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 Entre quatre yeux, pas de mensonge.

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MessageSujet: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Mar 11 Aoû 2015, 15:38
Intervention MJ : NonDate : 12 Juillet 2200 RP Violent
Dahl Elkoss ♦ Anton Ardak ♦
Entre quatre yeux, pas de mensonge


Oméga. La station avait le berceau de tant de trahisons, de mensonges, d'ambitions et autres actes du même acabit, qu'il en devenait classique, si ce n'est normal, que d'y trouver maints et maints corps tous résultats de tentatives avortées ou même réussis de s'élever ou simplement d'améliorer un quotidien qui pouvait se trouver affreusement miséreux. On peut même dire que la première cause de mortalité d'Oméga était l'échec, et son pendant, l'ambition démesurée.

Anton avait vu le résultat de cette ambition tant et tant de fois qu'il ne ressentait plus la moindre once de pitié ni d'amusement lorsqu'il trouvait entre deux poubelles un corps, parfois plus, non il ne ressentait plus rien de tout cela, tant qu'il eut connu ce sentiment un jour. De toute manière la mort l'avait toujours accompagné et cela lui avait toujours plut. Toutefois il y a toujours une exception, un petit détail qui change toute la perception que l'on peut avoir de la justice, de la mort et même du mensonge. L'ambition, bat tel un feu ardent dans le cœur de quiconque possède un tant soit peu de volonté, ou se fait le porteur d'un idéal à atteindre, et le butarien entrait dans cette ligne de conduite, celle d'un ambitieux guerrier, insatisfait de sa vie et éternellement porteur d'un idéal, celui de la gloire et de la puissance.

Sauf qu'au final, le pacificateur n'avait réalisé que peu de ses rêves. La gloire fugace apportée par le Blackout avait vite disparue au profit de Shoran, l'implacable chef des ravageurs, et par l'inconstance des citoyens d'Oméga. Peut-être qu'Oméga n'avait été qu'un mirage, emportant les désirs et ambitions d'un butarien dans un rêve inaccessible. Dominer Oméga était peut être au-dessus de ses moyens. Anton se maudissait depuis quelques jours à se propos, se rappelant l'importance qu'il avait sur Anhur, en sa qualité de formateur Na'Hesit, et de membre honoraire du conseil de Kher-Hops, la plus grande école militaire de la planète, mais aussi du respect qu'il jouissait sur Korlus lorsqu'il y officiait comme agent de la pègre ou chasseur de prime. Mais tout cela n'était rien face au désir ardent et dévastateur qui emplissait l'esprit du butarien, il voulait écraser Shoran et son sourire méprisant, broyer Aria et sa suffisance. Mais plus que tout, Anton voulait le pouvoir commander à Oméga tout entier, il voulait devenir Oméga.

Pourtant au final qu'était-il devenu ? Un laquais de plus sur la station, et le pire ? Celui de la plus haïssable des turiennes, qui avait apporté avec elle la rigueur commune à son peuple, admirable pour une nation guerrière stable, mais incapable de l'appliquer à son armée, la laissant stagner dans une médiocrité aliénante pour le butarien et ses hommes. Anton se trouvait désormais violemment partagé entre l'ambition et la fierté de réussir malgré tout, et la lassitude d'une vie qui ne lui plaisait plus. Toutefois alors que la lassitude semblait remporter une victoire décisive dans l'esprit du ravageur, une information capitale lui parvint. Encore une trahison, un mensonge et une ambition dévorante qui venait de détruire une vie, mais pas n'importe qu'elle vie. Dahl Elkoss avait été découvert à fournir en équipements prohibés des groupuscules para militaires, et systématiquement à des groupes rejetant l'autorité de la reine d'Oméga.

Anton trouva alors un regain majeur d'intérêt pour la station et fit tout pour faire taire les informations, après quelques assassinats et une perte de crédits, les informateurs ne furent plus qu'un vague souvenir. Un coup magistral d'ailleurs, étant donné que toutes les personnes ayant connaissance de la chose furent réduites au silence en une seule nuit.

***

La ruelle était étroite, et très peu utilisée, il faut dire qu'elle avait bien mauvaise presse, ne servant pratiquement que pour le transport de cadavres, de prisonnier en passe de connaître les pires tortures, et de point de passage pour les soldats les plus crains d'Oméga, les ravageurs. Anton regardait tout autour de lui et se rappela son dernier passage, une séance de torture qui avait bien mal tournée, et amené au sauvetage d'un volus bien étrange. Il était ironique que le retour serve à en juger un autre.

Mais le pacificateur n'eut pas beaucoup de temps pour se remémorer le passé, deux autres ravageurs surgirent, un butarien et un lysthénis. Le duo tenait entre eux un volus, un sacré effort semblait-il étant donné l'état de concentration que l'on pouvait lire sur leurs visages. L'ambitieux personnage ne touchait plus le sol et semblait inconscient, à moins qu'il ne garde le silence volontairement.

Bien le deuxième invité est arrivé, se satisfit le chef pacificateur. Il sut alors que la situation allait potentiellement redevenir intéressante pour lui. Et puis dans le pire des cas le volus pourrait l'amuser en souffrant. Rapidement les trois pacificateurs gagnèrent une porte, la seule située dans cette ruelle, pour pénétrer dans un bâtiment aussi peu éclairé. Rien d'intéressant ne meublait la bâtisse, rien hormis quelques traces de sang, et quelques impactes de balles. Puis enfin la destination finale, une pièce que rien ne distinguait des autres, hormis une fois qu'on eut pénétré à l'intérieur. De là on comprenait parfaitement sa fonction lorsqu'un les outils la jonchant était clairement visibles. Une salle de torture.

Tout de suite, Anton se dirigea vers un trône, littéralement cela, qui trônait fièrement dans le fond de la pièce, faisant directement face à l'entrée. Le butarien s'y assis avec un grand sourire et fit signe à ses soldats d'installer leur invité. Si le volus était éveillé, alors il ne pourrait pas manquer le spectacle qui se déroulait à sa gauche. En effet un turien âgé mais encore largement en forme, était attaché avec une méthode ancestrale mais si vieille que la plupart ne s'en souvenait plus. Deux plateaux en bois enserrés le cou, et les poignets du turien l'empêchant de bouger. Les deux plateaux était eux soudés à deux barres de métal clouées au sol.

Dahl Elkoss, lui était pour le moment menotté à une simple chaise, son champ de vision englobant le turien prisonnier, son propre chef de la sécurité, et le trône du butarien qui le regardait avec une grande joie. Un ravageurs vortcha se tenait discrètement derrière le turien, tandis que les deux qui avaient porté le volus se tenaient sans un mot derrière leur fardeau.

Finalement le volus daigna montrer qu'il était conscient, depuis combien de temps, impossible à savoir, et la discussion put enfin commencer.

"Bien vous voila revenu à vous. Il semblerait que la première rencontre ne vous ai pas satisfait, je m'en vois toutefois fier de mériter l'honneur de vous rencontrer à nouveau. Quelle tristesse que ce soit en ces circonstances, il semble que je vous avez mal juger." Le butarien avait la posture d'un empereur, et souriait à pleines dents tant il savourait le moment. Le trône lui donnait une stature qu'il appréciait particulièrement.

"Et vous qui me parliez d'idiotie à trahir les ravageurs, quelles pitreries. Est-ce tout ce que vous êtes ? Un pitre incapable de résister à la tentation de s'autodétruire ?" Le ton était largement réprobateur, et le sourire s'estompait au fur et à mesure. Mais alors qu'il allait disparaître du visage du butarien, ce dernier réapparut soudainement, aussi éclatant qu'auparavant.

"Mais j'aime cela. Cette folie de vivre, de grandir. Et je vous aurez largement porté en héros, si ce n'est en ami, si ce n'était pas moi que vous aviez insulté en trahissant un accord que nous avons tout deux signé. Je me suis même porté garant de ce dernier et mon honneur, chose vitale dans mon peuple, se retrouve entaché."

Le ravageur ne s'était toujours pas levé de son trône, jaugeant le pauvre volus qui était nettement mal à l'aise sur sa chaise bien trop haute pour lui. Anton eut un regarde emplit de pitié.

"Mais je suis toujours prêt à pardonner. Toutefois je dois me souvenir que j'avais demandé de la confiance entre nous, aussi cela est difficilement envisageable. Que faire alors ? Puis-je espérer comprendre que tout ce qui s'est dit n'était qu'un tissu de mensonge ? Donnez moi quelque chose, je ne veux pas voir mourir ici le grand Dahl Elkoss, cela serait une telle perte que cela ne pourrait que me décevoir." En vérité Anton n'avait que peu de pitié en lui, et encore moins pour un parjure. Il n'était pas ici question de perte mais de gain, qu'est-ce qui était le plus intéressant, la mort ou la vie ?

Le pacificateur posa ses mains sur les accoudoirs et regarda fixement le volus. Il était le seul à même de choisir l'issue de cette petite discussion. Et Anton n'avait aucun doute qu'il possédait les moyens de choisir la plus intéressante pour l'ensemble des participants ...


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Mer 12 Aoû 2015, 19:42
Entre quatre yeux, ...



Août 2200
Oméga
Captif


Quelle journée de merde...

Je vais vous épargner les débuts, inintéressants. A la place, venons en directement au fait.

Moi, kidnappé, ainsi que Kelnus, par un trio de Ravageurs ayant des reproches légitimes à me faire.

Autant le dire tout net, c'était la merde.

Comment ai-je fait pour en arriver là, me demandez vous ? Ma foi, ce ne fut pas si compliqué. Les Ravageurs sont maîtres sur Oméga, après tout. Quelques menaces bien placées pour obtenir les quelques renseignements nécessaires, une attaque surprise alors que j'étais en déplacement avec une escorte réduite, et c'est tout.

Y avait il eu des morts ? Probablement. Combien ? Je l'ignorais. J'espérais qu'au moins l'un des miens avait survécu et était rentré à la base. Il aurait informé Jerata, qui aurait activé le réseau pour me retrouver... Mais évidemment, si les Ravageurs avaient décidé de m'éliminer, le siège de Dahl Terminus était probablement déjà bouclé. Et même si ce n'était pas le cas, cette chère butarienne pouvait estimer plus raisonnable de me laisser à mon sort et de s'emparer de l'entreprise... Elle était fidèle, mais pas stupide, et plutôt pragmatique. Riposter face aux Ravageurs, quand on vit sur Oméga, n'a jamais été une bonne idée.

Mais qu'importe ces digressions oiseuses, intéressons plutôt aux détails de la situation. J'étais menotté sur une chaise standard, donc assez inconfortable. Kelnus était attaché à une espèce d'instrument de torture primitif. Le reste de la pièce contenait des outils divers et variés, ainsi que de traces récentes ou non, le tout indiquant que cet endroit discret était régulièrement utilisé à des fins d'interrogatoires.

Enfin, il y avait également les trois Ravageurs. Je ne reconnût qu'un seul des trois : le Pacificateur Ardak, avec qui j'avais déjà négocié. Et qui m'avait bien plus semblé porté sur la violence et la mort que sur le commerce.

Une fois le repérage fait, je cessa de faire le mort. De toute manière, rien n'indiquait qu'ils étaient pressés, et gagner du temps ne garantissait aucune amélioration de la situation.

Ardak m'adressa aussitôt la parole. Il ne s'était pas démarqué par sa politesse ou son respect la première fois, et ça avait encore empiré maintenant qu'il n'avait plus à le faire. Un butarien charmant, en somme.


« Mais j'aime cela. Cette folie de vivre, de grandir. Et je vous aurez largement porté en héros, si ce n'est en ami, si ce n'était pas moi que vous aviez insulté en trahissant un accord que nous avons tout deux signé. Je me suis même porté garant de ce dernier et mon honneur, chose vitale dans mon peuple, se retrouve entaché. »

Il s'agissait donc d'une affaire personnelle. J'avoue que je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire, à ce moment-ci : d'un côté, il approuvait mes actions alors que je doublais les siens, de l'autre, il se considérait comme personnellement lésé, alors qu'il n'avait été dans l'accord me liant aux Ravageurs qu'un intermédiaire. Certes, Shoran pourrait lui reprocher de ne pas avoir su me jauger, mais bon, de là à insulter son ''honneur personnel''...

