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 Pour le meilleur et pour le pire.

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MessageSujet: Pour le meilleur et pour le pire.   Dim 22 Nov 2015, 20:20
Intervention MJ : NonDate : Novembre 2200 RP Violent
Masha Narishkin ♦ Anton Ardak
Pour le meilleur et pour le pire.


Masha était devenue Sergente. Bien pour elle, mieux pour les autres, enfin débarrassés d'une subordonnée trop difficile à gérer. Ces erreurs ne seront plus imputables à un mauvais commandement. Il n'était pas difficile de savoir que si une équipe devait lui être confiée un jour, il n'y avait aucun doute sur ce qui la composerait : rebuts -comme elle- et fortes têtes. Elle n'avait pourtant pas été officiellement accréditée auprès d'un bâtiment. Certains responsables trouvaient qu'il était difficile de mettre en société un animal qui avait vécu loin des siens si longtemps, surtout pour n'en faire qu'à sa tête. Bref.
Masha Narishkin avait monté en grade, mais dans les faits, elle avait juste accès à des ordres de mission plus dangereux qu'auparavant. Elle ne pouvait que rarement y échapper. La première mission avait été de reprogrammé les méchas qui réparaient l'extérieur des vaisseaux dans le vide, la deuxième d'aller assister à la récupération de morceaux de vaisseaux brisés parmi un champs d'astéroïde et la dernière avait nécessité qu'elle surcharge à mort un système de sécurité pour ne pas se faire griller par ce qui semblait être un couloir électrifié. Les trois derniers mois n'avaient certainement pas été du meilleur repos que l'on puisse trouver dans cette partie de la galaxie. Elle était revenue en traînant plus que marchant sur la Citadelle. Douze minuscules heures après avoir quitté le bâtiment qui avait manqué de la tuer. Elle s'était déshabillée dans une chambre qu'elle n'était plus obligée de partager et s'était laissée tomber sur le lit. Elle s'était endormie aussi rapidement que la lumière s'éteint lorsqu'on effleure un interrupteur.



Il y a des jours où l'on a l'impression d'avoir bu sans pourtant avoir touché un verre. On se réveille avec cette sensation que la joue est entièrement collée au drap, difficile de se lever sans emporter avec soi la moitié du tissu. Le lendemain, Masha semblait perdue comme jamais. Elle se sentait comme si elle s'était faite rouler dessus par un Mako. Une petite dizaine de fois au bas mot. Elle se retourna dans son lit et ce simple mouvement fit souffrir tout son corps. Même l'habitude n'efface pas toutes les douleurs.
Elle alla dans la salle de bain et se massa le visage longuement. Une vieille cicatrice contre sa joue lui rappela des jours moins calmes. Sur sa main, une brûlure qui ressemblait à une large brûlure de cigare : héritage immonde de la planète où le Courtier l'avait traînée, des insectes étranges de la jungle moribonde qui y foisonnait. Elle se regarda sans se reconnaître un long moment, les paupières tombantes avant que l'eau chaude de la douche ne la ramène à elle même. On ne peut que difficilement échapper à son propre corps. Elle se séchait les cheveux quand on sonna. Un livreur, un paquet. Elle le déposa sur le lit avant d'en sortir ce qui était une combinaison flambant neuve. Elle eut un sourire amusé. Elle l'endossa avant de s'observer dans le miroir. Son visage était marqué par la fatigue, mais il semblait teinté d'un regain d'énergie devant le présent inattendu de la hiérarchie de l'Alliance. Elle connaissait bien le modèle et commença à tapoter les boutons. Un fin sourire passa sur ses lèvres tandis que la fonction de camouflage optique se déclencha.

La vie est vraiment trop courte pour ne pas être technoaugmentée.

Quelques heures passèrent avant qu'elle ne reçoive sa nouvelle affectation. Une autre mission en solitaire. Sur l'une des lunes d'Urdak. Sérieusement ? Elle voyait très mal ce que l'Alliance pouvait faire aussi loin dans les Systèmes Terminus. Elle regarda l'ordre de mission à deux fois. Elle avait pourtant bien lu. C'était sans doute le pire endroit possible où un militaire devait mettre les pieds. Ce n'était même pas le genre de mission qu'elle pouvait faire en tant que soldate officielle de l'Alliance. À croire qu'ils cherchaient réellement à se débarrasser d'elle.

Un des syndicats du crime d'Omega, assez riche pour se permettre une base confortable, venait de se disloquer. La base était le théâtre de batailles sanglantes entre membres suite à la mort à l'assassinat du ponte principal -jusque là, c'était relativement classique-. L'Alliance pensait qu'il s'agissait là du meilleur moment pour intervenir et récupérer les plans d'implants biotiques que cette sympathique congrégation avait volés deux ans auparavant.

C'est vrai après tout. Pourquoi attendre que les corps soient froids avant de leur marcher dessus ? Infiltration et récupération, cela expliquait la nouvelle combinaison. Une grimace passa sur son visage. Et bien. Allons-y.

La traversée jusqu'au système Sahrabarik se fit assez naturellement. Un peu longue au goût de la Russe qui avait déjà observé les plans donnés de toutes les manières possibles. La base devait être presque vide à présent, prête à être prise par toutes les autres organisations charognards d'Oméga. Elle débarqua en tant que simple mercenaire parmi d'autres. Comme une nuée de crabes près d'une baleine échouée, pas vraiment mourante, mais assez l'agonie pour en devenir "officiellement" comestible. La nature n'est-elle pas merveilleuse ?

Masha sauta du Mako et regarda la masse de métal et de béton devant elle. La lune n'avait pas d'atmosphère et le bâtiment semblait abîmé, elle ferait mieux de garder un maximum sa combinaison sur elle. Elle se dirigea avec les autres indépendants vers une sortie subsidiaire, la porte fut ouverte rapidement par piratage et se referma sur eux. Ils se séparèrent -chacun pour soi- dans ce qui semblait être un hangar de réparation. Masha frôla les murs en se dirigeant vers une salle contenant un terminal, elle s'assit contre le mur à côté et s'y connecta pour remonter vers les serveurs principaux et trouver leurs positions précises. Récupérer les plans : Facile. Détruire les serveurs de manière efficace : plus difficile. Elle repéra sa cible et se déconnecta. Au loin, des coups de feu se faisaient entendre de manière régulière. Elle sortit de la pièce et continua de ramper contre les murs vers sa pièce de destination.

Ce fut non plus quelques coups éparses mais une profusion de tirs qui se firent brusquement entendre. Vraiment pas loin. Elle eut juste le temps de jeter un coup d’œil par une baie vitrée renforcée pour voir des dizaines de mécha sortir des caisses d'un entrepôt. Et deux des indépendants près de la console de commande qui semblaient totalement en panique. Ils furent abattus par leur propre connerie juste quelques secondes plus tard. Masha se mit alors à courir, M77 à la main pour se réfugier dans la première pièce où elle ne serait pas en visu du système de sécurité foireux que ses "confrères" avaient mis en place. Tu parles d'une idée. Le vrai massacre allait commencer maintenant. Amateurs bien pourris.

Elle serra les dents en réfléchissant au meilleur moyen de… survivre, finalement. Coincée entre des mercenaires et des méchas, la chance semblait aux abonnés absents. Elle arracha un câble du réduit où elle se trouvait pour tenter de trouver une connexion vers les systèmes et voir ce que ces imbéciles avaient cru pouvoir possiblement retourner contre eux. Elle était si concentrée qu'elle entendait à peine les bruits dans le couloir attenant. Lorsqu'on ouvrit la porte, elle eut à peine le temps de prendre son pistolet pour le pointer dans la direction générale de l'intrus (Oui, ce placard était le sien, merci.). Elle ne tira pas en voyant qu'il ne s’agissait manifestement pas d'un mécha. Un butarien ?

S'il tirait, elle tirait. Seul scénario possible, de toute manière. Elle était un brin prise au piège. Elle pouvait tenter la diplomatie aussi. Allez, elle avait eu quelques cours de diplomatie. Non ? Peut-être.

"Je ne suis pas celle responsable de ce putain de désastre, mais j'ai des chances de savoir comment les arrêter."

Allez. Une ingénieure, là, tout de suite, c'est utile. Fait pas le con, steuplait.




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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Mar 24 Nov 2015, 14:36
L’ambition, qualité ou défaut. La plupart sont divisés sur le mot à accoler derrière le plus important des désirs, producteur de changements, pour certains, moteur même du talent pour d’autres, mais pour beaucoup créateur des conflits et première cause du flot de sang qui asperge jours après jours le socle d’une société hypocrite et aveugle.

