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 Trafic d'armes sur Oméga

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MessageSujet: Trafic d'armes sur Oméga   Jeu 22 Jan 2015, 10:25
Intervention MJ : NonDate : Janvier 2200 RP éventuellement violent
Dahl Elkoss ♦ Anton Ardak
Trafic d'armes sur Oméga


Comme à son habitude, Dahl Elkoss se présenta en avance à son rendez-vous.
Ou, très exactement, il se tint à proximité du hangar en avance pendant que ses hommes vérifiaient qu'aucune embuscade ne l'attendait. Géon et Mélan, ses experts techniques, s'étaient assurés que suffisamment de rumeurs circulent sur les parties en présence pour décourager d'éventuels pirates, mais ce ne sont pas forcément les forces extérieures qui inquiétaient le volus.
Non, les Ravageurs avec qui Dahl négociait suffisaient amplement à créer de l'inquiétude.

Cela faisait déjà des semaines que le commerçant négociait avec les Ravageurs. C'est le plus important groupe mercenaire d'Oméga, les chiens de garde d'Aria T'Loak elle-même ! En parvenant à devenir leur fournisseur d'arme principal, Dahl terminus conquérait un immense marché et une influence considérable au sein de la station pirate et des systèmes Terminus.
Le volus restait toutefois prudent : son organisation était, en secret, liée à Elkoss Combine, or celle-ci ne voulait pas que Dahl Terminus vende des armes à des groupes armés. Même si l'entreprise volus n'avait plus les moyens d'imposer ses conditions, Dahl souhaitait rester allié à elle le plus longtemps possible. Raison pour laquelle la réunion était discrète et la négociation, non-officielle. Le secret finirait pas être rompu, mais plus ce serait tard, plus Dahl Terminus serait puissante !
L'intérêt pour les mercenaires ? Il était double. Tout d'abord, le Volus était le seul à pouvoir leur fournir des armes de l'espace concilien en masse, en plus des armes traditionnelles des Terminus. Très peu de grands entrepreneurs en armes travaillaient dans les systèmes Terminus, à l'exception de l'armurerie butarienne, et celle-ci n'était pas toujours appréciée. Si Les Ravageurs obtenaient le contrat avec Dahl, ils obtiendraient le même équipement que les armées conciliennes officielles.
Le deuxième était lié au premier : une standardisation de l'équipement. Actuellement, les Ravageurs, comme n'importe quelle troupe de mercenaire, utilisait un équipement hétéroclite plus ou moins efficace, adapté par les utilisateurs. En se fournissant en armes et armures chez un même vendeur, leur statut évoluait, ils ne seraient plus un simple groupe mercenaire, mais une armée, ou une police. Peu de différences dans la pratique, mais une image bien plus imposante !

Du moins, c'est comme ça que Dahl voyait les choses. Il n'était pas certain que cette vision soit partagée par le négociateur des Ravageurs, un pacificateur dénommé Anton Ardak.
Géon et Mélan avait effectué une petite enquête sur le butarien. C'était un ravageur brutal, efficace, et suffisamment fin et ambitieux pour grimper régulièrement dans la hiérarchie. Il s'était notamment illustré lors du Blackout qui avait frappé Oméga le mois dernier, ce qui était probablement la raison pour laquelle il a été choisis pour négocier cet important contrat. De base, rien de cela ne dérangeait le volus : sans réellement apprécier les butariens, il les respectait pour leurs qualités de commerçant et suivait scrupuleusement leur étiquette. Mais bon, face à un pacificateur, l'étiquette était elle de mise ? Il n'y avait qu'une seule façon de le savoir !

« Rien à signaler, Elkoss. ». Dahl se tourna vers le turien qui venait de lui parler, Vargas Kelnus, le chef de la sécurité de Dahl Terminus. Dans l'espace concilien, on pouvait paraître 40 ans et en avoir 100, mais sur Oméga, la situation était différente : le turien approchait les 83 ans, et son visage en était marqué. Toutefois, son esprit de commandant restait fin et aiguisé, et l'excellence de son équipement comblait les failles de ses réflexes engourdis.
« HUUUF. Allons-y. »

Dahl fit un signe de la main aux combattants dans son dos, qui soulevèrent d'énormes caisses d'armes. Des armes conciliennes donc, comme de redoutables phaëton, et d'autres moins traditionnelles, comme des lance-flamme. Le volus vend de tout ! La troupe pénétra le hangar à la suite de son chef.
Le hangar était vaste, haut de plafond, avec plusieurs passerelles. Kelnus montra au commerçant où s'étaient disposés ses tireurs embusqués surveillant l'arrivée des Ravageurs, deux humains et un galarien, puis ordonna aux autres de reculer et d'attendre derrière, bien en vue cette fois-ci. Le but n'était pas d'intimider les Ravageurs, mais de les prévenir directement que ce ne serait pas un racket. Dahl était là pour négocier en tant que marchand, pas pour se faire voler ses armes. Les combattants se mirent donc en arrière, bien en vue, un krogan imposant restant au milieu tandis que des turiens faisaient une ligne un pas derrière lui, les caisses d'armes à tester posées devant eux. Kelnus, pour sa part, resta au côté de son patron.

Faisant face à l'autre entrée, par laquelle les Ravageurs devaient venir, le représentant de Dahl Terminus et sa garde personnelle attendirent.


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Ven 23 Jan 2015, 15:21
Le héros d’Oméga. Une réalité, ou plutôt ce qui aurait dû être une réalité mais qui avait, comme trop souvent, fini par se retourner contre son instigateur. En effet un Blackout géant avait touché récemment Oméga, une situation qui transforma rapidement la station en zoo géant ou l’ordre durement acquis laissa place à l’anarchie et à d’innombrables scènes de barbaries, non sans que cela ne déplaise outre mesure à Anton. Toutefois le butarien avait agis, non par sens aigu de la justice mais par ambition.

Mais comme souvent la finalité ne resplendit pas autant que l’idéal, gagnant toujours le terne intraitable de la vie réelle. L’action du ravageur qui devait représenter le départ de ses ambitions fut aussi peu récompensé que remerciée, et même si l’absence de reconnaissance de Shoran ou même d’Aria n’émouvait guère Anton, le mépris affiché lui laissait un goût de cendre dans la bouche lui pourrissant ce qui devait être un renouveau glorieux.

Au finale il n’y eut aucune récompense, aucune montée en grade, Shoran gardait son pré carré aussi verrouillé que le coffre-fort d’un volus, les deux lieutenants, restaient donc les seuls à même de commander les ravageurs en cas de disparition de la fondatrice du groupe, Anton lui restait simplement le sergent dirigeant les pacificateurs, cette unité spéciale, si spéciale d’ailleurs qu’il n’en existait en tout et pour tout une dizaine réparties sur toute la station donnant lieu au grade de sergent le plus inutile qui soit, celui d’un officier sans troupes.

Toutefois cela n’était pas complètement juste, il y avait eu une récompense malgré tout, et cela était un euphémisme de considérer celle-ci comme une déception aux yeux du butarien qui l’avait reçu. Désormais le sergent pacificateur avait gagné un pouvoir supplémentaire au sein du groupe. En effet étant l’un des rares membres à quitter régulièrement Oméga, Anton avait reçu le droit de mener certaines négociations avec plusieurs groupes militaires ou non ayant à voir avec les ravageurs. Ce « pouvoir » supplémentaire, s’il ne manquait pas d’intérêt ni de possibilités ne faisait ni rêver ni plaisir au butarien qui n’aimait rien tant que la violence la plus absolue.

Néanmoins, la « promotion » n’était pas négociable et cela il fut immédiatement décidé de donner à Anton le droit de prendre en main sa première négociation. Les dés étaient jetés et le butarien se soumettrait au résultat défini, il n’abandonnerait pas pour si peu et tenterait au maximum d’en profiter à son compte, même s’il se doutait que les premières actions seraient fortement surveillées. Qui plus est, la première négociation était plus qu’un test, un défis à n’en point douter.

En effet, Anton avait reçu l’ordre de rencontrer en premier lieu le représentant d’un groupe marchand gagnant anormalement en puissance dans les Terminus. Dahl Terminus, ce nom recelait aussi peu d’informations que le datapad que le ravageur avait eu le droit de lire avant de se mettre en route, les seules qu’il connaissait était le nom de son fondateur, Dahl Elkoss, sûrement un lien avec le célèbre groupe concillien, et son espèce, un volus. Cette dernière information donnait encore une fois la migraine à Anton, tout le monde savait que ce peuple était pourvu d’un gène de la cupidité et un patron installé dans les Terminus devait faire figure d’incarnation de ce trait dans le pire des sens possible.

Le butarien regrettait déjà sa bonne volonté lors du Blackout et se demandait franchement s’il ne devait pas quitter Oméga pour tenter sa chance dans les Abysses Néméennes, là-bas il pourrait se contenter de la bonne vieille lutte sanglante entre les siens et les humains. Mais cela n’était qu’une pensée aussi fugace que devait l’être un moment de générosité volus. Oubliant ce désir pas sin infondé de repartir une nouvelle fois de zéros, Anton décidé de mener à bien cette histoire de négociation et entreprit de se créer un petit groupe fidèle qui l’accompagnerait au lieu convenu.

