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 Les ombres d'Omega

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MessageSujet: Les ombres d'Omega   Ven 12 Juin 2015, 17:49

Et la chasseresse devient proie.

Les Berserkers ont mis peu de temps avant de me retrouver, et encore moins à entamer une traque harassante pour avoir l'occasion de me trouer la peau. Un coup de pied dans la fourmilière et me voilà pourchassée par tout un bataillon de chasse, avide de vengeance.

Vengeance. Une notion que je ne connais que trop bien.

J'aurais dû l'écouter et rester plus de temps à guérir de mes blessures. Non, j'ai préféré ne pas perdre de temps, éviter que les informations obtenues deviennent obsolètes et ainsi perdre une fois encore la trace des salauds qui ont fait sauter l'Au-delà. Et je paie aujourd'hui le prix de mon impatience, de mon impulsivité. J'ignore combien de Berserkers sont sur mes traces. Certains ont même réussi à me tendre une embuscade, mais je n'ai laissé que des cadavres derrière moi, brûlés ou déchiquetés.

Mais seule contre tous, je ne tiendrai pas jusqu'au matin.

Une rafale retentit, une balle ricoche violemment sur l'épaulière de mon armure. Souffle rapide, aliméntée par la rage, je me retourne vers la provenance du tir et laisse parler mon Disciple. Celui-ci hurle, et vomit sa chevrotine, déchirant la cage thoracique du Vortcha m'ayant ciblé. J'entends les cris stridents de la vermine Berserker de part et d'autres, et parmi ce brouhaha, plusieurs lourdes voix caverneuses proférants maintes injures. Des Krogans. Plusieurs foutus Krogans sont de la partie. La dernière rencontre avec un de leurs semblables avait mal fini, et même si j'ai pu m'en sortir, cela tenait plutôt d'un réflexe de survie, voire même un miracle de m'en sortir vivante. Et il était seul.

Là, ils étaient au moins deux, en pleine forme de surcroît. Accompagnés par plus d'une dizaine de ces Vortchas avides de sang et de massacre. Peut-être aussi d'un sentiment de vengeance après ce que j'ai fait à leurs congénères qui étaient en travers de mon chemin. Ils ne doivent pas trop apprécier le barbecue fait maison que je leur ai concocté. Je les entends grogner, crier leur envie de goûter à de la chair bleue fraîche, de pouvoir plonger leur poignard dans le lard charnu et voir le sang s'écouler de mon corps en entier.

Oui, la chasse est ouverte, la battue est en place. Mais la proie n'a pas l'intention de se laisser faire.

Alors le silence sera mon arme, les ombres mon voile invisible. Cette lame qui a coulé du sang Krogan demande encore quelques âmes, et je vais la lui en donner. Au lieu de la tête de Red, ils n'auront que les flammes de ma rage brûlant leur chair, leur coup tranché à vif vomissant leur sang vicié. Je me concentre sur ma respiration, retrouvant peu à peu une parfaite régularité et un souffle plus silencieux. Tous mes sens aux aguets, je me faufile d'ombre en ombre alors que les prédateurs sanguinaires continuent leur inlassable traque. Ils ne s'arrêteront qu'à la mort. La mienne, ou la leur. Je longe les murs, à pas de loup, prête à donner le coup de grâce. Mais la fièvre, quoique réduite à peau de chagrin, demeure une gêne à ma concentration. Je crains les délires, les hallucinations, tout ce qui peut m'empêcher de distinguer clairement une menace et l'étouffer efficacement. Le moindre bruit peut être amplifié par la chaleur excessive dans ma tête, causant une réaction disproportionnée. Voire même me mettre à découvert.

Le bruit de pas vient à mes orifices auditifs, rapproché. Des chuchottements également, et le timbre de ces voix peu discrètes ne fait aucun doute sur la nature de leurs propriétaires. Deux Vortchas. Et ils sentent ma putain de présence. Je dois garder mon sang froid, ne pas me laisser aller à la soif de sang, empaler le premier venu au risque de servir de passoire. Se réfugier dans l'ombre, ne plus bouger, maîtriser sa respiration pour ne garder qu'un infime souffle. Coeur au ralenti pour l'offrir qu'une douce et lente pulsation régulière. Trois Vortchas, en fin de compte, donc deux en avant-garde. Ils ne me voient pas, mais savent que je suis dans les parages. Ils le sentent. Le troisième ferme la marche, plus éloigné. Le sang gicle alors que ma lame charcute sa gorge en un coup précis, par derrière, en silence. Les deux autres se retournent vivement, pour ne constater que le cadavre de leur compagnon d'arme baignant dans son propre fluide vital, le corps secoué de spasmes.

Le dédale de rues ne permet pas une fuite des plus efficaces, notamment à cause de la faiblesse de mon corps pas entièrement remis de ma dernière mission. Et je les entends, mes poursuivants, se regrouper. Je les sens bientôt sur moi, bloquant tous les accès. Bientôt, ils m'encercleront. Mais je ne m'en irai pas avant d'emmener certains d'entre eux en enfer.
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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Sam 13 Juin 2015, 17:22

Les ombres d'Omega


L'inconnue du toit.
   



Quelques temps plus tôt.


Sur le toit d’un immeuble, Kyre toute excitée s’installait tranquillement en fredonnant une petite mélodie, en vrai elle chantonnait ce qu’elle avait dans les écouteurs qu’elle avait dans les oreilles. Tout en posant au sol une mallette noire tout en douceur. Puis juste à côté, elle déposa son sac à dos.

Dans les écouteurs:


Ooh I love my ugly boy
So rough and tough
Don't care about anything but me
Yes I just love him cause he's so crazy
Just crazy about me


Alors, elle ouvrit la malle, en pièces détachée, un fusil de précision se trouvait à l'intérieur. Tout en continuant sa chanson, elle montait son fusil en prenant tout son temps pour que ce soit parfait. L’avantage avec ces objets-ci étaient qu’ils étaient faciles à monter/démonter. Le canon et la lunette enfin mis en place, elle activa le déploiement du fusil qui le fit sans broncher. Kyre ricana légèrement et sortit de son sac un paquet long d’environ 50 cm et en sortit un silencieux plutôt impressionnant non sans se marrer devant la taille de l’engin.

Une fois celui-ci monté sur le fusil, elle sortit de son sac le calculateur de tir qu’elle fixa également au fusil. Objet incontournable pour les gens qui n’étaient pas sniper de métiers. Enfin, elle intégra le chargeur et se mit en place.
« Alors, comme ça.. Sale petit enfoiré.. » L’œil dans sa lunette, elle cherchait un point en particulier dans un vieil immeuble. « Tu te permet de monter un coup contre moi.. » Enfin son viseur tomba sur un humain qui fumait une cigarette tout en semblant gueuler sur un autre. Kyre activa son omnitech et appela un numéro. Un instant plus tard elle vit l’humain décrocher avec rage sans même regarder qui l’appelait.

« Steeve ! C’est toi ?! Alors vous l’avez eue ?! »
« Ohh ils ont fini par me trouver oui, Allan.. » Répondit-elle d’un ton froid et amusé. Allan, l’humain resta sans voix, surpris de l’entendre. « Je suis très déçue tu sais.. »
« Kyreshorl ! écoute.. euh.. J’ai fait une erreur ! Oui ! Je suis désolé enfin tu sais comment ça marche ici hein.. C’est Oméga ici! Tu peux comprendre. »
« Oui, Allan.. Je comprends. »
« Oh tu comprends.. Bien.. Alors ? Sans rancune ? Hein ? »
Kyreshorl ricana une fois de plus, elle pouvait lire la peur sur le visage d’Allan qu’elle avait dans sa lunette. Elle marqua une pause avant de répondre d’un ton amusé.
« Allan.. Allan.. C’est Oméga ici. » Elle pressa sur la détente, le suppresseur était certes efficace car seule la mécanique claqua puissamment a ses oreilles accompagnée du recul. De plus, la balle elle-même siffla l’air dans un son qui résonna dans les rues jusqu’à traverser la vitre puis le crane d’Allan puis le mur derrière lui. L’autre gars qui se faisait engueuler prit ses jambes à son cou.

C’est alors qu’elle allait se redresser qu’elle entendit des tirs dans une des rues en contre bas, par curiosité elle jeta un œil par sa lunette jusqu’à tomber sur trois votchas, étrange. Etrange jusqu’à-ce qu’une asari en égorge un et disparaisse aussitôt. Son intérêt touché à vif, elle observait la scène un moment. Elle s’adressa alors à son IV personnelle.
« Sphère, tu arriverais à te connecter à un terminal dans cette rue au sud de ma position ? Il y a une personne intéressante en bas. »
« Calcul de vos données GPS, recherche en cours. Si vous connectez votre omnitech au calculateur de tir je pourrais être en mesure de suivre ses mouvements. »
A vue de la façon de bouger de l’asari, il ne faisait aucun doutes sur le fait qu’elle soit blessée, mais que faire ? Vue comme ça, elle ne pouvait pas deviner qui avait tort ou raison si ce n'est que les vortchas étaient Berzerkers et que c'était une raison suffisante à ses yeux pour venir en aide à une asari qui ne semblait pas faire partit d'éclipse. Elle avait fait ce que Sphère lui avait recommandé et connecté le calculateur.
« Appel de l'un des terminals en cours. »« Aucune réponse. »
« Elle à due le louper, en même temps qui répondrait à un appel en cette situation. Je vais essayer de la diriger. Calcule-moi la direction du prochain terminal. »
« Directions envoyés. »

Il lui fallait alors trouver un moyen de la diriger d’ici, vers un lieu munis d’un terminal. Alors qu’elle voyait l’asari approcher d’une petite ruelle, elle tira alors à deux/trois mètres devant elle pour l’obliger à emprunter la ruelle à sa droite qui était un cul de sac. Elle attendit alors l’arrivée des deux vortchas pour leur administrer une balle à chacun avant qu’ils n’arrivent à la dite ruelle. Encore une chance que l’intelligence des Vortchas soit si précaire.
« Sphère, contact le terminal de la ruelle, si elle ne répond pas laisse le répondeur, ces choses-là sont munis d’un haut-parleur. »
« Appel en cours … Pas de réponse. Activation du haut-parleur.. Vous pouvez essayer. »
« Hey! Si vous voulez vous en sortir je vous recommande de me faire confiance, malgré les circonstances.. Je vous transmets un chemin à parcourir jusqu’en sécurité, mémorisez le via le terminal, je vous couvre jusque-là. Ne prenez pas d’initiatives inutiles, il en va de votre vie après tout.. »

Sphère transmit l’itinéraire jusqu’à une sorte de garage aménagé qui était une vieille planque de Kyre datant de plus d’une centaine d’années. Elle prépara alors le pack de munition qu’elle avait dans son sac à dos et se mit en position pour protéger au mieux la jeune asari.


 






Dernière édition par Kyreshorl Venterra le Mer 24 Juin 2015, 15:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mar 23 Juin 2015, 17:48
C'est la deuxième fois qu'une personne tente de me sauver la vie, ou croit qu'il reste encore quelque chose à tirer à l'intérieur de ma carcasse brûlée. Deux coups de feu de gros calibre arrêtent net mon avancée à l'aveugle, poursuivie par des Vortchas en soif de sang. A coup sûr une manoeuvre sûre pour m'amener à cette impasse, plutôt qu'un manque de précision. Sa voix résonne d'ailleurs dans un des terminaux de cette ruelle qui ne mène nulle part. Une voix de femme, à peine trafiquée. Humaine ou Asari ? Je ne saurai le dire, mais quoi qu'elle puisse être, elle m'envoie un plan des lieux et un trajet à suivre. Je le mémorise via l'Omnitech, tournant la tête lorsque deux autres coups de feu de gros calibre font mouche, fauchant les deux Vortchas qui me poursuivaient.