Mais ce débat était totalement inutile en un endroit précis de la galaxie. Evidemment loin de tous les gouvernements concilliens, et de leurs voraces dirigeants incapable de voir l’horreur de leurs propres actes, s’érigeant en protecteurs contre la sauvagerie provenant de cet endroit même où l’hypocrisie s’effaçait pour ne laisser visible que la simple vérité dirigeant la galaxie, l’ambition.

Cet endroit ou l’individu peut agir tel que sa nature, son désir ou toute raison poussant l’être à laisser agir son ambition dévorante, n’était autre qu’Oméga, seul véritable phare dans un système imprévisible et indomptable que sont les Terminus. Et Anton avait toujours aimé cette impression de liberté, de pouvoir agir comme il le désirait et pouvoir laisser libre court à son ambition.

Et en ce jour, ce n’était qu’un jour de plus pour placer les pions que l’ambition nécessite, mais aussi et surtout éliminer celui des autres individus non moins ambitieux peuplant la faune de la station. Et aujourd‘hui la lutte de pouvoir allait jouer une nouvelle partition de sa gamme éternelle.

Un gang, autrefois craints mais aussi gros mécène de nombreuses autres organisations, comme les soleils bleus, était en pleine lutte interne, en vérité simplement victime des luttes d’influence de nombreux groupes désireux de se tailler la part du lion. Le leader de ce gang était mort depuis seulement trois jours, que déjà les couloirs et hangars de l’organisation résonnaient des tirs et coups de poignards des différentes candidats à la succession.

Le plus puissant d’entre eux, était un allié ou plutôt laquais de Shoran, un humain proche des ravageurs et éprouvant une certaine haine envers les non humains autres que turiens et asaris. C’était là la victime tout désignée pour Anton Ardak, l’ambitieux butarien rêvant de supplanter sa supérieure turienne. Les deux autres candidats, un galarien et une asari, étaient nettement plus intéressants aux yeux du butarien. Le galarien étant affilié à personne en particulier et l’asari plus proche d’Eclipse.

Au nom de la future guerre, le Pacificateur devait éliminer l’humain de la succession, et vite, et si l’asari devait aussi disparaître dans l’opération ce ne serait qu’un bonus fort agréable. Toutefois la situation était plus compliquée qu’une simple mission d’élimination, en effet le ravageur ne pouvait prendre le risque d’être découvert lors de sa mission, ou de voir les ravageurs liés à l’histoire ou le conflit contre Shoran pouvait démarrer bien plus tôt que prévu.

Aussi, Anton utilisa une technique connu de tous sur Oméga, la technique dite de Shepard. Le butarien découvrit qu’une prime avait été placée sur la tête du chef humain, et une troupe d’indépendant se montait à l’abri des oreilles indiscrètes. Abandonnant son armure et ses armes fétiches pour simplement s’équiper d’un fusil à pompe et d’un pistolet, Anton s’engagea en toute décontraction dans l’unité en formation.

L’assaut fut lancé quelques heures plus tard, sans la moindre stratégie ni le moindre plan, le commanditaire ne devait pas avoir le moindre désir de se débarrasser de son rival ainsi, ou avait bien d’autres plans. L’assaut devait débuter par un vieil hangar, ou une seconde équipe d’indépendant devait les rejoindre. Evidemment tout se déroula au plus mal et la troupe de mercenaire tomba dans un piège avant même de rejoindre le point de rendez-vous. Pris en tenaille la troupe réussit tout de même à traverser la zone de feu et gagna le hangar pour tomber dans un nouveau piège.

Très vite ennuyé, Anton ne tira pas la moindre balle, se contentant de se servir du corps de ses compagnons d’arme comme bouclier pour ne pas se faire abattre. Le pire dans l’histoire c’était que les assaillants n’étaient que des méchas pour la plupart, et ils parvinrent à tuer la plupart dans indépendants sans trop de pertes, dévoilant sans surprise le niveau des recrues.

Toutefois, la situation était avantageuse, le chaos ambiant permis au butarien de s’éclipser sans qu’on le remarque, néanmoins il allait avoir besoin d’aide pour la suite. Aussi Anton se mit à la recherche d’un spécialiste en piratage alors que ses « alliés » occupaient temporairement la meute. Alors qu’il désespérait de trouver la moindre personne intéressante dans la masse de médiocrité, une femme apparut dans son champ de vision, arme en main et tunique d’une qualité étonnante pour l’endroit.

La femme disparue en pénétrant dans une pièce à l’abri des tirs, mais le ravageur se souvint alors l’avoir vu tripatouiller une machine peu de temps auparavant. Bingo. S’approchant de la planque peu efficace qu’elle s’était trouvée, Anton pénétra à son tour dans la pièce pour tomber nez à nez avec la drôle de mercenaire qui s’amusait avec le câblage d’un ordinateur. Toutefois, ces réactions laissèrent encore une étrange impression chez le butarien alors qu’elle pointait son arme de manière bien trop professionnelle et rapide pour la troupe rejointe.

Rangea son flingue lorsque l’humaine se mit à déblatérer, le ravageur lâcha son plus beau sourire, et le plus flippant aussi étant donné l’aspect carnassier qu’il donnait au visage du butarien. Dévoilant toute sa dentition aiguisée de carnivore, Anton ravala une envie de rire et montra clairement qu’il n’avait aucunes intentions belliqueuses en montrant ses mains.

« Je me moque de ce désastre, qu’ils crèvent. J’ai juste besoin de tes compétences. Alors je propose qu’on s’entre aide et en échange je te permets de sortir entière d’ici. Un deal assez honnête. »

La main du butarien se tendit, comme pour proposer de l’aide pour se relever. Mais avant que la femme puisse réagir, la main se saisit du bras de la mercenaire et la releva sans douceur.

« Maintenant amène toi, j’ai besoin que tu m’ouvres une porte avant que la troupe décide de crever encore plus vite que prévue. »

Et Anton décampa sans le moindre regard, espérant juste que l’humaine comprendrait rapidement qu’elle avait tout à gagner à le suivre. Son objectif, une porte à l’opposé de la pièce, mais encore fermée et sans surveillance de la part des mercenaires ou des assaillants trop occupé par leur séance de nettoyage. Ils allaient devoir faire vite, et être discrets.


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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Mar 01 Déc 2015, 06:09
Parfois tu joues avec des mecs qui savent ce qu'ils font, et parfois, tu travailles avec l'Alliance Intergalactique. Le nom frappa Masha pour la première fois, comment une unité militaire ne comptant qu'une seule race pouvait se nommer Alliance ? Bref, au Diable les considérations étymologiques. Il y avait un canon de… Ah non. Il avait rangé son arme.

Elle fronça les sourcils et baissa son pistolet également. Bien, elle était encore en vie pour les dix prochaines secondes manifestement. Elle fêterait bien ça avec un verre d'alcool et une sortie de secours. Cette situation ne lui disant rien qui vaille. Son omnitech finissait de charger les données nécessaires, clignotant avec frénésie. L'ingénieure attendait la suite en fixant l'arrivant. Elle se murmura devant son sourire que les Butariens avaient mille fois trop de dents, plus ou moins, et que celles-ci étaient bien trop pointues. Un frisson passa dans son dos en voyant la teneur de la grimace qui s'affichait devant elle. D'autres questions stupides, générées par le taux d'adrénaline faisaient surface dans son esprit : comment s'embrassaient-ils sans se couper ? Est-ce que leur dentition était sous le même principe que ceux des requins ? Et des lamproies ? D'où elle connaissait le terme lamproie déjà ? Le flot débilitant cessa bien vite avec la réponse de l’intéressé. Masha fut rassurée dès qu'elle entendit qu'il avait besoin d'elle. Tout allait pour le mieux, donc. Elle prit une attitude moins tendue, presque trop désinvolte puisqu'elle se désintéressa presque entièrement du butarien pour son omnitech, qui était déjà moins menaçant. Enfin, pas tant que ça. Elle vit des données par paquet commencer à envahir la console mère. Le virus téléchargé dans le réseau était en train de bouffer les propres systèmes de son matériel. Elle jura en russe tout en tentant d'endiguer le phénomène lorsqu'elle sentit qu'on l'attrapait par l'avant-bras.

