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 Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients

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MessageSujet: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mar 20 Jan 2015, 19:47
Intervention MJ : Non Date : 17 janvier 2200 RP violent
Shannon O'Ryan-T'Siola ♦ Edgar Roth Vaärminen ♦ J'ango Garnar
Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients


17 janvier 2200, 8 heures du matin, Terre (un bidonville des Terres-Mortes, Etats-Unis)



Shannon se réveilla, étouffée par un nuage de poussière. Elle s'assit en sursaut et toussa, longtemps. Elle regarda autour d'elle, et vit des gens s'éloigner en courant, soulevant davantage de poussière.

Toujours l'endroit sale de la veille. Toujours l'endroit malfamé. Shannon se demanda comment elle avait pu réussir à s'endormir. Mais il est vrai qu'après un passage sur Oméga, un bidonville des Terres-Mortes ressemblait à un paradis.

Les cahutes s'entassaient, des cris provenaient de toutes parts, une odeur d'excrément stagnait dans l'air, parce qu'il faisait beau aujourd'hui. Pas de vent, et un grand soleil. Mauvais début de journée. Shannon avait dormi contre un mur en tôle, dans une rue qui avait le mérite d'avoir un sol sec – mais vu le réveil abrupt qu'elle venait de subir, la jeune femme se dit que dormir dans une flaque d'eau n'aurait pas été pire.

Elle se leva, et c'est là qu'elle comprit que la fatigue ne l'avait pas quittée. Deux après son passage en Irlande, ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans cette situation. Mais cette fois, c'était pire, elle le sentait. Peut-être parce qu'elle côtoyait ses cousins américains ; depuis qu'elle traînait dans le bidonville, ses tympans avaient manqué d'exploser plusieurs fois après qu'on l'ait poursuivie en chantant faux des chants traditionnels irlandais ou en se moquant de sa couleur de cheveux.


Certaines choses ne changeront jamais.


Son sac mis sur son dos, Shannon se mit en route. Pour où, elle ne savait, comme d'habitude. Son estomac grondait ; elle n'avait plus d'argent, ou presque, et son dernier repas remontait à hier midi. Elle s'arrêta pour regarder dans son sac. Plus de nourriture.


Oh.


Enfin, elle le savait déjà.

Sans s'en rendre compte, elle avait rangé sa cape, sur laquelle elle avait dormi, remis son sac sur son dos et s'était remise en marche. Sans s'en rendre compte, elle passa à côté d'un étal de nourriture, pourtant bien odorant. Elle s'arrêta un instant, repartit, sans réaction aucune. Quelqu'un la dépassa au pas de course.


« Hé ! cria une voix derrière elle. Au voleur ! Mes spécialités culinaires kroganes ! »


Ici, des spécialités kroganes ? Quelles horreurs peuvent bien se cacher dedans ? Pourquoi la situation actuelle permet à des gens comme lui de vendre ?

Enfin, la cuisine krogane était déjà assez spéciale aux yeux des humains comme ça...

En quelques instants confus, Shannon se retrouva plaquée au sol, le bras coincé dans le dos et un pistolet contre la tempe.


« Rends la nourriture à mon patron, salope. Il sait que c'est toi, il t'as vue reluquer l'étal avec ton œil vert bizarre. »


Apparemment, elle était restée plus longtemps devant la boutique qu'elle ne l'aurait cru. Mais cet homme était fou ! Ça se voyait qu'elle ne transportait rien, et elle n'aurait rien mis de gras sans protection dans son sac !


Elle grinça des dents. « J'ai... Je n'ai rien pris. Fouillez-moi, si vous voulez.
— Je vais me gêner, tiens... » L'homme avait dit cela d'un ton ragoûtant.
« Pervers. »


Le mot avait échappé à Shannon, et elle comprit immédiatement son erreur. L'homme la retourna comme si elle ne pesait rien, et lui offrit à contempler un rictus affreux. Il remua les lèvres d'une façon qui signifiait : « Qu'est-ce que tu as dit ? Mal entendu. » Son pistolet pressa contre la tempe de Shannon.

Avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, Shannon lui mit un coup de tête, se leva et partit en courant. Elle traversa ce qui tenait lieu de rues dans un bidonville, et bientôt, tous les commerçants décidèrent qu'ils se l'étaient mise à dos, car on leur avait tous volé des choses ce matin. Des tas de gens la coursaient, et sa tête la lancinait ; elle avait du mal à se repérer et ne serait-ce qu'à y voir clair.

Elle fut rattrapée, arrêtée, tabassée, puis fouillée ; lorsqu'on comprit qu'elle n'avait rien sur elle, elle fut quand même traitée en « putain d'étrangère qui sème le doute et le trouble dans notre joyeuse communauté » et jetée hors du bidonville.

Shannon resta un temps allongée sur le sol craquelé, roulée en boule. Elle ne pensait rien. Elle avait mal. Quand elle finit par se remettre debout, elle passa correctement sa manche gauche inutile autour de son cou, ainsi que son écharpe. Elle ne s'épousseta pas, et sans plus tarder, s'éloigna de ce bel exemple de civilisation.



*



17 janvier 2200, 13 heures, désert des Terres-Mortes, Etats-Unis



Comment était-elle arrivée là, déjà ?

Shannon avançait, au milieu de nulle part. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'il s'était passé. Des arbres morts tenaient encore debout, des tas de roche apparaissaient sur l'horizon. De la poussière était soulevée par le vent. Il faisait chaud.

Quand elle repensait à ce qu'elle venait de vivre, c'était plus ou moins ce qui arrivait, en fait, à chaque fois qu'elle entrait dans une ville des Terres-Mortes. Mais c'était toujours aussi agréable à chaque fois.


Pourquoi je continue ?


Son corps la faisait souffrir de partout ; elle n'avait encore rien mangé, en plus. Elle était seule. Shannon se retourna. Le bidonville avait disparu à sa vue, et hors de question d'essayer d'y retourner. Il ne semblait pas y en avoir d'autres avant un moment. Elle était perdue.


« Il y a quelqu'un ? »


Elle avait crié, et le souffle du vent lui répondit. Par réflexe, elle saisit son bras gauche, ou plutôt son fantôme. Malgré elle, cela la fit ricaner. Cela faisait, quoi, quatorze ans qu'elle n'avait plus ce bras?


« J'ai faim, putain ! Je crève de faim ! » Elle criait à l'attention d'elle-même et du désert, en faisant de grands gestes avec le bras vers le ciel. Voilà.


Shannon trébucha. Puis se releva. Son sac était lourd, plus lourd que d'habitude.


« Hé ! » Personne. « Je m'appelle Shannon O'Ryan-T'Siola, j'ai besoin d'aide, pitié ! »


Quelqu'un pouvait-il l'entendre ? Dans sa tête, elle implora l'aide de ses parents. Mais lesquels ? Ses parents biologiques, ou adoptifs, le couple d'Asaris ? Elle toussa, encore victime de la poussière. Celle-ci pénétrait ses narines, y laissait une odeur âcre, qui se transformait en goût dans sa bouche.

Shannon avait soif, aussi. Elle ne tenait plus debout. Sa famille lui manquait. Laquelle, encore ? Celle morte, celle en vie ? Elle espérait qu'un de ses proches la trouverait ici.


Kara, pensa-t-elle en visualisant mentalement sa sœur, tu es là ?


Non, ils étaient tous loin. Dans un autre monde, qu'elle souhaitait meilleur, et sur Thessia.

Shannon se laissa tomber sur les genoux. Son sac glissa sur le sol, à côté d'elle. Elle perdait complètement la tête. Ce n'était pas son état normal ! Mais elle était seule, et faible. Ces facteurs devaient jouer. Elle voulut sortir son journal de son sac, mais n'y parvint pas. Elle imagina déjà ce qui l'attendait dans les heures à venir si personne n'intervenait. Imagina des choses horribles. Il fallait qu'elle sorte de là. Elle réfléchissait beaucoup trop. Alors, elle colla sa tête contre le sol sec, et se mit à pleurer.


« Merde, merde, merde, merde... »




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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mar 20 Jan 2015, 23:05

Se perdre dans le désert [...]



# ORBITE TERRIENNE
# TREIZE HEURE


Depuis la Citadelle, le voyage n'avait pas été bien long. Roth était sur le point de regagner son foyer, la Terre-Mère. Seul à bord du Nestori, feu son ami d'enfance lui manquait encore énormément, sans compter que Roth n’était pas un vrai pilote. Zen'Bodda quant à lui était resté sur la Citadelle, disant y avoir à faire.

Ses outils de bord clignotaient de partout et donnaient nombre d'indications. Roth était surexcité à l’idée de fouler le sol terrien à nouveau, cela faisait longtemps. Or, une certaine angoisse était portée par l'état d’âme du Terrien. Cette angoisse, Roth se l’expliquait par l’admission que la Terre avait pu évoluer dans un triste sens, non sans rester la prunelle de son œil, bienveillant dans le fond.

Roth entama son entrée dans l’atmosphère, laborieusement mais surement. Il voulait atterrir en Finlande, mais d'idiotes erreurs de calculs mêlées à ses quelques maladresses en matière de pilotage le conduisirent aux États-Unis. Le Nestori se retrouva alors à survoler une zone semblant juste... morte, dépourvue de toute forme de vie. Ce fut une grande déception pour Roth qui, douloureusement, voyait de son propre œil les Terres-Mortes pour la première fois. C’était à peine si une larme lui échappait. Quel gâchis qu'un tel no man's land...


[...]


# ÉTATS-UNIS, TERRES MORTES
# TREIZE HEURE ET QUELQUES


Tandis que Roth survolait une sorte de désert, il débuta comme il put des manœuvres d’atterrissage. Si le procédé ne lui semblait pas d’une difficulté insurmontable, il peinait toujours à obtenir le résultat désiré, malgré toute son implication. Le Nestori avançait lentement, à une vitesse approchant les dix mètres par seconde, à quelques dizaines de mètres du sol d'ailleurs. Roth gardait un œil attentif à ses outils de bord qui lui indiquèrent bientôt une forme de vie dans les parages. L’heure était à la concentration, mais l'information fut prise en compte.

Le vaisseau était à présent à quelques mètres seulement du sol terrien, sol qu’il s’apprêtait à côtoyer. À son contact, de conséquentes secousses furent provoquées, ce qui ne manqua pas de rappeler à Roth que le jour où il maîtriserait toutes les subtilités de ce vaisseau n’était pas encore arrivé. Enfin, le vaisseau était stabilisé. Roth soupira et éclata de rire, comme à chaque fois.

Si Nestori avait été là, il se serait bien foutu de moi tiens ! Pensa Roth sur un ton ricanant, se moquant humblement de sa propre incompétence. L’autodérision servait ici d’exutoire contre toute cette angoisse, ce stress présent à chaque fois que Roth manquait de peu de mettre en pièce tout ce qui restait de son ami.

Il était temps maintenant de sortir apprécier l’atmosphère "maternelle" de la planète, et il s'agissait de s’équiper en conséquence. Dans sa précaution habituelle, Roth garda sur lui son plastron et se rendit dans la salle d’armement où il y saisit son fusil de précision "Javelot" accompagné de ses dix charges, tandis que son long manteau de cuir abritait un Carnifex, une machette et bien sûr sa flasque remplie de son breuvage favori. Il s’empara également d’un sac à dos qu’il encombra d’une dizaine de capsules thermiques, d’une gourde d’eau fraiche, d’antibiotiques et de quelques biscuits militaires.

Fin prêt, Roth exécuta la commande d’ouverture de la porte principale. Au contact de l’aridité désertique, le Finlandais se sentit mal, comme bouleversé pour un climat aussi... spécifique. Par réflexe, Roth piocha dans sa flasque un peu de réconfort alcoolisé. Ça ne fit pas grand-chose, mais c’était déjà ça.

Ayant pris soin de sécuriser la fermeture de la porte principale jusqu’à son retour, Roth se fixa pour objectif d’explorer les lieux, éventuellement à la recherche de cette fameuse forme de vie qu’il avait cru remarquer durant ses manœuvres, depuis la salle de pilotage.

D’une seconde à une autre, Roth entendit soudainement quelqu’un crier.

Pitié ! Raisonna au loin une voix tant déchainée que désespérée.

C'était quoi ça ? Articula-t-il doucement, se parlant à lui-même.

Que ce soit un piège un non, il doit s’agir de ce que j’ai vu tout à l’heure... Se dit Roth avec prudence, aussi déplia-t-il son Javelot tout en progressant vigilamment vers les environs de la source auditive.

À un moment donné, Roth vit au loin une femme, une jeune femme, pliée en deux, immobile. Impulsivement, Roth aurait eu tendance à courir à son secours sans plus attendre, mais il n’était pas dupe : il soupçonnait une embuscade ou une arnaque du genre, ce pourquoi il prit le temps de faire le tour de la zone en long comme en large avant d’approcher la jeune femme de plus près. Étant donné que le périmètre semblait à priori "sûr", Roth commença à approcher la jeune femme, sans pour autant baisser sa garde. Roth rangea son Javelot et se munit de son Carnifex à la place. Il continua à s’approcher, lentement.

Arrivé à une certaine distance, une dizaine de mètres le séparaient de la jeune femme. Roth abaissa son Carnifex et tenta d’engager la conversation.

Mademoiselle ? Vous... Vous allez bien ?

Roth avait l'air sérieux, plus que d'habitude. Les traits de son visage se crispèrent et un dur sentiment l'envahit : celui d'avoir en face de lui quelqu'un dans le besoin le plus urgent.



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Ven 23 Jan 2015, 22:30


J'ango Garnar : Clone n°1. Protecteur de colonie.

Aujourd'hui, les élèves d'un quelconque lycée d'Astéria étaient en sortie. De fait, par delà le soulagement de certains de quitter les ennuyeux cours magistraux, c'était avant tout afin de mettre au point les connaissances basiques quand à la géologie. En cette occasion, l'instituteur avait planifié un arrêt sur Terre. La planète natale du genre humain avait été un choix presque évident à ses yeux puisque c'était là-bas que la connaissance avait commencer, pour les hommes. Le voyage avait fait œuvre d'une préparation longue et sans faille. On avait loué les services d'une équipe de spécialistes du domaine afin de profiter de leur savoir une fois là-bas. Ils étaient censés se déplacés en véhicule d'étude, sorte de mako trafiqué afin d'embarquer une station d'analyse.

