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 Trop vieux pour ces conneries

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MessageSujet: Trop vieux pour ces conneries   Dim 13 Mar 2016, 16:33
Intervention MJ : NonDate : Mars 2201 RP Tout public
Alec Sykes ♦ Sara Vaylee
Trop vieux pour ces conneries



Le Caporal Emerson l'avait appelée en catastrophe à la première heure lui demandant de venir à bord du Leipzig. Chance pour lui, Sara devait repasser sur la frégate pour prendre de la paperasse qu'elle devait terminer de remplir. Retournant au spatioport, une fois prête, elle fut accueillie par le soldat au teint livide.

Pourquoi tu n'es pas allé consulter un médecin sur place? Demanda-t-elle l'empoignant par le bras pour l'entraîner dans l'infirmerie.

Réflexe, marmonna Emerson, les traits tirés par un mal encore inconnu.

L'installant sur la table d'auscultation, elle lui prit ses constantes tout en lui posant les questions classiques. Une simple prise de sang et un échantillon d'urine passèrent dans un automate d'analyse médicale et en sortie quelques minutes plus tard sur la datapad de la jeune femme. Installée sur sa chaise, le docteur examinait les résultats en triturant sa lèvre inférieure. Sans équivoque, elle les relut une dernière fois puis soupira. Écoulements douteux bleuâtres, douleurs très prononcées et précises en un point, brûlures. Sara se leva puis se dirigea vers le soldat toujours assis sur la table d'examen. Le visage du Caporal était tendu entre la douleur et l'anxiété. Ils étaient les héros lorsqu'ils portaient des armes mais dès qu'un rhume apparaissait, Sara les retrouvait tous en mode fœtale. Je devrai peut-être arrêter de les materner autant et leur donner des coups de pied au cul plus régulièrement. Hum, pas sûr que j'y arrive.

M'man, c'est grave?

Dis-moi, dit-elle les mains sur les hanches, prenant une pause pour donner un air plus sévère. T'as passé la nuit avec une Turienne cette semaine?

Comm... Oh ... Je ... Peut-être,bredouilla-t-il tentant de feindre l'indifférence.

Ne me dis pas peut-être quand c'est évident que tu as envoyé ton petit soldat en guerre. Son visage se radoucit amusée par la situation. Chaton, prends des précautions la prochaine fois, des P-R-E-C-A-U-T-I-O-N-S.

Elle lui envoya une pichenette sur la tête puis se dirigea vers le réfrigérateur où elle gardait des médicaments nécessitant d'être à de basses températures. L'écoutant se justifier sur son acte, Sara n'arrivait définitivement pas à cacher son sourire alors qu'elle préparait la perfusion d'antibiotiques à large spectre. Lui ordonnant de s'allonger, elle posa un cathéter sur une veine qui avait la largeur d'une autoroute galactique et passa le médicament à une vitesse convenable. La jeune femme lui annonça l'évolution des symptômes. Dans un jour, les symptômes devraient disparaître.

Assise à côté de lui, ils finirent par parler de ce qu'ils comptaient faire pendant leur permission. Alors qu'elle lui expliquait ce qu'était des vacances pour un médecin, lui, comptait faire la tournée des bars avec d'anciens amis. Il eut droit à avoir une nouvelle pichenette lui rappelant qu'il avait une image à entretenir aux yeux de la galaxie. Rabat-joie fut sa réponse...

***

Une semaine s'était passée depuis son arrivée sur la Citadelle. Sara s'était mise à jour sur ses rapports, avait revu une partie des amis qui était sur la station mais cela finissait toujours par la même routine. Elle tournait en rond sans savoir quoi faire. L'inaction lui posait définitivement un problème. Ses permissions lui permettaient d'être à jour, de souffler un peu mais à chaque fois un étrange sentiment de solitude l'envahissait et remettait en cause son mode de vie. Alors elle lisait au café d'Apollon pour passer le temps car elle s'inquiétait de penser qu'elle préférait repartir en mission accompagnée de son équipage plutôt que contempler la magnificence du Présidium. Et bien que le Lieutenant de l'Alliance arrivait facilement à aller vers les gens, créer des amitiés passées trente ans se faisait plus rare. Rare mais forte quand il y en avait.

Depuis la reconstruction de la Citadelle, Sara avait pu récupérer l'appartement de ses parents non sans un sentiment de malaise. Il ne restait plus rien à part d'une photo de famille où une jeune fille soufflait ses bougies pour son septième anniversaire dans un cadre numérique abîmé. Un appartement où elle ne passait pas beaucoup de temps mais elle n'avait pas le cœur à le céder.

Le médecin avait reçu en début de semaine une confirmation de la part du Lieutenant-Commandant Sykes l'informant que sa présence à la Citadelle. Une nouvelle qui la motiva dotant plus. Une date avait été convenue pour se revoir autour d'un verre au Purgatory.

L'heure approchait et Sara fit un crochet par son appartement pour se préparer. S'habillant simplement d'un pantalon noir, d'un haut gris accompagné d'une veste en cuir noir, elle glissa ses pieds dans une paire de bottes. Sans grande prétention, Sara ne comptait pas sortir le grand jeu avec son ami de longue date. Un brin de maquillage pour cacher les traits de fatigue et elle partait seulement munie de son Omnitech.

Une fois arrivée à bon port, la trentenaire passa les portes du club, la musique en continue agressant ses sens lors des premières minutes. L'ambiance feutrée ne paraissait pas encore étouffante et il n'y avait pas encore assez de monde sur la piste de danse. Sara jeta un coup d'œil pour voir si Alec était là mais elle se savait en avance. Prenant direction du bar, elle s'accouda au comptoir après avoir salué d'un signe de tête le barman Galarien puis commanda un verre de vin Butarien. Bien qu'ils n'aient pas le talent des humains pour faire du vin, c'était le moins mauvais sur le marché. Son regard se porta sur l'écran derrière le Galarien qui montrait les dernières news mais dont elle ne pouvait entendre les commentaires.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Dim 13 Mar 2016, 23:10


Les premiers tests et mises en situation s’avérèrent concluants. Récemment sorti des chantiers navals de Vancouver, le Midway venait d’achever sa période d’essai et d’évaluation imposée par le protocole en vigueur pour tout nouvel appareil de la Flotte. En ce mois de mars 2201, la frégate et son équipage tout entier venaient donc d’écoper d’une semaine complète de permission pour permettre au personnel technique de l’Alliance de faire son boulot. Epluchage minutieux des journaux de bord et autres relevés de performances, ainsi que le chargement en fournitures médicales, vivres et munitions seraient donc le quotidien des techniciens de la baie d’amarrage E-13 du spatioport des forces armées terriennes sur la Citadelle.

Pendant ce temps, les trente-huit personnes vivant à temps complet sur le vaisseau avaient ordre de l’évacuer pour se vider la tête et prendre tout le repos qu’ils seraient en mesure de s’accorder. Hélas, pour un officier de carrière comme Alec, se détendre et lâcher l’affaire durant un laps de temps aussi long n’avait rien d’évident, surtout lorsqu’il s’agissait de confier le bâtiment dont il avait la charge... Sans être forcément un bourreau de travail, celui qui allait sur un début de quarantaine avait parfois du mal à faire la part des choses entre le monde militaire et celui du civil. Sans son uniforme, le commando se sentait parfois démuni dans les premières heures de ses permissions.

Cette sensation, que l’on pouvait parfois assimiler à un sentiment de détresse, trouvait fort heureusement sa solution par le fait de renouer contact avec les quelques membres de son cercle social ma foi très restreint. En dehors de ses hommes et de sa sœur, qu’il projetait d’ailleurs de revoir durant son séjour, sa liste d’amis proches et de connaissances résidant dans le système Hélios pouvait se compter sur les doigts de la main. Aussi ne manquait-il pas d’entretenir ces relations dès qu’il en avait l’occasion, un rituel aussi agréable que salvateur pour ne pas devenir une machine coupée de la réalité.

A peine ses quartiers vidés que le Lieutenant-Commandant contacta donc une vieille amie qu’il savait sur la Citadelle depuis quelques jours suite à leurs récents échanges de mails. Alec devait la vie à celle qui était désormais le Lieutenant Sara Vaylee, et en dépit d’une unique nuit passée ensemble voilà un peu plus de sept ans, tous les deux avaient su garder le contact et rester amis. Par conséquent, il prenait toujours autant de plaisir à la revoir et échanger avec elle, d’autant plus que la jeune femme appartenait au corps médical de la 103ème, ce qui le changeait agréablement d’être habituellement entouré de fantassins et autres individus formés avant tout à ôter des vies. Lorsqu’il discutait avec la blonde, Sykes se sentait tout simplement en mesure de souffler un peu, de s’extirper du quotidien, bien que tous deux soient militaires de carrière.

Conformément au rendez-vous qu’ils avaient fixé, le soldat fit d’abord un crochet par son appartement du secteur Kithoi pour y déposer ses affaires et troquer son uniforme bleu et or pour des vêtements plus adaptés au « monde » civil dans lequel il s’apprêtait à évoluer. Pour autant, son appartenance à l’Alliance Interstellaire pouvait aisément se deviner au sigle « N7 » et à la bande rouge sang qu’arborait sa veste de cuir, le genre de distinction qu’il portait fièrement, quand bien même cela déplairait à d’éventuels individus en froid avec le gouvernement humain…

Rejoindre le bas-quartier du Présidium s’avéra cependant plus difficile que prévu lorsqu’il apprit qu’un volus éméché avait cru bon de prendre le volant de son transport personnel. Le résultat, en plus des dégâts matériels, étant un ralentissement de la circulation et des déplacements dans les zones concernées, il arriva au Purgatoire avec dix bonnes minutes de retard sur l’horaire prévu. Passablement irrité par la chose, sa mauvaise humeur se fit plus discrète lorsqu’il entra dans l’établissement pour s’enivrer de l’ambiance qui y régnait.

Certes, Alec n’avait jamais été un homme qui entrerait dans les mémoires en tant que grand fêtard, néanmoins le seul fait de casser la routine en y ajoutant une quelconque distraction avait un effet apaisant. Le fait que l’endroit tenait actuellement plus du bar que de la boîte de nuit surpeuplée à cause de l’heure peu avancée de la journée venait le conforter dans ce sentiment. Cette ambiance lui convenait, et conviendrait certainement mieux à l’échange qu’il aurait avec la jeune femme accoudée au comptoir qu’il venait d’apercevoir.

Ni une ni deux, Sykes profita qu’elle se trouvait de dos et distraite par l’écran face à elle pour approcher et lui faire la surprise de son arrivée – tardive – sur les lieux. Sans se signaler dans un premier temps, il fit preuve de toute la discrétion qu’il lui était possible pour venir se glisser sur le tabouret à droite de la blonde, avant de glisser quelques mots au barman qui seraient certainement perçus par sa voisine en dépit de la musique qui formait l’ambiance sonore.

- « Un whisky sans glace, et vous mettrez sa consommation sur mon compte… » dit-il d’un air assuré au Galarien tout en désignant Sara d’un discret signe de tête.

Son amour pour l’alcool écossais remontait à son passage dans les ruines d’une Londres dévastée, où trouver un bar clandestin en excellent état avait maintenu le moral des combattants de la résistance pendant de sombres jours. Depuis, Alec en était devenu un aficionado, si bien qu’il ne buvait que cela à chacune de leurs rencontres. L’étui à cigares en argent gravé qu’il déposa nonchalamment sur le comptoir dans le même temps représentait un autre élément de sa signature.

Il aurait cependant tout le temps pour fumer son concentré de poison un peu plus tard. Là tout de suite, il convenait de saluer celle pour qui il était venu comme il se doit. Un simple coup d’œil au verre de la belle et à la couleur caractéristique de son contenu inspira son entrée en matière.

- « Le vin Butarien est la dernière prescription à la mode pour traiter un mauvais rhume, c’est ça ? » lâcha-t-il, un sourire au coin des lèvres.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Mar 15 Mar 2016, 15:28
Lieutenant-Commandant Sykes, courageux soldat qui a survécu à l'opération Marteau. Sara l'avait découvert sous les décombres des ruines de Londres, entre la vie et la mort. Il avait supporté ses blessures, la douleur et la déshydratation pendant tout ce temps, attendant probablement la mort. La jeune femme avait vu ce qu'elle pensait être sa dépouille, mais un léger soulèvement de son torse l'intima de le dégager en vitesse des décombres. Un petit truc, une sensation au fond d'elle que ce n'était pas le fruit de son imagination, mais bel et bien, un signe. Elle apporta les premiers soins et l'envoya immédiatement vers le Dr Cox, son mentor. Touchée par le courage et la force de cet homme, elle veilla sur lui à chaque fois qu'elle avait quelques heures de repos

Concentrée sur les infos, Sara sentit la présence de quelqu'un juste s'installant sur le tabouret à côté. Elle n'y prêta attention que lorsqu'elle attendit les mots "whisky sans glace". Sans aucun doute, Alec venait d'arriver, car ces termes étaient sa signature. Depuis qu'ils se connaissaient, Sykes ne prenait que cet alcool. Un simple coup d'œil pour s'en assurer, lui confirma sa déduction.

