Galariens non plus d’ailleurs. Bien que Kori ne comprenait pas exactement ce que l’alliance pouvait bien faire d’un meurtre sur Illium, d’autant plus que la victime était Asari et non Humaine, un autre groupe armé fit son apparition.
    Le premier reflexe du Quarien fut d’observer les nouveaux arrivant, un Humain, encore, et une Turienne. Les deux se prétendaient du SSC. Kori n’y comprenait plus rien, lui qui avait toujours cru que le SSC n’officiait que sur la Citadelle...Après les quelques secondes de flottement qui suivirent l’ordre des deux officiers, Kori leva mollement les mains en l’air.

    Le Galarien se nommait donc Silas Dren quelque chose, Kori n’avait pas eu le temps de comprendre tant sont débit de parole était impressionnant. L’Humain de l’alliance, lui, déclina son identité d’une manière absolument pompeuse que même Kori, d’ordinaire insensible à ce genre de subtilité, remarqua.
    Perdu dans ses pensées, il fut ramener à la réalité par l’étrange voix du colosse Humain.

    - Je pense que maintenant vous pouvez tout déballer sans crainte d’avoir à faire aux mauvaises personnes, déclara-t-il.

    Kori se retrouva la bouche ouverte, à dire vrai, il ne pensait pas raconter quoique ce soit à cette bande de militaire. Que pouvait-il dire de toute manière ? Qu’il était aux toilettes quand deux Asaris s’étaient fait descendre ? Leur dire qu’ils avaient aperçu quelqu’un au sortir du bar ? À quoi ressemblait ce quelqu’un monsieur ? Ben...À quelqu’un quoi...Plus sérieusement, il n’avait rien à leur donner, il n’avait même aucune raison valable d’être ici, rien qu’une curiosité mal placée. Les militaires le fixait, attendant sa réponse.

    - Euh...J’étais juste dans le bar quand on a entendu les coups de feu, je suis sorti avec ma soeur quand on les a entendu.

    Mieux valait jouer la sincérité, il n’était pas très judicieux de se mettre une police à dos, surtout dans une ville inconnue. Il désigna une porte de secours non loin d’eux.

    - On est sortit par là, enfin, ma soeur était déjà dehors et, quand je l’ai rejoint, on a vu quelqu’un. Ici.

    Du doigt, il montra un coin de la ruelle. Ses souvenirs étaient devenus vague, il se rappelait à peu près de la localisation de l’individu et avait espéré repérer quelque chose à ce niveau. Pour quoi faire ? Aucune idée.

    - Quand il nous a repéré, il s’est enfui. On a trouvé ça louche...Mais, on avait prévu de venir voir les autorités ! S’empressa-t-il d’ajouter en secouant les mains. Mais si c’est effectivement l’assassin, je vous avoue que je m’inquiète un peu d’avoir été vu...

    Ce qui n’était pas faux en soi. Il avait expressément demandé à Naki de rester dans leur chambre, sûrement qu’elle ne l’écouterait pas, après tout, lui était bien sorti. Mais tout de même, rien ne disait que le sombre individu ne tenterait pas une approche des deux Quariens qui était, qu’ils soient capable de le décrire ou non, potentiellement dangereux pour lui. Finalement, rencontrer ses militaires était plutôt une bonne chose.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 31 Jan 2015, 01:03

    Ruelle du meurtre

    Tenant toujours le trio en joug, Lleyton était assez incertain des réponses que les nouveaux intéressés donnaient. Le galarien s'était contenté d'une réaction plus ou moins logique pour quelqu'un de sa trempe : un air apeuré et une envie subite de crier une innocence non-avérée. La seule raison pour laquelle il n'avait pas pris les jambes à son cou, c'était probablement car il avait sentit que la gâchette serait facile. L'humain, lui, avait eu une réaction peu commode mais il avait déjà moins l'air d'un baltringue. Il s'était posé comme un soldat de l'Alliance "venu aider", à en croire ses propos. Pour le coup, il avait toute l'allure burlesque d'un vétéran avec sa mine endolorie. Mais il n'était pas ici sous l'impulsion de ses supérieurs, pour sûr. L'humanité ne se mêle pas de ce qui ne la regarde pas. Et aucun humain n'avait été touché. Sauf si, bien entendu, le tueur en série s'avérait être un humain. Et encore. La procédure n'était pas de faire débarquer un colonel dans le tas, au hasard. Si celui-ci avait bien le grade auquel il prétendait... Bon, l'ex-Lieutenant était de mauvaise foi. Il était plausible que l'Alliance envoie quelqu'un dans le dos du SSC. C'était fortement improbable - combiné au fait que l'agent se montre sous son vrai visage - mais ça restait plausible. Les rapports qui démontraient une corrélation entre les meurtres de Nos Astra et la rébellion d'Eden Prime n'étaient pas publiques mais pas confidentiels pour autant.

    D'un autre côté, pour en finir avec cette brochette incongrue, on avait le quarien isolé et totalement perdu. Il était entre les deux : un peu honnête, un peu couard, un peu concerné. Il ne revendiquait comme étant le représentant d'une entreprise ou d'un gouvernement divers. Il était simplement, là, en... témoin ? Un témoin non-enregistré par la police locale. Le nom d'un quarien s'oubliait difficilement, tant ils étaient à rallonge. Hm... Et il parlait aussi de sa sœur, dans l'histoire. Deux possibles témoins, en sommes. Non-déclarés. On reverrait la liste afin de s'assurer qu'il n'y a pas eu de mélanges ou qu'il n'y a pas eu d'anonymes dans le lot. Auquel cas, il se pourrait bien que ce soit le casqué ou sa parente. Mais qu'importe la présence de chacun, qu'importe qu'elle soit justifiable ou non. En aucun cas, ils n'avaient la permission d'être sur les lieux d'un crime. Rien que pour ça, les deux représentants de l'autorité pourraient les faire boucler et les envoyer en cellule de dégrisement.

    Mais fort heureusement pour eux, Lleyton n'était pas aussi aigri. Et il ne pressentait pas un danger imminent. Il constatait juste la présence de trois étrangers, sans qu'ils ne fassent preuve d'hostilité. De surcroît, il accepta de concéder un geste amical et il baissa son arme à la demande du colonel. Si son instinct le trompait, il n'aurait plus qu'à avoir le réflexe solide. En attendant, il jeta un œil à la turienne, qui avait - plus tôt - exactement lâché ce que son subordonné pensait. Et elle n'avait rien dit de plus, lui laissant un champ d'action raisonnable. « Vous êtes sur une scène de crime. » dit-il, comme s'il venait de constater la chose. « Vous avez donc intérêt à avoir de meilleures raisons que ça. » Il soupira à cette encontre. Étape suivante : interrogation. Encore.

    Il fit quelques pas pour rejoindre sa supérieure. « Je prends le quarien. Tu t'occupes des autres ? » Question rhétorique. L'autre humain ne lui revenait pas. Et avec un peu de chance, c'était réciproque. Il préférait prendre en charge le témoin potentiel. S'étant donc mis d'accord avec lui-même, il détourna son attention vers son futur interlocuteur. « Vous, avec moi. » Il fallait aussi annoncer la couleur à la courageuse grenouille et à son binôme. « Quant à vous, ma collègue va vous interroger. » précisa t-il, distinctement.

    Lleyton partit d'un pas décidé vers le casqué et passa tout près du dénommé Silas. Il le fixa une paire de secondes puis fit geste au quarien de se retourner. Ensemble, ils entreprirent de faire quelques mètres pour s'éloigner du reste et être plus calme. Le Superviseur ayant pris de l'avance, il eut une petite pensée pour la Hiérarchie. Enfin, tout du moins, sa garde. La situation était plus mouvementée que prévue et il ne s'agirait pas que d'analyser les murs et le sol... En soit, s'il y avait un problème, personne ne pourrait venir aider la turienne. Il fallait lui faire un topo. Ou l'envoyer dans une autre direction. « Aper ? » fit-il, établissant un contact radio express. « Emmenez Caryssa au club et recueillez autant d'infos que vous pouvez. Mais soyez discrète. » Voilà qui rendrait service en plus de mettre la civile à l'abri. Sauf si l'assassin était à l'intérieur. On y avait songé mais il fallait bien faire des choix. Qui plus est, l'adjudante était libre de ses mouvements et pouvait tout aussi bien ne pas faire ce qu'on lui demande.

    Et elle ferait ce qu'elle estimerait être le mieux pour la survie de sa protégée. Durant ce temps, le nouveau témoin aurait peut-être des renseignements utiles. S'il avait une réelle qualité de témoin, puisque jusqu'à maintenant, personne n'avait fait mention de quariens. Même pas Caryssa. Or, si le suspect les a bien vu et a déguerpi à cet effet, comment cela se faisait-il que l'autre témoin n'ait rien vu ? Dans le métier, on apprenait à déceler quel scénario était le plus réaliste. Et il fallait avouer que ce n'était pas toujours le scénario réel. Il fallait lui accorder le bénéfice du doute. Avec une voix monotone et conciliante, on débutait l'investigation. « Alors. Dites-moi tout. Qu'avez-vous vu ? Que faisiez-vous ici ? Et que faites-vous ici, de nouveau ? »









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 02 Fév 2015, 18:33

    Lieu du meurtre



    Aper coupa la communication, plutôt satisfaite. Bien qu'il ait pu se montrer légèrement hésitant, Fera avait accédé à sa requête. Elle aurait donc au moins un collègue pour venir l'aider. Bien. Très bien même. Seule, elle ne pouvait pas être à la fois aux côtés des Superviseurs et de Caryssa, surtout quand ces premiers décidaient d'interpeller des gens suspects. En tout cas, elle ne le pouvait pas à moins de mettre en danger la vie de sa protégée. Malgré leurs pouvoirs biotiques et leur longévité, les Asaris n'étaient pas forcément des combattantes hors pair, capables de faire face à un risque de mort pouvant venir de n'importe où, n'importe quand. Sans compter qu'en général, or cas Krogan, une seule balle pouvait suffire à tuer quelqu'un. Être deux permettrait dès lors de protéger et d'enquêter à la fois, faute de pouvoir se dédoubler.
    D'accord. Il fallait aussi avouer que, l'air de rien, la militaire était en train de creuser l'affaire du côté du Commandant. Deux scénarios s'offraient à elle désormais: Soit la mission était effectivement d'intérêt général et, dans ce cas, son supérieur enverrait un des meilleurs pour la remplir correctement. Soit, elle était plus personnelle et il préférerait chercher quelqu'un dont la fidélité et le silence n'étaient plus à prouver. Quelle que soit la catégorie, la franc-tireuse avait déjà quelques noms en tête. Des individus qu'elle connaissait plus ou moins, personnellement ou de réputation. Si c'était un parfait inconnu qu'il avait choisi... Mince, il lui serait plus difficile de savoir de quoi il retournerait exactement. Ou pire, s'il choisissait quelqu'un de parfaitement polyvalent. Elle même savait faire preuve d'assez de fidélité et de respect envers le Commandant pour éviter de mettre directement son nez dans ses affaires. Pourtant, elle l'espérait fortement, ses qualités en matière de protection n'étaient pas mauvaises, que ce soit au travers du combat au corps à corps, à distance ou sur ses capacités d'observations.
    La turienne tapota ses griffes sur sa cuisse, provoquant de léger cliquetis alors qu'elles frappaient l'acier. Qu'importe si le turien avait décidé de l'affilier à une proche, l'Adjudante-chef l'aurait tout de même accepté. Non pas par aveuglement, mais par sens du devoir. Cela n'entravait en rien sa mission de protection envers Fera pour demain et il était hors de question de laisser des innocents se faire massacrer par un tueur sans rien faire. Avait-il eu peur qu'elle ne tente de le faire chanter? Si c'était le cas, elle était en droit de se sentir insultée. Peut-être que c'était une façon pour lui de la tester. Ou bien que Caryssa était un agent sous couverture, jouant les pauvres incapables, collectant des informations sans y paraître. Informer autrui de sa véritable identité aurait pu être problématique. Elle pouvait encore être la fille d'un notable quelconque entretenant des liens intéressants avec la Hiérarchie, et dont le sauvetage de son enfant aurait pu être décisif pour de futures négociations. Ou...
    Bon. Ce n'était pas la peine de se prendre la tête avec ça. Comme elle l'avait pensé plus tôt, faire des hypothèses et des suppositions ne lui donnerait pas la réponse. Elle n'était pas capable de lire dans l'esprit de son supérieur, et lui seul connaissait les raisons pour lesquels il l'avait envoyée, seule, aider une Asari. Ni même pourquoi il s'était montré réticent à lui envoyer de l'aide. La femelle se retint de pousser un petit rire amer. Voilà que les dires de la Superviseur Moryn lui trottaient dans l'esprit. Or, en mission, s'interroger ne ferait que la déconcentrer, augmentant les risques de rater son objectif. Elle aurait bien le temps de voir ce qui se passerait ensuite, une fois le tueur arrêté et la demoiselle en sécurité.