Le téléchargement fait, il ne me reste plus qu'à suivre les instructions. Et ne pas me laisser coincer par le reste des Berserkers avant d'atteindre la destination. Je vérifie mes armes, tâte mon épaulière fragilisée, et mon flanc pas encore bien remis de mon précédent combat. La fièvre, fort heureusement, s'est enfin dissipée, me permettant de garder les idées plus claires. Je n'ai pas repéré l'ange gardien armé d'un fusil de précision, il doit certainement être perché dans les hauteurs, loin de la chasse à l'Asari qui se déroule en ce moment même.

Les voix se rapprochent, je sens presque les pas lourds des Krogans résonner non loin de ma position. Je n'ai plus le temps de réfléchir. Je dois courir.

Les ruelles défilent sous mes yeux à mesure que je me rue vers le point de rendez-vous. Les balles fusent, les cris se succèdent aux râles d'agonie et aux bruits de chair déchirée et de sang giclé. Les corps de Vortchas tombent un par un, mais les détonations provoquent un regroupement des forces Berserkers en présence, sans nul doute pour tenter de me prendre en tenaille. Le sniper fait son travail, dégageant le passage, mais les mercenaires ont tôt fait de me rattraper. Ma blessure m'empêche de sprinter plus efficacement, avec une rapidité réduite.

Plus que quelques mètres, et j'attendrai une zone plus sûre, plus propice aux cachettes. Mes poursuivants menacent de leurs rafales, il faut que je tienne encore un peu. Alors ils connaîtront le feu de ma vengeance. Je m'arrête à une ruelle adjacente pour me couvrir, et empoigne mon Firestorm. D'un seul coup, je sors de ma cachette et fais cracher les flammes de l'enfer, provoquant un barrage ardent difficilement franchissable. Pas le temps de les voir rôtir sur place, je dois les semer.

Je ne veux pas d'une autre confrontation avec ces foutus Krogans. Je ne suis pas encore prête à tenir un combat de front face à l'un d'eux. Je me retourne, personne. Pourtant je les entends gueuler derrière moi. Ils sont proches, ils ne me lâchent pas. Plus que quelques dizaines de mètres. Et là, je l'aperçois, fusil en main, sourire carnassier sur ses lèvres de batracien, ses yeux rouges d'un jaune doré braqué sur moi en un regard de prédateur avide de sang. Un des Krogans m'a repéré et ouvre sans plus attendre le feu. Le bouclier tient bon, mais l'impact sourd des balles sur mon armure me fait chanceler, er raviver la douleur au niveau de mes côtes. Et pas moyen de riposter sans risquer de me prendre une salve fatale.

Allez, toi qui tient tant à me voir en vie, il te suffit de flinguer ce tank sur pattes !
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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 24 Juin 2015, 15:35

Les ombres d'Omega


La mort d'en haut.
   



Focalisée sur son objectif, elle ouvrait ou défendait la voie assurant du mieux possible la sécurité de la jeune Asari. Quel sentiment étrange, pourquoi faisait-elle ça ? Pour qui ? Elle qui n’avais jamais vraiment pris la défense de qui que ce soit sans intérêt personnel. Elle qui n’avais reçût de l’aide que dans des moments où ils n’avaient guère le choix. Personne ne.. Un semblant de réponse lui vint en tête bien qu’elle ne sache trop quoi penser. Mais peu importe, faisons en sorte de prolonger un peu cette vie.

Alors la croix de sa lunette survole les ruelles et les toits, elle réduit le zoom pour le ré augmenter sur une cible, un coup d’œil sur le calculateur cet outil merveilleux et elle presse la détente. Le violent mécanisme claque à ses oreilles et le choc du recul à son épaule la secoue jusqu’aux pieds. L’énorme silencieux fait son office mais les balles sifflent l’air d’un son supersonique qui résonne dans les ruelles, elles annoncent la mort quelques millièmes de secondes avant de frapper. L’impact lourd des projectiles sans pitié dévaste les corps des vorchas qui perdent soudainement quelques kilos de chair et de sang. Kyre qui n’était pas une tireuse d’élite, le regrettait quelque peu lorsque la croix pointait un ennemis, c’était comme annoncer sa mort ou plutôt c’était comme s’il était marqué par la mort et que celle-ci tomberait du ciel et frapperait comme un éclair sans que la victime n’ai le temps de réaliser qu’elle avait été choisie.

Mais la mort qui vient d’en haut ne faisait pas l’unanimité, car elle fût accompagnée par les flammes ardentes crachée par les mains d’une jeune asari peu prise au sérieux. Une arme peu commune pour une jeune fille, mais qui prouvais que les flammes étaient plus belles lorsqu’elles étaient utilisées avec la dextérité et la grâce asarienne. Kyre ne sut empêcher un léger rictus à la vue du spectacle, une nouvelle pensée lui traversa le crane, en accord avec la réflexion qu’elle s’était faite plusieurs minutes plus tôt. Mais une fois de plus elle chassa ses pensées de la tête.
Il fallait qu’elle descende, sa petite protégée arriverait bientôt à destination et elle ne sera plus en mesure d’assurer d’ici. Elle fit fendre l’air d’un dernier projectile qui traversa la cage thoracique d’un dernier vorcha. Elle avait maintenant assez de temps pour descendre au plus vite, elle sauta dans sa voiture en jetant le fusil et le sac de munition sur le siège passager et décolla en trombe pour descendre en piqué vers le pied du bâtiment. C’était un quartier pas terrible mais qui ne faisait pas partit du territoire Berzerker, le Bordel qu’avait foutu la fusillade avait fait fuir les civils. Elle posa la voiture dans le garage de sa cachette qui était la destination finale de l’asari. Elle se dépêcha de monter les marches en direction du sas d’entrée, fusil en main tout en retirant le silencieux. Après avoir jeté un œil dans le petit couloir l’extérieur, elle ouvre le sas et s’engouffre dans le couloir, étrange sa protégée devrait déjà être là.

Des coups de feu trop proches résonnent dans la rue, beaucoup trop proches. Kyre se précipite hors du couloir qui donne sur la rue sur sa gauche, au bout de la rue un Krogan qui déverse ses munitions. Pas le choix, Kyre concentra sa biotique et leva son fusil à l’épaule en écartant les jambes pour prendre le meilleur appui possible. La biotique concentrée sur le fusil pour limiter au maximum le poids et le recul, elle aligne la mire à hauteur de tête. Un premier tir claque comme un coup de tonnerre dans la rue, à cette distance, c’était comme tirer à bout portant. L’impact fut si violent que le bouclier cinétique du krogan fût littéralement détruit et la balle pénètre l’armure, le Krogan trébuche et cesse de tirer alors qu’elle, rechargeait la machine. La bête de muscles grogne et hurle sa haine et ses douleurs, la rage et la folie s’empare de son regard devenu sauvage il se tourne lentement vers Kyre.

« Tu crois peut être que tu es le premier que j’affronte ? » Murmurait-elle en rechargeant, elle repositionne l’arme et presse la détente à nouveau atteignant le Krogan en pleine poitrine malgré ses efforts pour viser la tête, il était devenu fou et maintenant elle était en danger. Elle lâcha l’arme alors que le Krogan démarrait sa charge un peu de la même façon qu’un camion. Elle empoigna son meilleur ami, son lance grenades, celui avec qui elle avait déjà tellement fait de dégâts qu’ils soient matériels ou autres. Le temps qu’il se déploie la brute avait déjà parcouru une vingtaine de mètres et lorsqu’il fût à mi-chemin, la première grenade entra en collision avec le sol à ses pieds. L’explosion le stoppa net, elle avait détruit une bonne partie de son armure, Kyre elle reculait à petites foulées. Le barillet avait tourné d’un cran, le Krogan lui, reprenait la charge en hurlant, plus lent il se pencha sur le côté pour se protéger avec sa bosse de la grenade qui explosa contre celle-ci, le titan s’écroula sur le sol son armure était cette fois réduite en morceaux et sa bosse était salement creusée.

Elle ne pouvait pas se permettre de lui laisser la moindre chance de se relever et de tenter autre chose, un Krogan, même gravement blessé restait un Krogan dangereux. Alors dans sa main droite elle chargea sa biotique, prenant un peu de temps alors que le Krogan peinait à se relever, il glissait sur son propre sang. Alors elle avançait vers lui et lui lança son pouvoir de Rupture sans difficulté pour atteindre l’énorme masse dont l’armure n’était même plus là pour protéger. Dans quelques secondes il sera dans un état critique, inoffensif. Elle ramassa son fusil et fit signe a Vala de se dépêcher de la suivre dans le couloir qui mène à sa cache.

Comme à son habitude elle était vêtue de sa tenue habituelle, sombre, semi légère et moulante équipée de bouclier cinétiques et d'accumulateurs auxiliaires ainsi que bien d’autres choses cachées sous un hoodie noir par-dessus l’armure et la capuche sur sa tête qui assombrissait son visage. Elle entra la première dans la cache en posant le fusil contre le mur, lorsque Vala se décida à entrer elle ferma le sas et le verrouilla. La cache n’était autre qu’un garage aménagé de quelques meubles, d’un petit coin cuisine munie d’un bar de petite taille, d’une table, de vieux canapés encerclant une table basse et d’un terminal. Kyre se dirigea en silence ver le bar et prit une bouteille de Ryncol et se servit un petit verre après en avoir proposé d’un signe distinctif avec la bouteille, à Vala car quoi de mieux qu’un alcool krogan après en avoir calmé un ?
« Vous avez eu de la chance.. J’ai.. Aperçu votre escapade entre amis par hasard. » Dit-elle finalement le ton de sa voix habituellement glacial sans pour autant être agressif. « Qu’avez-vous fait aux Berzerkers pour qu’ils soient aussi furieux ? » Elle lui fit signe de s’installer ou bon lui semble, alors qu’elle s’accoudait au comptoir en l’observant de ses yeux vairons, détendue.. Même étrangement détendue pour la situation.



 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Lun 29 Juin 2015, 18:13
Ma dernière heure est arrivée. Enfin. Le Krogan va me rattraper, le point de rendez-vous encore à une bonne distance de là, et l'ange gardien qui me couvrait ne peut l'abattre de son perchoir, ne pouvant plus avoir une bonne vision de la scène. Omega vient encore d'engloutir dans la fange du mal un de ses antidotes potentiels. A croire que la station ne peut vivre sans la criminalité, et qu'elle ne le souhaite pour rien au monde. Mais quitte à rester sur le carreau, à ce que ma quête finisse ici, dans les ruelles d'Omega, sans avoir pu aller au terme que je recherche, autant faire face à mon destin et emmener avec moi ce satané Krogan dans un dernier combat. Je m'arrête, et me retourne face au tank sur pattes, ma respiration assistée par le casque de mon armure, poignard en main et une aura biotique naissante autour de mes poings.

S'il le faut, alors je te rejoindrai, Raena.

Une détonation assourdissante résonne soudain dans les couloirs sombres d'Omega, vrillant mes tympans, provoquant un accroupissement réflexe alors que le Krogan vacille sous l'impact brutal de la balle de gros calibre. A travers la visière teintée de mon casque, j'aperçois celle qui est finalement descendue de son perchoir pour me donner les précieuses minutes me permettant d'atteindre ma destination : une Asari, d'après la couleur de peau de son visage à moitié dissimulé sous une capuche sombre, armée d'un long fusil que j'identifie aussitôt à une redoutable Veuve, au canon fumant. Une deuxième salve détruit une partie de l'armure du Krogan qui continuait sa charge, ainsi que le reste de son bouclier. Puis le silence, ponctué par les grognements du Berserker, et je ne sais que trop bien ce qu'ils annonçaient. Mon état ne me permettra jamais de tenir tête à un Krogan animé par la frénésie, chargeant comme une fusée blindée qu'on ne peut arrêter.

Et pourtant, cette Asari vient de le faire.
Elle vient de mettre à terre un Krogan enragé. Avec aisance. Un mélange d'impuissance, de frustration et d'admiration m'habite alors, ainsi que trois issues : la suivre ou partir. Je ne la connais pas, j'ignore ses intentions, ni dans quel but elle s'interpose entre les Berserkers et moi. Et elle est diablement efficace, donc dangereuse. Et je ne peux rivaliser avec elle avec ma blessure encore fraîche. Peu n'en a fallu à cette guerrière pour disposer du Krogan, le mettant hors d'état de nuire par une décharge biotique le clouant sur place. Et me signale de la suivre en un geste explicite. Je me retourne vers la carcasse bien abîmé du reptile bipède, inanimée, gisant sur le sol baignant dans son sang, puis sur la voie qu'a emprunté l'Asari. Les cris et les pas se font plus pressants, les autres ne vont pas tarder à rappliquer. La décision a été rapide à prendre.