Tu es retard, lâcha-t-elle un petit regard réprobateur suivi immédiatement d'un petit rire.

Peu crédible dans son allure de mégère aigrie, elle leva son verre pour trinquer avec son ami une fois son whisky en main.

Ça fait surtout oublier que tu as un rhume! Répondit-elle amusée après avoir trempé les lèvres dans son verre.

L'alcool était simple, efficace et désinhibait toutes les personnes qui en prenaient. Mais la perte de contrôle la terrifiait. Elle ne maîtrisait plus rien et en avait une sainte horreur. De plus, les technologies étaient allées très loin, les hommes de cinquante ans en paraissaient trente, mais rien ne pouvait régler le problème du mal de crâne le lendemain de cuite. Oh, certes, Sara avait un mélange de vitamines à prendre afin de passer la gueule de bois, mais rien de bien miraculeux.

Sara se tourna sur ton tabouret pour faire face au soldat. Voyant sa veste marquée de son sigle, le médecin avait envie de la taquiner, car Alec avait reçu cette année le commandement d'une frégate. Il avait réussi là où beaucoup n'auraient pas pu surmonter les horreurs de la guerre. Il avait trouvé quelque chose à quoi s'accrocher pour survivre. C'était un combattant, un homme droit et loyal, prêt à tout pour les autres.

Viens, on va prendre une table avant qu'il y ait plus de monde, l'invita le lieutenant en lui faisant un signe en direction d'une des tables vides non loin du bar.

Marchant à côté de lui, elle tapota le signe sur sa veste et lui dit d'un air malicieux:

ça te va plus tôt bien le symbole N7. N'empêche, je maintiens que tu vas finir par prendre la grosse tête, surtout maintenant que tu as ton bâtiment, ton petit blouson et le pire, c'est que tu commences à payer ma conso. Tu sais ce qu'ils te manquent ? Deux petites Asaris autour de toi et là, ça serait parfait !

Lui donnant une petite tape sur le bras amical, ils arrivèrent à une table non loin d'un groupe multiraciale installé à une table. Leur tournant le dos, Sara but à nouveau une gorgée du verre de vin ne sachant pas définir s'il était plutôt âpre ou âcre. En réalité, c'était les deux. Croisant les jambes et faisant face au soldat, elle était plus qu'enchanter de passer la soirée avec lui. Entre conversation sérieuse et taquinerie à la volée, Sara appréciait passer son temps avec le N7.

Alors tu as dépassé le stade du "je suis tout nu sans mon uniforme" ou tu es en plein dedans ?


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Jeu 17 Mar 2016, 19:55


Un accueil aussi chaleureux que riche en taquineries, voilà ce qui attendit Alec en rejoignant la blonde au comptoir. La chose était somme toute prévisible connaissant le caractère enjoué de Sara durant chacune de leurs rencontres. Peut-être était-ce même l’un des aspects de sa personnalité qui rendait ces entrevues aussi plaisantes, changeant agréablement le militaire du cadre strictement professionnel de ses relations avec le reste du monde.

Oui, les occasions de sourire étaient rares pour un homme comme lui, tant à cause du poids du passé qu’il trainait que de celui des responsabilités qu’il endossait au quotidien. Alors toutes les occasions étaient bonnes pour le faire, ce qui signifiait entrer dans le jeu du médecin et ne pas se laisser faire si facilement. C’est pour cette raison qu’une fois assis, et tandis que Sara cherchait à s’enquérir de son ressenti vis-à-vis de son récent changement de situation, Sykes jugea bon de « répliquer » un cours instant avant de répondre, comme tout bon soldat qui se respecte.

- « C'est marrant, si je me rappelle bien, le fait de payer tes consommations ne t'avait pas dérangé durant cette soirée, il y a quelques années... Bien au contraire… » lança-t-il d’un air faussement innocent, heureux à l’idée de renvoyer quelques piques à destination de son interlocutrice.

Faisant bien évidemment référence à un évènement qui avait marqué le début de leur amitié d’une façon plutôt originale, l’officier savoura son petit succès quelques secondes, en profitant pour déguster une gorgée du liquide ambré que contenait son verre. Cette sensation de brûlure passagère et l’arôme de malt qui s’en dégagèrent lui donnèrent l’aplomb nécessaire pour répondre aux « provocations » de son amie.

- « Quant aux Asaris, figure-toi que j'y travaille. Hélas, ce n’est pas forcément évident pour un homme aussi occupé que je le suis d’entretenir en même temps une relation assez forte avec deux beautés du genre pour se pavaner. Du moins pas sans payer… » lâcha-t-il avec un mystérieux sourire aux lèvres qui ne permettait pas de savoir si il y avait ou non une part de vérité dans ses propos.

Ses doigts jusque-là crispés sur son verre s’attardèrent ensuite sur l’étui en argent qu’il avait repris sur le comptoir pour l’amener jusqu’ici, et en sortirent un des cigares soigneusement alignés à l’intérieur. Il contempla alors tour à tour l’objet puis celle lui faisant face avant de poursuivre.

- « J’ai le commandement de l’un des appareils les plus performants et rapides de l’Alliance, ainsi qu’un équipage qualifié dont j’ai eu la chance de pouvoir assurer le recrutement des différents cadres. Aucune raison de douter ou de stresser… Que demander de plus ? A long terme, ça m’ouvre la possibilité de conclure ma carrière aux commandes d’un vaisseau plus important ou de finir instructeur au CFCI. Enfin, si je ne finis pas refroidi ou infirme à la suite d’une mission avant l’échéance, bien évidemment… » dit-il avec une légèreté déconcertante, en bon pro du cynisme qu’il était.

Néanmoins, en dépit du caractère jusque-là « léger » de ses mots, les traits et le ton du N7 se firent bien plus sérieux lorsqu’il aborda le sujet suivant. Pour avoir été sauvé par le lieutenant, il connaissait et reconnaissait volontiers son savoir-faire et ses compétences. Voilà pourquoi, en plus de se renseigner à son tour sur la situation professionnelle de l’intéressée, le militaire se permit d’y glisser quelque chose de plus…

- « Cela dit, je pourrais toujours compter sur des toubibs aussi impliqués que toi pour me rafistoler… Tu maternes toujours autant ces gosses qui servent sur le Leipzig ? Comment ça se passe à bord ? Dommage, si je ne te savais pas si attachée à ton unité, je t’aurais proposé d’embarquer sur le Midway à son lancement… Mes hommes auraient bien besoin d’une mère de substitution avec tout ce que je leur en fais baver. Tiens, considères ça comme une offre longue durée si jamais tu venais à te lasser de ton affectation, que bosser avec les forces spéciales te tente ou que la flotte chercherait à te réaffecter… »

Tout en considérant avec attention la réaction de la jeune femme à sa proposition, il esquissa de timides gestes en vue d’allumer son cigare à savourer durant la suite de leur entretien autour d’un bon verre.



Dernière édition par Alec Sykes le Mer 23 Mar 2016, 00:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Sam 19 Mar 2016, 21:24
Sara 1, Alec 0. Gagné! Alec Sykes n’était pas connu pour être un homme de nature souriante, bien au contraire et la jeune femme y voyait une victoire à chaque fois que ses zygomatiques se tendaient. Le soldat répliqua du tac-o-tac car il était habitué à leur joute verbale et il l’attaquait sur un sujet qui aurait pu paraître sensible mais qui ne l’avait jamais été entre les deux. Le médecin se montra indignée et offusquée tout en étant amusée par sa réponse.

Ooh! Dis plutôt que c'est toi qui avais des idées derrière la tête ... Ou plutôt c’était moi. À vrai dire, je ne souviens plus!

Croisant les bras à la recherche d'un souvenir lointain, elle lui adressa son plus beau sourire. Sara ne se souvenait plus tellement comment cela avait commencé, l’alcool aidant et le temps jouant sur sa mémoire. Le lieutenant s'était toujours dit qu'ils avaient ainsi brisé le lien patient-soignant qui était souvent un frein dans des relations. Et ainsi, ils avaient pu devenir amis sans aucune difficulté. Étrange, c'est un fait, mais original. L'attirance était là, mais tous deux ne souhaitaient pas avoir de relation, car ils étaient mariés à leur travail.

Sa réponse au sujet des Asaris la rendit perplexe, son visage exprimant une moue peu convaincu, car elle n'arrivait pas à déceler le vrai du faux. L'entendant parler de son statut et de sa situation, Sara reprit son verre en main et en bu quelques gorgées après avoir légèrement fait tourner le liquide foncé pour en dégager tous les arômes. Alec arrivait à se voir dans l'avenir, ce qui aider le médecin à savoir comment il gérait le stress et les angoisses liées à Londres. Bien qu'il y ait des séquelles bien ancrées dans sa psyché, il se battait pour exister et derrière cette idée d'évoluer, il y avait un homme avec une volonté de fer au cynisme bien prononcé malgré tout. Sara se doutait bien qu'il irait jusqu'à sa retraite sauf si, éventuellement, un nouvel immeuble lui tombait dessus. Elle leva les yeux en guise de réponse à son cynisme.

Contre toute attente, le N7 attaqua un sujet des plus sérieux auquel la militaire ne s'attendait. Surpris et agréablement touchée par la proposition, elle appuya ses deux coudes sur la table pour répondre :

Je serai sous ton commandement ? Demanda-t-elle en pensant à cette idée puis enchaîna sur une mine peu enjouée et peu crédible. Aah, je ne suis pas sûr que ça marcherait. Devoir t'obéir tout le temps... Hmm nan. Quoique, si tu me montres ta cabine, j'pourrai y réfléchir et ...

Sara s'arrêta et se rendit compte de l'énormité de sa phrase ainsi que les sous-entendus pouvant donner une mauvaise interprétation de ses dires.

Non, non, non, dis comme ça ce n'est pas bon ! S'exclama-t-elle presque en panique de sa bourde. Ce n'est pas ce que je veux dire ! Juste voir, pas ... Voilà quoi ! Je veux à tout prix voir la cabine dans le Leipzig et il refuse à chaque fois, car il sait que je démarre au quart de tour et qu'il adore me faire bisquer !

Marquant une courte pause, elle reprit rapidement et d'un ton plus sérieux pour éviter de s'embourber dans cette histoire de cabine et donner ainsi une réponse à sa proposition.

N'empêche, j'apprécie la proposition et je la garde au chaud. Le Leipzig a vraiment changé en une dizaine d'années. ça bouge trop à mon goût. C'est tous des petits jeunes et il n'y a plus aucun membre de ma première équipe en dehors du Commandant. Beaucoup sont partis sur d'autres bâtiments et certains sont morts. J'ai passé l'âge de m'amuser avec les petits jeunes bien que ça me donne encore plus une raison de les materner.

La jeune femme avait certain désaccord avec son supérieur et ami. Des désaccords où son statut de médecin primerait sur le statut de militaire. Comme des membres ne répondant pas à l'état psychique nécessaire d'une mission et pourtant, il les envoie quand même au casse-pipe.

En tout cas, je ne te vois pas tellement en instructeur. Et tu n'y arriveras pas si tu continues à fumer ces saloperies ! Le sermonna-t-elle en le pointant du doigt, le regard accusateur. Insulter les recrus de petites pucelles le cigare à la bouche, je n'arrive pas à te voir dans ce rôle. Au contraire, je te verrai dans de plus hautes fonctions. Amiral Sykes?

Et là, t'auras de quoi te payer dix Asaris, enfin faudra arriver à toutes les satisfaire ! Pensa-t-elle esquissant un sourire à cette idée, car, d'expérience, il ne fallait pas toucher du doigt tout ce qui touchait à la virilité masculine. Beaucoup ne jouaient pas dans la finesse, surtout dans un milieu où les hommes étaient prédominants. Les hommes avaient toujours ce besoin de savoir qui avait la plus grosse ou qui était le plus performant. On parle bien évidemment des différents modèles de vaisseaux et de composant le rendant plus ou moins efficace sur divers points...


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Mer 23 Mar 2016, 00:43


Si un décompte des points était à faire, alors Alec venait-il très certainement d’en marquer quelques-uns avec ce qui avait été dit jusque-là. Conformément à ce qu’il connaissait de la blonde, le militaire ne fut guère surpris de la voir déraper dans la seconde qui suivit son petit jeu d’actrice visant à le taquiner. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle venait de se griller pour le reste de leur entrevue. Ce fait arracha d’ailleurs son plus beau sourire amusé au lieutenant-commandant, qui ne put se retenir de l’afficher en dépit de sa nature renfermée et mesurée.

La joie de vivre qui émanait de son interlocutrice pouvait parfois lui jouer des tours assez vicieux lorsqu’elle ne pesait plus le poids de ses mots, comme dans le cas présent. Fort heureusement, la jeune femme se trouvait en face d’une « tête connue », du genre qui ne tirerait aucun profit de la situation… Enfin si, peut-être un tout petit peu, mais juste ce qu’il faut pour que sa mésaventure verbale lui reste en mémoire plus longtemps.

