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 Deux chasseurs, une proie

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MessageSujet: Deux chasseurs, une proie   Sam 10 Sep 2016, 04:29
Intervention MJ : NonDate : 10 août 2197 RP Violent
Elika RaenKrelek Aelos
Deux chasseurs, une proie




    NOS ASTRA
    APPARTEMENTS DE KRELEK AELOS

    Assis à son bureau, un holo-écran lui faisant face, Krelek s’efforçait de rédiger le rapport de son dernier contrat, quelque chose qui avait été exigé par son employeur. La mission avait été menée à bien, sans soucis majeur, mais il lui restait encore cette dernière étape à franchir pour enfin obtenir sa prime. Elle était inévitable et terriblement redondante à effectuer ; le Drell n’aimait pas écrire. Ou du moins, pas dans le cadre de son travail. Il préférait faire ses rapports oralement, mais il savait mieux que quiconque que ce n’était pas une option. Un rapport écrit permettait d’éviter ces excès et rester clair, concis. Ou du moins, c’était la raison qu’avait donnée le contracteur. Dans son domaine de travail, il n’y avait pas de place pour le superflu, il fallait rester pertinent, afin d’être efficace, qu’il disait.
    Sa tâche une fois accomplie, il se contenta simplement d’envoyer son texte. Il avait enfin un peu de temps libre. Cela avait fait une semaine qu’il n’avait pas été dans son appartement et y revenir était à chaque fois agréable. Retrouver ses affaires, son lit, son salon, il s’agissait là d’un sentiment réconfortant. Il fallait dire que la couchette dont il disposait dans son vaisseau n’était pas des plus agréable, et l’espace à l’intérieur du véhicule était pour le moins confiné. Il ne fallait pas être claustrophobe. Bien entendu, Krelek avait connu des situations bien pire, et il ne profitait de ce confort que depuis quelques années. Il avait connu la misère et la guerre jusqu’à son enfance, avant de s’installer sur Omega, où la situation n’était pas à proprement parler mieux, avant de s’installer à Nos Astra, où sa situation s’était quelque peu améliorée. Il lui avait encore fallu quelques années pour entièrement se défaire de la pauvreté et de la faim. Il avait finalement connu le luxe après un contrat des plus juteux qui avait fait de lui un homme riche, tant la mission qu’il avait dû remplir avait été cruciale pour son employeur. Il avait d’ailleurs eu de la chance que la personne en question ne l’eût pas doublé, comme cela pouvait arriver parfois. Elle faisait à présent partie de ses alliés les plus estimés et les plus puissants, et étaient régulièrement en contact. Une évolution des plus larges, en somme. Il était parti de rien, et s’était façonné sa propre fortune, à force de témérité et de souffrance. Mais le résultat final était des plus appréciables. Peu de gens pouvaient se vanter d’un tel parcours et il en tirait une grande fierté. Mais s’il vivait dans un confort total, à présent, il n’en oubliait cependant pas ses origines. S’il s’était fait plaisir à s’offrir un vaste appartement dans les hauts de la cité capitale d’Illium, s’il possédait un vaisseau de haute qualité, il n’en était pas moins modeste. Ou plutôt : il demeurait pratique. Il ne dépensait jamais sa fortune inutilement. La misère dans laquelle il avait vécu la grande majorité de sa vie lui avait enseigné à se contenter de ce dont il avait besoin, même si, à présent, il ne se privait pas forcément de ce dont il avait envie.
    Le chasseur de prime se leva et quitta son bureau. Il n’y avait plus rien à faire qui pût le retenir dans ladite pièce. Ce fut son salon qui, cette fois, allait le retenir, mais pour une raison plus agréable que la précédente. Il allait pouvoir manger quelque chose, boire un peu pour se changer les idées et regarder quelque film qui passât sur sa chaîne préférée. « Que puis-je faire pour vous, Monsieur Aelos ? » La voix synthétique de Rune s’était élevée à peine la porte s’était fermée derrière lui. L’IV domestique était toujours à l’affut du moindre besoin de son propriétaire et n’hésitait pas à le bombarder de questions jusqu’à lui faire perdre patience et le mettre en mode silencieux. « Rien du tout », lâcha simplement Krelek, en guise de réponse.Il n’avait pas d’explications à donner, et même s’il le faisait, c’était superflu, le programme n’étant pas doté d’une conscience. Un « non » suffisait amplement. De plus, le Drell n’était pas des plus bavards, il n’allait donc certainement pas converser avec un hologramme dépourvu de toute forme d’intelligence, pour n’avoir en retour qu’une conversation plate et synthétique.

