AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Sam 28 Mai 2016, 08:38
Intervention MJ : NonDate : Mars 2201 RP (à déterminer)
Kydra Lifith ♦ Constantin Lamiad
Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!


Constantin rentra dans sa cabine, verrouilla la porte derrière lui et s'autorisa un profond soupir. Voilà trois jours qu'il était sur Féros, trois longues journées qui lui paraissaient une éternité.
Féros n'était pas réputée pour sa beauté. C'était une planète morose, grise, poussiéreuse. On y trouvait peu de choses, des cailloux, des vestiges de la civilisation Prothéenne pillés jusqu'à plus soif, des colons crasseux exploités jusqu'à la moelle, et Exogeni Corporation.

ExogeniCorp est une entreprise spécialisée dans le minerai et la colonisation. Le concept de la société est loin d'être stupide. Leurs employés étant les principaux consommateurs, ils peuvent facilement créer l'offre et la demande. Sauf que parfois ça merde et l'on se retrouve avec des colons qui ne veulent plus bosser faute de se faire payer à coup de lance pierre.
Exogeni avait donc acheté les services de Maitre Lamiad pour résoudre le conflit, les employés ne voulant pas un intervenant interne. Les représentants du personnel avaient été tenaces, inflexible sur certains points. Le juriste s'était donc résolu à faire des compromis, il avait soumis plusieurs idées aux hautes sphères qui avaient été validés. Les salaires ont donc subi une hausse correct, et une « valorisation » des employés mise en place etc...
Bien sûr cela n'était que de la poudre aux yeux, mais les employés qui seront récompensés n'en auront que faire. Un salarié recevant une jolie prime, divers présents et autres encensements de ses supérieurs n'allaient certainement pas se plaindre. En revanche, Constantin comptait bien sur la jalousie des laissés pour compte faire germer les graines de la division. Tant que les colons se chamaillaient entre eux, le patronat était tranquille.

Seul dans sa cabine, il avait hâte de rentrer chez lui, à Bekenstein, quelques jours de détente n'allaient pas être de trop. Le gardien de la loi avait besoin de s’oxygéner les poumons, chose assez compliqué sur une colonie ou l'air vous laissait des relents métalliques à chaque inspiration. A vrai dire il se sentait sale, l'odeur de ce monde lui collait à la peau et malgré l'air filtré du vaisseau il avait toujours cette même sensation désagréable en bouche.
Le vaisseau cargo sur lequel il voyageait devait finir son chargement et ne décollerait pas avant une bonne heure. Cela lui laissait une marge de temps appréciable pour se doucher.

Les salles de bains sur un transporteur ne se composent bien souvent que du strict nécessaire avoir sa propre cabine relevait du miracle à moins d'être le capitaine. Heureusement pour l'avocat, ExogeniCorp lui avait offert le trajet de son domicile à Féros dans l'un de ses navires les plus récents disposant de pièces privés pour les représentants de la société. Une fois la toilette achevée, Constantin consulta ses derniers mails et vérifia que le paiement était en cours. Cent mille crédit, c'était le prix à payer pour cette tranquillité, et encore les angles avaient été arrondis. L'Humain n'appréciait guère les compagnies qui pensaient que l'esclavage étaient toujours en vigueur et n'avait donc pas de scrupules à les faire raquer.
La majeur partie de cet argent irait aux actions caritatives, cela l'aidait de temps à autre à se donner bonne conscience, de se prouver qu'il n'était pas égoïste avec son prochain.
Il tourna la tête vers la baie vitrée quand il sentit les vibrations du propulseur à travers le sol. Regardant une dernière fois cette planète austère, un ciel gris cachant le soleil. Le SSV-Koursk décolla, manœuvrant à une vitesse terriblement lente avant de s'élever en direction des cieux.

Non décidément elle n'allait pas lui manquer.

Le voyage allait être long, les cargos n'étaient pas taillés pour la vitesse. Il n'avait que peu d'option : dormir ou ne rien faire. Ne rien faire était exclu, l'avocat détestait perdre son temps. Lors de son premier voyage, il avait bien tenté d'entamer la conversation avec les hommes d'équipages mais ces derniers n'avaient pas l'air disposé à discuter. Quand à celui qui menait le vaisseau, c'était un personnage haut en couleur, capable de placer plus de jurons que de mots dans une phrase. Si vous aimiez débattre du «  métier de la mère de son employeur », ou de « la relation charnelle qu'entretienne les hommes de la salle des machines avec des varrens », alors vous avez une chance de vous entendre avec lui. N'étant pas les principaux sujets de débats de Constantin il avait vite abandonner l'idée. La sieste donc.

Une violente secousse parcourut le vaisseau et réveilla l'avocat. Tout autour de lui n'était qu'obscurité, le pénombre de la galaxie traversait la baie vitrée et fit frissonner l'humain qui cherchait à tâtons l'interrupteur.

*Clic-Clic*

Rien... Bizarre. L'éclairage d'urgence se mit en marche permettant à une fine bande au sol d'éclairer la chambre de sa lumière blafârde.

« Au moins c'est un début », se dit l'avocat à lui même.

Il se leva du lit en baillant nonchalamment, puis resserra sa cravate et se dirigea vers l'interphone pour contacter le pont.

« Maitre Lamiad au téléphone, puis je savoir à quoi joue le capitaine ?

- Désolé Monsieur, l'homme avait l'air sincère, les moteurs se sont coupés subitement et plus aucune commande ne répond... »

- ALIMENTATION ! Dites à ces CONS de la salle des machines que je veux de l'alimentation ! Pas des excuses ! , tonna le maître du cargo.

-J'entends que le Capitaine met toute son énergie à résoudre ce fâcheux incident. Bon courage à vous !

N'attendant pas de réponse de la part du subalterne, Constantin raccrocha le téléphone et s'approcha de la vitre blindée, observant l'immensité spatiale, silencieuse, imperturbable, et avec deux points qui grossissaient. Curieux, les services de dépannage n'étaient pas aussi rapide d'habitude. A moins que... une lumière rouge s'alluma suivi du message sonore « Attaque de pirates, tous à vos postes ».

Le bruit du moteur que l'équipage tentait de redémarrer, grognait impuissant. Déjà résonnait le bruit des bottes qui martelaient le corridor, les ordres lançaient. Constantin n'avait pas grand chose à faire. Se battre était exclu, il était tout simplement incapable de tuer sans une excellente raison, incapable d'écraser toute une supériorité de vie éthique. L'avocat ne craignait pas grand chose, négocier une rançon pour sa propre libération était dans ses cordes. Il laissa son destin entre les mains de l'équipage et alla s'asseoir à son bureau Le bruit des rampes d'abordage résonna bruyamment. Un silence pesant et tendu s'installa pendant quelques secondes, le calme avant la tempête.

Tempête qui se déclara sous une grêle de shrapnels et des hurlements des blessés. Le combat dura plusieurs minutes, si le juriste se concentrait un peu sur les paroles des combattants, il aurait pu entendre tout une pléthore d'insultes capable de faire craquer n'importe quel Krogan. Les bruits de combats cessèrent peu à peu, laissant place à des cris de joies sauvages et brutaux incitant à voler tout ce qui pouvait l'être. Visiblement, le Français avait parié sur le mauvais cheval.
La porte de la pièce s'ouvrit à la volée, un Butarien et un Turien y entrèrent l'arme en joue. Les deux compères eurent l'air surpris de le trouver ici.

« Qu'est ce que tu fous là ! », rugit le Turien arrosant généreusement le sol de postillons.

Constantin les jugea tout les deux, ils étaient armés. Tenté quoi que ce soit était stupide et suicidaire. Néanmoins il avait connu bien pire que deux guignols qui jouaient aux pirates. On aurait presque pu dire que c'était un sketch comique mal interprété. Le Terrien gardait son masque sérieux et impassible, jusqu'à ce qu'un fin sourire se dessine sur ses lèvres.

« Bienvenue au bureau des candidatures spontanées piraterie & co... »

Il s'arrêta prestement quand un tir passa juste à côté de lui et s'écrasa dans le mur. Les blagues les plus courtes étaient les meilleures et à priori ces deux là n'étaient pas d'humeur.

« Qui es tu ? , me demanda toujours le Turien d'un ton agressif, le canon de son arme pointé droit vers sur le visage de sa cible.

-Constantin Lamiad, lui souffla le Normand affichant un calme olympien.

-Je sais pas si tu vas nous rapporter beaucoup toi, Corstark ramène le sur le vaisseau !

-Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler par mon nom et pourq...

-Tu crois qu'il va te coller un procès ? Ferme là et obéis. »

Si vous saviez, se gaussa Constantin intérieurement.


L'avocat n'eut d'autre choix que de suivre le dénommé Corstark qui l'escortait jusqu'à nouvelle chambre... du moins si l'on pouvait qualifier ceci de chambre. L'endroit était vétuste, une douce effluve de sueur embaumait les lieux, quand à ce qui pouvait servir de lit... mieux valait ne pas être difficile.
Le Butarien poussa sans ménagement son prisonnier et lui ordonna de se déshabiller ! Bon sang c'était ainsi que les systèmes terminus traitaient les voyageurs des systèmes conciliens ? Constantin comprit rapidement pourquoi les relations avaient toujours été houleuses. Il réceptionna une tenue verte à faire saigner des yeux n'importe quel peintre digne de ce nom. Ce n'était pas de la limitation de cuirassés au sein d'une flotte que le Conseil devait débattre, mais de l'interdiction de telle couleur.

« Dites moi mon cher Corstark, vous n'auriez pas une autre couleur dans votre penderie ? »

Pour toute réponse, l'extra terrestre poussa un grognement. Il allait devoir faire avec cette horreur. L'humain constata que son physique dégoûtait son geôlier, il prit donc tout son temps pour se changer, sans se cacher. Le tout dans la limite du raisonnable, les punitions corporels ayant l'air d'être distribué avec une certaine véhémence en ce lieu.
Finalement il remit ses vêtements au Butarien, ce dernier les tint comme s'ils étaient porteur de la pire des maladies, ce qui fit sourire le juriste. S'il savait le prix de ce costume...

Constantin profita de l'absence de son hôte pour jeter un coup d’œil à sa cellule. C'était vraiment minuscule et au nombre de couchettes présentes, il valait mieux ne pas être trop dodu lorsque l'on était six personnes enfermés. Un seul et unique hublot donnait vu sur l'espace. Le juriste laissa son regard dériver, ne remarquant le retour du pirate en charge de le surveiller que quelques minutes après. Maitre Lamiad eut une soudaine envie d'aller emmerder son gardien pour tester ses limites en premier lieu, puis pour son propre plaisir.

« Dites moi mon cher Corstark, avez vous un tailleur à bord, il y a comme qui dirait un faux pli ici », dit l'avocat en pointant un pan de la tenue.

-Ta gueule !

-Ah c'est son jour de repos... Tant pis. »

Visiblement ce cher Corstark était prompt à s'emporter. Cela détail lui serait utile par la suite. Fier de lui, le Français alla s'allonger sur l'un des lits, ces derniers lui remémorant les mois passés dans un squat lors de sa jeunesse. N'ayant pas de montre avec lui il était difficile de savoir quelle heure il était surtout dans l'espace. Les minutes se ressemblaient toutes, tout comme les secondes et les heures.

Il eut droit à un repas, les rations de survies, immondes à manger. Le gardien de la loi se forca à manger ne sachant guère quand l'occasion se représenterait. Ce cher Corstark eut droit à un commentaire avisé sur la nourriture, déjà suffisant sur les nerfs à devoir surveiller une sous race, il n'hésita pas à l'insulter copieusement.

Ensuite de quoi, toujours ce très cher Corstark, reçut une critique sur l'état général de son armure lui valant l'outrageuse question de savoir s'il connaissait un chiffon à polir et si oui comment s'en servir. Une autre fois ce fut pour savoir s'il était possible d'avoir un agent d'entretien, la salubrité de la chambre d'hôte n'étant clairement pas représentative de l'annonce. Le Butarien était excédé, il ne pouvait pas le tuer, frapper la marchandise n'arrangeait en général pas sa cote.
Constantin lui proposa alors de savoir la direction qu'il prenait en échange de quoi il le laisserai tranquille.

« Oméga, le tança le Butarien s'attendant à voir une réaction sur le visage de l'homme, qui ne lui fit pas ce plaisir.

-Merci », fut tout ce que Constantin lui répondu avant de retourner s'allonger. Bon sang Oméga c'était bien sa veine... Enfin avec un peu de chance il pourrait se racheter ou trouver l'un de ses clients qui le sortirait de là. Contre une année de consultation gratuite et le remboursement de son achat, personne ne refuserait. Il préféra se reposer tentant d'ignorer les ressorts qui lui rentraient dans le dos.

Des mains puissantes le saisirent et le secouèrent pour le réveiller. La fin du voyage. Des menottes lui furent passés autour des mains, puis il fut poussé jusqu'à la sortie. Ce climat dégueulasse, cette air vicié, aucun doute, c'était bien Oméga. Voir en image c'était une chose, y être en était une autre. L'avocat était encore éblouie par la lumière extérieure, sa vision revenant, il observa la zone. Un dock, des entrepôts. L'endroit était relativement calme, à vrai dire à moins de décharger son stock, ce n'était pas le lieu idéal pour s'encanailler.


Dernière édition par Constantin Lamiad le Jeu 02 Juin 2016, 04:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Dim 29 Mai 2016, 01:07

Cette sensation si particulière, celle de souffrir comme si le corps n'avait plus de jus, mais de se sentir encore suffisamment de force pour continuer. A ce stade, il ne s'agissait plus vraiment d'une entraînement physique, mais d'un test de volonté, et c'était un excellent facteur pour juger ceux qui seraient dignes ou non de continuer. Kydra prit une nouvelle impulsion et grimaça de douleur, ses bras s'étaient transformés en torches et elle devait pourtant garder son appui sur eux. Les pompes à une main étaient pratiques, mais à stabiliser tous le poids de son corps de cette manière, c'était un coup à se niquer l'épaule ce qui pouvait entraîner une pause de plusieurs semaines ou plusieurs mois dans l’entraînement, et la jeune femme ne pouvait se le permettre. Elle avait donc trouvé une solution, se positionnant en diagonale à mi chemin entre le poirier et les pompes classiques, augmentant ainsi fortement le poids sur l'avant de son corps.

Exténuée, Kydra acheva sa série et se releva. Elle avait été victime d'une matinée un peu trop grasse et devait donc rattraper son retard. Elle se dirigea vers son moniteur et changea la musique, lançant un des hits récents de Dextro Vibe. Le groupe utilisait des instruments et un style musical qu'elle ne connaissait même pas, mais il fallait avouer qu'ils produisaient une mélodie très agréable et très différente des œuvres humaines. La jeune femme profita de cet instant de répit et laissa la musique envahir son esprit. Elle n'eut cependant pas le temps de continuer car un mouvement attira son attention. L'humaine se leva immédiatement et dégaina son couteau, mais la forme mouvante sur son lit s'avéra n'être qu'un simple chat. Et pas n'importe lequel, il avait la même fourrure rousse et la même cicatrice que celui qui était apparu lors de sa rencontre avec Miyuki. Si Kydra se demandait bien de quelle manière le chat avait atterri sur Oméga et y avait survécu, une autre question plus inquiétante se posait, comment était il rentré ? Il était venu pendant la nuit certainement, mais l'entrée était verrouillée, par où passait il donc ? Et surtout pourquoi persistait il à revenir dans son appartement alors qu'elle le dégageait à chaque fois ?

L'animal continuait de la fixer impassible. Cette tête féline rappelait d'une certaine manière la Terre à la jeune femme, la planète était restée l'endroit le plus peuplé en chats de la galaxie, du moins, avant qu'une grande partie d'entre eux ne meurent avec leur propriétaire durant la grande guerre. Le regard sauvage et perçant la scrutait, et Kydra en eut un frisson. Elle était persuadée qu'il faisait semblant de n'être qu'un simple animal pour pouvoir l'observer et la surveiller, ce qui donnerait pas mal de réponses aux questions précédentes. La jeune femme longea le mur sans perdre le chat des yeux et réussit à atteindre son frigo. Elle s'empara d'un morceau de varren encore crue qu'elle lança sur le lit. Le chat se leva et inspecta le morceau de viande. Kydra en profita pour lui bondir dessus. L'animal fit instantanément le gros dos et feula, mais l'humaine était déjà sur lui, elle le plaqua contre le lit avec son genou le temps d'attraper sa queue. Le soulevant de cette manière, elle se précipita vers la porte qu'elle déverrouilla en vitesse, de peur qu'il ne réussisse dans ses tortillements à lui lacérer le bras. Le lâchant à l'extérieur et refermant l'entrée, elle souffla. Ces interruptions félines se répétaient et il allait falloir que Kydra trouve une solution tôt ou tard. Une odeur très désagréable vint chatouiller ses narines, il semblerait qu'il ait fait en sorte de lui laisser un petit cadeau avant de partir. Quel salopard.

***

La jeune femme s'arrêta un instant et contempla les alentours. Elle était sortie après avoir achevé ses exercices, et ses pas l'avait mené en plein territoire pacificateur, là où se trouvaient les chantiers des arènes. De nombreux ouvriers s’affairaient à leur tâche sous le regard d'autres pacificateurs qui organisaient le tout. Cela faisait un petit moment que Kydra avait remarqué qu'un des deux chantiers avançait bien moins vite que l'autre, mais un détail aussi flagrant ne pouvait pas passer inaperçu, il devait s'agir de quelque chose de réfléchi de la part d'Anton et Kydra décida de ne pas y porter plus d'attention. Alors qu'elle allait reprendre sa route, elle aperçut Narak qui se dirigeait vers elle. Le butarien lui lança un datapad avec un sourire.

Lis moi ça.

Le regard vert de l'humaine se posa sur le contenu du pad, il s'agissait d'un rapport sur une révolte des esclaves de Korlok qui auraient causé sa perte. Korlok... Ah oui ! C'était l'esclavagiste qu'ils étaient allés voir dans leur enquête sur Jikew, les négociations s'étaient bien passées mais la suite un peu moins. Kydra leva la tête vers Narak.

Une révolte ? Comment ont ils pu en arriver à cette conclusion ?

Regarde la fin.

Article écrit par Lika. La jeune femme éclata de rire.

Jikew efface ses traces, mais nous aussi nous le pouvons désormais.

Et comment ! Pour une fois qu'une asari se rendait réellement utile.

C'est un coup à lui payer quelques pintes au Venereae ça !

Kydra et Narak échangèrent quelques informations par la suite, un meurtre dans le quartier, certains conflits au niveau des frontières, rien en tout cas qui ne sortait de l'ordinaire. Le butarien la congédia et elle reprit sa route. Elle se dirigeait vers un coin qu'elle connaissait bien et qu'elle appréciait particulièrement. Un bâtiment abandonné près de la frontière avec le conseil mercenaire et proche du vide de la station. Une partie de la structure était effondrée, victime du conflit qui avait secoué Oméga quelques mois plus tôt, mais une bonne moitié se dressait encore fièrement et permettait d'avoir une bonne vue sur l'endroit et sur le reste de la station. Kydra l'escalada et s'installa en tailleur sur le toit, sortant un paquet de céréales asaris qu'elle avait amené avec elle. La jeune femme adorait grignoter ici en contemplant la vue, des moments de calme qu'elle avait appris à apprécier.

Un garde pacificateur faisait ses rondes un peu plus bas, on avait du lui confier la surveillance de ce secteur de la frontière, et lorsque des individus sortirent d'une ruelle adjacente avec l'intention d'y pénétrer, il alla à leur rencontre. Un contrôle, tout ce qu'il y avait de plus normal, Kydra n'y prêta attention que lorsqu'elle entendit le ton monter. Les individus montraient une hostilité non dissimulée et le garde semblait essayer de calmer le jeu. Des petites frappes qui espéraient sans doutes pouvoir se balader près des chantiers des arènes, zone pourtant interdite à tous ceux qui ne faisaient pas partie des pacificateurs. L'ex militaire garda un œil sur la situation, si elle dégénérait, elle viendrait prêter main forte au garde, voir l'assassin d'Oméga serait suffisant pour les dissuader de chercher davantage l'embrouille.

Cependant, Kydra ne s'attendait pas à ce que les individus en question soient stupides, car un coup de feu retentit, et le corps du garde s'effondra au sol. Ils discutèrent entre eux et se scindèrent en deux groupes, l'un rebroussa chemin vers les docks, et l'autre s'enfonça dans le territoire. Ils venaient de l'extérieur de la station, c'était une évidence, ils avaient du entendre parler de la chute d'Aria et de la formation du conseil mercenaire, mais ignoraient sans doute qu'Anton aussi était devenu un des suzerains, ignoraient sans doute que le symbole sur l'armure de ce garde était celui des pacificateurs, et ignoraient dans doute qu'il était parfaitement suicidaire de tuer un pacificateur sur son territoire, encore plus lorsque Kydra était dans les parages.

Attendant qu'ils s'éloignent, l'humaine descendit de son perchoir et prit le corps du garde. Elle le déposa contre un mur un peu plus loin et lui ferma les yeux, s'excusant en silence de ne pas avoir pu intervenir à temps. Elle se dirigea par la suite dans la direction où était parti le deuxième groupe qui s'enfonçait sans le savoir en territoire pacificateur.

***

Les pirates avançaient dans une Oméga qui avait bien changé suite à la guerre. Un groupe était parti décharger le reste de leur butin tandis que celui ci allait directement contacter le conseil mercenaire et pourquoi pas Shoran elle même. Ils avaient réussi à amasser un bon butin suite à l'attaque sur ce vaisseau cargo et se faire bien voir de ce tout nouveau conseil mercenaire serait facile en leur apportant tant de ressources. Un groupe de pirates possédant l'appui de l'autorité d'Oméga aurait une influence bien plus grande que ses congénères et si l'idée d'approcher l'ancienne reine leur avait parut suicidaire à l'époque, ce tout nouveau système leur semblait bien plus profitable. Ils transportaient également avec eux un humain particulièrement insupportable qu'ils avaient capturé lors de l'attaque, et qu'ils ne tarderaient pas à revendre en vitesse.

