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 Intrigue #8 : Extinction

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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Ven 06 Jan 2017, 14:04

Mes yeux parcouraient à nouveau le retour vidéo des caméras de la zone. C’est impuissante que j’observais ces êtres des ténèbres s’en prendre à quiconque se trouvait sur leur passage. Le krogan qui dirigeait le groupe en charge de cette fameuse et massive caisse avait lâché la Mort, ne se souciant guère des pertes civiles qu’il venait d’engendrer. Ou peut être avait-il eu en tête d’effacer traces et témoins… Les scientifiques qui cherchaient à s’enfuir à présent que la quarantaine avait été levée devaient depuis tous regretter leurs travaux.

Les créations se retournaient contre leurs créateurs…

J’ignorais les véritables raisons qui les avaient fait rejoindre Machiavel. L’argent devait probablement être la principale. La soif d’expérimentations et de découvertes scientifiques la seconde. La menace devait aussi avoir joué un rôle… Ayant moi même été embarquée plus ou moins par contrainte dans des aventures immorales, je ne jugeais pas ceux qui avaient été ici par la force ou la pression.

Pour les autres en revanche, ils méritaient leur sort.

Des hurlements de souffrance et des cris de désespoir parvenaient jusqu’à nous tandis que les images, elles, ne laissaient filtrer aucun son. Je relevais un instant la tête et vis le groupe quitter les lieux pour probablement aller découvrir ce que pouvait bien transporter le personnel armé qui se dirigeait vers je ne savais où. Moi, moi je restai là, devant ce terminal, tandis que les portes autour s’étaient ouvertes et que des monstres auraient pu rentrer. Je voulais des réponses.

Peut être qu’en continuant à fouiller, j’en trouverai...

Derrière la visière de mon casque, mes yeux bleus se portèrent sur le Commandant. Lui même ne bougeait pas. Il devait attendre que je le fasse pour ça. Un sourire secret apparut sur mes lèvres à cette constatation, et je baissais alors le regard pour me concentrer sur ma tâche, me sachant protégée par celui qui comme moi, ne suivait pas les siens.

La sécurité qui protégeait les projets en cours était plutôt bien conçue. Mais pas suffisamment pour m’empêcher d’accéder à ce que le réseau renfermait. Il me fallut plusieurs minutes, mais je parvins à la faire sauter. Nombreux furent alors les dossiers accessibles, mais seulement l’un d’eux attira aussitôt mon attention : P-AD_REC-ASARI. En l’ouvrant, j’y aperçus de multiples vidéo d’asari cobayes des expérimentations machiavéliques. Sous mes yeux, mes sœurs souffraient, et leur biotique anormalement décuplée les épuisaient jusqu’à prendre leur vie. Le halo habituellement bleu s’affichait noir. Comme celui des monstres parcourant actuellement les couloirs… J’étais sur la bonne piste, et me mis à explorer tous les dossiers commençant par P-AD. Acronyme que je compris plus tard signifier Projet Absolutum Dominium.

Le Pouvoir absolu…

Si je pus constater des expérimentations pour booster les effets de l’ézo sur les organismes en employant de l’énergie noire afin de créer une nouvelle forme de biotique, de ma lecture je ne trouvais rien pour inverser le procédé, ni la moindre information sur comment combattre des êtres altérés. Nous allions devoir user des moyens que nous avions pour contrer une forme de biotique classique, et les appliquer sur la biotique noire. Avec, probablement, beaucoup plus de difficultés…

Je soupirai dans mon casque, pour alors informer avec une certaine frustration :

- « Machiavel a créé une nouvelle forme de biotique en se servant d’énergie noire. Je ne trouve rien permettant d’inverser ni combattre efficacement cette biotique décuplée. Je ne trouve rien non plus sur ce qu’ils sont entrain de transporter à l’intérieur de la caisse métallique, mais ce doit être crucial aux yeux de l’ennemi. »

Abandonnant ce terminal dont l'intérêt avait été finalement particulièrement décevant, j’avais rejoins l’N7 au niveau du seuil de la porte donnant vers la direction qu’avait prise Codex et le groupe. Direction qu’il faudrait prendre pour soit, rejoindre les nôtres et découvrir ce que l’ennemi protégeait dans cette caisse, ou soit, rejoindre les serveurs pour remplir la mission confiée par le Courtier…

Mais cet objectif là semblait être devenu accessoire...






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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Sam 07 Jan 2017, 20:07
Le batracien était aux commandes, donc ? Quelles commandes aux justes ? Celle d’une immense boucherie. La drelle ne combattait plus pour un objectif ou une mission, à cet instant, elle combattait pour sa vie. La dissociation est certes un processus efficace, mais la sienne n’avait jamais su taire l’instinct de survie qui vous commande en pareille situation. Bouger ou mourir, tirer ou se faire tirer dessus. Cette boucherie était finalement peut-être le véritable objectif, une diversion quoiqu’il en coûte. Ses capacités de camouflage et son entraînement militaire était certainement la seule raison qui expliquait raisonnablement sa survie, facteur chance non-compris.

« Par Kalahira »
souffla la drelle, temporairement abritée derrière un couvert.

De son ancien groupe, rien ne subsistait, séparés ou décédés. A côté d’elle, un petit mercenaire humain, jeune. Oh, assez vieux pour partir la fleur au fusil conquérir l’univers, mais jeune quand même. C’est ce qu’il devait se dire alors que les larmes roulaient sur son visage, venant s’échouer dans sa barbe poisseuse de boue et de sang. Trop jeune pour mourir. La drelle posa une main sur son épaule et lui sourit. Bon, elle savait d’expérience qu’un sourire drelle semblait étrange à ces singes poilus qu’étaient les humains…. mais sa grimace eu au moins l’avantage de le faire réagir.

« On bouge, si on reste là, on va se faire démonter. On va se trouver un groupe, seuls on est juste des lapins à tirer. »


Une deuxième tape, elle s’en va au pas de course. S’il la suit, tant mieux, sinon tant pis pour lui. Seul son sang de glace l’empêche de tomber dans un sentimentalisme paralysant. Le champ de bataille est un véritable chaos, un enfer. Les tirs, les explosions ne cessent pas. D’ailleurs, un projectile de gros calibre explosa non loin d’elle, ou était-ce encore une de ces bombes ? La drelle s’envola littéralement soufflée. Heureusement, elle se trouvait trop loin pour subir de trop grand dommage dû aux fragments, mais elle sentit son bouclier se briser et un violent choc heurter son armure. Elle n’eut pas réellement le temps de juger de son état, à peine ses esprits retrouvés, qu’elle détala, prise entre deux feux. Rampant plus que marchant.

Les dieux devaient véritablement être avec elle, car elle tomba sur un groupe de confrontation et parmi eux, son batracien préféré. C’est une drelle passablement sale et couverte de sang – heureusement plus des autres que le siens – qui lui apparut. Elle avait semé son casque dans l’aventure et son armure était passablement endommagée. Un booste de medikit avait été nécessaire pour qu’elle se tienne aussi nonchalamment devant eux. Le petit humain n’avait pas réussi à suivre, tant pis.

« Sacrée boucherie ! A qui tranchons nous les jarrets ou la langue pour la suite ? »

Une petite pointe d’humour ne fait jamais de mal, n’est-ce pas ? Elle ouvrit une barre protéinée qu’elle engloutit rapidement. Du sucre, du sucre et de l’énergie. Incroyable le nombre de calorie que survivre en enfer demande…

Elle plongea ses grands yeux sombres dans celui de leur nouveau leader pour sonder ses intentions. Elle savait qu’a contrario d’elle, Abbadon avait une bien meilleur connaissance de leur cible que lui et de ses adversaires. En toute logique, il était le plus à même d’ébaucher une stratégie, si tant est qu’on puisse encore imaginer quelque chose d’autre que foncer, taper, ne pas crever.


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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Dim 08 Jan 2017, 12:05

Extinction
11 Novembre 2201

Zanéthu - Complexe



« Bynare, je vous confie le commandement. »
« PARDON? »
Je n'ai pas pu m'empêcher de hausser la voix. Mais le Spectre ne me répond pas, ne se retourne pas, il disparaît seulement, accompagné de deux combattants d'élites.
« Je ne suis pas un foutu commandant. Je ne suis pas à vos ordres. Et je suis l'unique personne ici à avoir déjà affronté Machiavel ! »
Ma foulée s'allonge vers l'endroit où se trouvait l'humain, mais je ne vais pas au-delà : les affrontements sont trop nombreux, et mon matériel ne permet pas tant de discrétion.
« MacTavish ! »
Aucune réponse. Enfoiré d'humain. Et prendre une échelle pour arriver sur le toit ne me permet pas de le repérer.
Mon regard se pose autour de moi, et sur les données de mon omnitech. Me confier le commandement ? De quoi ? D'une bande de combattants disparates réduite à peau de chagrin face à un ennemi la surpassant en nombre, en soutien logistique et en capacité ?
Il ne s'agit plus de vaincre. Il s'agit de tuer Machiavel. Même si tout le monde doit y passer. Et pour ça, il faut que les combattants survivent le temps que le turien meurt.
Et c'est à moi de les faire durer suffisamment longtemps. Saloperie d'humain.
Je redescends de mon point d'observation, rejoignant les combattants les plus proches. Peu nombreux, blessés, le moral défaillant. Ils ne tiendront pas. Seule lueur d'espoir, l'arrivée de Tori, mais elle aussi semble à bout de force, malgré son humour toujours présent.
Mais je n'ai pas le cœur à rire.
« Changement de programme, Tori. À toutes les équipes : la position ennemie est trop dangereuse. Nous devons adapter notre tactique. Préparez vous à changer de position. Combattants légers, rejoignez la sniper drelle Tori Jorunn »
Je regarde ma comparse.
« Tori, avec tes troupes, rejoignez la tour du spatioport au plus vite et bloquez tous les accès reliant les bâtiments à votre position. Je veux forcer nos adversaires à passer par la zone à découvert, et que vous les accueillez depuis la meilleure position possible.. »
Canal général.
« Combattants lourds, vous prenez l'arrière garde. Il faut ralentir l'avancée ennemie pour préparer notre riposte. »
''Riposte''. La blague. ''Défense désespérée'' conviendrait mieux.
« Combattants moyens, empêchez les débordements. Chacune de nos vie compte, la défense est notre priorité. »
Et maintenant... Canal privé.
« MacTavish, tenez moi au courant. »
Mais nul ne répond.

