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 Et tu régneras pour les siècles des siècles ...

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MessageSujet: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Sam 24 Déc 2016, 15:03
Intervention MJ : NonDate : 1 décembre 2201 RP Mystère
Kydra Lifith ♦ Anton Ardak ♦
Et tu régneras pour les siècles des siècles


Oméga
Novembre 2201


Et tu régneras pour les siècles des siècles…

L’ambiance était pesante, l’air saturée d’une fumée indiscernable. Mélange de résidu de vapeur, de fumée de cigarette, d’un espèce de brouillard synthétique s’extirpant maladroitement de quelques boissons avant-gardistes. La situation était tendue, les regards suspicieux et paranoïaques se succédant tandis que tout le monde essayait de vérifier si quelqu’un s’intéressait à soi.

Un turien en particulier semblait percevoir l’ensemble de son environnement comme une menace directe à sa personne et scrutait chaque nouvel arrivant d’un regard si agressif qu’il était impossible de se méprendre quant à son intention de tuer quiconque oserait l’approcher. Toutefois aussi intense fut-il ce regard ne suffit nullement à repousser éternellement l’extérieur de défoncer son espace vital.
Surtout dans un lieu comme Oméga.

Aussi lorsqu’un colosse entièrement recouvert d’une espèce de tunique, le visage masqué par une capuche si large que la lumière ne parvenait même pas à filtrer au travers pour dévoiler qu’un petit bout du visage de l’individu, prit place sans crier gare à côté du turien, ce dernier sursauta et plaça immédiatement sa main sur la crosse de son pistolet.

« Ne menace pas quelqu’un sans connaitre sa force. » Lâcha d’une voix rauque le mystérieux voyageur qui ne cilla pas d’un pouce en déclamant ceci. Quelque chose dans l’intonation sembla réduire la détermination du turien qui lâcha momentanément son arme, avant de se reprendre, mais cette fois-ci il se contenta de poser le bout de ses trois doigts.

« C’est mieux. Maintenant je veux savoir où elle se trouve. » Continua toujours de sa voix si particulière l’individu non dévoiler quoique ce soit de lui-même. En entendant le terme elle, le turien sursauta et scruta avec une peur palpable les alentours.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. » se contenta d’ânonner le turien tout en tremblant doucement. Une espèce de sueur perla sur son front et il commença à scruter avec de plus en plus d’attention la sortie du bar à la fois si proche et si lointaine.

« Voyons, si tu me donnes ce que je veux, tu pourras disparaitre et ta vie ne sera plus en danger. Il se pourrait même que je m’assure de faire comprendre à tout le monde que tu serais mort. Une nouvelle vie, réfléchis y. »

Le dernier argument sembla frapper le turien droit au cœur, et ses tremblements cessèrent aussitôt.

« Je peux même faire plus, je connais les systèmes par cœur. Je veux juste un pourcentage c’est tout. » A ces mots, l’avidité vint prendre place de plus en plus massivement sur les traits autrefois conquis par la peur.

« Evidemment. Nous gagnerons tous deux une richesse suffisante pour passer notre vie à l’abri. » Aussitôt l’accord scellé, le turien attrapa un petit appareil dans sa poche et le déposa sur la table. Ensuite il posa un doigt dessus et fit glisser l’holonet vers l’inconnu. Toutefois il ne décolla pas son doigt après l’opération et scruta avec attention la capuche de l’autre, espérant sûrement y lire ou voir un quelconque visage.

« Il y a tout ce qu’il faut savoir sur cette disquette, maintenant je veux savoir de quels pourcen… » Les derniers moururent en même temps que leur hôte lorsqu’un tir de carnifex perfora le torse du turien de part en part, éclaboussant les tables derrière du sang de la récente victime. Les clients s’y trouvant beuglèrent leur rage, mais se turent rapidement lorsqu’un colosse de deux mètres se leva, le canon de son arme encore fumant.

Ce dernier attrapa l’holonet, s’avança d’un pas nonchalant vers la carcasse encore chaude de sa victime et s’agenouilla juste à côté, lui murmurant à l’oreille.

« Toujours tirer en premier. »

Puis le colosse disparut en disparaissant dans les rues bondées de la station, laissant aux charognards la dépouille qui venait de perdre tout intérêt.

***

Oméga
Deux jours plus tard


« C’est une merveille technologique. »

S’exclama candidement Solan tandis qu’il déambulait dans les couloirs peu de temps auparavant abandonnés de la station.

« Avec ceci nous produirons une quantité inégalée d’Ezo. De quoi assurer une autonomie financière totale pour notre organisation, et la station. » L’excitation du galarien était si visible qu’il en devenait presque la caricature du scientifique de son espèce. Il parlait désormais si vite que tout cela en devenait difficile de le suivre.

« C’est parfait Solan, mais tout ce que je veux savoir c’est si tu es capable de la remettre en état. » Répondit d’un ton neutre et parfaitement maitrisé un Anton au plus profond tout aussi excité que son ingénieur en chef.