    Son regard balaya la rue. Rien de troublant. Tout se déroulait bien pour l'instant. Bien qu'elle ne sache pas le pourquoi du comment, elle pouvait se sentir plutôt fière. Elle ne s'était pas attendue à devoir travailler avec des Superviseurs. Ce n'était certes pas la première fois que cela lui arrivait, puisqu'il lui était déjà arrivé de collaborer avec Madame Pearson, il y a un ou deux ans de cela. Et quand bien même Thymoris pouvait se montrer imbuvable, voir méprisante, ils restaient des combattants compétents. Certains évoquaient les Superviseurs comme des Spectres ratés, voir des sous-Spectres, bon aux tâches administratives. Force était de constaté que, quand bien même cela pouvait être le cas, ils n'étaient pas à jeter. Toutefois, ce n'était pas pour autant que la sniper ne mourrait pas d'envie de se battre contre sa comparse.
    La communication entrante interrompit les pensées de Ravilla. La voix était celle de l'Humain, légèrement modifié par la transmission.

    - Aper ? Emmenez Caryssa au club et recueillez autant d'infos que vous pouvez. Mais soyez discrète.

    Vivement que son collège n'arrive. Bien qu’elle ne soit pas du genre à l’avouer franchement, elle aurait préféré pouvoir retrouver les deux membres du SSC. Pas pour leurs beaux yeux, loin de là, mais plutôt afin de pouvoir retrouver Kori et Naki. La proportion de ces deux petits à se foutre dans les situations les plus inextirpables devenait réellement inquiétante. Depuis qu'elle les connaissait, elle ne se rappelait presque pas un seul moment sans qu'elle ait dû venir à l'aide aide. Même sur la Citadelle, ils avaient réussi à s'attirer des ennuis! Elle ne parlait même pas d'Oméga et de ce qui s'était passé. Et voilà qu'ils arrivaient, sur Illium, la cité où les plus grands criminels étaient en cols blancs, à se retrouver mêlés à une affaire de meurtre qu'il serait sans doute difficile de relier à un quelconque important du coin. Si elle avait été en permission, la turienne n'aurait pas hésité à laisser l'Asari en plan pour rejoindre ses petits protégés. Hélas pour elle, c'était loin d'être le cas. Elle ne pourrait que demander à l'Esprit de la Chance de se pencher un peu plus sur les deux Quariens et d'en profiter pour chasser celui de la Malchance qui semblait être décidé à s'incarner en la personne du frère.
    Enfin, même si son aide ne pouvait être que limité, elle préféra tenter quelque chose pour eux, de loin.

    - Bien reçu Superviseur Benam. Je m'y rends. Par ailleurs, si j'ai bien vu, parmi vos suspects doivent se trouver Kori et Naki'Penyo Nar Tarek. Je connais ces petits et me porte garante de leur innocence par rapport à votre enquête.

    Elle termina la conversation. Ils n'étaient pas assez à l'aise avec les armes pour tuer comme ça, encore moins de sang-froid. A moins d'être obligés de se défendre, ils préféraient même éviter de se battre. Si les Superviseurs les suspectaient d'être les potentiels assassins, ils faisaient fausse route. La franc-tireuse espérait que sa parole suffirait pour que l'Humain ne se montre pas trop brusque envers eux. A vrai dire, elle espérait aussi qu'ils ne la mettent pas dans une situation fâcheuse. Ils n'étaient pas du genre voleur ni même criminels, mais ils se trouvaient sur une scène de crime et pouvait bien avoir détruit des indices par maladresse. Bien que ce ne soit pas elle qui les avaient emmenés ici, Benam pouvait se montrer d'humeur à la blâmer pour les actes. Ou encore Moryn. Rien qui ne puisse améliorer la tension entre eux en somme. Enfin. Seul l'avenir lui dirait désormais.

    - Caryssa, venez. Nous allons dans votre boîte. Si on vous demande, nous sommes deux amies qui ne se sont pas vues depuis un moment, cela vous convient?
    Un collègue nous rejoindra d'ici peu de temps. Si possible et à son arrivée, dites qu'il s'agit aussi d'une de vos connaissances.


    L'intéressée hocha docilement la tête avant de lui emboîter le pas.



    Boîte Osa'en



    Quelques personnes, irréductibles clubbeurs assoiffés d'alcool et de rencontre, restaient malgré l'heure matinale. Loin d'être une foule, ils étaient plutôt quelques groupes épars. Il y avait bien entendu les amis, venus en bande et n'étant pas prêt à partir seul; ceux qui cherchaient une compagnie et qui avaient fini par en trouver, finissaient d'apprendre à se connaître avant d'aller chez l'un ou l'autre; ceux qui désiraient juste sortir jusqu'au bout de la nuit, quand bien même celle-ci devait finir à midi; les habitués et d'autres qui, fatigués, ne tarderaient sans doute pas. L'ambiance normale d'un club en bon début de matinée. C'était à se demander si c'était bien à proximité immédiat de ce bar qu'il y avait eu un meurtre.
    Les danseuses, strip-teaseuse ou non, ainsi que les barmaids et barmans saluèrent Caryssa en l’apercevant. Elle n'avait pas mentit quant au fait qu'elle fréquentait l'endroit, y bossant de temps à autre. Les personnes les plus proches d'elles s'enquirent de sa santé, grimaçant en se remémorant l'affaire, voir même faisant la moue d'une façon presque dramatique pour celles qu'Aper ne tarda pas à identifier comme les "drama-queens" de la boîte. Ce n'est qu'après un incessant babillage qu'on sembla la remarquer. Conformément à sa demande, la témoin la fit passer pour une vieille amie, ce qui lui attira la demi-sympathie de quelques-uns. Une fois que l'échange de nouvelle fut terminé, les deux femmes s'assirent au bar. Une des barmaids, une Quarienne, essuya le comptoir devant elle.

    - Caryssa! C'est un plaisir de te voir. Comment vas-tu depuis la dernière fois?

    Après quoi la Quarienne se tourna ver la militaire, un... sourire dans sa voix. Il était difficile de savoir si elle souriait effectivement ou non derrière son casque.

    - Vous êtes une amie de notre Caryssa? Je vous sers quelque chose toutes les deux?

    - Oui, on ne s'est pas vu depuis longtemps, ça fait du bien de renouer contact. Et je vous prendrais un jus de fruit, s'il vous plaît.

    Elle avait failli dire "rien pendant le service". Heureusement que la turienne savait retenir sa langue. Voyant que sa protégée prenait un verre, elle avait voulu l'accompagner. Aller en boîte pour ne rien boire, tout juste pour accompagner une amie venu voir des collègues était peu commun, voir même étrange. En tout cas, elle pouvait tenter de profiter d'en apprendre un peu plus sur l'ambiance générale d'Illium, voir même sur les victimes. Pendant ce temps-là, un autre des barmans, un turien, venait à son tour prendre des nouvelles. Il était derrière son bar, juste à droite de la Quarienne. L'Asari buvait de petites gorgées de sa boisson et ne semblait pas en danger immédiat. Cependant, ce n'était pas une raison pour relâcher sa vigilance, ne serait-ce que pour vérifier que personne ne glissait quelque chose dans son verre.

    - Dites-moi, Caryssa m'a raconté qu'il y avait eu un meurtre juste à côté. C'est vrai? Je veux dire, c'est Illium! Je sais que nous sommes dans les systèmes Terminus, mais je pensais que ce genre de chose arrivait surtout sur Oméga plutôt qu'à Nos Astra.
    Vous les connaissiez bien? J'imagine que ce genre de chose est pire quand ça arrive à des habituées. J'imagine que c'est pour ça qu'il y a peu de monde aujourd'hui.

    Discutant tranquillement, la franc-tireuse gardait un oeil sur son omnitech, attendant que son collègue lui demande où la rejoindre pour qu'elle le brieffe rapidement par message.








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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mer 04 Fév 2015, 19:04

La réaction du Galarien failli faire lâcher un rire à Moryn, mais elle se retint et resta professionnelle. Mais il fallait avouer que la couardise de l'individu relevait du ridicule complet, tant sa réaction avait été spontanée. Il savait très bien qu'il n'avait pas le droit d'être sur la scène de crime et s'était très probablement fait une tonne de scénarios dans sa tête, s'imaginant être un criminel qui pourrait d'une manière ou d'une autre intéresser les forces de l'ordre. Il n'en était pourtant rien : il n'était qu'un citoyen sans une once de courage et pensant commettre un grave délit, rien qui ne pût retenir l'attention de la Turienne. Son compagnon, en revanche, lui fit se poser un certain nombre de questions. Il était de l'Alliance, colonel, même. Qu'est-ce que les forces armées de la Terre foutaient à Nos Astra, à s'intéresser au meurtre d'un couple asari lambda ? Cela n'avait aucun sens. Il y avait d'abord eu la Hiérarchie - bien que son agent n'avait pas la moindre idée de la raison de sa présence, preuve évidente de la non-officialité de sa mission -, et à présent cet homme, sorti de nulle part et tatoué de partout. Il était, d'après ses dires, en train d'interroger le Quarien qui lui faisait face, de toute évidence désorienté. Il menait l'enquête également. La situation commençait à dépasser la Turienne, qui ne comprenait vraiment pas la raison de la présence de l'Alliance sur le terrain. Si les victimes avaient été des officiers militaires humains, elle aurait compris ; cela aurait été une enquête militaire menée par des enquêteurs sous contrôle direct de l'Etat-major, mais ce n'était pas le cas ici. Le dénommé Mikhail n'avait même pas daigné répondre à la question de Moryn, demandant immédiatement à ce que les Superviseurs baissent leurs armes. Ils s'étaient bien entendu exécutés, l'officier n'étant pas un ennemi et la Turienne l'avait même finalement rangée lorsque Lleyton lui proposa de s'occuper du Quarien, laissant à sa collègue et supérieur le loisir d'interroger le mystérieux homme au fort accent et son courageux compagnon.

