AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 Un chasseur et un général

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 167

MessageSujet: Un chasseur et un général   Dim 29 Jan 2017, 22:26
Intervention MJ : NonDate : 28 Novembre 2201 RP Tout public
Talus Macdonis ♦ Maccharius Dorn
Un chasseur et un général



Invictus était vraiment une belle planète. Voilà ce à quoi Talus pensait lorsqu'il progressait dans les rues de la capitale, Taberus. C'était la première fois qu'il venait sur cette colonie turienne, préférant en général se rendre sur Palaven. Pour l'heure, la journée était magnifique. Le soleil était bien haut dans le ciel, la température était clémente et les nuages passaient de temps en temps devant le soleil, offrant de l'ombre rafraichissante. La population de la cité vaquait à ses occupations. En chemin, Talus croisa divers turiens, s'intéressant mentalement à leurs activités. Lesquels parmi eux étaient encore militaires? Ou encore, qui avait quelle fonction. Cela n'avait rien de particulièrement pointu. En fait, le turien faisait cela pour se changer les idées. C'était une journée comme il les aimait bien. Toutefois, il avait une raison particulière pour venir sur Invictus.

Une raison qui l'amenait à rester prudent, avec son fusil d'assaut en main, à tout moment, le regard devant lui. Il passa à côté d'un groupe de turienne, ne leur adressant qu'un bref regard, alors qu'en temps normal, il aurait bien prit un peu de temps pour tenter d'en séduire une ou deux. Il devait cependant resté concentré sur sa tâche et son compagnon de route. Plutôt ses compagnons. Un volontaire et un involontaire. Le premier, Rubia, une spuma dont Talus avait acheté à un éleveur de Palaven. La brave bête avait subis un dressage de base en traque, c'était plutôt pratique. La créature suivait son maître de près. Quant au deuxième, un butarien répondant au nom de Popris Kapgarr. Le butarien avançait, lentement, les mains liées. On devinait sans mal qu'il n'allait pas bien. En effet, il boitait légèrement et sa démarche était lente. Toutefois, son visage était dissimulé par un sac de toile disposé sur sa tête. Également, trois de ces doigts qui pliaient dans un angle pas très naturel, se dénotait une fois le premier coup d’œil passé à ses mains liées. Talus le poussa pour le forcer à avancer plus vite.


-Allez avance, petite merde. Je te préviens, t'as pas intérêt à tenter de t'échapper encore une fois.

Lors de son transport depuis Oméga jusqu'ici, le butarien avait tenté de se sauver lors d'une escale sur une autre planète. Mauvaise idée, Talus l'avait rattrapé rapidement et lui avait brisé trois doigts pour l'exemple.

-Si tu tentes encore de t'échapper, cette fois, c'est Rubia qui ira te chercher et je ne garantis rien sur ce qu'elle va mordre et t'arracher.

Talus émit un léger son, Rubia réagit aussitôt en grognant et en montrant les dents. Voilà de quoi bien intimider le butarien. Cependant, dans les faits, Talus avait mentit. Il tentait bien d'entraîner la spuma pour qu'elle attaque sur demande et efficacement. Malheureusement, pour l'heure, il n'avait réussi qu'à lui apprendre des tours de bases, ainsi qu'à grogner et montrer les dents sur commande. Cela permettait d'intimider. Cependant, si le butarien décidait de se sauver, Rubia ne l'attaquerait pas. Au mieux, elle le suivrait, mais sans mordre. Après plusieurs longues minutes, Talus arriva en face de l'adresse qu'on lui avait indiqué à son arrivée sur Invictus. En effet, lorsqu'il avait débarqué au spatioport et décliné la raison de sa venue, ainsi que l'identité de son prisonnier, on l'avait aussitôt redirigé vers ce lieu. À première vu il s'agissait d'un édifice militaire. Probablement, un centre administratif de l'armée... ou peut-être un centre stratégique. Ce n'est pas les possibilités qui manquaient.

Talus poussa Popris vers l'entrée et la porte automatisée s'ouvrit, ils entrèrent dans le bâtiment. À peine entré, deux agents de sécurité se dressèrent, alors que derrière un bureau, une turienne resta impassible. Probablement une secrétaire. Aucun doute, les gardes sortiraient leurs armes si Talus leur en donnait la moindre raison. Le turien resta cependant calme.


-On se détend messieurs.

Un quatrième turien arriva, un sergent-chef.

-Je vous conseilles de fournir une bonne explication.

-Bien sûr. Je vous ramène quelqu'un. Une personne qui vous fera extrêmement plaisir de voir, je n'en doute pas.

Il tira sur le sac de toile, dévoilant le visage du butarien. Ce dernier avait les traces d'une solide correction, servit probablement il y a quelques jours. Yeux au beurre noir, contusion, bleu et coupure.

-Je vous ramène Popris Kapgarr, en provenance direct d'Oméga. Dit bonjour, Proxy.

Le butarien resta silencieux, alors que le sergent-chef consulta du regard les deux gardes de sécurité. Il se dirigea ensuite vers la secrétaire et discuta à voix basse avec elle. Cette dernière sembla sortir rapidement des dossiers sur son terminal. Le sergent-chef revient rapidement, cette fois avec une holo-affiche, avec le portrait du butarien que Talus avait ramené. Aucun doute possible, c'était bien le type recherché.

-Resté-là, je vais chercher le général.

Puis, il s'éclipsa. Talus resta là à attendre. Pendant ce temps, les deux gardes lui firent un léger signe de tête approbateur et reprirent leur place. La secrétaire repris son travail comme si de rien n'était. Rubia se coucha sur le sol, décidant visiblement de faire une petite sieste. Plus qu'à attendre le responsable. D'après les informations qu'il avait pu obtenir avant de quitter Oméga, un des responsable de l'endroit était un général, Dorn. Réputé pour sa brutalité pendant la guerre et bien d'autres occasions. C'était la raison pour laquelle c'était ici que le turien avait choisi de ramener le butarien plutôt que sur Palaven. Personnellement, il n'avait rien contre les butariens, mais celui-là c'était différent.