    Un peu plus tard, alors que le chasseur de prime s’était mis à somnoler devant une émission quelconque, un bip sonore se fit entendre et un signal nerveux parvint au cerveau du concerné, le tirant immédiatement de ses rêveries. Son Omni-tech avait reçu un message, sur sa boîte professionnelle, celle où il recevait des contrats lui étant personnellement adressés. Ceux qui s’en servaient étaient généralement des employeurs ayant déjà fait recours à ses services. Il se pouvait aussi que des personnes familières avec le domaine du mercenariat – et ayant donc certaines connaissances sur les noms à choisir pour se salir les mains – fissent appel à lui. Dans un cas comme dans l’autre, le bip sonore ne signalait qu’une chose : quelqu’un, quelque part, avait un travail pour lui, et le désirait spécifiquement pour cette mission.
    Krelek grommela, il aurait espéré qu’on le laissât tranquille quelques jours, le temps de profiter un peu des attractions de la ville qui l’hébergeait. Mais, de toute évidence, le sort en avait décidé autrement. Il en serait ainsi, mais il lui était encore possible de refuser le travail qu’on lui proposait. C’était très rare, mais il avait ce droit que peu de mercenaire avaient, n’ayant pas une fortune derrière pour compenser la perte que signifierait l’absence de besogne à accomplir. Il était même plus qu’enclin à s’accorder ce caprice, même si une part de lui-même se disait que ce n’était pas très professionnel de se comporter ainsi. Après tout, s’il ne faisait rien, il allait s’ennuyer, il le savait parfaitement.
    Il jeta donc un œil à son Omni-tech et lut le message qu’il venait de recevoir. L’expéditeur était anonyme, comme bien souvent, mais il comprit très vite qu’il avait affaire avec un baron de la drogue. Celui-ci était des plus mécontents de son fournisseur de Hallex, celui-ci semblant apparemment vendre ses produits à des gangs rivaux et se remplir les poches en les dupant tous. Il voulait l’individu en question – un Galarien du nom de Falon Byre – vivant et souhaitait qu’il lui fût ramené à une certaine adresse, qui semblait être celle d’un entrepôt, dans les quartiers industriels de la ville. Il désirait très certainement lui régler son compte personnellement, ou lui apprendre une leçon qui lui coûterait une dent ou deux. Krelek n’en avait que faire, au final, il connaissait son objectif et, pour une fois, il ne lui faudrait pas assassiner sa cible. Cependant, un détail, à la fin du message, précisait qu’il ne serait très certainement pas le seul chasseur de prime à la poursuite du dealer, celui-ci ayant très probablement fâché ses autres clients, qui allaient certainement lâcher leurs chiens sur lui. Il allait devoir faire preuve de rapidité et précision, s’il voulait sa prime. Car oui, Krelek avait décidé de prendre le contrat. Une nouvelle chasse commençait pour lui.












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MessageSujet: Re: Deux chasseurs, une proie   Jeu 22 Sep 2016, 14:31

Ses poumons se remplirent de l'air quelque peu sec mais vivifiant de Nos Astra. La sensation de tournis s'emparait de la Drell alors qu'elle regardait les buildings surplombant la ville. Ils donnaient l'impression d'atteindre le ciel de là où elle était et Elika ressentait cette émotion à chaque fois qu'elle en apercevait un. Impressionnée, déroutée, ne sachant pas si elle avait peur ou si c'était l'envie de monter tout en haut pour mieux définir ce flou intérieur. Elle avait eu l'occasion d'avoir une réponse, mais n'avait pas eu le courage de regarder en bas. A Kila Vaal Lorin, il y avait de hauts bâtiments, mais pas aussi impressionnant que ceux d'Illium.