*****


Quelle boucherie.
Les assaillants reculant, les défenseurs les suivant, seuls restent les cadavres devant le complexe.
J'ai rapidement rejoins un groupe de combattants intermédiaire, préférant contourner et frapper plutôt que d'être trop exposé. Dans les espaces resserrés des bâtiments, les ''grenades collantes'' de mon pistolet font des ravages, et les ennemis ne tardent pas à se concentrer sur un petit nombre de chemin. Plus dur de les attaquer, mais au moins, les combattants lourds ne seront pas débordés sur les côtés.
Mais ceci n'est évidemment qu'une façon de passer le temps. Et lors d'un détour supplémentaire, je vois le complexe s'ouvrir, Machiavel victorieux et au sommet de sa puissance en sortant.
J'ignore ses paroles, occupé par ce qui l'entoure. Il est devenu si puissant... Il ne semble pas fatigué de son combat, sa biotique ne semble pas faire de distinction entre cadavres et vivants, êtres de chairs et bâtiment, et sans doute pas non plus entre alliés et ennemis. Comme si la vie de ses hommes lui avait déjà importé.
Nous manquons tellement d'informations. Saleté de Courtier.
« A toutes les troupes. La cible arrive. Prenez rapidement position dans le spatioport. C’est là que nous devrons l'affronter. Que les aéronefs se préparent. Empêchez si possible les troupes ennemies de s'éparpiller dans notre zone de combat : la cible ne semble pas faire de distinction entre alliés et ennemis, et elle les massacrera sans doute s'ils sont sur son chemin. Vous aussi.», continuais-je en parlant directement aux quelques hommes m'entourant.
Désormais seul, il est l'heure de faire preuve d'astuce. Affronter maintenant Machiavel ferait gagner du temps, mais cela ne sert plus à rien. MacTavish a échoué. Intervention a échoué. Seule reste Confrontation, et plus le temps passe, plus elle s'affaiblit. Désormais, il n'y a plus qu'à frapper, et espérer que ça soit suffisant.
Mais combattre de front ne signifie pas combattre loyalement. Premièrement, récupérer une nouvelle ceinture explosive et m'en ceindre. Je doute que les kamikazes ait pris le temps de les déséquiper.
Deuxièmement, retourner dans une réserve que j'ai aperçue plus tôt. Au vu des expérimentations faites ici, voir cette substance en telle quantité ne m'étonne pas tant que ça. Et si pour affronter Machiavel, je dois me shooter au Minagen pour bénéficier de ses effets secondaires... Et bien, heureusement que j'ai déjà l'habitude des drogues.

*****


La zone dégagée du spatioport. Si rouge. Tant de morts. Machi a foncé dans le tas. Ses hommes n'ont pas du comprendre ce qui leur arrivait dans le dos, haha. Au moins n'ont ils rien vu venir. Les miens ont eu le temps de savoir.
Mais tous ne sont pas morts, non. De la tour, les tirs se poursuivent. Au sol, certain se battent. Sans doute parce qu'ils savent qu'ils ne peuvent pas fuir. Fuir ne sert à rien. Pas face à cette violence.
Et puisque l'on parle de violence, voici Machi démembrant à nouveau quelqu'un. Wouah, ça gicle. Sans mon casque, je sens d'autant mieux les effluves de sang, l'odeur de merde, le brûlé des kamikaze, ou le salé des larmes des blessés. Tout est si... aiguë.
Je concentre ma biotique. Le Minagen me parcourt les veines à toute vitesse, je sens tout mon corps réagir à l'énergie bleutée. Trop réagir. Mais à quoi bon être clean, si c’est pour que le turien me tue ?
La charge m'amène contre Machiavel. Un échange de regard, une lueur de reconnaissance... Hé hé, on ne s'oublie pas... Et mon poing s'écrase sur son visage, suivi d'une projection qui l'envoie deux mètres plus loin.
Évidemment, rien d'assez pour le neutraliser, ni même le blesser sérieusement. Mais assez pour qu'il se concentre sur moi, que les miens reprennent leurs esprits, qu'ils concentrent leurs frappent. Peut-être que, déconcentré, sa barrière biotique deviendra franchissable, et son armure finira par céder ? Peut-être que mon Venom le déstabilisera, un instant, suffisant pour que tous puissent l'aligner ?
« Allez, Machiavel. Tu as fuis la dernière fois, tu te rappelles ?
Ça n'arrivera plus. »


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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Dim 08 Jan 2017, 15:10


Il y a des jours où il convenait vraiment de ne pas se lever de la journée pour éviter les emmerdes. Celle-ci faisait précisément partie de cette catégorie. Tous les ingrédients pour déboucher à un bain de sang d’envergure se trouvaient réunis, et ce n’est certainement pas la nouvelle du transport d’un mystérieux paquet par l’adversaire qui allait arranger la situation. Nul doute que le contenu valait son pesant d’or pour un tel déploiement de logistique et d’effectifs en plein assaut généralisé des installations. Sans parler de la nature des recherches entreprises dans ces labos dignes du bon vieux docteur Frankenstein.

Raison de plus pour empêcher toute fuite des sbires de Machiavel et mettre la main sur le convoi…

- « Ton patron nous a collé dans une belle merde… Pas question de laisser échapper cette cargaison. On les intercepte et on balance tout ce qu’il nous reste si nécessaire… » résuma clairement Alec en cherchant le regard de son amante à travers la visière de son casque.

Ne dénotant même pas, sous le coup de l’adrénaline, le fait qu’il s’agissait de la première fois qu’il employait le tutoiement pour s’adresser à elle, il envoya valdinguer au sol ce qui s’apparentait à un reste de cobaye Turien à l’omnilame avant de porter son attention sur l’extérieur.

L’humain se hâta alors de quitter les lieux avec son équipière d’infortune sur les talons, bien décidé à neutraliser toute force d’opposition sans faire dans la demi-mesure. A situation exceptionnelles, mesures exceptionnelles, si bien que l’on passa très vite d’une opération commando à l’origine à une véritable bataille rangée. Se frayant péniblement un chemin en direction des leurs à force de décharges à bout portant de son fusil à pompe, le N7 déboula auprès de l’arrière-garde couvert de la tête aux pieds d’un mélange de sangs de diverses couleurs, cervelle et autres tissus organiques en tout genre. Par endroits, son armure autrefois d’un noir mât immaculé se trouvait entaillée ou rayée avec force, signe que la promenade n’avait pas été de tout repos.

Mais le plus dur restait assurément à suivre, puisque le groupe se trouvait pris entre deux feux. A l’avant les tourelles des véhicules fuyant les lieux faisait déferler sur eux un véritable tir de barrage, tandis qu’une horde biotique toute en crocs, griffes et pouvoirs décuplés approchait. C’est bien pour cela que Sykes avait choisi de tenter un coup de poker en piégeant la coursive donnant sur leur position. Sitôt que tous tourneraient le bout des canons de leurs armes vers le Krogan et sa suite à son signal, la déflagration de sa dernière charge de démolition se ferait entendre derrière eux. En théorie, si tout se passait comme prévu – ce qui n’arrive évidemment jamais – le commando n’aurait plus qu’à se préoccuper des forces du terroriste se trouvant être la cible de Confrontation.

Ses créations devaient se retrouver noyées sous les gravats, ne pouvant venir en renfort exterminer les forces conciliennes et du Courtier.

Quel que soit le résultat, le Lieutenant-Commandant ne porta son attention qu’en direction du convoi, et une fois arrivé à hauteur de Codex dont il évalua la condition, prit sur lui de mener l’assaut sur l’objectif, laissant à d’autres la charge de tenir l’arrière. A couvert derrière l’imposante porte anti-souffle de la baie de chargement des laboratoires, il fit signe aux siens de se munir du plus imposant élément de l’arsenal à leur disposition : quatre lance-missiles ML-77. Emportés « en cas de nécessité » en dépit de la prérogative première de furtivité, ces petits bijoux de précision et destruction limitée devaient leur servir à immobiliser les véhicules progressant à une vitesse limitée mais impossible à rattraper sous le feu de l’ennemi.

Donnant aux tireurs comme instruction de viser les roues de la colonne blindée, le soldat de l’Alliance ne pouvait qu’espérer être appuyé par les agents de Codex tandis qu’il rompait le silence radio trop longtemps imposé vu la tournure prise par les évènements. Se calant sur la fréquence radio du gros des forces déployées pour cette opération, il récapitula de façon synthétique leur « avancée ».

- « Intervention pour Confrontation. Directive silence radio compromise et plus de rigueur. Rapport de situation : ennemi disposant d’une forme surdéveloppée de biotique, engin à usage et fonction inconnus escortés par forces d’opposition vers destination inconnue. Nous positionnons pour interception. Tenir à disposition évacuation aérienne et ZA sécurisée pour extraction expresse. Précisez votre situation. A vous. »

C’est tandis qu’il exprimait son souhait d’une réponse que les quatre roquettes fusèrent dans une salve parfaitement synchronisée. Une deuxième et dernière devait en principe suivre, pour neutraliser un maximum de tourelles mobiles, et permettre une approche de ce qui devait se transformer en carcasses fumantes mais en grande partie intactes. Une approche qui ne se ferait toutefois pas sans le leader ennemi abattu pour saper le moral et les efforts adverses, une tâche qu’Alec tenta de réaliser en alignant la tête du Krogan dans la lunette de son M-99. Char d’assaut vivant sur pattes ou non, la natif de Tuchanka qui supervisait les efforts de retraite avec un petit groupe d’infanterie ne pourrait se relever d’un tel tir tant le pouvoir d’arrêt de la munition se trouvait conséquent.

Pour peu que le tir se révèle précis, bien évidemment…
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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Sam 14 Jan 2017, 18:17

Extinction
11 Novembre 2201


Spatioport


L'âme. L'aspect le plus pur d'un individu, ce que la matière est parvenue à créer en utilisant la vie. L’instinct des générations ultérieures et son maigre lot d'expériences lui donnent l'impression de posséder son propre libre arbitre, sa volonté, sa détermination. Ces quelques composants suffisent pour que l'âme se renferme dans une opinion qui n'est au final rien d'autre que le produit d'un calcul mathématique, déguisé en une réelle réflexion. Briser cette routine, c'est devenir une entité d'un genre nouveau, complètement indépendante et obéissant à ses propres règles. Un individu capable de prendre de réelles décisions et voué à manipuler la fatalité elle même.