« Mais je suis toujours prêt à pardonner. Toutefois je dois me souvenir que j'avais demandé de la confiance entre nous, aussi cela est difficilement envisageable. Que faire alors ? Puis-je espérer comprendre que tout ce qui s'est dit n'était qu'un tissu de mensonge ? Donnez moi quelque chose, je ne veux pas voir mourir ici le grand Dahl Elkoss, cela serait une telle perte que cela ne pourrait que me décevoir. »

Nouvelle tirade, et plusieurs réactions intérieures. En premier lieu, le nom ''Elkoss' que l'on continuait de me servir alors que je ne le portais plus. Bah, qu'importe au fond, ce n'était pas le moment de chipoter.

En second lieu, il parlait de me pardonner, ce qui en faisait soit un individu prêt à trahir les Ravageurs - un pardon ne ressemblant guère aux méthodes de ses supérieurs - soit un sadique voulant me faire miroiter une porte de sortie avant de me la claquer violemment au visage. Autant vous dire que sur le moment, je penchait plutôt pour la seconde option.

Mais, mais, mais... Le butarien était ambitieux, c'était un fait. Il l'avait déjà semblé lors de notre première rencontre, où il était encore auréolé de gloire après avoir participé au sauvetage de la station lors du Blackout. Et pourtant, il ne semblait pas avoir tellement évolué depuis cette époque. Faisait-il partie de ces butariens ravis de servir tant qu'ils avaient leur ration de violence quotidienne ? Où était il un individu avide de pouvoir mais peu apprécié par ses supérieurs ? Les deux étaient envisageables.

Dans tous les cas, je n'avais pas vraiment le choix, si je voulais survivre, je devais jouer à son jeu. Je répondit, sans regarder quoi que ce soit en particulier.

Mais de quelle manière ? Cette situation me rappelait la rencontre avec la Thémessianne asari, quelques mois auparavant. Négocier avec une épée de Damoclès, pour reprendre une expression humaine. Face à T'zela, j'avais fait preuve de fierté, refusant de céder quoi que ce soit. Mais le butarien me semblait bien plus violent et impitoyable que l'asari.


« HUUUF. Par où commencer ? J'ignore ce que vous avez entendu exactement, HUUUF, je ne peux donc ni confirmer ni nier. HUUUF. Mais je suppose qu'il s'agit de rumeurs comme quoi j'aurai doublé les puissants Ravageurs. HUUUF. Quelle curieuse idée ce serait ! Qu'est ce qui pourrait bien me pousser à ça ? HUUUF. Et par pitié, ne répondez pas ''les crédits''. HUUUF. J'en gagne beaucoup trop par moi-même pour pouvoir être corrompu. »

Rien de très précis. Mais j'essayais d'introduire le doute chez le butarien. Lui faire croire qu'il y avait monts et merveilles en jeux, et pas spécialement des crédits. Non, je voulais qu'il croit qu'il y avait ce que lui voulait. Quoi que ce soit.


« HUUUF. Mais qu'importe ces considérations oiseuses. HUUUF. Vous parlez de me pardonner, de recevoir quelque chose. HUUUF. Si je n'étais pas face à un individu ayant été blessé en son honneur, HUUUF, je penserai à un être désirant être corrompu. HUUUF. Mais puisque ce n'est pas le cas, HUUUF, je suppose qu'il s'agit au contraire d'un homme intelligent qui souhaite juste avoir toutes les cartes en main. HUUUF. Alors jouons cartes sur table. HUUUF. »

Pour la première fois, je tournai le regard vers le butarien. C'était un coup de poker, si le butarien était d'une loyauté sans faille, j'étais probablement mort.

« Des troubles arrivent. Aria et Shoran elles-mêmes sont menacées. HUUUF. Et je compte bien y survivre. »



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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Jeu 13 Aoû 2015, 01:30
Anton était en position de force, de manière absolue, et le butarien le savait. Pourtant quelque chose dans la stature du volus, dans sa manière de déplacer sa tête indiquait clairement au ravageur que la partie n’était pas gagnée d’office. Que jamais Anton ne pourrait briser le PDG.

« HUUUF. Par où commencer ? J'ignore ce que vous avez entendu exactement, HUUUF, je ne peux donc ni confirmer ni nier. HUUUF. Mais je suppose qu'il s'agit de rumeurs comme quoi j'aurai doublé les puissants Ravageurs. HUUUF. Quelle curieuse idée ce serait ! Qu'est ce qui pourrait bien me pousser à ça ? HUUUF. Et par pitié, ne répondez pas ''les crédits''. HUUUF. J'en gagne beaucoup trop par moi-même pour pouvoir être corrompu. »

Et ça commence, la complainte éternelle de celui qui n’est pas né dans les Terminus. Cette manière de se défendre typique de ceux qui ont connu une loi stable, et une justice légèrement moins corrompue.

« HUUUF. Mais qu’importent ces considérations oiseuses. HUUUF. Vous parlez de me pardonner, de recevoir quelque chose. HUUUF. Si je n'étais pas face à un individu ayant été blessé en son honneur, HUUUF, je penserai à un être désirant être corrompu. HUUUF. Mais puisque ce n'est pas le cas, HUUUF, je suppose qu'il s'agit au contraire d'un homme intelligent qui souhaite juste avoir toutes les cartes en main. HUUUF. Alors jouons cartes sur table. HUUUF. »

Anton resta très calme, ne se départit pas une second de son sourire, et écoutant avec plaisir la réponse du volus. Elkoss semblait tellement sûr de lui, tellement supérieur dans sa compréhension du monde. Pourtant malgré toute sa supériorité il se trouvait là, bêtement attaché à une chaise, victime de sa propre cupidité.

« Des troubles arrivent. Aria et Shoran elles-mêmes sont menacées. HUUUF. Et je compte bien y survivre. »

Encore et toujours cette même rengaine. Combien de fois le ravageur l’avait-il entendu ? 10, 100 fois ? Impossible de compter, tous sur Oméga, enfin ceux ayant un minimum d’ambition et de folie, pouvaient prétendre à renverser la reine et sa guerrière. Mais combien ont échoué ? Plus que la galaxie contient d’astéroïdes, Depuis plus de 300 ans que la reine gouverne et que les marées s’abattent sur elle, et jamais elle n’a perdu. Même si Cerberus a mis fin à cette illusion d’immortalité, et que Zevik a transformé l’incertitude en vérité, la reine semblait toujours indéboulonnable. Du moins jusqu’à maintenant.

« Je me moque des raisons et des rumeurs. » La phrase lâchée tout de go vint stopper net les paroles du volus. « Je me moque de tout ça. Je n’agis pas en prévention, ni pour faire la morale, ni même menacer cher ami. Là est le rôle d’autres que moi, je suis le chien de chasse, rien de moins, et … » Petit blanc tout juste de quoi indiquer la pause. « … Rien de plus. » Pour l'instant ... se susurra le butarien en son fort intérieur.

Anton changea alors pour la première fois de position sur son trône en pierre. S’adossant contre la dalle centrale, le ravageur donnait l’impression de s’ennuyer, son sourire disparut, qui rendait le visage autrefois jovial, du moins d’un point de vue butarien, donnait désormais l’impression que le butarien avait perdu tout intérêt pour la discussion. L’impression fut encore amplifiée lorsque le ravageur fit reposer sa tête sur son poing.

« Je suis celui qui apporte les punitions. Alors trêves de bavardages, inutile de se défendre ou de nier. Je suis ici pour apporter la mort. Mais dans ma grande mansuétude, et au contraire de mes habitudes, j’ai décidé de donner une chance. Une seule petite chance. » Le doigt levé, Anton parlait lentement, comme s’il donnait une leçon à un enfant.

Le sourire réapparut soudain, et le ravageur daigna enfin se lever de son trône. Anton se dirigea alors vers le turien toujours inconscient.

« Et personnellement j’affectionne particulièrement le fait de tenir parole. J’ai promis une seule et unique chance, et je dois encore effectuer une punition pour toute trahison. » Le ravageur dégaina sa lame de combat et trancha rapidement la jugulaire de Kelnus. S’il était dommageable de mettre à mort un pareil guerrier sans attendre qu’il soit en mesure de se défendre, il était de toute manière dommage de le mettre à mort tout simplement. Et puis Anton appréciait tout au fond de lui de broyer un être compétent, de le détruire de ses mains, comme s’il nettoyait personnellement les échecs d’une vie. Une manière de se purger soit même.

Le ravageur regarda longuement le sang s’écouler de la blessure béante du turien. Les couteaux traditionnels des butariens étant particulièrement retors, les blessures ont tendances à être particulièrement douloureuses et longues à tuer. En effet, munis de centaines de minces crochets sur sa lame, les chairs sont ravagées lors d’une blessure garantissant une expérience d’une douleur insoutenable. Toutefois la coupure à la gorge garantit le silence total de la victime qui s’étouffa lorsque son sang emplit ses poumons, mettant un terme à ses gesticulations de douleur.

Tout sourire, Anton se détourna enfin du corps encore chaud, et se présenta à nouveau devant Dahl Elkoss.
« Je déteste être déçu monsieur Elkoss. » Le butarien regardait avec amour sa lame, dédaignant le regard de son interlocuteur. « Et surtout je déteste ceux qui se contentent d’être les survivants. Je n’ai que faire de ces cafards capable de tout pour ne serait que connaître un jour de plus. Ce que je cherche c’est quelqu’un capable de concevoir aussi clairement que possible sa mort, et qu’il l’imagine plus ambitieuse que tout le monde, que personne ne puisse en rêver de plus impressionnante. »

Anton rangea finalement sa lame, et retourna sans se presser sur son trône. « Je vous avais imaginé comme cela. C’est tellement triste de se tromper sur les gens qui nous entourent. » Une fois de retour sur son siège, le ravageur fit signe à Aerdris et Zaekael de récupérer le turien. Une fois cela fait, les deux ravageurs portèrent le mort jusqu’à une table posée juste à côté du volus mais hors de vue. Là les deux compères récupérèrent des hachoirs et se mirent à découper méticuleusement le turien en morceau. Il était impossible de ne pas comprendre l’origine des bruits, et surtout de l’odeur.

« J’ai récupéré ce trône il y a peu. Il aurait appartenu à un empereur butarien, ses descendants l’auraient emmené avec eux lors de leur exil sur Anhur. Il fut enseveli lors de la guerre civile et c’est moi qui le découvris, là solitaire au fond d’une bâtisse en ruine. » Le butarien se mit à caresser le trône avec un sincère amour. « Je garde ce trophée, car il me rappelle chaque jour que la grandeur ne se transmet pas mais se mérite, il faut la saisir et la dominer ! Ne partagez-vous pas ce point de vue ? » La question laissa percer une franche interrogation sur le visage d’Anton qui regardait alors à nouveau pleinement son interlocuteur. Les yeux quant à eux brûlaient d’un désir ardent.


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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Ven 14 Aoû 2015, 14:38
Entre quatres yeux, ...



Août 2200,
Oméga

Sang


Vous savez le plus surprenant, avec ce butarien ? C'est qu'il passait son temps à se contredire. Poser des questions, puis se moquer des réponses. Se considérer comme un chien, un outil, et en même temps, prétendre avoir de l'initiative. Laisser une chance, puis se déclarer directement déçu. De plus en plus, ce butarien me paraissait fou. Il avait raison de se considérer comme un chien, parce que ses supérieurs ne devaient pas le voir différemment. Il n'était pas un outil, mais un animal enragé tenue en laisse qui rêvait d'être libre de tout déchiqueter. Ambitieux, mais stupide, incapable de voir à quel point il ne pouvait pas tenir le rôle qu'il convoitait.

