AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 L'Ombre de l'Ordre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: L'Ombre de l'Ordre   Mar 19 Avr 2016, 21:52
Intervention MJ : OuiDate :  19 Avril 2201 RP Violent
Abbadon Bynare ♦ Krelek Aelos
L'Ombre de l'Ordre



L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium


Mon poing s'écrase sur la table.
Bordel ! Déjà trois jours que ce damné butarien me file entre les doigts ! La faute à cette maudite planète corrompue jusqu'à la moelle. Le butarien la connaît mieux que moi. Mais la piste se réchauffe...
Cette planque ci a été utilisée récemment. Aujourd'hui, je pense, hier au plus tard. Rien n'est rangé, le lit est défait, il y a de la vaisselle encore chaude qui sort du lave vaisselle. Programme automatique de quelques heures. Pas besoin d'être un génie pour faire le lien.
Ça en serait presque à se demander s'il n'était pas seulement sorti faire un tour, si le piège n'était pas déjà en place. Moins bien travaillé que les précédents, cependant. Une banale tourelle. À croire qu'il l'a lancée derrière lui fuyant. Rapidement neutralisée par une surcharge, puis un tir.
À moins qu'il ne soit bien parti faire un tour, et qu'il ait laissé ici la tourelle pour garder son abri, voir l'avertir en cas d'intrusion ?
Hum. Pas d'armes abandonnées, mais peut-être trimballe-t-il tout son arsenal sur lui. Rien sur place ne laisse croire qu'il comptait revenir ce soir. Mais un homme dans sa situation doit toujours avoir son sac sur lui, avec de quoi fuir vite et loin. Surtout qu'il sait que je le traque.
Je ne peux pas lui en vouloir. Le butarien a des ennemis dangereux. Il ne peut pas me différencier d'eux.
Puis, soyons honnêtes : je fais sans doute parti de ses ennemis.
Mais pour le comprendre, il faut revenir trois mois en arrière, le 17 Janvier 2201.

« Il vous a échappé. »
« Oui. »
Que pouvais-je dire d'autre ? Machiavel était parvenu à fuir l'embuscade tendue sur Oméga, quelques jours auparavant. Et depuis, la situation était bien trop tendue pour que l'enquête puisse y être reprise. La disparition d'Aria – présumée vivante en l'absence de cadavre – la division de la station entre les mercenaires et la réapparition du vaisseau du Général Varto n'avaient pas aidé les choses à se calmer. Lorsqu'une enquête convenable pourrait y être mêlée, la piste serait plus froide qu'un lézard en plein blizzard. Enfin, de toute manière, je doutais déjà que Machiavel puisse réellement laisser une piste tangible derrière lui.
Et maintenant, mes supérieurs du GSI me regardaient de haut. Je n'étais pas plus responsable que les autres, officiellement. Mais dans la pratique, j'étais le seul à avoir eu une chance de l'avoir, de l'attraper. Et j'avais échoué. Le turien est un redoutable adversaire.
Ils m'ont laissé partir, sans blâme ni recommandation. Il n'y avait rien à dire de plus. Je connais mon travail : cet échec m'a appris pour la prochaine tentative. À condition qu'il y en ait une.
C'est comme cela que j'ai contacté Moryn Thymoris, le Premier Superviseur. La turienne traquait Machiavel depuis des années, en sachant plus que n'importe qui d'autre. Elle aussi avait mené sa propre enquête. Évitant de s'en prendre directement au turien, elle s’est informé sur le butarien ayant prévenu de l'attentat de Palaven. Celui-ci s'appelle Tchekov Brolklass. Ex-mercenaire, devenu marchand d'arme, spécialisé dans les explosifs.
Vous saisissez, n'est ce pas ? C’est lui qui a vendu les bombes ayant frappé Palaven, avant de dénoncer Machiavel au SSC. Le pauvre a sur le dos les forces d'enquêtes conciliennes ET l'ennemi numéro 1 de la galaxie. Je n'envie pas sa place.
Thymoris l'a traqué dans la Travée, mais le butarien avait déjà rejoint l'espace Terminus. Elle m'a donné ses notes, ses informations, me faisant gagner un temps précieux, misant sur ma possibilité d'aller dans les territoires illégaux. J'ai repris l'enquête, et finalement, j'ai retrouvé la trace du butarien à Illium. Là où tout a commencé. Là où Machiavel a tenté son premier coup, lors de l'attentat du Bal.
Brolklass avait il aussi fourni cette bombe là ? Ce n’est pas certain, mais j'en mettrai ma main à couper.
Et c'est ainsi que je suis arrivé sur la station, il y a trois jour. Et depuis, je traque le butarien, en marge de la loi.

Maintenant, vous comprenez pourquoi je suis aussi son ennemi. Le butarien a merdé, il a la mort de la Conseillère galarienne sur le dos, même s'il n'est qu'un chaînon mineur. S'il me donne les infos dont j'ai besoin, il pourra s'en sortir. À condition d'échapper derrière aux hommes de Machiavel. Ce sera plus sécurisant pour lui de l'envoyer pieds et poings liés à Sur'Kesh, finalement.
Je quitte la planque, n'ayant rien trouvé d'intéressant. J'en ai encore cinq à visiter. J'ai déjà contacté des indics dans les spatioports, prêts à m'informer s'il faisait mine de partir. Peut-être est-ce l'un d'eux qui a prévenu Brolklass, d'ailleurs, mais je ne pense pas. Je paie bien mieux que lui.
La traque continue.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Mar 19 Avr 2016, 23:55

    Nos Astra, Illium


    La lame rencontra la gorge du Turien et la trancha avec une précision chirurgicale. Le sang coula avec violence et par à-coups, au rythme d’un cœur qui ne tarda pas à s’arrêter, signant la mort de son possesseur. D’un coup net, le Drell éjecta le liquide bleuâtre qui couvrait son sabre, avant de la ranger à sa ceinture. Après une année et demie, Krelek était enfin de retour sur le terrain, à faire ce qu’il faisait de mieux : le travail d’un chasseur de prime. Cela faisait onze jours qu’il s’était réveillé de son long coma et suivait un programme intensif de remise à niveau, avec l’aide bienvenue des dernières nouveautés en termes de stimulateurs musculaires, qui lui rendait son physique d’antan plus rapidement que jamais. Il avait certes perdu du poids, mais son armure lui allait toujours comme un gant. De plus, grâce à une bonne nutrition, il avait tôt eu fait de retrouver quelques kilogrammes. Il se sentait en vie à nouveau, même alors qu’il exerçait le plus banal des contrats : un bête assassinat. Il fallait bien commencer – ou plutôt recommencer – quelque part, se disait-il en guise de réconfort.
    Il avait eu la chance de retrouver plusieurs de ses anciens contacts, ce qui lui avait permis de trouver un contrat relativement juteux et facile à entreprendre, et ce dans un délai des plus rapides. Il ne s’était pas fait prier pour exécuter ses ordres et accomplir sa mission ; le meurtre était pratiquement quelque chose qui venait naturellement chez les membres de son espèce. S’infiltrer, ne pas se faire entendre, devenir invisible, tout cela faisait partie de la nature des Drells, et Krelek était un maître dans ces domaines-là. Il était un redoutable adversaire, rapide et mortel, il n’en était pas peu fier. C’était ces capacités qui lui avaient permis un jour de briller dans le domaine du mercenariat, et c’était elles encore qui lui permettraient de retrouver sa réputation passée.

    Le chasseur de prime, sa besogne accomplie, laissa trainer son regard à travers l’appartement de sa victime. Peut-être y trouverait-il un trophée digne d’être ramené dans son antre. Parcourant le logement, le Drell observa l’environnement qui l’entourait, curieux de savoir ce qu’il pouvait trouver. Il ne cherchait pas à mieux connaître la personne à qui il avait ôté la vie ; cela ne servait à rien, car elle n’était plus de ce monde à présent, et un assassin ne devait jamais se rapprocher d’une quelconque manière de sa cible, car il prenait le risque d’éprouver des remords. Plus il examinait les lieux, plus il lui semblait que quelque chose clochait. On lui avait informé que le Turien qu’il devait occire était veuf et vivait seul. Pourtant, l’appartement portait les marques de la présence de deux personnes. Le canapé, par exemple, portait une couverture, mais le lit de la chambre principale était défait. Il n’y avait pas de raison pour que le propriétaire des lieux dormît sur deux endroits différent, surtout lorsqu’un l’un était notablement plus confortable que l’autre. Il y avait également beaucoup de vaisselles sales, pour un homme vivant seul. Krelek ne pouvait en déduire qu’une chose : le Turien hébergeait une personne à l’insu de tout le monde.
    Curieux, le Drell chercha à savoir s’il s’agissait d’une maîtresse, ou quelqu’un d’autre. Il ne connaissait pas vraiment la raison qui le poussait à agir de cette manière ; la curiosité était un défaut qui avait pris de l’ampleur chez lui, et il s’agissait là d’une conséquence directe de ses années de travail au sein du Réseau du Courtier de l’Ombre. Il prenait des risques, et il le savait. A tout moment, cette mystérieuse personne pouvait entrer dans l’appartement et le prendre en flagrant délit, mais Krelek était prêt à jouer avec le feu.
    C’est sous l’un des coussins du sofa que le Drell trouva un objet susceptible de répondre à ses questions ; un datapad y avait été dissimulé. Chose étrange, il était vide de tout contenu. Il n’était pourtant pas neuf et portait les marques d’une certaine période d’utilisation. On avait donc délibérément effacé les données qui s’y trouvaient. Cela eut le mérite de trouble le chasseur de prime, qui ne comprenait pas vraiment pourquoi un individu ferait cela, à moins qu’il eût quelque chose à cacher. Les pièces du puzzle, en plus de grandir en nombre, commençaient, pour certaines, à s’assembler. Le Turien cachait effectivement quelqu’un chez lui, et ce quelqu’un avait des reproches à se faire, allant jusqu’à effacer les fichiers de son datapad.

    La curiosité l’emporta sur la prudence et Krelek décida de hacker les fichiers sources de l’appareil afin d’en arracher les secrets. Lorsqu’un dossier ou tout autre programme était effacé, il ne l’était pas réellement. Il y avait toujours un délai de trente jours avant qu’ils ne soient définitivement éliminés de la mémoire du datapad. C’était ainsi que les restaurations systèmes étaient possibles ; il y avait toujours une traces des fichiers disparus, quelque part. Celui qui savait où regarder pouvait les retrouver, et Krelek faisait partie de ces personnes.
    Activant son Omni-tech, le Drell commença à pirater le datapad. Il lui fallut quelques minutes pour atteindre son but et finalement retrouver l’appareil dans son état d’utilisation normal. Le Drell commença donc à parcourir les fichiers qu’il cachait. Il y avait vraiment rien qui ne pût justifier la destruction du contenu de la tablette. Photos de soirées, jeux vidéo, quelques dossiers écrits, mais rien d’incriminant. C’était sans doute pour cela que l’appareil était encore en un seul morceau : un professionnel l’aurait détruit au sens propre du terme.
    Déçu, Krelek jeta dans un dernier espoir de trouver quelque chose d’intéressant un œil aux mails du propriétaire. La chance lui sourit enfin, car il mit la main sur un message qui lui laissa des frissons. Il disait simplement à un certain Tchekov Brolklass de ne pas dormir plus d’une nuit au même endroit, car « ce putain de Galarien » était à ses trousses. Il ordonnait également au Butarien – son nom était typiquement butarien – de ne laisser aucune trace qui pût le lier à « l’Ordre » et d’effacer les données de son datapad et de s’en acheter un prépayé, afin de ne pas être traçable par les programmes du GSI. Le mail était signé par un simple C.

