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 La croisée des chemins

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Estomac Tendre
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MessageSujet: La croisée des chemins   Mer 02 Nov 2016, 16:51
Intervention MJ : NonDate : 22 Octobre 2201 RP gore avec plein de sexe et plein de drogue dedans
Kydra LifithAnton Ardak
La croisée des chemins




Une nouvelle mèche rebelle, une nouvelle vocifération, un nouveau geste brusque et agacé. Kydra ramena à l'ordre les entités dissidentes par la force avant de reprendre son observation. Elle patientait devant une porte fermée, le verrou vert lui faisait de l’œil mais elle tentait tant bien que mal de l'ignorer. Son regard se fixa donc sur la fenêtre, observant à travers elle la réflexion de la lueur orangée d'Oméga sur les bâtiments environnants. Elle était en plein QG pacificateur, Anton devait finir de régler quelques affaires avant de la recevoir. La jeune femme n'avait pas pénétré dans cette salle depuis la fin du crépuscule, ce qui lui semblait remonter à une éternité. Tellement de choses s'étaient déroulées depuis, son corps avait gagné de belles cicatrices mais son esprit était resté intact. Ou peut être pas complètement, mais elle n'aurait su le dire sans avis extérieur.

L'humaine n'était de retour sur Oméga que depuis quelques jours seulement après sa phase de guérison dans cette foutue station spatiale. Preuve direct que sa présence sur Thessia n'avait pas été dû uniquement à Dashanxa et cela l'énervait au plus haut point. Elle avait été utilisée par un ordre dont elle ne connaissait que l'existence et elle espérait pour eux qu'elle n'aurait pas à recroiser leur route à nouveau. Mais cela lui avait fait prendre conscience de beaucoup de choses, bien plus qu'après la capture de Jikew. Raison pour laquelle elle poireautait actuellement, il lui fallait mettre au clair des choses qui étaient restées bien trop longtemps dans l'ombre.

La porte s'ouvrit soudainement et Kydra observa le groupe de butariens qui en sortait. Une absence d'expression totale sur leur visage, ou peut être en était ce une pour eux ? Impossible en tout cas de savoir ni même de deviner ce qu'il s'était passé avec Anton et après tout, elle s'en branlait pas mal. La jeune femme pénétra dans la pièce et avisa le butarien, ses trois yeux rivés sur un datapad. Elle constata avec surprise que la fissure au sol avait disparu, elle n'avait pas su faire face à l'adversité et avait visiblement échoué. Triste nouvelle. Ça n'était jamais facile d'apprendre qu'une collègue aussi fortement métaphorique avait disparu. Kydra releva sa tête vers Anton.

Ravie de faire votre connaissance messire.

Elle se rapprocha du bureau puis croisa les bras.

Moi j'suis l'humaine que t'as embauché pour chopper Jikew tu te souviens ? Oui je sais j'avais vocation à être une unité indépendante mais je préfère rafraîchir la mémoire, non pas que j'insinue quoi que ce soit hein, je voudrais pas offenser.

L'humaine se pencha en avant et appuya ses deux bras contre la surface métallique.

Il s'est passé de ces choses depuis le temps... Mais je sais que tu ne m'a pas fait rentré pour écouter mes récits héroïques donc je vais aller dans le vif du sujet.

Kydra prit une impulsion et s'installa avec fracas sur le bureau, repliant ses jambes en tailleur et prenant soin d'écarter tout objet fragile.

Comme tu as pu le deviner avec mes activités récentes, j'ai abandonné l'idée de t'aider en tant qu'assassin. Non pas que ça me dérange, mais il s'agit d'une énorme perte de temps pour moi, surtout quand la cible s'avère être protégée par le Courtier. Ce n'est pas de l’insubordination mais si tu ne te voyais pas me donner un autre rôle, j'imagine que nous pouvons toujours rester alliés. Il y a plus important en tout cas.

Elle activa son Omnitech et afficha le visage d'un butarien.

Ognar Korlok. C'est le frère du butarien esclavagiste que j'ai tué au cours de ma traque de Jikew. Sa mort a été dissimulée sous une révolte de ses esclaves, il n'y a donc eu aucune représailles de sa part mais ce n'est pas pour ça qu'il est important. Il est le dirigeant d'un important clan d'esclavagistes et propriétaire de plusieurs vaisseaux. Il va justement amarrer l'un d'eux dans 3 jours sur Oméga afin de renouveler son contrat avec les soleils bleus. C'est à ce moment là que je vais frapper et le lui subtiliser. Mes hommes seront accompagnés des troupes biotiques de Dashanxa que j'ai réquisitionné spécialement pour cette occasion, une contrepartie pour ma présence sur Thessia.

Hormis Yrd, Narak et Flavia, tous les autres étaient sacrifiables, mais il valait mieux limiter les pertes dans les rangs asaris. Renvoyer à la matriarche sa troupe décimée ne serait sans doute pas de bonne augure.

