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 La Nuit des Esprits

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De Sang et d'Acier
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MessageSujet: La Nuit des Esprits   Dim 11 Oct 2015, 16:40
Lorsque les étoiles sont alignées, les Esprits, Sorcières et autres démons errent dans notre Univers. Ils sont souvent pris pour des biotiques, espèces aliens encore non découvertes ou phénomènes cosmiques, mais ne vous laissez pas avoir! La réalité est parfois bien plus complexe qu'on ne souhaite le croire.

En cette année 2200, c'est le 31 octobre qu'ils viendront pour une journée avant de disparaître comme s'ils n'avaient jamais existé. Entre Esprits farceurs et démons malins, aurez-vous le malheur de croiser la route des plus dangereux ou serez-vous assez chanceux pour rencontrer les moins pires d'entre eux...?



Règles:

En tant que Concours, les événements qui se dérouleront ici n'ont aucun impact avec la trame principale. Dès lors, vous pouvez jouer votre personnage, votre personnage mais avec un caractère différent ou un personnage (voir plusieurs) qui n'est pas le votre A CONDITION qu'il ne s'agisse pas d'un PJ, sauf si vous avez son autorisation.
Et pour les PNJ... Amusez vous!

Le poste que vous proposerez devra être d'au minimum 350 mots. Il n'y a cependant pas de mots maximum alors faites-vous plaisir!
Il devra s'agir d'un poste One Shot, posté dans le sujet ici présent.

Même s'il s'agit d'Halloween, l'univers devra être respecté... Un peu. Les grandes lignes de l'univers devront êtres présentes (relais, Citadelle, Histoire de Shepard...). Pour le reste, vous avez carte blanche.
Qui sait, peut-être croiserez-vous des gens qu'on croyait disparus..?

Vous avez jusqu'au 28 pour poster votre participation. A partir de 28 à minuit, un sondage sera ouvert pour élire celui qui, d'après vous, est le Roi d'Halloween! Les résultats seront indiqués à partir du 31 Octobre.
Pour notre part, nous déciderons de ceux qui se sont illustrés dans les catégories suivantes:

* Catégorie Meilleure Idée: Parce que ce qui compte, c'est le fond!
* Catégorie Revenants: Après tout, les morts sont toujours avec nous...
* Catégorie Sorciers et Sorcières: C'était une biotique... Pitié, dis moi que c'était une biotique!!
* Catégorie Monstres: On a découvert une nouvelle espèce? Oh...
* Catégorie Horrifique: Tellement de nuits blanches en perspective....
* Catégorie Hors Univers: Parce qu'on avait dit de le respecter, mais en fait non.

Des mentions spéciales pourront vous être attribuées. Lesquelles? Mystère....


Récompenses:

Le Roi d'Halloween se verra attribuer un titre spécial qu'il pourra choisir (ainsi qu'une surprise).
Les gagnants de chaque catégorie pourront, s'ils l'acceptent, se voir attribuer un titre spécial. Il ne sera pas possible de le choisir. Ils auront aussi une surprise!
Les mentions spéciales recevront des récompenses tout aussi spéciales et mystérieuses!


A vos marques?

Prêts?

RP!




Félicitations à tous nos candidats ! Et voici les trois textes ayant reçus le plus de votes. Pour voir l'intégralité des récompenses, rendez-vous ici !

Dahl Elkoss:
 


Shannon O'Ryan-T'Siola:
 


Edgar Roth Vaärminen:
 




Spoiler:
 


Dernière édition par Ravilla Aper le Jeu 29 Oct 2015, 00:02, édité 1 fois
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De la Magie dans l'air
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Jeu 15 Oct 2015, 19:57
Voilà mon histoire. Mise sous spoiler car elle est très longue. Enjoy




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Ven 16 Oct 2015, 21:49
Voici ma petite contribution !


Il existait une petite planète dans un système frontalier de l'espace concilien. De nombreuses races avaient tenté de s'y installer, sans succès. L'astre n'a reçut le statut de colonie que depuis peu de temps. En effet, la planète était déserte à l'exception de la présence d'un village. C'était un tout petit village qui n'avait que 10 habitants : un humain, un turien, une quarienne, un volus, une turienne, une humaine, un krogan, une asari, un galarien et un geth. Tout se passait bien pour les villageois, ils vivaient leur vie paisiblement chacun aidant l'autre, et collectivement, ils réussirent à se construire un cadre de vie parfait.

Un jour cependant, alors que l'aube se levait, les villageois firent une macabre découverte. En effet, pendant la nuit, l'humaine avait été tuée mais pas de manière conventionnelle, son corps était recouvert de morsures et de traces de crocs. Les villageois endeuillés étaient également apeurés par le phénomène. Après analyse, il s'avéra que les créatures responsables de sa mort était des Varrens Garou au nombre de trois.

«Des Varrens Garou ?!? Mais comment est ce possible ? Nous sommes les seuls êtres vivants sur cette planète ! s'indigna le galarien.
Cela ne signifie qu'une chose, déclara la turienne, il y a trois traitres parmi nous. »

Les villageois confus commencèrent à s'échanger des regards angoissés.

« Nous devons enquêter, annonça l'asari, ceux qui seront jugés coupable seront exécutés.
Nous ne pouvons pas tuer quelqu'un sans preuves établies, répliqua la quarienne.
Alors nous organiserons un vote à la majorité, rétorqua l'humain, le nombre sera sans aucun doute la voie de notre raison. »

Globalement les villageois semblaient confus, mais dans l'absence d'autres options immédiates, ils acceptèrent. La journée fut animée de débats, chacun accusant son voisin sans réelle certitude. Tout à coup, le krogan haussa la parole et s'adressa à l'ensemble du village :

« Écoutez moi tous ! Je vais me dévoiler, mais c'est pour le bien commun, je suis une voyante ! »

Les villageois écarquillèrent les yeux.

« Et je l'ai vu lui, le krogan pointa du doigt le geth, il s'est transformé cette nuit !
Information incorrect, répondit le geth, les synthétiques ne peuvent connaître de transformations biologiques.
Je ne mens pas, je t'ai vu, en voici la preuve ! »

Le krogan sortit une boule de cristal de son armure. Désormais convaincus, les villageois votèrent pour éliminer le geth à l'unaminité. Le geth reçut une balle en pleine tête. Une fois mort, le corps du geth se changea en celui d'un varren garou. Les villageois étaient soulagés, ils avaient réussis à en trouver un.

« Si quelqu'un possède des pouvoirs salvateurs, il faut qu'il me protège cette nuit, rétorqua le krogan.
Quoi ? Mais tu ne peux pas voir qui sont les autres varrens garou ? S'étonna la quarienne.
Non, je ne peux utiliser mes pouvoirs qu'une fois par jour.
Bon et bien, bonne chance à tous pour cette nuit ! Déclara le turien.
HSSSSK Mais on ne peut pas continuer l'enquête ? Demanda le volus.
Non il se fait tard, nous la reprendrons demain. »

Sur ces paroles, les villageois rentrèrent chez eux pour passer la nuit. Cette dernière promettait d'être agitée. La nuit passa et l'aube pointa le bout de son nez. En se levant, les villageois découvrirent que le krogan les avait quitté, son corps était désormais en morceaux.

« Bon sang ! Le salvateur n'a pas fait son travail cette nuit ! S'indigna la turienne.
Il aurait pourtant du savoir que le krogan serait leur cible principale, déclara l'humain. »

A quelques mètres de là, les villageois tombèrent sur une autre dépouille... Il s'agissait du galarien qui quant à lui, semblait avoir été empoisonné. Il tenait dans la main une flûte violette.