Leur progression stoppa lorsque des bruits de tirs leur parvinrent. Levant les armes, prêts au combat, ils se dirigèrent dans la ruelle d'où provenait le tumulte, guidés par leur sang de bandits qui s'excitait à l'idée d'une bataille, et il s'agissait à priori d'une sacré grande au vu du nombre d'échanges de tirs. La ruelle ne menait cependant qu'à un cul de sac et à un drone qui était à l'origine du bruit. Frustration et rires gagnèrent les pirates pour s'être fait avoir par une IV défectueuse, mais ils ne remarquèrent pas l'objet qui roulait à présent sous le drone et qui n'était autre qu'une bombe incapacitante. Elle explosa en un violent bang sonore qui les prit complètement par surprise. Assourdis, ils tentèrent de surveiller les alentours en panique. Mais ils ne purent qu’apercevoir une grenade qui se dirigeait droit sur eux. La déflagration fut destructrice pour les pirates, regroupés qu'ils étaient dans cette étroite ruelle et ils ne purent se défendre lorsqu'une deuxième explosa à son tour.

De la petite troupe qui avait investi la ruelle, ne restait qu'un butarien blessé et en panique qui tenta de détaler pour échapper à une autre explosion. Il stoppa net sa fuite en sentant un objet lui traverser la gorge. Le camouflage optique de Kydra s'effaça et la révéla à nouveau. L'humaine retira la lame laissant le corps du butarien s'effondrer. Elle était plutôt contente, se battre au lance grenades en territoire pacificateur n'était pas la meilleure chose à faire, mais elle avait réussi à minimiser les dégâts matériels dans cette petite ruelle. L'ex militaire se retourna vers les trois derniers pirates qui étaient restés en arrière à l'entrée de la ruelle, une asari, un krogan et un humain, enfin les deux plutôt, l'humain menotté et sans armure n'était sûrement pas des leurs.

Les deux bandits tirèrent immédiatement sur elle, mais le bouclier encore intact de Kydra lui permis d'encaisser les premières balles, elle bondit vers l'asari levant son canon lourd dans sa direction. La balle de gros calibre perfora sans problème bouclier, armure et chair, explosant la tête de la tentaculeuse. Le krogan poussa un grognement et chargea sur l'humaine qui n'était désormais plus qu'à quelques mètres de lui. Sa masse imposante était facilement esquivable pour une combattante aussi souple, dérapant sur le côté pour éviter la charge, Kydra tira à nouveau avec son arme, l'attaque du krogan lui ayant donné la possibilité de temporiser la cadence lente de son canon lourd. Cependant, une balle de ce calibre dans la carapace ne semblait pas suffisant pour tuer la bestiole qui devenue enragée, se mit à charger à nouveau vers elle mais à une vitesse bien plus impressionnante. L'humaine dégaina son omnilame par réflexe juste à temps, l'enfonçant dans le crâne du krogan, mais sa masse imposante même morte ne pouvait s'arrêter sur une aussi courte distance. Le cadavre du mastodonte la percuta donc avant de s'effondrer, envoyant Kydra voler quelques mètres en arrière. Elle avait cependant déjà encaissé bien pire, loin d'être sonnée, elle se réceptionna tant bien que mal sur le sol, scrutant rapidement les environs à l’affût du moindre ennemis qu'elle n'aurait pas eu le temps de voir.

Le prisonnier, l'esclave ou quoi qu'il soit s'était mis à l'abri pendant le combat et Kydra le retrouva rapidement. Une belle gueule et aucune cicatrice, il était évident qu'il s'agissait d'un étranger, capturé ou acheté quelque part puis amené jusqu'ici. A genoux derrière sa couverture, il regarda Kydra s'approcher de lui. Cette dernière posa sa botte sur une de ses épaules, prenant appui sur son genoux et se penchant en avant pour rapprocher son visage du sien, affichant un large sourire.

On dirait que c'est ton jour de chance mon bonhomme !

Elle dégaina la lame au niveau de sa cuisse et la fit apparaître devant lui.

Mais la chance peut continuer ou t'abandonner, tout dépends de ce que tu es prêt à faire pour la mériter, bien entendu.




Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Dim 29 Mai 2016, 07:34
Une violente pétarade retentit à plusieurs dizaines de mètres de l'endroit ou je me trouvais. Celle-ci devait être violente, au vu de la quantité de tirs échangés. L'effet fut immédiat sur les personnes m'entourant. Leurs maigres liaisons synaptiques se connectaient, leurs instincts primitifs faisaient surface, il n'en fallu pas plus pour les pousser vers la bataille en braillant comme des demeurés à s'en arracher les cordes vocales.

Ne restait autour de l'avocat qu'une Asari et à sa grande surprise un Krogan pour continuer à le surveiller. Il songea une seconde à prendre la poudre d'escampette. Mais les belles Asari étaient réputées pour être d'excellentes biotiques. A titre personnel, Constantin n'avait encore jamais tenté l'expérience d'encaisser une attaque biotique, il avait suffisamment vu ce que pouvait faire une Déchirure sur un corps humain pour lui avoir passé l'envie de s'essayer à ce genre d'amusement.
Quant au sujet du reptile à côté de lui, inutile de faire un dessin, lui collant allègrement une tête et demie et pesant quatre à cinq fois son poids, survivre à une confrontation face à ce colosse n'était pas dans ses cordes, pas plus qu'il n'avait envie de se faire plaquer et d'embrasser le sol.
Le juriste préféra donc attendre la suite des événements, qui se traduisit par une soudaine détonation et un puissant flash, on entendit des jurons, suivit par une nouvelle détonation, celle-ci bien plus violente qui coupa court aux hurlements des mercenaires.

Les deux gardiens accoururent vers la ruelle, entraînant avec eux Me Lamiad sans mon consentement. Celui-ci commençait à éprouver un certain malaise, s'il comptait sur lui pour faire une diversion cela serait sans aucun doute la plus blague de ce siècle, ou alors l'utilisait comme bouclier humain ce qui n'était pas non plus à son goût. Arrivé devant l'entrée du cul de sac, il vit ce très cher Corstark qui s'arrêta subitement de courir tandis qu'il fuyait la queue entre les jambes, il avait les yeux écarquillés, l'air surpris. Un fin filet de sang se propulsa de son cou, au moment ou une silhouette humaine apparu. Elle fondit sur les deux dernières cibles qui se saisirent immédiatement de leurs armes, lâchant par la même occasion la chaîne relié aux menottes.
C'était trop beau pour être vrai, Constantin ne savait pas vraiment qui était la personne martyrisant les pirates de l'espace cependant il lui en était reconnaissant. Ces mouvements étaient incroyablement fluides et limpides, presque félins. Il avait juste réussit à distinguer une longue chevelure noire avant d'opérer un repli rapide et stratégique visant à l'éloigner de la zone de confrontation.

L'Humain alla chercher refuge derrière un petit poste de contrôle, sûr d'être en sécurité il examina ses menottes, heureusement pour lui ce n'était pas des omni-menottes, n'ayant aucune compétence en piratage il lui aurait été bien compliqué de s'en débarrasser. Il s'agissait d'un modèle archaïque de deux imposants bracelets métalliques. Il avait à maintes reprises travailler en collaboration avec les forces de l'ordre, certains inspecteurs avaient tendance à trop parler une fois le fond de la bouteille atteinte. Le gardien de la loi avait donc apprit quelques trucs et astuces auprès d'eux comme enlever les menottes qu'il portait maintenant.

L'avocat fit une chose qu'il détestait faire : cracher. Mais parfois il faut savoir faire abstraction de la bienséance quand son salut réside dans cette action. A bord du vaisseau il avait trouvé un objet improbable, l'avocat lui même pouvait se vanter d'en posséder plusieurs centaines dans son bureau. L'objet en question était le plus souvent utilisé pour maintenir une liasse de papier solidaire. On l'appelait la plupart du temps « trombone », bien que certains petits malins se compliquent la vie en utilisant le terme « agrafe temporaire ».
Constantin l'avait au début gardé dans sa manche, mais qu'il comprit que ses mains allaient être liées, il le dissimula dans sa bouche.
Pliant précautionneusement le bout de métal, il l'inséra dans la serrure et essaya de sentir le mécanisme d'ouverture. Le Français sentit sa liberté lui tendre les bras lorsqu'elle arriva.

C'était une humaine aussi grande que lui, quoique difficile de comparer lorsque l'on a le popotin par terre. Sa silhouette était élancée, en grande partie cachée par une armure de combat. Son visage était encore jeune, mais portaient déjà les stigmates des combats et d'une certaine souffrance. Il lui était impossible d'oublier ses traits. Constantin les avaient lui même portés lors de la Grande Guerre, et bien après encore. Son faciès était fin, serti de deux yeux couleur vert citron, le nez légèrement relevé donnant du dynamisme et des lèvres fines.
Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade autour de sa tête et s'arrêtaient sous la poitrine. Soyeux et brillant étaient deux adjectifs que l'on pouvait utiliser pour les décrire. Ils devaient sans aucun doute faire l'attention d'un soin particulier. L'avocat nota aussi un léger maquillage près des yeux.
Son attitude en revanche avait de quoi déconcerté, le corps de l'humaine donnait l'impression d'être tendu en permanence, prêt à bondir tel un prédateur dans la nature. L’œil toujours alerte.

Elle posa sa botte sur l'épaule de l'avocat, qui jeta un regard désapprobateur vers la dite botte. Visiblement les bonnes manières n'avaient pas été inculqués à cette gente damoiselle, pourtant Constantin fit fi de tout commentaires, ne sachant pas ce qui motivait l'inconnue, il préféra utiliser sa langue avec parcimonie. Elle approcha son visage à quelques centimètres du sien, se mettant à sourire. L'expression du juriste à l'inversa, resta de marbre, d'un stoïcisme implacable.

On dirait que c'est ton jour de chance mon bonhomme !

Bonhomme ? On ne pouvait pas dire qu'elle manquait de culot, elle s'adressait à quelqu'un qui avait l'âge d'être son père. Elle tira le couteau qu'elle portait à la cuisse, ce dernier était toujours enduit du fluide vital de sa dernière victime, et le fit glisser devant les yeux de l'Humain. Ce dernier haussa son sourcil en signe d'interrogation.

Mais la chance peut continuer ou t'abandonner, tout dépends de ce que tu es prêt à faire pour la mériter, bien entendu.

Constantin maintint le contact visuel aussi inflexible que la justice, avant d'afficher un sourire victorieux.

« Une assassin qui croit en la chance ? C'est aussi crédible qu'un avocat qui agit pour le bien de son client, dit le Français en marquant une pause. Allons nous savons très bien que la chance n'existe pas dans nos professions, il n'est question que de compétences et d'expériences... Mademoiselle ?

-Enchanté de faire votre connaissance Mademoiselle Kydra Lifith, je tenais à vous remercier pour votre intervention inattendue mais néanmoins salvatrice... du moins pour ma personne. Appelez moi Constantin. Quand à ce que je fais ici eh bien... je suis venu chercher fortune et renommée en tant que repose pied, à mon grand regret je constate que cet emploi ne correspond guère à mes attentes. »

L'assassin comprit l'allusion et retira son pied, fixant le prisonnier avec un air intrigué. Constantin profita du moment pour terminer d'ouvrir les menottes, il lui fallu une trentaine de secondes pour se débarrasser de ses bracelets ostentatoires et peu esthétique. Le Normand se massa les poignets et étira ses bras, savourant de pouvoir les mouvoir à sa guise. Il se releva, époussetant l'épaule ou une trace de botte était imprimé. Bien que la combinaison le faisait ressembler à un épouvantail, ce n'était pas une raison pour paraître négligé.
Il en profita pour réfléchir à sa situation, il pouvait très bien s'en aller sauf qu'il avait une conscience et un honneur. Elle l'avait aidé et il se voyait mal partir comme si de rien n'était... et puis est ce qu'elle le laisserait partir ?
Et même si elle le laissait filer, l'un comme l'autre savait très bien qu'il ne tiendrait pas une journée sur Oméga avant de se faire poignarder. Le mieux était donc de coopérer, bien que le mot était peut être trop audacieux. Le gardien de la loi se tourna vers Kydra.

« Vous avez dit, si ma mémoire ne me fait pas défaut ce que j'étais prêt à faire pour continuer à ce que ma bonne étoile veille sur moi. Malheureusement je ne fonctionne pas ainsi et de toute façon je ne plierai jamais face à un tueur, lâcha t-il en se saisissant de ses armes favorites : un crayon et une feuille de papier aux bords cornées. Heureusement pour vous, je suis à la recherche d'un guide et garde du corps dont le salaire s'élève à quatre vingt mille crédits net par semaine. »

Il mit le document en face de l'humaine.

« Cochez Oui, Non, date et signature. Vous commencez dès que vous avez ratifié le document. L'offre expire quand je ressors de ce vaisseau. »

Constantin se dirigea vers le vaisseau pirate, il avait des affaires à lui et comptait bien les récupérer, surtout son costume ! Il était hors de question qu'il se ballade sur la station habillé en... en... qu'il se promène avec cette erreur consanguine de la mode sur le dos. Il avait vu quelques humains sur le vaisseau, avec un peu de chance l'un d'eux l'avait récupéré. Il priait juste pour que Corstark ne l'ait pas jeté dans le compacteur d'ordures. Shiban Suon, un célèbre couturier Volus avait passé près de trois mois à le confectionner. A son grand soulagement il retrouva sa tenue complète dans le casier d'un des pirates, excepté le pantalon qui avait était froissé au niveau du genou droit, le reste était impeccable. Le juriste fit chauffer de l'eau dans une casserole, et défroissa son pantalon en frottant la gamelle dessus.

Me Lamiad s'accorda quelques secondes pour étudier le cas de Kydra. C'était une criminelle qui tuait de sang froid, on ne peut pas dire qu'il appréciait ce genre de personnes. Mais elle l'avait sauvé et pour l'instant il était obligé de rester avec elle.
Quant à savoir si elle était loyale, difficile à savoir la plupart des résidents d'Oméga ne connaissaient pas ce concept, il y avait parfois des exceptions, le temps le lui dirait.
Restait un dernier problème qui faisait bloquer l'humain. Bien qu'elle savait se défendre, cela ne faisait aucun doute, il n'aimait pas le fait d'user d'une personne pour se défendre, loin de lui l'idée de penser qu'elle n'était pas capable d'assumer cette tâche. Mais il n'avait jamais eu besoin de quiconque pour le protéger, et ne voulait surtout pas risquer la vie de quelqu'un surtout plus jeune que lui.
Il lui avait pourtant soumis l'accord, il respecterait donc son choix.

Constantin ôta le sac poubelle qu'il portait et se vêtit de son costume, veillant bien à ce que la chemise arrive un pouce plus loin que la manche de la veste, la cravate juste au dessus de la ceinture, puis ferma le bouton du haut du haut de sa veste, laissant le deuxième et dernier bouton ouvert. Il se sentait grandi, porter cet ensemble lui amenait un confort qu'il prit quelques secondes à apprécier. Bien sûr c'était un peu exagéré mais après avoir porté la tenue sale imposé par ses geôliers, on ne pouvait que se sentir mieux. Il se regarda dans un morceau de miroir et se recoiffa prestement.

« Ne fais pas honte à notre famille », se murmura l'avocat.

Voilà presque quinze minutes qu'il était là dedans, il était plus que temps de quitter ce mauvais souvenir. En se dirigeant vers la sortie il remarqua sa mallette posé dans un coin qu'il ne pouvait pas voir en entrant. Les pirates avaient sûrement essayer de la forcer sans succès. Il passa son doigt sur le lecteur d'empreinte digitale, pour la déverrouiller. Parfait il y avait l'essentiel.

Dans le sas de sortie se tenait la jeune femme, bras croisé attendant. Elle lui tendit le papier qu'il prit et le glissa dans la poche intérieure de sa veste.

« Bien Mademoiselle Lifith, commençons par trouver un lieu ou nous restaurer pour fêter votre embauche, ce sera un bon début. C'est la maison qui offre. »



PS: Tu me dis si ça ne te convient pas.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Dim 29 Mai 2016, 23:40

L’homme lui rendit son sourire.

Une assassin qui croit en la chance ? C'est aussi crédible qu'un avocat qui agit pour le bien de son client.

Kydra haussa un sourcil, ne comprenait il pas la situation dans laquelle il était ?

Allons nous savons très bien que la chance n'existe pas dans nos professions, il n'est question que de compétences et d'expériences... Mademoiselle ? 

Kydra Lifith.

Enchanté de faire votre connaissance, je tenais à vous remercier pour votre intervention inattendue mais néanmoins salvatrice... du moins pour ma personne. Appelez moi Constantin. Quand à ce que je fais ici eh bien... je suis venu chercher fortune et renommée en tant que repose pied, à mon grand regret je constate que cet emploi ne correspond guère à mes attentes.

Une belle pipelette pour quelqu’un qui pourrait déjà être mort la gueule ouverte sur le sol. Ignorance, stupidité ou courage, elle ne savait pas vraiment dans quoi le classer. Son attitude désinvolte était soit la traduction d’une grande naïveté soit celle de quelqu’un qui ne portait que peu d’intérêt à la situation actuelle, ou peut être cachait il tout simplement bien son jeu. La jeune femme retira sa botte et l’observa se défaire de ses menottes. 

Vous avez dit, si ma mémoire ne me fait pas défaut ce que j'étais prêt à faire pour continuer à ce que ma bonne étoile veille sur moi. Malheureusement je ne fonctionne pas ainsi et de toute façon je ne plierai jamais face à un tueur. Heureusement pour vous, je suis à la recherche d'un guide et garde du corps dont le salaire s'élève à quatre vingt mille crédits net par semaine.

Constantin lui tendit une feuille et un crayon.

Cochez Oui, Non, date et signature. Vous commencez dès que vous avez ratifié le document. L'offre expire quand je ressors de ce vaisseau.

Kydra éclata de rire. Le monde ne cessait de la surprendre, et particulièrement lorsqu’elle rencontrait ce genre d’individus. L’homme lui tourna le dos et rebroussa chemin sans même la surveiller. La jeune femme se prit au jeu et commença à remplir le document.

Nom : Kyreshorl Venterra
Date : 21 asari 4318
Signature : ( Un V qui part ensuite dans un gribouillis incompréhensible, le tout à côté de l’esquisse d’une tête de mort)

Kydra tendit le document du bout des bras pour avoir un meilleur aperçu de son dessin, elle avait réussi à improviser un crâne pas trop dégueulasse à sa grande surprise. Elle continua la décoration du contrat en dessinant des krogans, enfin quelque chose qui y ressemblait, mais elle appuya trop fort et le crayon traversa la feuille. Frustrée d’avoir ratée son œuvre, Kydra balança le malheureux stylo sur le sol et lui tira dessus. Elle se rendit compte trop tard qu’elle venait de détruire son seul moyen immédiat de prolonger son inspiration artistique.

Elle soupira et entreprit de suivre les traces de Constantin. Passant devant les corps, elle se rendit compte d’un fait qui na l’avait pas frappé plus que ça durant le combat. Kydra les avait tué avec une grande facilité. Si ces bandits étaient endurcis par de nombreux combats, ils ne possédaient quasiment pas de technicité, ils n’étaient rien comparés aux soldats d’élite de Shoran qu’elle avait pris l’habitude de combattre. La jeune femme avait progressé en quelques mois sans s’en rendre réellement compte. Un fait qui était en toute logique, très appréciable. L’humaine se pencha un peu plus sur le corps de l’asari avec un sourire. Quoi qu’il en soit, tuer ces salopes magiciennes lui faisait toujours le plus grand bien.

Kydra attendait désormais à l’entrée du vaisseau pirate où Constantin avait pénétré, sans doute pour récupérer ce qui lui appartenait. La présence de ce vaisseau expliquait donc de quelle manière l’avocat, de ce qu’elle avait cru en comprendre, avait atterri sur Oméga. L’humain ressortait justement, mallette en main, ayant enfilé un costume et s’étant refait une beauté. Pour le coup, Kydra devait avouer qu’il dégageait une prestance particulière qui serait loin de passer inaperçu sur Oméga et il était plutôt mignon, un style complètement différent des brutasses qu’elle avait l’habitude de côtoyer, mais qui avait pourtant son petit effet. La jeune femme lui tendit le document qu’il glissa dans sa veste.

Bien Mademoiselle Lifith, commençons par trouver un lieu ou nous restaurer pour fêter votre embauche, ce sera un bon début. C'est la maison qui offre.

« Mademoiselle Lifith ». Voilà bien longtemps que l’on ne l’avait pas appelé ainsi.
Que faire désormais ? L’homme semblait sérieusement vouloir l’embaucher comme garde du corps. Elle préférait pour l’instant se prêter au jeu et voir jusqu’où cela pouvait l’amener. Constantin semblait en tout cas prendre ceci comme un séjour, même si Oméga était loin d’être la destination rêvé pour un concilien mais Kydra ferait en sorte que rien ne lui arrive, sa simple présence à ses côtés pouvait dissuader ceux qui la connaissaient de s’en prendre à lui.

Kydra se rapprocha de Constantin, elle prit une impulsion et grimpa sur ses épaules, plaçant ses jambes de part et d'autre de sa tête. L'humaine était fine et son équipement était très léger pour ne pas handicaper ses mouvements en combat, rien de bien compliqué à supporter pour un homme adulte. Elle se pencha en avant, positionnant sa tête à l'envers devant la sienne tandis que ses cheveux tombaient dans le vide et se mit à sourire.

Parce que j'ai envie.

