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 Révolte

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MessageSujet: Révolte   Sam 05 Mar 2016, 19:02
Intervention MJ : OuiDate : 1er mars 2201 RP Violent
...
Révolte




Révolte


Maitrum, 28 février 2201, 7h58


« Vas-y, c’est l’heure. »

Dans le poste de sécurité, deux Turiens à l’air vaguement endormi jouaient avec les consoles de sécurité. Sur l’ordre du premier, installé derrière la chaise de son comparse, Palabus appuya sur les diverses combinaisons de boutons. Les lumières de la prison s’allumèrent, couloir après couloir, tirant les quelques 500 000 détenus de leur sommeil. Les gardes de la prison, équipés et en position depuis quelques minutes, entrèrent dans les zones de détention, beuglant pour éveiller les plus endormis. Rapidement, les grognements couvrirent le bruit des gardes, les prisonniers n’appréciant pas le réveil en fanfare. Une fois les captifs réveillés et les gardes sortis, Palabus ouvrit les grilles les unes après les autres, permettant aux détenus de quitter leurs cellules afin de rejoindre le réfectoire pour le premier repas de la journée.

La planète pénitentiaire sur Maitrum est l’une des plus peuplé de la Galaxie. Appartenant aux Turiens, le demi-million de détenus se côtoyaient à l’intérieur des bâtiments uniquement. La température extérieure est telle que toute tentative de sortie sans combinaison adaptée est synonyme de déshydratation en quelques minutes. Et de mort, la plupart du temps. Les tentatives d’évasions sont donc rares, pour ne pas dire inexistantes. Quand à recevoir de l’aide de l’extérieur pour fuir, les prisonniers savaient tous qu’il ne fallait pas y compter : la prison détenait des défenses de pointe, empêchant l’arrivée de vaisseaux indésirables. Le personnel vivait lui-même dans des conditions précaires, les ressources calculées au plus proche des besoins pour éviter le surplus. Enfin, les affectations ne dépassant pas les deux ans, il était difficile de soudoyer un garde pour essayer de s’échapper. Une hypothèse déjà peu probable compte tenu de la droiture d’esprit des Turiens.

Dans l’un des réfectoires de la prison, où un peu moins de 50 000 prisonniers se côtoient, quelques dix milles soldats armés se tenaient sur des balcons, armes au poing, pour éviter tout débordement. La moindre incartade étant sévèrement réprimés, elles n’étaient pas monnaie courante, bien que la promiscuité et l’atmosphère de la prison faisait parfois perdre sens commun aux prisonniers. Ce jour-là, hormis une certaine tension habituelle, aucun débordement ne fut à signaler. Ce qui n’empêcha pas les surveillants de rester aux aguets. Quinze minutes après l’arrivée des prisonniers dans le réfectoire, Palabus rouvrit les portes, et le flot de prisonniers l’emprunta pour partir en direction des bâtiments intérieurs. Plusieurs couloirs se séparèrent, permettant aux prisonniers de les emprunter selon leur affectation. Certains restaient dans les environs du réfectoire pour le nettoyer ainsi que la cuisine et les autres pièces où vivaient les prisonniers, d’autres se rendirent dans la série de pièces abritant des combinaisons étanches, afin qu’ils travaillent à ‘‘’extérieur’’ sur les bâtiments : au cœur de la prison, mais dans une zone non couverte. Enfin, le dernier groupe retourna dans leurs cellules : ceux-ci étaient au repos.

Toujours à l’abri dans son centre de contrôle, Palabus ouvrait les portes adéquates aux moments voulus, permettant aux prisonniers et aux gardes d’avancer sans coup d’arrêt. Une cinquantaine d’autres gardes l’avait rejoints dans la salle de surveillance, et s’occupaient des autres ailes de la prison. Le même manège se jouait dans toutes les ailes de la planète pénitentiaire, le repas se terminant, les prisonniers commençant à travailler, les soldats les surveillants. Une matinée des plus calmes sur Maitrum. Arrivé à treize heures, Palabus activa une nouvelle sirène, signalant la fin des travaux. Les diverses portes d’ouvrirent, libérant les flots de prisonniers qui se rendirent à nouveau au réfectoire. Repas, travail, repas. Quelques heures de temps libre, puis tous les prisonniers regagnèrent leurs cellules sous l’œil vigilant des gardes. Les cellules se fermèrent au fur et à mesure qu’elles se remplissaient de leurs habitants. Une fois toutes les portes fermées et les surveillants retirés, Palabus appuya sur un dernier bouton éteignant les lumières, puis quitta la salle de surveillance qu’il avait occupé toute la journée.


Maitrum, 1 mars 2201, 7h58


« Vas-y, c’est l’heure. »

Dans la salle de surveillance, Palabus et Decvus commencèrent leur journée. Pianotant sur leur panneau de contrôle, ils allumèrent les lumières de l’aile A de la planète pénitentiaire. Une nouvelle journée commençait, où ils allaient devoir rester sur leur siège, toute la journée, à vérifier sur leurs écrans que rien ne venait troubler la tranquillité toute relative de la prison. Ils observèrent les gardes entrer dans la pièce pour réveiller les derniers endormis en hurlant. Toujours la même chose, l’avancée des surveillants, les prisonniers qui se réveillent difficilement, la lumière qui se coupe… Lumière qui se coupe ? Palabus mis quelques secondes à comprendre que la pièce qui s’affichait dans son écran venait en effet de plonger dans le noir. Cela dit, il n’était pas inquiet. Enfin, pas trop : les cellules étaient encore fermées, donc hormis un léger vent de panique, les gardes ne risquaient rien. Il avait juste à affronter le regard étonné de ses collègues et de Decvus, qui observaient l’écran noir.

Suivant la procédure, Palabus activa l’alimentation auxiliaire, afin de rétablir la lumière. Quelques manipulations plus tard, la lumière… Resta absente. Mécontent, il se promit de se plaindre au directeur de la qualité des équipements. La dernière consigne dans ces situations était d’ouvrir la porte du couloir, pour permettre aux gardes coincés de quitter la zone et rester loin des prisonniers. Ce que le Turien fit donc. La commande d’ouverture sembla marcher sans problème, puisqu’aucune erreur ne fut communiquée. Les choses semblant revenir à la normale, les autres gardes dans le poste de surveillance retournèrent à leur poste. Palabus se détendit. Pendant au moins quelques secondes.

Alors qu’il s’installait contre sa chaise pour souffler, un deuxième écran, celui qui affichait le réfectoire, s’éteignit. Le Turien réussit l’exploit de s’arrêter à mi-course du dossier de sa chaise pour observer ça. Il avait maintenant deux zones plongées dans le noir. Définitivement inquiet, il essaya de contacter les gardes sur place. Qui restèrent définitivement silencieux. Il hésita quelques secondes avant de donner l’alarme. Le bouton d’urgence, qui verrouillait les cellules de toute l’aile A et qui autorisait les gardes à tirer à balles réelles. Il n’eut pourtant pas le choix et sonna l’alarme. Au moment où son doigt appuyait sur le bouton, la salle de surveillance plongea à son tour dans le noir.

Lorsque la lumière s’était éteinte dans le couloir des cellules, les gardes ne s’étaient pas inquiétés plus que ça. Auius Partus, l’un des surveillants chargé de réveiller les prisonniers, savait que ce genre de situation pouvait arriver. Les pannes de courant étaient envisageables car aucun appareil n’était éternel. La malchance voulait que le courant se coupe au mauvais moment. Mais une procédure existait pour ce genre de situation, aussi savaient-ils comment agir. La lumière ne revenant pas, ils savaient que la porte au bout du couloir allait s’ouvrir, aussi s’y rendirent-ils. Ils ignorèrent le bruit des prisonniers, qui hurlaient aussi bien contre eux que contre les gardes. Ils n’entendirent pas les portes des cellules s’ouvrirent malgré l’absence de courant, et ne comprirent pas immédiatement ce qui se passait autour d’eux. Quand ils finirent par comprendre que les prisonniers étaient libres, ceux-ci étaient déjà sur eux. Auius Partus se fit rapidement submergé par les prisonniers, l’un d’entre eux lui volant son arme tandis qu’un autre lui donnait un coup de poing sur les mandibules. Le Turien ne vécut pas assez longtemps pour voir les portes s’ouvrirent et les prisonniers se déverser dans le réfectoire.