Alors je la suis, me préparant à l'inconnu. Peut-être même à livrer une autre bataille, qui semble encore une fois perdue d'avance. Je les collectionne, et je m'en suis toujours sorti jusqu'à présent. Est-ce le bout du tunnel ? La fin du voyage ? L'arrêt de mon tourment ? En cet instant, nul ne le sait, et surtout pas moi, trop occupée à ateindre ma destination et me cacher aux yeux des mercenaires désireux de me voir morte. Une fois la porte du sas franchie, un couloir débouche sur ce qui me semble évident comme étant une planque qui n'avait pas été utilisée depuis longtemps à en croire une mince couche de poussière qui s'était accumulée ici et là. Quelques semaines, tout au plus. L'endroit reste asez vétuste, l'architecture n'étant pas pensée pour un but clairement esthétique, mais bien pratique et fonctionnel. Ce qui me donne quelques possibilités quant à l'activité principale de cette mystérieuse Asari au regard bicolore. Mercenaire ? Une sorte de soldat sous couverture ? Ou bien une criminelle ? Tout est possible à Omega.

J'hésite à retirer mon casque et ainsi dévoiler mon visage à moitié grillé. Bien qu'elle m'ait sauvé les miches, elle reste une parfaite inconnue pour moi. Peu d'options s'offrent cependant à moi à l'heure actuelle. Je ne suis pas à 100% de mes capacités physiques, et je me trouve dans son territoire à elle, ayant de toute façon l'ascendant sur moi en terme de connaissance du terrain. En fin de compte, il est bien possible que je sois enfermé dans le piège d'un chasseur en voulant échapper à un prédateur. Les humains ont illustré cette situation dans une de leurs légendes, celle d'un explorateur d'une ancienne contrée traversant un détroit gardé par deux monstres. Eviter l'un revenait à s'engouffrer dans la gueule de l'autre. Choisir de subir l'un de ces pièges ou s'en détourner pour tomber dans un danger encore plus mortel. Maintenant à l'intérieur de cet endroit fermé et verrouillé, je n'ai d'autre choix que de voir venir la suite des évènements. Avec l'éventualité de me battre pour la dernière fois.


- "Vous avez eu de la chance.. J’ai.. Aperçu votre escapade entre amis par hasard. Qu’avez-vous fait aux Berzerkers pour qu’ils soient aussi furieux ?"

Je la regarde longuement, de la tête aux pieds. Comme à mon habitude, je laisse planer ce moment de silence pour bien la jauger. Je ressens encore les réminiscences de sa puissance biotique qu'elle a déversé plus tôt sur le Krogan qui s'apprêtait à me transformer en passoire. Son allure, son assurance déconcertante et la distance colorant le timbre de sa voix me laisse à penser que j'ai affaire à une Asari d'un certain âge, quelques décennies de plus que moi, peut-être même un siècle d'écart. Une brusque montée de chaleur s'empare de moi alors que je détaille son visage, ses yeux. Un sentiment d'un genre nouveau, difficilement contrôlable alors que sa présence se fait ressentir.

Une envie de meurtre gratuit. Là, tout de suite, j'ai envie de l'égorger purement et simplement. Ou de l'embrasser de la manière la plus primale et animale qui soit. Ou un mélange totalement chaotique des deux avec un soupçon d'admiration et de franche crainte. La sensation d'être complètement à la merci d'un autre, moi qui me suit toujours battue à feu et à sang pour garder et protéger mon indépendance et mon libre arbitre. Là, j'ai tout simplement envie de laisser ma fureur exploser alors même que je viens m'abriter dans un endroit plus propice au calme. La main crispée sur la poignée de ma lame encore à l'air, je finis par retrouver ma maîtrise de soi au bout de minutes qui m'ont semblé une éternité passée en Enfer, et remettre mon arme dans le fourreau spécialement conçu à cet effet. Du calme, Vala. Reprend-toi, et garde patience.


- "J'ai tué une dizaine des leurs, dont un de leurs chefs Krogans, et détruit un de leurs entrepôt."

Encore cette poussée de frénésie meurtrière, aussitôt étouffée, et toujours pas d'explication à ce qu'il m'arrive à chaque fois que je la regarde. Attraction autant que destruction, à chaque fois que je pose mon regard sur ses yeux. Alors je détourne les miens, essayant de retrouver un calme relatif me permettant un raisonnement réfléchi et rationnel. L'armure me semble plus lourd, et l'exiguïté de la demeure où je me trouve fait que s'il fallait que je me batte, elle serait plus encombrante qu'autre chose. De même pour mes armes. Décision difficile d'autant plus que cela me rendra vulnérable, mais autant mettre mes maigres chances de survie de mon côté. Je pose mes armes à côtés des siens, non sans jeter un long regard à ce Firestorm devenu l'objet de ma vengeance, puis j'ôte lentement mon casque, en un bruit de légère succion. Je prends cependant la précaution de présenter mon profil le plus présentable à son regard.

- "Ils étaient en travers de mon chemin. Ils ont eu ce qu'ils méritaient.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Lun 29 Juin 2015, 21:50

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   





Kyre restait là à attendre sa réponse à sa question sans la brusquer ni la lâcher des yeux, elle la fixait sans cligner des yeux le regard se dirigeant droit vers ses yeux à travers le casque. Elle voyait bien que l’asari qui se trouvait maintenant face à elle était loin de lui faire confiance et tenait encore fermement sa lame dans la main, le silence fût long mais finalement, son invitée finit par se détendre doucement et à ranger ses armes. D’une certaine façon elle lui faisait penser à elle-même.

"J'ai tué une dizaine des leurs, dont un de leurs chefs Krogans, et détruit un de leurs entrepôt."

Elle resta de marbre, accoudée au comptoir elle jaugeait celle qui lui faisait face. Elle n’était pas originaire d’Oméga ou alors elle n’y avait pas passé sa vie, c’était une certitude à son sujet qu’elle pouvait deviner. Cependant elle resta silencieuse autant que son interlocutrice l’était restée devant sa question. Alors elle l’observa poser ses affaires, dont ce lance flammes, elle ne sut retenir un bref sourire à la vue de l’engin. Finalement, ou devrais-je dire « enfin » elle entreprit de retirer ce casque et elle prit son temps se tournant légèrement afin que Kyre puisse découvrir son beau profil.

"Ils étaient en travers de mon chemin. Ils ont eu ce qu'ils méritaient. "

C’est alors qu’elle aperçût un peu de l’autre moitié de son visage, cette moitié brulée qui aux yeux de la plupart des gens devait surement être moche ou dégoutante. Kyre, elle, ne cilla même pas trop habituée aux visions d’horreurs depuis trop longtemps. A ses yeux, elle voyait une blessure qui ne l’avait pas tuée, mais rendue plus forte et elle l’observa un instant sans gêne.

« C’est une spécialité chez les Berzerkers que de se mettre en travers du chemin de tout le monde pour tirer un peu de bénéfice. » Répondit-elle finalement avant de boire une gorgée de Ryncol
« Bien, alors je n’ai pas de regrets pour ce soir. Ce n’est ni la première fois et encore moins la dernière que j’en calmerais quelques-uns de toutes façons. » Bien sûr elle n’aurait jamais eu le moindre regret non plus si cela avait été une histoire différente. Elle avait haussé une épaule alors que le ton de sa voix était un peu fataliste et amusé. Elle l’observa de nouveau un moment avant de porter le verre à ses lèvres de nouveau.

« J’ai une proposition.. » Elle marqua une pause en la regardant droit dans les yeux. « Les Berzerkers vont rester dans le quartier pendant un moment après toutes ces victimes. Alors, je te propose qu’on s’installe confortablement, bien que ce ne soit pas ma planque la plus confortable, et que nous fassions plus ample connaissance. Tenter de s’en aller ressemblerait plus a une tentative de suicide et surtout, cela foutrait mes efforts en l’air. Evidement je ne te demande pas de me faire confiance, mais si j’avais eu envie de te faire quoi que ce soit ce serait déjà fait crois-moi. »

Elle l’avait fixé tout au long de son discourt, malgré son ton froid et son visage sauvage elle n’avait fait que montrer un peu de bonté et de bonne volonté, alors elle amena ses deux mains à sa capuche et d’un geste délicat, elle la tira en arrière jusqu’à la faire tomber sur ses épaules te dévoilant alors son visage à la lumière. Un visage non inconnu et voire même renommé sur Oméga car sans parler des très nombreuses choses qu’elle avait fait pour Aria ou pour Oméga elle-même, elle avait également fait la une des panneaux publicitaires de la station lors du Blackout.




 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Dim 05 Juil 2015, 00:16
Les cris ne sont plus que de lointains soupirs étouffés par les murs de la planque où je me trouve. Une accalmie, l'oeil du cyclone, il me suffit d'accepter l'offre de l'Asari et rester un moment le temps que les Berserkers abandonnent leur traque. S'ils ont l'idée de le faire, du moins. Alors je me retourne, et je détaille la congénère qui vient de me sauver la vie. Elle a raison sur un point, au vu de la hargne de ces mercenaires et les grands efforts déployés pour me dénicher, il est évident qu'une nouvelle sortie sans préparation et sans le temps de se guérir reviendrait à se jeter droit dans la gueule du loup. Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je toujours cette envie puissante de lui arracher la jugulaire ? Qu'a-t-elle de si particulier pour que je veuille la tuer sur place, sans même la connaître ? Je me maîtrise pourtant, ne voyant pas quelle raison j'ai à la trucider.

Jusqu'à ce que son visage me soit dévoilé.

Un instant de blanc, de vide, de silence. Mon esprit est submergé par les souvenirs. Ceux du Blackout. Par le feu, le souffle de l'explosion. Les cris, les crépitements. Et ce visage, là, devant moi, le même sur un panneau publicitaire. Une coupable désignée, une des responsable de ce bordel sans nom qui a causé la mort de ceux qui m'étaient chers.

Un instant plus tard, le canon de mon Disciple est braqué sur l'Asari aux yeux vairons, mon oeil fixé sur elle en une farouche détermination. Une vive douleur au flanc me rappelle à quel point j'aurais dû attendre avant de me lancer dans la traque de ces salauds qui m'ont coûté une part de mon existence.

Sortir d'un traquenard pour au final tomber dans un autre plus grand.
De Charybde en Scylla.

Je comprends mieux cette pulsion qui m'anime, cette envie de meurtre qu'inspire sa vision. Elle est l'un d'eux. Elle a contribué au massacre en provoquant le Blackout. Elle dois payer comme les autres. Mon doigt posé sur la détente de mon fusil à pompe, j'oublie tout ce qui m'entoure pour me focaliser entièrement sur elle. Au diable les Berserkers, je tiens là un gibier plus important, celui qui m'amènera jusqu'à ces ordures.


- "Tu... Tu étais là."

Je garde un calme de glace sous ce feu dévastateur qu'anime mon désir de vengeance. Beaucoup d'effort pour ne pas tirer là, tout de suite, et exploser sa tête, répandant sa cervelle sur les murs et le plafond. Je peux le faire, et ainsi continuer ma route jonchée de cadavres. Elle me trotte dans la tête, cette voie qui murmure de le faire, d'appuyer sur la gâchette, de laisser libre cours à ma rage, à ma haine, cette soif de sang qui chaque jour me pousse plus encore au bord de la folie.

J'ai envie de la tuer. Déesse, que j'ai envie de la buter, de trouer sa peau, de réduire son corps en charpie. Elle les a butées, elle y a contribué, elle a provoqué leur mort. Mon propre corps devient une véritable boule de nerfs, une bombe à retardement prête à exploser à tout moment.


- "Tu as provoqué le Blackout. Pourquoi ? Qui sont tes complices ?"

