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 Les dangers d'Oméga

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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 07 Mai 2015, 00:05

Dangers


Un flirt avec la mort.
   



" Elena ? dit soudain l'humaine derrière elle, Tu sais où aller ? L'ami de Kyre voulait qu'on se retrouve face au club Venerae... C'est où ? Enfin, pour faire plus simple... On fait quoi maintenant ? "

" Vu tous le bordel qu'il y a dehors en ce moment, je ne pense pas qu'aller en boîte avec "l'ami de Kyre" soit la meilleure solution. Comme l'a dit notre chère protectrice auto-proclamée, on va finir notre livraison et après on aura le temps d'éclaircir le reste. "

D’une certaine façon il n’y avait pas que tu faux, elle n’avait eu aucunes nouvelles d’Anton et les autres et c’était peut-être pour une bonne raison, ou plutôt, connaissant Anton, il y avait pour sur une bonne raison. Kyre ne releva pas le reste des paroles de l’asari, de plus, elle était curieuse à propos de cette livraison. Bien que des milliers de livraisons douteuses aient lieu par semaine sur oméga, celle-ci avait attiré l’attention de trop de monde et avait causé d’énormes dommages collatéraux. On point ou elles en étaient, finissons-en.

Arrivées dans le hangar, elle suivit l’asari en silence, visiblement elle savait ce qu’elle faisait, un peu trop d’ailleurs. Elle avait jamais confiance en qui que ce soit et encore moins envers elles. Aussi, une fois dans la navette elle ne perdit pas une seconde pour envoyer un message pour expliquer cette situation des plus douteuses à Aria ainsi qu’à Trevos, un turien ex serre comme elle en qui elle avait confiance puis activa le traceur de son omni-tech, surtout sans oublier de mentionner le fameux paquet. Connaissant Aria, elle ne risquerait pas beaucoup plus pour sauver un agent, sauf si quelque chose piquait à vif sa méfiance légendaire et la sécurité de son règne. Il lui restait juste à espérer une réponse rapide.

Elle observait l’asari échanger des messages pendant le trajet, de quoi renforcer considérablement ses doutes. Le trio atterrit dans un hangar privé éloigné, trop éloigné à son gout. Et pour confirmer son mauvais pressentiment elles furent encerclées.

"- Aaah ! Ma livraison à domicile arrive enfin. Dit la silhouette d’un homme. Vous avez pris votre temps, T'Soran. Un nom qu’elle nota dans un coin de sa tête.
- Il y a eu quelques complications, répondit timidement l'Asari. D’une façon que Kyre détestait plus que tout au monde, un ton d’infériorité et de soumission.

- Ha ! C'est justement pour ça que je vous ai engagé. De plus, je vois que vous vous permettez d'inviter quelques personnes à ce rendez-vous privé. Mais voyons plutôt... Une humaine, rousse, plutôt jolie et qui a dans les mains une chose extrêmement rare et précieuse, et qu'elle tient pourtant comme son paquet de détritus qu'elle emmène à la déchetterie. Ensuite, une autre Asari en armure qui... Hum ! Mercernaire, j'aimerais discuter avec vous de vous capacité à comprendre les instructions. Voyez-vous, quand je dis que c'est une mission ultra secrète et que PERSONNE ne doit être mis au courant, vous devriez comprendre que je parle des personnes qui auraient un certain contrôle sur le déroulement des choses sur cette station. Et vous vous pointez comme une fleur sur une bouse de Varren avec mon colis, et un agent EN MISSION POUR ARIA ! GARDES ! "

Kyre soupira d’agacement et leva son lance grenades vers les gardes qui l’entourait, certes elle n’était pas le moins du monde en position de force mais quitte à crever, elle ne serait pas la seule. La silhouette mystérieuse sortit de l'ombre et s’avança. C'était un humain, la cinquantaine, cheveux grisonnants, rasé de près et portant un costume humain fait sur mesure visiblement.

"- La solution la plus simple et la plus logique serait de vous tuer tous, de prendre ma cargaison et de m'en aller. Mais je n'aime pas les solutions simples, donc faisons durer le jeu. Mercenaire, je vous donne une chance de vous en sortir. Cette fois, c'est très simple : vous sortez votre arme, vous vous retournez, vous visez la tête de cette chère Asari et vous appuyez. Facile, non ? Au moins, vous ne vous tromperez pas cette fois. Je vous laisse trente secondes pour réfléchir. Tic tac, Aria, tic tac."

Kyre laissa échapper un rire dépourvu de joie. Tout ceci avait pris une tournure très énervante, trop. Plusieurs pensées menaient un rude combat dans sa tête. Que faire ? Utiliser la biotique ? Tirer une Grenade quitte à crever avec un maximum de ces enfoirés ? Prendre son M-11 et tuer Elena avant qu’elle ne la tue elle-même ? Putain !!
Elena dégaina son Carniflex. Dix secondes... Neuf... Huit... Sept... Six ! Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un !
Et toutes les lumières s'éteignirent.

Plusieurs choses se déroulèrent en même temps.

Kyre se jeta au sol tout juste à temps pour… pour rien ? Aucun tir ? Produit d’un facteur chance monstrueux les lumières s’éteignirent à ce moment précis et tout le monde eut un moment d’incompréhension, le temps que les gardes lèvent le nez en l’air de surprise, du moins, c’est ce qu’elle supposa, elle eut tout juste assez de temps pour charger sa biotique et balancer ses ondes de choc sur les ennemis droit devant et se mettre à courir par derrière la navette poussant Elana hors du chemin des balles des tirs à l’aveugle de ceux qui n’avaient pas été renversés et qui l’avais pris elle pour cible. Après avoir fait une dizaine de mètres, elle se tourna brièvement pour tirer deux grenades tout autant à l’aveugle, mais son but n’était autre que la navette, par chance l’une de ses grenades atteint sa cible. Le recul de l’arme lui arracha un cri de douleur, l’adrénaline avait entrainé un effet morphine, mais elle était blessée cela ne faisait aucuns doutes.

La navette explosa, Kyre comme beaucoup d’autres si ce n’est tout le monde, fut éjectée par la force de l’onde. De nouveau elle laissa échapper un cri de douleur, pour sur elle avait deux blessures, mais heureusement l’adrénaline était à son comble, elle devait vitre trouver un moyen de s’échapper. Moins secouée que les autres car plus éloignée, elle reprit sa course tant bien que mal, consciente de ses blessures elle ne pouvait plus ignorer la douleur, main sur la hanche elle passa derrière de grosses caisses et trébucha sur des… Des bombonnes ?

« Contenu Hautement inflammable »
« Manipulez avec précaution »

« Ah vous avez voulu me prendre pour une conne hein ! »… « Putain je vais tous vous faire bruler !! »

Folle de rage, à l’aide de sa biotique, elle souleva les trois bombonnes de derrière la caisse et les lança de toutes ses force en direction des cris et des lumières tout en hurlant de douleur. Les trois bombonnes rebondirent bruyamment, certaines des hommes de mains les évitèrent en rigolant, imaginant une tentative d’attaque désespérée. Jusqu’au moment où la grenade tirée juste après heurta l’une d’entre elles.

De son côté Kyre s’était jetée dans l’un de ces gros conteneurs de métal utilisés dans le transport de marchandises qui fut presque immédiatement poussé par le souffle de l’explosion des trois bombonnes, juste assez fort pour s’incruster dans la paroi du hangar.
Essoufflée, les muscles endoloris et la douleur de ses blessures lui faisait vibrer le cerveau, il lui fallut quelques secondes pour s’injecter du médigel. De la lumière, une sortie ! Par la fine brèche dans le mur. Son omni-tech reçut un appel.

« Kyre ? Tu me reçois ? C’est quoi ce putain de délire !? Je suis devant un putain de bâtiment pris aux flammes !! »
« Trevos … Haletait-elle. Une brèche, cherche une brèche dans le mur.. »
« J’arrive ! »

Elle n’avait jamais été aussi heureuse d’entendre la voix d’un turien. Elle s’approcha de la fente dans le mur en gémissant de douleur lorsque ses yeux se posèrent sur.. La rouquine ?! Mais comment était-elle arrivée là elle ?! A la vue de son air perdu et désespéré, Kyre se hissa difficilement par le trou dans le mur, puis finalement se décida de lui faire signe de la suivre.

« Dépèche.. »

La navette de Trevos de type Kodiak équipé d’une mitrailleuse manuelle dont le Turien lui-même était aux commandes arriva à leur niveau.

« Aller ! Aller ! Bougez vos miches !! »




 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 07 Mai 2015, 16:28
Les Dangers d'Oméga



Oméga, tunnels de maintenance

« Putain de merde ! »

Vargas Kelnus ne releva pas la grossièreté, notamment parce qu'il n'en pensait pas moins. Son escouade suivait les traces des fugitives depuis une bonne demi-heure déjà, prudemment afin de ne pas tomber sur une embuscade. Et voilà qu'ils se retrouvaient face à une passerelle visiblement abattue dans la journée !

Le turien balaya la zone du regard. Pas d'autres moyens de traverser directement le gouffre face à eux. Il envoya tout de même plusieurs de ses hommes vérifier les tunnels environnant pendant que ses techniciens essayaient de trouver un plan de la zone, espérant que l'un des tunnels fasse la connexion. Le chef militaire n'avait toutefois pas trop d'espoir : à moins qu'il y ait un tunnel directement lié à l'autre bout de la salle, il ne s'y risquerait pas. Sa mission était, techniquement, déjà terminée, et il ne comptait pas perdre trop de temps dans ces canalisations trop proches du territoire Berzerker à son goût.

Quelques minutes après, ses craintes furent confirmées. Les tunnels s'éloignaient dans plusieurs direction mais aucun ne connectaient directement avec la piste qu'avait suivi les fugitives. Tant pis. Le turien soupira, puis demanda à ses techniciens de trouver le moyen le plus rapide pour quitter les conduits en dehors du territoire des Berzerkers, et si possible proche du siège de Dahl Terminus. La troupe ne tarda pas à repartir.

Plus tard

Dahl Elkoss accepta stoïquement le rapport du turien, pour autant que l'on puisse qualifier un volus de stoïque. Après quoi il dit au turien de faire soigner ses blessures et celles de ses hommes. Kelnus salua et partit, laissant Dahl seul dans son bureau. Le volus avait beaucoup à réfléchir.

Les deux derniers traîtres étaient déjà revenus et avaient été aussitôt neutralisés. Dahl avait aussitôt après envoyé deux hommes vérifié leurs dires sur James Bringtown, puis avait contacté l'hôpital pour que son agent bénéficie des meilleurs soins possibles. Néanmoins, l'humain serait hors jeu pour plusieurs semaines, et même mois en comptant la rééducation.

L'interrogatoire des différents traîtres n'avait rien donné de concret. La personne derrière tout ça était extrêmement prudente. Dahl n'aimait pas ça. Il était mêlé à un jeu dangereux, dont ils ne maîtrisait clairement pas les cartes. Et d'autres joueurs impromptus risquaient de bientôt s'en mêler.
A commencer par Aria. D'après Kelnus, les agents qui avaient aidé l'humaine rousse et la contact asari appartenaient aux Serres. Aria risquait fort de vouloir enquêter.

Ça pourrait être un échec complet. Mais au fond, non. Les traîtres éliminés, la plupart des Berzerkers y ayant été mêlé aussi, et le colis remis au contact, Dahl pourrait prétendre que les accrochages ayant suivit n'étaient plus de son fait. Mais pour que cela tienne, personne ne devrait pouvoir parler contre lui. Il pouvait avoir confiance en Kelnus et les snipers, et le reste de l'escouade du turien ne savait rien de précis, mais il y avait toujours un individu qui même sans le savoir, pouvait être dangereux. La rouquine avait été témoin du fait que les combats avaient démarrés avant que le colis soit hors de la responsabilité de Elkoss.

Problème : le volus avait perdu la trace de l'humaine. Vu les conflits dont il avait été témoin, il ne doutait pas que le colis ferait encore parler de lui. Dahl devrait agir vite pour reprendre l'humaine de ses rivaux, voir pour l'éliminer.

Pour l'instant, Dahl décida d'attendre et voir ce qui allait se passer.



Partenaires : Shannon O'Ryan-T'Siola, Josh "Ataan" Ivrancic, Elena T'Soran, Kyreshorl Venterra, Anton Ardak

Couleurs personnages:
 


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
Journal de Bord, avec présentation de mes personnages secondaires




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 09 Mai 2015, 00:18
" Vu tout le bordel qu'il y a dehors en ce moment, je ne pense pas qu'aller en boîte avec "l'ami de Kyre" soit la meilleure solution. Comme l'a dit notre chère protectrice auto-proclamée, on va finir notre livraison et après on aura le temps d'éclaircir le reste. "

C'est pas faux.

Même si Shannon n'appréciait pas spécialement le ton d'Elena. Mais était-ce bien le moment de se préoccuper de ça ? Déjà, survivre. Peut-être, ce serait bien.

Elle secoua la tête.

Pour une fois depuis qu'elle avait reçu le colis, quelque chose se passa bien. Elena choisit une navette en experte - même si en faisant cela elle mettait un vent magistral à Shannon - , et fit signe à l'Humaine et à Kyre de les rejoindre.

S'asseoir dans le petit vaisseau était... rassurant. C'était un peu comme la bulle dans laquelle Shannon avait l'habitude de s'enfermer. Sauf qu'elle était réelle et qu'elle la coupait de tous ces fous dangereux.

Sans compter...

Elle n'osa pas regarder les deux asari.

La livraison était bientôt finie. Si ses parents avaient risqué leur vie lorsqu'ils étaient livreurs comme elle le faisait... Elle s'étonna presque qu'ils fussent restés en vie si longtemps, et pourtant, les objets chers et précieux n'avaient jamais cessé de passer par eux. Ce petit souvenir lui fit étonnamment du bien. Il lui offrit un peu de force, celle que ses parents avaient dû avoir. Elle pouvait faire pareil. Et un jour, la fille pourra aller fleurir la tombe de ses parents. Elle pouvait s'en sortir.

Non ?

Il fallait avancer, de toute manière. Pas le choix. Le trio atterit dans un hangar. Shannon, en descendant de la navette, serra bien fort le colis. Trois pas en arrière derrière les autres, elle murmura : « Bientôt, mon salaud, ce sera fini, t'es content ? T'as tous failli nous tuer ! Rigole, rigole. »

Il ne répondit pas, ce qui laissait pour preuve que Shannon avait une santé mentale encore correcte. « Correcte. » Elle ne se le répéta pas.

Le groupe se retrouva bientôt en compagnie d'un nouveau venu.

"Aaah ! Ma livraison à domicile arrive enfin. Vous avez pris votre temps, T'Soran.
- Il y a eu quelques complications.

Ça avait l'air d'aller. Mais... 'tain, même Elena était morte de trouille devant ce vieil homme. Ce qui signifiait la fin du monde. Quoiqu'il faudrait que Kyre eût peur pour que ce soit la preuve de l'arrivée de l'apocalypse. Enfin, le gars était son employeur, à Elena. Il devait l'impressionner.

