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 Le Diable sur votre épaule

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MessageSujet: Le Diable sur votre épaule   Jeu 16 Juin 2016, 18:17
Intervention MJ : OuiDate : 10 Avril 2201 RP +14
♦ Caelus Chronol ♦
Le DIable sur votre épaule


Mi janvier 2201. Le crépuscule d'Oméga - suite de Châtiment

Caelus n'avait jamais autant fuit avec une telle conviction. L'activation des défenses du périmètre des mines et des mesures d'endiguement ne facilitait pas la tâche de Caelus et de son commando - présumé mort -. L'objectif, en soit, à savoir de détruire les accès aux passerelles de ces zones des mines, était accompli. Le pilier central avait été détruit par les combats avec le GSI, rendant toute la zone impraticable à pied. Il faudrait des navettes ou bien escalader les immenses parois laissées par les gigantesques foreuses à ézo. Caelus se demandait bien comment le GSI avait-il pu atterrir ici. Ce n'était pas une mesure d'auto-défense, ni de protection des intérêts locaux. Il devait donc s'agir de lui et de lui seul.
« Mais ils ne m'ont - encore - pas eu. Comme du sable disparaissant de leurs doigts pour rejoindre la masse. »

Il n'avait que faire de savoir si son adversaire, dont il découvrirait l'identité plus tard, avait survécu grâce à la stase qu'il lui avait finalement lancée après leur intéressant duel. Il savait désormais qu'il lui faudrait s'entraîner, s'améliorer. Car des forces pourraient l'arrêter avant son sombre dessein. Il avait appris plus tard qu'il s'agissait d'Abbadon Bynare, un espion qui n'a plus rien a prouver. Le nom de famille était intéressant, et était lié aux guerres civiles galariennes du début de la dernière décennie. Il prendrait le temps de se pencher là dessus plus tard.

Fort heureusement, il est arrivé au moment où les Na'Hesits arrivaient dans les mines, détruisant les mesures d'endiguement et les défenses avec. Il n'eût aucun mal a tirer profit des affrontement pour passer outre les zones de combat... pour en rejoindre d'autres.

Et d'autres. Puis d'autres encore.

Pour un agent du chaos, assister à tel déferlement de violence, de morts et de bains de sang était un véritable régal pour les yeux et les oreilles. Malheureusement, il n'en tirait que peu de profit personnel à part de l'émotion gratuite. La station ne l'intéressait pas, et il en avait la raison devant les yeux : ils n'avaient pas besoin de lui pour provoquer l'apocalypse sur la station. D'autres endroits avaient cependant besoin de lui, de sa graine de folie, qui, petit à petit, rongerait les racines même de ce qu'ils appellent "paix". Il n'avait pas a intervenir dans les conflits d'Oméga.

Quoi que.
Après tout, il n'était pas venu pour rien dans ces mines qui font d'Oméga ce qu'elle est : un puit d'ézo et donc de puissance économique et stratégique. Il était venu sur la demande d'une des belligérantes du crépuscule qui s'abattait sur la station minière. Une personne à la fois familière et si éloignée qu'on aurait cru un schizophrénisme : Irina Chronol, alias Shoran, cheffe des Ravageurs, prétendante au trône d'Oméga. Au lieu donc de partir comme un voleur, il décida de rendre compte à sa chère sœur.

Il se rendit donc au plus proche des zones des centres des combats, sans toute fois y pénétrer. Il se faufila dans un coin tranquille, sur des toits, planqué dans un coin de mur tel un clochard qui ne voulait pas qu'on voit son visage et être ainsi malmené par des personnes sans scrupules - comme il en était légions sur Oméga. Il détestait quémander ni devoir rendre des comptes, mais au moins l'informer que son imbécile de frère n'avait pas tout fait capoter, pour une fois.
« Irina ? Irina, me reçois-tu ? », demandait-il au travers de l'omnitech aux reflets bleuâtres. Il n'eût en réponse que des parasites. Il leva les yeux au ciel, grimçant. « Bien sûr qu'elle ne me reçoit pas, idiot. C'est pas comme si la station était à feu et à sang. »