Tous ces insectes qui lui faisaient pitoyablement face n'échappaient cependant pas à la règle. Un troupeau de bêtes grasses et naïves, combattant toutes jusqu'à leur dernier souffle, persuadées de faire ainsi le bon choix.

Ignorants.

Machiavel s'assurait de punir ce manque de compréhension en fauchant une par une les vies qui s'alignaient face à lui, purgeant un peu plus ce monde de cette vermine qui ne l'avait que trop recouvert. Toutes ces âmes étaient perdues, beaucoup trop corrompues pour pouvoir pleinement appréhender la vérité, leur suppression était la dernière option valable. Mais les ignorants possédaient une arme des plus redoutable, l'espoir. Cette petite étincelle qui leur donnait cette ténacité, cette peur qui ne faisait qu'alimenter plus encore leur détermination. Sans espoir, une âme ne s'auto-suffit plus, et sans âme, le corps n'est plus rien. Qu'il aurait été simple de leur arracher l'espoir aussi facilement qu'un membre, mais cette saleté leur restait collée jusqu'au fin fond de l'esprit, croyant jusqu'au tout dernier instant à la possible intervention d'un miracle. Leur ignorance était au final à l'origine de leur force.

La boucherie répétitive et sans fin à laquelle le turien noir se livrait fut cependant interrompue. Un visage fit son apparition à ses côtés l'espace d'un instant, un visage qui le plongea dans le passé. Oméga, la station pirate, sa sœur, le GSI, le galarien. Ses réflexes annihilés sur le moment, l'attaque le percuta et il fut projeté en arrière. Mais une haine renouvelée le fit se relever instantanément, fixant du regard celui qu'il n'avait pu tuer autrefois.

Sa bulle protectrice était menée à mal, présentant des faiblesses par endroit, des failles que les myriades d'attaques ne pouvaient que réussir à exploiter. Un tir puissant triompha là où les autres échouaient, traversant la barrière protectrice du turien et transperçant l'une de ses grandes épines dorsales. L'excroissance se détacha du reste du corps et alla s'étaler mollement au sol, faisant gicler du sang noir aux alentours. L'amputation alla s'ajouter à la liste des blessures qui avaient été infligées par le spectre.

La contre attaque se faisait de plus en plus faible, sporadique, voire inexistante par endroit. Les hommes de Confrontation attaquaient d'ailleurs avec une cadence renouvelée, leurs collègues de l'autre côté du complexe avaient montré des signes de vies, l'espoir les emplit à nouveau, tout n'était peut être pas perdu.

C'est avec un regard noir que Machiavel constata la situation. Bouillonnant de rage, le mastodonte marqua une pause. Un affront de taille commis par les ignorants. Comment osaient ils faire l'étalage d'autant de détermination ? Le contexte l'exigeait, il allait devoir leur montrer, la véritable puissance de son âme.




Machiavel enclencha un mécanisme sur son armure, et plusieurs seringues transpercèrent sa peau, injectant directement en lui la forme de symbiose entre l'ézo et l'énergie noire la plus pure qu'il étaient parvenus à obtenir. L'opération l'immobilisa tandis que pleuvaient les attaques. Il ouvrit la gueule en tremblant, tentant d'encaisser toute cette puissance qui se déversait en lui. Puis il lâcha un rugissement, sa bulle protectrice s'élargissant en une puissante onde de choc, broyant tout ceux qui se tenaient encore à découvert, fissurant les fondations mêmes des bâtiments aux alentours, et achevant de détruire les deux derniers aéronefs, transformés en boule de feu lorsque l'onde les percuta.

Le turien noir n'attendit pas plus longtemps. Il chargea en avant, percutant de plein fouet le galarien qui fut projeté au loin. Des tirs dévièrent sa trajectoire, Machiavel broya le butarien qui en était à l'origine.

Meurs...

De la carcasse fumante d'un des aéronefs, une pilote miraculeusement survivante en sortie, braquant d'une main ensanglanté une arme de poing sur le mastodonte. Il ne prit même pas la peine d'interrompre sa progression lorsqu'il sépara son corps en deux.

MEURS !

Déchiquetant un krogan qui venait de charger sur son chemin, il continua de foncer vers le galarien.

MEURS ! MEURS ! MEURS ! MEURS !

Le turien souleva le batracien à l'aide de sa biotique et d'un mouvement du bras le fit s'écraser sur un mur, puis un autre, encore, et encore...

MEURS INSECTE !


Un tir de sniper transperça son armure et interrompit Machiavel qui lâcha le galarien. Tournant la tête, son regard se posa sur la tour d'où provenait le tir. Mais leur sort était déjà scellé. A l'aide de grappin, trois guerriers noirs venaient de grimper à son sommet, brisant la vitre et faisant pleuvoir la mort sur ses occupants. Les derniers survivants de la meute, plus déterminés que jamais à venger la mort de leurs frères et sœurs. Le mastodonte reporta alors son attention sur le galarien. Il avait disparu. Avec un hurlement, le turien noir plongea en avant, prêt à poursuivre sa marche de mort tant qu'il n'aurait pas assouvi son doux désir de vengeance.

Laboratoires



L'envahisseur venait de déployer une puissance incroyable alors qu'ils venaient tout juste de se sortir d'un piège mortel. Immobilisés, à la merci de leurs adversaires, le krogan borgne vociféra. Rejoindre le cœur du complexe à pied s'avérait impossible, l'escorte de l'ogive serait beaucoup trop fragile. Les véhicules disponibles avaient tous été réquisitionnés, les autres se trouvaient au spatioport, s'ils n'avaient pas déjà été détruits. Il ne restait plus qu'une seule solution que le krogan avait eu pour ordre de mettre en place en dernier recours.

Le mastodonte ignorait cependant la menace qui pesait sur lui à cet instant. Menace qui prit la forme d'un tireur aguerri et prêt faire tomber le jugement à travers son viseur. Mais il n'y eut aucun coup de feu, la balle ne partit jamais. Une omnilame transperçait le torse du guerrier et un rire féminin se fit entendre. L'autre humaine N7 du groupe rétracta son arme et s'apprêta à achever sa proie tandis qu'une brume noire commençait déjà à émerger de son armure. Elle n'en eut cependant pas le temps, un tir fit tomber sa barrière et Codex se jeta sur elle pour la désarmer. Elle esquiva avec un réflexe surhumain le coup d'omnilame qui s'ensuivit et se replaça correctement pour faire face au turien.

Un âpre duel s'ensuivit alors, court, intense, précis. Les attaques de biotique noire amochant un peu plus à chaque coup le turien déjà blessé, mais même dans cet état, il n'en restait pas moins un guerrier redoutable qui avait exécuté la volonté du Courtier sur de nombreux champs de bataille. Une résistance admirable qui ne tint malheureusement pas l’endurance, une seule attaque manquée due à l'épuisement provoqué par ses blessures donna une opportunité que la traîtresse N7 se fit une joie d'exploiter. Son omnilame trancha le crâne de Codex de bas en haut, laissant le corps déjà sans vie du turien s'écraser au sol. Elle se recroquevilla, déployant une bulle biotique autour d'elle, reprenant son souffle avant de continuer le carnage. Les créatures n'allaient temporairement pas pouvoir continuer d'affaiblir la troupe suite aux explosions, ce rôle lui écopait désormais en attendant qu'elles passent par la deuxième aile, l'humaine devait les temporiser.

Les soldats se positionnaient derrière les véhicules immobilisés, certains ingénieurs plaçant des tourelles portatives et des barrières cinétiques pour protéger autant que possible le cœur du convoi. Le krogan borgne était à l'intérieur de l'un des grizzlis, le colis y été ouvert, plus vulnérable que jamais.

Voilà les coordonnées.

Il envoya les données sur l'omnitech de l'asari présente. Cette dernière releva les yeux vers lui après y avoir jeté un rapide coup d’œil. Les coordonnées pointaient au dessus du complexe. Un regard froid du krogan fut suffisant pour noyer toute objection, et elle s'attela à sa tache. Le canon électromagnétique du grizzly n'était pas assez puissant pour reproduire un tir longue portée comme prévu par le silo, mais il était amplement suffisant pour cette mesure d'urgence.

Tout devait être réduit en cendres.

Tandis que la femme s’attelait sur sa console, le krogan borgne s'installa derrière elle, pointant son fusil à pompe sur l'entrée du véhicule, prêt à décharger son contenu si la défense extérieure se voyait dépassée. Son harnais explosif était également opérationnel, grenades incapacitantes et tir percussif, il devait retarder autant que possible les gêneurs pour offrir les précieuses minutes dont l'asari avait besoin pour calibrer l'arme.



____________INFOS MJ____________



Voila, voila, je m'excuse pour le retard ><

Tour assez intense, le dénouement est proche ! Rien de spécial si ce n'est bonne chance pour vous en sortir Redman
Je suis dispo pour les questions, n'hésitez pas Wink




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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Jeu 19 Jan 2017, 20:29

La nuit au-dessus, avait annoncé la couleur. Ce serait un jour sombre. Un jour au cours duquel l’esprit des rares et encore incertains survivants serait marqué pour longtemps. Le premier groupe d’intervention avait pratiquement été décimé. Par-delà les bâtiments, résonnait toujours la symphonie funèbre d’un combat sans pitié. Les tambours ennemis battaient plus fort que ceux des alliés. Mais les quelques âmes restantes poursuivaient le duel.

L’espoir des nôtres tarirait avec la venue du silence. Pour l’heure, l’hymne à la Mort se poursuivait.

Dans ma course, j’enjambai les cadavres jonchant le sol. Des bêtes endoctrinées desquelles s’écoulait un nauséabond sang noirâtre. Ainsi que des civils à moitié déchiquetés et dont la race de certains n’était identifiable qu’à la couleur bleu de leur main démembrée… Mes yeux percevaient l’horreur sans que mon esprit ne parvienne à la voir. Devant moi, la silhouette de celui m’étant si cher guidait mes pas à travers les couloirs. Nous quittions les laboratoires dans lesquels résonnaient toujours en chœur les cris des cobayes et ceux de leurs créateurs. Mais une partie d’eux fut vite étouffée par les gravats, des charges d’explosifs placées dans les coursives transformant en tombeau cet endroit.

À nouvel environnement, nouvelles difficultés.