Shannon écoutait la conversation. Allez, le colis à remettre et c'est fini. Tant pis si ce type était... effrayant.

Il continua.

"Ha ! C'est justement pour ça que je vous ai engagée. De plus, je vois que vous vous permettez d'inviter quelques personnes à ce rendez-vous privé. Mais voyons plutôt... Une humaine, rousse, plutôt jolie et qui a dans les mains une chose extrêmement rare et précieuse, et qu'elle tient pourtant comme son paquet de détritus qu'elle emmène à la déchetterie. "

Shannon se crispa sur le paquet et se mordit la langue.

Non, non, non, restez sur une bonne lancée, c'est pas nécessaire de... !


L'autre ne s'était pas arrêté. «  Ensuite, une autre Asari en armure qui... Hum ! Mercernaire, j'aimerais discuter avec vous de vous capacité à comprendre les instructions. Voyez-vous, quand je dis que c'est une mission ultra secrète et que PERSONNE ne doit être mis au courant, vous devriez comprendre que je parle des personnes qui auraient un certain contrôle sur le déroulement des choses sur cette station. Et vous vous pointez comme une fleur sur une bouse de Varren avec mon colis, et un agent EN MISSION POUR ARIA ! GARDES ! "

Shannon sursauta, et ensuite, ne comprit plus rien. Elles étaient encerclées. Et en plus de ne pas comprendre ce qui se passait, elle ne comprenait pas pourquoi ça se passait. A part que le colis faisait encore parler de lui. Mais, Aria ? A ce point ? Kyre en avait déjà parlé... La jeune irlandaise ne bougeait pas. Qu'est-ce qu'elle aurait pu faire, à part précipiter sa mort ?

De quelques minutes, ouais... Mais c'est déjà ça de gagné si je ne...

Evidemment, ce ne pouvait pas être aussi simple.

" La solution la plus simple et la plus logique serait de vous tuer tous, de prendre ma cargaison et de m'en aller. Mais je n'aime pas les solutions simples, donc faisons durer le jeu. Mercenaire, je vous donne une chance de vous en sortir. Cette fois, c'est très simple : vous sortez votre arme, vous vous retournez, vous visez la tête de cette chère Asari et vous appuyez. Facile, non ? Au moins, vous ne vous tromperez pas cette fois. Je vous laisse trente secondes pour réfléchir. Tic tac, Aria, tic tac."

Salopard.

Mais Shannon ne l'aurait jamais dit à haute voix.

Et Elena qui dégainait ! Mais avait-elle d'autre choix ?

« Dix secondes... Neuf ! Huit ! Sept ! Six ! Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un ! »

Le noir envahit soudain les lieux.

Ainsi que l'esprit de Shannon.

Elena, Kyre, les ennemis, pourquoi la lumière s'était fait la malle...

Cours.

C'est le noir complet, ensuite. Ah, ah, ah.

Des explosions. Des tirs. Des attaques biotiques. Des cris, dont ceux de Shannon. La chaleur qui lui chauffe le visage, les tirs et les éclats de navette qui la frôlent. Les gens qui lui rentrent dedans. Sa respiration hachée. Elle n'avait même pas peur. Elle n'avait pas le temps pour ça.

Une lumière. Une brèche dans un mur. Et... Kyre ?

Shannon, éblouie par la lumière, cligna des yeux. Alors que l'enfer se déroulait derrière elle, elle fixa l'Asari, et souffla, hébétée : « Je suis là. »

Ce qui sous-entendait « je ne sais pas comment j'ai réussi, mais je suis là. »

« Dépêche.. », se contenta de dire Kyre, sonnée par l'attaque.

Shannon n'avait pas attendu ce mot pour avancer. Elles passèrent dans la brèche.

Une navette les attendait, et un Turien leur faisait des signes. « Allez ! Allez ! Bougez vos miches !! »

Elle ne posa pas de question et se jeta dedans, suivie par l'Asari. Elena n'était pas là.

La porte refermée, Shannon s'effondra sur le sol et se mit à trembler. Avec un peu de volonté, elle se releva et s'assit ; mais elle avait compris ce à quoi elle venait d'échapper, et elle ne sentait plus la force de parler. Son corps était lourd, son esprit ailleurs. Elle était épuisée. Kyre était blessée, quoique requinquée par du médigel, mais l'Humaine ne savait pas quoi faire.

Shannon laissa le Turien, visiblement un allié de Kyre, les mener à l'abri.

Mouais...

Ce n'était toujours pas fini.

Elle avait toujours le colis.

Sa petite vengeance inutile fut de se servir de lui comme oreiller, posé contre la paroi de la navette, pour fermer les yeux quelques minutes et se remettre de l'attaque. Pour ne plus y penser. Rien que cinq minutes.

Elle dormait.


Fiche de présentation et Journal

   


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 10 Mai 2015, 10:39
La rencontre avec le grand, le terrible, du moins d’après les innombrables petites frappes d’Oméga, fut une déception pour Anton. Au final ce n’était qu’un humain, méprisant comme la majeure partie de ses semblables, comme si cette espèce entière était persuadée de valoir plus, leurs yeux globuleux, et vides, s’agitant sans cesse leur apportant cette touche supplémentaire de grotesque qui parachevait cette impression inaltérable de fierté mal placée. Il était vraiment dur de prendre au sérieux ces humains.

Et pourtant le butarien n’avait jamais eu de haine pour ce peuple si anthropocentrique, non sur Anhur il avait cohabité avec tant des leurs qu’il avait rapidement appris à trouver de la force chez eux, et même un soupçon de grandeur. Au final, le chasseur de prime s’était fait à la fausse idée que tous les humains étaient comme ceux de son monde natal, quelle ne fut pas la déception lorsqu’Anton rencontra les premiers humains hors de son système solaire. Leur élévation rapide au sein du conseil, et leur victoire dans le conflit avec l’Hégémonie, furent des catastrophes, désormais les humains se pavanent partout, représentants uniques de la civilisation et de l’intelligence. Si les turiens avaient possédé une once d’intelligence, ils auraient brisé net ces velléités hégémoniques, mais non le conseil s’était avilis, se couchant devant leur nouveau maître.

Désormais, les Varto pullulaient tels des insectes, se nourrissant du cadavre du conseil, et des rares pouvoirs qu’il possède encore. Il fallait aujourd’hui compter avec les humains, plus encore depuis la Grande Guerre qui, s’il fallait écouter les médias concilliens, n’avaient été gagné que grâce à la force et l’abnégation humaine, et accessoirement le sacrifice de milliers de représentants de toutes les espèces. Les turiens avaient causé leur propre déchéance et c’était bien fait pour eux, les butariens eux avaient placé à leur tête un gouvernement incapable, sauf dans les choix les plus idiots ou ils excellent, parachevant des années de choix calamiteux.

Aujourd’hui c’était à Anton se subir les délires d’un tyran humain arriviste et mégalomane, et cela ne fut guère différent de ce que tout tyran caricatural aurait présenté. Il était l’ordre, il représentait la lumière dans un chaos inévitable, ses ennemis étant évidemment les agitateurs. Il n’avait bien sûr aucune part dans le désordre ambiant, et ne voulait qu’en finir avec. Les humains, si naïfs, si le désordre avait lieu, il suffit bien sûr dans éliminer les instigateurs pour régler le tout, qu’importe que le fond reste le même, les prochains ennemis seront à leur tour éliminés. Varto était comme tous les autres, dépourvus d’une vision, d’un but, pour Oméga. Ils ne veulent que conserver leurs pouvoirs.

La situation était on ne peut plus simple, seul avec Varto, Anton était coincé dans un appartement inconnu, sûrement une planque des soleils bleus. Le général autoproclamé, le scrutait de son regard dur, du moins selon les critères des « deux-yeux », et lui faisait son discours ennuyant et inintéressant sur des choses si évidentes que le chasseur de prime hésita à l’envoyer baladé. Ce qu’il aurait fait si la mort n’était pas aussi claire comme seule porte de sortie. Non pas que le butarien craignait l’humain, il se savait capable de tenir tête à bien des combattants, mais bel et bien parce qu’il ignorait ce qui pouvait l’attendre derrière cette porte en cas de victoire. Aussi Anton écoutait, avec ennui, mais sérieux.

« Comme je l'ai dit, vos affaires ne m'intéressent pas. J'ai suffisamment de quoi m'inquiéter. Donc, je vais te laisser deux choix. Tu peux m'aider à trouver ce que je cherche et je fermerais les yeux. » Léger temps de silence. Théâtralisme quand tu nous tiens. « Ou alors tu trahis Zevik et tu m'aides à nettoyer ce bordel. Ensuite de quoi tu pourras prendre sa place ou faire ce que bon te semble. »

Anton resta quelques secondes à regarder son interlocuteur droit dans les yeux. Il n’avait pas peur, et était pour tout dire vaguement irrité qu’un tyran aussi théâtral en vienne à demander son aide. Tout cela le décevait, il espérait sortir rapidement de ce bordel général et se tirer enfin de la station, pour rejoindre Korlus. Et surtout éviter de se retrouver embrigadé dans les plans débiles de Zevik. Maintenant le butarien tombait pleinement dans le chaos ambiant et risquait gros, il en voulut à son ami, et employeur, mais retourna vite dans le jeu en cour.

Tout d’abord un grand sourire vint traverser le visage autrefois dur comme la pierre du butarien, découvrant largement les dents aiguisées et en pointes d’une espèce carnivore. Le sourire ne disait au final pas grand-chose, dans la plupart des cas les humains le prenaient pour une menace, les autres espèces pour une promesse. Si l’humain voulait jouer alors Anton allait pouvoir s’y mettre.

« Le général Varto en personne me demande mon aide. » Sourire encore plus large. « Je ne suis pas un serre, officier. » Le mot sonnait presque comme une moquerie, presque. « Je travaille certes pour Zevik, mais je ne suis pas à son service, ni à celui de quiconque à vrai dire. Toutefois je ne romps jamais un contrat. Question de réputation, je suppose qu’en cela vous pouvez me comprendre. »

Varto le comprenait indéniablement, lui qui ne vivait quasiment que sur cela, la réputation, et une putain de grosse armée aussi il faut dire. Toutefois la chose était encore une fois une demi insulte, Anton laissait planer qu’il ne comprenait que cela, la réputation, mais pas le reste, le travail et la loyauté. Anton jouait là un jeu dangereux, mais sa fierté l’empêchait de se soumettre à un humain de ce type, jamais il ne serait dit que le chasseur de prime avait posé genoux à terre devant Varto.

« Quant au reste, j’ai peur de devoir exprimer mon incompréhension. Je ne conçois aucunement que mon employeur actuel puisse désirer causer le moindre tort à Aria. Oméga et elle ne fait qu’un, et Zevik n’a que pour objectif de protéger la station. »

Tous deux connaissaient la vérité, mais dire la vérité dans ce genre de situation n’était que raccourcir son espérance de vie, de plus Anton ne désirait pas trahir son ami. De toute manière le butarien ne comptait pas rester suffisamment longtemps sur la station pour connaître la suite des évènements.

« Toutefois, étant donné votre intérêt pour la situation du bar, et ayant toujours un objectif à réaliser pour mon actuel employeur. » Silence théâtral de vengeance. « Je pense qu’il n’est pas inconcevable de travailler pour vous. Bien entendu j’espère une rémunération à la hauteur de la qualité de mes services, ce que votre groupe est largement capable de fournir. »

Là Anton entrait clairement dans l’excès, non seulement il rejetait en bloc tout ce que Varto avait voulu lui faire dire, le traitant au passage de menteur, mais en plus il demandait une rémunération de chasseur de prime alors même que l’on tentait de le faire chanter. Le butarien y allait au culot, mais de toute manière il était hors de question de servir gratuitement et servilement ce général mégalomane. Une dernière provocation fusa.

« Et puis nous n’étions au bar que pour enquêter sur les évènements anti Aria qui s’y était déroulés. Il aurait été criminel que d’ignorer toutes ces tentatives néfastes de détruire le pouvoir d’Aria. Et puis un boulot est un boulot, je ne suis qu’un chasseur de prime, je n’ai personnellement aucune vision autre que de recevoir salaire. »

Je n’ai rien vu, rien entendu et ne peux donc rien dire. La phrase la plus emblématique d’Oméga.





Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 16 Mai 2015, 02:48




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    QG des Soleils Bleus ╤ Appartements du Général

    On ne pouvait être guère étonné de la réaction d'Ardak, qui demeurait à la fois docile, méprisant et arrogant. Il cumulait toutes sortes d'états de façon à déstabiliser son interlocuteur, ou bien ne s'en rendait-il pas compte. Dans un sens comme dans l'autre, le Général qu'il avait en face avait eu l'occasion de pousser quelques petits rictus et de feindre une ou deux surprises dans son discours. Et lorsque le butarien eut terminé, on répondit assez vite, enchainant sans démesure. « C'est bien ce qu'il me semblait. » argua le russe. Il n'en avait, cependant, pas terminé. « Mais tu as raison : tout travail mérite salaire. Alors commence juste par bosser. On verra pour la suite. »

    Puisque son nouvel ami n'avait pas l'air passionné par la photo qu'il montrait, Varto se releva avec véhémence avec son datapad. Force était de constater que son magnifique plaidoyer ne servirait pas dans la minute. Par conséquent, il fit quelques pas jusqu'à son bureau pour y poser l'objet qu'il tenait dans sa paume. Il fut vite interrompu par un appel sur son omni-tool. Machinalement, il l'accepta et c'est encore un visage assez laid qui s'afficha. « Varto ?! » beugla Zevik. « J'ai enfin mis la main sur ta dame. Je t'envoie la vidéo. » Avec une nonchalance particulière, l'intéressé déconnecta son correspondant et activa le fichier. On y voyait un court métrage de quelques secondes où, effectivement, une rousse s'affichait et faisait durement quelques pas à travers une brèche. On notait aussi la présence d'une asari et, surtout, d'un chaos ambiancé de flammes. Ce n'était pas très original et surtout, il y avait trop peu d'informations. Il soupira et rejeta son datapad.