« Il y a un alchimiste parmi nous HSSSSSK Et il a tué un innocent ! S'exclama le volus.
Tant mieux, il me détruisait les neurones avec sa musique, déclara la quarienne.
Je suis sur que la quarienne est une varren garou, rétorqua le turien.
Quoi ? Comment ca ? Tu n'as aucune preuve, je suis restée chez moi toute la nuit !
Pourquoi es tu autant sur la défensive ? Aurais tu quelque chose à cacher ?
C'est pour répondre à ta stupide accusation...
Très bien, moi je vote pour éliminer la quarienne.
Et moi je vote le turien !
On ne va pas s'en sortir si vous vous comportez tous comme cela, déclara l'humain.
Et toi l'asari ? Je te trouve rudement silencieuse, rétorqua la turienne.
Je ne fais qu'observer de loin pour avoir le point de vue le plus objectif possible, répondit l'asari.
HSSSSK En effet c'est louche HSSSSK Elle essaye de prendre le moins de risques possibles.
Mais vous êtes aveugles ma parole ? Je suis innocente, ca crève les yeux !
Moi je vote l'asari, déclara la turienne. »

Lorsque les votes furent clos, l'asari fut celle qui avait le plus de votes contre elle, elle fut donc exécutée de la même manière que le geth. A sa mort, son corps ne changea pas, en revanche on pouvait distinguer la présence de tatouages synonymes de pouvoirs salvateurs.

« C'était la salvatrice, c'est un juste retour des choses, déclara la turienne, elle n'a pas protégé le krogan la nuit précédente.
Mais elle était innocente ! S'exclama l'humain.
Ca, il est un peu tard pour s'en apercevoir, rétorqua la quarienne.
Donc il reste encore deux varrens garou parmi nous, annonça le turien.
HSSSSSK Et bien je vous souhaite bonne chance à tous pour cette nuit ! »

Les villageois rentrèrent chez eux pour passer la nuit. Cette dernière fut longue et angoissante. Puis, l'aube se leva. A l'agréable surprise des villageois, il n'y eut aucune victime.

« HSSSSSK L'alchimiste a probablement réussi à préserver l'un d'entre nous.
Et je le félicite, avança la turienne.
Bon, nous ne sommes plus que cinq, deux d'entre nous sont des varrens garous, nous devons les trouver, rétorqua le turien.
La turienne me paraît beaucoup trop calme, de plus elle a provoquée la mort de l'asari, déclara la quarienne.
Mais je pensais sincèrement qu'elle n'était pas innocente.
Il est vrai que la turienne est suspecte, annonça l'humain. »

La turienne se tourna vers lui et écarquilla les yeux. L'humain affichait un sourire décontracté.

« Je ne sais pas quelle sera votre décision, mais moi je vote pour l'éliminer.
HSSSSSSSK J'en suis aussi.
MAIS ENFIN RÉFLÉCHISSEZ ! VOUS NE VOYEZ PAS QU'IL VOUS MANIPULE ? Hurla la turienne, folle de rage.
Cet accès de colère ne fait que confirmer nos soupçons, rétorqua le turien. »

Au final, la turienne reçut tous les votes à l'unanimité. Elle fut tuée, d'une balle dans la tête. Après sa mort, son corps se transforma en varren garou. Les 4 survivants étaient soulagés.

« Bien joué ! S'exclama la quarienne. Il n'en reste plus qu'un.
HSSSSSK Espérons que demain nous le débusquerons à temps.
Puissions nous survivre à cette nuit. »

La nuit tomba et les villageois regagnèrent leurs quartiers. La nuit promettait d'être longue. Lorsque l'aube arriva, les villageois sortirent pour appréhender les dégâts. Ils retrouvèrent le cadavre de la quarienne, mise en charpie, des potions dépassaient de son uniforme. Le volus se précipita vers le cadavre.

« HSSSSK Non ma bien aimée ! HSSSSK Je ne puis supporter la vie sans toi ! »

A ces mots, le volus prit son arme et se tira une balle dans la tête. Son corps sans vie s'étala aux côtés des morceaux de la quarienne. Des flèches avec des pointes en forme de cœur, tombèrent de son sac à dos. Au centre du village, ne restait plus désormais que le turien et l'humain.

« Cessons ceci, déclara le turien, nous savons tous les deux qui est le varren garou.
En effet, répondit l'humain.

Ce dernier se transforma alors en une bête effroyable, à mi chemin entre l'homme et le meilleur ami du krogan.

« Prépare toi à mourir ! Grogna le varren garou de sa voix rocailleuse. »

Il se jeta sur le turien.

« Pas de chance pour toi, rétorqua le turien, je suis le chasseur. »

Le varren garou arracha la tête du turien qui tira une balle dans la tête du monstre. Les deux créatures tombèrent raides mortes dans une flaque de sang. Le village était désormais vide de toute vie.










« MATCH NUL ! »

La voix de l'IV résonna dans toute la pièce.

« Comment ça match nul ? »

L'humain quitta la plateforme de jeu et pointa l'IV du doigt.

« Dans ces conditions le varren garou devrait forcément être le vainqueur ! »

Le turien quitta la plateforme de jeu et se leva à son tour.

« Tu as fait une erreur en sacrifiant la turienne pour être le seul vainqueur. 
Pfff Vous avez tous été des incapables dans cette partie, rétorqua l'asari.
Comment ca incapables ? »

Le krogan se leva et alla se planter face à l'asari.

« Si tu m'avais protégé la deuxième nuit, on en serait pas arrivés là.
Pour te dévoiler au premier tour, tu dois vraiment être un débutant, ma survie était plus importante que la tienne.
Je vais te montrer moi ! 

S'il vous plait, veuillez quitter la salle, d'autres joueurs attendent leur tour, déclara l'IV. »

A l'autre extrémité de la salle, Fadila éclata de rire. Ce jeu semblait vraiment très amusant et il lui tardait de pouvoir l'essayer.
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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Dim 18 Oct 2015, 14:55
C'est pas ma faute...






Je courais vite, très vite, plus vite que je n’a jamais couru et sans savoir pourquoi, je devais juste courir, les couloirs défilaient presque trop vite pour mes petits réflexes, et pourtant sans aucuns problèmes mes mains agrippaient les balustrades pour tourner vers les marches d’escaliers. Je sentais même mes doigts s’enfoncer dans le métal de celles-ci, sans comprendre, plus loin il y avait une petite silhouette postée devant les marches avec ses béquilles. David, J’ai tenté de l’appeler pour qu’il m’aide à m’arrêter car j’allais trop vite, j’avais peur, ce n’est pas ma faute ! Mais sans y parvenir, avant même que le garçon n’ait le temps de se tourner que d’un violent revers de bras, j’avais envoyé celui-ci valser dans les marches avec violence, je l’observai se briser dans la chute chacun de ses membres prenant des angles aigus pour finir en une masse informe après avoir heurté le mur d’en bas. « C’est pas ma faute.. Je suis Eric, je n’ai pas fait exprès, ce n’est pas ma faute. Je suis Eric, je suis juste Eric, et j’obéis.. Non !.. Je suis.. Si ! Je suis Eric, Eric oui ! C’est pas ma faute.. J’obéis. »

Lily trainait les pieds sur le sol froid du long couloir de l’orphelinat ses chaussettes un peu trop grandes et usées émettaient une friction qui résonnait légèrement dans le silence des lieux. Elle serrait contre elle une peluche représentant un Volus qui lui donnait juste assez de courage pour poser doucement un pied devant l’autre. Un instant plus tôt elle avait entendu des sons étranges provenant de l’intérieur du bâtiment comme quelque chose était tombé et aux vues du boucan elle était sure que c’était du côté des escaliers du dortoir. Elle était fatiguée mais n’avait pas réussi à dormir, aussi pensait-elle qu’elle avait juste rêvé éveillée ce qui n’était pas rare parmi eux. Elle le savait chacun d’eux était spécial, malades pour certains.
Elle arriva au niveau de la cage d’escaliers ou elle vint se planter droite en haut des marches descendantes pour les examiner l’une après l’autre à haute voix.

