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 Larmes de lune d'argent

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MessageSujet: Larmes de lune d'argent   Lun 27 Juil 2015, 16:48
Intervention MJ : NonDate : 27 Juillet 2200 RP tous public
Aylis "Blue" Lakdan ♦ ???
Larmes de lune d'argent





Idiot qui ne comprend pas
La légende qui comme ça
Dis qu'une gitane
Implora la lune
Jusqu'au lever du jour

La Citadelle dormit à l'ombre de la lune d'argent. Quelques voix chuchotaient, quelques silhouettes nocturnes flânaient par-ci, par là au gré des rues et des places qu'offrait le gigantesque édifice volant, mais la grande majorité du peuple se reposait de concert sous le voile naturellement sombre de l'espace. L'une de ces âmes errantes n'était cependant pas inconnue de tous. Allant là où son esprit la guidait, Blue s'était finalement installée sur un des bancs faisant face à l'imposant monument Krogan érigé en hommage à leur bravoure lors de la Guerre rachni. La jeune Drell contempla longuement la statue, en détailla les traits, admirative devant le travail fourni. Pourtant, elle demeura pensive, comme préoccupée, l'esprit ailleurs. Les rares passants ne la remarquèrent pas, la petite musicienne ayant activé le mode Camouflage de son Omnitech. Immobile, elle demeurait ainsi inaperçue, son intimité préservée.

Pleurant elle demandait
Un gitan qui voudrait
L'épouser par amour

A défaut de verser des larmes par ses yeux, Blue laissa son coeur prendre le pas en son for intérieur, laissant son visage de marbre, les yeux dans le vague. L'amour avait quitté sa maison, en un claquement de porte. Elle avait beau reconstituer la scène dans son esprit, elle ne trouva pas de réponse dans ses doutes. Comment en étaient-ils arrivés là ? La séparation fut douloureuse comme incompréhensible pour la frêle créature. Elle avait tout d'abord cherché soutien et réconfort auprès de celle qui fut la plus proche géographiquement, celle qui l'accompagnait dans tous ses déplacements, son agent Jennifer. Jenny, comme elle aimait à l'appeler, avait beau trouver les mots pour alléger son lourd fardeau, le coeur de la Drell ne guérissait cependant pas complètement. Triste mélancolie, cruelle désillusion, Blue soupira d'une grande déception.

Tu auras ton homme, femme brune,
Du ciel répondit la pleine lune,
Mais il faut me donner
Ton enfant le premier
Dès qu'il te sera né

Elle pianota son Omnitech allumé, envoyant un message via l'Extranet à celle qui avait accompagnait sa jeunesse musicale, violemment au début, pour au final son ardeur calmée par le calme impassible de Blue. Lilith tardait à lui répondre, étant certainement en train de dormir. L'écriture en elle-même donna un peu de baume au coeur à la jeune Drell. Insuffisant cependant pour libérer l'esprit de la souffrance d'un amour brisé. En y réfléchissant, connaissant le caractère de son amie Asari, elle ne put s'attendre à autre chose qu'à une impulsivité protectrice, chose qu'elle avait fini par apprécier chez la fougueuse Lilith, mais qu'elle ne recherchait pas à l'heure actuelle.

Celle qui pour un homme
Son enfant immole,
Bien peu l'aurait aimé.

Blue voulait libérer son esprit, penser à autre chose. Elle chercha l'espace, les étoiles, le vide interstellaire pour que son âme puisse voguer avec légèreté. Mais toujours cette pensée de l'homme qui s'éloignait d'elle, rompant brutalement leur lien affectif tissé depuis des mois, alourdissait son coeur, l'empêchant de savourer pleinement cette échappée solitaire. Alors Blue se mit à chanter, doucement, un air du large registre de variété humaine, une ode à la lune, une fable aussi triste que son coeur. Sa voie à la naturelle réverbération s'échappa et vola dans les airs, parvenant aux oreilles des quelques habitants au sommeil léger ou à l'âme vagabonde.

Lune tu veux être mère
Tu ne trouves pas l'amour
Qui exauce ta prière
Dis moi lune d'argent
Toi qui n'as pas de bras
Comment bercer l'enfant
Hijo de la luna.
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MessageSujet: Re: Larmes de lune d'argent   Mar 03 Nov 2015, 22:48

Larmes de lune d'argent



Une vision, une interprétation, propose une Citadelle éclairée, à l'atmosphère des plus reposantes. Modestement peuplé, le Présidium m'accueille en son sein, paisiblement assis sur un banc qui ne paye pas de mine, à proximité d'une fontaine battant placidement les flots. Je me sens parfaitement décontracté, et cela se voit. Mon vêtement est léger, ma chemise ne me gêne en rien. Quel rafraichissement ! Je pourrais rester ici des heures durant. Dans ma main : une bouteille, mais pas d’alcool, non. Seulement un jus de fruit, un jus de goyave pour être exact. Dire que j'ai tout mon temps pour le siroter... J'en suis comblé. Pour une fois, je suis vraiment heureux. Mon visage a enfin cicatrisé, je me sens si bien. Et si je fermais les yeux quelques instants pour en profiter un peu plus... Ma détente est soudain compromise par le contact franc de trois gros doigts sur mon épaule.