Son attention se concentra de nouveau sur le présent et le fait que la porte de sortie tant attendue était devant elle, grande ouverte et qu'un soldat à six yeux -seul allié dans une optique de survie- venait d'y sortir. Elle sentit ses dents crisser tandis qu'elle se mit à courir derrière lui. Elle avait lancé un programme pour isoler et mettre en quarantaine le programme malveillant. Son omnitech était pour l'instant inutilisable. Génial. Quel move de merde. Quel genre de virus passait les pare-feu de l'Alliance, de toute façon ? C'est quoi ce bordel ? Pourquoi on ne lui avait pas demandé d'accompagner l'ambassadeur Hanari au festival de danse asari ? HEIN ? Elle regarda les autres indépendants se faire hacher menu par les méchas sans une once de compassion tandis qu'ils se dirigeaient vers la porte. Il n’avait pas tort, le butarien. Ils crevaient quand même superbement vite. Même pour un niveau de compétence aussi bas. Bref.

Elle se plaqua contre la porte, faisant un mouvement à son compagnon d'infortune pour indiquer qu'elle se mettait au travail. A la main, à la vieille méthode. Même comme ça, c'était un jeu d'enfant. L'Omnitech eut la bonté de se relancer quelques secondes plus tard, lui permettant de finir l'overdrive tout en douceur, sans bloquer les portes dans une façon étrange. Ça arrive parfois. Il y a rien de plus con qu'une porte, vous savez. Elle passa l'ouverture et la referma derrière eux. Nouveau hangar, plus petit, relativement sombre, une partie des lumières semblaient avoir été brisées. Elle s'accroupit contre un mur, lançant un drone pour scanner les environs proches. Personne ne n'était à distance raisonnable pour entendre.

"Bien. C'est quoi la suite du plan ? Juste pour savoir comment sortir entière. Ça m'arrange quand je suis entière."

Elle pianota sur son omnitech pour qu'il commence à analyser et décortiquer la menace qui avait rendu les systèmes fous. Ça prendrait un certain temps. En attendant, il fallait peut-être un plan d'action. Elle tenait toujours son M-77 dans une main ou proche, elle n'avait absolument aucune confiance en son allié de circonstance. Elle savait très bien qu'il pourrait la tuer bien plus vite qu'elle ne pourrait le toucher, lui semblait être un soldat bien trop aguerri.

"Moi, je suis juste là pour chopper un truc dans les serveurs pour ma collection. Le reste, c'est tout à ton choix, j'imagine."

Elle faillit ajouter un "boss", mais le garda pour elle avec un sourire un peu vague. On ne tutoie pas son boss, déjà. Elle avait menti, mais sans un remord : C'était à moitié vrai. Elle garderait des traces de tous les autres projets présents s'ils l’intéressent. C'est le petit bonus des missions non officielles.




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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Mer 02 Déc 2015, 11:41
Lorsque tu veux assassiner un chef de gang, et que tes alliés du moment sont moins efficaces qu’une unité de combat hanari, il faut parfois savoir sacrifier des pions pour avancer. Et cela, Anton l’avait bien compris, même si le sacrifice relevait plus du plaisir personnel que du choix tactique en ce moment précis. Toutefois, même le plus compétent des guerriers peut avoir besoin d’aide, et cela aussi le ravageur l’avait bien compris, et c’est pourquoi le butarien s’encombrait de l’humaine aux yeux vitreux et au visage hyperactif.

Même s’il avait toujours été élevé au milieu d’une communauté butaro-humaine, et qu’il ne ressentait aucune haine pour cette espèce d’une arrogance sans borgne, Anton devait avouer que leurs deux yeux globuleux l’avait toujours déstabilisé mais, pour une raison inconnue, aussi attiré. En vérité c’était surtout la chevelure humaine qui l’avait toujours excité, mais ceci avait toujours était atténué par la dentition et le nez de ce peuple.

Il fallut plusieurs tirs les ciblant pour que le butarien cesse d’étudier avec curiosité, et un certain attrait, l’humaine étrange qu’il se trimballait. De toute manière, il y avait de fortes chances que le ravageur la tue, ou qu’elle meure par elle-même aussi il n’y avait que peu d’intérêts à l’étudier plus avant. Aussi Anton se concentra sur les combats se déroulant tout autour. Heureusement il n’y avait que quelques unités robotisées légères qui avaient repéré les deux compères, aussi les abattre suffit à disparaitre de l’attention générale.

Et une nouvelle fois, le ravageur fut satisfait de voir qu’il avait fait le bon choix, l’humaine avait réussi à pirater, en un temps relativement correcte, la porte signe que sa survie venait de se prolonger d’un temps plutôt important. Anton relança son étude de la femme, dans un but purement professionnel cette fois-ci, et remarqua vite que quelque chose n’allait vraiment pas. Toutes les recrues possédaient un équipement misérable et d’une discrétion particulièrement douteuse, hormis eux deux. Il était indéniable que l’humaine n’était pas une vraie freelance bas de gamme, tout comme le ravageur, mais impossible de trouver son appartenance simplement en inspectant son équipement.

La sécurité était donc de mise, la femme pouvait très bien jouer la carte de l’obéissance et du travail d’équipe uniquement pour mieux frapper par la suite. C’est ce qui était énervant avec les humains, ils étaient prompts comme personne à trahir et se dissimuler.

« Le plan est on ne peut plus simple. Tu ouvres les portes vers ma cible, et je ne te tue pas. Une fois arrivé à mon but, tu peux dégager avec les données ou tout autre chose que tu désires, ou plutôt que désire ton employeur. » Le regard était froid et l’arme prête à mener son œuvre à bien. « Toutefois, ne crois pas pouvoir me doubler, et si ton œuvre dérange d’une manière quelconque les miens alors je te tue. Si le plan est bien définit, alors on peut continuer, enfin tu peux continuer, je ne suis là que pour garder tes arrières. »

Et Anton indiqua la porte suivante qu’il convenait d’ouvrir. La coopération n’avait pas besoin de tomber dans le mensonge et les fausses promesses, autant être clair et concis dès le départ pour une meilleure efficacité.

« Dis-moi, que cherches-tu dans les serveurs ? » La question avait le mérite d’être claire, une réponse vague ne suffirait pas à esquiver la réponse qu’attendait le ravageur. Et surtout, elle avait pour but de décider le butarien sur la fin convenable à apporter à cette coopération pas totalement volontaire. Toutefois, les deux pouvaient très bien parvenir à un accord et agir de concert sans craindre … En fait non, simplement décider Anton à l’abattre de suite ou peut-être plus tard.

De toute manière, quelle que soit la réponse, le ravageur n’aurait une confiance que limité envers l’humaine qui ne cessait de faire poindre la suspicion sur elle. Sa tenue, sa manière de travailler rapide et avec réussite, ses réflexes et sa manière de s’adapter à une situation pourtant mortellement dangereuse. Non tout cela dénotait un entraînement, ou une longue carrière, fortement improbable étant donné l’âge de la femme. Quelle organisation ? Soleils bleus ? Peu probable, trop occupé dans leur conflit interne, Aria ? Non elle n’agirait pas ainsi, Shoran ? Là c’était possible, le Conseil ? Ridicule.

Plus les questions s’accumulaient, plus le doute s’amplifiait et l’envie de faire feu avec lui. Toute la coopération allait choisir sa voie par la simple réponse de l’humaine alors que l’esprit paranoïaque du butarien galopait pour trouver les réponses qu’il désire, qu’elles soient réelles ou simplement possibles.


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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Dim 06 Déc 2015, 21:01

Quelle était la dernière fois où Masha avait dû travailler avec un butarien déjà ? Elle connaissait bien les butariens qui traînaient dans les bars. Elle connaissait Olorius, le barman de l'Oblivion sur Illium. Chic type, cet Olorius, d'ailleurs. Mais c'était toujours concordant avec la catégorie précédente. Elle n'avait jamais travaillé avec les Butariens. Les raisons étaient assez simples, aux vues de la chronologie entre les deux races. Enfin, ce qui est fait, là, tout ça, les planètes de la bordure, on en cause plus trop.

Elle leva son regard vers lui lorsqu'il commença à causer et remarqua que même pour un individu de sa race, il était particulièrement grand. Deux mètres, peut-être légèrement plus. Elle culminait difficilement face à lui. Il lui aurait fallu trente centimètres de plus. Tant mieux, elle n'aurait pas à choisir la paire d'yeux à fixer vu que son nez était à niveau du torse. Il semblait particulièrement aguerri -mais ça, elle l'avait déjà remarqué- sans doute membre depuis des années de groupe qui passaient leur temps à se taper dessus. Il était bien équipé pour un mercenaire basique. C'était qui finalement au fait son grand cinglé avec un flingue ? Le seul spectre butarien de la galaxie en mission secrète ? En tout cas, sûrement pas quelqu'un qu'on a envie d'avoir comme ennemi.

