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 Retombées

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Messages : 172
Crédits : Essence-Of-Rapture

MessageSujet: Retombées   Mar 13 Déc 2016, 00:40
Intervention MJ : NonDate : 8 septembre 2200 RP Tout public
Artérius Vorasen
Retombées


Les yeux d'Artérius étaient fermés. Il pouvait sentir, malgré sa torpeur, des douleurs au niveau de son épaule et de son ventre. Des sons, distants et étouffés, se faisaient entendre autour de lui.
Il ouvrit les yeux.
Il était sur un lit d'hôpital, confortable mais spartiate. En levant légèrement la tête, il aperçut l’œil rouge d'une caméra pointée sur lui. Il leva un peu son bras, afin de signifier au personnel soignant le surveillant son réveil, mais regretta aussitôt son geste, la douleur lui irradiant l'épaule et lui arrachant un grognement.
Une ou deux minutes plus tard, un turien en blouse arriva dans la chambre. Il se présenta comme un infirmier, un major d'après ses galons, et vérifia les divers moniteurs attachés au corps du patient.

    - Dans quel hôpital suis-je ? Que s'est-il passé ?

    - Vous êtes à l'Hôpital Militaire Central de Cipritine, Général. Vous avez été blessé pendant l'attentat. Deux balles dans l'épaule gauche et trois dans le ventre, Monsieur. Tout a été extrait et vous êtes désormais hors de danger. Souhaitez-vous des anti-douleurs ?

Artérius grimaça à nouveau à l'entente de ces nouvelles.

    - Non, non, pas la peine. Arrangez-vous juste pour contacter le Capitaine Herassen, au QG de la Légion Hastatim. Qu'il me retrouve ici au plus vite avec toutes les informations disponibles sur l'attentat.

    - Mais Monsieur, les visites sont pour l'instant inter...

    - Exécution, Major !

L'infirmier n'insista pas plus, et repartit d'où il était venu, après avoir réglé les panneaux transparents séparant la pièce du couloir pour avoir une légère teinte fumée, afin d'offrir plus de d'intimité au patient.



---------------



Deux heures plus tard, un petit turien se présentait à la porte en armure de combat.

    - Général, ça fait plaisir de vous voir rétabli.

    - Arrête les formalités, teinte les vitres et ferme la porte.

Avant de s'exécuter, Alectus revint dans le couloir, donna un ordre aux deux légionnaire venus avec lui afin que personne n'entre dans la pièce, scella cette dernière, puis s'assit près d'Artérius.

    - Tu as ce que je t'ai demandé ?

    - J'ai tout ici. Mais c'est mince. Ça ne fait que deux jours que tu es là.

    - Merde ... Alors, quel bilan ?

    - Au niveau des civils, une cinquantaine de morts, cent ou deux cent blessés. Pour les troupes, c'est moins grave. Une quarantaine de morts et une vingtaine de blessés. Malgor va bien, et tout les invités s'en sont sortis, à part Esheel. Des dégâts matériels assez moyens.

    - Ça aurait pu être pire ... Quoi d'autres ?

    - On a pas attrapé le chef des terroristes, mais on a quelques prisonniers. Les gars des renseignements les ont cuisinés, et d'après ce qu'ils en ont tirés, les pistes mènent à l'Alliance.

    - Salopards d'humains !

    - Je n'y crois pas, Artérius, et une partie de l’État-major non plus. C'est trop facile. C'est un groupe bien entraîné, bien équipé, et de toute évidence composé de vétérans. On organise pas quelque chose comme ça avec des bleus, et certainement pas avec des gens qui vont craquer en interrogatoire.

    - Oui, tu as probablement raison ... Mais ça reste trop beau. Avec des informations comme ça, on a un moyen de pression sur ces connards de l'Alliance.

    - Mais ça m'étonnerai que qui que ce soit les utilise. Malgor se fait critiquer de tout les côtés, et toi encore plus. Ils veulent ta tête, Artérius ! Ils estiment que c'est de ta faute. Et au niveau galactique, c'est pas mieux. Le Conseil nous condamne, les galariens nous crachent dessus, l'Alliance crie à qui veut l'entendre qu'elle n'y est pour rien, et les asaris, comme d'habitude, ne bougent pas ...

    - Les vautours sont de sortie ... J'aurais aimé les voir à ma place. Mais quelque chose cloche. Tout était bien sécurisé. Chaque accès, chaque vaisseau entrant et sortant.

    - Pire que ça. Lis ce rapport des survivants de Lux. Les assaillants étaient en uniforme turien.

    - Des traitres ?

    - Oui, mais à la solde de qui ?

    - Réfléchis : Malgor et moi sortont affaiblis. La Hiérarchie aussi. C'est le moment idéal pour un haut-gradé de montrer son jeu. De se proposer comme une alternative à Malgor et à sa faiblesse. D'abord, faire en sorte qu'il me rétrograde. Ensuite, prendre ma place. Et ensuite ...

    - Tu as des noms ? Des idées ?

    - Environ la moitié de l'Etat-Major. Beaucoup ne m'aiment pas, et plus encore aiment le pouvoir. Mais de là à trahir ... Il faut que je sorte d'ici, que je parle à Malgor. Que je découvre ce qui se passe ...

    - J'ai déjà fait les arrangements nécessaires. On te transfère chez toi dans une heure. Je t'ai assigné un médecin de la Légion pour être sûr que tu ne te vide pas de ton sang en faisant des conneries.

Artérius se fendit d'un sourire.

    - Mais avant que tu mène ton enquête, il va falloir assister à l'officielle. Je te l'ai dit, des gens veulent ta tête. Tu va être interrogé, les chefs de sections, les responsables, merde, même Malgor !

    - Je n'ai rien à me reprocher, tu le sais aussi bien que moi. Je m'en sortirais. Mais pour l'après, essaye de m'obtenir un accès aux prisonniers. J'ai nettement plus confiance en mes interrogateurs qu'en ceux de Malgor. Moins de ... sensibilité.

    - Je vais faire le nécessaire. Et je continue à me renseigner en attendant de te revoir.

    - Merci Alectus. Vraiment ...

Alectus eu un sourire amusé, et se leva. Se dirigeant vers la porte, il s'arrêta à mi-chemin.

    - On se revoit demain. Et je te laisse mes gars, au cas où tes opposants se sentaient de terminer le travail !

Il quitta alors la pièce animé d'un petit rire sarcastique.
Artérius se plongea alors dans ses pensées. La politique de la galaxie se trouvait chamboulée ... Et la Hiérarchie était vérolée de traîtres, c'était maintenant certain. Artérius allait devoir avancer plus vite que prévu. Si quelqu'un devait vraiment renverser Malgor, alors il devait être sûr que ce soit lui !


Anton dresse mon portrait fidèle.

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