    « Machiavel »... Il n’y avait pas beaucoup d’individus qui portaient ce nom, un seul venait à l’esprit de Krelek, et il s’agissait d’un certain terroriste. C’était cette même personne qui avait anéanti le Bal d’Illium, celui que le Drell avait personnellement organisé, il y a une année de cela. Grâce à la puissance du Réseau, il avait pu dégoter des informations sur le criminel, mais pas suffisamment pour mettre la main dessus et lui retourner la faveur qu’il lui avait faite. A dire vrai, il n’y avait que très peu de données sur lui. Tout ce qu’il avait trouvé était des rapports du SSC ; apparemment, les Superviseurs en personne le traquaient. Cela avait levé le voile sur la présence de deux Superviseurs au Bal, mais cela n’avait pas été suffisant pour savoir qui était réellement Machiavel. Le Courtier de l’Ombre en personne ne pouvait l’attraper.
    Krelek n’était pas particulièrement ravi de découvrir cela, d’autant plus qu’il y quelques jours, il avait découvert que le terroriste s’en était pris à Omega. Il avait lu des articles concernant une attaque sur la station d’Aria, et tous mentionnaient également la présence d’un immense cuirassé. Le Drell n’avait pas mis longtemps à saisir qu’il s’agissait du Belethium, immense vaisseau servant autrefois l’Ordre de l’Accompli. La raison de sa présence était un mystère, car il lui semblait que le véhicule fût fortement endommagé lors du combat final entre le Courtier de l’Ombre et l’ordre ci-mentionné. Un combat qui avait mis à terme l’existence de la dernière et avait failli faire du Réseau une page supplémentaire de l’Histoire. Ataan avait-il récupéré son cuirassé ? Si tel était le cas, la raison de sa présence pendant l’attaque restait un mystère.
    Avec ces récentes nouvelles, son passé avec Machiavel, et le retour de ce dernier à Nos Astra, Krelek sut qu’il avait le devoir d’agir et mettre fin au règne de terreur du terroriste. S’il ne l’avait pas attaqué directement, le Drell ne prendrait très certainement pas part à la traque. Mais il avait décidé de faire du criminel son ennemi. Il ne pouvait abdiquer, même alors qu’il n’était plus qu’un Chasseur de Prime. Autrefois, il avait une armée à son service. A présent, il était seul. Sans le Réseau, il se sentait nu et impuissant. Mais, têtu, il était prêt à se lancer dans cette croisade à l’ancienne. Il lui fallait trouver le Galarien mentionné dans le mail. Il était sa meilleure chance de se rapprocher de Machiavel.
    La traque commençait.











Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Jeu 21 Avr 2016, 00:02

L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium


Deux planques de plus, et je commence seulement à avoir une piste.
La première était vide, inutilisée depuis des lustres. J'y ai laissé un petit programme de surveillance, puis je suis parti. Mais celle-ci, en revanche...
La qualifier ''d'utilisée'' est beaucoup dire. Il n'a fait qu'y passer. Pourquoi ?
Un objet à récupérer ? Probablement pas, sinon il y serait allé dès le premier jour. Un imprévu ? Savait il que j'y arriverai juste après lui ? Comment pourrait il être si informé de mes mouvements ?
Il y a trop de variables. S'il continue comme ça, la police d'Illium finira par se bouger, et ma marge de manœuvre réduira. Je dois le chopper. Dans les 24 heures. Prévoir ses mouvements. Le piéger. L'attendre, et non le suivre.
Il est temps de changer de technique.

Bon, ça m'a pris un peu de temps, mais j'ai pu en apprendre plus. C’est l'avantage de l'ère moderne : tous les appareils sont connectés les uns aux autres, tous partagent leurs données, tous reçoivent les même mails... et un professionnel sait récupérer ce genre d'informations. Pas de bol pour le goût du confort du butarien et l'énorme holoécran multifonction accroché sur le mur.
Le lien à Machiavel est confirmé. Et visiblement, le butarien n'a plus confiance en ses planques : il loge directement chez ses contacts. Il est véritablement désespéré ! Mais ça ne m'arrange pas. Si je dois fouiller les planques de tous ses contacts, je ne l'attraperai jamais à temps.
Non, ce qu'il faut, c'est l'attirer dans un piège.
Le butarien sait apparemment que je suis du GSI. Compréhensible qu'il soit si stressé, donc. Augmentons la pression, poussons le à la fuite... il ne passera jamais les spatioports. Pas avec mes indics, et pas avec moi qui l'y attendrai.
Je vais rester dans la planque, cette nuit. Pas la peine de bouger pour faire envoyer un message à mes supérieurs, incluant la preuve du lien entre Brolklass et Machiavel. Eux se chargeraient de faire bouger les politiciens, de contacter les asaris, puis d'assurer la coopération des autorités d'Illium. La planète est officiellement indépendante, mais elle n'osera jamais refuser une requête du conseil ou des asari.
Évidemment, tout ceci sera trop lent, et visible. Le butarien a de bonnes chances d'en être informé avant. Et de tenter de fuir, droit dans mes bras. Il n'aura pas le choix, de toute façon : l'autre alternative est d'être traqué dans toute la cité, ce qui sera encore plus dangereux pour lui.
Je vais lui laisser quelques heures, le temps qu'il apprenne qu'un message a été envoyé en top priorité depuis l'une de ses planques en direction de Sur'Kesh. Il saura faire le lien.

Toujours bon de dormir une petite heure avant de reprendre une traque. Pour la plupart des espèces, c'est une sieste, tout juste bonne à faire durer un peu plus longtemps l'efficacité du jour. Mais pour les miens... c'est un cycle de sommeil complet.
Je me sers sans vergogne dans les réserves de ma cible pour me nourrir, puis quitte le bâtiment. Pas vraiment ce que j'aime, trop de viande. Mais ils ne mangent que de ça ! Foutu organisme carnivore.
Brolklass est il déjà au courant ? Je ne sais pas. Sans doute que l'information doit déjà circuler, mais peut-être se repose-t-il, ou peut-être qu'elle ne l'a pas encore atteint. Dans tous les cas, trouver un vaisseau pour quitter la station ne se fait pas instantanément, en tous cas pas pour un individu de cet acabit. Inutile donc de courir aux spatioports de la station. Non, je vais simplement surveiller les demandes sortant de l'ordinaire sur le réseau des capitaines. Et fouiller quelques autres planques, histoire de réduire encore les choix de mon adversaire, et peut-être d'en apprendre plus.
Désormais, son temps lui est compté. Il doit sortir de l'ombre. Et il le fera, aux aguets, s'attendant à l'embuscade. Mais s'y attendre ne suffira pas.


____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00
Je ne pense pas qu'il soit ultra intéressant de faire durer la traque trois ans, donc on peut se retrouver dans une planque, ou au spatioport face au butarien ! Ou ailleurs, si tu as une idée intéressante ^^
Normalement, le message que j'ai envoyé au GSI n'est pas spécialement discret, c’est son but. Même sans le Réseau, sur une planète aussi corrompue qu'Illium, je pense que Krelek peut être facilement informé de ce l'existence de ce message. A voir s'il en tire les conclusions qui s'imposent ! ^^

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Lun 25 Avr 2016, 23:09


    Krelek n’avait beau ne plus être le Courtier de l’Ombre, il possédait toujours bon nombre de contacts qui pussent l’aider dans sa traque. Informateurs en tout genre, ils étaient tous aptes à apporter les informations qu’il cherchait. La requête qu’il avait faite, accompagnée d’une bonne prime en guise de motivation, n’était pas des plus compliquée. Il n’y avait pas des centaines de membres du GSI à Nos Astra, fort heureusement. Malheureusement, il n’y en avait pas qu’un seul à l’instant présent. Il y avait plusieurs agents, sans doute tous suivant une mission différente. Savoir lequel était celui que cherchait le Drell restait un mystère. Bien entendu, il pouvait tenter d’entrer en contact avec chacun d’eux, mais il perdrait alors trop de temps – sans garantie de réussir – et le Butarien risquait de lui échapper. Se sachant traqué, ce dernier n’allait très certainement pas rester bien longtemps sur la colonie asari ; toute personne en sa situation chercherait à fuir. Or, si le GSI était à sa poursuite, il était évident que tous les spatioports de la mégapole étaient sous surveillance et attendaient patiemment que la proie se jetât dans la gueule du loup. Brolklass, s’il possédait la moindre once d’intelligence, le savait certainement. La seule échappatoire qui s’offrait à lui était les réseaux illégaux.
    Si ces derniers pouvaient apparaître discrets à prime abord, la réalité se montrait quelque peu différente, si l’on savait gratter la surface de cet univers. Illium était une planète corrompue jusqu’à la moelle : tout s’achetait, tout pouvait s’obtenir. Pour une personne ayant travaillé dans le domaine de l’information, il n’était pas difficile d’obtenir des pirates l’identité de leurs passagers. Il n’était pas sorcier de le faire, même la police en était capable. La seule différence était qu’elle ne se faisait pas discrète et était rapidement reconnue. De plus, elle avait tendance à ne pas donner d’importance réelle à l’immigration illégale ; ce n’était pas un problème majeur de la colonie.