3eme étage, soixante-dix-huitième marche.. Propre.
3eme étage, soixante-dix-septième marche.. Propre.
3eme étage, soixante-seizième marche.. Une rayure 3 centimètres.
3eme étage, soixante-quinzième marche.. Propre.
3eme étage, soixante-quatorzième marche.. Propre…


De son côté Ivan revenait des toilettes du second étage, il avait cru sentir de multiples vibrations déstructurées, pour sur ce n’était pas lui, il le savait et il en était vraiment sur car ses pieds ne touchaient pas le sol alors qu’il était assis sur les toilettes. C’était une preuve suffisante, oui, ses pieds ne touchaient pas le sol alors ce n’était pas sa faute, il n’avait pas fait trembler les murs. Il marchait avec attention, prenant conscience de bien lever le pied avant de le reposer doucement sans le faire glisser, il ne fallait surtout pas qu’il glisse, il détestait ça, glisser. Il s’arrêta devant les escaliers lorsque ses yeux concentrés sur ses pas se posèrent sur un trait rouge qui lui par contre glissait en silence sur le sol lisse. Mais la ligne rouge était exactement là où il devait poser le pied qu’il laissa en l’air a quelques centimètres au-dessus, que devait-il faire maintenant ? Poser le pied plus loin ? Ou exactement là où il le devait, c’est-à-dire en plein sur la ligne ? Oui, il ne devait surtout pas changer de distance, son pied devrait se poser exactement là où il l’avait décidé ! La ligne mouvante était étrange, elle coulait dans une direction indéterminée et surtout elle était mouillée et tiède, ce n’était pas désagréable en fait, mais d’où venait elle ? Avait-elle décidé d’emménager dans l’orphelinat elle-aussi ? Ou avait-elle été emmenée ici de force, sans lui donner le choix ? Pourquoi ne pas la suivre et voir ou elle se dirigeait ? Oui, c’était une excellente idée, peut-être seraient-ils amis ? Alors Ivan posa lentement pied après pied sur la ligne en lui laissant le temps d’avancer un peu avant d’avancer à son tour.

3eme étage, soixante-douzième marche.. Tien, il y a deux petites taches rouges.
3eme étage, soixante et onzième marche.. Il y a 6 petites taches rouges, certaines forment des gouttes.

Lily semblait réciter ces phrases par cœur, elle descendait les marches l’une après l’autre pour mieux observer. Elle penchait légèrement la tête de côté, ses cheveux longs et sombres mal coiffés passant devant ses yeux.
3eme étage.. Non, deuxième étage et demi, soixante-cinquième marche.. Il y a un.. bonjour David, ou ce serait plus logique de dire bonne nuit ? Tu dors ici maintenant ? J’ai trouvé ta chaussure sur la soixante-neuvième marche, je peux te la remettre. Ta jambe est toute tordue, ça doit pas être pratique, c’est toi qui a fait tout ce bruit ? Tu es tout mouillé. Pourquoi as-tu cassé le mur ?

Ma main était enfoncée dans la paroi métallique, je n’aurais jamais pensé que c’était aussi fragile, je n’aimais pas casser les choses, mais maintenant j’avais cassé entre mes doigts le visage d’Elina, l’infirmière, d’autant plus fragile que ce pauvre mur. Quelque chose semblait jubiler, mais ce n’était pas moi, je voulais pleurer pour ces gestes sans y parvenir, elle semblait une marionnette. Un hurlement retentis je n’ai pas réussi à sursauter, pourtant j’ai peur des cris, ils me font sursauter et je cours me cacher. Mais face à Miri l’aide-soignante, encore une fois et bien trop facilement son visage fût violement déformé par ces simples mains meurtries par ces choses incompréhensibles. Une alarme sonnait, je déteste les alarmes, c’est parce qu’il faut vite partir vers les vaisseaux et j’oubliais toujours mon doudou.. Mon doudou ? Ou est-il ?

Lily et Ivan étaient maintenant parmi les autres élèves évacuant l’orphelinat à bord d’un vaisseau de transport. Elle ne comprenait pas pourquoi ils avaient laissé David dormir dans les escaliers au lieu de le réveiller pour venir avec eux. Ivan lui se sentait mal, il voulait vraiment savoir ou allait la ligne, il ne supportait pas qu’on le coupe dans ses activités, il voudrait vraiment retourner et continuer seul. Aussi pourquoi tout le monde n’était pas à bord du vaisseau ? Etait-ce un voyage scolaire improvisé ? Il n’avait pas pensé à prendre sa brosse à dent, il détestait sentir la saleté sur ses dents. Il leva les yeux vers la cabine du vaisseau un moment, le sous-directeur avait apparemment très mal à la tête, il espérait vraiment que ce ne soit pas sa faute, il n’aimait pas que ce soit sa faute. Mais Eric était gentil il a fait un trou dans la tête du sous-directeur pour calmer ses maux. Eric était gentil il s’était même déguisé avec des tuyaux pour pas qu’ils aient peur. Eric était gentil, il avait dit que c’était pas sa faute.



Kyre:
 
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mar 20 Oct 2015, 22:46
Merci à nos participants pour leur participation ^^

Vos textes sont géniaux Chou


Petit rappel pour les autres: le concours prendra fin le 28 à 23:59! Après ce moment, il ne sera plus possible de poster vos oeuvres!
Pas d'inquiétudes cependant; il vous reste encore une semaine pour le faire ^^

Passé ce délais, les textes proposés ne seront plus pris en comptes. Cependant, vous pourrez voter pour le Roi (ou la Reine) d'Halloween!



N'hésitez pas à participer! Plongez Mass Effect dans le monde de l'effroi pour ce mois très spécial!

Bon courage à tous!




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mer 21 Oct 2015, 19:16
Ceci. Ma contribution. J'espère que vous apprécierez ^^



QUAND VIENT L'HEURE...



Spoiler:
 

Un pas. Deux pas. Non. Un pas. Un autre pas. Puis encore un autre. Will regardait ses pieds, et ne savait comment compter ses pas, comme si cette action pouvait donner une réponse au sens de l'univers. Comme si sa vie en dépendait. C'était le cas, en fait.

Une poutre de métal. Rouge, mais impossible de distinguer cela dans la nuit. Tout était noir. Le ciel, les bâtisses, les cheminées des usines, les rues. Les lampadaires avaient été tous éteints, spécialement pour un événement d'Halloween. Will marchait sur la poutre ; à cent mètres du sol, la seule chose sur laquelle il pouvait se reposer faisait quinze centimètres de large. Et il ne la voyait même pas. Il avançait, plaçant sa confiance en la rectitude froide du métal qui se trouvait sous ses pieds.

Toujours être prudent, malgré tout. Il s'arrêta, droit dans son manteau noir, et osa regarder dans son dos. La lune était là, mais occultée par des nuages sombres. D'où l'impression que tout était noir. Et tout l'était, se répéta-t-il. Il porta son regard de nouveau droit devant lui, sur un point invisible. Il n'avait pas le temps de lambiner.

Quel calme étrange. Will marchait dans le néant ; les griffes du vent, sur son visage, étaient glacées ; mais il avançait tout de même. Maintenant qu'il était monté jusqu'ici, autant continuer. S'il avait été mort de peur, il aurait refusé de redescendre. Alors, si au contraire il arrivait à se maîtriser... Et puis, son Supérieur n'aurait jamais accepté une faiblesse de sa part. Alors...

Un pas. Deux pas. Non. Un pas. Un autre pas. Puis encore un autre. La poutre allait bien avoir une fin. Elle devait s'arrêter juste au bord de la grand-place. Mais comment savoir, avec ces ténèbres ? Le reste de la structure de métal, un ensemble d'échafaudages qui devait mener à la reconstruction de l'hôtel de ville, qui avait brûlé il y avait cinq mois de cela, grinçait, tout branlant. Seul son dans la nuit.