Et ça ne m'arrangeait pas. Car ce salaud avait tué Kelnus.

Je travaillais avec le turien depuis plusieurs années. Ce n'était pas un ami, mais un homme de valeur, et de confiance, exécuté par une sous merde ayant la folie des grandeurs et des pulsions sadiques. Une sous merde qui risquait bien de me tuer moi aussi, par pure stupidité.

Je ne comptais pas laisser la mort du Commandant impunie. Mais comme toujours, je décidais de prendre mon mal en patience, d'attendre le bon moment.

Ardak finit de parler, me demandant mon avis sur une question dont la réponse était évidente. La grandeur se mérite-t-elle ? Mais bordel, ses quatre yeux étaient ils aveugles ? Ou avait il donc oublié à qui il parlait ? N'avais-je pas déjà prouvé, à plus d'une reprise, que j'avais mérité la place sur laquelle je m'asseyais ? Celle de PDG de Dahl Terminus, comme celle de Manfred ?

Enfin, il n'était évidemment pas au courant de la seconde.

« HUUUF. On domine de nombreuses manières, butarien. »

Je parlais lentement, en faisant des pauses.

« HUUUF. Vous me reprochez de survivre ? De ne pas visez plus haut ? HUUUF. N'est ce pas plutôt vous qui voyez mal, ne mesurant le pouvoir qu'à l'aune de la force ? HUUUF.

Croyez vous qu'Aria règne depuis si longtemps par la force ? HUUUF. Oh, elle est puissante, oui, mais c'est par son intelligence et son charisme qu'elle tient cette station. HUUUF.

Je n'ai pas dis que je me contentais de survivre. HUUUF. J'ai dis que je comptais survivre aux troubles à venir. HUUUF. Vous pouvez prendre cela pour des rumeurs. HUUUF. Mais dois-je vous rappeler que j'ai commencé à vivre ici avant même la création des Ravageurs ? HUUUF. J'ai moi aussi entendu de nombreuses menaces infondées. HUUUF. Mais cette fois-ci, l'accumulation de signe est trop grande. HUUUF. Trop de gens défient Aria. HUUUF. Son image a été mise à mal trop de fois. HUUUF. Elle peut y survivre, oui. Mais je préfère être prêt au cas où ce ne serait pas le cas. HUUUF. »

J'ai repris mon souffle, après cette longue tirade. La salle empestait, et j'ai coupé le synthétiseur d'odeur de mon casque. Si les autres voulaient sentir l'odeur de merde se dégageant du cadavre, c'était leur choix, pas le mien.

« HUUUF. Et puis, un peu de réalisme. Pensez vous vraiment que je veux la place d'Aria ? HUUUF. Un volus ? Je veux du pouvoir, oui. HUUUF. Mais jamais un volus n'aura l'image, la présence, le charisme nécessaire pour diriger la station. HUUUF. Mon espèce accumule de l'influence dans l'ombre, jamais sous le feu des projecteurs. HUUUF.

Mais vous ne désirez ni rumeurs ni raisons. HUUUF. Même si vous me donnez une chance. HUUUF. Alors cessons de perdre du temps : qu'avez vous en tête, butarien ? HUUUF. Je doute que ce soit quelque chose d'aussi simple que les crédits. HUUUF. Donc plutôt du pouvoir, vous aussi ? HUUUF. Un pouvoir dont vous ne disposez pas en tant que Pacificateur ? HUUUF. Quoi donc alors, du soutien en dehors de la station ? HUUUF. De l'équipement pour votre armée personnelle ? HUUUF.

Ou est-ce juste une façon de me faire languir ? HUUUF. Une envie de sentir la peur dans ma voix, dans mes gestes ? HUUUF. Si c'est ça, ne perdez pas votre temps. HUUUF. J'ai choisi ma voie il y a longtemps, et accepté la possibilité de mourir vainement. HUUUF. Vous n'êtes pas le premier à ''discuter'' avec moi tout en me menaçant de mort. HUUUF. Et vous n'avez pas ici le matériel nécessaire pour me torturer avec efficacité. »




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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Sam 15 Aoû 2015, 11:51
« HUUUF. On domine de nombreuses manières, butarien. »

Le Volus semblait avoir changé de comportement, sa position corporelle indiquait clairement ce changement. La mort de Kelnus semblait l’avoir touché sans toutefois permettre de voir de quelle manière exactement.

« HUUUF. Vous me reprochez de survivre ? De ne pas visez plus haut ? HUUUF. N'est-ce pas plutôt vous qui voyez mal, ne mesurant le pouvoir qu'à l'aune de la force ? HUUUF.

Croyez-vous qu'Aria règne depuis si longtemps par la force ? HUUUF. Oh, elle est puissante, oui, mais c'est par son intelligence et son charisme qu'elle tient cette station. HUUUF.

Je n'ai pas dit que je me contentais de survivre. HUUUF. J'ai dit que je comptais survivre aux troubles à venir. HUUUF. Vous pouvez prendre cela pour des rumeurs. HUUUF. Mais dois-je vous rappeler que j'ai commencé à vivre ici avant même la création des Ravageurs ? HUUUF. J'ai moi aussi entendu de nombreuses menaces infondées. HUUUF. Mais cette fois-ci, l'accumulation de signe est trop grande. HUUUF. Trop de gens défient Aria. HUUUF. Son image a été mise à mal trop de fois. HUUUF. Elle peut y survivre, oui. Mais je préfère être prêt au cas où ce ne serait pas le cas. HUUUF. »


Cette fois-ci c’était un véritable flot de paroles qui vinrent reprendre la discussion. Le volus semblait extraordinairement bavard, la peur de mourir ? Non le ton n’était pas assez emballé pour ça et son corps se tenait trop droit. Non le discourt raisonnait plus comme un défi.

« HUUUF. Et puis, un peu de réalisme. Pensez-vous vraiment que je veux la place d'Aria ? HUUUF. Un volus ? Je veux du pouvoir, oui. HUUUF. Mais jamais un volus n'aura l'image, la présence, le charisme nécessaire pour diriger la station. HUUUF. Mon espèce accumule de l'influence dans l'ombre, jamais sous le feu des projecteurs. HUUUF.

Mais vous ne désirez ni rumeurs ni raisons. HUUUF. Même si vous me donnez une chance. HUUUF. Alors cessons de perdre du temps : qu'avez-vous en tête, butarien ? HUUUF. Je doute que ce soit quelque chose d'aussi simple que les crédits. HUUUF. Donc plutôt du pouvoir, vous aussi ? HUUUF. Un pouvoir dont vous ne disposez pas en tant que Pacificateur ? HUUUF. Quoi donc alors, du soutien en dehors de la station ? HUUUF. De l'équipement pour votre armée personnelle ? HUUUF.

Ou est-ce juste une façon de me faire languir ? HUUUF. Une envie de sentir la peur dans ma voix, dans mes gestes ? HUUUF. Si c'est ça, ne perdez pas votre temps. HUUUF. J'ai choisi ma voie il y a longtemps, et accepté la possibilité de mourir vainement. HUUUF. Vous n'êtes pas le premier à ''discuter'' avec moi tout en me menaçant de mort. HUUUF. Et vous n'avez pas ici le matériel nécessaire pour me torturer avec efficacité. »


Ça y est le volus entrait perçait le cœur même de la discussion. Il atteignait enfin le but et le sens de toute cette mascarade. Anton ne put toutefois s’empêcher de respecter ce petit être, qui faisait preuve d’un grand courage alors même qu’il ne pouvait rien pour se défendre. Toutefois le tout fut atténué par un doute qui emplissait le butarien. Que devait-il faire maintenant ? Le volus était bien trop intelligent et sûr de lui pour se soumettre gentiment à quiconque, et bien trop fière pour ne pas chercher à se venger.

Un dilemme prenait place dans la tête du pacificateur, aussi prit-il le temps de réfléchir posément, quitte à faire languir son interlocuteur. Le volus avait-il réellement besoin de lui pour permettre aux deux de travailler ensembles, du moins le temps de mettre en œuvre une idée commune, ou se contenterait-il de vendre Anton à Aria, ou pire Shoran ? Si les deux solutions paraissaient invraisemblables, il ne fallait pas les écarter pour autant, un homme atteint dans sa fierté pouvait tout à fait s’autodétruire.

Non impossible, Dahl Elkoss était bien trop intelligent et ambitieux pour se sacrifier bêtement en l’honneur d’un de ses pions. Le vieux turien avait beau être très compétent, il y avait peu de chances que le volus s’en soit fait un ami. Mais le volus voudrait-il même se venger ? Ce peuple n’étant pas de grands combattants, ni de belliqueux adversaires, était-il bercé dans cette esprit de vendetta ? Sûrement, sinon Dahl terminus aurait terminé sa course vers la grandeur bien plus tôt. Non la vengeance viendrait, c’est ce qu’Anton lui-même ferait, mais une fois une affaire conclue. A demi rassuré, le ravageur cessa de caresser son trône rêveusement et repris contact visuel avec son invité. Un grand sourire sur les lèvres, Anton reprit le fil de la discussion.

« J’aime cette manière de penser. » La phrase était venue d’un ton péremptoire et joyeux. « Je concède sur beaucoup de points que vous dites vrai. Il est vrai que la station change, que tout devient plus sombre d’heures en heures. Aria n’a plus les reines de nos vies, et le doute s’installe en elle. Le Blackout fut le point d’orgue de cet effondrement du mythe d’invincibilité de notre reine. »

Le butarien se releva d’un coup et posa fièrement son poing contre sa poitrine.

« Moi le héros de cette stratégie je sais parfaitement ce qu’il en est. La station est au plus mal, la plupart des techniciens compétents sont morts ou ont fait parties de l’attaque, et l’entretien actuel est catastrophique.

Je trouve ça presque poétique, alors même que l’image de la reine part en miette, la station subit le même sort. Il est temps de remodeler l’image, et les infrastructures d’Oméga. Il y a maintenant trop d’années que nous stagnons déconnectés de de la galaxie. Nous manquons d’ambition et il n’y a aucun leader capable d’embrasser cette cause. »


Anton regardait avec un large sourire, presque effrayant, le volus. Mais alors qu’il semblait vouloir en dire plus, le ravageur retourna s’assoir en toute tranquillité sur son trône.

« Du moins c’est ce que beaucoup pensent sur Oméga. » Le butarien reprit sa position, adossé contre le pilier central, la tête sur son poing. « Je pense personnellement que la reine est toujours aussi forte qu’auparavant, tout ceci n’est qu’un mirage, et tout ceci est dû principalement à une personne, qui compense petit à petit ce que perd la reine. Je pense bien entendu à Shoran. » La haine perlait par tous les pores du butariens à l'évocation du nom de son ennemie. « C’est elle qui maintient Aria sur son trône, c’est elle qui perpétue la stagnation généralisée. »

Anton abandonna son sourire et sembla tout à coup bien plus belliqueux.

« Ce que je veux, c’est qu’Oméga grandisse. Je veux que la station dépasse le stade du repaire pour criminels et idiots, qu’elle devienne le symbole des Terminus. » Le ravageur regardait fixement les lentilles du volus. « Ce que je veux c’est qu’Oméga change. Et pour cela il faut que les esprits innovants, les ambitieux et les puissants atteignent le sommet. »

Anton se releva de sa position disgracieuse et fit signe au dernier ravageur encore inactif de le rejoindre. Le butarien réagit avec rapidité et gagna les côtés de son supérieur sans le moindre mot, le ravageur tenait sous son bras une valise qu’il remit à ce dernier.

Le pacificateur attrapa la valise et entreprit de l’ouvrir. Une fois cela fait, Anton attrapa un objet à l’intérieur. Puis, tout en rendant la valise à son homme de main, le butarien se leva et s’approcha à nouveau du volus.