    Quelques secondes suffirent et un autre appel apparu. Encore cet abruti d'Orlok ? Mais c'était du harcèl... « Tu me fais encore attendre, Varto. » dit une voix, glaçant le sang de toutes les personnes de la pièce. En toute honnêteté, elle se répétait. « J'ai reçu un appel captivant d'un de mes agents. Il semblerait qu'elle ait quelque chose susceptible de t'intéresser... » Pour le coup, c'est elle qui faisait languir. « Dans mon immense bonté, je l'ai dirigé vers toi. Tâche d'en prendre soin. » C'est Aria qui coupa court à cette ridicule conversation, n'ayant pas laissé le temps à son allié de pouvoir lui marquer son plus profond irrespect. Il fallait voir le verre à moitié-plein : on lui proposait le tout sur un plateau d'argent. Quel en serait le prix à payer ? Il le saurait tôt ou tard. En attendant, il savait reconnaître un avantage quand il en voyait un. Se retournant, il fixa la mine désarmée de son hôte. « J'aime quand les choses arrivent d'elles-mêmes. C'est nettement plus simple. »


    QG des Soleils Bleus ╤ Quai à navette

    En bon Général, il savait accueillir des invités qu'il n'avait pas forcément obliger à venir, comme l'avait été son plus récent convive. Les Soleils Bleus étant doté d'un certain nombre de pratiques ressources, il avait fait protéger la navette pour qu'elle arrive à bon port. Et cela faisait vingt minutes qu'ils attendaient tous, sur le quai, penaud. En tout et pour tout, il y avait : Varto, Ardak, le scientifique fou adossé à un mur et un groupe de soldats bien équipés pour l'occasion. Ils étaient tous en position d'accueil. Bon, il fallait reconnaître que le QG n'avait rien de semblable à Hawaï et il était nécessaire de le protéger un minimum. A côté de ça, ce n'est pas huit mercenaires qui allaient arrêter grand chose. Et ils ne savaient pas réagir comme il faut ; au moment où la navette débarqua, trois d'entre eux se mirent à viser bêtement le haut et les cinq autres s'étaient contentés de tourner la tête les uns vers les autres. C'était navrant.

    Enfin ils avaient été pris sur le tas et la situation ne laissait pas présager de mauvaises surprises. Aria T'Loak elle-même s'était visiblement portée garante pour son agente. La navette se posa donc sans encombres. Il fallut moult secondes pour que la porte daigne s'ouvrir, dessinant une silhouette bleue sur son passage. Une asari sortie en trombe, bientôt suivie d'une humaine. Cette dernière était plus tremblotante et on voyait clairement qu'elle câlinait un objet. Les deux n'étaient pas hostiles, à priori, mais il y avait une chance sur deux qu'elles se demandent où elles avaient eu bien pu tomber. Pour calmer les esprits, car sachant la fougue qu'une biotique pouvait avoir, le chef des lieux ordonna que l'on baisse la garde. Il s'approcha, tandis qu'une pente ascendante le séparait des deux femmes. « Dure journée ? » lança t-il. Peut-être seraient-elles enclin à tout lui raconter...


    Plus tôt...

    Avec toute l'innocence du monde, Varto avait allumé le datapad que lui avait tendu sa supérieure. Rien ne l'avait préparé à voir ce qu'il voyait. Des informations lugubres circulaient et si quelqu'un avait ce rapport entre les mains, il pourrait faire plier l'équilibre de la station. Déconcerté, on ne savait que dire. « C'est... délicat. » souffla t-on. « C'était inévitable. » rétorqua Aria, sèche. « Combien de temps ? » La question était pertinente, le temps étant un outil assez précieux en ces jours sombres. « Trois ans. Peut-être quatre. » Le Général se frotta le menton. Plus ça avançait, plus il était dépourvu. « Il y a une forte probabilité que... je ne sois plus là. » Chacun des deux cerveaux avait son lot d'ennuis et de préoccupations. Et chacun aimait orchestrer des idées plus farfelues les unes que les autres. L'asari ne connaissait pas tout des desseins de son actuel allié mais elle avait conscience qu'il ne saurait être éternellement à son service. « Je sais. » Elle s'arrêta. « C'est pour cette raison que j'ai réfléchis à une alternative. »

    Elle fit un signe de la tête que son interlocuteur comprit de suite. Il manipula ce qu'il avait entre les mains et très vite, une photo apparut. Il y avait une jeune femme, rousse, qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. « Qu'en penses-tu ? » Pour le coup, on ne savait que penser. Il ignorait son nom, ses facultés et pour ce qu'il voyait, elle avait tout de quelqu'un d'ordinaire. « Qu'a t-elle de si spécial ? » demanda t-il, avec modestie. Aria détourna le regard. « Je l'ai choisis. » Les yeux écarquillés, les sourcils levés, Varto commençait à avoir quelques incertitudes sur la question. La Reine d'Omega ne faisait confiance qu'à une poignée de personnes et elle avait encore énormément de mal à confier les tâches qui lui tiennent à cœur, encore faut-il qu'il lui en reste un. Alors la question à un millions de crédits : pourquoi choisir une parfaite inconnue pour une mission aussi cruciale ?





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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Lun 25 Mai 2015, 19:59

Dangers


Un flirt avec la mort.
   


Enfin un peu de calme, elles avaient enfin pu s’asseoir un peu et respirer, ou presque. Alors que la navette repartait, Trevos l’interpella.

« Kyre, on nous fait des signes.. Elle est avec toi ? »
Elle se redressa et regarda l’écran, la camera extérieure pointait une asari, après deux secondes d’hésitation elle acquiesça en direction de Trevos. Elle ne lui portait aucune affection, mais elle aimait par-dessus tout faire en sorte que des gens lui en doivent une. Et il y avait là une belle occasion. Et puis, elle n’avait pas souvenir qu’elle avait tenté de lui tirer cette balle dans le crane dans le hangar.

« Approche toi d’elle, je sors la tourelle. Je ne sais pas trop si elle est vraiment avec nous, alors prudence. »
Kyre s’installa à la tourelle qu’elle activa afin que la porte latérale s’ouvre et laisse le champ libre à l’arme montée. La navette approcha d’Elena qui sembla avoir eu un mouvement de recul se demandant si Kyre allait la réduire en miettes avec un calibre aussi gros. Mais elle n’en fit rien.

« Monte. »
Personne ne semblait vouloir leurs courir après pendant que l’asari montait rapidement à bord et prendre place.

« Trevos, on se casse ! »
« Ouaip ! »
Enfin, il s’en allèrent loin de ce bordel, la tourelle rangée, Kyre reprit place sur un siège vérifiant qu’Elena ne tentait rien de suspect et presque simultanément elle reçut un appel. Sans prendre la peine de regarder qui l’appelait, elle décrocha avec son oreillette.

« Pourrais-tu un jour, arrêter de détruire ma station, Kyre ? » Elle n’eut bien sur besoin de rien d’autre pour savoir qui était de l’autre côté de l’appel, et Aria semblait d’un agacement habitué que Kyre connaissait bien depuis toutes ces années.
« J’essaie.. Mais on ne me laisse pas souvent le choix. » Dit-elle d’un ton propre à elle, à la limite d’une insolence désolée et tout sourire. « Mais voilà encore que je retire une épine de ton pied, Aria. Je ne suis pas Podologue tu sais.. » Dit-elle dans la lancée, amusée. Elle pouvait déjà imaginer Aria froncer les sourcils de façon exaspérée.

« Vas au QG des soleils bleus, je m’occupe de les prévenir de votre arrivée. Tien toi tranquille.. Pour une fois. Il se peut que Varto soit intéressé par ta petite protégée. » Kyre leva les yeux au ciel. « Kyreshorl.. Tien toi à carreaux. » Aria coupa l’appel directement suite à sa dernière phrase. Dans un soupire elle s’adossa dans son siège, même sous ce ton, elle adorait cette voix, pour ne pas dire que c’était justement sous ce ton qu’elle l’aimait le plus.

« Trevos, direction le QG des soleils bleus, ordre d’Aria. »
« Génial.. » Soupira-t-il. « Je me demande vraiment comment tu t’en sors en lui répondant comme ça. »
« Tu peux pas comprendre c'est un truc de femmes. Quand a vous deux..» Elle regarda Elena et Shannon. « Restez tranquille et tout se passera bien, c’est pas le moment de déconner. »

La navette mit au moins 25 minutes pour arriver à bon port, et reçu même une protection aérienne à mi-chemin. Kyre n’eut gère envie de parler durant le voyage, elle jeta un œil à ses blessures en silence puis croisa les bras pour le reste du chemin, pensive et ne se releva que pour l’atterrissage. Lorsque la navette fut posée, elle fut la première à descendre et faire face au troupeau d’accueil, elle fut intérieurement rassurée de voir un Anton relativement intacte.

« Dure journée ? »

« Une vraie ballade de santé.. Accessoirement, si tu te demandes qui a tué plusieurs de tes gars près du bar, ils ont tous péris par les flammes. » Dit-elle simplement en avançant vers le petit groupe doucement, malgré le médigel, ses blessures lui offrait de gracieuses relances de douleurs. Elle en était même venue à se demander, plus tôt, si elle ne commençait pas à être un peu vieille pour ces conneries.

« Nous ne resterons pas longtemps, je dois voir Aria et lui apporter un petit cadeau. Mais attendons que les choses se calment un peu avant de partir. T’es agents ont des infos à propos de ce qu’il s’est passé ? » Dit-elle toujours à l’attention de Varto. Elle écouta sa réponse puis elle se tourna vers Anton alors que tout le monde était invité à entrer pour attendre quelques temps au calme. Alors elle se mit au Niveau d’Anton pour entrer.
« Anton, t’as fait quoi de ma voiture ? » C’était un peu sa façon à elle de lui demander comment il allait, indirectement. Mais en soi après un tel bordel, l’esprit n’était pas à le ressasser, mais Plutôt à le mettre de côté. Elle avait perdu un certain montant d’argent dans le bordel, en comptant ses armes. M’enfin, la n’était pas vraiment le problème non plus. Mais que faire de Shannon et Elena ? La situation était un peu délicat bien qu’elles n’aient visiblement pas fait beaucoup de mal. De plus il va sans dire qu’elle n’en avait aussi pas grand choses à foutre et elle tenait à finir son boulot. Ils attendraient donc un moment avant de prendre la route pour l’Eau delà.




 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 30 Mai 2015, 18:47
Dix secondes... Neuf... Huit... Sept... Six ! Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un !

Lorsque tout devient noir, Elena sentit qu'elle commençait à perdre totalement le contrôle de ses gestes. Elle sentit qu'elle était brusquement poussée sur le côté par quelque chose, et s'écrasa face contre terre. Elle entendit plusieurs explosions à travers la salle.

Alors qu'Elena se relevait, elle vit la navette exploser et fut projetée contre un mur une dizaine de mètres plus loin. Relevant péniblement la tête, elle aperçut quelques bonbonnes flottant dans les airs. Comme si il n'y avait pas assez de feu dans la salle. Elle eut juste le temps de déployer une faible barrière biotique avant que l'explosion ne la frappe de plein fouet. Son OmniTech l'informa que cinq de ses côtes s'étaient brisées sous le choc et qu'elle avait potentiellement subi un trouble cérébral. S'injectant quelques doses de médigel, elle tenta de se relever lorsqu'elle vit son ex-employeur s'approcher d'elle en sortant un couteau et l'attraper par la gorge.

"Vous êtes satisfaite ? J'aurais pu controler Oméga avec le contenu de cette boîte ! Mais si je n'ai pas le plaisir de la retrouver, au moins pourrai-je vous voir agoniser dans une mare de sang !
- S-Salopard !", cracha Elena avant d'envoyer une impulsion biotique qui repoussa son assaillant.

Cours pour ta vie, Elena !

Elle gravit un escalier dans le fond de l'entrepôt et enfonça une porte pour se retrouver à l'exterieur. Une navette venait de décoller de l'autre côté du bâtiment, et Elena fit des signes désespérés dans sa direction. A sa grande surprise, celle-ci dévia sa course et vint se poser devant l'Asari, qui fut soulagée un instant avant d'apercevoir la tourelle sur le flanc de l'appareil. Après que Kyreshorl lui ai fait signe de monter, Elena s'affala sur le siège à côté de l'humaine qui dormait déjà. Sa chevelure rousse retombait sur son visage, et son visage était d'un calme absolu. Elena enviait cette paix de l'âme qu'affichait cette jeunette, et elle tenta elle aussi de s'endormir.


"Je vous trouverai"


La vibration de son OmniTech sortit brusquement Elena de ses pensées.


"Je vous trouverai"


Cette simple phrase réveilla tous ses sens, et ses nerfs se contractèrent tous en même temps. La chasse n'était pas finie. Leur arrivée dans un bâtiment inconnu empêcha Elena de craquer, mais la peur restait à l'abri dans un coin de son crâne.

Elles furent accueillies par un homme dont le visage lui était familier, ainsi qu'une petite troupe de soldats, et le Butarien qui était avec Kyreshorl au bar.

Elena ne prêta aucune attention à la discussion qui se déroula, étant concentrée sur le nouveau message qu'elle avait reçu.

"Je vais vous trouver."

De ce qu'elle comprenait de la conversation, l'Asari avait l'intention de les emmener devant Aria pour encore d'autres questions. A l'intérieur du batiment, Elena s'assit sur le banc qui avait l'air le plus confortable et se résolut à attendre. Au moins, leur hôte avait l'air d'avoir de quoi les protéger.


Elena contempla les derniers messages reçus par son OmniTech: une carte des environs avec un point rouge sur le batiment où ils étaient et un simple texte.

"Oh là là, Vassily. Oh là là."


Les écrans diffusaient les vidéos prises par les caméras à l'exterieur du bâtiment. Une quinzaine d'hommes en armure avaient neutralisés les gardes et se préparaient à faire sauter la porte.

Décidément, ça aura été la journée des explosions...
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 07 Juin 2015, 22:03
Qu'est-ce que c'est que cette mer...


Shannon ne dormirait plus jamais, si c'était pour se réveiller et atterrir dans un bâtiment glauque, rempli de gens surarmés. Au moins, quand la troupe s'était retrouvée coincée dans un hangar face à l'homme mystérieux d'Elena, la jeune humaine était restée éveillée depuis le début. Là... ''Coucou, tu viens de te réveiller et t'es perdue mais rien à foutre, t'as vu nos beaux pistolets qu'on place juste sous tes yeux ?''

En parlant d'Elena, l'Asari était soudainement de retour avec eux, mais on n'était plus à un détail près.
Bon, Shannon était mauvaise langue ; tous ces gens n'avaient pas l'air hostile. Du moins, envers elle et les deux asari. Elles furent menées devant un humain, visiblement le chef de tous ces hommes, accompagné du Butarien du bar... Anton.

C'était mauvais, malgré le calme de la situation, et Dieu sait que Shannon aurait fait n'importe quoi pour un peu de calme. Mais là, ça l'était peut-être trop. Ou elle était peut-être devenue paranoïaque, ce qui ne serait pas étonnant, ni une mauvaise chose sur Oméga.

Shannon observait dans toutes les directions, et écoutait sans omettre aucun détail d'aucune conversation. Ce qu'elle retenait, c'est que visiblement le colis était arrivé à destination.


Pour la seconde fois de la journée.


Ce qui rendait la chose encore plus louche, c'était que les noms de Vassily Varto et d'Aria étaient sur toutes les lèvres.


Aria et Varto. Ah. Ha. Ah ah ah.


Elena, comme elle, ne disait rien, assise sur un banc ; quant à Kyre, elle conversait avec l'Humain et le Butarien.