La vérité était que Will aimait les ténèbres. Personne pour l'y voir. Il pouvait s'y mettre à nu, y exprimer tout son être, qu'il fût en rage, joyeux ou attristé. Mais là, en équilibre à une distance folle du sol pour un homme, exposé au vent, il aurait souhaité pouvoir y voir ne fût-ce qu'un peu. Il avait grimpé jusqu'ici. Ce n'était pas le moment d'échouer pour la seule raison qu'il n'y voyait rien.

Peut-être pouvait-on le distinguer, d'en bas. Le peu de lumière émise par la lune laissait peut-être sa silhouette se découper dans le noir. Peut-être un curieux lèverait-il la tête. Beaucoup de « peut-être ». Les chasser de son esprit, continuer à avancer. Il n'était pas là pour se poser des questions. Will, alors que tout était resté silencieux jusque-là, commença d'entendre des clameurs monter depuis la grand-place.

Il allait rater son coup. Un pas, deux pas, non, un pas, puis un autre pas. Il devait se dépêcher. Mais aussi rester prudent ! Son calme n'avait pas disparu ; mais ses projections sur les prochains événements défilaient dans son esprit, et le forçaient à accélérer. Si, son calme avait disparu, mais il ne l'aurait jamais admis.

En bas, les humains déguisés avaient envahi la place. Personne ne se voyait encore clairement. Les enfants étaient couverts de capes et de voiles sombres. Les dames étaient surtout vêtues de robes noires, de gants de dentelle noire, et d'un masque tout aussi noir qui leur couvrait les yeux. Les hommes alignaient les haut-de-formes et les redingotes qui s'accordaient aux tenues de leurs épouses. Qui s'accordaient à l'ambiance. Pas étonnant que personne ne se distinguât.

Will imaginait la scène, à défaut de pouvoir la voir lui aussi. Il imaginait les murmures, les invectives, les injonctions, les cris les commérages, les questions, au travers de ce grand tumulte qui lui parvenait. « Combien de temps devons-nous encore attendre dans le noir ? Le petit va faire des cauchemars, il ne faudra pas s'étonner ! », « Qu'est-ce que le maire a encore bien pu prévoir pour Halloween cette année ? Bien plus sombre que son échange de sucreries de l'an dernier, en tout cas ! », « Mais cela promet ! Quelle ambiance ! »

Et et caetera, et caetera.

Bien plus sombre, oui. Will manqua de glisser ; son pied gauche avait dérapé sur le rebord de la poutre. Il écarta les bras, reprit son équilibre, et continua son chemin, sans desserrer les lèvres. Le Supérieur avait de ces idées, aussi...

Enfin, il parvint à l'extrémité de la poutre. Il calcula chacun de ses gestes afin de pouvoir s'y accroupir sans risque. Il n'avait pas encore le niveau de son maître, et ne l'aurait certainement jamais ; mais il se devait bien de réussir ces simples escalades. Will tira sa capuche sur sa tête, et mit son masque, fait d'un alliage dont on avait refusé de lui expliquer la fabrication.

Il était comme hors de la réalité. Il ne sentait plus le vent, le froid, il n'avait que deux trous pour les yeux, et il n'entendait plus grand-chose. Ainsi, il pouvait se concentrer. Il observa l'obscurité de la grand-place. Il cherchait quelque chose de précis dans l'insondable.

Puis il vit. Un petit point rouge, lumineux, en contrebas. Installé préalablement par son Supérieur. Il ne savait pas comment. Mais il n'était pas là pour poser des questions. Il faisait se poser des questions aux autres.

Soudain, une voix déchira la nuit. Dans un porte-voix, celle du maire devenait nasillarde, ridicule, au point d'enlever toute légitimité à son propriétaire. Légitimité qu'il n'avait déjà plus depuis longtemps, à en croire les journaux. Will aimait se tenir informé.

Le maire souhaitait une bonne soirée à tous les citoyens, les remerciait de leur présence, et leur souhaita un joyeux Halloween. Il leur demanda, en ricanant (une horreur dans le porte-voix), de bien vouloir se munir des citrouilles et des bougies qui avaient dû, si les consignes avaient été bien suivies, être apportées.

Dans le même temps, Will s'organisait mentalement. Cent mètres entre lui et le sol, entre lui et le point lumineux. Il n'avait pas le droit à l'erreur ; c'était en ces termes que son éducation se résumait, mais se rappeler ce presque mantra lui donnait un petit coup d'adrénaline, qui lui donnait envie de réussir. Il croyait en son Supérieur. Il allait y arriver.

Une première lueur apparut sur la place ténébreuse. Puis disparut. Puis revint. Puis disparut. C'était maintenant. Après, ce serait trop tard.

Une lame apparut dans la main de Will. Ses muscles se détendirent ; il sauta. Vif, l'homme pointa la lame vers la lumière rouge ; brillante, elle zébra le néant dans sa chute. Pas de bruit, si ce n'est celui d'une bourrasque. Puis un choc.

Une flamme se mit à crépiter dans toutes les citrouilles, sur toutes les bougies, au grand émerveillement des enfants. Les sourires étaient sur le point d'apparaître sur toutes les lèvres ; mais c'est sur un corps étendu, ensanglanté, le cou percé, que la lumière fut.

Will avait disparu en même temps que sa lame pénétrait la lumière rouge. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il était debout sur la poutre de métal, l'arme à la main. L'ensemble de flammes qu'il voyait, en bas, n'avait jamais été, dans ses projections, une célébration d'Halloween ; c'était une veillée funèbre.


Fiche de présentation et Journal

   


Spoiler:
 


Dernière édition par Shannon O'Ryan-T'Siola le Sam 24 Oct 2015, 19:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Jeu 22 Oct 2015, 20:03
Voilà ma participation.
Fiction: L'épreuve des esprits:
 


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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Lun 26 Oct 2015, 15:27
Plus que 2 jours pour participer Razz


Allez, n'ayez pas peur ^^




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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mer 28 Oct 2015, 11:47
J'ai réussi !! WhatTheFuck

Madeleine oubliée

Une lumière aveuglante transperça les paupières du dernier Quarien présent dans la navette qui l'emmenait vers le village Tarek. Kori ouvrit difficilement les yeux, sa vue brouillée se réadaptant lentement au monde qui l'entourait.
Le voyage était long, et la navette traversait un nombres incalculable d'endroit désert.
La navette se stoppa le temps d'un arrêt. Le Quarien observa la nuit noire et accablante qui perçait par le hublot. Des rochers à perte de vue, voilà ce qui caractérisait la grande majorité de la planète mère des Quariens. Un brouillard fumant planait au ras du sol, baignant la nuit dans un amas poisseux et grisâtre.
Kori observa son omnitech, la lumière orange de l'appareil se reflétant sur la visière de son casque. 23H59. Il fatiguait, il ne savait ni où il se trouvait exactement, ni à l'heure à laquelle il atteindrait enfin son lit pour se reposer après ce long trajet. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas quitté Khaley'Sephä pour retourner dans son petit village d'origine où sa famille et lui s'était installé après la réunification, plus depuis le décès de ses parents, autant dire jamais. Il ne gardait, de toute façon, que peu de souvenir de cet endroit, ni même des années écoulées avant l'emménagement à la capitale quelques années plus tard. Et pourtant, des bribes de souvenirs éparses, images floues et brumeuses, tâches colorées rassemblées en formes indistinctes et inconnues...

Un projectile atteignit en plein casque le Quarien perdu dans ses pensées.

- Aïe ! S'exclama-t-il plus de stupeur que de réelle douleur.

Kori attrapa l'arme du crime. Un jouet pour enfant. Vieux jouet rouillé aux peintures arrachées par endroit.

- C'est à moi m'sieur. Déclara une voix fluette à sa gauche.

Kori détourna le regard de l'antiquité qu'il tenait dans ses mains pour le fixe sur le Quarien miniature qui se tenait à ses cotés. Petit bout d'être d'un mètre de haut, une combinaison verte l'habillant de toute part à la mode caractéristique des Quariens.

“Et moi qui pensait être l'unique Quarien avec une combinaison si voyante...Pauvre gosse.“ pensa Kori.