Le galarien s’arrêta quelques secondes, scruta avec ses larges yeux son employeur et ami et lâcha d’une voix aigüe.

« Il faudra faire de nombreux travaux, remplacer des éléments de la structure, remettre à jour les interfaces, contr… » Puis devant le regard de braise du butarien, il déglutit un bon coup et lâcha d’une voix presque attristée. « Oui je peux le faire. »

Aussitôt Anton lâcha son plus beau sourire et écarta les bras pour englober le plus de chose possible.

« Tout ceci est le point départ du changement que nous espérons mon ami. » s’exclama avec un bonheur non feint le butarien tout en tournant sur lui-même. Puis il s’arrêta net et scruta Sola. « Pas un mot à quiconque. Maintenant met toi au travail, je reviendrais d’ici peu de temps pour m’assurer des avancées. »

Alors Anton s’en alla sans un regard en arrière.

***

Oméga
Décembre 2201
Appartement de Kydra Lifith


La porte connaissait la plus dure épreuve de toute sa vie. Elle manqua de peu de connaitre aussi sa fin tant les coups étaient si brutaux et rapprochés. A l’intérieur une voix ensommeillée semblait répondre quelque chose, mais ceux frappant semblaient n’en avoir cure aussi les coups continuèrent.

Celui frappant était un krogan massif, Gorbag en personne, l’un des plus proches Superviseur d’Anton, derrière lui se trouvaient un butarien, un turien et un Lysthénis. Udhienel l’ancien pirate néméen, Zaekael l’ancien chasseur de prime et enfin Tigurius et son pyjak de compagnie.

« Ouvre cette putain de porte Lifith, Anton veut te voir. » cracha avec une pointe de colère Gorbag alors qu’il sentait que la porte allait céder. Toutefois le coup suivant ne donnant sur rien tandis que cette dernière s’ouvrait enfin pour laisser apparaitre une humaine à moitié endormie qui se frottait les yeux pour y voir plus clair.

Immédiatement, alors que leur cible s’offrait à eux, les quatre chargèrent. Gorbag percuta Kydra de plein fouet et l’envoya bouler, puis les trois autres entreprirent de lui ligoter les jambes et les bras. Alors seulement le krogan plaça un sac sur la tête de Lifith avant de la charger sur son épaule.

***

Station magellan
Quatre heures plus tard


Une large pièce s’offrait à la vue du quatuor, d’une architecture méconnue, et comportant de nombreuses arches et piliers sur ses côtés, elle donnait une impression étrange d’un croisement d’ancien et de modernisme. Pour l’instant la pièce était massivement vie si ce n’était un trône de marbre noir se tenant fièrement au sommet d’une série de marche séparant les nouveaux arrivant du reste de la pièce.

De part et d’autre de la pièce se trouvaient les fameuses arches et piliers, qui délimitaient la séparation entre la pièce et les couloirs menant à d’autres pièces et emplacement de la station. Sur chaque pilier se trouvait un drapeau entièrement rouge et possédant en son sein l’emblème des Pacificateurs.

Au milieu de la pièce se trouvait l’escalier, marquant la séparation entre la partie haute et basse, chaque série de quatre marches se trouvant ensuite espacées de quelques centimètres, puis reprenant ainsi cinq fois. Dans la partie haute, une immense baie vitrée laissait entrevoir le vide spatial, mais aussi les innombrables débris et astéroïdes voyageant dans l’espace environnant de la station.

Après qu’ils eurent observés la pièce avec grand intérêt, les quatre Pacificateurs déposèrent leur colis au sol et s’éclipsèrent, la laissant à première vue seule. Toutefois quelques secondes après, Anton apparut depuis l’arrière de son trône suffisamment massif pour le masque, et le butarien descendit jusqu’à l’emplacement de Kydra, et entreprit de la détacher doucement, laissant à l’humaine le soin de retirer par elle-même son masque.

La chose faite, et afin d’éviter toute réaction inexplicable de Lifith, le butarien s’éloigna pour rejoindre son trône et s’y assis avec une nonchalance et un plaisir impossible à dissimuler.

« Bienvenue dans ta deuxième maison Kydra. »

S’exclama un Anton grandement curieux de la réaction de celle qu’il commençait à prendre pour sa fille. Après tout il était aussi plaisant de découvrir les réactions toujours inattendues de sa protégée, et la situation était sans l’ombre d’un doute l’opportunité d’en découvrir de nouvelles …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Lun 26 Déc 2016, 18:53

Un cocktail explosif, un peu trop puissant pour son esprit instable et les débordements pouvaient d'ailleurs s'observer sur les réactions de son corps. De la haine dans un premier temps, contre elle même pour s'être faite avoir aussi facilement, et contre le destin, pour lui enlever tout ce qu'elle avait réussi à forger depuis sa nouvelle vie aussi simplement. Mais plus que tout, Kydra était atrocement terrifiée. Depuis qu'elle s'était affranchie par le sang, elle s'était jurée de ne plus jamais courber l'échine devant un ennemi, de ne plus jamais perdre à nouveau sa liberté, quitte à devoir en mourir, elle ne voulait plus jamais être tenue en laisse. 