    Le Drell activa son Omni-tech et activa son outil de traçage. Si le nouveau Courtier de l’Ombre lui avait retiré tout accès au Réseau, il n’avait pu lui arracher certaines applications liées à son extension ; il aurait fallu lui couper le bras. Le but : dégoter tout signe d’un Butarien cherchant urgemment à quitter la planète. Il s’agissait là du genre de demande qui se démarquait des autres, et qui étaient facilement repérable. En soi, Brolklass était condamné, car le GSI suivait probablement le même raisonnement que lui et surveillait certainement les réseaux illégaux, s’ils arrivaient à s’y infiltrer sans se faire repérer. Ou alors le Galarien attendait-il que sa cible fît une erreur ? Après tout, pirates ou non, tous étaient amarrés à un spatioport. Il avait très probablement les moyens d’attraper le fugitif même s’il se cachait. Dans les deux cas, Krelek devait mettre la main sur le Butarien, avant ou en même temps que le GSI. L’agent Galarien était sa meilleure chance de se rapprocher de Machiavel et obtenir des informations sur lui. Il ne s’attendait pas à ce qu’il obtînt tout ce qu’il désirait gratuitement, avec un sourire et un serrement de main, il était tout de même question d’un agent officiel du gouvernement de Sur’Kesh, et non pas un simple mercenaire corruptible venu d’Omega. Non, la tâche n’allait pas être aisée et il allait falloir trouver un moyen de le convaincre de collaborer, lui trouver une raison de travailler avec un chasseur de prime, ou d’en tout cas lui livrer des informations cruciales sur un terroriste reconnu. La méthode qui fonctionnait de manière la plus efficace, dans ce genre de situation, était de trouver un commun accord. Il fallait que les deux partis soient gagnants, tirent quelque chose de l’affaire. Il fallait troquer. Mais qu’est-ce que Krelek pouvait offrir à un membre du GSI, en échange d’informations sur un certain individu ? Il ne pouvait pas juste lui livrer Brolklass, le Galarien allait de toute façon lui mettre la main dessus, et peut-être même avant le Drell.
    Le chasseur de prime grogna. Il lui semblait être dans une impasse. Il sentait qu’il pouvait collaborer avec le GSI, mais il ne savait pas quoi leur offrir en échange. Il savait beaucoup de choses, beaucoup de secrets. A parcourir le Réseau jour et nuit, et avec l’aide de sa mémoire eidétique, il avait fini par cumuler une masse d’informations assez impressionnante et improbable. Tout cela ne lui servait plus à rien, à présent, mais peut-être que l’un de ses savoirs pouvait être utile aux Galariens. Peut-être y trouveraient-ils le compte, finalement ? Il suffisait juste de savoir quoi. Ils questionneraient évidemment la fiabilité de ses informations, ils voudraient très certainement connaître ses sources, et Krelek ne pouvait tout simplement pas leur révéler la vérité ; ils allaient devoir lui faire confiance.

    Un bip sonore se fit entendre : l’outil de traçage avait mis le doigt sur quelque chose. Un coup d’œil et le Drell sourit : le Butarien avait passé commande auprès d’un pirate afin de disparaître. Malheureusement pour lui, il était repéré, et le GSI était très probablement aussi au courant. Malheureusement pour lui, le vaisseau qu’il espérait être sa salvation n’allait pas décoller de sitôt…
    Krelek désactiva son Omni-tech et soupira. Il était temps de se mettre en route et mettre la main sur Brolklass. Sans doute tomberait-il dans le filet des Galariens en premier, mais il rencontrerait au moins l’agent qui l’intéressait. C’était, au final, la seule chose qui importait à ses yeux.










Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Mer 27 Avr 2016, 19:50

L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium


Droit dans le piège. Comme prévu.
Ce n'est pas comme si le butarien avait eu le choix, de toute façon. Et il n'était pas stupide : il avait fait appel aux réseaux clandestins – mais sur Illium, c'était presque les même que les réseaux légaux – payé de fortes sommes, et le tout rapidement, bien avant que la direction de la planète accepte, ou même ne soit mise au courant, de la demande du GSI.
Mais ça ne suffira pas. Je suis déjà dans le spatioport, près à l'accueillir. Il me faudra agir vite, en revanche, si je ne veux pas que ses clients ou des représentants officiels s'en mêlent. Limiter au maximum la casse.
Mon omnitech bip. Ma cible s'approche. Je me redresse, restant dissimulé dans l'ombre du bâtiment, observant la rue menant au spatioport en contrebas. Je repère le butarien... et son escorte. Trois individus à l'air patibulaire. Pas de danger excessif en soi, si ce n'est qu'ils peuvent me gêner. Il va être difficile de ne pas faire de casse. Je vais peut-être même devoir user de ma biotique.
Allons à leur rencontre.

Le butarien est nerveux, et il a raison. En conséquence, ses trois gardes sont resserrés autour de lui, et repoussent les passants. Tant mieux, cela m'évitera de toucher des cibles imprévues. Je me mêle à la foule, avançant droit vers les quatre individus. Trente mètres. Les gardes regardent autour d'eux, l'un m'a vu mais son regard a glissé sur moi, je ne suis pas encore repéré. Vingt mètre. Je pose ma main sur mon fusil à pompe, commençant à charger les tirs. L'un de mes voisins m'a remarqué, il commence à reculer, bousculant des gens. Les gardes regardent ce remue ménage, en cherchant la source. J'active mon camouflage optique. Les témoins paniquent davantage, je dois faire attention à ne pas être bousculé. En face, le quatuor s'est arrêté, regardant la foule, ils dégainent leurs armes à leur tour. Dix mètres. Je lève moi aussi mon arme.
J'ai l'initiative, eux ne me voyant pas. Ma surcharge brise le bouclier du garde au milieu, et il prend de plein fouet les projectiles de mon fusil à pompe. Lui-même est projeter en arrière, renversant son protégé. Je n'ai pas de soucis à me faire concernant ces deux là. Les deux autres gardes ont été déstabilisés par l'onde des tirs du Venom, mais ils se remettent sur pied et me visent. Je me jette sur le côté, me mêlant à la foule des gens fuyant en tout sens. Les gardes tirent là où j'étais un instant plus tôt, puis me cherchent là où j'ai disparu. L'un d'entre eux tirent et je vois un galarien s'effondrer. Pauvre gars.
Je sors de la foule pour retourner attaquer. Je n'y retournerai pas : elle fuit trop loin désormais. Mon tir à nouveau chargé frappe un garde de front, brisant son bouclier et le faisant tomber. Je lui tire dessus aussitôt, sans charger cette fois. C'est moins puissant, mais sans bouclier, n'importe quel tir de fusil à pompe fait des ravages.
Mon dernier adversaire tir une rafale et je vois les réserves de mon bouclier chuter dangereusement. Tant pis, je concentre ma biotique et le charge, l'envoyant au sol, puis je l'achève d'un tir au corps à corps.
Trois cadavre et... pas mon butarien. Je regarde en contrebas, je le vois courir, me lance à sa poursuite. Il n'a pas beaucoup d'avance sur moi, mais la peur lui donne des ailes. Il s'engage dans une rue parallèle, je m'y engouffre à sa suite, pas le temps de vérifier qu'il ne s'agit pas d'un piège. Je le vois disparaître dans une ruelle, j'accélère, refusant de le laisser s'échapper, mais il y est presque... quand j'entends un bruit sourd et que le butarien tombe en arrière devant moi. Un drell sors du chemin où le butarien souhaitait fuir. En armure, l'air d'un combattant. Je reste aux aguets.
« Vous venez de mettre fin à une traque de trois jours. Je suppose que ce n'est pas par générosité. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Mer 04 Mai 2016, 03:53



    Krelek avait retrouvé sa navette personnelle et se dirigeait vers le spatioport. Il ne se pressait pas, Brolklass n’allait nulle part. Le GSI avait très certainement ses yeux sur tous les docks de la ville, toute fuite était dès à présent impossible. Tout ce qu’il restait à faire au Drell était de cueillir le fuyard et le livrer à ses futurs alliés Galariens. Il savait déjà quel chemin sa cible allait emprunter. Il s’agissait d’une rue assez active et généralement bondée en pleine journée, le genre d’endroit où il était facile de devenir invisible et que les pirates favorisait lorsqu’ils devaient se rendre au spatioport principal de Nos Astra. Le problème, et cela le Butarien ne le réalisait pas, c’était qu’il était traqué par deux professionnels à l’observation experte. Il pouvait bien être entouré de bon nombre de passants, il n’échapperait pas au regard perçant d’un agent du GSI et d’un Drell. S’il échappait à l’un, il tomberait forcément dans la gueule de l’autre. Rarement traque n’aura été aussi simple pour Krelek. Il pouvait se détendre pendant qu’il approchait de la rue en question.

    A l’approche du spatioport, la densité du trafic aérien augmenta. Il n’était plus utile de rester dans son véhicule. Le chasseur de prime entama donc une descente en direction de la surface afin de garer sa navette et poursuivre à pied le reste du chemin qui le séparait de Brolklass. Allait-il mettre la main sur lui avant le GSI ? Il l’espérait, cela rendrait l’entrée en contact beaucoup plus facile et la mise en accord plus logique. Krelek ne pouvait en effet pas simplement arriver vers l’agent en question et lui dire qu’il avait besoin d’informations sur Machiavel. Il fallait, afin d’arriver à ce point, troquer. Et quoi de mieux de livrer un fugitif lié au terroriste ? L’occasion était en or et il ne pouvait tout simplement pas la laisser lui échapper.
    Après quelques minutes de recherches, il trouva une place de parc et quitta le véhicule, non sans le verrouiller au préalable ; Nos Astra restait une ville remplie de vandales et de voleurs, il n’avait aucune envie de se racheter une voiture. Le soleil approchait son zénith, les rues étaient des plus actives et une dense foule les remplissait. Krelek savait comment se glisser à travers elle de manière à ne pas prendre une seule précieuse seconde. Tel un requin sillonnant la mer à la recherche de sa proie, il s’enfonçait plus profondément dans la horde de passants, tous les sens en alerte afin de repérer Brolklass. Il ne pouvait être loin. Le temps de passer sa commande, trouver quelques gardes du corps et rejoindre le spatioport, il devait forcément se trouver dans la même rue que ses traqueurs.

    Soudain, des tirs se firent entendre, des cris s’élevèrent et la foule se mit en ébullition. C’était le chaos, tout le monde cherchait à fuir d’une manière ou d’une autre. Ceux qui avaient la malchance de trébucher se faisaient impitoyablement piétiner. Le GSI avait trouvé le Butarien, de toute évidence, et ses amis étaient bien armés. Cependant, Krelek ne pensait pas que les Galariens mettraient la main aussi facilement sur leur cible. A dire vrai, il était même prêt à parier que Brolklass allait prendre avantage de la cohue pour prendre la fuite et tenter de disparaître à nouveau. Malheureusement pour lui, un chasseur de prime relativement intéressé par sa capture était à deux pas et n’allait pas le laisser s’en tirer aussi facilement.
    Le Drell se mit à avancer plus rapidement, esquivant les passants en panique et se dirigeant vers l’origine de la fusillade. Il put voir un groupe de mercenaire affronter un Galarien. Il avait vu juste, il ne s’agissait donc pas d’un simple règlement de compte entre deux gangs, comme cela aurait pu l’être. Quelques civils gisaient au sol, victimes des balles perdues. Pauvres âmes. Mais Krelek n’y prêta pas plus d’attention que nécessaire, il devait repérer le Butarien. Et celui-ci ne tarda pas à apparaître à ses yeux, prenant la fuite, comme il l’avait anticipé.
    Le voyant s’enfoncer dans une rue adjacente, le chasseur de prime – qui connaissait très bien les environs – imagina déjà l’itinéraire que sa cible allait prendre. Elle n’était pas bien compliquée, la voie la plus évidente pour s’échapper était une petite ruelle parallèle à la principale et revenant sur une autre allée, qui devait gentiment se vider de ses passants également. Krelek ne se fit donc pas attendre et contourna le bloc afin d’atteindre le Butarien avant qu’il n’entrât dans sa voie d’échappatoire. Il s’était mis à courir, pour ne pas perdre une seule seconde. Le passage était étroit et vide de toute vie, la température était presque étouffante. Il n’y avait pour seule décoration que quelques déchets gisant au sol. Il s’agissait du parfait exemple du genre d’endroit à éviter la nuit. Viols et meurtres avaient lieu dans ce type d’environnement.
    Une figure apparut alors brusquement à l’embouchure de la ruelle, et Krelek eut à peine le temps de se préparer à l’impact. Heureusement, Brolklass était plus préoccupé par ce qu’il se passait derrière lui, que devant. De ce fait, il vint percuter le Drell de plein fouet et l’aurait renversé si ce dernier n’avait pas anticipé le choc. Au lieu de cela, il fut projeté en arrière, coupant court de manière radicale à sa fuite. Le chasseur de prime, le souffle quelque peu court de sa course, allait lâcher une remarque cinglante, comme il aimait le faire normalement, mais n’en eut pas l’occasion. Une voix s’éleva, celle d’un Galarien : « Vous venez de mettre fin à une traque de trois jours. Je suppose que ce n'est pas par générosité. » Non, effectivement, les raisons de l’intéressé n’étaient absolument pas altruistes.