Je n'espère pas de réponse, pas plus qu'à mes précédentes victimes. La tuer sera une compensation pour le temps perdu.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Dim 05 Juil 2015, 15:15

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   







Kyre s’était redressée lorsque l’asari s’était précipitamment emparé de son arme pour la pointer sur elle, si elle avait décidé de tirer directement elle aurait eu une chance incommensurable si elle n’avait pas été tuée sur le coup. Cependant elle ne l’avait pas fait, l’Ardat plissa les yeux un bref instant, pourquoi avait-elle fait ça ? Comment osait-elle pointer cette arme sur celle qui venait de lui sauver les miches.

"Tu... Tu étais là.. Tu as provoqué le Blackout. Pourquoi ? Qui sont tes complices ?"

Sans même lever un sourcil, elle fixait Vala dans les yeux en réfléchissant, le blackout ? Elle !? Qu’avait-elle vu ou entendu pour l’accuser elle d’une telle connerie ? Mais elle comprit rapidement il n’y avait qu’une seule chose qui avait pu semer le doute à propos du Blackout, les vidéos trafiquées. Kyre s’était toujours doutée que tout le monde n’avait pas forcément été assez lucide pour comprendre le sens des vidéos.

« Malheureusement, tu es bien loin du compte, les vidéos sont trafiquées par les responsables du Blackout. Je suis un Agent d’Aria et je défendais la station ce jour-là, laisse-moi te prouver mes dires.. »

« Sphère, lance le dossier Blackout. »
Une petite IV ronde de couleur violette se matérialisa au centre de la pièce et elle commença par lancer un enregistrement audio, la voix d'un turien.

- En voilà des Asaris énervées ! Jugea une voix, aux relents de joyeuse cruauté. Et moi qui pensais me débarrasser d'une bonne partie des techniciens et des hackeurs... Voilà que vous survivez, vraiment, je suis contrarié ! Il marqua une pause d'une demi-seconde, comme pour leur laisser le temps d'intégrer qui était la personne qui leur parlait. Mon Oméga vous plait ? Moi et mes amis, nous nous sommes vraiment donné du mal pour vous offrir ça. Je vais vous révéler un secret. Vous allez être les stars de mon prochain holo. Un silence suivit, comme s'il parlait à quelqu'un. Allez, vous avez bien le droit à une avant-première, non ? Ne soyez pas trop dures, ce n'est qu'une première mouture. On va vraiment travailler dessus avant de projeter ça !

La transmission coupa et une vidéo du massacre qui venait d'avoir lieu devant l'Au-Delà, d'Aria, enfermée et impuissante, dans son terrier, des pillages. Et en haut, un titre, simple. La chute d'Oméga. Le message était clair. On pouvait voir des Ravageurs en train de tabasser des civils. Des civils s'entretuer, des civils paniquer.

« Sphere, lance la vraie video de ce qu’il s’est passé devant l’au-delà. »

Cette fois une video non trafiquée montrait clairement une foule devant le bâtiment, plus loin, une navette atterrit, mais avec le brouhaha et la tension ambiante, personne ne la remarqua. Une demi-douzaine d'hommes casqués, visiblement lourdement armés, sortit du véhicule tranquillement et, sans sommation, l'un d'entre eux ouvrit le feu avec un lance-grenades visant les techniciens qui s'affairaient tout autour de la porte de l’au-delà en cherchant une faille. Les autres, disposant d'un armement plus conventionnel -à savoir des fusils d'assaut- délivrèrent un déluge de métal sur l'attroupement et les videurs de l'Au-Delà. Kyre, une autre asari et les krogans de l’entrée firent équipe pour protéger les lieux et se débarrasser des ennemis.

« Plus tard nous sommes partit à l’assaut du centre de communication de la station et l’avons libérés de ces enflures. Et ceci est le dernier message que nous avons reçu.. Sphere. »

- Bravo. Vous avez réussi à attraper le Varren quand le Dévoreur rôde encore... Kalius, vous avez fait du bon travail. Votre mémoire sera honorée autour d'une bouteille, comme celle de vos compagnons. Priez pour mourir en paix, car vous connaissez comme moi les méthodes des Ravageurs. Mais je vous interromps et j'ai un taxi à prendre. Poursuivez, je vous prie. Débattez-vous, vous êtes déjà noyés. La nuit va prendre fin, mais les monstres ont dévoré jusqu'à être repus. Vous êtes-vous régalés jusqu'à satiété ?... Bonne fin de nuit.

« Suite à ça j’ai annoncé la fin du blackout sur les écrans d’Omega, vidéo que tu as surement vue aussi. Si j’avais quelque chose à me reprocher, pense-tu vraiment que je me montrerais bêtement sur la station après ces vidéos, sachant qu’Aria me connais bien ? » Elle resta relativement immobile, il était inutile de la brusquer et dangereux de surcroit. Mais elle reprit doucement la parole.

« Le Blackout n’était que l’annonce de quelque chose de bien plus grave, une intro… Et il a déjà été bien trop lourd en conséquence. Alors comme d’habitude depuis plus de 600 ans, je ferais partit de ceux qui saignent pour protéger ce bout de cailloux qu’est ma maison, lorsqu’ils reviendront. »


 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 08 Juil 2015, 11:02
Je passe près de presser la détente, pulsion commandée par le désir ardant de vengeance, et ne pas lui laisser le temps de dire ou faire quoi que ce soit. Un doigt sur la gâchette, juste une pression et ma quête avancera d'un cran. Mais une voix en moi me sussure de ne rien faire, de lui laisser un instant de répit afin qu'elle s'explique. J'ai toujours cette puissante envie de meurtre à son encontre, et je ne comprends toujours pas pour quelle raison initiale. Et je sais que cela ne vient pas d'un souvenir du passé. Il y a quelque chose en elle qui pousse mon corps à réagir avec une violence focalisée sur sa personne, mais quoi ? Son allure séductrice ? Son regard bicolore ? Non, autre chose, à l'intérieur, quelque chose d'invisible, de plus profond. Je découvrirai ce qui me tracasse chez cette Asari.

Elle fait venir une sphère violette, une IV qu'elle nomme justement ainsi, et les premières images me rappellent aux souvenirs les plus douloureux, que j'aimerais enfouir une bonne fois pour toute à dix pieds sous terre. Et encore, cette profondeur serait insuffisante pour passer à autre chose. Comme un coup de poing dans la gueule, aussi violent qu'un mur de brique, ce holo ressasse ces instants de panique et de terreur, de mort et de désolation. Les cris, les tirs, les râles d'agonie, et une voix trônant fièrement au-dessus de tout ce massacre. A mesure que les images défilent, mon visage se crispe en un rictus mauvais, corps tremblant, muscles tendus prêts à réagir au moindre vol de mouche. Ces images deviennent insupportables, cette voix me donne envie de gerber, puis de partir tout de suite à la recherche de son propriétaire pour le truffer de balles et le rôtir sur place. J'amènerai l'enfer tout entier avec moi s'il le faut, mais je le tuerai. Lui qui m'a privé de ma vie.

Ce qui n'arrange pas les affaire de l'Asari en face de moi, car ces images la montrent et la désignent comme l'un des responsables du Blackout. Jusqu'à ce qu'elle ordonne à son IV de passer un autre holo. Elle me fige sur place. Je vois l'attentat dans sa version la plus brutale. Une exécution violente et bruyante. Je fixe chacun des mercenaires casqués et lourdement armés, me promettant solemnellement de les buter un par un après les torturés en prenant tout mon temps. Je ne vois pas leurs visages, mais le déluge de balles qu'ils délivrent me plonge dans une colère noire que j'arrive à peine à contenir, une aura biotique crépitante entourant tout mon corps. Des images inédites, des choses que je n'ai pas pu voir de visu, car j'étais en train de brûler, et les ténèbres m'emportaient alors. Je la vois, elle, réussir à faire front face à la troupe armée, et à les repousser. Mais il était trop tard, le mal a été fait, Mère et Raena sont mortes et je me suis retrouvée avec une partie de mon corps brûlée à vif.

Et cette voix. Bordel, cette voix. Que je jure de la faire taire à jamais. D'arracher la langue de cette ordure, depuis briser les deux jambes, les deux bras, sa mâchoire avant de lui arracher la jugulaire et de l'achever par le feu. Je jure sur la mémoire de Raena et Mère qu'il mourra de ma main.

L'Asari m'avoue alors être une des connaissances d'Aria, la Reine d'Omega. Et que tout comme moi, elle fait partie de ceux qui veulent rendre la station meilleure. A quel point ? Là est la question à laquelle il me faudra des réponses. Mais les preuves qu'elle m'a dévoilées suffisent à faire baisser mon arme pointée sur elle, même si je préfère la garder en main. Il me faut vérifier une dernière chose. J'allume alors mon Omnitech, et après une recherche sur l'Extranet, je tombe finalement sur cette vidéo dont je n'ai pu être témoin. Voir les vrais responsables, du moins une partie, maîtrisés. L'exécution de l'humain par cette étrange Asari finit par me convaincre du bien fondé de ses dires. Mais le sort de l'autre commanditaire, le Turien qui devait être ce dénommé Kalius, m'est inconnu. Je veux savoir ce qu'il en est.


- "Ou est ce Kalius ? Est-il vivant ?"

Mon arme est à nouveau posée, je lui fais confiance, pour le moment. De toute façon, mon état général n'est pas au beau fixe pour espérer tenir plus de quelques secondes face à elle. Mais une question demeure en suspens.

- "Et qui êtes-vous ?"
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 08 Juil 2015, 12:31

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   






Finalement, elle avait réussi à apaiser légèrement l’asari, peut-être même à lui inspirer une certaine confiance aussi éphémère qu’elle soit. Elle l’observa prendre conscience de la dernière vidéo qu’elle avait diffusée, la sienne. Kyre avait bien compris que la jeune asari qui se trouvait devant elle avait vécu l’enfer sur lors du Blackout, il était même possible qu’il soit à l’origine de ces brulures. Mais elle ne lui posera pas de questions à ce propos, le temps serait mal choisit.

« Kalius est mort éparpillé sur les murs peu après la dernière vidéo, de la main vengeresse d’un Quarien complètement taré, surement mort peu après lui aussi. J’ai récupéré la vidéo de sécurité, mais.. Je te la déconseille, une telle violence malsaine n’est jamais bonne à regarder. »

L’asari reposa son arme, elle semblait fatiguée et quelque peu remuée de revoir ces vidéos tout comme découvrir la vérité sur ce jour funeste. Kyreshorl vint doucement se poser dans un fauteuil en récupérant son verre, elle observait Vala sans jugement. Quelque chose chez elle lui faisait penser a elle-même lorsqu’elle était plus jeune, surement son côté sauvage. Maintenant elles avaient tous leurs temps alors en réponse à sa question elle lui dévoila un peu de sa vie.

« Mon nom est Kyreshorl Venterra, je suis née ici il y a plus de 600 ans pour le meilleur et surtout pour le pire sur Omega. J’y ai tout gagné comme j’y ai tout perdu. J’ai toujours travaillé pour Aria, depuis gamine. J’avais deux sœurs ainées, et la seule personne pour qui j’aurais quitté cet endroit, s’est enfuie sans moi. » Avait-elle raconté en ponctuant sa dernière phrase d’un léger rictus amer. « Enfin c’était un peu de ma faute.. » Son visage de marbre de laissait jamais passer la moindre émotion justement depuis que cette femme était partit, mais à chaque fois qu’elle y pensait des remords lui brulaient les entrailles.

« Mais là n’est pas le sujet, nous avons un long moment à passer ici alors, assied toi, fais comme chez toi. Et si tu as des questions j’y répondrais. »

Quelque chose la tracassait chez cette jeune asari, elle-même était emplie de haine et de violence à cause de la station, mais celle qui était juste devant débordait littéralement de ces émotions de violence sans que rien ne soit capable de les arrêter ou même de les calmer. Sauf peut-être si elle se vidait elle-même de ces émotions à quelqu’un. Kyre fit un nouveau signe à l’asari, l’invitant à s’installer et boire quelque chose si elle le voulait.