Talus se souvenait encore des nouvelles ce fameux jours. Plusieurs engins explosifs qui avaient été activés sur Triginta Petra, colonie agricole turienne. Il y avait eu une soixantaine de morts ce jour-là. Parmi les victimes 24 enfants d'âges divers. Les responsables de l'attaque étaient au nombre de trois. Un butarien qui avait été abattu par les forces de l'ordre, lors de sa tentative de fuite. Un autre butarien qui avait été arrêté, interrogé, jugé, condamné à mort et exécuté un mois plus tard. Finalement, le chef des opérations, un autre butarien qui avait réussi à fuir la planète, Popris Kapgarr. Talus l'avait retrouvé sur Oméga, l'apercevant sur un coup de chance. Il avait eu besoin de beaucoup de volonté pour ne pas le descendre. Finalement, deux éléments l'avaient convaincu de ne pas le tuer. Il y avait le montant de la prime, le triple pour ramener vivant. Toutefois, c'était surtout parce qu'il savait que ce type aurait droit à bien pire s'il était ramené en vie.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 34

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Lun 30 Jan 2017, 20:54
Invictus.

Joyau des colonies turiennes et cœur névralgique des territoires de la Hiérarchie au sein de l’espace Concillien extérieur. Et pourtant la colonie n’avait jamais eu un gros pouvoir, ni même une influence excessive. Tout cela grâce à la modestie et le sens du devoir inouïe de ses habitants. Sur Invictus, la Hiérarchie est un mode de pensée, un mode de vie et représente à la fois l’avenir, le passé et le présent.

Nul turien n’est plus dévoué à la cause qu’un citoyen d’Invictus, nul turien n’est plus farouchement défenseur de la nation et de la culture qu’un citoyen d’Invictus. E si bien sûr les turiens de Palaven pensent souvent, à tort qu’ils sont la plus pure représentation de l’esprit de la Hiérarchie, il n’en est rien. Et un turien représentait à la perfection l’esprit d’Invictus. Dévoué, fanatiquement loyal, Impitoyable, puissant, tout cela et bien plus encore, Maccharius l’était.

Ancien garde noir, officier de haut rang, vétéran au palmarès impressionnant et totalement dépourvu d’échec, un esprit indomptable qui l’avait poussé à refuser d’obéir aveuglément à des individus qu’il jugeait incapables de représenter réellement la Hiérarchie, le tout sans jamais trahir les idéaux de la Hiérarchie. Une vie pleine et pourtant tout juste débutée.

Et le général n’aimait rien d’autre que de traquer et éliminer méthodiquement les ennemis de la Hiérarchie. C’est d’ailleurs pour cette raison que Maccharius se trouvait actuellement sur Invictus, répondant à sa curiosité, il avait décidé d’accepter la rencontre avec un vulgaire chasseur de prime arguant qu’il était en possession d’un prisonnier de grande valeur.

Ainsi Maccharius décida de gérer la rencontre sans sa Légion, et prit possession d’un centre militaire mineur servant principalement pour les recrutements ou la paperasse. Le bureau le plus important privatisé, le général attendit donc avec une curiosité fluctuante l’arrivée du chasseur de prime. Ce dernier se présenta quelques minutes seulement après l’arrivée du général, qui remercia mentalement l’individu en question.

Son arrivée fut d’ailleurs annoncée par un sous-officier local, un sergent-chef fortement intimidé par son supérieur devenu une légende vivante pour les jeunes de la colonie. Le général Dorn se contenta d’indiquer au soldat de faire venir le chasseur et sa proie, et son animal de compagnie. Quelques minutes de plus s’égrainèrent, puis finalement l’on, toqua une nouvelle fois à la porte du bureau.

« Faites entrer le chasseur de prime. Que personne ne vienne nous déranger. »

La porte s’ouvrit laissant entrer un turien, une spuma de Palaven et enfin un butarien au visage rapidement identifié par un Maccharius amusé.

« Une belle prise, mercenaire. Installez donc le criminel Kapgarr sur une chaise. Maintenant discutons sérieusement. Que désire un expatrié de ma part ? »

La voix de Dorn était dure, presque gutturale. Puis Maccharius se leva, dévoilant sa carrure aux yeux de son interlocuteur. S’il était déjà grand du haut de son mètre quatre-vingt-dix-neuf, le plus impressionnant restait sans aucun doute sa carrure particulièrement costaud pour un turien. Presque aussi massif qu’un krogan, Dorn avait longtemps porté le surnom du « Demi-krogan » et ce n’était pas pour rien.

En face de lui, le chasseur semblait n’être qu’un gringalet, sa taille fine rendant le parallèle presque exagéré. Heureusement, les deux turiens faisaient presque la même taille sinon le chasseur aurait pu croire qu’il faisait face à un Yagh, si tant est qu’il sache à quoi cette espèce ressemble.

« Répondez bien chasseur, ni la Hiérarchie ni moi-même n’avons la moindre patience envers les individus qui tentent de tirer profit de notre générosité. »

Les poings serrés du Général se posèrent lentement, et à dessin, sur le bureau se trouvant entre les deux turiens. Le prisonnier butarien semblait clairement terrorisé par la brute improbable qui se présentait sous ses quatre yeux. Il ne moufta pas. Restait désormais à comprendre les intentions du chasseur de prime. De son côté, le spuma inclina ses oreilles et se fit tout petit, sentant sûrement qu’il se trouvait en face d’un prédateur bien supérieur à son calibre.

Tout allait se jouer maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 167

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Mar 31 Jan 2017, 02:40
Talus attendait sans un mot la suite des évènements. Le turien gardait un œil sur son prisonnier en se demandant comme le général Dorn allait réagir. Déjà, est-ce qu'il allait venir jusqu'ici pour voir la prise du chasseur de prime? Peu probable, mais pas totalement impossible. Cela ne faisait ni chaud ni froid à Talus. Il n'allait quand même pas tenter d'imposer sa conduite à un général, surtout pas un qui a une réputation comme celle de Dorn. Le mieux à faire était d'attendre et de voir comment le général se comporterait. Au bout de quelques minutes, le sergent-chef revint et lui demanda de le suivre. Talus s'exécuta sur le champs, en poussant le butarien pour l'obliger à avancer. Rubia se leva aussitôt et suivit son maître de près. Ce dernier rengaina son arme. Ils marchèrent pendant quelques minutes, avant que le sergent s'arrête devant une porte au fond du couloir. Vu la disposition des lieux et l'architecture, ce devait être le bureau le plus important du complexe. Logiquement, le général avait dû prendre possession des lieux. Le sergent-chef frappa à la porte et la voix du général se fit entendre. Le militaire suivit les ordres du général Dorn et laissa place à Talus, Rubia et le prisonnier. Le turien poussa le butarien à l'intérieur, dès qu'ils furent tout les trois rentrés, la porte de referma derrière eux.