    - Monsieur Brolklass connait certaines… choses qui m’intéressent, lança le Drell, laissant planer le mystère sur ses intentions. J’ai l’intention de connaître ses secrets, et vous ? »

    En réalité, Krelek doutait que le Butarien sût quoi que ce fût de concret à propos de Machiavel. Il n’était qu’un pion, un imbécile qui avait été manipulé afin de servir les fins d’une personne dont l’identité lui était sans doute inconnue. Il n’avait dû réaliser avoir travaillé pour un terroriste recherché dans toute la Galaxie qu’après les attentats. Il était inutile. La véritable source d’informations était donc le Galarien, et personne d’autre. Afin de le rendre plus tangible à révéler ses secrets, il lui fallait aller dans son sens, chercher à gagner non seulement sa sympathie, mais également sa confiance. Ou tout du moins, en partie.

    - Et si nous nous trouvions un endroit plus… confortable et chaleureux pour discuter ? proposa le chasseur de prime, en relevant Brolklass, qui commençait à paniquer. Je suis certain que nous avons beaucoup de choses à nous dire, monsieur l’Agent. Peut-être même nous trouverons-nous des points communs ?

    Il ne laissa pas le temps à son interlocuteur de répondre et se mit aussitôt ces paroles dites en route, le Butarien fermement maitrisé par une clé de bras. La vérité était que Krelek craignait que la courte négociation musclée du GSI eût attiré l’attention des mauvaises personnes. S’il avait été Machiavel, il se serait assuré que son pion ne parlât pas et l’aurait mis sous surveillance. Il l’aurait peut-être même déjà exécuté, s’il avait su que le GSI était à ses trousses. Malgré le peu qu’il savait, il restait un élément nuisible, et donc à se débarrasser.
    Lorsqu’il retrouva la rue principale, le Drell regretta aussitôt d’être revenu sur ses pas : une détonation se fit entendre et son visage se couvrit de sang. Brolklass s’effondra dans ses bras, sa tête réduite à l’état de débris de chair, d’os, de cervelle et de sang par la puissance du tir et son corps flasque, déjà débarrassé de tout signe de vie. Un tireur d’élite venait de l’abattre avec une précision soulignant son expérience. Krelek, par un réflexe lui venant de ses années vécues sur Rakhana, lâcha la victime et se jeta derrière la première couverture qu’il trouva : un conteneur sale, mais à même de retenir une balle de sniper. Il jura et s’essuya les yeux pour les débarrasser du liquide sombre et encore chaud. Levant la tête, il put voir que son collègue Galarien s’était lui aussi mis à couvert. Leur première rencontre se passait merveilleusement bien, se disait le chasseur de prime.
    Après près de cinq minutes à rester immobile, le son des sirènes de police se fit entendre. Le tireur embusqué s’était certainement déjà échappé, il n’y avait plus de raisons de rester caché. Krelek se releva et s’approcha du cadavre de Brolklass. Sa tête était fendue en deux, déchirée par l’impact du projectile. Son crâne avait été broyé par le choc, son cerveau réduit à néant. Il ne restait que la peau et les yeux, gisant tel un bout de tissu. Le tueur s’était assuré que le GSI ne puisse absolument rien apprendre de lui, et il s’agissait d’un professionnel.

    - Putain, voilà qui complique les choses… lâcha le Drell, de mauvaise humeur.



    HRP : Je pense qu'il est plus cohérent et plus intéressant de poursuivre un assassin à la solde de Machiavel (qui en saura très probablement plus que Brolklass sur lui), que de poursuivre ce dernier encore une fois, alors qu'il n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un professionnel. Ca donne une tournure inattendue au RP, en plus de le rendre plus cohérent (à mon goût), et ça peut permettre un potentiel lien à l'OdA. Comme ça, le titre prend son sens !











Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Sam 07 Mai 2016, 19:05

L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium


« Monsieur Brolklass connaît certaines... choses qui m'intéressent. J’ai l'intention de connaître ses secrets, et vous ? »
« Ils m'intéressent aussi, en effet. »

Mais je n'apprécie pas spécialement que d'autres soient au courant de l'existence de Brolklass. Qui est le drell, comment a-t-il été mis au courant ? D'autres le sont ils ? Si c'est le cas, alors il devient urgent de trouver un endroit plus sécurisé : les hommes de Machiavel pourraient chercher à le faire taire.

« Et si nous nous trouvions un endroit plus… confortable et chaleureux pour discuter ? Je suis certain que nous avons beaucoup de choses à nous dire, monsieur l’Agent. Peut-être même nous trouverons-nous des points communs ? »

Le drell part aussi sec, ne me laissant pas le temps de répondre. Des points communs... ça reste à voir. Mais visiblement, il sait bien des choses. « L'agent », qu'il m'a appelé. Autant dire qu'il sait parfaitement pour qui je travaille.
Je me met en marche à mon tour, suivant le drell. Nous atteignons à peine la rue principale qu'une détonation se fait entendre et que le cadavre du butarien s'effondre, la tête fendue en deux. Putain de merde. Le drell s'est aussitôt jeté à couvert derrière un conteneur, tandis que j'ai reculé pour me dissimuler à nouveau dans la ruelle, hors de portée d'un individu extérieur.
Qui ? Un agent de Machiavel, sans doutes. Et pas des moindres. L'équipement devait être excellent, et l’entraînement meilleur encore. Mais comment avait-il pu se mettre sur une position aussi parfaite, si vite ?
Mon regard se pose sur le drell, toujours à couvert. Un suspect idéal. A attrapé Brolklass, l'a mené directement dans la ligne de mire de l'assassin. Pourquoi ne pas l'avoir tué directement ? Peut-être pour l'appui du sniper. Pas contre le butarien, mais contre moi.
Les sirènes de police se font entendre. Le drell se relève, va sur le cadavre, le regarde. Vais-je le rejoindre ?
S'il est associé au tireur d'élite, c'est évidemment une mauvaise idée. Mais alors, pourquoi prendre le risque d'attendre si longtemps ? La police arrive, y échapper deviendra plus difficile. Peut il la corrompre ? Sans doute, sur Illium, surtout qu'il a visiblement des ressources. Il était sur Brolklass en même temps que moi.

« Putain, voilà qui complique les choses... »
« C'est le moins que l'on puisse dire. »

Dois-je arrêter ce drell ? Pas sûr qu'il soit mêlé à l'affaire. Et s'il y est ? Il sera difficile à ramener sur Sur'Kesh. Il a l'air compétent, efficace. Il ne peut en être autrement. Je rejoins le drell, prêt à me défendre si nécessaire. Ce ne sera pas efficace contre le sniper... espérons que mes boucliers tiennent le choc si nécessaire. Au moins sont ils de la meilleure qualité possible.

« L'assassin va être difficile à trouver, il s'est sans doute déjà éloigné. Et il aura quitté la station dans la journée. »

Pas envisageable qu'il reste, à moins d'avoir des liens directs avec le gouvernement d'Illium. Mais alors, Illium aurait des liens avec les attentats, et si c'est le cas... ce sera une guerre civile qui attendre dans la galaxie. Mais je n'y crois pas. Ça ne ressemble pas aux asaris.
Le tueur devra donc partir, et vite. C’est sans doute le meilleur moyen de l'attraper. Identifier comment il fuira, l'intercepter avant. Mais en premier lieu, déterminer pour qui travaille le drell. Va-t-il chercher à travailler avec moi, ou à m'éloigner des pistes ? Est il là pour m'aider ou pour me piéger ?

« Que comptez vous faire, maintenant ? »


____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00
Je pense qu’une petite discussion skype pour écrire notre conversation serait bien, sauf si ton personnage coupe court et propose directement un plan d'action

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Mar 10 Mai 2016, 23:25


    Le Galarien s’était rapproché, une méfiance apparente l’habitant. Une réaction justifiée, lorsque sa cible venait de se faire exploser la tête suite à sa capture par un mystérieux individu. Krelek espérait simplement qu’il ne devînt pas le suspect numéro un et qu’il fût arrêté. Cela embourberait les choses à un niveau inimaginable, en plus de lui faire perdre du temps, à lui tout autant qu’au GSI. Fort heureusement, l’agent semblait plus réfléchi qu’il n’apparaissait. Il se donnait le bénéfice du doute et semblait prêt à coopérer avec le chasseur de prime, bien qu’il fût évident qu’il n’avait pas confiance en lui. Il souligna deux faits : celui de la fuite de l’assassin, qui n’était très certainement plus dans les parages, et celui du temps qui leur était imparti pour lui mettre la main dessus. Il était certain qu’il n’allait pas prolonger son séjour sur Nos Astra plus longtemps que nécessaire, ce serait se montrer stupide.

    - Que comptez-vous faire, maintenant ? demanda l’amphibien, apparemment désireux d’entendre les idées de son interlocuteur.
    - Le tireur d'élite a tiré depuis ce bâtiment, répondit Krelek, après un temps de réflexion. Pour s'enfuir le plus rapidement possible, il s'est probablement posté à un étage ayant un accès rapide au trafic aérien. C'est ce que j'aurais fait à sa place. Je pense que chercher le lieu exact où il s'est posté est la meilleure piste à suivre. »

    Le Galarien commença à faire les cents pas, visiblement en train de réfléchir à ce qu’ils pouvaient faire pour éviter que le tireur d’élite ne leur échappât. Il méditait sur les paroles du Drell.