Sans grande nécessité de réfléchir, le groupe se forma, il était constitué de cinq pacificateurs et de deux indépendants, des connaissances du butarien. Au final la petite escouade était constituée de six butariens, d’un Lysthenis et d’un vortchas. Tous avaient déjà un moment ou un autre combattu aux côtés d’Anton et lui étaient fidèles, partageant des idéaux communs, ou une histoire particulièrement forte. La petite troupe gagna alors très vite l’entrepôt, qu’ils imaginaient tous déjà remplies d’hommes de mains, les volus étant particulièrement connus pour leur utilisation massive de protecteurs, une chose qui ne semblait pas particulièrement idiote au vu de leur physionomie.

Toutefois les ravageurs et leurs alliés ne craignaient pas réellement la situation, si c’était bel et bien une négociation, et le profil de leur interlocuteur semblait suffisamment parlant, alors il n’y avait aucune raison que cela finisse en bain de sang, et sinon … Et bien Anton faisait parfaitement confiance aux compétences de sa suite, et surtout à leur expérience de combat. Mais trêve de réflexions, le groupe gagna enfin sa destination, les négociations allaient pouvoir commencer.

Et c’était, sans surprise, pour des armes et de l’équipement militaire qu’Anton allait devoir marchander. Le volus semblait à même de fournir les ravageurs en armement de qualité presque équivalente à celle des forces concilliennes, si cela était vrai c’était une proposition exceptionnelle le tout restait de connaître le prix d’une telle offre, et elle devait se chiffrer au-delà de tout ce que le butarien pouvait craindre, mais de toute manière ce n’était pas lui qui prendrait la décision finale, il était juste là pour jauger et valider cette proposition extraordinaire, il était le juge et le bourreau et au moins cela lui donnait un semblant de plaisir.
La porte était devant eux. Le moment était venu de laisser les armes au fourreau, le temps de la diplomatie prenait le pas pour la première fois depuis un certain temps chez Anton et il espérait ne pas avoir trop rouillé, il savait les volus plutôt susceptibles et surtout très rusés, il ne devait pas sous-estimé son adversaire du moment même s’il ne paraissait absolument pas impressionnant, cela devait d’ailleurs être l’une de leur arme la plus dangereuse, leur prétendue impuissance.

Anton se tourna une dernière fois vers ses hommes et les regardèrent un par un.

« Gern, Karn vous vous mettez en place sur la droite, vous surveillerez tout ce qui peut servir de cache à des tireurs embusqués. » Les trois butariens approuvèrent leurs ordres et se regroupèrent. Gernlo, le plus vieil ami du ravageur était un agent d’Aria mais n’hésitait jamais à suivre son ami dans toutes les situations les plus farfelues, comme le Blackout d’ailleurs ou il endossé le rôle d’aimant à tirs.

« Aerdris et Zaekael vous me collez. » Le vortcha et le Lysthénis acquiescèrent et gagnèrent aussi leur poste sans répondre. Les deux pacificateurs avaient tous deux servis dans la même escouade que leur supérieur et connaissaient parfaitement sa manière de combattre en groupe, ils seraient de très bons protecteurs.

« Jaghat’Ei, Narlon et Udhienel sur la gauche, vous me surveillez le tout, Au moindre signe de trahison ou d’embuscade je veux un déluge de feu. Jagh tu commandes. » Les trois butariens gagnèrent sans rien dire leur positionnement, Anton les connaissaient depuis qu’ils étaient devenus pacificateurs et avaient pleinement confiance en eux, surtout Jaghat’Ei qu’il considérait comme le plus talentueux fils de pute d’Oméga, un tueur né et un stratège de génie, que seul une absence totale d’ambition condamné à rester dans l’ombre, Anton se sentait extrêmement content d’avoir la loyauté total d’un butarien de ce talent.

Le sergent ravageur fit signe au groupe que tout était prêt et passa finalement la porte, suivit de près par sa garde rapprochée, et par les deux groupes récemment formés qui n’attendirent pas pour prendre position au sein de l’entrepôt. En face, Dhal Terminus ne semblait pas avoir perdu non plus son temps et une petite armée avait déjà pris sa place dans l’arène. Un simple coup d’œil fit connaître à Anton la situation. Un vieux turien, étant clairement identifiable comme le chef militaire, accompagnait un rondouillet volus, le seul présent, toutefois impossible de savoir si c’était Dahl Elkoss ou n’importe lequel de ses congénères.

Un krogan vraiment imposant surplombait la scène plus loin, vraisemblablement placé là pour impressionner et montrer la capacité de défense du groupe. Le tout semblait savamment organisé pour donner une impression de puissance mais non de menace. Il n’y avait pas à dire le turien semblait connaître l’art de la présentation, qu’en était-il de celui du combat ?

Anton s’approcha sans ralentir du volus lui faisant face, du moins autant que sa taille lui permettait face au colosse butarien approchant les deux mètres. Le ravageur, flanqué de ses deux gardes du corps improvisés, s’arrêta finalement à quelques mètres du négociateur, fixant alors avec intensité ce qui servait d’ouverture pour les yeux du volus.

« Je me présente, Pacificateur Ardak. » Il devait sans doute déjà le savoir, mais même si c’était sûrement le cas il n’était jamais mauvais de se présenter, surtout pour clairement montrer qu’ils avaient en face d’eux un véritable représentant des ravageurs.

« Je suis ici pour négocier ces … armes que vous nous avez vendus comme équivalentes à celles des forces concilliennes. Aussi il serait judicieux de commencer par vérifier cette affirmation, ma foi intéressante, pour ne pas dire suspecte. Cela définira la suite de ce que nous pourrons discuter. »

Anton préférait entrer sans attentes dans la négociation, il devait savoir si le matériel convenait à la promesse, condition sine qua non à la poursuite de cette dernière, et à toutes les autres par la suite. Les ravageurs n’avaient pas le temps à perdre avec des entreprises ne respectant pas les termes de ses propres promesses, et cela pouvait même être plus dangereux pour cette dernière que la simple perte de confiance, bien pire même. Mais de cela ne dépendait que du volus.


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Sam 24 Jan 2015, 19:00

« Bons placements, leur chef s'y connaît.
-HUUUF. Des ennuis en perspective ?
-Non, juste de la saine prudence. Ils repèreront probablement les tireurs embusqués.
-HUUUF. Qu'ils restent sur leurs positions, mais sans brandir leurs armes.
-Entendu. »

Le commandant turien transmis les ordres du volus pendant qu'un butarien flanqué d'un vortcha et d'un galarien approchait.
Le butarien se présenta comme étant le Pacificateur Ardak, comme prévu, puis demanda directement à vérifier la nature des armes.
Et bien, comme ça c'est clair : les butariens d'Oméga se foutent de leur étiquette habituelle.
Dahl réagi sans un mot, faisant un signe à l'adresse des turiens derrière lui. Deux d'entre eux prirent l'une des caisses et l’apportèrent au pied du volus, puis l'ouvrirent. La caisse se déploya en plusieurs plateaux, chacun portant plusieurs armes avec leurs munitions. Le volus en désigna quelques unes.

« HUUUF. Fusil d'assaut Avenger, équipement standard des marines de l'Alliance humaine. HUUUF. Fusil d'assaut Phaëton, arme standard des soldats de la hiérarchie turienne. » Le Volus se tourna vers le Pacificateur et le regarda droit dans les yeux. Enfin, droit dans les yeux, façon de dire, les butariens en ayant quatre. « HUUUF. Ces armes ne sont pas équivalentes à celles des forces conciliennes. HUUUF. Ce sont les armes des forces conciliennes. HUUUF. Et je suis le seul à pouvoir en vendre en masse de ce côté de la galaxie. HUUUF. » Le Volus s'avança d'un pas en penchant sa tête vers la gauche, signe de respect chez les butariens.
Même s'il ne s'occupe pas de l'étiquette, ça ne peut pas faire de mal.
« Dahl Elkoss, pour vous servir. »


Le Volus se mit ensuite à marcher de long en large, faisant de nouveaux des signes à ses hommes qui amenèrent d'autres caisses et en ouvrirent certaines. « HUUUF. Je peux vous fournir l'équipement de bases des armées conciliennes pour vos hommes. HUUUF. J'ai aussi de l'équipement plus rare niveau armes, mais je ne pourrai en fournir qu'une petite quantité. HUUUF. A vous de décider qui en bénéficiera. HUUUF. J'ai également de l'équipement non-concilien, en petite quantité aussi. HUUUF. Et bien sûr, je vend aussi omnitechs, cartouches thermiques, et grenades de base. HUUUF. En revanche, je ne produit quasiment pas de mods, pour l'instant. HUUUF. Je vous contacterai lorsque je les aurai ajouté à ma production. HUUUF. Si nous parvenons à un accord aujourd'hui. HUUUF. D'autres questions sur ma production ? »

Dahl n'attendait pas spécialement de questions sur son équipement. Peut-être sur les armes rares, et encore ! A moins que... Non, pas de raisons que le butarien ne s'intéresse à ça.
Non, le moment des questions viendra lors de la discussion sur les prix... Car le volus ne visait pas seulement un bénéfice financier dans cette affaire : il désirait également des avantages en services.


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Dim 25 Jan 2015, 10:31
« HUUUF. Fusil d'assaut Avenger, équipement standard des marines de l'Alliance humaine. HUUUF. Fusil d'assaut Phaëton, arme standard des soldats de la hiérarchie turienne. HUUUF. Ces armes ne sont pas équivalentes à celles des forces conciliennes. HUUUF. Ce sont les armes des forces conciliennes. HUUUF. Et je suis le seul à pouvoir en vendre en masse de ce côté de la galaxie. HUUUF. » Le Volus s'avança d'un pas en penchant sa tête vers la gauche, signe de respect chez les butariens.

