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 La science de la diplomatie

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MessageSujet: La science de la diplomatie   Sam 13 Aoû 2016, 16:41
Intervention MJ : NonDate :  31 juillet 2201 RP Tout public
Sira T'Derah ♦ Dashanxa T'Pradma
La science de la diplomatie


La science de la diplomatie
Explorateurs.

« Regardez donc toutes ces herbacées ! »

Vira ne voyait que cela. Plantes sur plantes, herbes sur herbes. Du vert absolument partout, non, un peu plus loin, quelques fleurs colorées à même le sol ou à hauteur d'yeux, des arbres au bois foncé. Les scientifiques s'affairaient déjà autour desdites herbacées ; les outils de mesure et de prélèvement n'étaient aux yeux de Vira que de grosses caisses clignotantes, et les êtres vivants en combinaison kaki qui les maniaient, des épouvantails au cerveau en surchauffe.

« Docteur Baelnon, la Matriarche vous a certes laissé venir sur place, mais n'empiétez pas sur le travail des autres. »

Le ton de Vira devenait celui du commandant en elle. Il ne se voulait pas amical. Le médecin du vaisseau était connu pour son amour des plantes, mais son enthousiasme était plus exubérant que son renfrognement habituel. En plus, il gênait les scientifiques – venus exprès du laboratoire secret de Hyetiana – par son agitation, en voulant mener à côté ses propres observations.

Penché sur un spécimen d'herbacée certainement fort intéressant, Kirne Bealnon se redressa, pointa le doigt sur Vira et l'invectiva avec le débit de parole propre aux Galariens. « Croyez-vous que je serais venu ici pour me prélasser au soleil ? Bien sûr que je vais empiéter sur les autres ! J'ai du travail, moi aussi, commandant ! Retournez donc faire le vôtre, ce qui se passe d'intelligent ici n'est pas votre affaire ! »

L'insolent !

Cependant, Vira ne lutta pas. Les occupants du Patriarche avaient l'habitude de voir ces deux-là se disputer, mais ici, sur Pietas, le contexte était différent. Ils étaient en mission ; aussi le commandant, pour ne pas s'enliser dans des tensions inutiles, laissa-t-elle couler. Du moment que l'objectif se trouvait rempli et qu'ils partaient vite de cet endroit...

Elle haussa donc les épaules, les mains serrées sur son fusil d'assaut, et reprit sa ronde. Ses sept soldats lui envoyèrent le rapport régulier qu'elle demandait – rien à signaler.

Quelle idée avaient ces plantes de se trouver en abondance sur Pietas ! La mission n'était pas simple. Si l'on partait du postulat qu'aucune mission n'était simple, celle-là l'était encore moins à cause de multiples facteurs. Certes, la planète était au centre d'un imbroglio des conciliens, et son statut permettait alors le passage plus ou moins légal de diverses factions venues des quatre coins de la galaxie, mais la surveillance du Conseil n'était pas non plus nulle. La possibilité que d'autres groupes encore – lesquels ? Oh, peu importe – les assaillissent ne l'était pas non plus. Le Patriarche attendait à l'abri, en orbite, tandis que l'équipe d'exploration était descendue en navette.

Et, pour rajouter un élément comique au tableau, évidemment qu'il fallait aussi qu'ils se méfiassent de la flore même qu'ils étudiaient, potentiellement toxique, ainsi que de la faune. Surtout des insectes. D'où le port d'une combinaison pour les scientifiques, et d'une armure sans défaut pour le commando qui les protégeait. Pietas était une terre idéale pour la terraformation... Mais comme toute terre, elle recelait quelques pièges.

L'Azur Stellaire était venu malgré le danger de la proximité concilienne pour une bonne raison. Quelque part parmi tous ces végétaux se trouvait peut-être celui qui permettrait à l'une de leur drogue de se stabiliser. Celle qui rendait fou, et après un certain laps de temps, tuait. Avec un ajout de filaments, l'on pourrait hypothétiquement la faire rester une simple substance débilitante, ce qui serait fort pratique si jamais une cible était à maîtriser uniquement et à changer en pantin. Taur, le responsable du laboratoire de Hyetiana, prévoyait de produire à terme une version bien mortelle de cette drogue, et une version... « inoffensive ».

C'était l'été, et, sans surprise par un jour de beau temps, il faisait chaud. Et, à la lisière de la forêt, humide. Sous les arbres, on ne voyait pas le ciel, et les soldats dégoulinaient dans leur armure. Deux scientifiques plus Kirne travaillaient là, entourés par cinq militaires. Leur base avait été installée un peu en arrière. S'y trouvaient un dernier scientifique, chargé de collecter les données envoyées par les autres, et trois soldats chargés de protéger le camp et la navette. Il y en avait bien besoin, car qui dit navette, dit atterrissage, et qui dit atterrissage, dit zone dégagée et donc trop, trop visible. Bien sûr, cette partie de la vallée, couleur de paille en cette saison, n'avait pas été choisie au hasard, car elle était isolée, entourée de montagnes érodées. Il n'était pas difficile d'y entrer – par voie de vallée ou en faisant de la randonnée sur les monts – mais il fallait le vouloir. Il n'y avait, pour quelqu'un de normal, aucune raison de venir ici.

Vira porta la main sur son oreillette. « Rapport. »

Un quart d'heure avait passé, il était temps qu'elle demandât des nouvelles à ses hommes. Le commandant leva les yeux vers la cime des arbres. Un peu de lumière. A peine. Pas d'air. L'impression d'avoir le visage trempé. Etait-ce mieux que de cuire au soleil, à garder la navette ? Elle se posa sérieusement la question.

Vira était une Asari au caractère difficile, bien qu'elle ne l'admît pas. Elle était fière, et son tempérament, elle le voyait comme une force bouillonnante, pas comme quelque chose qui pouvait éventuellement exaspérer les autres. Elle était fière donc, un peu vantarde aussi ; elle savait qu'elle était ardente, qu'elle était jeune, belle, et par-dessus tout, mortelle. Aussi bien par sa dextérité au combat qu'avec ses conquêtes. La Matriarche Dashanxa essayait de corriger cela, et Axemi aussi ; mais il est difficile de changer un être dans sa profondeur.

Ce qui importait, selon elle, c'était qu'elle accomplît ses tâches, et c'était le cas. Peu importait si elle devait être rude. Ceci dit, elle avait le don de pouvoir contenir son tempérament en mission et face à ses supérieurs ; ou plutôt, il se transformait en ton sec et cassant, et en une froideur désagréable, mais efficace. Ce n'était qu'une fois de retour au calme qu'elle appréciait ses qualités.

Axemi l'avait envoyée sur Pietas avec une part de ses commandos pour assurer la sécurité des scientifiques peut-être, mais aussi et surtout pour que les troupes s'exerçassent en situation réelle. Vira n'était pas une drôle, elle le serait encore moins en cette journée.

Ses hommes patrouillaient en cercle une trentaine de mètres autour de l'équipe d'exploration, mais avec cette végétation, on se distinguait à peine et l'on se perdait vite de vue. Et ne parlons pas de ceux restés au camp.

« Rien à signaler, commandant. »

La réponse était unanime.

Vira croyait moins le calme qu'on lui affirmait que le tumulte qui pouvait naître en un instant. Mais tout se passait bien. Ils étaient là depuis le lever du jour, et selon le Docteur Baelnon, ils pourraient repartir au crépuscule. Tout se passait bien ; tout pouvait basculer. C'était le propre de son rôle que de toujours prévoir même les pires situations.

« Bien. Restez alertes.
— Oui, commandant. »


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