Plusieurs tirs nous frôlèrent et dans notre mise à couvert, nous fûmes séparés. Nous faisant face, un convoi de blindés que les missiles alliés ne parvinrent qu’à immobiliser. Plusieurs tourelles ennemies furent vaguement endommagées, mais la puissance de feu de la colonne ne put permettre un assaut frontal sur le véhicule ciblé. Si nous étions déjà dans une position très délicate, elle le devint encore plus dès lors qu’une horde de varrens enragés surgit des décombres. Me chargeant d’assurer la défense de la ligne arrière avec d’autres hommes du Courtier, je déversai sur les bêtes tout ce que mon pauvre Mattock pouvait bien donner, tout en défiant les varrens les plus proches de quelques projections bien placées. La pression diminuant, je jetai alors un œil vers l’avant, où là-bas, elle se renforçait.

C’est étrange comme dans le vif de l’action, l’esprit peut parvenir à percevoir au ralenti une chose sans pour autant réussir à en discerner d’autres… Ce que le mien saisit fut ce qu’il avait toujours craint.

La douleur à mon cœur fut si cruelle que je crus être moi même transpercée à cet instant précis. C’est impuissante que j’assistai à mon cauchemar, celui de perdre un être cher. Là bas, à plusieurs dizaines de mètres de moi, une lame alliée s’était retournée contre nous, venant traverser cette armure concilienne que je pouvais reconnaître entre toutes. Sous mon casque, mes yeux effarés s’étaient figés devant cette scène effroyable. Ma respiration s’était tue, et à mes lèvres entrouvertes, les mots manquaient.

Je sentis alors mon corps être secoué. S’il l’était de l’intérieur, il le fut aussi en vrai. Ayant vu mes tirs cesser, un homme à côté de moi me bouscula pour me faire reprendre mes esprits. C’est plus par automatisme que par réelle conscience que j’alignai alors deux bêtes approchant. Magnétiquement attirée par l’autre ligne de front, j’abandonnai mon poste une fois la voie dégagée, me redressant sans toutefois saisir comment mes jambes firent pour me porter. Je me frayai depuis un chemin à travers le déluge de tirs, percevant en approchant la tête de mon supérieur être détachée du reste de son corps…

À chacun de mes pas, le déchirement grandissait et la rage m’envahit. Celle-ci fut d’autant plus amplifiée dès lors que je perçus la traîtresse se rapprocher du Commandant pour l’achever. L’aura biotique qui émana de moi en ce jour et en cette minute, n’eut nulle comme mesure avec le halo bleu qu’Alec Sykes me connaissait. Derrière la visière de mon casque, l’océan scintillant de mes yeux s’était transformé en glace.

Il n’y aurait nulle pitié pour l’humaine, seulement la mort.

Mes pas déterminés devinrent des foulées. Ma précédente lenteur se métamorphosa en un course effrénée. Mes jambes frêles chargèrent. Je rangeai mon fusil pour brandir mes deux mains en l’air. Mon cœur, lui, s’accrocha, laissant échapper de ma gorge un profond cri de vengeance. Mes paumes alors, s’ouvrirent, et d’elles jaillit l’onde de choc la plus dévastatrice que je n’eus jamais faite à ce jour. Un tsunami biotique dont l’entière puissance se dirigeait droit vers ma seule et unique cible. La déferlante vogua cruellement jusqu’à elle à une vitesse telle que l’ennemi n’aurait pu l’éviter. L’humaine fut projetée avec une violence démentielle contre une paroi voisine, venant s’écraser dessus dans un terrible bruit de brisement d’os, pour ensuite retomber lourdement sur le sol. Derrière elle, on percevait très clairement le point d’impact tant sa silhouette avait été imprimée dans le mur enfoncé qui s'effritait très largement depuis.

Je venais de puiser toute mon énergie pour affronter cet être à la biotique noire dont la puissance dépassait sûrement la biotique des plus grandes matriarches. Je sentais mes jambes faiblir, jusqu’à trembler. J’en perdis l’équilibre, titubant difficilement pour rejoindre le Commandant à terre, m’écroulant à genoux à seulement quelques mètres de lui. Mon cœur palpitant ne parvenait guère à retrouver son rythme. Autour de moi, cet aura d’un bleu électrique qui m’avait illuminée dans la nuit s’était tû.

Avec lui, mon espoir de sortir d’ici vivants.

À quelques pas de là, les gravats bougèrent, attirant mon attention tandis que j’essayais de traîner ma propre carcasse vers celle de mon amant. La traîtresse n’était pas morte. J’y avais laissé toute ma biotique, et elle n’était pas morte, essayant de relever en dépit de ses nombreux os brisés. Dans un dernier effort, je cherchai à attraper l’une de mes armes, mais je ne fus pas celle qui lui porta le coup fatal. Celui là, c’est le Commandant qui le lui réserva, parvenant à lever son fusil à pompe pour lui déverser à son tour toute sa rage, repeignant par la même occasion ce pauvre mur défoncé derrière elle.

Je restai un instant à fixer le corps troué et défiguré de l’humaine, m’assurant qu’elle ne serait plus une menace cette fois-ci, puis me hissai définitivement vers Alec. Mon inquiétude reprit le dessus sur ma haine. Son état me semblait particulièrement critique. La lame l’avait complètement perforé, et impossible avec son armure de mesurer quels organes avaient pu être touchés. Impossible également de lui prodiguer convenablement les premiers soins.

- « Ca va aller ! » fut la seule chose que ma voix épuisée et tremblante parvint à prononcer. Phrase totalement idiote, ayant probablement pour véritable but de me rassurer moi…

Ce qui ne marcha pas spécialement…

Toutefois, ce fut sans compter l’arrivée inespérée de navettes qui nous survolèrent, et dont l’une manoeuvra pour venir nous extraire au plus près tandis que deux autres apportaient une couverture aérienne.

- « Les renforts ! Barrons-nous d’ici, et faisons sauter ces ordures ! »

Je cherchai alors à soutenir le Commandant, passant délicatement un bras sous lui pour le redresser et l’aider à marcher vers la zone d’extraction. Autour de nous, les tirs continuaient de fuser, mais l’appui aérien rendait la situation au sol moins oppressante pour sortir de nos couverts. Je ne savais quel était le statut de l’autre commando, mais nous ne pouvions nullement rester là. Il fallait évacuer, détruire au moyen des navettes ce foutu blindé qui abritait nous ne savions quoi de si important pour Machiavel, récupérer qui pouvait l’être, et battre en retraite.

Si aucun de nous ne survivait, les Alliés n’apprendraient jamais pour la biotique noire.





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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Ven 20 Jan 2017, 18:17

L’angle était parfait, le maintien assuré et la main ferme sur la gâchette se préparait. En dépit d’une situation précaire pour le camp concilien, celui qui alignait le Krogan dans la lunette de son Saber ne pouvait manquer son tir. Certes, les salves du convoi semaient mort et désolation là où elles frappaient, mais le couvert derrière lequel s’était réfugié Sykes l’épargnait d’un tel « désagrément ». L’immense porte anti-souffle du hangar représentait ainsi une cachette sûre pour mener sa tâche mortelle à bien, à savoir couper la tête du serpent afin de le priver de ses capacités d’action.

Le mercenaire de Tuchanka, miraculé d’un processus de sélection imposé par une arme biologique développée et déployée par le Conseil voilà de cela plusieurs siècles, serait dans une seconde victime de son choix de vie périlleuse et immorale. Homme de main d’un individu qualifié de génie moderne du Mal par des intervenants peu scrupuleux et procéduriers, il n’en restait pas moins extrêmement dangereux du fait de la cargaison laissée à sa charge. Une cargaison dont la nature échappait peut-être toujours à ses adversaires, mais dont l’importance et la dangerosité ne pouvaient être niés tant les moyens déployés pour la défendre et assurer son déploiement étaient conséquents. Abattre l’alien représentait donc la première étape pour tenter de contrecarrer un plan au potentiel ravageur, une étape qu’il se devait de réussir.

C’est fini pour toi mon gros… fut à peu près la pensée – en des termes édulcorés – qui vint à l’esprit du tireur alors que son index s’agitait pour mouvoir la détente.

Hélas, c’est bien tout ce dont le N7 fut capable dans cet échange de tir, penser. Car tandis qu’il s’apprêtait à passer de cible à bourreau, c’est l’autre soldat portant ce même sigle qui lui vola ce rôle, et pas dans le bon sens. Au moment où il prenait une forte inspiration pour se stabiliser et gagner en précision, Alec put sentir cet air si précieux pour tout être vivant s’échapper malgré lui et ce au prix d’une douleur sans commune mesure. Attaqué dans le dos par celle en laquelle il pensait avoir le plus confiance parmi les effectifs conciliens, poignardé par derrière sans possibilité de riposte, c’est avec des yeux écarquillés par la surprise et la souffrance qu’il s’effondra lourdement au sol.

Le bruit de sa chute, couvert par les combats environnants et le massacre auquel commença à se livrer la traitresse, fut lourd et pesant, exprimant par le son la fin toute proche de l’héritier mâle de la dynastie Sykes. Sa tortionnaire, désireuse d’en finir vite avec lui, s’approchait déjà pour l’achever lorsqu’un acteur inattendu se porta à sa rescousse. Le souffle court, les traits tirés par la souffrance et sous le choc, le militaire fit le choix d’observer la scène décidant ou non de sa survie de ses propres yeux… C’est sans doute pourquoi la visière de son casque se souleva, laissant au vert de ses yeux l’occasion d’admirer l’affrontement entre la renégate et le Turien sur lequel reposait une partie de l’échec du plan initial selon le blessé. Véritable volonté de se racheter ou simple calcul pour réussir sa mission ? Difficile de juger de la ou des motifs qui poussèrent le natif de Palaven, top Agent du Courtier, de lui venir en aide.

La réponse ne viendrait de toute façon jamais, puisque la tête du guerrier se retrouva très vite séparée du reste, lui réservant une disparition peu glorieuse sur ce monde mort oublié de tous. Pourtant, l’espace de trop longues secondes, l’officier de l’Alliance en vint à envier cette mort rapide et quasiment indolore qui venait d’être infligé à son sauveur. Au moins était-il parti vite, sans trop comprendre ce qui lui arrivait… Pour sa part, l’humain ne pouvait pas en dire autant.