Il tendit l'objet à son petit compagnon.

- Tiens, prend-le ton jouet.

La navette se stoppa net, poussant Kori jusqu'au siège avant qu'il embrassa plus passionnément qu'il n'avait jamais été donné de faire. Un nouveau cri de surprise et Kori se caressa machinalement la visière à l'endroit où elle était rentrée en contact avec le siège. Il ramassa une nouvelle fois le jouet tomber au sol et le donna au gamin.
Malheureusement, plus aucun Quarien miniature n'occupait les lieux, seul dominait le vide dans le petit couloir qui menait à la sortie. Kori se dressa de toute sa hauteur, espérant apercevoir le mioche à cause de qui sa cavité intellectuelle avait été mise à mal deux fois de suite. Rien, aucun Quarien vert en vue. Un mouvement attira son regard par la fenêtre, l'ombre furtive de quelqu'un courant dans la nuit à l'assaut d'un chemin sinueux pénétrant dans les montagnes. Le mioche.

- Attends ! Cria Kori en se levant précipitamment de son siège, le jouet serré dans sa main gauche.

Le Quarien mis pied à terre en dehors de la navette, scrutant la nuit noire dans laquelle le petit s'était engouffrée sans aucune hésitation. Le chemin courait sur plusieurs mètres parmi la broussailles avant de se laisser dévorer par l'imposante masse de pierre.
Un panneau métallique à l'entrée du sentier se dressait seul face au vent :
Pan'Ephiä.

“Pan'Ephiä“ songea le Quarien.

Il haussa les épaules, tous les noms de villes se ressemblaient dans le coin, sûrement en avait-il déjà entendu parler quand il vivait dans les parages.
Un léger suintement métallique parvint à ses oreilles, son cœur manqua un battement lorsqu'il comprit ce que signifiait ce son bien connu. Il se retourna, les yeux hagard, la bouche ouverte. Ses membres parvinrent difficilement à reprendre le dessus sur son esprit, mais bien trop tard. Alors qu'il se mit à courir en gesticulant et criant à la mort, la navette filait droit, loin de lui, le laissant seul sur place, sans affaire, sans carte, rien qu'un jouet nostalgique d'une époque révolu fourrée dans sa main serrée. Il hurla, une injures que lui même ne pensait pas un jour sortir avec autant de sincérité.

Un bourrasque fit naître un bruissement inquiétant. Kori se tourna vers le chemin de terre, à son bout, une faible lueurs semblait combattre la nuit.
Pan'Ephiä...Toujours cette impression familière...Une nouvelle destination à ajoutée à sa feuille de route se dit le Quarien en s'engageant, méfiant, sur le sentier obscur.


***


Kori avançait lentement vers la demeure qu'il avait entraperçut quelques minutes plus tôt, son omnitech jetant sa lumière orange habituelle, étalant les ombres plus qu'elle ne les chassait, contribuant un peu plus à l'ambiance glauque qui régnait sur les lieux. Kori pensa l'éteindre, mais une lumière au milieu de l'obscurité était toujours rassurante, aussi morbide soit-elle.
Le Quarien s'arrêta finalement devant le portail métallique de la bâtisse. Enorme sanctuaire écrasant de sa masse, le nuit soulignant son aspect délabré. Il s'en échappait des sons las crées par le vent, les soupirs d'une agonie trop longue. L'écart entre les barreaux laissant apparaître une construction grise d'une autre époque, celle de la réunification. Malgré la flore peu luxuriante de Rannoch, l'endroit grouillait de branches et mousse en tout genre, donnant un aspect inhabité au lieu. Pourtant, Kori percevait nettement la faible lumière derrière l'un des carreau. Pas d'interrupteur, pas de commandes vocales. Kori découvrit néanmoins un boitier noyé dans la verdure du mur à cotés. Il appuya sur l'interrupteur.

- Bonjour ? Demanda-t-il hésitant. Il y a quelqu'un ?

Aucune réponse. Kori doutait du bon fonctionnement de l'engin vu son état. Il réitéra malgré tout son essai.

- S'il-vous-plait ? La navette m'a laissé en plan sur le bord de la route, j'ai vu un petit courir jusqu'ici, vous pourriez me dire si d'autres navettes passe par ici cette nuit ?

“Quelle bonne idée, dire que tu as suivi un petit garçon dans le noir t'offrira toutes les chances d'aide dont tu as besoin...“

- Euh...Tenta le Quarien. J'ai ramené le jouet qu'il a oublié.

“De mieux en mieux...“ pensa-t-il en se frappant la visière.

- S'il-vous-plait ? Je veux juste...

Un grincement aiguë surpris le Quarien qui se retourna à la hâte, le jouet pitoyablement brandit devant lui en guise de défense. Le portail était entrouvert, laissant un espace à peine assez grand pour permettre au Quarien de se faufiler à l'intérieur. Kori s'approcha à pas feutré de l'interstice, passant sa terre par delà le portail lui offrant une vue sur une grande cour intérieur, sur la droite, plusieurs éléments de jeux pour enfant créaient un espèce de parc, transformé en lieu horrifique par la faible lumière de la lune et la suprême domination de la végétation. En face de lui, la bâtisse de plusieurs étages se paraît d'une immense porte centrale assombrie par le perron. Il se tenait là. Le Quarien miniature. Sa combinaison verte ternies par la nuit.

- Euh...Coucou toi...Bégaya un Kori inquiet.

L'enfant ne bougeait pas, se contentant de rester planté devant la porte. Kori engagea un pied dans la cour, puis l'autre, les bras levé en signe d'amitié, le jouet mis en évidence dans sa main gauche.

- Je...Je t'ai rapporté ton jouet...Repris le Quarien troublé par l'absence de réponse de son homologue. Est-ce qu'il y a un adulte avec toi ?

Silence. Il s'approcha de plus belle, à présent à découvert au milieu de la cour, en proie aux rafales de vent.
Le petit Quarien se raidit, soudain prit par ce qui ressemblait à de la peur. Il se tourna à une vitesse étonnante, la porte s'ouvrit et le petit s'engouffra rapidement dans la demeure sans lumière.

- Non, attends ! Cria une nouvelle fois Kori qui se précipita à sa suite.

L'antique maison le happa littéralement en son sein. Kori eut l'impression désagréable d'être avalé tout cru par un monstre de ciment et d'acier. Idée qui se concrétisa lorsque la porte se referma derrière lui, aussi rapidement qu'elle s'était ouverte. Le Quarien hurla, surpris par la nuit sui s'enroulait autour de lui. La lumière de l'omnitech jeta à nouveau sa pâle lueurs sur les murs. Eclairant près de lui un visage blême.
Kori hurla à la mort, ses jambes s'entrechoquant, son corps entier s'affalant entre les meubles usées. Ses cris résonnait dans entre les murs miteux.

[color=#669933]- Fais moins de bruit...

La petite voix fluette stoppa les hurlements pitoyables du Quarien. Le mioche...Encore lui...

- Ca va pas de me faire peur comme ça ! S'indigna Kori le souffle court.
- Tais-toi ! S'il t'entend, il va venir ! Chuchota le petit Quarien.
- Qui va venir ? Demanda Kori incrédule.
- Tu sais bien qui !

À l'étage, un craquement sinistre résonna longuement, suivi de coup. Des coups contre le sol, faisant tournoyer la poussières à la lumière de son omnitech, des bruits durs, lentement espacés.

- Il est là...Murmura le petit Quarien effrayé.
- Mais qui est là ??? Cria Kori dont la panique commençait à vibrer dans ses veines.
- Il faut se cacher !
- Se cacher où ?? Non ! Attends-moi !

Le petit Quarien courut sans attendre à travers la salle, traversant les espaces d'une course rapide de qui savait où se diriger en cas de danger. Kori se redressa tant bien que mal, faisant valser la moitié des objets sur son passage, et toujours ces coups incessants qui faisait trembler la bâtisse qui peinait à retenir la créature qu'elle enfermait.