# 27 JUILLET 2200
# CITADELLE, DANS UN BAR QUELCONQUE DU PRÉSIDIUM
# TARD...


« Monsieur ! Ça va ? Faut se réveiller, on ferme. »

C'était un serveur turien, qui venait de sortir le dernier ivrogne présent d'un drôle de sommeil que l'on ne saurait davantage associer à une fatigue prédisposante ou bien à une consommation d'alcool excessive - dont il n'était certes pas rare d'être témoin aux côtés d'un accoutumé de la sorte -, chose bien peu raisonnable compte tenu des circonstances actuelles : dans pas moins de deux jours, Roth serait expédié sur Turvess, pour apporter son grain de sel à la guerre civile raloise en faveur de la paix.

« Hmm... Moui ? Ah... »

L'alléchant jus de goyave s'était retransformé en ce breuvage qui faisait maintenant défaut à la seule pinte vide - mais encore mousseuse - clouée au comptoir. Roth cligna des yeux une fois, puis à nouveau, à plusieurs reprises sans que cela ait le moindre effet. Il lui faudrait quelques instants de plus pour émerger à la surface de la triste réalité, dans laquelle il était tard.

« Sûr que ça va ? Pas besoin d'un coup de main ? »

« Ç... Ça devrait aller. Merci tout de même. »

S’il avait effectivement besoin d’un coup de main, il n’était pas certain d’en vouloir. Pas maintenant, pas dans cet état. Il n’y avait plus que lui dans le bar. Lui, le serveur et quelques employés qui débarrassaient les tables et assuraient le nettoyage des lieux, jour après jour. Dur d'imaginer à quel point les lieux avaient pu être animés, quelques heures seulement plus tôt. Roth en avait été plus que témoins... mais à présent il lui fallait partir.

« Pardon pour le dérangement... et merci pour votre bienveillance. Tenez. »

Il laissa un pourboire en signe de gratitude, et peut-être aussi un peu pour mieux faire avaler la pilule de tout le bordel qu'il avait fichu plus tôt dans la journée.

Enfin au dehors, Roth ne savait trop où aller. Il était bien parti pour errer là où bon lui semblerait, et ce fut dans cette optique qu'il emprunta arbitrairement une direction toute indiquée : les quartiers de la favorite. Non pas qu'il espérait quoi que ce soit venant d'elle, à commencer par la possibilité ne serait-ce que de croiser son regard, mais comme cela valait mieux que de faire le planton en attendant la réouverture d'un bar, il se contenta d'y avancer, jusqu'à avoir le loisir de reconnaître comme une mélopée provenant de non loin.

Le Finlandais était à peu près au niveau de la statue du Krogan à ce moment-là. Le chant était léger, des plus discrets, et il lui parlait, de par son air familier. Roth s'approcha nonchalamment, s'assit sur un banc à proximité et tendit l'oreille, guidé par sa curiosité.

~ Lune tu veux être mère
Tu ne trouves pas l'amour
Qui exauce ta prière
Dis-moi lune d'argent
Toi qui n'as pas de bras
Comment bercer l'enfant
Hijo de la luna. ~

Sans son OmniTech pour traduire, Roth n'avait pas la moindre chance de comprendre ces paroles. Celles-ci à sa portée, il reconnaissait la chanson : Hijo de la luna. Fils de la lune. Ou encore "Poikakuu". L'une de ces chansons qui savaient faire vibrer les cordes sensibles du Finlandais.

Si seulement j'avais mon accordéon sous la main...

L'instrument en question se trouvait dans sa navette, amarrée au quai 125. Le Finlandais préféra rester sur place, en se posant d'ailleurs une question tout à fait légitime.

Mais au fait... il y a quelqu'un ?

Une question rhétorique auto-adressée. Bien sûr qu'il y avait quelqu'un. Son imagination ne chantait pas avec autant de sensibilité. Roth ne tenait surtout pas à interrompre ce à quoi il assistait, alors il demeurait silencieux, se faisant volontiers spectateur de la prestation à défaut d'y ajouter quoi que ce soit sans y être explicitement invité. Au mieux, il applaudirait à la fin de la performance.

[...]



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Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Lun 29 Fév 2016, 12:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Larmes de lune d'argent   Ven 12 Fév 2016, 14:19


Le gitan se croyant déshonoré
Couteau en main sa femme alla trouver,
L'enfant n'est pas de moi,
Tu m'as trompé, je vois!
A mort il la blessa
Et l'enfant dans ses bras
La colline il monta,
Là haut l'abandonna...