Les combats étaient si intenses qu'elle ne pouvait même pas répondre deux mots ? Était-elle morte ? Pour se donner bonne conscience - s'il en avait une -, il laissa un message. Une attitude si puérile et indigne de lui que sa voix devait résonner comme empreinte de sarcasme et d'ironie.
« Je te laisse ce message : les accès ont été détruits. Les Na'Hesits seront obligés de contourner la zone. Je quitte la station au plus vite, si tu as besoin de moi, je ne serais pas là longtemps. »

L'enregistrement se coupa. Il resta alors immobile, dans le silence, seuls des tirs et bruits sourds d'explosions pouvaient être entendus dans le lointain. Il était si immobile qu'on aurait cru une statue, comme s'il se demandait ce qu'il venait de faire - ou de dire. « "Si tu as besoin de moi" ? », il éclata de rire. « Elle n'aura jamais besoin de toi. Elle te déteste. Elle te hait. Tu représentes son passé, ses échecs. »

Il se leva dans un bond.
« NOOOOOOON ! Ce n'est pas vrai ! Elle m'a donné une deuxième chance ! » Alors qu'il hurlait à s'en exploser les poumons, ses yeux commençaient a s'illuminer d'une lueur mauve-violette, qui, comme s'il s'agissait de biotique, laissait une légère trainée s'envolant de ses orbites.

C'est alors qu'il l'entendit, quasi instantanément après son cri. Il l'avait entendu, comme des milliers, voir des millions de gens sur cette station. Cet acte si particulier, qui, plus tard, fut relaté comme le début de la fin du crépuscule. Un aube pour Oméga.
Pour Caelus, c'était tout loin d'être un aube quand il sût où avait eu lieu l'attaque. C'était l'Afterlife, volant en morceaux.
C'est alors que son omnitech, au lieu de cracher des parasites, s'illumina de bruits bizarres, avant d'enfin transmettre des sons ressemblant vaguement à des voix. Des voix qui ressemblaient à des compte-rendus. Il était sur la ligne des Ravageurs après tout, et le brouilleur avait certainement sauté avec l'Afterlife.
« ...Le club a explosé... »; « ...Où est Aria... ? »; « ...Est-elle morte ? »; « ...Shoran était dedans ! Il faut y aller ...! »

Ses yeux se rétrécirent autant que des yeux de turiens le pouvaient physiquement. Il secoua la tête, se demandant, par paranoïa, si c'était lui qui avait causé ça, son hurlement, y avait-il un quelconque lien ? Shoran, qu'il savait être le pseudonyme d'Irina Chronol, sa sœur jumelle, était possiblement morte dans cet affrontement, dans l'explosion du célèbre club ?

Sans autre cérémonie, il se frappa le visage ! Puis il s'élança a toute vitesse, quelque fois aidé de la biotique, de toits en toits, utilisant échelles et ponts, traversants toits et ruelles, parfois en plein milieu de combats, jusqu'à avoir une vue de la zone incriminée, de préférence en hauteur, et à l'abri des regards. Il eût a ralentir parfois, encore douloureux des combats avec le GSI. Il eût même a écraser deux ou trois snipers trop curieux à son goût. Il n'en avait rien a faire de quels camps ils étaient.

Il n'avait que cette obsession en tête. « Irina... Irina... Irina... C'est ma faute... c'est ma faute... », chuchotait-il, à soi-même.

Il s'affaissa comme une chiffe molle à genoux, sur ce toit, ce promontoire, qui donnait une bonne vue sur ce qu'il restait de l'Afterlife et de ses environs. Des combats continuaient encore. Il sortit alors une paire de jumelles. Il ne vit rien qu'un tas de pierres, et des corps, jonchés çà et là. Il ne parvint pas à voir celui de ça sœur. Et, à chaque seconde de plus sans confirmation, sa stupéfaction se mouvait en tristesse puis très rapidement en colère, en haine.