Cela faisait deux semaines que l'Hellébore, son vaisseau, s'était arrêté au spatioport de Nos Astra. Une prime avait été mise sur la tête d'un Turien et la jeune femme n'avait pas hésité, étant nécessaire de se faire un nom dans ce milieu. Les contrats finiraient par lui être envoyés et elle ne serait plus obligée de chercher. Cependant il faudra du temps et plaire à ses garants afin que le bouche à oreille se fasse. Elle ramena le Turien vivant à la demande de son employeur sans accroc avec pour seul blessure un mal de crâne.

A présent, elle avait du temps libre et elle vagabondait, pensive, à travers la ville. Elle passa non loin d'espace vert, mais ricana à la vue de ces lieux. Rien de bien intéressant à se mettre sous la dent, il faudra qu'elle aille ailleurs pour refaire le plein. Depuis le début de sa carrière de chasseuse de primes, elle s'était rendu compte de la difficulté de créer des poisons, tout en voyageant à travers l'espace. Elle avait rapidement installé un espace à bord de l'Hellébore afin d'avoir en continue certaines plantes qu'elle utilisait souvent. La première année fut difficile, mais les quelques primes lui permirent d'acheter au fur et à mesure tout son matériel. Maintenant, elle a une zone complètement dédié à la confection de ses produits.

Rentrant bredouille, Elika s'arrêta à l'arrière de son vaisseau pour voir l'état des plantes, vérifia les températures ainsi que le degré d'humidité de chacune. Elle finit par rejoindre Jaah à l'avant du vaisseau dans le cockpit. Ce dernier était en train de lire un pad, levant à peine la tête alors que la Drell passait la porte.

Enfin revenue de ta cueillette ?

Rien ne m'intéresse dans le coin. Définitivement, trop de buildings, pas assez d'espaces verts. Les vacances sont terminées, on va pouvoir partir de là !

Je ne crois pas, non, certes l'approvisionnement et le plein sont faits, mais on nous a contactés. Probablement un collègue de notre ancien employeur.

Tu joues mon secrétaire maintenant ? N'espère pas avoir plus de crédits pour tes beaux yeux ... Derrière ton ... Masque. Par hasard, tu ne voudrais pas l'enlever ? Demanda-t-elle avec un grand sourire mauvais.

Ne prends pas tes désirs pour des réalités Eli. Tu ne me tueras pas comme ça !

Elika se mit à rire en s'asseyant sur le rebord du siège, s'appuyant sur l'épaule de Quarien. Ce dernier se mit à pianoter sur le clavier et un visage apparut ainsi que des données sur l'écran.

Alors, qu'est-ce qu'on sur notre prime ?

Falon Byre, Galarien de 23 ans, fournisseur de Hallex à Nos Astra.

C'est tout ?

Non, il semblerait qu'il joue avec le feu, fournissant à des groupes rivaux. Et étonnement cela ne semble pas plaire, dit-il une pointe de sarcasme dans la voix, continuant à faire défiler des informations. Il paye le prix de son manque de loyauté envers notre employeur.

Vouloir s’en mettre plein les poches, c’est normal, mais c’est être stupide de vendre dans le même coin. S’il joue un double jeu, je doute qu’on soit seul sur ce coup. Bordel. Il le veut mort ou vivant ?

Mort. Je n'ai pas eu encore l'occasion de jeter un coup d'œil sur ses comptes.

Une piste sur les endroits où il traine ? Où il crèche ?

Une adresse, mais je doute qu'il s'y trouve. Ne t'attends pas à ce qu'il t'accueille les bras ouverts. Notre employeur m’a donné une adresse où il avait rencontré ses hommes, mais il semblerait qu’il ait d’autres lieux de vente. Mais je n’ai pas encore réussi à obtenir ces informations. Dès que j’ai les adresses, je te l’envoie la liste sur ton OmniTech.

Bon, je vais faire un tour sinon j’irai chez lui.

Tu en profiteras pour pirater le système de ventilation et des caméras, s'il y en a.