Bien évidemment un soutien des pacificateurs serait des plus appréciés. Cela limiterait les pertes personnelles et matérielles. Mais si tu ne souhaites pas y risquer tes hommes, je comprends. Il faudra du temps pour le retaper et pour se préparer aux représailles, mais quand il sera fonctionnel...

Un large sourire se dessina sur le visage de l'humaine.

Il est facile d'imaginer les ressources qu'il pourrait nous permettre de récupérer, là où son propriétaire actuel l'utilise pour obtenir des esclaves. Cela prendra un certain temps j'en ai conscience, mais le seul véritable soucis actuellement c'est que... je n'ai pas de pilote.

Ironique ? Peut être un peu trop. Dans ce bordel achronique que représentait la masse grouillante du peuple d'Oméga, nombreux étaient ceux capable de tenir une arme et de s'en servir, mais tout cela devenait caduque sans l'existence d'un tiers capable de déplacer tout ce beau monde. Les pilotes d'engins offensifs ne couraient pas les rues, encore moins les compétents. Kydra pouvait toujours en subtiliser un, mais il n'était pas recommandé de mettre quelqu'un de basse confiance à un poste aussi primordial. Mais voilà qu'elle s'encombrait de question logistique alors que pour la première fois depuis longtemps, ces fameux trois yeux synchronisés se posaient sur elle.

Mais je ne suis pas venue que pour cela Anton. J'aimerais savoir comment évoluent les plans de mon seigneur de guerre et si son argumentaire l'à encore amené à de nouveaux sommets. Peut être as t-il mis sur pied un projet visant l'éradication de ses ennemis, projet dont je n'aurais pas eu connaissance au vu de mon absence de la station ces derniers temps ? Quelque chose de bien cool en somme.

Kydra pencha la tête sur le côté et tira la langue au butarien.





Dernière édition par Kydra Lifith le Jeu 08 Déc 2016, 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Mer 09 Nov 2016, 13:16
D’après ses informateurs, et ils ‘étaient révélés compétentes étant donné la personne qui attendait pour l’instant à l’extérieur de son bureau, avaient prévenu Anton que Kydra était de retour. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’était si elle avait été retournée ou non, aussi une petite équipe de combattants compétents s’étaient empressés de venir squatter le bureau de leur patron afin de lui assurer protection en cas de trahison.

Mais le fondateur des Pacificateurs n’étaient pas du genre à se camoufler derrière une équipe, car cela passerait le massage d’une faiblesse, et pire de la peur, mais aussi et surtout car il connaissait sa propre valeur et savait qu’il n’était pas aussi aisément facile à tuer. Toutefois, et pour rassurer ses subordonnés il accepta que ces derniers resta derrière la porte pour réagir au plus vite. Prudence étant mère de sûreté.

Une fois la chose acceptée par ses guerriers surprotecteurs, Anton leur indiqua nonchalamment la sortie, avant d’ouvrir sans préambules la porte, indiquant dans le même temps à l’humaine attendant à l’extérieur que son tour était venu. Et cette dernière semblait prête à en profiter au maximum et se lança immédiatement dans une série d’actions aussi incompréhensibles qu’elles pouvaient être amusantes si elles n’impliquaient pas autant d’irrespect.

Ces dites actions, impliquaient de frapper sur le bureau, puis de s’y assoir en tailleur et enfin de tirer la langue à la fin de longues tirades, une conclusion parfaite en quelque sorte. Ah et au passage elle activa un hologramme d’un butarien tout à fait affreux, et mystérieusement connu du propriétaire du bureau maltraité.

Puis finalement Kydra cessa enfin ses simagrées et sembla même sur le point de laisser quelqu’un d’autre s’exprimer, et peut être même de l’écouter, mais cela ne serait vérifiable qu’en se lançant à son tour aussi Anton cessa enfin de pianoter sur son ordinateur et fixa ses trois yeux, ainsi que l’orbe ravagée seul vestige d’un quatrième œil.

Alors l’ancien chasseur de prime croisa ses doigts et lâcha son plus beau sourire, dont il était particulièrement fier.

« C’est un plaisir que d’enfin te revoir ma très chère. Et ne te fais donc pas de soucis pour toute cette histoire autour de Jikew, ce dernier est très bien là où il est. Ta mission est une réussite, certes pas dans le sens où je me l’imaginais mais qu’importe c’est une réussite voilà bien la seule chose qui importe réellement. »

Le sourire toujours figé sur son visage pour le reste inexpressif, Anton éteint en toute tranquillité son ordinateur puis attrapa un bol et commença à déguster les fruits s’y trouvant. Le tout sans jamais cesser de fixer son interlocutrice.

« Très intéressant cette histoire de vaisseau, vraiment. Et il est évident que je serais le pire des alliés si je ne pouvais même pas te fournir un pilote digne de ce nom. Je m’en occupe, sois rassurée tu auras ton équipage. Et une équipe pour en prendre possession.