Metrius Tolytis se réveillait tout les matins en même temps que ses gardes. Il dirigeait Maitrum, mais ne s’autorisait pas le moindre avantage. De toute façon, la vie sur la planète ne lui permettait pas. Trop de travail, trop de danger, et la moindre erreur pouvait coûter la vie à ses hommes. Malgré tout, rien ne l’avait préparé à ce qui se passait aujourd’hui. Alors que les premières activités de la journée devaient commencer, il reçu une communication d’urgence par canaux auxiliaire. Un canal non lié à la prison en cas de dysfonctionnement. Un canal qu’il espérait ne jamais voir utilisé. Et pourtant aujourd’hui, le pire arrivait. L’aile A ne répondait plus, et les caméras ne diffusait que du noir. Plus que l’absence de lumière, elles étaient complètement hors-service. Et si les gardes ne répondaient plus, il n’y avait qu’une possibilité : une révolte. Il n’avait pas le choix et avait ordonné l’activation des systèmes de défenses internes. Le système d’aération allait diffuser un gaz soporifique pour endormir les prisonniers rebelles afin de permettre aux gardes en réserve d’agir. Il coupa la communication et n’eut pas le temps de s’installer sur le siège de son bureau qu’il reçu déjà une deuxième communication. Le système de défense ne répondait pas.

Il réfléchissait à comment agir lorsqu’un des collègues de Palabus s’immisça dans la conversation. Chargé de surveiller l’aile C, Publius Alachus l’informa que les portes du bâtiment refusaient de s’ouvrir. Les prisonniers étaient encore dans leurs cellules, mais les gardes étaient coincés dans le bâtiment sans espoir d’en sortir. Deux voix provenant de la même pièce l’informa que les ailes B et D étaient dans la même situation. Bref, tous les gardes étaient coincés dans leurs ailes, hormis ceux dans le bâtiment de vie, où ils dormaient et où se trouvait le bureau de Metrius. Le dirigeant de Maitrum effectua un scan des systèmes automatisés de la planète et eut confirmation de ce qu’il craignait : ses autorisations étaient bloqués. Il ne douta pas un seul instant de ce qui se passait.
Plusieurs années plus tôt, il avait reçu l’autorisation secrète de la Hiérarchie pour créer une IA afin de gérer une partie du complexe. Cela limitait le nombre de gardes présent et donc le stress engendré par le travail. Malheureusement, l’IA ne répondait pas aux exigences de la situation, et le Conseil commença à s’intéresser de près à l’utilisation de ces intelligences. L’IA avait donc été détruite pour éviter les problèmes. De moins, c’est ce qui avait été cru. Apparemment, elle avait survécue, et voulait sembler vouloir se venger. Si le concept de vengeance était acceptable pour une IA.

Il ne restait plus qu’une seule solution à Metrius. L’IA contrôlait les systèmes internes de la planète, et les communications sortantes en direction des planètes Turiennes. Mais même s’il s’agissait d’une IA, elle pouvait oublier les agissements désespérés. Le maître de Maitrum lança un appel de détresse non pas en direction d’une planète Turienne, mais en excluant justement les planètes de la Hiérarchie pour éviter le blocus. Tout le monde pouvait capter cet appel de détresse pour peu qu’il soit sur la même fréquence. Un système archaïque mais qui restait la seule solution. Heureusement, le message réussit à passer le blocus avant que l’IA ne réagisse. Metrius espéra maintenant que l’appel ne tomberait pas dans de mauvaises oreilles, car une force hostile en plus risquait de signer la fin des gardes en place. Mais si des renforts arrivaient… Ne pouvant rien faire de plus, il intima à ses hommes de ne pas tenter d’action hostile et de rester calme. Et intérieurement, il pria les Esprits pour que de l’aide arrive.



Quelques secteurs plus loin, sur Ontarom, un appel de détresse étrange arriva dans le bureau de Kahlee Sanders. Depuis la fin de la guerre, elle gardait toujours un canal ouvert sur les appels d’urgence. Mais elle ne s’attendait sûrement pas à ça. Maitrum, la planète pénitentiaire, qui appelait à l’aide à cause d’une IA récalcitrante. Elle fit ses bagages en grande vitesse avant de contacter le commandant de la base. Lui racontant ce qui se passait, elle demandait à ce que des renforts soient envoyés sur place. Mais le commandant était un homme têtu, et refusait d’envoyer de l’aide sur un appel de détresse qui n’arrivait pas sur les canaux connus. Sans compter les problèmes actuels entre la Hiérarchie et l’Alliance. En conséquence, il refusait d’envoyer de l’aide. Il autorisait cependant Sanders et son équipe à quitter la planète, car ils n’étaient pas exactement sous ses ordres.

Une demi-heure plus tard, six spécialistes en IA et une dizaine de soldats quittèrent la planète à bord d’une petite frégate de transports. Ils se rendaient sur Maitrum afin de résoudre le mystère de cet appel de détresse, et potentiellement venir en aide aux Turiens.


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MessageSujet: Re: Révolte   Mer 09 Mar 2016, 22:07
Système Balor



La frégate turienne émergea à proximité du relais cosmodésique. Le voyage avait été assez long depuis Palaven, et il restait encore quelques heures de trajet avant de rejoindre Maitrum. Artérius était donc assez remonté. Il était certes important de vérifier l'état et l'imperméabilité des prisons turiennes, surtout depuis l'incident de Nalisin, mais pourquoi était-ce à lui de mener ces inspections ? Était-ce là une façon de le mettre à l'écart ? Il finirait bien par le savoir ...



Système Talava, quelques heures plus tard



    - Timonier, placez-nous en orbite autour de Maitrum et faites un scan complet de la planète.

C'était là une procédure standard, et assez peu utile en cas d’atterrissage sur une planète alliée, mais elle avait de nombreuses fois permit aux forces turiennes d'éviter des pièges tendus.

    - Tous les relevés sont normaux, Général. Pas de signes de technologie en dehors du complexe pénitentiaire.

    - Très bien. Annoncez notre arrivée au sol, et amorcez la descente.

Le Général tourna les talons pour retourner au poste de commandement. Sur le chemin, il croisa son fidèle second, et lui fit signe de le suivre.

    - Alectus, vous viendrez avec moi à la surface, avec une paire de légionnaires. Inutile de prendre vos fusils, les armes de poing suffiront. Nous ne sommes pas là pour une démonstration de puissance.

Alors que le second approuvait de la tête, le bruit indiquant une communication interne au vaisseau se fit entendre.

    - Général, je n'ai aucune réponse de la part du complexe, seulement des parasites. Nous avons commencé à descendre, mais aucun signe d'activation des défenses sol-air.

    - Continuez vos manœuvres, et prévenez-moi au moindre changement.

Une poignée de minutes s'écoula, et la frégate atteignit le niveau du sol. Le pilote se mit habilement en sur-place au dessus du hangar, le temps que les système automatisés de la base scannent le vaisseau et autorisent ou non l'ouverture du sas. Ce fut chose faite après une trentaine de secondes.
Le vaisseau proprement posé, ses portes laissèrent passer le Général turien et son escorte, qui ne découvrirent aucun comité d’accueil. Étrange ... Les nouveaux venus s'aventurèrent plus avant dans la base, jusqu'au poste de sécurité, mais une fois encore, personne.

    - Scannez les différents canaux de communication, ce n'est pas normal.