En entrant dans la pièce, Talus fit le salut militaire standard, aussi bien par habitude que par respect pour le général et l'armée turienne qu'il représentait. Le général commença par le féliciter pour sa prise, en restant toutefois derrière son bureau. Puis, il lui demanda d'installer Kapgarr sur une chaise. Le turien s'exécuta après un rapide : << Oui, général >>. Il força le butarien à s'asseoir et relia ses attaques à la chaise. Le prisonnier ne pourrait pas s'échapper à moins de se briser les poignets ou d'attacher un des barreaux de la chaise. Deux choses qui manquaient de discrétion et de temps pour les faire. Une fois le prisonnier bien attaché, le général interrogea Talus, désirant savoir ce que ce dernier pouvait bien vouloir de lui. Tout en parlant, le général se levant, montrant sa taille. Il est vrai que le général Dorn était grand pour un turien, mais c'était également le cas de Talus. Toutefois, Dorn avait quelques centimètres de plus que lui. La différence de musculature était frappante entre eux. Le général continua de parler, voilant à peine des menaces, les deux poings sur son bureau.

Cela eut son effet sur Kapgarr et sur Rubia, mais pas vraiment sur Talus. Ce dernier resta très calme devant l'aura d'intimidation et de menace du général. Il caressa tendrement la tête de Rubia pour la calmer. La spuma se calma légèrement. L'ancien adjudant-chef avait l'habitude de ce genre de chose. Après tout, son terrain de chasse favoris, c'était Oméga. Alors, les menaces et l'intimidation, ça devenait monnaie courante pour lui. La grande différence cependant avec Oméga, c'était la force de celui qui menaçait et intimidait. Talus savait parfaitement que contrairement à la plupart des branleurs d'Oméga, Dorn avait la force pour mettre ses menaces à exécution lui-même. Dorn avait été un garde noir et il avait donc la force et l'entraînement. Alors que sur Oméga, beaucoup de criminel étaient surtout des crétins qui se donnaient un air intimidant, mais qui serait incapable d'atteindre un dévoreur à 10 mètres.


-Eh bien, pour commencer mon général, je ne suis pas un expatrié. Je suis un citoyen de Palaven, j'y réside encore, mais j'ai juste choisi une voie différente. Je suis né sur Palaven, j'ai fait mon service militaire comme tout véritable turien devrait le faire. J'ai combattu pour notre planète, lors de la guerre contre les moissonneurs.

Il pointa ensuite le prisonnier.

-Si je suis venu ici, général, c'est pour ce type. J'admets avoir eu de la chance, en le croisant lors d'une traque. Comme beaucoup des nôtres, je n'ai pas oublié cette attaque lâche sur Triginta Petra. Je n'ai pas oublié comment une trio de connards ont assassiné 24 enfants innocents. Je dois avouer que lorsque je l'ai vu, j'ai eu du mal à ne pas sortir mon arme et lui faire exploser la cervelle. Cependant, je savais qu'agir ainsi, se serait faire preuve de générosité, en lui accordant une mort rapide. Alors, j'ai préféré le prendre en filature, le traquer comme une bête et attendre le bon moment pour l'attraper.

Talus se tut un court moment.

-Je me souviens encore de l'armée. J'ai gravis les échelons jusqu'à devenir adjudant-chef. J'étais fier de faire partie de l'armée et d'apporter la sécurité sur les mondes paisibles et la peur et la mort chez les criminels. Cependant, un détail m'exaspérait au plus haut point, les limites des juridictions. De nombreuses fois, j'ai vu des connards en tout genre commettre leurs crimes et se sauver dans diverses régions en dehors de la juridiction du conseil et de la hiérarchie. Des êtres s'amusant à faire souffrir autrui et qui n'avait qu'à fuir dans un coin pour éviter de payer pour ce qu'ils avaient fait. Voilà pourquoi, il y a quelques années, j'ai rencontré mon commandant et je lui ai fait part de mon intention de quitter l'armée. Dans le but de partir en chasse. Pour trouver ces petits merdeux qui se cachent dans les systèmes terminus et dans la travée. Pour mettre un terme à ces histoires. Très simple: pas de procès, pas de jugement, juste quelques balles dans la tête. Certains adoptent la vie de chasseur de primes pour les crédits. Évidemment, je prends les crédits moi aussi, cependant ce n'est pas pour ça que j'ai pris cette voie. Je l'ai choisi parce que c'était un excellent moyen de faire le ménage. Tant que j'opère dans les systèmes terminus et dans la travée, je peux traquer et éliminer les individus comme Kapgarr sans avoir les juridictions qui les protège.

Talus se rendit compte qu'il s'écartait un peu du sujet.

-Toutefois, je m'égare un peu, général. Si j'ai choisi d'amener ce petit connard ici, c'est pour qu'il est droit à un peu de justice turienne. Pour que notre peuple puisse savoir en bonne et dû forme que nous rendons justice aux nôtres. Comme beaucoup, j'ai entendu parler de vous, général. Avec un autre haut gradé, Kapgarr aurait sûrement droit à un traitement rapide. Une balle dans la tête ou un truc dans le genre. Comme si une personne qui s'attaque à des enfants méritait une telle considération.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 34

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Jeu 02 Fév 2017, 18:45
Le chasseur semblait guère intimidé, une chose notable. Mais le plus intriguant restait sa proposition, et son histoire. De plus il était un citoyen de Palaven, et généralement les turiens de ce monde insupportaient le général. Le monde natal de l’espèce turienne, et alors ? La Hiérarchie ne trouvait généralement pas ses meilleurs éléments depuis ce monde, et ça c’était un fait.

« C’est très bien citoyen, la Hiérarchie est sûrement fière de vous. » Nulle moquerie ou raillerie, juste une manière de signaler que l’information était complètement inintéressante pour le Général. Au final la chose n’était guère différente. Maccharius n’aimait guère ceux décidant de quitter l’armée, et ce quel que soit la raison.

« Toutefois je comprends mieux pourquoi vous êtes sorti de l’armée chasseur, et ce n’est pas réellement pour punir les lâches ou terroristes fuyant dans les Terminus. » La déclaration n’appelait aucune contradiction. « Vous n’êtes qu’un déviant incapable de d’appréhender la réalité du monde qui nous entoure. Ce … butarien n’est ni un connard ni un meurtrier d’enfants. C’est un soldat.