Ironique au vu de sa situation actuelle, ligotée et aveugle de la situation qui se déroulait autour d'elle. On l'emmenait sûrement quelque part pour être vendue en tant qu'esclave et même si sa plus grande peur était sur le point de se réaliser à nouveau, elle ne pouvait absolument rien y faire, et c'est ce qui rendait la situation si terrifiante. En replongeant dans ses souvenirs, Kydra savait parfaitement qu'elle ne pourrait supporter à nouveau la captivité, physiquement comme mentalement. Son corps ou son esprit, l'un des deux lâcherait en premier et emporterait fatalement l'autre dans les abysses. Et au vu de la peur qui s'emparait d'elle, cela ne prendrait pas bien longtemps. 

On la déposa au sol et elle n'entendit plus rien. Le terminus de sa liberté et le début officiel de sa longue descente aux enfers. Aucune barrière mentale ne put retenir ses émotions cette fois ci. Elle tremblait et pleurait, en proie à une panique totale. Mais quelqu'un commença à défaire ses liens. Quel qu'en soit le but, Kydra devait absolument profiter de cet instant. Une chance pareille ne se présenterait peut être pas d'aussi tôt, elle préférait charger un homme armé et se prendre une balle dans le crâne plutôt que de rester pourrir sous la peur.

Elle arracha son masque et se leva, prête à bondir. Mais le spectacle auquel elle fit face stoppa instantanément son élan. Anton était assis sur un trône en haut de plusieurs marches et l'observait.

Bienvenue dans ta deuxième maison Kydra.

La vue du butarien la tranquillisa légèrement, mais elle ne parvenait pas à comprendre la situation. Elle regarda rapidement à sa droite et à sa gauche. Une grande salle qui lui était parfaitement inconnue et à la conception particulièrement étrange. Elle s'aperçut que son Omnitech n'était pas désactivé, elle dégaina et rengaina donc plusieurs fois son omnilame pour s'assurer qu'elle avait une arme en sa possession. La jeune femme chassa les larmes sur son visage et reposa son regard sur le butarien.

Tout ceci n'était donc qu'une blague ? Un test ? Elle voyait bien Anton faire passer ce genre d'épreuves à ses subordonnées, et si tel était réellement le cas, elle s'était magnifiquement bien plantée. Sans doute avait il pensé voir en son ancienne assassin une guerrière redoutable qui se serait débarrassée de ses liens et aurait affronté sans sourciller tous les dangers de ce lieu inconnu. Mais elle n'y pouvait rien, elle était terrorisée à l'idée de redevenir un jour une esclave.

Une loque. Des vêtements enfilés à la va vite, les cheveux en bataille et encore tremblante. C'était une gamine brisée et terrifiée qui se trouvait face à Anton, pas une guerrière. Et le fait que le butarien la voit dans un tel état ne faisait que rendre la situation pire encore. C'est pourquoi la honte vint peu à peu remplacer la surprise. Elle aurait tant voulu pouvoir disparaître, faire tout son possible pour ne pas avoir à affronter le jugement du butarien.

Mais il s'agissait là de sa sentence pour avoir fait preuve d'autant de faiblesse.

Je suis... désolée, Anton.

Elle avait le regard fuyant.

Je ne sais pas ce que tu attends de moi ni quel est le but de tout ceci, mais je n'en suis pas à la hauteur.

Kydra, couverte de honte, était parfaitement incapable d'affronter le regard du butarien.



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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Mar 27 Déc 2016, 16:42
La situation était étrange.

Mais pas dans un sens positif, non en vérité comme toujours Kydra avait entrepris avec une ferveur quasi religieuse de surprendre Anton. Encore une fois ses réactions prenaient en compte l’ordre strict de toujours agir à rebours de la logique, ou de l’ersatz arbitraire de la normalité. Cette fois-ci, c’était le cas le plus flagrant et intriguant, voire carrément gênant, de cette loi incontournable.

En effet Kydra avait versé des larmes durant sa courte captivité, et cela se voyait encore clairement sur le visage blême de la jeune humaine, qui passa la plus grande partie de sa récente libération à tenter d’effacer toute trace d’un tel état de fait. Devant la vive émotion de sa protégée, et ses réponses pleines d’émotions, Anton se leva subitement de son trône, et descendit avec la démarche rapide les quelques marches les séparant.

Arrivé à son niveau, le butarien scruta Kydra avec une assurance non feinte, déposa l’un de doigt, qu’il avait arqué volontairement pour l’occasion, juste sous le menton de l’humaine. Puis il leva doucement son visage de quelques centimètres, forçant cette dernière à le regarder droit dans ses yeux inférieurs.