Et j’espère évidemment dans le même temps que cette nouvelle possession servira à m’aider dans ma tâche. »


Et soudain le butarien se rendit compte qu’il n’y avait déjà plus rien pour se sustenter dans son bol aussi le reposa-t-il et se contenta de fixer Kydra tout en sourire, recroisant dans le même temps ses doigts.

« Ton, … seigneur de guerre… » Anton s’arrêta quelques instants et sembla déguster avec plaisir les mots qu’il venait de prononcer. « J’aime véritablement ce titre. Bref ton seigneur de guerre est pour le moment largement occupé par les différentes reconstructions nécessaires dans mes quartiers. Prendre le contrôle de station trop vite est le meilleur moyen de la perdre immédiatement après.

Surtout avec certains alliés que je possède. Ils ne comprennent que peu le sens du terme loyauté et encore moins celui de pardon aussi je stabilise mes terres, renforce mon contrôle et instaure un règne différent ou chaque organisations différentes sont soit assimilées soit exterminées.

Mais bientôt les Pacificateurs seront à nouveau parés au combat. Et pour cela j’ai besoin que mes lieutenants soient plus motivés que jamais, et surtout au sommet de leur puissance personnelle. Et dans ces lieutenants il y a une place pour toi Kydra. »


Puis Anton coupa brusquement et se leva pour la première fois depuis le début de la rencontre et marcha jusqu’à l’emplacement de feu la fissure au sol.

« Non pas une place mais une destinée. Je ne sais pas ce que tu recherches réellement humaine, ni quels sont tes plans mais je peux t’assurer qu’en unissant tes forces aux miennes nous pouvons atteindre des sommets. Crédits, biens matériels, famille, amis, tout cela est indigne de personnes telles que nous.

Et si vraiment nous désirons de telles choses, nous les créons ou les prenons par nos propres moyens, mais ce n’est pas cela qui nous anime réellement. Ni même le pouvoir qui n’est qu’un mirage pour les aveugles. Car nous ne combattons que pour ce que nous n’avons pas, et le pouvoir Kydra est quelque chose que toi et moi possédons.

Non, nous allons détruire la Galaxie puis la reconstruire. Et tu es cette destruction Kydra, je sens en toi ce pouvoir. Thessia n’était qu’une broutille, une plongée bien trop courte dans la destinée qui est la tienne. Pour reprendre un mythe typiquement humain, tu es une cavalière de l’apocalypse mon amie. Et je veux que ce vaisseau que tu vas t’offrir soit ton cheval. »


Alors le Pacificateur scruta encore plus intensément son interlocutrice.

« Je ne veux pas conquérir Oméga, je veux la plonger dans le chaos, je veux que le sang et la folie emplisse la station et que chaque parcelle d’Oméga que je ne contrôle pas sombre dans une folie sanguinaire qui noie la station sous ses propres fluides.

Puis je serais l’Architecte du renouveau, j’apporterai la paix, l’harmonie et enfin la station sera mienne. Je bâtirai cet empire que les Terminus méritent et alors seulement nous tournerons tous deux vers quelque chose d’encore plus grand. »


Soudain, Anton tendit une lame cérémonielle qu’il avait caché jusque-là vers Kydra, une lame semblable à la sienne mais plus petite, complètement adaptée à l’humaine lui faisant face.

« Je te veux Kydra. »


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Dim 13 Nov 2016, 18:41

Kydra était restée plantée là, les yeux écarquillés, à écouter les paroles du butarien sans piper mot, sans esquisser le moindre mouvement. A l'origine, elle n'avait pas su vraiment à quoi s'attendre de la part d'Anton, mais la scène qui se déroulait sous ses yeux dépassait tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Personne dans cette vie ne l'avait considérée en si haute estime, considérée aussi importante et que ces paroles viennent du puissant guerrier qui lui faisait face... Cependant, son jugement ne devait pas être altéré par la surprise. Le butarien était maître dans la manipulation des mots, il ne fallait pas l'oublier. Mais il n'avait aucune raison de lui mentir en lui parlant ainsi. Kydra tenta de se contenir au maximum pour éviter de faire voir à quel point ces paroles l'avaient touché.

Elle croisa les bras.

Je ne savais pas que tu étais intéressé par les humaines Anton.

Kydra s'empara de la lame puis porta l'une de ses mains à son front en prenant un air triste. Elle continua avec un ton exagérément aiguë.

Mais voyons Anton, tu sais très bien que cette relation est vouée à l'échec. Que diront on si l'on voyait le chef des pacificateurs avec une humaine, originaire des bas fonds et ancienne esclave qui plus est ?

Elle se tourna et joignit ses mains.