    - Des parasites sur les canaux militaires, et rien sur les fréquences habituelles des mercenaires.

    - Je n'aime pas ça ... Retournez au vaisseau, et revenez avec le reste des hommes. Et prenez tout votre armement.

La frégate n'étant là que pour transporter le Général d'un point à un autre, elle n'emportait pas beaucoup de troupes, dix soldats tout au plus. Il était à espérer que ces soldats d'élite suffirait s'il y avait réellement un problème. Au moins avaient-ils des armures aptes à résister, du moins pour un temps, à l'environnement de Maitrum. C'était l'un des avantages de savoir précisément où l'on allait : on était toujours préparé.
La troupe au complet étant revenue, les turiens se dirigèrent vers ce qui, d'après les plans du site, devait être le hangar à rampant, indispensables pour rejoindre rapidement le complexe principal. Il manquait quelques véhicules, mais un suffirait à faire le voyage.

Les premières minutes du voyage furent calmes, tout le monde, Artérius tout particulièrement, étant plongé dans ses pensées pour essayer de déterminer ce qui se passait sur Maitrum. Était-ce un simple exercice de routine ? Une panne de communication ? Ou bien un signe que quelque chose de grave était en train de se dérouler ? Toute réflexion fut interrompu lorsque le soldat pilotant le véhicule interpella son officier.

    - Général, problème droit devant.

Au loin apparaissait en effet une carcasse fumante de rampant. Il semblait se diriger, au moment de son explosion vers les bâtiments principaux.

    - Qu'est-ce que c'est que ce ...

Une explosion retentit très - trop - proche du véhicule turien. Les canons de défense du complexe les avait prit pour cible, et ils risquaient de finir comme le véhicule qu'ils venaient de croiser.

    - Manœuvres évasives, pilote ! Foncez vers cette porte !

Alors que ledit pilote se démenait pour éviter, anticiper les projectiles, les autres soldats étaient à la fois frustrés et nerveux. Aucun d'entre eux ne pouvait rien faire pour améliorer la situation, et si la mort venait les prendre, personne ne pourrait la regarder en face.
Heureusement, le conducteur manœuvrait fort bien, et malgré quelques tirs encaissés, il parvint à mener le rampant à bon port. Il y avait devant la porte éventrée par une explosion un autre véhicule. Il s'agissait sans doute, avec la carcasse précédemment rencontrée, des forces de sécurités du hangar qui avaient tenté de rejoindre le bâtiment principal. Mais cela signifiait qu'il y avait aussi un problème avec les portes. Tant pis pour l'inspection de routine ...

La troupe sortit en vitesse du véhicule pour s'engouffrer dans le bâtiment.

    - Prudence messieurs, ils nous faut considérer ce terrain comme hostile jusqu'à preuve du contraire.

Avançant en formation, les turiens progressèrent dans les couloirs, jusqu'à arriver à un barrage qui, bien que de fortune, semblait étonnamment solide. Une voix turienne se fit entendre derrière.

    - Vous venez de pénétrer dans un bâtiment militaire de la Hiérarchie Turienne. Identifiez-vous !

    - Je suis le Général Artérius Vorasen de la Hiérarchie, ici pour inspection. Mais il semblerait que cela doive attendre. Menez-moi au responsable en charge de ce bordel, et résumez-moi la situation.


Dernière édition par Artérius Vorasen le Jeu 10 Mar 2016, 16:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Révolte   Jeu 10 Mar 2016, 01:06
La traversée n'en finissait plus. Voilà en gros ce que l'Opérateur Informateur, du GIP, devait entendre encore et encore. Ce n'est pas comme si le geth trouvait le voyage long et lent. C'était plutôt la personne qui l'accompagnait qui ne cessait pas de se plaindre. Le geth ignorait les commentaires de l'individu. De toute façon, l'impatience était un trait organique, rares étaient les synthétiques qui ressentaient ce genre d'émotion. Cela n'empêchait pas le geignard de continuer. Depuis la seconde où il était monté dans la navette, l'homme n'arrêtait pas de se plaindre. Informateur n'avait aucun mal à connaître les vrais raisons de ces pleurnicheries. L'individu en question était un turien, recherché par la hiérarchie turienne pour meurtres, extorsion et trahison.

Ce turien avait échappé pendant plusieurs années aux forces de la hiérarchie, utilisant ses crédits pour payer les bonnes personnes afin d'obtenir des informations vitales. Puis, il avait manqué de crédit et avait décidé de fuir. Cependant, il avait fini par commettre deux erreurs. La première, fuir dans le Voile de Persée, au lieu d'une partie des systèmes terminus sans système de justice. La deuxième, tenté d'attaquer un petit vaisseau quarien, sans avoir prit la peine de bien s'informer. Résultat, au lieu de tomber sur un ou deux quariens effrayés, cet imprudent avait plutôt rencontré un geth prime et un commando quarien. Résultat, il s'était prit la raclée de sa vie, avant de se faire passer les menottes. Ensuite, il n'avait guère été difficile de trouver son casier judiciaire. Son transfert avait ensuite été planifié avec les autorités turiennes, le traitre devrait être livré à la prison de Maitrum, puis ramené par un transport turien sur une planète de la hiérarchie pour subir son procès. Informateur avait été désigné pour escorter le prisonnier jusqu'en prison. Un pilote quarien s'occuperait de  diriger la navette de transport, alors que le geth s'assurerait que leur invité resterait tranquille.

Cela faisait désormais plusieurs heures de déplacement à l'intérieur de la navette de transport. Pendant tout le déplacement, le geth était resté parfaitement immobile, fixant son regard sur le prisonnier. Il ne le lâcha pas pendant un seul instant. Vint finalement le moment tant attendu, la voix du pilote se faisant entendre.


-On approche de Maitrum, descente dans l’atmosphère dans deux minutes.

Informateur répondit rapidement.

-Compris.

La descente se fit rapidement et dans le silence. Cela intrigua fortement Informateur. Pourquoi les forces de la prison ne les contactaient pas? Le pilote le remarqua aussi et commença à lancer des appels radio.

-Prison de Maitrum, ici navette 4913 du GIP. Demandons autorisation d'atterrir avec le prisonnier. À l'heure selon l'horaire établis. Vous me recevez?

Aucune réponse. Le quarien continua de lancer des appels, mais aucune réponse ne se faisait entendre. C'était louche. La descente se poursuivit. Le pilote repéra rapidement une aire fermée. La navette resta en surplace devant la porte, attendant la fin du scanner et l'ouverture automatique. Le scan se fit rapidement et la porte s'ouvrit. La navette se posa dans le hangar et les portes latérales s'ouvrir. Informateur jeta un coup d’œil. Pourquoi n'y avait-il aucun garde pour les accueillir? Le transfert avait été planifié méticuleusement et ils étaient arrivé à l'heure prévue. Le geth se leva et força le prisonnier à faire de même, le poussant devant lui. Il fallait immédiatement qu'il interroge des gardiens sur la situation.

Le geth eut à peine le temps de faire quelques pas que des tourelles de défense s'activèrent, se pointant vers lui et le prisonnier. L'Opérateur s'identifia aussitôt.


-Ici Opérateur Informateur du GIP. Je suis ici pour le transfert du prisonnier que -

Le geth ne put finir sa phrase, car les tourelles ouvrirent le feu. Le geth ne fut pas touché, mais le prisonnier turien devant lui se prit la plupart des tirs. Informateur bondit rapidement à l'intérieur de la navette, alors que le pilote refermait les portes latérales. On pouvait entendre les tirs ricocher sur la coque. Peu importe ce qui se passait, ça n'avait rien de bien positif. Sans attendre, le geth s'adressa au quarien.

-Les armes, vite!

Le quarien donna aussitôt à l'Opérateur son arme, un fusil d'assaut. Le geth quitta la navette par la porte opposé à celle se prenant des tirs. Profitant de la couverture qu'offrait la navette, Informateur faisait de bref sortie, envoyant des rafales sur les deux tourelles de défense. Elle finir heureusement par s'écrouler.