Elles volaient, ces notes, ces paroles, au clair de lune. Elles s'envolaient, troublant doucement ce silence reposant, sans qu'aucune âme n'ouvre l'oeil. Blue chanta et ouvrit son coeur, elle avait besoin de libérer son lourd fardeau. A défaut de larmes, elle laissa couler l'harmonie de sa voix mélancolique, offrant une triste berceuse aux rares oreilles attentives entourant sa présence. Main sur le coeur, yeux fixés sur l'astre nocturne diffusant ses rayons d'argent, la petite Drell laissa son esprit voguer au gré de la mélodie humaine, elle voulait être ailleurs, loin de la réalité. Elle souhaitait rejoindre la Lune par la pensée, laisser ce corps au coeur blessé par la brutale séparation, dont elle ne trouve aucune explication, ni même un début de réponse. Noyée dans l'inconnu, Blue voulait plus que tout sortir sa tête de l'eau.

Lune tu veux être mère
Tu ne trouves pas l'amour
Qui exauce ta prière

L'amour voguait, allait et venait, sans jamais pouvoir être dompté. Blue l'avait appris à ses dépens. Elle y croyait, pensait qu'il était l'homme idéal, sa moitié, son âme soeur. Comment avait-t-elle pu se tromper à ce point ? Un élan de naïveté qu'elle regrettait désormais, elle avait partagé quelques années de sa vie avec un homme qui, au final, ne le méritait peut-être pas. Malheureusement, son passage était marqué sur son coeur, dans son esprit. Elle revoyait encore son visage, parcourait les souvenirs de bons moments passés. Elle ne comprenait toujours pas cette disparition si soudaine, inexplicable pour elle. Alors elle chanta encore, elle s'exprimait par la mélodie, sa voix se fit tremblante.

Dis moi lune d'argent
Toi qui n'as pas de bras
Comment bercer l'enfant
Hijo de la luna

Elle ne s'aperçut que tardivement d'une présence, alors que la chanson touchait à sa fin. Quelque peu ébranlée par le rappel à cette réalité qu'elle voulait fuir, elle faillit se perdre dans la mélodie, mais se rattrapa bien vite, sachant qu'il ne pouvait, pour le moment, que l'entendre. Une larme finit par couler, parcourant lentement sa joue bleutée, alors qu'elle termina, la voix brisée, ce dernier couplet d'une ode à la lune d'argent.

Et les soirs où l'enfant joue et sourit,
De joie aussi la lune s'arrondit
Et lorsque l'enfant pleure
Elle décroît pour lui faire
Un berceau de lumière
Et lorsque l'enfant pleure
Elle décroît pour lui faire
Un berceau de lumière

La dernière note, le dernier mot, s'éleva dans les airs, en un souffle, un murmure, avant que le silence ne reprenne sa place dans la Citadelle. Blue fixa alors l'imposante statue de krogan qui lui faisait face, immobile et froide, elle tenta d'en apprécier l'absence de bruits malgré la présence de l'humain désormais à ses côtés, assis sur le même banc qu'elle. Blue ne voulait pas retrouver cette réalité, elle voulait encore voyager, mais toute chose a une fin, elle le savait sans pour autant le souhaiter. La petite Drell tourna la tête, afin de mieux observer l'humain qui s'était installé sans la remarquer - gracieuseté de son camouflage - avant de retirer l'occlusion qui l'enveloppait, révélant alors sa présence à l'homme à ses côtés.

- "Bonsoir", lance-t-elle d'une voix légèrement tremblante quoique suffisamment assurée pour ne pas être marquée par l'hésitation. "Je vous présente mes excuses si je vous ai réveillé d'une quelconque manière."

Posant sa main au niveau de son coeur, elle hoche doucement la tête en guise de salutation. Ses prunelles rouge sombre détaillèrent le visage de l'inconnu, notamment l'oeil cybernétique qu'il arborait. Nombre de questions trottinaient dans l'esprit de la petite Drell, mais aucune ne s'échappa de sa bouche, préférant les remettre à plus tard. La politesse et la courtoisie semblaient de rigueur, aussi se présenta-t-elle au spectateur improvisé.

- "Je me nomme Blue. Puis-je vous demander à qui ai-je l'honneur, monsieur ?"
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MessageSujet: Re: Larmes de lune d'argent   Lun 29 Fév 2016, 12:48

Larmes de lune d'argent

Sans se douter de l’exacte nature des émotions qui naviguaient autour de lui, Roth n’avait pas clos son oreille, et pour rien au monde à ces instants que la musique immortalisait. Ce qu’il entendait appartenait à la nuit, l’une de celles qu’il s’était condamné à passer les yeux grands ouverts, à voguer dans une Citadelle désertée de son activité tant prêtée. À l’heure qu’il était, devant l’imposante statue krogane, quelqu’un avait quelque chose à dire, d’une manière à laquelle le Finlandais se voulait réceptif.