En cette occasion, on avait également réclamé J'ango pour le détour. Ce n'était pas une question militaire et il était clair qu'il n'aurait sans doute pas à tirer sur qui que ce soit. Mais au cas où une mauvaise rencontre aurait lieu, mieux valait le prendre avec eux. Le protecteur de colonie n'aurait sans doute pas à distribuer de baffe, mais bon...
C'était la première fois qu'il se rendait sur Terre. Quoique l'idée de visiter ne lui avait jamais traversé l'esprit, il prenait maintenant l'occasion comme un bon moyen de s’aérer un peu l'esprit et de quitter le train-train sur Astéria. Tant mieux.

Une fois arrivé dans ce qui semblait être un désert relativement... eh bien euh... désert ? Et après avoir rencontré l'équipe déployé sur place, ils embarquèrent dans le mako et se rendirent sur des points choisis et quadrillés par les géologues. Une fois sur place, J'ango laissa ceux qu'ils accompagnait s'occuper de leur travail, laissant le professeur démarrer son cour ( que le krogan trouvait totalement inintéressant ) et s'éloignant ainsi. J'ango alla gravir un rocher dans les environs afin d'y déployer sa paire de jumelles, à la recherche d'un éventuel élément anormal. Au bout d'un petit moment, il se rendit compte de silhouettes étranges au loin. Le krogan procéda à l'augmentation du zoom de ses jumelles et ne tarda pas à observer la silhouette d'un vaisseau posé là. Qu'est ce qu'était que ce bazar... Il aperçut alors ce qui semblait être des formes humanoïdes.

Intrigué, J'ango pivota vers les étudiants, le professeur ainsi que les vacataires géologues pour leur adresser des signes de la main.
« Hé ! J'ai vu quelque chose d'anormal. Je vais vérifier ce que c'est et je reviens dans l'instant qui suit » déclara t-il.
On acquiesça puis on le laissa partir. J'ango se mit alors aussitôt en marche. Qu'est ce qui se passait dans ce désert.

Une fois plus à proximité de la scène, disons à une centaine de mètre de tout cela, il mit ses mains devant sa bouche afin de porter sa voix et hurla.

« Hé ! Qui êtes vous et que faites vous dans ce désert ?! Vous avez besoin d'assistance ?! » hurla t-il.

Ce n'était pas comme ça que les gens faisaient du tourisme, d'habitude. De toute évidence, les silhouettes qu'il avait aperçu à travers ses jumelles n'étaient pas celles de voyageurs. Sans doute avait-il ici eut lieu un accident ou peut-être une scène de crime, qui sait ? Peut-être que tout ceci n'était qu'un piège. Mais à proximité des étudiants et des professeurs, il était hors de question de le laisser se déclencher sur eux dans tout les cas. Mieux valait donc vérifier. Par mesure de sécurité, il plaça une main sur le holster de son pistolet Predator.

« J'suis Protecteur. J'suis pas là pour vous causer des soucis, entendu ? »








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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Sam 24 Jan 2015, 22:44
« Mademoiselle ? Vous... Vous allez bien ?


— … Ouah ! »


Shannon prit appui sur son unique bras, et poussa pour se retrouver sur les fesses, surprise comme jamais. Un nuage de poussière se souleva quand son derrière heurta le sol.

D'ailleurs, en parlant de poussière...


Comment j'ai pu manquer l'atterrissage de ce vaisseau ? Putain, qu'est-ce qui se passe ?


Mais la jeune femme détourna son regard du vaisseau pour observer l'homme qui en était descendu. Il s'était arrêté à quelques mètres d'elle, l'arme au poing.

Sans s'en rendre compte, elle aussi avait saisi son couteau, et le pointait en direction de l'inconnu, le bras agité de tremblements.

Mais l'homme, bien que sur ses gardes, n'avait pas l'air de vouloir la tuer comme ça, pour rien. Il faudrait qu'elle arrête de sortir son arme à tout bout de champ.


Fichue habitude d'Oméga !


Pour ce qu'elle savait s'en servir... Et face à un fusil... De toute façon, son bras était bien trop faible après les coups qu'elle avait reçus ; elle lâcha sa lame.

Le visage de Shannon se tordit sous l'effet de la douleur. Elle tentait de ne pas s'effondrer... Au moins le temps de répondre à l'inconnu. Si elle en avait eu la force et la volonté, elle se serait précipitée dans son vaisseau en le priant de décoller.


« Non... Non, ça ne va pas... Prévenez ma mère, Baara T'Siola... C'est un grand médecin Asari, elle peut faire quelque chose... » Elle se demandait si elle parlait assez fort pour que l'homme l'entende. « Non ! Il ne faut pas qu'elle sache que je suis là... Prévenez mes parents, Edward et Anne O'Ryan, en Irlande... »


Mais de quoi parlait-elle ? Ses parents biologiques étaient morts ! Son passage à tabac avait dû la blesser plus sérieusement qu'elle ne le pensait. L'inconnu, toujours immobile, n'avancerait pas plus face à quelqu'un en plein délire ! Le pire, c'est qu'elle avait vaguement conscience qu'elle était plus ou moins comme ça dans la vie de tous les jours.

C'est là qu'une autre voix se fit entendre.


« Hé ! Qui êtes vous et que faites vous dans ce désert ?! Vous avez besoin d'assistance ?! » Une pause. « J'suis Protecteur. J'suis pas là pour vous causer des soucis, entendu ? »


Shannon tourna vivement la tête. De ce qu'elle voyait, il y avait un Krogan sur sa droite. D'où venait-il ? De l'arrière de cette colline, au loin ? Avait-il entendu ce qu'elle avait dit avant ?

Lui aussi était méfiant. Cela se voyait, même s'il était loin, qu'il hésitait à sortir une arme. Shannon partit d'un grand rire, et bascula sur le dos, la tête vers l'Humain. Le regard vers le ciel, elle n'eut qu'une pensée, celle de l'attaque des Moissonneurs sur Terre. Elle ne voyait pas la beauté du paysage.


Je serais une parfaite cible pour un Moissonneur.


En attendant, son rire ne s'était pas arrêté. Sa manche gauche s'étalait sur le sol. L'homme, d'ailleurs, avait un implant à ce bras, comme elle autrefois. Comment avait-il... Cette question attendrait. Shannon songeait toujours aux paroles du Krogan.


Elle cria, le regard toujours fixé sur le ciel. « Par la Déesse ! Et qui êtes vous et que faites-vous là, vous deux ? Je m'appelle Shannon O'Ryan-T'Siola... Je suis blessée... J'ai faim, soif... Et ma tête... » Elle se la prit dans les mains. « … Bon Dieu, ma tête ! Arrêtez tous de croire à un piège ! C'est le désert, ici ! On est seuls ! Aidez-moi, je vous en prie, si vous n'êtes pas là pour de mauvaises raisons comme vous le dites... »


Du moins espérait-elle qu'ils étaient bien seuls. Le bidonville d'où elle venait devait attirer la racaille, et celle-ci devait traîner dans le désert.

Shannon avait tant espéré de l'aide qu'elle espérait que l'Humain et le Krogan n'en faisaient pas partie.

Un coup de vent mit ses cheveux en pétard. A tâtons, elle attacha de nouveau son arme à sa ceinture ; elle espérait que les deux autres ne toucheraient pas non plus à leurs fusils ou que savait-elle encore.


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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Dim 25 Jan 2015, 02:06

Se perdre dans le désert [...]



C’est le désert ici ! On est seuls !

Cette simple phrase ne cessait de résonner dans l'esprit du Finlandais que la chaleur perturbait.

En cette situation critique, Roth fouilla dans son sac à dos à la recherche de quelque chose à grignoter pour la jeune femme affamée. Il sortit de son sac une gourde thermique d'eau fraiche et un biscuit militaire. Bien qu’un peu rigide, celui-ci ferait certainement l’affaire le temps de trouver mieux. Il les lui tendit.

Tenez le coup, voici de l'eau. Et ça, c'est un biscuit militaire. Allez-y doucement, c'est un peu dur. Prévint-il.

Elle s'en empara comme si sa vie en dépendait, ce qui était d'ailleurs le cas. Roth se tourna ensuite vers le Krogan.

Protecteur hein ? Une chance que vous soyez là alors ! Vous n'êtes pas seul j'imagine ? Prononça-t-il assez fort pour que le Krogan l'entende de là où il se trouvait.

Méfiant, il poursuivit :

Écoutez, je m'appelle Roth ! Je bosse pour une organisation écologiste et je suis psychologue ! C'est mon vaisseau là-bas ! À la base, je m'attendais pas spécialement à atterrir ici, mais étant données les circonstances, ça tombe peut-être pas plus mal !

Roth porta ensuite son regard sur la jeune femme, encore allongée sur le sol. Elle avait vidé la gourde et s'attaquait au biscuit militaire.

Pauvre fille... Qui es-tu ? Se demanda Roth apitoyé, avant de s'adresser à nouveau au Krogan, toujours à haute voix.

J'ai trouvé cette personne en arrivant ici et elle a besoin d'aide ! Je répète : il lui faut des soins d'urgence et un suivi psy ! Je pourrais la prendre en charge ! Mon vaisseau dispose d'une baie médicale ! Et vous-même, je ne sais pas si vous avez besoin de quoi que ce soit, mais je suis prêt à aider au besoin !

J'espère que je ne me trompe pas sur le compte de ce "Protecteur", qui sort comme ça de nulle part... Pensa Roth tout de même, tendu qu'il était sans le montrer.

Plus loin, le Nestori restait stationné, bien visible. Tel qu'il était conçu, une reconnaissance digitale était nécessaire à l'ouverture de son sas principal. Aucun risque donc que la corvette ne soit détournée dans le dos de Roth par quelqu'un de mal intentionné.

Mais il restait un bidonville non loin, parsemé d'individus plus malfamés les uns que les autres, et il se pouvait bien qu'un tel vaisseau, suite à son atterrissage aussi maladroit que notable, attire du monde... ce dont Roth était bien conscient, d'où son surplus de vigilance.



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mar 27 Jan 2015, 10:53
Eh bien, voilà qui sortait un peu de l'ordinaire. J'ango n'était pas vraiment habitué à tomber sur ce genre de spectacle. Oh que oui, il en avait déjà vu, sur Astéria, des personnes qui avaient besoin d'un coup de main. Mais ce n'était jamais au point d'être dans la détresse. Soudainement, il trouvait aussi qu'il y avait trop de sources de menace potentielles. Après tout, il était encore le seul à ne pas avoir sorti quelconque arme. Pour peu qu'il s'agissait un piège, il partait avec un sacré désavantage. Son intuition lui commanda cependant de ne pas dégainer à son tour. Cela aurait pût être vu comme un signe d'hostilité. De fait, il ne pouvait pas non plus ignorer sans chercher la situation dans laquelle se trouvait les deux.

« J'accompagne un groupe de géologues qui font des recherches à quelques lieux de ici. J'ai repéré votre activité depuis les rocheuses, derrière moi, au loin. J'ai vu du mouvement étrange depuis là-bas. Afin de m'assurer qu'il ne s'agissait pas de quelque chose de nuisible, je me suis approché.»

Avait-il bien fait ? Bon, ça restait a voir. Le Krogan s'approcha des deux jusqu'à être a proximité des deux. Jusque là, il avait surtout l'impression que l'on venait de repêcher une folle hors de son caveau. Fort heureusement, le type était un psy. Tant mieux, si il pouvait plus ordonner des cachetons, ça ne serait sans doute pas plus mal.

« Je ne suis pas médecin et j'ai pas grand chose pour la situation actuelle. C'est la première fois que je viens sur Terre, aussi. Je connais mal le coin, donc pour vous conseiller, on repassera. J'ai cru observer un sorte de ville plus loin. Enfin, ville... Si on peut dire... Ce n'est pas de la que vous venez, madame ? »

Après tout, quitte a croiser un habitant du coin un peu perdu, autant faire des hypothèses dès maintenant ! Soyons honnêtes : si il avait dû vivre en ce lieu, J'ango aussi aurait pété un plomb. Il convenait au moins de se renseigner un minimum sur la situation.

« Et bon dieu, pas la peine d'être aussi méfiant ! Je n'ai encore mangé personne et ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer. Vous voulez que j'aille chercher de l'aide auprès de mon groupe peut-être ? Ce sont pas des docs mais des blouses blanches. J'avoue ne pas être un spécialiste des opérations de secours. » lança t-il en regardant Roth. « Comment avez vous atterri ici vous ? On va vous sortir d'ici, cela dit. Z'avez mal quelque part ? » continua t-il en regardant l'humaine.

Il approcha et se permit de l'inspecter un peu. Il n'y avait pas de blessures bien visibles qui crevaient les yeux. En tout cas, elle était consciente et pouvait communiquer, ce qui allait faciliter la tâche pour l'occasion.






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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mer 28 Jan 2015, 19:07

Shannon mangeait sans prendre le temps de mâcher ce que lui avait donné le dénommé Roth. Cela faisait du bien, beaucoup de bien. C'était simple, mais la situation rendait la nourriture délicieuse.

Ce repas lui remit quelque peu les idées en place. Elle vit le désert qui l'entourait, Roth et ce Krogan d'une façon différente. Elle finit sa dernière bouchée, chancelante, et tenta de rester debout.


« Merci, monsieur... » Elle enroula sa manche autour de son cou. « Ah, merde... J'ai vraiment... Vraiment pété les plombs, pas vrai... ? … Je suis désolée. »


Elle tourna la tête vers le Krogan, un sourire gêné sur le visage. « Désolée aussi. Je... J'étais dans ce bidonville... Et... Enfin, longue histoire, mais j'ai été tabassée et les habitants m'ont foutue dehors... Alors que je n'avais plus rien. »


Shannon retomba sur les genoux, la main sur l'estomac.


Bon. Quelques côtes cassées, sans aucun doute. Et plein de bleus à prévoir.


Ses deux sauveurs avaient un vaisseau et avaient un soutien, même si ce n'étaient que des géologues. Shannon avait bien besoin de tout ça. L'avantage de se perdre dans le désert, c'était de se faire rapidement des amis.


« Merci... Si vous pouvez m'aider... Je vous en serait infiniment reconnaissante. Je dois vous avouer que... Je ne sais plus où j'en suis. Pourquoi tout ça ? Pourquoi se sont-ils acharnés contre moi ? A cause de la guerre d'autrefois ? Oui... Je ne sais plus où j'en suis. »


Ils ont déjà dû le remarquer bien assez, idiote !


Mais elle se dit bien que la paix n'était pas tant revenue que ça après la fin de la guerre. Ses parents étaient morts pour que rien n'évolue.

Bon sang, il fallait qu'elle arrête de penser à eux. Son état était plus préoccupant... Oui, puisqu'aux dernières nouvelles, elle était toujours en vie. Et... Elle n'avait pas l'impression d'être redevenue... Ou peut-être était-elle à peine différente dans son état normal. Un peu détachée, à côté de tout...

Tant bien que mal, Shannon se releva et remit son sac sur son dos.