Malheureusement pour Masha, elle était actuellement dans une situation des plus déplaisante. Elle avait l'habitude d'être seule. Elle travaillait seule. Les seules personnes qui avaient été ses compagnons lors des dernières missions n'étaient que des pièces sur un échiquier trop grand. Et ils avaient tous fini par mourir ou disparaître de sa vie. Ici, le rapport de force semblait être à l'exact opposé.
Lorsqu'il annonça froidement qu'il la tuerait, elle lui lança un regard noir comme l'enfer, presque brûlant. Меня это достало. Au moins, elle n'était pas bercée d'illusions. Avec un butarien, ce n'est pas la question de savoir s'il va te tuer ou non, mais plutôt de deviner où est-ce que ton corps sera retrouvé.

"Mon "oeuvre" ne devrait pas te déranger."

Je ne suis pas une tueuse, juste une soldate. Je ne tue pas, j'effectue des missions. Ceux qui sont dans le chemin avaient toujours le droit -voir le choix- de ne pas y être. Il n'y a rien de personnel dans chacune de mes balles. Je veux le croire.

L'ingénieure se leva et alla vers la porte suivante malgré la pénombre, tâtonnant un peu. Elle plaqua son omnitech contre la serrure et commença à décoder le système de fermeture. Son collège lui demanda ce qu'elle cherchait dans les serveurs. Elle oublia rapidement ses mesures de prudence pour répondre au mercenaire.

"La dernière sextape des Soleils Bleus. Ça vaut une fortune sur l'extranet."

Elle soupira en tapotant son écran, reflété dans ses iris sombres. Sérieusement, c'est quoi ses questions ? Qu'on la laisse faire son travail. Puis elle se souvint que le butarien pouvait potentiellement la tuer.

"Non, juste des plans d'implants biotiques de dernière génération."

Le bruit de décompression indiqua que la porte venait de s'ouvrir. Depuis l'arrière de celle-ci, à travers les joints distendus, des bruits de combats se faisaient entendre. L'ingénieur nota mentalement le bruit spécifique des tourelles fixes. Masha se releva et vérifia son pistolet. Elle mit à jour son omnitech pour passer en combat, prête à lancer des Surcharges. Elle fixa son compagnon de fortune en penchant la tête vers la gauche légèrement.

"Si tu as d'autres questions ou un échange de carte d'affaires en tête, c'est maintenant."

Seule la lumière maintenant verte de la porte illuminait l'étrange duo qui allait se lancer dans le combat.

"Ah. Au fait. Narishkin. C'est mon nom. 'Sait jamais."

Trop "mauvaise" pour être connue. Elle avait encore le droit d'utiliser son vrai nom.




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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Lun 07 Déc 2015, 16:38
Une question avait toujours taraudait l’esprit d’Anton, une de celle que l’on ne juge jamais assez importante pour prendre ne serait-ce que le temps d’y réfléchir. Quelle était la limite entre le courage et un tempérament suicidaire ? Mais même sans réflexion, le butarien était presque sûr que pratiquer l’humour alors qu’un psychopathe te menace de mort penchait tout de même largement plus d’un côté que de l’autre.

Toutefois, aussi risquées que pouvait paraître les réponses vaseuses ou totalement honnêtes et désintéressées, Anton commença à ressentir un certain respect pour l’humaine qui faisait preuve d’un admirable oublie de l’important instinct de survie. Et pourtant, aussi suicidaire que pouvait être appelée cette manière de réagir, le ravageur ne pouvait s’empêcher d’y voir une certaine forme de courage, mais aussi un brin de folie qui rappelait au butarien le fou qu’il avait pu être.

Toutefois, en dépassant ces considérations philosophiques et la nostalgie mal placée, Anton pu se recentrer sur les déclarations de l’humaine. Des implants biotiques de dernière génération, étrange qu’une faction aussi peu importante d’Oméga puisse avoir accès à ce genre de technologie. Mais le plus gros problème était que ce type d’implant ne provient que de deux organisations tout aussi problématiques. Les grandes sociétés asaris ou humaine, et les gouvernements nationaux, deux gros poissons complètement inattendues.

Aussi la réponse était de plus en plus proche d’être trouvée, une mercenaire de haut rang aux ordres d’une société privée, humaine étant donné la tête de l’agent, ou le gouvernement humain. L’Alliance. A ce nom les poings d’Anton se resserrèrent involontairement et le sourire carnassier se fit plus mauvais. Bah au final, la chose n’avait que peu d’intérêt, la seule information capitale était disponible, l’humaine serait sûrement dangereuse et difficile à tuer.

Et puis, pour tout dire, Anton avait de moins en moins envie de la tuer.

« Narishkin. » Le ravageur tenta plusieurs fois de prononcer le nom pour coller au mieux à la prononciation de son alliée involontaire, mais le résultat final ne fut guère évident à reconnaître. « Tu peux m’appeler le butarien, de toute manière tout le monde dit que se lit sur mon visage. »

De l’humour. Anton s’étonnait lui-même, mais à vrai dire la situation était si semblable à des dizaines d’autres qu’il avait connu auparavant, que s’amuser un peu n’était pas à proscrire d’office. Surtout si la partenaire est aussi … compétente.

« En tout cas c’est un plaisir de connaître tes buts. A l’armée l’on apprend toujours que la confiance en l’autre augmente les capacités d’une unité. Ne sens-tu pas toute la confiance qui règne entre nous maintenant que nous avons parlé franchement ? »

L’ironie était évidente, mais l’humaine avait décidé de réagir ainsi, Anton démontrait juste qu’il était largement capable d’en faire de même.

« Toutefois, j’espère que ce sera surtout ta vitesse de piratage qui sera améliorée. »

La porte était ouverte, et le duo pouvait continuer, et le tout à un temps plus que correcte, mais les deux s’étaient désormais lancés dans une espèce de discussion à base d’humour, et Anton avait choisi le caustique, un genre lui correspondant parfaitement.

Mais, maintenant le temps de la discussion était terminé, il était enfin le moment de faire couler le sang. Aussi, Anton attrapa son AT-12 et fit signe à Narishkin de passer devant, la preuve la plus probante d’une confiance totale.

Les couloirs s’enchainèrent alors, heureusement sans piratage à réaliser, et le duo avança rapidement vers le cœur des installations, et l’endroit qui renfermait les cibles aux deux partenaires improbables. Toutefois la meilleure des chances n’est jamais éternelle, et le commando tomba finalement nez à nez avec quatuor de soldats trainant dans les couloirs.

« Shh Shh Je te jure, les gars ils couraient en hurlant pour s’enfuir. Il y en a un, il était caché sous une table. S’ils envoient d’autres mercenaires de ce niveau, je te jure je me porte volontaire pour les combattre. Shh Shh »

Celui qui parlait était un volus, d’une taille classique chez son peuple, et d’un embonpoint tout aussi habituel. Amusé, Anton activa son technoblindage et chargea soudain ses ennemis, fusil à pompe en main. La charge ne passa évidemment pas inaperçu, et les ennemis eurent le temps d’attraper leurs armes, mais guère plus. Le ravageur fit feu à bout portant, broyant le crâne de l’ennemi le plus proche.

Le second, un turien, tenta de frapper d’un coup de crosse le fou furieux le chargeant, mais le technoblindage stoppa le coup repoussant dans le même temps l’ennemi. Le Raider frappa alors à son tour et la crossa vint se ficher dans la mâchoire du troisième ennemi, qui se brisa bruyamment, envoyant voler plusieurs dents, l’humain s’effondra alors au sol sans pouvoir crier. Le volus pour sa part se jeta au sol et posa ses mains sur la tête en suppliant qu’on le laisse en vie.

Il ne restait donc plus que le turien, aussi Anton se tourna vers le dernier adversaire, le pompe prêt à faire son œuvre ….


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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Jeu 17 Déc 2015, 06:16
You make me lose my cool
My inhibitions and my patience
It seems that we're always on the move
One step ahead of every sense

You are the better of my burden


Après la perte de l'être aimé, le suicide s'était imposé dans l'esprit de la femme comme une évidence. Et il serait faux d'avancer que l'évidence n'était plus là. Dépossédée de ce qui faisait d'elle un individu par sa propre volonté, il n'y avait en elle que la force brutale de l'armée. Celle qui l'avait formée et sauvegardée, ce groupe social qui l'avait fait avancer. Aujourd'hui, elle ne saurait dire si elle faisait preuve de courage ou d'inconscience, elle ne faisait que vivre sans y penser. Comme si la lourde machine du devoir lui avait fait oublier qu'elle était plus qu'un engrenage. Lorsqu'il parla de l'armée, elle le releva à peine.