Elika grimaça en donnant une petite tape au Quarien puis se leva, sortant de la pièce. Elle partit changer de vêtements, enfilant une tenue passe-partout assez sombre près du corps pour pouvoir se fondre dans la masse au besoin. Elle attrapa son arme à feu et la rangea dans un holster sur son flanc droit puis enfila son manteau. À l'intérieur, il avait une légère modification, des petites poches de diverses tailles afin de glisser quelques flacons, fioles, seringues et du coup, sa dernière création. Le strict minimum car elle n'avait jusqu'à présent pas trouvé de solution plus discrète. Une sonnerie retentit, annonçant qu'une des machines avaient terminé. La jeune Drell se précipita dans la pièce pour voir le résultat de sa mise en bouteilles des pavots somnifères récemment plantés. Tout était bon. Il était temps d'essayer son nouveau jouet. A l'aide d'une sorte de nébuliseur, elle modifiait l'état d'un poison, passant d'un état liquide à un état gazeux, lui permettant de créer ainsi, une fois mise sous pression, un fumigène qui endormira ses victimes. La difficulté résidait dans le dosage afin que cela soit efficace, mais il faut bien une première à tout.

Son regard s'arrêta devant le vivarium où un hamster de l'espace faisait une course effrénée dans sa roue. À sa vue, le hamster s'arrêta et posa un regard inquisiteur sur la Drell. Goguenarde, Elika se mit à rire et s'approcha de lui.

La prochaine fois, tu ne m'attaqueras pas alors que je nettoie des déjections.

La bestiole l'avait mordue à la main et ne s'était réveillée que le lendemain sans comprendre ce qu'il lui était arrivé. Elle leva son petit doigt qui ne gardait que la trace de la morsure et le remua devant le museau du hamster. Jaah était venu avec et il fallait se le coltiner à présent. Un dernier coup d'œil à la bête et elle sortit de l'Hellébore.

Les premières adresses ne donnèrent rien. Entrepôt, bar miteux où il n'y avait quasiment personne pour la renseigner. Elle fit un détour devant l'immeuble où il devait résider afin de hacker le système de sécurité et de ventilation. Ce dernier fut pris en charge par Jaah, à distance, car elle n'y arrivait tout simplement pas. Se connecter aux caméras n'était pas compliqué, car c'était toujours la même façon de procéder sauf nouvelles mesures de sécurité. Dans un bâtiment comme celui-ci, elles ne servaient pas à grand chose.

Le troisième soir, la Drell partie en direction d'un bar, le Bar de l'Eternité, qui semblait être assez réputé à Nos Astra. Il lui manquait cruellement d'informateurs ce qui rendait la tache plus difficile. Jaah avait réussi à pirater les comptes du Falon afin de savoir où il allait, ce qu'il payait afin d'avoir au moins plusieurs pistes. Pour l'instant, il n'y avait aucune activité, mais si jamais il payait un service, le Quarien serait rapidement mis au courant. Passant les portes du bar, elle fut immédiatement bousculée par une personne ivre qui partait. Une mauvaise humeur s'empara d'elle alors qu'elle se dirigeait vers le bar. Trouvant un siège libre, elle commanda un verre, posa quelques questions à la barmaid qui reconnaissait le Galarien mais ne l'avait pas vu depuis plusieurs semaines. Elle s'adossa au comptoir pour observer la pièce. Il y avait du monde, mais elle pouvait tous les scruter.

Toujours rien de ton côté ?

Hmm quoi ? Ah non. Rien.

T'es en train de jouer à ton jeu ?

Mais pas du tout ...

Il mentait comme il respirait. Jaah était encore en train de jouer à Angry Shepard. Il voulait à chaque fois battre son record et c'était sans fin. La Drell s'était prise au jeu, mais ne l'admettrait que sous la torture, car elle attendait qu'il dorme pour y jouer. Trop fier de l'avouer.

Soupirant, son verre à la main, la soirée allait être longue à attendre que Falon Byre apparaisse.


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MessageSujet: Re: Deux chasseurs, une proie   Mer 02 Nov 2016, 15:59

    Lorsqu’il avait validé son contrat, Krelek eut la bonne surprise de découvrir que son employeur fournissait ce qu’il savait sur Falon Byre. Il avait partagé son adresse, ses lieux de prédilection connus, ainsi que quelques connaissances auxquelles il pouvait rendre visite. En analysant les informations – quelque peu maigres malgré tout – sur le Galarien, le chasseur de prime établit un ordre d’intérêt des pistes qu’il pouvait suivre. Fouiller le logement de sa cible serait sa première tâche, même s’il savait qu’il n’y trouverait pas le propriétaire, auquel cas il n’aurait pas reçu de contrat. Il comptait néanmoins fouiller ses affaires afin de trouver la moindre information utile sur de possibles planques, ou contacts à même de le faire disparaître le temps de se faire oublier de ses bourreaux. Il était probable que ces derniers eussent déjà tenté de mener leur propre enquête et eussent mis les lieux sens dessus-dessous, mais ils n’étaient pas des professionnels ; il était évident que si Byre avait laissé des pistes derrière lui, seul Krelek serait à même de les trouver. Il allait simplement devoir faire avec le potentiel désordre laissé par les brutes épaisses étant passées avant lui.

