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 Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre

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MessageSujet: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Mer 13 Mai 2015, 21:04
Intervention MJ : NonDate : 31 Décembre 2189 RP Tout public
Scana NaevusThomas Dole
Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre


Le paysage était impressionnant pour la turienne qui regardait de tout les côtés. Il y avait des boutiques variées, un simulateur de Armax et une ambiance qui faisait oublier la guerre à la militaire qui portait encore son armure de service. Elle était appuyée sur la barrière à regarder le trafic de véhicule et faisait des passages rapide sur le quai quelle pouvait voir au loin. Ça faisait depuis février qu'elle n'avait pas vue la personne tant attendue et pour qui elle avait refusée d'aller fêter le nouvel an avec sa famille. D'habitude, elle faisait tout son possible pour le passer avec la famille Seneca. Depuis qu'elle était avec Freya, elle voulait passer se genre d’événement uniquement avec elle.

Ce trafic et se bruit de foule était bien différent du quotidien dans la base militaire d'affectation pour l'armurière. Elle avait négociée avec son supérieur pour avoir 2 Jours de congé, elle avait cherchée les meilleurs offres pour venir à la citadelle depuis Palaven et avait prévue une liste de chose à faire pour la retrouvaille. Scana voulait juste être avec l'urgentiste qui avait réussie à la faire sortir de sa solitude. Elle avait un grand sourire de bonheur et était rêveuse à l'idée de la suite.

Soudain elle sentit quelqu'un à côté d'elle. ''Bonjour Madame, vous attendez quelqu'un?'' La voix du turien deçut Naevus qui pensait voir Freya. ''Oui, j'attends ma copine.'' L'homme lança un clin d'œil à quelqu'un d'autre. ''Vous connaissez la citadelle?'' La bricoleuse regardait passer une navette du SSC. ''Oui et non. C'est notre première fois en permission.'' Un notre turien se rapprocha. ''Mon pote et moi on fait une sortit et si ça vous tentes, on peut vous montrez des coins sympa.'' La militaire regarda le nouvel arrivant qui la regardait de haute en bas. Le type semblait vouloir une présence féminine pour son nouvel an. ''Ca ne vaut pas la peine.'' L'homme sursauta. ''Pourquoi?'' Elle n'avait pas froid aux yeux. ''A moins que vous vouliez rester dans votre coin pendant qu'on s'embrasse.'' Les deux dragueurs restèrent un moment sans réponse. ''Si j'ai bien compris ta copine et toi vous êtes...'' L'armurière fit un grand sourire tout en hochant la tête.

Les deux dragueurs partirent avec rien du tout. Scana reçue un message de Freya. Dafius avait due partir en intervention et aurait du retard. Naevus lâcha un soupire et tourna la tête. Elle vit un humain qui avait tout du politicien qui la regardait. Elle se demandait ce que pouvait penser ce genre de personne en voyant une militaire aussi jeune que elle.


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Dernière édition par Scana Naevus le Ven 31 Juil 2015, 15:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Mer 13 Mai 2015, 23:34
Le grand Arnold, avec sa chemise tâchée de ketchup sous son blazer froissé emboîtait le pas, donna de légères cadences de tête alors qu'il tentait d'observer les passants les uns à la suite des autres. Visiblement excité et énervé, il ne put s'empêcher de grommeler quelques mots sous sa longue barbe mal entretenue d'une voix anormalement aiguë pour un humain ayant logiquement mué à 27 ans.

- Wallah, khey, c'est la hchouma ce budget, que dalle pour les beaufs, bande de forceurs du droite de la droite, qu'ils arrêtent leurs salamalecs ou bien on leur foutra des yaourts au cul.

Arnold Habdaik était un personnage étrange. Un humain, certes, mais aux origines très nombreuses : Juives, turques, maghrébines, porto-ricaines, françaises... Son sang était un mélange de peuples qui auparavant cohabitaient sur la vieille planète bleue où sa race était descendue des arbres il y a un bon paquet de million d'années. Ses ancêtres avaient maîtrisé l'agriculture il y a 12000 ans, inventé l'écriture il y en a 6000, et débuté une longue, longue histoire de villes, d’États, de philosophie, de commerce, d'innovations, de guerres, de famines, de maladies, de purges, de complots, de sexe et de trahison jusqu'à arriver à enfin quitter cette maudite planète pourrie et tenter d'inscrire leur destinée dans les étoiles.

- Enfin, j'veux dire, wallah, toi-même t'avoues que c'était trop une pute, faudrait qu'elle arrête de faire sa chagasse sur les plateaux télés, elle se respecte pas, et son mari c'est un hmar.
- Oui, oui, je sais... Répondit Thomas à voix basse, visiblement ennuyé.

Des millénaires qu'ils avaient tué des gens, ses ancêtres. De César conquérant la Gaule à Marine le Pen qui envahissait la Belgique, tout ce que l'Humanité avait connu n'était que la guerre. Tant d'hommes avaient pleuré, pensé, et imaginé la destinée de l'humain. Socrate, Platon, Nietzsche, Kant, Rousseau, Pascal... Tous avaient pensé et écrit. Tous se demandaient ce qu'était un « homme ». Certains se confortaient dans l'idée d'une force supérieure. D'autres prônaient l’égoïsme et le chaos. Dole n'était qu'un bambin alors que l'Humanité faisait le premier contact avec une race extraterrestre, un jour si glorieux et si important pour cette minuscule race dans une minuscule galaxie.
Est-ce que Blaise Pascal pouvait se douter que la fin de l'Humanité serait une gigantesque armada de poulpes volants métalliques ? Bien sûr que des humains ont souvent été confrontés à une force sur-humaine. Les Incas pensaient que Hernán Cortés était un Dieu, les colons de Shanxi que les turiens étaient des monstres nés des entrailles du centre de la galaxie pour leur manger leurs cœurs. Dans les deux cas, les « forces supérieures » venues les anéantir s'étaient montrées foutrement décevantes. Les Espagnols avaient été continuellement ruinés jusqu'à devenir quasiment un pays du tiers-monde violenté par la France et les Anglais, alors que les turiens étaient... Eh bien... Des turiens.

- Tu m'écoutes pas ou quoi ?
- Si, si, je t'écoute, je t'écoute... Assura Dole, les mains croisées, légèrement endormi, l'âme philosophe par la fatigue et l'ennui.
- Tu me dis si je te fais chier ! Vociféra Arnold, énervé, alors qu'il prenait une autre ruelle dans un des secteurs de la Citadelle.

Mais rien n'avait préparé l'Humanité à l'assaut des poulpes géants de l'espace. Enfin, si... Il y avait eu Sovereign, et Steven Hackett, héros de l'Alliance, et Shepard, porte-étendard de l'Humanité, et l'Homme Trouble... Oui, bon, d'accord, l'Homme Trouble était plus controversé. Toujours est-il que l'Humanité avait gagné. Ils avaient vaincu un moissonneur, ils avaient sauvé le Conseil et la galaxie, parce qu'ils étaient humains, parce que ne pas le faire aurait été inhumain. Mais les poulpes géants étaient revenus. Et aussi ridicules ces poulpes étaient, des milliards d'êtres furent balayés, des familles entières brisées, des cités millénaires brûlées, et... Plus rien. Shepard les avaient brisées, et à nouveau, l'Humanité, blessée, violée, meurtrie, restait à nouveau seule dans sa minuscule galaxie.

- L'hôtel est donc réservé ? Demanda Dole.
- Ouais, khoya.
- 500 invités cela serait déjà pas mal.
- Le discours, tu l'as fait ?
- Dieu merci, que je l'ai fait. Ce gros incapable de Ryan ne pourrait pas faire le discours pour l'ouverture d'une décharge ! Thomas pesta sur un ton de persiflage auquel il était naturellement habitué.

Mais le pire, c'est qu'il n'avait pas vraiment tort.

Nous étions à l'aube de l'année 2190. Cela faisait plus ou moins 3 ans que les moissonneurs avaient été « vaincus ». La Terre et les colonies de l'Alliance Interstellaire avaient été laissées en ruine, et sans aucun gouvernement. Arcturus avait été rayé de la carte, tuant ainsi en même temps le premier ministre, son cabinet, et la totalité du parlement qui avait été réuni en urgence justement pour parler de la situation des moissonneurs. Et ce qu'il restait de chefs d'entreprises, de chefs d’États ou d'hommes à peu près compétents furent tués, au choix lors du massacre de leurs pays respectifs ou lors de la tentative de putsch de Cerberus.
En gros, l'armée dirigeait. Une dictature militaire avait été mise en place. Mais bon, qui s'en était vraiment plaint ? Ils avaient installé des camps de réfugié, distribué de la nourriture, dressé des logements de fortune... À certains endroits. Les endroits dits « stratégiques ». Le reste, on le laissait se démerder. « Laissez-faire », c'était le terme économique. Mais enfin, c'était, il paraît, une autre époque.
Nous étions à l'aube de l'année 2190. On disait que Steven Hackett allait quitter son poste de l'armée pour devenir conseiller. Et des élections avaient eu lieu il n'y a pas longtemps. Des élections totalement bordéliques, pour élire un parlement sur Vancouver, beaucoup plus réduit que l'ancien d'Arcturus. Le taux d'abstention avait été record.

- T'es dur avec Ryan...
- Tu sais ce qu'il faisait avant la guerre ? Il avait une pizzeria ! Tu te rends compte ?! Un député au parlement a uniquement une expérience de livreur de pizza !
- Chef d'entreprise, corrigea Arnold avec un ton rempli de sarcasme.
- Il y a pas de budget R&D pour foutre des champignons sur une forestière !

L'Humain avait 12000 ans derrière lui. Et à chaque fois, il avait impressionné le monde par sa capacité à combler un vide par autre chose.
Thomas Dole n'était pas un responsable politique. Ce serait lui donner trop d'honneur. Un responsable politique était, comme son nom l'indiquait, un « responsable ». Un politcien c'est un connard, mais au moins, on attend de lui des résultats. Thomas Dole était un mafieux.
Dans tous les endroits où l'Alliance n'avait plus d'autorité, c'était des groupes mafieux qui avaient pris le pouvoir. Des criminels, de vendeurs de drogues, des mecs très dangereux qu'il ne fallait pas embêter. Eux ils pouvaient amener une certaine forme de « stabilité » dans ce que certains journalistes appelaient atrocement les « Terres-Mortes », tous ces endroits qui recouvraient presque la moitié de la Terre. Mais bien sûr, un criminel, ça restait un criminel, et les criminels, ça aime avoir des amis « légitimes ». Des amis comme ce bon vieux Thomas Dole.

Tous les politiciens étaient morts. Dole faisait partie de cette race en voie d'extinction. Avec son pedigree, il aurait pu faire premier ministre. Il avait refusé. Il avait refusé parce qu'il était pragmatique : Être PM en ce temps-là, c'était la mort. C'était être impopulaire, c'était être un jouet de l'armée. Non.
Imaginez être un homme qui sache lire dans un pays où personne ne sait lire. Ça n'a aucun intérêt. Il fallait que le système politique se reconstruise pour pouvoir profiter de ce système.

Dole était devenu autre chose. Un mafieux, certes. Mais, officiellement, il avait un « métier » et une « fonction ».
Son métier portait le nom barbant de « député de la circonscription d'Europe de l'Ouest ». En gros, il avait été élu par les Portugais, les Espagnols, les Français et le Benelux. En réalité, le Portugal était mort, l'Espagne était remplie de gangs, le sud de la France était en ruines et le reste n'attendait qu'à être manipulé, du coup, la victoire avait été facile.
Sa fonction, en revanche, avait un titre plus classe : « Chief Whip de la minorité ». On pourrait écrire 2000 mots là-dessus mais on pouvait aussi faire simple vu que vous vous en foutez. En gros, le chief whip, c'est le politicien qui est chargé de garder les autres députés en rang. Eh oui. Un député, voyez-vous, c'est très bête. Ça boit, ça fait des conneries, ça veut faire plaisir aux électeurs, et des fois, oui, les députés, ça peut faire chier et pas suivre la ligne de conduite de son parti. Alors, le but du Chief Whip, c'est de les surveiller, de faire en sorte qu'ils ne disent pas de conneries à haute voix, qu'ils votent bien pour ce qu'il faut, et que tout reste calme.
Pour cela, les Whips utilisaient l'intimidation, la manipulation, le chantage, ou la corruption. Enfin bref. Aucun système politique n'est parfait.

En cette année 2189, le « premier ministre » était à la tête d'un gouvernement de gauche. 80% des députés de Vancouver n'avaient aucune expérience politique. Dole, dans son parti d'opposition, était à la tête d'un bureau politique pas très débrouillard et qui avait besoin d'un mec comme lui pour faire le boulot qu'ils ne connaissaient pas.