Aria, Shannon la connaissait bien sûr de réputation, mais elle avait aussi vu de nombreuses images d'elle. Le cas Varto était différent : elle avait eu l'occasion d'écouter des tas de gens de toute sorte, et tous s'accordaient à dire – parfois sur un ton sarcatsique - que c'était un fou dangereux, l'horreur d'Oméga, au service d'Aria. Et ça disait beaucoup. Par contre, elle n'avait jamais vu à quoi il ressemblait.

Shannon restait debout à écouter Kyre, et de ce qu'elle comprenait, l'Humain était Varto. Il avait une tête... étrange. Pas laide, mais un mélange entre le mignon et le sévère. Jusque-là, pour Shannon, c'était impossible. Le résultat était surprenant.

Maintenant... s'il voulait le colis, et s'ils devaient tous aller devant Aria, que faire ?

L'Irlandaise s'avança vers Varto, curieuse de l'observer de plus près – puisqu'il n'avait pas l'air de vouloir lui coller une balle entre les deux yeux.


« Euh... Bonjour... monsieur Varto ? » Elle jeta un rapide coup d'oeil à Kyre et Anton. « Si vous voulez le colis, hein, vous gênez pas, tant qu'on nous fiche la paix derrière... D'ailleurs qu'est-ce que vous et Aria venez faire là-dedans ? Et le colis, c'est quoi, pour valoir tout ça ? »


D'un geste, elle rajusta sa manche vide autour de son cou et jeta un coup d'oeil à Elena, occupée à regarder son omnitech.


« Je veux dire, vous deux vous êtes cool et tout ça, mais vous êtes quand même un peu flippants – je veux dire que vous êtes impressionnants, mais que c'est pas forcément en bien, que... Ah ah. »


Shannon grimaçait en cherchant ses mots, toujours avec le colis. Et si elle le posait simplement sur le sol et qu'elle s'en allait ? Elle aurait dû le faire dès le début des ennuis. Quand ils ont commencé à ne plus valoir les 150 crédits.

Soudain, un choc fit vrombir les tympans de l'Humaine. Les mercenaires de Varto et Elena avaient tous sur leurs écrans la même chose : des hommes en armure prêts à défoncer la porte du bâtiment.

Le cri de Shannon fut faible mais portait étonnamment dans les aigus. Par réflexe, ou par bon sens, elle se cacha derrière le général tout-puissant-intouchable-dangereux en s'accrochant à ses vêtements.


C'est qui encore ? Encore et encore, ça pète, encore et encore...


La porte sauta et crissa sur le sol en émettant plein d'étincelles. Personne ne bougea ; Shannon espéra qu'il y avait une sortie quelqu'un part, ou qu'il y avait plus d'hommes dans le bâtiment que la quinzaine de guerriers qui venaient de rentrer en force.


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 11 Juin 2015, 19:54
Anton était maintenant bloqué, à la fois de par sa propre bêtise, mais aussi, et surtout, à cause de son employeur et ami Zevik. Bloqué certes mais surtout mis en danger désormais que son "nouvel" employeur, le mégalomane et psychopathe Vassily Varto, venait de rallier Aria dans sa cause. Le tout pour, semble-t-il, trouver une seule et unique personne, et qui dont pouvait se targuer d'avoir tant d'importance en dehors de ces deux individus ?

La question allait de toute manière avoir sa réponse sous peu étant donné que l'individu pouvait désormais apparaitre à n'importe quel moment. Le butarien attendait donc maintenant depuis quelques minutes aux côtés de plusieurs soldats des soleils bleus, qui ne semblaient pas particulièrement compétents, de la source de ses problèmes, Vassily Varto le dictateur mystérieux et un inconnu.

Anton gardait le silence, restant dans son coin ne se mêlant que le moins possible à la troupe hétéroclite. Le chasseur de prime réfléchissait à toute allure au moyen de se tirer d’affaire sans s’aliéner Varto, échouer dans sa mission et, plus important, rester en vie. Il était pour le moment aucunement sûr que Varto allait le laisser en vie, surtout si le nouvel objectif s’avérait tenir du secret, le silence s’achetant souvent au prix du sang sur la station.

Pourtant Anton avait toujours son équipement, et plus particulièrement ses armes, chose étrange, s’attendaient-ils à des combats ? Et pourquoi le garder, lui ? Le butarien se sentait dans la peau de l’otage, Varto devait le conserver à ses côtés pour se protéger de toute décision belliqueuse quant à Zevik. Cela arrêterait-il le dirigeant butarien ? Le chasseur de prime en doutait fortement, Zevik ayant toujours fait passer son ambition avant tout autre chose. Et puis les butariens avaient nettement moins de scrupules que les humains à sacrifier les autres pour accomplir ce qui devait l’être.

Alors qu’Anton commençait sérieusement à perdre patience, une navette déboula subitement pour atterrir directement devant la troupe en arme. Aussitôt deux asaris et une humaine en descendirent, et la surprise n’en fut que plus importante lorsque Kyreshorl et les deux porteurs incapables se dévoilèrent. D’ailleurs l’asari psychopathe fut la première à prendre la parole, directement pour prendre des nouvelles de son véhicule.

« Ta voiture m’a bien sauvé la vie, je l’ai laissé pas loin de la place, tu la trouveras facilement, elle est immanquable. »

La réponse était quelque peu trompeuse, mais Anton ne voulait pas gâcher le plaisir de la découverte à son amie. Il ne put d'ailleurs s'empêcher d'ajouter, non sans un sourire.

« D’ailleurs c’est une pure merveille dans la conduite, On se sentirais presque invincible. Je n'ai presque pas ressenti l’atterrissage »

Plus loin, l’humaine rousse, dont le butarien ne se souvenait même plus pourquoi ils l’avaient pris avec eux, et l’asaris semblaient s’entretenir avec Varto. Mais la situation ne laissa ni le temps à Kyr de répondre, ni aux autres de décider de ce qu’ils allaient faire, en effet la porte du bâtiment ou ils se trouvaient tous explosa sans crier gare. Habitué aux zones de guerre, Anton plongea immédiatement au sol et se mit à ramper vers le premier couvert disponible, ici un pilier. Une fois à couvert, le butarien prépara son arme, puis jeta un coup d’œil rapide à la situation, une épaisse fumée bloquée l’arrivée des attaquants, qui faisaient feu assez violemment. Deux soleils bleus gisaient déjà dans une mare de sang, un autre rampait tout en faisant feu mais était clairement blessé.

Le général Varto lui était adossé à la navette, intouchable, l’humaine rousse agrippée à lui. Une pensée fugace embrassa l’esprit du chasseur de prime. Et pourquoi pas ?


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 23 Juin 2015, 01:04

Dangers


Et rebelote!
   


« Ta voiture m’a bien sauvé la vie, je l’ai laissé pas loin de la place, tu la trouveras facilement, elle est immanquable. D’ailleurs c’est une pure merveille dans la conduite, On se sentirait presque invincible. Je n'ai presque pas ressenti l’atterrissage »

Mauvais pressentiment confirmé, pour le coup Kyre soupira préférant éviter de réfléchir à l’état de sa bagnole car il semblerait que parmi tous ses doutes, les plus amers soient les plus proches de la vérité. Et puis voilà qu’elle entendit ceci :

« Euh... Bonjour... monsieur Varto ? » Dit la petite voix timide de Shannon en lançant un rapide coup d'oeil à Kyre et Anton. « Si vous voulez le colis, hein, vous gênez pas, tant qu'on nous fiche la paix derrière... D'ailleurs qu'est-ce que vous et Aria venez faire là-dedans ? Et le colis, c'est quoi, pour valoir tout ça ? Je veux dire, vous deux vous êtes cool et tout ça, mais vous êtes quand même un peu flippants – je veux dire que vous êtes impressionnants, mais que c'est pas forcément en bien, que... Ah ah. »

L’idiote !.... L’IDIOTE !! De tous les enfoirés de la galaxie il avait fallu qu’elle dise ça à Varto.. Bon.. De toutes façon elle avait déjà fait part indirectement de ses intentions a amener le paquet à Aria.
« Ceci est le petit cadeau que je dois amener à Aria. Donc, il ira à Aria. » Pour ponctuer ses mots, une mélodie « mélodieuse » qui avait été plus que trop jouée aujourd’hui, le doux son des explosions.
Encore, et encore et encore ils y avaient droit aujourd’hui c’était comme aux temps de guerre que Kyre avait vécue il n’y avait jamais plus d’une heure de répit. Et voilà que nous étions tous ensembles de retour en les bras d’Oméga. Et vlan une porte volante, des tirs, des morts ! D’un même geste qu’Anton, elle s’était jetée derrière une caisse. En un instant elle avait déplié son lance grenades, au moins elle ne l’avait pas laissé dans la navette dehors. Puis, elle prit une profonde inspiration et sen pencha sur le côté pour aligner le canon de son arme dans le couloir d’entrée.

« Vous ne serez pas les derniers à bruler ce soir ! » Dit-elle en tirant une grenade qui fit un rebond dans le couloir et explosa proche de l’entrée. De quoi en calmer les plus téméraires à lancer l’assaut. De surcroit ils avaient gagné un peu de temps. Les plans et idées défilaient dans sa tête, mais que faire ? S’enfuir encore ? Ou décimer tous ces gars jusqu’au dernier !?

« J'ai besoin de vacances... » Soupira-t-elle.
Le petit groupe avait été scindé en deux partit ceux qui étaient à gauche de l’entrée dont Anton et Kyre et ceux qui étaient à droite comme Varto et Shannon derrière la navette. « Eh Anton.. J’crois que je commence à me faire vieille. J’crois même qu’un de ces quatre je fonderais une famille. » Disait-elle comme si de rien était. « Ou alors j’suis complètement timbrée… » Elle tendait une main vers la porte épaisse qui avait terminé sa glissade contre le mur qui lui faisait face. En rassemblant sa biotique elle la tira vers elle. « En fait.. Je crois que je suis vraiment timbrée.. » Avec sa Biotique elle leva la porte et la posa droite entre eux et les autres pour créer un bouclier de fortune pour permettre à ceux de son côté de passer du côté de la navette.

Elle passa alors le canon du lance-grenades par le hublot cassé de la porte et tira trois grenades successives dans l’entrée que leurs ennemis tentaient de contrôler. Chacune explosa l’une après l’autre, impossible de savoir si les détonations avaient été meurtrières si l’on mettait les hurlements de côté. Elle continua que presser la gâchette deux fois, mais elle était à court de munitions, alors elle laissa tomber l’arme au sol et inspira profondément.

« Faites décoller cette navette. Je tiendrais pas une heure..»
Elle concentra sa puissance biotique pour créer une barrière elle-même protégée par la porte qui faisait guise de bouclier. Elle fera en sorte de tenir autant que possible, heureusement elle avait créé un moment de répit, mais la fatigue se faisait sentir.




 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 27 Juin 2015, 00:26




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    QG des Soleils Bleus ╤ Quai à navette

    Bien. Cela avait été plutôt simple, en fin de compte. Un peu plus et il aurait fallut se coltiner la présence du butarien durant le reste du voyage. Mais au final, le colis était venu jusqu'à lui sans trop broncher, limite avec un ruban dessus. Mais comme allait le prouver la suite, le destin a bien des manières de faire payer ses faveurs. « Si vous voulez le colis, hein, vous gênez pas, tant qu'on nous fiche la paix derrière... D'ailleurs qu'est-ce que vous et Aria venez faire là-dedans ? Et le colis, c'est quoi, pour valoir tout ça ?. » lança t-elle, après un vulgaire bonjour ponctué d'un "monsieur". Il n'y avait que les commerciaux pour l'appeler ainsi. Des types détestables, par ailleurs. Il préférait mille fois les soldats à ces misérables arrivistes qui seraient prêts à vendre n'importe quoi - en mettant de côté le fait que les Soleils Bleus et son activité parallèle pouvait trainer dans des affaires pas très recommandables. Au final, cette hypocrisie n'avait strictement rien à voir avec ce qui se passait : un pur malentendu. Pourquoi parlait-elle de colis ? Pour ainsi dire, Vassily n'en avait pas la moindre idée. C'est là qu'il remarqua la minuscule pièce assez indescriptible que la rousse tenait. Était-ce de cela dont elle faisait mention ? C'était fort plausible.

    Mais ce foutoir était formé de nœuds improbables et d'évènements tout aussi incohérents. Cela durait depuis des jours, des semaines, voire des mois. Même à l'époque où l'Hégémonie lorgnait sur l'astéroïde, personne n'aurait osé attaquer l'antre des Soleils Bleus. Et pourtant, cette fatalité incongrue avaient fini par arriver avec une subtilité relative. Pour faire court : la porte avait été enfoncée à coup de déflagrations et les mercenaires avaient été attaqués et abattus comme des bleus. L'asari qui accompagnait la fille et le dénommé Anton Ardak s'étaient réfugiés à gauche de l'entrée tandis que Varto et sa nouvelle amie avait préférée se cacher derrière la navette. Plus vive, l'asari avait immédiatement réagit comme elle pouvait, créant des protections de fortunes pour pouvoir avoir une fenêtre. Fenêtre qui servirait à faire démarrer le véhicule qui avait atterrit quelques instants plus tôt. Et pour le coup, le "grand Général" n'avait pas mieux à proposer. Aussi se permit-il de titiller le pantin de Zevik. « Faites ce qu'elle dit. » beugla t-il. Il tourna ensuite le regard vers la rousse. « Et vous... Tentez juste de ne pas mourir. » Un conseil avisé qui fut suivit d'un désintéressement total du russe pour ses convives. S'ils faisaient bien leur job, la navette serait bientôt opérationnelle et elle dedans, saine et sauve.

    Néanmoins, ce qui retenait l'attention de Varto, c'était ses ennemis. Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ? Immédiatement, le militaire s'était muni d'une arme, récupérée sur le corps de l'un de ses hommes et avait essayé de voir à qui pouvait bien appartenir le commando adverse. Ils n'avaient pas l'air d'avoir de sigles bien visibles... Des assaillants clandestins, en somme. La pire des espèces. Mais il n'en fallut pas plus pour que la situation soit clarifiée. Constatant l'épuisement de l'asari, Vass jeta un coup d'œil vers celle qu'il avait cherché durant tout ce temps. Elle était apeurée. Sans vergogne, il lui subtilisa ce qu'elle définissait par le mot "colis" et augmenta le pas vers sa protectrice, dont la barrière lâchait peu à peu. Le bruit des moteurs commençaient à se faire entendre et sous ce fond sonore rassurant, l'humain attrapa sa désagréable alliée et la projeta derrière la navette. Aussitôt, les remparts tombèrent et le chef se retrouvait seul, devant trois des courageux agresseurs. Qui eurent l'intelligence de ne pas tirer de suite. On profita de ce laps de temps pour montrer l'objet des convoitises. « C'est ça que vous cherchez ? » Le combattant tourna la tête. Du côté navette, on avait des émotions partagées. « Déguerpissez tant que vous le pouvez. » glissa t-il à leur encontre.