Anton répondit distraitement au signe respectueux de son interlocuteur, et même s’il n’appréciait guère qu’un non butarien imite maladroitement une coutume ancestrale, il ne le montra pas. De toute manière il était habituel dans ce genre de discussion de tenter de mettre à l’aise son opposant par une démonstration de respect ou de connaissance de la culture. Une idiotie sans nom, une culture ne s’imite pas elle s’adopte ou s’adapte, le butarien préférait que chacun use de sa propre culture pour les rencontres officielles, cela était à la fois moins ridicule et surtout plus honnête.

Oubliant ce détail inopportun, le ravageur s’avança pour toucher les armes présentées, il était indéniable qu’elles étaient de très bonnes factures, sûrement de production concillienne comme annoncée, ce qui garantissait un minimum de qualité. Toutefois une question s’imposait d’elle-même, d’où venait la production ? Le phaeton était une arme uniquement produite par les turiens et leurs alliés volus, et uniquement au sein de l’espace concillien. Un problème d’importance venait là d’être soulevé, mais cela pouvait attendre la suite de la présentation.

« Dahl Elkoss, pour vous servir. HUUUF. Je peux vous fournir l'équipement de bases des armées conciliennes pour vos hommes. HUUUF. J'ai aussi de l'équipement plus rare niveau armes, mais je ne pourrai en fournir qu'une petite quantité. HUUUF. A vous de décider qui en bénéficiera. HUUUF. J'ai également de l'équipement non-concilien, en petite quantité aussi. HUUUF. Et bien sûr, je vends aussi omnitechs, cartouches thermiques, et grenades de base. HUUUF. En revanche, je ne produis quasiment pas de mods, pour l'instant. HUUUF. Je vous contacterai lorsque je les aurai ajoutés à ma production. HUUUF. Si nous parvenons à un accord aujourd'hui. HUUUF. D'autres questions sur ma production ? »

Anton, lui, n’avait pas quitté les armes des yeux, et surtout des mains. Le butarien inspectait chaque arme avec un intérêt tout particulier pour celles des humains, cela lui rappelait de nombreux souvenirs. Lorsque l’Alliance avait fournis, non officiellement bien sûr, des armes aux rebelles d’Anhur, et même si cela n’avait pas suffi ils avaient gagné suffisamment de temps pour permettre à Eclipse d’intervenir massivement pour leur apporter la victoire. Ces armes avaient ôté tant de vie de ses frères Na’Hesit qu’il était difficile de ne pas revivre intensément de tels évènements devant ces outils de morts.

Mais c’est une tout autre chose qui interpella finalement le ravageur, Dahl Elkoss. Il avait à faire avec le grand patron de ce groupe de parvenus arrivistes. Mais c’est encore plus son nom qui mit la puce à l’oreille du butarien, Elkoss un grand groupe volus opérant dans l’espace concillien dans de nombreux, très nombreux, marchés et particulièrement avec la Hiérarchie turienne, dans le domaine militaire étrangement. Qu’est-ce que cela pouvait signifier ? Une volonté de ce groupe à s’étendre dans les Terminus, une branche indépendante, une branche en exil ? La provenance semblait désormais évidente mais les problèmes liés encore plus.

Toutefois Anton ne pouvait se permettre de garder plus avant le silence, le volus semblait attendre avec intérêt, voire de l’impatience pour ce que le butarien pouvait deviner au travers de la combinaison de son interlocuteur. Le temps de la négociation entrait pleinement dans sa phase active, il était temps de placer efficacement ses billes.

« Je suis flatté de pouvoir vous rencontrer en personne Dahl Elkoss. Je n’ai entendu que des termes fort flatteurs à votre encontre, il se murmurait presque que toute votre expansion tient du miracle. » Anton souriait à pleines dents en regardant désormais le marchand, « Mais je suis sûr que cela ne tient que d’un sens aiguisé des affaires et une connaissance accrues de ce qu’il convient de faire ou non. » Une légère menace à peine voilée.

Puis le butarien quitta enfin un fusil Phaeton des mains reposant la pièce dans son entonnoir.

« Aussi, je souhaite comprendre quelque chose avant d’aller plus avant dans notre discussion en ce qui concerne votre … production. » Une hésitation toute volontaire. « Le Phaeton est une arme produite exclusivement dans l’espace concillien, et vous en conviendrez aisément que cela soit sujet à doute de notre part. » Regard perçant et grand sourire. « Mais que se passera-t-il si votre, si cela est bel et bien la votre, production venait à être bloquée ou découverte ? »

Anton attrapa alors un fusil Avenger et le souleva de manière à le voir de plus près.

« Il serait fâcheux, et nous nous comprenons sur l’usage de ce terme, qu’une livraison vienne à manquer alors même que nous aurions payés pour cette dernière. » Le ravageur reposa l’arme sans la ranger dans sa gaine. « Il nous faut des garanties, ce qui peut sembler évident bien entendu, mais nous ne pouvons nous permettre de compter sur un marchand, aussi … disons gagnant, ne nous insultons pas en parlant d’honnêteté, soit-il. Qu’est-ce qui nous assure que nos armes ne finissent pas dans les mains de la police douanière du SSC, ni dans les mains d’un autre groupe militaire ? »

Anton souriait toujours à pleines dents mais ne regardait plus Dahl Elkoss, mais son garde du corps turien. De près il semblait encore plus compétent, son regard ne laissait guère de place au doute quant à sa connaissance de la guerre. Retour sur le volus.

« Monsieur Elkoss, nous devons vous faire, relativement, confiance, le passage entre l’espace concillien et Oméga ne pourra être surveillé par nos hommes, il est indéniable que vous y serez seul maître à bord, aussi il nous faut quelque chose prouvant votre bonne foi. Nous connaissons votre rupture de contrat avec les soleils bleus, et nous savons que seul l’intérêt compte pour vous. Aussi qu’est-ce qui nous assure que vous tiendrez parole ? »

La réponse, si elle semblait évidente, n'en serait pas moins essentielle, tous les marchands des terminus pouvaient devenir d’excellents comédiens pouvant jurer sur tout ce qui existe qu’ils seraient les plus honnêtes de la galaxie et qu’ils tiendraient leur parols comme la prunelle de leurs yeux, mais il ne fallait pas oublier qu’ils pouvaient vendre cette même prunelle à n’importe qui pouvant y mettre le prix.

Après ils pourraient discuter plus avant de la production et de son rythme d’approvisionnement. Tout d’abord jauger le marchand, comprendre s’il s’agissait d’un de ces nombreux mégalomanes rêvant plus de gloire que possédant un talent en marchandage ou un véritable allié potentiel des ravageurs. Ils avaient tout à y gagner à travailler ensemble, mais s’en rendait-il compte ?


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Mer 28 Jan 2015, 14:05
Que des compliments, ah bon ? Croit il que j'ignore être surveillé du coin de l’œil par la moitié d'Oméga ?

Le butarien reposa enfin les armes montrées par Dahl. Il avait semblé particulièrement intéressé par les fusils d'assaut Avenger, ce qui avait surpris le volus : il aurait pensé qu'un butarien aurait méprisé les armes humaines, par principe. Mais bon, peut être que celles-ci lui rappelait des souvenirs.

« Mais que se passera-t-il si votre, si cela est bel et bien la votre, production venait à être bloquée ou découverte ? »

Tant d'informations en une seule phrase. Tout d'abord, les Ravageurs ignoraient que Dahl Terminus produisait elle même ces armes. Et c'était tant mieux : le volus ne voulait pas attirer l'attention dessus. Ça n'avait été rendu possible que depuis très peu de temps, grâce à la rentrée de Ivrancic dans la direction de Dahl Terminus. Grâce aux nouvelles usines de production, Dahl Terminus pouvait produire massivement des armes sans en rendre compte à Elkoss Combine, et l'indépendance totale était rendue possible.
Deuxièmement, le butarien ne connaissait rien à la politique du Conseil. Ce qui n'était en soit, pas très étonnant.
En fait, il semblait même assez mal connaître le commerce.

« Il nous faut des garanties », disais Ardak en s'emparant à nouveau d'un fusil humain. Il observait de près Kelnus, qui soutint calmement son regard. Dahl remarqua quelques signes de la main du commandant turien, lorsque le butarien détourna le regard. Des gestes apparemment anodin, mais le volus savait qu'il s'agissait d'ordres à l'égard des troupes. Lesquels, impossibles à dire. Dahl fit attention à ne pas regarder la réaction des combattant de son entreprise.

« Aussi qu'est ce qui nous assure que vous tiendrez parole ? »

Le butarien avait fini de parler, critiquant Dahl, rien d’exceptionnel dans une négociation. Il était temps que le volus rétorque.

« HUUUF. Vous avez donné vous même la réponse : l'intérêt. HUUUF. »

Le volus s'approcha du butarien, se mettant volontairement suffisamment prêt pour l'obliger à baisser la tête dans une position inconfortable.