    Le chasseur de prime se leva et marcha jusqu’à un placard, installé contre un des murs du bureau. D’une pression de son index, le meuble s’ouvrit pour dévoiler – non pas des habits, comme ce serait normalement le cas – mais un set d’armure et des armes. C’était là que le Drell rangeait ses affaires, entre deux contrats. Sans perdre plus de temps, il s’équipa et rangea ses habits dans l’espace à présent vide, avant de finalement verrouiller le compartiment.

    - Rune, prépare ma navette, je m’en vais, ordonna Krelek, alors qu’il quittait son appartement.

    APPARTEMENTS DE FALON BYRE
    20 MINUTES PLUS TARD


    L’appartement de Falon Byre était dans un désordre surprenant et incompréhensible. On eût dit qu’un cyclone y avait fait le ménage. Cela compliquait quelque peu la tâche au chasseur de prime qui voulait y trouver des pistes pour mettre la main sur sa cible. Cependant, cela soulignait également les endroits où il n’avait pas besoin de regarder. En effet, le canapé coupé en morceaux, ou le lit éventré étaient des meubles en moins à fouiller ; ils n’avaient aucun secret à dévoiler. Non, si le Drell désirait trouver quelque chose, il lui fallait regarder dans les détails, là où les brutes de son employeur n’avaient pas regardé. Ces lieux négligés étaient relativement faciles à repérer ; ils n’étaient tout simplement pas réduits en miettes ou en lambeaux. Malheureusement, ils n’étaient pas nombreux. Ses prédécesseurs avaient été plus méticuleux dans leur travail que Krelek l’eût espéré. Il grogna de mécontentement.
    Après avoir fait le tour du salon et évité les nombreux obstacles répandus sur le sol, il renversa les restes d’une commode avec son pied, vérifiant qu’un détail n’eût pas été omis, mais cela se révéla être inutile. Il soupira. S’il ne trouvait rien dans cet appartement, sa mission allait se compliquer quelque peu. Mais il ne lâcha cependant pas l’affaire si facilement. Il avait affaire à un dealer, il y avait forcément un endroit dans l’habitation où Byre dissimulait toute affaire liée à son travail. Il y avait forcément un cache quelque part, que les gorilles de son employeur n’avaient pas trouvé, et il n’y avait qu’un moyen de le savoir. Le Drell s’approcha des murs et toqua doucement contre leur surface, la tête proche afin d’en entendre le son plus efficacement. Il répéta l’opération de très nombreuses fois afin de ne laisser aucune zone d’ombre. L’opération lui prit une bonne quinzaine de minutes, mais il finit par trouver ce qu’il cherchait : un panneau d’un des murs de la chambre du Galarien sonna creux. Sans se ménager, Krelek brisa la fine paroi qui, de loin, paraissait faire partie intégrante de l’environnement. Facile à louper si l’on ne prenait pas le temps de minutieusement examiner ces détails.
    Le cache contenait quelques documents inintéressants, liés au trafic de drogues, et trois datapad. Deux servaient à communiquer avec deux barons des narcotiques, et le troisième semblait, au premier coup d’œil, être d’utilisation personnelle. Il contenait des contacts, divers messages, ainsi que le reçu d’une récente transaction. Falon Byre avait engagé des mercenaires pour le protéger, apparemment. Il n’y avait strictement aucune indication sur une planque dont il pourrait faire usage, mais il avait le nom du groupe qu’il avait acheté. Cela suffirait. Il enquêterait sur eux, et les trouverait. Par leur biais, il mettrait la main sur sa cible. « Les Titans » … Un nom bien singulier, mais précis.
    Krelek quitta donc l’appartement.


    [HRP : encore désolé de l'attente...]