Donc. Venons-en à cette jolie journée du 31 décembre 2189. La Terre était toujours autant pourrie, et Dole continuait ce boulot de surveiller les gens. Ici, il était accompagné d'un de ses « Whips » sous son commandement, Arnold Habdaik, député du Proche-Orient (Qui avait eu l'idée géniale de faire voter des Turcs, des Jordaniens et des Israéliens ensemble ?). Mais ils n'étaient pas sur la Citadelle pour faire passer une loi, chercher des soutiens ou surveiller des gens. En ce 31 décembre, sur la Citadelle, Ryan O'Malley allait donner un discours dans un des secteurs de la Citadelle à la communauté humaine présente. Ryan concourait pour le poste des « humains de la Citadelle », un minuscule siège qui n'allait avoir aucune importance à Vancouver. Mais les petits fleuves donnent les grandes rivières...
Le problème de Ryan, c'est que ce n'était pas vraiment quelqu'un de fréquentable. Il avait déjà fait 5 ans de prison pour une affaire de vente de drogue, et puis, il avait déjà été poursuivi pour avoir battu sa femme, une polonaise, qui s'était rétractée au dernier moment. Mais c'était avant la guerre. Maintenant, n'importe qui pouvait tenter de se faire une place au soleil. Même Ryan O'Malley, un cul-terreux de Dublin aux dents noirs, qui puait, et qui fréquentait les prostituées asari.

- Voilà, c'est ici.

Habdaik s'arrêta devant ce qui semblait être un bar extrêmement pourri. Il avait des lignes fines et élégantes d'un temple asari, mais à l'intérieur, le mobilier rustre et les fenêtres brisées donnait l'air à la façade d'un cloaque.

- C'est... Quoi ?
- La dépendance du parti.
- T'es sérieux ?!

Arnold haussa les épaules, s'approcha du bâtiment, et décrocha une affiche mal collée. Dessus, un rouquin trônait sur un fauteuil, la main sous son menton, avec écrit en gros : « Pour un avenir radieux – Liste 3, O'Malley pour député ». Arnold mis la fiche sous le nez de Thomas, qui lui arracha des mains pour la regarder. Il produit un son avec ses lèvres.

- Mais... C'est nul.
- Un merveilleux constat, Thomas.
- Tu sais quoi ? Qu'il se démerde avec sa race.

Dole leva les yeux. La dépendance était vraiment en sale état. Comment on pouvait accueillir les gens là-dedans ? C'était pas dur de remplacer une fenêtre et passer un coup de balais, fallait vraiment tout expliquer. Ryan n'était pas devant. Il devait être à l'étage, inconscient, à force de se passer des verres dans le colback.

- Bon. Voilà ce qu'on va faire, commença Dole d'une impulsion énergique. Prend le discours, va là-haut. Tu réveilles Ryan, tu le passes sous l'eau froide, tu le réveilles, tu te démerdes pour qu'il soit frais et dispo. Moi, je vais voir dans quel état est ce merdier d'hôtel.
- Aye aye ! Cria Arnold avant de faire claquer ses talons et exécuter un salut militaire, de manière à se moquer du politicard maniéré qui était devant lui.
- Si je te vois sourire encore une fois je te jure que je vais te faire bouffer les dents.

À l'aide de son omni-tool, Dole passa son document texte du discours dans celui d'Arnold. Les deux hommes se séparèrent promptement, alors que Thomas, d'un pas décidé, s'engouffrait dans ce qui était un secteur pourrave de la Citadelle.
Dans son beau costume au milieu des ouvriers et des catégories populaires de la station, il avait l'air d'un véritable sapin de Noël. S'il était en campagne, il aurait été moqué pour son air « supérieur », tout droit sorti d'une académie. Dieu merci, il n'était pas en campagne, il n'avait pas à saluer les mains des gueux du bas-peuple. Un jour, peut-être.

Deux turiens passèrent juste devant lui. Les 2 enculés tombèrent volontairement dans Thomas, le faisant s'entrechoquer sur leurs deux corps. Dole pesta, et se retourna pour les observer. Ils ricanaient légèrement. S'il n'était pas un quarantenaire avec un souffle au cœur et une petite taille, il aurait sûrement gueulé, menacé du poing. Ou alors, il aurait probablement demandé à des gardes du corps de les tabasser, mais là, il n'était que tout seul.

Dole passa nerveusement ses mains sur son costume, et se retourna pour observer une turienne qui restait plantée là. Elle était des peintures rougeâtres et des yeux verts reptiliens. Dire que cette race était la première vision extraterrestre de l'Humanité. Dire que cette race lui avait prit son père. C'était décevant. Avec leurs airs d'oiseaux et leurs mentalités de spartiates nazis, il était normal d'être terrifié par l'aspect de ces choses-là. Et pourtant, une certaine partie de Dole leur trouvait un certain charme...

Enfin. Cela venait d'un homme un peu bizarre. Dole recommença à marcher. Il se sentait bizarrement humilié par le fait que les deux turiens l'avaient bousculé, et, politicien qu'il était, il ne put s'empêcher de se montrer suave avec le témoin direct de « l'altercation ». Il ricana, pointa les deux turiens du doigt, et parla à la jeune turienne d'une voix douce et amusée.

- Eh bien. Ils ont l'air en forme ces deux-là. Est-ce que c'est une coutume turienne de rentrer dans les gens ?

Il lâcha un rictus. La turienne n'avait pas l'air d'humeur à rire, elle. Le sourire de Dole se calma un peu alors qu'il plaçait ses mains dans le dos, et qu'il voyait bien à quel point la scène était gênante.

- Ahem... Oui... Enfin... Pardonnez-moi pour le dérangement, mademoiselle, mais est-ce que vous sauriez où est l'hôtel François Hollande ?

Il s'approcha d'elle un petit peu. Il n'avait pas l'air d'arriver au bon moment. Mais bon, Dole était bien le genre d'homme qui aimait tomber au mauvais moment.





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Ven 15 Mai 2015, 00:09
Après la drague des boulets et le message de retard. Un humain venait de demander son chemin à la militaire qui soupirait. Il voulait trouver un hôtel avec un nom qui devait être humain. Elle hésitait à envoyer l'homme près d'une I.V et prit l'initiative de l'aider. Si elle restait là, elle allait peut être se faire aborder. ''Je ne suis pas d'ici. Mais je veux bien vous aider.'' Elle ouvra son omnitech et enclencha le GPS. "C'est très gentil de votre part, mademoiselle..." Elle chercha l'adresse de l'hôtel. ''Scana et vous?'' Il semblait poli et la bricoleuse voulait tuer le temps de manière intelligente. "Thomas Dole. Un plaisir de vous rencontrer, Scana... J'espère que je ne vous dérange pas, puisque vous n'êtes pas d'ici. Vous êtes là pour quoi ? Le plaisir ou le travail ?" Elle laissa un léger sourire à l'homme. ''Je suis ici pour une permission que je devais passer avec une amie. Mais elle aura du retard, alors ça ne me dérange pas de vous aider.'' Le lieu de destination était pas loin d'une zone commercial et permettrait d'aller acheter quelque bricole.

L'omnitech afficha la direction. "Aaah, très bien alors. Tant que vous êtes là, vous me servirez de garde du corps, du coup, eh." L'humain semblait avoir le sens de l'humour et la turienne préfèrait ça qu'un type coincé qui l'ignorait. ''Vous voulez une armurière en garde.'' Elle continuait de suivre l'homme dans son délire. "Pas qu'une armurière. Une turienne, Scana." Etait ce un compliment ou un stéréotype. Elle y réfléchit un instant et continua dans la plaisanterie. ''C'est pas faux monsieur Dole. Et vous qu’êtes vous?'' La militaire pensait bien que c'était un politicien ou un truc du genre. "Oh, mon métier ne vous intéresserais pas. Disons, que, pour faire simple, mon job consiste à surveiller des politiciens. Et leur taper sur les doigts quand ils font des bêtises, ce genre de choses..." Elle voyait pas précisément, mais elle comprenait le plus important.

Le GPS fit passer le duo par une passerelle qui était en dessous du trafic. La turienne regarda un instant les véhicules. ''Vous devez avoir un mental d'acier avec certains cons qui peuvent faire de la politique. Je pense pas que je tiendrais.'' Elle ne connaissait pas grand-chose en politique. "Disons que je suis un peu con moi-même, alors on peut dire que je suis immunisé" Il semblait ne pas être un de ces types qui voulait se montrer comme la solution à tout prix. Il ne semblait pas méchant et plutôt sympathique. ''Il ne faut pas vous dénigrer de la sorte. En suite, c'est peut être le cas, mais je ne le sais pas encore.'' Vu que l'humain était plutôt ouvert au blague, elle le charriait un peu. "Aaah... Dans ce cas, j'espère bien ne pas vous faire mauvaise impression, Scana... Je sais que les turiens n'apprécient pas trop tout ce qui est dans le domaine de la politique. Mais bon, rassurez-moi, vous n'avez pas envie de me frapper et de partir en courant, hein ?"

Les deux visiteurs arrivaient dans cette zone commerciale. ''Je n'ai pas cette envie. Ensuite, si vous insistez et que vous vous comportez comme les deux autres lourdauds qui ont essayés de me draguer.'' La femme avait son couteau de service et un Carnifex sur elle et savait se défendre. Mais elle affichait son sourire moqueur. "Aaaah... Je suis sûrement plus fin qu'eux..." Elle lâcha un léger rictus et se retourna en direction de l'humain. ''C'est pas difficile et en plus je suis déjà prise.'' Elle voyait que ce Dole ne voulait pas la séduire. Mais elle mettait les choses au clair. "Oh ? Je vois, je vois... Ne vous inquiétez pas alors. Après tout je n'aimerai pas me faire étriper par un grand turien, pas vrai ?" La bricoleuse repensa à Freya et son physique bien loin de celui d'un turien. ''C'est pas du tout quelqu'un comme ça. Elle est urgentiste.'' Elle ne courait plus après les mâles depuis la rencontre de son amie. "Elle ?" Dole marqua une pause. "Oh. Pardonnez-moi, je ne savais pas... Enfin... Ahem. Bref, je tâcherais de ne pas vous embêter, Scana." Naevus n'avait pas de problème avec les blagues ou les avis sur ses relations.

Sur la droite, la militaire voyait un café. Ce serait un bonne endroit où attendre. ''Il n'y a pas de problème, Je vous avoue qu'avant de la rencontrer, je cherchais un turien.'' Si Dafius n'aurait jamais été là, elle n'aurait jamais songée à chercher une turienne. "Je comprend très bien, Scana. Enfin. L'hôtel est-il encore loin ?" Elle regarda l'écran de l'omnitech. ''Il faut prendre le prochain virage et c'est bon.'' Elle prit la prochaine rue et arriva devant le bâtiment qui avait un grand drapeau tricolore. ''C'est là. Je pense que vous n'avez plus besoin de moi.'' Elle écouta Dole, puis le salua avant de partir.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Sam 16 Mai 2015, 17:43
L'Hôtel François Hollande était malheureusement très semblable au nom de celui-ci. Il se donnait un air d'être simple, populaire, « normal » comme cet homme aurait dit.
Quel « grand » homme que ce François Hollande... Un démocrate pris dans la tourmente du XXIe siècle. Il avait été assassiné en plein mandat, une roquette avait anéanti le véhicule dans lequel il se trouvait. Le président du Sénat, Gérard Larcher, était malheureusement mort d'une crise cardiaque, de part son vieil âge et son mode de vie peu convenable. Un vide constitutionnel se provoqua alors, un vide dans lequel les ligues d'extrême droite foncèrent promptement. Avec l'armée de son côté, Marine le Pen fit une élection de pacotille, dans lequel 80% des Français ne furent pas déclarés aptes à voter. Hollande, autrefois une figure totalement impopulaire d'un incapable n'ayant rien fait pour son pays, devenait un martyr de la liberté... Il avait été réhabilité après coup par Keen'V, le chanteur devenu leader de la résistance, au grand dam des communistes-alsaciens de celui qui se faisait appeler le « Colonel Axel ». Et c'est ainsi que François Hollande avait une statue place de la République, et un bel hôtel sur la Citadelle. Tout ça pour faire oublier que c'était la France qui avait envahi l'Europe, des soldats français qui avaient annexé la Belgique et la Suisse, des militaires de l'ALAT qui avaient bombardé l'Acropole d'Athènes, des hommes avec un drapeau tricolore sur le bras qui avaient tiré dans le tas lorsque des allemands défilaient pacifiquement dans la Ruhr occupée.

Enfin bref. L'Histoire de France n'était de toute façon plus intéressante depuis la construction européenne. La France avait disparu, remplacée par un drapeau bleu et 12 étoiles dorées. Et ce qu'il restait de patrimoine français, de monuments français, d'art français... Tout avait été brûlé par les moissonneurs, du Louvre à l'Arc de Triomphe. Et les survivants n'avaient que faire de retrouver cette culture dépassée et inutile. Thomas Dole était le dernier des Français.