La Superviseur se mit donc en route pour rejoindre le duo de choc, séparé d'elle de quelques mètres. Se plaçant en face d'eux, elle activa son Omni-tech et le mit en mode enregistrement, une habitude à prendre pour tout enquêteur se respectant. Elle regarda respectivement l'Humain, puis le Galarien, avant de revenir au premier et enfin prendre la parole.

- Bon, expliquez-moi, qu'est-ce que l'Alliance fait ici ? demanda-t-elle d'un ton calme et totalement neutre. Cette enquête n'a strictement aucun lien avec la Terre, les victimes sont toutes des Asaris, civiles, et sans lien avec votre gouvernement. Je me pose donc des questions !

Puis elle se tourna vers la grenouille, qui se tordait les doigts d'anxiété. Silas n'était effectivement pas rassuré du tout. Il commençait à regretter de s'être mêlé à cette histoire ; il aurait juste dû avertir Mikhail et le laisser faire ses propres recherches tout seul. Le voilà qui était à présent enfoncé jusqu'au cou dans cette affaire et il se faisait même interroger par le SSC ! Il s'était de toute évidence attiré des ennuis qu'il regretterait dans un futur proche. Il n'aimait pas qu'on lui pose des questions. Il n'aimait pas avoir quoi que ce soit à faire avec la police, encore moins des Superviseurs. Lorsque Moryn reprit la parole, il ne put s'empêcher d'avaler sa salive bruyamment.

- Et vous ? lança la Turienne. Vous êtes avec lui ? Ou le Quarien ? Vous avez assisté au meurtre ?

Silas pâlit un peu plus, avant de répondre :

- N-non, pas du tout ! Je... je suis un ami d'une des victimes. Je... j'avais décidé de mener ma propre enquête avec Mikhail, vu que la police faisait rien...! Je suis désolé, je n'aurais pas dû...

Moryn leva les yeux au ciel. De mieux en mieux ! Ce Galarien était l'incarnation même du courage ! Elle aurait vite fait de s'en débarrasser ; elle ne tenait pas à avoir cet énergumène dans les pattes.

- Bien, soupira-t-elle. Qu'est-ce que vous savez du meurtre, alors ?

L'amphibien hésita quelque peu à répondre à cette question, ses "connaissances" se reposant principalement sur les rumeurs qui couraient dans les rues de Nos Astra. Mais, s'imaginant se sortir du pétrin dans lequel il était, il finit par reprendre la parole :

- Eh bien... pas grand chose. En fait, il se dit que y'a un tueur dans les rues, qui s'attaque aux pu-... prostituées. Ou juste aux Asaris qui semblent faciles. Je sais pas moi. On l'appelle "le tueur du district Ayana", "l'éventreur", même. Ce type est un psycho, il kidnappe les meufs, les garde, pis il les jette aux égouts après leur avoir ouvert le ventre, l'avoir recousu et leur avoir foutu une balle dans la tête. On pense que c'est lui aussi qui a tué ces deux couples, parce qu'il plantait toujours la première et tirait sur la deuxième. Enfin, je suis pas devin, mais ce type est en train de péter un câble. Si c'est lui qui a fait ça.

Si le Galarien était le plus grand couard que Moryn eût vu depuis longtemps, il venait tout de même de délivrer beaucoup plus d'informations que tout ce que la police de Nos Astra avait pu lui délivrer à travers leurs rapports tenant sur quelques lignes. District d'Ayana, égouts, éventrement, balle dans la tête, montée en puissance probable... La Turienne avait non seulement un mode opératoire pouvant diriger l'enquête sur une zone plus ou moins précise du lieu de résidence du tueur, mais également de quoi raffermir son hypothèse selon laquelle il n'y aurait qu'un assassin, étant de surcroît un psychopathe en perte de contrôle de soi.

- Merci, déclara-t-elle après un court temps de réflexion. Je vous conseille de déguerpir, maintenant. Ce n'est pas votre rôle d'enquêter.

Silas voulut rétorquer, mais se ravisa et s'éloigna, la tête baissée, se sentant presque humilié, mais tout de même content d'en avoir enfin fini. Mikhail se débrouillerait seul face au SSC.

- Et vous... reprit la Turienne, à l'attention de l'Humain. Je ne sais pas quoi faire de vous, mais peut-être arriverez-vous à vous rendre utile. Je n'aime généralement pas mêler des inconnus à mes affaires, mais vous avez traversé la Galaxie entière pour venir ici et obtenir des réponses sur la mort de votre amie. La moindre des choses, c'est vous en apporter. Promettez-moi simplement de garder votre sang-froid, qu'importe la situation, et je vous laisserai nous aider. Deal ?

Puis Moryn se détourna, se dirigeant vers Lleyton et le Quarien. Il était temps de faire le point sur les informations obtenues par ces simples dialogues. L'agente du Conseil était d'une certaine manière satisfaite. En effet, l'enquête avançait bien - mieux que prévu - et aucun bâton n'était venu bloquer la roue. Mais bien que connaître le mode opératoire du meurtrier, son terrain de chasse et ses "lieux de fréquentation" pouvait paraître être beaucoup, cela n'était cependant pas suffisant. Cela n'avait apporté strictement aucune information sur la raison de la présence des balles d'Eden Prime. Mais chaque chose venant en son temps, elle ne broncha pas ; elle finirait tôt ou tard par savoir.

- Alors, Benam ?


***


Caryssa était assise au bar en présence de cette Ravilla Aper, envoyée par Fera. Si sa présence était rassurante, elle ne l'estimait cependant pas vraiment nécessaire. Son amant se faisait du souci pour rien, mais cela la touchait qu'il s'inquiétât d'elle et lui accorde une protection rapprochée. La franc-tireuse lui avait demandé à ce qu'elle fasse comme si elle était l'une de ses amies, et cela n'était pas un problème. Elle était habituée à simuler ce genre de chose, à force de trainer dans cet établissement. Contrefaire un sourire, rire à une blague dénuée d'humour, paraître intéressée par une discussion... son quotidien ! Mais elle devait avouer avoir du mal à se concentrer depuis avoir assister à l'assassinat de ces deux pauvres femmes. Peut-être n'allait-elle pas être aussi convaincante que de coutume. Elle ferait de son mieux. On était venir s'enquérir de sa situation, savoir si elle allait bien, prendre des nouvelles. Cela la touchait ; elle était heureuse de constater que malgré la constante hypocrisie dans laquelle elle vivait, il y avait tout de même des personnes ici qui puissent penser à elle. Mais tout cela lui paraissait un peu fade. Non pas que ces réactions ne semblaient pas sincères, mais assister à un meurtre n'était pas vraiment la chose la plus réjouissante qui puisse arriver à quelqu'un. De ce fait, elle vivait constamment ses journées dans une humeur quelque peu morose et négative. Cela passerait, elle le savait, mais au bout de combien de temps ? Au bout de combien de temps finirait-elle par ne plus revoir cette horrible scène à chaque fois qu'elle fermait les yeux ? Au bout de combien de temps finirait-elle par ne plus y penser ? Cela la déprimait...

A côté d'elle, une Quarienne qui tapait la discussion à Ravilla, qui la surveillant discrètement. Celle-ci s'intéressait quelque peu à la Turienne, ne l'ayant jamais vue par le passé. Réaction normale, bien que la suivante ne le fut pas. En effet, lorsque l'Adjugeant chercha à obtenir quelques informations sur le meurtre et les victimes, évoquant au passage Omega, la barmaid ne put s'empêcher de lever un sourcil, un peu perplexe face à la question. Cela ne se voyait bien entendu pas, grâce à son masque, mais sa réponse laissa clairement entendre que la première remarque de la militaire était étrange.

- Les bas-fonds de Nos Astra ne valent pas mieux qu'Omega, en fait, répondit la Quarienne. Dealers, gangsters, viols, meurtres, c'est la même chose, sauf que tout est embelli grâce aux hauts de la ville. C'est juste parce qu'il y a pas mal de bourges qui vivent ici et parce que les Asaris soignent le masque que porte la capitale, que tout le monde pense qu'Illium est une planète sûre. En fait, elle est tout aussi dangereuse qu'Omega. Je veux dire, regardez dehors : il fait putain de chaud et c'est le bordel. Tout est sale, y'a des déchets partout, c'est la misère. Mais montez d'une centaine d'étage, et tout à coup, tout est luxueux et propre !

La barmaid rangea le verre qu'elle lavait, puis reprit :

- Quant aux Asaris qui se sont fait tuées... Je les ai vues quelques fois, mais je ne peux pas dire que je les connaissais. Je suis pas une permanente ici. Pourquoi, en fait ?

Et alors que ces paroles s'échangeaient, un vaisseau délivré par le Commandant Fera s'approchait de la mégapole asari. Il ne restait plus que quelques minutes avant que le renfort demandé par Ravilla n'arrive à destination et prenne le relais concernant la protection de Caryssa. La Turienne allait bientôt être libérée d'un poids.


Ordre de passage : Mikhail Alekseiv - Kori'Penyo nar Tarek - Lleyton Benam - Ravilla Aper - MJ



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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Ven 06 Fév 2015, 08:49

Le Bal Empoisonné


L'enquête



Mikhail détestait les enquêtes et tout ce qui tourne autour de celles-ci, les longues et difficiles réflexions entremêlées n’était pas son genre mais plutôt les réflexions courtes et efficaces sur une action immédiate, de ce fait, il avait certes envie de savoir qui avait tué son amie et pourquoi mais il en avait également déjà mare de cette situation inutilement longue. Et l’homme du SSC bien que ne faisant rien trainer leurs faisaient perdre du temps à vouloir encore ajouter des enquêtes a l’enquêtes. Franchement, qu’est-ce que cela peut foutre que tel ou untel cherche à savoir ce qu’il se passe ? Les « forces de l’ordre » d’Ilium n’en avaient rien à foutre de tout ça de toute façon.

De plus, ces gens du SSC tout comme lui-même et Silas n’en auraient rien eu à foutre également si cela n’avait eu aucun rapport avec quelque chose de personnel, Mikhail en était sûr, ces gens ne seraient pas ici à enquêter sur ces meurtres s’il n’y avait pas autre chose.
Bref, l’homme du SSC avait donc vaillamment pris les devants en séparant tout le monde en deux groupes afin que chacun puissent perdre un peu plus de temps dans des échanges faussement courtois de raisons inutiles a cette foutue enquête. La Superviseur s’avança vers eux en gardant une distance de sécurité de quelques mètres alors que Mikhail, de marbre bien qu’ennuyé à mourir, l’observait sans bouger ni ciller. Se plaçant en face d'eux, elle activa son Omni-tech, mode d’enregistrement supposa-t-il, dieu que tout ce train-train était long et ennuyeux, juste retour des choses contre sa longue présentation peut-être, s’amusa-t-il à penser. Elle prit finalement la parole.

- Bon, expliquez-moi, qu'est-ce que l'Alliance fait ici ? demanda-t-elle d'un ton calme et totalement neutre. Cette enquête n'a strictement aucun lien avec la Terre, les victimes sont toutes des Asaris, civiles, et sans lien avec votre gouvernement. Je me pose donc des questions!
- Et vous ? lança la Turienne vers Silas. Vous êtes avec lui ? Ou le Quarien ? Vous avez assisté au meurtre ?