Touché sur le flanc gauche par l’omnilame lui ayant tranchée la chair, il put ressentir l’intégralité de son muscle dorsal s’enflammer sous la douleur. A cela venait s’ajouter les nombreuses côtes perforées et enfoncées, plusieurs ayant fait pression sur ses organes internes. Sa rate, victime de ce processus de destruction peu enviable, finit par éclater tandis que la pointe de l’arme provoqua la perforation de son poumon gauche. Un morceau de son foie se trouvait lui aussi victime de lésions, amenant les risques d’une défaillance généralisée de son organisme au plus haut niveau. De sa plaie béante, dans laquelle se mêlait morceaux fracassés de l’armure et os concassés, du sang jaillissait à intervalles irréguliers et en quantité aléatoire. Mais si une hémorragie suffisait déjà à mettre sa vie en danger, c’est surtout la menace de voir l’hémoglobine se répandre au sein même de son corps qui se faisait la plus probable et meurtrière.

Une menace qui ne tarda pas à se concrétiser lorsqu’une gerbe de sang se mit à s’écouler de ses lèvres pour aller se perdre dans son coup sous l’effet de gravité. Ses bronches et alvéoles pulmonaires, endommagées par le coup, risquaient la submersion totale par le liquide censé apporter l’oxygène nécessaire à ses fonctions vitales… C’est donc un véritable calvaire auquel le N7 se retrouvait livré, étouffant petit à petit comme un poisson jeté hors de l’eau par une main malveillante. Heureusement, tout finirait très vite, la marionnette à la biotique surdéveloppée et artificielle mettant un terme à son tourment une fois pour toute.

Du moins le pensait-il, aussi conscient qu’il lui était possible de l’être de la situation. Sa perception, faussée par la douleur, se limitait à son seul environnement le plus proche, si bien que la charge à laquelle se livra celle qui partageait ses pensées les plus positives et moments volés d’intimité lui fut totalement inconnue. Il ne remarqua que quelque chose se passait qu’en apercevant la lourde silhouette en armure se faire soulever de terre par une force peu commune pour aller s’écraser en direction du mur tout proche. Soulever ne correspondait d’ailleurs pas vraiment à cette vision… Dire que la créature qui n’avait plus rien d’humain se fit souffler par la force d’une Onde de Choc peu commune de par sa puissance aurait été plus juste.

Peut-être est-ce cette scène qui motiva le Lieutenant-Commandant à une dernière action d’éclat avant de « partir »…

Ragaillardi l’espace d’une demi-seconde, il mobilisa les dernières forces qui lui restaient dans les bras et les jambes pour se positionner. Dans un effort surhumain qui lui coûta certainement l’éparpillement de ses côtes déjà enfoncées et brisées, il parvint à se placer brièvement sur côté, agrippant son fusil à pompe Pinrahna tombé tout proche au moment où il s’écroula. Sans vraiment réfléchir, l’officier aligna dans sa mire celle endoctrinée par les artifices de Machiavel, livrée malgré elle à la volonté du monstre Turien et à sa propre déchéance toute proche. Le N7 qu’elle avait poignardé prit en effet sa revanche alors qu’elle tentait de repartir à l’assaut, vidant sur elle le reste du chargeur tambour de son arme.

Tous deux s’effondrèrent en même temps, l’un sous l’effet de la fatigue et de ses blessures, l’autre se retrouvant propulsée de nouveau contre la façade toute proche qui fut décorée d’une mélange de sang, d’organes et d’éclats en tous genre pour rehausser la touche de décoration déjà apportée par les fissures du bâti. Le duo d’amants secrets vint ainsi à bout d’un adversaire redoutable en joignant ses forces, arrivées à bout pour les deux concernés. Pour Alec, la chose était d’autant plus vraie que ses blessures pompaient ce qui lui restait de vie. Son souffle, déjà lourd jusqu’ici, se fit de plus en plus court et sonore, signe que son état n’allait pas en s’arrangeant. Son rythme cardiaque, quant à lui, s’accéléra au maximum, son cœur cherchant à palier sa perte de sang.

Il n’y eut que l’éphémère vue de ces sublimes yeux océan dans laquelle il lui plaisait tant de se noyer qui l’apaisa un minimum, le forçant à se battre pour les apercevoir un jour de plus. Néanmoins, seuls des soins conséquents pourraient stabiliser son état désormais critique, qui lui fit trainer les pieds dans une demi inconscience alors que son aimée le soutenait tant bien que mal en direction de l’extraction toute proche…
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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Dim 22 Jan 2017, 16:00
Du tréfonds de la terre montent les Ténèbres
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Un colosse d'une rare violence, une sauvagerie sans nom. Une frayeur inspirée par sa seule présence ignominieuse. Les Esprits sombres des temps antiques devaient certainement inspirer ce genre de craintes. Au vu de sa biotique noire, peut-être avait-il même pactisé avec un démon. Cette hypothèse glaçante fut une des nombreuses chose qui traversa l'esprit de la sniper. On a le temps de penser, en haut de la tour, le temps de voir les siens se faire massacrer au corps à corps. Pas partout, pas toujours. Avec satisfaction, elle égrainait les munitions. Tuf. Tuf. Tuf. Hop entre les yeux. Au revoir.

L'espoir aurait pu disparaître, mais le comportement des survivants faisait rugir en eux des sentiments qui les empêchaient d'abandonner. Notamment un formidable coup de poing donné par un galarien téméraire. Trop téméraire. Ca force l'admiration une crevette batracienne qui va à l'assaut d'une montage volcanique. Il fallait admettre que oui, il avait une sacrée paire de couille cet Abbadon. La suite fut un peu moins promotrice de succès pour lui, mais sa diversion permit de faire pleuvoir une pluie de projectiles sur le turien. Elle serra les mandibules lorsqu'il se fit, littéralement, écraser comme un insecte. Aïe. Elle eut presque mal pour lui.

Heureusement pour lui, des victimes bien braves tentèrent de se mettre sur son chemin. La drelle observait, enregistrait chaque manière de bouger et d'attaquer du colosse. Imprenable de front. Il fallait un plan. Un plan aussi cinglé qu'Abbadon.

Elle se déplaça dans la tour, quittant son poste. Elle embarqua un paquet de munition au passage et changea de pièce pour suivre la progression du galarien dans le terrain. Au même moment, la vitre explosa sur des silhouettes sombres. Elle franchit le seuil sans se retourner. Il était fort probable que ses camarades n'en réchappent pas. Les Dieux veillaient toujours sur elle en lui offrant un sort favorable. Elle observa le contrebas pour reprendre le visuel de la situation.

"A droite, Abba, vers la carcasse du Méca. Grouille. Il te remonte."

Avoir une voix dans l'oreillette, ça vous fait toujours vous sentir mieux. Moins seul.

"Je te rejoints."


Elle crocheta la corde qu'elle avait préparé parmi le matériel commun et recyclé de leur bientôt ex-base. Dans l'escalier, elle entendait les pas de couses des combattants qui venaient en renfort. Trop éparpillés et désorganisés, mais profondément rageux de vivre et vaincre. Une fois sa prise assurée, elle injecta une fiole de soluté énergétique et d'adrénaline. En cas de nécessité, c'était visiblement le moment de jouer leurs dernières cartes. Elle s'élança dans le vide et dévala la paroi avec aisance. Elle appréciait la grimpe et excellait, fine et élancée qu'elle était. Sa corde terminée, car trop courte, elle termina à l'aide de son l'omnilame, se jouant de la gravité. Les derniers mètres ressemblèrent plus à une dégringolade qui se conclut sur une réception souple. Il fallait faire vite, tant pis pour les risques. Les Dieux veilleraient au reste.

Deuxième atout naturel qu'elle allait devoir mettre en œuvre, ses talents de sprinteuse. L'exaltation la gagna en même temps que son système hormonal flattait son humeur d'une euphorie de sensations. Elle se sentait puissante. Ce n'était pas le cas d'Abbadon qui clopinait au loin. Toute la délicatesse de sa tâche consistait à rejoindre la proie et son chasseur, interférer sans y laisser sa peau trop vite. Cette fois, c'est elle qui prenait les commandes. L'avantage qu'elle eut sur le turien, c'est qu'il se laissait vite déconcentrer par des adversaires qu'il se sentait obliger de démembrer, exploser ou déchiqueter d'une quelconque manière. Cela leur laisserait quelques minutes, secondes de répit. La drelle fut rapidement aux côtés du batracien. Bras gauche fracassé, mobilité réduite, pas d'hémorragie conséquente visible. Sa main à quatre doigts se posa sur son épaule et ses doubles paupières clignèrent.

"On va le piéger. Je prends les devants, fais-toi discret. Prépare ta ceinture d'explosif. Ce turien n'est pas un sur-homme, il obéit aux règles de la biotique. On va l'entraîner au nord, loin de masse métallique, plus de décharge d'électricité statique très rapide, même si ce serait mieux de miser sur un isolant que sur un sol conducteur… plus il va consommer en biotique, plus il va entraîner son corps vers une dangereuse limite. Surtout qu'il a comme nous un implant, on va l'user. L'injection l'a fait souffrir, spasmes musculaires caractéristiques. Pas d'assauts téméraires, on le fatigue, on le force à s'énerver et user de sa biotique. Une goutte d'autodestruction, un peu d'explosion et de munition dans la cervelle… ça devrait faire un mélange intéressant… "


La main lui adresse une tape plus volontaire. Bouge.

Tu veux que je vienne à toi ? Très bien. Après s'être assurée qu'Abbadon reprenait sa course sous camouflage optique, la drelle ajusta son Viper sur la silhouette massive. Difficile de louper ses tirs avec une pareille zone de tir.

"Tu vas voir créature du mal, ce qu'on fait des tiens chez nous." grinça dans ses mandibules la drelle.

Son inclination pour la perte de patience serait un élément vital. La drelle n'était pas une experte ou une scientifique, mais elle était elle-même une biotique. Elle connaissait les fondamentaux et elle ne doutait pas que ces mêmes principes s'appliquaient à un type quelque peu plus puissant. La surcharge, tout simplement, était une clé à tenter. Deux principes, se décharger de l'électricité statique et nourrir son organisme. Même un individu dopé comme lui, maître d'une biotique noire, devait suivre ces principes. Le priver de décharge et le forcer à utiliser ses pouvoirs de manière excessive. Surcharge.

C'était fou, mais pas infondé.