-Créateur, cette zone n'est pas sûr, vous devriez me suivre.

Le pilote ne se fit pas prier. De toute façon, les portes étaient fermés et avec une situation comme celle-ci, elles ne risquaient pas de s'ouvrir. Ils progressèrent dans les couloirs, Informateur prenant les devants, prêt à abattre toute menace. Il continuait leur progression quand au détour d'un couloir ils tombèrent sur un second, destiné celui-ci pour les véhicules terrestres. Il n'y avait que deux véhicules en vue et quelques casiers de rangement. Visiblement, il n'y avait personne. Étrange, pourquoi laisser cet endroit sans surveillance? Vu ce qui c'était passé, mieux valait rejoindre le bâtiment principal de la prison et exiger des explications. Pour cela, il faudrait sortir.

-Créateur, vous devriez vous préparer. Il va falloir sortir et se rendre à la prison. Prenez ce dont vous avez besoin.

Deux minutes plus tard, Informateur enclenchait l'ouverture de la porte du hangar, la chaleur de la planète commençant à emplir les lieux. Le quarien démarra le moteur du véhicule pénitentiaire et fila à toute vitesse. Derrière le pilote, Informateur scrutait les lieux. Y aurait-il des personnes à l'extérieur? Le bâtiment principal se détailla au loin. C'est alors que le geth vit les cannons de défense se mettre en marche et se pointer vers eux.

-Attention aux cannons!

Le quarien mit le pied au plancher faisant avancer le véhicule aussi vite que possible. Le pilote fonçait vers un hangar du complexe. Cependant les portes étaient fermés et peu de chance qu'elle s'ouvre assez. Un déflagration retentit à quelques mètres derrière le véhicule, sans que le quarien arrête sa course.

-Attention à l'impact.

Quelques instants après cet avertissement du quarien, le véhicule percuta violemment la porte du hangar, la défonçant. C'était brutal, mais au moins ils étaient hors de portée des cannons. Le geth avait été projeté au sol lors de l'impact, mais heureusement, sa plateforme n'avait pas été endommagé.

-Créateur, vous allez bien?

-J'ai connu mieux, mais on fait aller.

Le geth aida le pilote a sortir du véhicule. Le hangar n'était pas très différent de celui qu'ils avaient quittés. Excepté que la porte donnant accès à l'intérieur du complexe avait été détruite. Des gardes avaient-ils tentés une sortie ou étaient entrés en force? Peut-être.

-Tentons de retrouver du personnel de la prison.

Informateur s'avança dans le couloir, le quarien le suivait en boitant. Le geth ignorait cependant la direction à prendre, n'ayant pas les plans de la prison dans ses bases de donnée. Cependant, on peut dire que la chance fut de son côté. Alors qu'ils effectuaient un tournant, le duo geth et quarien tombèrent sur quatre turiens en uniforme, visiblement des gardes. Ces derniers tentaient de forcer l'ouverture d'une porte. L'un d'eux remarqua la présence des nouveaux venus et aussitôt, les turiens pointèrent leurs armes dans leur direction.

-Vous êtes dans une prison son la juridiction de la hiérarchie turienne. Identifiez-vous ou nous serons contraint de vous abattre sur le champ.

-Opérateur Informateur du GIP, accompagné de Linch vas Rannoch, simple pilote. Notre arrivée dans cette prison pour un transfert de prisonnier était prévu. Vos défenses nous ont attaquée, éliminant au passage le prisonnier du transfert. Que ce passe-t-il ici, soldat?

Le geth n'avait nullement peur de s'imposer aux gardes turiens. Il savait pertinemment qu'il avait un niveau hiérarchique plus élevé que le leur. Après tout, les dénominations du GIP différait peut-être de celles des autres espèces, mais elles demeuraient connus. Le garde ayant pris la parole hésita pendant quelques instants, avant de prendre la parole.

-On est dans la merde, voilà ce qui se passe. Toute l'installation déconne. Le chef nous a envoyés pour récupérer du matériel dans l'armurerie.

-Besoin d'aide?

-Occupez-vous plutôt du quarien. On s'occupe des armes.

-Très bien.

Le garde resta pour surveiller, alors que ses collègues forçaient la porte et pénétraient dans l'armurerie. Ils en ressortir avec divers types d'armes et beaucoup de munitions.

-Vous passez devant, histoire qu'on vous surveille. Si vous êtes vraiment ce que vous prétendez, alors vous pourrez nous aider une fois qu'on sera retourné au centre de commandement.

Informateur s'avança sans dire un mot, le pilote quarien appuyé contre lui. Plus vite ils seraient arrivés auprès des responsables, mieux ce serait.








Dernière édition par Informateur le Jeu 10 Mar 2016, 18:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Révolte   Jeu 10 Mar 2016, 16:41
Décidément la vie alternait les phases chiantes et les phases d'actions. Depuis quelques temps, l'action prenait le dessus et ce n'était pas pour déplaire au Turien qui s'était un peu reposé sur ses lauriers lors de son année passée à Atteren. Quoi qu'on en dise, l'éducation c'était un peu "la planque" en comparaison avec le terrain.

Dernièrement, avec son équipe Telhius avait maté une rébellion sur Nalisin, et il fallait croire que la hiérarchie commençait à le prendre pour un geôlier depuis cet incident. Suite à cette opération, la prison étant hors service il avait fallu transférer les détenus survivants sur plusieurs planètes et stations pénitentiaire Turienne. Le lieutenant-Commandant regretté presque que ces pourritures n'aient pas toutes péries lors des affrontements.

Quoi qu'il en soit, une majeur partie de ses hommes et lui même se retrouvaient à nouveau en mission, ils étaient à bords d'un transporteur aménagé pour le transfert de prisonnier. Équipé de cellules et systèmes de sécurités comparables à ce que l'on pouvait trouver dans une prison standard. Les turiens étaient forts d'une vingtaine d'hommes. L'effectif était minime comparé à ce dont avait l'habitude Telhius mais la mission ne pouvait pas être dangereuse n'est ce pas ? Si cette fois il se passait quelque chose le turien n'aurait plus foi en la sécurité de leurs prisons.

A l'arrivée du vaisseau dans le système, ils durent s'identifier auprès d'une patrouille de sécurité, habituelle dans cette région de la galaxie. Le chemin les séparant de Maitrum n'était plus très long et c'est seulement à l'approche de la planète qu'un appel fut destiné à Telhius depuis le cockpit du transporteur. Le pilote ne faisait pas partit de l'équipe du turien, Velus Jussen était pilote pour une société privée de sécurité avant de quitter son emplois et de bosser pour les forces de l'ordre sur Palaven. En somme, il ne faisait plus partit de l'armée depuis longtemps et sa désinvolture avait irrité le Turien pendant tout le trajet.

- Mr.Sharkan, on a une signature provenant d'un appareil de l'alliance en approche de Maitrum. C'est pas quelque chose d’impressionnant comme bête.

- Décidément ils sont partout... Ouvrez un canal de communication avec le vaisseau Humain Jussen.

La communication prit plus de temps que d'habitude, il faut croire que ce vieux transporteur était archaïque et que la seule pointe de haute technologie résidait dans ses geôles.

- Ici le transporteur PPI-042, demandons identification immédiate.

La réponse fut plus rapide et il ne fallut que quelques minutes pour qu'une autorité compétente prenne la communication à la place du Timonier humain. La voix était féminine et elle se présentait sous le nom de Kahlee Sanders . Après quelques explications l'humaine nous retransmit l'appel de détresse lancé depuis la planète quelques heures auparavant. Le turien jura sans prêter attention à la communication encore ouverte. Deux prisons, deux emmerdes.