Caelus était très certainement - ça ne fait pas l'ombre d'un doute - quelqu'un d'insouciant et d'irresponsable concernant sa vie et ses plans, cela ne faisait pas de lui quelqu'un de suicidaire, et, même pour lui, se jeter dans la masse plus bas relevait du suicide. Oh, oui, il en entraînerait de nombreux avec lui, mais il succomberait à ses blessures.

Pour rien du tout.

Il se releva, attendit quelques secondes encore, puis, tourna le dos à l'enfer, pour se diriger vers les docks et, il l'espérait, son vaisseau encore intact.




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Dernière édition par Caelus Chronol le Mar 21 Juin 2016, 16:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Diable sur votre épaule   Dim 19 Juin 2016, 17:09

10 Avril 2201

Il se souvenait encore de cette immense masse qui avait masqué nombre d'étoiles lorsqu'elle était apparue dans l'espace d'Oméga. Il s'en rappelait souvent, car il avait rarement été autant impressionné par une telle démonstration de puissance dans sa brève existence. Un immense vaisseau, comme on en voit rarement dans les Systèmes Terminus. De la taille d'un cuirassé, la tâche dans les étoiles sembla cracher des comètes sur la station, provocant des explosions dans tout Oméga... ce qui attira son attention, c'est que plusieurs tirs furent particulièrement concentré sur l'Afterlife, transformant le tout en un beau cratère fumant. Il y vit le cadavre fumant d'Irina, sa sœur.

« Boss ! »

Il fut tiré de son songe in extremis. Il laissa échapper en même temps un râle rauque et puissant qui fit même sursauter la personne qui venait de l'interpeller. Le turien à son chevet faisait partie de ceux que l'on appelait les réguliers. Dans la vie d'un être recherché, encore plus dans celle de quelqu'un qui continue ses exactions, il y a nombre de personnes qui vont et viennent, et très peu qui restent. Celles qui restent, ce sont celles que Caelus a convaincu de sa puissance, de son ambition, qui sont désespérés ou qui cherchent une cause, si folle soit-elle. Le plus curieux : plus ils restaient et assistaient à des expéditions, plus ils étaient persuadés qu'ils étaient à la bonne place.

Voyant qu'il sortait de ce qu'on aurait dit être un cauchemar, le turien se contenta d'ajouter avant qu'il n'y ait un retour de flamme.
« Vous m'avez demandé cela il y a quelques mois, mais... j'ai des nouvelles d'Oméga. »
La réaction de Machiavel fut immédiate. Il tourna sa tête, plantant alors ses yeux citrine dans ceux de l'annonciateur.
« Et bien, qu'attends-tu ?! Parle ! », s'énerva Caelus.
« Il semblerait que Shoran soit en vie. Et qu'elle soit à la tête d'Oméga. Je vous ai tout confiné dans un rapport. »

Caelus fit un hochement de la tête, demeurant silencieux. Il se leva alors que son collègue, se sachant congédié, s'en alla à ses occupations. Puis il se dirigea vers ce qui lui servait de bureau, avec un datapad branché à l'ordinateur intégré. Instantanément, alors qu'il s'installa dans le fauteuil, de nombreuses informations se matérialisèrent informatiquement en trois dimensions devant lui. Du texte, des images, des bandes audio. L'interface haptique lui permettait de tout contrôler, et c'est ce qu'il fit.

Pour commencer, il mit en évidence les images. Il y avait des rapports joints à chaque image. Il les fit défiler, s'attarda sur certaines, spécialement sur celle qui montrait une Shoran dominante avec ses ravageurs. Elle était donc vivante. Elle avait échappé au piège tendu par Aria, puis au tirs du mystérieux croiseur. Il se surprit à sourire, un léger sourire, certes, mais un sourire qui, pour la première fois depuis des années, était un sourire qui n'était pas assujetti à la folie ou à l'excitation. « T'es qu'un gros benêt naïf, ignorant et décérébré. Tu le sais, ça. » Il secoua la tête. « Oh, ferme la, je suis bien plus puissant que tu ne le penses, dégage de ma tête maintenant. »

Il resta alors une paires d'heures, a lire les documents et observer les images de ce qu'il s'était passé. Shoran semblait bel et bien diriger la station. Contre toute attente. Avoir même les gangs mercenaires sous sa botte. Ça paraissait impensable après le capharnaüm d'il y a quelques mois, sans parler des combats et des forces en présence. Elle ne pouvait tout tenir sans avoir la force et le réseau d'Aria. Elle est puissante, mais... quelque chose clochait.