Attention captée, après le batracien, le petit lézard agaçant… et contrairement à Abbadon, elle était presque en bonne forme. La carapatade ou débandade ponctuée de biotique et de cartouche bien placée. Un peu de camouflage. Et beaucoup, beaucoup d'instinct de survie.

Ça allait faire mal.
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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Dim 22 Jan 2017, 17:01

Extinction
11 Novembre 2201

Zanéthu - Complexe



Et bien, ça a fonctionné.
Crack. Boum. Crack. Les bruits que font mon armure et mon corps, alors que Machiavel m'écrase contre les murs. C'est marrant, on dirait presque une montagne russe. Sauf qu'évidemment, dans ce genre d'attractions, je n'entends pas mon armure se briser, ni mes os se tordre, et le sang ne coule pas le long de mon visage alors que la douleur, l'adrénaline et la drogue se disputent le contrôle de mes sens.
Scraaatch. Le turien m'a relâché, m'envoyant voler et traîner sur plusieurs mètres. Je me remet à genoux, en évitant de retomber, m'attendant à le voir sur moi, mais non, il regarde ailleurs, vers la tour qui se fait prendre d'assaut. Tori... J'espère que tu survivras. Qu'au moins une personne puisse raconter aux conciliens la fin du turien.
Car je ne compte pas laisser ce taré s'en sortir. J'active mon omnitech au bout de mon bras pendant, déclenchant le camouflage optique dans un rire, un peu forcé je l'admet. Mais si je veux ma chance d'abattre ce démon, j'ai besoin qu'il soit en rage, qu'il ne cherche plus qu'à me détruire, qu'il prenne un risque inconsidéré, et alors... Le feu mettra fin à la douleur.
Le turien me traque, mon camouflage est déjà fini, mais c'est une voix bien plus agréable qui parvient à mes oreilles. Tori, ma petite ange gardienne du jour, n'a pas l'air de vouloir me voir flamber tout de suite. Haha. J'infléchis ma course vers le méca, sans répondre. J'ai besoin de mon souffle, déjà que ma cheville me lance à chaque pas.
Nous nous rejoignons, la drelle m'explique son plan. Il... peut fonctionner.
« Haha, j'aime le plan. Beaucoup. Très dangereux, aussi. On n'a pas de quoi surcharger ses compétences défensives avec nos armes, il faut le pousser à frapper. Mais ça va être dur à éviter, héhé. Mais c'est un début, un bon début. Il faudrait... l'amener dans la zone de réparation des vaisseaux, dans le hangar. Beaucoup de matériel, des cartouches thermiques, des cellules d'énergie, des bonbonnes de gaz. Je peux... y organiser une explosion. S'il y est, s'il est épuisé, il ne pourra plus se défendre, ou grillera en essayant. Mais j'ai besoin d'un peu de temps. Ça ira ? »
La drelle me tape l'épaule. J'acquiesce, je repars sous mon camouflage, avec un objectif précis en tête, un objectif proche.

*****


Pas de navette en cours de réparation, mais le matériel est là, facilement accessible. Une seule entrée, pas d'autre sorties mais un conduit d'aération, obligatoire dans ce genre de lieu. Je ne fais pas dans la dentelle, je renverse une caisse de cartouche thermique sur le sol, j’attache la ceinture explosive autour de deux trois bonbonnes de gaz et je les pousse à côté de la porte d'entrée. Pas de moteur de remplacement – dommage, l'ézo fait un explosif formidable – je me contente donc d'ouvrir le conduit de fuite et de pousser une table dessous, histoire de l'atteindre rapidement. Ça ne sera pas confortable, mais c'est mieux que rien. Il faudra juste réussir à distancier Machiavel... Mais, c'est faisable.
« Tori, c'est bon ! »
Je me met à la porte de la salle, tentant d'apercevoir mon amie. Elle apparaît rapidement, le turien à ses trousses. Je tire au pistolet, prenant soin d'éviter la drelle, comptant sur les petites explosions pour ralentir un tant soit peu le malade. Tori me rejoint, je referme la porte derrière elle.
« Le conduit d'aération, vite ! »
La drelle s'y engage habilement, tandis que je met en place le final : je vide mon chargeur autour de la porte, sur la ceinture d'explosifs, et les boules se mettent rapidement à clignoter. Plus que...
La porte s'ouvre à la volée, dévoilant le turien, la bave et la biotique noire aux lèvres. Trop tard pour lui, ma stase est là, le piégeant – même si je sais qu'il la traversera – et bloquant également les explosions de mes tirs. Je ne prend pas la peine de saluer le turien – mon sens de l'humour a ses limites – et m'engage dans le conduit, dans lequel je vois Tori un peu plus loin.
Tellement de fatigue. Je sens la stase m'épuiser, mais je dois avancer, je dois avancer, avant qu'elle ne se relâche, avant que les balles n'explosent, puis la ceinture, puis...

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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Dim 29 Jan 2017, 00:05

Extinction
11 Novembre 2201


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Le rugissement de rage de Machiavel fut le dernier son perceptible avant l'explosion. La déflagration dévora toute la salle, s'emparant avec avidité de chaque recoin, de chaque parcelle encore épargnée, gratifiant chair et matériel de son doux toucher destructeur. Les deux instigateurs de cette merveille annihilatrice ne furent cependant pas entièrement épargnés, soufflés par l'onde de choc à l'effet concentré dans l'étroit conduit qui écopait désormais malgré lui du rôle d'abri.

Mais la cible première de cette situation merveilleusement bien orchestrée fut bien évidemment le turien noir qui n'eut même pas le temps de remettre son manque de méfiance en cause. Le bruit s'estompa tandis que les débris retombaient, dévoilant un édifice rudement mis à mal par la puissance de l'explosion, des murs partiellement brisés, et un matériel réduit en cendres pour la grande majorité. Au milieu de cette destruction matérielle, gisait le corps de Machiavel. L'armure en lambeaux, une grande partie de ses écailles arrachées, la chair brûlée à vif, sa tête désormais dénuée de toute protection organique, dévoilant son crâne, horrible mélange de muscles calcinés et d'os.

Inutile de dire que le piège avait fonctionné à la perfection, réduisant à néant les pulsions destructrices de Machiavel. Sa biotique noire semblait s'être évaporée en un instant, ne restait que des effluves fugaces parcourant son corps. Une couche de brume ténébreuse, semblable à la bulle protectrice dont il avait fait usage un peu plus tôt, recouvrait pas ailleurs l'arrière de son crâne.

Et cette biotique bougeait.

La bulle épousait à la perfection l'intérieur de sa boite crânienne, assurant ainsi une protection au cortex et à la jonction du système nerveux. Les fonctions motrices et cognitives du turien étaient fonctionnelles, dénuées de tout dégâts causé par l'explosion.

Aveugle et sourd, Machiavel vivait.

Sa perception de son environnement ne se basait plus que sur les myriades de particules de biotiques noires qui émanaient de son corps, partant dans toutes les directions, et lui permettant de concevoir une image mental de ce qui l'entourait. C'est ainsi qu'il perçut le petit drone camouflé qui vint le survoler à cet instant, braquant son objectif sur ce qui restait du grand turien noir. Machiavel voulut tendre le bras pour le toucher, mais cet à cet instant et avec le prix d'une douleur qu'il commençait à ressentir qu'il se rendit compte de l'absence de son bras gauche. Morceau de chair fragile ayant succombé si facilement à l'adversité. Reprenant peu à peu conscience après le choc, le turien pensa un fugace instant à celle à qui était destinée ces images.

Il ne pouvait pas mourir ainsi. Sa chère et tendre Palaven, tout ceux qui ignoraient encore la vérité, paissant paisiblement dans leur champs d'incertitudes et de doutes. Il était l'un des seuls à pouvoir agir en leur nom, l'un des seuls à posséder suffisamment de puissance pour le faire, cette chance, cette responsabilité qui lui avait été donné, il ne pouvait la gâcher sur ses seuls caprices personnels. De nouveau envahi par une détermination infaillible, Machiavel puisa dans la force de son esprit l'énergie nécessaire pour activer sa biotique noire. Être semi indépendant obéissant à sa volonté, les particules sombres vinrent se solidifier sur ses os brisés, renforçant les muscles hors service et agissant tel une pompe sur le système cardiaque du natif de Palaven.

Machiavel bougea son torse en un terrible grognement. Posant son seul bras valide au sol pour se relever, se dressant fièrement sur les ruines qui l'entouraient, créature squelettique défiant la mort elle même, mue par la seule force de sa détermination. Sa biotique l'informa de la présence des deux entités organiques dans ce qui restait de l'entrée du conduit. Levant son bras unique dans cette direction, il articula ses mâchoires et parvint à affirmer d'une voix terriblement surnaturelle, causée par l'effet de la biotique sur ses cordes vocales brisées.

Il va falloir... Faire mieux que ça... Galarien.

Il le sentait. Une puissance extraordinaire se déversait dans ses veines, il s'apprêtait à lâcher de son bras une onde de choc similaire à celle qui avait détruit les aéronefs. Il n'avait qu'à les enchaîner, encore et encore, jusqu'à ce que plus aucun être, matériel ou organique, ne se tienne encore debout autour de lui, une machine de destruction ultime, fonctionnant à la seule puissance de sa volonté.

L'halo noir autour de son bras se mit à s'épaissir, prêt à décharger cette incarnation physique de sa fureur intérieure. Mais aucune onde de choc n'apparut. La chair de son bras se liquéfia et tomba sous la forme d'une matière gélatineuse sur le sol. Impuissant, le turien sentit les rares parties de son corps encore intactes céder à leur tour, achevant de réduire son corps en lambeaux. Il tomba au sol, incapable désormais de prononcer le moindre son tandis que la biotique noire s'échappait de chacune de ses blessures, relâchant ainsi la pression que le trop plein de puissance avait causé à l'intérieur de son corps. Une puissance dont il n'était en réalité pas digne, incapable de la contrôler plus longtemps avec la seule force de son esprit. Conscient qu'il s'agissait là de sa fin, les dernières pensées de Machiavel allèrent à la seule personne qui comptait réellement à ses yeux. Tout reposait sur elle désormais, le héro avait périt, il était temps pour l’héroïne d'entrer en scène.

Un calme plat se déclara alors dans la pièce. Seul trônait en son centre, le crâne à nu du grand turien noir qui n'avait pas fondu, dernier symbole de sa volonté indéfectible par delà la mort.