« Tu n’as pas à t’excuser ainsi Kydra. Et tu n’en auras jamais besoin, tu es, et tu resteras, une force vive de mon organisation. Si tu penses ne pas être à la hauteur, alors élève toi. Je veux te voir rire du malheur de mes adversaires, non pas verser des larmes de désespoir sur un sol qui est déjà mien. »

Et Anton caressa fugacement les cheveux de sa protégée, puis effaça une larme qui perlait encore sur la joue droite de Kydra et enfin se détourna d’elle pour rejoindre, avec une lenteur toute étudiée, son trône juché au sommet des marches.

« Si tu foules ce sol ma chère, c’est que ta valeur est déjà évidente à mes yeux, et je n’ai pas de temps à perdre à te voir douter de mon jugement. Si tu es incapable de juger pleinement ta valeur, alors contente-toi d’apprécier le fait que j’ai perçu en toi la flamme ardente du talent qui t’es invisible. »
Continua à clamer le butarien, tout en terminant de gravir les quelques marches restantes. La chose actée, il déposa à nouveau son corps massif sur le trône, se plaçant à la manière des souverains d’antan, orgueilleux et vaniteux, mais d’une prestance inégalable.

« Cette deuxième maison que je te dévoile est le point de départ de notre avenir commun, celui qui verra mes forces croitre, et ta valeur se révéler à la Galaxie, y compris toi-même. Contemple cette station qui est aujourd’hui mienne, contemple le commencement.

Aujourd’hui cette station, demain Oméga. Toutefois, tout commencement est lié au secret, et celui-ci est le plus important d’entre tous. Cette station restera cachée aux yeux du monde, et seuls mes plus proches lieutenants et superviseurs connaitront son existence.

C’est pour cela que tu as été convoqué de cette manière Kydra, c’est pour cela que tu dois prendre conscience de ta propre importance. Aussi tu ne quitteras pas cette station tant que je ne t’aurais pas jugé digne. Je veux voir cette flamme qu’est la conviction brûler à nouveau en toi … Mais tout d’abord, j’aimerais que tu me suives. »


Déclama avec une lenteur presque théâtrale Anton avant de se lever à nouveau de son trône. Il fit alors signe à sa protégée de le suivre et il s’engouffra, sans vérifier les réactions de Kydra, dans un couloir se trouvant non loin de son trône, dans le niveau surélevé de la grande pièce.

Le couloir se révéla plutôt long, et l’acoustique propre à ces lieux révéla bien vite au butarien que l’humaine le suivait bel et bien. Quelques minutes de marches suffirent aux deux compères pour atteindre la suivante destination, une autre pièce quasiment aussi large que la précédente, et tout aussi vide, mais cette fois-ci dépourvue de trône ou de marches. Toutefois le réel point commun consistait en une large baie vitrée dévoilant une nouvelle fois l’espace profond et ses innombrables débris et astéroïdes.

Une fois dans la pièce, Anton s’y enfonça jusqu’à parvenir au centre parfait de la salle, et s’y arrêta pour scruter avec intensité l’humaine le suivant.

« Cet endroit est une merveille technologique, un lieu créateur de richesse et de pouvoir, ce sera le parfait point de départ de la conquête d’Oméga. Ici nous créerons les plans, nous interrogerons les prisonniers, nous entrainerons nos plus fidèles combattants et enfin nous nous enrichirons.

C’est ici que nous nous préparerons pour la guerre. Sur Oméga nous serons assagis, nous divertirons la foule, donnerons l’impression que notre ambition s’émousse. Nous laisserons croitre l’appétit de nos rivaux, qui s’imagineront Nevianar alors qu’ils ne sont que du bétail. »


Alors Anton écarta les bras, comme pour englober toute la pièce, et sûrement toute la pièce.

« C’est d’ici que je dirigerai mon univers, tandis que tu écumeras l’espace pour y porter la mort. Une mort que tu ramèneras dans ton sillage droit sur Oméga. Qui est dirigé par un Conseil depuis la fuite d’Aria, et qui n’entraine qu’un afflux de violence en direction de la Travée.

La galaxie y verra une menace, le Conseil y verra un affront. Aussi lorsque je prendrai le pouvoir, et que les attaques à destination de leurs colonies cesseront complètement, ils s’imagineront à l’abri, ils laisseront mon pouvoir se consolider, s’implanter durablement. Lorsqu’ils comprendront leur erreur, il sera déjà trop tard. »


Un large sourire emplit les traits violents du butarien. Puis tout s’arrêta net, les bras se figèrent le long du corps, le sourire disparu et Anton scruta, avec une neutralité parfaitement feinte, sa partenaire.

« Et je considère que tu as ta place tout au long de cette histoire. Tu as pourtant raison sur un point, tu n’es pas à la hauteur dans cette galaxie. » Expliqua avec un calme olympien le colosse butarien, tout en se rapprochant inexorablement de Kydra. « Tu es comme moi, tu vis dans une hauteur différente, nettement supérieure à ce que le paresseux ou le désintéressé peut seulement imaginer. Pourtant même toi tu n’as pas encore pleinement conscience de ce fait.