Le N7 posa ainsi un dérangeant regard intéressé et appuyé durant les longues secondes dont son amie se servit pour tenter de se justifier. Un attrait pour l’immobilier au sein des bâtiments de l’Alliance, vraiment ? Sykes arbora dès lors un air suffisant et une moue peu convaincue à l’annonce de la question, dont il ne savait vraiment comment tirer le vrai du faux. Pour autant, il s’employa dans un premier temps à répondre aux allégations farfelues que l’on venait de lui asséner, bien que les taquineries fussent toujours présentes.

- « Des idées, nous en avions tous les deux ce soir-là, à mon avis. Mais je constate que tu es toujours aussi adroite avec un verre en main et un peu d’alcool dans le sang… Malgré tout, il ne faut pas croire tout ce qu’il se dit à propos des officiers supérieurs de la flotte, hein… Mes quartiers doivent faire la taille d’un studio sur la Citadelle, tout au plus. Un lit, un meuble de rangement, un bureau, un coin salle de bain et accessoirement un extra du type aquarium suivant la personnalité du patron… Rien de sorcier. Quant à « ces trucs », je n’en fume que pour les grandes occasions. » avoua-t-il sans aucune gêne.

L’objet en question, ainsi que le briquet qui l’accompagnait, furent déposés dans le cendrier tout proche sans même avoir servi, comme si l’esprit de l’officier se trouvait désormais accaparé par autre chose. Preuve fut faite lorsque le soldat se redressa sur son siège pour apprécier pleinement les alentours, sans doute à la recherche d’oreilles indiscrètes. Même en dehors du service et sans l’uniforme, il convenait à un engagé de l’Alliance de tenir sa langue sur certains sujets dans des lieux inappropriés comme celui-ci. Et hélas, le fait qu’ils doivent tous deux endosser un certain nombre de responsabilités ne faisait qu’assombrir le tableau.

Néanmoins, au sein de son cercle privé très restreint, Alec était connu pour ne pas mâcher ses mots lorsque la question en valait la peine. Alors le code moral du gentil petit soldat bien obéissant et incapable de réfléchir, il lui arrivait souvent de se torcher avec…

Pour avoir déjà eu des échos du comportement de certains commandants d’appareils en particulier, le lieutenant-commandant pensait avoir cerné le type d’homme qui servait de supérieur direct à Sara. Cela s’illustra d’ailleurs dans ses mots, exprimés sur un ton bien plus sérieux et discret qu’auparavant.

- « Ça ne m’étonne pas ton histoire. Ton supérieur doit veiller à la réputation d’excellence de son bâtiment j’imagine. Le Leipzig fut le premier vaisseau de l’Alliance à tester le Thanix dans une situation de combat, sans compter son tableau de chasse pendant la guerre… Même si la frégate se fait vieillissante et voit beaucoup de têtes passer, j’imagine qu’il s’accroche à ce palmarès… » lâcha-t-il avec sagesse.

Il sirota une gorgée supplémentaire de sa consommation, avant de reprendre la « vente » de son vaisseau.

- « Pour ma part, j’ai de la chance concernant mon équipage. Compte tenu du rôle particulier du Midway, les deux tiers de l’effectif se retrouvent composés de personnel ayant vécu les combats contre les Moissonneurs en tant qu’engagés. Cela me garantit une compétence certaine de mes hommes et me rend un peu plus serein lorsque la situation se fait tendue… Alors oui, penses-y, je pense que ça pourrait être une opportunité pour nous deux. D’ailleurs, concernant l’avenir… Tu me vois, moi, diriger une force depuis un bureau ou le confort d’une passerelle de commandement encerclée par toute une flotte ? C’est en première ligne, sur le terrain, que je me sens bien, tu le sais. Mais toi, tu te vois où dans les années qui approchent ? Passée de la petite infirmière quand je t’ai vu pour la première fois dans ces décombres, et aujourd’hui devenue médecin-chef sur un bâtiment de prestige de la Marine, ça en impose tout de même. Honnêtement, je doute qu'un poste fixe au sein d'un hôpital militaire ou civil te convienne... » fit-il, nonchalant.




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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Dim 27 Mar 2016, 12:57
Il fallait qu'il enfonce le couteau plus profondément dans la plaie le bougre! Sara lui lança un regard noir, son verre de vin toujours en main, alors qu'il pointait du doigt ses capacités liant conversation et alcool. Le lieutenant était connue pour sa maladresse dès que la fermentation du raisin lui montait au nez. Et plus les années passent, plus dur est le réveil le lendemain d'une soirée trop arrosée. Rare était les soirées où elle avait un peu trop forcé sur la bouteille sachant qu'elle avait besoin d'une maîtrise totale de son corps et de son esprit. Il n'y avait qu'avec les quelques amis, avec lesquels, elle se permettait un certain relâchement, montrant une Sara Vaylee dans toute sa splendeur.

Je le savais pour l'aquarium, murmura-t-elle lorsque le lieutenant-commandant annonça qu'il pouvait y avoir des litres d'eau dans les quartiers de son supérieur.

Puis les traits de son visage se montrèrent suspicieux car le médecin n'était pas convaincue par son excuse au sujet des cigares. Certes, la voir était une grande occasion et même une belle mais ce n'était pas un assez bon justificatif. Alec ne faisait que brosser l'animal dans le sens du poil pour mieux l'amadouer et le laisser faire ce qu'il voulait. Mais soit, il voulait se pourrir la santé, c'était un grand garçon qui n'avait d'ordre à recevoir de personne, même d'une mère poule comme le lieutenant.

Le sujet épineux de son vaisseau arriva et Sykes lui rappelait l'importance de Leipzig dans l'histoire galactique. Elle savait tout cela, elle avait été présente lors de la première utilisation du Thanix, qui était, selon les explications schématisées par un mécano du Leipzig, une version miniaturisée du canon utilisé par Sovereign. Vouloir garder la renommée du vaisseau pouvait être compréhensible et Sara l'était, mais elle n'acceptait pas de risquer des vies pour le prestige d'un bâtiment d'autant plus qu'il prenait de l'âge. Le nom d'un vaisseau se faisait aussi par la qualité des hommes qui sont à bord.

C'est un fait. Seulement je n'accepte pas certaine de ses décisions. Je ... On n'est pas obligé d'être toujours d'accord!

Sara ne pouvait pas donner les raisons de leur désaccord. Elle ne pouvait et ne devait pas dénigrer son supérieur à une autre personne, même s'il est son ami. Elle en avait déjà trop dit. Il fallait régler cela en interne ou autrement. Jaser ne servirait à rien et la militaire avait trop de respect pour son commandant.

Alec continua de vendre son bâtiment avec une certaine ardeur qui la faisait sourire et l'empêcher de penser à sa relation compliquée. Puis, il lui posa une question sur son propre avenir. Quel intérêt? Le médecin avait atteint, à ses yeux, le sommet de sa carrière en travaillant au sein d'un vaisseau. Elle ne pourrait pas monter plus dans les grades militaires et n'en avait aucune envie. Elle était bien à sa place pour le moment, seulement qu'elle se posait de plus en plus de questions. Passant une main dans ses cheveux, s'enfonçant dans son siège tandis que le groupe, derrière la jeune femme, s'esclaffait de rire un peu trop bruyamment, elle finit par croiser les bras.

Et pourquoi pas? Demanda-t-elle sur la défensive. Un simple hôpital pourrait aussi me convenir. Plus je prends de l'âge, plus je me dis que ma fonction principale de reproductrice devra un jour se réveiller. Les caractéristiques génétiques des Vaylee doivent perdurer! Bon, ce n'est pas une priorité pour l'instant, bien au contraire, et je remercie les technologies pour ne pas avoir de date de péremption ovarienne mais peut-être qu'un jour j'aurai envie de me poser, fonder une famille et finir mes vieux jours dans un pittoresque hôpital. Je n'étais pas vouée à répondre aux engagements d'honneur, de devoir et de sacrifice, loin de là. Je suis rentrée dans l'armée pour de mauvaises raisons et j'y suis restée que pour des bonnes.

Elle observa quelques instants le bar pour échapper aux regards d'Alec. Malgré les années, Sara ne lui avait jamais raconté comment elle en était arrivée à rentrer dans l'armée. Le médecin finit par soupirer.

Et maintenant, je tourne en rond dans l'espoir de repartir le plus vite en mission. Je ne supporte pas de rester ici. J'ai quelques contacts, des gens, des amis à voir, mais je me rends compte que ce train de vie ne m'a jamais aidé à avoir un cercle d'amis très grand ni d'activités. En soit, cela ne me dérange pas, mais mon envie d'aller sans cesse en mission me fait parfois peur !

Elle disait cela sur le ton de la plaisanterie, mais derrière cette réaction se cachait un mal plus profond. La Citadelle, bien que belle et idyllique, avait vu trop d'horreur et le médecin le voyait et n'arrivait pas à s'en défaire. Ce n'était plus sa maison à présent. La jeune femme n'arrivait à être réellement bien qu'à bord d'un vaisseau avec un sentiment étrange de sécurité alors qu'il n'y avait que du vide autour d'elle. Les cauchemars à répétition qu'elle faisait lorsqu'elle était en permission ne l'aider pas à se sentir apaiser. Certain arrivait à cacher cela par une impassibilité hors pair, Sara préférait l'opposé, la gaieté et la joie de vivre. Elle y croyait tellement qu'à force, cela semblait être vrai, mais ce n'était qu'un leurre.

Après, en ce qui te concerne, non, c'est vrai, avoua-t-elle avec une pointe de sarcasme dans la voix. Je te vois plutôt mourant sur un champ de bataille et je pense que ça te fera d'autant plus chier, car cela voudra dire que ta mission sera un échec.

Penchant la tête sur le côté, les bras toujours croisés, Sara pouvait comprendre le ressentis du soldat, mais elle voyait l'aspect physiologique avant tout.

Ton esprit sera apte au combat, mais ton corps commencera à pointer tes faiblesses, expliqua le médecin d'une voix douce. Tes compétences tactiques, ton expérience et ton leadership seront d'autant plus utiles pour commander une armée. Certes, tu peux finir à entraîner les futurs N7 mais je te vois ailleurs. Après, ce n'est que mon avis, ce n'est en rien une parole d'Evangiles !

Le médecin se redressa sur son dossier un sourire en coin et jeta un bref coup d'œil à son verre qui avait descendu de moitié depuis le début. À ce rythme, il faudra qu'il la ramène chez elle et il était hors de question que cela arrive.

Et que va penser ton médecin si j'accepte? s'exclama-t-elle subitement passant du coq à l'âne. Tu ne vas pas le mettre à la porte ! Le pauvre ! Attention, je mords et je griffe, j'ai un avantage certain sur lui.

Mais surtout, je suis entraînée pour lui mettre la raclée du siècle, surtout si c'est un simple médecin. Bon, d'accord, j'aurai moins de change s'il a le même cursus que moi, mais je m'entraîne encore et toujours pour garder la forme !


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Dim 03 Avr 2016, 23:23


Leur échange venait soudainement de changer de registre sans qu’Alec ne prévoie le coup. Certes, leurs rencontres voyaient bien souvent un certain nombre de sujets abordés, seulement ce genre de confidence n’arrivait que rarement après une discussion au ton initial qui se voulait léger. Aussi le trentenaire fut-il passablement étonné de ce changement soudain de direction opéré par la jeune femme, comme purent en attester les traits quelques peu crispés qu’il arbora l’espace d’un instant.

Le N7 se fit néanmoins totalement silencieux à mesure que la jeune femme déroulait ses confidences, conscient que cela représentait chez elle un besoin de se libérer. C’était bien la première fois qu’elle évoquait devant lui les conditions relatives à son engagement au sein de l’armée, même si cela se fit de manière peu détaillée. La question du malaise qui habitait la blonde fut néanmoins plus fournie, si bien que l’officier laissa en plan cigare et verre pour se coller dans le fond de son siège afin de l’observer pleinement.

Les sentiments exprimés, ces sensations de questionnement et de détresse, Sykes les connaissait bien. En ayant lui-même fait l’expérience, le soldat n’en était sorti qu’à grande peine. A l’époque, c’est un thérapeute en charge de l’évaluation psychologique des candidats au programme « N » qui l’avait aidé à se libérer. Or, si le lieutenant-commandant ne disposait d’aucun diplôme en la matière, celui-ci s’estimait un minimum qualifié pour aider son amie, en tant qu’ancien sujet à ce trouble. Bien décidé à faire de son mieux pour l’épauler, il attaqua la question par une note humoristique histoire de détendre un peu le médecin…

- « Pour ce qui est des griffures, j’en sais quelque chose, tu m’en as laissé quelques-unes dans le dos lors de notre première rencontre depuis Londres. Néanmoins, je ne pensais pas entendre parler des détails de la reproduction humaine en te retrouvant ici, aujourd’hui. Cela dit c’est toujours un sujet qui m’intéresse quelle que soit la situation… » dit-il d’un sourire taquin qu’il n’arborait qu’en de rares, très rares occasions.

Laissant planer un petit silence de quelques secondes histoire d’analyser la réaction de son interlocutrice, il poursuivit en faisait écho à ses derniers propos.