Enfin bref, bis. Dole avait fait sa petite promenade avec Scana, tel un vieux et son assistante médicale. Une gentille personne que cette Scana. C'était étrange de la part d'une turienne. Oh, certes, elle foutait encore les jetons avec sa voix aux effets métalliques qui pourrait la faire passer pour une chanteuse des Daft Punks, ses peintures de guerre couleur sang et ces yeux qui faisait penser à un énorme crocodile, mais elle était tout de même accorte et douce. Elle était goudou aussi, mais personne n'est parfait.

- Eh beh, on est bien arrivés à destination. Et en vie. Dieu soit loué.

Il ricanait alors que ses yeux étaient levés pour regarder le drapeau tricolore au-dessus de l'hôtel. Les murs manquaient un coup de peinture, mais l'hôtel n'était pourtant pas dégueu. Il ressemblait à une sorte de pensionnaire, ou alors une très grande auberge de jeunesse. Non pas que c'était un compliment, hein, un hôtel du nom de « François Hollande » devrait avoir un peu de standing.
Le politicien se tourna pour regarder la turienne, un léger sourire en coin esquissé sur son visage.

- Merci pour tout, Scana. Je vous souhaite beaucoup de bonheur à vous et à votre amie. Ce sont des temps difficiles que nous avons tous connus, mais nous nous en relèverons. Nous en avons le devoir.

Il lui fit un mouvement de tête reconnaissant, et parti en direction de l'hôtel.
Dole ne croyait pas un traître mot de ce qu'il avait dit.

La guerre avait été atroce, la guerre avait été douloureuse, et aujourd'hui, la situation était tout simplement immonde. Le futur ne dépendait pas de l'amour, de la bonne foi ou de l'union des races. Elle dépendrait de la force, de la manipulation et de la roublardise. Dole s'imaginait bien le futur : Des guerres civiles, des tensions, des problèmes économiques... Certains États se formeront, se centraliseront, deviendront puissants et commenceront à faire des demandes. D'autres plongeront et perdront leur influence. Les moissonneurs n'avaient pas anéanti la galaxie. Ils étaient venus, avaient tout anéanti, avaient brisé le destin de milliards de personnes, et ils étaient repartis en ayant complètement rabattu les cartes. Pour la jeune Scana, la vie pouvait être heureuse ou dure. Qui sait combien de gens elle rencontrerait, combien de choix elle ferait, quelle vie elle mènerait ? Peut-être que d'ici 10 ans on la retrouvera mère de famille, un orphelin de guerre adopté sur ses genoux avec son amie goudou qui prépare la bouffe dans leur cuisine. Ou alors elle serait retrouvée dans une rivière, la gorge tranchée.

Dole était entré dans l'hôtel et déjà il s'approchait de la réception. Il n'avait qu'à regarder un peu partout pour se rendre compte du désastre : Il y avait des escabeaux, des échelles, des ouvriers en tenue qui s'affairaient à rénover l'intérieur. Ils faisaient des travaux alors que le discours était censé être prononcé dans quelques heures. La gorge de Thomas commençait à être nouée. Il fallait tout faire pour ne pas rager. Il s'approcha de la réception, se présenta, et on l'accompagna pour tout lui montrer. On lui montra la salle des fêtes du François Hollande : Des chaises basiques, une estrade un peu pourrie, mais c'était bien, ça faisait convivial. On lui montra la cuisine : Elle faisait du flan et des guimauves de très bonne qualité ; En réalité, le François Hollande se spécialisait dans la nourriture molle. Le personnel était très bien formé, très volontaire et sympathique, mais malheureusement peu réceptif ; Ils avaient l'habitude assez ennuyante d'esquiver les questions que pouvait leur poser Thomas, de toujours dire des trucs sans pour autant les faire, ce qui énervait vraiment le « dernier des français » qui devait se retrouver à hausser le ton pour leur faire comprendre que, oui, il voulait des chaises là et pas dans le coin ici, bande d'imbéciles congénitaux.

Au bout d'une heure, tout était en place. Il ne manquait rien.

Enfin si. Il manquait Ryan O'Malley. Ce sale foutu rouquemoute cul-terreux. Dole était obligé d'attendre devant l'hôtel alors que la Citadelle allait entrer dans son cycle de nuit. Il faisait les cents pas, tournant en rond devant la façade de l'hôtel. Il priait intérieurement que cet imbécile de Ryan se ramène. Dieu avait toujours été un gros chieur, mais bordel, il pouvait AU MOINS faire ça.

Finalement, une navette se gara. La navette d'Arnold. Dole fonça d'un pas rapide. Son ami aux origines bizarres quitta le véhicule et ouvrit l'autre portière, et sembla tirer quelque chose du siège passager.

- Oh bordel...

C'était Ryan. À peine avait-il fait 5 pas dehors qu'il s'écrasait, un genou à terre. Il avait le nez rouge et était débraillé, ses cheveux en l'air et sa chemise ouverte. Arnold le souleva sous les yeux ébahis de Thomas. Celui-ci resta sans voix un moment, tentant de se recomposer.

- C'est... C'est une blague ?

Arnold et Thomas s'échangèrent un regard, un regard qui suffit à bien les mettre d'accord sur la situation.
Dole s'approcha de Ryan. Il lui attrapa la mâchoire avec sa main gauche et la leva. L'irlandais, par réflexe, s'agrippa au bras du français. Cela suffit à ce dernier pour répliquer : Il leva sa main droite, et vint donner une énorme gifle à cette parodie de politicien, qui se voyait virevolter un peu sur le côté. Dole répliqua par une deuxième gifle derrière la tête du roux, qui gémissait un peu, levant les mains en l'air pour se protéger.

- Sale fiotte ! Tu te rends pas compte de ce que tu fous ?!
- Je suis désolé ! J'suis désolé ! Gémissait le Ryan dans une sorte de sanglot, sa voix tremblante par l'alcool qui décidément ne faisait que le rendre plus pitoyable encore.
- Enfoiré... Ah, t'es même pas capable de te respecter, tas de merde ! Tu te rends pas compte de tout ce qu'on a investi pour toi ?!
- Désolé...

Un autre coup vint s'abattre sur lui. Ryan tomba sur les fesses, et couvrit son visage avec ses mains, tandis que quelques bruits animaliers s'échappèrent de sa gorge. Arnold posa une main sur l'épaule de Thomas, de manière à le calmer. La main ferme et forte d'Arny suffit à rappeler à Dole qui était le plus fort, et, calmé, le français s'éloigna, tournant le dos à l'irlandais. Il fit quelques pas, en soufflant fort, une main derrière la tête.

- On fait quoi ? Demanda Arnold, qui cherchait une solution plutôt que de s'énerver.
- Il va faire son discours.
- Dans cet état ?
- Même en pissant le sang il va le faire.

Arnold leva Ryan et l'amena par les portes arrières de l'hôtel. Il fallait le préparer. On lui trouva une salle de bain. On lui passa de l'eau sur le front, beaucoup d'eau. On lui donna un costume propre et qui ne puait pas la gnôle. On lui remit une coupe un peu propre. On lui passa de la crème sur les cernes, voire-même sur tout le visage. Ryan ferait son discours pus partirait, Arnold serait chargé de répondre aux questions ; voilà qui était un compromis totalement satisfaisant.

La salle François Hollande était remplie. 180 humains de la Citadelle étaient tranquillement assis devant l'estrade. Arnold poussa un peu Ryan, qui s'approchait de l'estrade. On l'accueillit par des applaudissements. Il se mit derrière son pupitre, un large sourire niais sur le visage, et tapota sur le micro.

Et c'est tout.

Un silence pesant régna alors que son doigt donnait plusieurs chocs sur le micro. Plusieurs fois. Pour plusieurs secondes. Les gens se regardaient les uns les autres. Les hauts-parleurs grésillaient et émettaient un son strident avec chaque choc.
Finalement, Ryan se baissa. En fait, il s'allongeait. Oui, il s'allongeait sur le pupitre, telle une baleine échouée sur un rivage. Ses coudes étaient sur le pupitre et son cul était bien en arrière, le même style qu'on voyait dans un clip de Beyoncé (Sur ces réflexions, Dole se disait qu'il avait une grande culture musicale). Il ouvrit la bouche, mais aucun mot ne sorti. Il bredouilla, et, après 31 secondes montre en main d'un long silence, quelque chose sorti de sa gorge.

- B... Bonsoir...

Ce fut tout. Ryan se releva un peu et se dégagea la gorge par des raclements. Quelques rires épars s'échappèrent dans la salle.

- Bonsoir... AHEM. Je... Je suis ravi de vous voir tous... Tous réunis ce soir pour...

Ryan avait le texte sous les yeux. Il tentait tant bien que mal de suivre les lignes, mais il était dans une merde noire.

- Pour parler, de... Pour parler... Pour... Pour... Ah putain...

On entendit un claquement dans la salle. Dole, caché dans le public, venait de s'écraser la main sur son visage, sous la honte.

- Enfin, non ! Heu, excusez-moi ! Je... Ce que je voulais dire, c'est que... C'est... Heu...
Les impôts. Oui, les... Les impôts... Ils sont...

Ryan bailla bruyamment.

C'était trop dur à regarder. Thomas se leva et se cassa promptement. Il rata le meilleur.
Car, quelques minutes plus tard, Ryan alcoolisé se mettra à partir dans des conjectures idiotes. Il se mit à insulter les volus, à traiter les asari de « putes » et les colons de « cul-terreux ». Au bout d'un moment, il dégueula juste sur l'estrade, ce qui demanda l'arrivée d'Habdaik pour le tirer de là. Mais c'était déjà trop tard. Ryan O'Malley venait d'exploser en plein vol. Il n'avait plus aucun espoir de gagner ce siège. Il faudra qu'il se désiste, il faudra trouver un autre candidat, il faudra tout recommencer à zéro.

Un alcoolique ex-taulard livreur de pizza. C'était ça les députés qui concourraient. Une triste parodie de ce qui avait été l'Alliance. On se moquait souvent des politiciens, on dit qu'ils sont des connards corrompus, mais au moins, ils ne vomissent pas devant une audience.

Dole buvait en silence. En cette « nuit » sur la Citadelle, il avait trouvé refuge dans un bar. En fait, c'était une sorte de coin branché, avec une piste de danse et de la musique pseudo-électro à fond. Ouais, non, en fait, Dole venait d’atterrir dans une boîte de nuit. Il n'avait même pas regardé le nom de l'établissement. Il avait juste vu des gens torchés en sortir, alors il était rentré à l'intérieur. Mais il était bien assis sur une chaise postée devant un bar, ça, au moins, c'était sûr, peut-être, il fallait espérer. Il descendit un verre. Et un autre. Il ne répondit pas aux messages qui commençaient à être postés sur son omni-tool. Il ne répondit pas aux appels incessants d'Habdaik. Ni à ceux de Sir Francis Urquhart, chef de la majorité. Ni à ceux du bureau politique. Il descendit un troisième verre. Et un quatrième. Il regardait autour de lui. Ce n'était pas un bar gay, heureusement d'ailleurs. Pas parce que Dole n'aimait pas les gays : C'est juste que ça faisait un moment qu'il était là, et il n'avait toujours pas été dragué, donc cela aurait été vexant. Il observait autour de lui. Un butarien était en train de rouler une pelle à une galarienne. Sur le coup, Dole leva les yeux au ciel. C'était incroyable à quel point les relations inter-espèces les plus bizarres pouvaient avoir lieu dans cette galaxie. Jusque-là, Dole n'avait couché qu'avec des humaines, et une asari de temps à autre, rien qui ne pouvait être jugé « inaceptable ».

Dole but un 5e verre. La musique était vraiment chiante. Ce n'était même pas une musique joyeuse pour danser. C'était une musique enivrante, quasi-psychédélique, aux paroles déprimantes qui donnaient envie de se tuer. Dole aurait tout donné pour qu'on remplace cette musique débile par du heavy metal ou du disco, tout mais autre chose que ça. Il aurait bien aimé monter sur la table et hurler qu'il voulait écouter du Beethoven, qu'il allait latter la gueule du DJ s'il continuait de faire des effets bizarres. En fait, Dole se leva, mais il s'écrasa sur le bar du coup il préféra se rasseoir. Il regarda à droite. Le butarien et la galarienne le regardaient bizarrement. Dole leur fit un doigt d'honneur et tira la langue.

- Qu'est-ce que t'as ?! Tu veux ma photo ?! Toi et ta pouf ?

Dole avait hurlé. Du moins, il semblait qu'il avait hurlé. Il avait des acouphènes dans les oreilles et la musique était tellement forte qu'il ne semblait pas qu'il avait haussé le ton. Quelle idée de venir en boîte à quarante ans ?
Le butarien et la galarienne recommencèrent à se rouler des pelles. Dole se releva de sa chaise et hurla encore plus fort.