Laboratoires



La maigre poignée de survivant embarqua à bord des navettes d'évacuation, accueillis par des médics, soufflant ainsi réellement pour la première fois depuis leur arrivée. D'autres créatures noires s'approchaient déjà de la zone, se déversant tel un torrent venant de l'autre aile des laboratoires, il était grand temps de quitter le sol. L'escorte du convoi s'activait également, réagissant comme elle le pouvait à l'arrivée de ces renforts aériens imprévus. Certains commençaient à s'équiper d'armes lourdes tandis que les tourelles continuaient de fournir un feu nourri. Mais l'armement des navettes était puissant, suffisamment pour rendre hors service les premiers véhicules de la colonne, ainsi que tous les ingénieurs aux alentours.

Une roquette percuta la proue de l'une des navettes, la déflagration ne fut pas suffisante pour la détruire mais fit clairement comprendre le danger qu'encouraient les véhicules aériens. L'évacuation s'autorisa alors une dernière salve destructrice avant de prendre plus d'altitude. Les balles percèrent le blindage des grizzlis, massacrant la plupart de leurs occupants. Le krogan borgne reçut l'attaque de plein fouet au torse et se recroquevilla pour l'encaisser comme il le pouvait, l'asari derrière lui eut cependant moins de chance. Le crâne ouvert, elle tomba au sol, ses mains lâchant la console et abandonnant ainsi un travail avorté.

Le seul œil valide du mastodonte s'écarquilla. Toutes les options s'étaient égrainées devant ses yeux à une vitesse inouïe, arrachées une par une par leurs adversaires faisant preuve d'une chance ou d'un étalage de compétences extraordinaire. Mais il restait au natif de Tuchanka une toute dernière carte. Il se traîna comme il le put vers la caisse, son sang s'échappant avec avidité du trou béant au niveau de son torse.

S'il ne pouvait la tirer, il pouvait au moins déclencher l'activation automatique de l'ogive. Arrachant le couvercle qui recouvrait le prototype, ses doigts tapèrent une séquence d'instructions sur la paroi digitalisée de l'engin. Un bip sonore caractéristique confirma la bonne exécution de ses instructions. Le krogan se laissa alors glisser de tout son poids le long de la caisse, obéissant sans aucune retenue à la gravité. Il s'effondra au sol et resta inerte quelque instants de sorte que l'on aurait pu croire à l'extinction de sa vie. Son bras gauche bougea soudainement cependant, agrippant l'un des renfoncement de son armure et en sortit un médaillon. Il se perdit un instant dans sa contemplation, instant qui connut une fin brutale.

Un bruit strident déchira l'air. Le véhicule disparut instantanément dans une masse d'énergie noire. Tout ce qui se trouvait aux alentours fut aspiré en son centre, grizzlis, cadavres, hommes, matériel, armes. La masse s'empiffra pendant plusieurs secondes avant de libérer une énergie colossale. Une gigantesque explosion fit son apparition, dévorant en un instant les laboratoires, les enclos, la salle des serveurs, son expansion ne semblait connaître aucune limite. Elle s'étira d'ailleurs en altitude, léchant les navettes en partance pour l'orbite qui en furent partiellement endommagées, secouant violemment leurs occupants.

Le souffle de l'explosion parcourut l'intégralité du complexe, réduisant en cendres les infrastructures et déchiquetant tout être organique, mutant ou non. Il percuta avec violence la tour du spatioport, mettant un terme à la boucherie sans nom qui s'y déroulait et faisant s'écrouler le bâtiment sur lui même. L'onde de choc se perdit alors dans les contrées sauvages et désolées qui s’étendaient par delà le complexe dans toutes les directions.

La lumière vive provoquée par l'explosion s'estompa peu à peu. La grande majorité des débris étaient déjà retombés. Le vent soufflait, fort. L'épaisse brume qui recouvrait désormais cette région de la planète balayait la surface avec ferveur. Une gigantesque colonne de fumée surplombait le tout, s'étirant de plus en plus en altitude, ajoutant une touche d'effroi à ce paysage désormais marqué à jamais. Une cicatrice de plus sur une planète sauvage et indomptée.

La vie savait cependant se faire sacrément tenace. Dans le spatioport, ce qui restait d'une porte s'effrita sur le passage d'un butarien. L'armure déchiquetée, il tentait de protéger son visage à l'aide de son bras gauche, boitant comme il le pouvait hors des ruines de la tour, maigre silhouette bravant la tempête qui faisait rage autour de lui. Ses jambes percutèrent alors quelqu'un. Une humaine recroquevillée au sol, les traces de sang montraient qu'elle avait également tenté de sortir des ruines, mais elle vomissait désormais son précieux liquide rouge, parvenant à grande peine à reprendre sa respiration tandis que ses organes internes se liquéfiaient sous la puissance des radiations. Mû par une force invisible, le butarien l'enjamba sans un regard et reprit sa route en titubant. Il parvint à faire quelques mètres de plus que l'humaine avant de s'écrouler à son tour, condamné à connaître la même agonie qu'elle.

Les maigres étincelles suffisamment fortes pour parvenir à briller malgré cette épaisse brume commençaient à s'éteindre une par une. Mais l'espoir ne devait jamais être relâché, même dans les moments les plus sombres. Quelques navettes initialement chargées de l'évacuation du contingent Confrontation une fois la mission accomplie arrivèrent au sol. Plusieurs médics en armure en sortirent, parcourant avec empressement les lieux à la recherche de survivants, à l'aide de leur vision thermique. La plupart ne tombèrent que sur les cadavres des combats ou de l'explosion et malheureusement parfois sur de rares chanceux bien trop endommagés par les radiations pour pouvoir espérer s'en sortir.

La recherche fut cependant fructueuse pour certains qui tombèrent sur une drell amochée et un galarien inconscient sous les décombres d'un conduit blindé. Les rescapés furent emmenés à l'intérieur des parois protectrice d'une navette, faisant l'objet d'une décontamination immédiate. La recherche fut prolongée au sol à une distance de sécurité suffisante de l'épicentre de l'explosion, endroit où les radiations étaient telles que les armures devenaient complètement inutiles.

Les quelques survivants de l'intervention au sol rejoignirent ainsi les vaisseaux en orbite. Les toubibs avaient été préparés pour cet instant, intervenant immédiatement sur les blessés, mais le nombre ridicule de survivants eut un effet macabre sur le moral de tous. Hémorragies, brûlures, membres irradiés, la diversité du matériel médical prévu pour l'opération se justifiait parfaitement à cet instant. Malgré tout, la mission restait un succès, la retransmission de l'intervention au sol le leur avait appris. Machiavel avait périt de leur mains.

****



L'écran scintilla un instant avant d'afficher une image monochrome. Un geste, un mouvement, une autre main noire vint tapoter sur la console du terminal pendant un instant. C'est à ce moment que les images se mirent à défiler, donnant vie à l'écran qui accomplissait fièrement sa fonction. Des tirs, des explosions, des sons retransmis avec une effrayante précision. Mais la vidéo en elle même était bien plus marquante, une bataille enragée sous un ciel nocturne avait lieu. Les corps sans vie s'accumulaient et Machiavel combattait au milieu de cette tempête. Une onde de choc qui détruisit les aéronefs aux alentours. Les images s’enchaînaient, et vint le moment fatidique où le grand turien noir gisait au sol, tentant de tendre un moignon de bras vers l'objectif.

Un claquement de mandibule et une lueur firent leur apparition. Une lueur qui provenait du regard enragé que Shoran posait sur l'écran. Les images s'arrêtèrent brusquement, et un dernier et ultime message apparut.

Fais en bon usage, ma sœur.

--------------



Machiavel est mort ! Le grand terroriste a finalement été arrêté, mais à quel prix ? Cette toute première intervention de l'UCIP a installé un climat de perplexité et de doute quand à son efficacité en situation réelle. Le Conseil a perdu un spectre ainsi que de très bon éléments dans cette bataille que l'on qualifie désormais de « Zanéthu la sanglante ». Si la réussite de la mission est de notoriété publique, le réel déroulement des événements reste cependant caché à la grande majorité, et seule l'image d'une victoire éclatante contre le terroriste apparait pour eux.

Le complexe et ses secrets ont été réduits à néant par l'explosion nucléaire qui s'y est produit. L'ennemi découvert et face à une forte opposition a préféré la destruction de toute trace de son existence à un combat qui aurait pu s'éterniser. La possibilité de la présence d'autres complexes de ce type n'est donc pas à exclure, une information alarmante compte tenu de la dangerosité des forces d'opposition rencontrées sur place et de l'existence de cette « biotique noire ».

Cette opération fut une cuisante défaite pour le Courtier qui y perdit de bons éléments, mais également toute possibilité d'avoir un jour accès aux précieuses données qu'il convoitait tant. Un revers inattendu dans ses plans qui l'oblige à changer d'angle d'approche pour ses ambitions.

Le reste des Terminus n'est cependant pas insensible à cet événement. Fort d'être considérée comme la meneuse du conseil mercenaire, Shoran hurle vengeance malgré son manque de pouvoir, lançant un gigantesque appel aux armes parmi les étoiles. Un appel dont quelques échos parviennent aux oreilles des conciliens, ne rendant les tensions au niveau des frontières que plus fortes encore.