Silas d’ailleur, était si pâle qu’avec un peu d’imagination on pourrait croire à un Galarien albinos.

- N-non, pas du tout ! Je... je suis un ami d'une des victimes. Je... j'avais décidé de mener ma propre enquête avec Mikhail, vu que la police faisait rien...! Je suis désolé, je n'aurais pas dû...

Mikhail regarda en l’air exaspéré par la lâcheté inimaginable du misérable petit être vert inutile et croisa les bras en écoutant la suite. L’amphibien au courage d’huitre répondait aux questions en tremblant comme une feuille, il vidait son sac, un sac plutôt remplis d’infos tout de même, il y avait d’ailleurs un soupçon de méfiance qui lui montait à la poitrine, le petit crapaud en savait beaucoup plus qu’il ne l’imaginait..

- Merci, déclara-t-elle après un court temps de réflexion. Je vous conseille de déguerpir, maintenant. Ce n'est pas votre rôle d'enquêter.

Il y avait quelque chose d’amusant aux yeux du slave en voyant ce petit brailleur se faire dégager avec tant d’impuissance, il ressemblait à un gosse venant d’être puni par une grand-mère.

- Et vous... reprit la Turienne, à son attention, cette fois. Je ne sais pas quoi faire de vous, mais peut-être arriverez-vous à vous rendre utile. Je n'aime généralement pas mêler des inconnus à mes affaires, mais vous avez traversé la Galaxie entière pour venir ici et obtenir des réponses sur la mort de votre amie. La moindre des choses, c'est vous en apporter. Promettez-moi simplement de garder votre sang-froid, qu'importe la situation, et je vous laisserai nous aider. Deal ?

C’était gonflé tout de même de lui dire ça !? Personne ici n’avait perdu son sang-froid à l’exception du peureux Galarien et du superviseur humain tendu du string. Personne ici n’était plus détendu que lui-même subissant une telle perte de temps. Cependant il avait aussi apprécié cette proposition !

Da... J’apprécie la proposition, elle est efficace, J’aime les gens efficaces. Je ne suis pas du genre à perdre mon sang froid si facilement, alors allons-y.

Il rangea calmement son badge, satisfait. Il n’y avait plus d’imbécile dans ses jambes, seulement des gens compétents, rien de mieux pour reprendre un moral de plomb. Maintenant il était prêt à commencer cette enquête correctement. Il se mit en route avec la superviseur en direction des deux autres.

 






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 07 Fév 2015, 16:46

    Scène de crime



    Sans résistance aucune, Kori se laissa guider à part par l’agent du SSC. Sans ménagement ni courtoisie, il lui avait ordonné de le suivre. En même temps, le Quarien se trouvait sur une scène de crime, il ne fallait pas s’attendre à un accueil chaleureux quand quelqu’un nous prenait pour un éventuel meurtrier. Alors que l’agent finissait de donner se ordres, Kori réfléchissait à ce qu’il pourrait bien lui dire. Les raisons de sa venue ici ? Et bien...Aucune. La curiosité l’avait poussé à venir voir ce qu’il se passait. Ô bien sûr il pourrait prétexter qu’il s’inquiétait pour sa sécurité et celle de Naki puisque qu’ils avaient surpris un individu tentant de fuis le lieu du meurtre. Comportement louche pour quelqu’un d’innocent. En réalité, les jumeaux s’était trouvé un vol retour bradé en direction de la Citadelle pour le lendemain soir, Naki ne voulait plus rester dans les bas fond de Nos Astra et un simple cloc sur leur omnitech leur permettrait de retourner dans leur petit appartement de la station géante. Pourtant, quelque chose le retenait ici, loin du train train qui s’était installé sur la Citadelle. Et puis il comptait bien prévenir les autorités d’Illium de ce qu’il avait vu, quoique, d’après les dires de l’humain à l’accent bizarre, ces autorités-ci ce serait peu soucié de ce qu’il avait dire. Finalement, c’était presque une chance d’être tombé sur ce petit groupe de soldat.

    - Aper ? Demanda l’humain du SSC
    - Aper ?? Pensa Kori, l’étonnement lui relevant un sourcil.
    - Emmenez Caryssa au club et recueillez autant d’infos que possible

    Kori jeta un regard derrière lui, dans l’espoir de croiser le regard de l’interlocuteur de l’agent, mais en vain. Ou qu’elle soit, cette personne n’était pas visible pour le Quarien. Néanmoins, Kori se demanda si l’agent faisait référence à Ravilla Aper...Si c’était bien elle, il valait mieux qu’elle ne sache pas dans quoi il s’était à nouveau embarqué, au risque de retourner à la Citadelle avec une jambe cassée et une trace de pied Turien sur le casque. Pas de quoi s’inquiéter pourtant. Ravilla était militaire de la hiérarchie, pas agent pour le compte d’Illium. Quoique, le SSC non plus...Et pourtant un de ses agents s’approchait de lui pour lui poser ses questions. La Turienne semblait du genre directe, le genre de personne à l'air tout le temps énervée, de ceux qui ont constamment l'air besoin de prouver qu'elle n'était pas quelqu'un de faible à qui on ne marchait pas sur les pieds. Kori avait toujours eu du mal à comprendre le caractère de ces gens là, aussi, il était bien content que l'humain est décidé de s'occuper de lui.

    - Alors, annonça-t-il à peine placé devant le Quarien. Dîtes-moi tout. Qu’avez-vous vu ? Que faisiez-vous ici ? Et que faîtes-vous ici, de nouveau ?

    L’agent avait posé ces questions d’un traite, la voix plate et sans intonation, comme une habitude, une question répétée encore et toujours au badauds traînant là où ils ne devaient pas être.

    - Et bien...Comme je l’ai dis tout à l’heure, je me trouvais dans ce bar avec ma soeur, je pense que le barman pourra confirmer.

    Il montra une nouvelle fois par où ils étaient sortis. Petite sortie de secours écartée de la scène de crime et légèrement cachée derrière des bennes à ordures.

    - En fait, ma soeur est sorti la première. J’ai entendu les coup de feu, il m’a fallut quelque temps pour sortir. Quand j’étais dehors, ma soeur était au sol, elle venait de se faire renverser par quelqu’un, quelqu’un qui semblait s’enfuir...

    Kori fit une pause, observant l’agent impassible, se demandant s’il incrustait chaque mot dans sa mémoire ou s’il n’en avait tout simplement rien à faire. Il faut dire que la version des faits du Quarien n’était pas bien passionnante...Il pensa à sa soeur dans leur chambre louée, se questionnant sur ce qu’elle pouvait bien être entrain de faire pendant que lui se faisait interroger par le SSC.

    - Je crois qu’il nous a vu, quand je l’aidai à se relever, ma soeur je veux dire. Il nous a fixé du regard. Puis il est parti. On n’a pas vraiment vu à quoi il ressemblait et je me suis dis que je pourrais revenir dans le coin voir s’il n’avait pas fait tomber quelque chose en bousculant ma soeur ou quoi que ce soit...

    Il marqua un silence, ne sachant quoi ajouter.

    - Bien sûr, se justifia le Quarien. On n’étais prêt à aller voir les autorités dès que possible pour donner une déposition. En fait on ne reste pas longtemps, on repars demain pour la Citadelle, on était dans le coin pour une visite.

    Bon, le prétexte n’était pas fameux, il ne restait qu’à espérer que les agents le laisse tranquille et qu’il ne prenne pas leur retour du lendemain pour une tentative pitoyable de fuite. Au pire de cas, Naki parviendrait sûrement à convaincre Ravilla de leur venir une nouvelle fois en aide. Si c’était le cas, leur séjour sur Nos Astra risquait fort de s’allonger.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 09 Fév 2015, 00:06

    Ruelle du meurtre

    En définitive, Lleyton s'était retrouvé seul avec le quarien, afin de mieux l'interroger. Il avait laissé à Moryn le soin de gérer les deux autres énergumènes qui osaient envahir la si précieuse scène de crime qu'ils étaient venu visiter. L'interrogé avait annoncé, en premier lieu qu'il avait été témoin des évènements. En compagnie de... sa sœur, c'était ça ? Oui, à priori, c'était de ça dont il s'agissait. Et c'était donc un témoin non-répertorié. On avait d'ors et déjà réfléchi à cette théorie. Il demeurait plausible que deux nouveaux témoins puissent s'ajouter à l'affaire sans que Caryssa en fasse mention, surtout vu l'information opportune apportée par l'autre turienne - qu'on avait envoyé dans le club. Mais il faudrait attendre son témoignage pour en savoir plus.

    Et sans interruption, voire sans trop réfléchir aux questions posées en dernier lieu par le Superviseur, le casqué avait commencé à débiter ses réponses. Pour débuter, il affirmait se trouver dans le bar avec sa parente. Jusque là, rien à redire. Il continue son récit et place sa sœur comme premier témoin, puisqu'elle serait sortit au moment où les coups de feu ont été donnés. Lui aurait supposément payé ou ayant effectué une action quelconque l'ayant retardé dans sa sortie. Sortie qui fut rapide mais néanmoins suffisamment lente pour que le tueur ait le temps d'avoir un contact physique avec la sœur. Il aurait donc accouru dans son sens en fuyant et en la faisant tomber au passage ? Le pragmatisme et le sang-froid du suspect serait partit en cacahuète durant un court laps de temps et il en aurait profiter pour faire une victime collatérale à dégâts moindres ? Hm. Déformation professionnelle. Quoiqu'il en soit, en plus de les placer exactement au moment des faits, il y avait un intérêt ajouté. Qui sait, l'assassin aurait pu laisser des informations ou des traces sur la combinaison de la quarienne.

    La suite du discours était des renseignements encore plus croustillants. Le suspect n'aurait pas donc tracé son chemin sans un pardon. Il se serait arrêté dans sa course, les aurait fixé durant quelques secondes ou quelques minutes avant de repartir là où il allait. Cela en disait long sur le crime, plus qu'il n'y parait. Les deux meurtres n'avaient pas été commis au hasard. Il était venu sur place pour mettre fin aux jours des deux asari sans pour autant daigner accorder une importance aux témoins de la scène. Sauf que dans le métier, il fallait douter de tout. Et la conclusion qu'apportait l'interrogé ne convenait que peu au reste. Le club a, dit-on, un accès nord et un accès sud. Sur le côté du bâtiment se trouve la ruelle où le tueur avait sévit. Or, la scène de crime se trouve à l'extrémité sud de cette ruelle. Et d'après ses dires, mademoiselle Feloris se trouvait dans l'allée en remontant vers le nord. Exactement au même endroit où les quariens disent avoir été. Là aussi, quelque chose ne concorde pas : l'asari clame que le suspect s'est enfuit vers le sud et là, il est dit que le nord avait été la direction de la fuite. Un des deux mentaient. Et le moins fiable des deux était forcément celui qui n'apparaissait sur aucune liste de témoins lors de l'enquête préliminaire. Il restait que l'Artilleur Aper s'était porté garante de ce dernier.