- Putain ! Je te parle 4-yeux !

Pas de réponse. Dole devait pas hurler fort. Ou alors on devait vraiment l'ignorer.

« Gooood... Is dead... We get to sleeeep, tonight...
Waaaaalk... With meee... Into the truuuuuth...
Out of your lies. »


Son cul se retrouvait encore sur une chaise. 6e verre. C'était à savoir qu'est-ce qu'il y avait dans les verres, maintenant. En tout cas, quelque chose plus fort que de la bière.

«  Maaaan equals woman. I'm just the messenger, don't shoot me down ! The armiiies of faithful ! The killers of reason ! The grief of the crown ! »

Si le DJ n'enlevait pas cette chanson il allait latter la gueule du DJ.

« The stuuuuupiiiid, the proooouud,
They blooow our houses down ! »


Dole avait encore le liquide du 6e en bouche, quand une main s'agrippa à son épaule. Il se retourna, et vit un butarien. Il ne l'entendit pas parler. Mais vu sa tête vénère, il devait dire un truc du genre « T'as un truc contre les butariens ? ». Dole, sans faire exprès, remué, avait des contractions dans le ventre. Il cracha le liquide en plein dans les yeux du butarien, qui reculait.

« The stuuuupiiid, the proooooud,
They blooow our houses down ! »


Chanson de merde. Le butarien, apeuré pour la santé de ses yeux, courra vers les toilettes. Mais il allait sûrement revenir. Dole n'était pas inquiet. Il resta tranquillement assis, les jambes légèrement écartées, et regardait les jeunes danser.





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Lun 18 Mai 2015, 00:05
La rue de l'hôtel était vide et un peu pourrie. La turienne sortie de la et reprit le chemin du café. Une fois là-bas, elle prit son temps pour commander et consulta son omnitech. Elle était un peu fatiguée et voulait se réveiller avec cette boisson que beaucoup consommait. Les gens passaient à côté de la femme qui était sur la terrasse avec son sac à dos et sa tenue militaire. C'était rempli en majorité par des humains et un ou deux membres d'autres espèces. Pendant la consultation de sa boite extranet, un homme vint demander si il pouvait s'asseoir à sa table. La militaire fit un hochement de tête et l'humain assit avec un café. Il portait une tenue orange avec des bandes fluorescentes et semblait avoir un peu de saleté. Il devait être ouvrier ou en tout cas pas un employer de bureau ou un touriste comme le reste de la clientèle.

L'homme regardait aussi son omnitech et était plutôt silencieux. Un autre humain arriva vers la table et se tourna vers le premier. ''Monsieur, êtes vous un des ouvriers qui travail dans le François Hollande?'' L'autre le regarda avec un aire moqueur. ''Heu non. J'ai un certificat de formation et une vrai place de travail.'' L'autre qui était en tenue de soirée reprit. ''Je ne comprends pas.'' L'ouvrier bu une gorgée et reprit. ''Dans cet hôtel, il engage que des gens sans formation et au noir. Pour ma part, je suis venu faire un dépannage sur les installations de sécurité dans le secteur.'' La turienne bu un peu de sa boisson. ''C'est plutôt grave comme accusation.'' L'employer finit son café d'une traite. ''Malheureusement c'est vrai. J'ai travaillé en suisse sur la terre et le problème existe aussi.'' Il se leva et regarda Naevus. ''Bonne après midi Madame.'' Elle fut surprise de voir quelqu'un s'adresser comme ça à elle. ''A vous aussi.''

Après avoir fini et payée l’addition, Scana vit un message de Freya pour dire qu'elle ne serait pas là avant la soirée. Elle fit la grimace et une main se pausa sur son épaule. ''Salut Naevus.'' C'était Livia. Une franc tireuse sous les ordres de son père et qui avait été avec Scana sur certaine affectation. ''Salut Livia.'' Les deux turiennes discutèrent un bon moment et décidèrent d'aller au simulateur d'Armax. L'équipe en uniforme gradé et arme de la hiérarchie avait déjà un style différent que certain civil qui venait s'essayer à de simple I.V. Après c'être bien épuisées, elles passèrent à l'appartement de Livia qui était l'ancien logement de ses parents; Ces derniers étaient tout deux au SSC lors de l'attaque de Cerberus et elle était donc orpheline. Elles burent ensemble un premier verre dans le salon. La franc tireuse fixait intensivement Scana et lui proposa de sortir un moment et de laisser le sac chez elle.

Une fois dans le bar, l'habituée salua un des videurs et invita la bricoleuse à une table. Les deux s'entendaient toujours aussi bien et la différence d'âge ne changeait rien entre elles. Naevus reçue un message de Freya. Livia était à côté de Scana et la vue se coucher sur son épaule en faisant la grimasse. ''Il se passa quoi Sca?'' La turienne bu son verre en une fois. ''Freya m'a mit qu'elle ne serait pas là pendant un mois à cause d'une affectation.'' Les yeux de l'armurière commençait à se remplir de larme. ''Ca fait depuis 10 mois que je ne l'ai plus vue.'' La franc tireuse regarda son amie dans les yeux et l'embrassa avec une volonté qui faisait ressentir jusqu'où elle voulait aller. La jeune surprise par le geste de l'orpheline prit du temps avant d'avoir la moindre réaction.

La musique le bruit des gens et même leurs actes, elle n'y faisait plus attention. Quand Scana reprit ses esprits avec Livia qui lui témoignait une certaine envie plutôt forte, elle voulait la repousser. Mais depuis le temps qu'elle avait cette sensation de manquer de se genre de geste, elle prit la relève comme si elle en voulait plus et finit par appuyer Livia sur le dossier au point même de l'avoir poussée dans les derniers retranchements. Elle rouvrit les yeux et recula à sa place. ''Tu es plus directe que moi Sca.'' La franc tireuse avait le sourire. ''Non, je voulais pas. Je t'aime bien Livia. Mais je suis déjà prise.'' L'autre turienne semblait encore restée sur le retour qui lui avait plut. ''Je sais. Mais tu viens de dire la chose qui fait que ça va pas tenir. Tu ne l'as pas vue depuis 10 mois et tu n'es pas faite pour rester dans une relation aussi peu entretenue.'' Elle paya la boisson et se leva. ''Je te laisse y repenser. Et je ne vais pas insister si tu ne veux pas.'' La franc tireuse partie et Naevus recommanda une bouteille.

Le doute commençait à habiter la jeune qui voulait passer le nouvel an avec sa copine. Elle leva les yeux et vit un turien qui buvait une bouteille devant. La femme en était à sa 5 bouteilles et ne se rappelait plus d'avoir laissée une personne venir. ''Vous allez bien Madame?'' La turienne soufflait dans une bouteille. ''Non, je veux juste crever.'' L'homme bu un coup. ''Voyons, il ne faut pas dire ça. Une belle femme comme vous qui déprime, ça me rends triste.'' Elle se limita au premier sens de la phrase et était trop bourrée pour les sous entendus. ''Je peux vous donner ça. C'est un truc contre la déprime.'' L'homme tendait une pilule et la bricoleuse la prit sans réfléchir. ''Attendez non, c'était une façon de parler.'' Le turien n'était pas satisfait et semblait mal à l'aise. Une trentaine de minute plus tard, la femme était en pleine forme et discutait avec le type sans aucune gêne pour tout et n'importe quoi.

L'homme semblait à la fois envieux de vouloir aller plus loin avec la femme. Mais il avait une légère angoisse en voyant ce qu'elle pouvait dire ou imaginer. A quelque reprise, il avait voulu la prendre avec lui pour passer dans un lieu plus intime. A chacune d'entre elle, la turienne l'avait renvoyé dans son coin et ne semblait plus supporter qu'on lui donne des ordres. Pendant cette période de transition, elle c'était mise à le perturber en amenant son pied vers le point sensible de l'homme. Maintenant, elle était assise sur ses genoux, les mains du turiens étaient sur ses hanches et elle occupait régulièrement la bouche du type. ''Dit voir, tu veux vraiment pas passer à la suite?'' Elle lui souria. ''Donne moi tes arguments.'' L'homme semblait déborder d'impatience. ''Sans moi tu n'y arriveras pas.'' A peine il finit sa phrase, que la main de l'armurière vint faire claquer sa mandibule contre ses dents.

Une ou deux personnes regardèrent. Puis retournèrent à leurs occupations. Scana se leva et partit au bar. Elle avait toujours cette envie de pousser les limites et dans cette état, elle ne voulait pas qu'on lui ordonne de faire une chose comme un toutou. En arrivant à sa destination, un butarien la bouscula pour aller provoquer un humain. ''Enlève toi de mon chemin gamine.'' Il l'avait traitée de gamine. Scana ne supportait pas ça. Elle c'était battue pendant la guerre contre les moissonneurs et elle estimait que se débile profond lui devait un minimum de respect. En plus si il n'était pas content, il n'avait pas à l'agresser. Elle vit le type se faire craquer les phalanges et décida d'intervenir.

Elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit que l'homme partit au toilette. Scana s'assit à côté de la victime de l'agression raté et en voyant son visage, elle le reconnue. ''Tient, vous avez vraiment besoin de protection à se que je vois.'' La turienne se commanda une bouteille d'alcool turien et se tourna pour voir quand reviendrait le raté. Elle but quelque gorgée en restant debout et son instant favoris arriva.

Le butarien arriva derrière l'humain et se prépara à le frapper. Scana envoya un coup de genou avec son armure à l'agresseur et il se retrouva à genou devant elle. ''Alors mon gros tu joue les baraques et tu te retrouve au sol à cause d'une gamine?'' Il voulu se relever, Naevus passa derrière lui pour lui faire une clef de bras et planta ses griffes pour laisser une belle marque le long de la colonne de l'homme. ''Tu vois le monsieur que tu voulais taper. Demande pardon.'' Elle fit descendre ses griffes avec profondeur et elle le laissa bien ressentir la douleur. En face de la scène, Dole semblait se rendre compte de la situation. L'ex agresseur essaya de redonner un coup et la militaire le maîtrisa au sol avec une clef de bras en lui tapotant la tête. ''La prochaine fois que je te vois être pas gentil, je te retire ce qui fait de toi un homme.'' Elle se releva et s'assit au bar à côté de l'humain.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Ven 22 Mai 2015, 19:32
Dole était l'homme le plus chanceux de la galaxie. Le talent, le pouvoir, la richesse et l'intelligence n'étaient que de simples petits biens, des propriétés foncières et un capital limité. La chance, c'était tout ce qui importait. Et oui, Dole était l'homme le plus chanceux du monde. C'était grâce à cette chance qu'il n'était pas sur Arcturus quand les moissonneurs ont frappé, et grâce à cette chance aujourd'hui qu'alors qu'il allait se faire défoncer la gueule par un butarien, quelqu'un surgit pour le calmer.

Bon, en réalité, simplement dire que Dole était chanceux serait ne pas lui reconnaître un talent bien propre à son genre, celui de créer sa propre chance. Il n'était pas pieux et il n'avait pas un paquet de gri-gris sur lui, le destin ne l'avait pas érigé en sauveur. Par exemple, s'il venait d'être sauvé d'un coup de poing dans la mâchoire, c'était parce que, quelques heures auparavant, il avait pu être sympathique avec une turienne.

Dole mit un moment à la reconnaître. Le butarien fuyait, tandis que Thomas posait son dos et ses bras sur le bar. En réalité, il était totalement ailleurs. Il lui avait semblé que quelqu'un lui avait parlé, mais ce ne fut qu'après avoir vu le butarien fuir qu'il se décida à se concentrer, tandis que de la gerbe semblait remonter jusque vers sa gorge.
On ne se contrôle pas vraiment quand on est bourré, mais dans un élan surhumain, il parvint à s'assurer que les morceaux restent là où ils devaient être : Dans son ventre.

- Oooh... Scana... C'est ça, hein ? Putain, hey, céti pas une coïncidence !

Sur un ton amusé, et entre deux hoquets, il se tourna pour poser son buste contre le comptoir. Il observa l'heure à partir d'une horloge digitale logée au-dessus d'étagères sur lesquelles étaient dressées des bouteilles en rang. Cela faisait bien trop longtemps qu'il était là, et peut-être étais-ce le temps de partir, si seulement il avait envie de se balader dans les secteurs en plein cycle de nuit.

- Eh beh... J'ai même pas eu le temps de vous offrir à boire... Bref, merci pour, heu... L'aide. Mais je pense que vous allez avoir des problèmes dans quelques minutes.

Il lança un regard rapide vers l'entrée. Le butarien s'éloignait effectivement. Dole agitait la tête de gauche à droite, et émit un son avec la bouche, désapprobateur.

- Faut jamais laisser les gens se casser comme ça... Enfin, il est probablement vexé. Il va se casser et pas revenir.