« HUUUF. Vous êtes les Ravageurs. HUUUF. Vous êtes le plus gros gang mercenaire d'Oméga, le plus gros marché financier potentiel en armes. HUUUF. J'ai tout à gagner à devenir votre fournisseur. HUUUF. Tant qu'à vous trahir, quelle idiotie ! HUUUF. Je vis ici, mon entreprise y a son siège, vous pourriez appliquer votre vengeance sans difficultés. HUUUF. »

Le volus recula.

« Il n'y aura pas de problèmes avec les livraisons. HUUUF. Je suis certain que vous comprenez sans problèmes à quel point je serai... embêté, HUUUF, si le SSC ou le Conseil apprenait notre accord. HUUUF. J'aimerai autant que ça reste discret, et c'est une raison supplémentaire de commercer avec vous. HUUUF. Les Ravageurs sont principalement sur Oméga, vous ne croisez quasiment jamais les forces conciliennes. HUUUF.
Vous voulez des garanties ? HUUUF. Vous ne paierez qu'après la première livraison. HUUUF. Si elle a du retard, vous aurez une réduction définitive. HUUUF. Pour les livraisons suivantes, 50% du paiement à la commande, 50% à la réception. HUUUF.
Et concernant les Soleils Bleus, sachez que c'était autorisé dans notre accord. HUUUF. En déménageant de leur territoire pour un quartier dirigé par les Ravageurs, je n'avais plus besoin d'eux. HUUUF. L'accord a été interrompu, et je leur ai donné une prime, fin de l'histoire. HUUUF. »


Le volus s'interrompit, dans ce qui est, chez son espèce, à une posture de défi.

« Maintenant, si vous avez fini de mettre en doute les compétences et la rigueur de mon entreprise, HUUUF, peut être pouvons nous parler, justement, de comment vous comptez me payer. HUUUF. Je suis l'unique personne à pouvoir vous fournir en quantité suffisante, HUUUF, vous comprenez donc sans doutes que j'attends un très bon paiement... et pas forcément en crédits. HUUUF. 
Il se trouve que pour accroître la diversité de mon équipement, j'ai besoin de plans d'armes, d’armures, de mods, etc. HUUUF. Je les achète quand c'est possible, mais certains sont réfractaires à l'idée de diffuser leurs secrets. HUUUF.
Bien entendu, ce n'est qu'une possibilité. HUUUF. un puissant groupe comme le votre pezut sans doutes rendre bien des services. HUUUF. Et je saurai en reconnaître la valeur.»


Les Ravageurs étaient les maîtres d'Oméga. Ils avaient les moyens financier d'acheter les armes, mais le pouvoir ne se mesurait pas qu'avec les crédits, loin de là. Dahl était curieux de voir ce que les Ravageurs seraient prêts à faire.


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Mer 28 Jan 2015, 19:05
« HUUUF. Vous avez donné vous même la réponse : l'intérêt. HUUUF. »

Le volus s'approcha du butarien, se mettant volontairement suffisamment prêt pour l'obliger à baisser la tête dans une position inconfortable. Anton ne s’en écarta pas et resta ainsi, s’efforçant de fixer son interlocuteur malgré sa petite taille, se permettant simplement quelques regards sur le turien, captant quelque uns de ses petits signes à l’égard de ses hommes.

« HUUUF. Vous êtes les Ravageurs. HUUUF. Vous êtes le plus gros gang mercenaire d'Oméga, le plus gros marché financier potentiel en armes. HUUUF. J'ai tout à gagner à devenir votre fournisseur. HUUUF. Tant qu'à vous trahir, quelle idiotie ! HUUUF. Je vis ici, mon entreprise y a son siège, vous pourriez appliquer votre vengeance sans difficultés. HUUUF. »

Le volus recula, laissant le ravageur sourire à la réponse du marchand. Il ne parlait pas de trahison, cela non il ne pensait pas qu’il trouverait pour le moment un quelconque intérêt là-dedans, les ravageurs étaient trop puissants. Non Anton pensait simplement à un échec, il avait juste indiqué ce qu’il se passerait en cas de perte d’une cargaison. Car les ravageurs n’étaient pas du genre à pardonner, ni à oublier. Ce que le butarien voulait savoir était ce que le volus pouvait faire en cas de perte pour combler les attentes de ses acheteurs.

« Il n'y aura pas de problèmes avec les livraisons. HUUUF. Je suis certain que vous comprenez sans problèmes à quel point je serai... embêté, HUUUF, si le SSC ou le Conseil apprenait notre accord. HUUUF. J'aimerai autant que ça reste discret, et c'est une raison supplémentaire de commercer avec vous. HUUUF. Les Ravageurs sont principalement sur Oméga, vous ne croisez quasiment jamais les forces conciliennes. HUUUF.
Vous voulez des garanties ? HUUUF. Vous ne paierez qu'après la première livraison. HUUUF. Si elle a du retard, vous aurez une réduction définitive. HUUUF. Pour les livraisons suivantes, 50% du paiement à la commande, 50% à la réception. HUUUF.
Et concernant les Soleils Bleus, sachez que c'était autorisé dans notre accord. HUUUF. En déménageant de leur territoire pour un quartier dirigé par les Ravageurs, je n'avais plus besoin d'eux. HUUUF. L'accord a été interrompu, et je leur ai donné une prime, fin de l'histoire. HUUUF. »


Le volus s'interrompit, dans ce qui est, chez son espèce, à une posture de défi. Chose qui ne manqua pas d’arracher un sourire chez Anton, non de mépris mais de respect pour l’action d’un être absolument impuissant par lui-même. Même si l’action était quelque peu atténuée par la troupe se trouvant derrière lui et n’attendant que le moindre petit signe pour faire feu.

« Maintenant, si vous avez fini de mettre en doute les compétences et la rigueur de mon entreprise, HUUUF, peut être pouvons nous parler, justement, de comment vous comptez me payer. HUUUF. Je suis l'unique personne à pouvoir vous fournir en quantité suffisante, HUUUF, vous comprenez donc sans doutes que j'attends un très bon paiement... et pas forcément en crédits. HUUUF.

Il se trouve que pour accroître la diversité de mon équipement, j'ai besoin de plans d'armes, d’armures, de mods, etc. HUUUF. Je les achète quand c'est possible, mais certains sont réfractaires à l'idée de diffuser leurs secrets. HUUUF.

Bien entendu, ce n'est qu'une possibilité. HUUUF. Un puissant groupe comme le votre peut sans doute rendre bien des services. HUUUF. Et je saurai en reconnaître la valeur.»


Enfin le volus mettait fin à sa réponse. Il avait quelque peu répondu à côté toutefois il touchait plusieurs points intéressants comme la gestion de la rupture du contrat avec les soleils bleus dont il n’avait pas été mis au courant. Sa réaction, qui n’était lisible qu’au travers de ses mouvements de mains et de jambes, à l’existence de sa possible production laissait aussi penser que le butarien manquait singulièrement d’informations. Tout ceci était anormal, pourquoi Shoran lui demandait-elle de mener une négociation aussi importante avec si peu de connaissances.

Anton détestait cette information d’être utilisée sans en connaître le but, mais il ne pouvait l’éviter, seulement tenter de s’en sortir aussi fort qu’en arrivant. Toutefois le plus urgent était déjà de mener cette négociation à bien et pour cela il devait jauger autant que possible le volus et son entreprise et sans se l’aliéner, ce qui semblait plutôt mal partie.

« Elkoss, voyons ne venez pas me parler de doutes ou d’autres jugements de valeurs. Je suis sûr que vous connaissez plus que quiconque Oméga et ses règles. Il n’y a ni confiance ni respect qui n’existent ici tant qu’il n’y a pas de preuves. » Anton ne fixait plus que Dahl, avec l’ensemble de ses yeux sans jamais ciller.

« Maintenant vous me parlez de paiement. En crédit cela va de soi, mais j’entends là parler de services. Une aide à accroitre vos propres services, soutenir votre groupe. Désormais il ne s’agit plus seulement d’une transaction mais d’un partenariat. » Le butarien se détourna de son interlocuteur et regarda son acolyte Lysthénis, Zaekael. Un simple regard suffit à faire comprendre au ravageur qu’ils se comprenaient.

« Malheureusement nous ne sommes pas réellement ce que vous percevez de nous. » Anton repris sa position initiale. « Nous ne servons pas d’hommes de mains, d’agents de sécurité, ou de mercenaires pour n’importe quel groupe possédant des richesses ou des produits d’intérêts. Nous sommes les … chiens de chasses d’Aria. Nous protégeons et dominons Oméga en son nom et seulement le sien. »

Le butarien laissa toutefois un large sourire égrener son visage calmant les propos qu’il venait de lâcher.

« Toutefois. » Léger silence. « Il est possible de lever cette barrière, comme nos deux groupes l’ont déjà fait auparavant. Fournir les ravageurs en armes est un signe évident de soutien aux défenseurs de l’ordre et de la sécurité que nous sommes et cela peut être pris comme une alliance valable pour mener à des opérations conjointes. » Anton laissa son regard survoler le groupe para militaire du volus.

« Quelques efforts sont néanmoins envisageables dès à présent, au-delà des opérations déjà mises en place de protection de vos entrepôts et de votre siège. Celles-ci dépendront de la qualité, de la quantité et de la rapidité de la première livraison cela s’entend. Par la suite d’autres opérations pourront largement être envisagée, si entente il y a bien sûr. »

Anton fixa finalement son regard sur le chef de la sécurité. Le turien d’un âge certain était véritablement impassible et inamovible.