    Il ne fallait pas laisser transparaitre le doute qui pouvait peser... Alors Lleyton resta aussi impassible qu'il pouvait, croisant les bras. « Bien. Dans la mesure du possible, j'aimerais aussi parler à votre sœur. Naki, c'est bien ça ? » Impassible, avait-il pensé. Certes. Il voulait tout de même voir comment le dénommé Kori réagirait face au doute. S'il était clean, il resterait clean. S'il ne l'était pas, il y avait fort à parier qu'il tenterait de s'enfuir. Dans tous les cas, la question fut laissée un peu rhétorique puisque Moryn avait rappelé son subordonné à l'ordre. L'humain tourna la tête. « Restez ici. Je reviens. » Il fit un signe clair à son interlocuteur et partir dans la direction de la turienne.

    En parlant de turienne, c'était bien beau qu'elle croit à l'innocence de ses soit-disant amis mais cette histoire ne présageait aucunement du bon. Entre la Hiérarchie qui se mêle de tout et qui connait la moitié des suspects, les quariens qui commencent à débarquer de nulle part et à sortir une belle histoire relativement peu crédible... Et au milieu, l'Alliance qui se pointe. Et bien entendu, le tueur en série toujours en liberté qui pourrait être lié à une affaire que l'Alliance s'évertue à cacher. C'est la merde et le Superviseur comptait bien le faire sentir à sa supérieure. Mais d'abord, l'artilleur. « Aper ? » établit-il par radio. « Auriez-vous la gentillesse de vérifier si vos deux amis étaient présents le soir des meurtres ? » Inutile d'ajouter que si elle couvrait ces deux-là, tôt ou tard, on finirait par le découvrir et nul doute que l'agent s'entêterait à ruiner sa carrière. Se faire arrêter pour entrave à la justice dans une enquête de cette ampleur n'était pas le meilleur moyen de bien se faire voir. Surtout par Palaven.

    Maintenant, c'était au tour de Moryn. Étant suffisamment proche d'elle, il lui glissa quelques mots. « L'histoire du quarien ne colle pas avec celle de Caryssa. Il dit avoir été au même endroit que l'asari mais sans jamais l'avoir vu. » lui fit-il avant d'enchainer. « J'aimerais parler à sa sœur mais j'ignore s'il va coopérer. » En conclusion, rien de nouveau mise à part un potentiel suspect. « Et toi ? Quelque chose d'intéressant ? »









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mar 10 Fév 2015, 15:00

    Boîte Osa'en



    Bon. Pour quelqu'un qui n'avait pas vraiment l'habitude de mener des enquêtes, les choses avaient l'air de se passer plutôt bien. En tout cas, la turienne l'espérait fortement. Ses activités principales consistaient plus à défendre des positions stratégiques, à protéger ou à combattre qu'à se faire passer pour quelqu'un d'autre au fin fond d'un bar. En bonne représentante de son espèce, elle ne mentait pas sur ses actes. Jamais. Question de fierté personnelle. Cependant, déballer la vérité à tout bout de champs pouvait être mauvais. Sans compter le côté problématique en cas de missions d'infiltrations. Heureusement, elle avait appris, avec le temps, l'art des demis vérités. Il s'agissait de dire quelque chose qui n'était pas vraiment entièrement vrai... Mais pas totalement faux non plus. Elle avait aussi appris à jouer avec les mots qu'on lui posait. Par exemple, à la question "Qu'est-ce que vous foutez ici", répondre "Boire un verre" était totalement vrai. La suite de la réponse "Et j'enquête sur le meurtre qui s'est passé à côté" n'était pas forcément à formuler, d'autant plus que la question n'était pas particulièrement inquisitrice. C'était un art délicat, autant que celui de poser des questions l'air de rien. Chose que, d'après la réponse de la Quarienne, Aper ne maîtrisait pas vraiment. En tout cas moins.
    En effet, la barmaid lui répondit avec un peu d'hésitation, comme si elle se demandait le pourquoi de toutes ces questions et remarques. Pendant ce temps, toujours attentive, la militaire regardait parfois discrètement autour d'elle, cherchant à savoir si un danger ne risquait pas de survenir de quelque part.

    - Les bas-fonds de Nos Astra ne valent pas mieux qu'Omega, en fait. Dealers, gangsters, viols, meurtres, c'est la même chose, sauf que tout est embelli grâce aux hauts de la ville. C'est juste parce qu'il y a pas mal de bourges qui vivent ici et parce que les Asaris soignent le masque que porte la capitale, que tout le monde pense qu'Illium est une planète sûre. En fait, elle est tout aussi dangereuse qu'Omega. Je veux dire, regardez dehors : il fait putain de chaud et c'est le bordel. Tout est sale, y'a des déchets partout, c'est la misère. Mais montez d'une centaine d'étage, et tout à coup, tout est luxueux et propre !

    Elle claqua des mandibules, un air neutre sur le visage. Il faudrait qu'elle se fasse à l'idée que les différentes personnes qui peuplaient cette galaxie ne réagissaient pas comme ceux qu'elle connaissait. Certains s'interrogeaient d'un rien, même lorsque la discussion semblait être banale. Attendez... C'était bien une discussion banale? Les relations sociales n'étaient pas forcément le fort de la franc-tireuse, encore moins lorsqu'il s'agissait d'enquêter comme ça. Mais discuter des événements qui s'étaient passés récemment et tenter de faire preuve d'une sorte de compassion... C'était normal, non? C'était Nos Astra, certes. Une ville où les faux semblants étaient présents, et même fortement présents. Qui plus est, les bas-fonds de la capitale, là où, apparemment, les choses avaient beau sembler belles, elles n'en étaient pas moins empoisonnées. Sans doute que les habitants avaient appris à être à l'affût, se méfiant de ce qui se passaient. Une question de survie élémentaire, que la turienne aurait pu saluer si elle en avait appris plus. En tout cas, là n'était pas la question. Elle continua de parler d'une façon détachée

    - Comme quoi, ce n'est pas parce qu'une ville semble magnifique qu'elle n'en est pas pour le moins pourrie par endroits. J'aurais pensé que la police de Nos Astra se bougerait d'avantage, surtout que je les vois mal fouiner dans les magouilles des cols blancs.

    - Quant aux Asaris qui se sont fait tuées... Je les ai vues quelques fois, mais je ne peux pas dire que je les connaissais. Je suis pas une permanente ici. Pourquoi, en fait ?

    Nouveau cliquetis de mandibules alors qu'elle haussait les épaules. Elle ne voulait pas avoir l'air de vraiment s'y intéresser histoire de ne pas attirer les soupçons, mais pas non plus faire un revirement total.

    - Curiosité et conversation à la fois. Déjà qu'un meurtre qui arrive dans l'endroit où on bosse doit ne pas être facile à vivre, ça doit être pire s'il arrive à des gens qu'on a l'habitude de voir.

    Elle se pencha un peu alors que l'Asari était occupée à discuter, comme si elle ne voulait pas que cette dernière l'entende.

    - Caryssa n'a pas vraiment voulu me dire ce qui c'est passé et je ne me vois pas la harceler de questions. Mais j'avoue que cette histoire m'étonne.

    Ah, la curiosité malsaine... C'était étrangement quelque chose qui animait une grande partie de la galaxie. Faire les offusqués face à des horreurs pour ensuite demander avec gourmandise des détails. C'était souvent comme ça que les habitants de la Citadelle réagissait en tout cas. La sniper se faisait déjà passer pour une connaissance de la témoin et elle n'avait pas précisé ses origines. Si la barmaid avait déjà fait son pèlerinage, elle avait sans doute assez baroudé pour savoir que les gens réagissaient différemment en fonction de l'endroit d'où ils étaient issus. Aper espéra bien jouer son rôle. Elle détestait ça mais n'avait pas vraiment le choix. Elle aurait préféré que ce soit les Superviseurs eux même qui s'en occupe, histoire qu'elle puisse engueuler quelque peu Kori et Naki pour s'être foutu -une nouvelle fois - dans un sale pétrin. Cependant, en tant que membre de la Hiérarchie, elle n'était pas vraiment liée à l'enquête. Aussi, l'ouvrir pour ne pas collaborer et n'en faire qu'à sa tête n'était sans doute pas le meilleure moyen d'entretenir de bonnes relations avec le SSC. Surtout qu'elle et Moryn semblait déjà ne pas s'apprécier. Inutile de continuer dans ce sens.
    Elle continua donc à jouer le rôle de la touriste en mal de curiosité morbide. Soit elle froisserait la Quarienne et n'obtiendrait plus rien d'elle, soit celle-ci jouerait les curieuses à son tour et elles pourraient s'échanger les potins. C'était quitte ou double.

    - Je veux dire... Qui irait tuer deux clientes comme ça au sortir d'un bar? Même si ce sont les bas-fonds comme vous dites, ça arrive souvent que quelqu'un tue froidement, près d'un endroit bourré de monde?

    Il ne manquait plus qu'à voir la réaction que la barmaid aurait. Dans son oreillette, la voix du Superviseur Benam retentit. Heureusement qu'elle seule pouvait l'entendre. Il lui demandait de confirmer la présence de Kori et Naki le soir du meurtre. De mieux en mieux. L'Humain préférait vérifier leur présence, c'était honorable de sa part. Très professionnel même, il n'y avait pas à dire. Cependant, alors qu'elle cherchait à en savoir plus sur les meurtres, elle devait maintenant se démerder, un peu entre la poire et le fromage, pour demander à l'employée si elle n'avait pas vu des confrères dans le coin. Même pas récemment, non. Le soir du meurtre. Bordel. Comme si c'était facile. Enfin, il fallait trouver un moyen.
    Elle continua de discuter un petit moment puis, continuant ce qu'elle était en train de dire, fit mine de regarder un message sur son omnitech. Elle fronça les sourcils un instant avant d'écrire une rapide réponse et fermer l'appareil. En réalité, elle s'était contenté d'ouvrir un ancien message et de faire semblant d'envoyer la chose. Au pire, si elle l'avait vraiment envoyé, Vindex se demanderait bien pourquoi ça soeur lui avait écrit "Ok, pas de soucis, je m'en occupe". Ce qui n'était pas, il fallait l'avouer, son soucis premier.
    Aper fit un petit sourire un peu gêné.

    - Je suis vraiment désolée. Un ami. Il sait que je suis de passage à l'Osa'en. Il y est passé lui aussi il y a quelques jours et m'a dit qu'il pense avoir oublié une note de crédit à son nom ici. Ou celui de sa soeur. Kori ou Naki'Penyo. Ce sont deux Quariens. Je ne sais pas s'ils vous disent quelque chose... Peut-être un de vos collègues sinon?

    Elle tenta de les décrire avec autant de précision que possible. Heureusement pour elle que les Quariens avaient des combinaisons bien spécifiques, rendant difficile le fait de les confondre. Néanmoins, il était difficile de penser que les anciens habitants de la Flotte Nomade puissent tous se connaître. Quand bien même ils pouvaient faire montre de solidarité entre eux, ce n'était pas une raison de croire que tous se connaissaient et se reconnaissaient.