____________INFOS MJ____________




Une attaque dans le dos, une blessure inévitable qui ne parvint cependant pas à avoir raison d'Alec. La gravité de sa situation nécessite plusieurs mois de rétablissements, mais les séquelles ne sont pas suffisantes pour empêcher le N7 d'exercer. C'est pour cette raison, et pour avoir participé à la chute de Machiavel qu'Alec peut désormais prétendre à une promotion, s'élevant plus encore dans la hiérarchie de l'alliance et inscrivant son nom dans la liste des héros qui ont participé à sa pérennité.
+ 2 Points libres
+ 2 mods
+ Promotion



C'est lorsque l'on pousse son corps dans ses retranchements qu'il gagne en force. Et plus encore lorsque ce corps est contrôlé par une âme emplie de rage. Kalia gagne donc une meilleure maîtrise de sa biotique. La mission reste cependant un échec pour le Courtier qui doit plus que jamais s'entourer d'agents fiables et efficaces. Il souhaite donc mettre Kalia à l'épreuve afin de vérifier si elle possède l'étoffe nécessaire pour rejoindre les hautes instances de l'organisation.
+ 3 Points Biotique



Une mercenaire parmi tant d'autres qui s'avéra pourtant indispensable à la réussite de la mission. Tori est payée grassement pour avoir aider à l'élimination de Machiavel. Un fait d'arme particulièrement impressionnant qui vient s'ajouter à sa réputation et attire à elle nombre de futurs employeurs intéressés par ses compétences et son efficacité.
+ 3 Points libres



Rares sont ceux qui pourraient se vanter de réussir à reprendre le commandement d'un contingent hétérogène et d'avoir survécu à un affrontement direct face à Machiavel à deux reprises. Il ne s'agit pourtant là que d'un nouvel ajout sur la liste des faits d'armes d'Abbadon. Une réputation amplifiée comme étant celui qui mit fin à la vie du terroriste, et pour son incroyable efficacité tout au long de la mission, le galarien se voit l'immense honneur d'être invité à rejoindre les Spectres.
+ Combat à distance : Maîtrise élite
+ Invitation à rejoindre les Spectres



Et voilà, c'est terminé ! Very Happy
Le sujet reste ouvert pour que vous puissiez conclure la situation de vos personnages si vous le souhaitez.
N'hésitez pas également à dire ce que vous avez pensé de l'intrigue sur le sujet d'organisation Fishman




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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Dim 29 Jan 2017, 15:56

Extinction
11 Novembre 2201

Épilogue




Quel mal de crâne. Et je ne vois rien. Même en essayant d'ouvrir les yeux ? Je n'arrive pas à ouvrir les yeux.
Il y a du monde autour de moi, j’entends leurs voix, mais je ne les reconnais pas. Je dois voir.
J'essaie d'ouvrir à nouveaux les yeux, je force, j'y parviens. Ça fait mal, horriblement mal. Mais je vois. Une infirmerie, des lits, des blessés ou des mourants. Des médecins et infirmiers aussi, qui passent d'un lit à l'autre. Une asari m'aperçoit, s'approche.
« Ne bougez pas. Vous avez été gravement touchés. Et l'usage de drogue complexifie nos soins. Deviez vous vraiment en utiliser ? »
La bleue a un regard furibond. J'essaie de sourire, mais mes lèvres semblent se déchirer.
« Pas de sourire. Votre visage a été brûlé. Rien d'irréparable, mais plus vous bougerez, plus ça sera long et douloureux. Idem pour le reste de votre corps. »
Ah, l'explosion m'a donc bien rattrapée. Pas étonnant. Mais a-t-elle suffit ? J'essaie d'interroger l'asari, forçant sur mes muscles épuisés. Mais n'y parviens pas, et l'expression de la doctoresse me déconseille de retenter.
« En plus du visage, vos jambes ont également été brûlées. Vous avez deux fractures au bras gauche, plusieurs côtés fêlées, et des commotions partout sur le crâne. Donc vous vous taisez, et vous ne faites rien, ou vous resterez sous sédatif jusqu'à arriver à la Citadelle. »
Je ne réagis pas. L'asari maintient son regard soupçonneux un instant, puis s'éloigne vers d'autres patients.
Bon. Réfléchissons. Je suis là, on s'occupe de moi. On est donc venu me chercher, et pas pour me tuer. Si Machiavel avait survécu, il n'aurait pas laissé faire ça. Il est mort, ou trop gravement blessé pour avoir une chance de survivre.
Hum. L'un dans l'autre, la mission a atteint ses objectifs. Je peux dormir en paix.

Un mois plus tard – Citadelle



« Vous avez un visiteur. »
Je regarde le concerné. Un turien, mais pas n'importe lequel : le Conseiller Victus. Ça n'est pas la première fois que je le vois, cela fait un mois que le Conseil interroge à plusieurs reprises les individus ayant participé à la mission. Mais je pensais en avoir terminé.
« Agent Abbadon. Je vais être bref : le Conseil a pris la décision de vous inviter à rejoindre les Spectres. »
Oh. C'est direct.
« Vos supérieurs du GSI sont au courant et accepteront votre mutation, à condition que vous l'acceptiez vous-même. »
Le Conseil fait bien les choses, le GSI n'aime pas voir ses agents partir. Mais dans le même temps, me garder a toujours été un problème potentiel.
« Vous n'avez évidemment pas à répondre main... »
« Non, c'est bon. J'accepte. »
Le turien me jauge du regard.
« Vous travaillerez en collaboration avec un Spectre actuellement en place. Selon ses rapports, vous les rejoindrez, ou non. Mais le Conseil a entièrement confiance en vos aptitudes.
Je retourne maintenant à mes obligations. Bon rétablissement. »

Je salue de la tête, pensant à ce qui viendra. J'ai accepté vite, quasiment d'instinct. Pourquoi ? Le GSI m'a toujours convenu, malgré mon nom. Et la collaboration avec d'autres espèces ne m'a pas convaincu. Alors, pourquoi ?
Hum. Peut-être à cause de Machiavel, à cause de ses recherches. Ça n'est pas encore fini, non. Zanéthu n'est pas encore finie. Et je vais avoir besoin d'enquêter.
J'espère que ce Spectre ne me ralentira pas.

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MessageSujet: Re: Intrigue #8 : Extinction   Lun 30 Jan 2017, 17:44
    « Bonjour Tori,
    J’espère que tu vas mieux. Nous venons de recevoir le paiement de ta mission. Joli bonus dont tu t’es vue gratifiée. Nous sommes tous fiers de tes exploits, ta réputation honore notre communauté.

    Reviens-nous vite et en pleine forme.

    Brim’na. »


Ils ont reçu l’argent, c’est bien. Au moins, tout cela n’aura pas servi à rien. La satisfaction du devoir accompli la consolait un peu. Comme tout agent des enfants d’Amonkira, elle ne touchait pas directement ce qu’elle gagnait. L’organisation la faisait vivre confortablement, l’argent n’était de loin pas une priorité pour elle. Leur petite économie ne survivait que parce chacun offrait tout et acceptait une répartition partagée des revenus de la communauté. Elle n’était cependant pas peu fière de rapporter autant en une seule mission. Cela faisait d’elle indéniablement le soldat le plus performant de leur petite troupe. Elle méritait sa fonction et l’expérience qu’elle avait accumulée s’avérait payante. De ceci, elle était plutôt contente.

Le batracien et elle avaient eu de la chance dans leur malheur, être enseveli sous des décombres dans des conduits avait visiblement minimisé leur taux d’irradiation. La décontamination rapide avait également été un élément salvateur. Le reste des moyens médicaux étaient impressionnants. Malheureusement pour elle, la drelle n’était pas dans les vapes comme son acolyte et elle eut le loisir d’assister aux souffrances de l’après-combat. A y repenser, ce n’était pas plus dégoûtant qu’un turien qui se liquéfie sur place… elle avait beau avoir vécu beaucoup de choses, cette image cauchemardesque, elle s’en souviendrait bien. L’odeur avait été bien plus marquante. Qu’il était pénible d’avoir une mémoire eidétique en cet instant.

Elle récoltait un traumatisme crânien, léger, quelques côtes cassées ainsi un tibia cassé. Voilà pourquoi comme bon nombre, elle fut clouée sur un lit. Se recevoir un mur sur la tête, c’est toujours contrindiqué pour la bonne santé des os. Elle aurait pu aussi finir en petit lézard brûlé, mais Abbadon, placé avant elle dans le conduit et plus en amont, avait encaissé pour elle le gros du souffle. Lorsqu’elle avait été sortie des décombres, qu’elle avait observé le chaos digne d’Armageddon devant elle, Tori avait eu une pensée émue pour ses dieux et leur bienveillance. Heureusement qu’Ils nous ont construit solide. Alors que le sol s’éloignait sous eux, elle peinait à croire que c’est de cet enfer là qu’on l’extrayait. Il y aura un avant et un après Zanéthu.

Une fois suffisamment remise de ses blessures, la drelle put être rapatriée sur Ehra, parmi les siens. Elle n’avait pas eu le loisir de revoir Abbadon, ce dernier ayant suivi un cheminement différent, parmi les blessés graves. Elle avait pu être rassurée sur son état et ne fut pas surprise de le recroiser au hasard d’une convocation au sein de la Citadelle. A priori tous les survivants avaient le droit aux mêmes interrogatoires. Elle n’avait pas pour habitude d’être interrogée par le Conseil. Surtout qu’elle avait été le plus ou moins seul témoin directe de la mort et des derniers actes de Machiavel, qui plus est quand on a une mémoire parfaite de drell… Elle n’avait pas spécialement envie de revivre l’enfer. Surtout que cela perturbait son cycle de régénération suite à une dissociation. Elément compliqué de la psychologie drelle qui n’avait pas semblé trop inquiéter les conseillers. Après tout, ils avaient une mission qui était passé à un cheveu de l’énorme fiasco… la politique aime trouver des raisons et réfléchir sur des détails ridicules. Elle comprenait toutefois que sa réponse : « Les Dieux y ont veillé » ne leur ait pas suffit. Tststs. La bureaucratie ne cessera de la lasser.

Au moins, le Conseil avait le nom des Enfants d’Amonkira représenté en bien. C’est ce seul bienfondé qui lui fit docilement jouer le jeu des interrogatoires. Elle prenait soin de se présenter à chaque fois comme un Enfant d’Amonkira et de glisser quelques allusions élogieuses. La diplomate renaissait des cendres de la mercenaire pour jouer à un tout autre jeu. Ce n’était qu’une goutte dans l’océan, mais il est toujours positif de marquer en bien l’esprit d’un puissant. Il viendra peut-être un jour où le nom des siens serait évoqué. Si l’on ne se souviendra pas d’elle, cette entrée en matière positive, ne pourrait que les mettre dans de bonnes dispositions.

Ce fut donc avec plaisir qu’elle croisa par un hasard bienvenu un visage apprécié.

« Salut, batracien. Contente de voir que tu es presque aussi joli qu’avant. »


Elle sourit délicatement. Pas besoin d’en dire plus, elle ne comptait plus le nombre de fois où ils s’étaient mutuellement sauvé les fesses durant cette mission suicidaire. Pas besoin de banalités ou de formalités désormais. Boire un verre, parler, un peu. Elle eut cette fois plus de plaisir à lui transmettre ce dont elle se souvenait des derniers instants de Machiavel et de leur mission.
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Intrigue #8 : Extinction

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