- Je vous remercie pour ses informations. Je ne suis au courant de rien concernant une potentielle I.A mais je prends note de vos informations. Posez vous après nous, nous allons assurer la sécurité de votre équipe une fois au sol.

Après quelques détails supplémentaires, la liaison fut fermée et la descente amorcée. L'ambiance au sein du vaisseau était passée d'agréable à tendue. Certains avaient participé au raid de Nasilin qui s'était averé être une opération violente et dangereuse, recommencer tout de suite une telle activité n'en enchantaient pas beaucoup hormis quelques têtes brûlées.

Une fois dans l'atmosphère, le cargo prit la direction du hangar qui répondait positivement aux demandes d’atterrissage. La nature même du cargo avec sa forme particulière l'obligeait à se poser sur une piste prévue pour les vaisseau de transports venant approvisionner le complexe en temps normal.

Telhius fit verrouiller la pièce ou se trouvait les cellules des prisonniers le temps que la crise soit réglée. Sauf un miracle ils ne pouvaient en aucuns cas s'échapper, même si ils sortaient de leurs cellules par magie, ils se retrouveraient enfermés.
Une fois au sol, Telhius fut impressionné par la démesure du hangar, il se rappela les chiffres... Un nombre incroyable de gardes, un demi million de prisonniers.. c'était de la folie, le hangar disposait d'un nombre important de quais et encore plus de véhicule, des patrouilleurs, des rampants de transports, des cargo mobile pour approvisionner les structures de la prison. C'était immense.

Sur le Quai voisin le petit vaisseau de la spécialiste humaine se posa. Telhius et ses hommes se rendirent auprès d'elle. Au même moment le timonier restant à bord du vaisseau appela le soldat par holocommunicateur.

- Mr.Sharkan, vous n'avez peut être pas vu, un autre vaisseau Turien est posé, peut être que des renforts sont déjà arrivés au sein de la prison.

Le turien remercia le pilote avant d'arriver à la hauteur de Kahlee.

- Un plaisir de vous rencontrer, c'est moi que vous avait eu plus tôt. Dit-il en serrant fermement la main de l'humaine.

Telhius réfléchit rapidement avant de trouver une console sur laquelle il avait une vue aérienne de la prison. Il s'aperçut qu'il était bien loin de la prison, à pied en tout cas et de ce qu'il savait, Maitrum n'était pas une planète ou il faisait bon sortir son nez dehors. Comme le turien l'avait néanmoins remarqué plus tôt, en même c'était difficile de ne pas s'en rendre compte, le hangar était jonché de véhicules.

- Voilà l'idée Mlle Sanders, elle est relativement simple, on fonce vers la prison à bord de l'un de ses rampants. Vous dîtes que l'IA a prit le contrôle du complexe, alors il faut s'attendre à voir les défenses de la prison nous tirer dessus. Vous disposez d'un pilote ?

Visiblement non, ils n'avaient pas de pilotes, tout du moins, de soldats assez qualifier pour manier avec subtilité un tel engin, c'était des "soldats" de laboratoires, affecté 24h/24h à la sécurité d'un complexe scientifique humain.
Telhius désigna trois turiens pour piloter le nombre nécessaire de véhicules. Les humains montèrent tous dans le même véhicule tandis que les turiens se répartirent en deux équipes.
Ils avanceraient en adoptant une formation ne triangle, le rampant de Telhius au centre et en tête de groupes, les deux autres flanqués sur les côtés à quelques mètres de distance.

Dans un vacarme de moteurs et de crissements de pneus sur le sol du hangar, les véhicules partirent pour fouler rapidement le soul rougeoyant de cette planète infernale. Presque arrivés, le pilote de tête rassura tout le monde expliquant qu'il voyait des carcasses fumantes et grillées d'autres rampants, un seul mais ce fut suffisant pour mettre tout le monde en alerte.

Comme si la reflexion avait eu le pouvoir d'attirer la poisse sur les différentes unités, un bruit sourd se fit entendre plus loin en avant, le bruit distinctif d'une tourelle automatique à double canons. Rapidement le sol trembla en plus des remous provoqués par les défauts du terrains. Les explosions de tirs causèrent des haut le cœur parmi les soldats lorsque ces derniers venaient exploser à quelques mètres des rampants.
Les trois véhicules se mirent à zigzaguer, à décrire des trajectoires de routes improbables pour fausser les calculs de trajectoires de la tourelle.

Finalement, les rampants déboulèrent à toute vitesse dans une brèche faites à même la porte d'une entrée complètement défoncée ou se trouvait déjà deux rampants. Tout le monde sortis à la hâte de ces cercueils roulants et certains furent soulager de se voir encore en vie en observant l'état du troisième véhicule qui avait subit quelques éclats de tirs après avoir perdu ses boucliers, la coque était noircit et la verrière du pilote était fissuré.
La porte étant défoncée, il faisait une chaleur insoutenable dans ce hangar, la troupe se précipita vers la seule sortie évidente, une fois la porte refermée, la température devint à nouveau plus acceptable. Ils étaient trop nombreux dans ce couloir étriqués, Telhius prit les devant jusqu'à tomber sur une défense de fortune ou plusieurs turiens s'amassaient.
Rapidement et après identification l'hostilité apparente des hommes de gardes se fit des moindres.

On lui apprit rapidement qu'un autre groupe était arrivé un peu avant eux, il s'agissait du Général Artérius Vorasen. Ce nom parlait à Telhius, l'ironie de la situation tira un sourire au soldat sous son casque. Il remercia le garde et avança un peu afin de trouver le général.

Lorsqu'il le trouva, le soldat retira son casque avant de s'identifier.

- Général, Lieutenant-Commandant Sharkan, heureux de vous recroiser. Nous venons apporter une cargaison de prisonnier mais la situation n'a pas l'air au beau fixe. Nous avons une humaine avec nous, une dénommée Kahlee Sanders qui prétends être une experte en Intelligence Artificielle. J'ai cru bon de l'autoriser à nous suivre, elle pourrait s'avérer d'une aide précieuse.

Le soldat était resté au garde à vous pendant la totalité de son monologue.
A présent les choses changeaient de mains, il était même presque heureux de savoir qu'il ne dirigerait pas cette opération.
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MessageSujet: Re: Révolte   Ven 11 Mar 2016, 23:03
Système Balor. Station de ravitaillement. Vaisseau de transport "Redemption". 1 Mars, 5h35.

Une semaine. Cela faisait presque une semaine que Ghorn voyageait de ce vaisseau-cargo. Officiellement, lui et 7 autres mercenaires étaient là pour protéger un très gros convoi d'ézo. En réalité, rien que l'équipage de l'appareil, composé uniquement de Butarien aurait amplement suffit à défendre le vaisseau en cas d'attaque.
Les mercenaires et l'équipage étaient là pour une toute autre raison.
C'est il y a maintenant deux semaines qu'un parfait inconnu contacta Ghorn via un canal sécurisé, visage caché et voix trafiquée. Enfin, dire "Parfait inconnu" est surement exagéré puisque le Krogan connaît bien cet individu et ces manières puisqu'il fait parti de ses employeurs les plus récurrents, et ce même si il ne sait rien de lui si ce n'est que c'est une sorte de courtier de l'information, ne connaissant son véritable nom ou même ses ambitions, juste une image représentant une caméra de sécurité avec un oeil rouge et un pseudo, Glam.