« J’ai ici la liste de tous les agents d’Aria connus par les ravageurs, ainsi que tous ceux de Shoran. Il y a un grand nombre de noms et tous ont une utilité vitale pour le « bon fonctionnement » des ravageurs et des forces d’Aria. Toutefois il n’y a sûrement pas tous les noms mais la disparition de ceux-là devraient mettre à mal le réseau des maîtres actuels de la station. »

L’holodisque tournait dans la main du ravageur qui regardait amoureusement sa possession.

« Je ne conçois pas le pouvoir à l’aune de la force Dahl Elkoss. Je le conçois à l’aune des avantages et de la gestion. Le contrôle est une bien difficile tâche, et je sais d’autres bien plus à même de la mener. Aussi il n’est pas honteux de savoir reconnaître une alliance pour ce qu’elle est ou, plus important ce qu’elle pourrait être. »

La main du ravageur se serra soudain faisant disparaître le disque de la vue du volus. Figé, debout devant son interlocuteur, Anton semblait perdu dans ses pensées. Le silence dure plusieurs secondes juste entrecoupé par les coups de hachoirs des deux ravageurs affairés à la tâche.

« Je vais vous dire ce que j’ai en tête Dahl. Je veux la disparition de Shoran, je veux la chute d’Aria. » Même les hachoirs se turent. « Je veux vos crédits, je veux votre soutien. » Le regard d’acier du butarien se figea à nouveau sur celui du volus. « Je suis sûr que vous êtes celui que j’ai toujours attendu, l’idiot assez fou pour vaincre le monde. »

Le sourire revint sur le visage du pacificateur et les hachoirs reprirent leur travail.

« Je dois l’avouer j’admire le travail de Dahl Terminus. Cette montée en puissance étonnante, cette volonté de fer qui anime vos ambitions. Aller jusqu’à trahir les ravageurs et Shoran pour monter toujours plus. Quel courage, quel désir ardent. » Anton complimentait rarement les gens qui l’entourait, mais peut-être pour la seconde fois de sa vie il en éprouvait l’envie.

« Il est dommage que Kelnus ait dû payer le prix de cette ambition dévorante, et je le regrette mais comment faire confiance à quelqu’un qui n’hésite pas à trahir ses plus puissants alliés ? » En vrai le ravageur s’était débarrassé du turien qui était bien trop compétent aux goûts du butarien. Avec un chef de la sécurité aussi compétent et obéissant, le volus n’avait nul besoin de chercher un allié pour gouverner. Mais bon le volus devait bien parvenir à comprendre cela par lui-même.

Anton regagna son trône et repris sa position habituelle. « Bien Dahl Elkoss, êtes-vous assez fou pour tenter non pas de survivre, mais de gagner ? »



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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Sam 15 Aoû 2015, 18:34
Entre quatre yeux, ...



Août 2200,
Oméga

Alliance... Ou pas


Le butarien a mit du temps à répondre. Probablement pour réfléchir. Il est vrai que ce qu'il allait me dévoiler changeait la donne.

Ardak se dévoilait enfin. Finalement, il n'était pas si fou que ça. Il était violent, agressif et destructeur, mais il y avait une logique dans ses actes.
Changer en profondeur Oméga, en faire, selon ses termes, ''le symbole des Terminus'' – ce qui était déjà le cas, d'une certaine façon - mais dans mon esprit, c'était plutôt faire d'Oméga une véritable capitale, le cœur dominant les Terminus au même titre que la Citadelle régnant sur les Conciliens.

C'était ambitieux, mais démesuré. Personne n'était jamais parvenu à contrôler les Terminus, et personne ne le pourrait jamais. La volonté d'indépendance était la seule chose que partageait tous ses habitants, et ça incluait d'être indépendant les uns des autres. Pire encore, cette désunion était l'une des plus importantes raisons expliquant pourquoi les systèmes Terminus était indépendant : désunis, ils n'étaient pas une véritable menace pour les conciliens, et seraient trop coûteux à contrôler pour un ambitieux général. En revanche, s'ils s'unissaient, les gouvernements du Conseil prendraient peur, s'uniraient pour écraser ce pan de la galaxie, et en prendrait le contrôle en profitant de ce qu'auraient mis en place les premiers maîtres des systèmes pirates. Unir les Terminus, c'était les condamner au joug concilien.

Mais je ne risquais pas de le dire au butarien. Il semblait assez psychotique pour m'éliminer, simplement parce que je ne partageais pas son ambition démesurée. De plus, ce qu'il me proposait avait une valeur quasi-inestimable : une liste des agents d'Aria et Shoran. Ce genre d'informations pouvait s'avérer primordiale, surtout pour un individu aux multiples alliances tel que moi.

L'offre du Pacificateur était simple : il voulait mon soutien pour éliminer Shoran et Aria. En échange de quoi, je pourrai gérer la station à ses côtés, lui devenant – à ce que je comprenais – la nouvelle figure de proue de la station, et le remplaçant officiel d'Aria. J'en aurai rigolé, si ça ne l'avait pas vexé : encore un nouveau camp intriguant pour le contrôle d'Oméga, et moi, une nouvelle fois allié à lui !

C'était une folie, à nouveau : d'après ce que j'avais vu, Ardak n'arrivait pas à la cheville de la Reine. Jamais les mercenaires et le peuple ne se plierait à sa volonté. Et s'il comptait sur moi pour que ce soit le cas, il pouvait rêver. Dans cette alliance, il ne me servait que de chef militaire,un élément remplaçable donc. Un élément qui aurait été Kelnus, si ce butarien ne l'avait pas tué. L'exécution du turien apparaissait sous un nouveau jour, celui d'un plan prémédité.

Mais une nouvelle fois, je ne lui dirai pas, ou du moins pas de cette façon. J'avais beaucoup à gagner de l'alliance avec ce butarien : des informations inestimable, une occasion de gagner du pouvoir sur la station, voir même de la contrôler à ma manière, dans l'ombre. Sans compter que c'était ma seule chance de survivre. Je devais donc m'allier à lui, et me préparer à le trahir. Je ne manquais déjà pas d'alliés qui seraient ravi de s'occuper de son cas, même si je ne les appréciais pas beaucoup plus... L'idéal serait de parvenir à les monter les uns contre les autres.

Le butarien attendait ma réponse, de nouveau assis sur son trône.


« HUUUF. Je joue toujours pour gagner. HUUUF. Mais la partie risque d'être plus dure que prévue. HUUUF.

Je vous parlais de complots, de signe. HUUUF. Mais vous n'estimez pas les rumeurs, alors voici une information. HUUUF. Depuis deux mois, les Républiques asari infiltrent la station. HUUUF. »


J'étudiais avec attention la réaction du butarien. Cette information, j'étais certain que personne ne l'avait. Même au sein de Dahl Terminus, seuls Kelnus et Jerata étaient au courant. Seule Jerata, désormais.

« Peut-être avez vous entendu parler de la Matriarche T'zela ? HUUUF. Une Thémessianne, ancienne de l'armée asari, HUUUF, qui dirigeait les armées des bordures du territoire asari. HUUUF. Une adversaire de poids, qui m'a contacté il y a quelques temps. HUUUF. Nous sommes parvenu à un accord lui permettant de faire parvenir des livraisons sur Oméga. HUUUF. J'ignore de quoi, ou à quelle régularité, mais toutes transitent par mon spatioport. HUUUF. Et je aprle de livraisons, mais ça peut aussi être des hommes. HUUUF.

Je connais d'autres groupes et complots, mais plus mineurs. HUUUF. J'ai aussi vu d'autres signes, comme vous, mais j'ignore qui est derrière. HUUUF. »


Comme par exemple, le Blackout, le signe le plus évident. J'avais mené mon enquête, comme beaucoup je gage, mais rien. Seul le Courtier de l'Ombre avait peut-être des informations dessus, mais son réseau étant plus silencieux qu'à la normale et plus difficile à contacter, j'avais laissé tomber. Il y avait eu des rumeurs concernant sa chute. Elles étaient fausses, mais peut-être avait il effectivement été affaibli.


« HUUUF. Comme vous le voyez, je suis effectivement utile à plus d'une manière. HUUUF. Malgré ça, je n'ai pas de plan concret pour prendre Oméga. HUUUF. Mais si vous cherchez quelqu’un, je suppose que vous, vous en avez un ? HUUUF. Car si faire tomber Shoran et Aria est compliqué mais envisageable, HUUUF, contrôler la station est un autre défi. HUUUF. Comment comptez vous le relever ? HUUUF. Je doute que vous vouliez simplement me donner les informations, HUUUF, puis me laisser tout mettre en place et diriger. »




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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Dim 16 Aoû 2015, 00:07
« HUUUF. Je joue toujours pour gagner. HUUUF. Mais la partie risque d'être plus dure que prévue. HUUUF.

Je vous parlais de complots, de signe. HUUUF. Mais vous n'estimez pas les rumeurs, alors voici une information. HUUUF. Depuis deux mois, les Républiques asari infiltrent la station. HUUUF. »


Juché sur son trône de pierre, Anton ne s’attendait nullement à une telle révélation. Il avait bien entendu des rumeurs sur un nouveau groupe asari plutôt bien équipé, et sa chef une parfaite représentante de son espèce, mais aucune rumeur n’avait fait état d’une quelconque appartenance aux Républiques.

« Peut-être avez-vous entendu parler de la Matriarche T'zela ? HUUUF. Une Thémessianne, ancienne de l'armée asari, HUUUF, qui dirigeait les armées des bordures du territoire asari. HUUUF. Une adversaire de poids, qui m'a contacté il y a quelques temps. HUUUF. Nous sommes parvenus à un accord lui permettant de faire parvenir des livraisons sur Oméga. HUUUF. J'ignore de quoi, ou à quelle régularité, mais toutes transitent par mon spatioport. HUUUF. Et je parle de livraisons, mais ça peut aussi être des hommes. HUUUF.

Je connais d'autres groupes et complots, mais plus mineurs. HUUUF. J'ai aussi vu d'autres signes, comme vous, mais j'ignore qui est derrière. HUUUF. »


La situation prenait une tournure particulièrement désagréable, dans les deux cas de figures qui s’ouvraient. Soit le Conseil avait validé cette intervention et la guerre n’allait pas tarder à poindre, mais c’était une théorie ridicule, déjà que le gouvernement concilien est terrorisé à l’idée de défendre la Travée de l’Attique, soit, et c’est le plus vraisemblable, une fanatique asari rêvait de prendre le contrôle de la station en son nom peut être rêvant de faire plaisir à ses maîtres ou par ambition personnelle.

Dans les deux cas la situation était grave, surtout si des commandos s’en mêlaient. Pourtant les chances de victoire de l’asari avoisinaient le zéro absolu. Jamais les habitants de la station ne le permettrait, ce serait la guerre totale et ce jusqu’à ce que le groupe soit mis hors d’état de nuire. Sauf si la Thémessiane se présentait comme la nouvelle Aria et abandonnait son rang et son appartenance à son gouvernement.

Le volus avait là une information vitale et il venait de la livrer avec un flegme incroyable. Finalement l’entente pouvait être extrêmement profitable.

« HUUUF. Comme vous le voyez, je suis effectivement utile à plus d'une manière. HUUUF. Malgré ça, je n'ai pas de plan concret pour prendre Oméga. HUUUF. Mais si vous cherchez quelqu’un, je suppose que vous, vous en avez un ? HUUUF. Car si faire tomber Shoran et Aria est compliqué mais envisageable, HUUUF, contrôler la station est un autre défi. HUUUF. Comment comptez-vous le relever ? HUUUF. Je doute que vous vouliez simplement me donner les informations, HUUUF, puis me laisser tout mettre en place et diriger. »

Anton reprit le fil de la discussion et se recentra sur le présent, la matriarche pouvait attendre. Voilà maintenant que le volus entrait dans les détails, comme s’il négociait un simple contrat. Il était assez plaisant d’observer l’entrepreneur agir, comme s’il n’avait pas la mort planant au-dessus de lui.