    - Hum. Si c'est le cas, il aura rejoint le trafic aérien avant que nous attenions son poste de tir, expliqua-t-il. Il va falloir l'y traquer. Il nous faudra un véhicule ! Mais surtout une piste. Vous pensez trouver un indice sur place ? »
    - L'assassin est déjà parti, au moment où nous parlons, affirma Krelek. La seule chose que nous puissions faire, c'est effectivement trouver des indices. Au vu de sa précision, il s'agit d'un expert, et il aura donc tout fait pour couvrir ses traces. Mais dans la précipitation, même le plus entraîné des tueurs peut faire une erreur. »
    - Les taux de réussites restent faibles, incertains, lâcha l’agent, en soupirant. Surtout s'il prévoit effectivement de quitter la station au plus vite. »

    Il se tut un instant. Son esprit semblait batailler pour trouver une solution au problème. Les idées se bousculaient dans sa tête et il tentait tant bien que mal de faire le tri, de garder ses raisonnements clairs.

    - Comment avez-vous remonté la piste jusqu'à Brolklass ? demanda-t-il soudainement. Peut-être a-t-il suivi la même. Et si c'est le cas, nous pouvons peut être l'identifier grâce aux informateurs. »
    - Nous n'avons pas vraiment d'autres choix dans notre situation, déclara le chasseur de prime. Mais je doute que notre tireur d'élite ait trouvé Brolklass de la même manière que moi. A mon avis, il le surveillait depuis un moment, et se tenait prêt à le réduire au silence s'il devenait un élément nuisible. Et j'espère que ce soit le cas, car cela nous donnerait du temps supplémentaire. Il lui faudrait nettoyer les traces de sa présence dans la ville, faire taire les témoins gênants, etc. Tout cela prend du temps. Pour le moment, les informateurs ne nous avanceraient pas, ils n'ont pas eu le temps de recueillir les nouvelles que leur apportent leurs petits oiseaux. Mais dès que nous trouverons quelque chose, en revanche... »

    Le Galarien hocha de la tête, avant d’ajouter :

    - Ca se tient. Espérons que vous soyez dans le vrai alors. Car l'unique autre solution que j'ai en recours créerait un accident diplomatique... compromettant. Direction le bâtiment. Je vous suis. »

    Le duo se mit donc en route vers le bâtiment qui leur faisait face. La police était sur le point d’arriver, mais elle n’aurait pas le temps de leur mettre la main dessus et leur faire perdre plus de temps que nécessaire. Krelek espérait sincèrement trouver une piste, une trace du passage de l’assassin qu’il aurait négligé d’effacer. Quelque chose. Il le fallait, car autrement, son collègue Galarien devrait utiliser son « autre solution », qui apparemment causerait plus de soucis qu’il n’en résoudrait. Il fallait donc éviter d’en arriver là, ou tout le monde – excepté Machiavel – sortirait perdant de cette affaire, et ce n’était tout simplement pas le but.
    Arrivé à hauteur du trafic aérien, le duo découvrit que l’étage entier était constitué de bureaux en construction. Il n’y avait donc eu personne, aucun témoin oculaire ou auditif. Le tireur avait bien choisi son spot. Il avait même parfaitement anticipé le trajet de Brolklass, tout comme Krelek. L’assassin connaissait donc bien la ville, ce qui pouvait compliquer les choses, tout comme les faciliter. Le duo devait faire attention.










Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Sam 28 Mai 2016, 11:29

L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium



Aucun témoin, aucune caméra, le vide total. Autant traquer Brolklass s'était révélé être un défi amusant, autant attraper son assassin allait être une plaie, je le savais déjà. Les lieux de fuites étaient nombreux, même s'il n'était pas difficile de deviner qu'il avait du rejoindre la voie rapide : à moins qu'il ne soit complètement stupide, retrouver son véhicule avec notre retard sur lui est hors de notre portée.
Mais tout n'est pas perdu. Les salles sont en travaux, couvertes de poussière. Même si l'assassin a fait attention à en laisser le moins possibles et à effacer les plus marquées, il n'a pas pu prendre le temps de toutes les supprimer. Et le GSI n'a pas besoin de plus qu'une empreinte infime pour obtenir quantité de données.
Mon omnitech s'active, calculant les opérations au fur et à mesure que je lui dicte. D'abord, le point de tir, rapidement déterminé en croisant les endroits d'où le butarien pouvait être abattu et les critères de tout bon tireur d'élite devant fuir rapidement ensuite. Le drell et moins avons rapidement atteint le lieu, trouvant même la trace d'un genou posé au sol confirmant la présence récente du tireur. Puis je scannais entièrement la pièce, demandant à mon partenaire de se tenir à l'écart.
La moindre trace fut utilisée. Le logiciel créait les simulations, je le dirigeais vers les meilleures. La plupart des espèces laissent leurs programmes agir seuls, ayant confiance en leur capacités supérieures. Pas la mienne : bien que les IV nous soient utiles et que celles des bases du GSI puissent nous concurrencer, la quasi-totalité de ces programmes ne ''réfléchit'' pas aussi vite que nous et sert surtout à rassembler les éléments que nos sens ne perçoivent pas.
La simulation qui semble la plus réaliste est ensuite projetée dans la salle, sous forme d'hologramme. Espèce exacte inconnue, évidemment, mais de corpulence moyenne et avec une démarche caractéristique des espèces dextro. Turien, quarien ? L'équipement m'en apprend plus : un fusil de précision à base de laser, probablement un Javelot geth ou un dérivé. Rare, compliqué à obtenir sans lien avec les forces geths et quariennes. Un geth aussi est envisageable d'ailleurs, leur démarche est semblable à celle de leurs créateurs. Probablement l'une de ces deux espèce, en tous cas.
Le reste de l'équipement ne m'apprend rien. Un équipement léger, assez prévisible, quoique ça rende le geth moins probable. Je relance la simulation, chaque fois en choisissant l'une des trois espèce soupçonnée, voyant si j'en apprend plus, mais non. Temps d'apporter mes conclusions à mon partenaire.

« S'il s'agit d'un geth, nous le saurons vite. Ils sont trop rares, impossible de se dissimuler sur la station.
Plus complexe concernant les autres espèces. Possible d'enquêter sur la présence d'un ou d'une quarienne armée, mais les turiens sont légions. Vérifier s'il y a eu d'autres affaires impliquant un fusil Javelot. Ils sont suffisamment rare pour émettre l'hypothèse qu'il s'agisse du même individu à chaque fois. En tous cas, sur ces derniers mois.
Il n'est pas simple d'en manipuler, d'ailleurs. Et cela demande un entraînement régulier avec des armes lourdes. Je vais aussi me renseigner sur les champs de tirs, si un dextro y est venu régulièrement. Et surveiller si des gens disparaissent dans les jours à venir, particulièrement du côté des réseau d'information. Si votre instinct est bon, des petites mains seront visées. »


Mon regard se perd par la fenêtre. La police d'Illium arrive en contrebas, sur le lieu du meurtre. Des meurtres, en fait, en comptant les gardes du corps de Brolklass. Il est temps de bouger. Je fais un signe de la main au drell, l'invitant à m'accompagner vers la voie rapide.

« Il faut aussi faire surveiller les spatioports, en visant ce Javelot. Je ne pense pas que le tueur sera prêt à s'en séparer. »

Un geste sur mon omnitech et un taxi arrive. Je monte le premier, invitant le drell à m'imiter.

« Tout ceci prendra un peu de temps. Peut-être est-ce le moment que vous me disiez ce que vous comptiez apprendre du butarien. Et aussi qui vous êtes, histoire que je n'ai pas en plus à devoir chercher votre identité. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Ven 15 Juil 2016, 16:00


    Le Galarien identifia rapidement l’emplacement où le tireur d’élite avait fait feu, à l’aide de son Omni-tech. De toute évidence, il savait ce qu’il faisait et Krelek n’en attendait pas moins de lui ; il s’agissait d’un membre du GSI, pas un amateur du SSC. Il était d’ailleurs relativement satisfait de coopérer avec un professionnel, il était vite lassant de devoir supporter une personne moins expérimentée, qui se serait reposé sur lui plus que sur son expertise. A l’instant présent, il n’avait rien à faire, il se contentait d’observer son équipier de fortune. Il dut d’ailleurs se mettre en retrait pour lui permettre de scanner la salle et reconstituer approximativement l’arrivée de l’assassin. Son programme d’identification était extrêmement puissant, car il put reconnaitre la stature même du suspect, qui se révélait être potentiellement un Turien ou un Quarien… et peut-être même un Geth. S’il s’agissait du premier, cela serait quelque peu compliqué, ils étaient nombreux. Le second serait plus facile à traquer, étant peu nombreux. Le troisième serait presque facile à trouver, il y en avait si peu. Mais une information supplémentaire vint s’ajouter à la liste des indices : le sniper avait fait usage d’un Javelot, une arme très rare et pratiquement impossible à obtenir sans contacts avec les Quariens et les Geths et, plus largement, le GIP. Ces informations étaient extrêmement précieuses et utiles pour les deux hommes, elles étaient d’excellents critères de recherches. L’enquête pouvait continuer.

    N’ayant plus rien d’autres à faire dans la pièce, il était temps de se remettre en route, avant que la police n’arrivât et ne leur fît perdre du temps. En ce moment, il fallait agir rapidement afin de mettre la main sur l’assassin avant qu’il ne disparût. Heureusement, avec les indices découverts par le Galarien, ils avaient de quoi faire. Cependant, il allait falloir attendre que la recherche donnât résultat ; il ne pouvait pas poursuivre une personne sans savoir où et qui elle était. Cela dérangeait quelque peu Krelek, car cela signifiait qu’à l’instant présent, il dépendait entièrement du GIP. Mais plus encore que cela, il détestait attendre lorsque sa cible était en mouvement. Cela lui donnait l’impression qu’elle lui glisserait entre les doigts, et c’était quelque chose qu’il ne pouvait tolérer. Pas lorsque Machiavel était impliqué, pas lorsqu’il ne savait toujours pas ce que l’Ordre de l’Accompli avait à faire avec lui, si tant est que son analyse des événements d’Omega fût correcte.
    En conséquence, l’amphibien fit appel à un taxi pour les emmener ailleurs. Il n’avait plus rien à faire sur les lieux du tir. Sans doute le Galarien avait un plan, il savait sans doute ce qu’il y avait à faire pour coincer le tireur d’élite. Il était évident qu’il allait falloir garder un œil sur les spatioport, mais cela n’allait pas être suffisant. Il fallait trouver une personne ayant une grande expertise de tir, qui possédait un Javelot, arme relativement grande et difficile à dissimuler, et, surtout, identifier l’identité du suspect. Leur seul avantage dans l’histoire était le fait que l’individu, en bon professionnel, allait se débrouiller pour effacer les traces de son passage, ce qui lui ferait perdre du temps, et en accorder aux enquêteurs. S’il faisait la moindre erreur, il se ferait immédiatement détecter.

    Une fois à l’intérieur du véhicule, le Galarien s’enquit de l’identité de son mystérieux collègue, ainsi que de la raison de son intérêt pour Brolklass. Un intérêt logique, il n’était jamais agréable de collaborer avec un parfait inconnu dont les motivations étaient obscures. Krelek devait faire attention à ce qu’il allait dire. Il ne pouvait pas simplement dire qu’il avait été le Courtier de l’Ombre et que Machiavel l’avait attaqué. D’un autre côté, il était de notoriété publique qu’il avait été l’hôte du Bal d’Illium au nom de la Matriarche J’eeasom. Il n’avait pas d’autre choix que de révéler une partie de la vérité.