    Le trio d'imbécile était arrivé à sa hauteur, criant victoire. Presque trop vite. Le plus bourru d'entre eux s'était mis à pavaner, affirmant qu'ils avaient mis le Général à genoux. Mais un autre, à la voix plus rauque, avait calmé ses compagnons. Cela devait être le chef. Ou, à défaut, le plus autoritaire des trois. Toujours est-il qu'il était plus poli. « Donnez-nous ce qu'on veut et on partira. » argua t-il avec clarté et calme. « Sans dire à personne qu'on vous a foutu la honte du siècle. » Un sourire au lèvre, le soumis regarda la navette qui commençait à s'envoler doucement. « Tenez. » Il balança le colis sur celui qui venait de lui adresser la parole, sans aucune délicatesse. La seconde suivante, une lame vint trancher la gorge du mercenaire à droite. Varto tournoya autour de lui, lui prenant son flingue et abattant froidement le bourru d'une balle dans la tête. Sans même comprendre ce qui lui arrivait, le pseudo-commandant venait de se faire prendre en otage. Il aurait pu connaitre le même sort mais du côté Soleil Bleu, on demeurait conscient que d'autres étaient dans le coin. Il les voyait, agrippant leurs armes et s'approchant de lui, tandis que la navette s'envolait peu à peu. Et... aussi étonnant que cela puisse paraître, elle l'attendait. C'était une situation qui lui rappelait sa... jeunesse. Si on pouvait dire ça comme ça.

    Sauf que sans renforts et même en étant rapide, il serait presque impossible de rejoindre le véhicule sans prendre quelques balles au passage. Il fallait un facteur z... Des alliés venus de nulle part. De nouveaux arrivants qui débarquèrent de derrière et éliminèrent quelques uns des agresseurs, accourant vers Varto. Deux turiens s'avançaient de la sorte. L'un d'eux fut malheureusement touché au thorax, provoquant la distraction de l'autre. Visant du mieux qu'il pouvait, le Général tira sur l'ennemi qui se trouvait à quelques mètres. « Bordel, vous êtes qui vous ? » C'est vrai quoi... On entrait comme dans un moulin ici. « Je m'appelle Kel... » « Je m'en fous, en fait. Montez avec nous. » Avec cette dernière parole, il tira au hasard pour que "Kel" puisse sauter dans la navette. Au fond, il ne savait pas s'il avait réussit mais il était passé derrière lui. L'asari l'avait peut-être abattu. Peu importe, il avait trop reculé, il était temps d'y aller. Il lâcha son otage, qui fut étonné par son action et accéléra le pas en direction de la navette. La cascade ne fut pas si éprouvante et il se retrouva dedans, renversant sa rousse au passage. Il avait le colis contre le torse. Le mercenaire se rendrait vite compte qu'à la place, il avait une grenade.

    Récupérant ses esprits, Varto se redressa comme il put et regarda ses nouveaux meilleurs amis. Chacun aurait sans doute eu au moins une bonne raison de le tuer sur le champ, et la possibilité de le faire. Mais par miracle, ils devaient coopérer. « Bien. Vous vouliez aller voir Aria. Alors allons voir Aria. » lâcha t-on, essoufflé. Le calvaire de tout le monde serait peut-être bientôt terminé...





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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 28 Juin 2015, 04:23
Rencontres sur Novéria



Siège de Dahl Terminus, un peu plus tôt

« Les jumeaux ! J’ai besoin de vous. »

Les deux galariens se retournèrent vers le chef turien, surpris.

« Le grand chef Vargas Kelnus a besoin de nous ? »
« L’ex commandant des Soleils Bleus ? »
« Le stratège implacable ? »
« Le… »

« ASSEZ! »

Les frères galariens se turent, mais l’amusement scintillait dans leurs yeux. Ils adoraient faire enrager Kelnus.

« Nous devons retrouver la fille et le colis. Pour cela, nous avons besoin d’un réseau plus important que le nôtre. »
« Comme celui d’Aria ? Désolé Vargas, mais le pirater est bien trop dangereux, le boss nous tuerait, même si on y arrivait. »
« Pas celui d’Aria non, celui des Soleils Bleus. »

L’un des frères cligna des yeux.

« Je suppose que tu as une idée derrière la tête. Il est presque aussi solide que celui d’Aria. »
« J’ai de vieux identifiant. Il est possible qu’ils fonctionnent toujours. Et sinon, vous saurez en tirer suffisamment d’informations pour passer les sécurités.»
« Et pourquoi ne pas en avoir parlé avant ? »
« Pas fidélité. J’ai servi le gang des décennies, et je ne veux pas que leur réseau tombe entre vos sales pattes. Aussi, voici le deal : je vous donne ces codes, mais une fois la mission remplie, vous les supprimez et vous les oubliez. »
« Et qu’est ce qu’on y gagne ? »

Le turien sourit. Il avait gagné, il connaissait les galariens.

« La gloire d’avoir pénétré le réseau des Soleils Bleus sans qu’ils ne le remarquent et sans que personne ne sache comme vous avez fait. »
« On bosse pour la gloire, donc ? »
« Tout juste. »
« Z’êtes dur en affaire. On marche. Passez ces codes, on va voir s’ils servent encore à quelque chose. »

Vargas leur envoya ses données. Aussitôt les galariens se concentrèrent sur leurs omniécrans. Rapidement, des écrans de caméras apparurent, défilants à toute vitesse alors que les algorithmes de recherches tentaient de trouver l’humaine rousse. Rapidement une réponse survint.

« Merde. Elle est dans leur base. »
« C’est pas bon ça… »


Vargas ne disait rien. Si la fille et le colis avaient été pris par Varto, il serait compliqué de les récupérer. Une attaque frontale était inenvisageable.

« Et, c’est quoi ça ? »

Les galariens changèrent d’écran. Cette fois-ci, on pouvait voir les abords de la base des Soleils Bleus. Une bande s’y réunissait.

« Putain, ils ont encore des hommes ? Faut prévenir le patron ! »

Les galariens se retournèrent vers Vargas. Celui-ci était déjà parti.

Base des Soleils Bleus

Vargas était parti précipitamment, n’emportant que quatre hommes, fiables et compétents, avec lui. Sur le chemin, dans la navette qui fonçait vers la base du groupe mercenaire, le commandant turien expliqua la situation à Dahl. Le volus le laissa faire, lui demandant seulement de l’appeler de le tenir au courant dès que possible.

Quand ils arrivèrent, l’assaut avait déjà commencé. Les attaquants avaient pris par surprise le gang, qui semblait peiné à riposter. Vargas grogna. Visiblement, ses remplaçants s’étaient reposés sur leurs lauriers. De son temps…

Mais ce n’était pas le bon moment pour la nostalgie. Vargas fit ouvrir l’une des portes de la navette, harcelant par derrière les attaquants. Puis la navette se mit hors de vue, et Vargas descendit, accompagné de tous ses hommes sauf deux, l’un conducteur, l’autre prêt à faire feu. La navette repartie aussitôt, reprenant son travail de harcèlement sur l’ennemi, détournant l’attention. »

Le trio à pied se fit discret, attendant qu’une ouverture se fasse pour pénétrer dans la base. Dès que l’occasion se présenta ils s’y engouffrèrent, faisant feu par surprise dans le dos des assaillants. Les jumeaux galariens guidèrent le trio jusqu’à un terrain d’atterrissage où Varto luttait contre ses ennemis, seul contre tous. Le trio vint aussitôt en renfort, se dévoilant peut être un peu trop tôt. L’un d’eux fût touché et s’effondra, aussitôt rattrapé par le troisième membre qui le porta tout en tirant maladroitement avec son pistolet.

« Bordel, vous êtes qui vous ? »
« Je m’appelle Kel… » et je suis un ancien des Soleils Bleus, allait dire Kelnus. Mais il fut interrompu par Varto, qui estimait, à raison, avoir d’autres priorités.

Le Général leur ordonna de rejoindre la navette, ce qu’ils firent au pas de course. Kelnus se retournait régulièrement pour tirer quelques salves de son Phaëton, couvrant le chef mercenaire et ses deux hommes. Ils attinrent rapidement la navette où se trouvait déjà une asari, un butarien et une humaine. Un trio déjà aperçu à maintes reprises via les caméras des hommes de Dahl Terminus. Ils levèrent la tête vers le turien, qui les interrompit d’un geste, signifiant à la fois « ne vous vous inquiétez pas » et « on n’a pas le temps, bordel ! ». Kelnus prit position, se remettant à couvrir ses alliés. Ses deux autres hommes arrivèrent à leur tour, mais le blessé semblait déjà aux portes de la mort, et l’autre avait pris quelques blessures légèrement handicapantes pendant la traversée.
Varto rejoignît en dernier la navette, qui décollât. Il avait le colis avec lui, serré contre la poitrine.

« Bien. Vous vouliez aller voir Aria. Alors allons voir Aria. »
« C’est à propos de ça que je suis là. »

Vargas se leva, faisant face aux autres occupants de la navette. Il avait tout juste eût le temps de lire le message que lui avait envoyé Elkoss. Il ignorait ce que le volus préparait.

« Je suis venu en renfort par fidélité, mais aussi par intérêt. Mon patron a une offre pour vous. »

Le turien alluma son omnitech. L’image d’un volus apparut, mais il ne s’agissait pas d’un canal de discussion, juste d’un message enregistré.

« Général. HUUUF. Je m’appelle Dahl Elkoss, patron de Dahl Terminus. HUUUF.
Je tiens à vous présenter mes excuses. HUUUF. Les mercenaires qui vous ont attaqué l’ont fait par ma faute. HUUUF. Ils sont à la recherche du colis que vous possédez actuellement. HUUUF.
J’avais compté sur la discrétion pour qu’il soit livré sans heurt. HUUUF. J’ai fait une erreur, et vous en avez subis les conséquences. HUUUF. Sachez donc que je vous rembourserai les dégâts matériels. HUUUF.
J’aimerai également vous demander quelque chose. HUUUF. Voyez-vous, malgré ces désagréments, ce colis doit toujours être livré. HUUUF. Hors je crains que cela ne puisse jamais être le cas si Aria T’Loak doit enquêter dessus. HUUUF. Ce qui nuirait grandement à mon entreprise. HUUUF. Sans compter que sa justice peut être expéditive. HUUUF.
Je vous serais extrêmement reconnaissant, HUUUF, si vous pouviez me rendre le colis. HUUUF. Bien entendu, vous serez dédommagés pour le dérangement. HUUUF. Ainsi que toutes les personnes impliquées dans ces évènements. HUUUF. Et je sais me montrer généreux. HUUUF. »


Vargas n’en croyait pas ses oreilles. Son patron proposait tranquillement à Vassily Varto de ne pas obéir à Aria ! Ce genre de comportement n’amenait en général rien de bon…

« Vous devez sans doute me trouver extrêmement présomptueux. HUUUF. Je le suis, probablement. HUUUF. Néanmoins, je parle ici au mercenaire avisé que vous êtes. HUUUF. Vous êtes le chef des Soleils Bleus, pas l’un des laquais d’Aria. HUUUF. Et je suis sûr de pouvoir trouver un terrain d’entente avec un indépendant tel que vous. HUUUF.
Si vous estimez que votre obéissance envers Aria T’Loak est plus importante… HUUUF. Tant pis. HUUUF. Nous obtiendrons un accord une autre fois. HUUUF. Et d’ici là, nous patienterons tranquillement que la Reine Pirate décide de nos sorts. HUUUF.
Au revoir, Général. HUUUF. »


Le message se termina et l’écran s’éteignit. Vargas se tint droit, attendant anxieusement la suite des évènements.





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"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 05 Juil 2015, 01:22




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    Navette d'évacuation ╤ En direction du QG d'Aria T'Loak

    Expirant et inspirant, Varto n'avait ironiquement pas le temps de souffler. Il venait de sortir in extremis d'une situation plus que délicate - ce qui n'était pas si inhabituel - et voilà qu'on le dérangeait pour une histoire qui ne le regardait pas. "Kel", tel que le turien s'était annoncé, l'avait dérangé sans vergognes et avait de suite annoncé la couleur : son patron avait quelque chose pour lui. Ce Dahl, véritable inconnu au bataillon, avait ainsi eut l'audace de lui proposer un accord à l'amiable pour cette chose qu'ils appelaient "colis". Et en soi, la demande n'avait rien d'extraordinaire. A en croire son récit, il s'agissait de sa propriété ou plus exactement de la propriété de quelqu'un qui aurait chargé ce fameux volus de la livraison. Et c'est avec un désintéressement complet que, dans un contexte plus banal, l'objet aurait été restitué. Mais cela n'avait rien d'un contexte banal : sa base réputée imprenable avait été prise d'assaut, les bas quartiers dominés par Masgarth et ses Berserkers étaient en ébullition - ou tout du moins, plus qu'en général - et qui plus est, un petit commerçait se permettait l'impétuosité de sous-entendre que Varto était le laquait d'Aria. Et en dépit de toute la sympathie qu'il avait pour elle, il n'était ni son valet ni son subordonné. Ils avaient une entente cordiale à durée indéterminée, rien de plus. Voire quelques objectifs commun. Au-delà de ça, comme tout bon militaire, le russe se devait de suivre une certaine hiérarchie sur l'astéroïde. Il y avait donc deux facettes : d'un côté, il faisait ce que bon lui semblait. De l'autre, il ne devait pas non plus nuire à son alliée.

    Avec ces deux optiques, il ne savait pas toujours s'il devait agir ou non. Mais jusqu'à présent, son instinct l'avait préservé de toute erreur dans ses dispositions et il n'avait jamais rompu l'équilibre. Il n'allait pas commencer maintenant, pas pour une boule accroc à son argent et à sa maigre réputation qui avait déclenché une vague de violence bien au-dessus de ses attentes. « C'est donc à votre patron que nous devons toute cette mascarade. » souffla le Général, dans un grincement. « Je penserais à son offre. Mais pour l'instant, hâtons-nous de rejoindre la Reine. » Son ton était légèrement grisé et il passa près de Kel, loupant son épaule de peu. Il en profita visiblement pour lui chuchoter quelque chose. « Votre boss craint peut-être Aria mais il devrait apprendre à mesurer ses paroles à mon encontre. » Se détachant du turien, Varto jeta un œil aux passagers. Il les observa, un par un. Il était clair qu'ils en avaient tous marre. Et encore, ils n'avait rien vu.