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MessageSujet: Re: Deux chasseurs, une proie   Dim 01 Jan 2017, 15:49

Je n’ai pas réussi à le localiser, je ne comprends pas pourquoi, grommela la voix du Quarien dans son écouteur.

Peut-être devrais-je m’y prendre autrement ? Pensa-t-elle d’un air morose. La jeune Drell tapait du pied nerveusement en réfléchissant à une solution, un moyen pour terminer au plus vite cette recherche. Elle se rendait compte que plus elle perdait de temps, plus elle risquait de le perdre, car d’autres chercheraient à l’attraper. Jusqu’à présent, elle avait eu beaucoup de chances et ces proies n’étaient pas difficiles à retrouver même dans une grande ville. Même ce Turien ne fut pas compliqué. Elika prit une profonde inspiration pour reprendre son calme. Sa démarche n’était pas bonne et elle perdait un temps précieux. Reposant son verre sur le comptoir, verre à peine touché, elle soupira tout en cherchant un moyen d’obtenir des informations.

Quelque chose ne va pas ?

Quoi ? Demanda-t-elle surprise en tournant sa tête pour découvrir que le barman humain lui adressait la parole.

Vous semblez contrariée.

En quoi cela vous regarde ?

Ces humains avaient toujours le goût pour se mêler de ce qu’ils ne les regardaient pas. Cependant les barmans avaient cette réputation, à tort ou à raison, d’être de vrai moulin à paroles. Derrière leur comptoir à essuyer leur verre et préparer des cocktails, ils étaient des oreilles discrètes et ils pouvaient voir et entendre beaucoup de choses. Ils étaient, en somme, une bonne source d’informations.

Pardon, se ravisa-t-elle l’air contrit. Oui je suis contrariée. Je recherche quelqu’un et il n’est pas là. À tout hasard, vous connaîtriez ce Galarien ? Ajouta la Drell en lui montrant une image via son Omnitech.

Pourquoi, vous voulez faire affaire avec lui ? Demanda-t-il amusé, rangeant le verre qu’il tenait sous le comptoir.

Elika lui fit un signe de la tête.

Vous l’avez raté. Si vous étiez venu hier, vous auriez pu le croiser avec sa bande mais je doute qu’il ne revienne de sitôt.

Vous savez ce qu’il fait habituellement ici ?

Boire un coup? lança-t-il avec une pointe de sarcasme dans la voix. Évidemment, je suis loin d’être stupide. Et je n’aime pas ce qu’il fait ici sauf que le patron ferme les yeux sur ces échanges.

La Drell hocha de la tête en signe de remerciement puis se leva mais alors qu’elle était prête à partir, une information donnée par l’humain lui revenait.

Une dernière chose, vous avez parlé de sa bande ? Des amis ?

Loin de là, des hommes armés, impossible de leur faire lâcher leurs armes ici. Je ne veux pas vous vexer mais si vous le chercher pour vous savez quoi ... vous ne ferez pas le poids à face à eux.

Une idée de qui ils sont ? Demanda-t-elle en préférant ignorer la fin de sa phrase.

Non, répondit-il songeur. Attendez, il me semble qu’ils avaient un symbole sur leur armure, une sorte de marteau.

Il semblait réfléchir à d’autres informations, mais rien d’autre ne lui venait. Il fut rapidement appelé par des clients qui souhaitaient être servis. Lorsqu’il tourna la tête pour s’excuser auprès de la Drell, cette dernière avait disparu. Sa veste était déjà sur son dos et elle sortait du bar à toute vitesse. Elika rapporta au Quarien ce qu’elle avait réussi à obtenir alors qu’elle marchait à vive allure dans la rue en direction de l’Hellébore.

Les recherches sont déjà en cours, mais je n’en ai pas non plus entendu parler. Des nouveaux mercenaires ?

On n’a rien pour l’instant sur ce Galarien. C’est une piste. S’il les a payés, ça doit apparaitre quelque part. Surtout s’ils ont des armures avec un symbole, ça ne doit pas être des freelances, ça doit être un groupe avec un chef, un quartier général, un moyen de les contacter, de savoir où sont leurs hommes et du coup, notre cible.