- « La mettre à la porte. »
rectifia-t-il, l’air tatillon. « C’est le Docteur Coëtze qui officie à bord, une femme ma foi plutôt agréable à l’œil et un bon médecin, mais j’ai ouïe dire qu’elle envisageait un poste de R&D proposé par l’Alliance sur la Station Gagarine. Et je me vois mal naviguer avec un gros moustachu qui pique lorsqu’il s’agit de faire un bisou sur mes bobos… Alors si j’ai possibilité d’avoir les compétences et le savoir-faire qui vont avec le charme… je suis bien évidemment preneur. »

Le sourire si agréable à l’œil que peu commun perdura tout le long de son monologue, avant de disparaitre lorsqu’il fut question d’aborder le cœur du problème. En effet, comme pour se donner du courage afin d’évoquer quelque chose d’aussi personnel que douloureux, Alec vida le reste de son verre d’une traite avant de le poser bruyamment sur la table. La sensation de brûlure qu’il en retira lui donna le coup de fouet nécessaire à la « poursuite de sa mission. »

- « Cela dit, avant de penser à une quelconque opportunité, j’ai l’impression que tu devrais dans un premier lieu cerner ce que tu désires le plus comme choix de vie… Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais je doute que tu puisses avancer sans cela. » lâcha-t-il avec une note de sagesse dans le ton.

Parler de soi, même avec quelqu’un de familier et de confiance était toujours un exercice difficile et parfois éprouvant. Dans le cas d’Alec, cela revenait à combattre un Krogan en étant armé que d’une brosse à dents. Si l’éventualité de la planter dans un l’œil de ce genre de char sur pattes avait quelque chose de séduisant si il se trouvait un jour dans cette situation, cette option n’était pas viable dans le cas présent.
Aussi le militaire se contenta-t-il de prendre une profonde inspiration avant de faire un parallèle avec son propre cas. Tous les deux ne possédaient pas le même parcours, mais au moins disposaient-ils de profils similaires en de nombreux points. C’était d’ailleurs bien la raison qui aidait à cimenter leur entente…

- « Regarde-moi… Né dans les colonies, fils d’un vétéran de Shanxi devenu contremaitre dans une installation minière au milieu de nul part et d’une infirmière lassée de la guerre et de ses horreurs… Tous les deux avaient l’Alliance en horreur après ce qu’ils avaient vécu, et aujourd’hui me voilà officier tandis que ma sœur bosse au sein de l’ambassade humaine sur la Citadelle. Je me suis engagé pour voir du pays et échapper à une vie abrutissante au sein d’un trou paumé dans l’espace. Résultat? Je n’ai compris l’importance d’une famille qu’après la disparition de mes parents pendant l’attaque des Moissonneurs. Depuis, j’ai passé ma vie à assurer la sécurité des autres pour qu’ils fassent la leur. Je me dis souvent qu’il serait temps que je me pose, et ma cadette m’y encourage à chaque fois que je la voie. Et honnêtement, je commence à y songer comme quelque chose de vraisemblable à mesure que le temps passe. Me suffirait peut-être « de la bonne » pour m’y résoudre. J’ai tout simplement choisi de ne pas forcer les choses et de laisser couler pour voir si ça arrive, en acceptant tous les changements et possibilités que ça ouvrirait… »

En soit, son profil était celui d’innombrables soldats ayant vécu l’horreur du conflit le plus meurtrier de l’époque galactique moderne. Ce qui le différenciait des autres, c’était sa façon bien à lui d’aborder l’avenir désormais. Sans réelle attache autre que sa sœur, Sykes s’accrochait à ce qu’il avait déjà plutôt que de forcer le destin, et advienne que pourra…

- « Tout ce que je veux te dire par ce petit exposé, c’est que si tu ne trouves pas ton équilibre, tu tourneras en rond pour les prochaines années de ta vie, et cela te rongeras. Tout ce que j’ai à te proposer, c’est une oreille attentive et compréhensive, ainsi que ce poste suivant ce que tu pourrais décider à l’avenir. Pour le reste… il n’y a que toi qui en es seul juge. » conclut-il d’un ton solennel et impliqué.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Mar 05 Avr 2016, 20:32
Jamais la conversation n'avait viré aussi rapidement sur un sujet sérieux. Et voilà que je plombe l'ambiance en moins de cinq minutes, foutues hormones ! Et pourtant, le sentiment qui pesait sur son esprit depuis plusieurs mois semblait soudainement moins lourd à porter une fois partagé avec une personne de confiance. Sara avait échappé aux multiples entrevues afin d'évaluer son état psychologique sur les dernières années de service par divers biais, comme des collègues médecins ayant attesté de son aptitude à servir l'Alliance. Devant elle-même évaluer l'état mental des soldats en plus de les soigner physiquement, elle savait que les doutes qui la berçaient pouvaient gêner si jamais elle devait aller sur le terrain.

Oh, mais je vais finir par croire que ça te manque, soldat ! Répondit-elle immédiatement levant les yeux au ciel, un sourire en coin.

Leur nuit passé ensemble était toujours un sujet qui revenait régulièrement et qui les rendaient d'autant plus complice. Le médecin savait où elle en était émotionnellement parlant de cette relation ce qui lui permettait de ne pas avoir de gêne vis-à-vis du soldat et était très décomplexée. Mais Sara se posait bien des questions sur l'homme qu'elle voudrait avoir dans sa vie. Un homme de confiance, sur qui elle pourrait compter sans la crainte de se retrouver seule. En fait, reproduire le schéma familial d'un couple solide comme l'étaient ses parents. Une idée utopiste, mais qui expliquait bien son engagement dans l'armée pour un homme. Bien sûr, les différentes races vivant dans l'univers donnaient beaucoup plus de possibilités, mais elle n'avait jamais été tentée par ces autres créatures aux caractéristiques différentes des humains. Pourtant, elle les côtoyait depuis toute petite, mais entre sa volonté de faire perdurer ses gênes et son habitude à trainer seulement avec des individus de l'Alliance, elle ne se voyait pas finir sa vie sans un Humain. Au final, ce que la jeune femme cherchait était un homme de la même trempe que Sykes. Sara y avait forcément pensé un jour dans sa vie seulement, elle ne voulait pas prendre le risque de perdre un ami comme lui et ce n'était pas un sujet d'actualité pour lui aussi. Et c'est en cherchant que l'on ne trouve jamais. Ou alors trouver un clone avec les traits moins tirés par l'inquiétude.

Le lieutenant-commandant lui apprit que le médecin présent sur le Midway était une femme. Sara le jaugea du regard, se retenant de rire, son sourire avouant son espièglerie. Lorsqu'elle apprit qui elle était, elle écarquilla les yeux, surprise. Léane Coëtze? La jeune femme en avait entendu que du bien et elle pourrait facilement trouver un poste du Gagarine avec ses compétences. Puis le médecin éclata de rire lorsqu'il imaginait se trouver en face d'un homme médecin voulant faire le check-up complet.

Alec l'amena finalement sur un sujet que le lieutenant avait elle-même lancée sans penser qu'il la toucherait par ses propos. Restant silencieuse, Sara s'appuya sur la table, son regard fuyant son ami pour plonger dans son verre qui se vida un peu plus alors qu'il la conseillait de bien réfléchir pour la suite. Ne sentant pas la tension qui s'était réveillée chez le soldat, elle leva son regard lorsqu'il se mit à parler de lui. Son "regarde-moi" était à la fois physique mais aussi une ouverture qu'il lui offrait pour apprendre un peu plus à le connaître. Ses yeux verts ne le lâchèrent pas d'une seconde alors qu'il approfondissait un sujet qu'il n'avait que vaguement lancé lors de leurs précédentes entrevues. Le soldat n'avait jamais vraiment cherché à s'étaler sur son passé et le médecin n'avait pas cherché à en savoir plus, prétextant que les choses viendraient d'elle-même lorsqu'il se sentira d'en parler. Ne pas bousculer et attendre patiemment était sa façon de procéder avec les membres de son équipage.

Il avait, lui aussi, perdu ses parents lors de l'attaque des Moissonneurs. Ajouté à cela le traumatisme vécu à Londres et cela brisait un homme en quelques instants. Heureusement qu'il avait une sœur encore en vie qui le stimulait. Alec lui en avait parlé, mais elle devra saisir une occasion pour la rencontrer afin de pouvoir le traquer un peu plus pour les prochaines fois. Les petites sœurs ont toujours les pires informations sur leur grand-frère. Il sacrifiait bien des choses dans sa vie pour les autres, une forme rare d'altruisme jouxtant un traumatisme qui l'empêchait d'avancer. A présent, il voyait un avenir pour lui et cette idée l'attendrissait et rendait heureuse pour lui ce qui pouvait se lire sur son visage. Cependant, elle n'osait pas poser de questions l'enfonçant un peu plus dans son passé alors qu'il semblait avoir été difficile de lui avouer ces informations. La blonde ne voulait pas qu'il se referme comme une coquille. Si cela ne tenait qu'à elle, Sara l'aurait prit dans ses bras tout en l'assurant de sa joie à son sujet et à cette confidence. Son ami avait avancé et avait définitivement tiré un trait sur ce lourd passé. Bien sûr, son inconscient lui jouerait toujours des tours, mais sa volonté se montrerait plus forte à chaque fois.

Il finit par revenir sur son problème pour conclure qu'il serait là, mais qu'elle serait seule à choisir. Passant une main dans ses cheveux, Sara les tritura comme à son habitude lorsqu'elle était nerveuse. Il était plus facile de parler de choses sérieuses lorsque plusieurs verres étaient passés pour enlever l'impression de dévoiler et d'être mise à nue. Ce que Sykes connaissait déjà, certes.

Je sais et tu as raison, murmura-t-elle avec un hochement d'épaules, seulement le sujet n'est pour l'instant pas d'actualité. Je ne pense pas être encore prête pour prendre ce genre de décisions qui risquent de tout chambouler et de regretter après d'être parti trop tôt. Et puis, j'ai encore le temps pour pouvoir y réfléchir au moins dix ou quinze ans facile !

Elle marqua une pause, voulant lui dire quelque chose qui venait du cœur mais sans trouver les mots justes. Il suffisait de le dire simplement.

Alec, je sais que ça te coûte de me dire tout ça et tu ne sais pas à quel point ça peut me toucher de savoir que tu te livres à moi. J'ai juste envie de te dire, merci pour ta confiance et pour m'avoir offert ton amitié mais ...

Sara était sincère dans ces propos mais elle voulait changer le registre de cette conversation par un ton détaché et plaisantin pour ne pas entrer dans le pathos et mettre plus mal à l'aise le Lieutenant-Commandant.

Je ne voulais pas t'arrêter, seulement ... Qu'avez-vous fait de mon ami, vile créature ! Qui l'eut cru qu'on en serait arrivé un jour à penser à nous poser. Elle marqua une pause finissant son verre de vin. De toute manière, tu es trop grognon pour trouver chaussure à son pied ! Peut-être une kroganne te conviendrait, affirma-t-elle un sourire en coin.

Attrapant les deux verres, elle se leva pour rester debout, prête à chercher de quoi épancher leur soif à nouveau.

Et tu te doutes bien que si c'est moi qui te soigne, ça ne sera à coup de bisous, mais plutôt de coup de pied au cul, surtout maintenant que je te connais. D'autant plus que je réitère ma demande qui n'est plus une demande mais un ordre : je veux rencontrer ta sœur. Et je vais remplir nos auges, ne bouge surtout pas !

Sara se dirigea d'un pas alerte vers le comptoir, adressant un sourire au Galarien derrière le comptoir qui une fois finit son autre commande attrapa les verres et lui en tendit deux autres propres et remplit des mêmes liquides. Réglant les consommations avec son Omnitech, elle revint et posa les verres sur la table puis finit par enlever sa veste, laissant entrevoir à moitié son tatouage caché par son débardeur.

Et attend une chose m'a interpellée, dit-elle avant de s'asseoir. Comment ça Môsieur choisit son équipage à l'œil? Ça ne me surprendrait guère de voir ton pont blindé de femmes. T'es sûr que ton bâtiment ne s'appelle pas le Walkyrie ?


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Lun 11 Avr 2016, 00:10


Cette conversation allait-elle finalement tourner au mélodrame ? Apparemment pas, puisque celle à l’origine du changement soudain de l’échange semblait bien décider à bannir cette possibilité du tableau. Certes, cela fonctionna comme prévu, seulement un tel sujet finirait forcément par refaire surface un jour où l’autre entre eux tant il était important. Malgré tout, le moment paraissait voué à retrouver une valeur de détente au sein d’un quotidien stressant et éprouvant, ce que Alec accueillit avec un soulagement marqué par ses traits qui se firent moins tirés.

- « On vieillit tous j’imagine, les responsabilités et le danger ne se font que plus présent, ça doit jouer. » Lâcha-t-il, faisant écho à la remarque de Vaylee sur les projets du N7.

Lorsque la jeune femme fit le choix de retourner sur un registre plus léger, c’est un homme libéré d’une certaine pression qui se manifesta à elle, accueillant sa proposition de remplir de nouveau leurs verres avec le sourire aux lèvres. Preuve de cette détente, elle le retrouva cigare allumé au bec, dessinant de grands ronds de fumées comme un certain magicien d’une œuvre de fiction… Plaisir coupable et nocif en grande quantité, l’officier ne manquait pourtant pas de savourer cette petite entorse chaque fois que l’occasion s’y prêtait au mieux. Or, n’étant pas vraiment familier des bars en dehors de ces quelques rencontres avec ses rares amis et habillé en civil, le moment se trouvait tout à fait opportun.