- Petit ! Cria doucement le Quarien. Me laisse pas tomber !

La peur grimpait au creux de son ventre, paralysant son esprit, l'adrénaline submergeant son cerveau sans plus lui donner le choix de ces actes. Une seule chose comptait : Fuir. Fuir cette chose qui les poursuivait, cette abominables créatures qui le suivait depuis si longtemps.

Une porte claqua face à lui. Le gamin ! Kori s'écrasa violemment contre le battant, frappant de toutes ses forces dans l'espoir qu'on lui ouvrirait, implorant à qui pouvait l'entendre qu'on le laisse entrer. Les coups se rapprochaient, les murs tremblaient, le sol vibrer sous ses pieds risquant de le faire flancher à chacune de ses secousses.

- Hey ! Supplia le pauvre Quarien tambourinant à la porte. Ouvrez-moi !

Et la porte s'ouvrit enfin, le propulsant au sol sans aucun ménagement dans une pièce encore plus sombre que l'endroit qu'il venait de quitter. Kori se recroquevilla sur lui même, incapable de bouger dans ce lieu isolé de toute lumière. La porte s'était refermée d'elle même. Le Quarien n'attendait qu'une chose, voire celle-ci voler en éclat et libérer la bête qui viendrait lui arracher les entrailles, se délectant de sa chair et de sa peur.
Un choc sourd explosa les tympans de Kori, puis un râle, horrible râle de frustration et de haine. Et la créature disparut, ne laissant derrière elle q'une porte bombée par la violence du choc et des murs fissurés.
Le Quarien reprit peu à peu ses esprits, respirant par saccade, les genoux collés à son torse, misérablement assis par terre.

- Tu es venu nous aider ? Demanda le petit Quarien en vert

Kori hurla, se jetant sur le coté, balançant son poing à tout va, conscient que ce geste insignifiant ne le sauverait pas.

- C'est un flipette celui là ! Remarqua un autre enfant.
- Il arrivera jamais à nous aider...Déclara une petite Quarienne en pleurant.

L'obscurité se fit moins dense, ou les yeux de Kori s'en habituèrent. De part et d'autre de ce qui ressemblait à une chambre d'enfant, plusieurs couchette renversée offraient un décor pitoyable, les murs étaient parés de dessins depuis longtemps oubliés.

- Vous êtes qui vous ? Murmura Kori, la voix craquelée par la peur.

L'un des enfant s'approcha, un petit Quarien en combinaison noire, à peine visible dans l'obscurité opaque, six ou sept ans, tout au plus.

- Il te ressemble un peu on dirait...
- Il a l'air nul ! S'écria la petite Quarienne en pleurant de plus belle.

Le Quarien miniature rencontré dans la navette la pris dans ses bras, étouffant ses pleurs sur son épaules.

- Il se passe quoi ici ? Demanda Kori dont la peur mélangée à l'incompréhension faisait hausser la voix. Qu'est-ce qu'une bande de mioche fait là, hein ? Et c'est quoi cette chose qui vient d'exploser un mur en brique rien qu'en fonçant dedans ?
- C'est le Gagabouc...Annonça le Quarien noir d'une voix aussi sombre et profonde que sa combinaison.
- Le Gaga quoi ? Répéta Kori de plus en plus perplexe.
- Le Gagabouc...Murmura le mioche de la navette que Kori nommait Vert. Il faut que tu l'arrêtes.
- En faisant quoi ? Demanda Kori inquiet.

Le Quarien avait pitié de ces pauvres enfants qui vivaient ici, seuls avec une espèce de monstres. D'ailleurs, que faisaient-ils tous là ? Sans adultes, perdus dans une baraque abandonnée depuis longtemps ? Soudain, Kori eut une révélation.

- Un Krogan ! C'est un Krogan, c'est ça ? Qu'est-ce qu'un Krogan fout ici ??

Les petits soupirèrent, et la Quarienne en blanc, Blanche, se remit à sangloter de plus belle.
Un tremblement dévastateur vint secouer une nouvelle fois le bâtiment.

- Il revient ! Gémit Noir d'une voix faible, la gorge nouée par une terreur qui n'en finissait pas.
- On s'en va ! Cria Vert.

Et le petit groupe s'en alla à nouveau par une porte dérobée à l'opposé de celle par laquelle Kori avait pénétré dans la pièce. Le quarien se releva rapidement, poursuivant les mioches sans leur laisser le temps de partir.

La nouvelle porte donnait sur un long couloir percé de fenêtre d'où ne filtrait que l'épais brouillard qui semblait avoir pris plus d'ampleur. Les enfants filaient silencieusement à travers le couloir, puis disparurent dans la noirceur ambiante. Kori les suivant, ses semblables à des coups de marteau bruyant. Le sol tremblait toujours, rendant la course du Quarien plus que fastidieuse. À chaque nouvelle secousse, Kori devait se soutenir contre un mur pour éviter la chute. Le sol hurlait de douleur, les craquements incessant crissaient aux oreilles du Quarien. Une ultime secousse déchira le plancher sous ses pied, précipitant le pauvre ère dans les entrailles toujours plus profondes de la demeure. Et toujours aussi seul.


***


La vie reprit violemment place au sein du Quarien allongé sur le parquet humide. Des morceaux de bois dur lui écrasaient les côtes, lui arrachant des râles de douleur lorsqu'il décida de s'extirper de la masse encombrante de bois et de pierre.
Les murs de pierres sombres formaient le seul décor, un bureau miteux tentait de survivre au aléa du temps, plus de chaise, si ce n'était le fantôme de siège gisant sur le coté.
Kori décela une porte dans la pale lueur orangée. Il se redressa, pour mieux s'écrouler sur la frêle poignée. Rien à faire, la porte refusait de bouger et le Quarien n'osait s'acharner sur elle de peur d'être entendu par la créature qui rôdait toujours dans les parages. La tombeau dans lequel il gisait à présent ne comportait aucune fenêtre, rien que cette porte infranchissable. Kori se sentit chavirer, mourir enfermé, ou mourir déchiqueté. Son attention se porta sur le bureau, un épaisse couche de poussières tapissait le peu de matériel qu'il contenait, de quoi écrire, une pendule éteinte à jamais et les vestiges d'un datapad d'un autre siècle. Kori tapota l'écran de celui-ci, peut être arriverait-il à en tirer quelque chose, un message, une alerte quelconque, quoique ce soit qui pourrait amener quelqu'un à le retrouver ici.
Contre toute attente, une lumière illumina la surface plane et froide de l'appareil. Kori attendit patiemment le chargement d'une page, chaque son lui infligeant une peur incontrôlable, presque primaire. L'écran s'ouvrit enfin, une page figée dans le temps s'afficha, un article, de ce que pouvait en voir le Quarien. Il en traversa rapidement les grandes lignes, une histoire horrible, un orphelinat perdu, un massacre...Le propriétaire, Amil'Gaga Nar Obouk, suicidé après la tuerie qu'il avait orchestré. Les enfants...

- Tu lui ressemble, tu sais ?

Kori hurla à plein poumon, il remarqua soudain qu'il brandissait toujours le vieux jouet comme une arme puissante. Il fourra l'objet dans sa poche, la petite Blanche se tenait devant lui. Rien à craindre.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Par où es-tu entrée ? Demanda précipitamment le Quarien.

Elle parut réfléchir à la question.

- Je crois que c'est toi qui m'as fait venir. Déclara-t-elle de sa voix enfantine.

Le Quarien pencha la tête sur le coté, un air interrogatif venant se coller à son visage déjà crispé par l'angoisse.

- Comment tu t'appelles ? Demanda la petite Quarienne blanche.
- Je...Je m'appelle Kori. Et toi ? Retorqua-t-il après un temps.
- Kori...

Elle soupira longuement, s'approchant silencieusement du bureau sur lequel trônait le datapad. Dans l'obscurité opressante, Kori ne parvenait pas à distinguer ses mouvement.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ? Demanda Kori la voix étranglée par le stress.