    - Je me nomme Krelek Aelos, expliqua-t-il. Il y a de cela un an, j’ai organisé le traditionnel Bal d’Illium pour la Doyenne de Nos Astra, qui était indisposée. Comme vous le savez sans doute, un attentat a interrompu la soirée. L’acte a été commandité par un certain Machiavel, qui ne vous est sûrement pas inconnu. Brolklass lui était directement lié, voilà pourquoi je le traquais. J’ai des affaires à résoudre avec un certain terroriste.

    Le Drell n’avait pas mentionné l’Ordre de l’Accompli. Il n’en voyait pas l’utilité, l’organisation était inconnue de la quasi-totalité de la Galaxie. Il n’avait pas l’intention de révéler son existence alors qu’il ne connaissait même pas le rôle qu’elle avait à jouer dans toute cette affaire. S’il venait cependant à avoir besoin de partager ses connaissances sur le sujet, il le ferait. Mais uniquement en temps voulu. Pour le moment, le Galarien n’avait pas besoin de connaître son implication avec le Réseau et l’Ordre. Pour le moment, il laisserait son collègue penser qu’il était sur une vendetta.

    - Et vous ? Qui êtes-vous, que vouliez-vous au Butarien ? demanda le chasseur de prime.










Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Dim 17 Juil 2016, 17:20

L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium



« Je me nomme Krelek Aelos. »

Le drell poursuivi sa brève présentation. Effectivement, l'organisateur du Bal d'Illium l'an passé, logique qu'il veuille s'en prendre à Machiavel, et donc à Brölklass. Le butarien aurait il fourni la bombe qui devait être utilisée au Bal ? Possible, bien que seul un galarien ait été attrapé – et abattu.
Plus original était que Aelos enquête de lui-même, en revanche. D'après les souvenirs d'Abbadon, c'était un individu extrêmement influent – organiser ce fameux Bal n’était pas à la portée de tous ! - , avec énormément de moyens, et surtout discret, voir secret. Le GSI devait sans doute avoir un dossier plus approfondi sur sa personne, mais Abbadon n'en n'avait pas connaissance. Il devra en faire la demande. Quoiqu'il en soit, on attendrait de ce genre de personne qu'elle ait des sous-fifres pour enquêter.
Bon, le Bal justifiait la présence du drell, même s'il faudrait rester prudent au vue du mystère entourant ses compétences. Et avoir l'appui d'une personnalité d'Illium pourrait être un avantage dans la traque de l'assassin.

« Et vous ? Qui êtes vous, que vouliez vous au butarien ? »
« Agent Abbadon, du GSI. Brolklass est mêlé à l'attentat qui a causé la mort de la Conseillère Esheel. Il a fournit la bombe au terroriste, et il en savait davantage sur lui. Suffisamment pour regretter son geste et avertir de l'attentat avant qu'il n'arrive. Malheureusement, ça n'a pas suffit. »

Et maintenant, c'était le tueur de Brolklass qu'il fallait attraper, un individu clairement plus dangereux. Peut-être plus riche en informations. Mais de quel genre ?
Était-ce un indépendant, recruter pour surveiller quelques individus et charger de les éliminer s'ils étaient poursuivis ? Peu crédible au vue de l'équipement, trop rare pour un simple tueur à gages. Probablement au service direct de Machiavel donc, l'un des fidèle qu'il parvenait à attirer autour de lui en permanence. Donc oui, riche en information, si l'on parvenait à mettre la main sur lui. Mais comment ?
Abbadon avait certes quelques pistes, mais le temps filerait vite. Même avec l'aide de ses collègues déjà présents sur la station. Il fallait éliminer des possibilités au plus vite.
Et en premier lieu, par où le tueur partirait il ? Il ne recourait pas aux services d'un contrebandier, ce serait faire la même erreur que Brolklass. Il pouvait en revanche partir via un service de transport tout à fait légal, tant que son identité était inconnue. Mais il devait savoir que ce ne serait plus le cas très longtemps : si c'était là le moyen de fuite prévu, alors il était déjà parti. Dernière option, il pouvait avoir son propre vaisseau, sans doute amarré à un spatioport discret, où obtenir l'identité des clients étaient ardu voir infaisable. Et malheureusement, ce genre de lieu ne manquait pas, sur Illium.

« Vous avez de l'influence ici. Il me faudrait des autorisations d'enquêter, pour accéder à un maximum de lieux et d'informations. Notre cible sera mise au courant dans l'instant, mais elle sait déjà être traquée. »

Abbadon se tut, à nouveau. Il n'y avait pas grand chose à dire, l'enquête devait suivre son cours.

« Où voulez vous être déposé ? Nous serons plus efficace en nous séparant. Et en partageant nos informations. »

Les informations, mais pas les méthodes. L'agent du GSI ne comptait pas laisser trop de connaissances au drell concernant l'étendue du réseau des siens sur place.


____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00

On peut peut être faire un bon d'une journée, le temps que l'enquête avance. Je te laisse inventer ce qui a été découvert de chaque côté, ou on reprend sur une mise en commun de nos informations ?

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Lun 25 Juil 2016, 00:23

    Le Galarien se présenta sous le nom d’Abbadon et il apprit au Drell que le Brolklass avait été la personne ayant fourni la bombe qui avait servi à l’attentat sur Palaven, qui avait abattu la Conseillère Galarienne. Il était donc tout naturel qu’il eût traqué l’individu ; il était en partie responsable de la mort de la politicienne. Mais son lien avec Machiavel était d’autant plus intéressant, même si Krelek était déjà au courant de ce détail. L’agent du GSI avait donc forcément des informations sur le terroriste. Tout ce qu’il avait à faire était de les obtenir, d’une manière ou d’une autre.
    Mais avant cela, il fallait mettre la main sur l’assassin qui avait abattu Brolklass, ce qui n’allait pas être tâche aisée. Abbadon proposa qu’ils se séparassent et enquêtassent chacun de leur côté, profitant de leur domaine d’expertise pour trouver des indices qui leur permettraient de trouver l’individu en question. Il était donc disposé à collaborer avec le chasseur de prime, ce qui était une bonne chose. Il savait apparemment également qui le Drell était, car il lui demanda son aide, de mettre son influence sur la ville à profit pour lui permettre d’enquêter plus facilement. C’était là quelque chose qu’il pouvait tout à fait faire, sans aucun problème même. Quelques messages par-ci et par-là, et le Galarien aurait accès tout ce dont il avait besoin pour avancer dans ses recherches.

    - Ne vous inquiétez pas, je vais m’assurer que personne ne se mette en travers de votre route, répondit Krelek à la requête de son collègue de fortune. Vous pouvez me déposer ici.

    Le taxi s’arrêta suite au mot de l’agent, et le chasseur de prime sorti du véhicule, se retrouvant sur une plateforme à proximité d’un centre commercial. De là, il pouvait facilement rejoindre les niveaux inférieurs de la ville, ou, au contraire, monter vers ses hauteurs. Il savait exactement où son enquête commencerait…

    Le lendemain....


    Une journée entière s’était écoulée, et Krelek se dirigeait vers le point de rendez-vous établi avec Abbadon. Tous deux avaient mené leur enquête séparément et il était temps de mettre leurs connaissances en commun pour finalement identifier – ou simplement trouver – l’assassin. Le chasseur de prime avait enquêté du côté des courtiers d’informations ; il était évident que pour trouver Brolklass, le tueur avait fait appel à l’un d’entre eux. S’il voulait effacer toute trace de son passage sur Nos Astra, il avait forcément dû payer visite à son informateur et réduire au silence. Et c’est ce qu’il s’était passé… sauf qu’au lieu d’un, plusieurs d’entre eux avaient perdu la vie. Le Drell n’avait tout d’abord pas compris pourquoi, mais en grattant la surface, il avait découvert que le tireur d’élite avait fait recourt à un réseau d’information, et pas un simple courtier. De ce fait, n’importe quel de ses membres pouvaient être au courant de ses activités. Pour s’assurer que personne ne pût remonter à lui, il était en train de massacrer un à un les informateurs de l’organisme. Pragmatique, osé, mais il s’agissait d’un professionnel, dangereux en plus.
    Mais Krelek savait comment lui mettre la main dessus. En ayant identifié son mode opératoire, il pouvait anticiper sa prochaine cible : une Asari, récente dans le domaine de l’information. Si son collègue et lui pouvaient l’atteindre avant l’assassin, ce dernier leur tomberait dans les mains et ne pourrait s’échapper. C’était une bonne chose, l’enquête avançait très vite, plus vite que prévue, et ce malgré le fait qu’une journée se fût déjà écoulée.
    De son côté, Abbadon avait identifié la race du tireur : il s’agissait d’un Quarien. Il n’avait pas de nom, mais cela n’importait pas plus que cela. Ils savaient à quoi s’attendre, visuellement, c’était plus qu’ils n’avaient le jour précédent. C’était tout ce dont ils avaient besoin de savoir, couplé à ce que Krelek avait découvert de son côté. Il avait également pu trouver sa planque ainsi que les divers lieux que le suspect avait fréquenté ces derniers jours. Avec toutes ces informations, il avait pu établir un profil de l’individu : il s’agissait d’un mâle, vraisemblablement dans la quarantaine. Il avait été apparemment membre du GIP, mais ne faisait plus partie de l’organisme ; cela expliquait la présence d’un Javelot dans son équipement. Le GSI s’évertuait à découvrir l’identité de la personne, grâce aux fichiers de l’organisation Getho-Quarienne, mais cela allait trop lentement, il y avait trop de paperasse à remplir. Mais son nom importait peu. Ils savaient qui chercher, et où…

    La traque continuait, et sa conclusion approchait.










Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Mar 02 Aoû 2016, 21:22

L'Ombre de l'Ordre
20 avril 2201

Illium



Une journée plus tard, de nombreuses informations avaient été obtenues. La mise en commun de mes connaissances et de celles du drell s'avérait fructueuse, et nous avions obtenus des détails plus précis sur l'identité du tueur, ses repaires sur la station, ses habitudes et surtout, ses cibles. En particulier la prochaine d'entre elles, une asari courtière en information.
Mes collègues du GSI étaient déjà parti durant la nuit préparer des embuscades sur les planques du tueur. L'éventualité qu'il retourne dans l'une d'entre elles dans la nuit ou le lendemain était faible mais pas négligeable, et même si ce n'était pas le cas il était possible que des traces subsistent derrière lui.
Pour ma part, j'étais toujours en compagnie de Aelos, en direction de cette fameuse asari, du nom de Raena Dahlla. Et la première chose que je remarquais était son lieu de travail : les tours Dantius.