Ou ça, ou bien il irait voir les gardes, des coupes-jarrets payés pour garder une forme de coercition dans ce bordel qu'étais le club de nuit. Bien sûr, il faudrait pour cela convaincre les caïds de se ramener, ce qui n'était pas sûr.
Non, le butarien était probablement très énervé, et très vexé de son humiliation passagère, mais le lendemain, il aurait décuvé et serait rentré chez lui.

- Remarque, vous lui avez rendu service. S'il m'avait frappé, Il lui serait sûrement arrivé plus de merde qu'il n'aurait pu l'imaginer.

Il fit un clin d’œil à la turienne, comme si elle faisait partie du jeu, comme si elle comprenait ce que Dole voulait dire. En réalité, il était assez alcoolisé pour vouloir dire n'importe quoi, mais si Dieu le voulait, la turienne serait assez droguée également pour ne pas lui en tenir rigueur.
Sa bravade achevée, il leva la main, et le barman, instantanément servi un 7e verre. Un 7e et dernier, il se le disait. Le morceau de verre se choqua sur la table, et Dole l'attrapa entre ses mains avant de relever son dos. Ses yeux observèrent la turienne, des pieds à la tête, d'un éclair.

- Ah... C'est assez, heu... « Martial » comme style... Vous auriez pu porter un truc plus décontract', eh...
Sinon. Un plaisir de vous voir, Scana. Alors, vous êtes pas avec votre « amie » ? Par une nuit comme ça, c'est bien dommage, non ?


La phrase de Dole était assez cruelle, mais le ton avec lequel il l'avait délivrée semblait laisser penser qu'il n'impliquait aucune offense, et qu'il était simplement maladroit (Et, encore une fois, très bourré). Mais on parlait bien de Thomas Dole, et on ne pouvait jamais vraiment être sûr si ce type se foutait de votre gueule avec condescendance ou s'il était sérieux.
Pas étonnant qu'il n'avait jamais eu de vraie relation affective avec les gens.





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Dim 24 Mai 2015, 11:53
Le pseudo bagarreur c'était mit à fuir en semblant frustrer. La turienne ce tourna et reçue une bouteille pleine pour remplacer celle quelle avait ramener. Puis elle regarda le butarien sortir en faisant différentes provocations. La femme sentait comme une fierté en elle pour cet acte. A côté d'elle, Dole parlait des videurs qui viendrait lui demander des explications. ''Ça me dérange pas pour les videurs. Celle de droite est mignonne et elle semble au taquet. Le type de gauche, semble très social malgré sa fonction et je trouve qu'il a un truc que j'aime bien.'' Scana observait les deux videurs, le turien et l'humaine ne semblait pas la laisser de marbre. Thomas partit sur le sujet du butarien. ''Je voulais juste lui montrer qui commandait ici. Je préfère le marquer que de le tuer.'' Elle affichait son sourire carnassier.

Sur le banc de la table où elle venait, elle voyait le dragueur qui la regardait et qui fit semblant de rien voir. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Naevus cherchait à rentrée avec quelqu'un et combler son manque. Elle était chasse et observait les gens dans le coin. La militaire regardait la videuse. Le politicien fit un clin d'œil à la turienne, elle finit sa bouteille d'une traite et regarda Thomas avec un aire de curiosité. Dole fit un commentaire sur sa tenue et demanda si elle était avec sa copine. ''Les humains ne trouvent pas les femmes en armure attirantes? Je me sens bien dans cette tenue que j'entretien moi-même.'' Elle repensa après et refixa l'humain. ''Mon amie n'a pas pu venir. Et c'est la fois de trop, Je suis en chasse.'' La femme finit sa phrase sur un ton de provocation. Elle ne se rendait plus vraiment compte de ce qu'elle disait ou faisait.

Puis avec le temps qui passait, Thomas et Scana discutèrent. La turienne fit part de ses pré sentiments sur ceux qu'elle voulait draguer. ''J'ai bien envie d'aller voir la videuse, mais je sais pas comment ça se passe chez les humains.'' Elle finit sa bouteille. ''Je dois avouer que le turien... J'irais bien partager mes sentiments avec lui et bien plus encore.'' Le dragueur s'approcha de Naevus. ''Viens avec moi. Ton caractère et ta volonté me donne envie que de toi. Fait de moi ce que tu veux.'' Il sentait l'alcool et pas qu'un peu. L'homme avait regretté et était près à se soumettre à la militaire. Cette impression de dominer ce turien lui plaisait pour la première fois. Elle voulait le féliciter pour sa déduction. L'armurière donna une fessé et embrassa le soumis. Une fois qu'elle eut finit, elle réfléchit un instant et regarda l'homme. ''Allez, rentre chez et prépare ce qu'il faut pour ta maîtresse.'' Le type fit un sourire et couru vers l'extérieur.

Pourquoi ce privée de mensonge fasse à un type qui avait voulu la droguée. La turienne regarda Dole. ''Je le connais même pas. Mais au moins, il aura eut un petit instant de plaisir et va se réveiller seul sans ce rappeler de rien.'' Elle sentait son cœur battre plus vite en voyant le videur turien. ''J'ai envie d'un homme.'' Elle regarda Thomas. ''Comment vous faites pour rester aussi calme?'' Comme lui aurait dit Freya, Naevus était aussi chaude que le soleil qui chauffait Palaven.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Lun 25 Mai 2015, 00:59
Scana n'était certainement pas dans son état normal. Enfin, bon... Dole n'avait pas du tout la prétention de la connaître. Il l'avait même pas vu 10 minutes en tout et pour tout dans sa vie, mais elle lui avait apparue, au premier abord, comme plus « turienne » que ça.
« Turienne », ouais, c'était le mot. Une race ferme, martiale, de personnes tenues en laisse. Mais il y a une chose que Dole avait apprit dans sa vie : On est jamais rien de plus que ce qu'on accepte de dévoiler sur nous-mêmes.

Donc, bref. Notre pauvre Dole éméché écoutait tranquillement la turienne qui parlait de comment elle voulait draguer les videurs, le tout avec un sourire figé. La turienne avait un comportement assez... Libéré, pour pas dire autre chose. C'est alors qu'elle lui posa une question sur l'armure, qui avait probablement un sous-entendu.

- Oh, non, il y a pas de mal, si vous vous sentez bien dedans...

Il était moyennement convaincu. Mais Dole n'était pas une turienne.
Elle expliqua que sa copine, apparemment, n'était pas venue. C'était des choses qui arrivent. Elle disait être « en chasse ». Ce n'était pas le genre de Thomas de porter des jugements de valeurs. De toute façon, il n'avait jamais eu une seule relation dans laquelle il n'avait pas trompé sa conjointe, il aurait donc était le plus mauvais des moralistes pour faire la vierge effarouchée.
Non, il se contenta de continuer son sourire forcé.

Lorsqu'un autre turien s'approcha, elle lui roula une pelle -pour le peu qu'un turien puisse rouler une pelle, c'est-à-dire coller l'entrée de sa bouche dedans et enfoncer sa langue aussi loin que possible- avant de l'envoyer au loin. La vitesse avec laquelle elle le renvoyait rapidement était bien surprenante, on aurait pu appeler ça le « Blitzkiss ».

Dole rigola intérieurement à sa propre blague. Mais en vrai, oui, Scana le mettait étrangement assez mal à l'aise. C'était peut-être le fait qu'elle avait un comportement assez « pressant », ou alors le fait qu'elle faisait 2 têtes de plus que lui, ou alors juste le simple fait qu'il avait des relents à l'intérieur de ses tripes. Il allait vraiment gerber, c'est sûr, heureusement qu'il n'avait pas trop mangé. Ou alors, non, au contraire, dommage qu'il n'avait pas mangé, parce qu'il tenait très mal la boisson quand son estomac était vide.

- J'ai envie d'un homme. Comment vous faites pour rester aussi calme?

Quasi-immédiatement, il pencha un peu la tête. C'est vrai qu'elle le mettait quand même assez mal à l'aise, la Scana. Elle avait un air... Enfin, ce n'était pas juste une meuf qui draguait en discothèque, comme on en voyait des centaines. Elle avait l'air d'un ours qui salivait en cherchant sa proie.
Le seul défaut de Dole, en fait, c'est que toute sa vie, il n'avait jamais su quand reculer devant le danger. C'est pas le genre de mec qui veut tuer l'ours ou qui veut l'éviter. Non. Il veut faire chier l'ours, il veut se jouer de lui, il veut tourner autour et l'attirer où il veut.

- Oh... Vous êtes déçue, Scana ? Jusque-là vous ne m'avez pas donné de raisons de m'exciter.

Son sourire n'était plus un sourire figé et gêné. C'était devenu un sourire un peu plus... Enfin, on pouvait pas vraiment dire « charmeur », parce que c'était Thomas Dole, pas Ryan Gosling (Il était au Panthéon, Ryan Gosling). Disons, plus un sourire amusé, ou intéressé, un qui montrait le bas de ses dents et faisait ressortir ses yeux (Ce qui n'était pas en sa faveur non plus, tant ses yeux semblaient plus être des petites fenêtres lugubres et avides qu'autre chose).

- Alors, c'est un homme que vous chassez, Scana ? Vous avez des goûts soudains ?





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Jeu 28 Mai 2015, 20:47
La musique énervante avait finie par disparaître. Bonne ou mauvaise nouvelle, la turienne s'en moquait. Elle continuait à suivre le turien du regard et buvait sans compter. Pendant se temps, Dole semblait boire autant et avait répondu de manière un peu spécial, voir provocatrice. ''Oh... Vous êtes déçue, Scana ? Jusque-là vous ne m'avez pas donné de raisons de m'exciter.'' Elle se tourna vers lui. ''Pourquoi je devrais vous exciter?'' Le turien et l'humaine allèrent dans un secteur réservé au personnel et en les voyants main dans la main, Scana se disait que c'était fichu pour elle. La frustration de la militaire décuplé avec les produits qui circulaient dans son sang, lui donna l'envie de dépasser les limites qu'elle ne voulait pas franchir. Elle donna une gifle sur la jambe de Thomas. ''Il est clair que pour un humain, je ne suis peut être pas assez déshabillée. Mais j'ai d'autres atouts.'' Elle s'appuya contre le bar et caressa la zone d'impacte de sa gifle.

Le politicien n'était pas une proie pour elle. Mais vue qu'elle avait cette sensation de plaisir à chaque fois qu'elle dépassait les limites et qu'elle prouvait que rien ne lui était impossible. Elle se donna au jeu tout en gardant en tête qu'elle ne voulait pas être dépendante de quelqu'un. Naevus commanda une autre bouteille et la but d'une traite en regardant Dole dans les yeux. C'était la première fois qu'elle essayait de draguer quelqu'un. C'était pas son genre de jouer les allumeuses, L'armurière avait toujours été sociale et à la fois timide. Cette fin d'année était foutue et complètement pourrie. La femme préférait s'amuser en se lâchant que de pleurer dans son coin.

Étonnamment, elle voyait tout ça comme un jeu dans lequel elle prouvait qu'elle pourrait se débrouiller, même si les esprits l'avaient laissée tomber. La turienne réfléchissait à plusieurs choses à la fois. Ils y avaient tellement de trucs sur lesquels Scana revenait qu'elle ne savait pas par quoi commencer et n'avait pas envie de faire des grandes réflexions maintenant.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Sam 30 Mai 2015, 17:33
La jambe de Thomas Dole se secoua légèrement au contact des griffes acérées de Scana. La turienne s'accola contre le bar et se mit à le caresser.

Ce que le politicien ressentait était alors un peu étrange. Il fronçait les sourcils, gardant toujours la même position, observant passivement la main qui le touchait. Thomas n'était pas vraiment quelqu'un de très tactile, et le fait que ce soit une meuf, aussi droguée et dépressive soit-elle, qui aille de l'avant, ça le déstabilisait un petit peu.

- Ah. Je vois.

En réalité, il n'osait même pas rebondir sur ce que Scana venait de dire, tant il hésitait à vraiment vouloir savoir ce que ses autres « atouts » étaient. Il n'avait jamais rien fait avec une turienne, et une partie de lui n'en avait pas franchement envie.
Le problème, c'est que cette partie, raisonnable et prévoyante, était actuellement défoncée et enfermée dans les chiottes à dégueuler pendant que son autre partie pouvait facilement régner dans sa cervelle.

- J'ai jamais vu de quoi une turienne était capable, Scana...

Normalement, c'est le genre de moments où Thomas Dole lui proposerait d'aller danser.
Sauf que Thomas Dole avait 40 ans, était un politicien connu et avait pris 6 verres d'un alcool non-identifié à jeun.
Non, il était coincé au bar, avec sa seule source de distraction en cette turienne étrange. Pourtant, il décida d'arrêter de faire de sous-entendus ou de chercher à la draguer...

- Hey... Dites-moi... Qu'est-ce que vous recherchez vraiment ?