Blanche caressa l'appareil du bout des doigts, l'aura cadavérique de l'engin se reflétait sur son masque.

- Il se passe, ça...Annonça-t-elle doucement.

Kori ne comprenait pas, à vrai dire, qu'aurait pu dire cette petite fille qui aurait permis au Quarien de comprendre quoi que ce soir à cette histoire ?

- Est-ce que tu as une sœur Kori ? Demanda subitement la petite.
- Une...Non, non j'ai pas de sœur. Pourquoi tu me demandes ça ?

Blanche continuait de poser son regard sur le datapad et son article de la mort, sa main glissant sur les touches sont jamais sembler les toucher.

- J'ai un frère, moi. Il a la même combinaison que toi...On est orphelin nous aussi, comme toi.

Kori sentait une vague de malaise poindre en lui. La tête lui tournait, tambourinant dans sa boite crânienne comme si quelque chose souhaitait en sortir pour éclater au grand jour. Un détail, à la périphérie de sa mémoire, peinait à refaire surface.

- Je n'ai pas...Je n'ai pas de sœur...Répéta la Quarien. Je suis désolé...Je...

La petite Quarienne posa un regard impénétrable sur son homologue perdu. Un regard plein de tristesse, de peur et de désespoir si grand qu'il n'eut pas besoin d'être vu par le Quarien pour le ressentir. Un regard qu'il connaissait bien, une posture habituelle, un visage, à travers le masque qu'il ne pouvait pas oublier. Le sien.
Kori tomba à genoux, sa main cherchant vainement un point d'appui.

- Tu...Tu es...

Blanche détourna ses yeux, incapable de supporter davantage cet oubli.

- Na...Naki ? Articula le Quarien comme une incantation venue du fond des âges. Un mot au pouvoir extraordinaire qu'il ne comprenait pas.

Elle acquiesça. Kori parut être sur le point de perdre la tête. Un souvenir puissant remontait le long de son âme, déchirant tout sur son passage. Les enfants, la maison, cette petite...Un micmac d'images se bousculaient dans sa tête, chacune d'elle tentant d'imposer sa suprématie.

- Attends...Attends, bégaya le Quarien. Ton frère ? C'est le petit gars en verre que j'ai vu dans la navette c'est ça ?

Nouvel hochement de tête. Le Quarien s'effondra de plus belle, le osl parut une nouvelle fois se déchirer sous son corps.

- Non...Criait-t-il pitoyable. Non...Je suis pas...

Un grognement intense percuta les murs de la petite salle. Le sol ne s'effondrait pas, il tremblait, plus fort que ce qu'avait pu voir le Quarien jusqu'à présent. La porte vola en éclat, réduite à néant par une force incommensurable venu le dévorer.

- Kori ! Tu dois l'arrêter ! Supplia la petite Quarienne en reculant. Souviens-toi ! Je t'en supplie !

Une main gigantesque, griffues, enveloppée de ténèbres traversa la salle à une vitesse folle, le peur volait dans son sillage, étouffante, ne laissant que le néant sur son passage. La petite Quarienne disparut entre ses griffes, arrachées à la vie par le souffle de la haine comme une vulgaire poussière. Son dernier cri déchira l'âme du Quarien, souvenir insoutenable qui s'était égaré dans un coin de son esprit au fil des années.
Kori hurla à s'en briser la voix.

- Naki !

L'horrible main se saisit de lui, l'emportant sans scrupule à travers l'encadrement de ce qui était autrefois la porte. Kori tentait de se maintenir aux meubles mais la force de la créature était telle que rien ne pouvait lui résister. Son corps fut éjecter en dehors de la pièce, valsant dans les airs, réduit à l'état de vulgaire bout de viande. La douleur lui coupa la respiration quand il vint s'écraser contre l'un des murs de la salle principale.
Il était là, sa présence écrasante aspirait toute vie à ses cotés. Gagabouc.
Le Quarien cria de douleur, il sentait l'horrible monstre s'approcher à pas lent, prêt à en finir avec ce petit bout d'homme. Kori tenta de se relever, sans résultat, la douleur était bien trop grande et l'abandon tellement simple. Il n'avait rien à voir avec tout ça, rien à voir avec cette histoire de fou !
En retombant, sa main vint buter sur un objet.
Le jouet usé. Sûrement sorti de sa poche pendant que son corps parcourait la salle. La peinture écaillée laissait apparaître plusieurs profondes rayures réalisant un mot gravé à même le métal.
KORI
Il se saisit de l'objet, le serrant de toutes ses forces. L'orphelinat, le massacre, Naki, sa sœur jumelle partit rejoindre leurs parents peu après leur mort. Arrachées à la vie bien trop tôt par ce mondre de Gagabouc !
Le Quarien usa de ses dernières ressources pour soulevait l'objet, le brandissant face au monstres. Lui était vivant, les autres enfant avaient péris dans cet endroit, mais lui, lui était resté en vie malgré tout. Kori pressa la détente de l'arme usée par le temps qu'il tenait fermement dans la main. Plus de jouet, rien que le souvenir de la fin tragique de cette histoire malheureuse. L'arme qu'il avait trouvée à la fin de ce massacre. Bien trop tard.
Gagabouc rugit, la gueule ouverte sur des crocs meurtriers, ses grand yeux blancs livides le fixait sans ciller. Il tira, une unique balle remonta aux tréfonds de son être et de sa mémoire. Celle qui mit fin au carnage de Pan'Ephiä. Son orphelinat.


***


Le Quarien titubait dans l'allée terreuse qui menait à la rue principale, le sang maculant sa combinaison commençait déjà à s'effriter, disparaissant en poudre rougeâtre éparse qui s'envolait au vent. Ses membres le faisait souffrir, sa tête n'était plus qu'un lambeaux de chair inactif, son âme une coquille vide.
Arrivé au bout du sentier de l'enfer, la navette l'attendait. Elle l'attendait depuis toujours. Il grimpa dedans, incapable de saluer le conducteur qui semblait perdu dans la contemplation de la route.
Kori s'affala dans son siège, celui qu'il avait quitté quelques heures plutôt. Ses mains étaient vides, l'arme avait disparu, sa combinaison et sa veste avait retrouvée leur couleur d'origine, seul subsistait de ce cauchemar les images qui lui revenaient à présent et le jouet usé à jamais gravé de son nom, sa madeleine à lui infernale.
Par la fenêtre, à la lumière de la lune, un petit Quarien marchait en traînant vers lui, une arme de poing serrée dans ses deux petites mains, la visière et la combinaison recouverte d'un sang qui n'était pas le sien. Son regard posa sur son autre lui, confortablement assis dans la navette. Un regard plein de gratitude, de soulagement, libre enfin de disparaître à tout jamais de cette maison.
Le petit Quarien en vert s'écroula au sol, agenouillé au milieu du chemin de terre. Un bourrasque balaya les derniers souvenirs, emportant à tout jamais le petit Kori et son passé bien trop douloureux pour être contenu dans un esprit aussi jeune.

- Merci...Souffla une voix enfantine.

La navette démarra, emportant avec elle le corps d'un homme, les démons de son enfance semblant plus supportable à son âme d'adulte. Laissant à présent derrière lui tout ce qu'il refoulait depuis tant d'années.



Honneurs:
 
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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mer 28 Oct 2015, 19:54
Le post de dernière minute! WhatTheFuck


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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mer 28 Oct 2015, 19:56
Allez, le petit coup de pression!


Vous avez jusqu'à 23h59 pour poster vos créations Razz
Et comme je suis gentille, je vous autorise à poster jusqu'à minuit GRAND MAXIMUM! A partir de 0:01 c'est trop tard Razz




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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mer 28 Oct 2015, 23:18
NB : Par soucis d'impartialité, ma participation n'est pas prise en compte pour les récompenses données par le staff (les bannières de catégories).
Bonne lecture Smile




La Porte Secrète

Un volus, un soir imprudent, fut prit en chasse,
Par de mauvaises gens, imbibées de vinasse.
Courant par les rues, fuyant les cris et les rires,
Il approche d'un sort qui pourrait être pire...