Nous serions obligés de nous cacher constamment pour pouvoir vivre notre amour dans l'ombre. Une cruelle destinée pour deux amants qui n'étaient pas destinés à être ensemble ! Ou peut être est ce que tu recherches justement, une relation dramatique qui se soldera par la mort de l'un des deux au combat ou par un éclat flamboyant qui te permettra d'imposer la vision de ton couple une fois victorieux ?


Kydra écarta les mains et s'inclina exagérément bas.

Je suis toute à vous, ô futur empereur des Terminus.

Elle posa la lame du poignard contre l'un de ses doigts et n'eut pas à beaucoup forcer pour ouvrir sa chair. Le sang se mit à couler et elle lécha précautionneusement le liquide rouge qui se trouvait sur la lame.

C'est bon ? Le rituel est terminé ?

L'humaine éclata de rire puis reprit sa voix normale, absorbée par la contemplation du couteau.

Bien évidemment que je te suis Anton, je n'aurais pas imaginé l'inverse possible. Je ne m'arrêterai pas tant que tu n'auras pas posé ton cul au sommet d'Oméga. Quand à ce que je recherche, c'est très simple. Noyer la galaxie dans son propre sang et la faire renaître sans toutes les imperfections qui la rongent. Tu remarqueras les similitudes avec tes propres objectifs.

Son regard dépassa la lame et se posa sur Anton. Il avait mentionné sa «destinée». Kydra avait tant combattu la fatalité, encore et encore. C'est ce qui avait amené les terribles souffrances mais également les joies exubérantes de cette nouvelle vie. Imaginer que tout avait était prévu depuis le début pour l'amener ici, à cet instant précis ? Elle en doutait. Mais Anton était le premier point de vue extérieur à exprimer son opinion sur le sujet et il ne s'agissait pas de n'importe qui. Et plus que tout, elle souhaitait croire qu'elle serait en mesure de mener à bien ses convictions.

Elle se tourna et fit complètement face au butarien.

Je serai plus qu'heureuse de verser mon sang à tes côtés Anton Ardak, le butarien que tout le monde connaîtra avec haine, crainte ou admiration, pour avoir forgé de ses propres mains une nouvelle ère galactique.

Ses yeux se posant sur la cicatrice de son interlocuteur, un souvenir récent refit surface.

Oh et, tant que j'y pense, si vous voyez une probatrice borgne sur Oméga, ça serait sympa de me prévenir. Une copine que je me suis faite sur Thessia, elle a fait preuve d'une grande hospitalité à mon égard et je me dois de lui rendre la pareille.

Elle grimaça lorsqu'elle sentit une vague de douleur venir de son doigt. Bordel, sans l'adrénaline du combat, ces petites merdes faisaient presque aussi mal qu'une véritable blessure.



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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Lun 14 Nov 2016, 16:56
L’Humanité.

Une espèce extrêmement étrange, qui s’était élevée beaucoup trop vite et qui n’arrivait jamais à se satisfaire de quelque chose. Au départ ils passèrent pour des parasites, puis pour des enfants capricieux et enfin pour des héros. Mais pour Anton ils avaient toujours été un mystère, un peuple ambitieux mais incapable de se concentrer plus de quelques années sur quelque chose. Un peuple compétent mais surchargé de parasites et d’idiots.

Et en vérité, Anton n’avait jamais ressenti de haine particulière envers ce peuple, sûrement du fait qu’il eut côtoyé très tôt des écoles mixtes, ou butariens et humains cohabitaient sans soucis particuliers. Et bien qu’il eut connu la guerre civile d’Anhur ou butariens et humains se trouvaient massivement dans les côtés opposés, il n’y avait jamais eu un unique camp contre l’autre, le conflit n’avait jamais sombré dans l’émeute raciale.

Pourtant, pour autant Anton ne comprenait toujours pas l’Humanité, et encore moins son humour extrêmement perturbant. Et Kydra lui en donnait un exemple parfait en cet instant même en simulant quelques situations étranges et en déstabilisant complètement un butarien perplexe et ne sachant nullement comment réagir.

Puis heureusement Kydra cessa soudainement ses imitations permettant à Anton de simuler qu’il trouvait tout cela extrêmement drôle, même s’il s’arrangea pour ne pas rire trop fort et dévoiler ainsi que ce dernier était en vérité un simple rire simulé. Et finalement il put sourire sincèrement lorsque l’humaine lui révéla qu’elle acceptait son offre.

« Tu m’en vois ravi Kydra, très bien tu es désormais un lieutenant de mon armée, aussi j’attends de toi que tu construises quelque chose. Car chaque pièce maitresse de ma … collection, se doit de bâtir un outil qui sera le rouage qui fera tourner la guerre qui attend cette station.

J’ai mon école d’assassins, j’ai mon école pour biotiques, j’ai mon réseau de brasseries et bars, et j’ai un contrebandier. Et toi, apôtre du chaos, ma championne. Que veux-tu m’apporter comme présent pour aider à ce que mon avenir, notre avenir, soit aussi éclatant … et destructeur que nous l’imaginons ?