Même si le mercenaire préfère travailler seul, il lui arrivait de se retrouver à la tête d'un groupe de Freelance recruté également par Glam, destiné à soutenir le Krogan et à mourir sans autre but. Ghorn n'aimait pas les Freelances de manière général, même si il en était lui même un. Les raisons qui le pousse à détester ses comparses sont exactement ce qui le définit lui-même. Quel que soit le freelance, nouveau ou expérimenté, ils sont trop imprévisibles et ne savent pas travailler en équipe. Un nouveau voudra prendre des risques pour impressionner son employeur ou ses co-équipiers, et un ancien refusera d'obéir à un chef d'équipe, même si ce dernier est désigné par l'employeur.
Là, pour la première fois, Glam avait mit la main au portefeuille, entre le vaisseau, l'équipage de contrebandiers et 8 mercenaires armés jusqu'aux dents. Ces derniers étaient tout sauf des incompétents, cela pouvait se voir à l'équipement, aux armures et surtout aux cicatrices et aux regards qu'ils pouvaient faire. Ils avaient du vécu. Une tireuse de précision Turienne équipée d'un Veuve, une commando biotique Asari portant un Pirate AT-12, deux Butariens, un armé d'un fusil harpons Kishock et un d'un M-37 Falcon, d'un binôme composé d'un Galarien spécialisé dans le piratage et d'un Turien affublé de cicatrices sur la tête, son visage marqué par la guerre, sa mandibule droite étant même absente. Les deux avaient les mêmes couleurs d'armures noires avec un crâne blanc d'humain avec deux éclairs passant derrière. Surement des anti-humains. Une chance! Il n'y en avait pas dans le groupe. Cela dit, ses ornements et ses symboles ne disait rien à Ghorn, des soldats personnels de Glam?
Le Turien avait était désigné pour diriger le groupe, alors que le Galarien était là au cas où si le plan A se passait mal... Il fallait donc absolument protéger ce dernier, car si il venait à mourir, ils allaient surement rester bloqué sur place. Il était équipé d'un Locust au cas où, ne devant pas spécialement être en première ligne. Cela ne voulait pas dire qu'il ne savait pas tirer, il était surement très bon, mais son importance dans la mission faisait que lors des échanges de tirs, il devait être protégé.
Le chef de ce groupe, le Turien balafré, intriguait grandement Ghorn, il portait une armure des soldats d''élites de la Hiérarchie Turienne, équipée des petits propulseurs sur les épaules et les jambes... Un déserteur très certainement, ou bien un opportuniste. Elle était en mauvaise état mais semblait fonctionnelle.
Le dernier membre du commando était le seul qui n'avait pas énormément d'expérience, mais il n'en avait pas vraiment besoin à vrai dire. Il s'agissait d'un Krogan assez jeune dans une armure flambant équipé d'un Avenger et d'un Predator. Il empestait l'arrogance et voulait en découdre. Son rôle était clair. Enfoncer les barricades en cas de problème.

Bref! La mission semblait simple sur le papier, récupérer un VIP dans une zone à risque. Rien de compliquer, rien qui justifie la présence d'autant de soldats. Même si l'équipage de Butariens ne devait pas intervenir, les 8 mercenaires étaient théoriquement suffisant.
Le briefing a bord du vaisseau réussit à refroidir légèrement certains membres du commando.
Glam a planifié une attaque de la planète pénitentiaire Maitrum pour y exfiltrer un terroriste Turien condamnée à la perpétuité. Une prison de haute sécurité, grandement sécurisée contenant un demi million de prisonniers extrêmement dangereux et tout un bataillon de gardes suréquipées et surentraînés.
Le plan était simple, le vaisseau cargo, ayant officiellement pour trajectoire Illium-Citadelle, devait se ravitailler sur une station du système Balor. Certes, ce n'était pas la route, mais personne ne s'intéresse à la cargaison d'un vaisseau de transport tant qu'il n'y a pas de problèmes.
Pour l'approche, l'employeur avait envoyé dans le système informatique de la prison une IA qui avait fuit sa destruction au sein de cette même prison. Glam l'avait caché, et en échange, elle devait lui permettre de récupérer sa cible en piratant la prison de l'intérieur, et empêcher tout contact avec la Hiérarchie Turienne. Théoriquement, si les gardes voulaient survivre, ils allaient devoir envoyer un signal sur un canal d'urgence. Là, le transport passant par "hasard" à ce moment dans le système voisin recevrait le message et approcherait donc légalement de la station sans risque de se faire attaquer. Une fois sur place, éliminer le peu de gardes non piégés, le commando devant être normalement aidé par l'IA.
En cas de problème avec cette dernière, le Galarien était justement là au cas où. C'était cette partie qui avait refroidit certains individus, faire confiance à une IA n'était pas inné chez les organiques, la méfiance était de mise, sachant que cette dernière avait justement quelques problèmes avec les non-synthétiques en général.

Système Balor. Station de ravitaillement. Vaisseau de transport "Redemption". 1 Mars, 8h01.

Le signal venait d'être émit, le vaisseau ne se fit pas prier et parti immédiatement en direction du système Talava. Les mercenaires se préparèrent à l'assaut. Ils n'avaient pas prit le temps de sympathiser. Vu la mission et les moyens mit en oeuvre, il y avait très peu de chances que tous survivent. Mais si jamais ils y arrivaient, la récompense serait au rendez-vous.
Dans quelques heures, une véritable course à la survie aller commencer. Ghorn enfila son armure, finit de nettoyer son Claymore et sorti de ses quartiers pour se rendre dans le cockpit. Il était d'ores et déjà prêt, et il fallait qu'il contemple l'espace pour se vider la tête.

Système Talava. Environs de Maitrum. Vaisseau de transport "Redemption". 1 Mars, 15h46.

"Prison pénitentiaire, ici le Capitaine Klorn du vaisseau-cargo Redemption, nous avons reçu votre appel de détresse et venons vous apporter notre soutient. Avon nous l'autorisation d'atterrir? Répondez."

Aucun signal, tout se passait comme prévu, le Capitaine leur fit signe de la tête et le commando se dirigea vers la soute.
Ils montèrent dans une petite navette spécialement prévue et amenée pour l'opération. Même si cela pouvait sembler suspect, leur alibi ne devait durer que quelques minutes le temps que les gardes ne se posent plus de questions avant de les tuer. Alors les détails logiques, ils n'avaient pas le temps pour cela...

"Qu'est-ce qui nous assure que l'IA ne nous dézinguera pas en vol?"

L'un des Butariens semblait perplexe concernant l'IA et le plan en général.

"Rien."

Le Turien balafré ne semblait pas ouvert à la discussion.

"Maintenant, tu t'assois, et tu la boucle."

La navette sorti du vaisseau et se dirigea vers la planète. Ils rentrèrent dans l'atmosphère. Quelques turbulences, mais rien de grave. Tous s'équipèrent de casque ou de masque pour respirer au cas où le lieu de leur atterrissage ne soit pas sûr. Ils ne mirent pas longtemps à rejoindre les installations pénitentiaires qui semblaient à certains endroits, vides et sans vies.

"Les tourelles de défenses ne nous tirent pas dessus... L'IA a fait son job.
-Ou alors ils l'ont déjà désactivée
-Je ne pense pas, une IA de ce type ne désactive pas comme cela"

À la réponse du Galarien, Ghorn grimaça légèrement. "Connards de Galariens manipulateurs"
La navette passa au-dessus d'une carcasse de véhicule terrestre. Des marques d'explosifs se situaient sur toute la route.

"Les tourelles marchent. Et l'IA est avec nous pour l'instant, on continue donc... On va au Spatioport!"

À la vue de la navette, la hangar s'ouvrit, laissant passer le véhicule aérien. Celui-ci atterrit sur le sol du hangar et s'arrêta.

"On descend. Prudence désormais..."

Ils descendirent virent des vaisseaux n'appartenant pas à la prison... Des renforts. Aussi vite? Ils devaient déjà être dans la zone lorsque le message fut émit. La Turienne s'avança alors.

"Qu'est-ce qu'on fait? On abandonne la mission?"