"Nous parlerons de confiance aux vues de ma survie."

Elle sourit aux remarques du Butarien qui ne voulait pas avoir de nom et se contenta de le suivre dans les couloirs en silence. C'était presque rassurant d'avoir ce monolithe de muscle à ces côtés maintenant que la glace avait été un brin brisée. Elle se détendit un peu, pas assez pour relâcher son attention, mais assez pour qu'elle n'ait plus de lancement dans les bras à force de forcer sur la crosse de son pistolet. Ce n’était déjà pas si mal. À ce moment-là, elle reçut un message de son omnitech, le virus qui avait manqué de retourner son propre système portait une signature : Dalh industrie. Cela lui disait quelque chose, mais pas assez pour qu'elle y fasse réellement attention. Sans doute une de ses multiples entreprises semi-légales des Terminus. Elle suivit le butarien.

Elle longeait les couloirs sans activer aucun camouflage, elle gardait cette capacité en cas de soucis. Le souci en question sera sans doute d'échapper à son allié le moment venu. Elle avait déjà listé dans sa tête un bon nombre de moyens de s'enfuir et de s'en sortir. Tous contenaient un pourcentage plus ou moins élevé de blessures. Mais une blessure vaut mieux qu'une mort. Lorsque des ennemis furent en vue, elle se cacha. Prise de position en couverture. Elle observa le butarien charger comme une bête une fois à l'abri. C'était une technique comme une autre. Elle avait à peine le temps de réagir que les coups habitués et précis de son compagnon de fortune faisaient tomber trois des quatre ennemis. Trop concentrés sur l'être à quatre yeux, c'est à peine s'ils l'avaient vu. Elle eut donc tout le loisir de s'approcher et de tirer -presque à bout portant- une balle dans la nuque du quatrième avant que le butarien ne vienne lui régler son compte.

Elle eut même le réflexe trop habitué d'esquiver le sang d'un mouvement latéral. Son regard froid et sans vie, presque dans le vide. Comme toujours quand elle tuait. Elle entendit un bruit de course venant de sa droite, dans une pièce adjacente. Elle se plaça près de ce qui aurait pu être nommé chambranle dans un temps plus ancien, prête à agir. Lorsque la porte s'ouvrit, un seul individu en sortit. Elle l'attrapa par le cou, l'arme directement contre la tempe. C'était un Galarien, qui lâcha immédiatement son arme. Ses pupilles se fermèrent quelques fois vers le haut tandis qu'il tourna légèrement la tête pour voir son attaquante.

"La tarée avec un flingue !"

Masha manqua de lever les yeux au ciel. Elle fronça les sourcils en reconnaissant vaguement celui qui lui avait volé ses mods il y a 3 ans de cela. Difficile d'oublier la course poursuite qui manqua de la tuer et qui la bannit à jamais d'Oméga. Elle fronça encore plus fort les sourcils. Dalh industries. Ce galarien. Oh putain. Elle enfonça un peu plus son pistolet dans le cartilage de sa victime. Rencontrer une fois son chemin, surtout pour un vol c'était assez. Une deuxième fois, c'était trop. Il fit un geste à Anton comme pour demander une pause. Elle resserra son bras contre la gorge palpitante du batracien.

"Oui. La tarée avec un flingue. Encore. C'est trop, non ?
- Me tuez pas ! Je suis juste en éclaireur !
- Pour une troisième rencontre ? Ça va bien."

Elle appuya de nouveau sur la gorge jusqu'à ce que le Galarien suffoque. Rapidement, il tomba dans l'inconscience. Elle le relâcha pour qu'il glisse sur le sol. En vérité, elle n'avait pas particulièrement besoin de le descendre, elle tuait rarement des cibles désarmées. Elle fixa le butarien.

"Il semble y avoir un nouveau joueur dans l'arène. Je ne sais pas si Dalh Terminus te dit quelque chose, mais entre ses agents et ses virus, il semble vaguement impliqué. "

La valse se complique. Mais tu sembles bon danseur, non ?

Masha eut un sourire en coin à ce genre de pensée. Elle enjamba le Galarien, ainsi que les cadavres, envoyant un regard éloquent à son compagnon de route, un regard qui disait : "Tue-le si tu veux." Elle ne connaissait rien aux guerres de clans entre organisations, mais chacun cherchait définitivement du pouvoir partout où ils pouvaient, n'est-ce pas ?




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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Jeu 17 Déc 2015, 21:09
Peut-on prendre du plaisir alors que l’on porte la mort autour de soi ? Certains affirment à qui veut l’entendre, que non, simplement l’on se sentirait vivant en ôtant celle de son prochain, un simple substitut au plaisir, une coquille vide n’apportant au final qu’une addiction des plus dangereuses. Que cela fut vrai, ou un simple besoin de se conforter à propose d’une civilité fantasmée, la question ne se posait de toute manière pas chez Anton.

Tuer n’était pour lui plus qu’un acte lui permettant de grimper les échelons sociaux, ou un plaisir particulier, mais une action vitale, un acte lui procurant une satisfaction profonde. Briser l’autre, lui ôter la vie, tout cela était au final plus puissant que n’importe quel plaisir, mais nul besoin de cela pour se sentir en vie, simplement apprécier de l’être. Mais était-ce le seul ? Evidemment que non, dominer, contrôler, aimer tout cela pouvait avoir autant d’importance, mais se révélaient simplement plus difficile à s’obtenir.

Et pour le moment, le meurtre était la chose la plus simple à obtenir, aussi le ravageur se concentra sur ce plaisir, le reste pouvait attendre.

Toutefois, l’humaine dénommée Masha décida d’entrer à son tour dans le jeu, et abattit l’un des ennemis, le dernier encore debout, ce turien plutôt courageux. Enfin l’avait-il était de son vivant. Tandis que son corps rejoignait celui de ses camarades, Anton lui l’observa avec déception, il venait de rater une victime de plus, mais bon il fallait partager parfois.

Mais alors, les gémissements ridicules du volus rappelèrent à lui le butarien, le petit être était allongé pitoyablement, et semblait espérer naïvement que ses attaquants partiraient d’eux même sans le tuer. Amusé, mais quelques peu déçu, Anton posa sans pitié le canon de son arme sur la tête du petit être. Soudain Masha bondit et fonça vers la salle que la troupe semblait protéger, et y sortit un galarien complètement apeuré. La discussion s’avéra alors fort intéressante. L’alien était donc un agent de Dahl, la situation se compliquait un peu plus.

Désintéressé de son prisonnier volus, Anton fit rouler le petit être d’un coup de pied, et une fois suffisamment éloigné, dégaina son pistolet et l’abattit froidement d’un tir dans la tête. Le reste fut nettement plus drôle, alors que le corps gonfla subitement et explosa dans une gerbe de viscères et de sang, éclaboussant tout le couloir. De son côté, l’humaine avait mis hors d’état de nuire l’agent galarien et s’en éloigna, laissant implicitement son allié prendre la décision sur ce qu’il fallait en faire.

Se penchant au-dessus du corps du galarien, Anton observa avec curiosité les possessions de l’individu. Rien n’attirait le regard, ni l’intérêt, et la fouille de ses poches n’apporta pas plus de réponses. Cet agent de Dahl en cet endroit était curieux, mais l’alliance entres Anton et son maître était encore d’actualité et de toute première importance, aussi il était pour le moment inintéressant d’éliminer cet individu. Toutefois, le butarien usa de son omnitech pour prendre une photo du galarien pour pouvoir le garder à l’œil par la suite.

Puis le ravageur se désintéressa complètement de l’agent, et reprit sa marche dans le couloir, piétinant sans respect les corps de ses victimes, et les viscères du volus, enfin ce qu’il en restait. De son côté, Masha semblait l’attendre sagement, et même si son regard exprimait toujours autant sa folie, elle plaisait de plus en plus au ravageur qui voyait s’éloignait toujours plus toute envie de la tuer à la fin de cette mission. Après tout si elle était bien ce que le butarien pensait, alors il n’avait que peu d’intérêt de le faire.