« Et toi ? Qui es-tu ? »

Demanda-t-elle d’un ton posé et intéressé aussi compliqué soit-il, elle avait en tête de faire se calmer ne serait-ce qu’un peu l’ardeur de Vala, ou même juste lui faire penser un peu a autre chose, mais avant ça elle avait besoin de la connaitre un peu mieux.


 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 08 Juil 2015, 17:56
Apprendre que ce Turien est mort d'une manière brutale ne m'étonne pas, autant qu'il me ravit. J'aurais préféré le tuer moi-même. Cependant, savoir qu'il existe une vidéo de son exécution ravive mon envie de le voir mort sous mes yeux, l'observer alors que sa vie la quitte lentement, inexorablement et d'une manière aussi violente et sauvage. Elle me conseille de ne pas la regarder.

- "Je veux voir sa mort de mes yeux."

Rien, pas un sourire, pas une once d'émotion, comme si cette demande était tout à fait légitime. Je veux voir sa douleur, l'expression de la souffrance sur son visage reptilien. Voir ses yeux supplier qu'on l'épargne. Voir son sang gicler, sa chair et ses os voler en éclats. Un moindre mal, et ma rage n'en sera que plus calmée, pour un temps.

L'Asari se pose sur le canapé, et débute la conversation par la présentation de sa personne. Originaire d'Omega, elle y est même née alors que je ne suis qu'ne pièce rapportée. Mais j'ai vécu au sein de la station, toute ma jeunesse s'est déroulée ici même, les premières décennies. Des années qui me paraissaient des siècles tant j'en avais bavé sur Omega. Frapper ou subir, tué ou être tué. J'ai toujours choisi de me battre, de faire front, voire de foncer dans le tas au mépris de ma propre santé. Parce que j'ai horreur de courber l'échine et de me soumettre. Par fierté ? Non. Parce que je suis libre. J'étais libre.

Mais je suis enfermée dans une autre prison mentale, celle de la vengeance.

Kyreshorl... Asari de plus de six cents années. Certainement une Matriarche bien qu'elle n'en montre que peu l'apparence. Omega contribue bien souvent à la métamorphose des gens qui y habitent, voire les corrompt et les pousse dans les sombres détours de la criminalité et le grand banditisme. Elle vit ici depuis tellement longtemps, elle a sûrement vu des vertes et surtout des pas mûres. Ou même carrément des pourries. J'y vois autant un intérêt à connaître cette personne qu'à m'en méfier comme la peste. Et toujours cette pulsion qui m'ordonne de la buter sans sommation, sans en comprendre la raison. Pourtant je ne la ressens pas comme une ennemie. Pas encore du moins. Et son rattachement au contingent de la Reine peut m'être très utile dans ma quête de purification d'Omega.

Alors je m'assieds, à l'autre extrémité du canapé, laissant une distance honorable entre nous deux. Même si elle a prouvé ses dires, démontrant ainsi son innocence et même plus encore, je n'ai toujours pas confiance. Et je prends le risque d'ouvrir légèrement ma coquille qu'est mon identité.


- "Je suis Vala. J'étais Chasseresse jusqu'à ce que le Blackout ne frappe Omega."

Illustrant mes derniers mots, je lui montre ma face la plus touchée par le feu, et mon oeil livide ne pouvant plus rien distinguer.

- "Je ne vis désormais que pour les voir morts."
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 08 Juil 2015, 22:12

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   






Kyre avait réfléchi un moment suite à la demande de Vala, elle voulait absolument voir cette vidéo dégueulasse. Elle hésitait, cette vidéo lui offrirai satisfaction surement mais, encore et toujours de la violence. Elle-même en était fatiguée de cette violence et ce ne serait pas la première fois qu’elle pensait a partir loin d’ici, sans savoir où aller. Qui sait, un de ces jours elle arrêterait d’être ce qu’elle est et as toujours été.

Enfin Vala consentit à s’asseoir plus loin, de peur d’être trop près surement, mais qu’importe, elle ne lui avait pas demandé de s’asseoir sur ses genoux. Elle s’appelait donc Vala, une ex chasseresse, d’une certaine façon elle en était sur après l’avoir vue se battre plus tôt. Elle avait visé juste ces cicatrices étaient due au Blackout, aussi triste soit-il de voire une si jolie jeune femme perdre la moitié de son visage à cause d’un évènement aussi cruel, c’était malheureusement ce qu’il se passait sur Oméga. Tout le monde ici portait son lot de blessures physiques ou morales, malheureusement Vala n’avait pas été épargnée, bien au contraire, le sort s’était déchainé contre elle la forçant à se transformer en une bête sauvage.
Kyre observait maintenant de plus près ces cicatrices, sans ciller, pour beaucoup elle était devenue horrible, mais pour Kyre elle était une survivante.

« J’ai connu une chasseresse haut gradée il y a longtemps, ici. Je donnerais n’importe quoi pour la retrouver, bien qu’elle me défigurerait si je le faisait. » Dit-elle d’un ton amusé dans l’espoir de calmer un peu la tension environnante. Elle but une longue gorgée et s’installa plus confortablement dans le fauteuil en esquissant un soupire.

« Bien soit.. Tu pourras visionner cette vidéo sur le terminal, si tu y tiens tant, Sphère l’activera pour toi. »
Elle l’observait sérieusement, puisqu’elle y tenait tant, qu’elle le fasse après tout, si cela pouvait l’apaiser un peu.

« Si tu souhaites les voir mort, tâche de rester en vie et d’éviter les Berzerkers, car ces gens reviendront.. Tôt ou tard. Et certainement encore avec un plan bien conçu. »

Elle suivit Vala des yeux, elle s’était levée et dirigée droit vers le terminal en contournant les canapés, une fois devant, Sphère fit s’allumer le terminal à l’approche de l’asari, mais avant de lancer quoi que ce soit, la petite Sphère pourpre s’exprima à l’aide d’une voix de femme robotisée.

« Êtes-vous certaine de vouloir visionner cette vidéo demoiselle ? »

La vidéo montrait un Quarien vider premièrement son chargeur dans les jambes du turien puis s’installer sur son torse pour lui marteler la mâchoire à coup de crosse en hurlant.

- On ne me tire pas dessus !

Un nouveau coup.

- On ne me pète pas les côtes !

- ET ON NE PREND PAS MES GRENADES !


Après un dernier coup, il jeta le Phalanx. Kaijin attrapa une grenade et leva le turien, il le plaqua sur une console inactive et le fit basculer dessus, puis le quarien passa au-dessus de la console également, il frappa les côtes du turien et tourna sa tête vers les autres.

- Pardonnez mon impolitesse, j'aimerai juste un peu d'intimités avec cet amant d'un soir. Si vous voulez lui parler faîtes le vite.

Appuyant ses paroles avec la grenade qu'il avait dans la main, puis en montrant la ceinture d'explosif du turien, nul doute qu'une explosion serait grandiose. Kaijin s’était mis à genoux devant le turien gémissant et commençait à le déshabiller et, par la même occasion, reprendre les explosifs. Le quarien avait calé la première grenade qu'il avait récupérée entre ses jambes. Il eut bientôt retiré le pantalon du turien aussi, le casqué retourna sa victime qui commença à gémir de douleur.

- Aaaaaaah ... Laisse-moi ... Pardon ... Pardon ... J'ai froi... Mais qu'est-ce que tu ? Hé non ! Pas mon cu... Aaaaaaaaaaah !

Kaijin était très concentré sur son action et il écoutait le turien hurler.

- Pas ... Non ... Pas ... Pas ici ... Pitié.

Kaijin releva la tête en poussant un soupire de satisfaction. Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, il venait d'introduire la grenade en Kalius, il dégoupilla alors la grenade, très fier et recula d'au moins une dizaine de mètres en peu de temps, il s'était impressionné lui-même. Le quarien contempla Kalius exploser de l'intérieur.


Kyre n’avait pas senti le besoin de regarder l’écran, elle s’était contentée de siroter son verre en silence.

« Tu te sens mieux ? »


 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 08 Juil 2015, 23:26
Je sens son regard observateur sur moi, sur ma brûlure. Elle me détaille de ses yeux vairons, mais aucun dédain sur son visage. Y verrai-je aussi de la compréhension ? Pas de compassion, pas visible en tout cas. Elle ne montre pas grand chose de toute manière. Non, elle se contente de m'observer, rien de plus. Soit, elle a connu une autre Chasseresse. Elle l'a peut-être même aimée à en croire son envie de la retrouver. Je ne peux pas avoir cette chance, car je sais que la Mort l'a prise de la plus brûlante des manières. Au moins ne souffre-t-elle plus, mais son existence m'a été arrachée. Elle est partie trop tôt, quelqu'un a forcé le destin et l'a tuée.

Et aujourd'hui, je vais contempler l'exécution d'un de ses responsables.

Kyreshorl m'invite à m'approcher du terminal, me laissant le loisir de visionner un spectacle de mort auquel j'ai hâte de contempler. Vois, Raena, l'heure de la rédemption approche, je m'en rapproche à grands pas. Vois, Mère, le jour où les ordures qui t'ont arrachée à moi vont tous payer de leurs crimes par le sang et le feu. Ils mourront tous. Et j'espère que ce turien a souffert. Beaucoup souffert.


- "Êtes-vous certaine de vouloir visionner cette vidéo demoiselle ?"

Cette maudite sphère ose poser une question aussi débile que sa capacité à percevoir les émotions. La réponse, pourtant, me semble des plus évidentes.

- "Oui."

Alors le terminal affiche les premières images, celle d'un passage à tabac d'une violence rare. Un Quarien s'acharne sur le nommé Kalius - maudit soit-il - à coups de crosse, non sans avoir au préalable réduit ses jambes en charpie. La vue du sang versé si tôt me plaît, et je peux sentir toute la rage de l'agresseur, chaque coup de matraque sur la gueule du saurien. Je me surprends même à serrer le poing à chaque coup de boutoir, ressentir la douleur de la victime avec une jouissance à peine feinte, en un sourire mauvais sur le coin de mes lèvres. J'aime ce que je vois, j'aime cette hargne, la libération de sa colère, la punition du criminel. Qu'il continue, le plaisir n'en sera que plus intense.

Le Quarien le place sur une console, allongé, et redouble d'agressivité. Chaque coup de poing, je m'y projette, comme si c'était mes propres mains fermés qui fracassent les côtes du Turien, avec toutes mes forces et ma rage. Je ne veux pas qu'il s'arrête, je veux qu'il frappe encore et encore. Je veux que cet instant dure éternellement. Mon oeil brille d'une lueur de prédateur, un sourire carnassier sur les lèvres. Le sang appelle le sang, et la souffrance que subit le Turien alimente mon désir de vengeance, et atténue ma soif de sang. Pour le moment. Mais le spectacle n'est pas terminé. Il déshabille Kalius, et tient une grenade. Il met sa victime à plat ventre et je sais où il veut en venir. Je l'imagine déjà et je m'en régale d'avance. Laisse-moi juste me délecter de sa souffrance. Fais durer ce plaisir avant d'éparpiller les morceaux de son corps sur des mètres à la ronde.

Clap de fin, le holo s'arrête sur cette dernière image, celle du corps déchiqueté avec une violence incroyable, un feu d'artifice de chair, d'os, d'organes et de sang. Oui, il a souffert. C'est ce que je voulais. Mais cette fin me laisse un arrière goût amer. Une sensation d'inachevé. Le supplice était trop court, la mise à mort trop rapide. Il fallait qu'il souffre de manière atroce, à la mesure de son crime. Si je me sens mieux ?


- "Satisfaite."

Je me retourne vers elle, mais le sourire a disparu de mon visage.

- "Pour le moment."

C'est sur cet arrière-goût de travail bâclé que je reprends mon assise sur le canapé. Installée, bien adossée, les jambes croisées, et les mains jointes au niveau de mon abdomen, je prends le temps de faire le vide dans mon esprit. Cette mort m'a, un peu, soulagée. mais je sais pertinemment que cela ne durera pas, car la vermine court toujours. Après de longues minutes, je daigne tourner mon regard vers mon hôte.