Abbadon secoua légèrement la tête, amusé. Les tours Dantius. Lieu de l'assassinant de Nassana Dantius, une ambassadrice asari sur la Citadelle. Ce ne serait qu'un détail mineur sans aucune importance, si ce n'est que l'assassin Thane Kryos et le commandant Shepard s'y étaient rencontré. Le second tentant d'atteindre la cible avant le premier avant de pouvoir le recruter. Tout avait été consigné dans un rapport de Mordin Solus, malgré le fait qu'il ait déjà quitté le GSI à l'époque.
Et aujourd'hui, Aelos et Abbadon devaient atteindre une nouvelle fois la cible avant l'assassin. Là s'arrêtait la comparaison toutefois.
L'agent du GSI termina de lire les informations sur les tours. Celles-ci étaient achevées, mais le meurtre de Dantius avait abîmé leur réputation et leur attractivité, au point que seuls des individus débutant ou peu efficaces, avec peu de moyen pour Illium, y élisaient domicile. Un service de sécurité y était en place, mais rien apte à arrêter le tueur. Dahlla elle même se situait à un étage intermédiaire anonyme, dont le seul intérêt présent était de ne pas donner directement sur un autre bâtiment. Le tueur quarien devra soit venir sur place tuer sa cible, soit attendre qu'elle s'expose dans un autre bureau lui offrant un meilleur point de vue, mais ceci n'était à priori pas prévisible.
Le galarien réfléchissait à comment piéger leur adversaire, mais également à comment approcher l'asari. Elle savait sans doute déjà que ses collègues étaient morts. Ceci pouvait la pousser à fuir – mais fuir où ? Elle n'avait pas de relations suffisantes pour échapper à un assassin déterminé. Le plus probable était donc qu'elle soit terrée dans la tour, espérant que le tueur ne parvienne pas à passer la sécurité, ou qu'elle pourrait le semer dans ce terrain mieux connu. Sa seule chance de survie résidant dans la prudence extrême, elle n'accepterait jamais de rencontrer deux inconnus. Quand-bien même seraient ils là pour lui sauver la vie.
Le galarien fit part de ses réflexions au drell alors que les tours devenaient visibles. Il était tôt dans la matinée, mais elles seraient déjà ouvertes. Le taxi se posa à l'entrée des lieux et le duo pénétra le bâtiment.
Le hall ressemblait à ce que l'on attendait d'un hall dans ce genre d'immeuble : quelques sièges pour s'asseoir, des plantes en plastique, une réception miteuse, un service de sécurité derrière une vitre prétendument blindée. Plusieurs personnes attendaient leur tour, mais les deux combattants ne perdirent pas de temps. Le drell prit la tête et s'adressa directement au réceptionniste, usant de son nom pour exiger de voir Dahlla immédiatement. Le réceptionniste protesta un moment, puis balbutia en comprenant à qui il avait affaire, avant enfin de répondre.
« M... Mme Dahlla a demandé à ne pas être dérangée, elle reçoit un gros client aujourd'hui... »
« Qu'elle l'annule. »
« Mais... Son représentant est déjà là... »
« Qui est-ce ? »
« Un quarien nommé... »
Ni Abbadon ni Krelek n'attendirent la fin de la phrase. Ignorant les appels du réceptionniste, ils s'élancèrent vers les ascenseurs. Chacun en prit un différent, évitant les escaliers à proximité – trop long, Dahlla travaillant au 10ème étage.

Les portes des ascenseurs s'ouvrirent sans bruit. Quelques personnes leur jetèrent un coup d’œil lassé, qui s'agrandit en apercevant les armes. Un calme mortel les accueilli : une homme d'entretien, apparemment exécuté d'un tir ou d'une lame dans la gorge. Les deux combattants partirent aussitôt dans les couloirs menant au bureau de l'asari. Celui-ci était vide, mais les affaires éparpillées montraient un départ précipité. Le duo ressortit aussitôt, suivant les traces de courses lorsqu'il y en avait : un pot renversé, une trace contre un mur... Peu à peu, le duo rejoignit une salle de réunion au centre de l'étage.
« Noooon !? »
L'asari recroquevillée lança une faible projection, s'écrasant sur le bouclier du galarien. Abbadon inspecta la salle, n' trouvant aucune menace. Le tueur n'y était pas.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Mar 09 Aoû 2016, 21:26

    Les tours Dantius… Depuis que Krelek s’était installé à Nos Astra, elles avaient une sinistre réputation. Alors qu’elles avaient été par le passé la promesse d’un avenir radieux pour Dantius Enterprise, elles étaient à présent le rappel amer que même les plus riches n’étaient pas intouchables, que la vie ne tenait qu’à un fil et que celui-ci avait tôt fait de se rompre. Un message des plus arrogants, pour les hauts cercles de la société galactique, qui se plaisaient à s’installer sur Illium pour se jouer des lois conciliennes. De ce que le Drell savait, leur propriétaire, une ambassadrice Asari, avait été brutalement assassinée dans son bureau quelques temps avant l’arrivée des Moissonneurs, alors même que leur construction n’était pas aboutie. Suite à la Grande Guerre elles avaient été endommagée et il avait été d’avis publique de les laisser en ruines ; personne ne voulait les rénover, tout le monde voulait les oublier. Mais leur taille, ainsi que l’argent qui avait été investi dans ce projet ne pouvait être ignoré. La Doyenne J’eeasom ne pouvait fermer les yeux sur deux imposantes tours en ruine, au milieu de sa ville. De ce fait, leur construction s’était achevée quelques années plus tard. Aujourd’hui, elles offraient des bureaux bon marché, que de petits actionnaires achetaient pour se faire un peu d’argent. Loin était le rêve de Nassana Dantius d’en faire un joyau fiscal pour la ville.
    Si elles intéressaient le chasseur de prime, mais également son compagnon du GSI, ce n’était pas pour s’y installer pour un prix modeste, mais bel et bien pour mettre la main sur un dangereux assassin. Ce dernier n’avait qu’une ultime cible dans sa liste, et il s’agissait d’une Asari, débutante dans le domaine de l’information, mais un danger pour lui tout de même. Krelek et Abbadon comptaient empêcher le meurtre d’avoir lieu. Leur enquête mutuelle en dépendait.
    Cependant, le duo eut une mauvaise surprise en arrivant dans le hall d’entrée de la tour nord : la dénommée Raena Dahlla avait un client important, un Quarien. Le tueur avait tout prévu à l’avance ! Avant même d’assassiner Brolklass, il avait prévu de faire taire tous les courtiers du réseau qu’il avait employé, en prenant au préalable un rendez-vous avec chacun d’entre eux pour les exposer ! Comme Abbadon l’avait expliqué lors du trajet en direction des tours, l’Asari était très certainement déjà au courant de la mort de ses collègues, il était donc impossible qu’elle eût accepté une audience sans qu’elle ne fût organisée à l’avance. L’assassin était bon, très bon.

    Les deux hommes se précipitèrent vers les ascenseurs, qu’ils empruntèrent afin de rejoindre le plus rapidement possible le bureau de la jeune courtière d’information. En cet instant, tout était une question de seconde, et ils n’avaient pas le luxe d’attendre ou de faire la moindre erreur. Si le Quarien atteignait sa cible avant eux, il disparaîtrait et ni Krelek, ni Abbadon ne pourraient le retrouver. Si ça arrivait, ils pouvaient dire adieu à leur quête de réponses concernant Machiavel, et le Drell ne saurait jamais quel lien le terroriste avait avec l’Ordre de l’Accompli. Au vu du danger que représentait l’organisation, il ne pouvait se le permettre.
    Il ne leur fallu que peu de temps pour atteindre l’étage où se trouvait le bureau de Dahlla ; les ascenseurs se devaient d’être extrêmement rapide, avec des bâtiments aussi hauts que ceux de Nos Astra. Mais en arrivant dans le couloir, ils surent que l’assassin avait un pas d’avance sur eux : il avait déjà fait des victimes. Chaque seconde était importante, le duo piqua un sprint en direction du bureau de la courtière d’information, pour le trouver vide, et, surtout, dans un état de chaos important ; il y avait eu un combat. L’Asari avait laissé des traces de sa fuite, et il fut très simple de la retrouver, cachée dans une salle de réunion. Elle était en vie et seule. Il n’y avait pas la moindre trace de l’assassin. Elle était de toute évidence terrifiée, car elle fit lan4a une faible projection sur Abbadon, dans un acte de désespoir. Fort heureusement, son bouclier retint l’attaque et il ne fut pas blessé. De toute évidence, la jeune femme ne faisait que très rarement usage de ses capacités biotiques. Elle était jeune.
    Le fait que le Quarien que le duo traquait ne fût pas présent était inquiétant. Il n’avait pas pris la fuite, c’était évident, sa cible était trop faible pour représenter une quelconque menace à ses yeux. Il avait sans doute entendu le Galarien et le Drell arrivé et s’était dissimulé en conséquence. Mais il n’allait pas laisser sa proie lui échapper, c’était certain. Il était si proche de s’en sortir, il n’allait pas abandonner là. En tout cas, Krelek ne le ferait pas ; n’importe quel professionnel irait au bout des choses.

    - Abbadon, nous ne sommes pas seuls, lâcha le chasseur de prime, et il ne parlait pas de Dahlla.

    Dès cet instant-là, il valait mieux ne plus communiquer du tout. Dépendamment de la position qu’avait prise l’assassin, celui-ci pouvait agir en fonction de ce qu’il entendait. Peut-être qu’il voyait le duo, mais Krelek préférait partir du principe qu’il était aveugle à la scène. En conséquence, il se mit à faire des gestes précis pour se faire comprendre de son camarade Galarien. Il fallait le piéger, l’empêcher d’abattre sa cible, prévenir toute fuite. Le problème était que ni le Drell, ni le Galarien ne sussent où il se cachait. Était-il dans le couloir, à attendre patiemment que ses ennemis partissent et rendissent Dahlla vulnérable ? Se cachait-il dans la pièce via un camouflage optique ? Un rapide coup d’œil détermina que ce n’était pas le cas ; à aucun endroit l’environnement ne semblait se distordre. De plus, la durée de cet atout était limitée dans le temps, il ne pouvait pas s’éterniser.
    Krelek fit un tour de la pièce, inspectant ses points d’entrées, ses points de sorties. La jeune Asari était toujours terrifiée, mais elle avait rapidement compris que le duo n’était pas là pour elle. Elle se tenait immobile, prête à s’enfuir à la moindre opportunité, prête à se défendre s’il le fallait, malgré son inexpérience. Elle ne voulait pas mourir.
    Lorsque le Drell remarqua que le seul accès à la pièce possible à l’assassin était la bouche d’aération, il fit un signe à son collègue pour lui faire comprendre sa pensée. La porte était verrouillée et il n’y avait pas de fenêtre dans la salle, il n’y avait pas tellement d’autres possibilités. Il pouvait y aller à la manière brute, à coup d’explosif, pour abattre l’Asari, mais cela éveillerait trop l’attention et ce n’était pas très discret, venant d’un assassin. Ses échappatoires n’étaient pas aussi faciles d’accès et nombreux que la veille, lorsqu’il avait abattu Brolklass.
    Abbadon quitta la pièce et se plaça vers l’autre bouche d’aération du conduit, celle qu’avait probablement utilisé le Quarien pour s’y introduire. S’il tentait de s’échapper, le Galarien l’accueillerait. De son côté, Krelek dégaina son sabre à lame rétractable et, d’un commun accord avec son collègue, il le lança de toutes ses forces contre le plafond, pour qu’il s’y enfonce, signalant ainsi au tueur qu’il savait où il se cachait. A peine la lame entrée, un bruit sourd se fit entendre, et de nombreux autres suivirent : l’assassin tentait de s’échapper.
    Cependant, les conduits d’aération n’étaient pas faits pour que l’on s’y traine, et celui-ci finit par rompre sous le poids du Quarien et de ses gestes brusques de fuite. Dans une symphonie de bruit de destruction, de métal plié et de câbles arrachés, le malheureux se retrouva à terre, coincé au milieu des débris, sans possibilité de fuite. A titre de dissuasion, Krelek pointa son Carnifex en sa direction.