Car dans ce quartier, réside une ruelle,
Que l'on a oublié, dont nul ne se rappelle.
Pourquoi passer par ce quartier chaotique ?
Pourquoi fuir vers cette ruelle désertique ?

Le volus perd l'équilibre, trébuche et tombe.
La ruelle est face à lui, discrète et sombre.
Il relève son regard lentement vers l'ombre.

Les chasseurs se rapprochent, parlant d'une bombe.
La ruelle est là, promet la discrétion.
Le volus accepte sa disparition.


Le Chemin des Ombres

Le son n'existe plus, le silence règne en maître,
Autour du volus qui souhaitait disparaître.
Le chemin est sombre, il n'en voit plus les bords,
Seul, il ne lui reste que la peur de la mort

Dans l'ombre se devinent des formes fantasques,
Des démons, des sorciers, des loups et des masques.
Invisibles aux cinq sens mais pas au sixième,
Le volus imprudent se sent devenir blême.

Les traditions tribales n'en parlent pas.
Ces êtres n'ont ni forme, ni noms, ni visages,
Pour le malchanceux volus qui va vers sa cage.

La fin du Chemin est là, le volus la voit,
Nimbée d'une lueur orangée, crépuscule
et aube enflammés par les damnés qui y brûlent.


Le Pays Sans Retour

Il y fait nuit, forêts où le regard se perd,
Sapins épineux et morts, sans touche de vert,
Éclairés, animés de couleurs rougeoyantes,
Filles des bûchers, ombres des flammes dansantes.

Le volus est arrêté, encerclé de bêtes
Qui dansent et qui bavent et qui hurlent, qui font la fête.
Orgie sans limites en cette nuit où les mondes
Des vivants, des morts et des ombres se confondent.

Le volus danse, pris dans la ronde infernale,
Rituel de sorcières et de démons,
Dont le volus reçoit la marque sur le front.

Le volus se réveille à une heure matinale,
Angoissé, effrayé après son cauchemar,
Dans son miroir, il voit d'un démon le regard.

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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Mer 28 Oct 2015, 23:30

Les aléas du développement


« Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. » - Molière

[...]

Par l’étonnant cycle de la vie, la matière microscopique qui me compose au point le plus fondamental vogue quelque part entre l’atmosphère et le vide sidéral, toujours soumise à la gravité d’un astre inconnu à mon entendement. Ce fut un long voyage dont on ne saurait déterminer le départ - et dont il importe bien peu d'en déterminer l'origine à mes yeux s'il en est -, si long que la notion même de temps n'importe que moins. Dès lors que je gravite autour de la planète que je m'apprête à pénétrer, mon périple dévient céleste : le ciel me compte en son sein parmi les poussières diverses. J’ignore tout ce qui m’entoure, je me sens connecté, totalement imprégné à un ensemble plus grand, que je ne soupçonne pas. Mon environnement m’apprend à m’évader, me suggère quelques trajectoires desquelles je suis impuissant. En planant, je rencontre d’autres particules, toutes plus différentes les unes des autres. Certaines me ressemblent peut-être... Qu’en sais-je ? D'ailleurs, qui suis-je ? Que fais-je ici ? Pourquoi ? À quoi bon ? À vrai dire, toutes ces questions, je ne me les pose pas encore. Car à ma découverte, toute une vie pour me satisfaire de réponses... et cela je l’ignore également.

Avec cette nouvelle vie à naître pleinement, m’est donnée une terre de développement, celle où j’ai atterrit nonchalamment. Ce sol, impitoyablement rigide par sa composition même, s’étend sur une surface inégale. Se prolongeant ainsi sans autre limite qu’un horizon inhospitalier d'apparence, il semble ne rien accueillir... Alors pourquoi moi ? Je sais à présent que je ne suis pas destiné à quitter cette terre dont je fais mon origine, mais je m’en contenterai, car je suis un être simple, voué à le rester.

Ma croissance se poursuit, mes premiers membres ont poussé ! De nouveaux font leur apparition, semaines après semaines. Ces drôles d’excroissances prennent individuellement une forme simple, mais tel qu’elles sont disposées sur mon corps, je me sens exister physiquement. Davantage que dans un passé encore proche où je n’étais pas suffisamment évolué pour ressentir ces besoins nouveaux dont je suis tributaire. Le temps qu'il me faudra à m'approprier moi-même dans ces nouvelles conditions sera témoin de mes moindres progrès.

Un an s'est écoulé, me voici adulte. Jeune et encore inexpérimenté, mais bel et bien complet ! Un nouveau stade s'annonce... et de stade en stade, je me découvre tout un autre mode de vie. Dorénavant, jamais je ne saurais être comblé. Il m'en faudra toujours plus, et encore davantage. Cruellement pour les uns, naturellement pour les autres. Les uns étant faits de chair et d'organes, parfois de métal, les autres... indescriptiblement affamés. Ma quête est celle d'un rassasiement que je sais impossible, mes entrailles les coulisses de leur désastre digéré. Mon corps s'adapte et se renforce à mesure que je suis défié par les hommes et les éléments. Les premiers employant les seconds à leur avantage, en tant que cela ne suffit guère à prendre raison de mon corps - partiellement révélé dans les seconds pour les premiers. Je suis glouton de plusieurs rangées de dents. Mes mâchoires impulsives s'agitent autant que mes quatre bras crochus dans une série de mouvements chaotiques que la vermine comestible assimile à la frénésie qu'elle connaît si bien quand je la sens descendre dans mes intestins.

À force d'engloutir les choses qui se présentent dans la nature, je grossis, non sans vieillir. Avoir eu jusque-là cette faculté de survivre, au dépens et au dépit des autres créatures, ne m'a jamais épargné des lois qui régissent le monde tel que je le comprends et du peu que je l'interprète. L'apogée de ma suprématie en tant que prédateur est sur le point d'être révolue. Définitivement, peut-être. Mon dernier contact avec le métal mobile m'a vu courber les multiples échines de mon anatomie singulière, y compris les segments les plus lointains de ma structure.

Les profondeurs de la terre m'accueillent toujours, alors je vis, et pour cela je me prépare à bondir hors de la surface à des fins pulsionnelles, à la réception de quelques imprudentes pulsations. Ce faisant, je souffre à la base de ma colonne vertébrale. Aux vifs frôlements de l'air libre, celle-ci, déjà fragilisée, se fissure dans un bruit intérieur assourdissant. Je hurle à ma façon, tandis qu'un projectile filant transperce mon abdomen, lequel donne alors libre vue à mes plus intimes secrets organiques. Mes flasques composants s'écroulent lentement sur l'argent et le nickel, aux pieds de celles et ceux qui exultent leur victoire.

On a buté le dévoreur ! Escudo em Mãe Terra ! S'exclame l'un d'eux, son fusil levé vers les cieux qui me rappellent mon passé.

Hors à présent, j’agonise. Heureux néanmoins de savoir ma progéniture quelque part dans l'univers, dont je me rapproche plus que jamais.



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MessageSujet: Re: La Nuit des Esprits   Dim 01 Nov 2015, 15:08
Roi d'Halloween

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Dahl Elkoss - 13 votes

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Shannon O'Ryan-T'Siola - 11 votes

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Edgar Roth Vaärminen - 10 votes



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Catégorie Sorcière - Le titre "De la Magie de l'air"

✗Informateur


Catégorie Revenant - Le titre "Ombres du Passé"

✗Scana Naevus


Catégorie Meilleure Idée - Le titre "Inspiration Divine"

✗Kori'Penyo Nar Tarek


Monstres - Le titre "Dévoreur"

✗Edgar Roth Vaärminen



Horrifique - Le titre "Nuit Blanche"

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La Nuit des Esprits

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