Je suis curieux de ce que tu choisiras, et s’il te faut plus de temps pour choisir alors un mot, un seul et tu auras le temps qu’il te manque. »


Et Anton retourna tranquillement s’assoir sur son trône de pierre puis fixa à nouveau Kydra. Le tout en plaçant ses mains face à face l’une de l’autre et faisant se toucher chaque doigt semblable entre eux.

« Les probatrices ne sont des adversaires à sous-estimés ma jeune amie. Et sache que j’en sais quelque chose, j’en ai moi-même tuée une il y a quelques temps de cela. Un souvenir fort intéressant. D’ailleurs j’ai gardé un souvenir de cette histoire. » Et Anton indiqua soudain la vitrine qui se trouvait à sa gauche. « Un morceau de son armure, je trouvais que la tête entière cela faisait un peu trop. »

Et le Pacificateur lâcha un court mais sincère rire, une sorte de râle rauque.

« Toutefois, sois assurée qu’il est évident que je ne laisserai aucune asari, pas même une probatrice se balader sur ma station pour tuer mes lieutenants. Et te connaissant tu voudras combattre par toi-même aussi je te jure de te faire prévenir à la moindre information traitant d’un tel individu. »
Alors Anton reprit sa position d’attente, et fixa intensément son interlocutrice.

« Mais j’ai une dernière série de questions, Thessia était-ce intéressant ? Et surtout penses-tu qu’il soit intéressant de continuer à travailler avec ceux qui ont organisé tout cela ? »

Ne restait plus qu’à attendre la réponse de Kydra, et en fonction, Anton avait déjà une idée fort intéressante qui germait en son esprit. Le Chef des Pacificateurs était enfin de retour dans les affaires.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Mar 15 Nov 2016, 00:33

Bâtir ? C'était ce qu'elle souhaitait en effet, construire petit à petit un instrument de destruction gigantesque, œuvre pour laquelle elle avait travaillé après la longue traque de Jikew. Ironique venant d'une pauvre mercenaire fraîchement affiliée à l'une des factions et sortant d'une longue période de torpeur mentale. Mais beaucoup des choses qui entouraient Kydra l'étaient après tout. L'humaine voulait renforcer les Terminus, les faire devenir une menace réelle pour le Conseil. Le personnel venait avec le temps, elle l'avait appris en recrutant tant de groupuscules mineurs avec une facilité déconcertante. La haine commune rassemblait les individus avec une aisance véritablement surprenante. Le matériel était en revanche une tout autre histoire. C'était à vrai dire, ce qui lui faisait le plus défaut.

Cependant, la capture du vaisseau et son entretien avant son utilisation allait demander pas mal de moyens tant qu'elle n'avait pas de plus grosses rentrées de ressources, ce qu'il était justement censé lui apporter. Il s'agissait déjà d'un énorme investissement de sa part, elle n'était pas capable avec ses maigres moyens d'établir quoi que ce soit d'autre. Elle pouvait toujours reprendre la construction d'une salle d’entraînement virtuelle, formant les mercenaires à adopter des tactiques beaucoup plus efficaces en groupes et à limiter les actions en solo. Mais vraiment pas dans l'immédiat.

Je suis désolée Anton, mais je n'ai pas les moyens actuellement de pouvoir répondre à tes attentes. Ce sera sûrement le cas dans l'avenir, mais je ne peux subvenir à l’organisation autrement que comme je l'ai toujours fait actuellement.

Elle était sincère, peut importe la réaction du butarien, elle ne pouvait rien y changer. Son regard se posa sur le morceau d'armure de cette probatrice. Kydra n'était pas réellement surprise qu'Anton ait réussi à en éliminer une, mais après avoir goûté aux capacités de ces redoutables guerrières, elle n'éprouvait que plus d'admiration encore pour lui. Sans nul doute n'avait il pas eu à ramper en se vidant de son sang, la cage thoracique perforée après le combat. L'humaine plaça sa main au niveau de la gigantesque cicatrice qui lui parcourait le torse. Mais elle se rappela avec un sourire la moitié du visage de l'asari se liquéfier sous son attaque. Qu'elle vienne. Elle s'occuperait volontiers de l'autre moitié.

Kydra virevolta et se replaça face au butarien.

Thessia ? Intéressant ? De la rhétorique pur et simple mon cher Anton. C'est toujours un immense plaisir que de frapper les conciliens, surtout avec autant de puissance. Je me serais bien passée de la poitrine perforée maiiiiis bon, ça valait le coup.

La réponse amenait à la suite de la discussion.

J'ignore purement et simplement quels sont les instigateurs de cette opération, je suis certaine que tu en sais plus que moi. Ma présence n'était due qu'à la rencontre d'une matriarche avant le crépuscule, j'ignorais qu'un ordre inconnu allait s'en mêler, elle ne m'en avait pas fait la mention.

Les poings de Kydra se serrèrent.