« Et si c’était le cas ? » Une réponse idiote mais Anton avait toujours apprécié de perdre ses interlocuteurs. « Non bien entendu que tel n’est pas le cas, inutile désormais de perdre notre temps à se jauger, nos actions vaudront milles mots de toutes manières. »

Anton se redressa sur le trône et siffla. Un ravageur, inconnu du volus, entra alors dans la pièce et se pencha laissant à son supérieur lui murmurer quelques mots. Le ravageur, un autre butarien, s’éclipsa alors laissant un large sourire au Pacificateur.

« Je dois avouer que je suis surpris de ces informations. Ni Shoran ni les troupes d’Aria ne semblent au courant de cela sauf si elles ne sont connues qu’au plus haut. Mais la chose me semble étonnante, je sais de source sûr que la reine est en bons termes avec les Républiques, aussi est-ce étonnant que la matriarche vienne ici menacer son pouvoir.

Serait-ce un changement de politique ? Une élimination de quelqu’un de dangereux ? Même avec cette information je suis dans le noir le plus complet. Il est triste de voir qu’en échange d’informations capitales que je vous dévoile, je ne reçois que des bribes d’information. »


Anton rangea son holodisque dans une de ses poches et reprit sa pose.

« Je suis d’ailleurs étonné qu’un PDG tel que vous ait accepté un marché avec une Thémessiane, et ne me dites pas que vous la craigniez je n’y crois point. Elle aurait été boutée de la station en un rien de temps et vous auriez tout gagné. Parlez-moi plus avant de cette asari. »

Il était important de jauger ce nouvel adversaire, si toutefois elle l’était.

« Pour ce qui est de mes … plans. Disons que je ne suis pas seul, vous n’êtes pas le seul à vous intéresser à cet endroit, loin de là d’ailleurs. Les terminus sont peut-être un flot bouillonnant vibrant de libertés, il n’en est pas moins un endroit dévoré par l’ambition et le désir. Oméga est un rêve partagé par beaucoup, et la station pourrait devenir un centre, une …Citadelle. »

Anton bondit littéralement de son trône, atterrissant plutôt gracieusement pour son gabarit. Le butarien avait les yeux brillants, proche de la folie, de la fureur, et d’un désir absolu. L’ambition le dévorait depuis bien trop longtemps pour ne pas avoir apporté son lot de séquelles.

« Je ne parle pas bien sûr de cette parodie qui est le centre du Conseil. Non le gouvernement concilien n’est qu’un cancer, une immondice. Non Oméga serait bien plus, non pas le centre d’un gouvernement uni, folle illusion que de rêver d’unifier les Terminus. Non Oméga serait le cœur battant d’un nouveau monde, d’un nouvel ordre, celui d’une union des empires.

Je veux faire d’Oméga, un monde neutre, un endroit où se concentreraient-les discussions de cet ordre nouveau. Il est temps que les Terminus dépassent le stade du chaos et se tournent vers un idéal commun. Nous devons mettre à bas les guerres stériles qui dévastent nos mondes, anéantir ceux qui sont trop idiots pour le comprendre et tourner notre regard vers le seul endroit qui soit digne de s’y nourrir. La travée de l’Attique et son colonisateur, le Conseil. »


Anton se reprit, il s’emportait à nouveau. Quelques secondes passèrent alors que le butarien reprenait le contrôle de son esprit, le volus devait commencer à craindre pour la santé mentale de son bourreau, s’il ne l’avait pas déjà catalogué depuis longtemps comme fou.

« Je sais que mon plan pourrait passer pour absolument déraisonné, voir fou. Je sais qu’on me juge souvent comme fou, ou trop assoiffé de sang pour devenir un dirigeant acceptable. Mais il est important d’être sous-estimé pour survivre dans le milieu. En vérité j’y réfléchis depuis longtemps, et c’est de l’histoire que m’est venue l’illumination.

Il suffit d’observer l’histoire de l’Hégémonie, ou même celle de l’Alliance pour comprendre que cet idéal est atteignable. Dans mon peuple, il existait naguère un petit royaume, riche mais enclavé entre nombres de puissances. Comment a-t-il survécu ? Il a fait comprendre à ses voisins que lui seul pouvait garantir la réalisation d’un idéal commun, la conquête de l’espace.

Les dirigeants de ce pays ont formé l’Hégémonie, unissant des centaines de nations incapables de s’entendre pour guider la puissance nationale vers un destin bien plus grand. Nous ne formerons pas cette Hégémonie, mais nous pouvons unir les plus grands seigneurs de guerre et nations autour d’un but, d’une œuvre. Comme cela existe en nombres d’endroits devenons le point central de cet avenir, les crédits afflueront, les puissants nous estimerons. »


Anton avait enfin dévoilé à quelqu’un d’autre son plan. Ce désir ardent de bâtir, de rallier à lui, de créer un futur grandiose. La travée serait balayée, le Conseil jeté à bas. Bien sûr cela prendrait du temps, beaucoup de temps, bien plus qu’une génération mais qu’importe, la fondation serait là. Et puis plusieurs groupes étaient déjà intéressés, la proposition avait de quoi. Toutefois le plus gros défaut du plan était de réussir à rallier très vite les plus grands groupes connus. C’est là que Dahl terminus faisait son entrée.

« Je me doute que cela doit nécessiter un long moment de réflexion, c’est une grande masse d’informations à digérer. Toutefois il est aussi important maintenant de mettre un mot sur cette Théméssiane menace ou alliée ? Même si je crois connaître la réponse, il serait idiot de tenter quoique ce soit avant même de posséder toutes les informations. »

Anton reprit alors place sur le trône, la fièvre ardente l’avait quitté le laissant exsangue.

« C’est pour tout ça que j’ai besoin de Dahl terminus, vous n’êtes pas les seuls financiers de la galaxie, loin de là, mais je connais vos compétences et votre intelligence. Et nous avons tout à gagner à réussir cette entreprise. Je possède une partie conséquente des ravageurs, et la plupart des serres. Je possède aussi des alliés au sein des forces d’Aria et de plusieurs groupes survivants sur la station.

Vous possédez les crédits et le reste des alliés qu’il me faut. Maintenant il nous faut décapiter les forces vives de la station. Shoran doit mourir pour l’avenir. »
Et pour le plaisir. « Il reste néanmoins deux inconnues, la Théméssiane et les groupes mercenaires majeurs. Je serais curieux d’entendre votre vision de la situation, je pourrais vous parler alors plus avant de mes plans exacts pour la station, et de sa gestion. »

Toujours adossé de la manière habituelle, le Pacificateur observa avec un sourire carnassier son interlocuteur. De leurs côtés les deux ravageurs terminaient de mettre en sac les restes dégoulinants du turien, qui empestait sacrément.


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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Dim 16 Aoû 2015, 16:57
Entre quatre yeux, ...



Août 2200,
Oméga

Planification


Le butarien ignorait les actions de T'zela, comme escompté. Mais il s'estimait encore insatisfait. Soit. S'il le prenait ainsi, il n'avais qu'à se vautrer dans sa complaisance.

Était il donc si dur de deviner qu'obtenir des informations sur une Thémessiane asari n'était pas une mince affaire ? Et que je n'avais aucun intérêt à le faire, étant donné que je travaillait ni pour Shoran, ni pour Aria ? Bon, peut-être pour Shoran, étant donné que je lui fournissais des armes. Mais en aucun cas je n'étais l'un de ses hommes.

Ardak désirait quand-même en savoir plus sur la Thémessiane, mais je n'avais guère d'informations à lui fournir.


« HUUUF. Vous avez sans doute remarqué mes derniers produits en vente, des armes asari. HUUUF. C'est T'zela qui me les fournit, en échange de l'accès à mon spatioport. HUUUF. Une transaction tout ce qu'il y a de plus ordinaire donc. HUUUF. Si ce n'est qu'elle rajoute un camp supplémentaire sur Oméga. HUUUF. Mais comme vous l'avez compris, je ne me mêle pas de la politique de la station. HUUUF.

Tant qu'à la Thémessiane elle même, je sais qu'elle est puissante et ambitieuse. HUUUF. Un autre exemple : elle est mêlée aux troubles secouant actuellement Turvess. HUUUF. Et elle compte y gagner beaucoup. »

Le butarien me parla aussi plus avant de ses plans. Comme je l'avais deviné, il voulait faire d'Oméga une nouvelle Citadelle. Tout en déniant une volonté d'unifier les Terminus, il parlait d'une zone neutre où les puissants des systèmes indépendants s'allieraient pour un objectif commun.

Je l'avoue, je ne saisi guère la subtilité. Même sans qu'Oméga devienne un organe directeur, unifier les Terminus autour d'un même objectif tenait plus du fantasme que de la réalité. Chacun des puissants groupes s'étaient bâtis en trahissant et marchant sur les cadavres des autres, une union contre les Conciliens s'achèveraient de la même manière : avec une dissension qui amènerait une coalition de faible à écraser un puissant, coalition qui se désagrégerait ensuite et se combattrait elle-même pour récupérer les miettes du cadavres de leur ancien ennemi commun.

Tant qu'à l'objectif de cette unification... La Travée de l'Attique ? Les colons conciliens ? Se rendait il compte de la stupidité de sa proposition ? Avait il oublié l'échec retentissant du Raid Skylien, où une immense armada de pirates s'était faite écraser par l'Alliance ? Croyait il que le Conseil évitait la guerre avec les Terminus par peur de la défaite ?

Ou son objectif était il simplement de mourir auréolé de gloire ? Lui qui avait parlé de celui « capable de concevoir aussi clairement que possible sa mort, et qu'il l'imagine plus ambitieuse que tout le monde, que personne ne puisse en rêver de plus impressionnante ? »

Sans doute était-ce cela, sa raison. Ardak rêvait de diriger une armée de pirate mourant glorieusement en éliminant l'ennemi honni du Conseil. Jamais, oh grand jamais, je ne le suivrais. Mais lui permettre de le faire, en revanche, le soutenir en m'arrangeant pour qu'aucun lien ne soit fait... Qu'il meurt accompagné des imbéciles et de la masse, je resterai derrière et j’augmenterai mon propre pouvoir en prenant la place que lui et ses suivants laisseront.

Sans doute sentait il lui aussi que son plan paraissait fou. Il tenta alors de m'expliquer comment il comptait le réaliser, à savoir, en prouvant que seule Oméga avait les moyens de réaliser cet objectif commun.

C'était vrai, s'il y avait bien un endroit dans les Terminus où un objectif de grande envergure pouvait être réalisé, c'était Oméga. Mais ce qu'il ne comprenait pas, c'est que son rêve n'était probablement partagé que par les pirates et les criminels.

Pourquoi donc les mercenaire agiraient-ils contre la faction galactique où ils trouvaient des clients plus riche ? Pourquoi les indépendantistes, n'appréciant pas l'autorité du Conseil, décideraient-ils de sacrifier leur liberté et leur tranquillité pour la gloire ? Qu'y avait-il à gagner ? La fortune, Alors qu'il ne resterait plus rien à acheter ? La gloire ?

Et quand bien même ils s'uniraient, ce serait en vain. J'ai la conviction que les forces conciliennes sont infiniment plus puissantes que celles des Terminus. Une guerre ouverte - ou même une guerre cachée, comme la pratiquait les butariens avant la Grande Guerre – n'aboutirait qu'à la défaite des Terminus.

Le butarien finit alors son discours, alternant entre des sautes d'humeur joyeuse et un calme plat apparent. Il souhaitait de nouvelles informations sur la Thémessiane, ainsi que mon avis sur la situation. Comme si je pouvais lui dire qu'il était taré et refuser sa proposition !


« HUUUF. La Thémessiane, une alliée ? J'en doute fort. HUUUF. Elle m'a parue fière à l'extrême, et voudra sans doute régner sans pareil. HUUUF. De plus, elle a combattu les systèmes Terminus trop longtemps. HUUUF. Jamais elle n'acceptera qu'ils approchent de l'espace concilien ou de la Travée. HUUUF.