Un message passait certainement à travers la chanson en elle-même telle, qu’elle était choisie et interprétée. Le thème était bien triste : un homme battant sa femme sous prétexte d’une infidélité soupçonnée, dans une idée que les gens peuvent s’appartenir au-delà d’un pacte tacite, au nom de quelque chose de bien plus destructeur. Aussi fort que le Finlandais réprouvait l’objectification de son prochain, cela ne pouvait que le renvoyer à sa propre conception de ce qui ressortait dans ces paroles. Une conception de la relation amoureuse. Lui qui, par exemple, n’avait jamais été à l’aise à l’idée d’une relation à long terme se remit soudain en question, comme souvent à ce propos, mais sans se prononcer davantage pour autant.

Et pourquoi ne pas cesser de réfléchir à soi devant l’œuvre d’autrui quand celui-ci s’offre enfin ? Il y avait bien des paroles, mais surtout une voix qui les faisait vibrer. Une voix délicate, que Roth n’osait qualifier de fragile, mais trouvait très belle.

~ Et les soirs où l'enfant joue et sourit,
De joie aussi la lune s'arrondit
Et lorsque l'enfant pleure
Elle décroît pour lui faire
Un berceau de lumière
Et lorsque l'enfant pleure
Elle décroît pour lui faire
Un berceau de lumière ~

Une dernière expiration ponctua la chanson, lui rendant tout honneur. Le silence qui s'en suivit s’incluait tout autant dans quelque chose de partagé que chaque seconde de chacune des quelques minutes précédentes.

Le silence s’apprêta à se rompre à l’apparition de l'auteure de la performance nocturne. Une petite Drell, passée jusque-là inaperçue, se tenait à présent assise juste à côté du Finlandais, qui n’en fut pas davantage surpris. Il devait bien s’attendre à ce que la musicienne se trouve quelque part à proximité, et c’était le cas.

« Bonsoir. » Lui dit-elle simplement, d’une voix quelque peu fébrile.

« Bonsoir. » Répondit Roth à son tour, très calmement, et sur un ton gentil, voulu comme tel.

« Je vous présente mes excuses si je vous ai réveillé d'une quelconque manière. »

C’était attentionné de sa part. Pour le coup, la pire des gènes aurait davantage ressemblé à un silence absolu.

« Non je vous en prie, rassurez-vous. Je ne dormais pas. J... »

Roth voulut ajouter quelque chose, mais il ignorait s’il devait le faire, et quoi dire précisément, surtout. Se justifier quant aux éventuelles raisons qui poussaient quelqu’un comme lui à veiller aussi tard ? Ne serait-ce pas la première chose que tenterait quelqu’un qui se sentirait coupable de quelque chose ? Or il ne faisait rien de mal : apprécier la nuit, un paysage différent. Respirer un air frais accompagné par les premières lueurs.

Observer son interlocutrice le fit constater qu’il connaissait bien mal les Drells. Tout comme d’autres espèces, il aimait pourtant les contempler. La structure de leur visage l’avait toujours intrigué et lui avait toujours inspiré quelque chose comme un sentiment d’esthétisme.

« Je me nomme Blue. Puis-je vous demander à qui ai-je l'honneur, monsieur ? »

Les présentations oui. Commencer par les présentations semblait être une bonne première étape par laquelle engager le dialogue. Où avait-il eut la tête...

« Mon nom est Roth. Ravi de vous rencontrer, Blue. »

Il s’inclina légèrement également. Son léger sourire ne s’était pas effacé sous son œil fatigué qu’il ferma quelques instants avant de s’exprimer à nouveau.

« Votre chant... m’a beaucoup touché. » Avoua-t-il, espérant ne pas commettre une maladresse dans sa sincérité à dire les choses.

La fin de sa phrase fut caractérisée par un chagrin, perceptible à l’oreille, mais aussi à la vue. En y réfléchissant, il venait de se remémorer la raison qui l’avait conduit ici : la volonté de se changer les idées. Car dans deux jours à peine, Turvess l’attendait, et pas pour le meilleur, s’il avait bien tout compris. Il avait même eu une semaine entière pour se préparer. Une semaine... tout juste assez de temps pour dire adieu à toutes les personnes que l’on connait. Ce dont il ne fit rien.

« Pardon si mes mots sont maladroits. C’est que... je suis fatigué et... »

Ça lui pendait à la langue, et ça refusait de se formuler. Un barrage se tenait fermement entre ce qu’il s’acceptait d’avouer, et la vérité. Celle-ci étant déjà flagrante, il ne lui restait plus qu’à l’assumer.

« ... j’ai peur. »

[...]



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