Elle se redressa et pointa une direction du doigt demandant à Constantin de s'y diriger. Ce qu'il fit, pour le plus grand plaisir de l'humaine. Pendant le trajet, elle lui demanda globalement ce qu'il faisait de sa vie avant d'avoir été capturé. Alors qu'il lui répondait, il passèrent au niveau des patrouilles frontalières. Si les gardes furent surpris et intrigués de voir un individu en costard porter l'assassin d'Anton sur ses épaules, ils ne vinrent pas les déranger. Kydra dirigea donc sa monture vers une boutique qu'elle connaissait bien, mais ses tapotements incessants et ses gesticulations commençaient à produire un agacement venant de l'humain. Elle descendit donc et le guida sur le peu qu'il leur restait à faire à pied.

L'humaine pénétra dans la boutique, le krogan maître de l'endroit quitta le stand pour venir la saluer en personne lorsqu’il l'aperçut. Il se serrèrent la main et se cognèrent la tête en souriant, le krogan maîtrisait sa force pour s'adapter à la solidité du crâne de la jeune femme. Il possédait cette boutique qui en plus d'être une simple boucherie avait la particularité de vendre des viandes préparées à l'ancienne, sans utiliser aucune technologie moderne. Kydra raffolait de ces produits et ses fréquentes visites avaient finis par nouer une amitié entre le krogan et elle.

Groluk Yrd, c'était son nom, partit donc préparer ce que la jeune femme avait l'habitude de prendre. Pendant ce temps, elle observa en salivant les viandes qui tournaient sur les broches. Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer à chaque fois une asari qui était en train d'y cuire, c'était une scène qu'elle voulait voir au moins une fois dans sa vie. Et cette odeur qui lui envahissait les narines... Il était difficile d'y résister. Elle se rappela soudain qu'elle n'était pas venue seule, et se demanda si Constantin allait acheter quelque chose ou non. Du peu qu'elle connaissait de lui, il préférerait sûrement manger dans un somptueux restaurant, dans un cadre plus luxueux. Mais Kydra aimait manger dans son coin, entourée des personnes qu'elle connaissait, et ne s'approchait que très rarement des produits de luxe, préférant des milliards de fois la nourriture artisanale qui se vendait dans ce genre d'endroits.

Attendant que le krogan revienne, Kydra s'approcha de Constantin et lui tapota la joue du bout d'un de ses doigts. Il la regarda et elle se pencha vers lui.

Dis moi, c'est comment maintenant, la Terre ?

C'était une question très sérieuse, et bien que la jeune femme soit parfois nostalgique de sa planète d'origine, elle était dans l'incapacité totale de pouvoir y remettre les pieds un jour. Maintenant qu'elle avait un concilien en face d'elle, elle s'empara de l'occasion pour lui poser cette question.




Dis moi si ce que je fais avec Constantin te convient et si t'as matière à répondre pour la suite ^^



Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Lun 30 Mai 2016, 19:11
A peine eut il avancé d'un mètre, qu'il sentit un poids sur ses épaules. Constantin devait l'avouer, elle était douée et agile, il ne l'avait pas vu ni entendu venir. Kydra cala confortablement ses jambes sur le torse de Constantin, puis pencha la tête en avant, sa longue chevelure tombant en rideau et brouillant la vue de l'avocat et lui refit cette énigmatique sourire.

Parce que j'ai envie.

Lui laissait-elle vraiment le choix ? La manœuvre l'avait pris de cours, c'était bien la première fois que quelqu'un lui faisait ce coup là. Ce n'était pas un rustre, il n'allait donc pas chercher à la faire descendre par n'importe quel moyen. Curieux et amusé à la fois il décida de jouer le jeu. Un peu d'amusement n'avait jamais tué personne. Cela lui rappelait ses années de jeunesse à la Faculté de Droit quand il sortait avec Lauren, près de la rivière Cherwell à Oxford, les cocktails étaient déjà sauvages à cette époque là. Plus récemment, c'était sa défunte fille Victoire qu'il avait souvent porté sur le dos, babillant et rigolant inlassablement.
On ne pouvait guère considérer la jeune femme sur le dos qu'il portait comme un nourrisson, ou alors c'était un beau bébé.

Le juriste pu constater que l'humaine n'était pas spécialement lourde même avec son équipement, exception faite du lance grenade. Par instinct ou par réflexe, il ne saurait le dire, il attrapa de sa main libre l'une des chevilles de la mercenaire pour éviter qu'elle ne bascule quand il commencerait à se déplacer.

« Eh bien au moins nous verrons les ennuis arriver de loin », dit il en suivant la direction que Kydra lui indiquait.

Ils marchèrent pendant plusieurs minutes, les passants et autres gardes en fonction leur jetait des regards étonnés, visiblement peu habitué à ce genre de scènes. Comme quoi l'on pouvait vraiment étonné les habitants avec n'importe quoi. Certains regardaient respectueusement dans leur direction tandis que d'autres avaient l'air apeuré, le moindre regard de l'avocat les faisaient détaler en quatrième vitesse, ce qui le laissait consterner. Est-ce que la garde du corps qu'il avait engagé était si terrifiante que ça sur la station ? Néanmoins personne ne chercha à lui barrer la route ou à l'arrêter, à sa grande satisfaction.
Malgré l'insolence et son côté un peu prétentieux, la tueuse était curieuse, elle n'hésita pas à le questionner sur son passé, sur ce qu'il faisait avant de se faire capturer et diverses autres questions. Il s'exécuta, le Français n'avait rien à cacher, ses relations s'étaient toujours basé sur une confiance mutuelle.

« Comme vous avez pu vous en douter, je suis avocat de la défense. Mais ne vous faites pas de moi l'idée du brave défenseur de la justice, ne défendant que la veuve et l'orphelin. Je ne cherche pas à savoir la vérité, qui a fait quoi, je ne souhaite que le verdict non coupable. Enfin cela c'était il y a quelques années. Je continue toujours d'accepter de prendre la défense de quelqu'un mais il faut que le jeu en vaille la chandelle.

-Maintenant je travaille en tant que juriste, conseiller et hommes d'affaires pour différentes entreprises aussi bien dans les systèmes Conciliens que Terminus. J'ai une certaine préférence pour les secondes... peut-être le fait de jouer avec le feu.

-Quant au but de tout ceci... je suis navré de vous décevoir mais il n'y en a aucun, je n'ai pas besoin de grand chose, j'ai mené ma vie comme je l'entendais, peut-être qu'avec le temps j'aurais de nouveaux objectifs. Je continue car je ne me vois pas arrêter mon travail, je l'apprécie trop pour me reposer sur mes lauriers. Peut-être rencontrer de nouvelles personnes ou découvrir des saveurs qui me sont inconnues. Il faut savoir se contenter de ce que l'on a, bien que chercher à persévérer pour en obtenir plus et tout à fait louable... dans les limites du raisonnable entendons nous.

-Pour ma capture c'est assez simple, un vaisseau cargo me ramenait chez moi, j'étais chargé de négocier un accord entre les salariés et le patronat d'Exogeni Corporation. Le noyau du vaisseau a planté pour je ne sais quel raison, c'est à ce moment là que les pirates sont arrivés, ont massacré l'équipage, et m'ont capturé... La suite vous la connaissait. »

Constantin avançait son rythme, ni trop rapide, ni trop lent. Il observait et découvrait Oméga, c'était la première fois qu'il mettait le pied sur cette station. D'accord ce n'était pas la destination rêvée pour prendre du bon temps. L'avocat préférait les lieux calmes et éloignés, des endroits vierges de toute trace de civilisation. Ce n'est pas pour autant qu'il ne prenait pas plaisir à visiter une grande ville. La vie de citadin avait son charme, mais l'existence paisible de la campagne était incomparable. Cependant Me Lamiad était sûr que son lui du passé d'il y a vingt cinq ans aurait vraiment pris son pied dans cette place. Il sourit de cette pointe de nostalgie, ou il n'était encore qu'un petit con qui ne comprenait pas grand chose à la vie.

Le chemin pour aller au restaurant commençait à traîner en longueur, bien qu'endurant, Constantin n'était pas un cheval de traie, le poids de l'humaine se faisait sentir, sans compter qu'elle gesticulait comme un marmot que l'on chatouillait. Elle dut le comprendre également car elle descendit, lui indiquant que le lieu de restauration était tout proche. Ils pénétrèrent dans une rue pittoresque ou plusieurs cantines étaient collées les unes aux autres, toutes bariolées, certaines avec des affiches, d'autres des graffitis, ou avec divers accessoires lumineux. L'agencement et la décoration n'étaient pas sans rappeler à l'avocat les ruelles de Beijing qu'il avait visité quelques années auparavant.

Kydra se dirigea d'un pas déterminé vers une échoppe d'où émanait un agréable fumée de viande rôti. La tueuse entra suivit de près par l'homme de loi. La boutique n'était pas belle mais elle était loin d'être laide, elle avait même un petit côté rustique qui n'était pas pour lui déplaire. Le mobilier avaient connu des jours meilleurs, de cela il en était certain. Le gérant de l'entreprise était un Krogan à la mine de celui qui aime son travail. Les yeux de Constantin dévièrent sur les produits en vitrine, certains animaux encore entiers tournaient au dessus d'un feu, empalés sur une broche. Cela lui évoquait les méchouis qu'organisaient ses parents quand il était adolescent, à l'exception prêt qu'ici ce n'était pas du porc.

Le reptile vint saluer l'assassin en lui serrant la main, puis ils s'échangèrent un coup de tête. Peut-être une coutume locale ? Pour autant Constantin ne fut pas tenté de sacrifier son intégrité physique et se contenta d'un simple mais efficace :

« Bonjour Chef ! »

A vrai dire, l'avocat était hésitant, et n'arrivait pas à se décider quel morceaux il allait prendre, la variété de viande que possédait ce boucher était vraiment impressionnante. Il y avait bien du gibier Terrien, mais lui aussi était de nature curieuse et le Normand aimait bien essayer la nouveauté. Il eut une pensée pour les festins de Bekenstein, les repas pantagruélique et interminables, qui se terminaient bien souvent en beuverie.
Un repas à la bonne franquette n'était pas pour lui déplaire bien au contraire. L'homme fut tiré de ses pensées quand quelque chose pianota doucement sa joue. Kydra, évidemment, il aurait dû s'en douter. Cette dernière se pencha vers lui.

Dis moi, c'est comment maintenant, la Terre ?

Constantin se gratta le menton, cela faisait bien un an qu'il n'y avait pas mis les pieds.

« C'est mieux qu'en 2186. L'Alliance s'est dépêché de reconstruire les principales mégalopoles. Bien que cela n'est pas été fait de manière vraiment équitable. C'est l'Europe et l'Amérique qui en ont profité les premiers. L'Afrique et l'Asie en porte toujours les stigmates. A vrai dire il y a encore de nombreuses marques des moissonneurs, n'étant pas des maestros du BTP ou de fins paysagistes, ils ont laissé des traces qui ne disparaîtront pas avant longtemps.
Mais la Terre retrouve peu à peu sa splendeur Je dois bien en avoir quelques photos si vous avez envie de satisfaire votre curiosité
», finit le Français avec une légère pointe d'amusement.

Le Krogan revint avec un plat qu'il tendit vers l'humaine, et tourna la tête en direction de l'avocat.

« Pour vous ce sera ?

- Je vais prendre ce morceau d'Anteka s'il vous plaît. »

Le vendeur regarda son client d'un air abasourdi, comme s'il lui avait demandé Oméga sur un plateau d'argent.

« Ça se mange avec les doigts...

-Oui... ?

-Bah... oubliez, grogna t-il en remplissant l'assiette

-Merci bien. »

Constantin se dirigea à la table ou était assis Kydra et alla s'asseoir face à elle. Cette dernière s'attaquait sauvagement à son steak livrant une bataille acharnée sans le moindre doute. Une fois sa veste retirée, les manches de sa chemise retroussée, il put lui aussi déguster son plat. Manger avec les doigts, voilà un plaisir qu'il avait oublié. Il se souvenait de sa grand mère qui l'encourageait à manger avec ses paluches : « C'est bien meilleur avec les doigts » ou « Le poulet ne se mange qu'à la gauloise » disait elle sous le regard courroucé de son père qui ne pouvait rien dire. La matriarche de la famille avait un poids indéniable. Bien qu'elle était âgée, elle était toujours aussi lucide et piquante, sachant placer les pointes là ou elles étaient le plus violente.
Il gardait toujours le souvenir d'une dame puissante, sûre d'elle, et avec beaucoup de prestance.
Le juriste apprécia le fait d'avoir une viande savoureuse sur les papilles, le contenu de son assiette ces derniers jours l'avait laissé dubitatif. Entre les plats nutritionnels des colons de Féros et la ration de survie sur le navire pirate, on ne pouvait pas dire que cela laissé place au plaisir.

« Et vous Miss Lifith, j'apprécie savoir avec qui je travaille. Qu'est ce qui vous a poussé à venir sur Oméga ? Avez vous des objectifs en particulier ? Aimez vous ce que vous faites ? Vous travaillez seul ou dans une organisation ? »

Il écouta, l'interrompant parfois pour lui demander plus de précisions sans se montrer trop insistant. Il lui demanda aussi la situation sur la station, certains de ses contacts lui ayant expliqué qu'un bouleversement était arrivé il y a quelques mois mais sans en dire plus.
Il ne savait vraiment pas quoi penser de Kydra. Il avait bien connu des criminels à la hauteur de la jeune femme et en avaient même fait condamné. Mais elle... elle l'avait laissé parler, elle ne lui avait pas tranché la gorge directement, il se trouvait même en face d'elle à manger. L'argent y était pour quelque chose il n'était pas stupide.
On ne pouvait pas dire qu'il appréciait ce genre de personne, au tribunal il avait prit un certain plaisir à les faire craquer, à leur extraire des informations du cul l'une après l'autre jusqu'à faire naître un sentiment d'empathie des jurés envers le coupable.

Mais de Kydra émanait cette assurance, à la limite de l'arrogance. Elle avait des points faibles qu'il arriverait bien à trouver s'il le voulait. Cependant l'avocat ne se trouvait pas à une cour d'assises et s'il y a bien une chose dont il ne voulait pas, c'était se mettre cette femme à dos. Dans ce triste monde la plume ne faisait pas long feu face à l'épée. Alors Constantin écrasa sa conscience, sa morale et ses à priori, tout comme il l'avait fait quand l'invasion des moissonneurs avaient débuté. Il fallait s'adapter pour survivre, et c'est ce qu'il ferait. Il la laissa terminer de parler, le visage impassible.

Les assiettes terminaient, Constantin régla la note puis ils sortirent. Le binôme marcha un temps, parlant de choses ayant peu d'intérêt. Jusqu'à ce qu'il se décide à lui poser une vraie question.

« Dites moi Miss Lifith, pourquoi m'avoir laissé vivre ? Je veux dire hormis les crédits. Vous auriez pu me tuer avant même que je n'ouvre la bouche sur les docks. Vous n'êtes pas quelqu'un qui fait dans les sentiments. Votre comportement est un peu contradictoire. Chez les Conciliens, mes confrères me voient comme un petit emmerdeur roublard, dans les Terminus inutile de demander aux habitants ce qu'il pense d'un gardien de la loi. Et beaucoup doivent penser que je mérite de pourrir dans un caniveau la gueule ouverte. Pourtant vous m'avez laissé vivre... J'aimerai bien savoir pourquoi. La logique de tout ceci m'échappe. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Mer 01 Juin 2016, 21:57

Constantin se gratta le menton.

C'est mieux qu'en 2186. L'Alliance s'est dépêché de reconstruire les principales mégalopoles. Bien que cela n'est pas été fait de manière vraiment équitable. C'est l'Europe et l'Amérique qui en ont profité les premiers. L'Afrique et l'Asie en porte toujours les stigmates. A vrai dire il y a encore de nombreuses marques des moissonneurs, n'étant pas des maestros du BTP ou de fins paysagistes, ils ont laissé des traces qui ne disparaîtront pas avant longtemps.
Mais la Terre retrouve peu à peu sa splendeur Je dois bien en avoir quelques photos si vous avez envie de satisfaire votre curiosité.


Le dernier souvenir qu'avait Kydra de la Terre était un territoire en ruines où régnait encore dans nombre de lieux une véritable anarchie. Un endroit désolé bien loin de sa splendeur d'antan, une cicatrice encore douloureuse pour toute la race humaine. Et puis elle se rappela les explosions, les corps des soldats de son unité et ceux des civils qu'elle devait protéger et qu'elle avait tué de ses propres mains. La jeune femme n'eut cependant pas le temps de lui répondre, car Yrd revenait avec l'un de ses plats favoris, des tranches de varrens épicées à la sauce thessienne, le tout recouvert de lamelles de fromage... Un véritable délice, un chef d’œuvre culinaire dont seul Yrd avait le secret. Le plat entre ses mains, elle en tremblait d'avance.

Kydra s'installa immédiatement à une table et attaqua férocement sa nourriture. Comme d'habitude, elle eut un orgasme gustatif, ce savant mélange de goûts réussissant à combler ses désirs culinaires les plus fous. Mais elle devait veiller à faire une pause de temps en temps pour ne pas mourir étouffée. Constantin vint la rejoindre, et ce fut lui qui lui posa des questions cette fois ci, il voulait mieux la connaître, savoir ce qui s'était passé pour qu'elle atterrisse ici. Alors la jeune femme lui expliqua, comme à son habitude elle ne cachait rien sur son identité. Si son ancienne appartenance à l'alliance éveillait généralement l’hostilité de ses interlocuteurs, elle n'avait pas de soucis à se faire concernant cet avocat et même s'il lui était impossible de véritablement comprendre les raisons qui l'ont poussé à la quitter, elle lui résuma néanmoins les grandes lignes. Kydra lui expliqua également qu'elle faisait partie des pacificateurs, appartenance qui avait été à la base uniquement motivée par l'argent mais qui avait pris une tout autre tournure par la suite. Quand à savoir si elle aimait ce qu'elle faisait, la question revenait à demander à l'avocat s'il aimait parler.

Au fil de la discussion, le repas se termina. Le ventre plein et les papilles rassasiées après ce feu d'artifice, Kydra s'étala de tout son long, du moins, dans la mesure de ce qui était possible avec ces chaises sans avoir à finir sur le sol. Constantin paya et ils sortirent. Mains derrière la tête, la jeune femme avançait aux côtés de l'avocat, l'esprit papillonnant de droite à gauche. Mais l'homme s'arrêta soudainement et se tourna vers elle.

Dites moi Miss Lifith, pourquoi m'avoir laissé vivre ? Je veux dire hormis les crédits. Vous auriez pu me tuer avant même que je n'ouvre la bouche sur les docks. Vous n'êtes pas quelqu'un qui fait dans les sentiments. Votre comportement est un peu contradictoire. Chez les Conciliens, mes confrères me voient comme un petit emmerdeur roublard, dans les Terminus inutile de demander aux habitants ce qu'il pense d'un gardien de la loi. Et beaucoup doivent penser que je mérite de pourrir dans un caniveau la gueule ouverte. Pourtant vous m'avez laissé vivre... J'aimerai bien savoir pourquoi. La logique de tout ceci m'échappe.


Kydra pencha la tête sur le côté, elle ne comprenait pas vraiment le problème. Certes tuer n'était plus un acte aussi terrible qu'auparavant pour elle, elle se rappela sa première victime sur Terre, cet homme qui l'avait violé et qui s'apprêtait à faire de même avec sa mère. Elle s'était approchée de lui dans son dos et l'avait poignardé, encore, et encore, et encore... Son acte n'avait à l'époque était uniquement motivé que par la peur, mais elle n'était plus une enfant désormais, les choses avaient bien changé et elle ne comprenait pas ce qui dérangeait Constantin.

Mais Kydra se rappela qu'elle avait en face d'elle un avocat, un homme à la vie complètement différente de la sienne, il ne pouvait pas comprendre. Il n'avait pas vécu ce qu'elle avait enduré à son arrivée dans les Systèmes Terminus pour survivre, marcher jour après jour dans la boue et les tripes pour se faire payer une misère par un autre brigand. Devoir trahir, dès que possible, autant que possible, renoncer à ses valeurs et à une vie normale. Il fallait être fort pour survivre, son pilote qui l'avait accompagné n'avait même pas tenu une semaine, elle l'avait retrouvé les membres arrachés et plantés sur des piques par un clan vortchas. C'est à partir de cette période qu'elle a commencé à perdre ce que ceux de sa race appellent son « humanité ». Si Kydra était encore en vie aujourd'hui, ce n'était pas seulement parce qu'elle s'était avérée plus forte physiquement et mentalement que la pile de cadavres qui s'accumulait derrière elle, mais c'était parce qu'elle avait appris à s'adapter très rapidement. Elle avait commis des horreurs que beaucoup n'auraient pu supporter, elle avait renoncé à son humanité, elle avait même renoncé à elle même, ne devenant qu'une machine sans émotions dont les actes n'avaient été motivé uniquement que par sa propre survie.

Des années de solitudes et de terreur, haïssant les autres et se haïssant elle même, luttant jour après jour pour ne pas sombrer totalement dans la folie. Mais ce système d'auto défense avait ses limites et il finissait toujours par se briser. Pour Kydra, cela avait lieu quelques mois auparavant, durant la guerre qui avait secoué Oméga, sa traque des lieutenants de Shoran l'avait amené jusqu'au bout de ses limites, les souffrances psychologiques et physiques qu'elle avait subi avaient failli briser définitivement le peu de stabilité qu'il y avait alors en elle. Une solide volonté de regagner son humanité, de redevenir quelqu'un de normal, mais également une terreur absolue à cette simple idée, la crainte d'y perdre tout contrôle.

Au final, le conflit s'était avéré très bénéfique pour elle. La jeune femme avait réussi à renouer avec elle même, achevant un parfait équilibre entre sa nouvelle vie et la Kydra qu'elle aurait dû être. Le processus avait été long et difficile mais ô combien salvateur. Elle vivait sa vie ainsi désormais, se levant chaque jour avec un optimisme débordant, profitant de chaque instant et cherchant à nouer des liens plus solides avec les autres après toute cette solitude, à aimer et à être aimée. Des images défilèrent dans son esprit, celles de toutes ces personnes avec lesquelles elle avait noué une relation, Kurt qui nettoyait son arme pour la vingtième fois de la journée, Narak qui avait acheté un pyjama humain « pour essayer », Anton affalé sur son trône qui mangeait ses manguo-pistaches, Miyuki qui éclatait de rire après le combat entre Kydra et son pommeau de douche.