    L'humain tourna les talons et entra dans ce qui servait de cabine de pilote. Ou de sièges... Enfin bref, il prit la place du co-pilote, à côté du butarien ronchon dont il avait menacé le meilleur ami. Celui-là ne sortit pas un traitre mot, continuant de faire le chauffeur avec calme. Profitant de ce silence, le pilote improvisé actionna quelques commandes et changea les coordonnées de la destination. Intrigué et énervé, le butarien grogna, arguant que ce n'était pas là les cordonnées du nightclub le plus select d'Omega. « C'est le but. Nous n'allons pas à l'Au-Delà... »


    Emplacement inconnu ╤ Extérieur du QG d'Aria T'Loak

    La navette s'était posé sans encombre et le bruit d'atterrissage avait fait sursauté tout le monde, à l'arrière. Sans perdre de temps, Varto quitta son siège et se dirigea vers la porte. L'équipage était toujours silencieux. Certains avaient le regard vide, d'autres semblaient frustrés. Mais mise à part Ardak qui avait l'air un peu froissé, tout le monde s'attendait peut-être à finir au bout d'un bar, à siroter un cocktail et oublier cette histoire dans l'alcool ou le sexe facile. Ce n'était pas tout à fait ce qui était prévu au menu. Précipitamment, l'homme à la carrure imposante appuya sur le bouton pour actionner l'ouverture de la portière. L'air rentra dans le véhicule, ce qui eut l'effet d'une brise accueillante. Et durant le temps où chacun se redressait, le Général attrapa le colis. Colis que personne n'avait touché. Sans dire un mot, il sortit. Et n'ayant pas d'autres solutions, le reste du groupe se mit à l'imiter.

    Il avançait, ayant plusieurs pas d'avance. Et là, quelques uns de ses mercenaires venaient au rapport. Ils mirent quelques instants avant de mettre en joug les hôtes d'Aria. Un homme, mal rasé et différent des autres puisqu'il n'était pas casqué, s'approcha de son supérieur. « Gravonheart, escorte-moi tout ça jusqu'à Aria. Je vous rejoindrais. » Sur ces instructions, il laissa à son commandant le soin de mener ces étrangers jusque devant leur Reine. Il les regarda une dernière fois et prit la tangente, en prenant une direction diamétralement opposée au chemin qu'eux allaient prendre.


    Réunion avec la Reine ╤ QG d'Aria T'Loak

    Alors que la supposée totalité du groupe improvisé était arrivé devant Aria, Varto se grouilla à les rejoindre. Il avait, au final, qu'une petite minute de retard sur eux. La pièce était spacieuse et l'asari se tenait au milieu, parlant à quelques uns de ses hommes ainsi qu'au Commandant Gravonheart. Des Soleils Bleus surveillaient avec plus ou moins d'attention. Leur chef passa entre les convives, toujours le colis entre les bras. Lorsqu'elle le vit arriver, la tenante des lieux pria ses seconds de disposer avec un geste assez explicite. « Varto, j'espère que vous avez une bonne raison pour avoir organisé ce sou... Et qu'est-ce que c'est que ça ?! » Elle pointa l'objet de toutes les convoitises avec incompréhension. L'homme s'approcha et le tendit, avec simplicité. « Une offrande, d'un certain volus du nom Dahl Elkoss. Pour les dérangements occasionnés récemment. » dit-il en croisant les bras. Son regard se porta sur l'agent du commerçant, qui devait être approximativement mal à l'aise. « Je suppose qu'il y a une histoire palpitante derrière. » Elle attrapa le colis et le retourna dans tous les sens. Il avait une certaine ampleur sans être particulièrement lourd à porter. « Tiens, cela faisait longtemps que je n'avais plus vu quelque chose de ce type... Bash ! » Pris au dépourvu, son fidèle larbin débarqua avec une étincelle dans les yeux. « Va me ranger ça dans mon coffre. » « Qu'est-ce qu'il y a dedans ? » répondit-il en se grattant le crâne. Aria soupira. « Je ne sais pas. Cela pourrait être une arme surpuissante, une preuve compromettante ou bien cela pourrait être vide. Tant que ce n'est pas ouvert, c'est tout et rien. » Bash n'avait pas l'air d'assimiler la subtilité du raisonnement. « Ça peut être utile, un jour. Alors va me ranger ça sur le champ. » Haussant les épaules, le subordonné s'exécuta et s'effaça de la scène.

    Ceci étant fait, la pirate se tourna vers son Général. « Maintenant, tu m'expliques ? » Ce tutoiement hérissa le poil du géant. Il inspira un court instant et ferma les yeux. « Une histoire palpitante, comme tu as dit. » Il rouvrit les yeux. « Mais je n'en connais ni le début, ni la fin. Je suis arrivé à l'entracte, à vrai dire. Mais tu as tes agents qui pourront sûrement t'en dire plus... » Il pointa l'asari aigrie dont il n'avait pas retenu le nom. « Et quelques inconnus qui combleront les blancs, je suppose. » Il faisait référence à ceux dont il n'avait pas encore déterminé le rôle. « Pour ma part, j'ai une tâche à terminer donc je ne vais pas m'éterniser. Alors si tu n'a plus besoin de moi... » Exaspérée, Aria répéta le même signe du "Tu peux disposer". « Va, va... » ajouta t-elle sans prendre la peine de le regarder. Varto acquiesça et fit quelques pas en direction de la foule. « Toi... » héla t-il à la rousse. « Avec moi. » Sans se soucier de son avis, il décampa vers une porte non-lointaine.

    La Reine d'Omega, elle, s'impatientait. Elle avait bien autre chose à faire que de s'occuper de ça mais d'un autre côté, son territoire entrait un peu plus en ébullition chaque jour. Elle savait où ça menait. Et plus elle avait d'informations sur ce qu'il se passait chez elle, mieux c'était. Pénétrant chacun d'un œil déterminé, elle releva le menton. « Quelqu'un veut commencer, peut-être ? »


    Entrevue avec Shannon ╤ QG d'Aria T'Loak

    La jeune humaine préférait sans nul doute le Général au jugement d'Aria T'Loak. Ou bien était-elle juste très docile. Dans tous les cas, cela importait peu. Varto et elle n'étaient pas partis très loin, juste dans une petite salle adjacente qui servait de débarras pour nourriture. Ou bien était-ce une cuisine ? Cela n'avait pas la moindre importance. La discussion en avait, pas le lieu. Et allant toujours droit au but, le russe entama la conversation. « Tu seras étonnée de savoir que je te cherchais. » Puisqu'il était là, il attrapa un verre et y plongea un liquide étrange. « Et tu dois te poser quelques questions. » Il se tenait maintenant en face de la demoiselle, légèrement avachi sur une table. « Mais avant, j'aurai moi-même quelques questions. » Il profita de la pause pour boire une gorgée du breuvage. « Qui es-tu, que fais... » Il s'interrompit, soudainement. « Bordel ! » Il fit une grimace, manquant presque de s'étrangler. « Oh. C'est corsé, nom d'un varren ! » Il se secoua la tête, tâchant de revenir au sujet. « Où est-ce que j'en étais... ? Ah oui ! » s'exclama t-il. « Qui es-tu, que faisais-tu avec ce colis et bon sang, il s'est passé quoi ?! » Des questions aussi sincères que cohérentes. Tout du moins, aussi cohérentes que pouvait l'être cette journée.





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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mer 08 Juil 2015, 17:08

Dangers


Débriefing.
   



La proposition de Dahl Elkoss avait été particulièrement osée et Kyre avait longuement attendu la réponse de Varto en se demandant s’il serait assez bête pour accepter une telle folie, mais elle fût légèrement soulagée de sa réponse bien qu’il semblait qu’il avait plus été contrarié par sa façon de s’adresser à lui que de par sa proposition. Elle n’avait pas ouvert la bouche de tout le trajet et aurait donné n’importe quoi pour qu’on la dépose chez elle jusqu’au moment où elle entendit qu’on se dirigeait tous pour voir Aria. Anton et elle allait pouvoir faire un débriefing et se rentrer chez eux. Une fois la navette arrivée à bon port, elle eut un peu de mal a faire bouger son corps qui lui paraissait lourd et pour couronner le tout elle fût relativement frustrée d’être accueillie comme une étrangère, mais bon, les soleils bleu comprenaient 9 débiles sur 10 soldats.

Ils arrivèrent enfin devant Aria, elle resta silencieuse à écouter la conversation non sans lever les yeux à la question stupide de son larbin. Cette femme avait le chic de dégoter les pires boulets en guise de larboche. Puis Varto prit brièvement la parole.

« Une histoire palpitante, comme tu as dit. Mais je n'en connais ni le début, ni la fin. Je suis arrivé à l'entracte, à vrai dire. Mais tu as tes agents qui pourront sûrement t'en dire plus... Et quelques inconnus qui combleront les blancs, je suppose. » Puis il s’en alla en amenant la rousse avec lui.

« Quelqu'un veut commencer, peut-être ? »

Kyreshorl avança d’un pas, comme d’habitude, cette voix s’immisçait dans ses tympans et lui réveillait la peau d’un frisson léger. Alors entama un résumé détaillé de la journée en partant de la mission initiale qu’elle avait confié à Anton et elle-même qui était de trouver les assassins d’un galarien. Elle fit savoir a Aria que l’informateur galarien avait certainement été tué à cause du paquet mis en sécurité une minute plus tôt. Paquet qui devait être livré à un groupe mercenaire étrange et qu’elle s’était efforcée de ramener. Elle avait parlé de l’attaque berzerker et du groupe mercenaire étrange qui les avaient suivis de partout pour récupérer le colis. Bien sûr elle avait parlé d’Elena et de Shannon qui finalement avaient été utilisées.

En somme elle avait fait un résumé total et plutôt fidèle à la réalité des faits comme elle avait l’habitude de le faire après chacune des missions qu’elle avait fait pour Aria depuis les siècles passés. Le medigel agissait correctement mais les effets anti douleurs commençaient à s’estomper, cependant elle gardait un visage froid, de marbre.
Lorsqu’elle eut finit sa petite histoire.

« Quelqu’un à quelque chose à ajouter ? »



 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 09 Juil 2015, 03:29
Les Dangers d'Oméga



Varto avait refusé l'offre de Elkoss, mais ne semblait pas s'en être trop offusqué. Vargas n'en n'était guère surpris. Il craignait le pire en arrivant devant Aria.
Mais au final, ses craintes s'avérèrent infondées. Varto passa l'offre sous silence, se contentant de donner le colis à Aria et d'emporter la rouquine. Que lui voulait-il ? Aux yeux du turien, aucune importance. La Reine d'Oméga demanda ensuite un rapport des hommes alignées, penaud, devant elle. L'une des asaris commença, et Vargas écouta attentivement son récit jusqu'à la fin, apprenant quelques petites choses, notamment le fait que le destinataire du colis était apparemment mort. Tant mieux, il n'y aurait personne pour faire des réclamations à l'entreprise.

« Quelqu'un a quelque chose à ajouter ? »
« Quelques unes. »

Varags s'avança à son tour. L'asari n'avait pas parlé de la proposition de son patron, ce qui le soulageait grandement. Pourquoi ? Peut-être qu'elle comptait demander une récompense à Elkoss, à moins qu'elle ne veuille pas en parler devant témoins, ou encore une autre raison obscure. Ce n'était pas le problème de Vargas, qui comptait pour sa part simplement limité les dégâts et les conséquences de cette journée.

« Je m'appelle Vargas Kelnus, chef de la sécurité de Dahl Terminus. C'est notre organisation qui était en charge du transport du colis. On ignore ce qu'il contient : pas de questions, paiement d'avance, discrétion maximale, une mission de routine donc, mais qui a dérivé au cauchemar. »

Vargas se remémora les paroles de l'asari. Il était inutile de décrire à nouveau les faits, il cherchait simplement à expliquer les zones d'ombres, voir à donner des réponses quand il le pouvait.

« Nous n'avons rien à voir avec votre galarien, ou ses assassins. Et nous ignorons qui, de manière générale, a attaquer à tant d'endroits pour obtenir ce colis. Quelqu'un de très riche et puissant en tout cas, suffisamment pour retourner de nombreux agents dans nos rangs. La purge a déjà commencé, tous on été neutralisés, et les quelques survivants sont interrogés.

Mais ils ont eu le temps de faire des dégâts. Nous avions juste envoyé un trio de combattants couvrir la transporteuse, l'humaine rousse partie avec le Général, trio insuffisant pour régler rapidement le compte des traîtres. Les Berzerkers se sont ainsi retrouvé mêlés à ça, vu que l'humaine a rejoint sa destinatrice, ici présente, sur leur territoire. En voyant la situation dégénérer, nous avons envoyé d'autres hommes, que je dirigeait, afin de détourner l'attention des Berzerkers. »


Vargas n'était pas sûr que parler de cette petite bataille avec les Berzerkers était une bonne idée. Mais il n'aimait pas dissimuler, et n'y avait jamais été bon.

« Suite à ça, enfin... Nous avons perdu la trace des transporteuses. Alors nous nous sommes repliés. J'ai eu vent de l'attaque sur la base des Soleils Bleus, avec lesquels j'ai des liens. J'y suis allé en renfort, et... Me voici. »

Évidemment, Vargas ne parla pas non plus de l'offre de Elkoss. Ce serait le petit secret des personnes présentes...

« Je n'ai rien d'autre à dire. »



Partenaires : Shannon O'ryan-T'siola, Josh "Ataan" Ivrancic, Kyreshorl Venterra, Elena T'Soran et Anton Ardak

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mer 15 Juil 2015, 00:53
Hein ? Hein ? Hein ?

Pourquoi le Volus proposait-il un arrangement ? A quoi cela avait-il servi de fuir, de se planquer et de se faire tirer dessus, alors ?

Shannon se prit la tête dans la main ; c'était sûrement des âpres rouages de la négociation qu'elle ne maîtrisait pas. Ce n'était pas son rôle, après tout. Elle livrait le paquet, point. Pourtant... ce truc avait failli la tuer.

Elle abandonna ; au moins, tout avait arrêté d'exploser, et cette fois-ci, cela semblait parti pour durer.

On va au QG d'Aria T'Loak !

Shannon était à la fois intimidée, curieuse et excitée. Au moins, là-bas, son groupe ne risquait pas de se faire prendre d'assaut. Bon... Que ce ne soit pas son groupe qui lance l'assaut parce que l'entrevue tourne mal ou que les hommes d'Aria se décident à les abattre était une autre histoire.

L'Humaine ne quitta des yeux personne le temps du trajet vers ce qui n'était pas l'Au-Delà, ni lorsqu'ils descendirent tous de la navette, ni lorsqu'ils traversèrent des couloirs pour se retrouver devant la Reine.

Varto avait pris le colis, mais elle avait la chair de poule.


*


Aria ! La grande Aria. La Reine d'Oméga. Elle se tenait là, au milieu de la pièce, comme le centre du monde ; elle avait un air pincé, des gestes à la fois souples et secs, et une voix grave qui ne permettait pas de mettre en doute son autorité.

Shannon crut mourir sur place, un coup de vent glacial la balayant de l'intérieur. Aria aurait pu la tuer, là, alors même que la jeune fille savait qu'elle utilisait plus souvent ses subordonnés pour le faire ; et de toute façon, tant que son groupe ne s'était pas expliqué, quel intérêt avait-elle de les faire disparaître ?

Putain, putain, putain.