Aussi tant que tu ne croiras pas en toi, tu pourras toujours piocher en moi la force qui te fait défaut. Car moi je crois en toi. »


Puis le sourire revint sur le visage d’Anton, qui se détourna de l’humaine quelques centimètres seulement avant qu’il ne soit au contact physique avec elle.

« Maintenant je pense qu’il est temps d’aller prendre un repas. »

S’exclama-t-il avec un zeste d’humour tout en marchant à vive allure en direction d’une porte menant à un autre couloir, et à d’autres pièces.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Dim 22 Jan 2017, 18:44

Comme toujours, le butarien restait fidèle à lui même. Une vague d'assurance, voire même d'affection qui avait permis à Kydra de ne pas perdre pied, et même si l'humaine tentait déjà d'effacer ce souvenir honteux de son esprit comme elle l'avait fait pour tant d'autre, il s'agissait cependant ici d'un exercice impossible. Plus elle essayait de l'oublier, plus il restait collé devant ses yeux, la submergeant par la même occasion d'affreux remords. Une faiblesse qu'elle ne parvenait pas à assumer, encore moins devant les autres. Il lui restait tellement de travail.

Anton l'emmena dans un dédale de couloir de ces lieux qui lui étaient parfaitement inconnus. Une station appartenant au chef des pacificateurs, un secret qui venait de lui être dévoilé et qui témoignait de la confiance qu'il lui vouait. Un fait simple en apparence qui permettait également à la jeune femme de se rendre compte qu'elle ne savait rien d'Anton. Peut être possédait il déjà un empire quelque part, une famille, une force suffisante pour lui permettre de maintenir une parfaite assurance sur l'Anton d'Oméga qui ne serait ainsi qu'une façade ? A l'inverse, Kydra devait apparaître bien désuète, franche, naïve, facilement manipulable. Une boule de potentiel et de détermination que l'on s'amusait à forger en une arme. C'était ce qu'avait voulu l'autre Kydra après tout, elle ne faisait que suivre ses pas, bien trop effrayée pour tenter de réellement sonder ses rêves.

Les paroles d'Anton ne venaient pas arranger la situation. Elle avait l'impression qu'il plaçait en elle une confiance beaucoup trop grande, alors qu'elle pataugeait encore à rester stable. Elle ne pouvait rien prédire. Kydra était bien placée pour savoir à quel point les caprices de son esprit pouvaient être perturbateurs, et même en ce moment alors que les paroles du butarien auraient dû normalement la faire rentrer dans un intense état d'excitation, le doute ne faisait que s'épaissir davantage.

Et je considère que tu as ta place tout au long de cette histoire. Tu as pourtant raison sur un point, tu n’es pas à la hauteur dans cette galaxie. Tu es comme moi, tu vis dans une hauteur différente, nettement supérieure à ce que le paresseux ou le désintéressé peut seulement imaginer. Pourtant même toi tu n’as pas encore pleinement conscience de ce fait.

Comment le pourrait elle ? Nombre de fois avait elle vu ses rêves se fracasser sur le mur du monde réel, réduits en charpie par ceux qui possédaient une volonté bien plus puissante que la sienne. Une poupée. Tirée par les ficelles du destin.

Aussi tant que tu ne croiras pas en toi, tu pourras toujours piocher en moi la force qui te fait défaut. Car moi je crois en toi.

Kydra leva de grands yeux vers Anton. Était ce seulement possible ? Pouvait elle espérer se reposer sur un tiers à ce point ? Toujours en mouvement, instable, précaire et dangereux. La solution revenait au même au final. Mais la proposition venait d'Anton lui même, de celui auquel elle s'était accrochée à maintes reprises pour ne pas lâcher prise. Et le même doute revenait encore une fois, celui qui l'avait déjà prise par surprise quelques semaines auparavant, celui concernant la sincérité du butarien. Lui allouer une telle importance s'avérait suicidaire si les paroles d'Anton n'étaient pas franches.

Je ne sais pas Anton... Oui, je vivais autrefois en pensant qu'un destin grandiose m'attendait, que ma volonté était suffisamment puissante pour que je puisse devenir la propre messagère de mes rêves. Mais ils m'ont trahi, moi qui les avait pensé véritables et puissants, ils n'étaient en réalité que tromperie, une tromperie que je me suis moi même infligée. J'ai donc décidé de ne plus jamais leur vouer une confiance aveugle, mais en ce cas, comment lutter contre l'adversité ?

La jeune femme joignit ses mains dans son dos.

L'ennemi est toujours prêt à se battre et à mourir pour défendre la cause qu'il croit juste, je n'ai eu de cesse de rencontrer des adversaires déterminés.

Elle plongeait dans ses souvenirs, des visages marquants défilaient devant ses yeux. L'expression déterminée de Rhys, le rire moqueur de Jikew, le visage déformé par la haine de la probatrice.

Mais comment puis je me révéler être meilleure qu'eux si ma volonté me fait défaut ? Je me suis accrochée, j'ai essayais de puiser dans mes nouveaux alliés et même en toi, Anton. Mais je ne peux me forger sur les rêves d'un autre, je ne peux m'en remettre qu'à moi et moi seule. Mais si mon ambition me fait défaut à nouveau, je sais parfaitement que je ne pourrais y survivre.