« Votre camp de géologues, là... Allo... Wow ! »


En quelques secondes, elle se retrouva à plusieurs mètres du sol, entourée d'un champ d'énergie bleuté typique de la télékinésie biotique. Elle essaya de battre du bras et des pieds, sous les yeux de l'Humain et du Krogan.

Shannon fut attirée vers l'arrière, à toute allure. Sur une bonne centaine de mètres. Tout d'un coup, elle chuta, derrière un énorme monticule de terre. Le choc fut rude, et elle compléta son maigre repas par de la poussière. Ça devenait une habitude.


« Uh... »


Les yeux mi-clos, elle attendit que la douleur se calme.


Quelqu'un hurlait. « T'as vu ? Je vais la buter, c'te paumée, si tu me laisses pas partir, J'ango !
— Je crois pas que tu partiras, mon gars. »


Shannon ouvrit complètement les yeux, et vit un Humain pointer un pistolet sur elle. A quelques pas de lui, un Krogan.

Celui-ci se jeta sur l'homme ; en un coup d'épaule, le gringalet qu'il était fut par terre. Le Krogan sortit une arme.


Le doigt sur la détente, il dit : « Un salaud comme toi, ça a pas besoin d'allonger d'avantage son CV. C'est pas ta pseudo-prise d'otage qui va m'empêcher de t'exécuter. C'est les ordres, t'avais qu'à pas tant déconner.
— J'suis pas tout seul, J'ango ! On va me chercher ! Dès que les gars auront vu que j'suis plus en ville, ils débarqueront !
— Peut-être bien. Tu sais pourquoi j'ai choisi le désert pour t'en mettre une entre les deux yeux ? T'es tranquille quand même, pour un bon moment. »


J'ango tira dans la tête de l'homme. Celui-ci s'effondra ; une flaque de sang commença d'apparaître sous lui.

Shannon avait assisté à la scène avec un effroi grandissant. Elle ne bougeait pas. L'inconvénient de se perdre dans le désert, en dehors de s'y perdre, c'était de facilement tomber sur des horreurs.


Le Krogan rangea son arme. « Bon, ben voilà. »


Shannon regarda en direction du bidonville. Rien pour l'instant, mais elle craignait ne pas être tranquille longtemps. Il allait falloir prévenir tout le monde, surtout les géologues...

Et puis, peut-être qu'elle hallucinait... Mais ce Krogan... Ce Krogan était un vrai sosie de l'autre. Elle s'en frotta les yeux.


Par la Déesse, c'est encore moi qui perds la tête, ou bien ?


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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Jeu 05 Fév 2015, 17:07

Se perdre dans le désert [...]



La situation venait d’empirer d’un cran, mais la jeune femme semblait avoir partiellement retrouvé ses esprits ainsi que sa clairvoyance. Roth était sur ses gardes depuis l’atterrissage, tandis que l’épreuve de l’instant s’intensifiait crescendo, avec notamment l'arrivée de deux nouveaux venus : d'une part un Humain aux aptitudes biotiques doublées de sombres attentions envers la jeune femme, d'autre part un autre Krogan qui traita de suite le malfaiteur biotique avec une violence radicale mais bienvenue. Saccagé, le corps de l'Humain libéra bientôt toute une coulée de sang qui se répandit lentement sur le sol aride que promettait un tel désert. C'était à présent un sol souillé qui supportait le cadavre, reposant sur son rocher sec en guise de pierre tombale.

Depuis ses débuts dans le milieu stellaire, Roth en avait vu des vertes et des pas mûres, et il allait sans dire que la mort sous nombre de ses aspects faisait partie du lot. Ceci-dit, à côté de toute question bonne à se poser, Roth avait su développer une forme protectrice de sang-froid telle une carapace psychique. Silencieusement, son Carnifex à la main, le Finlandais réfléchissait dans un calme maintenu par souci évident de survie.

C’était qui ce type ? Un gars du coin ? Et lui là ? Encore un Krogan ? Putain, je le sens mal ce plan... Songea-t-il, ne croyant pas si bien dire.

Conscient que le moment n'était pas bien choisi pour stagner, Roth se tourna immédiatement vers les trois individus encore vivants, en particulier vers le nouveau Krogan à qui il s'adressa sans plus attendre.

Qui êtes-vous ? Bon écoutez, vous pouvez m'appeler Roth. Je suis psychologue et franc-tireur. Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous devez nous aider. Cette personne est blessée ! Affirma-t-il en désignant Shannon. Il faut la mener en lieu sûr. Je suis prêt à vous couvrir !

Roth se tourna ensuite vers le premier Krogan, qui lui inspirait confiance davantage.

Quant à vous, Protecteur, je vous crois. Votre aide serait précieuse. Je répondrai à toutes vos questions une fois que nous serons tous sortis d'affaire. Nous pourrions rejoindre mon vaisseau dans un premier temps, qu'en dîtes-vous ? Le temps presse.

En effet, la nature hostile des lieux et la situation en elle-même exigeaient à elles-deux une certaine rapidité dans le choix des mesures à prendre, Roth en était convaincu. Un repli immédiat vers le Nestori lui semblait être la meilleure option, aussi gardait-il prudemment à l’œil ses arrières, cherchant à anticiper comme il pouvait toute venue non-désirée.

Ce bidonville n'est autre qu'une source de danger dont il ne fait pas bon rester à proximité de manière prolongée.

Et comment...



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Jeu 26 Fév 2015, 19:06


J'ango Garnar : Clone n°1. Protecteur de colonie.

« Héééé... Revenez par ici enfin ! On glisse pas loin des gens comme ça ! » aboya J'ango en l'observant se déplacer en arrière comme si on la poussait sur un brancard.

Allons bon. Voilà que les personnes en détresse foutaient le camp maintenant ! Soit elle était particulièrement impolie, soit ce glissement plus que soudain n'était pas contrôlé et, dans ce là, devenait un sujet à questionnement relativement conséquent. Bon, d'accord. Tout ceci n'était pas normal. Parce qu'il ne voyait même pas l'intérêt de courir après la femme vu la vitesse à laquelle elle se déplaçait, J'ango resta planté au sol à se demander jusqu'où elle allait aller comme ça. Il fut alors, et c'est tant mieux, qu'elle finit par s'immobiliser. S'immobiliser à proximité de deux silhouettes dont l'une était désormais couchée.

Nom de Dieu, venait t-il vraiment de tirer ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Roth était au taquet. A peine la scène se produisit, directement il réagit. Ses piles étaient bien rechargées, nom d'un chibre. Observant la scène, J'ango capta son attention sur l'individu qui avait abattu le biotique. L'arme encore fumante et pointée au sol, il s'agissait a ne pas y douter d'un autre krogan . Le visage a l'air puisqu'il ne portait pas de casque, ce dernier pivota sur lui même afin de faire face aux deux. Dès lors, de son côté J'ango tilta avant même de répondre à Roth.

« Attendez... J'le connais ? » gargouilla t-il.

J'ango Garnar : Clone n°2. Agent berserker.

Ça faisait déjà un salopard de moi. Otage ou non, ce n'était pas ce qui l'avait empêché de le refroidir. Les biotiques étaient peut être rapides mais pas autant qu'une balle. Un bon coup de Predator dans les dents et on en parlait plus. Le projectile avait traversé son crâne et ainsi conduit sur une mort imminente. La salve qui avait suivit s'était contenté d'éparpiller la chair et d'agrandir les blessures, inutile mais gratifiant.

« Bon. Ben voilà. »

Le biotique avait cela dit attiré un témoin gênant. Pourquoi ne l'avait t-il pas vu plus tôt ? L'endroit semblait pourtant désert quand il était venu en bon exécuteur. Il fallait croire que ce désert n'était p aussi désert que ce que l'on pouvait attendre d'un désert normalement désert. Apres tout, c'était censé être un désert, non ?
Qu'allait t-il donc faire de cette humaine. La tuer ? L'assommer ? La persuader de se la fermer ? Le berserker n'eut guère le temps de se décider. Voila que quelqu'un l'appelait. Pivotant de manière à observer celui qui l'interpellait ainsi. Il y découvrit donc une paire d'individu. Un humain et un krogan. La situation avait l'air d'être une mauvaise blague. Pourtant, ce n'était pas un rêve. Ils étaient présents. Autant de témoins supplémentaires qui pouvaient être éventuellement nuisibles. Zut. Ce n'était pas son jour. J'ango braqua donc son pistolet devant lui, frustré.

« Cassez vous ! Vous avez rien vu, pigé ? Le premier qui fait un pas vers moi, je lui éparpille la cervelle sur le sol ! Personne viendra me choper sur ce plan là ! » aboya t-il.

Et puis, il inspecta alors le krogan, les détails de son visage, la petite trace sur le front, les yeux...
Oh non, ça n'allait pas recommencer ! Ca lui était déjà arrivé sur Oméga, avec ce serre qui lui ressemblait étrangement. Aucun doute a avoir, ce devait être lui. Quand il le vit avancer, le berserker se braqua de plus belle, pointa son arme droit vers la face du protecteur qui mit les mains en l'air et s'approcha de lui à grands pas.

« Encore toi ?! Ca t'as pas suffit sur Oméga ?! Tu me ressemble beaucoup, hein ? T'es qui pour te permettre de jouer les imposteurs ? C'est un masque ? Une chirurgie ? Bah, j'm'en fous ! Avec un trou dans la caboche, tu arrêteras de te mettre sur mon chemin ! » hurla t-il de rage.
Le berserker colla littéralement le canon de son arme droit sur le front de son jumeau qui n'en revenait toujours pas. Rouge, ce dernier finit par éclater à son tour, toujours les mais en l'air.
« Comment ça encore moi ?! T'es qui putain ! On s'est déjà croisé quelque part ?! C'est moi l'imposteur dans tout ça ?! J'ai plutôt l'impression que c'est toi qui t'amuse à copier ma tronche ! » aboya t-il.
Le berserker grinça des dents sans oser presser la détente. Visiblement, il semblait très hésitant, très perturbé par la situation.
« De plus, j'ai un tireur isolé derrière moi ! Tue moi et son crâne explosera immédiatement par la suite ! Salaud ! Laisse nous embarquer la fille et ça ira !» continua le freelance.







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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Dim 01 Mar 2015, 22:17

Shannon se prit la tête dans la main et se redressa. Enfin, se redressa... Elle était courbée comme une petite vieille.


« Cassez vous ! Vous avez rien vu, pigé ? Le premier qui fait un pas vers moi, je lui éparpille la cervelle sur le sol ! Personne viendra me choper sur ce plan là ! »


Faire un pas vers lui? Ce Krogan fêlé? Plutôt mourir!


Ah ben non, puisque si je fais un pas vers lui, je meurs aussi...


Shannon recula, doucement, les lèvres tremblantes. Il y avait au moins un point positif à tout ça, c'est que ses autres problèmes avaient disparu de son esprit. Pour l'instant.

Elle essayait de se rapprocher de l'Humain, Edgar... enfin Roth, qui avait dégainé son arme et semblait prêt à tirer à tout instant. Heureusement, les deux Krogans semblaient avoir oublié le reste du monde dès qu'ils s'étaient aperçus.


"Encore toi ?! Ca t'as pas suffit sur Oméga ?! Tu me ressemble beaucoup, hein ? T'es qui pour te permettre de jouer les imposteurs ? C'est un masque ? Une chirurgie ? Bah, j'm'en fous ! Avec un trou dans la caboche, tu arrêteras de te mettre sur mon chemin !
— Comment ça encore moi ?! T'es qui putain ! On s'est déjà croisé quelque part ?! C'est moi l'imposteur dans tout ça ?! J'ai plutôt l'impression que c'est toi qui t'amuse à copier ma tronche !
— De plus, j'ai un tireur isolé derrière moi ! Tue moi et son crâne explosera immédiatement par la suite ! Salaud ! Laisse nous embarquer la fille et ça ira !"


Shannon avait la main sur l'estomac. Putain. Cette histoire avec les deux Krogans était dingue. Elle ne voulait pas rester dans ce désert. Enfin, elle ne voulait pas rester... encore moins qu'avant. Qui étaient ces Krogans? J'ango quelque chose, les deux?

La jeune humaine se raccrocha à l'image de l'autre représentant de son espèce. Même si les Krogans semblaient circonspects, elle n'avait pas envie de rester près d'eux si ça pétait. Elle avait mal. Elle n'avait rien à faire là. Absolument rien. Aussi bien maintenant que le reste du temps. Pourtant, elle ne voulait pas que l'un d'eux la transperce.

Shannon voulut se boucher les oreilles pour arrêter d'entendre leur dispute. Mais elle se rappela qu'elle n'avait qu'une main. Echec, donc.


Oh...


Elle tenta d'accélérer le pas. Roth avait parlé de partir à bord de son vaisseau.


C'est. La. Meilleure. Idée. Du. Siècle.


Qu'est-ce que c'était long, cent mètres! Une fois au niveau de l'Humain, elle hocha la tête avant de se laisser tomber derrière lui, le souffle coupé. Des points noirs lui occultaient la vue.

Roth avait dit qu'il pouvait apporter un soutien psychologique. A qui? Elle? Non, ça ne servirait à rien. Elle était trop saine d'esprit, et c'est cela qui la détruisait. Elle réfléchissait trop. S'il pouvait faire quelque chose pour les Krogans, en revanche... Tout était bon à prendre pour se tirer d'ici. Il fallait que les deux aliens s'entendent.

Shannon tira le pied de son allié pour lui proposer son idée, mais elle n'arriva pas à parler. La panique l'envahit. Roth ne se retourna de toute façon pas, inquiété par autre chose.

Un bruit de moteur s'approchait de plus en plus. Shannon vit de la poussière s'ériger en mur autour de leur petit groupe. Il y eut des bruits de tir, qu'elle perçut à peine. Elle s'évanouit.


*



Lieu et date inconnue




Lorsque Shannon s'éveilla, la première chose qu'elle sentit fut sa bouche pâteuse. Ensuite, seulement, son corps, lourd, douloureux et... serré?

Ce n'était que des sensations ; elle n'arrivait pas à penser. Le sang battait à ses tempes. Alors, elle ouvrit les yeux. Il y avait un problème, mais elle ne saurait dire quoi. Il faisait sombre, et froid, alors qu'elle avait le vague souvenir d'un climat opposé quelques temps plus tôt.

Shannon voulut bouger ; elle n'y parvint pas, mais le monde vacilla autour d'elle. Elle était la tête en bas, attachée comme un morceau de viande.


"Gens.. vec moi...?" Grand rire. Les Krogans et l'Humain lui sortirent de l'esprit. "Les moutooooons!"


Une porte s'ouvrit.