Alors qu’Anton passait devant son alliée, il ne put s’empêcher de lâcher, sans un regard,

« Le meilleur qui soit, peut être que tu auras l’honneur de le voir après tout. »

Bien qu’elle paraisse faible, de par sa carrure et sa peau rosâtre qui donnait l’impression que rien ne serait plus facile que de briser son corps, Masha donnait une impression étrange, que rien ne pouvait l’atteindre, qu’elle était une survivante. Pourtant l’humaine était si différente de sa consœur Kean, cette femme qui semblait capable de briser le monde par sa simple volonté, celle-ci semblait simplement être douée d’une chance inouïe.

« Maintenant, nous parvenons au cœur du complexe. Heureusement pour nous, cette histoire de succession se passe très mal, aussi la plupart des troupes se trouvent complètement ailleurs, la garde sera minime. Toutefois, pour accomplir notre mission à tous les deux, il nous faut atteindre le centre de contrôle. » Tout cela, Anton savait parfaitement comment le réaliser, et tout simplement parce qu’il était déjà venu en ce lieu. Et même si la situation était très différente, lui un simple chasseur de prime venant chercher sa récompense, les lieux eux n’avaient guère changé.

Le duo atteignit alors le bout du tunnel et tomba sur une nouvelle porte.

« Cette fois-ci nul besoin de piratage. C’est un ascenseur, une fois dedans nous arriverons dans une salle de taille habituelle, nous faisant face, un escalier et en hauteur une autre salle tout en verre, le chef des lieux sera sûrement à l’intérieur et nous verra dès que nous quitterons l’ascenseur, aussi peu de chance d’avoir l’effet de surprise avec nous.

Lorsque l’ascenseur s’ouvre, je bondirais sur la gauche toi à droite, et on fonce vers l’escalier, tire sur tout ce qui bouge. Une fois en haut, il sera coincé dans sa salle, j’ignore combien de gardes se trouveront avec lui, mais nous aviserons alors. »


Et le ravageur activa l’ascenseur sans attendre de réponse, Il ne fallut guère de temps pour que celui-ci n’atteigne l’étage désiré, il n’y en avait qu’un de relié toute manière, et lorsque les portes s’ouvrirent, Anton bondit comme prévu. La salle, guère plus grande qu’une salle de classe, ne comportait que trois gardes, qui furent totalement pris par surprise.

Le pistolet carnifex fit alors feu, atteignant à la gorge le premier ennemi qui s’effondra dans un joli flot de sang, le deuxième tir passa à côté du deuxième garde, qui eut le temps de dégainer son arme avant qu’un troisième tir ne vint le frapper à l’épaule. Anton atterrit alors contre le mur faisant face à l’ascenseur, hors de vue de la salle située au-dessus, et juste à côté de l’escalier y menant. Le garde touché à l’épaule oublia complètement la présence de l’humaine et fit feu, arrosant allégrement la zone avec son pistolet mitrailleur.

Et le garde se révéla un excellent tireur alors que la plupart des balles frappèrent la cible. Heureusement pour le butarien, son bouclier absorba la plupart des balles, mais pas toutes. Deux d’entre elles vinrent se ficher dans la jambe du ravageur qui siffla de douleur, deux balles de carnifex mirent fin aux velléités du garde qui s’effondra, le front percé. La situation devenait de plus en plus amusante.


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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Sam 02 Jan 2016, 00:12

Le meilleur des joueurs. Bien. Tout cela devenait plus que dangereux, on pouvait presque parler de suicide. Elle eut une moue désabusée, plus le temps passait, plus elle se rendait compte que ses chances de vie après cette mission s'amenuisaient peu à peu. Elle devenait doucement le simple outil d'une destinée qui la regardait à peine. Elle résistait au temps avec des phrases toutes faites et un pragmatisme bien pratique. Les projets étaient choses inexistantes dans son esprit. Jamais elle n'aurait pensé un instant pouvoir prendre du plaisir ici. Pourtant, un sourire pointa finalement.

Quel est l'intérêt de suivre le diable ? Sa force sans doute. L'inexplicable puissance contenue dans un être de mal. Ce butarien était comme une vision toute droite sortie d'un enfer salvateur. Cet enfer qui déchirait le visage de Masha en un sourire exacerbé. Il n'y avait plus de limites aux actions, plus de règles, juste une survie. Une survie pour soi, à travers l'autre. Elle ne pouvait pas cacher son sourire un peu trop prononcé lorsqu'il détaillait le plan. Elle avait presque envie de rire tellement cela s'éloignait de ses missions ordinaires. Affronter autre chose que des machines ? Mais pourquoi pas. Elle était très mauvaise à ce genre de jeu, mais-pourquoi-pas. Avait-elle le choix ? Il appuya sur le bouton de l'ascenseur sans plus de choix pour la pauvre ingénieure, spécialiste en infiltration et piratage. Elle se mordit la lèvre en se préparant au combat. Perdu pour perdu. Elle n'avait plus le choix. C'était un peu comme Yandoa. Avec des alliés non fiables.

Elle sauta de son côté lorsque les portes s'ouvrirent, sans vraiment réfléchir. À ce niveau-là, elle n'était plus elle-même, elle laissait tout son corps obéir à ce qui restait du cerveau reptilien. Adrénaline. Intuitions. Mouvements par mille fois répétés dans les centres d'entraînement. Elle ressentait sans penser, s'adonnant sans arrières pensés à cette volonté primaire : tuer. Exsangue de toute peur, elle ne pensait qu'à la réussite de l'objectif donné. Elle eut à peine le temps de voir le butarien foncer comme le grand malade qu'il était dans les trois gardes présents. Elle se plaqua contre le mur en face de l'ascenseur presque au même moment que lui et son M-77 fit feu par cinq fois, ne touchant que trois fois, mais de manière suffisante le troisième garde -Turien- pour l'abattre avant qu'elle ne soit blessée, son bouclier réfléchissant les balles comme la lumière sur un miroir. Ce n'était certainement pas le même niveau de travail que son compère, mais elle avait ses spécialisations. Elle n'était pas faite pour qu'on lui tire dessus. Elle jeta un coup d'oeil à son compère -blessé- et fronça légèrement du nez en voyant que c'était la jambe.

Elle leva la tête pour voir la salle qu'il devait atteindre. L'escalier. Elle se précipita à la suite du Butarien avant d'entendre de nouveau ce bruit aigu et si particulier, déjà entendu plus tôt, juste avant que la porte ne s'ouvre.

"À COUVERT !"

Elle se plaça sur le côté de la porte juste à temps, la tourelle tira vers son ancienne position, celle où elle se tenait quelques secondes plus tôt. Au bruit, c'était une de ses tourelles repliables, ancrées au sol. Elle fit un signe au butarien et compta silencieusement. ...douze. Cycle de refroidissement. Elle surgit de la porte et lança brusquement une surcharge sur la tourelle, immédiatement, elle doubla son attaque d'un tir précis sur l'objet, le canon se bloqua brusquement vers le plafond de la salle.

Masha avait réussi à éloigner cette menace-ci, mais force était de reconnaître qu'il y avait encore du monde dans la salle. Trois hommes, dont sans doute le chef que cherchait le butarien. Deux firent feu à son passage et malgré le bouclier, l'ingénieure sentit la chaleur d'enfer du métal mordre sa chair lorsqu'une balle frôla sa hanche, laissant une longue trace vermeille dans la noirceur de sa combinaison. Elle se cala prêt du butarien, épaule contre épaule. Elle chercha à sa ceinture, tombant rapidement sur la poche dont elle avait besoin. Elle tendit une grenade à Anton.

"Flash. Si t'as besoin."

C'est sans doute le meilleur moyen de s'en sortir. Elle lui laissait continuer ses trucs de bélier plus tard. Son flan l'élançait douloureusement, mais il était trop tôt pour y penser.




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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Dim 03 Jan 2016, 16:43
La situation commençait sérieusement à lasser Anton, le défi n'était pas suffisant pour faire bouillir le sang, l'humaine à ses côtés source de trop de questionnements, et la fin trop prévisible pour réellement faire plaisir au sanguinaire butarien. Pourtant, malgré cet état évident de la situation, le ravageur appréciait tout ce qu'il se déroulait, peut être était-ce dû à la morphologie indéniablement vivifiante de sa partenaire, au statut d'avatar de la mort qu'il portait tel une seconde peau, ne laissant pas la moindre chance à ses cibles ou quelques états secondaires.

En vérité, l'esprit d'Anton était fractionné entre ses deux pensées contradictoires, la lassitude et le plaisir, entremêlés, indissociables, portant le butarien en y étrange état d'esprit qu'il n'avait jamais connu, le désir et l'ennui se partageant le contrôle de ses envies, en termine et prolonger tout à la fois. Néanmoins, le ravageur restait avant tout une machine de guerre, et quelques que soient les sentiments qui pouvaient mener son esprit, son corps n'en restait pas moins concentré sur une seule et unique tâche, accomplir sa besogne.