Dans la guerre qui nous oppose aux Terminus, les concepts de civils, d’innocence n’ont aucune valeur. Vous semblez avoir bien trop écouté l’extranet humain ou asari chasseur si une telle chose vous échappe.

Chaque turien de la Hiérarchie, ceux qui suivent les ordres, qui assurent la stabilité et l’ordre au sein de nos frontières, sont des soldats et les soldats de son espèce ne viennent que frapper là où nous sommes les plus faibles. »


Maccharius relâcha la pression sur ses poings et fit quelques pas dans la pièce, passant de l’autre côté du bureau, le tout pour se figer juste à côté d’un prisonnier paralysé par la peur, mais aussi par la perplexité.

« Savoir pourquoi vous avez quitté l’armée ne m’intéresse pas, la seule chose qui importe c’est le fait de l’avoir quitté. Toutefois votre nouvelle vie est intéressante, déviante mais intéressante. » Le regard d’airain de Maccharius se posa sur Popris qui sursauta presque aussitôt.

« Néanmoins je vais devoir vous décevoir chasseur, la Légion n’a que faire de la torture, surtout concernant un individu qui n’a plus rien d’intéressant à révéler. Et si vous connaissiez réellement ma réputation vous sauriez que je ne rapporte jamais le moindre prisonnier. Si vous laissez ce butarien ici, il sera abattu d’une balle dans la nuque au détour d’un chemin quelconque, son corps terminant sa décomposition dans une fosse des plus communes.

Car vous l’avez si bien dit, ce sont eux les êtres s’amusant à faire souffrir autrui. La Hiérarchie représente l’ordre, la sécurité et la stabilité. Toutefois vos compétences, votre savoir-faire sont des choses intéressantes. La Légion a toujours besoin d’individus comprenant pleinement la menace que sont les Terminus. J’ai donc une offre.

Devenez un corsaire lié à la Légion, chaque tête de criminel ayant opéré sur un territoire de la Hiérarchie ou du Protectorat sera payée comptant. Un revenu constant en fonction de vos compétences et en échange vous serez armé par la Légion, et serez son bras armé. Bien évidemment personne n’en saura rien. De plus vous pourrez décider de devenir l’un de ces individus aimant faire souffrir autrui tant que nous n’avons pas connaissances de telles pratiques. »


Maccharius détacha son regard du prisonnier et scruta à nouveau le chasseur de prime.

« Bien évidemment nous conservons ce premier trophée pour débuter officieusement ce nouveau contrat. Dans le cas d’un refus la Légion vous autorise à quitter Invictus sous trois heures avec votre … ami. Inutile de dire ce qu’il se passera en cas de présence illégale sur la colonie au-delà de ce délai. »
L’offre était claire et nette.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 167

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Dim 19 Fév 2017, 22:13
Talus garda le silence, tandis que le général Dorn lui répondait. Il n'était peut-être plus membre de l'armée de la hiérarchie, mais il continuait à respecter le grade et l'uniforme militaire. De plus, même si ce n'était pas le cas, mauvaise idée d'emmerder un général réputé comme dangereux, dans une base sous son contrôle, en plus. Le turien resta impassible, jusqu'à ce que Dorn présente le prisonnier butarien comme un soldat. À cette évocation, Talus tiqua légèrement. Il se garda cependant de commenter quoique ce soit, tant que le général n'aurait pas fini de parler. Il suivit le général du regard, alors que ce dernier se déplaçait et s'approchait du prisonnier. Talus laissa le général continuer de parler, pensant mentalement que le butarien était sûrement en train de se chier dessus devant l'air intimidant du général. L'ancien adjudant-chef resta de marbre, jusqu'à ce que le général Dorn lui fasse une offre, celle de devenir corsaire de la Légion, avait salaire et équipement compris. À cette annonce, Talus ne put s'empêcher de sursauter légèrement. L'offre du général lui rappelant un projet qu'il avait eu, jadis, mais qui avait été rejeté par les quelques gradés auxquels il en avait parlé. Puis, le général, lui fit comprendre qu'en cas de refus, il serait considérer comme un criminel, du moins sur la colonie.

-Pour commencer général, contrairement à ce que vous penser, je ne suis nullement un sadique. Je ne tue pas par plaisir, mais parce que je suis persuadé que cela aide ce monde à devenir meilleur. Quand j'ai pensé à la Légion, ce n'était pas afin de voir l'autre abruti se faire torturer. C'est parce que je savais que la plupart des autres généraux lui donneraient un joli petit traitement. Une cellule bien chaude, un procès qui prend des mois, trois bons repas par jour et j'en passe. Bref, beaucoup de temps et de crédits gaspillés pour une sombre merde.

Talus se tut un court moment, jetant un rapide regard au prisonnier.

-Par contre, mon général, je suis en désaccord avec vous quand vous décrivez ce butarien comme un soldat. En tant que militaire, j'ai été amené à faire beaucoup de chose. Cependant, jamais je ne me suis attaqué à des enfants, comme ce type et ses complices. Les enfants sont innocents des erreurs de leurs aînés.

Le turien se tut encore un court instant, caressant au passage la tête de Rubia.

-Quant à votre offre, général, je l'accepte. Je dois cependant vous dire que je ne peux m'empêcher d'y voir une légère touche d'ironie, monsieur. Avant de quitter l'armée, j'avais proposé un projet à mon capitaine, lui demandant son avis et si cela valait la peine de tenter de présenter le tout à des généraux. Mon projet était légèrement semblable aux principes des corsaires, mais à une échelle plus secrète et plus étendue. Au final, il a rit en disant que c'était inutile de chercher à faire quoique ce soit contre les terminus. Bref, selon lui, on serre les dents et on fait avec. Cependant, général, vous semblez plus ouvert sur la question. Si vous permettez, j'aimerais vous présenter le projet que j'avais imaginé, il y a quelques années.

C'était dit, restait à voir si le général turien serait intéressé ou non à l'écouter.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 34

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Ven 03 Mar 2017, 22:12
Les paroles du chasseur de prime amusèrent sincèrement Maccharius. Lui le général qui avait toujours exécré les expatriés, qu’ils se prétendent encore citoyen ou non, se trouvait en face d’un représentant de tout ce qu’il méprise. Et pourtant, le chasseur parvenait à intriguer Dorn, bien que son avenir sur Invictus, et peut être son avenir tout court, ne tenait encore qu’à un fil.