"Ah, l'est réveillée. Et la drogue semble avoir fait son petit effet.
— Bah, je crois pas. T'aurais dû la voir ce matin. On aurait dit qu'elle était déjà stone."


L'esprit de Shannon n'arrivait pas à donner de sens à ces paroles. Elle retomba dans l'immobilisme et le silence, les yeux vitreux.

Les questions "Qui? Quoi? Où? Comment?" lui échappaient totalement.


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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mer 04 Mar 2015, 10:14

Se perdre dans le désert [...]



Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces deux Krogans donnaient lieu à un drôle de spectacle. Identiques d'apparence, l'un traitait l'autre d'imposteur et vice versa. Dans d'autres circonstances, Roth aurait trouvé ça hilarant, digne d'une de ces comédies holographiques même, mais la chaleur le fatiguait et l'angoisse le gagna à la vue de ce qui ressemblait à des ennuis en perspective.

Shannon était à ses côtés pendant qu'un nuage de poussière se dressait face à lui dans un grabuge motorisé qui s'intensifiait, puis s'arrêta brusquement. Roth ne s'attendait pas à un contact amical, il tira deux fois en l'air, pour signifier qu'il était armé et qu'il était en mesure de se défendre. Il ignorait où en étaient les deux Krogans, qui n'étaient plus au centre de son attention, et se demandait même s'ils avaient remarqué le nuage de poussière, tant leur dispute semblait occuper tout leur intérêt.

Quelques longues secondes s'écoulèrent, dans un contexte environnemental neutralisant toute clairvoyance. Soudain, Roth fut frontalement touché par une projection qui l'envoya valser un peu plus loin. Des lueurs bleues se distinguèrent à travers le sable et la poussière, révélant un individu. C'était un biotique, et il n'était pas seul : deux de ses complices s'avancèrent vers Shannon, qui s'était évanoui entretemps.

Vous, vous embarquez la fille. Moi, je m'occupe du tireur.

Les deux compères acquiescèrent et s'emparèrent donc du corps inerte de la jeune femme, qu'ils installèrent à l'arrière d'un petit véhicule tout terrain, tandis que le biotique était parti rejoindre Roth là où il avait atterri. Sonné, le Finlandais se releva lentement, avant de se voir asséner un coup de savate à la mâchoire qui lui fit mordre la poussière à nouveau. Victoire par K.O...

Cette fois, c'est la bonne. Pensa le biotique, fier de sa prouesse martiale et satisfait par sa position avantageuse. Aussi rejoignit-il bientôt ses complices, tirant le fameux tireur, inconscient pour encore un moment, jusqu'au véhicule pour l'y installer brutalement.

Les deux Krogans avaient beau parler fort, ils ne purent ignorer les tours de gâchette de Roth. La présence du véhicule et des quelques hommes de main aux allures les moins tendres ne les laissa pas perplexes bien longtemps tant ces autochtones, face aux deux témoins aliens, optèrent pour une solution radicale : tirer sur les deux Krogans. À cela, on voyait bien qu'ils n'avaient jamais vu de Krogan de leur vie et n'avaient même pas idée de la connerie dont ils venaient de se rendre responsables.

Les deux clones, disons J'ango premier, le Protecteur, et J'ango second, se virent dans l'obligation de riposter, ce qui promit un autre spectacle non moins loufoque : tandis que J'ango second chargeait le véhicule, celui-ci démarra au quart de tour, avec cinq individus à son bord, dont la rousse et le chevelu à l'arrière, ligotés à l'arrache.

La vache ! C'était quoi ça ?!

Quoi ? Tu t'imagines que j'ai la réponse ? Et puis merde, quelle idée d'avoir tiré le premier !

Faudrait savoir, c'est pas toi qui nous répète sans arrêt de ne jamais laisser de témoins ?

Au cas où t'aurais pas remarqué, témoins ou non, ils étaient pas comme nous. Je te laisse simplement imaginer la gueule du véhicule si l'un d'eux l'avait percuté.

Bon, et les deux derrière on en fait quoi ?

On va commencer par les déposer chez moi, si tu vois ce que je veux dire. J'ai quelques projets pour la rouquine. Quant à son copain, le cow-boy des bacs à sable, on verra sur place.

Le troisième homme de main était au volant, il préférait se taire. Encore quelques minutes restaient avant que le véhicule n'atteigne le bidonville.


[...]




# TERRES-MORTES, CAVE SOMBRE
# SOIRÉE


Plus tard, en se réveillant peu à peu, Roth eut la mauvaise surprise de sentir quelque chose de froid contre sa peau, celle de son poignet organique en l'occurrence. On aurait dit de l'acier. Subissant de douloureuses courbatures un peu partout à travers son corps, Roth leva la tête et réalisa que ses deux poignets étaient enchainés et maintenus en l'air, contre une poutre en bois dressée verticalement du sol au plafond. Ses jambes étaient également immobilisées, par l'intermédiaire d'une chaine et d'un bête cadenas. Le désarroi était au rendez-vous. Pour ce qu'il pouvait en percevoir, la pièce dans laquelle il se trouvait ressemblait à une simple cave, sombre et humide. Un bruit de goutte retentissait constamment, à un rythme régulier, et une flaque de sang séchée reposait au sol, sous les pompes de l'activiste.

De l'eau rouge, par terre, juste là... Articula-t-il mentalement, dans un état douteux.

Roth avait été délesté de tout son équipement, excepté ses chaussures et ce qui lui servait de combinaison. Ses greffons n'avaient rien, ses malfaiteurs n'ayant tout bonnement pas osé y toucher. Une substance parcourait son corps, perturbant sa qualité de réflexion et altérant ses capacités cognitives. Une dose du stupéfiant en question reposait encore au bout de son nez. Enivré, Roth mit du temps à remarquer la présence de Shannon, pendouillant pourtant juste à côté de lui. Pendue la tête en bas, délirante, et ses chevilles maintenues par des espèces d'attaches en cuir, elle n'allait pas vraiment mieux. Roth se demandait pourquoi elle parlait de moutons... et surtout pourquoi ces moutons étaient avec elle, lui qui s'étonnait de n'avoir rien vu. Après tout, ça ne passait pas inaperçu un mouton, surtout un troupeau entier...

Enfin. Roth roupillait paisiblement, des pommes de pin plein la tête, avant d'être sadiquement réveillé par le contact brulant d'un habano fumant sur son téton gauche. La première réaction ne se fit pas attendre : un sursaut pour réveil, suivi d'une interjection adaptée à la vive douleur ressentie.

Ça va, il est vivant... Assuma le biotique avant de se tourner vers Shannon...



Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Mar 01 Sep 2015, 12:49, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mar 10 Mar 2015, 00:51
« Merde ! Enfoirés ! Salopards ! Si tu ne m'avais pas fais chier, on aurait put les empêcher d'embarquer les gamins ! » pesta le protecteur.

Ils étaient dans de beaux draps, avec les ravisseurs qui venaient de faire une rafle et eux qui se retrouvaient seuls dans le désert. Seuls avec leurs questions qu'ils allaient devoir remettre à plus tard, et il en valait de même pour leurs querelles. J'ango et J'ango. Duo improbable qui allait pourtant devoir se faire afin d'aider les deux disparus. Le Berserker ne semblait pourtant pas très enclin à vouloir se déplacer. Il se fichait bien de ce qui pouvait arriver aux deux zouaves qui venaient de s'envoler. Ce qui eut le don d’agacer son compère protecteur de colonie.

« Qu'est ce que je gagne dans tout ça, hein ? Explique toujours ! » aboya t-il.
« Tu gagne le droit d'en savoir plus sur cette histoire et sur nous. » gargouilla le protecteur.

Le Berserker n'aimait pas cela mais il voyait mal partir ainsi en laissant à plat tout ça. Malgré tout, le désir de connaissance était fort et il refusait de renoncer à une éventuelle source de réponse. Si le protecteur voyait juste... tant mieux. Sinon, cela allait barder. Mais il leur restait un moyen de rejoindre les ravisseurs...
« On dirait que le vaisseau de l'humain est encore là-bas. On pourrait p'têtre l'utiliser pour les localiser ? »
« J'espère que tu sais piloter, c'est pas mon truc ! »
Ils inspectèrent le vaisseau en question. Bien entendu, il était solidement verrouillé. Ni une ni deux, le Berserker ne chercha même pas à faire dans le détail. Il frappa avec une grande force sur la porte d'ouverture avant de la faire sauter à coup d'omni gantelet et de coude. Tant pis pour ces quelques dégats, ils avaient besoin de rentrer. Le vaisseau en question semblait plutôt sympathique. Néanmoins, ils se rendirent bien vite compte qu'ils ne seraient pas en mesure de décoller tant il y avait de protocoles de sécurités.
« Dégage ! Je vais m'occuper de ça ! » aboya le Berserker en bousculant le protecteur qui jetait un œil aux panneaux de bords.
« Tu es doué en informatique ? »
« J'en sais rien. Je connais deux ou trois trucs de Berserker. On va voir si ça marche. »
« Les ravisseurs doivent avoir une bonne planque... Il nous faudrait de quoi la trouver aisément... et... je pense savoir comment faire. »

Après tout, il y avait un véhicule de géologie qui accompagnait le protecteur. Et il était équipé de scanners terrestres et pouvait même détecter et fournir une carte détaillées des sous-sols dans une certaine zone. Le module de repérage leur serrait sans doute utile pour chercher les traces des ravisseurs.
 « Vois ce que tu peux faire... Je reviens. J'ai un petit service à demander à deux trois scientifiques. Je préviens aussi les secours.

Et ainsi, débutait l'organisation des recherches. Qui sait combien de temps cela leur prendrait pour trouver la moindre trace de leurs proies...
En attendant, ils avaient potentiellement un vaisseau, un module de scan ainsi que de l'équipement de fouille des sous-sols. De quoi au moins, peut-être, se lancer dans des pistes intéressantes.







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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Sam 14 Mar 2015, 15:21
Dans l'esprit de Shannon, les moutons étaient devenus des êtres humanoïdes : parfois, ils étaient féminins et bleus, d'autres fois Humains qui s'exprimaient avec un accent irlandais. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier? Elle ne voyait pas. Pourtant, une boule s'était formée dans son estomac.

Celui-ci gargouilla. Shannon tenta de se tortiller pour chasser les tiraillements qu'il lui infligeait, sans succès. Bizarre, elle avait l'impression d'avoir avalé quelque chose il n'y a pas longtemps... Enfin, peu importe, tout ce qu'elle avait gagné à gigoter ainsi, c'était de se balancer dans le vide, la nausée la gagnant au passage.

Un cri explosa dans ses oreilles. Shannon dût en fermer les yeux.


"Ça va, il est vivant..." fit une voix moqueuse, qui se rapprochait d'elle.


Ses yeux se rouvrirent et un Humain lui apparut. Il avait des objets à la main, et un second en tenait plein d'autres, en retrait derrière lui.

La drogue empêchait Shannon de comprendre qu'il s'agissait d'instruments de torture. De la bave coulait le long de son menton ; il lui semblait qu'on lui parlait. Le premier sévice qu'elle subit fut une simple claque. Sa joue la brûla.


"Svfuafflut, mha rjdhouhsquisjne. Rdhgeste avxwec ndsous, s'hfil teh plhdsaît."


Hein?

Une seconde claque lui remit les idées en place. A peu près. En tout cas, elle entendait de nouveau normalement. Et elle remarqua un Humain dans la même situation qu'elle. Il lui disait quelque chose.


"Ce matin, reprit l'homme en jouant avec ce qu'il avait en main, tu m'as volé quelque chose, à moi, Andrew. C'était peut-être que de la bouffe, mais quand on vit dans les Terres-Mortes, ça a son importance."


Shannon n'arrivait pas à parler. Non pas qu'elle n'essayait pas, mais seul un bruit rauque franchissait ses lèvres. Ses côtes lui faisaient mal.

Vol? Quoi encore? Ça recommençait! Elle n'avait rien fait, pourquoi les évènement d'Oméga ne pouvaient-ils pas la laisser tranquille? Non... C'était quoi cette histoire de nourriture?

Pour montrer sa colère, Shannon sombra dans le mutisme. Il ne dura pas longtemps. On la détacha, on amena une chaise, on la rattacha au poignet - son unique poignet, tiens, elle n'avait qu'un seul bras - à la taille et aux chevilles.

L'homme s'avança, un objet étrange dans la main, et l'abattit sur l'un de ses doigts. Shannon hurla.


"Rien volé! Arrêtez tous de croire que c'est toujours moi!"


Elle continua de gémir. Elle avait entendu les os de son petit doigt craquer. La douleur irradiait dans son bras, aiguille faisant son chemin sans prendre le temps de s'arrêter. Shannon cria de nouveau.

Les gens en face d'elle redevenaient des êtres qu'il lui semblait connaître. Pas ceux qui faisaient mal, au contraire, ceux capables de la protéger. Ses parents.

Le mot lui échappait depuis tout à l'heure!

La sensation des petits morceaux d'os qui tiraillaient sa chair et celle de ses poumons n'arrivant pas à se remplir d'air chassaient-elles les effet de la drogue? Toujours est-il que Shannon y voyait plus clair sur sa situation, les yeux remplis de points noirs.


Pour mon malheur. Penser restait quand même un acte qui faisait battre le sang à ses tempes. Elle vit l'Humain du désert - Roth, elle se rappelait - et se dit qu'il était en effet mieux loti, avec pourtant une étrange brûlure. Au secours!


Son bourreau ricana. "Pas grave si t'as rien volé, c'est marrant."
- Ordure."


Par contre, là, c'était la drogue qui lui avait empêché de juger convenablement que le silence aurait mieux valu. Pas complètement partie. Un second coup de marteau manqua de lui briser le pouce.

Dans un sursaut d'énergie, Shannon avait réussi à se lever, attachée, et se jeta la tête en avant sur Andrew. L'air quitta ses poumons comme ceux de l'autre.


Elle ne se rappelait pas avoir touché le sol. Le fond, en revanche, si. Elle l'avait atteint de nombreuses fois depuis qu'elle avait quitté Thessia. Peu de gens pour l'aider à se hisser en dehors. Il lui manquaient. Non, elle ne pouvait pas retourner les voir. Pas dans cet état.

Encore moins quand un Humain faisant deux fois son poids la soulevait à bout de bras.

C'était l'autre homme. Il gardait le silence, tandis que celui qui n'était qu'un simple marchand en journée se relevait en se tenant l'estomac. Un rictus sur le visage, Shannon crut encore un instant voir un mouton. Mais non ; il vint la détacher. Ses pieds, sans force, se mirent à pendre à cinquante centimètres du sol.