Aussi, Anton attrapa sans un mot la grenade flash tendue par sa partenaire, et l'expédia d'un puissant lancé, directement vers les futures victimes de sa propension à la destruction. D'un coup de chance étonnant, le projectile percuta l'un des gangsters directement au front, et explosa soudainement, alors même qu'il était encore au contact avec son infortunée cible. L'explosion fut si violente qu'elle brûla les paupières de l'humain qui avait servit de point de contact, lui faisant perdre à jamais la vue, et par la suite la vie. Les deux autres n'eurent guère plus de chances et s''ils s'en sortirent sans séquelles irréversibles, n'en sortirent pas moins aveuglés sur le moment.

Ainsi le duo pouvait enfin profiter d'un avantage conséquent, et Anton n'était pas genre à en perdre usage, aussi bondit-il dans la pièce, mais ne rua pas comme habituellement sur ses adversaires, car ceux-ci réagirent plutôt intelligemment et criblèrent de balles l'entrée en usant de leur mémoire pour s'assurer de la bonne concentration de tirs à l'endroit désiré. En effet, le ravageur pénétra dans la pièce, laissant son bouclier encaisser les premiers tirs de riposte, puis bondit sur les côtés tout en terminant sur les genoux.

Commença alors le carnage. Qui débuta par un premier tir de Raider qui fut amortit par le bouclier du premier adversaire, un turien encore plus grand qu'Anton. Toutefois le deuxième tir acheva l’œuvre du premier et la défense tomba, laissant son protégé complètement à la merci du tireur. Et le butarien ne se fit nullement prier alors qu'une troisième décharge vint faucher le combattant dans les jambes, broyant ces dernières, laissant ainsi le turien s'effondrer en beuglant de douleur.

C'est alors que le chef du gang regagna sa vue, et put correctement jauger de la position de la menace, tournant alors ses armes vers l'immense ravageur. Néanmoins, Anton plongea à nouveau, pour s'affaler sur le ventre, complètement protégé par une table que le gangster n'hésita nullement à arroser à l'aide se son pistolet mitrailleur. Heureusement pour le Pacificateur, la table n'était nullement accroché au sol, aussi le butarien l'agrippa tout en se relevant et s'en servit comme bouclier lorsqu'il chargea vers le chef de gang. Ce dernier n'était toutefois pas un idiot, et la chargea avorta lorsqu'il lâcha un violent tir percussif droit dans la table, déstabilisant alors Anton qui tomba à genoux, et ressentit une énorme douleur dans ses bras et particulièrement le gauche qu'il s'était brisé deux mois auparavant.

Heureusement, le gangster devait recharger, aussi le ravageur put bondir par dessus la table, tout en jetant son fusil à pompe au sol. Alors qu'il atterrissait à quelques pas du galarien, L'humain aveugle décida enfin d'agir, et tira au jugé, manquant de peu Anton, qui ignorant le gêneur et dégaina son couteau de combat, et porta sa première attaque. Mais le galarien était aussi agile que fragile, aussi esquiva-t-il facilement le coup et activa son omnilame et fit une vilaine cicatrice à la jambe droite du butarien. Seulement, le gangster fit alors sa pire erreur, en sous estimant la rapidité de son adversaire, et mit trop de temps pour reprendre ses distances, aussi Anton bondit et agrippa le coup de son adversaire avec sa main gauche.

Toutefois le chef de gang n'abandonna pas pour si peu, et brandit son pistolet mitrailleur, paré à vider tout un chargeur à courte portée directement dans l'estomac de son agresseur. Mais un coup suffit à contrecarrer les plans du galarien, alors que la lame d'Anton sectionnait la main portant l'arme du gangster. Puis, autant pour enfin en finir avec la situation que par mépris pour la faible constitution de l'alien, le ravageur brisa la nuque de sa cible, et projeta le corps au sol sans plus de considérations. L'aveugle suivit rapidement le même chemin lorsque la lame de cérémonie Na'Hesit vint se ficher directement dans sa gorge.

Maintenant que la salle était nettoyée, Anton remarqua enfin l'immense ordinateur de contrôle se trouvant en son sein, tout se goupillait extrêmement bien, Masha pouvait aussi récupérer ses données, et lui avait éliminé sa cible, restait maintenant à décider des fins de cette alliance. Aussi le ravageur se tourna-t-il vers son alliée, qui se tenait debout dans l'entrée, et fixait étrangement le butarien. Qu'allait-il se passer ? Anton lui même l'ignorait, aussi agrippa-t-il ferment la poignée de sa lame, et attrapa discrètement son pistolet carnifex de l'autre. Tout dépendait maintenant de la réaction de l'humaine ...

"Alors ma jolie, comment tout cela va-t-il finir ?"


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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Lun 04 Jan 2016, 04:33
Masha vit sa grenade jetée et le butarien, comme prévu, se jeta dans la mêlée à sa suite. Elle ne pouvait rien faire sans manquer de le blesser, vu la proximité. C'était donc assez inutile d'essayer de tirer sur qui que ce soit. Comme un animal, ce fut alors la question de la survie qui traversa son esprit. À la fin de ce combat, il faudrait réfléchir à la suite de l'alliance de circonstance qu'ils avaient contractée. Le plus simple serait de se débarrasser de son allié, avant qu'il ne se débarrasse d'elle. Elle connaissait trop bien ce genre de stratégie bâtarde qu'utilisaient les mercenaires expérimentés. C'était évident qu'il ne comptait pas la garder en vie.

Masha Narishkin était un soutien. Capable de tuer quand il le fallait vraiment et qu'elle était sous des auspices favorables. Elle n'avait rien qui pourrait lui faire gagner en combat singulier, elle serait morte au premier instant où il aura mis sa main sur son pistolet. Le regard de l'ingénieur accrocha succinctement la tourelle bloquée. Cette machine lui donna un regain d'optimisme quant à sa survie. Elle avait juste un peu de temps. Son Omnitech s'alluma brusquement tandis qu'elle hackait l'objet le plus vite possible, la respiration courte. Le Butarien semblait se débrouiller avec ses ennemis. Elle devait faire plus vite, plus vite encore. Une gerbe de sang et le cri d'un galarien couvrirent le bruit mécanique du canon qui se replaça correctement. La réinitialisation de l'arme était en cours, elle finit juste avant que le dernier ennemi ne tombe.

Le plan de Masha était alors simple, refermer la porte, la bloquer pendant que la tourelle tirait sur son ancien allié. C'était fourbe, mais c'était tout ce qu'elle avait. Elle devait rester dans l'encadrement pour activer la cadence de tir, lorsque le Butarien se tourna vers elle, elle se mordit la lèvre. Encore un instant de calibrage. Elle ne pouvait pas mourir tout de suite. L'ordinateur principal était juste là, devant elle. Elle y était presque.

" Alors ma jolie, comment tout cela va-t-il finir ? "

Elle fronça les sourcils. Il ne l'attaquait pas ? Il avait encore besoin d'elle ? Pourquoi il n'attaquait pas ce grand tas de muscles ? Les Butariens ne posent pas de questions d'ordinaire, surtout avec les humains. Un rictus passa sur les lèvres délicates de l'humaine.

"La décision m'appartient ?"

Cela faisait un temps infini qu'on ne l'avait pas laissé choisir. Qu'elle s'était elle-même emprisonnée dans ce monde aux allures dichotomiques. Elle resta dans l'embrasure de la porte et porta sa main à son visage en souriant. Il ne semblait pas motivé à l'attaquer. Elle ne comprenait qu'à moitié pourquoi, mais cela l'arrangeait. Elle n'avait pas non plus envie de le tuer. Surtout de la manière si lâche qu'elle avait prévu. Elle posa ses doigts sur son front, semblant réfléchir à la meilleure façon de répondre aux attentes de son diable de complice. Elle n'avait pas envie de le quitter, elle aurait voulu profiter de sa puissance un peu plus. Il y a des milliers d'endroits où leur duo aurait fait des miracles pour une force armée ou même dans un groupe de mercenaires. Et d'autres endroits plus intimes où elle aurait voulu voir une bête telle que lui en action.

Ils étaient alors les mêmes. Sans besognes. La mission accomplie. Sans le filet de la guerre. Les bras ballants devant les seules vérités actuelles : Leurs camps, sans être parfaitement ennemis, ne concordaient pas. Et pourtant…

"Pour ma part -dit-elle en rentrant finalement-, j'ai des informations à récupérer."