Il gardait une même voix assez lente et manichéenne, comme celle qu'il prenait pour tenter d'influencer ou d'avoir une présence sur les gens, souvent des journalistes ou de petits attachés parlementaires. Il attrapa la main de Scana qui était posée sur sa jambe. Enfin, c'était pas vraiment une main, mais... Bon. Il attrapa ses griffes et la souleva un tout petit peu. C'était une emprise subite, un peu brusque. Il l'éloigna ainsi, gardant sa pogne un peu sur-élevée, avant de la caresser légèrement. Pas de manière provocante, bof... Plutôt comme... Enfin, c'était assez glauque, mais comme celle d'un père avec son enfant.

- Allons, Scana... Vous avez pas l'air très en forme ce soir. Enfin, je vous avoue, moi non plus.

Il eut un léger rictus graveleux. En fait, il essayait vraiment de s'imposer un peu de manière paternaliste. Pas mal d'électeurs aimaient voter pour des gens qui ressemblaient à de bons pères de famille.

- Enfin, je vous avoue, je suis pas tellement le genre de personne qui puisse donner des conseils, hein... Mais, je veux dire, enfin... Voilà, vous aviez l'air plutôt heureuse de rencontrer votre, heu... « amie » cet aprem... Enfin... Je peux me douter que vous ne l'ayez plus vue depuis très longtemps, ce genre de choses, mais... Là, ce que vous êtes en train de faire...
Enfin, oui, ce que je veux dire, c'est que vous me semblez pas très en forme.


Merde, peut-être que Dole n'aurait pas dû boire avant de donner des conseils qui pouvaient changer toute une vie. Cela lui rappelait la fois où sans faire exprès il avait conseillé à un mec de tromper sa copine et ça avait conduit à un double-meurtre et un suicide.

- Vous m'avez compris, hein ?






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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Lun 01 Juin 2015, 21:29
Le politicien semblait perturbé par le comportement de la militaire. A priori, l'homme n'avait jamais vu de turienne ou n'en n'avait jamais vu à l'oeuvre. Scana aurait pue profiter de cette part d'inconnu dont elle profitait pour provoquer d'avantage l'humain. Mais elle sentait l'envie baisser en elle. Dole saisi sa main et se mit à lui parler sur un ton paternel. Elle ne supportait pas qu'un parfait inconnu la traite comme une gamine. ''Vous vouliez savoir ce que vaut une turienne?'' Elle ne lui laissa pas le temps de répondre qu'elle le plaqua brutalement contre le bar et l'embrassa tout en l'immobilisant.

Le monde autours du duo se moquait de leurs actions et Naevus se fichait d'eux. Elle finit par s'éloigner. ''Voilà ce que peut faire une turienne. Mais...'' La jeune femme se perdit dans ses pensées. Elle se remit à réfléchir sur la proposition de Livia. D'un côté, elle préférait partir et rejoindre sa copine dans son appartement. Mais de l'autre, elle voulait essayer une relation avec un homme pour voir si elle le supporterait ou si elle le laisserait attaché au lit. La confusion régnait en la turienne qui ne savait plus se quelle voulait. La jeune but sa bouteille d'une traite, commanda une bouteille d'eau et sortit dehors près de l'entrée.

Le peut de vent aidait Scana à ce sentir mieux. Le son du bar était étouffé par l'isolation phonique du bâtiment. Il y avait déjà une bonne partie des éléments désagréables qui étaient donc supprimés. Elle continuait à boire comme un trou, en regardant le paysage. Elle adorait la vue qu'elle avait en face d'elle. Juste devant l'entrée du bar, il y avait un gouffre et plus loin des immeubles. L'armurière décida d'admirer tout en décuvant légèrement. La bricoleuse s'appuya contre le mur et essayait de calmer ses pulsions en se concentrant sur le paysage urbain.

Un turien semblait la regarder du coin de l’œil. Scana passa un coup d’œil rapide et vu que c'était un agent du SSC. Elle ne se sentait pas menacée et elle commençait à se sentir mieux.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Jeu 04 Juin 2015, 18:08
On les appelle les flics, les keufs, les poulets, les bœufs, les condés ou les kisdés. Avec leurs beaux uniformes bleuâtres, leurs matraques à la ceinture et leurs têtes de bites, ce sont les gardiens de l'ordre et de la coercition. Tout droit sortis de la maison poulaga, ils arpentent les rues des secteurs pour filer des pains à quiconque oppose un « trouble à l'ordre public », ce qui inclus mais c'est une liste non-exhaustive, les sans-abris, les individus en état d'ivresse et les minorités raciales.

L'agent Meryn Trant n'était pas un agent du SSC exemplaire. C'était un homme violent et brutal. Mais il accomplissait le devoir premier demandé aux agents du service de sécurité, c'est-à-dire, encore une fois, la « coercition ». C'est un mot tellement génial, « coercition ». Il pourrait être traduit par « faire fermer leurs gueules à des petits bâtards et les obliger à marcher dans le rang ». Son regard froid de ses yeux argentés, placés comme deux petites lueurs lugubres sur son visage verdâtre aux marques longues et colorées, était dirigé droit vers la turienne qui attendait devant la boîte. En décidant de sortir et en passant devant le vigile, elle venait de traverser la juridiction non-officielle de coupes-jarrets pour s'aventurer devant celle, bien plus officielle, d'un policier en manque de sensations.
D'ailleurs, alors qu'il posait sa main à sa ceinture, un butarien arriva, le poussa d'un coup de coude et pointa Scana Naevus du doigt.

- C'est elle ! C'est elle j'te dis !
- Ta gueule, 4-yeux... Calme ta bite dégoulinante de fromage et je te jure que si tu me retouches je te pète les genoux.
- Mais tu dois l'arrêter ! Elle m'a menacée de mort !
- Oui, oui, d'accord, répondit-il après avoir fait un long soupir.

Meryn avait une voix rauque et puissante. Il aurait pu faire chanteur, mais cela n'était pas dans la mentalité de sa famille que de s'intéresser aux arts. Ses pas s'écrasèrent contre le sol, émettant un léger écho avec chaque choc. C'était un pas rapide, militaire, alors que le butarien le suivait en trottant, tel un petit chien qui talonnait son maître. Il fit un léger signe de tête à Scana, et se retrouva vite juste à ses côtés, une tête de plus qu'elle.

- Salut ! Tu vas bien ce soir ?
- Mais tu fous quoi ?! Elle m'a agressé ! Je t'ordonne de l'arrêter !
- Tu « m'ordonnes » ?! Ah ah ! Mais quelle jolie blague...

Meryn observa Scana. Il resta silencieux un tout petit moment, jusqu'à ce qu'il suspecta qu'elle ouvrirait sa bouche, cette simple idée le dégoûtant.

- Elle m'a l'air plutôt mignonne... Tu me dis qu'elle t'a agressé, Demen ? Un grand butarien comme toi ?
- Mais, elle-
- Oui, oui, c'est bon, je sais...

Meryn posa une main sur le mur a côté de la turienne.

- C'est quoi ton nom ?
- Passe-lui les menottes !
- Alors, écoute ma jolie, mon ami Demen, là, il me dit que tu l'as frappé... C'est pas très gentil d'attaquer les gens comme ça, dis-moi.
Mais... T'as l'air perdue... Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?


Pour peu, on aurait pu croire que Meryn Trant était en train de faire la moue. Si seulement les turiens avaient des lèvres...

- Aah, je connais ce regard... Pour ça, je t'arrête pour usage de stupéfiants !

Un sourire vicieux sur son visage, montrant ainsi ses dents acérées tels des rasoirs, le flic empoigna le bras de Scana et le tira violemment, manquant de le déboîter. Demen, lui, reculait, ses bras en l'air, tel une petite fillette appeurée.

- Tu fous quoi là ?!
- Oooh, juste lui prouver tout mon amour... Je suis tellement chevaleresque !

Meryn adorait les jeunes filles droguées, surtout parce qu'elles pouvaient pas porter plainte contre lui. La main toujours enfermée contre le poignet de Scana, il la gracia d'un autre coup de poing dans son visage, pour l'empêcher de parler.

- Tu crois quoi ? Je la prends derrière les poubelles ou dans ma bagnole ?
- T'es taré ! Quelqu'un va nous voir !
- Si quelqu'un nous voit je lui défonce sa gueule à LUI.
- Calme-toi !

Meryn utilisa alors sa main libre pour sorti sa matraque télescopique, qui se déployait d'une pression d'un bouton. Il la pointa à la gorge du butarien, qui recula en émettant un petit cri aigu, sous le coup de la surprise.

- Ou alors tu préfères que je te défonce ?! Tu m'as pris pour qui ?! Tu viens me faire chier en pleine nuit et tu crois que tu peux me donner des ordres ?
- Sergent !

Il se retourna brusquement, la matraque en l'air, prêt à l'abattre contre celui qui venait de hausser sa voix. Un humain, d'apparence autant droguée que la pauvre turienne qui se débattait (Sans grand effet), qui levait instinctivement les mains vers le ciel en apercevant le bout de métal dressé contre lui.

- C'est lui ! C'est le mec qui m'a craché dans l’œil !
- Ah putain ! Tu me veux quoi ?
- Sergent, je...

Thomas Dole déglutit. La peur le tétanisait, mais il tâchait de se tirer de ce bordel.

- Je ? Je, je, je ? Tu me veux quoi, bordel, tu vois pas que je suis occupé ?!
- Sergent, pardonnez-moi l'offense de vouloir me mêler de vos affaires, je ne voudrais pas obstruer la justice, mais... J'ai bien peur que, cette, hmm, heu... Turienne, là, que vous tenez, j'ai bien peur que vous soyez en train de commettre du harcèlement policier.

Trant tourna l'oeil pour voir Scana. Puis Dole. Puis Demen. Puis à nouveau Dole. Il avait les yeux grands ouvert, presque comme s'il était étonné qu'on lui fasse une telle remarque.

- Hein ?
- Oui, je...
- Attend ? QUOI ? Mais tu me lattes la queue pour ça ?
- Non, pardonnez-moi sergent, ce n'était pas mon intention, je pensais juste que-
- Tu veux crever ?!

Le brusque pas en avant convainc Dole de reculer et d'amener les mains devant lui.

- Sauf votre respect, j'aimerai vous aider sergent ! Vous aider à ne pas commettre une très grosse bourde !

- Je vais te casser les dents ! Et après je vais te forcer à sucer cette chienne de butarien ! Et après je-
- Je... Heu... Doute que notre actuel, et très honorable exécuteur n'accepte très gracieusement que vous ne, heu... Portiez atteinte à l'intégrité de ma bouche, tant malheureusement je sois assez utile au gouvernement de l'Alliance Interstellaire... Comme vous le savez, la Citadelle se trouve actuellement dans l'espace de l'Alliance, oui, je pense qu'il serait bien dommage de provoquer un incident diplomatique pour si peu, vous ne pensez pas ?

Meryn ne répondit pas. Il hésitait sur la façon dont il allait casser les genoux à l'humain.

- Et d'ailleurs, je suis sûr que nous pouvons trouver un arrangement...

L'omni-tool de Dole s'alluma brusquement, tandis qu'une sorte de virement était effectuée, d'un montant inconnu.
Qu'importe. Meryn, après quelques secondes, décida de finalement violemment lâcher Scana, et d'attraper son butarien par l'épaule, ses griffes lacérant l'habit du gangster.

- Ouais, ouais, c'est bon, on se casse... Amuse-toi avec elle. Elle pue trop la pisse pour moi de toute façon.
- Mais... Attends, tu peux pas faire-
- J'ai le manche qui démange, Demen.

Demen s'enfuit en courant, tandis que Meryn Trant, lui, s'éloignait simplement d'un pas très rapide. Dole se tourna, et, tel un chevalier servant, s'apprêta à s'agenouiller pour ramasser la pauvre turienne qui était sur le sol.

Non, je déconne, on parle de Thomas Dole.

Celui-ci se retourna, posa sa main contre un poteau, courba le dos, et vomit. Une gerbe gigantesque, qui vint en plusieurs impulsions de râles douloureuses et profondes, alors qu'une mélasse vert-marron s'écrasa sur le sol tel de la merde en fermentation. Quelques larmes provoquées par l'effort mouillaient ses yeux, et le pauvre humain se releva avant de se retourner. Il passa sa manche contre sa bouche, de manière à se montrer un peu plus présentable, et sourit de manière gênée et niaise à la turienne.

- Putain, quelle nuit...
Scana, vous allez bien ?






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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Dim 07 Juin 2015, 13:13
Le ciel n'était pas moche depuis le lieu du quel Scana observait. La turienne était plutôt rêveuse et laissait les problèmes de côtés le temps d'un instant de tranquillité. Pendant ce temps l'agent du SSC vint vers elle avec le butarien. Le turien était plutôt impressionnant, mais la carrure ne faisait pas tout, car une clef de bras bien placé pourrait lui permettre de le mettre à terre. L'homme commença à faire son discours et la femme écouta. La pseudo racaille pleurnichait pour que l'agent arrête la militaire, à côté de ça, l'armurière s'apprettait à répondre et voulait laisser une chance à l'officier. Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il lui coupa la parole.