Le militaire prit tout de même le soin de ne pas importuner la blonde avec sa fumée, elle qu’il savait plutôt tatillon en matière de santé et capable de se transformer en furie au besoin. Au lieu de se confronter à ce cas de figure, il jugea finalement bon de faire une énième allusion à un évènement notoire entre eux.

- « Tu comptes obtenir des vérités compromettantes en me saoulant ? Sache que je tiens très bien l’alcool. Tu devrais plutôt te méfier et penser à où cela pourrait mener ! » Dit-il, une partie de ses mots étouffés par son cigare.

Esquissant un nouveau geste pour trinquer et signer sa boutade, Sykes considéra quelques instants le contenu de son verre avec attention avant de s’engager dans son auto-défense vis-à-vis des derniers propos de son interlocutrice.

- « Et pour ce qui est de mon appareil, c’est faux ! » Fit-il en se fendant d’un air faussement outré. « Les cadres dirigeants de mon équipage relèvent d’une parfaite parité entre les deux sexes. Je n’ai fait que choisir les meilleurs éléments que je connaissais dans différents domaines pour mener mon bâtiment au combat. Que tout le personnel féminin possède un physique avantageux n’est qu’une coïncidence… »

D’un regard qui en disait long sur la question, il semblait défier le médecin de prouver le contraire, fidèle au petit jeu qu’ils se livraient parfois entre taquineries et paris sans queue ni tête. Non loin, le bar commençait petit à petit à se remplir de plus en plus de badauds, signe que la fin de journée s’annonçait. D’ici quelques heures, l’endroit grouillerait de fêtards en quête de décibels et de foule, le genre de vision que le soldat s’efforçait de fuir comme la peste depuis la guerre.

Adepte des ambiances feutrées, et accessoirement d’alcools de qualité, le lieutenant-commandant se sentait étranger à ces rassemblements. Peut-être une séquelle de son enfance isolée ou des combats dans les ruines, toujours est-il que se fondre dans la masse ne lui allait pas. "Une ombre en pleine lumière" avait un jour dit Sørensen, son second au sein de son unité des forces spéciales, autant en référence aux capacités furtives de son supérieur qu’à son caractère quelque peu taciturne. Pour être honnête, la métaphore collait plutôt bien à la peau d’Alec, en particulier lorsqu’il s’agissait de fuir ces lieux publics surpeuplés.

L’endroit restant tout de même calme pour le moment, le commandant du Midway put savourer son verre en toute tranquillité après avoir fébrilement consulté l’heure sur l’antique montre bracelet qu’il portait au poignet droit. L’objet, qui avait de quoi intriguer de par son usage dans des temps aussi avancés, faisait partie de la panoplie du trentenaire depuis quelques années déjà, et ce, sans que personne n’ose jamais lui poser de question sur sa provenance. Sujet tabou ou nouvelle preuve de la personnalité bien particulière du N7 ? Difficile à dire.

Toujours est-il que le concerné semblait accorder une importance certaine au bijou à en juger le regard nostalgique qu’il posait à chaque fois dessus, assorti d’un discret et passager sourire au coin des lèvres. La chose ne dura néanmoins pas bien longtemps, puisqu’il poursuivit sur le sujet des revendications de son amie dans la seconde qui suivit.

- « Quant à rencontrer ma sœur… Pour que vous montiez un comité : "Comment le caser aussi vite et efficacement que possible ?" ou "Quelles histoires embarrassantes pourrais-je obtenir pour le faire chanter ?". Je doute de la pertinence de cette idée. J’ai assez d’une furie sur la question pour être honnête… "Bientôt 22 années de service, faudrait peut-être penser à faire quelque chose !" qu’elle n’arrête pas de me dire… Malgré tout, c’est à voir… On me demande à Vancouver dans trois jours pour un rapport de visu sur les performances de mon bâtiment. Je compte utiliser ces quelques jours de repos pour faire un passage éclair à Londres, rendre hommage comme il se doit au mémorial et prendre des nouvelles d’une ou deux connaissances au passage. C’est le seul moyen efficace que je connaisse pour tenir à l’écart certains cauchemars… Et toi, quels sont tes projets avant de repartir ? Quelque chose de prévu ? »
lança t-il, curieux, et peut-être avec une idée en tête...




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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Mer 13 Avr 2016, 21:14
Alec avait finalement allumé son cigare. Il aura tenu un bon quart d'heure avant de l'allumer. Ils trinquèrent à nouveau après les nouvelles piques du soldat Sykes. Le visage du médecin était celui d'une personne prise sur le fait. Après avoir bu une gorgée, elle murmura avec un sourire malicieux.

Je suis coupable.

Ses mains se rejoignirent et la jeune femme devint soudainement machiavélique.

En réalité, je voulais te voir te dandiner sur le rythme de la musique. Car c'est bien connu tu as un balai dans le cul.

Son visage marqua la surprise et sa bouche en forme de "o" fut rapidement cachée par ses mains. Ses yeux verts grands ouverts montraient sa sournoiserie. Sara finit par éclater de rire ne pouvant pas rester longtemps ainsi. Puis elle tenta de reprendre son sérieux, l'air navré mais gardant toujours une mimique volontairement désinvolte. N'avait-il pas dit un jour qu'il avait bien des compétences mais la danse n'en faisait pas partie? Le médecin en avait déduit du balai qui le maintenait droit comme un i. Je suis foutu, je n'ai aucune chance. Au pire, je pourrai toujours le mordre et le griffer mais il me semble l'autre fois, il avait aimé ça. Et merde... Au corps-à-corps, elle n'avait définitivement aucune chance avec le N7. Connaissant son goût pour les musiques aux puissantes basses et à son amour pour la foule, elle se doutait que l'ambiance d'ici quelques heures allaient être insupportable pour le Lieutenant si ce n'était pas déjà le cas.

Le Lieutenant leva les yeux au ciel lorsqu'il annonça de son air faussement outré qu'il y avait autant d'homme que de femmes sur son bâtiment. Épongeant sa soif, son regard accusateur se posa sur le N7.

C'est cela oui... Répondit-elle sceptique un sourire goguenard prenant rapidement une voix autoritaire pour continuer : les meilleurs, les meilleurs, les meilleurs, monsieur, avec de sacrées mensurations! Ah non, pardon mentions !

Étrangement, la blonde croyait que le Midway était composé des membres très compétents.

Quant à sa possible rencontre avec la petite sœur de Sykes, il en avait compris les risques. Elle garda le silence alors qu'il trouvait cela presque dangereux de les faire se rencontrer pour préparer un plan des plus tordu. Sara tenta de garder une expression des plus innocentes, buvant un peu plus de son verre pour ne rien dire. Mais il enchaîna sur un sujet sensible aux yeux de la jeune femme. Londres. Sara ne voulait pas l'aborder, car cela avait été un événement traumatisant pour le militaire. Sara ne voulait pas retomber tout de suite dans un sujet sérieux de conversation. Alec aura tout le temps de repenser à Londres ainsi que les conséquences sur sa psyché tout comme elle pour ronger son frein à bord du Leipzig sur les questions concernant son avenir. Entendant les questions sur ces projets, Sara se sentit soudainement emportée par un élan pour l'empêcher de penser à ces démons du passé.

C'était si prévisible que ça ? Demanda-t-elle au sujet de sa rencontre avec la petite Sykes. Mais tu imagines, ta sœur et moi, on te trouve une bonne petite femme à marier, compréhensive de par ton métier et suffisamment jeune pour te donner encore l'espoir de pouvoir, la faire, grimper aux rideaux, bon, je te l'accorde, elle était facile, mais c'est tellement drôle de voir ton sourcil ... Sourciller là comme ça que je ne peux pas résister ! Haa, je serai ton témoin parce que tu n'as pas le choix, libre à toi de choisir le deuxième quoique ta sœur serait parfaite pour ce rôle cooooomme ça, on pourra faire un duo elle et moi racontant toutes les anecdotes farfelus au possible le jour de ton mariage.

Elle prit une grande inspiration se sentant légèrement essouffler suite à ce vomi de parole.

Bon, parce contre, je ne suis pas sûre qu'elle apprécie une strip-teaseuse asarienne. À négocier ! Ahh c'est trop bien ! J'ai trop hâte.

Sara semblait être ce soir une pile électrique, l'alcool aidant à trouver des ressources insoupçonnées. Demain, les conséquences seraient douloureuses. Se calmant, croisant les bras pour ne pas avoir ce réflexe de porter le verre à sa bouche.

Attend, ta sœur n'est pas sur la Citadelle ? Demanda-t-elle une moue septique se rendant compte qu'elle n'avait pas répondu à sa question, emportée dans son monologue. Je vais attendre que tu partes sur Terre pour aller la voir, tiens ! À vrai dire, je n'ai rien de prévu en dehors de me détendre avec des livres au café Apollon pour devenir une guimauve ... J'ai fait le tour des amis présents sur la Citadelle et j'attends de repartir. Désespérément.

Dis-moi que tu veux que je t'accompagne, je vais finir par blesser quelqu'un pour pouvoir le soigner afin de m'occuper ...


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Lun 18 Avr 2016, 22:51


Comment dire ça… L’alcool semblait faire son chemin plus que de raison dans le système sanguin du médecin. Un fait qu’Alec n’eut pas énormément de mal à réaliser compte tenu de la teneur des propos plus que confus de la blonde et de ses joues rosissant à vue d’œil. Sa jovialité, presque maladive, semblait amplifiée par le liquide ambré Butarien, faisant de la jeune femme une arme aussi dangereuse pour son entourage qu’un croiseur de dernière génération et tout son arsenal.

- « Dites-moi, Lieutenant, j’ai l’impression que vous avez eu votre compte pour aujourd’hui… Vous ne voudriez pas faire honte à l’Alliance en vous affichant ivre en public, n’est-ce pas ? Un officier titubant dans les rues de la Citadelle, ce n’est certainement pas l’image dont nous avons besoin ! » s’exclama-t-il d’un ton faussement protocolaire, appuyant sur le grade, entre deux taffes sur son cigare.

Certes, le tout était dit avec une certaine volonté de plaisanterie, seulement il y avait un fond de vrai là-dedans. La pauvre Sara ne devait pas consommer un verre de plus, sans quoi le N7 se verrait obligé de la ramener chez elle par ses propres moyens, le genre de cas de figure qui pourrait très bien déboucher sur une « série d’évènements ».

C’est avec ceci en tête, et quelques souvenirs ma foi fort agréable d’une nuit d’octobre 2193, que Sykes s’employa à répondre à la proposition insensée du médecin concernant sa vie amoureuse.

- « Les choses sont encore loin d’être faites… Pour le moment, je me concentre encore sur le fait de rester en vie à chaque mission, et c’est déjà bien prenant. Cela dit, je te trouve plutôt bien inspirée pour cette histoire. Il n’y aurait pas une part de vécu là-dedans ? Disons que t’imaginer témoin à un mariage et partir en vrille sur quelque chose d’embarassant à cause d’un coup dans l’aile… et ben c’est fort crédible vois-tu… »

Un coup d’œil appuyé et une grimace provocatrice eurent tôt fait de signaler qu’il revenait sur un registre plus léger, bien qu’une part de vérité résidait à nouveau dans les paroles du militaire. Pour ceux la connaissant un minimum, le fait d’imaginer Vaylee enchaîner les bourdes les unes derrière les autres en un instant solennel était aussi crédible que plaisant. La maladresse dont elle pouvait parfois faire preuve, alcoolisée comme sobre, avait parfois un petit air de légende au sein de son cercle social restreint.

Leur simple échange jusqu’ici, et son contenu, illustrait très bien ce fait. C’est peut-être d’ailleurs ce qui faisait une partie du charme de la trentenaire. Sa nature détachée et la gaieté qui émanait d’elle avait probablement aidé le contact à se faire entre eux. Dans leur duo, elle était tout simplement celle qui faisait la contrepartie au caractère bourru et renfermé d’Alec. Deux opposés réunis pour former un cocktail assez indigeste mais fonctionnel.

- « Tu peux t’estimer heureuse… Je n’étais même pas sensé me trouver sur la Citadelle en premier lieu. Mon appareil devait être inspecté sur Séléné, mais il semblerait que les chantiers navals accumulent du retard vis-à-vis de la maintenance et la construction d’appareils pour les 1ère et 4ème Flottes. Donc à défaut, j’ai échoué ici… Pas que ça me dérange cela dit, les distractions sont bien plus nombreuses dans le coin. Cela dit, pas très alléchant ton programme, et je dirais aussi que la tête que tu fais enlève toute notion de subtilité à tes mots. On dirait un varren impatient qui baverait à l’idée de sa prochaine gamelle. » lança-t-il d’un ton tout à fait naturel, inconscient de l’insulte qu’il faisait au célèbre prédateur natif de Tuchanka.

A peine le temps pour elle d’assimiler cette ultime pique qu’il était reparti, enchainant bien évidemment sur le désir à peine dissimulé d’être frais de la belle.