« Elkoss. Vous me parlez d’intérêt mais une chose nous interpelle. Pourquoi ne pas avoir contacté Aria au lieu des ravageurs ? »

Le butarien avait attendu quelque peu pour poser cette question, peut-être la seule qui compte, la qualité et la confiance n’étant au final que bien peu de choses. Si la discussion n’avait dépendu que de cela elle n’aurait pas durée plus de quelques essais, mais tout ne tournait qu’autour d’une seule chose, le pourquoi. Et même si la réponse ne devait pas être bien surprenante, il est nettement plus difficile d’obtenir quelque chose d’Aria que des ravageurs, la manière de répondre en était elle vitale.


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Dim 01 Fév 2015, 17:07

« Elkoss, voyons ne venez pas me parler de doutes ou d’autres jugements de valeurs. Je suis sûr que vous connaissez plus que quiconque Oméga et ses règles. Il n’y a ni confiance ni respect qui n’existent ici tant qu’il n’y a pas de preuves. »

Le butarien insupportait de plus en plus le volus. Dahl ne s'était pas élevé à sa position actuelle pour être insulté par un mercenaire, même s'il était gradé et faisait parti des terribles Ravageurs. Il haïssait que l'on doute de ses compétences.

« HUUUF. C'est justement parce que nous sommes sur Oméga que l'on peut parler de jugement de valeurs. HUUUF. Nul ne s'oppose aux Ravageurs, parce que l'on sait que vous êtes sans pitié. HUUUF. Nul ne s'oppose à Aria parce que l'on sait qu'elle est mille fois plus dure. HUUUF. Cela fait plus de dix ans que je suis là, les preuves de l'intégrité commerciale de Dahl Terminus sont là. HUUUF. Mais qu'importe, continuons. »

Le butarien continua, sans réellement s'occuper de l'intervention du volus. A raison sans doutes, c'était un débat sans fin, intrinsèquement lié au point de vue de la personne. Ardak voyait peut-être en Oméga une terre sans foi ni loi, le volus y voyait au contraire un pseudo chaos rudement bien organisé, une copie de la société concilienne où les valeurs étaient inversées : le respect devenait la crainte, le droit devenait la force. Et au sommet, comme toujours, une foutue asari.

« Maintenant vous me parlez de paiement. En crédit cela va de soi, mais j’entends là parler de services. Une aide à accroître vos propres services, soutenir votre groupe. Désormais il ne s’agit plus seulement d’une transaction mais d’un partenariat. »

Mais... sait-il seulement ce que l'on négocie ici ? Le volus en était éberlué. Les Ravageurs n'achetaient pas là une cargaison d'armes unique, ils négociaient un contrat d'approvisionnement en arme. Un contrat avec un fournisseur, donc. Ils devenaient donc automatiquement partenaires ! A l'avenir, des personnes cherchant à nuire aux mercenaires d'Aria pourrait parfaitement choisir Dahl Terminus comme cible, et des personnes désirant éliminer Dahl Terminus pourront essayer de leur faire perde le contrat avec les Ravageurs !
C'était aussi pour cela que Dahl avait avancé l'idée de service accroissant son offre d'armes : les premiers à en bénéficier seraient ses partenaires commerciaux, et donc les Ravageurs eux-mêmes ! Dans la pratique, Dahl terminus aurait tout simplement construit les armes que les Ravageurs auraient désiré obtenir. Mais il semblerait que le butarien n'ait pas perçu l'arrangement sous-jacent.

« Malheureusement nous ne sommes pas réellement ce que vous percevez de nous. Nous ne servons pas d’hommes de mains, d’agents de sécurité, ou de mercenaires pour n’importe quel groupe possédant des richesses ou des produits d’intérêts. Nous sommes les … chiens de chasses d’Aria. Nous protégeons et dominons Oméga en son nom et seulement le sien. »

Le volus ne comprenait pas. Pourquoi le butarien était-il ici ? Avait il pour objectif de faire foirer la négociation ? Sur ordre des ravageurs ou avait-il été corrompu ? Ou était-il là de bonne fois, auquel cas pourquoi Shoran l'a-t-elle choisi ? Pas pour ses dons commerciaux, apparemment...
Le butarien était-il là pour le tuer ?

« Toutefois. Il est possible de lever cette barrière, comme nos deux groupes l’ont déjà fait auparavant. Fournir les ravageurs en armes est un signe évident de soutien aux défenseurs de l’ordre et de la sécurité que nous sommes et cela peut être pris comme une alliance valable pour mener à des opérations conjointes. »

Pas pour le tuer, non. Trop de blabla, pas assez d'hommes. Pas assez pour être certain de l'éliminer avec sa garde, en tout cas. A moins qu'il ne fasse que gagner du temps ? Mais faire exploser l'entrepôt aurait été plus simple... Les Ravageurs travaillant pour Aria, personne n'aurait dit quoi que ce soit.
Dahl jeta un regard à Velnus, qui était toujours aussi impassible. Apparemment, s'il sentait une crise venir, il avait déjà pris les mesures s'imposant.

« Quelques efforts sont néanmoins envisageables dès à présent, au-delà des opérations déjà mises en place de protection de vos entrepôts et de votre siège. Celles-ci dépendront de la qualité, de la quantité et de la rapidité de la première livraison cela s’entend. Par la suite d’autres opérations pourront largement être envisagée, si entente il y a bien sûr. »


On dirait... Qu'il considère davantage cela comme une alliance militaire. Oui, c'est ça, ce type essaie d'appliquer ses connaissances de la guerre au commerce. Pas tout à fait faux, mais... loin d'être vrai.

« HUUUF. La protection de mon siège et de mes entrepôts n'a rien à faire avec notre négociation actuelle, Pacificateur. HUUUF. Ils se situent dans les quartiers contrôlés par les Ravageurs. HUUUF. Comme tout le monde dans ce quartier, mon entreprise paie une taxe pour ne pas avoir d'ennuis. HUUUF. Et parce que c'est sous votre contrôle, vous réglez les conflits qui s'y déroulent. HUUUF. Ce n'est en rien un accord entre nos deux groupes. »

Apparemment, le butarien avait besoin d'une mise au point. Que celui-ci la prenne en compte ou non, impossible à dire, alors qu'il faisait face à Velnus. Puis il reparti sur un autre sujet.

« Elkoss. Vous me parlez d’intérêt mais une chose nous interpelle. Pourquoi ne pas avoir contacté Aria au lieu des Ravageurs ? »

Une question simple, dans le contenu et dans la réponse, mais un véritable piège pour un négociateur avisé. Dire la vérité, à savoir que l'on pouvait négocier avec les Ravageurs, tandis que l'on ne peut qu’obéir à Aria, pouvait les vexer. Nul n'ignore où se situe le véritable pouvoir, mais ce n'est pas judicieux de le faire remarquer à celui qui dispose du plus gros flingue.
Toutefois, mentir n'était pas envisageable, vu que le butarien connaissait la réponse ! Il saurait si le volus ment. Il fallait donc dire la vérité, mais bien l'enrobée de tout un tas de belles choses à entendre.

« HUUUF. Nous connaissons tous deux la réponse à cette question. HUUUF. Les réponses plutôt. HUUUF. Tout d'abord, accéder à Aria est extrêmement compliqué, et ça ne s'est pas arrangé depuis le Blackout. HUUUF. Je ne suis pas un habitué de l'Afterlife. HUUUF.
De plus, que lui aurais-je dis ? HUUUF. Bonjour Miss T'Loak, je souhaiterai fournir vos Ravageurs en armes ? HUUUF. Elle m'aurait renvoyé vers Shoran, si elle ne m'avait pas puni pour lui avoir fait perdre du temps. HUUUF. Cette offre concerne les Ravageurs, c'est donc eux que j'ai contacté. HUUUF.
Et puis, Aria est extrêmement occupée. HUUUF. Il est difficile de négocier les détails d'un contrat lorsque l'on manque de temps. HUUUF. Et je n'ai pas la prétention d'être important au point qu'elle y consacre l'attention nécessaire. HUUUF. Les Ravageurs en revanche sont nombreux. HUUUF. Rien de réellement handicapant pour eux à négocier les détails via intermédiaires, et de le conclure rapidement une fois que tout est décidé. HUUUF.
D'une certaine manière, je négocie avec Aria. HUUUF. Elle sera mise au courant de nos négociations, et donnera peut-être son avis, ou ses ordres, à Shoran. HUUUF. C'est juste qu'elle préfère déléguer la responsabilité de négocier à ses plus farouches représentants. »


Le volus se tût, espérant que la réponse convienne à son interlocuteur. Puis il retourna à son affaire, et à son principal objectif, négocier.

« HUUUF. Concernant les opérations dont vous me parliez. HUUUF. Je maintiens la possibilité que les Ravageurs me fournissent des plans d'armes, armures et mods. HUUUF. Ceux que je ne peux pas actuellement vendre, et que vous souhaiteriez avoir. HUUUF. Après tout, les plans sont une étape importante de la production, il me semble donc juste que ceux qui me les fournissent paient ces armes moins chères. »

Cette fois-ci, Dahl avait exprimé clairement l'accord. Il espérait que cette fois-ci, le butarien verrait où était l'intérêt de son groupe.