L'officier posa sa main à côté d'elle et continua son monologue et la turienne regarda l'officier. Elle n'eut pas le temps de tout assimiler que l'homme lui prit le bras pour faire une action gratuite et sans lieu d'être. ''Non mais ça va la tête?'' En guise de réponse Naevus reçue un poing dans la figure, elle ne comprenait plus rien. Il l'avait draguée et maintenant il l'avait frappée. L'homme devait être dérangé mentalement et la militaire regrettait d'avoir suivit les règles de la citadelle en ne prenant pas d'arme sur elle. L'impuissance face à cette situation l'énervait au plus aux points, la sergent regarda encore une fois le nom inscrit sur l'uniforme du policier et tenta de se libérer.

Elle repensa aux sacrifices que beaucoup avait fait et l'opération marteau à laquelle l'armurière avait participé pour que aujourd'hui un salopard comme lui puisse continuer leur train de vie pourrit et s'amuse comme si de rien était. Le dégoût remontait en elle et son cerveau tournait à plein régime pour trouver le meilleurs moyen de faire regretter cette action à ce ''Meryn Trant''. Quand la Digerisienne sortit de ses pensées, Dole était là et l'officier la relâcha. Elle tomba à genoux et regarda l'homme sans honneur. Quand il finit sa dernière réplique, elle poussa une crie de colère de toute ses forces et l'on pouvait voir l'envie de vengeance dans son regard noir.

Le politicien se mit à vomir et l'armurière était encore à genoux à regarder le vide. ''Putain, quelle nuit...'' Naevus ce releva gentiment. ''Scana, vous allez bien?'' La turienne se tourna vers l'humain. ''Non, je veux voir ce type dévoré par les moissonneurs. Quand je pense que j'ai perdue des gens proches et que je me suis battue sur le front pour que ce genre de type puisse continuer leur train de vie en sans aucun respect...'' Elle respirait rapidement et serrait les poings. ''Le monde est injuste. Vu que je m'en ramasse plein à la figure, je vais être moins gentille la prochaine fois.'' L'injustice et le manque de reconnaissance agaçait la vétéran.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Dim 14 Juin 2015, 15:14
Dole accumula de la salive dans sa bouche, la remuant sur ses dents, avant de cracher au sol. Il sortit de l'intérieur de sa veste une boîte de chewing-gum, dont il becta l'un d'entre eux, l'écrasant entre ses molaires. Son obsession quasi-maladive avec sa santé buccale avait été mise à l'épreuve lorsque le contenu de son estomac lui passa dans la bouche, aussi, il cherchait à ne pas garder des morceaux et cette haleine putride d'alcool.

Alors qu'il ruminait son bout de patte, il s'approcha de Scana. Parler avec un chewing-gum, c'était impoli. Si on était une fille ça faisait passer pour une pute provocatrice, et si on était un mec torché, ça faisait passer pour un plouc débile. Il le cala dans un coin de sa cavité, avant de répondre à Scana, avec une voix étrangement douce et calme.

- La guerre des moissonneurs n'a jamais eu comme objectif de... Virer la corruption de la galaxie. Je sais que les politicards arrêtent pas de parler d'union sacrée, de l'alliance de toutes les espèces... C'est des conneries. On vit dans un monde dangereux, en ruine, et on hésite pas à fermer les yeux sur les comportements de bâtards comme ce type...
Durkheim appelait ça l'anomie, et...
Enfin bref.


Il fit un pas de plus vers Scana. Désormais il la collait presque, sa présence obstruait la turienne. En réalité, Dole avait peur qu'elle ne se mette des idées en tête. Elle n'avait pas l'air bien, elle avait l'air enragée, et rien ne pouvait l'empêcher de décider de foncer pour attraper le flic. Il serait bien dérangeant qu'elle ne se retrouve matraquée, quand bien même le sergent était refroidi.

- Il en vaut pas la peine... Le monde change, Scana... Dans quelques mois il va être viré, il finira en taule... Tout rentrera dans l'ordre... Tout finira comme avant...

Le sourire en coin de Thomas était assez tremblant et visiblement peu honnête. Même un mec complètement naïf et attardé aurait pu voir qu'il mentait, s'il avait été Pinocchio son nez aurait déjà poignardé la turienne au milieu de sa gorge.

Maintenant, la question, s'était quoi qu'ils faisaient. Le bordel qui avait eu lieu ne lui donnait pas envie de retourner dans le bar. Mais se balader dans un secteur de la Citadelle, en plein soir, avec des bandits et des flics pourri n'était pas non plus une perspective envisageable. Il avait envie de prendre un taxi et retourner à l'hôtel, de pouvoir s'assommer au lit et se relever demain, sûrement pour aller revoir son chien d'Habdaik.
Pourtant, une partie de lui n'avait pas trop envie d'abandonner Scana. C'était bien hypocrite de sa part de ressentir de l'empathie pour elle, voire même de ressentir de l'empathie tout court. Il n'avait pas une carrière d’assistante sociale, mais tout de même.

- Écoutez, je... Je pense pas que vous devriez rester là... Vous voulez que je vous paye un taxi pour que vous rentriez à votre hôtel ?

Bien sûr il n'avait aucune idée d'où elle habitait, mais tant pis, fallait donner le change. Une fois qu'elle serait dans sa navette et qu'elle partirait loin d'ici, il pourrait de nouveau l'oublier et passer à autre chose.

- Enfin, je sais pas où vous êtes, là... Si vous êtes en permission ou si vous logez dans une caserne...

Il était vrai qu'arriver torché et drogué dans une caserne militaire, surtout de la Hiérarchie turienne n'était pas une super idée. Mais c'était pas trop son problème.





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Mar 16 Juin 2015, 20:45
L'odeur de dégueulit empestait dans la rue et le con partait avec un aire de fierté. La turienne était prête à l'abattre comme une bête qu'on chassait. Elle n'avait jamais sentit des sentiments aussi fort pour tuer quelqu'un. On pouvait facilement deviner sa rage sur son visage et sa grimace. Elle laissait apparaitre toute ses dents et son regard laissait apparaitre ses envies de meurtre. L'humain vint vers la militaire et essaya de la calme ou de lui faire entendre raison. ''Le monde change! Je vois juste que la seule chose qui reste, c'est l'injustice et que c'est toujours les mêmes qui subissent.'' La militaire avait son nom et prénom, maintenant elle réfléchissait sur le meilleur moyen de lui rendre l'appareil. ''Je veux... juste...'' Elle s'arrête et réfléchit.

Dole semblait vouloir se rattraper et essayait éviter les conneries pour Naevus. ''Monsieur quand vous voulez mentir à quelqu'un essayez d'être crédible.'' Soudain, elle venait d'avoir une idée qui pourrait peut être marcher. L'ordure qui se promenait pour un flic regardait toujours dans leur direction et Scana se leva. ''Après réflexion, j'en ai rien à faire. Ce genre de type n'a rien à apporter et je verrais pas pourquoi il mériterait mon attention. Avez-vous un endroit plus accueillant à proposer?'' Et oui la bricoleuse ne savait plus se qu'elle voulait faire. Elle voulait trouver un endroit où elle pourrait rassembler ses esprits.

Les effets de la drogue étaient parties et la douleur du coup de poing ce faisait sentir. La sergent regarda sur son omnitech. Maintenant que ses sens étaient de nouveau opérationnel, elle avait simplement. ''Vous voulez à manger ou une boisson non alcoolisée? J'ai faim et comme vous m'avez aidée, je vais vous payer un truc.'' La turienne se mit à avancer en direction d'une adresse qu'on lui avait donnée il y avait quelque jours. ''On m'a parlé de feu d'artifice pour le changement d'année. C'est vrai?'' L'armurière voulait changer de sujet et oublier.


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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Mer 24 Juin 2015, 22:41
« Mash'allah, elle est ouf cette meuf » seraient les mots que prononcerait Habdaik s'il était présent. À peine avoir échappée à une tentative de viol de la part d'un agent des forces de l'ordre (Un acte révoltant mais peu surprenant), la voilà qui, tout à la fois terrorisée et enragée, désirait partir autre part avec Thomas Dole.
C'était en effet fort étrange de sa part. Déjà, parce que le simple fait de faire confiance à Thomas Dole était en soi un peu débile. Heureusement pour elle, le politicien, sous l'emprise de liqueures et fatigué, était aussi doux qu'un agneau.

- Vous... Pensez pas que rentrer ce serait mieux ?

Sans vraiment attendre de réponse à cette question, il décida de lui coller aux serres.

La Citadelle lors du cycle de la nuit, surtout dans les secteurs, était assez glauque. La station ressemblait plus à un gigantesque cloaque qu'à la fière cité de l'époque. Comme Rome alors que les barbares s'approchaient, elle était remplie d'immigrants braillards et violents. Dole était de droite, peu étonnant qu'il n'apprécie pas la venue d'immigrants, certes... Mais il est vrai que, autour d'eux, on observait des hommes à l'air patibulaire, de grands turiens ou de minces galariens qui étaient collés dans les allées, près des portes de garage ou des arrières-cours de bars. Certains lançaient des regards inquisiteurs vers l'étrange couple qui se baladait. Vu leur état d'ébriété et l'endroit, on eut presque dit une parodie de comédie romantique, il ne manquerait plus que Thomas se décide à lui tenir la main...

- On m'a parlé de feu d'artifice pour le changement d'année. C'est vrai?

Dole fut étonné de la question. Tellement étonné qu'il dût, pour une fois dans sa vie, y réfléchir...

Il est vrai que depuis la guerre, la Citadelle était proche de la Terre. Il observa sa montre, comme par instinct. L'heure indiquée à son poignet était l'heure de Vancouver, et il était en ce moment 17 heures dans la capitale. Le temps était une notion bizarre, surtout dans l'espace, entre l'heure concilienne, les rotations des planètes ou le voyage dans les vaisseaux... C'était une notion assez étrange et bizarre, alors que tout dépendait du temps.

- Eh bah... Je sais pas trop...

Son cerveau se forçait à travailler, à se remémorer ce qu'il avait pu entendre pendant la journée, comme de légers fragments de conversations logés dans sa tête. Intelligemment, il ignora parfaitement ce qui était arrivé à l'hôtel François Hollande, mais ça c'était un autre sujet.

- Ouais, il y a pas mal de monde dans les rues... On a commencé le cycle de la nuit depuis combien de temps, là ? Ouais, ça doit être dans une demi-heure non ?

Il n'en était pas sûr, mais comme pour prévenir à la réponse de la turienne, il enchaîna tout de suite avec le même ton calme et monotone :

- Pourquoi ? Vous avez envie d'y aller ?
- Volontier, je veux voir comment ils les font.

C'était bien une réponse de turienne, ça. Une personne normale (Entendez : Un humain) aurait dit : « Ouais, c'est sympa, c'est joli, ça peut être rigolo ». Elle, elle disait cash : « Ouais, j'aime bien faire péter des trucs ».

- Ah ouais, c'est vrai que vous êtes armurière... Remarqua Dole en se remémorant la conversation de l'après-midi. J'suis pas sûr que vous appreniez grand-chose, mais bon, ce serait sympathique...

En réalité, Dole n'avait pas la moindre idée d'où le feu d'artifice se déroulait. Mais grâce aux merveilles de l'extranet, cela ne devrait pas être compliqué de trouver un coin où se poser. En seulement quelques secondes, il était passé de simple famille à un père de famille qui tentait d'organiser une excursion pour sa fille. Et il était pas bon dans ce boulot.
Mais ça, se serait plus tard. Déjà, la turienne l'avait invité à grailler, et on ne refuse jamais un repas. Et puis, il fallait se remplir les tripes après avoir vomi.

Le restaurant que la turienne avait trouvé était une sorte de restau bizarre, qui puait le poisson, bondé de monde en cette soirée. Ça grouillait de familles populaires de la masse du peuple qui rigolaient bêtement alors que la télé au-dessus du bar diffusait un match de football. Ils entrèrent, et immédiatement, un galarien s'approcha d'eux tout en nettoyant des verres. Il s'agissait du taulier de la place, qui était obligé de faire le service pour combler le manque d'employés (Le faute à des coûts du travail trop élevés et une réglementation pas assez souple, mais là Dole pensait ça parce qu'il était de droite). D'une voix douce, très accélérée -comme tous les galariens- et polie, le petit être à la peau bleuâtre et aux yeux gris leur demanda :

- Bonsoiiiir, une table pour deux ?

La rapidité quasi-mécanique avec laquelle il avait posé la question fut aussitôt répondue par une autre phrase tout aussi mécanique.

- Oui, c'est cela.
- Vous aviez réservé ?
- Non.
- Entendu, veuillez me suivre s'il vous plaît.