- « Tu veux aller faire un tour sur la planète bleue, c’est ça ? Je dois y passer deux jours une fois mon débriefing achevé, donc je suppose qu’un peu de compagnie ne serait pas du luxe. Seulement, il y a un souci : l’hébergement. J’ai récemment racheté un appart’ une bouchée de pain à Londres, avec vue sur la Tamise… Merci la paie d’officier commandant un bâtiment et de membre des forces spéciales… Du genre spacieux et agréable, mais ça impliquerait une cohabitation dans le même espace pendant plus de 24 heures… Tu pourrais me supporter tout ce temps ? »
fit-il malicieusement en levant son verre, un air curieux et provocateur sur le visage.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Mar 19 Avr 2016, 15:24
La réaction de Sykes était sans appel. Il sortait l'attirail militaire avec un rappel à l'ordre. Sara, les bras toujours croisés, leva les yeux au ciel en l'entendant parler ainsi. Je l'ai vexé au point qu'il roule des mécaniques pour m'impressionner. D'accord, ça marche un peu. Mais si je dois finir par travailler avec lui un jour ou l'autre, il va falloir m'habituer à ce statut de briseur d'ambiance et de rabat-joie. Je vais m'en mordre les doigts. Il restait toujours une petite part d'adolescente au fond d'elle, revêche qui n'aimait pas qu'on lui donne des ordres. Bien heureusement, le médecin savait faire la part des choses et mettre une distance entre les protocoles militaires et une soirée autour d'un verre avec un militaire. Vie privée et vie professionnelle se croisaient, mais ne se chevauchaient pas.

Alors qu'il terminait son petit sermon, la jeune femme attrapa son verre sans lâcher du regard son ami, tentant de ne pas sourire, mais la malice pouvait se lire sur son visage. Crois-le, ça ne sera pas mon dernier verre. Elle le garda à porter de lèvres et restant silencieuse. L'emportement que Sara au sujet d'un futur mariage pour le commandant du Midway ne semblait pas l'atteindre. Au contraire, il cherchait à déceler un semblant d'informations sur ce sujet. Sara arqua un sourcil interrogateur, cherchant à comprendre ce qu'il voulait entendre par là. Cela dit, cela pourrait très bien coller à sa personnalité, elle eut un simple hochement de tête sur le côté pour dire qu'il n'avait pas tort.

Alec en arriva à son passage sur la Citadelle. Il n'aurait pas dû y venir et il fallait être content de sa présence en ces lieux. Estime-toi chanceux que je t'ai invité sombre mule ! Pensa-t-elle en lui lançant un petit regard noir. Non ne me laisse pas toute seule, je m'ennuie à mourir ! Elle se mit à rire lorsqu'il parla de son programme, ne contenant plus sa bonne humeur. La température avait soudainement grimpé au Purtagory ou était-ce une impression? Les effets de l'alcool étaient bien là. Mais Sara n'attendait pas un seul un instant à ce qu'il la traite de varren. La trentenaire resta bouche bée choquée par ses dires bien qu'il restait un semblant de sourire, car sa description était plutôt drôle. Dans un autre contexte, elle se serait probablement jetée sur lui pour lui montrer si elle était vraiment cette saloperie de Tuchanka.

Ne lui laissant pas le temps de réagir, le militaire enchaîna par une invitation sur Terre au domicile qu'il avait depuis peu acheté non loin de la Tamise à Londres. Se ventant de son salaire, Sara ne s'était toujours pas remise de l'insulte. L'invitation, son regard délicieusement provocateur et son verre en l'air restèrent dans un silence entre les deux, avec pour seul bruit les basses d'une musique électro tambourinant les murs.

Un Varren? un Varren! S'égosilla-t-elle réagissant enfin. Traite-moi de Pyjak je comprendrai, c'est mignon mais un varren! Ça c'est vraiment méchant. Et tu le paieras mon Lieutenant-Commandant.

Elle le pointa du doigt, prenant une gorgée de son verre à moitié vide.

Et tu veux passer la pommade en m'invitant de dormir chez toi! Bien évidemment tu comptes me laisser le lit pendant que tu dormiras sur le canapé pour te faire pardonner, n'est-ce pas?

Elle avait tenu jusque là à garder son sérieux mais le médecin ne pouvait pas plus longtemps. Leur jeu du chat et de la souris battait son plein et était le jeu favoris de la blonde. Un bon moyen pour elle de détendre le militaire et lui faire oublier toutes les responsabilisé qu'il endossait. Ainsi, elle défendait les vertus médicales de ses provocations. Foutaises!

S'accoudant sur la table, un sourire en coin se dessina sur ses lèvres.

Tu n'es qu'un rabat joie, Sykes! Ce n'est pas qu'à propos de la danser qu'il faut enlever le balais, dis moi! Eh, ce n'est pas moi qui porte un N7 cousu à ma veste. Au moins, c'est discret chez moi, finit-elle en tapotant son tatouage caché sous la manche de son haut.

En plus ce n'est pas enfermé dans mon infirmerie à bord du Leipzig qu'on pourra me reconnaître.


Et pour ta gouverne, c'est juste que j'ai de l'imagination. Qu'est-ce que tu crois que je fais une fois terminé tous les examens des petits, la paperasse, l'inventaire du matériel et de l'entrainement pour rester en forme? S'il n'y a pas de mission en cours, j'ai le temps de réfléchir et ce sujet est un parmi des centaines que je passe en revue.

Il y avait évidemment les parties de cartes qui prenaient pas mal de son temps ainsi que les discussions endiablées sur divers sujet qui aidaient à rendre le voyage plus agréable mais Sara se retrouvait pourtant seule devant son écran quand elle avait besoin de s'enfermer dans sa bulle, pour penser à mille et une chose. Croisant ses mains pour pouvoir appuyer sa tête dessus, elle termina sa réponse par:

Cela dit, ça doit bien faire dix ans que je ne suis pas retournée à Londres. Je me ferai toute petite. Si je peux partir d'ici, je dis oui à tout! Enfin presque tout! Même te supporter plus de 24H. Ça ne va pas être facile mais au pire, j'amènerai du Diprivan avec moi et tu feras un long sommeil pendant que je profiterai de la ville.

Un sourire sournois apparu sur le visage du médecin. Le médecin sera toujours plus fort que le militaire! Ce produit était un anesthésiant efficace bien que moins utilisé de nos jours car la médecine extra-terrestre était à présent bien plus efficace.

Va falloir que tu me fasses visiter la ville, Sykes!

Sara s'inquiétait quand même de sa décision d'avoir acheté un appartement à Londres, l'endroit où il avait failli mourir. Pourquoi voulait-il se faire du mal? Pourquoi ne pas choisir une autre ville, en Angleterre si la bruine lui plaisait. Le médecin attendrait d'y être pour lui demander. Pas ici, dans un club qui commençait à être bondé de monde.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Jeu 21 Avr 2016, 23:07


Il avait fait mouche, et c’est bien tout ce qui importait. Alec eut un sourire mauvais lorsque la blonde s’offusqua de sa petite comparaison, que lui trouvait pourtant tout à fait appropriée. Avec quelques verres dans le nez, la jeune femme devenait vraiment « originale » lorsqu’il s’y mettait, transformant la pile électrique habituelle en aimant à problèmes en tout genre. Cette propension presque légendaire à dériver avait néanmoins son charme, mais ça, le soldat ne lui avouerait jamais, pas même sous la torture.

Quelque peu perdu dans ses pensées, sans doute occupé à se remémorer quelques frasques de la concernée, le trentenaire sembla s’illuminer lorsqu’elle mentionna un élément plus « discret » chez elle que le N7 qu’il arborait. Sans même avoir besoin de réfléchir sur la question, il sut instantanément ce à quoi elle venait de faire allusion. Compte tenu de leur passif « complexe », Sykes pouvait se vanter de connaître la belle sous toutes les coutures, au propre comme au figuré. Le souvenir d’un certain tatouage très bien placé et assez élégant pour le physique avantageux du médecin lui arracha un sourire encore plus grand. Bien que cette fois, il s’agissait plus d’une réaction à mettre sur un petit air coquin qu’il se plaisait à arborer par moments, en particulier lorsque l’un d’eux faisait allusion à « certains évènements ».

- « C’est sûr que ta marque à toi est bien plus agréable à l’œil… Et au toucher aussi d’ailleurs. Tu l’as toujours je suppose ? » dit-il, l’air visiblement très, très intéressé…

Incertain quant à la réponse de Sara, le militaire préféra renchérir sur un autre sujet, bien que la connaissant, cette dernière ne manquerait pas d’ajouter quelque chose sur la question si elle le croyait bon…

- « Je ne pense pas qu’une visite touristique soit très enrichissante… A part Big Ben qui a bien tenu et est devenu un symbole pour beaucoup, il reste toujours le Mémorial, mais la plupart de la ville est encore en reconstruction et est constituée de neuf après les dégâts encaissés. Tant que l’on évite les Terres Mortes, ça reste une belle ville cela dit. Sacré paradoxe quand on y pense… On va chercher fortune dans les étoiles alors que la moitié de notre planète est encore en ruines. Enfin… » lâcha-t-il dans un soupir alors que ses traits de firent plus tendus.

Cette fois, l’ambiance changeait de nouveau du tout au tout à l’initiative d’Alec, et comment pouvait-il en être autrement vu le sujet qu’il avait abordé. Les questions implicites que se posait Vaylee, et qu’elle n’osait communiquer dans ce lieu bondé, le point faible de son interlocuteur, vinrent cependant à l’esprit de celui-ci, guère plus stressé que cela à en parler. Cela faisait bien longtemps que le Grande Guerre n’était plus un sujet aussi sensible pour lui. Le devoir de mémoire qu’il cultivait avec une véritable ferveur religieuse et les psys du CFCI avaient fait leur œuvre.

Aujourd’hui, Alec Darell Sykes était un homme sain de corps et d’esprit, en dépit de certaines zones d’ombres et passages à vide, certes, mais il était sorti transformé du programme « N ». On lui avait offert une nouvelle chance dans la vie et un but à atteindre, tout ce qu’il fallait pour le remotiver. Le fait qu’il envisage et fasse des projets pour son futur suffisait à le démontrer. Par ailleurs, preuve fut faite lorsqu’il aborda lui-même le sujet, perspicace à propos de la pensée de la blonde.

- « Pourquoi Londres, hein ? Tu te demandes pourquoi je suis assez cinglé pour choisir d’y vivre ? C’est juste que j’ai versé trop de sueur et de sang pour ne pas m’attacher à cette ville. Sans parler de ceux que j’ai vu crever pour ses rues… Je m’y sens plus chez moi que nul part ailleurs, ce qui est un comble pour un gars débarqué du fin fond des colonies… »

Le Lieutenant-Commandant semblait toujours quelque peu à cran, quelque chose de compréhensible pour un sujet si sensible. Pourtant, il se dérida en livrant à son « invitée » une série d’instructions sur un ton qui avait presque valeur d’ordre. Du moins… au début.

- « Si c’est entendu, présente toi demain matin huit heures sur le quai K-10, et en uniforme ça va de soi. C’est un transport officiel pour Vancouver, mais je trouverais le moyen de t’ajouter au manifeste des passagers… De là, quand j’en aurais finit avec l’Etat-Major, on prendra un vol de transit vers les îles britanniques, ça ne devrait pas durer longtemps. Tu t’en souviendras où il faut que je te laisse un mémo sur ton omnitech pour te réveiller à l’heure ? Vu ton penchant pour les grasses mat’ après quelques verres… Mais je suis magnanime, je t’en offre un dernier avec un toast pour fêter ces quelques jours de détente. Intéressée ? » lança-t-il, visiblement joueur.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Sam 23 Avr 2016, 20:38
Sara lui fit un signe de tête confirmant ses dires d'un air satisfait. Oh oui, aussi agréable au toucher qu'à l'œil, mon chaton. L'officier lui demanda si elle l'avait toujours et son sourire devint à son tour plus enjôleur. Le lieutenant aurait pu s'offusquer un peu plus vu son attitude, mais elle se disait qu'elle n'était pas la seule à subir les effets de l'alcool. Certes, à un niveau moins élevé, mais il semblait être plus taquin. Ce n'est pas ce soir que je vais te faire danser Sykes, pensa-t-elle son visage marquant son amusement tandis qu'il enchaînait sur la visite de Londres.

Ne l'ayant vu qu'en ruine et au début de sa reconstruction, elle n'arrivait pas à imaginer une ville propre, sans aucuns décombres et fourmillant de personnes vivantes. Le médecin savait que Londres avait été la première ville à avoir été reconstruite après la Grande Guerre en grande partie. Il restait encore ce mystérieux faisceau fait de pure énergie liant la Citadelle et la Terre, mais elle n'en comprenait pas le fonctionnement.

L'Alliance ne peut pas tout reconstruire sans ressources, lâcha-t-elle avec un haussement d'épaule au sujet du développement humain sur les autres planètes et autres systèmes, prenant une énième gorgée de son verre de vin Butarien.