- "Qui est-elle ? Cette chasseresse ?"
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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Jeu 09 Juil 2015, 00:21

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   





Elle n’avait pas vraiment porté une grande attention vers Vala pendant le Holo, rien que d’entendre la vidéo la dérangeait, revivant la scène en live dans sa tête. Et puis de toute façon elle lui tournait le dos, mais elle pouvait comme capter sa haine et sa jouissance à observer la mort du turien. Elle pouvait presque imaginer un sourire malsain sur son visage, après tout elle avait vécu ces mêmes émotions et comprenait plus que bien cet état d’esprit. Elle connaissait aussi cet avide besoin de vengeance et l’avait cultivé lorsque ses sœurs avaient été assassinées.

Une légère inspiration l’aida à chasser ces images de sa tête, cela remontait à quelques années, mais elle avait encore bien du mal à assimiler leur mort. C’était surement aussi pour cela qu’elle ne jugeait aucunement Vala, autant l’une que l’autre avait tout perdu.
Satisfaite, pour le moment. Rien d’incompréhensible la dedans, au mieux elle se sentait légèrement soulagée bien que frustrée de ne pas l’avoir fait elle-même, en tout cas c’est ce qu’elle aurait ressenti à sa place. Elle l’observa revenir à sa place, la laissant dans son silence.

- "Qui est-elle ? Cette chasseresse ?"

Kyre, attrapa la bouteille pour remplir son verre et la reposa sur la table, pensive. Elle but une petite gorgée comme pour se préparer moralement à prononcer son nom.

« Sak.. » Elle se stoppa, amusée, pour se reprendre. « Saskia T’zela.. Je l’ai rencontrée il y a presque exactement 250 ans. Un vrai coup de foudre, mais j’ai tout foutu en l’air.. Bêtement. » Malgré le pincement qu’elle ressentait, elle ne put empêcher un fin sourire en coin, quelque part dans son malheur et ses remords, elle chérissait ces souvenirs. « Je ne sais pas vraiment si je peux dire que c’est une chasseresse, vu son haut grade, je pense qu’elle fait autre chose. C’est une sacrée femme, je serais curieuse de savoir ce qu’elle fait aujourd’hui. »
Elle se cala confortablement en croisant les jambes, pensive un instant. Quelques souvenirs traversant son esprit.

« Nous avons des points communs toi et moi, cette station nous a pris notre raison de vivre et nous à piégé en soin sein emplis de haine. » Elle marqua une pause et changea subitement de sujet.

« Tu étais chasseresse donc ? Tu as tout arrêté pour te venger, mais si tu y arrive tu comptes y retourner ? »

Kyre ne connaissait que la base de l’histoire, du gouvernement et du mode de vie asari et n’avait jamais osé mettre les pieds sur Thessia, de peur que sa nature soit facilement découverte. Cependant elle gardait un certain intérêt à se renseigner. Elle soupira légèrement.



 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Ven 10 Juil 2015, 15:24
Saskia...

Je la braque d'un regard empreint d'étonnement mâtiné d'une pointe de curiosité. Je viens de découvrir un pan de la vie de mon ancien mentor, une partie que je ne soupçonnais pas. Elle qui détestait Omega et voulait plus que tout la purger, cette Asari vient de m'en raconter une bonne égratignant cette image d'incorruptible que je m'étais faite de la Générale. Je ne la lâche pas de l'oeil, hésitant entre aller plus loin dans ces révélations insoupçonnées ou au contraire respecter la vie privée de mon mentor. Cela ne me regarde pas, je le sais. Mais trouver ici, à Omega, une personne connaissant Saskia me semblait totalement improbable. Et pourtant elle est là, sous mon nez, une Asari l'ayant aimé, et pas qu'un peu vu les mots qu'elle emploie et l'intonation sonnant comme de la nostalgie et de la mélancolie que je crois reconnaître.

Peut-être est-ce même plus profond que cela.

Alors je comprends ce qu'elle veut dire. Des points communs, nous en avions certainement. Saskia pour commencer. L'amour d'un être cher, et la vengeance après avoir perdu un proche que l'on chérissait.
"Saskia...". Son nom s'échappe de ma bouche, en un soupir remontant à un lointain passé. Des souvenirs fugages de formation militaire, Raena et moi sous ses ordres. Je me rappelle d'une Asari protectrice avec nous, et nous poussant dans nos limites pour donner le meilleur de nous-mêmes. Si je suis arrivée à ce tel niveau de maîtrise au combat, je le lui dois. Mais cela remonte à des décennies, et je ne l'ai plus revue. Pas une visite, rien, surtout depuis le Blackout. Son haut grade et son aversion envers Omega ne lui permettait tout simplement pas de s'approcher de la station. A moins qu'il y ait une autre raison à son absence.

Une raison nommée Kyreshorl Venterra.

J'étais en pleine formation lorsqu'elle s'étaient connues. Sous les ordres de Saskia, justement. Le fait que je vienne d'Omega lui avait fait penser à elle, et dans ce cas, je commence à comprendre pourquoi elle tenait tellement à me discipliner, à me faire changer de comportement.

Au final, c'était plus ou moins réussi. Mais le feu a tout emporté, notamment mon goût pour la vie.

Sa dernière question m'interpelle. En fait, je ne me la suis jamais posée. Peu m'importait le futur, pourvu que ces ordures meurent. Je détourne les yeux, posant mon regard devant moi, les poings serrés. Une nouvelle montée de rage s'empare de moi, que je bloque et rembarre difficilement. Ferme les yeux, Vala. Respire. Calme-toi. Ils paieront le jour venu. Tu te l'ai promis. Et tu le feras.

Ils mourront tous.


- "Je n'y ai pas réfléchi. Je ne pense pas. Je n'ai pas envisagé ma vie de chasseresse sans mon binôme."

En mon for intérieur, je n'ai pas envisagé de vivre après avoir assouvi ma vengeance.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Ven 10 Juil 2015, 18:48

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   






Parler de Saki l’avait rendue bien plus nostalgique que prévu, bien que son visage reste de marbre son esprit lui revisitait tous les souvenirs précieusement conservés dans un coin de sa tête. Vala semblait s’être momentanément perdue dans ses réflexions et le silence fit sombrer Kyre sans ses pensées. Doucement elle revivait tous les moments passés de leur rencontre jusqu’à leur séparation. Elle esquissa un infime sourire en repensant à l’improbable rencontre. Puis il s’effaça instantanément l’lorsque leur séparation lui vint en tête ou un pincement au cœur l’éjecta de sa tête. Retour à la réalité, visiblement Vala n’avait pas vraiment remarqué son absence momentanée. Mais elle tourna vivement la tête vers Vala lors que le nom de son amour s’échappa de ses lèvres.

« Saskia… »

Pourquoi avait-elle dit ça ? Un hasard ? Ou peut-être répétait-elle le nom en se demandant si elle l’avait déjà entendu quelque part ? Non.. trop étrange, cette façon de le prononcer.. Il y avait une raison, quelque chose avait fait en sorte qu’elle lâche ce nom involontairement. Des chasseresses il y en avait un énorme nombre sans compter les haute gradées, comment était-il possible qu’elles se connaissent, on dit souvent que le monde est petit, mais à ce point ? Pour sûr il y avait bien des choses qu’elle ne savait pas a propos de Saskia et cela l’énervait.
Kyre termina son verre d’une longue gorgée, pensive, elle devait en savoir plus, mais est-ce que Vala lui en dirait plus ? Elle devait tenter, de toute façon elle n’avait rien à perdre.

« Tu la connais n’est-ce pas ? C’est l’impression que tu donnes.. Est-ce que je me trompe ? »

Persuadée de ne pas se tromper, elle ne lui en voudra pas de le nier bien que ce serait tout à fait inutile pour elle. Kyre brulait d’envie de la secouer et de lui dire tout ce qu’elle savait, mais, de marbre elle resta, assise à la regarder, attendant patiemment sa réponse. Enfin.. « Patiemment » vu de l’extérieur.

Elle finit par se lever, instable, Saskia s’immisçait inexorablement dans sa tête à la moindre prononciation de son nom, et pourtant cela faisait des siècles qu’elles s’étaient perdues de vue. Des siècles de trop, chaque année, chaque mois, chaque jour, chaque minute passée sans elle était de trop et maintenant son corps la réprimandait pour sa stupidité d’époque. Douleur au ventre, elle se dirigea vers le terminal et elle pianota sur son omnitech. Essayant de chasser tant bien que mal ses émotions qui tiraillaient son corps et son esprit, elle activa les cameras extérieures pour y jeter un œil. Dehors des patrouilles de Berzerkers commençaient à s’organiser et fouiller les rues, personne d’autre qu’eux n’osaient se balader dans la rue. Dans un léger soupire elle éteignit les caméras et activa une playlist de musique en baissant le son, juste histoire d’avoir un peu de bruit d’ambiance.
Elle se retourna et vit que Vala l’observait et commençait tout juste a lui répondre, elle avait certainement attendu qu’elle se calme avant de répondre, soit par respect, soit par sadisme de lui remettre une couche dans la figure, après tout, elle l’avait demandé comme une grande non ?



 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Lun 13 Juil 2015, 17:35
Si je la connais ? Oh que oui. Elle m'a permis d'être la guerrière que je suis, une Chasseresse devenue justicière à la limite de la meurtrière.

Je la regarde dans les yeux après ces mots dits en toute franchise, sans fioritures. Je l'observe avec la plus grande attention, essayant de capter ces petits détails pouvant trahir l'émotion que pouvait dégager son hôte Asari. D'apparence calme, restant sur place assise sur le fauteuil, la nommée Kyre se releva avec une certaine impatience dans ses gestes. Quelque chose semble triturer son esprit, elle cherche à s'occuper, penser à autre chose, comme si elle voulait chasser une quelconque image de sa tête. Elle a dû l'aimer avec passion pour qu'elle soit dans tous ses états. Je continue à la détailler du regard, ses moindres faits et gestes, sans un mot, sans bouger de ma place, mains jointes et jambes croisées. Son histoire m'importe, du moins indirectement, car en y réfléchissant, je ne connaissais que peu la vie privée de la Générale. Voire pas du tout. Elle m'a juste appris à canaliser mon excès d'énergie, calmer mon énorme impulsivité, apaiser mon caractère bouillonnant. Et pour cela, rien de mieux que d'opposer la glace au feu. Au fond, je ne l'ai jamais remerciée pour cela. Jamais, car désormais, l'image de Raena morte me hante encore aujourd'hui, elle que j'aimais, elle qui m'apportait le bonheur et la stabilité dont j'avais besoin.

Je ne sais si je dois remercier Saskia ou la maudire d'avoir placé Raena sur le chemin de ma vie.


- "Elle m'a formée et disciplinée, ainsi que feu ma compagne. C'était notre mentor. Du moins, jusqu'à ce que le Blackout en décide autrement. Je l'ai perdue de vue depuis. Je n'ai pas cherché à la retrouver. Je ne sais même pas si j'en ai l'envie."

Je continue à la suivre du regard, et je me demande à quel point elles étaient liées. A quel point son coeur a été meurtri par leur séparation. A quel point elle regrette cette rupture. Et surtout, pourquoi cette fissure nette ? Alors qu'elle restait debout, je me relève à mon tour, de toute ma hauteur - inhabituelle pour une Asari, dépassant mon hôte d'une bonne tête - et croise mes bras au niveau de ma poitrine. Les Berserkers ne vont pas abandonner leurs recherches si facilement, mais la planque semble dotée d'un système de surveillance extérieure, à en croire l'Asari consultant son terminal. Il me faut faire profil bas, pour un temps. Et bien que ce temps m'empêche de continuer ma quête de vengeance, je peux l'utiliser pour creuser un peu plus en profondeur et effeuiller les protections dissimulant la vie privée de mon ancien mentor. Je m'approche de quelques pas vers Kyreshorl, les yeux dans les yeux.

- "Comment était-elle, lorsque vous l'avez rencontrée ? Et pendant tout ce temps où vous étiez ensemble ?"