Elle afficha un sourire triste.

Vois tu ? C'est dans ça que tu places tes attentes, butarien. Un coktail instable qui menace de les détruire à n'importe quel instant. Il est trop tard pour faire marche arrière désormais, mais le risque est toujours présent, et ma chute, toujours potentielle. Mais il y a une chose dont je suis certaine cependant, rejoindre les pacificateurs a été la connerie la plus bénéfique de toutes celles que j'ai pu faire dans ma vie.

Kydra gloussa un instant avant de reprendre sa progression aux côtés de celui qu'elle aimait considérer comme son "père".

J’espère que les cuistots qui bossent sur cette station sont au moins aussi compétent que ceux que l'on peut trouver sur Oméga. C'est pas que j'ai rien manger de la journée mais...



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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Lun 23 Jan 2017, 18:49
Les réponses de Kydra étaient étonnantes, elles semblaient si éloignées de la réalité qu’elles ne pouvaient que découler d’un gros manque de confiance profondément ancré dans l’esprit de la jeune femme. Conséquence désastreuse d’un passage au sein d’une armée cynique et bipolaire gouvernée par l’hypocrisie, l’incompétence et surtout l’avidité d’une classe dirigeante dépourvue de tout mérite. Un défilé de dégénérés ne désirant que spolier ce que le compétent produit, et amasser ce que l’intelligent utilise.

Et voilà encore une vie mise à mal par ce système inique si opposé au principe de méritocratie qu’elle finit toujours par dévorer ses enfants destinés à bâtir de grandes choses pour soit le corrompre et le plonger dans les affres de la stagnation ou simplement le détruire méthodiquement. C’était ici le cas de Kydra, qui avait souffert de voir son talent se faire brider, son ambition se faire mépriser et enfin son avenir être vendu pour simplement l’empêcher de se développer.

Sa santé mentale en avait donc souffert faisant d’elle une femme-enfant ne comprenant que la violence et ne s’épanouissant que lorsque la destruction s’impose à elle. Un être incapable de se métamorphoser en ce qu’elle mérite de devenir. Elle aurait pu être la plus grande réussite de son espèce, mais finissait par trembler de honte devant celui qui se décide à briser le collier lui restant attaché au cou.

« Je comprends mieux Kydra. » Clama Anton tout en continuant à marcher le long d’un couloir, l’humaine sur ses pas.

« Tu as confondu destinée et Volonté. Car personne ne possède un destin de grandeur, pas même celui qui en hérite. La grandeur se construit, mais jamais en agissant tout seul, c’est en utilisant ceux qui ne comprennent pas cet état de fait comme escalier vers la gloire que nous grimpons les marches de notre propre réussite.

Pendant si longtemps tu as laissé l’Alliance se servir de toi comme un marchepied que tu as confondu l’horizon avec le zénith. »


Conclu poétiquement Anton tout en s’arrêtant soudainement au détour d’un couloir pour faire face à une porte massive. D’un seul geste, le butarien activa l’ouverture et pénétra sans un regard dans celle-ci. Lorsque Kydra y entra à son tour, elle put découvrir une large salle, représentation classique d’une cantine minière. De nombreuses tables s’alignaient en son sein, et une cuisine ouverte était aisément visible depuis n’importe quel point.

Dans l’endroit se trouvait quelques Pacificateurs éparpillés sur différentes tables, la plupart étant d’ailleurs trop intéressés par le contenu de leur repas pour prêter attention aux nouveaux arrivants. Ce n’est que lorsqu’ils virent les autres se lever subitement qu’ils comprirent et imitèrent leurs semblables. Peu intéressé par les salut, Anton leur fit signe de se rassoir et s’installa tranquillement à une table, faisant signe à Kydra de le rejoindre.

Très rapidement deux turiens se présentèrent à eux avec deux plateaux repas, comprenant un plat typiquement butarien en provenance d’Anhur. Composé d’un bouquet de plusieurs viandes, le plat était exclusivement carnivore. Le fondateur des Pacificateurs gouta une bouchée puis fit signe aux deux turiens qu’il n’avait plus besoin de leurs services. Une fois à nouveau seuls, Anton reprit la parole.

« Ils sont bien meilleurs Kydra, car ce lieu est le départ de quelque chose. J’ai fait venir trois cuistots d’exception afin qu’ils tiennent un service irréprochable. Et ce n’est pas en traitant ses combattants avec mépris que l’on s’arroge leur fidélité. »

Puis le seigneur de guerre dégusta quelques morceaux d’une viande délicieusement fondante.
« Tu es pleine d’idées reçues. Ta formation au sein de l’Alliance devait être une souffrance de tous les instants. Mais ne t’en fais pas, nous avons tout le temps de rattraper cela. »

Alors Anton pointa sa fourchette en direction de l’humaine et la scruta quelques secondes avec un intérêt non feint.