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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Jeu 12 Fév 2015, 21:18

C'est d'un air dubitatif que Lleyton répondit à Moryn. En effet, il estimait que la version des faits du Quarien ne correspondait pas à celle de Caryssa. Erreur d'interprétation de sa part ? Détails trop confus venant de l'interrogé, amenant des incohérences ? Ou pire encore : est-ce qu'un des témoins mentait ? Cette dernière possibilité impliquerait des conséquences des plus graves et, surtout, une révision totale de l'enquête si l'Asari avait menti. En effet, la base des recherches du SSC - et de la police de Nos Astra avant eux - se basait en grande partie sur son récit, qui était ce qu'il y avait de plus précis sur la scène de crime depuis le début des meurtres. Heureusement, la Turienne avait récolté d'intéressantes informations grâce au Galarien qu'elle venait de renvoyer, de quoi diriger l'enquête sur d'autres pistes et s'approcher des réponses tant escomptées. En revanche, si c'était le Quarien qui avait menti - toujours dans l'optique que l'un des deux témoins mentait -, il fallait déterminer très rapidement s'il était complice, ou juste un de ces imbéciles faisant perdre du temps aux enquêteurs pour se rendre intéressants. Il y en avait beaucoup plus que ce que l'on pouvait imaginer. La plupart pensaient avoir une chance de passer à la télévision, d'autres, plus désespérés, ne désiraient qu'être remarqués. Ils faisaient perdre leur temps à la police et Moryn n'avait que très peu de patience avec eux. Si le Quarien leur faisait perdre leur temps, elle aurait vite fait de s'en débarrasser. Mais, si au contraire, il n'était pas un de ces faux témoins, mais un complice, il était impératif de rapidement le faire parler. Elle regrettait un peu le temps où elle faisait partie des forces anti-terroriste de la Hiérarchie, là où la torture était permise... à condition d'être discret. Mais cette époque était révolue et elle devait maintenant se plier à la politique conciliante du Conseil. Elle possédait toujours des moyens de pression efficaces. Mais tout cela n'était que dans l'optique où le Quarien était lié à l'affaire. Dans tous les cas, elle ne savait pas si l'un des témoins mentait ou non, et tant qu'elle ne découvrait pas dans quel cas de figure elle se trouvait avec Lleyton, elle ne pouvait rien faire.

Mais l'Humain n'avait pas fait que remarquer l'incohérence des discours du Quarien et de Caryssa. En effet, en conséquence à cette trouvaille, il voulait s'adresser à la sœur du premier mentionné. Ainsi étaient-ils deux. Cependant, Moryn avait une autre idée en tête. Les dires du dénommé Silas avait éveillé la curiosité de la Turienne, qui voyait en la localisation des cadavres des prostituées asari une clé quant à la localisation de l'assassin. Et puis elle garderait le Quarien sous le bras. S'il était impliqué de prêt ou de loin à l'affaire, elle pourrait toujours lui poser des questions. Il ne fallait simplement pas le laisser filer, peu importe qu'il fût innocent ou non. La patience aurait dit à la Superviseur de d'abord interroger la sœur de l'étrange témoin, mais son instinct lui criait que les informations du Galarien étaient une piste à suivre absolument. En effet, le fait que tous les cadavres aient été retrouvés à la sortie des égouts indiquait que le meurtrier était lié d'une certaine manière aux réseaux d'évacuation d'eau usée, et cela avait pour conséquence que Moryn voulait explorer ces conduits. Ou en tout cas la zone concernée. Nos Astra était une mégapole, il faudrait un temps énorme pour explorer intégralement ses égouts, chose dont ne disposait pas l'équipe, et qui était surtout inutile.

- Tu es bien sûr de toi ? demanda-t-elle tout de même à son collègue, concernant l'incohérence des témoignages. Et sinon, j'avais une autre idée, pour la suite. Je pense que la sœur de notre ami Quarien peut attendre, je pense avoir mis la main sur quelque chose de vraiment intéressant et qui pourrait faire avancer l'enquête à souhait. On gardera l'autre avec nous, au cas où on aurait besoin de lui.

Elle se mit donc à expliquer ce qu'elle avait appris de Silas et la raison pour laquelle elle tenait tant à explorer cette piste, plutôt que d'attendre encore un peu en interrogeant la Quarienne. Selon elle, les informations obtenues suffisaient pour continuer l'enquête malgré le doute sur la véracité des propos de Caryssa ou son collègue Quarien. En effet, ils avaient atteint un stade où ils finiraient très vite par se rendre compte si l'un des deux avait menti sur sa version des faits. Et puis, il était totalement possible que les deux intéressés ne se fussent tout simplement pas vu lors du crime. Il n'était pas rare que la vue d'une scène violente fasse paniquer une personne. Un état de choc pouvait altérer la mémoire, et l'Asari ne semblait pas dans son assiette, et peut-être que le Quarien n'avait pas été attentif, car trop préoccupé par sa sœur. Peut-être était-ce tout simplement ça. Moryn estimait qu'ils n'avaient pas le temps de s'attarder sur la question, car son instinct lui disait qu'elle s'approchait du but. Or, celui-ci ne lui avait que très peu fait faux bond, elle savait qu'elle pouvait s'y fier. Pour certains, cela pouvait sembler être un coup de poker, et peut-être en était-ce un, mais la Turienne ne se trompait que trop rarement pour se laisser aller au doute. Et puis, elle désirait garder le Quarien avec elle, au cas où son implication était avérée. Et Caryssa... Eh bien une Turienne de la Hiérarchie était avec elle ; elle la surveillerait, au cas où c'était elle la menteuse. Oui, elle ne prenait pas trop de risque.

Une fois terminée, elle se tourna vers le Colonel de l'Alliance et indiqua d'un signe au Quarien de s'approcher.

- Bon, vous allez venir avec nous, expliqua-t-elle. Mikhail, c'est ça ? Vous allez nous aider. Et vous, je ne sais pas votre nom, mais vous resterez avec nous, je suis certaine que vous saurez vous montrer utile.

Puis elle se détourna et ajouta, à l'attention de Lleyton :

- Préviens Aper qu'on va bouger. Qu'elle reste avec Caryssa pour garder un œil sur elle. Elle ne doit sous aucun prétexte la perdre.

Puis elle activa son Omni-tech afin d'afficher une carte holographique du quartier. Grâce au réseau de la police de Nos Astra, elle avait également accès aux réseaux d'égouts, qui s'affichaient en bleu parmi les images verdâtres de l'hologramme. Grâce à quelques manipulations, elle put afficher les lieux où avaient été retrouvées les cinq prostituées. Elle calcula un itinéraire et détermina la destination la plus proche de leur position.

- Bon, en route.


***


La Turienne était définitivement pas une habituée de Nos Astra, vu ses remarques, mais la Quarienne ne lui en tint pas gré. Beaucoup de gens tombaient dans l'illusion qu'était la colonie et n'avaient pas conscience de son vrai visage, caché en ses entrailles. Mais elle était curieuse et elle se voyait mal l'envoyer se faire voir, surtout que ses questions n'étaient pas malvenues, ni indiscrètes. Elle cherchait simplement à mieux comprendre l'environnement dans lequel elle se trouvait. C'était ainsi qu'elle interprétait tout cela, en tout cas, cela n'excluait pas le fait qu'elle puisse se tromper. Mais, dans tous les cas, elle prêta attention à ce que la militaire lui demanda. Elle voulait savoir si des assassinats comme celui qui était arrivé il y a quelques jours arrivaient fréquemment dans des lieux publics comme celui-ci. Une question légitime, lorsqu'on ne connaissait pas Nos Astra, ou qu'on n'y vivait pas. La réponse n'était pas vraiment évidente, mais, après un court temps de réflexion, la barmaid finit par répondre :

- Des meurtres, il y en a souvent, oui. De ce genre, à côté d'une boîte de strip-tease ? Non. Notre police a beau être corrompue jusqu'à la moelle et être super inefficace, y'a un minimum de sécurité grâce à la mafia, paradoxalement. Elle aime pas qu'on empiète sur son terrain. Elle possède la plupart des établissements dans les bas-fonds, et vu que c'est mauvais pour le business de subir ce genre de trucs, ils tendent à faire des représailles si elle choppe les fauteurs de trouble. Mafia style.

Elle se retourna pour ranger un autre verre qu'elle lavait, laissant la Turienne méditer sur ce qu'elle venait de dire. Elle y était allée cash et elle savait que cela pouvait toujours faire bizarre de se dire que Nos Astra avait une mafia. Cela pouvait être d'autant plus étrange si l'on évoquait la sécurité qui pouvait découler de sa présence, aussi paradoxal cela pouvait sembler. En fait, ce dont peut de gens avaient conscience, c'était qu'avec ce type de gang, des lois étaient établies dans les rues, de lois qui, respectées, évitaient la plupart des problèmes. En somme, il n'y avait que les mafiosos qui avaient le droit de foutre le bordel et tuer publiquement. Ceux qui ne respectaient pas cette règle se faisaient massacrer, et leur famille avec. Bien sûr, ils n'étaient pas des justiciers, les meurtres avaient toujours lieu, les vols également, et tout autre genre de crime, mais toujours de manière discrète pour ne pas déranger la mafia. Il y avait toujours de grandes chances de se faire agresser dans les rues sombres de Nos Astra, mais pas dans les lieux publics.

La voix de la Turienne perça à nouveau le brouhaha de la boîte de nuit, cette fois demandant des informations sur des Quariens, mentionnant leur nom par la même occasion. Se retournant, un air interloqué invisible au visage, elle retourna vers l'intéressée et lui répondit :

- Je vois beaucoup trop de monde ici pour me rappeler des noms, mais je me souviens de deux Quariens. Deux jeunots de toute évidence en pèlerinage. Ca correspond à vos amis ? Mais sinon, s'il a laissé quoi que ce soit, je ne l'ai pas vu. Ou peut-être que ce n'était pas pendant mon service. Désolé, j'en sais pas plus.

Alors que la barmaid se détournait pour servir un client, un ombre s'approcha de Ravilla Aper. Il s'agissait du renfort demandé par l'Adjugeant, fraichement arrivé à Nos Astra pour assister la Turienne.

- Adjudant Aper ? Soldat Trekus, au rapport, dit-il, de manière des plus formelle, mais ne saluant pas, par manque de place. J'ai été envoyé par le Commandant Fera.


Ordre de passage : Lleyton Benam - Ravilla Aper - Mikhail Alekseiv - Kori'Penyo nar Tarek - MJ



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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 14 Fév 2015, 19:57

    Ruelle du meurtre

    Suite aux conclusions apportés par son subordonné, Moryn n'avait pas l'air d'être plus convaincue. Pour l'un, il était fortement inconcevable que les témoins n'aient pas su se voir. Pour l'autre, le doute était posé mais elle estimait sans doute qu'il y avait une meilleure explication. Ou bien, elle cherchait à explorer les pistes qui lui semblaient plus prometteuses. Cela lui ressemblerait assez d'ignorer un coin de l'affaire pour en privilégier une autre partie. En l'occurrence, là, il s'agissait des égouts. Pourquoi ? Il allait bien le savoir.

    Faisant attendre leurs nouveaux amis, la turienne prit le temps pour expliciter son choix et les informations qu'elle avait obtenu du galarien. D'après ses dires, les gens auraient naturellement fait le lien entre les prostituées et les couples victimes d'agression. Ce n'était pas incongru. Parfois, la population a besoin de croire qu'il n'existe qu'un seul monstre, aussi horrible soit-il. La police connaissait le phénomène inverse, parfois en ignorant deux meurtres qui pourraient être aisément reliés. Chacun des deux groupes pouvaient ou ne pouvaient pas être en tort. Ils n'avaient juste pas un esprit purement objectif, en essayant de séparer ou d'interconnecter plusieurs évènements en y rangeant des critères potentiellement éloignés. Ici, par conséquent, il n'y avait pas de vraisemblables raisons de ranger ces deux types de meurtres sous la même coupe - au niveau du mode opératoire. Seuls des preuves scientifiques venaient confirmer la thèse qu'il y ait connexion.