« Que vous soyez un sadique ou non, je m’en contre fiche, chasseur de prime. Tout comme votre vision de la Hiérarchie, de ses généraux ou de son fonctionnement. Un citoyen exécute les ordres et comprend sa place dans le grand rouage qu’est notre société. Ce qui, évidemment, semble vous dépasser. Votre désaccord est inintéressant, et votre vision de la guerre galactique naïve et archaïque.

Si exécuter des femmes et des enfants est une chose atroce pour vous, je comprends mieux la raison de votre départ de l’armée. Votre place est indéniablement ailleurs. Un soldat de la Hiérarchie est une arme, et une arme n’a aucune morale. »


Maccharius scruta avec curiosité le butarien tétanisé.

« Cet individu serait une auxiliaire extrêmement intéressante, seulement la propagande adverse a déjà fait son œuvre et son utilité est désormais tout autre pour la Hiérarchie. Sa mort sera un message tout à fait suffisant. »

Et sur ces mots, la main massive du général Dorn se posa sur le crâne frémissant du prisonnier.

« Maintenant, vous vous prétendez capable de me faire des propositions. Vous enchainez le manquement hiérarchique, et vous accumulez le déshonneur. Amusant que vous vous prétendiez toujours citoyen alors que les règles les plus élémentaires de notre société vous échappent.

Toutefois, et que nous soyons très clairs sur ce point, je ne vous considère pas comme un turien, ni de la Hiérarchie, ni de l’espèce. Vous n’être qu’une anomalie, un mutant. Aussi je pardonne votre ignorance et votre ignorance. Expliquez-moi donc cette grande proposition que ce supérieur hiérarchique a ignorée. »


Et Maccharius se mit à imaginer comment le butarien lui faisant face allait mourir. Tout en écoutant avec un réel intérêt les propos du chasseur de prime se trouvant derrière lui.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 167

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Lun 13 Mar 2017, 21:43
Talus était curieux de voir si le général démontrerait de l'intérêt pour le projet qu'il désirait lui présenter. Cependant, pour que cela arrive, il fallait d'abord que le général Dorn soit d'accord pour l'entendre. Certes, l'ancien adjudant-chef aurait pu tout déballer juste comme ça. N'étant plus militaire, d'un point de vue technique, il n'avait plus à respecter le principe du grade. Toutefois, une part de lui restait militaire, alors il n'allait pas trop en faire. De plus, il restait un turien, avec une vision différente, certes, mais un turien tout de même. Le général reprit la parole en critiquant la vision de Talus du fonctionnement de la galaxie et affirmant qu'un citoyen turien avait le devoir d'obéir, sans discuter les ordres. Bref, du point de vue du général, les soldats ne devaient pas différer des simples machines. Du point de vue de Talus, c'était exactement ce genre de penser qui causait des problèmes au sein de la hiérarchie. Les turiens étaient peut-être des soldats dans l'âme, mais ils restaient des êtres vivants, avec des sentiments, des pensées. Ensuite, le général poursuivit en lui disant qu'à ses yeux, il n'avait rien d'un turien, il n'était qu'une anomalie, voir un mutant. Pendant que le général parlait, Talus n'avait pas prononcer un seul mot, ni laisser transparaitre la moindre émotion. L'opinion du général sur lui le laisse totalement indifférent. Dorn appartenait à ces vieilles générations ancrés dans le passé, incapable de se projeter dans l'avenir et qui au final empêchaient la société de progresser. Toutefois, pour l'heure, Talus se contenterait d'évoquer son projet.

-Pour commencer, général, je dois avouer ne pas avoir vraiment de nom de code en tête pour ce projet, les noms ce n'est pas ma force. Cela importe peu de toute façon. Tout le monde sait qu'une guerre à grande échelle contre les Systèmes Terminus est tout sauf une bonne idée. Le coût en ressource, en matériel et surtout en vie serait énorme. De plus, même en cas de succès, l'effort de guerre serait énorme et affaiblirait toutes espèces y ayant participé. Voilà pourquoi, j'ai songé à une autre manière de régler le problème des terminus. Pas en utilisant une armée de grande taille, mais plutôt en utilisant un bon nombre d'individus.

Talus se tut un court moment.

-Le projet consisterait à envoyer des agents volontaires un peu partout à travers les systèmes terminus. De diverses espèces, milieux et compétences. L'important étant surtout qu'ils partagent l'idée de lutter pour pacifier les systèmes terminus. Chaque agent serait envoyé dans divers milieux. Il y aurait des agents actifs, recruteurs et dormants. Chacun ayant pour mission d'affaiblir les systèmes terminus de l'intérieur. Les agents actifs prendraient divers rôles au sein des terminus, que ce soit mercenaires, chasseurs de primes ou autres. Leur objectif serait l'élimination ciblé. Leur cible pourrait leur être envoyé sous la forme de mise à prix, avec certains indicateurs subtiles. Ainsi, cela passerait pour un simple contrat parmi tant d'autres. Les agents recruteurs se chargeraient de dénicher des individus à travers les terminus. De préférence, des gens ayant souffert à cause des criminels. Il se chargerait de les former un minimum afin d'en faire une petite milice pouvant nuire aux groupes criminels. Évidemment, l'agent éviterait de dévoiler ses vrais intentions. Quant aux agents dormants, infiltrations au sein des terminus, dans des milieux divers. Récolte d'informations en tout genre et attente de l'élément déclencheur pour passer à l'action. Ce ne sont pas les cibles qui manquent: réseau électrique, contrôle d'installation, groupes criminels, etc.

Talus garda le silence un court moment, pour laisser le général absorber toute l'information.

-De plus, multiple mesures de sécurités au sein du projet. Tout d'abord, excepté les plus hautes sphères, personne n'est informés de l'identité ou du nombre d'agents déployés. Chaque agent reçoit une nouvelle identité, un nom de code, ainsi que deux codes à utilisation restreinte. Le premier pour s'identifier en cas de capture par des représentants de l'ordre. Évidemment, rien pour compromettre la confidentialité du projet, mais juste de quoi avertir le commandement. Le second code serait quant à lui utiliser pour qu'un agent puisse avertir que sa situation est compromise et qu'il doit abandonner ses fonctions. Les dossiers le concernant sont alors supprimé et ce dernier à une période de temps limite pour rejoindre un point d'extraction prédéterminé. Après ça, il doit se débrouiller seul.

Talus se tut à nouveau, ayant terminé de dévoiler son idée.