« L’ennemi n’est jamais différent de soi. Il doute, craint la mort et la plupart se battent non pour une cause qu’ils croient juste, mais qu’ils espèrent juste. D’ailleurs certains le font simplement par ambition, d’autre par obligation.

Si tu rencontres des ennemis déterminés, c’est parce que tu attires ceux qui perçoivent en toi une menace. C’est ainsi que tu dois lutter contre l’adversité, en opposant tes doutes à leur détermination. Un ennemi déterminé, est un être aveugle, il apporte une assurance bien souvent excessive, le doute lui n’est une menace que lorsqu’il sape ta volonté pas lorsqu’il te pousse à te remettre en question.

Moi-même je doute. Non pas sur mes capacités à gouverner Oméga, mais sur l’intérêt que j’en retire. Sur le fait que cela me suffit ou non. Tu peux douter de tes capacités autant que tu veux, douter de moi, de notre avenir. Mais continue à agir tant que continueras à désirer sortir de ta gangue de faiblesse que l’Alliance a bâtie autour de toi. »


La fourchette retrouva soudain sa fonction première et le repas se prolongea quelques secondes avant que le butarien reprenne la parole.

« Ta volonté n’est sûrement pas le problème Kydra sinon jamais tu n’aurais survécu à la Probatrice, à Jikew, à Rhys. Sinon tu serais toujours un bon petit soldat de l’Alliance crevant à petit feu sous le peu de tes propres ambitions.

Non le problème est ton manque de confiance en soi, et ton incapacité à pouvoir lâcher prise. Tu dois comprendre que la confiance est nécessaire lorsqu’on désir bâtir sur le long terme. Si tu n’arrives pas à me faire confiance à moi, tu dois trouver quelqu’un où quelque chose. Plonge toi dans le nouveau travail que tu as choisi apprends à te bâtir une famille de substitution et à lâcher parfois prise.

Toutefois sur ce coup là tu seras seule juge, et parfois le jugement est trompeur. »


La viande commençait sérieusement à manquer aussi Anton fit signe à l’un des turiens de revenir avec du rab.

« Je ne place jamais mes attentes au hasard Kydra. J’ai toujours pensé être bon juge sur les gens et leurs compétences. L’instabilité qui te ronge m’a aussi rongé, et ronge actuellement encore de nombreux individus qui auraient pu bâtir. La seule différence c’est que je décide de croire que tu vas parvenir à outrepasser tout cela. »

Le deuxième tour de viande arriva et une partie atterrit dans l’assiette de l’humaine. Anton espérait ainsi esquiver toute tentative de vol de la part sa protégée.

« Maintenant il te reste à faire que ta venue dans les Pacificateurs soit la connerie la plus bénéfique j’ai fait. »


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Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Mar 31 Jan 2017, 00:37

Butarienne.

Peu endurante, mais l'arrière goût avait cette particularité de persister longtemps après l'explosion de saveur initiale lors de la première bouchée. Une caractéristique propre à toutes les viandes issues des bêtes et des élevages butariens. Sans aucune mention d'Anton, Kydra avait reconnu la provenance de ce que l'on venait de lui servir et elle ne remit pas un seul instant en doute ses paroles concernant leur qualité.

La jeune femme attaqua alors sauvagement son repas tout en écoutant son compagnon. Si elle avait souhaité montrer sa gratitude quand à son comportement à son égard malgré ce qu'elle était, elle n'avait pas voulu apparaître aussi perdue que certaines de ses réponses le laissait suggérer. Alors, lorsque des serveurs vinrent fournir quelques renforts aux troupes décimées dans son assiette, Kydra reprit la parole.

Mais celle que je suis aujourd'hui, Anton, c'est moi qui l'ai décidé.

Sous ses mèches noires, son regard vert se leva vers le butarien.

Naïve et innocente, je pensais autrefois pouvoir me forger à souhait, devenir l'incarnation physique de mes rêves. J'ai découvert l'adversité, et j'ai trouvé en l'affrontant une justification parfaite pour réussir à accomplir ce désir. Mais cette Kydra là, idéaliste et redoutable, elle est morte, morte aux pieds de cette patrouille de ravageurs ce jour là.

Une image passa un fugace instant dans son esprit.

J'ai alors souhaité pouvoir douter, pouvoir m'interroger, quitte à perdre cet équilibre quasi parfait que l'autre avait réussi à instaurer. Et même si elles sont bien souvent difficiles à assumer face au jugement d'une personne chère, je dois garder mes craintes et mes peurs avec moi constamment. Si je les perds, je ne serais rien de plus qu'une machine, un être façonné par de simples calculs logiques suintant de ses désirs.

Kydra ferma son poing et posa son regard dessus.

Au combat, dans ce monde si particulier où tout devient blanc, je suis constamment poussée au delà de mes limites. L'ennemi est bien souvent un produit fini, la somme de toutes ses propres évolutions, ennemi auquel j'oppose mes peurs et mes craintes instables et naissantes provenant d'une cicatrice encore grande ouverte. C'est dans cette voie que je cherche à me construire, à comprendre qui je suis réellement, même si cela s'avère au final me faire découvrir que je suis l'entière opposée de mon idéal.