Mais tout cela, elle ne pouvait le dire à Constantin car il ne pourrait pas le comprendre. Cette ultime phase d'adaptation qui avait pris à Kydra des années, ne pouvait qu'être vécue pour être comprise. Parler avec quelqu'un de fondamentalement différent pouvait s'avérer enrichissant, mais il y avait également des limites qui ne pouvaient être franchies. Au moins, la jeune femme pouvait lui répondre quand à ce qui le concernait directement.

Un comportement contradictoire ? Est ce que tu t'es regardé ? Les conciliens qui sont capturés et amenés ici ne tentent généralement pas de passer un contrat à peine leur liens rompus. Tu es quelqu'un d’intriguant et j'aimerai bien voir comment tu vas procéder par la suite. Et puis, je suis peut être une tueuse, mais je reste humaine, je ne suis pas une machine de mort qui achève tout ce qui lui passe sous la main. Je ne tue que mes adversaires, quel intérêt aurais-je à tuer des personnes qui n'ont rien à voir là dedans et qui ne constituent aucune menace ? Si ma cible est un esclavagiste, ce n'est pas pour autant que je vais m'amuser à tuer tous ses esclaves en même temps.

Kydra joignit ses mains dans son dos et sautilla pour se placer face à l'avocat affichant à nouveau son sourire.

Pour le reste, c'est ce que j'ai vécu par le passé qui me pousse à me comporter ainsi, mais cela, je crains que tout maître des paroles que tu sois, tu ne puisses le comprendre sans l'avoir vécu.

La jeune femme leva les bras et s'étira.

Bon et maintenant, qu'est ce que tu vas faire ? En tant que garde du corps je dois te suivre partout et te protéger, mais je dois bien avouer qu'il me serait bien emmerdant que tu décides de te promener dans des quartiers pommés ou dans ceux de Shoran, tu as intérêt à bien choisir sinon, c'est moi qui te forcerai à me suivre.

Kydra pencha la tête sur son côté gauche, ses cheveux tombant en panique pour obéir à la gravité, attendant la réponse de l'homme.




Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Ven 03 Juin 2016, 00:44
Kydra le regarda, l'air pensive, se murant dans ses réflexions. Elle laissa le silence traîner en longueur avant de lui répondre.

Un comportement contradictoire ? Est ce que tu t'es regardé ? Les conciliens qui sont capturés et amenés ici ne tentent généralement pas de passer un contrat à peine leur liens rompus.

-Qu'y a t-il de contradictoire ? Le fait de ne pas suivre le troupeau ? Je cherche à survivre, c'est humain, répondit il en haussant les épaules.

Tu es quelqu'un d’intriguant et j'aimerai bien voir comment tu vas procéder par la suite. Et puis, je suis peut être une tueuse, mais je reste humaine, je ne suis pas une machine de mort qui achève tout ce qui lui passe sous la main. Je ne tue que mes adversaires, quel intérêt aurais-je à tuer des personnes qui n'ont rien à voir là dedans et qui ne constituent aucune menace ? Si ma cible est un esclavagiste, ce n'est pas pour autant que je vais m'amuser à tuer tous ses esclaves en même temps.

-Le plaisir de tuer? Une machine obéit car elle n'a pas d'autres choix qui plus est, elle n'en tirera aucune émotion. Mais un tueur aura toujours ce frisson d'excitation, cette envie de continuer à ressentir ce plaisir. L'être humain adore savoir qu'il a le contrôle sur quelqu'un, qu'il peut lui faire ce qu'il veut sans que l'autre ne puisse réagir. Pouvoir savourer ce sentiment de peur dans les yeux de sa victime, je ne connais que trop bien cet effet.

Elle sautilla pour se placer en face de lui, affichant son éternel sourire.

Pour le reste, c'est ce que j'ai vécu par le passé qui me pousse à me comporter ainsi, mais cela, je crains que tout maître des paroles que tu sois, tu ne puisses le comprendre sans l'avoir vécu.

-J'ai eu mon lot de vécu...

Bon et maintenant, qu'est ce que tu vas faire ? En tant que garde du corps je dois te suivre partout et te protéger, mais je dois bien avouer qu'il me serait bien emmerdant que tu décides de te promener dans des quartiers pommés ou dans ceux de Shoran, tu as intérêt à bien choisir sinon, c'est moi qui te forcerai à me suivre.

Aucune pitié, c'était peut-être pour ça qu'il arrivait à appréciait Kydra et qu'il l'avait engagé. C'était ce qu'il voulait. Pourquoi ? Parce qu'elle n'éprouvait pas de compassion envers lui, et qu'elle avait parfois l'air d'oublier qu'il ne venait pas d'ici. Seulement elle était grande, forte, jolie, deux bras, deux jambes, un cerveau qui fonctionne, en bonne santé... alors aujourd'hui dans la situation ou l'avocat se trouvait, d'où elle venait, ce qu'elle avait pu faire... Il ne pouvait que s'en moquer royalement.

Il dévisagea l'assassin de longues secondes. Ils avaient plus en commun qu'ils ne voulaient l'admettre. Kydra car elle trouvait sans aucun doute répugnant de se comparer à un gratte papier, Constantin car au plus profond de soi, il savait que se comparer à un meurtrier n'était guère flatteur. Pourtant le Français avait lui aussi évolué dans un monde de requins et de prédateurs, prêt à se jeter sur lui au moindre signe de faiblesse, à essayer de le déstabiliser ou discréditer. Dans son métier la moindre erreur était fatale, les débutants étaient les cibles favorites des anciens. Une fois que l'on était dans le collimateur de quelqu'un difficile de s'en sortir. Certains étaient poussés à la dépression, d'autres au suicide.

Le juriste s'était toujours battu car rien ne lui avait été acquis. Jeune, il était idéaliste. La vérité primordiale, c'était tout ce qui comptait. Se battre jusqu'au bout pour que la vérité éclate au grand jour. Mais personne n'est infaillible surtout face à l’appât du gain. Lui aussi bien changé, il avait mis à bas sa morale, son sens de la justice et son honnêteté. Tout ce qui comptait pour lui était le verdict qui allait dans son sens. S'impliquer pour son client ? Ça lui été passé. Sentir la vie de l'accusé entre ses mains ? Il n'avait aucun souvenir de ce que cela procurait. Pourtant il pouvait toujours se regarder dans un miroir ou trouver le sommeil.
Il s'était lui aussi adapté à sa situation. Arrivant au sommet de la chaîne alimentaire de sa profession.
L'excitation de cette place, laisse peu à peu place à la lassitude, car seuls les fous osaient tenter de venir vous y déloger.
Les puissants faisaient attention à vous car ils reconnaissaient la position que vous occupiez. Les haïr est superflu, les trahir n'est que folie car personne n'est nécessaire, tout le monde n'est que suffisant. Collaborer avec eux etait donc la seule solution pour continuer à se faire respecter.
Étaient-ce des amis ? De façade oui. De l'intérieur on essayait juste de savoir s'il a suffisamment de burnes pour vous mettre hors jeu.

Au final gagné par la monotonie, il avait drastiquement réduit ses activités au tribunal pour se concentrer un peu plus sur ses services de conseillers et d'hommes d'affaires. Rencontrer de nouvelles personnes étaient toujours agréable. Les interminables heures passées en compagnie de Benjamin Hock, neveu du défunt Donovan Hock, autour d'un cigare et d'un brandy à refaire le monde ou à échanger diverses anecdotes avaient été forte agréable. Constantin avait toujours trouvé intriguant que les plus grands barons du crime étaient les personnes les plus intéressantes à côtoyé pour peu que l'on ne leur mettait pas des bâtons dans les roues. C'était des hommes cultivés, intéressants et la majorité respectait une certaine éthique stricte.

Kydra et lui avait suivi une voie semblable, seule la manière et la destination était différente. Mais l'un comme l'autre avait bien trop de fierté pour le reconnaître. Me Lamiad ne put s'empêcher de refréner le sourire qui naquit sur ses lèvres. Décidément Oméga avait bien des surprises en réserve.

« Vous parlez beaucoup pour une tueuse Miss Lifith, une chance pour vous que je vous ai vu combattre. Mais vous avez raison, je ne suis pas venu ici pour me promener... pas plus que je n'ai vraiment eu le choix de venir sur ce caillou. Je ne pense pas que nous ayons beaucoup d'activités en commun. Et je n'ai aucune envie d'aller boire un verre aujourd'hui. Donc on dirait bien que je vais devoir... »

Ils apparurent dans son champ de vision, cinq au total. Au vu de leur accoutrement il n'était peut-être pas là pour discuter de la prochaine série automne hiver du tailleur Clay. Leurs armes en joue, prêt à faire feu sur la cible qui leur tournait le dos. Son corps fut plus rapide que son cerveau. Il attrapa Kydra par le bras et la tira maladroitement vers le côté. La mallette absorba allégrement les tirs, sa superbe surface plane était maintenant ornée de petits cratères, là ou les balles avaient teinté, éraflant la texture au passage. Un autre projectile frappa l'épaule gauche de Constantin, les renforts cinétiques firent leur office, empêchant la balle de se loger dans la chair. La douleur de l'impact en revanche resta. L'avocat serra les dents et se concentra sur les derniers textes de lois mis en vigueur pour éviter de se focaliser sur son muscle endolorie.
Ils chutèrent lourdement, l'avocat encore étourdi, se releva, s'aidant de ses mains pour se repérer. Ses doigts effleurèrent par inadvertance la poitrine de Kydra, qui se relevait elle aussi. Reconnaissant la texture de l'armure de sa collaboratrice et le point de contact, Constantin retira précipitamment sa main, s'excusant poliment.

« DONNE NOUS L'HUMAIN », tonitrua une puissante voix.

Les deux humains se regardèrent tout les deux, l'air surpris. L'avocat lui même ne savait pas ce que ces brutes lui voulaient. Kydra le regarda d'un air interrogateur.

« Si je savais pourquoi ils me veulent, je vous le dirai volontiers... Peut-être ai-je pris une tâche trop à cœur pour une personne qui ne le méritait pas... Mais dans mon milieu, on assassine, on ne kidnappe pas... C'est un gain de temps et moins coûteux.

-DERNIÈRE SOMMATION », reprit le chef du groupe

Constantin déverrouilla sa mallette et en sortit son vieux Phalanx. Il n'aimait pas sans servir contre des personnes. Tirer pour blesser, pas pour tuer. Kydra avait déjà disparu. L'avocat jeta un coup d’œil, une détonation suivi moins d'une seconde après. L'un d'eux avait encaissé l'explosion de fouet et ce qu'il en restait allait être difficilement identifiable. Les autres furent secoués, les boucliers surchargés. L'humain souleva son pistolet, plaçant son autre main sous la poignée de l'arme pour soutenir le poids, choisissant bien sa cible, il inspira, bloqua sa respiration et tira, la balle partit, se planta au niveau de la rotule de son ennemi qui beugla en chutant par terre.
Ses quelques heures d'entraînement au tir hebdomadaire payaient. Mais le cri de douleur du Galarien lui glaça le sang. Un autre mercenaire reposé au sol la gorge tranchée, tandis que Kydra continuait sa valse de la mort. Il visa l'humain qui courait pour aller prêter main forte à son compagnon. Constantin appuya une nouvelle fois sur la gâchette, la balle quitta son logement et traça son chemin meurtrier dans la jambe de l'homme, traversant l'artère fémorale. Quand le blessé se mit à hurler comme un goret et qu'un long filet de sang jailli de sa cuisse, l'avocat sut qu'il avait condamné cet être.

Les cris des blessés cessèrent quelques instants après que le dernier adversaire fut abattu. Constantin tremblait, ses mains tremblaient, elles se teintèrent de rouge,il cligna des yeux. Elles étaient redevenues blanches. Son teint était livide, sépulcrale. L'esprit vide.
Kydra le ramena à la réalité, l'enjoignant à quitter les lieux rapidement, les deux humains avaient sans doute franchi une frontière sans s'en rendre compte. Rester ici était proscrit.
Il la suivit, sans rien dire, jusqu'à arriver dans un lieu plus fréquenté, plus sûre.

Sa respiration se fit moins saccadée, il reprenait peu à peu le contrôle de lui même. Il était toujours sous le choc, malgré l'apparence sûr de lui qu'il souhaitait se donner. Érigeant ses défenses mentales pour se protéger. Il n'aimait pas être vu en position de faiblesse, encore moins par celle qui devait le défendre. Il avait soif, il se sentait las et son épaule le lançait douloureusement. L'avocat n'avait pas ressenti un tel sentiment d'énervement et de stress depuis bien longtemps.

Il ignora l'assassin et alla s'asseoir sur l'un des bancs, ses mains vinrent se plaquer contre ses tempes, qu'il massa, les yeux fermés.
« Mais qu'est-ce que je fous là » était la seule pensée qui occupait son esprit.
La présence de l'humaine près de lui, l'obligea à sortir de sa méditation et à la fixer droit dans les yeux.

« Salut jeune inconnue, s'amusa Constantin, essayant de retrouver son contrôle sur lui même. Il se laissa basculer dans le fond du banc, une grimace déformant ses traits quand son bras abîmé frappa la surface. Tu as une idée de quelque chose d'intéressant à faire ? J'ai l'impression d'être plus paumé qu'à mon arrivée. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Sam 04 Juin 2016, 01:38

Vous parlez beaucoup pour une tueuse Miss Lifith, une chance pour vous que je vous ai vu combattre.

Bah. Elle répondait à sa question, pensait il qu'elle était le genre à être silencieuse et à lui faire la gueule tout du long ?

Mais vous avez raison, je ne suis pas venu ici pour me promener... pas plus que je n'ai vraiment eu le choix de venir sur ce caillou. Je ne pense pas que nous ayons beaucoup d'activités en commun. Et je n'ai aucune envie d'aller boire un verre aujourd'hui. Donc on dirait bien que je vais devoir...

Constantin l’attrapa soudainement et la tira sur le côté alors que des bruits de tirs se firent entendre, la jeune femme s'écrasa au sol à ses côtés, son sang commençait déjà à bouillir, lui montant à la tête et activant ses instincts de combat. Elle s'apprêtait à se relever et remarqua que l'homme avait pris appui sur sa poitrine, volontairement ou par inadvertance elle l'ignorait, mais il retira rapidement sa main et s'excusa. Kydra ne lui en tint aucunement rigueur, elle se fichait royalement de ce genre d'incidents qui paraissaient pourtant si grave pour d'autres femmes. Elle se releva en un bond.

DONNES NOUS L'HUMAIN !

Étrange. Elle ne reconnaissait pas ces types, mais le plus intriguant était qu'ils en voulaient apparemment à Constantin. Avait il fait ou était il en possession de quelque chose d'important ? Elle qui pensait qu'il ne s'agissait que d'un simple avocat qui avait manqué de chance. Kydra jeta un œil interrogatif à l'homme.

Si je savais pourquoi ils me veulent, je vous le dirai volontiers... Peut-être ai-je pris une tâche trop à cœur pour une personne qui ne le méritait pas... Mais dans mon milieu, on assassine, on ne kidnappe pas... C'est un gain de temps et moins coûteux.

DERNIÈRE SOMMATION !

Eh bien, c'était pour ça que Constantin l'avait engagé. Un tir de M-100 suivit plusieurs salves au canon lourd à courte portée, mais rien ne plaisait plus à Kydra que de se battre au corps à corps, un coup d'omnilame ici, un coup de couteau par là, elle laissait exprimer la souplesse et la fluidité de ses mouvements. Elle dansait avec ses lames. Ces ennemis étaient lents, terriblement lents, parfaitement incapable d'anticiper ses déplacements, de parer ses attaques ou de se positionner correctement, ils n'arrivaient même pas à la cheville de Rhys. Plusieurs coups de feu extérieurs lui firent comprendre que Constantin avait lui aussi pris les armes, fait surprenant, d'autant plus que le résultat en était un humain incapable de se déplacer, geignant à ses pieds. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il sache aussi bien viser. Le combat s'était terminé aussi vite qu'il avait commencé, l'ex militaire activa de nouveau son drone et l'envoya sonder les environs à la recherche d'éventuels autres adversaires avant de reporter son attention sur le mercenaire blessé.

L'avocat avait énoncé un peu plus tôt le plaisir de tuer, Kydra en était dépendante, elle le reconnaissait. Mais survivre et s'adapter incombait aussi de savoir canaliser ses pulsions quand il le fallait et la jeune femme avait appris à ne tuer que quand elle était certaine de l'inutilité d'un individu, Constantin en était un exemple flagrant lui étant bien plus utile vivant que mort. Mais une fois ce délai dépassé et lorsqu'elle n'était pas en plein combat où elle devait tuer rapidement, elle ne se retenait plus, laissant ses désirs les plus malsains prendre le dessus. Kydra étala le corps de l'homme sur le sol et positionna ses poings sur ses joues. Mettant tout le poids de son corps vers l'avant elle fit ressortir ses pouces et les pressa de toutes ses forces dans les orbites oculaires de l'homme qui se mit immédiatement à hurler. Elle en ressentit une excitation intense et ne put s'empêcher d'éclater de rire. Elle avait en effet également appris à aimer voir les autres souffrir, et si cela ne l'amenait pas au même niveau d'excitation que lorsqu'elle affrontait un ennemi puissant, elle en retirait tout de même un grand plaisir. Kydra ne fit cependant pas durer la manœuvre, ce qu'elle réservait aux lâches et aux traîtres, par respect envers cette homme qui n'était qu'un simple combattant qui avait perdu. En ayant profité un bon coup, elle l'acheva rapidement.

La jeune femme se releva et lécha ses doigts pleins de sang avant de reporter son attention sur Constantin. Ce dernier contemplait ses mains, son visage était devenu pâle. Son aura avait disparu ne laissant place qu'à une créature fragile et sans défense. Il était bien loin de sa prestance habituelle ou du remarquable sang froid dont il avait preuve lors de leur rencontre. C'était donc ça, pour cette partie de lui même qu'il avait absolument besoin de Kydra. Elle s'approcha de lui et le guida pour quitter les lieux, elle décida de rebrousser chemin et de revenir en sécurité en plein quartier pacificateur. Le voir ainsi lui parut très étrange. Constantin avait avant tout captivé Kydra car elle pensait qu'il s'agissait d'un homme possédant une magnifique capacité d'adaptation, contrôlant et cachant sa terreur et sa peur pour optimiser sa survie peu importe la situation, possédant de puissantes barrières mentales prêtes à affronter n'importe quel ennemi, c'était le genre de mâles qu'elle adorait. Mais force est de constater qu'elle s'était visiblement trompée à son sujet.

L'avocat qui redevenait peu à peu lui même alla s'asseoir sur un banc. Après quelques instants, il plongea son regard dans le sien comme s'il venait de se rappeler de sa présence.

Salut jeune inconnue.

Constantin bascula en arrière suite à sa tirade qui n'eut pas vraiment d'effet sur Kydra, cette dernière étant plongée dans ses pensées. En effet si son intérêt pour l'homme avait baissé, l'escarmouche lui avait également fait savoir qu'il avait des ennemis qui en voulaient à sa vie et qu'il n'était pas qu'un simple butin de guerre. Ce n'était pas la perspective des combats qui dérangeait la jeune femme, bien au contraire, mais si un groupe de pacificateurs cherchait à tuer Constantin, elle n'allait pas les arrêter, sa loyauté était bien plus importante qu'un simple contrat de mercenariat.

Tu as une idée de quelque chose d'intéressant à faire ? J'ai l'impression d'être plus paumé qu'à mon arrivée.

Quelque chose d’intéressant ? Oh oui, elle avait bien une idée d'une activité qu'ils pouvaient faire ensemble, un jeu où une cannibale poursuivait sa proie sur la station... Mais il était évident qu'il ne serait pas d'accord. Kydra leva la tête et passa en revue ses principaux centres d’intérêt, y excluant toute activité violente qu'elle savait de base inutile à proposer. La bouffe ? Déjà fait. Le sport ? Peu probable que cela lui convienne. Le sexe ? Pas spécialement. La boisson ? Ah, voilà quelque chose qui mettait généralement tout le monde d'accord.

Viens, je vais t'emmener à un endroit génial !

Kydra attrapa Constantin et se dirigea vers le cœur du quartier. Elle le mena au célèbre bar Venereae avec son encore plus célèbre barman. L'endroit était toujours aussi peuplé et l'ambiance toujours aussi bonne, les deux étant bien évidemment étroitement liés. La jeune femme s'installa au comptoir et commanda la même boisson que d'habitude, un alcool humain fort et aromatisé aux fruits de la Terre. Elle laissa l'avocat commander à son tour et faire connaissance avec Harmitt. La musique était idéal pour ce genre de lieu, pas aussi énergique que celles que l'on pouvait retrouver en boite mais ce n'en était pas le but. Inconsciemment, la jeune femme se mit à basculer la tête de droite à gauche et à taper de la main en rythme. Lorsque Constantin eut fini, elle se glissa près de lui.

On va faire un jeu en attendant.

Kydra attrapa la main gauche de l'homme et la posa sur le comptoir avant de dégainer son couteau, souriante.

Je pense que tu dois le connaître.

La jeune femme commença à taper au couteau consécutivement dans chaque espace de ses doigts écartés, et si l'homme commençait à se raidir, elle mit plus de force dans sa prise, s'assurant qu'il ne pourrait retirer sa main ou la bouger en panique et ainsi faire pire que mieux. Elle accéléra le rythme et jugea inutile de l'informer que si elle était douée, elle avait pourtant quelque fois raté son coup et tranché par inadvertance un doigt malchanceux, mais l'ignorance était parfois préférable. Heureusement pour lui elle enchaînait ses mouvements à la perfection et aucun morceau de chair ne fut sectionné dans l'affaire, les doigts n'étaient de toute façon pas la partie préférée de Kydra de toute évidence, beaucoup trop filandreux.