-Je ne suis pas naïf, je sais parfaitement que cela prendrait énormément d'année pour que ce projet affaiblisse assez les terminus pour permettre une pacification plus sûr. Toutefois, cela permettrait un affaiblissement progressif, en utilisant un minimum de ressource. Du temps d'Aria T'Loak, cela aurait été presque impossible. Toutefois, elle n'est plus là et c'est désormais une turienne, Shoran je ne sais plus quoi. Elle est peut-être dangereux, mais elle ne le sera jamais autant qu'Aria. Elle pourrait se faire détrôner d'ici quelques années que ça ne me surprendrait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 34

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Ven 31 Mar 2017, 14:09
Le chasseur, l’exilé inconscient, l’anomalie, qu’importe son nom en vérité, il était amusant après tout. Bien évidemment, l’humour n’avait jamais été le point fort principal chez Maccharius, loin de là même. Mais en ce jour il parvenait à percevoir quelque chose comme sincèrement amusant. Bien entendu il comprenait aussi l’excès de sérieux de la part de son interlocuteur, et sa pensée.

« Votre projet pour régler le problème des Terminus serait donc de le rendre plus instable encore. De mener des actions meurtrières à l’encontre des seigneurs de guerre, des esclavagistes et autres mégalomanes à la recherche d’un empire chimérique. Amusant, étonnant que le Conseil, la Hiérarchie n’eussent jamais imaginé une solution aussi simple pour régler la situation.

Si seulement nous avions sût que c’est en apportant le chaos au sein des Terminus que son aurions protégé ces milliers de vies perdues. Qu’en finançant des milices avides de vengeances nous amènerions la paix. Et que croyez-vous qu’il se passera lorsque ces milices commenceront à devenir puissantes ? Lorsque sous la torture quelqu’un parlera. Bien sûr nous aurons été prudents et personne ne suspectera notre implication.

Mais lorsque les puissances actuelles des Terminus sauront qu’ils sont en guerre ? Il y aura des purges, des massacres. Quelqu’un clamera que le Conseil, sûrement via ses Spectres, agit pour faire la guerre contre eux. Ils n’auront aucunes preuves, et certains n’y croiront même pas, mais les Terminus bouillonneront. Chaque leader assassiné renforcera cette suspicion généralisée, l’ennemi sera connu.

Non en déstabilisant les Terminus davantage cela ne fera que renforcer l’extrémisme local, le fanatisme anti Concilien. »


Maccharius scruta fermement l’autre turien droit dans les yeux, ne cillant pas d’un pouce.

« Non mais l’idée est partiellement intelligente. Des agents dormants, des assassins, des espions, tout cela est nécessaire. Mais dans un autre but. La pacification des Terminus passera par la formation de factions pérennes, et ambitieuses. Pour cesser d’être une menace, nous devons définitivement stabiliser la zone.

Des nations doivent naitre. Pour cela, les individus extrémistes doivent laisser leur place, ceux trop tournés vers le pillage doivent connaitre une fin prématurée. Des seigneurs de guerre tournés vers l’intérieur, des organisations séculaires et bien connue pour rester à l’intérieur des frontières doivent connaitre un nouvel essor.

En devenant des nations stables, les Terminus ne risqueront pas leur puissance en attaquant le Conseil. En devenant des nations, les citoyens apprendront l’obéissance étatique, l’union idéologique. En devenant des nations, ils s’ouvrent à l’annexion, et formeront des armées plus simples à anéantir en cas de conflit ouvert. Au contraire la déstabilisation entraine une montée de l’individualisme, le rejet des gouvernements, la montée de la piraterie pour survivre, de l’extrémisme par vengeance.

Une population instable et une menace constante et floue. L’opinion publique ne comprend que les choses simples. Il faut un ennemi clair, une menace identifiable et un projet concret. Aussi nos deux projets peuvent se mêler. Une organisation clandestine vouée à l’élimination des éléments les plus nocifs des Terminus, et une autre destinée à soutenir dans l’ombre les dirigeants de demain. Réfléchissez-y Talus Macdonis. Votre soif de sang … »
Petite sourire carnassier de Dorn. « … De justice j’entends, peut être liée à un meilleur avenir pour tous. Réfléchissez bien. »

Puis le général retourna à son bureau, s’y rassit et entreprit de scruter le prisonnier butarien qui écoutait avec beaucoup d’intérêt la présente discussion.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 167

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Lun 03 Avr 2017, 01:43
Une fois son exposé terminé, Talus garda le silence, attendant de voir comment le général réagirait à son idée. Évidemment, le projet à proprement parlé était loin d'être parfait, Talus le savait parfaitement. Il y avait de nombreux éléments à modifier et à adapter. De plus, même si un tel projet pouvait un jour se mettre en marche, son application serait des plus complexe. Ensuite viendrait l'action sur le terrain, qui avait le potentiel d'être encore plus complexe. Bref, l'ensemble serait d'une grande complexité et le chasseur de primes en était parfaitement conscient. Cependant, il préférait la complexité au refus d'agir. Lorsque le général prit la parole, Talus resta silencieux. Il n'aima pas le début de la réponse du général, ponctué de sarcasme flagrant. Lorsque le général plongea son regard le sien, Talus ne flancha pas.

Puis, le général Dorn aborda l'idée plus en profondeur, parlant de ce qui pourrait vraiment être plus utile pour l'ensemble de la galaxie, contre les systèmes Terminus. Pour commencer, faire en sorte de soutenir les bonnes personnes afin de permettre la fondation de faction diverses, mais dont les objectifs seraient dans l'intérêt des autres zones galactiques. La formation de nations qui seraient moins encline à la guerre et au pillage pour se développer. Toutefois, le général était d'avis que pour qu'une telle idée ait lieux, il fallait justement éliminer les éléments problématique et donc que des agents étaient nécessaire. Le général lui fit même quelques propositions. Puis, il retourna à son bureau et commença à scruter le butarien, ce dernier écoutant la discussion avec beaucoup d'intérêt. Talus jeta un regard au prisonnier.


-Tout d'abord, général, j'aimerais précisé que je suis parfaitement conscient que mon idée n'est pas parfaite. J'ai participé à assez de missions ici et là, sans parler des combats pour défendre Palaven, pour savoir qu'aucun plan n'est parfait. Les tactiques militaires parfaites, c'est une idiotie inventée par l'industrie des holo. Un plan n'est jamais parfait, car il peut arriver des éléments impossible à prévoir. On a beau avoir les meilleures éléments travaillant sur un plan, il restera toujours des éléments qu'on ne peut pas prévoir. De plus, il vaut mieux être plusieurs à penser à une tactique, car une personne seule peut commettre des erreurs.