    Dans tous les cas, le fait que les cadavres eussent été retrouvés près du service des eaux usées garantissait là un lien non-négligeable et le Premier Superviseur faisait bien de suivre son instinct. On pouvait discuter sur l'intelligence qu'aurait un quelconque tueur aussi bien organisé... Effectivement, comment pouvait-il être aussi malin pour rester en dehors des radars durant autant de semaines d'activité et, en même temps, observer une constante incriminante lorsqu'il laisse les macchabées derrière lui ? Mais les psychopathes ne sont pas tous aussi cohérents. Encore une fois, il fallait peser le pour et le contre.

    Les instructions reçues, le groupe n'avait d'autre choix que de se déplacer. On pouvait légitimement se voir surpris de la décisions de la chef, qui était d'emmener les nouveaux intervenants avec eux. Sauf le galarien, qui demeurait écarté. Et pour se rendre à l'endroit indiqué par la carte de Moryn, il faudrait sans nul doute prendre la navette, malgré que la destination n'était pas de plus éloignées. En conséquences, ils partirent vers le véhicule ; Lleyton prit soin de prévenir l'adjudant de la Hiérarchie de l'avancée de l'Enquête. Elle les rejoindrait peut-être plus tard.


    ***

    Entrée des égouts


    Le voyage n'avait pas été des plus éprouvants, ni des plus longs. Comme prévu, ce n'était pas une forte distance qui les avait séparé de cette entrée opportune qui les aideraient probablement à trouver une nouvelle piste. C'est Lleyton qui s'était chargé de la conduite, avec l'invité de l'Alliance à ses côtés. Les deux ne s'étaient pas beaucoup parlé depuis leur rencontre et cela n'irait sûrement pas en mieux. Derrière eux étaient restés le quarien et sa surveillante. Et le silence les avait aussi accompagné.

    Mais au bout de quelques minutes, l'humain put poser la navette sans difficultés. Le groupe débarqua alors, constatant qu'ils se trouvaient dans une autre ruelle, toujours malfamée. Mais à la différence de l'autre, elle possédait un caniveau bien visible ainsi qu'un renfoncement. Non-loin de leur position se trouvait alors un semblant de porte, à l'accès clairement peu viable. En toute honnêteté, chacun pouvait constater qu'aucun d'entre eux n'avait la réelle envie de pénétrer là-dedans. D'un autre côté, ils ne s'y rendaient pas par lubie... Ils y allaient par nécessité. Une nécessité navrante, par ailleurs.

    Soupirant, tous se préparèrent à affronter les odeurs nauséabondes et éventuellement à faire face aux éventuelles découvertes qu'ils feront. Heureuses ou non. Car on ne pouvait mésestimer les chances de tomber sur d'autres adversaires aléatoires, telle que la pègre locale. Et comme pour montrer l'exemple, Moryn passa devant le tombe et se mit à examiner l'entrée. Tout à coup, au même moment, son subordonné reçut des nouvelles d'Aper. Celle-ci lui fit part des réponses qu'elle avait obtenu... Réponses qui confirmaient la présence de Kori et de sa sœur. Durant un bref instant, on lança un regard en direction du témoin. La turienne précisa aussi qu'un renfort était arrivé pour garder Caryssa. Ceci étant dit, cela prouvait que le quarien disait la vérité. Ou au minimum une partie de la vérité. Et que l'asari pouvait être mise en cause.

    Sans attendre, Lleyton rattrapa sa supérieure. « Moryn ? » fit-il pour attirer son attention. « Je viens d'avoir Aper. Un de ses collègues est sur place. Je pourrais aller la rechercher. » Toujours en pleine introspection, elle acquiesça machinalement. Plus on est de fous, plus on rit... « Et... » enchaina le Superviseur. « Je pourrais prendre le quarien avec. Il n'a pas l'air d'avoir la carrure d'un soldat et tu ne pourras pas surveiller Alekseiev et lui tout en explorant les égouts. » Ces arguments n'étaient pas tout à fait à côté de la plaque. Prenant bien le temps d'y réfléchir, on finit par lui souffler qu'il pouvait y aller. Elle devait être parfaitement conscience qu'il avait autre chose derrière la tête.

    En substance, il souhaitait confronter Kori et Caryssa. Une nouvelle fois, il était clairement impossible qu'ils ne soient pas vus. Mais ils peuvent s'être écartés de leur témoignage respectif, croyant sincèrement que l'information ne valait pas le coup. Ou alors, elle avait été dissimulé sous un amoncellement d'émotions. En faisant rencontrer les deux témoins, une réponse plus fiable sera apportée. De facto, Lleyton tourna les talons et fit machine arrière en faisant signe au témoin numéro un de suivre ses pas, laissant Moryn en compagnie du Colonel. Eux pourraient commencer l'investigation, tandis que les autres feraient un saut aussi rapide que possible au club pour récupérer Aper. Il fallait la prévenir, justement. « Aper ? On revient vous chercher. Tenez-vous prête. »









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 16 Fév 2015, 01:26

    Boîte Osa'en



    La Quarienne s'était montrée assez bavarde. Enfin, pas vraiment adepte des papotages mais au moins elle avait répondu à ses questions. C'était déjà ça. Les réponses lui permirent d'en apprendre un peu plus sur la tendance des crimes sur Nos Astra. D'après la barmaid, les meurtres restaient un minimum discret. Si la police n'était bonne qu'à regarder ailleurs tout en prenant son pot de vin, la mafia locale se chargeait de la sécurité à leur place. Détentrice de la totalité des commerces et autres boutiques, faisant sans doute payer ses services pour les autres, elle veillait à ce que ses intérêts soient protégés. Donc, malgré le taux de criminalité, les meurtriers devaient se faire un minimum discret s'ils voulaient éviter de s'attirer les foudres des gangs. Surtout que d'après son informatrice, les représailles pouvaient être violentes. Histoire de faire un exemple et avertir ceux qui auraient voulu faire la même chose. Deux possibilités s'offraient alors: Soit le criminel était un indépendant qui aurait tôt fait de passer l'arme à gauche, soit l'assassinat avait été commandité par quelqu'un ou une faction ayant un passe-droit pour ce genre de chose. Mais quelle personne ou organisation assez puissante irait buter un couple au sortir de la rue? Est-ce que les victimes trempaient dans quelque chose de louche? Les Superviseurs avaient parlés de prostituées à un moment, non? Des victimes elles aussi? Aper ne s'en souvenait plus vraiment et préféra rester concentrée sur le couple. Elle nota intérieurement d'en toucher un mot aux membres du SSC. Eux avaient sans doute plus d'information qu'elle.
    La turienne s'enfila une partie de son verre, pensive. Elle n'avait pas noté le ton plutôt direct de la Quarienne; en même temps, ce n'était pas comme ça qu'elle pouvait lui faire peur. La serveuse lui avait tout de même appris que les petits étaient bels et biens passés la nuit du meurtre, mais ne parvint pas à dire s'ils avaient laissés quelque chose. Naturellement. L'inverse aurait été un putain de hasard.

    - Oui, c'est eux. Il a dû l'oublier autre part. Merci pour votre aide.

    Un autre client l'appela et la militaire se retrouva seule. Personne ne semblait lui prêter attention. Buvant une gorgée, elle observa la salle. Un groupe d'individus plus ou moins éméchés sortaient sous l'oeil attentif d'un videur Krogan; deux jeunes Asaris dansaient sensuellement entre elles, attirant le regard de plusieurs clients qui, disons-le clairement, se rinçaient l'oeil. La piste de danse était encore pas mal remplie et la musique qu'ils passaient devenait de plus en plus sympathique pour la franc-tireuse. Elle les aurait bien rejoints si elle n'avait pas été en mission d'ailleurs. Posant son coude sur la table, les yeux toujours rivés sur les danseurs, elle soupira, tapotant son verre d'une griffe. Elle rêvassa ainsi quelques instants avant qu'une voix ne la ramène à la réalité.

    - Adjudant Aper ? Soldat Trekus, au rapport. J'ai été envoyé par le Commandant Fera.

    Fera était-il sérieux? Le soldat Trekus était un jeune soldat, pas trop mauvais dans son genre, mais jeune. Il devait avoir la vingtaine et avait connu la Guerre enfant. Comme tous ceux de sa génération, il avait grandi dans une galaxie paisible, puis connu ce qui avait été un génocide de masse, pour ensuite se retrouver au milieu de ruines à reconstruire. Et comme beaucoup des enfants de cette époque, il vouait presque un culte aux militaires. "Ceux qui se sont battus pour terrasser l'envahisseur", comme ils disaient. Bien sûr, c'était Shepard le héros de l'Histoire. Qu'on ne lui fasse pas dire le contraire. Mais chaque espèce avait glorifié leurs soldats et ceux tombés sur le champ de bataille par la suite. Des gamins comme Trekus avaient grandi en entendant parler de ces batailles. De quoi forcer le respect. Et d'entraîner une fidélité sans faille envers ceux qu'ils percevaient comme des modèles à suivre. Le Commandant avait donc préféré envoyé un jeunot plutôt que quelqu'un de plus expérimenté. Et les Esprits savaient qu'il en avait pris avec lui à bord du Proelium. Les dire de Moryn semblaient se confirmer. Bordel.
    D'un signe de la main, elle intima à son subordonné de se taire. Elle préférait éviter d'alerter les clients et les employés du club. Il s'agissait des bas-fonds de Nos Astra, comme l'avait souligné la Quarienne. Il était possible que les forces de l'ordre et même les membres d'une quelconque armée ne soit, par principe, pas vraiment biens vus. Dans le doute, elle préférait se montrer prudente. Toujours. D'un second geste, elle fit signe au mâle de s'asseoir, lui glissant quelques mots.

    - Evitez d'annoncer à tout le monde que vous êtes ici sur ordre, murmura-t-elle.

    Au moins avait-il eu la présence d'esprit de ne pas saluer. L'adjudante-chef espéra sincèrement que c'était lui qui avait décidé de ne pas saluer. Elle se retourna vers Caryssa, un sourire aux lèvres. Jouer sur les apparences. Faire comme si elle parlait à une vieille amie. C'en était haïssable tant de faux-semblants. Il lui semblait par moment qu'elle était condamnée à faire semblant. Tout comme elle devrait, le lendemain, jouer l'assistante de Fera et passer la nuit à son bras. Foutue semaine.

    - Caryssa. Voici mon collègue qui devait nous rejoindre, comme je vous l’avais indiqué. J'espère que ça ne vous dérange pas qu'il nous accompagne.