Même l'esprit perturbé de Caelus le devinait. Cela expliquait d'ailleurs peut-être l'absence totale de contact de sa part. Machiavel décida d'en savoir plus par lui-même, comme souvent. Il appuya sur un des boutons virtuels de la console haptique et dit :
« Vika, cap sur Oméga. »
Il y eût un acquiescement, et puis, le silence retomba dans ce semblant de chambre. Toutes les informations disparurent, excepté une représentation d'Irina. Il la contempla quelques secondes, avant d'éteindre la console. « Aller, sœurette, il est temps de te rendre une petite visite. »

***




S'il était schizophrénique, cela était d'autant plus vrai vis à vis d'Oméga. Un véritable amour et haine. Je t'aime moi non plus. Le chaos incarné et le semblant d'ordre factice. Ces faux-semblants lui donnaient la nausée. Il ne peut y avoir de demi-liberté. Soit c'est le chaos, soit c'est la discipline. Pas les deux. Or, dans toute l'histoire d'Oméga, elle incarnait cette dualité en continu.

Excepté la petite visite de Cerberus. Mais çà, c'était une autre histoire.

Il la regardait, depuis l'orbite de la station, à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Le vaisseau était guère très grand, mais suffisant pour qu'une fichue baie vitrée fut installée là, et que Caelus, le grand biotique fou, s'y plante et regarde à travers pour y observer les scintillements d'une galaxie de mille milliards d'années. Son omnitech bleu s'activa alors qu'il était dans son dos. Il ne bougea pas, se contentant d'écouter d'une oreille attentive :
« Je t'ai joint l'adresse. Viens seul. »
Pas un "bonjour", ni "au-revoir", ni autre mot. Irina - ou plutôt Shoran - tout crachée. Cela l'agaça étonnamment, se rendant compte au fur et à mesure du lien qu'il avait, bon gré mal gré, entretenu vis à vis d'elle. D'ailleurs, était-il déjà venu accompagné ?

Il avait donc été déposé à la va-vite depuis le vaisseau où il était par Vika. Vika ? Un bon pilote, un bon guerrier, un bon soldat qui n'était clairement pas payé pour penser. Mais il l'avait déjà sauvé d'affaires maintes fois. C'était un humain. Comme souvent pour les pilotes. A croire que beaucoup avaient ça dans le sang. Il préférait même piloter parfois que combattre.... afin d'utiliser les armes du bord. C'était plus drôle, plus explosif, plus brutal. On lui en demandait pas plus, et ça lui allait.

Comme à son habitude, Machiavel ne passa pas par la porte. Il profita d'un moment où Irina s'était absentée pour s'infiltrer dans ce qui lui servait de bureau, et s'installa nonchalamment dans son fauteuil. Après réflexion - ce qui se traduisait par une prise de tête avec son lui-même - et quelques grognements puérils, il s'adossa à un pan de mur près d'une des fenêtres, afin de pouvoir avoir le luxe d'attendre avec quelque chose pour se distraire.

Il attendit quelques minutes. Qui lui parurent longues. Il détestait attendre, la patience n'étant clairement pas son point fort. Jusqu'à présent, il avait réussi à faire avec. Il en ferait de même aujourd'hui. Puis, finalement, la porte coulissa, pour révéler une autre turienne couleur ébène, avec à la place de yeux deux grenats mandarines, et une fine armure aux reflets pourpres et noirs. Caelus constata qu'avoir de la gueule, comme disait l'autre, c'était de famille.

« Tu es donc venu. », dit-elle simplement, sans intonation particulière.

Elle ne souriait pas. Caelus non plus. Ils se dévisagèrent de brèves secondes, avant qu'elle ne se reprenne sa marche vers son fauteuil, son trône.