Le turien se tut un court instant.

-Pour ce qui est de mon projet, je tiens tout de même à préciser que ce ne sont pas les agents qui choisissent leur cible, mais bien le commandement. Tout d'abord pour des raisons pratiques. Après tout, ce serait plutôt horrible si un agent éliminait une personne qui au final était un de nos agents dormant. Toutefois, c'est surtout pour des raisons stratégiques. Éliminer des centaines de criminels, c'est bien beau, mais très risqué. Cependant, en éliminant seulement la bonne personne, on peut nuire voir détruire un groupe qui s'effondre de lui-même. Voilà, pourquoi c'est le commandement qui détermine les cibles, afin de savoir quel sont les éléments nocifs. Mon but n'est pas de causer un génocide. J'ai grandis sur Oméga, alors je suis bien placé pour savoir que ce n'est pas tout les occupants de ces secteurs qui sont des meurtriers et des criminels endurcit. Je sais aussi que se contenter d'éliminer la vermine est inutile. Détruire quelque chose pour ne le remplacer par rien du tout, c'est le meilleur moyen pour que rien ne change. Dans le meilleur des cas, cela n'aurait pour effet que d'apporter une courte période de tranquillité.

Talus se tut encore un court.

-Voilà pourquoi je suis d'accord avec vous général. Ces deux idées peuvent tout à fait s'additionner afin d'apporter une solution au problème des systèmes terminus. Je dirais même qu'ils se complèteraient très bien. D'un côté, le réseau qui veut aider les bonnes personnes qui amélioreront les terminus et de l'autre ceux qui éliminent les éléments nocifs les plus dangereux et qui apportent un soutien au premier réseau.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 34

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Ven 21 Avr 2017, 22:16
Maccharius scrutait ce … turien avec circonspection. Avait-il réellement compris sa vision ? Les propos du chasseur de prime semblaient aller dans ce sens, mais rien n’était jamais sûr avec les exilés, qu’ils soient volontaires ou non, après comment avoir confiance en quelqu’un ayant décidé que son jugement est supérieur à celui d’une nation entière ?

« Bien chasseur. Si vous comprenez que mon plan est la seule voie à suivre, je pense que nous venons de franchir un grand pas. Toutefois vous restez sur cet avis d’élimination encore trop attaché à cette stratégie d’élimination. Sachez que les vrais menaces ont déjà un bourreau, et bien plus compétent que vous le serez jamais.

Les cafards dans le genre de vos proies, sont des justes des insectes ayant plus de chance ou d’intelligence que la moyenne. Et ils sont nécessaires pour rappeler à la galaxie que le Conseil est là pour protéger les civils de la vermine grouillante. Alors je vais être clair. »


Et Maccharius abattit ses poings sur la table, non sans s’être au préalable relevé.

« Vous êtes, Talus Macdonis, à la croisée de votre route. Vous pouvez continuer à épuiser vos balles et vos efforts pour nettoyer les moucherons collés à la vitre ou vous pouvez commencer à organiser une galaxie nouvelle. Une galaxie ou les jeunes turiens n’auront plus à souffrir d’attentats. Ces deux chemins sont dissociables, car dans l’un vous n’êtes qu’un chasseur de prime sans ambition parcourant les voies galactiques pour simplement avoir assez de crédit pour remplir vos cartouches et votre gamelle.

Dans l’autre, vous vivez Hiérarchie, vous respirez Hiérarchie et vous vous enrichissez Hiérarchie. Vous êtes équipés du meilleur matériel, vous possédez des avantages certains, des portes autrefois invisibles vous sont ouvertes. Il est temps de mettre à terre les Terminus, non par la guerre comme les idiots le veulent, mais par la tactique, la cervelle. »


Dorn pointa deux doigts contre son crâne pour bien renforcer son propos.

« Alors Talus, réfléchissez. Qu’est-ce que vous désirez être, un Légionnaire noir agissant au sein d’une toile invisible ou un chasseur de prime croyant amener la justice dans un univers totalement imperméable à vos bonnes intentions ?

Vous pourriez être le premier élément d’une nouvelle unité d’élite, des agents sous couverture servant de relais avec les Gardes noirs, des espions, des assassins, mais aussi des bâtisseurs. Car les Légionnaires noirs devront trouver les éléments que la Hiérarchie jugera digne de fonder les nations de demain.

Seriez-vous prêt Talus à endosser un rôle qui fera de vous un héros de la Hiérarchie ? Un rôle qui mènera des générations de nouveaux nés à suivre vos traces ? Un héros qui mènera la Voie Lactée dans un âge d’or jamais égalé ? Celui qui pacifiera les mondes ou naitront des milliers de ceux qui feront de demain l’âge de la Hiérarchie ?

Je crois qu’il y a un tel potentiel en vous Talus, et je crois aussi que vous avez le potentiel de trouver celles et ceux qui aideront un tel but, qu’ils en soient conscients ou non. Ne vous limitant ni au sexe, ni à l’espèce, bien évidemment. »


Alors Maccharius ouvrit un tiroir de son bureau, en sorti un pistolet et colla une unique balle dans le crâne du prisonnier butarien, qui s’effondra au sol dans un grand fracas de chaises accompagnant la carcasse.

« Je vous laisse réfléchir à tout cela et bien plus encore. Je veux une réponse d’ici deux jours. Passé ce délai, et en l’absence d’une réponse, vous serez un ennemi de la Hiérarchie, et pire, mon ennemi. »

Alors deux légionnaires pénétrèrent le bureau et firent signe au chasseur de prime de quitter les lieux. Très vite la porte se referma derrière un Talus rapidement évacué.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 167

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   Jeu 27 Avr 2017, 01:32
Talus restait totalement silencieux, tandis que le général Dorn parlait, encore et encore. Le chasseur de primes ne put s'empêcher de se demander si le général faisait partit de ces gens qui adorent entendre le son de leur propre voix. C'était possible, après tout. Toutefois, ce n'était pas ce qui importait. Le plus important était les paroles prononcées par le général turien. Dorn parla du fait que Talus semblait trop concentré sur le principe d'élimination et qu'il y aurait toujours des gens plus doués que lui dans le domaine. Il rajouta également que ce genre de criminel n'existait que pour être éliminé et rappeler à la galaxie était là.