La Sniper semblait nerveuse, tout se compliquait de plus en plus... La tension montait et certains n'étaient pas rassurés. L'arrivée aussi rapide de renforts sur place aller considérablement compliquer la mission, ils allaient surement résoudre le problème plus facilement et cela fait davantage d'individus à tuer. Non pas que cela leur déplaise, mais si ils arrivent à rouvrir les portes où les gardes sont enfermés. Cela risque de devenir juste impossible.
Il fallait savoir que dans le commando, la plupart était recherché dans les systèmes Conciliens. C'était principalement pour cela qu'il devait tuer les gardes le plus tôt possible. Avec des renforts, cela aller surement vite se compliquer.

"Non... On continue. On improvisera quelque chose si besoin, nous avons une raison à notre présence ici.
-Je te préviens, si il faut mentir, je suis très mauvais acteur. Et la raison de notre présence ici est plus que douteuse. Si ils posent des questions..."

La réflexion de Ghorn fit légèrement rire les deux Butariens et la Turienne. Le chef du groupe s'avança silencieusement vers le plus âgé des deux Krogans. Même s'il portait un casque, on pouvait sentir qu'il n'appréciait pas l'insubordination, la piste du déserteur se concrétisait de plus en plus.

"On improvisera."

Il se retourna et fit signe au commando de se diriger vers les vaisseaux. Ils étaient soit vite, soient bouclés. Une chance pour l'instant. Si il y avait du personnel à l'intérieur, cela allait surement compliquer leurs tâches. Ces derniers pourraient prévenir leurs alliés de l'arrivée de mercenaires.

"On ne reste pas ici. Notre cible est dans l'aile A de la prison. Celle où les émeutes ont démarré. La navette repart en orbite, nous prendrons ces rampants pour rejoindre les bâtiments. On essaye d'éviter le plus possible les gardes, et on ouvre le feu s'ils sont moins que nous. Pour les prisonniers, il va falloir la jouer finement, on ne peut pas ouvrir le feu ouvertement sans identifier notre cible. Réfléchissez avant de tirer. Deux équipes, une par véhicule. Toi, toi et toi, avec moi, les autres prenez le second."

Ghorn se retrouva avec les deux Butariens et la Turienne. Le chef de groupe venait de prendre le Galarien, le Krogan et l'Asari avec lui. Une aubaine! Parmi eux, les 3 individus qu'il ne pouvait déjà plus voir.
Ils se dirigèrent vers les véhicules alors que la navette repartait une orbite. Le balafré ouvrit une communication.

"Au moindre problème, vous rappliquez ici avec des renforts de l'équipage et vous tenez la position tant qu'on est pas revenu. C'est un ordre. Terminé."

Le pilote ne répondit pas, cela était normal à vrai dire, il n'avait pas d'ordre à recevoir de cet individu, il s'agissait d'une ingérence totale de la part du Turien.
Les véhicules démarrèrent et partirent en direction du bloc A. Il ne restait plus qu'à espérer que l'IA ne leur réserve pas le même sort qu'au véhicule fumant par-dessus lequel ils étaient passés.


Spoiler:
 




Dernière édition par Weyrloc Ghorn le Mer 30 Mar 2016, 18:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Révolte   Mer 30 Mar 2016, 02:25
La progression dans les couloirs de la prison se faisait très lentement. Cela n'avait rien de bien anormal étant donné la situation. En fait, on pouvait même dire que c'était le résultat de plusieurs éléments qui s'additionnaient. Tout d'abord, le fait que se soit une prison hors de contrôle obligeait à prendre des précautions. Certes, les prisonniers ne se baladaient pas en liberté dans toutes les ailes de la prison, cependant allez savoir si cela allait resté ainsi. De plus, rien ne garantissait qu'un ou deux petits malins de l'informatique ne parviennent pas à franchir des portes. Comme autre source de ralentissement, il fallait également compter le quarien boitant. Finalement, il ne fallait pas oublier le matériel. Transportés des armes et des munitions, ça ne se fait pas d'une seule main en gambadant dans les champs. Des armes et des caisses de munitions, ça pèsent son poids.

Au moins, pour le moment, les choses allaient plutôt bien. Informateur marchait en tête du groupe, son pilote quarien s'appuyant contre lui. Les gardiens turiens avaient exigés qu'il laisse son fusil d'assaut. Au moins, il avait été autorisé à conserver son pistolet. Du coup, l'Opérateur du GIP avançait pistolet pointé devant lui, à l'affut de toute menace, avec son fusil d'assaut dans le dos. Pendant ce temps, les quatre gardes turiens suivaient de près. Silence le plus complet entre les six individus, jusqu'à ce que le quarien perde patience et décide de prendre la parole.


-C'est encore loin ce poste de commande?

-Encore plusieurs minutes avant de l'atteindre.

-Vous auriez pas pu foutre l'armurerie plus près?

-T'as qu'à te plaindre aux architectes.

Ils arrivèrent dans un embranchement à quatre voies. L'un des gardes indiqua celui de droite et Informateur suivit les indications. Le chemin les emmena dans une petite salle, occupé par quelques meubles et des piliers. Ce fut cependant les deux tourelles déployés qui attirèrent l'attention du geth.

-Attention, tourelles!

-Du calme.

L'un des gardes avait prit la parole. Lui et ses collègues n'étaient nullement impressionnée par la présence des tourelles de défense.

-T'en fais pas, boîte de conserve. En passant par ici pour rejoindre l'armurerie, on a désactivé ses tourelles. Il n'y a aucun risque.

Il se trompait lourdement, alors que les deux tourelles commençaient à bouger et se pointaient vers leur groupe.

-À COUVERT!

Informateur avait hurlé cette commande, alors qu'il se jetait derrière un des piliers de pierre, en entraînant le quarien avec lui. Les turiens eurent moins de chance. Alors que les deux tourelles ouvraient le feu, ils n'étaient pas encore à couvert. Sur les quatre, trois parvinrent à éviter d'être touché et se mettre en sureté. Le dernier n'eut pas cette chance. L'un des tirs lui fit exploser une jambe alors qu'il avait presque atteint un meuble pour se planquer. Le turien hurlait de douleur, alors qu'un de ses compagnons le tirait vers lui. Informateur observait le tout en réfléchissant. Il fallait agir rapidement, autrement ce gardien allait se vider de son sang. Le geth fit un rapide inventaire de son matériel. Aucune grenade et un seul tir percutif en réserve. Pas d'hésitation à avoir. L'Opérateur surgit de sa couverture et enclencha le tir percutif. Le projectile explose alla percuter la tourelle la plus proche la faisant voler en éclat. Plus qu'une, mais ça n'allait pas être facile.

-EH, attrape.

Le geth tourna son regarde vers le turien s'étant adressé à lui. Il le vit lancer une grenade dans sa direction. Le projectile explosif atterrit à quelques centimètres d'Informateur. Heureusement, il n'était pas enclenché. Le geth ramassa la grenade, l'activa et la lança vers la dernière tourelle. Elle alla percuter la tourelle, avant d'exploser. Un problème de réglé. Restait maintenant le problème turien. Le concerné continuait de se vider de son sang. Un de ses compagnons tentait d'arrêter l'hémorragie en utilisant divers papiers ramassés ici et là.

-Par les esprits, il va y rester si ça continu. Il a besoin de médi-gel au plus vite. Il tiendra jamais jusqu'au poste de commandement.

-J'ai du médi-gel.

Le quarien s'était exprimé. Il s'approcha du turien blessé lui administra une dose de mégi-gel. La solution médicale recouvrit la blessure du turien, stoppant l'hémorragie. Le blessé avait cependant perdu connaissance.

-Il vaut mieux continuer maintenant.