Les dégâts causés par les Moissonneurs ne pouvaient être réparés en un claquement de doigts, cela demande des ressources, de l'argent et beaucoup de mains d'œuvre, ce que l'Alliance n'avait pas forcément. Aux yeux du Lieutenant, le développement économique de l'Alliance et de certaines sociétés à travers l'Espace de l'Alliance Interstellaire permettraient la reconstruction de la Terre sur plusieurs siècles.

Alec amena finalement le sujet de son emménagement, répondant à certaines questions que l'officier se posait.

Tu lis dans mes pensées, murmura-t-elle un regard suspicieux lorsqu'il demanda pourquoi avoir choisi Londres plutôt qu'une autre ville.

Le laissant justifier ses décisions, elle acquiesça simplement de la tête comprenant son choix. Sara n'aurait pu vivre dans une ville où elle aurait pu perdre la vie. Peut-être en avait-il définitivement terminé avec certains de ses démons bien que le médecin pensât que cela le hanterait toute sa vie. Faire un trait sur ce passé était impossible, le militaire apprenait simplement à vivre avec. Ne cherchant toujours pas à le questionner sur ce sujet même si elle mourait d'envie de lui poser d'autres questions, elle le laissa terminer par, cette fois-ci, des instructions concernant leur rendez-vous de ... Demain matin ! Il veut me tuer, je suis trop vieille pour ces conneries ! Une grimace apparut sur son visage lorsqu'il annonça l'heure du rendez-vous. Le départ devrait suivre peu après. Sara était certes matinale, appréciant longuement son café allongée dans son canapé à lire ou regarder les chaînes infos mais connaissait ses réveils suite à quelques verres. Le médecin savait pertinemment qu'elle serait prête et à l'heure pour le rendez-vous, mais l'air morose et pas encore réveillée.

Pour fêter cela, le Lieutenant-Commandant Sykes lui demanda d'un air narquois si elle avait besoin qu'il lui laisse un mémo pour se réveiller à l'heure, la taquinant à nouveau sur son état. Son expression désappointée lui fera comprendre que cela n'était pas nécessaire bien qu'elle utilisa son Omnitech immédiatement pour le faire. Un réveil sonnera une heure et demi avant. Mais il sut jouer de ses charmes en proposant un dernier verre avant de partir. Une réponse gestuelle se fit avant même sa réponse verbale. Terminant son verre, le posant bruyamment sur la table, Sara , les joues rosies par son ébriété, lança:

Magnanime, toi. Teh! Ouh, je crois que ce vin aura raison de moi. Je pense qu'il faut soit que je boive plus souvent pour mieux tenir soit arrêter complètement, mais pas entre les deux. Tu sais que je ne dors pas beaucoup habituellement, mais dès que j'ai quelques verres dans le nez, on ne me tient plus ! Enfin, tu sais très bien les effets que cela a sur moi et je vois que tu profites grassement de la situation. Envoyez l'autre verre mon Amiral, je suis prête !

Attendant qu'il se lève pour commander le dernier verre, elle l'appela par son prénom juste pour qu'il puisse se retourner afin de la voir tirer légèrement sur le haut de son débardeur pour entrevoir le symbole de l'Alliance, un sourire espiègle sur le visage. Reprenant sa position initiale, elle se laissa envahir par le bien-être que procure l'alcool. Fermant les yeux, elle fut emportée par la musique, bougeant légèrement au rythme de la musique, oubliant totalement le reste. Toujours assise, le médecin bougeait simplement le buste, absorbée par le mélange des deux. L'envie de danser était d'autant plus forte éméchée, mais l'odeur du vin la ramena à la réalité.

Range-moi ce sourire au placard où je te grave ton N7 sur le front et ça, c'est définitif! Lâcha-t-elle sur un ton provocateur, tout en ouvrant les yeux.

À la fin de la guerre, l'escouade, auquel Sara avait appartenu, avait décidé de marquer leur appartenance. Le soutien, l'entraide et la fraternité qu'il y avait eus au sein de ce groupe avaient resserré le lien au point de le marquer dans la chair. Tous l'avaient fait au même endroit à la naissance de la poitrine, sauf quelques-uns qui, un peu trop éméché, l'avaient demandé sur le postérieur.

Leurs verres tintèrent et Sara posa une question qui sortit d'elle-même.

T'as jamais eu envie de retourner sur Terra Nova? Demanda-t-elle ayant un doute sur le nom de la planète d'origine d'Alec.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Mer 27 Avr 2016, 19:34


Il se retrouvait de corvée de ravitaillement, comme durant les premières années post-conflit où les missions de convoyage s’enchainaient. Cela dit, cette fois faire son job avait quelque chose de réellement plaisant au vu de la « marchandise » à rapporter, sans parler de la compagnie que lui offrait la destinataire. Mais si une chose sortait bien de l’ordinaire, c’est le bout de peau que cette dernière le laissa entrapercevoir alors qu’il s’avançait vers le bar. Certes, cette vision n’était pas inédite pour le pauvre Alec, seulement son caractère inattendu retira momentanément tout crédibilité et assurance au soldat.

Pour illustrer la question, celui-ci perdit momentanément – et littéralement – pied dans la pièce, trébuchant sur un autre client qui se trouvait non loin. Se rattrapant sur le frêle Galarien qui maugréait déjà dans un langage incompréhensible, le trentenaire marmonna de maigres excuses à l’attention du malheureux, avant de s’attaquer pour de bon à l’objectif de sa quête. L’air penaud et passablement rancunier d’avoir été victime d’un coup aussi bas, il revint à leur table avec la dernière tournée de la soirée et les derniers mots de la blonde en tête.

- « Toi, arrêter de boire ? Ce serait porter un sacré coup dur à la Flotte… Qui d’autre pourrait amuser les pauvres Marines et techniciens par ses frasques dans les bars ? Nan, je te l’interdis tout bonnement. Et ne m’oblige pas à devoir te donner un ordre… » lâcha-t-il sur le ton de la plaisanterie tout en présentant son verre au médecin.

Sykes fixait le contenu du sien d’un air absent et distrait lorsqu’une question de son interlocutrice le tira de ses rêveries. Sa planète natale ? Pourquoi aborder le sujet ici et maintenant ? Après des années à se fréquenter de la sorte par intermittences, c’était bien la première qu’elle était curieuse sur la question. Un sujet qui n’avait au final pas grand intérêt dans sa réponse, si ce n’est de cerner un peu mieux de profil psychologique de l’officier et de constater comment sa façon de penser la chose avait évolué au fil des dernières années.

Était-ce ce que la toubib cherchait à faire à travers les différents sujets adoptés ? Cherchait-elle à le cataloguer, ou tout du moins à quantifier les progrès qu’il avait pu faire depuis les évènements dramatiques parsemant sa vie ? Ces quelques question trottèrent de longues secondes dans l’esprit du N7, qui sembla happé par sa réflexion profonde durant ce laps de temps. S’il n’en voulait pas à la jeune femme de se montrer curieuse, la question de la déformation professionnelle dont il faisait éventuellement l’objet avait quelque chose de déroutant.

Néanmoins, après ce bref instant d’égarement qui vit son verre rester plein, il s’employa à y répondre de la façon la plus honnête possible, conscient que celle lui faisant face était une des rares personnes en qui il pouvait avoir totalement confiance dans cette galaxie…

- « Y retourner ? Pourquoi faire ? J’y suis peut-être né, mais j’ai seulement passé les six premières années de ma vie sur cette planète. A peine assez de temps pour qu’un gosse se fabrique ses premiers souvenirs. Après ça, j’ai passé douze années interminables sur un rocher stérile à en apprendre chaque jour un peu plus sur l’extraction d’azote, d’éthane, d’ézo et d’hélium-3. Sans parler de la théorie sur la fabrication d’accumulateurs à hydrogène… J’aurais dû devenir un parfait petit contremaître, ou au mieux un ingénieur de l’industrie minière. » commença-t-il amèrement, une grimace contrite sur le visage.

Histoire de se donner du courage ou d’oublier, qui peut le dire, il vida son verre cul sec, un sacrilège sans nom pour tout amateur de whisky. Le « toc » produit par l’objet reposé sur la table avec une certaine vigueur aurait pu en faire sursauter plus d’un si le volume sonore ne montait pas à mesure que les minutes défilaient. Sous peu, la piste de danse serait bondée, le genre d’endroit qu’Alec n’aimerait alors plus trop fréquenter…

- « Au lieu de ça, j’ai profité d’un voyage d’affaires de mon père qui le menait sur mon monde natal pour lui fausser compagnie et revêtir l’uniforme au bureau de recrutement local. Je passerais ensuite sur les sept années lambdas qui m’ont mené de vaisseaux en vaisseaux jusqu’à la guerre… Puis tu connais la suite : les combats en Grande-Bretagne, mes blessures, l’effort de reconstruction, le CFCI, et enfin six autres années de service. Au final, s’il y a bien un endroit que je considère comme « chez moi », c’est la Terre sur laquelle je me suis battu. Ça, et mon appareil… »

L’officier leva brièvement son verre vide au-dessus de sa tête, comme pour porter seul un toast à son vaisseau et l’équipage qui le constituait, avant de conclure son récit. Et hélas, si l’ambiance du discours n’était pas vraiment au beau fixe, ce qui suivit n’arrangerait pas le tableau…

- « La dernière fois que j’ai mis les pieds sur Terra Nova, c’était pour y démanteler une cellule terroriste séparatiste inspirée par les évènements d’Eden Prime… Un merdier sans nom et une vraie boucherie, tant chez les colons que les nôtres. Pas vraiment le genre d’images qui aide à garder une bonne opinion de son monde d’origine, t’en penses quoi ? »

La dernière phrase n’avait pas du tout une tournure rhétorique, comme si, en dépit du sujet plutôt personnel abordé, l’avis de Sara lui importait réellement. Et à dire vrai, c’était le cas. La dernière personne avec qui il avait abordé la question était un psy de l’Alliance qui, bien que très compétent, n’avait jamais été en mesure de lui fournir un point de vue autre que distant et « professionnel ».

Pourtant, Alec passa très vite du ton plein d’amertume d’auparavant à une attitude plus amicale dans la minute qui suivit, histoire d'offrir une porte de sortie à la blonde. Libre à elle de s’impliquer dans l’histoire ou pas… En attendant, le Lieutenant-Commandant avait quelques idées en tête…

- « Mais pourquoi toutes ces questions ? Je note que le vin Butarien te rend plus curieuse qu’en temps normal, c’est quand même bon à savoir… Tu crois être en mesure de rentrer en un seul morceau avec tout ça ? » fit-il avec un sourire tant provocateur qu’un regard charmeur qui voulait dire beaucoup de choses…


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Jeu 28 Avr 2016, 12:36
Sara n'avait pas vu la maladresse du Lieutenant-Commandant suite à l'aperçu du tatouage du médecin et de ce fait, elle l'imaginerait toujours adroit, agile et sans faille, pas le genre à rentrer dans un parfait inconnu. Il revint avec leurs derniers verres de la soirée. Quel rabat-joie ce Sykes quand même, quelle idée d'accepter une soirée alors qu'il avait un entretien avec des membres de l'État-major le lendemain ! Ou alors savait-il que je serai intenable trois verres passés ! Le fourbe.

Le médecin écarquilla les yeux, voulant répondre de cette attaque, mais comprenant que son ami avait raison, soupira et répondu avec une légère moue boudeuse.

C'est vrai, avoua-t-elle vaincue.

Sa question semblait perturber le N7 qui resta silencieux un temps. Alec finit par lui expliquer avec un semblant d'amertume dans la voix son refus de retourner sur Terra Nova. Elle ne s’attendit pas à autant de détail. Il ne parlait que rarement de son passé et arriver à lui arracher quelques informations relevait de l'impossible. S'appuyant sur la table alors qu'il descendait d'une traître son verre, elle n’eut pas de difficulté à comprendre la sensibilité du sujet. Parfois, le lieutenant se demandait s’il ne préférait pas affronter une deuxième fois les Moissonneurs plutôt que de parler de son passé. Rare était les fois où il acceptait d’en parler en changeant de sujet et ce n’était qu’avec les années que le médecin avait réussies à autant de progrès. Elle voyait en ces progrès la confiance qu’il lui avait donnée.

Alors quand le militaire lui demandait son avis sur un sujet sensible, alcool ou non, Sara se devait d’y répondre. Le N7 leva son verre vide pour trinquer, le médecin fit de même, mais trempa simplement les lèvres pour être tout ouïe aux propos du militaire.

La prochaine fois, je te demanderai comment va ton hamster de l’espace, annonça-t-elle simplement peu convaincu.

Ressaisis-toi Vaylee, dis une chose intelligente ! Aah, Baaanane flambée ? Il ne pouvait attendre que je sois sobre. Ah merde, c’est moi qui ai lancé le sujet. Penchant la tête sur le côté, la jeune femme tenta de contenir ses émotions mais son visage était loin d'être la représentation même de l'impassibilité.