Ça y était ; Shannon avait vu Aria, chose qu'elle avait eu longtemps envie de faire et qu'elle n'aurait jamais crue possible. Maintenant, elle voulait juste s'en aller. D'un autre côté, comment aurait-elle pu rencontrer la Reine si elle n'avait trempé dans aucune histoire louche comme ça ? Peut-être avait-elle de la chance, au fond. Aria était un modèle.

Je suis dingue, dingue, dingue. Pourquoi je pense comme ça ? Partir. Déjà. Ce serait bien.
Shannon était cependant subjuguée par Aria. Elle l'écoutait parler, ordonner à un de ses hommes de ranger le colis car il pouvait servir, interroger Varto. Elle pensait différemment des autres ; elle méritait sa place, d'une certaine façon. Sans cela, elle n'aurait sûrement pas survécu.

« Toi... » Shannon sursauta. C'était Varto. « Avec moi. »

Elle balbutia quelque chose. L'Humain s'en allait déjà. Elle balbutia une seconde chose, sorte de formule de politesse destinée à Aria pour excuser son départ, et trottina pour rattraper Varto.

Mon sauveur ! Enfin...

Tout dépendait de ce qu'il allait pouvoir lui dire et lui faire.

Shannon ne sut pas si elle était mieux lôtie en restant avec Varto que les autres, obligés de s'expliquer face à Aria.


*


Ils n'allèrent pas loin. Ils avaient franchi une porte et se trouvaient désormais dans une petite salle, au plafond projetant de la lumière blanche. Il y avait de la nourriture ici et là. Shannon déroba une pomme, et mordit dedans, affamée après les évènements du jour. Elle ne pensa pas que cela pouvait gêner quelqu'un. Elle mangea, simplement, et jeta le trognon dans une sorte de bac qui aurait pu être un congélateur.

C'est une poubelle. Oui.

Elle regardait son étrange allié.

Varto lui-même s'était installé à une table. L'Irlandaise resta debout, ne sachant que faire. S'asseoir ? Demander l'autorisation ? Elle ne bougeait pas et suait.

« Vous savez... j'imaginais pas une entrevue avec un grand comme vous dans une salle comme ça... »

Shannon se mordit l'intérieur de la joue.

Bon sang, quand il n'y a rien à dire, ne dis rien...

Elle recommencerait, c'était sûr, mais elle ne s'en doutait pas.

« Tu seras étonnée de savoir que je te cherchais. » Varto se servit à boire. Etonnée ? Pas qu'un peu ! N'était-ce pas le colis qu'il cherchait, plus qu'elle ? « Et tu dois te poser quelques questions. »

OUI ! Oui, nom de Dieu !

« Mais avant, j'aurai moi-même quelques questions. » 

Merde.

Shannon en avait assez de s'expliquer, de toujours s'expliquer, alors qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il se passait. Si c'était pour tirer quelques informations d'elle qu'il la cherchait, Varto allait être déçu. Restait à voir comment se manifesterait sa déception. L'Humaine déglutit.

« Qui es-tu, que fais... » Interruption, à croire qu'il allait s'étouffer. « Bordel ! Oh. C'est corsé, nom d'un varren !"

En face de lui, la jeune fille explosa de rire. Elle se tint les côtes et sentit les larmes lui monter aux yeux. Le rire ralentit lorsqu'elle se rappela que ce n'était peut-être pas le moment, mais il fut dur à arrêter. Shannon crut étouffer tant l'air ne rentrait plus dans ses poumons.

Du coin de l'oeil, elle tentait d'observer Varto, qui continuait. Il avait un bras de métal... Elle regarda l'espace qu'avait un jour occupé son bras gauche.

« Où est-ce que j'en étais... ? Ah oui ! » Il était totalement remis... enfin, il avait dû en voir d'autres... « Qui es-tu, que faisais-tu avec ce colis et bon sang, il s'est passé quoi ?!
— Euh... » Comment dire simplement que c'était le néant ? Ah oui. « … Je ne sais pas ? »

Tout se rappeler. Sans dire n'importe quoi. Et partir du début.

Mon nom, bon sang, c'est quoi mon nom ?

Il fallait qu'elle se repose.

« Shannon. Euh... Un Volus... Je sais plus son nom, là... Il m'a engagée pour livrer le colis que vous avez vu... Pour 150 crédits... Mais vraiment, après, je sais pas... » Elle craqua et se décida à prendre une chaise face à Varto; ses pieds touchaient à peine le sol et soudain leurs muscles se détendirent. « Je crois que c'était pour Elena, l'une des Asari... mais ensuite elle devait l'amener quelque part... Et puis zut, tout le temps, on s'est fait tirer dessus, on s'est trouvé des alliés aussi, tout a pêté de partout... puis vous êtes arrivé, et bah, ça a recommencé. »

Elle se frotta les doigts, les yeux rivés sur la table. « Vous êtes vraiment sûr que vous me cherchiez ? »

Shannon se releva. « Et... Et... Maintenant... Aria ne savait même pas ce qu'il y avait dans le colis, alors pourquoi ça vous intéresse ? Pourquoi ce machin était si important pour tout le monde ? Et c'était qui, tout le monde ? Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? On va partir comme ça ? Surtout avec le Volus qui a proposé je sais pas quoi! » Elle se retint de pousser un cri et retomba sur sa chaise. « Par pitié, si vous n'avez pas de réponse, au moins dites-moi que c'est fini... Vous avez un endroit tranquille où se reposer ? J'en ai marre. Marre de risquer ma vie et de rien piger à la situation.»

Son front se posa un instant contre la table. Shannon soupira et redressa difficilement la tête, et son regard se porta sur la bouteille. « C'est possible de vous en piquer un peu ? »


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mer 22 Juil 2015, 15:40
Tout le reste se déroula à une vitesse telle que le chasseur de prime n’eut pas d’autres choix que d’en suivre la direction sans jamais réellement pouvoir reprendre un quelconque contrôle sur ce qui lui arrivait. Alors même que le butarien songeait encore à la bonne décision, l’action prit le pas sur la réflexion et Anton se retrouva sans trop savoir comment à conduire une nouvelle fois au sein du chaos ambiant qui semblait à la fois provenir de son action, et de celle d’une humaine semblant tout droit sortir du caniveau.

Mais alors que le deuxième essai avait viré au cauchemar, le troisième se déroula sans le moindre accroc, si l’on oublie la présence désagréable du seigneur de guerre mégalomane qui se trouvait placé en position de co-pilote dans le véhicule de fuite. Le dénommé Varto, qui tenait Anton par chantage, se contenta de tenir son rang, donnant ses ordres tout en tentant de se donner un style particulier du chef mystérieux, et philosophe.

Le groupe gagna alors le QG de la reine d’Oméga, l’asari connut de tous sous le seul pseudonyme d’Aria. Réel ou non, ce nom seul suffisait à donner des sueurs aux plus puissants criminels de la station, hormis les plus fous, et servait à la fois de loi et de son opposé, la seule véritable apparence d’Oméga, du moins jusqu’à ce que quelqu’un d’autre prenne sa place. Le chasseur de prime, lui s’était déjà rendu en ce lieu, mais n’aimait toujours pas y venir cela finissait toujours pas des menaces, des ordres ou pire. Aussi Anton garda le silence tout du long, se gardant d’entrer dans le champ de vision de la reine, ou de se rappeler au souvenir du général.

Heureusement pour le butarien, un autre phénomène vint prendre de l’importance en la présence d’un « honorable représentant » d’une société quelconque, encore un autre de ces rejetons de corrompus, sûrement à la recherche d’une possibilité, ou simplement venu présenter son « cadeau », une habitude dans ce monde de métal. Toutefois rien n’y personne ne pouvait échapper indéfiniment au regard de la reine et rapidement le chasseur de prime fut forcé de présenter sa version alors même que le regard d’acier d’Aria vint se poser sur lui.

« Rien ne semble avoir été omis par votre agent. » Anton faisait clairement référence à Kyrsherol qui avait rapidement et avec précision décrit les actions de leur groupe. « Je ne suis personnellement qu’un indépendant ajouté à l’enquête par les serres. Si je puis me permettre, j’ai perdu plus de temps que je peux me permettre sur cette affaire, d’autres m’attendent déjà, il est évident que je n’entreprendrais aucunes actions qui puissent vous déplaire, j’ai bien trop à perdre pour cela. Aussi je demande seulement à pouvoir me retirer. »

La reine laissa son regard percer quelques secondes sur l’insignifiant qui lui parlait, et donna rapidement son assentiment à la chose. Soulagé, Anton quitta rapidement, mais sans donner de soupçons à l’assemblée, le général était de toute manière parti depuis quelques temps aussi il n'intervint pas, alors qu'il était le seul à connaître les liens entre le chasseur de prime et Zevik. Une fois qu’il eut quitté la zone, le butarien gagna immédiatement la zone de transit. Il était plus que temps pour lui de se mettre au vert pendant quelques temps, peut-être même années.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 28 Juil 2015, 01:03




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    Réunion avec la Reine ╤ QG d'Aria T'Loak

    Nombreuses avaient été les péripéties au cours de cette aventure. Et les partis présents repartiraient avec plus de questions que de réponses, tellement ils avaient été plongés dans un chaos sans nom. Chaos qui ressemblait de plus en plus à un puzzle duquel on retirait volontairement des pièces : l'illustre inconnu et son colis mystérieux, le krogan enragé sévissant dans un territoire contrôlé par des Berserkers en ébullition et il fallait ajouter à cela la participation incongrue de Dahl Terminus, une entreprise correcte parmi tant d'autres sur Omega. Tant de destins aléatoirement arrachés pour finir au cœur de cette histoire à peine croyable...

    Et malgré ça, Aria était prête à y croire. Elle avait écouté attentivement les deux seuls qui avaient eu l'audace et le courage de lui réciter leur journée. Elle savait, par essence, qu'un des récits était fiable au possible et que l'autre était... relativement crédible, étant donné la loyauté du conteur. Et elle avait vaguement espéré que le butarien comble les blancs mais il n'en était rien : ces quatre-yeux étaient tous logés à la même enseigne à être aussi aimables qu'un serveur de l'Au-Delà - qui s'avéraient être ironiquement des butariens pour la plupart... Mais ceci étant dit, il n'avait probablement rien d'intéressant à dire. Ou il ne souhaitait rien dire d'intéressant. Dans les deux cas, elle n'allait pas s'amuser à le torturer pour son plaisir personnel. « Vous êtes libres de partir. Cela m'est égal. » Sans sourciller, Anton disposa et en profita pour garder ses secrets avec lui ; car après tout, il aurait pu évoquer sa discussion avec le Général... Une discussion qui ne sera sans doute pas oubliée.

    Le départ du chasseur de prime laissa le souffle à la Reine pour qu'elle puisse assimiler ce qu'elle venait d'entendre. Elle posa son regard sur son agent et sur celui de Dahl Terminus. « C'est une bonne jolie histoire. Comme Omega en a souvent connu. » débuta t-elle. « Mais demain sera un autre jour et d'autres pleutres viendront bousculer mon cher et tendre astéroïde. C'est comme ça et pas autrement car si Omega connait un jour calme, c'est que la tempête approche. » Elle s'arrêta un vague instant, se plongeant dans ses réflexions : si elle était là, c'était que le manque de calme laissait présager une tempête. Elle savait donc pertinemment qu'elle disait ça pour faire joli et qu'elle se contredirait probablement mais... Elle ne devait rien laisser transparaître. « En revanche... » argua t-elle, pointant l'envoyé du volus de son doigt. « Si jamais mes hommes ou moi-même avons encore affaire avec votre patron, Kelnus - c'est bien Kelnus, exact ? - et bien... Je l'écraserais comme l'insecte qu'il est. » Elle n'appréciait pas les volus, de toute manière. « En attendant, il n'a qu'à considérer ça comme une chance. Ou peu importe. » Elle fit un geste de la main, plein de dédain et se tourna vers Kyreshorl. « Kyre, suivez-moi. J'aurai une autre tâche à vous confier. » Elle adressa un dernier message à Kelnus, consciente qu'elle allait bientôt se retirer « Quant à vous, inutile de vous escorter jusqu'à la sortie, je suppose ? »


    Entrevue avec Shannon ╤ QG d'Aria T'Loak

    Varto aimait assez bien le style de Shannon. Cela n'avait strictement rien à voir avec sa tenue ou sa chevelure rousse mais juste son ton rapide et son air perdu. Pour une fois dans sa vie, il discutait avec quelqu'un qui n'essayait pas de courber l'échine devant lui ou qui, à l'inverse, n'essayait pas de faire le malin. Il y avait donc une certaine simplicité dans sa manière d'annoncer les choses et on en viendrait presque à se demander si c'était voulu ou non. Après tout, le Général n'était qu'un homme et n'était pas le plus fin des psychologues ni même un mentaliste qui se serait trompé de voie... C'était un homme d'action, un militaire aussi expérimenté qu'aigri qui ne voyait que deux types de personnes dans la Galaxie : ceux qui voulaient sa mort et ceux qui ne la voulaient pas. S'il était en face d'une manipulatrice hors catégorie alors il serait incapable de déterminer si elle jouait ou non. De facto, de ce qu'il voyait, c'était une jeune fille qui ignorait dans quoi elle s'embarquait.

    Aussi était-il compatissant quand elle lui demandé si elle pouvait lui "piquer un peu" l'alcool qu'il s'était réservé. Cela allait lui broyer l'estomac mais ça la calmera : alors le russe sortit un verre, au taquet, et l'envoya vers elle. Il glissa sur la table et visiblement, elle n'eut pas le réflexe qu'il fallait car il finit sa course sur le sol, brisé. C'était assez gênant mais il ne fallait pas se démonter : on sortit un autre verre et on le posa, promptement, sur le meuble avec un regard épuisé. Varto se garda de trop le remplir et mit de quoi tenir deux gorgées, tout au plus. « Fais gaffe, c'est fort. » précisa t-il en se retenant presque un rictus.

    Il laissa le récipient à disposition de la demoiselle et se redressa. « Je ne peux pas répondre à toutes tes questions, par contre. J'en ai oublié la moitié, déjà. » C'est qu'elle parlait assez vite. « Mais ça n'a rien à voir avec le colis. J'ignorais son existence avant que tu ne me l'apportes. C'est peut-être quelque chose d'important mais ça reste matériel. » Ou comment détruire le mythe. « Cela dit, imagines à quel point Omega peut être instable si un simple colis peut provoquer tout ça. » Il croisa les bras. « Ma mission est de protéger ce maudit astéroïde des menaces extérieures mais quand cela vient de l'intérieur, je ne peux que m'asseoir et regarder. Parce que je pourrais frapper aussi fort que je le voudrais, je n'empêcherais jamais les Serres de comploter ou les Berserkers de foutre le bordel. »

    Le Soleil Bleu marqua un temps d'arrêt, en profitant pour se caresser le menton. « Toi, tu n'as pas à t'inquiéter de tout ça. Tu es nouvelle ici... Je dirais même : insignifiante. C'est pour ça que tu as été engagé. Personne ne se préoccupe de toi. » enchaina t-il avec sympathie. « Enfin je ne dis pas que tu n'es pas intéressante. Au contraire, je t'aime bien. Tu as l'air si innocente. » Cela lui rappelait l'époque où lui aussi l'avait été. Une époque qui avait duré un court instant. « Mais justement, personne ne te connait dans ce bas monde. Tu n'as pas de pouvoir, pas d'expérience, pas de notoriété particulière. Tu es juste Shannon, la fille qui semble être toujours là où il ne faut pas. Tu n'as rien. Et pourtant, ce n'est pas parce que tu n'as rien que tu ne peux pas être importante. Parce que tu vas devenir importante, un jour. »

    Il décroisa les bras, joignant ses mains derrière son dos et, dans le même mouvement, il fit un pas de côté. Varto regarda alors son interlocutrice dans les yeux, pour cet instant si solennel et presque trop attendu. « Parce qu'un jour, Shannon... Tu vas tuer Aria. »





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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 28 Juil 2015, 22:19

Dangers


Retour au calme.