Le geth étudia rapidement la situation. Il fallait amener le turien blessé au centre de commandement aussi rapidement que possible. Cependant, il ne fallait pas laisser ces munitions ici. Trop dangereux. Sans attendre, Informateur s'approcha du blessé et le hissa sur son épaule droite. Les turiens ne firent pas le moindre commentaire, ils reprirent les armes et les munitions qu'ils étaient venus chercher et ils reprirent leur chemin. Du coup, Informateur progressait désormais avait un turien sur une épaule et un quarien en appui sur l'autre. Heureusement, la suite fut tranquille. Ils finirent par atteindre une barricade tenu par plusieurs gardes de la prison. Ils avaient enfin atteint le poste de commandement. Les gardes s'expliquèrent rapidement avec leur collègue et Informateur et le quarien purent entrer sans problème. Le geth laissa le blessé au soin de ses collègues, alors qu'on le priait, le créateur et lui, d'attendre dans un coin pendant quelques minutes. Au bout de deux minutes, un turien, visiblement le directeur de la prison vint à leur rencontre. Il les salua poliment.

-Merci d'avoir sauvé un de mes hommes. Désolé pour les inconvénients survenu à cause de cette IA. Au moins, pour le moment, cette zone est sûre. Je sais également que vous ne mentez pas en disant que vous appartenez au GIP. Je me souviens du transfert prévu. Mes gars m'ont également prévu que le prisonnier a été tué. Tant pis.

-C'est mon devoir, directeur. Je suis prêt à vous aider à reprendre le contrôle de la prison, monsieur. Cependant, le créateur ferait mieux de rester ici.

Un garde s'approcha.

-Monsieur le directeur. Il y a un général qui est arrivé avec des hommes à lui. Il exige des explications et il veut vous parler.

-... Sûrement le général Vorasen. Son inspection était prévue... Je sens que je vais me faire engueuler pour tout ce merdier.






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MessageSujet: Re: Révolte   Ven 15 Avr 2016, 01:00
Telhius crû discerner un signe de dégoût lorsque le général posa les yeux sur l'humaine. Un regard que cette dernière perçu tout en restant impassible.
Le général s'éclaircit la voix avant de répondre aux annonces du lieutenant-commandant.

- Un plaisir Lieutenant-Commandant. Nos routes se croisent de plus en plus souvent il faut croire. Votre présence est bénéfique au vu de la sit uation. Une experte en I.A dite vous. Très intéressant mademoiselle Sanders. Dit-il en se tournant à présent vers l'humaine. Vous êtes sur un territoire turien ne l'oubliez pas, vous suivrez les ordres du lieutenant-commandant.

Telhius resta droit comme un piquet, attendant des ordres plus concrets.

- Sharkan, tâcher de faire ce que vous pouvez ici, je m'en vais quérir une aide plus conséquente, ce secteur est sous notre contrôle totale, je trouverai facilement des forces d'interventions pour rétablir l'ordre. Mettez en sécurité les turiens que vous trouverez et abattez les prisonniers à vu. Je ne tolère pas que l'on remette en cause notre autorité.

Sur ces mots, le grand turien fit quelques gestes à ses hommes qui restèrent sur place à l'exception de deux d'entre eux qui partirent avec lui. Un pilote les accompagna et on entendit au loin le bruit du rampant qui s'éloignait vers le hangar accompagné du bruit des tourelles extérieur essayant de dégommer le véhicule. Quand elles cessèrent, Telhius et les autres décompressèrent un peu, soulagés de ne pas avoir entendus le transport exploser.

C'est Kahlee Sanders qui rompit le silence en s'adressant à l'officier turien.

- Il me faut atteindre le centre informatique du complexe lieutenant-commandant. Au mieux, un terminal mais je risque d'être fortement limitée.

Telhius opina du chef, il faillit presque partir sans répondre, prit dans ses pensées. Le turien s'était déresponsabilisé du commandement lorsqu'il avait vu le général Vorasen mais cette tâche lui incombait à nouveaux.

- On va faire notre possible Mlle Sanders, vous resterez derrière mes hommes, je ne veux pas prendre le risque de vous perdre inutilement.

Le soldat retourna en arrière donner ses ordres aux gardes du complexe. Il fallait qu'il puisse lui donner des informations sur les lieux. celui qui semblait diriger le petit groupe de garde s’identifia rapidement avant de venir à la rencontre de Telhius.

- Sergent Jaius monsieur.

- Repos Sergent. Je veux que trois de vos hommes restent ici et surveillent les lieux, le reste vient avec nous. J'ai besoin d'informations sergent. Le bâtiment ou nous nous trouvons peut-il être envahit par les détenus ? L'est-il déjà ?

Le sergent fit non de la tête.

- Non, normalement ce bâtiment est encore sécurisé mais les portes reliant les différents bloc risquent de céder si on ne fait rien. Monsieur, si je peux me permettre, il y a urgence, certains de nos hommes sont bloqués avec les détenus dans les blocs B C et D. Si on ne fait rien ils vont se faire mettre en miette. Ce doit être l'horreur pour eux.

Telhius remercia le sergent et revint vers ses troupes. avec les hommes du général, il disposait d'une vingtaine de soldat. C'était bien peu pour un affrontement avec les détenus, même si ils n'étaient pas armés. Telhius fit confiance au sergent et il mit sa troupe au galop en direction du centre de commandement du complexe pénitentiaire. Prudent il avancé tout de même avec le canon levé et ses hommes étaient en formation désserées, autant qu'ils le pouvaient dans ces couloirs pour éviter de tous tomber sous une rafale de calibre lourd.

Il fallut à peu près cinq minutes au petit contingent pour arriver. A travers une vitre blindée un opérateur comprit immédiatement que les turiens en approche étaient des alliés et il ouvrit les portes. Baissant leurs armes, Telhius et ses hommes s'engouffrèrent dans la pièce équipée de toute part de matériel de pointe. Ecrans géants, terminaux performants, port d'armes etc...

Les soldats ne sachant où se mettre se postèrent de part et d'autres de chaque entrées. Telhius remercia l'opérateur avant de jauger rapidement qui était qui. Un turien se démarqua à nouveau. Sûrement un éminent du centre pénitencier, peut être même le directeur de l'établissement.
Le turien s'avança vers lui.

- Enchanté Général, je m'appelle Metrius, je suis le directeur de ce centre, je suis plus qu'heureux de vous voir vous et vos hommes.

Telhius enleva son casque afin de se dévoiler et de montrer ainsi, plus de respect envers son interlocuteur.

- Je ne suis pas le général Vorasen. Lieutenant-commandant Sharkan. J'ai croisé le Général et je suis ses ordres à présent. Sauvez vos gardes, tuer les opposants sans somation.

Telhius regarda par dessus l'épaule de Metrius et il fit de grand yeux. Il se doutait que le geth et le Quarien ne devaient pas être dangereux sinon ils ne seraient pas laissés comme ça mais.. un problème d'IA et un Geth... Le turien n'aimait pas ça.
Ce fut Kahlee qui réagit avant lui.

- Metrius sauf votre respect, que fait un Geth dans cette prison ? Vous n'avez pas assez de problèmes avec les IA pour aujourd'hui ?

Finissant à peine sa phrase, l'humaine s'avança vers le terminal du centre de commandement, l'opérateur s’apprêtait à lui refuser la place mais sur un geste de Telhius il la lui céda.

- Je vais analyser la situation Lieutenant-Commandant. Je vais faire de mon mieux et au plus vite.

Sur le regard interrogateur du directeur, le Turien s'expliqua.

- C'est une experte en I.A Metrius. J'ai cru comprendre qu'on pouvait lui faire confiance.

Quelques minutes avant

..... ..... ..... Analayse .... .... ....

Un nouveau rampant quitte le hangar. Aucuns matricule amis détectés. Probablement mes "amis" à bord de ces véhicules Turiens.
L'I.A se téléchargea aux itinéraires de routes du Rampant qui abritait un lourd Krogan. Elle voulait y inscrire un message qui s'afficha en télégramme.

Imprévus. Unités Turienne supplémentaires.

Au même moment ,le Rampant du général Vorasen croisa celui des mercenaires du Krogan en faisant le chemin inverse. Ni une ni deux, le général prit un communicateur pour informer l'équipe de Telhius d'une nouvelle présence.

Weyrloc:
 
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