Personne ne va te reprocher de n'avoir aucune attache à cette planète, à la ville où tu as grandi. En dehors de ta sœur, tu es très bref, voir même tu as tendance à fuir le sujet concernant ta famille et tes origines. T'aurais pu mal tourner en t'enfuyant de chez-toi. Mais tu as fait le choix de devenir militaire. Au fond, ce sont tes racines, le lieu, l'environnement qui a fait ce que tu es maintenant et je pense que tes décisions ne sont pas le fruit du hasard. Ton père a bien été un militaire pendant un temps même s'il haïssait l'Alliance et te le faisait savoir tous les jours.

La trentenaire haussa des épaules comme pour lui avouer une évidence. Sans le vouloir, il reproduisait un schéma déjà connu avec, il fallait l’avouer, une bonne évolution. Que lui serait-il arrivait s’il avait été dans l’impossibilité de reprendre sa place de soldat après les Moissonneurs ? Qu’aurait-il fait de sa vie ? Ses connaissances et ses compétences acquises pendant sa jeunesse dans l’industrie minière l’auraient aidé à retrouver une place, mais il aurait bouclé la boucle.

Et que penses-tu d'une personne qui s'installe dans un lieu où elle a failli mourir? Lui demanda-t-elle n'attendant pas de réponse. La boucherie sur Terra Nova n’est rien comparée à ce qui t’est arrivé à Londres. Tu t'es, certes, battu pour sauver la Terre, ce qui peut expliquer ton attachement mais tu as failli mourir là-bas, Alec. Et ça, ça m’inquiète parce que je ne comprends pas.

Je mets les pieds dans le plat, signé Vaylee, bisous, bisous. Sara avait lancé le sujet sans penser à l'ensemble des données. Un environnement inefficace pour ce genre d'échange. Un lieu plus cosy aurait été bien mais l'espoir de le voir danser était trop grand.

Mais bon, ce n’est pas une conversation à avoir dans un endroit aussi bruyant. En plus ça m’a donné l’air sobre bien trop longtemps.

Sara reprit une gorgée de vin, le buvant à présent comme du petit-lait en sachant qu'Alec avait déjà terminé son verre et qu'il n'attendait qu'une chose: partir de là. Il enchaîna alors sur des paroles plus légères notamment son goût prononcer pour le vin Butarien accroissant sa curiosité.

Déformation professionnel, répondit-elle le plus détaché possible. Mais comme ça, s'il faut, je te botte le cul pour te remettre sur le bon chemin !

Le Lieutenant-Commandant s’inquiétait de son état pour le retour. Balayant les inquiétudes d’un geste, elle répondit du tac-o-tac, son cerveau n’ayant pas encore intégré le regard persistant du N7.

Tant que tu me jettes dans le premier transport, je retrouverai toujours mon logement et puis si je n'y arrive pas, je ...

Elle s'arrêta regardant ailleurs, arquant un sourcil, comme si son esprit lui demandait de réfléchir quelque seconde de plus avant de sombrer dans le néant. Reposant son regard sur le militaire, elle croisa les bras, l'air interrogateur :

Attend. C'est quoi ce regard Sykes ? Je ne suis pas très fraîche, et tu oserais profiter de la situation !?

Elle se mit à rire voulant l'embarrasser un peu, descendant de moitié son verre. Entre l'alcool et leur conversation, une idée germa dans l'esprit et un sourire malicieux apparut à nouveau sur son visage donnant l'impression au premier abord qu'elle répondait au regard charmeur du bel homme.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Ven 29 Avr 2016, 21:45


Comment ruiner l’ambiance d’une soirée agréable ? En évoquant des souvenirs douloureux et gênants pardi ! Si leur petite entrevue se conclurait globalement sur une bonne note et des projets pour les prochains jours, nul doute que ce qui venait d’être évoqué ressortirait tôt ou tard. Que ce soit au détour d’une banale conversation ou dans un moment de détresse passager, il est évident qu’ils ne pourraient en rester là. Et même s’il l’avait voulu, Alec savait à quoi s’attendre avec l’attitude compatissante et inquiète qui caractérisait Sara lorsque l’un de ses proches se trouvait en difficulté.

A dire vrai, il ne pouvait trop lui en vouloir de se poser des questions et de s’inquiéter. Peut-être même la remerciait-il intérieurement d’agir de la sorte. Savoir qu’en dehors de sa sœur, quelqu’un tenait un minimum à lui avait quelque chose de rassurant. Sans être un solitaire, le militaire n’avait jamais été très sociable, un fait avéré qui lui avait été plusieurs fois reproché par son entourage… Pourtant, ce soir-là, cette pensée lui arracha un sourire reconnaissant envers la jeune femme. Un sourire qui se fit plus grand lorsque la belle prit pleinement conscience du poids des mots qu’il lui avait précédemment adresser.

- « Je ferais un bien piètre Marine si je ne tentais pas de grimper à l’abordage, non ? » lâcha-t-il sur ce qui semblait être le ton de la plaisanterie.

Etait-il sérieux ou non ? Difficile à dire compte tenu de son attitude et des quelques verres déjà consommés. Toujours est-il que le sujet parut s’évanouir de lui-même lorsqu’il fit allusion aux inquiétudes de la blonde pour la dernière fois lors de cette soirée. Considérant son verre vide d’un air distrait, il sembla encore une fois se perdre dans ses pensées quelques instants.

- « Tu as été formée à sauver des vies en prenant soin des blessés et de ceux dans le besoin. Pour ma part, on ne m’a formé que d’en un seul but : être une arme que l’on emploie lorsqu’il est nécessaire de se battre et de tuer pour protéger des autres. C’est réducteur, mais il s’agit de la stricte vérité. Mais qui sait ? Tu comprendras peut-être à Londres… »

Plongeant son regard émeraude dans celui de son interlocutrice, il la scruta un certain moment avec insistance de cet air sérieux qui faisait de lui un rabat-joie aux yeux de beaucoup. Sans doute chercherait-il à savoir si en dépit de l’alcool elle se trouvait en mesure d’assimiler la teneur de chacun de ses gestes et paroles. Peut-être était-ce même pour la tester que le N7 choisit d’aborder un sujet sensible pour la concernée, et ce bien qu’elle soit sans doute encore en mesure de lui éclater le nez sur la table au besoin…

- « Tu n’as pas à t’inquiéter pour moi cela dit, globalement les choses vont plutôt bien. Mais tu n’échapperas pas au retour de service lorsque nous aurons l’occasion de nous trouver dans un endroit plus calme. Tu as beau être sans cesse joyeuse et guillerette, et Dieu sais que j’adore ça, mais certaines choses ne m’ont pas échappé Sara… »

Cette fois, c’est Sykes qui parut réellement inquiet et concerné par l’état du médecin. A force de se montrer compatissante et joviale à l’égard de tout le monde, il semblait parfois au Lieutenant-Commandant que son amie en arrivait à négliger certains de ses propres problèmes. Il s’était plusieurs fois fait la remarque au cours de leurs échanges pluriannuels, seulement le zèle qu’elle avait déployé ce soir-là pour prendre la température dans la tête de l’officier l’avait décidé à aborder la question. Elle avait néanmoins raison sur une chose : le temps filait très vite et l’endroit perdait de son intérêt pour une rencontre amicale entre vieilles connaissances. Sans parler de l’état de la belle… L’heure du dodo s’imposait.

- « Mais assez de cours de psycho… Et même si je voulais te parler sérieusement, tu es trop pétée pour me comprendre. Déjà qu’en temps normal t’es longue à la détente... Je te rappelle que tu dois te lever tôt demain si l’éventualité de profiter de ma précieuse et charmante compagnie t’attire toujours. Tu veux que je t’appelle un taxi ? Si je me souviens bien, tu n’as jamais été très bonne conductrice, alors dans cet état… »

Une grimace cynique et une bonne dose d’ironie pour la motiver à bouger ses jolies petites fesses : le cocktail parfait pour une jeune femme comme Vaylee. Succès garanti.


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MessageSujet: Re: Trop vieux pour ces conneries   Lun 02 Mai 2016, 13:14
Le militaire confirma les sous-entendus que Sara crut comprendre à travers divers signaux. La question se posait en retour si le médecin n'avait pas induit en erreur les actes de son ami. Après tout savait-elle vraiment ce qu'elle voulait? Même à trente ans passés, une femme pensait connaître toutes ses volontés, ses désirs, mais au fond, tout comme un homme, elle restait dans le brouillard. Et à l'instant présent, l'alcool rendait encore plus floues ses idées.

Et ce serait même décevant de ta part ! Répondit-elle en levant son verre pour le féliciter d'une certaine manière de sa tentative, suivi d'une grimace se voulant réflexive. Seulement, je pensais qu'on avait dépassé ce stade. On s'est vu tout nu, y'a franchement plus rien d'intéressant à voir!

Un sourire sardonique, un brin mesquin apparut sur son visage. Le médecin se devait de le chercher, de lui lancer des piques. C'était devenu leur jeu au fil des années. Les paroles d'Alec semblaient vouloir la ramener un peu plus sur terre, rappelant leur compétence respective, tuer et soigner. Mais le Lieutenant n'acceptait pas se cantonner à un simple mot. S'il a tué bien des personnes, c'était pour défendre et sauver des individus à l'origine dans le besoin et en danger. Si Sara avait soigné des personnes peut-être avait-elle guéri de mauvaises personnes et entraîner la mort d'autres individus. Si. Cela ne permettait pas de donner une réponse seulement des possibilités. Et encore, ces idées-là étaient elles aussi très réductrices.

Peut-être, murmura-t-elle d'une voix à peine inaudible avec un haussement d'épaule loin d'être certain de son changement d'opinion.

Le N7 scruta la trentenaire quelques instants, comme s'il cherchait à trouver une explication à travers ses yeux. Sara n'eut pas le temps de poser une question qu'il voulut la rassurer sur son état. Mais la suite bloqua le sourire habituellement joyeux en une mimique crispée. Son premier réflexe fut de poser son verre presque terminé, de croiser les bras, la tête légèrement penchée sur le côté. Puis elle secoua doucement sa tête en levant les yeux au ciel.

Rappelle-moi de ne pas me lever demain matin, lança-t-elle pour se donner une prestance et garder la tête haute en usant de l'humour. Sykes, je m'inquiéterai toujours pour tes fesses...

Dès l'instant où je t'ai vu sous les décombres et jusqu'à ce que tu deviennes un haut-gradé. C'est à ça que les amis servent. À bien des reprises, le médecin avait recherché à savoir tout allait bien du côté du Lieutenant-Commandant sans jamais réellement se dévoiler. Devoir le faire ne lui convenait pas. Elle allait très bien et n'avait rien à ajouter de plus.

Seulement n'essaie pas de jouer les fins psychologues avec moi. Restes en à protéger et servir ! Et non, je ne suis pas pétée et encore moins longue à la détente !

Sara ne marche pas, elle fonce droit dedans. Elle se leva, termina son verre d'une traite, sentit quelques secondes tout tourner autour d'elle ainsi qu'une vision trouble, ce qui n'est que le simple effet de l'alcool voir d'une hypotension orthostatique. Se tenant à la table, elle attendit que cela se calme pour attraper sa veste en cuir et l'enfiler.

Allez, allons-y Alonso!

Elle attendit Alec pour pouvoir s'accrocher à son bras afin de marcher droit. Une fois sortie du club, ses oreilles émirent un bruit sourd comme si la musique avait abîmée quelque peu ses conduits auditifs. La première station de transport de la Citadelle était seulement à quelques minutes à pieds. Leur marche fut silencieuse, laissant les deux êtres à leur réflexion mais une fois arriver devant un taxi, Sara ne put garder le silence plus longtemps. Elle fit un simple signe au transporteur qui démarra sans attendre. Le médecin se mit en face du militaire, se tenant toujours d'une main à son avant-bras. Bien que son regard montrait son état d'ébriété, ses paroles n'étaient que plus sérieuse et sincère.

Je suis toujours de bonne humeur parce qu'au moins pendant deux ou trois heures, tu oublies que tu es un soldat, tu oublies toutes les horreurs que tu as pu voir et tu profites simplement de l'instant présent.

Bon dieu qu'il est grand où alors suis-je trop petite ? Son regard semblait être celui d'une femme qui semblait avoir une idée derrière la tête.

Et en parlant de profiter de l'instant présent...

Ses gestes et ses paroles ne firent qu'un. Ses mains se glissèrent jusqu'à son cou et l'entourèrent, le médecin devant se mettre sur la pointe des pieds pour s'approcher dangereusement de ses lèvres donnant un moment l'espoir de "grimper à l'abordage". Mais au dernier instant, elle dévia pour atteindre le coin de l'oreille du N7 lui susurrant :

Ça, c'est pour le Varren.

Puis elle l'embrassa sur la joue brusquement comme pour ne pas se faire attraper et se détacha rapidement du militaire, un sourire d'entière satisfaction sur le visage, riant tout en reculant de quelques pas en direction du transport. La vengeance est un plat qui se mange froid. Tiède en l'occurrence Cependant, Sara ne s'attendit pas à se cogner la tête sur le haut de la portière, tombant sur le siège arrière, tout en mêlant rire et râlement de douleur.

Allez grimpe, faut que je dorme! Dit-elle essuyant d'une main une larme qui perlait sur un de ses yeux et l'autre tenant sa tête tout en se poussant pour faire de la place à son ami.


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Trop vieux pour ces conneries

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