Harmitt revint finalement avec les boissons, Constantin avait visiblement prit quelque chose qu'elle ne connaissait pas, la jeune femme se concentra donc sur son verre et commença à boire à grande goulée. Kydra ne tenait pas vraiment l'alcool à vrai dire. Certains disaient que tout était une question de stature, que plus on avait de la masse, plus on pouvait encaisser, mais elle avait déjà vu des humains massifs s'effondrer avant des asaris, même si elle était persuadée que ces salopes trichaient d'une manière ou d'une autre. Toujours est il que l'ex militaire n'était pas très forte à ce petit jeu, et si elle se l'interdisait auparavant de peur que son état ne la mette dans une situation délicate, elle s'en fichait désormais. Ici, les pacificateurs la connaissaient et que se soit par respect ou par crainte, personne n'en voulait à sa vie, à moins de vouloir se mettre toute l'organisation d'Anton à dos, elle pouvait donc plonger dans un état des plus dépravé sans se faire de soucis.

Elle termina son verre la gorge brûlante et poussant un long soupir. Kydra finissait généralement ses verres en un coup, par préférence mais aussi car c'était une bonne méthode pour éviter que quelqu'un n'y insère du Hallex sans qu'elle s'en rende compte, finir violée dans un coin n'était pas une de ses occupations favorites, mais connaissant désormais ses compétences, il était peu probable que quelqu'un s'y risque. La jeune femme se retourna vers le reste du bar, posant ses coudes sur le comptoir.

Comme d'habitude de nombreuses asaris dansaient permettant à la foule de se rincer l'oeil, une bonne représentation de leur race inutile qui cherchait désespérément l'attention. Kydra serait volontiers montée sur l'estrade avec l'une d'elle, perçant délicatement les artères de sa gorge dans un angle où les gens environnants seraient arrosés de son sang. Mais elle ne pouvait pas se permettre ce genre d'actes ou le déclenchement d'une baston dans le bar Venereae qui, tout bar d'Oméga qu'il soit, imposait un minimum de bienséance.

Attendant un peu avant de reprendre un verre, Kydra se tourna vers son compagnon. L'alcool ne lui montait pas encore à la tête, elle n'était pas non plus sans aucune résistance.

Alors, qu'est ce que tu penses de ce bar ?

S'il était habitué à fréquenter ce genre d'endroits, nul doute qu'ici l'ambiance devait être bien différente des enseignes conciliennes. La jeune femme se perdit dans la contemplation de Constantin qui s'avérait physiquement bien différent du reste de la foule et lui procura un effet étrange, comme si l'homme s'était trompé d'époque ou de dimension, ce genre de différence qui vous fait énormément ressortir du décor, et qui ne laisse généralement pas indifférent.



Sorry pour la qualité de cette réponse, je l'ai rush avec mon esprit fatigué pour que tu puisses l'avoir cette nuit ><
Je relirai demain et j'éditerai les aneries, mais tu as les grandes lignes.



Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Sam 04 Juin 2016, 18:59
« Le Venereae », écrit en gros sur la façade du bâtiment comme le porc-salut. Un bar... ce n'était pas vraiment le lieu auquel il s'attendait, il avait passé l'âge de ces lieux, enfin c'était plutôt une question de principe. Voir un quadragénaire dans un lieu tel que celui-ci faisait plutôt pilier de bar qu'autre chose. Il vit Kydra saluer plusieurs personnes d'un hochement de tête discret, c'était bon signe, au moins il était sûr de ne pas se faire planter sans s'en apercevoir. Il y avait du monde et une ambiance loin d'être désagréable bien, même si ce n'était pas vraiment celle des lieux auxquels il était habitué. Une musique agréable mais peu mieux faire tournait en fond.

Elle le guida jusqu'au bar ou elle passa sa commande, se mettant peu après à taper des mains sur le comptoir tout en basculant la tête. L'avoir vu en action quelques minutes plus tôt et la voir maintenant se comporter comme une ado avait quelque chose de... perturbant. Un Elcor agréablement habillé vint le voir pour prendre sa commande, outre son magnifique nœud papillon, objet de bienséance en voie de disparition dans cette galaxie, il était aussi très poli, les formalités échangés il passa sa commande d'un kangorou, extra dry, extra olives, extra rapide. A peine sa commande terminée, la tueuse vint à côté de lui, puis lui murmura qu'elle souhait jouer à un jeu très divertissant. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, l'humaine saisit sa main gauche et la posa sur le bar. Il réprima un tic causé par la douleur qu'il ressentait toujours au niveau de son épaule. Il abaissa ses yeux vers la main sa garde du corps avant de la regarder pour lui faire passer un message que visiblement elle ne comprit pas

Kydra sortit son couteau, avec un sourire qu'il n'appréciait guère. En effet il connaissait ce jeu. Il l'avait fait d'innombrables fois... avec son stylo en cours, le bruit que l'objet produisait en frappant contre la table avait toujours énervé ses professeurs à son plus grand bonheur. Plus d'une fois il s'était tâché les doigts d'encre jusqu'à avoir le coup de main. Mais la dernière fois qu'il l'avait fait remonté à vingt cinq ans. Il tenta de retirer sa main, agacé par le contact. L'assassin assura sa prise, elle était bien plus forte qu'elle ne le laissait paraître. Bien sûr il avait toujours sa main droite de libre, et effacer ce petit air supérieur sur le visage de la femme. Sauf que déclencher une bagarre n'était pas vraiment son but, sans oublier qu'il avait toujours été éduquée dans l'optique de ne jamais frapper une dame, d'aucune façon et d'aucune sorte. La repousser doucement oui, lui en coller une non.

Il n'eut donc pas d'autres choix que de la laisser s'amuser et fit contre mauvaise fortune, bon cœur. Ainsi Constantin pût percevoir toute l'ironie de cette expression. Heureusement pour lui, elle était plutôt habile, regardait ses mouvements de mains avait quelque chose d'hypnotisant bien que l'incertitude de perdre un doigt était toujours présente. Lassée, elle cessa subitement son activité aussi rapidement qu'elle avait débuté.

L'Elcor avait terminé de préparer les boissons, ce dernier les posa délicatement sur le meuble lâchant quelques politesses. L'avocat appréciait vraiment cet individu et lâcha une centaine de crédit de pourboires. Il n'aurait jamais pensé rencontrer quelqu'un d'aussi charmant sur cette station.
Il regarda Kydra s'enfiler son verre à une vitesse indécente. A priori le mot dégustation ne faisait pas parti de son vocabulaire. L'homme se contenta d'avaler une longue gorgée de son verre avant de le reposer savourant le subtil mélange de vodka et de vermouth, le barman s'y connaissait vraiment bien en dosage.

Autour d'eux se trémoussaient plusieurs danseuses, si dans sa jeunesse ce genre de frivolités l'avaient amusé ou excité, il avait aujourd'hui passé cet âge de découverte et d'immaturité, ce genre de spectacle ne lui faisait ni chaud ni froid. Certaines lui avaient dit qu'il était coincé, ce qu'il n'était en rien loin de là. Il avait passé une grande partie de sa vie au côté d'une femme aimante ayant le cul d'une sportive de vingt ans avec laquelle il s'était parfaitement épanoui. Aller voir ailleurs aurait été sans aucun doute la plus grosse erreur de sa vie.

Il régnait en ce lieu une odeur de sueur, d'alcool et peut-être si son odorat ne le trompait pas, de relent de pisse. Certain clients avaient déjà dépassé le seuil d'alcool que leur corps pouvait tolérer au vu de leur propos. Philosophant à grand coup de "C'est quand même bizarre, qu'on soit à l'intérieur de nous comme ça. On est dans notre corps et pas dans celui de quelqu'un d'autre : toi par exemple, bah t'es dans ton corps, et c'est déjà fou non ?" ou "J'avais trop faim, j'ai mangé tous les cornichons.", Constantin ne put s'empêcher de rire intérieurement. L'atmosphère était un peu lourde et étouffante, bien qu'il ne se savait pas vraiment à sa place, il fit comme-ci, desserrant sa cravate dans la limite du raisonnable et faisant sauter le bouton du col pour ne avoir la sensation d'étouffer.

Il reprit une autre gorgée la faisant rouler sur son palais avant de laisser le liquide glisser dans sa gorge.

Alors, qu'est ce que tu penses de ce bar ?


La voix de Kydra le sortit de la contemplation du liquide de sa coupe, tentant de savoir si l'avenir lui réservait d'autres surprises. Elle le dévisageait d'une manière insistante, sans doute un peu trop ou alors se faisait il des idées. Mais en entendant la question, un brin de sourire sadique apparut sur la commissure droite de ses lèvres, dissimulé aux yeux de Kydra. Ignorant délibérément la jeune femme, il demanda au barman une bouteille de spiritueux avec deux shots.
Dans un vieux livre d'histoire, l'avocat avait lu que l'on ne choisissait pas toujours les batailles que l'on voulait livrer, c'était vrai. Perdre la face face à l'assassin dans la ruelle lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Mais il avait aussi retenu que l'on pouvait choisir comment les livrer... Les jeux ne faisaient que commencer.
Il remplit un shooter et le fit glisser sur le zinc avec précision pour qu'il s'arrête pile en face de Kydra, puis remplit le sien à son tour.

« Voilà le deal, tu me poses une question, tu bois un shot, si je ne réponds pas, c'est moi qui boit, et vice versa, dit-il en s'enquillant le verre suivit de près par l'humaine.

-J'en pense qu'il est plutôt pas mal, commença Constantin en remplissant de nouveau les verres. Le bartender vaut à lui seul la moitié de l'établissement, la musique est bien mais sans plus, le service d'ordre à l'air clean, les danseuses sont superflues, le sol ne colle pas trop et les clientes sont mignonnes. »

Le Français était heureux d'avoir mangé un plat aussi gras quelques heures plus tôt, il n'avait pas une descente d'amiral mais tenait plutôt bien la marée, le ventre plein c'était la cerise sur le gâteau. A l'université ou après il lui arrivait de boire, souvent raisonnablement. Il avait tout de même souvenir de quelques fois ou il avait été plein comme une pute aux heures de pointe. Il connaissait cependant très bien ses limites et savait que ce n'était pas une dizaine de shots qui le mettrait à l'envers. Les questions s'enchaînèrent, avec retenue au début puis de plus en vite tout comme les verres.

Une quinzaine de shots et réponses plus tard pour le Concilien, l'effet de l'alcool se faisait sentir et lui même se trouvait éméché. Kydra elle... Bref la vessie pleine il se dirigea vers les toilettes pour y soulager sa vessie, après s'être lavé les mains il se gargarisa généreusement. Il sortit et retrouva Kydra dont la démarche était un peu moins gracieuse qu'à leur rencontre. Ils sortirent du pub, elle le guida dans le dédale des rues d'Oméga, s'arrêtant prêt d'une des habitations.
Cette dernière le mit au défi de rentrer par effraction. Sûrement poussé par l'alcool et l'envie de prouver quelque chose, il accepta. Il enleva sa veste qu'il envoya sur Kydra et remonta ses manches. Il escalada plutôt habilement le mur malgré la quantité de sang dans l'alcool, bien que son épaule le lançait toujours le courage liquide anesthésiait la sensation de douleur.
Il s'aida des diverses prises, longeant l'enceinte de l'immeuble jusqu'à se retrouver au dessus du vide. Il s'aida d'une petite corniche. Arrivé à trois mètres de la fenêtre, il constata que se décaler était impossible, mais grimper un peu...
Un peu plus haut de lui se trouvait un encorbellement en surplomb. Environ un mètre à sauter de haut puis deux de côté. Difficile mais pas impossible.
Constantin cala bien les jambes, se ramassant autant qu'il pouvait puis bondit comme un chat. Le morceau de métal à ses pieds se tordit sous cette impulsion, et l'espace d'un instant qui lui bloqua son cœur, l'avocat se retrouva suspendu en l'air comme s'il ne pesait plus rien.
Les images d'os fracassés et d'organes éclatés que les alpinistes n'avaient été que trop précis à lui décrire passèrent devant ses yeux. Ses bras décrivirent un arc de cercle vers le rebord. Une de ses mains tendues accrocha la bordure et ses doigts se crispèrent dessus. Constantin se balança comme un pendule, à grogner tandis que craquaient les tendons de son bras.
Mais la douleur était bonne, elle lui disait qu'il n'était pas en train de tomber.
Il ferma les yeux et chassa la souffrance de son bras, la fit se disperser à travers son corps en répétant le mantra de la chair vers l'esprit. Il rouvrit les yeux pour tendre son autre main vers le haut et fermer les doigts sur le bord fin de l'encorbellement. Il regarda son prochain perchoir, s'assurant que celui-ci était suffisamment solide pour supporter son poids.
Il sauta de nouveau, ses mains agrippèrent les poignées, son buste se stabilisa rapidement mais pas ses jambes, Constantin avait néanmoins anticipé le coup et plaça ses pieds au devant. Les chaussures rencontrèrent brutalement la fenêtre qui vola en éclat. L'homme lâcha sa prise et glissa dans l'appartement, retombant par terre sur ses fesses.

"Un jeu d'enfant", se dit il à lui même.

Dehors il pouvait entendre la tueuse rire aux abois, Constantin était un peu surpris.
En ce lieu il y avait des meubles, des armes et du bordel, quelqu'un vivait donc ici. Il se dirigea vers la porte pour ouvrir la porte à l'humaine.

« C'est ouvert », lança t-il.

Elle avait les larmes aux yeux à force de rire, quand elle lui expliqua qu'il s'agissait de là ou elle vivait, il la regarda l'air curieux avant de demander pourquoi elle l'avait fait rentré ainsi. Simplement parce qu'elle avait trouvé cela amusant et que ça valait largement un peu de dégâts..
Il laissa finalement un fin sourire apparaître sur son visage.

« J'emprunte la salle de bain quelques secondes. »

Elle lui indiqua ou se trouver le lieu dit, il s'y dirigea et referma la porte derrière lui ou il se permit enfin de souffler. L'avocat ne fit guère attention aux objets l'entoura, il n'avait pas envie de fouiller dans l'intimité de la tueuse surtout par respect et principe. Il dénoua sa cravate et déboutonna sa chemise. Malgré les renforts cinétiques de la veste il put constater des tâches de sang qu'il n'avait alors pas remarqué. Il retira son haut pour vérifier les dégâts, un vilain hématome violacé était apparu, avec un point net d'où la balle avait tapé. Heureusement pour qu'il avait eu une veste renforcé sinon il aurait vraiment comprit sa douleur. Il massa doucement la zone touchée. Pour l'instant il ne pouvait pas faire grand chose d'autre. Il s’ébouriffa les cheveux, se regardant dans le miroir. Il avait vraiment une sale gueule aujourd'hui.

Il jeta sa chemise dans la poubelle, entre l'escalade, le sang et la poussière elle était irrécupérable. Il en aurait pour moins cher à la racheter. Il voulut se saisir de l'autre chemise, qu'il était persuadé avoir pris, avant de se rendre compte qu'elle était resté dans sa mallette en plein milieu de la pièce de vie.
Il se maudit intérieurement de cette étourderie. Bah au diable la bienséance, ce n'était pas se promener torse nu qui le tuerait. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas se montrer, son corps n'était pas moche, il avait un dos large, un abdomen ou se dessinait des muscles fins et légèrement saillant, un poitrail développé, mais ce n'était pas un corps de tueur, juste d'un homme qui s’entraînait quotidiennement. Le fait de se promener torse nu lui rappelait souvent les Cro-magnons, image peu flatteuse donc.
Il alla jusqu'au salon sans croiser ni voir Kydra, et put découvrir que son porte document avait pris la poudre d'escampette. Il fouilla la maison sans succès. Un bruit l'attira, le suivant, il tomba au final sur l'humaine qui tentait elle aussi de percer le mécanisme de sa valise.

« Kydra... Je t'apprécie beaucoup mais j'aimerais récupérer cette mallette. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Sam 04 Juin 2016, 22:43

L’avocat ne lui répondit pas de suite, il se mit à remplir un shooter avant de le faire glisser devant elle.

Voilà le deal, tu me poses une question, tu bois un shot, si je ne réponds pas, c'est moi qui boit, et vice versa.

Oh elle n’était pas vraiment forte à ce petit jeu et allait commencer à confondre les réponses et les questions très rapidement.

J'en pense qu'il est plutôt pas mal. Le bartender vaut à lui seul la moitié de l'établissement, la musique est bien mais sans plus, le service d'ordre à l'air clean, les danseuses sont superflues, le sol ne colle pas trop et les clientes sont mignonnes.

Les questions s’enchaînaient et les verres aussi, l’alcool lui monta rapidement à la tête sans prévenir, s’y installant et modifiant tout ce qui ne lui plaisait pas. Kydra essayait de se tenir comme elle le pouvait mais il était évident qu’elle encaissait beaucoup moins bien que Constantin. Elle n’avait de toute façon aucune fierté à se défendre là-dessus, elle savait très bien qu’elle n’y avait aucune résistance. Le jeu prit finalement fin et la jeune femme se retrouva complètement déchirée alors que l'homme partait aux toilettes. Il lui fallut un énorme effort pour se contenir et paraître le plus normal possible, elle devait le rester tant qu'elle était dans le bar. Kydra se releva plus facilement qu'elle ne l'aurait cru, elle n'était pas très stable mais au moins elle parvenait à garder son équilibre. Une fois que Constantin eut terminé, ils quittèrent l'endroit et s'engagèrent à nouveau dans les rues d'Oméga.

Kydra était aux anges, peu lui importait son comportement ou sa démarche, rien ne pouvait entacher la joie dans le monde dans lequel elle se trouvait désormais. Machinalement, ses pas la menèrent jusqu'à chez elle. La jeune femme se rappela alors que l'avocat l'ignorait et elle le mit donc au défi de pénétrer par effraction dans son appartement. Étonnement, Constantin se prit au jeu et releva le défi. Elle éclata de rire tandis qu'il escaladait au dessus du vide et faillit même s'étouffer lorsqu'elle le vit ressortir le visage triomphant. Elle lui expliqua qu'il s'agissait en fait de son habitation et y pénétra heureuse d'être de retour chez elle.

L'avocat se dirigea dans sa salle de bain, Kydra n'y prêta pas particulièrement attention et se déshabilla, retirant son armure. Son équipement n'était pas véritablement encombrant, mais lorsqu'elle était chez elle, elle préférait se mettre à l'aise la peau à l'air, même en présence de quelqu'un qu'elle connaissait à peine. La jeune femme se fichait royalement de sa présence, elle était fière de ce corps de combattante qu'elle avait entraîné pendant des années, et puis ce n'était pas comme si elle était entièrement nue, gardant son soutif et son short de sport. Déposant le matériel à l'endroit prévu à cet effet, elle s'étala de tout son long sur son lit, serrant contre elle son krogan en peluche. Des pensées fusaient dans tous les sens sous son crâne, un joyeux bordel qui l'empêchait de se concentrer. Non, elle avait envie de bouger après tout. Kydra se leva en un bond et se suspendit à ses barres d’entraînements par les jambes, la tête en bas et les cheveux tombant. Voir la pièce ainsi à l'envers la fit rire, la substance qu'elle avait dans le sang devait y être pour quelque chose. Un objet inconnu attira son attention, elle s'aperçut que Constantin avait laissé sa mallette au centre de la pièce. Curieuse de ce qu'elle pourrait y trouver, elle sauta de sa position et s'écrasa au sol par manque de réflexes. Se relevant comme si de rien n'était, elle tenta de l'ouvrir, mais la valise était protégée par une sécurité. Alors qu'elle allait employer la force, la voix de son propriétaire l'interrompit.

Kydra... Je t'apprécie beaucoup mais j'aimerais récupérer cette mallette.

La jeune femme leva vers lui un regard vert plein de défi et fut surprise de le voir torse nu. Il n'était pas particulièrement musclé, mais après ce qu'elle avait bu, avoir face à elle un mâle dévêtu était suffisant pour lui faire son petit effet, d'autant plus lorsqu'il avait un visage si mignon. L'homme souhaitait d'ailleurs sans aucun doute se changer avec ce qu'il y avait à l'intérieur de la mallette. Elle recula et serra la valise contre elle.

Et moi je veux la garder.

Elle resta quelques instants silencieuse à le fixer avant de poser l'objet en question sur son bureau.

Je sais ce qu'on peut faire pour voir si tu la mérites ou pas.

Kydra se faufila vers une de ses boites et l'ouvrit, fouillant à l'intérieur parmi son matos. Elle en sortit une machette et la pointa vers Constantin.

Jouons à un jeu, le premier qui meurt a perdu !

Elle éclata de rire avant de laisser l'arme tomber sur le sol.

Je plaisante, j'ai besoin de toi en vie. Mais tu n'auras pas cette valise tant que je ne l'aurais pas ouverte.

L'humaine activa son drone qui alla immédiatement observer le système d’ouverture de la mallette. Elle resta les bras croisés devant pour s'assurer que l'avocat n'allait pas tenter de l'atteindre, ce qu'il n'essaya de toute évidence pas du tout. L'IV ne mit que très peu de temps avant de déclarer son verdict.

Impossible de l'ouvrir sans l'empreinte digitale du propriétaire ou la puissance destructrice nécessaire détruirait également son contenu.

Évidemment, sinon cela ferait bien longtemps que les pirates auraient volé ce qu'il y avait à l'intérieur, une question de logique à laquelle Kydra n'avait pas vraiment réfléchi, une bonne partie du liquide dans son corps l'en avait empêché.

Je m'en fiche, si tu la veux, tu devras faire quelque chose pour moi.

La jeune femme s'installa en tailleur sur son bureau, posant la valise entre ses bras et ses jambes, la serrant contre elle.