Et j'ai horreur d'obéir à une ombre muette, tout aussi amical puisse t-elle être. C'est eux qui m'ont retapé, et non pas la faction pour laquelle j'avais accepté de travailler, j’exècre cette situation.

L'humaine croisa les bras. Elle se souvint avoir délibérément désobéi à un ordre d'Anton en retirant sa ceinture explosive. Sa mort sur Thessia aurait provoqué une guerre entre le Conseil et Oméga, une anarchie à l'échelle galactique. Son objectif en somme. Mais trop de variables auraient pu rentrer en compte, et elle n'aurait plus été là pour s'assurer du succès de sa mission. Rester en vie et retourner à sa petite existence misérable pleine de souffrances dans les rues d'Oméga ? Durant son rétablissement, elle avait longtemps regretté d'avoir voulue survivre, mais la chance passée, il n'était plus possible de faire machine arrière. C'était la raison pour laquelle elle souhaitait tant ce vaisseau. Kydra voulait passer réellement à l'action d'elle même et rendre sa survie plus rentable que cette potentielle mort gâchée. Elle garda cependant tout ceci sous silence. Ces informations n’intéressaient de toute manière pas le butarien.

Cependant, Dashanxa s'est avérée être une excellente collègue, surprenant fait de la part d'une asari. Nous avons convenue de nous rendre réciproquement plus puissante l'une et l'autre. Je l'ai aidé sur Thessia, elle m'aide en retour sur Oméga. J'ignore quelles sont tes relations avec elle ou cet ordre, mais je continuerai pour ma part de travailler aux côtés de cette matriarche, du moment que personne d'autre ne vient fourrer son nez trop près dans mes affaires.

En y réfléchissant, Kydra se rendait compte que la liste de ses ennemis commençait à devenir longue, sur Oméga ou en dehors, individus isolés ou plus gros poissons comme Shoran ou le Courtier... Les alliés avec lesquels elle s'entouraient n'étaient en réalité plus vraiment un luxe. Pour la première fois depuis longtemps, Kydra ne se sentait plus réellement seule face à cet incommensurable tâche qu'elle s'était entêtée à vouloir accomplir en solitaire pendant des années.



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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Mer 16 Nov 2016, 21:54
Les différentes nouvelles n’étaient guère étonnantes pas plus d’ailleurs que la demande de Kydra de remettre à plus tard la décision de ce qu’elle allait bâtir, ou non. Mais qu’importe, car au final Anton n’était pas butarien à laisser le temps décider pour lui de ce qu’il pouvait ou non faire. Aussi le Fondateur des Pacificateur décida de prendre les devants et revenir sur sa demande. De toute manière il savait que la proposition pouvait tout à fait intéresser l’humaine.

Après elle concernait deux choses que l’ancien soldat aimait par-dessus tout. Et puis la chose était totalement bénéfique pour l’organisation comme pour Kydra. Alors il n’y avait nulle raison de se retenir.

« Il ne s’agit nullement de moyens mon amie. Et tu sais bien que je n’ai jamais compté lorsqu’il s’agit d’avoir le meilleur, et en l’occurrence il s’agit ici de certaines de tes compétences. » Anton se releva finalement et fit quelques pas devant sa baie vitrée qui sublimait son bureau auprès des visiteurs. « Et tu es au courant que j’ai pour les tiennes le plus profond respect. Jamais sinon je ne t’aurais choisi pour devenir un lieutenant de cette organisation pour laquelle j’ai saigné et perdu un œil.

Aussi laisse me te proposer quelque chose de concret, là tout de suite. Tu pourras évidemment y réfléchir quelques temps, mais je ne doute pas que tu comprendras pourquoi je te le demande à toi et non à d’autres. »


Soudain Anton s’arrêta net, se trouvant alors à scruter la vue qui s’offrait à lui depuis sa baie vitrée, en vérité guère exceptionnelle mais donnant à voir le véritable visage d’Oméga, un géant d’acier et de pierre vivant tel un parasite sur un astéroïde. Une superbe allégorie des citoyens des systèmes Terminus.

« J’ai un projet qui me rapportera des sommes non négligeables mais qui apportera aussi d’innombrables ennemis et ennuis qui en découlent. Aussi j’ai besoin d’organiser certaines manœuvres qui mèneront les gens à scruter dans une tout autre destination. Et pour un tel travail j’ai de mes meilleurs éléments. »

Le Pacificateur croisa alors ses mains dans le dos, et ferma les yeux, bien que Kydra ne puisse le voir depuis sa position. Il resta ainsi quelques secondes avant de reprendre enfin la parole.

« Je vais organiser des raids à l’encontre de certaines colonies situées dans la Travée de l’Attique, des mondes peuplés par des moutons gras provenant des mondes concilliens. Et je veux plus particulièrement cibler les mondes humains.