La jeune fille regarda en direction de Roth, tremblante, mais la drogue, quelle qu'elle fut, semblait garder une grande emprise sur lui.


"La salope!" Andrew avait le visage rouge. "Amène-là au rez-de-chaussée. On va s'occuper d'elle autrement. Et remets-lui un coup de sable rouge. Ça lui a pas fait tant d'effet que ça."

L'autre ne répondit pas ; il obéit, simplement. Alors que la porte de la cave s'ouvrit, Shannon jeta un dernier regard à Roth, toujours pendu lamentablement. Ils étaient fichus.

La lumière, bien qu'artificielle, lui fit mal aux yeux. La maison était miteuse, mais c'était une maison, pas une cahute. En passant devant les fenêtres, elle vit que la nuit était tombée.

Shannon se mit à se débattre. Elle ne voulait pas savoir ce qui l'attendait. Mais l'homme la tenait fermement.

Un bon coup de pied dans les parties n'est pas qu'un ressort comique des vieilles séries télévisées terriennes. Il peut vraiment sauver la vie.

Enfin, plus ou moins. L'homme cria, et la jeta comme un vulgaire sac à provision. Elle passa à travers une vitre. Dans son esprit, un rayon de lumière remplaça tout, et ses tympans furent saturés d'un son cristallin... Si tant est qu'une vitre sale dans un bidonville pouvait émettre ce type de son.

Shannon avait dû perdre connaissance quelques secondes. Heureusement qu'ils étaient au rez-de-chaussée. Dans la maison, elle entendit des cris.

Elle n'avait que quelques instants pour se relever et s'enfuir, et elle crut que son état physique les gâcherait. Mais non. Elle se redressa, chancela, et se mit à tituber dans les rues miteuses, et désertes.

Se cacher d'abord. Retrouver ce Roth ensuite. Et le Krogan et son clone... Que faisaient-ils?


Papa, Maman, Olia, Baara...


Elle était seule. Personne. Elle crut plusieurs fois les voir au coin d'une rue, et elle hésitait entre se jeter dans leurs bras ou fuir plus loin encore.


C'est le sable rouge, se persuada-t-elle, en sachant au fond que ce n'était qu'en partie vrai.

Il fallait qu'elle retrouve les Krogans. J'ango et J'ango. Eux pouvaient l'aider à se tirer de là, de ce bidonville et de ce désert, et à récupérer Roth.

Shannon tourna dans une petite ruelle, à bout de forces. Elle devait être suivie. Elle s'en foutait. Elle ne pouvait plus avancer. Pour l'instant, il n'y avait personne pour l'aider.

Ses côtes étaient douloureuses, son doigt lui faisait souffrir le martyr, et son estomac grondait. L'image de ses parents se présenta encore à elle, et cela suffit à l'achever.

Elle s'effondra dans la ruelle sombre, et pleura.


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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Jeu 19 Mar 2015, 15:43

Se perdre dans le désert [...]



Baignant dans ses pensées farfelues, dues à la drogue pour la plupart, Roth ignorait naïvement ce qui l'attendait. Pire encore, il n'avait encore jamais été réellement préparé à ce qu'il était sur le point d'endurer. En remarquant la présence de Shannon à ses côtés, il s'attarda sur les détails absurdes de son délire forcé, bien déterminé à vouloir en cerner le sens, à vouloir comprendre ce que des moutons venaient faire ici. Avant de trouver une réponse à sa grande question du moment, Roth fut interrompu, à haut degré. Maudit cigare, dire que ce n'était qu'un avant-gout, qui eut tout de même le mérite de lui remettre quelque peu les idées en place, déclenchant en lui à la fois un des pires et meilleurs sentiments qui soient : celui de se sentir pris au piège. Un homme masqué s'approcha de lui, alors que le fumeur orientait maintenant son intention sur l'Irlandaise. Son masque était singulier : Roth pouvait y voir son reflet dedans, et cela le perturbait déjà. Sentant ses membres paralysés contre la poutre en bois qui lui rentrait dans le dos, il regagna un palier de conscience, se sentant alors humilié, et particulièrement fragile. Une peur inconnue commença à l'envahir, et respirer devint presque une épreuve. Quelque part, il avait l'impression de retomber dans l'enfance. Son assurance habituelle s'envolait, le laissant comme un môme qui s'était perdu.

Roth détourna son regard de ce masque traumatisant et vit ce que Shannon subissait déjà. Il en avait une boule dans la gorge. L'homme-miroir observait le Finlandais, sans bouger un muscle, comme on lui avait dit. Soudain, il s'avança brusquement et lui mit la main devant la bouche. Le creux de sa paume accueillait une dose supplémentaire de sable rouge. Roth eut beau se débattre, le sable rouge pénétra en lui et fit son office. Roth était reparti pour un tour...

Pendant ce temps, Shannon prenait sur elle et profita d'une occasion rêvée pour se tirer d'affaire, ce qui avait impliqué un passage délicat par la fenêtre du rez-de-chaussée. C'était un véritable espoir pour l'activiste, mais il n'en savait rien. Dans sa tête, il se roulait encore dans la neige avec Veeli, une pèlerine qu'il avait connu, côtoyé... et même aimé. Les complications relatives aux différences d'acides aminés et sa propre personnalité avaient éloigné Roth de la Quarienne avec le temps. Une brève histoire que Roth prenait toujours plaisir à se remémorer, malgré tout.

Malgré les cris du dénommé Andrew, le biotique fumeur, que Shannon avait manifestement énervé, il s'était rendormi, et le réveil serait rude là encore. L'homme-miroir, ne l'ayant pas quitté du regard, était installé à ses côtés, près d'une petite table sur laquelle étaient disposés divers outils et autres objets de toute utilité pour un bourreau, tous à portée de main. On comptait notamment parmi ces objets une sorte de fer à souder, une tige métallique se repliant sur elle-même à l'une de ses deux extrémités, quelques seringues, un bol de sable rouge, une gamme de pinces, scalpels - et autre "couverts", et un chalumeau. Tous ces ustensiles trouveraient leur utilité avec l'activiste pour cobaye. Dans un tel contexte de vie, la torture était un moyen d'obtenir des informations, ou encore de faire passer un message. Pour l'occasion, il n'était question que d'amusement. Un tel sadisme s'acharnait sur les personnes qui avaient le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, c'était le cas de Roth, qui était sur le point de reprendre contact avec la réalité.

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EEEN ! PYSÄYTTÄÄ ! PYSÄYTTÄÄ ! (NOOON ! STOP ! STOP !) Supplia-t-il avec les décibels qui allèrent avec, se cognant répétitivement l'arrière du crâne contre la poutre en bois. La panique et l'ivresse relative à la nature de la situation le firent s'exprimer dans sa langue maternelle.

L'homme-miroir restait muet. Pas même le son de sa respiration ne se laissait entendre. Depuis le début du supplice, Roth voyait son reflet dans le masque aux fins perverses, et ce reflet ne lui était pas familier. C'était une nouvelle image de lui-même, qui lui prouvait et lui apprenait qu'il était tout sauf intouchable. À cet instant, Roth ne pensait plus à ExoTerra, au G.I.P, à la Terre, à Rannoch, à la galaxie... à l'espace. Rien que lui et sa souffrance. Il n'avait jamais été aussi égoïste.

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Il se faisait tard, la nuit tomba bientôt. Le fer à souder serait au programme de la journée suivante. Sûrement pour s'épargner les cris nocturnes du Finlandais sans avoir à le tuer, l'homme-miroir lui donna sa dose de sable rouge et partit se pieuter. Retour aux pays des lutins...



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Lun 23 Mar 2015, 21:00


En l'espace d'un jour, les krogans avaient mit en place un dispositif assez bancal mais un minimum organisé afin de porter de manière optimale les recherches. Dans un premier lieu, ils avaient finalement, après avoir souffert des processus de sécurité, finit par faire décoller le vaisseau sur lequel ils avaient mit la main. En faisant jouer ses contacts, le protecteur de colonie avait réussit à faire transférer temporairement le scanner du mako scientifique qu'il gardait à l'origine sur l'aéronef. L'idée était de sonder grossièrement les sous-sols afin de mettre la main sur une cavité potentiellement anormale ou artificielle, le genre de lieu qui pouvait être une planque. En parallèle, ils avaient fait dépêcher les étudiants et leur professeur en mako vers un lieu plus sûr afin d'aller chercher des secours. Le bidonville n'étant bien entendu guère un bon lieu pour trouver de l'aide.

D'un autre côté le Berserker et quelques volontaires de l'équipe de géologues s'étaient bien justement précipités dans ce taudis afin d'y chercher quelconques indices. De facto, le Berserker connaissait l'endroit. En fait, il y avait, hier, débusqué une foutue taupe afin de lui offrir une exécution sommaire et propre. Malheureusement, il semblait que la situation avait dérapé.

Mettons un peu d'ordre sur ce que nous savons :
1- Personne ne sait vraiment qui sont les agresseurs. Ont ils un lien avec celui qui a été exécuté par le Berserker ? Ou la fille ?
2- Personne ne sait non plus énormément de choses sur la fille qui a été enlevée. Si ce n'est le point numéro trois.
3- Les agresseurs ET la fille semblent venir du bidonville.
4- Une guerre a été mentionnée. Est ce une guerre de gang ?
5- Le Berserker et le protecteur se ressemblent de manière évidente. Comme des clones.
6- Le Berserker prétend connaître le protecteur mais ce dernier nie le fait.
7- Les deux clones ont décidés de tirer un trait temporaire sur leur rivalité pour se focaliser sur la recherche de la fille.
8- Une autre victime est Roth. C'est un finlandais.
9- Les agresseurs ne voulaient pas laisser de témoins mais ont été contraints à fuir après le contact avec les krogans.
10- C'est le merdier. Les krogans cherchent les enlevés.
Retournons maintenant à la suite de notre histoire !

–———

Arpentant les ruelles malfamées du bidonville, J'ango des Berserker, les yeux chercheurs et la main proche de l'étui de pistolet, se demandait encore comment il en était arrivé là. Cette histoire ne se présentait pas bien. Pas bien du tout. Et le voilà qui parcourait les rues à la recherche d'un quelconque indice sans même être bien sur d'être récompensé par dessus le marché ! Il aurait tout aussi bien pu partir en les laissant se débrouiller, la vie de deux pauvres péons qu'il ne connaissait guère lui importait bien peu. Il aurait même eut tendance à vouloir les abattre. Après tout, ils avaient assistés à l'exécution et quand bien même il était fort peu probable qu'ils tentent quoique ce soit contre lui, les témoins, c'était mauvais pour les affaires.
D'un autre coté, il lui était difficile de se soustraire ainsi à la possibilité de tirer un fin mot à cette histoire.

Après avoir rodé un petit moment dans le lieu désert la nuit, notant que certains avaient fermés des volets à son passage, J'ango eut le sentiment qu'il tournait en rond. Et cela pour rien. Soudain, l'un des scientifiques agita les bras.
« Par ici ! J'ai trouvé quelqu'un ! »
« Quoi ? J'arrive. »

Le berserker joua des coudes et aperçut la silhouette. Mais... Mais... C'était la gamine !
« Ah ! Te voilà enfin ! Tu as réussi à te barrer donc ? Où est-ce qu'ils se cachent ? J'ai un flingue chargé qui n'attend qu'a être vidé ! Faut encore tirer l'autre humain de ce merdier ! » balança t-il de manière brute.

Il ne s’embarrassa pas vraiment de l'état de santé de l'humaine. Tout ce qui comptait pour lui, c'était d'aller tirer à gauche et à droite. Les scientifiques se chargèrent de s'assurer qu'elle allait bien ainsi qu'elle soit en état de partir.

« Ouais ? J'ango ? C'est J'ango. J'ai r'trouvé la gamine ! Ramène ton cul ici ! On va se payer une descente. » aboya t-il.








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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Jeu 26 Mar 2015, 19:33
Shannon avait passé le début de sa nuit collée à un mur, dans une impasse, cinq centimètres de tôle au-dessus de la tête. Elle n'avait pas dormi ; elle avait peur que l'un de ses bourreaux ne la trouve, son ventre criait comme s'il eût été à l'agonie, ses fractures la tordaient de douleur, et ses souvenirs ne cessaient de maintenir ses yeux rouges.


Vivement que le jour se lève.


C'était son espoir. Là, elle se lèverait, et ferait forcément autre chose. Son esprit serait occupé à... Elle eut un blanc. Sauver l'humain ? Se soigner ? Retrouver les Krogans ? Oui, c'était ça. En attendant, elle se mordait la lèvre. Elle était épuisée, mais pourtant, le plus long cri du monde avait envie de sortir de sa bouche.

Il ne faisait pas encore jour.


« Par ici ! » Une voix, inconnue, proche de Shannon. « J'ai trouvé quelqu'un ! »


L'Humaine eut peur. Peur que ce soit l'un des hommes du marchand. Mais elle ne put que se recroqueviller sur elle-même au lieu de fuir.


« Quoi ? J'arrive. »


La voix de J'ango. Il était venu ! Rien ne l'y obligeait, mais il était venu !


Enfin, ils, pensa Shannon en anglais, en appuyant sur le they.


Ce n'était qu'une supposition. Avaient-ils pu mettre leurs différends de côté?


Bientôt, J'ango le tueur de biotique – la joie de la jeune fille diminua d'un coup – fut près d'elle. Il semblait complètement surexcité.


« Ah ! Te voilà enfin ! Tu as réussi à te barrer donc ? Où est-ce qu'ils se cachent ? J'ai un flingue chargé qui n'attend qu'a être vidé ! Faut encore tirer l'autre humain de ce merdier ! »


Shannon fut levée sans douceur, et une grimace lui barra le visage. C'était un... Berseker ? Et un Krogan. Elle ne s'étonna pas de son attitude, mais cela ne l'empêcha pas d'avoir mal. Du coup, sous le choc, elle ne répondit pas.

Des scientifiques virent s'occuper d'elle. C'était très vague, mais il lui semblait que l'autre J'ango avait parlé d'eux... qu'il les accompagnait... Elle ne se rappelait plus. Ils essayèrent de faire la conversation, et Shannon comprit à peu près qu'ils s'intéressaient aux pierres et n'étaient pas médecins. Elle leur répondit par bribes de mots, surtout à propos de son bras manquant, l'esprit focalisé sur... Sur quoi ? Rien en particulier.

Le mieux qu'ils purent faire, ce fut de lui appliquer du médigel de secours. Mais ce n'était pas assez pour ses côtes et à peine pour son doigt écrasé.


« J'ai moins mal » dit-elle quand même aux scientifiques, et c'était la vérité. « Merci. »


On lui offrit une ration de voyage et un peu d'eau. Son esprit redevint complètement clair. Sa main tremblait. Sable rouge. Manque. Non. Elle dénia les frémissements en secouant la tête.