Le général se releva, en tapant des poings sur son bureau et continua son discours. Talus continuait de garder le silence, restant bien droit, sans chercher à interrompre le général. Dorn continua pendant un bon moment. Il ne s'interrompit qu'un court moment, pour sortir une arme de son bureau et abattre d'un seul tir le prisonnier butarien. Ce dernier s'écroula d'un tir à la tête. Le sang commençait déjà à couler par la plaie dans son crâne. Voilà qui allait saloper le plancher. Finalement, le général Dorn lui donna un ultimatum. Talus disposait de deux jours pour faire son choix, passé ce délais, il se ferait de nouveaux ennemis. Le chasseur de primes doutait fortement que le général puisse en faire un criminel au sein de la hiérarchie, après tout il n'avait enfreint aucune loi, excepté dans les Systèmes Terminus. Ces territoires étaient hors juridiction aussi bien pour la hiérarchie que pour le Conseil. La rencontre se termina lorsque deux gardes entrèrent et lui firent comprendre qu'il était temps de partir. Talus poussa un léger son en sortant, Rubia le suivant sur le champs. Il quitta les lieux en silence. Une fois à l'extérieur, le turien passa quelques heures à se trouver une chambre pour la nuit. Ce fut difficile, la majorité des hôtels et motels refusant la présence de la spuma.

Après avoir trouvé un petit motel plus tolérant trouvé, Talus alla se reposer dans sa chambre. Il se laissa tomber dans un fauteuil tolérable et commença à réfléchir à ce que le général lui avait proposé. Ce n'était pas tout à fait le projet qu'il avait en tête, mais les recoupement étaient très semblable. De plus, il serait de nouveau membre des forces armées de la hiérarchie, même si ce serait officieusement. Il pourrait retourner voir sa mère et lui annoncer fièrement qu'il était redevenu un militaire. Certes, la turienne n'avait pas de problème à ce qu'il soit devenu chasseur de primes, mais Talus savait qu'elle aurait plus de fierté si son fils redevenait militaire. Au final, le chasseur de primes continua de réfléchir pendant des heures et se réveilla le lendemain matin, sans s'être rendu compte qu'il c'était endormit.

Les délibérations avec lui même avait été longue, mais il savait désormais ce qu'il ferait. Toutefois, il était encore très tôt, trop pour qu'il retourne sur les lieux sans risqué de se faire répliquer que le général Dorn était encore au lit. Alors, le turien décida de s'occuper un peu. Il commença par aller manger un morceau et rapporter à manger à Rubia. Puis, il fit sa toilette pour être présentable. Une fois ces petits détails accomplit, l'heure avait assez avancée pour qu'il puisse retourner sur les lieux sans risque. Ainsi, à deux ou trois heures du premier jour de délais, Talus se présenta à nouveau au bâtiment militaire. La même réceptionniste était sur place.


-Déjà? Ça fait même pas 24 heures.

-C'est important?

-Je suppose que non.

Comme la journée d'avant le sergent-chef arriva, il ne prononça pas un mot et guida Talus jusqu'au bureau du général. Ce dernier était derrière son bureau. En entrant, l'ancien adjudant-chef nota le sol encore tâché du sang du butarien. Comme il s'y attendait, le sol était resté souillé et ce serait compliqué d'enlever cette vilaine tâche. Le sang de butarien, une vrai plaie pour le nettoyage.

-J'ai pris ma décision, général. Toutefois, avant j'aimerais vous faire part de quelques petites choses. Vous disiez que j'étais trop concentré sur l'idée d'élimination. Il est vrai que j'ai un certains penchant pour ce genre de solution. Je suis ou j'étais, comme vous voulez, un soldat. J'ai grandis en soldat, j'ai vécut en soldat. On nous apprends davantage à supprimer l'ennemi, plutôt qu'à lui servir des paroles mielleuses, tel un politicien. Ce n'est pas pour autant que je m'y suis limité. J'éliminais de la racaille, mais je protégeais également les innocents aussi souvent que je le pouvais. Pas uniquement parce que je veux aider, pas uniquement par devoir moral, mais également pour leur donner de l'espoir. Peut-être que le faire avec des gens de petites envergures avaient un impact trop limité, mais je faisais ce que je pouvais avec les ressources dont je disposais.

Talus garda le silence un court instant.

-Il est certains que faire partie d'un groupe qui œuvre pour assurer un avenir plus radieux m'intéresse au plus haut point. Toutefois, vous mentionnez le fait que cela pourrait faire de moi un héros. Contrairement à certains, je n'ai pas l'ambition de devenir un héros. De mon point de vue, il y a deux genre de héros. D'abord, les idiots qui veulent le devenir, tel des enfants qui regardent trop de film, et qui la plupart du temps agissent stupidement au nom de leur destiné héroïque. Puis, il y a ceux qui ne recherchent pas forcément à le devenir, mais qui le deviennent par leurs actes et les choix qu'ils prennent. Bref, des individus qui ne cherchent pas à s'imposer comme des héros, mais qui le deviennent parce que c'est ce que le peuple a choisi. Est-ce que le commandant Shepard et son équipe ont cherché à être des héros? Non, ils ont fait ce qu'ils considéraient comme juste et comme étant leur devoir et aujourd'hui, nous chantons encore leur louange. Si je devais devenir un héros, voilà le genre que je préfère être, par mes actions et non en tentant d'imposer cette idée. Comme mon père, qui s'est sacrifié pendant la guerre contre les moissonneurs, pour sauver des civils, ma mère et moi-même.

Le turien chercha ses mots pendant quelques secondes.

-Je n'ai pas la prétention de croire qu'un tel projet arrivera à son aboutissement final de notre vivant. Évidemment, je l'espère, mais je ne me fais pas de faux espoir non plus. Si je peux être de ceux qui poseront les premières pierres sur la route de cet avenir, j'en serai très heureux et très fier. Je serai également fier d'être là pour en trouver d'autres et les aider à se joindre à ce projet. Il faudra du temps, mais je suis prêt à m'y consacrer. Bref...

Le turien se mit au garde à vous et effectua le salut militaire d'usage au sein de la hiérarchie.

-Talus Macdonis, ancien adjudant-chef de la hiérarchie. Prêt à servir à nouveau la Hiérarchie, mon Général.
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Un chasseur et un général   
Revenir en haut Aller en bas
 

Un chasseur et un général

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: L'espace concilien extérieur :: Désert de Minos-