Elle ferma la porte derrière elle, pour éviter l'arrivée (improbable) d'autres soldats. Elle se pencha sur la console principale, tournant le dos au butarien. Son omnitech lui proposait toujours d'activer la tourelle, elle grinça un peu de dents. Foutue position de faiblesse. Après quelques manipulations, elle s'assit et commença son travail. Récupérer l'information fut facile, elle la transféra rapidement. Mettre hors service les serveurs le fut tout autant. L'installation avait été déjà bien abîmée par le virus lancé par Dahl Terminus. Tout en travaillant, elle reprit la parole.

"J'aimerais conquérir le reste de l'espace avec toi, mon beau. Mais la fin réelle est que je m'en retourne dans mon coin de la Galaxie, toi dans le tien. Du moins, c'est comme ça que je le vois."

Des lignes et des lignes de codes se mirent à défiler devant l'ingénieur, s'effaçant rapidement d'elles-mêmes. Masha fit apparaître le visuel de toutes les caméras du bâtiment, des méchas patrouillaient dans certaines zones, mais pour le reste, ils semblaient plus ou moins les seuls à ne pas avoir fuit l'endroit. Ou à être gisant sur le sol. Ce semblant de calme la rassura. Elle prit appui sur le dossier du fauteuil pour se relever et grimaça tandis que sa blessure au flan se faisait sentir. Elle n'était pas totalement habituée à la douleur, contrairement à celui en face d'elle. Elle remarqua enfin qu'une partie du sang sur le Butarien, appartenait au dit Butarien.

"Peut-être que le destin voudra que l'on se retrouve dans un bar ou une connerie du genre et le combat se passera ailleurs. Mais en attendant, je te retape un brin si t'as besoin et je te propose qu'on se casse avant que ton joueur pro débarque."

En parlant, elle sortit son médigel pour en mettre assez sur sa blessure pour qu'elle arrête de saigner. Elle fixa le Butarien en massant l'endroit. Elle avait parlé sans trop réfléchir pour les dernières phrases. Les écrans continuaient de montrer une base vide de toute vie organique. La lumière orangée de son omnitech pulsait légèrement à son poignet, lui rappelant que la tourelle n'avait toujours pas été activée.




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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Lun 04 Jan 2016, 13:09
En venir à apprécier un espion, tout en sachant sans doutes possibles qu'elle travaille pour une organisation qui n'est en aucune manière une alliée, ou ne pourrait pas non plus apporter la moindre aide. Tout ceci se révélait d'une idiotie certaine, pourtant Anton n'arrivait même pas à le regretter sincèrement, de toute manière quelque soit l'organisation concilienne que pouvait représenter Masha, le ravageur n'avait pas réellement d'intérêt à s'en faire un ennemi, aussi la laisser agir sans donner de réelles informations sur lui restait la seule solution.

Bien que ceci soit véritablement décevant, la situation, si l'humaine devait survivre, devait en rester là. Évidemment la proposition du bar en devenait inconcevable, toutefois le simple plaisir de ne pas avoir à descendre Masha contrebalançait la déception. Ainsi le butarien lâcha son pistolet et rangea sa lame, abandonnant le contrôle de l'ordinateur à la mécanicienne, les deux pouvaient totalement sortir satisfaits de cette situation et cela suffisait pour le moment.

"Cela me convient ... en partie." Nulle suite n'avait besoin d'être expliquée, aussi Anton n'alla pas plus loin dans sa réponse, laissant l'humaine choisir la traduction qu'elle pouvait désirer de cette assertion.

"C'était un plaisir Masha, et ce partenariat s'est révélé très enrichissant. Néanmoins tu as raison, nos mondes respectifs nous appellent, ce n'était qu'une des innombrables missions qui m'attendent, aussi je vais te laisser conclure ta recherche."

Ainsi c'était comme cela que l'alliance se terminait, sur une simple séparation sans rien de plus. C'est en tout cas ce que semblait désirer le ravageur alors qu'il détournait son regard de l'espionne et regagnait la sortie en toute tranquillité.

Toutefois, Anton se figea subitement alors qu'il s'apprêtait à disparaitre à la vue de Masha, et posa une main sur l’entrebâillement de la porte.

"En tout cas, c'est fort appréciable d'avoir laissé cette tourelle en dehors de cette histoire. Si jamais tu décides de revenir sur Oméga, rends toi au bar Venerae, il est super parait-il. Et si jamais la solitude pèse trop, demandes Anton."

Puis le Pacificateur disparut, laissant l'humaine seule avec trois cadavres et un piratage en cours. Si Anton devait être parfaitement honnête en cet instant, il avouerait la forte déception qui l'emplissait à ce moment, mais aussi ce désir inassouvi, et cet étrange intérêt pour une humaine qui se révélait étrangement hypnotisante. Mais tout cela allait rester un secret, et rien ne ferait dire la vérité au butarien, car son esprit vaquait déjà vers un tout autre désir, l'ambition dévorante, le désir de s'élever au delà de tous les autres, et la situation, le moment, tout s'effaça alors pour reproduire l'état originel du ravageur reprendre sa place légitime.

Il serait largement temps par la suite de laisser son esprit divaguer à pareil envie, mais pas en ce jour, ni en ce moment. Anton avait un royaume à conquérir, et rien ne le ferait dévier de ce chemin.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire.   Lun 11 Jan 2016, 03:58
Masha eut l'impression que le Butarien était déçu. Déçu de ne pas la tuer ? Déçu d'être mis de côté ? Il avait dit "En partie". Quelle était cette partie qu'il désirait ? Elle ne comprenait qu'à moitié. C'est ainsi que passait les crédits de la fin de leur collaboration. Un sourire amusé passa sur ses lèvres tandis qu'il partait, c'était presque un peu triste. Il n'avait pas noté l'invitation de l'humaine, cet appel au destin pour que leurs chemins se recroisent. Elle s'apprêta à laisser tomber, retourner dans sa vie calme de soldate. Ignorer, lui aussi. Elle serait envoyée dans le grand purgatoire de l'oubli pour le soldat.

Elle réalisa alors qu'elle en avait quelque chose à foutre. Elle resta silencieuse, droite sur son siège, mais son esprit lui disait de courir après ce Butarien, lui demander qu'elle était cette "partie" qu'elle avait manqué. C'était étrange. C'était lointain comme sensation. Elle jeta un coup d'oeil au dos du grand humanoïde. Il s'arrêta, elle reporta vite son regard sur les écrans. Son mouvement fut inutile, il ne se retourna pas sur elle. Mais chacun de ses mots fit légèrement frissonner l'humaine. Elle sentit cette décharge d'adrénaline qui remontait jusqu'à son cerveau par la colonne vertébrale, rapidement, chaudement. Elle se mordilla légèrement la lèvre en se laissant tomber en arrière sur le fauteuil, se détendant tandis que le programme continuait devant elle.

Elle soupira longuement. Puis l'ingénieure se redressa lentement en s'étirant, grimaçant légèrement. Derrière elle, un gargouillis immonde se fit entendre. Elle se retourna à peine pour tirer dans ce qui faisait un semblant de bruit. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre et cinq fois.

Elle rechargea.

"Il semblerait que je sois un brin frustrée."

Le mourant-maintenant-mort ne répondit pas. Masha désactiva la tourelle complètement. Elle se releva et tira dans le serveur principal plusieurs fois avant d'y laisser sa deuxième grenade flash avant de sortir. Les derniers circuits fondirent tandis qu'elle était déjà en route vers la prochaines navette qui aurait le bon goût de la ramener dans les systèmes conciliens. Sa mission ici était terminée, elle n'avait aucune idée de la date de sa prochaine permission.

Revenir sur la Citadelle ne fut pas chose facile, mais elle réussi à parvenir à ses fins. C'est uniquement là-bas que la Sergente apprit qu'elle ne serait sûrement renvoyée là-bas avant un long moment. De toute manière, elle n'aurait rien eu à y faire en premier lieu si ses supérieurs ne la détestait (ou considérait -allez savoir-) autant. En effet, les rapports et rumeurs n'étaient pas très cléments avec la prochaine politique des Terminus que l'on nommait facilement "la prochaine implosion du chaos". Cela faisait bientôt un an que les murmures continuaient. Mais ils semblaient avoir pris une ampleur inconsidérée.

Mais les rumeurs sont les rumeurs. Et demain se suffirait dans le cercle de la haine.




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Pour le meilleur et pour le pire.

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