Kydra leva son poing face à elle.

Et si ce chemin doit me mener à ma mort, alors qu'il en soit ainsi.

La main retomba sur la table.

C'est pour cela que je souhaite quitter Oméga, repousser toujours plus loin mes limites et découvrir qui se cache réellement là dessous.

L'humaine se frappa au niveau de la poitrine.

J'ai encore bien des choses à apprendre, des choses que seules la morsure de la mort ou l'étreinte d'un être aimé peuvent m'enseigner. Jusqu'au jour où je parviendrais peut être à surpasser tout cela, à ne plus avoir à simplement faire face à mes propres limites.

Son regard vif et sauvage croisa de nouveau celui du butarien.

Mais en attendant, je n'en reste pas moins une modeste apprentie de tout ce que le destin voudra bien jeter devant moi. Tout comme l'ancienne Kydra a fait le pari de te suivre, tu souhaite désormais faire celui de croire en moi. Je suis très agréablement touchée par ce que je représente à ton égard malgré mon inachèvement. Sortir de la masse grouillante et être ainsi remarquée, la preuve de l’existence de quelque chose de plus profond, quelque chose que je ne peux pas encore appréhender. Car après tout, j'en sais aussi peu sur moi que sur toi.

Un sourire.

Un chef charismatique qui ne doit pas se dévoiler à ceux qui le suivent pour que jamais son image ne se ternisse, mais qui au contraire, doit tout connaître d'eux pour mieux les fédérer.

Kydra tendit son bras, et ses doigts rentrèrent en contact avec la peau du visage d'Anton. Elle se saisit d'une bajoue proéminente caractéristique de leur espèce et tira dessus avec un léger rire.

Ironique. Le butarien représentait l'embryon de foyer que Kydra avait désormais sur Oméga, mais elle avait parfois l'impression qu'il était la clé qui lui manquait. Anton était peut être celui qui pouvait la pousser dans ses derniers retranchements, l'amener sur ces horizons qu'elle ne parvenait jusqu'alors qu'à contempler. Un terrible combat entre le mentor et l'apprentie, une leçon qu'il ne pouvait lui enseigner ailleurs que dans ce monde blanc. Peut être qu'au bout de ce chemin qu'elle arpentait actuellement seule, se dressait Anton, ultime rempart à ce qu'elle désirait connaître plus que tout.

L'achèvement de sa destinée, de l'humaine « tarée » qui voulait à tout prix se connaître.



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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   Sam 08 Avr 2017, 10:59
Le contact des doigts sur le visage d’Anton fut hautement surprenant pour ce dernier, qui évita de peu un sursaut pouvant être mal interprété. La discussion tournait vraiment à la révélation, et le butarien commençait à entrevoir quelque chose de déplaisant. Une forme d’attachement malsaine de la part de Kydra, mais aussi quelque chose de plus profond. Un moment, le regard de l’humaine dévoila fugacement une chose terrible.

Pour autant, Anton ne recula pas, ne montra ni colère ni mépris. Il était persuadé qu’il pouvait faire changer cette humaine, à la forger pour en faire quelqu’un de différent. Quelqu’un de plus dangereux et loyal qu’elle ne l’avait jamais été.

« Pourtant se dévoiler n’est pas forcément une mauvaise chose, Kydra. Toutefois il faut comprendre que la personne avec qui tu le fais est un choix plus lourd que conséquence que n’importe quelle autre décision. Toutefois tu l’apprendras directement. Après tout tu es encore jeune.

Néanmoins je vais te demander une chose. Si tu m’aimes réellement, si tu m’estimes. J’aimerais que lorsque ce jour arrivera, tu me permettes de rencontrer la personne que tu auras jugée digne de ta confiance. Ceci est une demande d’un ami à une autre. D’un protecteur à sa protégée. D’un … père à celle qu’il juge digne de se tenir à ses côté. »


Puis Anton se leva et scruta avec un regard inhabituel … une profonde et sincère gentillesse.

« Tu vas désormais partir dans la galaxie pour une durée indéterminée. Tu ne remettras plus le cul dans la base des Pacificateurs tant que tu n’auras réussi à te construire pleinement. Tu dois comprendre que ton passé est une force, mais aussi une faiblesse. Prends ce qu’il y a de mieux dans ton passé, approprie le toi et expurge le reste.

Ton esprit est fractionné, tu dois le ressouder. Maintenant adieu. Nous nous reverrons lorsque tu seras Kydra la reine des Terminus. »


Et le seigneur de guerre reprit son visage dur et froid et, sans un regard en arrière, s’en alla. Ne lâchant qu’une dernière tirade.

« La prochaine fois qu’on se verra, j’aurais gagné une fille ou j’aurais perdu un outil. Gorbag te ramènera chez toi. »



Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Et tu régneras pour les siècles des siècles ...   
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Et tu régneras pour les siècles des siècles ...

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