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MessageSujet: Re: Le Diable sur votre épaule   Mar 21 Juin 2016, 15:23

« Tu es donc venu. » avait-elle dit, en tout simplicité et neutralité. Caelus avait toujours connu Shoran comme quelqu'un de caractérielle bien que maîtresse de soi. Il était clair que les émotions, ou plutôt le manque d'émotions, qu'elle transpiraient lui étaient bien étrangers. Cela ne lui ressemblait tout bonnement pas. Caelus le vit instantanément. Certes, Irina avait bien changé avec les années, mais, malgré tout, le lien fraternel de sang qui unissait les deux turiens était toujours là, quelque peu caché quelque part entre les lignes et les rancœurs.

Caelus n'avait rien répondu, se contentant de l'observer s'asseoir sur son fauteuil, face à un bureau couplé d'un ordinateur interactif avec interface haptique de commande, comme il était de coutume pour les PDG, chefs d'entreprises, dirigeants de groupes divers et variés. Le genre de technologie que l'on croisait de manière commune dans les vaisseaux, et relativement rarement sur Oméga.

« Maîtresse d'Oméga, et pas même un message. », rompit-il le silence, rentrant dans le vif du sujet.
« J'ai mes raisons. », répondit-elle, l'air dur. « Pour la simple raison que je ne suis pas ce que l'on dit de moi. »
Caelus lâcha un rictus amusé. « Ta modestie est ridicule, elle ne te sert à rien alors que tu as la toute puissance ici. Surtout pas avec moi. Alors dit moi tout, où je m'en vais. »

Nonchalamment, il prit ce qui ressemblait à une bouteille de whisky dextro et s'en servit un verre.
« Sers moi en aussi, tiens. », lui dit-elle en soupirant. Rapidement Caelus déposa un verre sur le coin du bureau, qu'elle empoigna d'une de ses mains à trois doigts et en but directement deux gorgées. « Les apparences sont trompeuses, Caelus. Après le chaos provoqué par ce qu'on appelle le Grand Putsch, les grands groupes mercenaires et affiliés ont décidé qu'il fallait une tête officielle plutôt que des gangs comme leader de la station. Une manière d'éviter la rétribution immédiate. » Elle vida le reste de son verre d'une traite. Caelus, un grand sourire amusé et sournois aux lèvres, le lui remplit derechef.

« En même temps, tu avais perdu. Beaucoup t'ont cru morte d'une part après le piège concoctée par cette petite catin violette, et en plus par le bombardement du cuirassé-mystère. Si on dit que ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire et que tu es une tête factice... comment font les autres pour diriger ? » Shoran eût un sursaut de la tête après la dureté des paroles de son frère jumeau. Caelus aurait juré que les tatouages pourpres faciaux d'Irina s'étaient assombris. Mais elle ne dit mot, c'était plus ou moins assumé. Presque une complaisance dans l'échec qui valu un haut le coeur de dégoût chez son interlocuteur.
« Un Conseil des Mercenaires. Les trois grands groupes, des butariens indépendants et moi. Qui ne sert quasiment à rien. Les Ravageurs ont essuyé les plus grosses pertes, et nous sommes trop peu nombreux. Nous avons 15% de l'ézo de la station, et des quartiers résidentiels pauvres et très peu productifs. Alors que c'est moi qui ait le plus sacrifié. »