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Lun 02 Fév 2015, 15:09
« HUUUF. Nous connaissons tous deux la réponse à cette question. HUUUF. Les réponses plutôt. HUUUF. Tout d'abord, accéder à Aria est extrêmement compliqué, et ça ne s'est pas arrangé depuis le Blackout. HUUUF. Je ne suis pas un habitué de l'Afterlife. HUUUF.
De plus, que lui aurais-je dis ? HUUUF. Bonjour Miss T'Loak, je souhaiterai fournir vos Ravageurs en armes ? HUUUF. Elle m'aurait renvoyé vers Shoran, si elle ne m'avait pas puni pour lui avoir fait perdre du temps. HUUUF. Cette offre concerne les Ravageurs, c'est donc eux que j'ai contacté. HUUUF.
Et puis, Aria est extrêmement occupée. HUUUF. Il est difficile de négocier les détails d'un contrat lorsque l'on manque de temps. HUUUF. Et je n'ai pas la prétention d'être important au point qu'elle y consacre l'attention nécessaire. HUUUF. Les Ravageurs en revanche sont nombreux. HUUUF. Rien de réellement handicapant pour eux à négocier les détails via intermédiaires, et de le conclure rapidement une fois que tout est décidé. HUUUF.
D'une certaine manière, je négocie avec Aria. HUUUF. Elle sera mise au courant de nos négociations, et donnera peut-être son avis, ou ses ordres, à Shoran. HUUUF. C'est juste qu'elle préfère déléguer la responsabilité de négocier à ses plus farouches représentants. HUUUF. Concernant les opérations dont vous me parliez. HUUUF. Je maintiens la possibilité que les Ravageurs me fournissent des plans d'armes, armures et mods. HUUUF. Ceux que je ne peux pas actuellement vendre, et que vous souhaiteriez avoir. HUUUF. Après tout, les plans sont une étape importante de la production, il me semble donc juste que ceux qui me les fournissent paient ces armes moins chères. »


Anton commençait lentement à cerner son opposant, il était indéniable que le volus s’y connaissait. A aucun moment il n’avait laissé douter qu’il contrôlait totalement la transaction, et ne semblait jamais craindre le moindre refus, toutefois le marchand montrait quelques petites tensions uniquement entraperçues lors des courants regards portés au turien dirigeant son service de sécurité. Par contre il semblait aussi que le volus se sentait nettement supérieur à son interlocuteur, et cela ne troublait ni ne dérangeait guère le butarien qui se savait pas aussi bon marchand que le volus, mais surtout absolument pas craintif de ce qu’il pouvait ressortir de cette situation.

Une chose semblait pourtant assurée, le ravageur ne tirerait aucun bénéfice personnel à cette transaction, ni un allié futur, il était évident que ni l’un ni l’autre ne semblait apprécier ou respecter son opposant. Et même si Anton faisait un effort, il n’y avait aucun intérêt à devenir l’allié d’une personne ne le respectant pas. Mais inutile de concevoir déjà l’après, il fallait en finir tout d’abord avec le maintenant.

« Bien, il est temps de réfléchir posément à toute l’opération. » Anton fixait à nouveau le volus droit dans les yeux, tout du moins les verres sensément placés à l’endroit des yeux. « Vous souhaitez trouver des acheteurs pour des armes de conception concillienne. Pour se faire vous voulez des acheteurs n’ayant quasiment aucun contact avec l’espace concillien, et aussi qui possèdent, cela va de soi, la fortune suffisante pour se les payer en nombre conséquentes. »

Le butarien tourna le dos à son interlocuteur et alla poser une main sur l’épaule du lysthénis. Les deux individus échangèrent un sourire comprenant tous deux ou il voulait en venir.

« Pour trouver ces acheteurs il faut impérativement qu’ils ne se trouvent pas en conflit à un moment ou un autre avec les agents concilliens, cela attirerait inévitablement le courroux du Conseil et de ses plus terribles agents, les spectres. Il faut aussi qu’ils possèdent une fortune conséquente et un nombre tout aussi important de membres. »

Le ravageur regardait maintenant l’ensemble de son équipe, sans ôter sa main.

« Ce qui au final ne laisse que peu de groupes possibles. Les berserker ? Impossible ils useraient immédiatement de ses armes contre les colonies concilliennes juste pour montrer qu’ils en ont. Les Soleils bleus ou Eclipse ? Ils échangent trop souvent avec des mondes en alliance avec le Conseil et le secret s’éventerait aussi vite que la virginité d’une asari. Qui reste-t-il ? »

Cette fois-ci retour sur le volus.

« Les esclavagistes bordant la travée ? Non. Les seigneurs de guerres les plus puissants ? Non. Les empires butariens de l’Abysse ? Encore une fois non. Pour la simple et bonne raison qu’ils passent leur temps à attaquer la Travée. Qui donc alors ? Les quariens ? Les Geths ? Non il ne se trouve qu’il y a peu de monde dans les Terminus qui ne conviennent à vos exigences. Il faut aussi enlever les gangs et sectes d’Oméga, il serait inenvisageable de fournir d’autres groupes que les ravageurs. »

Anton savait que le volus connaissait tout cela mais il voulait un minimum montré qu’il n’était pas totalement idiot. Action puérile étant donné qu’il ne le reverrait sûrement jamais.

« Aussi, s’il est évident que vous attendez une somme à la hauteur de la qualité de vos productions, il est aussi évident que nous, les ravageurs, attendons un ajustement de cette dite somme à la hauteur du service que nous vous rendons. » Inclination de la tête vers la gauche avec un sourire presque moqueur.

« Il est difficile d’écouler ce genre de marchandise dans une quantité suffisante pour être rentable, il est aussi difficile de l’écouler sans se faire d’ennemis. Les ravageurs prennent au final des risques en acceptant de se fournir chez vous, des risques auprès du Conseil, auprès des autres groupes qui verront, c’est inévitable, notre approvisionnement comme un danger. Tout ceci nous pousse à nous interroger sur le prix que nous pouvons mettre dans cette affaire, un ajustement lié au danger, à l’aide apportée serait effectivement un signe d’un extraordinaire respect. »

Anton en venait enfin à ce qu’il préparait depuis le départ. Il était désormais plus que temps d’entrer enfin dans la négociation.

« Pour ce qui est des services, j’en reviens à ce que j’ai dit. Il est important d’engager la confiance en commençant par une première livraison, l’état des armes et leur qualité dépendra de ce que nous pourrons entrevoir comme actions communes et comme services. » Le butarien lâcha l’épaule de son ami galarien et s’avança vers le marchand volus.

« Il est bien sûr évident que nous accepterons aisément de venir plus facilement en aide à un allié potentiel en fonction de l’abaissement du prix qu’il envisagera, car si les mods et munitions sont aussi à notre utilité, il est évident que nos hommes le sont pour vos besoins. Aussi il faut prendre ne compte toutes ses données lors du décompte final. »

Anton leva sa main et se mit à égrener le compte.

« Nos services futurs, les dangers évidents d’une trop grande montée en puissance, le service évident de devenir des acheteurs de marchandises difficilement écoulables dans les Terminus étant donné vos conditions. Et bien entendu la protection et l’aide de vos hommes durant le transport de ces dites marchandises durant leur transit sur la station. Il est ainsi grandement intéressant de connaître le prix que vous pensez mériter tout ceci. »

Une simple question mais la seule qui comptait vraiment aux yeux de Shoran.


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Mer 04 Fév 2015, 13:45

Enfin !

C'est la première chose qui vint à l'esprit du volus. Enfin, le butarien cessait de critiquer et passait aux choses sérieuses : la négociation. Et bien plus intelligemment que ne le pensait le volus, surtout après le début de l'entretien. En effet, Ardak précisait directement qu'il avait bien conscience du fait que les Ravageurs étaient clairement les meilleurs acheteurs possibles pour Dahl Terminus. Toutefois, le commerçant ne comptait pas concéder tous les points à son adversaire.

« HUUUF. Je suis ravi de voir que vous maîtrisez la négociation comme la critique, Pacificateur Ardak. HUUUF. Vous avez grandement raison : les Ravageurs sont clairement le meilleur marché possible de tous les systèmes Terminus. HUUUF.
Je me dois toutefois de relativiser certaines choses : vous êtes les meilleurs, pas les seuls. HUUUF. Les autres gangs seraient ravis d'obtenir ces armes de qualités supérieures. HUUUF. Le risque d'être repéré par le Conseil serait plus important, je le reconnais, mais il ne serait pas si simple de remonter jusqu'à Dahl Terminus. HUUUF. Et le Conseil n'enverrait pas de Spectres pour si peu. HUUUF. Pour attirer leur attention, il faudrait que je fournisse l'intégralité des pirates skylliens ! HUUUF. Une idiotie, quand on voit le nombre de groupe mercenaire d'envergure suffisamment intelligents pour ne pas faire trop de vagues. HUUUF. Les Soleils Bleus en particulier sont connus pour n'entrer que rarement en opposition avec les lois conciliennes. HUUUF. »


Véridique. Et les Soleils Bleus auraient amplement les moyens d'acheter des les armes de Dahl Terminus. Mais leur pouvoir politique est bien moins important, et ils étaient clairement inférieur aux Ravageurs sur Oméga. Toutefois, ils restaient suffisamment important pour devenir gênant, voir dangereux en cas d'alliance avec d'autres gangs. Si Dahl Terminus fournissait en arme les Soleils Bleus, Éclipse et les Berzerkers, on pouvait être certain qu'une guerre des gangs éclateraient, les trois groupes mercenaires devenant assez puissants pour se confronter aux Ravageurs. Le chaos qui s'en suivrait rapporterait des millions, voir des milliards à Dahl Terminus. Accompagné d'un pouvoir sans pareil : si l'un des groupe essayait de trahir l'entreprise commerciale, son approvisionnement en arme serait coupé, et les deux autres groupes le taillerait en pièce.
Pourtant, cet avenir n'intéressait pas Dahl. Même s'il était bien moins pacifique que les autres membres de son espèce, il éprouvait une répulsion instinctive pour la guerre. Mais le Ravageur devait comprendre que Dahl Terminus ne se laisserait pas marcher sur les pieds.