Concernant le reste de la situation... HUUUF. Éliminer les têtes paraîtrait incroyable, avant cette conversation, HUUUF, mais je trouve ça presque simple en comparaison du reste. HUUUF. Nous ne parlons pas de combattre un groupe privé. HUUUF. Nous parlons de nations, d'espèces entières. HUUUF. Même les plus grands groupes commerciaux, comme Elkoss Combine, HUUUF, n'ont pas autant de moyens que l'Alliance, les Républiques ou lu duo Hiérarchie-Protectorat. HUUUF. J'ai certes un réseau d'agents et d'alliés suffisant pour lancer la bataille, voir remporter quelques victoires, HUUUF, mais impossible de gagner la guerre en l'état. HUUUF.

Le seul contexte dans lequel nous aurions une chance, HUUUF, ce serait en cas de crise dans l'espace concilien. HUUUF. Une crise d'importance, où les espèces utiliseraient leurs ressources les unes contre les autres, HUUUF, et n'aient plus les moyens ou l'envie de s'occuper de la Travée. HUUUF. Mais à l'heure actuelle, nous sommes loin de cette situation, et il serait ardu de la provoquer. HUUUF. Il nous faudrait compter en mois, voir en année, et sans garanti de succès. HUUUF. Mais heureusement pour vous, je peux rendre possible votre objectif. HUUUF.

Mais vous avez déjà négocié avec moi, vous savez ce que je vais ajouté. HUUUF. Je peux vous fournir ce que vous désirez. HUUUF. Mais jamais gratuitement. HUUUF. Vous n'avez pas les crédits pour agir, mais nous parlions de diriger Oméga. HUUUF. A quel point comptez vous me laisser dominer la station ? »




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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Lun 17 Aoû 2015, 14:55
« HUUUF. Vous avez sans doute remarqué mes derniers produits en vente, des armes asari. HUUUF. C'est T'zela qui me les fournit, en échange de l'accès à mon spatioport. HUUUF. Une transaction tout ce qu'il y a de plus ordinaire donc. HUUUF. Si ce n'est qu'elle rajoute un camp supplémentaire sur Oméga. HUUUF. Mais comme vous l'avez compris, je ne me mêle pas de la politique de la station. HUUUF.

Tant qu'à la Thémessiane elle-même, je sais qu'elle est puissante et ambitieuse. HUUUF. Un autre exemple : elle est mêlée aux troubles secouant actuellement Turvess. HUUUF. Et elle compte y gagner beaucoup. »


Anton écoutait avec attention son interlocuteur, toutefois quelque chose le faisait tiquer. Il semblait inconcevable que le volus ne se soit jamais intéressé à ce que la Théméssiane transportait, ni à ses plans.

« Ne vous moquez pas de moi Dahl. Vous êtes une composante même de la politique de la station. Lorsque vous permettez à une Théméssiane de s’introduire en toute tranquillité dans notre station, lorsque vous lui permettez de s’y prélasser sans que quiconque n’en soit mis au courant, vous faites de la politique.

Nous sommes ici pour discuter d’une idée, d’un idéal, d’un avenir et vous me mentez, me prenez pour un idiot et c’est tristement dommageable. Pourtant je continue à croire que quelque chose de bon peu sortir de cette discussion. »


Le Pacificateur approcha soudain du volus et le détacha de sa chaise. Puis fit signe au butarien qui n’était pas affairé au rangement des morceaux du cadavre d’apporter une nouvelle chaise. Celle-ci était parfaitement adaptée à la taille d’un membre du petit peuple.

« Je pense que nous pouvons cesser ce petit jeu. Je vous donne un pouvoir immense en parlant de ce que je désire et il n’est plus vital de continuer ce petit jeu futile de domination. Ce que je propose n’est nullement un asservissement mais un travail mutuellement profitable. »

Sûrement que rien ne changerait, le volus semblait bien trop fier pour comprendre même le fonctionnement d’une entraide d’égal à égal. Non ce serait au volus de briser sa parole, alors l’entente serait terminée mais pas avant et sûrement pas du fait du butarien.

« HUUUF. La Thémessiane, une alliée ? J'en doute fort. HUUUF. Elle m'a parue fière à l'extrême, et voudra sans doute régner sans pareil. HUUUF. De plus, elle a combattu les systèmes Terminus trop longtemps. HUUUF. Jamais elle n'acceptera qu'ils approchent de l'espace concilien ou de la Travée. HUUUF.

Concernant le reste de la situation... HUUUF. Éliminer les têtes paraîtrait incroyable, avant cette conversation, HUUUF, mais je trouve ça presque simple en comparaison du reste. HUUUF. Nous ne parlons pas de combattre un groupe privé. HUUUF. Nous parlons de nations, d'espèces entières. HUUUF. Même les plus grands groupes commerciaux, comme Elkoss Combine, HUUUF, n'ont pas autant de moyens que l'Alliance, les Républiques ou lu duo Hiérarchie-Protectorat. HUUUF. J'ai certes un réseau d'agents et d'alliés suffisant pour lancer la bataille, voir remporter quelques victoires, HUUUF, mais impossible de gagner la guerre en l'état. HUUUF.

Le seul contexte dans lequel nous aurions une chance, HUUUF, ce serait en cas de crise dans l'espace concilien. HUUUF. Une crise d'importance, où les espèces utiliseraient leurs ressources les unes contre les autres, HUUUF, et n'aient plus les moyens ou l'envie de s'occuper de la Travée. HUUUF. Mais à l'heure actuelle, nous sommes loin de cette situation, et il serait ardu de la provoquer. HUUUF. Il nous faudrait compter en mois, voire en année, et sans garanti de succès. HUUUF. Mais heureusement pour vous, je peux rendre possible votre objectif. HUUUF.

Mais vous avez déjà négocié avec moi, vous savez ce que je vais ajouter. HUUUF. Je peux vous fournir ce que vous désirez. HUUUF. Mais jamais gratuitement. HUUUF. Vous n'avez pas les crédits pour agir, mais nous parlions de diriger Oméga. HUUUF. A quel point comptez-vous me laisser dominer la station ? »


Anton s’attendait à la réponse sur la Théméassiane, encore une fois les asaris se révélaient être des individus fiers et égocentriques, incapables de percevoir l’idiotie de leurs actions et de leur présence sur la station. Bon bien entendu il existait des contre exemples comme Aria ou Kyreshorl, mais il y avait bien trop de cas pour que le peuple asari soit considéré comme fiable ou utile.

« Cette Théméssiane doit quitter la station ou mourir, ... A moins qu’elle n’ait son utilité. Elle peut même en avoir une grande. Il nous faut connaître ses plans, ou tout du moins le contenu de ce qu’elle emporte avec elle sur la station. Si elle peut semer le désordre et la destruction sur son chemin ça serait le départ idéal de notre plan.

Oui ce serait parfait. Dahl il nous faut son aide, il nous faut sa participation. Le plus intéressant serait une rencontre entre les différents partis qui veulent agir. Vous me dîtes qu’elle désire régner ? Qu’elle refuserait une attaque contre son peuple ? C’est la meilleure chose qui puisse nous arriver. »


Un large sourire, le plus franc que le butarien puisse offrir, éclaira le visage sombre du ravageur qui entrevoyait déjà tant de solutions à ses problèmes.

« Mais je crains que vous n’ayez mal interprété mes plans. Je ne conçois nullement d’envahir, de me suicider en attaquant de front et subitement le Conseil, personne ne m’y suivrait hormis les plus fous et tout serait réduit à néant.

Non mon plan est de créer ce qu’on nomme un consortium. Oméga serait le cœur battant de ce regroupement, Tous les plus puissants pirates ou seigneur de guerre serait convié à en faire partie. Les premières attaques seraient centrées sur les planètes les plus faibles refusant de se soumettre au consortium. Nous imposerions un … impôt de protection aux mondes connexes et Oméga deviendrait une banque gigantesque, neutre et un port franc pour tous les pirates et esclavagistes des Terminus. Chaque capitaine serait responsable de ses hommes et paierait le prix d’une action de ses subordonnés, qu’il en soit ou non responsable.

Une fois le Consortium battit nous imposerions notre volonté de manière progressive en s’écartant toujours plus du centre, Oméga. Ce ne serait pas un gouvernement, mais une union ou chaque groupe aussi puissant soit-il pourra prévoir ses raids futurs et mener à lui d’innombrables combattants. Nous n’imposerions, chose de toute manière impossible, jamais notre volonté ou nos ordres sur les autres mondes, mais récolterions le fruit de tous les raids ou ventes qui se dérouleront au sein du Consortium.

Oméga deviendra une entité nation, nous pourrions même entreprendre de l’agrandir, de faire croitre notre propre force de défense. Les ravageurs quitteront le statut de groupe mercenaire pour devenir une véritable armée qui mènera ses propres raids, toujours avec le soutien des autres puissances. Nous garantirons notre indépendance en jouant la carte de l’indispensable, nous serions la seule partie capable de maintenir le statu quo entre nos alliés. »


Depuis son trône, Anton commençait à avoir la gorge sèche à force de parler. Il ne l’avait pas fait autant depuis un long moment et il commençait franchement à apprécier cet échange.

« Dahl, vous me promettez pouvoir affaiblir le Conseil et ses laquais, c’est une surprise étonnante je ne vous imaginais pas aussi influent. » L’assertion n’était pas complètement juste, le butarien soupçonnait depuis quelques temps le volus de ne pas être uniquement ce qu’il prétend être. « Mais cela ne peut être que positif, car le Conseil ne laisserait jamais faire une telle chose que la fondation de notre Consortium. » Notre, le ravageur associait délibérément son interlocuteur au plan. « L’histoire contient son lot d’histoires de dirigeants éclairés qui ont subi les foudres de ses idiots conciliens. Mais il serait idiot que nous en fassions parti. Véritablement idiot. »

La proposition du volus était une vraie bénédiction, car Anton craignait réellement l’usage d’un spectre pour mettre un terme à ses plans. La chose était déjà arrivée plus d’une fois, la mort mystérieuse et soudaine d’un dictateur ou d’un pirate particulièrement doué. Car aussi compétent que pouvait se targuer d’être le butarien qui avait connu une vie de guerre, il n’était pas grand-chose face à ses guerriers d’élites, s’il fallait en croire les rumeurs, et les biographies de Shepard et Saren.

« J’espère par contre que cette négociation mènera à autre chose que les résultats de la première. Il est si triste de se faire trahir deux fois. Toutefois je peux à nouveau engager ma parole dans cette affaire, et même plus que ça, ma vie.

Dominer est le mauvais mot, je dirais gérer. Je laisserais à Dahl terminus le contrôle des finances de la station, du choix des prix, de la gestion des matières premières et des marchés que nous devrons faire. Oméga sera un centre de commerce tout autant que militaire, et toute la gestion commerciale et financière de la station aura besoin d’un individu capable et suffisamment intelligent, et sur cette station je n’en vois qu’un seul à même de mener cette mission.

L’accord entre nous serait on ne peut plus simple. Les ravageurs seront la force du Consortium, nous gèrerons l’armement, les vaisseaux et la sécurité, Dahl Terminus contrôlerait les fonds du Consortium, leurs utilisation et le règlement commercial de la station. L’union des deux branches déciderait de lois appliquées à Oméga et la gestion des parties communes.

Bien entendu dans l’accord, Dahl Terminus ne possèdera plus de force militaire privée sur la station. Bien entendu vous pourriez créer une milice responsable de la gestion des parties réservées à Dahl Terminus, mais les ravageurs seront les uniques responsables du maintien de l’ordre dans les zones communes. Vous voulez connaître le pouvoir que vous possèderiez ? Un pouvoir quasi illimité. Nous formerions un Conseil d’Oméga, avec vous ou tout autre membre choisi par vous, moi et un représentant du Consortium afin de montrer l’étendue de notre intérêt pour l’entente commune. »


Voilà la proposition était sur la table, il ne restait plus qu’à attendre la décision finale du volus.

« Maintenant que j’ai été parfaitement honnête, cela vous satisfait-il ? Puis-je connaître le moyen de briser la stabilité galactique ? »


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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Mar 18 Aoû 2015, 22:37
Entre quatre yeux, ...