Machiavel semblait réfléchir, à vrai dire, il devait probablement se parler à lui-même, rentré dans un conflit intérieur qu'il voulait cacher aux yeux d'Irina. Elle avait déjà trop souffert de sa folie. On dit des fous qu'ils pensent les autres fous. Caelus lui savaient les autres fous autant que lui-même.
« Ça aurait pu être pire, tu aurais pu mourir. Tu as des troupes, une place à la table des patrons, et une économie de la station certes difficile mais une économie quand même. Tu méritais le trône, et tu as eu à le partager. », il sirota son verre innocemment.
L'effet escompté naissait chez son interlocuteur. Shoran commençait a s'énerver, a bouillir intérieurement. Il en avait assez de la voir telle une coquille vide faisait du paraître pour l'intérêt d'autrui. On appelle ça une catin. Et sa sœur n'en était pas une.
« Je vois ce que tu essaies de faire, Caelus. Tu crois que je n'ai pas été en colère ? Tu crois que je les ai laissé me prendre ce qui me revenait avec un grand sourire ? J'ai perdu mes deux lieutenants, plus des trois quarts de mon armée pour des pacotilles ! Crois moi, je veux leur faire payer. Je me le suis juré. Je vais les tuer, tous, les uns après les autres. La liste est longue. Mais je ne veux pas me transformer en martyr. Ça demande de la préparation, et de la maîtrise, surtout en infériorité numérique et stratégique. »

Caelus conserva un sourire de satisfaction. Il regarda sa sœur avec insistance. Il se déplaça, après avoir posé le verre encore a moitié rempli sur une commode. Quand il fut devant le bureau, face à Irina, il posa ses deux mains sur le bureau, doucement et avec attention. Toujours ses veux citrines plantés dans les siens, il lui demanda :
« Demande le moi, et je t'aiderais. Personne ne connait notre relation, personne ne fait ni ne fera le lien. Laisse moi faire le sale boulot. Je ne te garantis pas que cela ne sera ni discret, ni dans l'immédiat, mais ce sera efficace. Tu sais ce dont quoi je suis capable. »

Shoran lâcha un soupir. Elle s'enfonça dans son fauteuil, pour se donner quelques secondes de réflexion. Engager son taré de frère dans une telle situation ne ferait probablement de bien a personne. Mais plus qu'une volonté altruiste, c'était une volonté vengeresse, pleine de haine, de fureur et de violence. Qui mieux que Caelus incarnait toutes ces valeurs là à la fois. Elle pensa à tout les noms qui lui passaient par la tête. A sa situation, aux autres qui profitaient encore à l'heure actuelle en toute impunité de la mort de ses hommes et de son ambition.
Oui. Il est temps de passer à la caisse.

« Oui, Caelus, faisons payer à ces chiens ce qu'ils m'ont fait. »

Elle avait alors un regard mauvais et pleine de fureur. Caelus lui souriait à pleines dents.




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MessageSujet: Re: Le Diable sur votre épaule   Mar 28 Juin 2016, 15:32

Un petit peu plus tard...

L'animosité chez Shoran s'était réveillée. Caelus avait réussi a rallumer la lumière chez sa sœur jumelle. Comme il s'était engagé, il l'aiderait. Peut-être pas de la façon de comment elle l'envisage ni pour les mêmes motifs ou pour le même résultat, mais il l'aiderait. Après tout, Caelus avait ses propres projets et ambitions, mais il lui fallait bien quelques alliés dans ce bas monde, et qui le comprenne un peu plus que la populace habitant cette galaxie.

Les deux turiens couleur ébène, qui n'étaient différents que de la forme et la couleur de leurs tatouages, bien qu'à peu de choses près assez similaires, s'étaient rassemblés autour d'une des tables holographiques de commandement bien typiques d'une zone comme Oméga. Dans son malheur, Shoran avait récolté un avantage : celui de pouvoir mendier afin de recevoir ce qu'elle voulait, pour casser le risque qu'elle décide de faire éclater le Conseil Mercenaire et la supercherie au grand jour. Ce petit avantage lui permettait de ne pas tomber dans la pire des misères, et d'avoir un semblant d'orgueil.