Une fois que Shannon fut déclarée « en état », J'ango, qui contenait son impatience, contacta quelqu'un par radio.


« Ouais ? J'ango ? C'est J'ango. J'ai r'trouvé la gamine ! Ramène ton cul ici ! On va se payer une descente. »


Mon Dieu...


Et c'était Shannon qui allait donner l'emplacement du futur bain de sang aux J'ango. Heureusement, le bidonville semblait avoir compris le danger : tout était désert, les volets fermés. Pourvu qu'ils arrivent à sauver Roth, au moins... Sa nuit avait dû encore être plus longue que la sienne. Ils n'arriveraient pas trop tard. Oui.

Les J'ango semblaient bien avoir fait la paix. Temporairement.

Elle alla voir J'ango, un peu effrayée encore, mais pourtant, elle devait lui donner les informations qu'il lui demandait tout à l'heure.


« Une maison... On était dans une maison, Roth et moi... Je vais essayer de vous y amener. » Elle fit un signe pour qu'il le suive et commença à avancer vers le lieu énoncé.  «Torture... Drogue... Je... » Elle secoua la tête. « … Enfuie par fenêtre... »


Shannon ne réussit pas à en dire plus, mais le Krogan ne semblait pas intéressé par les détails.

Ils avancèrent dans le bidonville. Elle crut qu'elle ne retrouverait pas la maison, mais la vitre cassée était une évidente trace de son passage.

Shannon poussa J'ango derrière une tenture tombante. Elle avait eu le souffle coupé pendant une seconde.


« Il est là-dedans. »


Elle s'effondra sur son fondement, et observa le Krogan armé et prêt à se battre. Les scientifiques restèrent en retrait. Ils avaient un Mako. Bonne chose, supposait-elle.

Dans la maison, il y avait Ed et au moins deux hommes. Andrew et son aide. Mais il y avait eu une troisième personne pour les conduire ici. Et s'ils faisaient partie d'un gang ? Combien viendraient si J'ango attaquait ? A moins qu'un autre gang ne profite de la situation et ne les aide à se débarasser de leurs concurrents, au final...

De ce fait, il semblait à la jeune humaine que des yeux épiaient l'endroit.

J'ango n'attaquait pas. Il fallait attendre J'ango.

Le mal de tête revint frapper Shannon. Le jour se levait.


"Que ferez-vous une fois tout terminé? Encore vous foutre sur la gueule avec votre double?"


Bien sûr, elle espérait que non. Elle avait même envie de savoir ce qui se cachait derrière toute leur histoire.


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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Jeu 09 Avr 2015, 02:02

Se perdre dans le désert [...]



Une nuit étoilée... En apparence, c'était ce dont Roth avait eu droit, à en croire les traits béats déchiffrables sur son visage encore endormi. Dans les faits, ses brûlures et ses cicatrices étaient sur le point de le ramener à une réalité cinglante que promettait le lever d'un jour nouveau. Ce fut un drôle de réveil... Les effets du sable rouge s’étaient quasiment dissipés et avaient laissé place à un vide intérieur précédant une panique matinale. Des mouches planaient autour du Finlandais que de solides chaines retenaient toujours. Il se débattit à nouveau. Le cauchemar reprenait tout juste cours.

À L'AIDE ! Hurla-t-il au bout d'un moment, dans un maigre espoir d'être entendu par qui que ce soit pouvant lui prêter assistance.

Un faible écho, puis le silence... En même temps, il ne fallait pas rêver. Tel que c'était parti, cette cave obscure serait le berceau de son traumatisme, et son tombeau pour peu que rien ni personne ne vienne le sauver à temps.

Comment je me suis retrouvé là moi ? Merde ! J'ai pas survécu jusqu'à maintenant pour crever ici !

Il n'était pas encore mort, ça non, mais sa vie défilait déjà devant son œil injecté de sang. Une vie qui pourrait n'avoir commencé qu'une vingtaine d'années plus tôt, finalement. Une vie qui avait pris sens dans l'espace et allait peut-être s'achever ici, sur Terre, dans un trou de misère qui plus est. Ainsi s'articulait sa pensée, et c'était pathétique. Physiquement, l'heure était à la crampe, de telle sorte que l'absence de chaines n'aurait pas aidé Roth à mieux se mouvoir tant ses muscles étaient contractés. Certains souvenirs refaisaient surface : L'opération foireuse sur Yandoa, le sergent Annaz qui désespérait, les beuveries avec Shkin, la soldate Anaïs qui s'était sacrifiée pour lui, Kanter son fournisseur butarien, les deux Geth sur la Citadelle, Veeli... et cette jeune femme, Shannon, sans parler de ces deux Krogans qui se sont probablement déjà entretués à l'heure qu'il est. Tout se bousculait, véritablement. Le plus dur fut cette image de Nestori, qui se retirait du monde pour y laisser un bête vaisseau à la place. Si verser une larme n'était pas si douloureux, c'est toute une quantité qui aurait coulé à flots, de quoi largement diluer et dessécher le sang sur lequel reposait Roth. C'était son âme qui pleurait, là où le corps avait par trop subi pour fonctionner en parfaite adéquation avec celle-ci. À présent, il ressentait de la colère, dans laquelle puiser sa force. Cette énergie, il voulait l'orienter contre ses agresseurs, d'une façon ou d'une autre, et de toutes les méthodes possibles et imaginables, la plus sanglante serait la meilleure. Il fallait que la situation se retourne, mais là encore inutile de fantasmer.

Une heure ou deux était passée, et pas de signe de l'homme-miroir, ou de qui que ce soit d'ailleurs. Non pas que Roth s'en plaignait, mais cela devait bien vouloir dire quelque chose. Malgré la température extérieure, la cave était glaciale. Heureusement pour le Finlandais qu'il n'était pas du genre frileux. De toute façon, il y avait pire à redouter que le froid. Soudain, Roth entendit de l'activité se diriger vers sa position, le bruit d'un pas pressé arpentant l'escalier qui lui faisait face. C'était quelqu'un, qui venait probablement pour lui. Comme par instinct de survie, Roth ferma les yeux et fit le mort, un exercice qui lui avait toujours semblé particulièrement difficile mais qui se révélait être une chance d'accéder à une échappatoire. Une personne venait d'accéder à la cave, elle s'approcha de l'activiste et vint l'examiner tactilement. Le cœur de Roth battait encore, et à bonne cadence. Impossible donc pour lui de passer pour un cadavre. À la place, Roth fit mine d'être encore sous les effets de la drogue, ce qui était déjà plus crédible.

À sa grande surprise, il fut libéré, émancipé de ses liens métalliques, décroché de sa poutre en bois. Il se laissa littéralement tomber, dans les bras de son libérateur, quel qu'il soit. Cette personne, qui avait descendu les escaliers promptement, respirait avec peine et avait à présent toute l'attention de l'activiste, dont l’œil biologique s'ouvrit légèrement et eu la vision d'une figure familièrement masquée. L'homme-miroir était venu, et pour une certaine raison, il venait de délivrer son joujou. Peut-être l'emmenait-il autre part ? La seule sortie possible à cette cave donnait sur un escalier. De son peu de clairvoyance, Roth avait une idée en tête, quelque chose à l'encontre de l'homme au masque qui le tenait faiblement.

Roth attendait désespérément une telle occasion : une fois arrivé au sommet de l'escalier, le Finlandais - dont le bras métallique côtoyait déjà la nuque de l'homme-miroir - usa de son peu de force restant pour enlacer son bourreau et se jeta du haut des marches, l'entrainant ainsi dans sa chute. Celle-ci fut rude et les deux Humains se retrouvèrent tous deux étalés sur le sol à son terme. Roth avait paralysé son bourreau en lui infligeant tout son poids, ce qui était loin d'être insignifiant. Le masque était abimé, et personne ne payait pour attendre que celui-ci soit brisé. Roth se releva difficilement, encore engourdi et lui-même affecté par la chute, mais dès lors qu'il fut debout, il était certain que l'homme-miroir allait passer un sale quart d'heure. Une vengeance purement personnelle s'imposait.

L'activiste le saisit par la nuque et lui fracassa le visage sur le mur le plus proche. Pas plus de quelques coups suffirent à faire céder le masque. En volant en éclats, celui-ci révéla le vrai visage de l'homme-miroir : jeune et immaculé, celui de quelqu'un qui, bien que n'ayant peut-être même pas encore atteint la puberté, vivait d'après un quotidien à base des pires horreurs que recueillait un tel bidonville et surtout un tel contexte. À vrai dire, il n'était pas aisé de savoir au premier coup d’œil s'il s'agissait d'une garçon ou d'une fille ; cela n'avait pas la moindre importance d'ailleurs. En temps normal, Roth aurait pris en charge ce genre de personne, lui aurait apporté une attention bienveillante, mais c'est en aveugle - et en idiot - qu'il s'apprêtait à lui faire sauter chacune de ses dents. C'est ce qui arriva, tristement. Cela fit resurgir une vérité parmi d'autres : Roth était humain. Comme c'était le cas pour d'autres espèces organiques, s'il était contrôlé par ses émotions d'une part et par sa raison d'une autre, ses émotions prenaient souvent le dessus et pas toujours pour le meilleur. Dans son retour de bâton, le jeune homme-miroir n'avait pas prononcé un mot, rien que des bruits manifestant sa peine physique. Des bruits muets. Roth continua à lui marteler ainsi le visage jusqu'à ce que ses propres forces le quittent pour l'obliger à s'évanouir à son tour. L'un reprendrait ses forces à son rythme tandis que l'autre gisait au sol et poursuivrait dans cette voie à jamais, le crâne déformé par les impacts et parsemé d'éclats microscopiques du masque-miroir. Le garçon était fait, étalé dans sa propre cave, aux côtés d'un activiste inconscient, complétement à bout de toute énergie.

À propos de l'homme-miroir :
 


[...]


# ÉTATS-UNIS, BIDONVILLE DES TERRES MORTES
# AUBE, QUELQUES MINUTES PLUS TÔT


Shannon et les deux J'ango étant à présent réunis autour de la maison où Roth était maintenu prisonnier, l'assaut était sur le point d'être lancé. Sans plus tarder, le Berserker s'avança vers la porte et s'apprêta à l'enfoncer brutalement. De l'activité se laissait percevoir dans le bâtiment, une activité matinale caractérisée par un engourdissement qu'un café ou deux contribuait éventuellement à dissiper. On ne savait où exactement se trouvait ce fameux Andrew, mais c'était sans surprise qu'il serait nécessaire de marcher sur quelques-uns de ses hommes de mains avant d'arriver jusqu'à lui, ou jusqu'à Roth.

Le mercenaire krogan n'ayant pas l'air de vouloir s'éterniser, il prit l'élan nécessaire et chargea la porte. Celle-ci était de piètre qualité, à tel point que deux fois moins de force aurait largement suffi à en faire sauter les gonds. À l'impact, la porte s'étala sur un type qui passait à proximité. Pas de chance pour lui. La suite de l'entreprise fut rythmée par les coups de feu des deux Krogans, face auxquels la modeste proportion de forces adverses ne sut résister bien longtemps. Le bâtiment abritait plusieurs étages. Le seul homme de main à sortir vivant de cette première fusillade se précipita vers ce qui ressemblait à un escalier menant à un étage souterrain. Le suivre conduirait sûrement à Andrew, et ce fut dans cette optique que les deux Krogans empruntèrent l'escalier en question.

Shannon n'était pas au mieux de sa forme, partagée entre un mal de tête conséquent et les vives douleurs que lui infligeait son doigt. Mine de rien, son échappée n'avait pas été des plus paisibles. La jeune femme avait fait preuve d'une grande bravoure, personne ne pouvait le nier. N'ayant guère pris part à l'assaut, la jeune femme était restée à proximité du véhicule tout terrain mobilisé pour l'occasion.

En attendant, l'opération de sauvetage se poursuivait à un niveau inférieur dans le bâtiment. Peu d'opposition fut rencontrée, si ce n'est un pécore en peignoir qui sortait de ce qui faisait office de salle de bain dans le coin. Les lieux faisaient penser à une sorte de bunker antiatomique, divisé en compartiments assurant chacun une certaine fonction. Ils avaient donc trouvé les douches... Puis un couloir qui donnait sur une pièce faiblement éclairée, comprenant elle-même une porte derrière laquelle se cachait un escalier, à en croire un petit signe qui indiquait effectivement un escalier. Un court temps de pause laissa les deux J'ango percevoir des bruits de pas en provenance de ce qui se trouvait derrière la porte. Pas de temps à perdre : là encore, le Berserker se chargea d'enfoncer la porte de l'escalier - qui n'était pas verrouillée d'ailleurs -, descendit les escaliers en trombe et eu la surprise de découvrir un homme entouré d'une aura bleue et braquant le corps inerte d'un type en haillons avec son M-3.

Toi ! Vous ! Fais... Faîtes un pas de plus et il est mort ! Bredouilla l'Humain, armé certes, mais pas de son courage.

C'était Andrew, et il tenait Roth manifestement. Le Finlandais était resté inconscient le temps que le biotique débarque et jure face à la mort de son petit frère muet.

Alors ? Qu'est-ce que vous attendez ? Hein ?! Lança-t-il en pointant son arme vers les deux Krogans, cette fois. Grave erreur.

Le Protecteur profita du geste mal placé d'Andrew pour tirer dans le M-3 et ainsi désarmer le biotique. Andrew - ne s'attendant pas à une telle réaction - paniqua et lâcha Roth pour tenter de rattraper son arme, ce qui laissa au Berserker le temps qu'il fallait pour lui faire sauter le crâne. Il en était fini d'Andrew, biotique instable de son état qui n'avait pas su tirer parti de ses capacités en situation de stress intense. Tant pis pour lui, il n'était pas à plaindre. Demeurant sans force, Roth s'écroula à nouveau, d'abord sur les genoux, puis en position latérale de sécurité.

Une bonne chose de faite. Devaient certainement penser les deux J'ango, non pas à tort.

En tout cas, ce qui était certain, c'est qu'une telle descente n'avait pas rendu l'endroit plus sûr, pour autant que personne d'indésirable ne tenait encore débout ni ne se manifestait dans tout le bâtiment. Après de telles pétarades, tout le monde aux alentours avait dû être prévenu que quelque chose se déroulait, et les plus curieux n'étaient pas nécessairement les moins ragoutants. Il s'agissait d'évacuer les lieux, et en vitesse ! Toujours en compagnie de son clone, le Protecteur prit Roth sur ses épaules et rejoignit la surface, où Shannon et un MAKO les y attendaient.