Mais pour cela il me faut des vaisseaux, et c’est là que je veux que tu entres en jeu. Pille, mutile, brûle pour moi. Sème le chaos et la mort sur ton chemin, et sème les corps avec sagesse. »
Un large sourire emplit le visage du butarien qui rouvrit les yeux, et fixa son regard sur une lumière qui brillait faiblement depuis un endroit inconnu de la station.

« Les indices doivent mener à Shoran. Aussi j’ai besoin que tu enlèves quelques larbins clairement affiliés à elle, et que tu les emportes … vivant avec toi. Et que leur corps récemment sans vie se retrouvent sur place une fois le raid mené.

Chaque attaque sera organisée en amont, et tu aurais une liste de cibles définies, et pour chaque réussite tu recevras armement et payement. Plus d’objectifs seront accomplis et plus tu attireras à toi pirates et seigneurs de guerre ambitieux.

Tu bâtirais une flottille qui attirera très vite le regard des concilliens et à travers eux leurs chiens de garde tels que les Spectres. Tu devras évidemment disparaitre à ce moment-là et revenir sur Oméga, mais qu’importe car le nom de Shoran sera sur toutes les lèvres, y compris celles qui m’importent vraiment.

De plus si elle vient à nier que les assauts sont d’elle, elle passera pour une chef cupide qui refuse de partager les crédits, et si elle s’en sert alors ses proclamations résonneront à travers l’espace plus fort que n’importe lequel de nos plans. »


Et Anton leva alors les mains et se retourna vers Kydra pour la première fois depuis le début de sa tirade.

« Tu es celle qui peut mener tout ça à bien. Et si tu acceptes, alors tu auras le meilleur des pilotes, le meilleur des équipages et tu seras mon varren aux œufs d’or. Mais si tu refuses, sache que je ne t’en tiendrais pas rigueur. Tu n’es et ne seras jamais qu’un outil à mes yeux, tu es ma fille.

Un enfant qui n’aurait certes pas été gâté par la nature mais qu’importe en tant que parents nous nous devons d’aimer nos enfants. »
Et là Anton éclata de son rire rauque et sincère qu’il réservait pour de rares occasions. Lui le grand Anton qui venait de faire de l’humour.

« Enfin, voilà ce que je te propose. Maintenant tu es la seule à pouvoir décider de ce que tu vas en faire. » Puis l’ancien chasseur de prime porta ses pas jusqu’à son armoire aux trophées et scruta chaque d’eux lentement, et avec un plaisir et une fierté évidente.

Sa médaille de la Guerre civile d’Anhur, son diplôme d’officier de l’armée Na’Hesit, le morceau d’armure de la probatrice, une dent d’un mâle alpha varren qu’il avait abattu à la chasse avec son grand frère, une dague cérémonielle Na’hesit qu’il avait obtenu en gagnant un match de gladiateur et enfin le crâne d’un ralois. Toutes ces choses trônaient fièrement et rappelaient chaque jour à Anton tout ce qu’il avait traversé pour en arriver là.

D’ailleurs le crâne du ralois lui rappela le combat qu’il avait eu contre lui et combien il se rappelait encore avec plaisir la manière dont il l’avait tué. Comment s’appelait-il déjà ? Ythoque ou quelque chose dans le genre … Ythaq ! Aussitôt, le butarien ouvrit sa vitrine et attrapa le crâne de ce valeureux mais malchanceux combattant et commença à frotter avec une certaine douceur l’ossement.

« Tant mieux pour Thessia en tout cas. Je regrette de ne pas avoir pu en être aussi, car rien ne peut égaler l’odeur de la guerre. » Et Anton se retourna vers Kydra pour lui exhiber le crâne d’oiseau qu’il détenait. « C’est pour cela que je conserve cette … collection, car lorsqu’il m’arrive de penser à me contenter de ce que j’ai, il me suffit de scruter tout ça pour me rappeler combien j’aime vaincre ce qu’on juge comme impossible pour le commun. »

Puis Anton rangea son trophée, et retourna en toute tranquillité vers son bureau, et le trône qui se trouvait juste derrière.

« Les instigateurs de cette histoire sont des individus mystérieux qui vivent dans un monde qui n’est pas le nôtre, et qui ne m’intéresse nullement. Des conspirateurs, des manipulateurs qui n’aiment rien plus que diriger dans l’ombre et draper leur personne d’une aura de mystère pathétique. Le genre à créer un ordre ou une cabale proprement ridicule, mais qui possèdent malgré tout un pouvoir insensé.

Pour l’instant ils sont nos alliés, mais la loyauté ne signifie rien dans le monde ou ils vivent aussi compter sur eux et aussi risqué d’espérer qu’un krogan se comporte de manière distingué. C’est pour cela que je mets en garde, ne tente rien qui t’attire les foudres de ces individus, car pour l’instant ils sont hors de notre portée, et surtout extrêmement utiles.