« Un groupe aussi puissant que les Soleils Bleus, équipé des armes des meilleures armées de la galaxie, HUUUF, pourrait facilement développer de nouvelles ambitions. HUUUF. Et les Soleils Bleus ne sont pas le seul groupe puissant des Terminus. HUUUF.
Je n'ai pas l'attention de créer ce genre de troubles. HUUUF. Malgré l'intérêt économique que je pourrai avoir en cas de guerre ouverte entre les clans mercenaires. HUUUF. La guerre est un business, mais mon peuple ne l'approuve pas. HUUUF.
Pour toutes ces raisons, je suis prêt à faire des concessions aux Ravageurs. HUUUF. Mais n'essayez pas de me spolier. HUUUF.  »


Le volus regardait Ardak le plus directement possible. Il ne doutait pas que le butarien était assez intelligent pour comprendre à quelle point ce genre de troubles serait désastreux pour ses supérieurs et pour Oméga, quelque soit le vainqueur. Évidemment, il pouvait aussi interpréter ça comme une menace, ce qui était techniquement le cas, mais au fond, la menace fait partie de la négociation classique sur Oméga.

« HUUUF. Bon, revenons donc à notre accord, et aux moyens de paiement. HUUUF. Concernant les services, je comprend tout à fais qu'ils ne soient pas envisageables dès le départ. HUUUF. Nous en reparlerons donc lorsque vous aurez reçu les premières livraisons. HUUUF.
Reste donc les crédits. HUUUF. Mes demandes resteront raisonnables, et je vous garanti que Dahl Terminus ne deviendra le fournisseur d'aucuns autre groupe , mercenaire ou non, des systèmes Terminus. HUUUF. »

Une évidence même, l'intérêt pour les Ravageurs étant d'être mieux armés que les autres. Toutefois, cette clause permettait à Dahl Terminus de continuer à vendre à des particuliers. Ce ne serait que quelques armes vendues individuellement, insuffisamment pour gêner les Ravageurs, mais ces ventes permettraient à l'organisation de rester dans la tête du commun, au lieu de devenir un groupe mystérieux vivant dans l'ombre des puissants.

« Je vous ferai également des tarifs de groupes, comme toujours. HUUUF. Achetez moi plus d'armes à la fois, et chacune sera moins chère à l'unité. HUUUF. J'ai toutefois mes limites en vitesse de production : je ne peux pas produire de quoi équiper plus de 250 hommes par semaine. HUUUF. »

En fait, les usines permettait de fournir jusqu'à 300 hommes par semaine. Mais le volus aimait se garder un peu marge. Et puis ça ferait plaisir aux Ravageurs si les livraisons étaient faites en avance.

« A vous de décider qui équiper en priorité. HUUUF. Et je parle d'un ensemble arme/armure de base, sans mods. HUUUF. Vous vous en doutez, il est plus difficile et long de produire l'équipement de meilleure qualité. HUUUF. Plus long encore de produire de l'équipement personnalisé avec des mods. HUUUF. »

Le volus ignorait combien d'hommes comportaient les Ravageurs, mais il faudrait probablement quelques mois pour équiper l'ensemble des combattants.

« Et pour en terminer avec les prix... HUUUF. Pour équiper une centaine de combattants simple, je demanderai 3 millions de crédits. »

Ce qui faisait 30,000 crédits par combattant. Un prix un peu au dessus de ce que désirait réellement le volus, qui visait plutôt les 25,000 crédits par combattant, mais il s'attendait à ce que son interlocuteur négocie.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Mar 24 Fév 2015, 16:21
« HUUUF. Je suis ravi de voir que vous maîtrisez la négociation comme la critique, Pacificateur Ardak. HUUUF. Vous avez grandement raison : les Ravageurs sont clairement le meilleur marché possible de tous les systèmes Terminus. HUUUF.Je me dois toutefois de relativiser certaines choses : vous êtes les meilleurs, pas les seuls. HUUUF. Les autres gangs seraient ravis d'obtenir ces armes de qualités supérieures. HUUUF. Le risque d'être repéré par le Conseil serait plus important, je le reconnais, mais il ne serait pas si simple de remonter jusqu'à Dahl Terminus. HUUUF. Et le Conseil n'enverrait pas de Spectres pour si peu. HUUUF. Pour attirer leur attention, il faudrait que je fournisse l'intégralité des pirates skylliens ! HUUUF. Une idiotie, quand on voit le nombre de groupe mercenaire d'envergure suffisamment intelligents pour ne pas faire trop de vagues. HUUUF. Les Soleils Bleus en particulier sont connus pour n'entrer que rarement en opposition avec les lois conciliennes. HUUUF. »
« Un groupe aussi puissant que les Soleils Bleus, équipé des armes des meilleures armées de la galaxie, HUUUF, pourrait facilement développer de nouvelles ambitions. HUUUF. Et les Soleils Bleus ne sont pas le seul groupe puissant des Terminus. HUUUF.
Je n'ai pas l'attention de créer ce genre de troubles. HUUUF. Malgré l'intérêt économique que je pourrai avoir en cas de guerre ouverte entre les clans mercenaires. HUUUF. La guerre est un business, mais mon peuple ne l'approuve pas. HUUUF.
Pour toutes ces raisons, je suis prêt à faire des concessions aux Ravageurs. HUUUF. Mais n'essayez pas de me spolier. HUUUF. »


Une menace. Claire, sans une once d’ombre pour masquer la dureté de la chose, ni aspérité suffisante pour y voir une nuance moins directe. Non le volus était clair, achetez ou subissez les contrecoups. Pourtant Anton n’adoptait aucunement le point de vue du volus, Si guerre il y avait, alors Dahl Elkoss n’y survivrait pas, les ravageurs ne pardonnaient ni n’abandonnaient lorsqu’il s’agit de vengeance, nombre était les seigneurs pirates ou alliés de Cerberus qui en avaient fait les frais.

Toutefois il n’y avait aucun intérêt ici à continuer la rhétorique de menace creuses, ni de s’aliéner un allié fort intéressant pour le groupe. Ils avaient tout à y gagner à le mettre de leur côté, en effet les ravageurs, s’ils ne cessent de gagner en force au fil des années, manquent encore d’envergure, ils ne sont ni Eclipses ni les Soleils Bleus, et leur puissance ne compte que sur Oméga. Cet équipement marquerait le point de départ d’un âge d’or pour la nouvelle puissance montante des Terminus. S’affranchir d’Aria et de sa station, supplanter les autres factions mercenaires devenir le symbole des Terminus.

Anton ne serait pas celui qui aura ralenti la croissance des ravageurs, ni celui qui l’aura mené à sa perte via un achat inconsidéré, peut-être trop ambitieux pour le moment, la question du prix restait donc essentielle.

« HUUUF. Bon, revenons donc à notre accord, et aux moyens de paiement. HUUUF. Concernant les services, je comprends tout à fait qu'ils ne soient pas envisageables dès le départ. HUUUF. Nous en reparlerons donc lorsque vous aurez reçu les premières livraisons. HUUUF.
Reste donc les crédits. HUUUF. Mes demandes resteront raisonnables, et je vous garantis que Dahl Terminus ne deviendra le fournisseur d’aucuns autres groupes, mercenaire ou non, des systèmes Terminus. HUUUF.
« Je vous ferai également des tarifs de groupes, comme toujours. HUUUF. Achetez-moi plus d'armes à la fois, et chacune sera moins chère à l'unité. HUUUF. J'ai toutefois mes limites en vitesse de production : je ne peux pas produire de quoi équiper plus de 250 hommes par semaine. HUUUF. »
« A vous de décider qui équiper en priorité. HUUUF. Et je parle d'un ensemble arme/armure de base, sans mods. HUUUF. Vous vous en doutez, il est plus difficile et long de produire l'équipement de meilleure qualité. HUUUF. Plus long encore de produire de l'équipement personnalisé avec des mods. HUUUF. »


Les clauses étaient tout à fait tolérables, certes le volus s’abrogeait le droit de fournir des particuliers via des pointes de ventes inconnus, même si une partie semblait non assurée est se devait d’être précisée. Pour le reste Le tout semblait raisonnable, la vitesse de production et la gestion du prix. Anton décida de se contenter de revenir sur le point non précisé.

« Il est aussi évident que le groupe Dahl Terminus ne fournira aucune faction de la Travée de l’Attique. Nous savons tous que la plupart des groupes mercenaires y possèdent une présence non négligeable et il serait inconvenant que votre armement y transite pour revenir directement dans les Terminus.
Toutefois, et je pense parler dans l’intérêt de nos deux groupes, il serait intéressant de discuter de possibles factions que votre entreprise pourrait fournir par la suite, si un l’accord préalable est satisfaisant. Ce qui serait évidemment un signe de respect et … un coup de pouce pour la croissance étonnante de votre entreprise. »


Anton voyait déjà moyen de tirer parti de l’équipement du volus pour fortifier les liens qu’il avait déjà établi avec quelques autres factions. Bien sûr tout cela ne dépendait pour le moment que de Shoran mais à l’avenir, le butarien pouvait se servir indirectement de Dahl terminus pour aider les quelques alliés qu’il s’était fait dans quelques lieux de la Travée et des Terminus.