Aout 2200,
Oméga

Un Accord


Ardak refusait de croire que j'ignorais ce que la Themessiane amenait sur Oméga. C'était pourtant la stricte vérité. Le volus ignorait ce que l'asari transportait exactement, car il n'avait jamais els cargaisons en mains. Il n'avait pu que faire suivre certaines cargaisons, mais les trajets étaient nombreux et passaient par des bâtiments auxquels le volus n'avait pas accès, il avait systématiquement perdu la trace au bout d'un certain temps.


« HUUUF. Libre à vous de ne pas me croire. J'ignore ce que T'zela a amené ici. HUUUF. Mais vous comprendrez mieux si je vous explique les habitudes de mon spatioport. HUUUF. Je l'ai récupéré après avoir éliminé un groupe mercenaire mineur, la Légion. HUUUF. Ils s'étaient taillé une réputation de discrétion absolue, et d'accepter tout contrat. HUUUF. J'ai poursuivis sur la même ligne de conduite. HUUUF. J'ignore ce que la plupart des groupes utilisant mon spatioport transportent, du moment qu'il paie suffisamment. HUUUF. Et ils sont toujours prêts à mettre beaucoup. HUUUF.

Le cas de la Thémessiane est plus compliqué encore. HUUUF. Car vous vous en doutez, elle n'envoie pas des vaisseaux des Républiques faire ses livraisons. HUUUF. Je suis parvenu à identifier les principales compagnies qu'elle utilise, HUUUF, mais les infiltrer serait trop long et coûteux. HUUUF. Et sur Oméga même, je ne suis pas parvenu à identifier la nature des cargaisons non plus. HUUUF. La Thémessianne a de l'argent et l'utilise pour faire appel à des agents capables. HUUUF. Enquêter plus en profondeur serait long, coûteux, dangereux même, HUUUF, car cela aurait pu attirer l'attention sur mes activités. HUUUF. Et puis, quel intérêt y aurais-je ? Aria dispose de ses propres réseaux dans l'espace concilien. HUUUF. Je doute que la Thémessiane puisse la vaincre si facilement. HUUUF. Pas sans l'aide d'un grand groupe déjà présent, et Aria les surveille déjà. »


Plus étrange, le Pacificateur semblait envisager une alliance, ou du moins un accord, avec la Thémessiane. J'avoue en avoir été extrêmement surpris, et dérangé. Je détestai chacun de ces groupes, et je préférais nettement les voir se combattre que s'allier.

« HUUUF. Je peux vous dire comment la contacter. HUUUF Mais pour ma part, je ne la rencontrerai pas à nouveau. HUUUF. Et je vous conseille fortement de la rencontrer à un endroit où vous serez certain d'avoir l'avantage. »

Ardak me parla ensuite plus avant de son plan. Il le présentait sous un jour plus posé, calme, réfléchi. Il avait probablement senti mes réticences. Et il fallait admettre que son ambition paraissait moins folle ainsi. Le Pacificateur ne cherchait pas la guerre, au contraire, il désirait la paix. Enfin, une paix entre les bandits, afin de mieux faire la guerre ailleurs, mais c'était une sorte de paix quand même.

Bien entendu, son plan restait extrêmement difficile à mettre en place. Il nécessitait de contrôler Oméga, ce que très peu de monde avait réussi, et rarement sur l'ensemble de la station. Il fallait ensuite étendre l'influence de la station sur les mondes environnants, puis de plus en plus loin.

Je n'approuvais pas tout ce qu'il disait. Il avait beau prétendre qu'il ne désirait rien imposer, je savais qu'il n'aurait pas le choix. Comment parvenir à maintenir la paix sur la station autrement ? Comment prélever l'impôt sinon qu'en ayant une véritable force armée ayant démontrée sa violence ? Le butarien parlait des Ravageurs, mais les terribles mercenaires d'Aria n'avait encore aucune influence en dehors de la station.

De plus, il allait falloir convaincre les pirates de faire d'Oméga leur base. Pourquoi donc viendraient-ils sur la station payé un ''impôt'', alors qu'ils pouvaient planquer leur argent n'importe où ailleurs ? Sur des planètes abandonnées, ou sur des mondes aux méthodes peu scrupuleuses comme Illium ? Ardak voulait croire que les pirates y gagneraient un endroit où discuter et prévoir leurs plans, ainsi que la garantit d'un statu quo, de pouvoir exister. Ceci ne pourrait intéresser que les petits groupes mercenaires, les plus modestes. Les plus gros – les Berzerkers, les Soleils Bleus, Eclipse – auraient tout à perdre de ce genre d'endroit. Et je l'en averti.


« HUUUF. Votre proposition est intéressante, mais pas pour tous. HUUUF. Les trois plus puissants groupes de mercenaires sont déjà d'accord entre eux pour maintenir le statut quo, HUUUF, que ce soit officiel ou non. HUUUF. Si vous créez cette zone neutre, ils se ligueront contre vous. HUUUF. Vous devrez les frapper avant, rendre leur disparition envisageable, et là ils se soumettront. HUUUF. Et c’est leur soumission qui donnera à Oméga l'image de place indispensable. »

Le butarien était également ravi de l'influence dont je me targuais. Mais en même temps, il avait semblé mal la comprendre.

« HUUUF. J'ai dis que c'était possible, sans garantie de succès. HUUUF. J'ai les crédits, je peux avoir les informations, HUUUF, mais ce genre de troubles nécessitent un effort long et des occasions. HUUUF. Nous aurons besoin de temps, et de chance. »

Enfin, Ardak répondit à ma question : ce que j'avais réellement à y gagner. C'était assez énorme : l'ensemble de l'économie et de la production d'Oméga. Une véritable fortune, à condition de réussir à ne pas se la faire voler, et Ardak se proposait pour gérer toutes les questions de sécurité. Évidemment. Car en étant le seul à disposer de forces armées, il garantissait que je ne le trahirai pas.

Mais plus que cela, ce que j'aimais entendre, c'était le mot magique. Conseil. Quelque chose dont mon peuple rêvait, qu'il méritait depuis son arrivée, qui lui avait été refusé à cause de ses pratiques non belliqueuses. Certes, le conseil d'Oméga n'était pas Le Conseil, mais l'idée était là. Enfin, là... C'était à moi qu'était faite la proposition. Pas à mon peuple. Mais c'était un progrès.


« HUUUF. Votre offre est généreuse et intéressante. HUUUF. Évidemment, je ne garderai que les forces de protection minimales, si nous prenons le contrôle de la station. HUUUF. Nous n'aimerions pas qu'il y ait une stupide compétition de coq. HUUUF. Et puis, être le seul à gérer toute la question militaire de la station devrait vous garantir de trahisons de ma part. HUUUF.

Concernant le Conseil, je ne peux pas vous expliquer comment ici, sans plan. HUUUF. Je ne suis pas le Courtier de l'Ombre, HUUUF, disposant de ressources illimitées et d'informations d'importance galactique. HUUUF. Mais j'ai mon réseau, mes connaissances, et des ressources conséquentes. HUUUF. Soyez patient, et l'espace concilien se déchirera. HUUUF. »




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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Mer 19 Aoû 2015, 13:08
Anton appréciait beaucoup de voir Dahl réagir de manière aussi véhémente à l’accusation de mentir. Il est vrai que son honnêteté était la principale qualité du personnage. De plus le butarien n’avait nullement remis sa méconnaissance des frets de sa cliente, car si un marchand se mettait à fouiller les cargaisons de ses clients, alors sa carrière en serait brisée. Non c’était son rejet d’avouer son implication dans la politique globale qui avait énervé le ravageur.

Toutefois la chose était intéressante, ainsi l’asari mettait autant en œuvre pour ne pas être découverte. Les cargaisons devaient être particulièrement importantes pour elle, peut être qu’une attaque sur l’un de ces frets serait intéressante. Mais pas de suite, il fallait d’abord rencontrer cette Théméssiane pour prévoir comment réagir à sa présence. Inutile de se faire une ennemie dès maintenant surtout que le ravageur prévoyait de s’absenter quelques temps.

« HUUUF. Je peux vous dire comment la contacter. HUUUF Mais pour ma part, je ne la rencontrerai pas à nouveau. HUUUF. Et je vous conseille fortement de la rencontrer à un endroit où vous serez certain d'avoir l'avantage. »

Anton, toujours vissé sur son trône, souriait et s’imaginait déjà cette future rencontre. Une psychorigide Théméssiane, haïssant tous les pirates et criminels des Terminus, froide et fière comme seul son peuple peut l’être. C’était comme cette rencontre avec l’asari du Blackout, cette Alessa. Une horrible casse couille, et s’imaginer, négocier avec était une torture.

« Si c’est ce que vous désirez. J’aurais espéré votre présence pour montrer clairement mes intentions et vous prouvez que vous n’avez rien à perdre à tenter votre chance avec moi. Je vous offre un pouvoir décisionnaire important et je pensais vous le prouver en vous ajoutant dans les négociations à venir. Toutefois, peut être qu’un de vos agents pourrait s’adjoindre à la rencontre que vous n’en soyez pas exclu. »

Il était important désormais que le volus ne se sente plus comme un prisonnier mais comme un partenaire. Tout auparavant n’avait été qu’un simulacre pour parvenir à ce moment précis et il fallait maintenant anéantir toute envie de vengeance chez le PDG, ou simplement faire sentir que la vengeance serait une plus grosse perte que l’alliance.

« HUUUF. Votre proposition est intéressante, mais pas pour tous. HUUUF. Les trois plus puissants groupes de mercenaires sont déjà d'accord entre eux pour maintenir le statu quo, HUUUF, que ce soit officiel ou non. HUUUF. Si vous créez cette zone neutre, ils se ligueront contre vous. HUUUF. Vous devrez les frapper avant, rendre leur disparition envisageable, et là ils se soumettront. HUUUF. Et c’est leur soumission qui donnera à Oméga l'image de place indispensable. »

L’interrogation soulevée était on ne peut plus véridique et difficilement réalisable en l’état. Suite à la disparition de Varto, les Soleils Bleus sont devenus particulièrement idiots et belliqueux, passant la plupart de leurs journées à guerroyer contre les vorchas, les Berserkers et quiconque leur a pris des territoires pendant la quarantaine d’avant la Grande Guerre. Eclipse, il était impossible pour Anton de négocier avec, trop de haine et de passifs pour cela, c’est pour cela que Dahl était si important. Les Berserkers, pour eux c’est compliqué mais une rencontre était réalisable et les relations entre les ravageurs d’Anton et ce groupe étaient plutôt bonnes.

« C’est pour cela que j’ai besoin de votre aide. Il nous faudra des crédits, des relations publiques et de la force pour parvenir à un résultat concluant. Je possède déjà plusieurs accords avec les Berserkers, mais rien de définitif et je n’ai pas encore parlé avec eux de mes plans. Les Soleils Bleus sont dispersés, de multiples conflits internes les secouent et ils sont particulièrement faibles à cette heure. Varto ayant disparu, la situation est plus complexe, mais peut être plus sûr. Il faudrait faire parvenir à la tête du groupe un individu particulièrement ouvert d’esprit.

Pour ce qui est d’Eclipse, il y a deux solutions. Soit je les mattes dans le sang mais cela nous ajoute un ennemi de plus à combattre le jour J. Soit vous vous en occupez, j’ai toute confiance en votre capacité à régler ces problèmes. »


Voilà la situation était claire, rien n’était sous contrôle. Le plus gros chantier était dans le contrôle de ces trois groupes particulièrement puissants. Si les Berserkers seraient les plus faciles à avoir dans la poche, les deux autres étaient pour le moment une véritable énigme.