Pour ce qui est de cette … Dashanxa. Fais ce que tu veux, de plus ses forces peuvent être plus qu’utiles étant donné que nous manquons encore de combattants biotiques. »


Alors Anton reprit sa position sur son trône et scruta avec intensité son interlocutrice.

« Maintenant, tu peux m’exprimer tes doléances. Je suis tout ouïe. »


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Ven 18 Nov 2016, 00:27

La journée prenait réellement une tournure plus qu'inattendue. Kydra devrait peut être rendre beaucoup plus souvent visite à Anton s'il avait toujours d'aussi excellentes nouvelles. D'une certaine manière, à chaque fois qu'elle voyait le butarien sa vie prenait une toute autre tournure, progressant d'une étape supplémentaire et l'extirpant petit à petit des eaux sombres qui continuaient pourtant de s'agripper à elle. Il était toujours tellement tentant de s'imaginer y plonger, s'y livrer corps et âme à ce tumulte séduisant résonnant dans son crâne. Et paradoxalement, plus elle s'en éloignait, moins il fallait s'y risquer, et plus cela faisait monter l'envie en elle, l'envie irrésistible de franchir cet interdit qu'elle s'était elle même fixée.

Et les paroles du butarien n'arrangeaient rien, lui faisant tourner la tête en se les représentant. Kydra était une toxico et Anton venait de lui fournir sa dose. La défonce était certes loin d'être aussi puissante, mais la jeune femme pouvait en ressentir l'effet dans son crâne. Pour un peu, elle en aurait bien pris une dose réelle, histoire de se foutre le cerveau en l'air un bon coup pour l'occasion. Mais Anton était toujours là et elle ne pouvait laisser ses pulsions la reprendre, pas tout de suite.

Des doléances ?

L'humaine éclata de rire.

Voyons Anton, comment pourrais je exprimer la moindre objection à faire ce que j'ai toujours voulu accomplir dans cette putain de vie ?

Elle se pencha en avant avec un large sourire.

Après ce connard de drell, tu sembles avoir compris par quels moyens me satisfaire. Et je ne vais pas m'en plaindre, je vais rester dans le rang et obéir tant que j'ai mes croquettes.

L'humaine se redressa et croisa les bras.

Ta fille ? Ne serait ce pas plus dégradant encore qu'une amante ? Je ne peux pas dire qu'avoir un papa butarien ait toujours fait parti de mes envies les plus folles, mais ça claque sans doute bien plus qu'un père obsédé par son devoir dans l'alliance et qui en délaisse sa famille.

Elle n'avait que peu de souvenirs de son père, et c'était très bien ainsi. Kydra avait du faire le choix il y a bien longtemps entre ses ambitions et le fait de pouvoir fonder une famille. Sans doute avait elle encore plus de possibilités sur ce point à présent. Il lui suffisait de garder suffisamment de gain de côté, de se trouver une moitié, puis de partir avec, couler des jours tranquilles dans une retraite cachée. Mais à l'inverse de son père, elle savait ses passions bien trop dévorantes pour imaginer cela réellement possible, et sa liste d'ennemis était trop longue pour se le permettre sans danger. Mais malgré cela, son instinct revenait la frapper sans pitié de temps à autre.

Kydra posa son regard sur Anton. Le butarien devait il faire face lui aussi à ce genre de déchirements de temps à autre ? Il n'était pas humain, mais il possédait bien un instinct lui aussi non ? Lui arrivait il parfois de s'imaginer couler une vie tranquille avec ses proches, de fonder une véritable famille, autre que des frères d'armes ? Elle n'en savait rien, et elle n'en saurait sans doute jamais plus. Elle savait en tout cas qu'il la considérait comme sa fille, pure invention ou aveu sincère, dans les deux cas, elle comptait le prendre au mot.

Anton était passé du statut d'associé à celui de supérieur, d'amant, puis de père au cours de la discussion. Fascinant.

En tout cas, je suis prête à frapper une fois de plus, ça ne sera pas dans l'immédiat, mais il suffit pour cela que je m'affûte durant cette période.

La jeune femme écarta les bras.

Imagines si nous échouons à prendre ce vaisseau et que j'y perds la vie ! Il te faudrait repêcher dans la populace des bas fonds un autre poisson non ? Dommage que tu ne sois plus aussi séduisant qu'autrefois pour cela avec ta gueule affreusement déformée.

Kydra se rapprocha du trône et tira sur l'une des babines du butarien en souriant. Mais elle se rappela soudainement l'importance que portait sa race à la perte d'un œil et, craignant une offuscation, elle bondit en arrière. L'humaine joignit ses mains dans son dos.

Merci de me donner des chances de réussir dans la vie papa. Maintenant, à moins que tu n'aies quelque chose à ajouter, je vais aller me cuiter violemment, trinquer à ce nouveau poste, à mon nouveau père adoptif, et à mon retour sur Omega. C'est un crime que de revenir ici sans passer par le Venereae.





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La croisée des chemins

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