   




Kyre acquiesça aux paroles d’Aria bien qu’elle ne put empêcher un léger air un peu déçu qu’elle ne la tutoie pas comme d’habitude devant tout le monde. Mais peu importe, visiblement elle aurait encore du pain sur la planche et sous peu. Elle laissait la conversation se terminer tranquillement, bientôt elle allait enfin pouvoir rentrer chez elle et avec un peu de chance le travail d’Aria lui laisserait au moins une journée de repos. Elle avait regardé Anton s’en aller comme un prince, non sans un sourire amusé, puis elle se demanda soudainement ce qu’il était réellement advenu de sa voiture, la façon dont Anton lui en avait parlé l’avait laissée pleine de mauvais pressentiments. Peu à peu tout le monde s’en allait et bientôt elle se retrouva seule devant Aria pour prendre ses nouvelles instructions, mais cette fois il semblerait que ce soit son gout pour les explosions et sa faculté à tout casser qui intéresse tout particulièrement la reine de la station. Pour une fois elle lui parlait de ses facilités à faire des dégâts importants avec éloges et ce n’était pas rien à ses yeux amusés. Heureusement sa mission n’était pas pour tout de suite, elle aurait le temps de se reposer et se soigner correctement avant de repartir dans le bordel d’Omega. Quoi qu’il en soit le temps, enfin, fût au retour vers la maison.

Enfin chez elle, elle avait pris un taxi qui l’avait déposé tout juste devant sa porte, quitte à payer plein pot, elle s’en foutait, elle avait besoin de repos et de soins, mais avant tout d’une douche. Elle avait enregistré toutes les directives d’Aria au cas où elle oubliait une partie. En moins de dix minutes elle avait atterris dans son bain et avait demandé à Sphère, son IV, de faire venir un ami médecin. Mais également un plat légèrement gras, l’équivalent d’un Kebab livré à domicile avec une bouteille d’alcool. Ce soir, une fois que son médecin sera partit elle videra sa bouteille avec son fast-food devant un film d’animation comique pour gosses. Cette journée avait été trop longue, trop mouvementée et trop bruyante. Oui, un film pour gamins serait parfait ce soir.



 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 15 Aoû 2015, 15:38
Un verre, une fois rempli, tourna dans la main de Shannon. L'alcool frôla les bords alors qu'elle écoutait Varto.

Comment prendre les paroles de l'homme ? Même s'il essayait de temporiser, elles faisaient mal à l'amour-propre. Mais Shannon n'en avait plus, d'amour-propre. Quand on a peur et qu'on ne sait pas ce qu'il se passe, on ne s'en préoccupe plus. On veut juste que tout s'arrête. Et on veut être ailleurs.

L'humaine écoutait donc Varto avec la patience de celle qui a l'espoir que tout soit enfin terminé derrière ; rien d'autre ne comptait. Et puis, être insignifiante, cela lui allait, au fond: elle serait tranquille, ensuite !

Hourra !

Et...

« Parce qu'un jour, Shannon... Tu vas tuer Aria. »

Comme elle l'avait vu dans les films, elle descendit son verre d'une traite, la tête en arrière. Elle fut prise d'une toux et des larmes lui piquèrent les yeux. Alors qu'elle reprenait son souffle, elle ne savait où poser son regard.

Varto était là, tout ce qu'il y avait de plus sérieux. Ou peut-être pas. Ou peut-être que si.

Sa chaise recula. « C'est... C'est... Je... »

Le Général annonçait ce fait, tuer la grande Aria, comme une telle certitude que Shannon y adhérait sans comprendre, sans savoir comment cela se passerait, sans saisir pourquoi cela lui tombait dessus, alors même que Varto venait d'expliquer la raison. Il n'y avait aucune méchanceté dans la voix de l'autre, ce qui n'aidait pas Shannon a peser le pour et le contre. Ca pouvait peut-être être une grande expérience, après tout. Ou pas. Elle était un peu perdue.

Elle se leva, prit ses affaires et détala en courant. Des gardes la trouvèrent et la mirent à la porte, heureusement sans passer devant Aria. Où étaient les autres ?

… Qui étaient les autres, déjà ?

Larguée, de nouveau, sur Oméga.

Merde, merde, merde.

Sans s'arrêter de courir, Shannon traversa Oméga. Plusieurs fois, parce qu'elle s'était perdue en route. Retrouver Dahl Terminus...

Après un certain temps, l'humaine atteignit le siège de l'entreprise. Les portes s'ouvrirent une seconde fois pour elle. Le dos voûté, elle évitait tous ceux qu'elle croisait à l'accueil, de peur de se prendre une remarque.

Finalement, arrivée face à l'employé de l'accueil, elle tordit la bouche en guise de salut et un ricanement lui échappa.

« Ah ah... Mission accomplie... ? »

Shannon n'attendit même pas de réponse et alla s'asseoir sur les banquettes de la réception... Se coucher serait plus exact. Allongée, elle attendait que quelqu'un statue sur son sort. Elle n'aurait peut-être pas l'occasion de revenir à Dahl Terminus, après cette course.

Le pourquoi, ce n'était pas ses affaires. C'était fini, et voilà tout.

Une voix retentit au-dessus d'elle. « O'Ryan ? Bien joué. On vous garde.
— Hein ?
— On vous garde.
— Hein ?
— ...Putain. »

Une Butarienne s'en alla, en laissant au préalable à Shannon les crédits tant promis et la clé de ce qui se révélerait être un appartement placard à balais. Interloquée, l'Irlandaise observa les crédits et la clé, posés sur ses genoux. Il avait dû se dire des choses dans les hautes sphères de Dahl Terminus.

« Bon... OK. »

Des cernes sous les yeux, elle ressortit sans poser de questions à qui que ce soit. Si enfin elle obtenait une situation stable alors même que tout Oméga était en flamme à cause d'elle... Grâce à ce job, elle pouvait disparaître, la prochaine étape.

Dispraître...

Varto !

Il lui était sorti de la tête. Non, lui, il la retrouverait. Elle le reverrait. Elle ne savait pas encore comment, ni ce qu'il avait vraiment prévu pour elle. Mais il reviendrait.

Effrayée et intriguée, Shannon l'oublia de nouveau. Surtout en voyant Elena revenir vers elle.

Encore, encore, c'est pas fini, bon sang...




*



Shannon s'était réfugiée chez elle après sa rencontre avec l'Asari. Chez elle. C'était minuscule, un lit escamotable sortait du mur. Elle le déplia et s'y fourra. Pendant quelques jours, elle y resterait, elle y dormirait nuit et jour. Elle ne sortirait pas.

Elle avait la vie à reprendre, mais celle-ci pouvait bien attendre quelques jours... Surtout après ce sale coup, et ceux qui risquaient encore de lui arriver.

Varto... Aria...

La preuve, Luptus, un vieux Turien, son désormais supérieur chez Dahl Terminus, vint lui-même chercher Shannon à coup de cris pour la mettre à bosser.

Sale con.

Les problèmes s'étaient effacés. D'autres apparaissaient. C'était reparti.



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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 15 Aoû 2015, 16:14
Les Dangers d'Oméga



Début Janvier 2197,
Oméga

Résolution


Kelnus a fini par revenir. La mallette était en la possession d'Aria, mais la Reine s'était contentée de donner un avertissement. En gros, même si ça aurait pu mieux se dérouler, j'étais sauvé. Et en plus, j'avais toujours le paiement de la mission en banque : 2 millions de crédits, qui allaient m'être très utiles à l'avenir.

Comme l'avait demandé – ou plutôt ordonné – Aria, Dahl Terminus se fit très discrète dans les temps ayant suivi l’événement. Nous ne bougeâmes pas le petit doigt lors de l’attaque des mercenaires et des butariens, puis le bombardement. En revanche, on participa à la reconstruction d'Oméga, ce qui me permit de regagner suffisamment de faveurs pur ne pas avoir à craindre de représailles. Au fond, cette quasi-guerre m'a arrangé. Investir une partie du paiement dans la reconstruction permettait de me faire pardonner des dégâts que j'avais involontairement causé, tout en ayant pour conséquence que j'achetais certaines parties d'Oméga. Des parties qui deviendraient plus tard des entrepôts, ou des bâtiments réservés à mon personnel, comme des appartement ou des cliniques.

J'ignore encore si ces événements – la livraison et le bombardement – sont liés, ou s'il ne s'agit que d'une coïncidence. Je suppose que je ne le saurais jamais.

Mais pour en revenir aux événements directement lié à la mallette, une autre figure est revenue, celle de l'humaine rousse qui servait de transporteuse. Après réflexion, je décidais de la garder dans l'entreprise. Le Commandant Varto s'était intéressée à elle, mieux valait garder un œil sur son cas. Elle reçut un logement simple, un travail plus abordable et raisonnable, son paiement pour la mission, et une prime prélevée sur les salaires des traîtres qui avaient été identifiés et éliminé ''grâce'' à elle : 500 crédits pour chacun d'entre eux, soit une dizaine de milliers de crédits à la fin. De quoi lui permettre de survivre un temps sur la station, si elle ne se faisait pas tout voler.

Cette surveillance n'apporta pas grand chose, au final. O'ryan-T'siola était tout ce qu'il y a de plus banale et paumée. Elle quitta la station quelques mois après, en m'ayant volé un prototype de mod qu'une soldate de l'Alliance avait imprudemment apporté sur Oméga. Tant pis, ce n'était qu'une affaire mineure sans grands intérêts, et la rouquine n'était pas vraiment une employée exceptionnelle.

Je n'ai jamais entendu parler d'elle à nouveau.




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- Anton Ardak, 2202
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 18 Aoû 2015, 21:17
Après la journée entière à s'être fait tirer dessus, Elena n'avait plus la force de lutter. Pendant l'assaut du QG des Soleils Bleus, elle s'était réfugiée derrière une caisse sans bouger, espérant échapper miraculeusement aux tirs ennemis. Elle suivait docilement le Général dans sa navette, sans prêter attention au monde extérieur, sans formuler une parole.

Elle cligna des yeux, et se retrouva transportée dans un autre lieu, plein de musique et de chaleur. En surplomb, sur un fauteuil, était assise une personne que tout Oméga connaissait, cependant elle eut du mal à accepter la vérité : elle se trouvait devant Aria. L'autre Asari, la folle, était en train d'exposer la journée à la Reine, présentant même sommairement Elena, la décrivant comme un outil qui avait été utilisé. Elena aperçut le colis, qui avait causé tant de souffrances aujourd'hui, être transporté par un Butarien vers le fond de la salle.

Ensuite vint un Turien, dont elle se rappelait vaguement qu'il représentait Dahl Elkoss, qui essayait de se dédouaner de tous les incidents du jour. C'était limite s'il n'employait pas le "c'est pas moi, c'est lui!".

Le tour du Butarien était venu, bien que celui-ci n'ajouta pas grand chose au récit, et il demanda à sa retirer. La voix des Butariens resterait donc toujours pour Elena une horreur sans nom.

Lorsque tout le monde fut passé, Elena sentit le regard de plomb d'Aria se poser sur elle, et elle comprit que son heure était venue. Prenant une grande inspiration, Elena s'avança de quelques pas :

"Je ne vous apprendrais pas grand chose de plus que ce qui a déjà été dit. J'ai été recrutée par transmission brouillée pour récupérer un colis dans une taverne et l'apporter dans un hangar pas loin des quais. Je n'ai aucune information de plus sur le contenu de la boîte ou de son destinataire, à part les coordonnées du hangar et les messages contenant les instructions."

Après avoir reçu ces informations, la Reine d'Oméga signifia d'un geste à la mercenaire qu'elle était libre de s'en aller, ce que cette dernière s'empressa de faire. En marchant rapidement dans les rues d'Oméga, Elena se rappela d'une donnée essentielle de tout travail, le payement. Payement qui devait être détenu par l'humaine rousse, si son employeur avait dit vrai.

Ayant cherché quelque temps au hasard dans Oméga, Elena se dirigea vers le siège de Dahl Terminus, dernier endroit où elle pouvait espérer la trouver. Pour la première fois de la journée, la chance lui sourit, puisqu'elle la vit sortir du bâtiment au moment où Elena s'en approchait. L'humaine était manifestement sous le choc, peut-être encore de son entrevue avec le chef des Soleils Bleus.

L'humaine leva les yeux et aperçut l'Asari approcher d'elle rapidement. Cette dernière l'entraina dans une rue adjacente.

"Bon, je vais être franche, ça a été une journée éprouvante pour nous deux. Aussi, je ne te retiendrais pas longtemps. D'après mes instructions initiales, je suis censée t'abattre sur place et te faire disparaitre. Mais celui qui a donné ces instructions a essayé de me tuer, donc il peut aller se faire foutre. Tout ce que je te demande, c'est la paye qui m'est destinée et qu'on t'a surement donné.

L'humaine eut un air d'incompréhension et répondit l'air hagard:

" Je n'ai rien pour toi. On ne m'a donné que ça", dit-elle en sortant près de dix mille crédits de ses poches.

Un instant, Elena fut tentée d'assommer la rousse et de s'enfuir avec son butin. C'était en tout cas ce que son instinct de mercenaire lui dictait. Mais quelque chose dans l'humaine retenait son bras, peut-être une certaine faiblesse, une fragilité apparente.

C'est pas possible, privée de 10000 crédits par une rousse !

Elena ressortit de la rue avec 200 crédits, le montant qu'elle devait normalement recevoir.
Elle ouvrit un canal de communication vers son Quarien en se dirigeant vers les chantiers navaux, l'arme au poing.

Car elle savait tout au fond d'elle qu'il était toujours vivant, l'homme en costard.
Elle savait qu'Oméga était devenu encore plus dangereux pour elle.

Mais elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas toujours fuir.
Un jour, il faut s'arrêter et oser regarder son passé dans les yeux.

Mais pas tout de suite. Tout de suite, elle pouvait courir et voler encore un peu.

Tout de suite, elle était libre.
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Les dangers d'Oméga

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