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Mer 15 Avr 2015, 16:17


« Eh bien c'est ce que j'appelle un sauvetage en bonne et dû forme ! Les kidnappeurs, je les aimes pas trop cuits, plutôt saignants. » déclara le Berserker.
Il tira de sa poche ce qui semblait être un cigare relativement court, de l'autre coté, le protecteur s'empara de Roth et se dirigea vers la sortie.
« On se casse d'ici avant que les choses ne tournent mal. »

Ils déposèrent Roth dans les quelques installations de premier secours que le mako des scientifique possédait et poussèrent Shannon dans le mako. Les scientifiques se chargèrent presque aussitôt de leur appliquer les premiers secours et de vérifier leurs états, permettant aux deux J'ango de sortir du Mako afin de discuter un peu seuls dehors. Ils se collèrent contre le mur de la maison.

« Je sais toujours pas qui tu es, tu sais. » aboya le berserker.
« J'peux en dire autant... »
Un petit silence s'installa alors que le berserker continuait de fumer.
« Je t'ai déjà raconté le jour où je me promenais sur Tuchanka... »
« … Quand une meute de Varrens est arrivée ? J'y étais aussi. »
« Laisse tomber. Je crois qu'on y étais tout les deux... »
Autre silence.
« On peut pas rester comme ça ainsi. »
« C'est vrai. »
« Tu m'disais m'avoir déjà vu ? »
Le berserker sembla soucieux et tira d'avantage sur sa clope.
« Mouais... Mais nan... C'était quelqu'un d'autre... C'était un serre. »
« Un serre ? »
« Ouais... Il me ressemblait... Il te ressemblait. »
« Écoute, faut qu'on mette de cotés nos affaires personnelles et qu'on comprenne ce qui s'est passé, d'accord ? »
Le berserker haussa les épaules.
« Pff... J'ai pas vraiment le choix. »

Ils levèrent le poing et l'entrechoquèrent chacun dans l'autre.
« Tu m'en passe un ? »
« Vas y. J'ai aussi du feu. »

- - - - - -

Les deux finirent par rentrer dans le mako après que les scientifiques eurent terminés les manœuvre de premier soin.
 « ALORS ! Comment vont nos deux rescapés du jour ! »







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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Sam 18 Avr 2015, 18:05
Wow.


C'était ainsi que se résumait la pensée de Shannon, avec ce que cela sous-entendait de bien et de mal.

L'assaut avait eu lieu ; tout était terminé. Elle avait du mal à croire que tout eût pu aller si vite. Tuer des gens. Récuper Roth. Bien sûr, ces gens étaient tout sauf innocents. Roth inclus, d'après les bruits râgoutants qu'elle avait entendus. Et ne parlons pas des deux J'ango...

Shannon, bien qu'extérieure à la bataille, eut soudain l'envie de disparaître.

C'était trop ; depuis le début, tout avait toujours été trop : sa vie comme dans une bulle depuis la mort de ses parents, puis sa fugue et tout ce qui en avait découlé, puis depuis quelques jours les mauvais traitements du bidonville, la faim, la soif, le désert, l'emprisonnement, la torture, la drogue... Trop.

Qui tiendrait face à une situation pareille ?

Certainement pas elle ; mais jusque-là, elle n'avait pas eu le temps de se briser. Maintenant, assise au calme dans ce Mako...


« Alors ! Comment vont nos deux rescapés du jour ! »


Cette parole d'un des J'ango n'aurait pas pu plus mal tomber.

En fait, Shannon avait déjà faiblit plusieurs fois : dans le désert, et après son évasion de cette cave. Mais ce qu'elle avait laissé échapper d'elle dans ces moments-là n'était rien par rapport à ce qu'elle contenait maintenant.

Rien ne se passa.

Si ; elle sentit des larmes rouler sur joues et son nez couler. Mais son corps restait amolli sur son siège. Elle n'avait plus de forces ; elle aurait dû craquer, elle aurait dû se libérer de toutes ces pensées empoisonnées ! Mais rien, ou presque. Shannon se recroquevilla sur le siège, le bras serré sur ses jambes, bouillonnante de rage, qui, elle non plus, n'arrivait pas à s'exprimer.


Que quelqu'un m'aide !


Elle jeta un coup d'oeil aux J'ango et à Roth.


« On fait aller. »


Et elle essaya de s'endormir, sans succès, bloquée, le corps tendu par toutes ces douleurs indicibles – et les douleurs physiques, de façon moindre. Personne n'y pouvait rien.

Lorsque Shannon se décida à agir de nouveau comme quelqu'un d'éveillé, elle eut du mal. Elle refusait de penser à ce qui l'avait mise dans cet horrible état elle ne savait combien de temps auparavant, mais n'importe quelle autre éclair de réflexion n'était pas plus joyeux.

Elle n'avait aucune perspective.


Comme pour changer.


Mais cette fois, elle était faible, et ce pour longtemps – ce n'était pas qu'une impression, mais une certitude qu'elle n'arrivait pas à expliquer. Que pouvait-elle faire ? Pas rentrer chez elle, pas dans cet état ; mais elle n'aurait de toute façon pas les moyens d'entreprendre le voyage. Et puis, elle ne voulait pas.


« Par pitié, aidez-moi. » Shannon ne regardait pas les trois autres passagers. « Il faut que j'aille mieux, il faut que je trouve quelque chose à faire. »


Toujours. Mais même si c'était le cas, elle le savait par expérience, cela ne changeait pas forcément les idées. On s'ancrait dans une routine et on la suivait, l'esprit embrumé. Elle se rappela que Roth était psychologue et attendait sa réponse – quoiqu'il avait lui aussi l'air en piteux état.

Quant aux J'ango, ils avaient l'air de s'être mis d'accord sur bien des points. Un assaut lancé conjointement entre eux et une discussion hors d'un Mako semblaient les avoir rapprochés. Mais que s'étaient-ils dit ?

Mais si elle aussi pouvait aider, que ce soit Roth ou les clones, ce serait un bon début. Même les écouter était le maximum qu'elle pouvait faire.


« Et vous ? ...Ça va ? »


Shannon ne se l'avouait pas, mais elle avait envie d'entendre des récits aussi voire plus déplaisants que les siens – ou à l'inverse, joyeux, pour lui remonter le moral. Elle avait envie de ne pas se sentir au fond du fond des plus profondes ténèbres. Arrêter de penser à son propre cas.

A son sang qui bouillait. A sa tête lourde. A ses élancements. A cette impression d'être une bombe à retardement.



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Dim 03 Mai 2015, 02:20

Se perdre dans le désert [...]



# INTÉRIEUR D'UN MAKO
# FIN DE MATINÉE


Une telle perte de conscience laissa s'écouler un certain temps avant que Roth ne se réveille enfin. Son œil biologique s'ouvrit lentement tandis que ses prothèses cybernétiques grésillaient et se comportaient à la façon d'appareils électroniques que l'on aurait harcelés de coups. Sur les deux implants, pas un seul n'était encore en état de fonctionner correctement. Cela se voyait de l'extérieur, et bien plus encore de l'intérieur.

Je suis bon pour la casse. Pensa Roth faiblement, sans réfléchir à ce qui lui restait.

L'heure n'était pas vraiment à l'optimisme. Le Finlandais ne mesurait pas sa chance, pas encore. Les scientifiques prirent soin d'appliquer du médi-gel sur son visage, sur les parties brulées et incisées, dans cet ordre. Cela apaisa quelque peu le mal, mais le résultat restait moche à voir, tandis que le souvenir persistait indépendamment : la sensation d'impuissance, la honte, et ce visage d'enfant asexué que renfermait le masque. Roth était partagé entre l'homme et le psychologue, le psychologue qu'il n'avait pas été. Tout cela avait été une expérience sociale, des plus terribles certes, mais avant tout quelque chose sur quoi travailler.

ALORS ! Comment vont nos deux rescapés du jour !

C'était un de deux J'ango, celui qui portait le rouge. La question s'adressait également à Shannon. En ce qui concernait Roth, rien n'était clair. Il fit un signe de la tête pour signifier que le message lui était parvenu, mais cela ne semblait ni vouloir dire "oui" ni vouloir dire "non". Il aurait aimé pouvoir formuler des mots, même en finnois. L'intonation aurait au moins pu fournir quelques informations, or tout se trébuchait dans sa tête. Son esprit demandait une trêve, mais le cours des évènements exigeait son attention.

Sur le plan expressif, Shannon s'en était mieux sorti. Ses gestes manifestaient néanmoins une résistance acharnée, comme si elle n'était pas encore complétement sorti d'affaire.

On fait aller. Répondit-elle pourtant à la question du Krogan.

Roth voulais l'aider. Il voulait surtout pouvoir l'aider. Pour cela, il devait déjà être capable de se prendre en charge lui-même. C'était à peine s'il savait où il se trouvait.

Où... suis-je ? Réussit-il finalement à formuler en s'adressant à un des scientifiques qui lui répondit aussitôt.

Vous êtes en sécurité Monsieur, dans un véhicule blindé de type MAKO. Vous l'avez échappé belle on dirait.

L'endroit rappelait effectivement l'intérieur d'un tel véhicule, au moins était-ce un point de repère. Le MAKO, surtout aménagé à des fins de recherches, disposait de quelque couchettes ainsi que d'un kit médical, au cas où...

Le temps passait placidement et fut alors ponctuée par quelques interventions de la jeune femme. Comme Roth s'en doutait, elle voulait de l'aide, mais ne semblait s'adresser à personne en particulier. Elle s'obstinait à vouloir faire quelque chose, quoi que ce soit, tout sauf rien. Roth la comprenait. Lui aussi supportait mal l'inaction quand son état se faisait critique. Quelle que fut sa pensée, Shannon se rapprocha de l'activiste et engagea la conversation suivante :

Et vous ? ...Ça va ?

Je ne sais pas... Je...

Il releva la tête, révélant ainsi son visage. Malgré le médi-gel, celui-ci était salement amoché : mi-brulé mi-cisaillé à certains endroits.

Oui, je crois. Tout est fini.

Il voulut sourire. Ce faisant, la douleur encourue fit de son rictus une douloureuse expression qui resta figée quelques secondes et fit haleter Roth. Il n'était pas près de sourire à nouveau.

Désolé c'est... non rien. Désolé.

Une courte pause fut marquée.

On s'est occupé de vos blessures ? Ils ont du médi-gel. Vous savez, ça, ça m'était jamais arrivé. Jamais. Je... je me croyais à l’abri. Quel idiot.

Roth inspira pour reprendre sa respiration et expira calmement.

Désolé. Au fait, vous vous appelez comment déjà ? J'ai eu l'esprit à ras bord. Enfin, je vous pose toutes ces questions mais vous aimeriez peut-être vous reposer. Vous voulez discuter ?



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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Jeu 18 Juin 2015, 15:28


Le second J'ango resté un peu en arrière s'approcha à grand pas pour venir bousculer un peu tout çà.
« Vous avez eu une sacrée chance de vous sortir de ce guêpier, quand même. Même si ces types sont morts maintenant, c'était qui et que voulaient t-ils ? »
En l’occurrence, ils ne pouvaient pas vraiment être d'une grande utilité pour la médecine, puisque de toute évidence, ils n'avaient pas passés ne serait-ce qu'une seule formation de secourisme.
« Ah ! Ils vous ont pas ratés. Il va falloir du temps et du repos pour se remettre. Tous autant que nous sommes d'ailleurs. »

L'autre J'ango hocha la tête.
« On va bien, m'dame. Mais je cache pas que c'est assez troublant de faire face à une copie conforme. Encore plus quand cette dernière annonce qu'il en existe une troisième... »
 « En plus, on a les mêmes souvenirs sur une période passée de notre vie jusqu'à un certain point... »
« Ouais. Du coup, on commence à se demander si on est vraiment des triplés naturels ou si y'a quelque chose d'autre derrière... »

Ils semblaient cependant encaisser plutôt bien le choc mental, de manière très légère.
« On est partit du mauvais pied tout les deux. »
« Alors on s'est dit qu'on devrait p'têtre notre rivalité de coté pour l'instant. Déjà parce que y'a pas mal de gueules cassées dans ce mako et parce que de toute façon, c'est pas en se mettant sur la tronche qu'on va avancer. »

Le protecteur se dirigea vers les scientifiques.
« Ah euh... Merci de votre aide au fait. J'ai pas de brevet de secourisme, je dois dire. »
« Je vous en prie... »
Il se tourna ensuite vers les deux blessés.

« On va vous extraire vers l’hôpital le plus proche. On va rester avec vous le temps que vous vous remettiez, c'est la moindre des choses. » expliqua t-il.
Ils pouvaient bien leur laisser le temps de se remettre. D'ici là à ce qu'ils se reposent un peu, ils auraient le temps de discuter un peu ensemble puis de tirer quelques conclusions.

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Dernière édition par J'ango Garnar le Jeu 18 Juin 2015, 23:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Ven 03 Juil 2015, 15:01
Les bruits de la route, les cahots et les voix de l'Humain et des Krogans donnaient la migraine à Shannon. Soudain, elle n'eut plus envie de parler ; simplement de s'enfermer, seule, et d'attendre. Attendre que ça passe, mais cela allait-il arriver ?

Elle se réjouissait cependant d'entendre que Roth allait à peu près bien... physiquement. C'était aussi son cas, et elle le lui fit savoir. « J'ai été soignée, oui, on peut dire. Merci. » Il lui redemanda son nom. « Shannon. Et... personne n'était prêt pour ça, vous savez. »

Il avait envie de parler. Sa façon à lui d'aller mieux, mais pas celle de Shannon, alors elle ne dit rien et détourna les yeux.

Les Krogans aussi allaient bien. Eux avaient l'air d'avoir gagné au change, contrairement aux deux humains. Ils avaien dépassé leurs différences et leurs différends, même si la situation leur échappait. Un sourire passa fugitivement sur les lèvres de Shannon alors qu'elle se frottait les yeux.

Quand elle s'éveilla, ils étaient à l'hôpital.


*


Ce qui se passait n'était pas clair ; et quand Shannon y réfléchissait, ce qui s'était passé avant ne l'était pas non plus.

Les médecins l'avaient installée dans les étages, dans une chambre aux murs bleus, avec une grande vitre qui donnait sur l'extérieur. Allongée sur le lit, la jeune femme voyait une ville décrépite s'étendre à ses pieds. Le haut des bâtiments ondulait, et il fallut du temps à Shannon pour comprendre que c'était l'effet d'une illusion de la chaleur. Au loin demeurait le désert. Le désert où elle avait risqué sa vie.


Sauvée.