J'ai pas tout retenu de ce que tu m'as dit au bar, mais apparemment tu sais bien cuisiner. Alors je t'en prie, tu as ici plein de provisions et tout le matériel que tu pourrais désirer venant de différentes races.

Elle tendit la main vers les machines et ustensiles qu'elle avait accumulé au fil des années.

Fais moi ce que tu veux avec ce que tu veux. Mais ça a intérêt à avoir bon goût, si c'est mal fait tu n'auras pas ta mallette.

Kydra tendit le cou et lui tira la langue. Elle avait hâte de le voir à l’œuvre et si elle souhaitait évidemment voir de quoi il était capable, cette requête était surtout un moyen pour elle de faire quelque chose qu'elle aimait bien, en l’occurrence manger, pour calmer ses pulsions violentes qui l'envahissaient exacerbées par l'alcool et qu'elle ne pouvait se permettre de relâcher étant censée être celle qui protégeait Constantin.




Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Dim 05 Juin 2016, 01:27
Kydra été dans une petite en train de tenter de percer le mécanisme de la mallette sans grand succès. Uniquement vêtu de ses sous vêtements, elle avait un corps agréable à regarder, pas celui d'une top-modèle, mais elle avait une certaine grâce féline qui n'était pas déplaisante à l’œil. Un peu surprise, elle recula dans l'ombre gardant l'objet serré contre elle.

Et moi je veux la garder.

Elle resta silencieuse, le regardant intensément. Finalement elle ressortit dans la lumière et posa la mallette sur la table.

Je sais ce qu'on peut faire pour voir si tu la mérites ou pas.


Elle se pencha et fouilla dans quelque chose, réussissant l'exploit de créer du chaos dans le chaos. La tueuse se releva et sortit une machette, la levant face à Constantin.

Jouons à un jeu, le premier qui meurt a perdu !

-Merci mais non merci.

Elle laissa échapper un rire enfantin, laissant tomber l'arme au sol dans un tintement métallique.

Je plaisante, j'ai besoin de toi en vie. Mais tu n'auras pas cette valise tant que je ne l'aurais pas ouverte.

-Je te souhaite bien du courage, dit l'homme en se calant contre l'encadrement de la porte.

Elle activa son drone pour analyser l'objet, elle resta devant celui-ci les bras croisés. Une fois l'observation achevé l'IV lui fit son rapport. Elle en était arrivé au même point que les pirates. Beau travail elle pouvait être fière. Heureusement pour le juriste, la valise n'avait pas livré tout ses secrets. Les gardant comme une tombe protégeait un cercueil.

Je m'en fiche, si tu la veux, tu devras faire quelque chose pour moi. J'ai pas tout retenu de ce que tu m'as dit au bar, mais apparemment tu sais bien cuisiner. Alors je t'en prie, tu as ici plein de provisions et tout le matériel que tu pourrais désirer venant de différentes races.

Elle s'installa en tailleur sur son bureau, renversant quelques objets au passage. Kydra coinça la mallette entre ses jambes et la serra contre elle. Laissant quelques secondes passer, l'assassin désigna le matériel d'un vague geste de la main.

Fais moi ce que tu veux avec ce que tu veux. Mais ça a intérêt à avoir bon goût, si c'est mal fait tu n'auras pas ta mallette.

Constantin s'approcha pour se planter face à Kydra, il posa ses mains sur le bureau, laissant son regard plonger dans celui de la femme. Il était difficile de savoir ce que pensait ce genre de personne, et tentait de raisonner leurs actions devait conduire à une forme de folie. Une mèche rebelle barrait le visage de Kydra, d'une main douce il replaça les cheveux derrière l'oreille de Kydra. Sobre il ne se serait jamais permit ce geste mais il ne l'était pas.

« Être l'un des meilleurs assassins de la station n'empêche pas l'utilisation des bonnes manières », s'amusa le Terrien.

Ils se regardèrent tout les deux, elle n'arrivait pas à deviner s'il plaisantait ou non. Finalement elle lâcha une formule de politesse, au plus grand plaisir de son invité.
Constantin alla devant le plan de travail, dégageant ce qui n'avait pas sa place ici, gardant l'essentiel.
Il donna un coup d'éponge sur le tour et prépara les ustensiles dont il avait besoin.
L'humain alla regardait dans les frigos et y trouva un beau filet de bœuf qu'il badigeonna d'huile puis le sala. Il mit un peu de beurre au fond d'une poêle et y fait doré chaque côté du rôti.

A côté il éplucha un oignon, découpa une gousse d'ail et prépara ses pommes de terre. Une fois le rôti doré il fit plusieurs incisions dedans et y glissa les morceaux d'ails, sur le dessus il disposa des noisettes de beurre et l'enfourna.
Les premières minutes il en profita pour nettoyer et ranger la cuisine. Vérifiant son morceau de viande au four, il commença faire chauffer de l'eau et y ajouta un peu de bouillon de bœuf, une fois bien homogène il laissa reposer sur le bord. Il mit du beurre dans une casserole jusqu'à obtenir un roux ou il put ensuite ajouter sa farine, remuant doucement pour faire épaissir la texture, ajoutant petit à petit le bouillon de bœuf. Une fois le mélange fait il laissa épaissir de nouveau à feu doux.
Dans la poêle il mit ses lamelles d'oignons et morceaux de pommes de terre à frire, les retournant toutes les deux minutes.
Revenant sur la sauce il ajouta une dose correcte de poivre et la versa dans un ramequin.

Il sortit le rôti de bœuf du four et en coupa plusieurs tranches qu'il disposa en éventail dans une assiette, recouvrant légèrement de sauce au poivre. Constantin retira la gamelle de la plaque à induction et en versa une partie du contenu à côté des tranches de viande.

Prenant une fourchette et un couteau, il les disposa sur la table et y posa l'assiette. Kydra vint prendre place à une chaise, regardant le plat avec des yeux ronds. Au moment ou elle voulut planter le couvert dans la pièce de bœuf, Constantin retira vivement la nourriture de sous le nez de Kydra.

« Finalement j'ai changé d'avis, la mallette ne m'intéresse plus, son contenu n'en vaut vraiment pas la peine. Alors dis moi pourquoi mériterais tu cette nourriture ? Essaye de me convaincre de te rendre le plat. Mais ça a intérêt à être convaincant, sinon je me ferais un plaisir de manger cette viande sous tes yeux. Je te conseille de faire vite, c'est meilleur chaud. »

Il regarda Kydra avec un sourire de gamin, ses yeux brillaient d'espièglerie, sa main droite faisant tourner l'assiette avec une certaine adresse.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Mar 07 Juin 2016, 01:10

Constantin se plaça face à elle, plongeant son regard dans le sien. Pour le coup, Kydra se demandait bien quelle image il avait d'elle, pas que cela lui importe mais elle était curieuse, curieuse d'être dans sa tête quelques instants et de se voir à travers son esprit. Il fit un mouvement qui attira son attention, passant une de ses mèches derrière son oreille. Intriguée par ce mouvement, elle était également complètement happée par la présence de l'homme tout proche, se perdant dans son regard, incapable de réfléchir davantage.

Être l'un des meilleurs assassins de la station n'empêche pas l'utilisation des bonnes manières.

Sa voix réussit à la sortir de sa rêverie. Contrairement à ce qu'elle pensait, il n'ajouta rien et continua de la fixer. La jeune femme détourna alors le regard en murmurant.

S'il te plaît...

C'est sur ces mots que l'avocat la laissa et s’attela à son travail. Si Kydra essayait de suivre ce qu'il faisait au début, tout devint rapidement flou même après avoir plusieurs fois cligné des yeux. Cessant donc de l'observer, elle alla mettre un peu de musique et sauta sur son lit pour y danser. Sautillant et gesticulant dans tous les sens, le pauvre matelas parvenait quand même à la supporter habitué qu'il était de recevoir ce genre de traitements. L'humaine se laissa porter par la musique, elle avait généralement une envie folle de danser quand elle avait bu, s'exprimant à travers ses mouvements gracieux et souples, comme un combat, mais sans adversaires. La jeune femme jetait un œil de temps en temps à Constantin pour voir où il en était, et lorsqu'elle aperçut une assiette remplie posée sur la table, elle bondit pour s’asseoir sur une chaise, contemplant le plat. L'aspect avait l'air succulent, sans parler de l'odeur qui la mettait déjà dans tous ses états.

Kydra s'empara des couverts, prête à charcuter la nourriture mais elle planta la fourchette dans la table lorsque l'assiette disparut. Elle leva la tête et vit Constantin la faisant tourner de sa main droite avec un sourire.

Finalement j'ai changé d'avis, la mallette ne m'intéresse plus, son contenu n'en vaut vraiment pas la peine. Alors dis moi pourquoi mériterais tu cette nourriture ? Essaye de me convaincre de te rendre le plat. Mais ça a intérêt à être convaincant, sinon je me ferais un plaisir de manger cette viande sous tes yeux. Je te conseille de faire vite, c'est meilleur chaud.

Une énorme frustration envahit la jeune femme qui se retint de lui bondir dessus pour lui prendre le plat de force, mais elle avait compris qu'il venait simplement de lui renvoyer la balle. Elle regarda rapidement autour d'elle à la recherche d'un objet en particulier. Elle l'aperçut un peu plus loin dans son bordel. Kydra alla s'en emparer avant de revenir. Il s'agissait d'une paire de ciseaux bien plus grosse et longue que la moyenne, le bout des lames était exagérément allongé et courbé. Il s'agissait d'un instrument de torture utilisé pour sectionner les petites excroissances, les doigts, orteils ou même les oreilles par exemple. Kydra elle, avait un malin plaisir à l'utiliser sur des membres beaucoup plus gros comme les bras ou les jambes par exemple, les ciseaux n'étant pas assez puissants pour, il fallait donc revenir sur la plaie encore et encore, sectionnant petit à petit nerfs et tendons, pour le plus grand plaisir de l'humaine.

On va voir combien de doigts il faudra sectionner avant que tu ne puisses plus tenir cette assiette.

Elle gloussa et tendit les ciseaux vers le visage de Constantin.

Tu as de la chance que je sois ton garde du corps et que je n'ai donc par conséquent pas le droit de t'esquinter. Mais puisque je ne peux pas utiliser la violence, il va falloir faire autrement.

Kydra posa les ciseaux sur la table, elle se rapprocha de Constantin et l'embrassa. Une pulsion à laquelle elle était parfaitement incapable de résister dans son état actuel. Elle en profita pour lui prendre l'assiette des mains et rompit le contact aussi rapidement qu'elle l'avait initié, se léchant les lèvres avant d'aller se rasseoir.

Merciiii !

La jeune femme entama le repas à coup de grosses bouchées, dégustant ce mélange de saveurs qui se déversait en elle. En effet, l'avocat était plutôt doué pour la bouffe, il fallait le reconnaître. Dans sa précipitation, Kydra s’emmêla dans ses couverts et fit basculer l'assiette qui envoya le bœuf en l'air, prêt à s'écraser sur le sol. Elle bondit pour le rattraper, mais elle était parfaitement incapable de réussir une telle action avec autant d'alcool dans le sang. Elle s'étala au sol et la viande fit de même un peu plus loin. L'humaine se redressa et sauta sur la nourriture comme si chaque seconde passée sur le sol allait en dénaturer le goût. Elle continua donc de la dévorer férocement, les fesses sur le sol, jusqu'à tout terminer. Poussant un long soupir, elle se tourna vers Constantin.

Eh, ça te dirait pas de rester ici et de me faire mes repas ?

Kydra se mit à rire avant de fixer l'endroit où était tombée la viande, silencieuse. Quelque chose d'autre venait de s'éveiller en elle, un désir profond qui refaisait surface exacerbé par son état, et la jeune femme ne pouvait pas le contenir ou le combattre. Elle posa son regard sur Constantin. C'est vrai après tout, qu'est ce qui l'empêchait d'en profiter ? Ça ne ferait de mal à personne si elle en prenait un morceau, l'avocat serait toujours en vie après. Mais oui, pourquoi s'était elle retenue, il n'y avait aucune raison à cela, aucune, aucune, aucune... Pourquoi obéir à des règles inutiles et se limiter pour si peu ?

La jeune femme se releva et eut un rire nerveux, elle sautilla sur place avec les images qui défilaient dans sa tête.

J'ai changé d'avis ! Je vais te prendre juste un bras et après je te laisse tranquille.

Kydra attrapa la machette qui était restée au sol et bondit sur Constantin, visant son épaule gauche. Ce dernier évita l'attaque en sautant vers la droite mais elle était parfaitement incapable de faire preuve de réflexes, se laissant emporter par son attaque et enfonçant par conséquent la machette dans son frigo, là où se trouvait l'avocat la seconde précédente. Elle retira l'arme avec un grognement et se tourna vers l'homme, passant sa main libre dans ses cheveux, penchant la tête de droite à gauche.

C'est juste un bras, c'est pas la fin du monde, juste un bras, juste un bras... C'est juste un bras, juuuuuuuste uuuuuuun braaaaaas !

Elle éclata de rire avant de charger à nouveau vers Constantin. Elle voyait floue, incapable de voir ce qu'il faisait, mais elle était beaucoup trop excitée pour s'en préoccuper.





Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Mar 07 Juin 2016, 11:41
Une immense frustration s'était emparée de Kydra et cela valait tout l'or du monde pour Constantin, intérieurement il jubilait d'avoir réussit son coup. La voir avec les couverts en main et son expression de chien battu était pour ainsi dire jouissif. Elle regarda les alentours puis se leva, battant en retraite du moins c'est ce que pensait l'avocat.
Elle revint vers lui avec une paire de ciseau pour le moins démesuré, d'une taille proprement industrielle. Sur son visage se dessinait ce sourire sadique qu'il n'aimait guère. Néanmoins il ne broncha pas, la défiant toujours de son regard insolent.

On va voir combien de doigts il faudra sectionner avant que tu ne puisses plus tenir cette assiette.


Constantin continua à faire tourner l'assiette dans ses mains comme s'il se moquait bien de cette menace, ce n'était pas la première fois que Kydra plaisantait à ce sujet. Rien que des mots. Qu'avait il à craindre ?

Tu as de la chance que je sois ton garde du corps et que je n'ai donc par conséquent pas le droit de t'esquinter. Mais puisque je ne peux pas utiliser la violence, il va falloir faire autrement.

Qu'est ce qu'il venait de dire... Elle s'approcha de lui et d'un mouvement rapide l'embrassa. Était-ce son intense regard ou le contenu du plat qui avait poussé Kydra à commettre ce geste. Le mystère resta entier. Le contact avait été plus tendre qu'il ne s'y serait attendu. Son haleine sentait encore l'alcool, mais son odeur était enivrante, ses lèvres douces et chaudes. Il retira un certain plaisir de cet acte, bien qu'ils étaient ennemis sur de nombreux points, flirter avec son opposé donnait naissance à un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti et qu'il était incapable de décrire. Il n'opposa aucune résistance quand elle lui prit la nourriture des mains. Il devait reconnaître une chose, c'était très convaincant et cela l'avait un peu surpris.

Merciiii !

Elle attaqua son plat avec une certaine véhémence. Heureusement pour elle qu'il était suffisamment alcoolisé, faute de quoi il l'aurait sûrement reprit. L'humaine se contentait simplement de se goinfrer, de se remplir la panse, sans songer à ce qu'il en coûtait. Sinon comment justifier l'existence des chef cuisiniers? Ces artistes du goût donnant tout leur être pour rendre les choses meilleures, des choses vouées à la disparition à très brève échéance! Car c'est cela la vie d'un chef!
Bien qu'il n'était pas un maître de la cuisine, lui aussi avait mit tout son savoir faire dans ce plat. Sobre il aurait été scandalisé de voir un tel manque de tenue.

Dans sa précipitation, elle envoya voler un morceau de viande en l'air, la tueuse tenta un pirouette pour rattraper sa pitance en l'air sans aucun succès. Elle se ramassa magistralement par terre, son objectif quelques centimètres plus loin. Le Terrien, assis à la table ne put s'empêcher de sourire devant cette scène surréaliste. Mais même par terre, cela ne la répugna pas et elle termina l'intégralité de l'assiette.

Eh, ça te dirait pas de rester ici et de me faire mes repas ?

-Hahahaha... non.

Elle rigola à son tour, avant de s'arrêter subitement, regardant le sol, plus précisément l'endroit ou était retombé le morceau de bœuf, laissant au passage une vilaine trace de gras. D'une manière mécanique, elle tourna la tête et le fixa. Elle se releva, riant comme une dément et sautilla sur place. Une sensation de malaise s'empara de l'avocat, ses muscles se tendirent, ses pupilles se rétractèrent tandis que son rythme cardiaque s'intensifiait. Le seul signe extérieur visible fut sa mâchoire qui se contracta brusquement.

J'ai changé d'avis ! Je vais te prendre juste un bras et après je te laisse tranquille.


Cette fois-ci, il ne douta pas des propos de Kydra, elle dégageait cette sensation de folie, une pulsion sauvage et animale. Elle se saisit de la machette. Les deux humains se jaugèrent l'espace d'une seconde. Constantin avait bu, mais il savait endurer l'alcool. Il n'avait pas hésité à boire de l'eau ou prendre des sucreries dans le bar pour faciliter l'absorption de l'alcool. Mais savoir sa vie en danger maintenant l'avait dégrisé. L'adrénaline coulait à flots dans son organisme. Ses yeux s'assombrirent, il sentait son corps lui revenir. Elle bondit vers lui comme un chat, il l'évita sans trop de difficultés, visiblement elle était plus atteinte que lui.
Kydra continua sa course, s'arrêtant quand l'arme se planta dans le réfrigérateur. Cela aurait presque pu être comique si le jeu n'était pas de survire.
Elle tira sur sa lame pour la dégager en grognant. Effort qui fini par payer. Elle le regarda de nouveau souriante, sa main dégageant les cheveux et penchant la tête d'est en ouest.

C'est juste un bras, c'est pas la fin du monde, juste un bras, juste un bras... C'est juste un bras, juuuuuuuste uuuuuuun braaaaaas !


Elle repartit à l'assaut, courageuse et téméraire... surtout téméraire. Il l'évita et se précipita vers la cuisine. L'assassin un cri de joie derrière lui, il se retourna au même moment bloquant la machette entre deux couteaux de cuisine. Dommage qu'il n'ait pas d'arme digne de ce nom pour livrer ce duel d'escrime, sport dont le Français raffolait. Mais il ferait avec sans que cela ne lui pose le moindre inconvénient.

« Règle N°1 : Il faut se méfier de l'ennemi, et ne pas le craindre. Je vois pas que la seconde partie est maîtrisée en revanche je suis un peu déçu pour la première moitié. »

Il repoussa Kydra en y mettant tout son poids, l'envoyant vers l'arrière de la maison, il jeta son couteau de tour sur l'évier gardant le couteau scie dans sa main droite. Constantin se mit en position de garde, le couteau en sixte.
L'humaine avait l'air énervé que sa proie lui fasse front. Pour autant, Constantin voyait là une occasion de lui donner une bonne leçon. Être le professeur qui allait la lui donnait ne l'emplissait ni de joie, ni d'une quelconque peine. Quelqu'un devait le faire c'était tout.

« Tu confonds vitesse et précipitation », admonesta t-il, exécutant une parade lui permettant de passer derrière elle. Il posa sa main contre le dos de la femme et l'envoya sur le canapé. Heureusement pour lui elle était vraiment ivre, cela lui facilitait grandement la tâche. Jouter ainsi sans équipements était excitant, bien qu'il ne souhaitait pas sentir la morsure de l'acier sur son corps. Elle attaquait toujours et toujours sans relâche, souhaitant ardemment ce bras. Constantin ne la reprenait que lorsque l'ouverture était trop grande avec des « Ta garde, que diable ! » ou des « Dernière chance ».

Le duel durait depuis une dizaine de minute, l'effet de l'adrénaline s'était dissipé depuis un bout de temps, lui faisant faire quelques impairs, occasionnent plusieurs coupures sans gravité. C'était un balai chaotique. La pièce était sans dessus-dessous, seul les plus gros meubles étaient encore debout, certains ayant reçu de belles entailles.
Lassé ou ennuyé, Constantin asséna un puissant coup que la tueuse para de justesse.

« Je t'avais dis dernière chance d'arrêter Kydra ! C'est tout ce que peut faire l'assassin d'Oméga ? Tu n'es même pas douée pour tuer le temps. »

C'était sûrement l'insulte de trop, elle bondit sur lui de manière prévisible. Constantin para un coup d'un geste désinvolte, frappant du pommeau contre la paume de la tueuse pour placer le couteau scie sur la gorge blanche de Kydra. Il sentit une pointe glacée sur son cou, une lame cachée, bien joué. L'escrime était un sport qui se base sur le fair-play et le respect de son adversaire... excepté dans les terminus. Le duel arrivait à son terme. Chacun ayant la vie de l'autre au bout de sa lame, ils se dévisagèrent de longues secondes.

Constantin avait la parfaite occasion de rétablir la justice, elle était à portée de main. Il pouvait tuer Kydra Lifith, assassin, tueuse et traîtresse. Il pouvait être un ost de vengeance, accomplir la volonté des milliers de personnes qu'elle avait massacré, il pouvait donner paix et représailles à ces hommes. Mais était il vraiment capable de faire glisser ce couteau, de prendre une vie. Oui, elle était dangereuse et sa mort ne serait que bénéfique pour la galaxie.... Pourtant il avait mangé, bu avec elle et il se trouvait dans la tanière même du prédateur. Mettre fin à la vie de la jeune fille lui serait difficile. La phrase d'un vieil écrivain Anglais lui revint en mémoire : « “Il y a une émotion encore plus forte que celle de tuer, c’est celle de laisser la vie.” ». Ironique venant de quelqu'un qui n'hésitait pas à éliminer le « méchant » de la partie.
Mais les mots le touchait, il baissa son arme doucement.

« Je... Je n'y arrive pas. »

Il baissa les yeux vers l'arme de Kydra puis vers la sienne, avant de replonger son regard dans celui de Kydra, cette dernière avait l'air mécontente de l'issue que cela prenait. Ressemblant plus à une gamine qu'à une tueuse.