Jaah finit par trouver une image correspondant aux explications du barman, mais ce n’était pas tout. Une autre recherche qu’il avait entamée depuis le début de la chasse arriva et donna une réponse encore plus intéressante. Falon Byre avait donné une somme d’argent assez importante à un groupe nommé les Titans. Les deux données se regroupaient. À la grande surprise du Quarien, là où ils s’attendaient à ne trouver que peu d’informations, l’extranet regorgeait de liens et les deux informations étaient liés.

Tu ne vas pas me croire Eli. Ce sont des gardes du corps tout ce qu’il y a de plus normal. Diplôme, formations, anciens soldats, policiers. Une très belle vitrine.

Il est dans la merde jusque au coup et il va vers ça ? C’est absurde. Donne-moi leur adresse, je vais aller faire un tour.

Elle trouva un moyen de transport et lui donna l’adresse. Le taxi l’amena à quelques rues à côté à sa demande. Sa tête se redressa lentement en voyant l’ampleur du bâtiment qui lui faisait face. L’immeuble devait atteindre une cinquantaine de mètres, bien plus petit que certaines tours découvertes lors de ses balades. Toutes étaient plus impressionnantes que celle de Kila vaal Lorin mais loin d’être de la taille de la Manu Patera. Cette tour, au premier coup d’œil, ne devait pas faire plus de quinze étages. Elika s’arrêta de l’autre côté de la route pour voir au-dessus de l’immense porte le marteau s’imposant de par sa taille et l’éclairage qui attirait l’œil.

L’entrée était bien évidemment verrouillée. L’ouvrir ne lui prit que quelques minutes. Un temps précieux perdu qui pourrait être utilisé à son insu pour l’arrêter. Les portes s’ouvrirent sur une grande pièce où une grande banque d’accueil en verre trônait. Derrière, plusieurs portes étaient fermées. Sur la gauche, un couloir qui devait amener aux ascenseurs. Sans plus attendre, elle avança d’un pas rapide et agile vers le centre de la pièce entendant des pas en direction du couloir. En faisant attention de ne rien toucher, elle se cacha contre le mur et attrapa à l’intérieur de sa veste un fumigène qu’elle lança dans le couloir. Après un bruit sourd, une fumée épaisse se répandit rapidement, des quintes de toux s’entendirent annonçant la présence de deux personnes. Prenant une grande inspiration, elle n’attendit que quelques secondes pour plonger dans la purée de pois. Elika sortit son arme à feu, se guida au son pour trouver les deux gardiens dont un s’effondra sur le sol, endormi. Le second semblait mieux résister et la Drell ne voulait pas voir des renforts arriver. D’un coup de crosse sur le crâne, l’homme tomba à terre. Sortant rapidement de la fumée, elle rangea son arme en reprenant son souffle devant l’une des portes fermées. Elle finit par trouver la salle de surveillance où toutes les caméras étaient diffusées en temps réel sur un grand écran dans un espace confiné. Un bip d’un appareil électroménager retentit et elle put voir sur sa gauche un garde. Il n’eut pas le temps de sortir son repas qu’il sentit une désagréable sensation de piqûre dans le cou. La Drell l’accompagna délicatement sur le sol puis s’approcha de l’écran. Pianotant sur le clavier, elle laissa au Quarien de prendre les rênes à distances pour effacer toutes traces de son passage tandis qu’elle s’attardait sur un autre écran pour trouver des informations sur ces étranges Titans.

Préviens-moi s’il y a du mouvement… Murmura-t-elle concentré ses lignes de codes qu’elle tapait à un rythme effréné sur la console.

Tout semblait relié en un seul et simple réseau, protégé par plusieurs contrôles d’accès et d’authentification que la Drell mis du temps à débloquer. Elle avait déjà vu ce type de protection, assez basique mais efficace qui prenait du temps. À côté, Jaah avait effacé son entrée dans le bâtiment et son visage n’apparaîtrait nulle part. Elle mit plusieurs minutes à accéder aux divers dossiers sur les contrats, les employés, les comptes, la hiérarchie, l’accès à la messagerie, à l’agenda de l’entreprise.

Dépose le spyware et rentre au bercail.

Elika ne lâchait pas des yeux l’écran seulement pour pianoter sur son Omnitech et lancer le logiciel espion dans le réseau. Lorsque le logiciel fut installé, elle effaça ses traces et sortit de la pièce puis du bâtiment en s’assurant qu’il n’y avait personne qui la suivait.