Elle tira cette pensée dans tous les sens pour lui donner plus de réalité, et ses muscles se détendirent ; elle n'avait même pas réalisé qu'ils étaient crispés jusque-là. Elle essaya elle aussi de bouger dans tous les sens dans l'espoir d'enfouir sa tête dans l'oreiller, mais une douleur sourde vint lui brûler le torse de l'intérieur.


Ah oui.


Les médecins, elle ne savait combien de temps auparavant, lui avaient recommandé de ne pas bouger en attendant que ses côtes se ressoudent. Shannon se contraignit donc à rester sur le dos, en se disant que ce n'était pas pire que la fois où elle était restée alitée tout le voyage d'Oméga à la Citadelle à cause d'une balle dans la tête... qui lui donnait encore parfois la migraine.


C'est bizarre. A chaque fois je reste en vie.


Les J'ango et Roth n'étaient pas avec elle. Les Krogans n'avaient pas été blessés ; étaient-ils déjà repartis ? Quant à l'Humain, il devait être dans une chambre voisine.

Ils lui manquaient. Comme un bouclier qui saute des mains. Comme des compagnons d'infortune qui s'étaient soutenus et qui maintenant s'étaient séparés. Mais surtout, elle se demandaient si vraiment ils allaient bien et ce qu'ils allaient devenir.

Plusieurs fois, la réflexion de Shannon fut interrompue par médecins et infirmiers, qui se succédaient pour s'occuper de ses blessures – des petites coupures, ses fractures, des côtes et de son doigt. L'un d'eux vint déposer ses affaires dans l'armoire murale de la chambre. Un des scientifiques qui accompagnait J'ango avait dû le récupérer. Sûrement.

Tout le personnel soignant, sans exception, questionna Shannon sur son identité. Si elle avait de la famille, des amis à contacter. Elle ne disait rien ; elle avait fini par ne plus écouter. Poser ces questions était le meilleur moyen de faire se murer l'Humaine dans le silence, parce qu'elle n'avait pas envie d'y trouver une réponse, réponse qui lui dicterait d'appeler les proches auxquels elle pensait.

L'instant d'après, elle souriait et discutait un peu avec l'homme qui lui apportait son repas. Elle avait oublié les questions. C'était Shannon.

Mais une fois seule, elle sut qu'à un moment, par un moyen quelconque, ses proches sauraient qu'elle était là, alors qu'elle-même ne savait pas dans quelle ville elle était. Elle les fuyait ; si un jour elle revenait vers eux, ce ne serait pas dans cet état. Et pourquoi pas les voir, pour une fois ? Non... Alors... Que faire maintenant ? La panique la gagna, et elle trembla.

Elle ne pourrait pas aller voir les Krogans et l'Humain pour leur parler, et elle en pleura presque, comme lorsqu'elle avait compris qu'elle n'avait pas pu remercier Shkin ou les Asari folles en face.

La nuit venue, elle retint ses cris de douleur alors qu'elle se glissait hors du lit. Elle s'habilla, ramassa ses affaires, et sortit de la chambre, les dents serrées.

Moins d'une heure plus tard, Shannon avait quitté la ville. Cependant, elle avait arraché deux pages de son journal. Elle en avait déposé une à l'accueil désert de l'hôpital, pour les J'ango, s'ils passaient ; l'autre, elle l'avait glissée sous la porte de la chambre de Roth, qu'elle avait fini par trouver.

Peut-être avait-elle changé. Ou peut-être pas. Merci le séjour dans le désert. Parce que, sur les feuilles, il y avait une preuve inhabituelle et rare du passage de Shannon, simple mais qui en disait long sur ses pensées.

Un gros « Merci » tracé d'une écriture maladroite.


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MessageSujet: Re: Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients   Sam 15 Aoû 2015, 05:11

Se perdre dans le désert [...]

Manifestement, la jeune femme n'était pas d'humeur à parler. Roth l'avait senti et le comprenait parfaitement, il n'insista pas et se contenta d'être heureux qu'elle n'aille pas plus mal que ça.

Vous avez eu une sacrée chance de vous sortir de ce guêpier, quand même. Même si ces types sont morts maintenant, c'était qui et que voulaient t-ils ? Avait demandé un des deux Krogans.

Aussi légitime soit la question, Roth n'y trouva qu'une réponse : L'homme... miroir.

C'était tout ce qu'il était en mesure de dire. Andrew n'avait été qu'un point de détail, tout autant que les réelles intentions de ses malfaiteurs. Les moyens l'emportaient sur la fin, en termes d'importance accordée.

Ah ! Ils vous ont pas ratés. Il va falloir du temps et du repos pour se remettre. Tous autant que nous sommes d'ailleurs. Commenta ensuite le second Krogan, à juste titre également.

Roth n'avait rien à rajouter. Il lui fallait trouver de quoi s'occuper s'il ne voulait pas replonger dans le sommeil, or la situation ne laissait pas grand-chose à sa portée. Il ferma les yeux quelques instants. Ça y était, il était parti pour deux jours de sommeil profond.


[...]




# TERRES-MORTES, HÔPITAL LOCAL
# HEURE INCERTAINE


La morphine... quelle invention.

Réémerger, à nouveau. Un réveil difficile, endolori bien qu'anticipé. Il fallut bien cinq bonnes minutes pour que Roth se doute qu'il n'était plus en mouvement dans un MAKO mais dans une salle ennuyeusement statique. Dans un premier temps, Roth cru que le cauchemar était sur le point de recommencer. Son environnement - mais surtout l'absence de Shannon et des deux Krogans - était un indice, pour lui qui s'attendait à tout instant à voir débarquer un successeur de l'homme-miroir.

Je dois partir, vite !

À ce stade, c'était comme une question de vie ou de mort. Roth se leva brusquement et, malgré la douleur, chargea la porte de sa chambre qui était verrouillée. Il frappa alors dessus à grands coups de prothèse métallique, ce qui eut pour effet de la faire voler en éclats sous les yeux ébahis de deux infirmiers qui passaient par là. La rencontre fut tout sauf banale. Sans se risquer à fixer les infirmiers de la sorte plus longtemps, Roth entreprit d'initier ce qui s'annonçait comme une course poursuite des plus folles. Le malandrin ne fit pas trois mètres que les deux infirmiers - plus trois autres qui venaient tout juste d'arriver - se jetèrent sur lui de toute leur volonté. En tout, cinq infirmiers employaient tous leurs efforts à maîtriser le Finlandais qui, dans sa frénésie, en blessa un d'un coup de coude synthétique dans les côtes. Ouch... Malheur à lui ! Tout ce que gagna Roth à agir aussi sournoisement, c'est une bonne grosse dose de morphine supplémentaire pour traitement de faveur.


[...]


Comme si la morphine n'avait pas suffi, il eut la surprise, à son second réveil, de se voir muni malgré lui d'une camisole de force. Ceci-dit, personne ne semblait avoir touché à ses implants, par peur d'effectuer une mauvaise manipulation et d'aboutir ainsi à un résultat indésiré, sûrement.

Cette fois... cette fois le premier qui passe, je lui saute à la gorge et je lui arrache avec les dents !

Il avait été transféré dans une cellule capitonnée, éclairée seulement par deux pauvres tubes LED qui semblaient changer de couleur de façon cyclique, comme pour faire valoir le passage du temps entre le jour et la nuit. Ce système de minutage était également propre au centre d'ExoTerra, chose qui laissa Roth perplexe. Avait-il été ramené à Oversight Callisto et venait-il juste d'agresser un camarade activiste ? Peu probable. Ces infirmiers ne ressemblaient en rien à ses collègues. Leur blouse blanche n'avait rien à voir avec la blouse balistique des activistes. Mais alors qui étaient-ils ? Roth psychotait. L'idée qu'il était peut-être simplement en lieu sûr dans un hôpital local, à la portée de gens ne lui voulant rien d'autre que du bien, ne lui venait pas naturellement à l'esprit, car celui-ci encore torturé lui soufflait de ne compter que sur lui et lui seul.

Quelqu'un s’apprêtait à ouvrir la porte de sa cellule. Prêt à lui bondir dessus, Roth eut la surprise d'avoir en face de lui un colosse de deux mètres dix. Ils avaient été prévoyants... Si ce membre du personnel de sécurité n'était pas un rugby-man reconverti, Roth aurait juré l'avoir vu quelque part. Peut-être dans une vidéo de chat sur l'extranet. Une autosuggestion loufoque, certes, mais étrangement probable. Cet homme de grande carrure venait le chercher pour l'accompagner au réfectoire, où son petit déjeuner l'attendait depuis peu.

N'ayant guère le choix, le Finlandais capitula et sut par la suite que cet homme-montagne s'appelait Olaf et serait son référent jusqu'à nouvel ordre. Olaf n'était pas du genre commode, mais il n'était pas méchant gratuitement pour autant. Les deux Humains mangèrent ensembles.

Olaf, où sommes-nous ? Lui demanda Roth entre deux bouchées.

À table.

Évidemment, ce n'était pas la réponse que Roth espérait entendre, mais visiblement il allait falloir s'en contenter. Le gaillard n'avait pas l'air d'aimer se répéter, d'autant plus qu'il jeta à Roth un de ces mauvais regards qui semblait lui dire : Mange maintenant, ou je t'enfonces la tête tellement fort dans ton bol qu'il faudra un pied de biche pour séparer les deux. Un message clair qui était passé. Cet Olaf n'était pas un infirmier et encore moins un psychologue, seulement un agent de sécurité - rééducateur à ses heures perdues - qui faisait son travail, et il le faisait bien.


[...]


De retour dans sa cellule, Roth faisait les cent pas. Jusqu'à quand allait-il rester coincé ici ? Combien de temps cette blague - s'il en était - allait-elle encore durer ? Non pas que le Finlandais n'était pas joueur de caractère, mais cela commençait sérieusement à lui taper sur le système de fixer ainsi la porte matelassée de sa cellule tout en se disant que celle-ci le séparait de la liberté et que ce n'était que le premier niveau du barrage. En effet, s'il s'agissait bel et bien d'une clinique psychiatrique comme le neuropsychologue les connaissait et le craignait, il n'était pas sorti de l'auberge, du tout.

Olaf revint lui rendre visite, pour l'accompagner à l'espace commun cette fois. Cet espace portait bien son nom puisqu'il réunissait les différents patients et leur proposaient diverses interactions en vue de les stimuler. Dans cet espace circulaient librement quelques chats. Roth avait bien entendu parler de vertus thérapeutique liées au contact avec des chats, mais il ne s'était jamais imaginé qu'une telle méthode serait prise au sérieux et appliquée dans un tel cadre, avec un tel publique. Il fallait croire que si, et il n'allait pas s'en plaindre, lui qui adorait les chats.

On lui avait ôté sa camisole. Après tout, s'il faisait quoi que ce soit de travers, Olaf était juste à côté et n'hésiterait pas à le corriger à sa manière. Dans tous les cas, Roth n'était plus d'humeur à la confrontation, mais il jouait avec les chats ; il s'amusait à les voir courir après son laser facial - qui lui servait habituellement d'aide partielle à la visée. Le Finlandais était attendri, spontanément. Un sourire se dessina même le long de ses joues scarifiées, brûlées, à peine cicatrisées. C'est alors là que la réalité lui revint en pleine face. C'était le cas de le dire. Ses coupures se rouvrirent et lui valurent une expression de souffrance que même Olaf n'ignora pas. Roth se tint le visage et jura personnellement, tandis qu'Olaf eut ce geste si inattendu : il posa sa main sur l'épaule du Finlandais et lui inspira confiance par ces mots : Pas de panique.

Ce n'était peut-être rien d'apparence, mais de la part d'Olaf, du peu que Roth connaissait de lui, c'était une marque d'affection inestimable. Depuis sa séparation avec Veeli, Roth n'avait que rarement vécu de réelles expériences affectives, et celle-ci en était une, entre quelqu'un de fort qui donnait de la force à quelqu'un de faible, plutôt que de profiter de sa faiblesse pour s'élever, comme le faisaient trop de gens à son humble avis.

Tiens, c'est pour toi.

Olaf lui tendit un morceau de papier sur lequel on pouvait lire "Merci", écrit maladroitement. Roth ne comprenait pas. C'est alors qu'un infirmier reconnut le morceau de papier et expliqua à Roth que ce dernier avait été retrouvé dans sa chambre au pied de sa porte.

Félicitations. Quelqu'un vous est reconnaissant, vraisemblablement.

L'infirmier s'était exprimé avec tant de désinvolture, emprunte d'une cinglante indifférence. Roth lui avait fondu en larmes. Il savait pertinemment qui avait écrit cette lettre. Il le savait, et cela fit se bousculer toutes les émotions qu'il s'interdisait de dévoiler au grand jour.

Shannon...

Il n'avait même pas eu l'occasion de lui dire adieu, ni à elle ni aux deux Krogans qui l'avaient sauvé.


[...]


Le calme après la tempête. Après la pluie le beau temps, dit-on. Ce n'était pas encore tout à fait ça, mais il y avait du progrès. Un jour de plus passa. Roth avait été interrogé, encore. Cette fois il avait mentionné l'épisode de sa vie passé sur Yandoa. Suite à cela, le personnel de la clinique tenta d'entrer en contact avec Zen'Bodda. Pas de réponse. Bon, seconde tentative. Pas mieux.

Vous avez mentionné une certaine "Shkin". Qui est-ce donc ?

Du peu que put en dire Roth, cela suffit à en faire une candidate qui viendrait éventuellement le récupérer dans les plus brefs délais. Il en avait fallu du temps, mais les infirmiers avaient fini par estimer que Roth n'avait plus rien à faire dans leur clinique. Une chance pour lui néanmoins, Shkin était joignable. Elle arrivait, avait-elle laissé comprendre d'un ton soupireur.

Plus d'un an s'était écoulé depuis que Roth l'avait vu pour la dernière fois, et il fallait absolument qu'elle le retrouve dans le pire des états imaginables. Au moins allaient-ils pouvoir discuter durant le trajet, pour peu que Shkin soit d'humeur, ce dont Roth avait des raisons de douter.


[...]


Le fait est que l'ingénieure avait fini par trouver la clinique où on l'attendait. Quand elle entra, on la fit patienter cinq minutes, le temps que Roth finisse de réunir ses affaires. Il avait fallu moins de temps que ça pour que le fier représentant d'ExoTerra se pointe face à l'ingénieure qui pouvait à présent constater l'étendue des dégâts. Non sans lui rappeler à quel point il était rayonnant de beauté, avec toute l'ironie et tout le second degré du monde que cela impliquait, Shkin lui fit signe de la suivre, en vitesse de préférence. Ce n'était pas tout ça, mais elle avait d'autres chats à fouetter.


À suivre...




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Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Mar 01 Sep 2015, 12:32, édité 1 fois
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Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients

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