« Tu veux gagner ?... Alors prends le, continua Constantin d'une voix douce et calme en tendant son bras gauche. Je me rend. »

Le visage de Constantin exprimait une faible mélancolie. Il aurait lui aussi pu devenir comme elle, s'il n'avait pas été remis dans le droit chemin. La même énergie mise à désobéir, la même témérité, mais l'un avait pu avoir quelqu'un pour lui venir en aide, pour lui dire qu'il n'avait pas besoin de se comporter ainsi. L'autre s'était égarée.
Kydra avait l'air perdu, comme si elle venait de comprendre qu'elle ne gagnerait pas. Malgré cette carapace qu'elle s'était forgée au fil des années sur Oméga, l'avocat eut l'impression d'avoir percé une brèche.

Constantin la regarda, elle l'insupportait, elle était cruelle, vicieuse, folle, malsaine, énervante, il la détestait. Et malgré tout ses défauts elle agissait comme une drogue. Cette expression d'incertitude flottait toujours sur le visage de Kydra.
Il écarta l'arme de sa jugulaire d'un revers, ses mains saisirent Kydra dans une étreinte sauvage puis leurs lèvres se rencontrèrent.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Mar 07 Juin 2016, 23:28

Kydra se mit à poursuivre cette forme floue sans chercher à réfléchir, mais en attaquant, elle s'aperçut qu'il avait pris les armes lui aussi, parant son coup. Oh, il souhaitait faire durer son agonie ? Excellent, voilà bien quelque chose qu'elle adorait, voir sa proie se tortiller et se débattre sans savoir qu'elle n'a de toute façon aucune chance.

Règle N°1 : Il faut se méfier de l'ennemi, et ne pas le craindre. Je vois pas que la seconde partie est maîtrisée en revanche je suis un peu déçu pour la première moitié.

Quoi ? Était il vraiment en train de lui faire la leçon ? Imaginait il seulement l'écart de niveaux qu'ils avaient ? Il n'était rien, rien du tout comparé à un vrai guerrier. Le floue prit peu à peu la forme de Rhys, le mastodonte toisait Kydra du haut de son imposante stature. Voilà un vrai combattant, un homme qui s'était forgé une légende en exterminant nombre de ses ennemis et qui avait ainsi réussi à devenir le numéro deux de Shoran. Et au terme d'un long combat sanglant, Kydra avait réussi à le tuer. Si elle devait le faire une deuxième fois, ce serait avec plaisir. Elle s'élança vers lui, prête à le trancher le sourire aux lèvres et se prépara à une longue danse.

Pourtant, elle ne parvenait à le toucher, il esquivait et paraît tous ses coups, ajoutant une frustration plus grande encore à chaque attaque. Comment était ce possible ? Était il devenu plus fort, ou avait elle régressé ? Frustrée, elle ne fit qu'attaquer plus férocement, dans une incompréhension totale. Les échanges s’enchaînèrent et bientôt, ils firent tous les deux le mouvement décisif, portant chacun une lame à la gorge de l'autre. A cet instant, Kydra savait sa vie terminée. Rhys était comme elle sur ce point, emmenant son adversaire avec lui jusqu'au bout, en enfer. Une puissante volonté dans un corps guerrier, voilà pourquoi la jeune femme éprouvait du respect pour lui tout ennemi qu'il fût. Pourtant, à sa grande surprise, il baissa son arme.

Je... Je n'y arrive pas.

Quoi ? Que se passait il ?

Je me rends.

Elle écarquilla les yeux. Ce n'était pas Rhys, c'était impossible. Elle se rappelait de ce combat, l'homme qui s'était relevé malgré sa poitrine perforée pour étrangler Kydra de toute ses forces et la tuer avant de mourir. Il ne pouvait se comporter de cette manière.

La jeune femme cligna des yeux et se retrouva face à Constantin, se remémorant ce qu'il s'était passé. Tout s'expliquait. Rhys n'aurait fait qu'une bouchée d'elle dans son état actuel, s'il était encore en vie. L'alcool était suffisamment puissant pour à forte dose lui faire oublier des années d’entraînements militaires et assassins, la rendant incapable de se débarrasser d'un simple avocat, pathétique. Au moins, elle lui avait apparemment fourni un combat à son niveau. Kydra était redevenue lucide et l'expression sur le visage de Constantin la fit rire intérieurement. Il avait l'air de prendre tout ceci très au sérieux, ce qui n'était qu'une baston de cuite de plus pour elle, même si la jeune femme avait beaucoup trop bu ce coup ci.

Au moment où elle s'apprêtait à retirer sa lame, il la prit dans ses bras et l'embrassa. Elle ne réagit pas au début, prise par surprise. Mais la chaleur du corps de l'homme contre le sien et la douce sensation de ses lèvres éveillèrent rapidement son appétit, elle lâcha son arme et l'enlaça davantage, s'abandonnant complètement à cette étreinte. Puis, la jeune femme le plaqua sur le lit, lui grimpant dessus et l'embrassant sauvagement. Elle fit durer l'instant, en profitant un maximum avant de décoller ses lèvres.

Kydra se redressa sur ses genoux et plongea son regard vert dans celui de Constantin.

Pourquoi ? Pourquoi alors que tu me détestes ? Je le sais, vous autres vous nous regardez comme si nous étions des animaux ici bas, mais au moins, on ne se cache pas derrière un masque de mensonges et de belles paroles. Ici, on fait voir notre vraie nature tout aussi horrible et repoussante puisse-t-elle être.

Elle retira ses jambes et s'allongea à côté de lui.

Personnellement, je suis quand même contente de t'avoir rencontré. Je n'ai pas souvent l'occasion de communiquer avec un concilien et je dois dire que tu ne m'as pas regardé de haut, tu n'as pas fait apparaître cette suffisance et ce dégoût face à ce qui t'entourait. Je ne suis pas idiote, j'ai bien compris que tu avais un talent pour le dissimuler, mais au moins, tu as fait l'effort de ne pas le faire paraître.

Kydra se redressa, attrapant son krogan en peluche et le plaçant entre ses jambes, le serrant contre elle.

Après, tu n'es pas un guerrier. J'ai bien vu ta réaction après qu'on nous ait attaqué, j'ai du mal à bien considérer quelqu'un d'aussi faible sur ce plan là, malgré le sang froid dont tu as parfois fait preuve. Mais globalement, disons que ça change et que ce n'est pas un mal. Une rencontre rafraîchissante je dirais.

Elle tourna la tête vers l'humain.

Mais et toi ? Je ne comprends pas ton comportement à mon égard, pourquoi ne pas m'avoir tuée tout à l'heure, et pourquoi... ça ? Je n'arrive pas à te saisir.

Peut être l'aurait elle pu sobre, peut être pas. Elle attendait en tout cas des réponses venant de Constantin et pencha la tête sur le côté, ses cheveux en bataille tombant dans tous les sens.




Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Mer 08 Juin 2016, 03:10
L'étreinte était forte, passionnée. Constantin avait surpris Kydra par la spontanéité de son geste. Elle mit un peu de temps à se laisser aller à ce plaisir charnel, s'y donnant elle aussi corps et âme par la suite. Elle le poussa sur le lit, se mettant à califourchon au dessus de lui, ils continuèrent de s'embrasser fougueusement pendant un long moment. L'un comme l'autre appréciant cet instant interdit. Les mains de Constantin glissait dans le dos de la tueuse, appréciant cette peau douce et chaude tout comme ses lèvres, le baiser avait cet agréable goût de sucré.

Hélas toute bonne chose à une fin. La tueuse rompit le contact, se relevant doucement sur ses genoux sans le quitter des yeux, s'asseyant sur lui.

Pourquoi ? Pourquoi alors que tu me détestes ? Je le sais, vous autres vous nous regardez comme si nous étions des animaux ici bas, mais au moins, on ne se cache pas derrière un masque de mensonges et de belles paroles. Ici, on fait voir notre vraie nature tout aussi horrible et repoussante puisse-t-elle être.

Il fixa le plafond, l'air pensif.

- Pourquoi ? Pourquoi... Oui c'est vrai Oméga n'a pas une bonne réputation... Mais pour certaines personnes comme moi, Oméga c'est aussi de l'exotisme. Pas de lois, pas de règles, aucune limite. Pour un avocat qui ne connaît que le droit, je n'ai aucune emprise en ce lieu et c'est un concept difficile à imaginer tant que l'on ne l'a pas vécu. Vous n'êtes pas dans la « normalité » Concilienne. Je n'aurais jamais vraiment pu mettre les pieds ici en temps normal. Mais les événements on fait en sorte que cela arrive. Et pour l'instant j'apprécie.

Elle se laissa glisser sur le côté du lit, s'allongeant à côté de lui, ses cheveux d'ébène s'étalant en éventail.

Personnellement, je suis quand même contente de t'avoir rencontré. Je n'ai pas souvent l'occasion de communiquer avec un concilien et je dois dire que tu ne m'as pas regardé de haut, tu n'as pas fait apparaître cette suffisance et ce dégoût face à ce qui t'entourait. Je ne suis pas idiote, j'ai bien compris que tu avais un talent pour le dissimuler, mais au moins, tu as fait l'effort de ne pas le faire paraître.

Cette éloge flatta l'ego de l'avocat, oui il savait cacher son jeu la plupart du temps. Mais face à l'humaine, il avait toujours joué la carte de la sincérité. Et si quoi que ce soit lui auvait déplu, il lui aurait fait savoir. La famille de Constantin était riche mais n'avait pas une fortune colossale, il n'était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Il venait d'un milieu rural, c'était un « bouseux », et il aurait été prêt à donner n'importe quoi pour oublier de là ou il venait. De là à l'admettre, il ne fallait pas trop en demander.
Kydra s'accroupit attrapa une peluche avec ses pieds qu'elle serra contre elle. Cette dernière était à l'effigie d'un Krogan. Imaginer ces colosses réduits à l'état de petites boules de laine avait quelque chose de comique.

Après, tu n'es pas un guerrier. J'ai bien vu ta réaction après qu'on nous ait attaqué, j'ai du mal à bien considérer quelqu'un d'aussi faible sur ce plan là, malgré le sang froid dont tu as parfois fait preuve. Mais globalement, disons que ça change et que ce n'est pas un mal. Une rencontre rafraîchissante je dirais.

-Personne n'est parfait, dit il en se tournant vers son interlocutrice, mettant son bras droit en agle droit et se servant de sa main comme d'un appui tête.

Mais et toi ? Je ne comprends pas ton comportement à mon égard, pourquoi ne pas m'avoir tuée tout à l'heure, et pourquoi... ça ? Je n'arrive pas à te saisir.

-J'aimerai pouvoir te dire que je n'ai pas de réponse à ta question. Mais ce serait mentir et je n'ai pas pour habitude de le faire, dit il d'une voix légère ses yeux rivés sur Kydra. Moi aussi j'ai dû mal à saisir mon attitude envers toi, parfois il n'y a simplement pas de logique. Si tu avais été sur le banc des accusés dans un tribunal, je n'aurai eu aucune pitié à t'obtenir un verdict coupable... Pourtant tu m'as sauvé par deux fois, on a partagé la même table, on est complètement alcoolisé et je me retrouve à discuter avec toi dans ta demeure. Un gardien de la loi et une criminelle recherchée batifolant, ça peut paraître complètement surréaliste mais ça ferait un beau tableau...
Certains seraient sûrement ravi de te savoir morte, cependant aux yeux de la justice, ta vie à de la valeur, peu importe ton passé, ce que tu fais ou ce que tu vas faire. La loi est la seule chose qui met les hommes à égalité. C'est pour ça que je n'ai pu le faire... et aussi que je te dois la vie.


Il marqua une pause, inspirant calmement, continuant à regarder Kydra.

-Quant à pourquoi ça, reprit-il en faisant glisser son index sur la ligne de la mâchoire de Kydra, certains sentiments sont plus forts que la raison, il laissa sa main retomber sur le matelas. Oui Kydra il nous est impossible de co-habiter. Notre vision est trop différente. Pourtant en outrepassant nos professions et nos actes, tu es quelqu'un de bon... La ligne séparant le bien du mal ne court pas entre les espèces, ni entre des classes ou des croyances opposées. Elle court au milieu de chaque âme mortelle. Cette ligne n'est pas figée mais bouge et évolue avec le passage du temps. Et même chez les âmes que le mal a prises dans ses filets, le bien conserve une tête de pont... Amanuensis de Keeler. C'est un texte très idéaliste, c'est certain. Pourtant quand je te regarde, je me dis qu'il y a un fond de vérité.
Mais ta façon de te comporter, de parler sans atours, d'être aussi égoïste qu'agréable et cette assurance de soi me transportent à tes côtés. Je serais un piètre menteur si je devais dire que je ne ressent rien à ton égard.
Tu peux me trouver pitoyable si ça te chante, mais je crois en ce que je dis. Je ne suis pas sot pour autant, et je sais parfaitement qu'une relation est impossible.

Constantin se releva à son tour, s'adossant contre le mur.

-Tu aurais très bien pu refuser et pourtant tu ne l'as pas fait... Je pourrais tout aussi bien te retourner le pourquoi, dit il un fin sourire aux lèvres. On peut s'en arrêter là si tu le désires. Je trouverai bien quelqu'un pour me ramener chez moi dès demain. Tu auras ton argent, je retrouverai ma maison et tout ça ne sera plus que du passé, termina Constantin se relevant du lit.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Mer 08 Juin 2016, 23:24

J'aimerai pouvoir te dire que je n'ai pas de réponse à ta question. Mais ce serait mentir et je n'ai pas pour habitude de le faire. Moi aussi j'ai dû mal à saisir mon attitude envers toi, parfois il n'y a simplement pas de logique. Si tu avais été sur le banc des accusés dans un tribunal, je n'aurai eu aucune pitié à t'obtenir un verdict coupable... Pourtant tu m'as sauvé par deux fois, on a partagé la même table, on est complètement alcoolisé et je me retrouve à discuter avec toi dans ta demeure. Un gardien de la loi et une criminelle recherchée batifolant, ça peut paraître complètement surréaliste mais ça ferait un beau tableau...
Certains seraient sûrement ravi de te savoir morte, cependant aux yeux de la justice, ta vie à de la valeur, peu importe ton passé, ce que tu fais ou ce que tu vas faire. La loi est la seule chose qui met les hommes à égalité. C'est pour ça que je n'ai pu le faire... et aussi que je te dois la vie.


Sa vie. Il avait l'air de porter de l'importance au fait que Kydra la lui ait sauvé, fait totalement normal, mais la jeune femme ne pouvait s'empêcher de se sentir gênée en songeant à quel point cela lui importait peu.

Quant à pourquoi ça...

Il fit glisser délicatement un doigt le long de sa mâchoire.

Certains sentiments sont plus forts que la raison. Oui Kydra il nous est impossible de co-habiter. Notre vision est trop différente. Pourtant en outrepassant nos professions et nos actes, tu es quelqu'un de bon.

Elle écarquilla les yeux. Savoir que les autres la considéraient en bien ou en mal, comme un monstre sans cœur ou une simple humaine, elle s'en fichait royalement. Mais entendre ce genre de compliments directement en face, c'était une autre histoire et elle ne savait pas vraiment comment y réagir. Constantin venait de rejoindre les quelques rares personnes à lui avoir jamais dit cela dans sa vie.

La ligne séparant le bien du mal ne court pas entre les espèces, ni entre des classes ou des croyances opposées. Elle court au milieu de chaque âme mortelle. Cette ligne n'est pas figée mais bouge et évolue avec le passage du temps. Et même chez les âmes que le mal a prises dans ses filets, le bien conserve une tête de pont... Amanuensis de Keeler. C'est un texte très idéaliste, c'est certain. Pourtant quand je te regarde, je me dis qu'il y a un fond de vérité.
Mais ta façon de te comporter, de parler sans atours, d'être aussi égoïste qu'agréable et cette assurance de soi me transportent à tes côtés. Je serais un piètre menteur si je devais dire que je ne ressent rien à ton égard.
Tu peux me trouver pitoyable si ça te chante, mais je crois en ce que je dis. Je ne suis pas sot pour autant, et je sais parfaitement qu'une relation est impossible.


Cette déclaration étonna Kydra, jamais elle n'aurait pensé qu'il éprouverait la moindre chose à son égard, ni qu'elle avait pu lui faire cet effet d'ailleurs.

Tu aurais très bien pu refuser et pourtant tu ne l'as pas fait... Je pourrais tout aussi bien te retourner le pourquoi. On peut s'en arrêter là si tu le désires. Je trouverai bien quelqu'un pour me ramener chez moi dès demain. Tu auras ton argent, je retrouverai ma maison et tout ça ne sera plus que du passé.

Il se leva du lit. Essayait il d'éveiller la corde sensible chez elle ? Il voulait lui faire ressentir quelque chose en tout cas, c'était certain, et sûrement réussir à en tirer profit. Après tout, il n'était pas avocat pour rien. Kydra ne pouvait en aucun cas se targuer d'utiliser les mots avec autant de talent, elle n'avait jamais réussi à les manipuler aussi bien que la plupart. Elle compensait donc cela avec une parfaite franchise, se contentant simplement de dire ce qu'elle pensait sans aucune déformation. Il lui fallait mentir parfois bien évidemment, mais elle n'avait jamais vraiment réussi à utiliser les meilleures tournures possibles pour optimiser son discours, un talent qu'elle ne possédait nullement. Et il lui serait de toute façon quasiment impossible d'en tirer profit face à un maître des paroles.

Câlinant toujours sa peluche, elle ne put que lui dire une fois de plus ce qu'elle pensait réellement.

Je dois dire que je ne m'attendais pas vraiment à ce que tu ressentes quelque chose pour moi, mais j'imagine que si je suis capable d'apprécier un avocat c'est aussi valable dans l'autre sens. Cependant, j'aime ta compagnie certes, mais je n'éprouve pas vraiment de sentiments à ton égard. Ces rapprochements ne sont que des pulsions dues à l'alcool et à... Et bien, au fait que j'aime ce genre de choses. Mais je ne suis vraiment attirée que par les mâles puissants, possédant un fort caractère, une forte volonté, une impressionnante capacité d'adaptation, des guerriers que je trouve particulièrement irrésistibles. Il doit bien y avoir des exceptions, mais tu n'en fais pas vraiment partie.

Kydra se pencha et se gratta un mollet avant de poursuivre.

Et puis, tu sembles attacher de l'importance au fait que je t'ai sauvé la vie. Mais en toute honnêteté, si un ami venait à passer cette porte et souhaitait te tuer, je ne ferai rien pour l'en empêcher. Je ne souhaite pas non plus te voir mort, mais ta disparition ne me ferait pas grand chose. Ce n'est pas contre toi, mais je comporte ainsi avec tout ceux auxquels je ne suis pas vraiment attachée. En le sachant, tu souhaites toujours sauter une nana qui te considère si pauvrement ?

Elle gloussa et se leva pour lui poser une main sur la joue.

Mais comme je l'ai dit précédemment, j'apprécie ta compagnie, tu es quelqu'un d'agréable à côtoyer. Je n'irai pas jusqu'à dire que tu es un homme bon, je ne pense pas avoir les capacités pour juger à ce niveau là, mais tu es à mes yeux ce qui s'en rapproche le plus.

La jeune femme croisa ses mains dans son dos.

Si tu tiens vraiment à ce qu'on couche ensemble, je ne m'y opposerai pas. Mais je voulais que tu connaisse mon avis te concernant auparavant.

Son regard se perdit dans la pièce et tomba sur son ancienne armure de l'alliance qui reposait dans un coin. Kydra s'y précipita et l'enfila en toute vitesse, s'équipant de chaque partie jusqu'au casque. Elle se dirigea ensuite au centre de la pièce et pointa Constantin du doigt en prenant une voix grave.

Monsieur Lamiad, vous devez nous suivre, nous sommes venus vous exfiltrer.

Elle s'empara de la mallette qui était toujours sur le bureau et la tendit vers l'avocat.

Mais vous devez auparavant ouvrir cette valise que nous puissions l'examiner avant de nous mettre en route.

Kydra regardait l'homme à travers sa visière, espérant que se prenant au jeu, il accepterait d'ouvrir la mallette devant elle, qu'elle puisse enfin voir de ses yeux ce qu'elle renfermait.




Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Jeu 09 Juin 2016, 06:16
A peine fut il debout qu'elle reprit la parole.

Je dois dire que je ne m'attendais pas vraiment à ce que tu ressentes quelque chose pour moi, mais j'imagine que si je suis capable d'apprécier un avocat c'est aussi valable dans l'autre sens. Cependant, j'aime ta compagnie certes, mais je n'éprouve pas vraiment de sentiments à ton égard. Ces rapprochements ne sont que des pulsions dues à l'alcool et à... Et bien, au fait que j'aime ce genre de choses. Mais je ne suis vraiment attirée que par les mâles puissants, possédant un fort caractère, une forte volonté, une impressionnante capacité d'adaptation, des guerriers que je trouve particulièrement irrésistibles. Il doit bien y avoir des exceptions, mais tu n'en fais pas vraiment partie.

-Je ne suis pas un guerrier, je ne marche pas au roulement de tambour de quelqu'un, dit il en observant un objet qui avait attiré son attention sur le bureau, tournant le dos à Kydra. Ce n'était pas un sentiment de passion qu'il ressentait vis à vis d'elle. Mais il avait quelque chose chez elle qui l'attirait, ce côté rebelle et qui éveillait en lui ce désir d'enfreindre les règles. Badiner avec son ennemi été exaltant, plus qu'il ne l'aurait jamais crû.

Et puis, tu sembles attacher de l'importance au fait que je t'ai sauvé la vie. Mais en toute honnêteté, si un ami venait à passer cette porte et souhaitait te tuer, je ne ferai rien pour l'en empêcher. Je ne souhaite pas non plus te voir mort, mais ta disparition ne me ferait pas grand chose. Ce n'est pas contre toi, mais je comporte ainsi avec tout ceux auxquels je ne suis pas vraiment attachée. En le sachant, tu souhaites toujours sauter une nana qui te considère si pauvrement ?