Je commence à recevoir les données sur un serveur sécurisé ... Retour en ligne des caméras dans quelques secondes, personne n’aura l’occasion de voir ta tête.

Elle marcha une centaine de mètres avant de trouver une station de taxi afin de rentrer au spatioport. Les données se téléchargeaient au fur et à mesure tout au long de la nuit. A la fin, le logiciel avait une commande d’exécution automatique qui le faisait se supprimer pour ne laisser aucune trace de son passage.

En début d’après-midi, réveillé en sursaut par une sonnerie, la jeune femme s’étira tout en allant vers l’entrée du cockpit où le Quarien était arrivé quelques minutes plus tôt.

C’est terminé, on a les données.

Jaah s’enfonça dans le siège et commença à taper une commande, fredonnant un air de musique. Une multitude de dossiers s’ouvrit sur l’écran où apparaissaient des comptes, des photos, des contrats en tous genre. La Drell observait en silence jusqu’à ce qu’une image l’interpelle.

Arrête-toi, je connais cet humain, c’est le mercenaire que j’ai croisé sur Oméga quand on a raté la prime sur l’autre Butarien.

L’humain avec le …

Oui. Ce Nash.

Apparemment, il est déclaré comme garde du corps depuis de nombreuses années, lança Jaah après quelques secondes. Je vais voir s’il apparaît ailleurs.

Tandis qu’il continuait ses recherches, Elika surveillait les dossiers qui défilaient sous son regard en attendant d’avoir d’autres informations.

Il n’apparaît nulle part, finit-il par dire. Dans toutes les formations, il n’est sur aucune liste. Ça doit être factice et c’est possible que d’autres soient dans la même situation. Ce qui expliquerait pourquoi Byre est allé les voir. Une entreprise tout à fait légale en apparence, qui engage des mercenaires et probablement des gens louchent… ça doit forcément cacher quelque chose.

Ils sont sacrément cons. Là, j’ai le contrat de Byre. Il a engagé pour une durée de deux semaines renouvelables, six gardes du corps. On a la liste des noms. Ben tiens, il est là lui…

L’Humain du nom de Harvey Nash apparut. Elika connaissait son nom entier à présent. C’était cette même personne qui avait fait foirer sa chasse. Il avait protégé sa cible et tuer plusieurs personnes par la même occasion. La cible avait disparu sans laisser de traces et Nash aussi. Une belle somme d’argent qui lui était passé sous le nez à cause de cet homme.

Alors que l’après-midi avançait bien trop rapidement pour la Drell, une nouvelle sonnerie retentit et l’image d’une caméra vidéo s’imposa sur l’écran. C’était l’un des caméras de surveillance de l’appartement du Galarien qu’ils avaient piraté quelques jours auparavant. Quelqu’un allait entrer dans l’appartement. Ils observèrent en silence l’écran qui montrait un Drell en armure, armé. La qualité de la vidéo empêchait de voir les détails mais tout portait à croire qu’il cherchait aussi Falon Byre.

Attend, t’es allée fouiller chez lui ?

Ben non, vu que cet endroit a déjà été fouillée, ça sert à rien. S’ils avaient trouvé quelque chose, on n’aurait pas fait appel à nous. Ce Drell ne va rien tr…

Il semblait avoir trouvé quelque chose.

L’ordure.

Tu sais que ça aurait pu nous faire gagner des jours si tu étais allée.

On ne sait pas ce qu’il a trouvé. Nous, on localise un des gardes et j’vais leur faire leur fête. Il n’a rien du tout alors on se détend. Relax.

Et c’est quoi ce datapad ?

Oh, je t’emmerde Vas Rannoch. Dépêche-toi de me le retrouver au lieu de mater cet emmerdeur…

Sauf que la localisation fut plus longue que prévu. Ils finirent par trouver le lieu où se cachait le Galarien. Un appartement dans les bas-fonds de Nos Astra … Elika enfila son armure, prépara ses poisons et attrapa à contrecœur son Carniflex. Elle fit les dernières vérifications et partit en direction de sa proie, prête à en découdre avec ce Drell si nécessaire. C’était Sa proie.


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Deux chasseurs, une proie

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