« Et pour en terminer avec les prix... HUUUF. Pour équiper une centaine de combattants simple, je demanderai 3 millions de crédits. »

Le ravageur s’y attendait mais la somme n’en termina pas le laisser pantois. Alors certes le butarien ne connaissait en rien les finances de son groupe, ni le prix normal de tels équipements, mais un prix conséquent n’en était pas moins inhabituel dans la vie d’un chasseur de prime. Même si les films ou les séries laissaient imaginer un métier valant de l’or, la réalité ne pouvait en être plus éloignée, ceci était plus que ce que valaient les pires seigneurs de guerre. Et ce pour une seule cargaison.

Toutefois, Anton n’avait pas l’intention de se laisser emmener sur le terrain des prix à négocier, le ravageur se savait totalement à la merci des requins de la finance, et ce volus n’en était pas le plus mauvais représentant, loin de là. Aussi sûr de se retrouver arnaqué, le butarien préféra botter en touche, aux autres de gérer ce défi.

« Un prix impressionnant pour un produit qui doit l’être à n’en point douter. J’étais curieux d’entendre l’estimation d’un expert et je n’en suis pas déçu. Toutefois, sans vouloir donner l’impression de renier les estimations d’un habitué, je suis dans l’obligation de remettre à plus tard la décision finale du paiement.

En effet je n’étais ici que pour juger de la qualité et de l’utilité du partenariat, ce qui est chose faite. Nous avons tout à y gagner à travailler ensembles, j’en suis sûr, et je sais qu’un grand entrepreneur comme vous trouvera aisément le prix le plus juste à attribuer à ce dit partenariat afin de parvenir à en satisfaire tous les composants.

Aussi je remettrais à ceux qui en sont chargés, vos propositions et remarques qui seront appréciées à leurs justes valeurs. Ce qui mène cette négociation à son terme, mais avant de partir, il serait en effet idiot d’oublier un détail qui pourrait prendre toute sa valeur aux oreilles compétentes, et que j’aurais pu négliger, de définir clairement l’offre définitive que je remettrais. »


Anton se sentait quelque peu pompeux, mais il se sentait ainsi plus assuré dans ce jeu difficile dont il n’avait pas l’habitude. De toute manière la négociation touchait à son terme et le butarien avait hâte de retourner dans le monde qui lui correspondait, le meurtre et la violence.

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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Mar 24 Fév 2015, 17:27
« Un prix impressionnant pour un produit qui doit l’être à n’en point douter. J’étais curieux d’entendre l’estimation d’un expert et je n’en suis pas déçu. Toutefois, sans vouloir donner l’impression de renier les estimations d’un habitué, je suis dans l’obligation de remettre à plus tard la décision finale du paiement.

En effet je n’étais ici que pour juger de la qualité et de l’utilité du partenariat, ce qui est chose faite. Nous avons tout à y gagner à travailler ensembles, j’en suis sûr, et je sais qu’un grand entrepreneur comme vous trouvera aisément le prix le plus juste à attribuer à ce dit partenariat afin de parvenir à en satisfaire tous les composants. »


Exactement ce que l'entrepreneur redoutait. Venir au rendez-vous pour ne rencontrer qu'un sous-fifre sans pouvoir de décision. Quelle perte de temps... Dahl avait espéré qu'il en soit autrement, notamment en apprenant qu'il rencontrerait un Pacificateur, et qu'en plus il s'agissait d'un personnage ayant participé au sauvetage d'Oméga lors du Blackout. Une nouvelle fois, le volus se demanda pourquoi Shoran avait choisi Ardak comme représentant.

Enfin, au moins, le butarien semblait satisfait. Et s'il faisait un bon rapport à sa supérieure, on pouvait escompter que Dahl Terminus trouverait bientôt un excellent acheteur pour sa récente production d'armes.

« HUUUF. Comme dit précédemment, je ne fournirai aucuns autres groupes en arme. HUUUF. Et surtout pas dans la Travée de l'Attique ! HUUUF. Les forces conciliennes y sont trop souvent confrontées, HUUUF, et je n'ai pas pour objectif de devenir leur ennemi officiel.

HUUUF. Concernant fournir d'autres groupes à votre demande... HUUUF. C'est envisageable, Pacificateur. HUUUF. Mais ce genre de demande coûte plus chère, et nécessitera l'aide des Ravageurs. HUUUF. Je pourrai produire les armes, mais pas les amener moi-même. HUUUF. Trop de risques que mon entreprise en pâtisse. HUUUF. Mais avec l'aide des Ravageurs, des convois anonymes pourront être mis en place. »


Si les Ravageurs étaient prêts à s'occuper eux-mêmes des livraisons, Dahl n'avait strictement rien contre le fait de fournir des groupuscules de la Travée. S'ils comptaient vraiment à ce que Dahl le fasse lui-même... Le volus l'envisagerait, mais demandera beaucoup d'argent pour être convaincu.

« HUUUF. Je suis certain que si vous avez été désignés pour cette négociation, c'est que Shoran a toute confiance en vous. HUUUF. Mais vous avez raison, ce serait bête d'oublier un détail. HUUUF.
Je résume donc, et vous met tout sur un datapad. HUUUF. Dahl Terminus aimerait fournir en équipement les Ravageurs. HUUUF. Pas n'importe quel équipement, HUUUF : celui que Elkoss Combine réserve habituellement aux armées conciliennes. HUUUF. Des fusils d'assauts Phaëton et Avengers. HUUUF. Des armures et omnitech. HUUUF. Des munitions. HUUUF. Et l'offre s'agrandira avec le temps. HUUUF. Notamment si les Ravageurs acceptent de me fournir des plans d'équipement. HUUUF.
En contrepartie, des crédits, et éventuellement des services, HUUUF, comme le fait de me fournir des plans d'armes et armures. HUUUF.
Des opérations communes seront aussi envisageable, HUUUF, comme le fait d'aider vos alliés de la Travée. HUUUF. En bref, Dahl Terminus et les Ravageurs deviendront partenaires, et en sortiront plus forts. HUUUF.
J'espère sincèrement que ma proposition sera acceptée. HUUUF. Si Shoran désire plus de précisions, HUUUF, je suis à sa disposition au siège de mon entreprise. HUUUF.
Bien, Ravageur, il semble donc que nous en ayons fini pour aujourd'hui. HUUUF. Sur ce, votre temps comme le mien est précieux. HUUUF. Souhaitez vous aborder autre chose avant notre séparation ? »


Plus rien n'intéressant le Ravageur, celui-ci s'en fut avec ses hommes, laissant Dahl et son escorte seuls. Le volus partit rapidement à son tour, le krogan passant devant, les snipers restant à l'arrière. La procession lourdement armée traça sa route dans les rues encombrées de la capitale pirate.
Dahl regardait les gens du commun. Il les regardait, et pensait déjà à l'avenir. Il était confiant en la réussite de cette négociation, il croyait aux succès de ses futures opérations. Aujourd'hui, il faisait encore partit de cette masse anonyme, malgré son escorte.
Mais demain... Demain, viendra le futur, et un jour, plus personne ne pourra feindre de ignorer Dahl Elkoss.


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
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Dernière édition par Dahl Elkoss le Ven 27 Fév 2015, 17:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trafic d'armes sur Oméga   Ven 27 Fév 2015, 15:46
Anton en avait déjà assez de tout ça, et n'avait qu'une hâte, retourner en mission. Pourtant la politesse devait encore prendre le pas sur tout autre considération, aussi le butarien écouta patiemment son interlocuteur volus faisant l'inventaire de tout ce qu'il avait été dit puis attrapa, avec calme et respect, le datapad rassemblant le tout dans un ordre logique et clair afin de le porter à Shoran, ou plutôt de le faire porter. En effet il était hors de question d'aller voir la turienne tant qu'il pouvait l'éviter.

"L'affaire sera rapidement traité, il n'est pas dans l'habitude des ravageurs de faire attendre leurs alliés, ou ceux ayant le mérite de le devenir. La réponse vous parviendra sous quelques jours directement à votre quartier général, et je ne doute pas qu'elle sera à la hauteur de vos attentes. Je vous salue Dahl Elkoss."

Et, sans attendre de réponse, le ravageur tourna les talons et quitta la pièce suivit de près par Aerdris et Zaekael. Les deux autres groupes pacificateurs laissèrent leur chef quitter la pièce avant de faire de même laissant les représentants de Dahl terminus seuls avec leurs pensées. Une fois dehors, le groupe ne perdit pas de temps et gagna rapidement le bar le plus proche, un vieux bouiboui sous contrôle du groupe.

Anton attrapa le barman et lui donna le datapad, un simple regard suffit à se faire comprendre, le turien disparut bien rapidement du bar et gagna sans encombres la base des ravageurs. Le butarien, lui, s'installa confortablement à la première table venue, suivit des autres membres du groupe.

"Bon quel est le programme de la soirée ?"


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Trafic d'armes sur Oméga

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