Même Saskia n'a pas réussi à inculquer le tact que je n'ai jamais eu. Ni même Raena n'a pu le faire, et pourtant elle était aussi calme et patiente que la glace éternelle. Je ne crains pas sa réaction, je m'en foutais à vrai dire. Seules ses réponses ont de l'intérêt à mes yeux.

- "Qu'est-ce qui vous a séparées ?"
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Jeu 16 Juil 2015, 13:51

Les ombres d'Omega


Premiers mots.
   






Saskia avait été la formatrice de Vala, et le Blackout avait fourré son nez dans leur histoire, comme dans la vie ou la mort de nombreuses autres personnes. Les souvenirs douloureux étaient toujours les plus puissants et les plus difficiles à écarter. Kyre le comprenait plus que bien, elle était dans la même situation.


Elle regarde Vala se lever, elle est grande et bras croisés et s’avance dans sa direction, quelque chose semble attirer sa curiosité, ce regard en disait long, elle souhaite des réponses. Elle lui demande nombre de choses à propos de Saki, des choses un peu privées. Kyre l’observe, pensive, elle ne sait pas trop si elle doit le lui dire et pèse le pour et le contre, finalement le seul contre est sa douleur au cœur à chaque fois que son visage ou son nom apparais dans ses souvenirs. Elle prend une longue inspiration, se décidant finalement à lui raconter une partie de sa vie et celle de son amour.

« Elle était magnifique et déjà tout aussi droite qu’elle était adroite pour se faire passer pour quelqu’un qui avait sa place dans les terminus. Froide au premier abord, nous avions faillis nous battre lors de notre première rencontre, mais elle a su apaiser ma haine sans grande difficulté et avait été la première à savoir le faire. » Elle marque une petite pause, pensive. « Elle savait s’amuser et était même plutôt provocatrice dans ses propos à mon égard, elle adorait me pousser dans des situations ambiguës et en profiter avec malice. Dès le début nous nous sommes attirées et elle a toujours été la première à me le faire comprendre et ce, sans la moindre timidité. D’ailleurs, c’est elle qui m’a embrassé la première et sans me laisser le choix »
Elle délaisse le terminal et appuis son dos contre le comptoir et croise les bras, ses souvenirs semblent défiler devant ses yeux comme un film, non dans un léger sourire en coin. « Elle à toujours su trouver les mots, que ce soit pour m’apaiser ou pour se dévoiler à moi. Lorsque notre relation est devenue un peu plus sérieuse Saki était parfois intenable et je trouvais ça à la fois très amusant, mais aussi particulièrement plaisant. Nous avons passé un peu plus ‘un an ensembles, elle vivait chez moi et nous avions une vie de couple comme jamais je n’en avais rêvé.. »
Le regard de Kyre se figea un moment dans le vide en direction des canapés. « Et puis.. J’ai accepté une mise à prix de la part d’Aria un contrat simple, un nuisible à descendre, quelqu’un qui voulait mettre à mal ma station, cela m’a énervée, j’aimais ma maison maintenant que Saskia était avec moi… Alors j’ai accomplis ma mission j’ai descendu l’asari en question. Ce que je ne savais pas c’est qu’elle faisait partit de l’équipe de Saki, et elle m’a vu appuyer sur la détente. » Sourcils froncés elle serre légèrement la mâchoire, encore aujourd’hui ces images était de loin les plus dures à ses yeux et elle prit le temps de se calmer intérieurement avant de continuer.

« J’ai détruit la vie que je chérissais, tout seule comme une grande, n’ayant pas compris la leçon au bon moment, Oméga ‘La fin de tout’ porte bien son nom. Si j’avais su y réfléchir plus tôt j’aurais été en mesure de changer tant de choses.. Je n’ai jamais tenté de la recontacter, trop emplie de honte j’avoue avoir peur de ses mots. »

Elle est une bête sauvage qui vit dans les profondeurs les plus dangereuses de la galaxie et la seule chose qui lui faisait vraiment peur n’était autre que des mots. Les mots tranchants qu’elle savait bien trop puissant contre elle, ceux de son seul amour et seule personne en mesure de la détruire sans armes, mais qui au lieu de l’avoir fait, l’avait laissée ainsi, seule, sur son point de départ.



 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Ven 17 Juil 2015, 15:56
Les mots s'échappent en un long discours, que je sens imprégné d'émotions longtemps enfouies. Elle l'aimait, et l'avait également perdue. Enfin... "perdue"... Voilà un terme qui provoque en moi une brusque envie de lui foutre mon poing dans sa gueule. Genre, vraiment, de toutes mes forces. Son histoire, je la comprends. Certains passages sont même plus à même de me parler. Mais ce n'est qu'une relation amoureuse qui a mal tourné. Relation de deux Asari encore vivantes. Relation qui peut encore être renouée, façonnée à nouveau. Différemment, peut-être, mais au moins peut-elle réparer ses erreurs. Elle a encore une chance de se racheter. Une chance de revivre cet amour qui l'a tant passionnée, qui l'a tant emplie de bonheur.

Une chance que je n'aurai plus.

Je m'approche d'elle, une fois son discours terminé. J'hésite encore à lui ouvrir les yeux par les mots ou par la force. Et ce malgré ma blessure encore présente au niveau de mon flanc droit. Je sais ce qu'elle ressent, je ne suis pas sotte à ce point. Des erreurs, on en a tous fait. Moi y compris. Insurmontables ? Non. Elles ne le sont jamais du moment que l'on vit assez longtemps pour éviter de refaire la même, voire d'en réparer les dommages causés. Elles laisseront toujours des marques, certaines indélébiles et voyantes, d'autres insidieuses et d'autant plus douloureuses, mais elles peuvent être résorbées. Ici, ce n'est pas la mort qui les a séparées. Mais un malentendu, un quiproquo infâme, un dilemme sournois qui ne pouvait être réglé par détournement. Il fallait faire un choix, et ce choix a été fait. Un choix se fait toujours aux dépens d'une chose, quelle qu'elle soit.

Alors elle a choisi. Elle le regrette ? Certainement, tout le temps, depuis qu'elle a pressé la détente.

L'attaque vient de la gauche, lorsque mon poing fini par heurter violemment sa joue en un crochet brutal. Cela a été plus fort que moi, ma fureur a ainsi parlé. Comment ose-t-elle comparer cette perte-là à la mienne ? Elle qui a encore tout le loisir, tout le temps de la revoir, dût-elle en subir le courroux de sa bien-aimée ? Ou même succomber à sa colère ? Au moins peut-elle en avoir le coeur net, et revoir une dernière fois son visage. Moi ? Je n'ai plus que son souvenir de plus en plus flou dans ma tête, jusqu'à la fin de mes jours. Il ne me reste plus que les flammes pour exprimer mon impuissance, ma colère et mon chagrin. Pourtant, je ne continue pas d'asséner de coups. Je reste debout, en place, mains détendues, attendant le retour de flamme sans faiblir. Mais mon coeur n'a pas fini de parler. Loin de là.


- "Contrairement à moi, vous pouvez toujours la revoir, au moins une fois. Une PUTAIN de fois ! Je paierai très cher pour qu'on me donne une autre chance de retrouver celle que j'aime, même si cela ne dure que cinq putain de minutes avant de mourir ! La mort me l'a prise, contrairement à vous ! Saskia est encore de ce monde, et vous avez encore la possibilité de la contacter de nouveau. Raena est morte, et je dois juste vivre avec ça jusqu'à la fin de ma vie ! Alors arrêtez de croire que c'est fini, que vous ne pourrez plus jamais la retrouver. C'est VOUS qui y mettez une barrière, VOUS qui n'osez pas la regarder en face et subir les conséquences de votre erreur ! Car contrairement à moi, VOUS pouvez reconstruire ! Renouer ! Etre heureuse ! Vous avez PEUR de sa réaction ? PEUR de mourir de ses mains ? Au moins avez-vous la possibilité de la revoir ! DE LA REVOIR UNE PUTAIN DE FOIS !"

Mon poing s'écrase contre le mur par rage, manquant de peu le terminal qui n'avait rien demandé. Il fallait que ça sorte, j'étais devenu en peu de temps une vraie bombe à retardement, à mesure que les mots de l'Asari aux yeux vairons se déversaient à mes oreilles. Et j'ai toujours agi avec impulsivité, libérer ma colère spontanément quitte à subir les conséquences. Mais je n'ai pas peur. Je sais que je mérite ce retour de flamme.

Il y a longtemps que mon coeur ne bat plus pour vivre.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Sam 18 Juil 2015, 19:08

Les ombres d'Omega


Un accès de colère.
   





Kyre avait bien vu le crochet partir, il va sans dire qu’elle ne s’y attendait pas vraiment elle eut tout juste le temps de relâcher son corps pour absorber le coup qui lui fit faire un pas de côté et se pencher sous la violence du coup. Cette gamine venait de commettre une grave erreur en osant lever la main sur elle qui d’un accès de bonté lui avait sauvé la vie. Mais avant de s’emporter elle écouta les paroles que l’asari aboyait, elle avait raison à propos de Saskia, oui elle pouvait la revoir, oui elle pouvait lui parler, mais elle ne connaissait rien d’elle et se permettait de la juger sur quatre paroles.
La pression lui montait au cerveau au fur et à mesure qu’elle débitait et commençait à l’énerver avec sa façon de se plaindre de son pauvre petit sort alors lorsqu’elle eut finit et frappa le mur, Kyre prit la relève. Dans un balancement son poing vint précisément écraser le plexus de vala, point du corps qui renferme et accumule toutes les mauvaises émotions. Pour résultat Vala expira tout son air et se trouva dans l’incapacité de respirer l’espace de quelques secondes. Sa main gauche chargée de biotique elle attrapa le col de l’asari et la plaqua au mur en a soulevant légèrement du sol.

« Toi qui te plain tant et te morfond dans ton pauvre petit sort ! Si tu y tiens tant je peux abréger tes souffrances tout de suite !! » Les éclairs biotiques s’intensifiaient tout autour d’elle et de plus en plus elle écrasait la jeune asari contre le mur. Elle était énervée, mais sa voix était calme et le ton qu’elle employait était particulièrement glacial. « Tu ne sais rien, gamine ! Tu penses être la seule à avoir perdu des proches ?! Hein ?! Tu es sur Omega ici ! Tout le monde a vu sa famille mourir ! Comment oses-tu juger la vie et les choix des autres avec tant d’égoïsme et de jalousie !!? »

Elle avait envie de l’enfoncer dans le mur, au plus elle parlait au plus elle espérait voir la paroi de sa cache se fissurer et se voir imprégner de la forme de l’asari. Plus elle parlait, plus elle s’énervait, comment une gamine pouvait-elle imaginer savoir ce qu’il se passait dans sa tête ?! Elle avait furieusement envie de faire valser l’asari à travers la pièce, mais alors qu’elle la décollait du mur elle se décida à la relâcher sèchement avant de vraiment devenir incontrôlable, penser a Saskia lui rappelait comment elle avait promis de ne plus se laisser redevenir une bête sauvage.

« Ne t’avise jamais plus à lever la main dans ma direction… Je ne t’ai pas demandé ton avis sur ma vie. »

De retour au calme, son visage redevient de marbre, elle s’éloigne de Vala pour récupérer son verre et le terminer laissant Vala récupérer son souffle. Elle reste silencieuse un moment, pensive.



 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mar 21 Juil 2015, 02:05
Une fois encore, je ne peux que subir les assauts soudains, sans pouvoir me défendre efficacement. Un coup en plein dans mon plexus, respiration coupée, et déjà je me retrouve contre un mur, une aura biotique entourant la main qui me saisit, et m'empêche de respirer. l'air manque à mes poumons, mais rien n'y fait, je ne détourne pas une seule fois mon regard de ses yeux vairons. Je ne dis rien, je ne peux le faire de toute façon acculée ainsi, avec une poigne qui serre ma gorge. Mais je ne faiblis pas, je ne détourne pas les yeux, et jusqu'au bout je tiens tête alors qu'elle tente par ses paroles de faire ressentir toute sa puissance et son expérience. Elle se croit seule reine, et maîtresse de mon destin.