-Mmm, qui sait ? Il est fort probable que je mériterai une mort lente... Je me moque bien de la trace que je laisserai dans l'esprit des personnes qui m'entourent. La boucle est bouclée.

Kydra pouffa, se levant du lit à son tour. Constantin reposa l'objet en question sur le meuble, se retournant face à l'humaine. Elle lui posa une main délicate sur sa joue.

Mais comme je l'ai dit précédemment, j'apprécie ta compagnie, tu es quelqu'un d'agréable à côtoyer. Je n'irai pas jusqu'à dire que tu es un homme bon, je ne pense pas avoir les capacités pour juger à ce niveau là, mais tu es à mes yeux ce qui s'en rapproche le plus.

Il y a vingt ans, elle aurait sûrement vu ce Constantin honnête, droit, franc, avec un optimisme débordant. Aujourd'hui dire qu'il se rapprochait d'un homme bon... Il ne savait pas vraiment comment le prendre. Bien peut-être. Préférant prendre le compliment tel qu'il était.

Si tu tiens vraiment à ce qu'on couche ensemble, je ne m'y opposerai pas. Mais je voulais que tu connaisse mon avis te concernant auparavant.

-C'est assez explicite, répondit il terminant de faire chauffer un fond de café qu'il restait dans la cafetière.
Sans sucre comme il appréciait. Il réprima une grimace quand il le porta à son nez pour en sentir la fragrance. La boisson avait juste cette odeur amère sans aucune saveur. Il fit tout de même l'effort de la boire. Le torréfacteur était vraiment nul c'est tout ce qu'il retenait. Ce café n'avait aucune identité, aucun goût qu'une amertume trop prononcée. Il regardait Kydra d'un œil distrait, elle était parti dans un coin de la pièce s'équipant de pièces d'armure qu'il reconnu comme étant celle de l'Alliance quand elle mit son plastron.

Constantin posa sa tasse, se demandant ce qu'elle allait inventer. Elle mit son casque sur sa tête, les loquets de verrouillage se firent entendre quand il fut mis en place. L'assassin s'avança au milieu de la pièce, pointant son invité du doigt.

Monsieur Lamiad, vous devez nous suivre, nous sommes venus vous exfiltrer.

La voix était grave, profonde. Constantin dut faire un effort transhumain pour se retenir d'exploser de rire devant l'incongruité de cette scène. Malgré toute sa bonne volonté à se contenir, il ne put réprimer un sourire amusé.

-Oh enfin merci, remercia t-il jouant le jeu, il faut vite partir d'ici. Il y a une dingue qui me court après pour me couper le bras.

Mais vous devez auparavant ouvrir cette valise que nous puissions l'examiner avant de nous mettre en route.


Elle lui tendit l'attaché case, qu'il lui prit des mains.

-Évidemment.

Tout le monde pensait qu'il fallait forcer cette mallette inviolable, pourtant il suffisait simplement de demander au propriétaire si l'on pouvait en voir son contenu. Ce dernier se faisant un plaisir de répondre à une sollicitation.

« Mia, appela l'avocat, un œil ambré s'allumant près de la poignée, SL-9 !

-Tout de suite Maitre Lamiad », répondit l'IV.

La valise émit un « clac » sonore, son système de sécurité se déverrouillant. Il l'ouvrit révélant son contenu sous les yeux attentifs de la jeune femme. Si elle s'attendait à voir des milliers de crédits elle allait être déçue. Il y avait un datapad, quelques livres, une photo de lui et sa fille, le Phalanx, un nécessaire de rechange comportant l'essentiel, le dossier de Féros et celui de son prochain client, l'invitation fournie par son frère aîné pour assister à la prochaine saison de BiotiBall et diverses babioles. Il la laissa regarder l'intérieur de sa valise sans intervenir, amusé par sa manière de se comporter, elle lui donnait l'impression d'un enfant découvrant la neige. Elle lui posa quelques questions auxquelles il répondit en toute franchise.

-Attends, ordonna le juriste en passant derrière Kydra, ses bras passant sous ceux de l'humaine, tandis qu'il activa le datapad. Retire ton casque et met celui à la place, elle s’exécuta tandis que Constantin mettait la musique en marche.

Spoiler:
 

Satisfaite, demanda le juriste une fois la piste finie. Est-ce que l'on peut se remettre en route pour cette exfiltration, questionna le Terrien réutilisant les mots de Kydra, une note d'amusement dans la voix.


Dernière édition par Constantin Lamiad le Lun 04 Juil 2016, 02:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Sam 11 Juin 2016, 22:57

Constantin prit la mallette.

Évidemment. 

Il communiqua avec son IV et cette dernière activa le système d'ouverture révélant enfin les secrets de cette valise. Kydra se mit à la fouiller frénétiquement. Si une grande partie ne s'avérait être que de la paperasse, le reste n'était pas particulièrement plus intéressant. Il n'y avait rien d'amusant ou de gênant vis à vis de l'avocat, une mallette contenant des objets normaux destinée à un usage normal. Elle fit la moue sous son casque, fortement déçue par le peu d'intérêt qu'avait cette valise au final. Elle sentit soudain les mains de l’homme sous les siennes.

Retire ton casque et met celui à la place.

La jeune femme s’exécuta et une musique se lança dans ses oreilles. Il s’agissait d’un ancien morceau terrien mais elle ne l’avait jamais entendu. Dodelinant de la tête, elle ferma les yeux et l’écouta jusqu'au bout. L'homme avait bon goût niveau musique en tout cas, de cela, elle en était désormais certaine.

Est-ce que l'on peut se remettre en route pour cette exfiltration ?

Kydra se releva et attrapa Constantin pour le porter comme une princesse, un bras en dessous des genoux et l'autre sous son torse. Elle le regarda avec un large sourire.

Bien entendu.

Se dirigeant vers la sortie, elle activa la porte comme elle le pouvait du bout des doigt et se retrouva dehors.

Ah désolée, je ne peux pas aller plus loin dans cette tenue.

Kydra lâcha Constantin sur le sol et se précipita à l'intérieur, lui verrouillant la porte au nez en gloussant. Goûter quelques instants à l'air frais d'Oméga en étant torse nu allait lui permettre de bien mieux savourer le confort et la chaleur de son appartement. Il ne fallait pas non plus que l'avocat oublie qui était aux commandes non ? La jeune femme se dirigea vers sa console et pianota sur son clavier pour une recherche extranet. Elle trouva rapidement ce qu'elle cherchait et mit en route la musique. Elle se précipita près de la porte d'entrée pour la déverrouiller et sauta à nouveau sur son matelas, dansant au rythme de la musique, sa longue chevelure tentant vainement de suivre ses mouvements et partant dans tous les sens.



Sa danse était ponctuée de passages où elle joignait sa voix féminine au chant.

EVERYTHING I AAAAAAAAAM !

La musique s'acheva mais elle n'était pas rassasiée. Bondissante et pleine d'énergie, elle sauta en direction de ses barres d’entraînements et s'y accrocha, positionnant ses bras et croisant ses jambes. Kydra tira sur ses avants bras et utilisa les muscles du haut de son dos pour se soulever, faisant ainsi une première traction. Elle les enchaîna mais ne put en faire qu'une dizaine avant de ne plus avoir de force, elle qui parvenait pourtant à en faire bien plus en temps normal. Se pouvait il que l'alcool inhibe également sa force ? Elle n'en avait aucune idée. La jeune femme refusa en tout cas de continuer, avoir du mal à en faire une dizaine signifiait qu'elle ne devait pas forcer davantage au risque de se blesser.

Kydra s'aperçut que Constantin était rentré. Débordante d'énergie, elle voulait s'amuser avec lui. Elle se rapprocha et le gratta sous le menton.

Moi je vais aller dodo et toi, tu vas en profiter pour ranger un peu l'appart'. Mais si c'est mal fait, il y aura des conséquences.

La jeune femme sauta sur son lit et s'allongea sous sa couverture. Elle n'avait pas du tout sommeil évidemment, mais elle était curieuse de voir ce que l'avocat allait faire, et elle aurait un motif pour le punir s'il ne faisait pas son travail. Kydra se mordit les lèvres pour éviter de rire et ferma les yeux, attendant de voir ce qu'il allait faire.



Sorry encore une fois pour ce post très court, mais les prochains seront plus longs promis Fishman



Revenir en haut Aller en bas

Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Lun 04 Juil 2016, 02:42
Il fut un peu surpris de se faire soulever ainsi et de se faire mettre la porte. Étudiant la porte,il jugea inutile de tenter de la forcer, il n'avait pas envie de repasser par la fenêtre sachant pertinemment que certains morceaux ne supporterait pas un deuxième passage. Il entendit la porte se déverrouillait, il préféra attendre un peu laissant l'air frais et vicié d'Oméga le rafraîchir. Il avait peu besoin d'être un peu au calme pour faire le point sur ce qu'il devait faire.
Il rentra dans le studio ou Kydra se défoulait comme une petite folle. Le remarquant au bout de quelques secondes, elle se rapprocha de lui, passant son doigt sous le menton de Constantin.

Moi je vais aller dodo et toi, tu vas en profiter pour ranger un peu l'appart'. Mais si c'est mal fait, il y aura des conséquences.

L'avocat ne dit rien, pas plus qu'il ne bougea ou ne cilla. Elle sauta sur son lit, se réfugiant sous sa couette, lui tournant le dos. Bien au moins il allait l'avoir sa tranquillité. Il se dirigea vers le bureau et d'un revers de la main dégagea quelques objets. Il sortit sa chemise neuve et s'en habilla, fixant ses boutons de manchettes dessus. Il regarda avec un air désespéré sa veste sale et trouée. Tant pis il allait devoir faire avec, le juriste la posa sur le dossier de la chaise. Il rangea sa mallette, téléchargeant les dernières nouvelles depuis l'IV sur son omnitech puis la verrouilla. Bien par ou commencer, rien qu'à regarder cette pièce il en avait le vertige.

A son grand bonheur, agent de surface ne figurait pas sur CV. Il trouva son bonheur dans un coin de la maison, une magnifique seille, lui rappelant quelques souvenirs d'enfance quand il visitait une ferme. Il alla sous le robinet faisant couler l'eau à flot, jusqu'à l'obtenir glaciale comme il le souhaitait. Il remplit le récipient presque à ras bord et le posa sur la table. Il y rajouta quelques dizaines de glaçons qu'il avait trouvé dans le congélateur. Il laissa le tout continuer à refroidir pendant une bonne quinzaine de minutes.
Il profita de ce temps imparti pour consulter ses mails et autres informations avant de se rabattre sur la pile de papier du bureau de Kydra. Il y en avait un joli paquet. Il prit la première regardant quelques secondes ce qui était inscrit. Il ne fit pas durer ce supplice, écrit avec des pattes de mouche à en faire jaillir ses globes oculaires il la roula en boule et l'envoya dans la corbeille. S'il y avait un domaine ou le Terrien était imbattable, c'était celui-là. Il avait pu perfectionner son lancer durant une vingtaine d'années réussissant même à faire des effets dont il était plutôt fier. La poubelle rempli il se lassa de ce petit jeu. Il aurait très bien pu continuer, il y avait une superbe cible sur le lit. Mais pour elle il avait une autre surprise. Il remua dans la gamelle avec un ustensile pour homogénéiser la température.

« Kydra », appela t-il d'une voix mielleuse. Aucune réponse évidemment, quelle petite maline.

Il s'approcha avec le contenant et ne pu s'empêcher de faire son plus beau sourire.

« Kydra...Kydra », reprit il d'une manière attentionné. Et avant qu'elle ne put réagir, il vida l'intégralité de l'eau froide sur l'humaine. Il balança le seau plus loin, ce dernier rebondissant dans un tintement de métal.
A peine eut elle le temps de se mettre debout pour comprendre ce qu'il lui arrivait qu'il la plaqua contre le mur, approchant son visage de celui de Kydra... et s'arrêta à quelques centimètres. Il la relâcha et recula de quelques pas l'air satisfait, comme s'il venait de voir le monde sous un nouvel angle.

« Habilles toi, il est l'heure. Et par pitié essuies toi, tu pues le chien mouillé.»

Il retourna s'asseoir derrière la bureau le temps qu'elle se prépare. Son omnitech n'arrêtait pas de se mettre à jour, bipant furieusement jusqu'à ce que, fatigué par le bruit il en coupa le son. Sa disparition avait provoqué un certain remue-ménage. Les actions de ses sociétés cotaient en bourse s'écroulaient, Exogeni Corp était dans le collimateur des collaborateurs de Constantin, certains de ses alliés avaient lancé des avis de recherche peu après son enlèvement. L'attaque de tout à l'heure avait peut être un lien avec ceci. Au vu de la somme faramineuse mise en jeu pour le retrouver, ce n'était guère étonnant que n'importe qui veuillent le ramener. Heureusement il y avait quelqu'un sur qui il pouvait compter, il n'était pas présent physiquement sur cette station, mais sa volonté était présente.
Le juriste termina ses préparatifs, clarifiant certains points avec son interlocuteur par écrit. Une fois cela fait, il se releva, enfilant sa veste et invita Kydra à sortir.

Son contact lui avait brièvement expliqué comment se rendre à l'endroit indiqué. Il n'y en avait pas pour longtemps, quinze minutes en se pressant un peu, vingt s'il y avait de la résistance, vingt-deux si la résistance savait tenir une arme.
Visiblement personne n'était assez stupide pour les attaquer dans les rues ouvertes ou ils déambulaient, Constantin marchant comme si la rue lui appartenait. Il s'arrêta un instant vérifiant l'itinéraire sur son omnitech, se concentrant sur ce qu'il lui avait été dit, il continua dans les artères bondées, évitant adroitement la foule. Kydra le suivait, c'était certain, difficile de ne pas sentir une telle présence.

Ils arrivèrent enfin dans une rue vide, prenant une autre ruelle déserte. En face d'eux se tenait trois silhouettes massives, immobiles, bien plus grande et large qu'un Krogan. Faits de métal et d'huile, le trio de mécha d'assaut attendaient, tout autour d'eux se tenaient une dizaine d'hommes de diverses races dans une armure impeccable, arme au repos.

Constantin s'avança vers le groupe et s'arrêta à quelques mètres d'eux.

« Skraal ? »

Un imposant Krogan s'avança, le genre de personne à qui l'on s'excuse quand il vous marche sur le pied. Il toisa les deux humains

« C'est toi l'avocat ? Demanda le reptile.

-Oui, Constantin réprima son envie de l'ouvrir devant la perspicacité de son nouveau garde du corps.

-Et c'est pour elle la livraison ?

-C'est exact. Vous pouvez me le passer ? »

Skraal fit un signe de la tête à un humain. Ce dernier avança et remit le sac à Constantin, il l'ouvrit vérifiant approximativement son contenu puis hocha la tête. Il se rapprocha de Kydra, lui remettant le sac en main propre.
Il posa sa main sur l'épaule de la tueuse, se penchant en avant pour pouvoir lui chuchoter à l'oreille.

« Tu ne l'as pas vraiment mérité, mais je tiens toujours parole. Évites de tout perdre en route... »

Il sourit, tapotant l'épaule de l'humaine.

« On peut y aller », dit il à Skraal.

Le colosse acquiesça, le groupe se mettant en formation autour du Terrien. Les trois robots fermèrent la marche avançant d'un pas lourd et pesant. Aucun membre du groupe n'osait lui adresser la parole. Leur seule mission était de veiller à ce qu'il ne lui arrive rien.
Constantin réalisa que dans quelques heures il ne serait plus sur ce cailloux, il eut une légère pensée mélancolique, il aurait apprécié passer un peu plus de temps pour visiter les recoins de l'astéroïde. Néanmoins il doutait fortement que Skraal accepte de faire du baby-sitting. Il n'avait pas vraiment la tête du type appréciant la villégiature.

Ils entrèrent dans un entrepôt, au milieu d'une zone neutre, l'endroit ressemblerait plus à un bastion qu'autre chose cela dit. Des mitrailleuses sur pivot étaient disposées tout le long de la zone avec plusieurs soldats autour. Il y avait même des véhicules lourds. Des caméras thermiques à chaque angle balayant le secteur. Et pour compléter le tout plusieurs Atlas en patrouille.

Le propriétaire ne lésinait pas sur les moyens pour protéger l'endroit, il avait d'ailleurs raison de le faire car c'est de ceci qu'il tirait sa fortune, tout du moins en partie. Il dut attendre près de trois heures le temps d'affréter une navette puis la corvette qui le ramènerait chez lui. On lui remit un datapad qu'il pourrait allumer une fois en sécurité dans le vaisseau.
Trois navettes supplémentaires furent affectés pour l'escorte du Kodiak de l'avocat. Le transfert fait, il fut guider vers la pièce ou il résiderait durant le trajet, plusieurs mercenaires camouflés d'Eclipse
avaient pris place au sein du vaisseau en cas d'attaque.

Constantin posa sa mallette sur le lit, vérifiant rapidement dans le miroir s'il était présentable, puis déverrouilla la tablette.

« Bonjour Maître Lamiad, dit une voix profonde.

-Mr Hock je vous dois des remerciements. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


Estomac Tendre
Messages : 409

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   Dim 28 Aoû 2016, 14:14

Un parfait silence laissa place à quelques bruits de manipulation puis à celui de l'eau qui coulait. Surprenant. Allait il vraiment le faire ? Kydra avait fait ce test pour observer sa réaction, mais elle ne s'était pas attendu à une soumission, et cela la décevait fortement. Au moins l'appart' serait propre et sans aucun effort de sa part.

Kydra...

Elle resta muette. Ignorant totalement le motif de cette interpellation, le but du test était de le laisser seul, et elle comptait bien aller jusqu'au bout. Mais elle sentit l'homme s'approcher en répétant son nom et au moment où elle s'apprêtait à lui répondre, un éclair transperça son corps. Un liquide terriblement froid fut déversé sur son dos et elle hurla face au choc que cela avait créé. L'esprit encore sonné par la sensation, la jeune femme se releva en un instant, mais elle fut plaquée au mur. En ouvrant les yeux elle vit le visage de Constantin se rapprochant du sien mais il s'arrêta à quelques centimètres de ses lèvres avant de reculer.

Habilles toi, il est l'heure. Et par pitié essuies toi, tu pues le chien mouillé.

Bon, au moins il l'avait surpris, ça c'était sur, elle n'avait pas prévu cette éventualité. Son lit était désormais gorgé d'eau froide et ses cheveux aussi.

Sache que tu me paiera ça.

La jeune femme était souriante mais tremblante, tentant de maintenir un minimum de fierté même dans cet état. Elle se dirigea dans sa salle de bains afin de se sécher et se prépara pour sortir. Son corps était assez peu résistant aux températures extrêmement froides et il devait en être de même pour la chaleur. Il ne s'agissait pas d'un désavantage évident pour un combat, mais cela signifiait qu'elle serait peu efficace sur une planète possédant une atmosphère spéciale. Les armures étaient généralement là pour palier à ce problème, mais savoir résister à des températures extrêmes restait un atout qu'elle ne possédait pas, et elle n'avait aucune idée de comment le travailler.

Finalement, Kydra sortit et se laissa guider par Constantin qui semblait suivre un itinéraire sur son omnitech vers une destination qui lui était inconnue. Les rues qu'il empruntait étaient gorgées de monde, peu propice donc à une attaque contre lui comme un peu plus tôt dans la journée, mais néanmoins favorable à un assassinat discret. La foule avait cette vertu de pouvoir facilement cacher un homme avec une lame, marchant sereinement vers sa cible. Kydra se rapprocha donc de l'avocat par mesure de sécurité, se préparant à intervenir si ce genre d'individus se montrait.

Le duo arriva dans une ruelle, et trois méchas entourés d'une dizaine d'hommes apparurent. L'humaine dégaina immédiatement son M-100, consciente que face à autant de puissance elle n'avait aucune chance, mais elle n'avait pas l'intention d'abandonner sans combattre. Cependant, Constantin semblait parfaitement à l'aise et il commença à échanger quelques mots avec un krogan. Sans aucun doute un contact qu'il avait fait venir ici sans lui en avoir parlé. L'homme revenait justement vers elle avec un sac et le lui donna.

Tu ne l'as pas vraiment mérité, mais je tiens toujours parole. Évites de tout perdre en route...

Il s'agissait de crédits physiques, ceux qu'il lui avait promis lorsqu'ils avaient passé le contrat. Constantin se détourna et disparu derrière les mercenaires, laissant bientôt Kydra seule dans la ruelle. Elle resta sur place, complètement surprise. Il était parti sans même la prévenir, sans même lui dire au revoir, comportement très étrange compte tenu de ce qu'il s'était passé un peu plus tôt. Elle n'avait été qu'un divertissement durant son court séjour sur Oméga, et ce départ anticipé lui laissa un goût amer, elle avait l'impression d'avoir été utilisé comme un jouet. Mais ce qu'elle avait dans la main lui remonta le moral, elle n'avait pas fait tout ceci pour rien après tout.

Peut être n'en avait elle pas vraiment profité. Ce n'était pas tous les jours qu'elle accueillait un concilien chez elle, peut être avait elle laissé passer cette chance d'en savoir davantage, de comprendre certaines choses, de réellement discuter sans avoir à passer par les poings. Son départ précipité renforça cette frustration, mais Kydra refusa de se morfondre davantage sur quelqu'un qui ne lui accordait visiblement réellement aucun intérêt.

La jeune femme se retourna et reprit le chemin en sens inverse, oubliant rapidement ses pensées négatives et secouant le sac avec un sourire, curieuse de savoir ce qu'il allait lui amener.




Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!   
Revenir en haut Aller en bas
 

Have an Assassin, Add some Attorney, and SHAKE!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: Systèmes Terminus :: Nébuleuse d'Oméga :: Oméga-