« HUUUF. Votre offre est généreuse et intéressante. HUUUF. Évidemment, je ne garderai que les forces de protection minimales, si nous prenons le contrôle de la station. HUUUF. Nous n'aimerions pas qu'il y ait une stupide compétition de coq. HUUUF. Et puis, être le seul à gérer toute la question militaire de la station devrait vous garantir de trahisons de ma part. HUUUF. »

La confiance, oui le point crucial de toute cette rencontre. S’il était évident qu’une confiance avec Dahl était impossible, la confiance pouvait prendre plusieurs formes et celle d’une union pour gouverner Oméga semblait possible. De toute manière, même s’il refuserait de l’admettre, il était impossible de contrôler Oméga sans l’aide de Dahl terminus et de ses contacts.

« C’est une merveilleuse nouvelle. Accepter de se remettre à une alliance équitable, je savais que Dahl terminus n’avait pas grimpé aussi haut par la chance ou quelque chose d’aussi triviale que le destin. Vous êtes un visionnaire, c’est pour cela que je vous ai choisi, vous êtes le meilleur partenaire possible dans cette affaire.

Sachez que je n’oserais rien d’aussi ridicule qu’une trahison une fois parvenus au sommet. Je n’ai aucunement vos capacités de gestion financières et commerciales, et je sais qu’un volus aussi ambitieux que vous ne mènerait jamais la station à une stagnation aussi exécrable que celle où nous nous trouvons, vous êtes un volus d’avenir. »


Tant de compliments, et si peu de mensonges. En vérité, Anton admirait la force d’esprit et le courage de Dahl, il avait grimpé si haut en si peu de temps, un tour de force prouvant que la force physique n’est bel et bien pas la seule arme. Un fait que le butarien essaye de prendre en compte en prenant sur lui de ne pas bêtement tuer tous ses ennemis, chose qu’il n’aurait même pas envisagé lorsqu’il était cadet à l’école militaire.

« Concernant le Conseil, je ne peux pas vous expliquer comment ici, sans plan. HUUUF. Je ne suis pas le Courtier de l'Ombre, HUUUF, disposant de ressources illimitées et d'informations d'importance galactique. HUUUF. Mais j'ai mon réseau, mes connaissances, et des ressources conséquentes. HUUUF. Soyez patient, et l'espace concilien se déchirera. HUUUF. »

Anton regarda fixement son interlocuteur et effaça tout sourire de son visage. La patience était une qualité que le butarien avait de plus en plus de mal à atteindre.

« Je vais accepter de vous croire. Je vais même faire une chose rare, et je vais vous laisser faire comme vous le désirez sans poser de questions. J’attendrais vos résultats. »

Le pacificateur reprit sa position simulant l’ennui et, sans cesser de fixer le regard du volus, ressortit l’holodisque contenant les noms.

« Sur ce disque vous trouverez tous les noms, et même plus. J’y ai indiqué deux cachettes des hommes d’Aria et les caches d’armes des ravageurs. Il va s’en dire que je n’ai pas indiqué celles que j’utilise. Ces informations sont ma preuve que j’estime particulièrement l’idée d’une alliance. Je vous transmettrais ces informations très vite et nous pourrons alors discuter plus avant de nos plans.

Pour le moment je vais quitter Oméga pour quelques temps, pendant ce temps j’aimerais que vous réfléchissiez à l’avenir que vous désirez pour la station. Et à toute autre idée qui pourrait faire avancer cet avenir. Réfléchissez bien, je peux vous apporter énormément et faire de vous le plus grand PDG de l’espace. Les volus de la galaxie seront inspirés par vos exploits, vous seriez le premier volus à faire partie d’un Conseil sans aucune forme de soumission ou de servilité, vous seriez votre propre maître. »


Anton sourait à nouveau, mais non de joie, d’un désir incontrôlé, d’une fureur de vaincre


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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Mer 19 Aoû 2015, 17:54
Entre quatre yeux, ...



Août 2200,
Oméga

Fin de discussion


J'acquiesçai silencieusement à la demande de Ardak. Le faire accompagner d'un agent devant T'zela, pourquoi pas. Le mieux étant que cet agent ait une bombe dans le corps. Mais même sans cela, ce pourrait toujours être utile d'avoir un agent de confiance sur place, capable de déceler les mensonges et les trahisons. Il me faudra le choisir soigneusement.

Les dires d'Ardak sur les mercenaires était aussi intéressant, surtout que ça ouvrait une faille dans son plan. En effet, s'il semblait disposer d'accords avec les Berzerkers, ce n'était pas le cas avec les Soleils Bleus et Éclipse. Mieux encore, il me proposait de m'en occuper ! Si je manœuvrais habilement, je pourrai mettre un homme à moi à la tête des Soleils Bleus, et engager Éclipse à mon service. Rien d'officiel ou de trop visible, bien sûr, mais ces forces pourraient faire basculer une bataille le jour J.


« HUUUF. Je peux facilement m'occuper d’Éclipse, HUUUF, ne serait-ce qu'en les engageant à notre service jusqu'au jour où, HUUUF, ils deviendront inutiles. HUUUF. Concernant les Soleils Bleus, infiltrer leurs rangs ne doit pas être dur, HUUUF, idem pour donner l'avantage à un homme à nous, HUUUF, mais la difficulté sera de les rassembler en une seule force soumise à une seule personne. HUUUF. Ce sera un travail nécessitant du temps, une nouvelle fois. HUUUF. Mais nous pouvons aussi simplement les maintenir divisés afin de les tenir à l'écart, HUUUF, jusqu’à ce qu'il soit trop tard. »

Ardak chercha également à me rassurer, affirmant l'utilité que j'aurai. C'est vrai, j'étais probablement l'un des meilleurs gestionnaires de la station. Mais je n'étais pas le seul, et je n'appréciais guère l'idée de pouvoir être renversé par le butarien qui auraient le contrôle de toutes les forces. Je savais déjà qui pourrait parfaitement me remplacer à ce rôle de gestionnaire, une personne ayant déjà prouvé mille fois son efficacité et sa loyauté : Jerata. Il semblerait qu'un duo de butariens aient une chance de régner un jour sur la station pirate...

Enfin, le Pacificateur me laissa carte blanche concernant les conciliens. Comme s'il en avait le choix ! Néanmoins, attendre ne paraissait pas le ravir. A croire qu'il pensait pouvoir lancer ses plans dans l'heure ! Lorsque l'on parle de mettre fin à trois siècles de domination d'Aria sur Oméga, la patience est la vertu minimale à avoir...

Enfin, Ardak arriva à sa conclusion. Il comptait quitter Oméga, intéressant... Peut-être à la recherches d'autres alliés. J'ignorais qui ils pouvaient être. Je m'amusai aussi de sa remarque sur le fait d'être le premier Conseiller volus. A croire qu'il lisait dans mes pensées ! Sa promesse de faire de moi le plus grand PDG de l'espace était creuse, en revanche. Je n'avais pas besoin de lui pour ça, et son plan n'était absolument pas garanti de succès. Mais je décidai d'ignorer ces désagréments : pour l'heure, j'avais un accord à finaliser.


« HUUUF. Cette discussion fut extrêmement productive, Pacificateur. HUUUF. Pour ma part je resterai sur la station principalement, HUUUF, vous saurez où me trouver ! HUUUF. Je vais commencer à mobiliser mes ressources comme nous en avons parlé. HUUUF. Je vous tiendrai au courant de mes résultats. »

Je me levai à ce moment là, indiquant je souhaitais la fin de cette discussion.

« HUUUF. Maintenant, si nous en avons terminé, il est temps que je rejoigne mon entreprise. HUUUF. Mes hommes sont sans doute déjà à ma recherche. HUUUF. Nous n'aimerions pas les voir débarquer ici par surprise. HUUUF. »



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MessageSujet: Re: Entre quatre yeux, pas de mensonge.   Jeu 20 Aoû 2015, 10:39
« HUUUF. Je peux facilement m'occuper d’Éclipse, HUUUF, ne serait-ce qu'en les engageant à notre service jusqu'au jour où, HUUUF, ils deviendront inutiles. HUUUF. Concernant les Soleils Bleus, infiltrer leurs rangs ne doit pas être dur, HUUUF, idem pour donner l'avantage à un homme à nous, HUUUF, mais la difficulté sera de les rassembler en une seule force soumise à une seule personne. HUUUF. Ce sera un travail nécessitant du temps, une nouvelle fois. HUUUF. Mais nous pouvons aussi simplement les maintenir divisés afin de les tenir à l'écart, HUUUF, jusqu’à ce qu'il soit trop tard. »

Parfait, Dahl s'engageait à s'occuper d'Eclipse. Une bonne nouvelle qui ouvrait encore de nouvelles perspectives. Par contre le volus semblait se méprendre pour les Soleils Bleus. Anton n'était pas assez fou pour laisser deux groupes mercenaires majeures sous les ordres d'un potentiel ennemi. Le butarien n'était pas arrivé si loin pour mourir juste devant la ligne d'arrivée.

"Je vous laisse donc Eclipse. Ils seront sûrement très utile lors de nos actions futures. Pour ce qui concerne les Soleils Bleus, j'ai déjà envoyé mes hommes récolter les informations nécessaires. Nous avons deux solutions, soit nous soutenons chacun un leader différent et préparons tout pour que le groupe se neutralise de lui même. Sinon nous nous concentrons sur un seul et unique candidat au poste de dirigeant pour nous assurer sa victoire ou à la limite une force suffisante pour qu'il soit en mesure de frapper les autres au moment opportun.

Je n'ai aucune préférence pour l'une ou l'autre solution pour le moment aussi je vous laisse décider de cela. Par contre j'ai déjà un candidat pour la succession, aussi une fois votre décision prise, vous indiquerez votre préférence à un de mes hommes afin que tout soit mis en place avant même que je revienne. Pour les prévenir, envoyez un de vos employé dans le quartier berserker, je vous donnerez l'adresse plus tard."


Cela laissait tout de même l'entièreté d'Eclipse sous les seuls ordres du volus, une solution qui pouvait comporter ses propres problèmes. Après le ravageur avait de toute manière des plans pour Eclipse et leur avenir sur Oméga. Pour le moment Dahl pouvait bien jouer avec.

« HUUUF. Cette discussion fut extrêmement productive, Pacificateur. HUUUF. Pour ma part je resterai sur la station principalement, HUUUF, vous saurez où me trouver ! HUUUF. Je vais commencer à mobiliser mes ressources comme nous en avons parlé. HUUUF. Je vous tiendrai au courant de mes résultats. »

Dahl se leva alors, indiquant clairement que sa personne en avait terminé. Le butarien ne fit aucun geste pour l'en empêcher, après tout l'heure de la domination était terminée, il était plus que temps de montrer une pleine et entière égalité dans les rencontres.

« HUUUF. Maintenant, si nous en avons terminé, il est temps que je rejoigne mon entreprise. HUUUF. Mes hommes sont sans doute déjà à ma recherche. HUUUF. Nous n'aimerions pas les voir débarquer ici par surprise. HUUUF. »

Il aurait fallu de nombreux combattants au volus pour parvenir à prendre pied ici, et vaincre plus de huit pacificateurs, les meilleurs combattants des ravageurs, mais cela le PDG n'en savait rien, ou surestimé ses hommes. A moins que le volus ait une puissance de feu nettement supérieur à ce qu'Anton savait. Au final peu importait, le combat n'était pas nécessaire et ne se déroulerait pas.

"Oui je sais ou vous trouver. Mes hommes vont commencer à lancer tout ce qui est nécessaire, et j'en escompte autant de votre côté." En cela nul doutes, le volus allait tout faire, mais allait-il jouer complètement dans le camp du pacificateur ? "Lorsque je serais de retour, je demanderais à nouveau votre aide pour la rencontre avec la Théméssiane. Puis je vous ferais part des changements et avancements de nos plans. Je ne vous retiens pas plus."

Anton quitta son trône et rangea l'holodisque.

"Je sais maintenant que vous êtes le meilleur partenaire possible sur la station et je sens que notre coopération amènera de nombreuses choses à Oméga. Lorsque je reviendrais, le changement sera en marche."

Le Pacificateur quitta la pièce, il avait une navette à prendre, un gouverneur l'attendait ... .


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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Entre quatre yeux, pas de mensonge.

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