    - On te tient. »










Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : GSI
Rang : Agent de terrain
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4180-dossier-abbadon


Roi de la Chasse Sauvage
Messages : 321
Crédits : Impera tor Alicia - DeviantArt

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Dim 28 Aoû 2016, 13:04

L'Ombre de l'Ordre
19 avril 2201

Illium



« On te tient. »

Le quarien est au sol, toujours équipé mais sous la menace de l'arme de Aelos. Je m'approche à mon tour, renforçant la force de dissuasion par mon fusil à pompe. Aucun autre son ne se fait entendre : les alarmes sont toujours coupées. Bonne chose. Nous disposons du temps nécessaire pour interroger notre cible.

« Éloigne tes mains de tes armes. »

La quarien obéit, lentement. Positionné au sol comme il l'était, il ne pouvait pas représenter un danger immédiat.

« Tu as tué Brolklass, le butarien. Pourquoi ? »

Une question simple avec de multiples réponses. Aucune n'est réellement intéressante, simplement un moyen d'évaluer le degré de collaboration.

« On m'a payé pour. »

Degré de collaboration : minime.

« On t'as aussi payé pour rester des mois sur Illium à le surveiller, ainsi que pour tuer tout le cercle d'informateurs que tu as utilisé ? »

Le quarien se tait un moment, avant de reprendre sous la menace plus présente des armes.

« On m'a ordonné de le surveiller. Puis récemment, j'ai reçu l'ordre de l'éliminer et d'effacer mes traces. C'est tout. »

Est-ce possible ? Oui, ça l'est. Mais cela signifie juste qu'il faut enquêter dans un autre sens.

« Pour qui travaille tu ? »
« On ne demande pas de nom, dans mon boulot. »
« Plusieurs mois à loger sur Illium. Un équipement élitiste. Tu n'es pas un contractuel. Pour qui travaille tu ? »
« Pour moi-même. »

Très bien. Je fais un signe vers mon co-équipier.

« Je vais le désarmer et l'embarquer. Le GSI a les moyens de délier les langues. Pouvez vous vous charger de l'asari ? »
« Je peux vous apprendre la prochaine cible de Machiavel. »

Mon regard se porte à nouveau sur le quarien.

« Te voilà bien bavard. »
« Machiavel frappera à nouveau, dans deux jours. Si vous m'embarquez, je résisterai. Même si vous m'emmener sans me tuer, il vous faudra du temps pour obtenir vos informations. Trop pour l'arrêter. »

Je ne réponds rien, réfléchissant aux possibilités. Si le quarien dit vrai, l'interroger peut durer trop de temps. Même avec la technologie et les injections du GSI.
Mais d'un autre côté, cela semble un peu trop bien tomber pour le tueur. Et les méthodes de mes collègues sont redoutables d'efficacité : selon la cible du terroriste, 48h peut suffire.

« Voici ma proposition : je vous donne les informations sur la cible de Machiavel, et nous nous séparons. Gardez l'asari : je n'ai plus d'intérêts à la tuer, vous m'avez déjà identifié. »
« Tu nous balance deux-trois bobards, puis tu t'en sors tranquillement ? Pour qui nous prend tu ? »
« Agent Abbadon Bynare du GSI. Krelek Aelos, tueur à gage professionnel du Courtier de l'Ombre. »

OK, là, je suis surpris. Et je comprend mieux l'influence et les capacités de mon collègue drell.

« Vous avez tous deux croisé la route de l'Ordre. Nous ne racontons pas de bobards. »
« Vous avez déjà commis des crimes sur la Citadelle. »
« Une simple opération d'espionnage industriel. Organisée trop rapidement, lorsque vous avez fait enfermer et interroger tous les membres du laboratoire. Nous ne nous attendions pas à votre présence. »

Cela est-il plausible ? Pas l'espionnage industriel, déjà connu. Mais qu'une nouvelle fois, je croise ce mystérieux ''Ordre'' ? Je me rappelle de la troupe s'étant attaquée au laboratoire, de l'équipement peu ordinaire, ce qui va dans le sens du quarien.
Mais quelle confiance leur accorder ? Cet Ordre ne fait pas parler de lui, c'est certain. Mais ses activités ne laissent rien présager de bon.

« Pourquoi couvrir les arrières de Machiavel ? »
« Ça ne vous concerne pas. Acceptez vous ma proposition ? »

Je jette un bref coup d’œil à mon collègue, hésitant. Il est évident que l'individu est une mine d'informations. Il est aussi évident qu'elles ne seront pas simples à obtenir, et que s'il dit vrai concernant Machiavel, l'espace concilien pourrait à nouveau être frappé sans que nous puissions réagir.


____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00

Plop !

Si cela te dérange que le quarien dévoile nos identités, dis le moi, et je ré écrirai le post ^^ Je me suis dit qu'avec le retour de Varto au sein de l'Ordre, et avec ton opération sur la bibliothèque prothéenne, tu devais déjà être identifié en tant qu'agent du CdO. Pas en tant que CdO lui-même, en revanche.

Et sinon... Y aura peut être besoin de se faire un Skype pour discuter de la suite, notamment si tu veux toi aussi interroger le quarien Gné

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Courtier de l'Ombre
Rang : Chasseur de Prime
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t2550-krelek-aelos
http://www.masseffect-reborn.fr/t1449-journal-de-bord-krelek-aelos


Messages : 676
Crédits : Moi-même

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   Dim 18 Sep 2016, 19:04

    Le Quarien était peu coopératif, il ne désirait pas révéler les informations qu’il possédait, et c’était bien normal. Tout professionnel qui se respectait ne dévoilait pas ses secrets à peine attrapé par l’ennemi, c’était contre-productif et la meilleure manière de s’attirer des ennuis, ceux du genre létal, surtout lorsque l’intéressé travaillait avec des personnes influentes, ou possédant les moyens d’agir là où d’autres ne pourraient pas. Machiavel faisaient partie de cette dernière catégorie. Il n’était pas particulièrement influent, ou du moins pas que Krelek le sût, mais il était terriblement efficace lorsqu’il en venait à mettre ses plans – encore inconnus – en marche. Et si ce n’était pas le terroriste, il s’agissait de l’Ordre de l’Accompli, dont le rôle était encore inconnu dans toute cette histoire. Cette organisation était extrêmement dangereuse, et faisait partie de la première catégorie, celle qu’il fallait redouter le plus. L’assassin, qu’il travaillât pour l’un, ou pour l’autre, savait qu’il avait meilleur temps de ne pas collaborer ; le GSI ne le protégerait pas.
    Mais il finit cependant par décider de changer de veste, de négocier, lorsqu’Abbadon fit mention de l’emprisonner et l’interroger, avec les moyens dont disposait son organisation. Il se doutait certainement qu’il serait torturé, physiquement ou psychologiquement, jusqu’à ce qu’il dévoile tous ses secrets. Il n’avait de toute évidence pas l’intention de se subir cela et préférait briser ses règles, que se faire briser lui. Il avait déjà révélé que Machiavel frapperait à nouveau dans les deux jours à venir, et le Galarien perdait patience ; il souhaitait qu’il fût libéré s’il révélait tous les détails nécessaires sur le futur attentat du terroriste. Personne n’aurait pris au sérieux cette proposition s’il n’avait pas révélé être un membre de l’Ordre de l’Accompli et révélé connaître l’identité de ses deux bourreaux. Abbadon était stupéfait, Krelek, lui, troublé. Il savait que l’organisation le connaissait, il avait travaillé avec, mais il ne s’était pas douté qu’ils fussent au courant qu’il traquait l’assassin de Brolklass. Ils étaient rapides, leur réseau personnel d’information s’était amélioré, apparemment.

    - S’il couvre les arrières de Machiavel, c’est parce que ce dernier travaille pour – ou avec – l’Ordre, lâcha Krelek. Ils étaient présents lors des événements sur Omega, et maintenant, ils éliminent une personne ayant eu contact avec lui. Je pense qu’il est clair que les deux parties sont liées d’une manière ou d’une autre. »

    Le chasseur de prime se tourna vers son collègue.

    - Je pense que vous avez meilleur temps de l’embarquer, Abbadon, déclara-t-il. Si l’Ordre de l’Accompli est lié à Machiavel, vous DEVEZ découvrir pourquoi, il FAUT extraire toute information que ce type peut avoir. Il ne s’agit pas d’une petite organisation comme les Soleil Bleu, ou autres amateurs, mais de quelque chose de bien plus gros qu’il ne faut pas prendre à la légère. L’Ordre est dangereux, et je ne serais pas surpris de découvrir qu’il est l’organisme qui tire les ficelles, et que Machiavel ne soit qu’un pion dans son jeu. »

    Encore une fois, Krelek était perdu. Si l’Ordre de Varto était effectivement en collaboration avec Machiavel, il devait y avoir une raison, car tous ces attentats allaient à l’encontre de la philosophie de l’organisation. Elle cherchait le savoir, et plus particulièrement celui lié aux Moissonneurs, ses membres voulaient en être les gardiens. Pourquoi attaquer le publique, après des décennies à maintenir le secret sur leur existence ? Tout cela n’avait pas de sens. Peut-être que Machiavel travaillait pour eux, ou bien peut-être en avaient-ils perdu le contrôle ? C’était une possibilité. Il était possible que la présence de l’Ordre sur Omega fût la conséquence d’une opération pour le neutraliser. Peut-être… Mais pourquoi couvrir Machiavel, dans ce cas ? Le Drell n’en savait rien, au final. Tout cela le dépassait et prenait une envergure qu’il ne pouvait gérer. Il n’était plus le Courtier de l’Ombre, il n’avait plus les moyens de poursuivre une telle quête de vérité, et peut-être même une guerre contre l’Ordre de l’Accompli. Il n’était qu’un homme, seul.










Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: L'Ombre de l'Ordre   
Revenir en haut Aller en bas
 

L'Ombre de l'Ordre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: Systèmes Terminus :: Nébuleuse du Croissant :: Illium-