Fonçant tel Napoléon avait foncé en Prusse, le galarien traversa les allées de tables et de clients braillards, de vieux qui riaient gras, d'enfants qui faisaient crisser leurs couteaux sur les assiettes, de femmes qui se plaignaient et de mecs qui parlaient politique. Des gens tout à fait normaux.

- Où souhaitez-vous vous placer ?
- Un peu plus loin si c'est possible.
- Pas de problème.

Dole détestait le peuple. D'ordinaire, politicien qu'il était, il arrivait à refouler ce sentiment de dégoût envers la masse puante et grouillante, leur serrant la main, riant avec eux, faisant croire qu'il était « du peuple », avec les électeurs... Là, il n'avait même pas envie de faire croire.

- Cette table vous convient-elle ?
- Oui, oui... Dit Dole, apparemment un peu énervé.
- Entendu. Je vous laisse regarder la carte.

Comme pour Meryn Trant tout à l'heure, Dole utilisa son omni-tool pour lui filer quelques crédits.

- Si vous pouviez aller un peu plus vite... Mon amie et moi sommes un peu pressés... Nous ne voulons pas manquer le feu d'artifice.
- Mais pas de problème monsieur ! Nous ferons aussi vite que possible !

Dole prit place. Il émit un court soupir en posant ses fesses sur la chaise, avant de se rapprocher de la table. Les bruits, les cris de joies, les rires... Tout ça l'emmerdait.
C'était pas tellement de la haine qu'il éprouvait. Ce serait excessif. C'était plus quelque chose comme... Enfin, il était comme mal à l'aise devant ces gens « normaux ».

- Eh bah, il y a du monde ce soir... Se contenta-t-il de remarquer à Scana. Mais bon, vous allez mieux ? Si vous ne vous sentez pas trop bien, je peux vous appeler un taxi...





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Jeu 25 Juin 2015, 18:25
La suite de la soirée ne pourrait être que mieux par rapport à se début bien pourri. L'humain semblait être intrigué par l'envie de Scana pour aller voir les feux d'artifice. Cette dernière voulait juste avoir au moins un bon souvenir de cette soirée. Le politicien semblait avoir mal compris l'armurière en évoquant le fait qu'elle n'apprendrait pas grand-chose. ''Je veux pas apprendre à faire des trucs, je veux juste regarder le spectacle et garder une lueur de bon souvenir de cette permission à la citadelle.'' Dole ce mit à chercher sur son omnitech quand à elle, elle chercha la direction du restaurant que lui avait parlée Livia. Le duo finit par se mettre en route. Le long du chemin la militaire regarda les alentours, le premier constat fut simple. ''Comment j'ai pue déprimer au point de finir dans un quartier aussi pourri. Il faut que je me reprenne en main.'' Maintenant que la drogue avait finit ses effets, elle y voyait plus clair.

Une fois près du restaurant, la turienne soupira en voyant une bouche d'égout qui débordait dans une rue à côté. L'avantage était qu'on savait d'où venait l'odeur de poisson mort. Le reste dans la rue ne semblait pas être mal famée et aux vues des gens par ici, la femme pensait qu'il n'y aurait pas autant de problème. Livia avait parlée de ce restaurant comme étant le meilleur endroit pour manger des hamburgers à la citadelle. Cette nourriture était réputée pour être très grâce, mais ici ils les faisaient maisons et ne compensait pas la viande avec du gras. Dole passa devant et chercha une table avant que Naevus puisse demander si ça lui convenait. Se soir il semblait y avoir beaucoup de famille et Dole semblait vouloir s'éloigner des crient des gamins. L'armurière n'était pas fan des gamins et si l'un d'entre avait le malheur de crier tout l'ayant dans les parages elle n'hésiterait pas à lui apprendre les bonnes manières.

Le duo s'assit à la table qu'avait choisi Dole et le serveur apporta les cartes. ''C'est pas trop dur de retirer les bout de salades entre vos dent avec ces mandibules ?'' Scana ne s'attendait pas à cette remarque. ''Heu... Non'' Naevus Voit que l'humain la charrie. ''Je préfère les steaks saignants.'' Le galarien revint et la turienne commanda un hamburger qu'on lui avait recommandée ainsi que de la boisson non alcoolisée. La femme remarqua qu'un enfant humain était au chemin et lui faisait des grimaçes. Il se rapprocha de leur table. ''Monsieur pourquoi vous tapez pas l'alien?'' Le gamin blond aux yeux bleus s'adressait à Dole et pointait la sergent. ''Mon papa il dit qui faut mettre une laisse.'' Le sal gosse se mit à crier contre un homme qui s'approchait de la table. ''Merde, tu arrête de crier le môme.'' L'homme était un turien de la police militaire qui semblait avoir du galon. Une femme humaine vint au milieu. ''Vous voyez pas que vous faites peur à mon enfant!'' L'officier regarda l'humaine en gardant son calme. ''Vous voyez pas que votre gosse s'en est prit à cette femme là...'' Il pointa Scana. ''Et maintenant il vient s'user les cordes vocales contre moi et je lui fais peur? Apprenez lui à ce tenir avant de faire des remarques.'' La mère lança un regard à Thomas. ''Comment pouvez vous supporter ces gens?''

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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Mer 01 Juil 2015, 16:12
Attablé, Dole regardait passivement la carte du restaurant. Il n'avait pas vraiment faim mais il n'avait pas non plus l'avoir l'air d'une fiotte qui commandait une salade pour faire genre. C'était pas un truc de mec, ça. Sa réflexion fut suffisamment poussée pour tenter de faire chauffer son intellect, songeant à ce qu'il allait bien pouvoir demander comme connerie. Suave, il lança une blague de merde à la turienne, sans vraiment parvenir à la faire sourire.

Le serveur galarien revint, rapidement, comme il l'avait demandé. Peut-être que finalement il n'aurait pas dû le payer. Sans même avoir eu le temps de discuter avec la turienne, voilà qu'il devait choisir. Redressant son dos, et fixant le serveur directement dans les yeux, il lui dit, avec la voix la plus classe et sèche qu'il pouvait faire :

- Steak saignant. Frites, sans sauce. Et vous amènerez une carafe d'eau.


Les vaches de l'espace, résistantes et possédant une grande capacité d'adaptation, produisaient une très bonne viande à moindre coût, ce qui changeait des steaks synthétiques pourris ou des galettes de soja que ces sales putes de vegans à la con fourraient à la chaîne dans les gorges de pauvres êtres humains. Être vegan, c'était être dégénéré, ou bien une sale pute de hippie suédois, féministe et anti-fa à ses heures.
Les dents de Thomas grinçaient. Juste le fait de penser aux vegans lui donnait la gerbe. Mais alors qu'il était dans ses pensées, quelqu'un trouva -encore- le moyen de lui peler l'oignon.

- Monsieur pourquoi vous tapez pas l'alien?

« Et pourquoi ton père bat pas ta mère ? Il doit s'ennuyer à force qu'elle ne fasse que sucer ma bite ! » eut envie de répondre le politicien. Heureusement, des décennies à refouler sa rage l'avait endurci, aussi, il se contenta de faire un sourire figé en la direction du chérubin irrespectueux.

Avant même qu'il ne puisse répondre, vient se mêler un autre scatophage supraluminique, une sorte d'enculé de suceur de turien qui ramenait sa fraise sans qu'on lui demande. C'était habituel des turiens bien sûr mais là n'était pas le souci. Dole ouvrit la bouche pour le calmer mais d'un coup la mère du chiard arrivait.
Ils devaient vraiment vouloir faire chier pour tous se retrouver au même moyen dans ce bordel, saloperie de sa mère.

- Allons, allons... dit Thomas d'une voix ferme, ses sourcils froncés en direction de la mère. Votre fils a des remarques étranges, le genre qu'on ne dit pas en public, vous devriez veiller à le punir, madame.

Recevoir des leçons en public. C'était très humiliant pour une mère, et d'ordinaire, souvent suffisant pour la faire se replier.
Sauf que cette mère-là était une ignominie aux ancêtres consanguins.

- Comment ?! Qu'est-ce que vous avez dit ?!

Dole soupira très longuement. Quelles étaient les chances qu'un jour quelqu'un se souvienne de ça ? Qu'on en parle encore ? C'est pas comme s'il était quelqu'un de connu, ou que quelqu'un avait un micro.

- Non mais vous vous prenez pour qui ?!
- Sérieux va falloir arrêter les conneries, maintenant, hein ! Votre enfant il dit vraiment de la merde, je me demande comment un être humain qui pourtant est censée avoir un cerveau d'environ 1100 cm3 puisse éduquer son gosse comme ça. Non mais sérieux quoi, à un moment faut arrêter les conneries ! Vous avez déjà pensé à consulter un médecin ?! Bien que je sois sceptique sur l'aide que peut vous apporter la médecine moderne, ça pourrait peut-être être bien pour vous ou au moins pour vos parents, qu'ils soient rassurés un peu...

S'il s'agissait d'un homme, il aurait déjà eut la mâchoire brisée. Mais il s'agissait d'une femme, Dieu merci. Elle ouvrait la bouche, et sa face devenait rouge de hargne. Qu'importe. Le serveur arriva rapidement et calma toute la troupaille, à force de sourires et de petits gestes des bras.

Ils sont forts ces galariens.

La femme et son enfant partirent d'un côté, et vite toute cette histoire fut oubliée. Dole regarda Scana directement dans les yeux, avec toujours son éternel sourire de pute.

- Wallah toutes les merdes nous tombent dessus ce soir, hein ?





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MessageSujet: Re: Le malheur de certain fait le bonheur pour d'autre   Ven 03 Juil 2015, 20:59
L'ambiance du restaurant était censée être bonne et en ayant la femme et sa charogne de gosse qui venaient provoquer c'était devenu énervant. L'officier turien semblait serrer le poing par ras le bol et la turienne regarda avec ses yeux perçant la femme qui protégeait son animal qui ne connaissait sans doute pas le mot éducation. L'armurière repensa à la commande. Elle se demandait à quoi allait ressembler les deux plats. Soudain l'humain de se mit à sortir un sermon à la mère et qui finit par partir après un instant. ''Merci monsieur. J'ai cru que j'allais la baffer.'' Le membre de la MP regarda le duo. ''Bon appétit.'' Il partit à une table pas très loin de la leur.

La serveur arriva avec les plats et Scana voyant l'aspect, l'odeur et ayant le ventre vide, la militaire ne laissa pas le temps à la nourriture de refroidir. Dole sortit une remarque loin d'être fausse avec se qui venait de ce passer. La turienne venait de croquer son premier morceau ,prit le temps de le finir et reposa la nourriture. ''Vous avez raison. J'apprend que mon amie ne peut pas venir, ensuite un inconnu essai de me draguer, cette crevure de Trant me casse la figure et voulait me violer et le final le chieur raciste vient nous agresser avec sa mère casse pied. Je voudrais avoir au moins un truc de bien dans cette soirée bien pourrie.'' La femme regarda le plat de l'humain et repartit sur sa nourriture. "On vit tous des journées pourries... Dites-vous que c'est les esprits qui veulent vous tester." Elle reposa sa nourriture. ''Ouais ouais, je n'ai plus qu'à me réconforter avec ce repas.''

Le hamburger était au moins bon. "On est d'accord que c'est vous qui payez, hein ?" La turienne fixa le politicien avec son regard perçant. Elle ne le faisait pas sur un aire méchant, mais plus par étonnement. "C'était une blague." Elle continua son repas . ''Je tiens à payer ma part. Je ne vais pas vous faire payer ma consommation.'' Scana regarda part une fenêtre qu'elle arrivait à voir. Elle était simplement en train de rêve un peu et ce le permit l'espace d'un court instant pour ce redonner un peu de motivation.

Le repas était bon c'était la première bonne nouvelle de la soirée. Une fois le repas finit, elle paya sa part et souhaita une bonne soirée au politicien. Une fois dehors, elle tomba sur Livia qui avait prit un repas à l'emporter. ''Tu suivis mon conseil à ce que je vois et tu t'es bagarrée?'' Elle semblait avoir vue la marque du coup de l'agent sans honneur. ''Oui un con du nom de Trant qui m'a agressé.'' Le femme prit son amie blessée dans les bras. ''Ta soirée n'a pas du être super à voir ta grimace.'' L'armurière ce laissa faire par son amie. ''Je crois que c'est la pire soirée que j'ai passée.'' Scana voulait juste passer une soirée tranquille et voir les feux d’artifices. ''Tu veux rester avec moi et on va voir les feux ensemble?'' Naevus hocha de la tête et partit avec son amie. Une fois à l'appartement de l'hôte, les deux turiennes discutèrent ensemble et regardèrent le spectacle qu'elles attendaient depuis un moment. En fin de compte, La bricoleuse passa les dernières heures de cette années dans la bonne humeur et en bonne compagnie.


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