    L'Asari nia effectivement un quelconque problème. Bien sûr. Comme si elle allait refuser. La militaire regretta un court instant de ne pas avoir d'alcool dans son verre avant de balayer bien vite cette pensée. Elle devait rester professionnelle. Et si cela impliquait de porter un foutu masque, allons-y!
    Elle continuait de maugréer intérieurement alors que le silence s'installait dans le trio. Trekus n'était pas le genre à se laisser aller aux babillages, Caryssa n'avait pas vraiment la tête à ça ou ne savait pas quoi dire. La sniper se contenta de passer une griffe sur le comptoir. Elle n'avait aucune idée de conversation non plus, pas plus qu'elle n'en avait l'envie. La situation semblait convenir et dura même quelques temps avant qu'une nouvelle fois, son oreillette ne grésille, faisant retentir la voix du Superviseur Bennam. L'Humain lui signifia qu'ils partaient en direction des égouts, ce qui ne lui plut pas vraiment. Elle n'avait pas envie de rester ici à faire les nounous pour un témoin que les Superviseurs faisaient se déplacer pour ensuite l'abandonner là. D'autant plus que ses ordres portaient aussi sur le fait d'aider au déroulement de l'Enquête. Or, rester ici à siffloter un verre tout en jetant des regards désespérés à la piste de danse n'était sans doute pas le meilleur moyen d'y arriver. Bien sûr, les quelques questions qu'on lui avait demandé de poser avaient sans doute de quoi aider un peu. Mais ce n'était rien en comparaison. Si le quatuor, d'après ce qu'on venait de lui dire, se déplaçait, c'était sans doute qu'il y avait une raison. Il était hors de question que la Turienne soit alors laissée de côté.
    Elle se leva d'une façon certes pressée, mais qu'elle n'espéra pas brusque. Elle ne pouvait pas se permettre de discuter de ça ici. Pas entre la musique presque assourdissante et les oreilles curieuses.

    - J'ai un coup de fil à passer. Je reviens.

    Sans attendre les réactions, l'adjudante sortit de l'établissement. Les abords n'étaient en fait pas plus calmes. Beaucoup de clients alcoolisés devant. Et un Krogan qui n'avait pas l'air de faire partie des clients et qui, Aper pouvait en jugé, n'était pas présent lorsqu'elle était entrée dans la boîte. Il parlait d'une voix forte, agitant une flèche dorée à l'embout verdâtre qui, s'il fallait avouer qu'elle était belle, avait un côté kitsch au possible. Apparemment, l'un du groupe devait l'intéressé, car il lui passa le bras autour des épaules, montrant le ciel et commença à .... chantonner? Une sorte de chanson d'amour. L'Humain, car s'en était un, sembla commencé à suffoquer sous le poids de son "nouvel ami". Sans doute que le mastodonte était complètement cuit au Ryncol. Prise de pitié pour celui qui se retrouvait soudainement à subir cet élan d'amour, la turienne décida d'intervenir.

    - A moins que vous ne vouliez qu'il crève, je vous conseille de le lâcher.

    Le Krogan arrêta sa sérénade et regarda celle qui venait de l'interrompre dans un magnifique "And I will always love you" aussi nasillard que mal chanté. Il ne semblait pas vraiment méchant. Ni même bourré. Juste... Etrange.

    - Hein? Oh, mais non voyons, ce p'tit gars et moi on fêtait juste notre nouvel accord. Hein poto? Urdnot Cupidon et Jack Daniels vont faire des merveilles pour la Saint-Valentin de cette année!

    Le "câliné" bien qu'essayant de récupérer son souffle, n'avait pas l'air d'être en désaccord avec ce que le géant avançait. Bien. Si tout était bon, alors tant mieux. La militaire haussa les épaules, marmonna un "bonne soirée" et tourna les talons, s'éloignant un peu plus. Lleyton attendait une réponse et il ne valait mieux pas traîner pour lui donner. Alors qu'elle alluma son omnitech et se prépara à contacter le Superviseur, elle sentit une main s'abattre sur son épaule et une voix "sensuelle" ne viennent lui chatouiller l'oreille.

    - H...ey... Ton père... C'est un voleur tu sais. Il a pris les étoiles du ciel et... et... il les a mis dans tes yeux!

    Elle tournait toujours son dos à l'inconnu. Cependant, le visage de la franc-tireuse était gravé d'une moue désespérée. Un gros lourd. Pas ce soir. Pas le mec tellement bourré ou daleux, ou n'importe quoi d'autre dont le seul but dans sa vie semblait d'être de lever une quelconque donzelle. D'une part parce qu'elle n'était pas intéressée, d'une autre parce qu'elle était en mission et, pour finir, parce que ce n'était pas le moment. Se préparant mentalement, elle se retourna pour faire face à son interlocuteur. Il s'agissait d'un humain, encore une fois. Certes, il n'était pas trop mal dans le genre. Mais il avait le regard vide de l'homme tellement imbibé d'alcool qu'il avait du mal à réfléchir et la bouche un peu pendante, lui donnant un air stupide. Il tenait une bière d'une main, qu'il agitait comme une lance, renversant de la boisson à chaque mouvement trop brusque. Dans sa tête, il était possiblement un noble chevalier draguant une mignonne intéressée. Dans la réalité, il titubait, avait du mal à articuler et sa "belle" oscillait entre être désespérée et entre lui casser les jambes. La violence étant le dernier recours dans ce genre de situation, notre héroïne préféra claquer froidement des mandibules.

    - Merci. Au revoir.

    Elle lui tourna à nouveau le dos mais il la prise par les épaules et la força à se tourner devant la boîte. Comme le Krogan auparavant, il étendit son bras vers la voûte céleste. Devant eux, à quelques mètres, le dénommé "Cupidon" planquait une flèche derrière son dos, un petit sourire goguenard aux lèvres. L'embout semblait moins vert qu'auparavant. Il y avait fort à parier que ce petit enfoiré y était pour quelque chose. A défaut de pouvoir faire autre chose, elle le foudroya du regard tandis que le dragueur saoul commençait un discours enflammé.

    - L'amour ma belle! L'amour entre les espèces! C'est la plus beeeelle chose de s'monde! La galaxie est... est... pleineuh de gens qu'ils sont pas les mêmes! Des Turiens.. Asaris... Galariens... Hanaris! L'amour! Il s'fout qu't'ai des écailles ou des poils, ou des tentacules! L'amour est universel! Et csé beau ça, putain!

    Il tomba à genoux, les bras levés au ciel et essaya de lui enserrer la taille. Plus vive que lui, elle fit un pas en arrière et il s'effondra au sol mais lui agrippa une jambe avec un désespoir certains. Ravilla se massa les tempes en soupirant. C'était réellement une semaine de merde. Pendant ce temps, son "admirateur" déclamait de la poésie et autres choses. Urdnot Cupidon, lui, n'était plus en vue. Heureusement pour sa carapace. Il n'empêchait qu'elle se retrouvait avec, littéralement, un boulet au pied et plusieurs badauds qui la regardaient, un sourire en coin. Pendant un court instant, la Turienne regretta d'avoir trop d'honneur et de gentillesse pour le frapper à coup de pieds alors qu'il se traînait au sol misérablement.

    - Epouuuse moiii. On aura des gosses. Et un chien. Et une cuizine touteéuiqpée! Et.. Et... Attends.. tu dis rien? Tu m'trompes, c'est ça?! T'AS QUELQU'UN?!

    Il continuait de débiter des imbécillités que son cerveau trop imbibé sortait au petit bonheur la chance. Peu patiente, elle répondit sur un ton sarcastique.

    - Oui, j'allais rejoindre Garrus Vakarian. Nous sommes ensemble, et ce n'est ABSOLUMENT pas une excuse pour que vous me lâchiez avant que je ne perde patience. Et ce n'est pas non plus une façon de vous dire d'aller vous faire voir.

    Étonnamment, cela marcha. En même temps, vu le taux d’éthanols qu'il devait avoir dans le sang, il l'aurait sans doute cru sur parole si elle lui avait dit être un Varren parlant. C'était même plus que probable. Qu'y avait-il donc dans cette flèche pour que l'étranger soit dans un tel état? L'Humain arrêta de se traîner sur la route et l'agrippa sur les épaules, la secouant presque. Si physiquement il ne lui arriva rien, dans la tête de la femme, il mourut une quinzaine de fois de plusieurs façons douloureuses.

    - Garrus?! Tu gèèèèères! Hey, signe moi ça!

    Il lui tendit un datapad sous le nez, l'agitant tout en manquant de se casser la gueule. Si c'était le prix de la liberté, elle n'allait pas le bouder. Ecrivant avec soin un "Vous étiez bourré", elle finit par rendre l'appareil au mâle qui ne le regarda même pas et courut rejoindre ses amis, sans doute aussi alcoolisés que lui, en hurlant "Qu'il avait la signature de Vakarian". S'il se souvenait de ne serait-ce qu'une partie de sa soirée le lendemain, il aurait sans doute les joues en feu. En attendant, c'était la franc-tireuse qui essayait de conserver les restes de sa dignité tandis que les quelques traînards partaient. Le spectacle était fini et il n'y avait pas eu de heurts. Ce n'était plus intéressant sans doute. Heureusement. Elle s'isola quelque peu et alluma son omnitech, commençant enfin la conversation avec le Superviseur. Il avait dû attendre une réponse, mais ce n'était vraiment pas le moment de lui signaler.

    - Superviseur Benam? Je vous prie de m'excuser de l'attente. J'ai été... retardée. Ecoutez, je comprends que vous avez besoin de Caryssa, mais je dois vous avouer ne pas voir l'intérêt de l'avoir fait se déplacer si c'était ensuite pour nous laisser au bar. Un de mes collègues, le soldat Terkus, a été dépêché sur ma demande. Conformément à mes ordres, je vous demande de bien vouloir me laisser participer à l'enquête en court.
    Par ailleurs, je vous informe que Kori et Naki'Penyo ont bien été aperçu sur les lieux par les employés.


    Il la remercia pour les informations et l'informa se renseigner auprès de sa collègue avant de décider quoique ce soit. La native de Palaven coupa la communication. Ce n'était pas gagné. Mais il y avait un peut-être. Elle rentra à nouveau dans la boîte. La musique assourdissante lui vrilla un peu la tête avant qu'elle ne s'y habitue à nouveau. Son verre n'était plus là. En même temps, elle l'avait fini. Dommage, elle aurait bien bu un petit quelque chose. D'une rapide manipulation, la turienne paya sa consommation. Au moins, c'était réglé. Du côté de sa protégée et de son subordonné, il sembla que la situation n'avait pas évolué. Sans doute que ni l'un ni l'autre n'avait estimé nécessaire de parler. Elle tenta tout de même de discuter avec l'Asari sur des sujets pas forcément des plus passionnants. Mais au moins cela passait le temps. Au bout d'un moment, elle eut à nouveau Benam à l'oreillette.

    - Aper ? On revient vous chercher. Tenez-vous prête.

    Enfin! Les Esprits en soient remerciés. Ils allaient pouvoir partir. Elle le notifia aux deux autres et, quelques minutes plus tard, ils quittèrent le bar pour se rendre aux navettes. Le but n'était pas de les prendre, mais plutôt d'attendre que ceux qu'ils attendaient. Chose qui finit par arriver après quelques minutes. La militaire ne fit pas mine de s'intéresser plus que ça à Kori. En tout cas, elle ne l'engueula pas comme elle aurait pu le faire. Elle préféra lui adresser un signe de tête et un "Kori..." qui signifiait "Encore dans un pétrin pas possible, hein?" désabusé. Puis elle enchaîna sur de rapides présentations avant d'enchaîner dans le vif du sujet.

    - Superviseur Bennam, si je puis me permettre et à moins que vous n'ayez besoin du témoin, je vous propose que le soldat Trekus et Mademoiselle Caryssa ne se rende à son appartement. Cela serait plus prudent pour elle. Quant à nous, je me permets de vous conseiller que nous ne fassions pas d'avantage attendre votre collègue et que nous la rejoignions au plus tôt.

    Restait plus qu'à espérer que Lleyton n'était pas du genre "chefaillon" ayant du mal avec ceux qui proposait des choses à sa place...








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[Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête

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