Qu'attendez-vous ?

Je ne suis qu'une morte en sursis. Les menaces de ce genre me glissent dessus tel un Hanari. Et ma colère est mon seul carburant. Pas de peur, pas de crainte, j'attends son jugement, malgré le manque d'oxygène qui commence sérieusement à embrumer mon cerveau et voiler ma vue. Pas une fois, je ne me plains. Une façon ou une autre d'en finir avec mon tourment faisant bouillir mon sang. Il ne faut pas qu'elle loupe son coup, je ne lui demanderai que cela. Qu'elle ne manque pas son coup, par pitié ! Parce que sinon, je ne garantis pas de mon état d'esprit, ma rage brûle ma chair de l'intérieur, prête à vomir les flammes de sa fureur vengeresse. Et toujours ces pulsions meurtrières qui me poussent encore et encore à vouloir la tuer, là, tout de suite. Quelque chose en elle m'y oblige, et je ne me l'explique toujours pas. Je n'ai plus d'air, je n'arrive plus à bien réfléchir, ni même à réagir efficacement. Seul mon regard ne désemplit pas de colère, fixant avec intensité les yeux vairons de mon agresseur.

Elle a relâché son emprise. Elle a retenu son coup.
La mort, encore une fois, n'a pas voulu de moi.

Ca en devient énervant. Très énervant. Marre que le destin se joue de moi. Et cette Asari qui se la pète, en mode sainte Nitouche. Qui se permet de juger l'autre ? Elle ne sait rien de moi ! RIEN ! Elle a beau avoir vécu plus de siècles que moi, elle ne peut pas critiquer mes actes, mes réactions ! Elle n'en a pas le droit ! Je vais l'emplâtrer contre un mur, déchaîner ma colère sur sa petite personne, lui casser la gueule avec mes poings jusqu'à en faire de la bouillie d'os et de chair, une masse informe impossible à identifier. Je vais la tuer, cette connasse ! Je sens l'air crépiter autour de moi en une charge biotique intense, signe évident de ma colère en passe d'être libérée en un flot dévastateur. Elle va prendre cher, putain !

Dure réalité que celle de se voir régurgiter son propre sang par la bouche. Je ne l'ai pas senti venir, et une vive douleur assaille les côtes. La confrontation musclée à ravivé certaines blessures qui n'étaient pas encore tout à fait guéries. L'aura biotique m'entourant disparaît subitement, et la fièvre vient de signaler à nouveau sa présence, insidieuse et sournoise. Ma colère, ma haine, elles sont en train de me submerger, d'engloutir mon esprit pour en prendre le contrôle. Mes pulsions mues par un instinct du plus animal, je sens que je deviens ce que j'ai toujours voulu refouler à défaut de la dompter : une bête sauvage, sanguinaire, incontrôlable. Qui ne vit que pour tuer.

Je prends appui contre un mur, poing serré, mâchoire crispée. Une fois encore, je suis en proie à un combat acharné en mon for intérieur, la raison contre la folie, l'asari contre la bête. Je n'arrive même plus à distinguer avec netteté mon environnement, juste le goût ferreux de mon sang bleu entachant le pourpré de mon épiderme en partie brûlé. Les dernières paroles de mon hôte se perdent en un écho déformé par mon esprit tiraillé par la fièvre, une chaleur brûlante enveloppant mon corps pas bien remis de mon précédent road trip chez les Berserkers.


- "Vous avez beau... avoir vécu plus de ... siècles. Que moi. Vous... ignorez... ce que je... vis."

Je la cherche du regard, cette Asari. Je ne sais plus si elle est là, ou même si elle tente de me tuer. Je crois que je suis arrivée à un stade où cela m'importe peu. Je dois vaincre cette folie qui me dévore de l'intérieur.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Mer 22 Juil 2015, 13:47

Les ombres d'Omega


Calme toi...
   





Kyre soupira suite aux dernières paroles, à en croire qu’elle n’avait rien écouté de ce qu’elle lui avait dit un instant plus tôt. Pourtant c’était compréhensible, largement compréhensible. Elle se redressa pour la regarder dans sa difficulté, complètement noyée dans sa haine à tel point qu’elle n’assimilait plus grand choses de ce qu’il se passait vraiment autour d’elle.

« Tu te trompes.. Ce qu’il restait de ma famille, mes deux sœurs ont été assassinée il y a quelques années et les assassins courent toujours, je ne sais ou.. Moi aussi je cherche vengeance, des visages que je connais, mais qui ne sont plus sur la station et que je ne sais ou chercher. »

Elle approcha légèrement en direction de Vala, elle avait retrouvé son calme, pensive, elle resta silencieuse un moment.

« Tu me fais penser à moi lorsque j’avais a peu près ton âge. Une bête sauvage assoiffée de sang qui ne souhaite que la destruction et la violence sans même s’en rendre compte, bêtement tu attends ta mort par la main de n’importe qui pour être enfin libérée de tes tourments. »

Elle approche de l’asari jusqu’à arriver tout près d’elle, elle pose sa main en douceur sur la tête de Vala et cale la fréquence de sa biotique sur celle de son invitée à l’esprit torturé. S’en suit une légère détonation qui coupe net les deux concentrations biotiques laissant de forts fourmillements dans la main de Kyre, mais ayant stoppé l’effort biotique incontrôlable de Vala. Puis elle l’attrape et la serre dans ses bras un moment, profitant de son moment de faiblesse.

« Calme toi.. Tu sais ce qu’est la première chose que m’a apprise ton mentor ? Ne pas laisser ma haine déborder et redevenir une bête sauvage, elle avait raison. Pense à ce que dirait Raena en te voyant ainsi.. Ta chère et tendre vit toujours en toi tout comme mes sœurs en moi. J’ai bien entendue ce que tu as dit et je l’ai compris, tu as raison à propos de Saskia, j’ai été stupide tout ce temps et je le sais bien. Ne fait pas la même erreur que moi, la haine que tu portes, tu dois en faire une force, pas un handicap. Tu as une vengeance que tu souhaites mener à bien, sert toi de ta haine dans la bonne direction. »

Elle parlait en douceur, tenant Vala serrée contre elle, elle avait compris, elle était comme elle il y fut un temps et avait besoin de ce genre de choses tout autant qu’elle. L’affection même si elle se résume à une simple étreinte est un besoin naturel dont la séparation est une déchirure plus forte que n’importe quelle blessure.


 




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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Ven 24 Juil 2015, 16:42
Je me trompe, dit-elle. J'ai cru du moins l'entendre dire ces mots. Je ne sais plus, perdue dans les flammes infernales d'un esprit enragé perdant peu à peu la raison. Je n'arrive qu'à peine à distinguer les phrases qu'elle prononce, encore moins à ce qu'elles entrent dans mon cerveau sérieusement touché par la fièvre. Je m'accroche à la raison, j'ignore comment, mais putain que je ne veux pas sombrer dans la folie furieuse.

Et tout d'un coup, un effleurement, un contact sur ma tempe, juste un soupçon. Et une déflagration survient, Pas suffisamment violente pour vriller mes tympans, mais aussi soudaine qu'un pétard qui explose. Comme un cauchemar qui s'envole pour ne laisser que le froid du monde réel. Les flammes rebroussent chemin, mais je les sens encore, aux aguets, prêtes à se ruer sur moi à la moindre occasion. Je m'aperçois alors que je me retrouve dans les bras de l'Asari aux yeux vairons. Encore sonnée par ce qu'il vient de se passer, sans vraiment comprendre d'où provenait cette détonation sourde, et par quoi elle a été provoquée, je reste ainsi, debout, le goût ferreux de mon sang encore présent dans ma bouche, bras ballants, alors que la tête de celle qui se dénomme Kyre se pose sur mon épaule et me murmure des mots que je distingue désormais parfaitement et que j'assimile aussitôt.

Ma haine, ce poison, cette drogue. J'en suis dopée, j'en suis devenue accroc, au point d'en être aveugle, de ne plus distinguer le bien du mal. Une overdose stoppée à temps. Mais pour combien de temps avant la récidive ? Comment faire pour ne plus en dépendre ? Pour accomplir cette quête sans pour autant embrasser ma colère et ma fureur à corps perdu ? Raena... que la Déesse me pardonne d'avoir jusqu'à oublié ton nom dans cet instant de pure folie. J'ai oublié ton visage et jusqu'au dernier de tes souvenirs. Seule la colère de t'avoir perdue a subsisté, flamme qui me ronge et me tourmente encore.

J'étais tout simplement une morte en sursis.
Et je pense qu'elle n'aurait pas apprécié cet état de fait. Qu'elle en serait même outrée, dégoûtée. Ce n'était pas moi.

En fait je ne sais plus qui je suis.

La douleur revient hanter mon flanc, signal de mon état passable. La fièvre s'est un peu estompée, et je retrouve peu à peu mes esprits. Je m'écarte de l'Asari, passant un revers de main pour essuyer mes lèvres bleuies par mon sang. Je n'aime pas être dans l'inconnu, il me faut un point de mire, une direction à prendre.


- "Jusqu'à aujourd'hui, seule la vengeance me maintenait en vie. Mais je sais qu'elle ne durera pas indéfiniment. Qu'un jour, je trouverai ces ordures et les tuerai."

Sentant la douleur insistante de mes côtes, une main posée sur la zone touchée pour mieux la supporter, je retourne m'asseoir sur le fauteuil, l'esprit encore embrumé de doutes. Je la regarde, avec insistance, cherchant une réponse. Juste une putain de réponse pour avancer et surtir ma tête des flammes de la haine.

- "Quelle serait ma raison de vivre si ce n'est pas cette vengeance qui m'anime ?"
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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Omega   Jeu 30 Juil 2015, 12:51

Les ombres d'Omega


Calmée..
   





Jusqu'à aujourd'hui, seule la vengeance me maintenait en vie. Mais je sais qu'elle ne durera pas indéfiniment. Qu'un jour, je trouverai ces ordures et les tuerai.

Kyre regarda Vala, enfin calmée, aller s’asseoir sur le fauteuil, leurs regards se croisent et elles restent ainsi à s’observer un instant. Elle était soulagée que cela ait marché, après tout elle n’avait aucune idée de sa réaction avant de le faire et s’était mise en danger juste pour tenter le tout pour le tout. Elle avança un peu dans sa direction.

Quelle serait ma raison de vivre si ce n'est pas cette vengeance qui m'anime ?

« Je ne suis pas sure de pouvoir te donner la réponse qu’il te faut, mais peut-être qu’au lieu de te focaliser sur la vengeance, tu devrais te focaliser sur un but, quelque chose qui te pousse vers le futur et non qui te maintien dans le passé. Une chose est sure, les gens dont tu veux te venger ne sont certainement plus sur la station pour le moment, mais ils reviendront. Alors à ce moment-là tu seras là parmi ceux qui ont des comptes à régler avec eux et leurs ferraient subir la foudre de leurs actes au centuple. »

Elle marqua une pause, pensive.

« Tu sais, je pense que ce qu’il serait bien pour toi, c’est de prendre des vacances de la station. Ressource-toi ailleurs dans un lieu plus tranquille, profite d’un peu de calme et si tu y tiens tant, reviens plus tard. Une chose que je pense très importante que tu dois faire est d’apprendre à contrôler ta haine car elle te tire vers les ténèbres. »

« En ce qui concerne ta raison de vivre je ne suis pas celle qui doit répondre à cette question, c’est une chose que tu dois trouver toi-même… La seule chose que je puisse faire est de te donner un coup de mains lorsque tu en auras besoin et te soutenir dans ta quête. Je suis certaine qu’il y a une bonne personne en toi Vala et je pense que c’est cette partie de toi qui t’aidera à remonter la pente. »

Kyre se dirigea vers le frigo et en sortit un fruit acide provenant de thessia proche du citron terrien, elle le coupa et le pressa entièrement dans un verre d’eau avec un peu de sel iodé et vint le poser devant Vala, s’asseyant elle-même sur le canapé.

« Bois, c’est bon pour le mal de tête. »


 




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