« Mes bras droits ayant disparus, il va m'en falloir de nouveaux. Je n'ai que peu de monde en qui j'ai vraiment confiance, mais cela se bâtira dans le temps. Cependant ce n'est pas vraiment de ton ressort. Ce qui l'est plus, et c'est quelque chose de plus personnel, est de me venger de la mort de Rhys. Il a été tué par une certaine Kydra Lifith. » Elle prit deux-trois secondes pour faire glisser un contenu d'une boisson alcoolique dans son gosier. Caelus ne pouvait s'empêcher de se souvenir qu'elle n'avait quasiment jamais bu dans le passé. Il y voyait ainsi une part de son influence certes involontaire chez sa sœur. « D'après mes maigres informations sur elles, elle serait de connivence avec Anton Ardak, un Pacificateur Na'Hesit qui a arraché sa place au Conseil Mercenaire comme le plus grand des opportunistes. » « Tu veux que je la tue ? », intervint son frère. « Si je l'avais en face de moi, je lui arracherais ces tripes pour les lui faire manger à nouveau, mais, je ne suis pas toi, alors fais-en ce qui te plaît. Te connaissant, tu arriverais peut-être à lui trouver une utilité. C'est une assassine, qui a tué quelqu'un comme Rhys. Je suppose donc qu'elle est achetable, ou retournable dans une moindre mesure. Si elle résiste, la mort lui conviendra bien. Je pense qu'elle doit autant vouloir ma mort que moi la sienne. »

Caelus écoutait en silence. Fait ce dit ta soeur. Non. Tue là froidement et on en parle plus. On a d'autre choses à faire. Tu peux l'engager aussi. Petit con, si elle est achetable, quelqu'un la fera te trahir aussi. Ou tu peux la faire tuer Ardak, et ainsi faire une pierre de coups. Oh et puis merde, tu as une tête, fait la réfléchir. Vos gueules là dedans !
« Caelus ? Caelus tu m'écoutes ? »
« Oui, oui, bien sûr. », fit-il en faisant mine de déraidir sa nuque. « Kydra Lifith. Ok. Quoi d'autre ? »
« Ardak est quelqu'un de dangereux, mais ce sera bien les trois groupes principaux qui seront difficiles à déloger maintenant qu'ils ont pris de bonnes grosses part du gâteau. Si serait beaucoup plus simple de les assassiner froidement, mais ils sont comme les hydres, coupe une tête, et il en repousse une autre. Le tout, est peut-être de faire monter quelqu'un qui sera bien plus malléables que les trognes actuelles. »

Une idée intelligente, étant donné la position de Shoran, transformer le Conseil Mercenaire est ce qui est le plus simple que de tenter quoi que soit par la force. Ce serait, en plus, donner une utilité à un tel Conseil officiellement présidé par Shoran. Malheureusement, c'est une idée qui prend du temps, beaucoup de temps, surtout considéré qu'il y aurait 3, voir 4 grands groupes à corrompre de la sorte.
« Idée intéressante, mais qui prendrait du temps. »
« J'ai tout mon temps, cher frère, contrairement à toi qui à toute la galaxie à tes trousses. Sauf Oméga, bien sûr. »
« Et quel est mon rôle là dedans ? »
« Pour l'instant, rien, mais en premier temps, il faudrait amener à ce que les raids contre la Travée reprennent, pour ne pas qu'ils aient toute leur attention sur Oméga. C'est pour ça que je t'ai concocté un plan sur une colonie de l'Alliance, dans la travée, pour Ontarom. Des groupes extrémistes agissent déjà dans la région, il te sera très simple de les allier pour, par exemple... faire s'écraser de force sa lune avec déjà tout les moyens à bord ? » Là, elle savait qu'elle piquait l'intérêt du tristement célèbre Machiavel.
« C'est dans mes cordes... », fit-il avec un sourire. « Comment lier l'utile et l'agréable, n'est-ce pas ? »
« Tu as tout compris. Enfin voilà, petit à petit, j'y arriverais. Avec ton aide. Voilà pour Ontarom. », elle lui fit glisser un datapad avec toutes les informations nécessaires dedans. « Lifith et Ontarom. Ontarom reste le plus urgent, car les fous qui se baladent dans le quadrant n'y resteront peut-être pas plus longtemps. Lifith, tu as tout le temps qu'il te faut. Je te donnerais d'autres options par la suite. Je vais me mettre au travail de mon côté aussi. »

Elle leva alors les yeux vers son frère, qui la regardait aussi. Il firent tout deux un geste respectueux de la tête, et, prenant le datapad dans la main, Caelus tourna les talons pour quitter la pièce.




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