AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 On a pas les gros flingues

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Messages : 9

MessageSujet: On a pas les gros flingues    Jeu 23 Mar 2017, 20:34
Intervention MJ : Pourquoi pas ?Date : 18 janvier 2202 Contrat de Garde du Corps
Nevea Dalahan ♦Kori Dalahan
On a pas les gros flingues


Des pas résonnent sur le sol.
Un trio s'avance dans le large hall qui se trouve derrière le poste de sécurité. Trois silhouettes dont les teintes de peau signifient clairement leur appartenance à l'espèce Asari – les humains tombés dans des pots de peinture bleus étant bien moins courant. L'une d'elle se détache des autres tant par sa taille que par son envergure, d'autant plus impressionnante qu'elle est en train de l'étirer avec un soupire de soulagement des plus expressif.
Sa voisine lui lance un regard contrit devant cette attitude des plus respectueuses de son image. Ce à quoi la grande perche ne répond que d'un haussement de ses larges épaules, signifiant par là même l'importance négligeable qu'elle accordait a cela. Et, de toute façon, aucun regard n'était tourné vers les trois arrivantes. Noveria est une planète de personnes occupées ; ici, personne n'a le temps de flâner dans le hall du spatioport et les navettes partent à l'heure.
Le trio est donc seul si ce n’est la sécurité.

Nevea lance un regard amusé et un sourire complice à la troisième venue.
Plus petite qu'elle d’une bonne tête, cette dernière a pourtant l'air plus dangereuse encore… du moins à ses yeux. Le monde extérieur n'est pas forcement d'accord avec ça, mais peu importe, lorsque votre mère a tué plus de personnes en dix ans qu'elle ne vous a présenté de beau-père en 150, ça à tendance à lui donner des airs redoutables. Et mérité.
Quoique le fait qu'elle ai laissé son poids en arme dans le vaisseau diminue un peu ça… et en parlant d'armes !

« Donc, vous ne pouvez pas juste nous les donner maintenant ? »

Sa voix rauque amène un léger écho dans la large pièce de pierre crème, couvrant le doux bruit des fontaines.
Celle qui, un instant plus tôt, lui lançait un regard contrit, tourne vers elle des pupilles emplies de lassitude, avant de répondre, désignant d’un doigt la mallette noire et compacte qu’elle tient à la main.

« Non. Nous ne somme pas encore sur mon… territoire. Une fois dans le centre de recherche, j’aurai le droit de vous armer comme il me plaira, mais ici c’est encore un espace commun… en quelque sorte. »

La mercenaire pousse un soupir intérieur, se contentant, en surface d'un hochement de tête signifiant qu'elle avait reçu le message.
Les règles de sécurité de cette station sont ridicules, un calibre maximal pour les armes – sauf pour les forces de sécurité – et on doit se munir d'une autorisation spéciale pour les sortir hors de sa zone personnelle. Leur cliente, une Directrice de projet d'une société privée les avaient engagées en tant que gardes du corps pour enquêter sur des rapports étranges venus de leur centre sur Noveria. Visiblement, les chercheurs refusaient depuis plusieurs semaines d'envoyer les données de recherche sans donner de raison valable. Elle ne voulait travailler qu’avec des membre de son espèce – pour que cela ne semble pas trop étrange… ou par pur spécisme, qu'importe – d'où l'idée de Nevea d'en parler à sa mère, après tout, quitte à faire un boulot un peu calme, autant avoir une bonne discutions dans le vaisseau.
Faire peur à une douzaine de pyjaks de laboratoire est, de toute façon, largement dans leurs cordes et cela sonne comme une promenade de santé. D'où l'attitude des plus décontractées de la « jeune » Asari… bien que le fait d'avoir du laisser son lance-pic et sa tourelle dans le vaisseau ne soit pas vraiment des plus rassurant.
Mais, après tout, qu'est ce qui pourrait tourner mal sur une planète comme Noveria ?
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 7

MessageSujet: Re: On a pas les gros flingues    Jeu 23 Mar 2017, 22:03
Tori s'étonnait du calme de sa fille. Elle avait pour habitude de voir sa progéniture monter bien plus vite que cela dans les tours - surtout lorsqu'il s'agit d'armement - mais Nevea paraissait sereine.

<< Tiens, t'es pas aussi fougueuse que d'habitude. La paie doit vraiment être à la hauteur pour que tu ne lui arraches pas ton arme des mains>>

L'expression faciale de la cliente lui donnait raison.
Tori se tourna vers elle.

<< A ce propos... j'aime pas spécifiquement demander ça au client directement, mais l'armoire à glace n'a pas mentionné le montant du salaire >>

Elle lui répondit sèchement.

<< Suffisamment. >>

Cette Asari n'aimait visiblement pas se faire marcher sur les pieds, cependant Névéa hocha discrètement la tête en signe d'approbation.

La navette se présenta à nous. Par chance, le temps parfois "houleux" de Novéria s'était montré clément aujourd'hui, il était donc possible d'accéder au complexe de recherches par la route.
Le petit groupe grimpa à l'intérieur. Nevea évita de justesse le rebord supérieur du véhicule, ce qui amusa sa partenaire, ce à quoi la grande combattante répondit par une simple moue.
La porte de l'engin se referma, et dans une légère secousse, il démarra à vive allure.
En un rien de temps, Tori se perdait déjà dans le spectacle qui s'offrait à elle.
Novéria était étonnante. Ses reliefs semblaient s'étendre à perte de vue, et chaque sommet cachait une montagne encore plus haute encore, de manière à ce qu'aucun point sur cette planète ne permettait d'en contempler l'horizon. Régulièrement, un gratte-ciel semblait percer l'enveloppe flamboyante de la planète de l'intérieur. Le peu qu'elle parvenait à observer par le hublot de la navette était si différent des zones urbaines qu'elle fréquentait quotidiennement. C'est aussi ce qui attire la plupart des entreprises qui viennent s'y installer : L'isolement est favorable à de longues périodes de travail soutenues, sans même mentionner les occasionnelles tempêtes de neige, et les températures extrêmes sont favorables à la recherche et au stockage sur de très longues périodes.
Et surtout, qui viendra vérifier le caractère éthique de vos travaux ?

A se perdre dans ces décors impressionnants et tortueux, Tori ne s'était pas aperçue que la navette venait d'atteindre sa destination. Dans un freinage brut de la navette, nous nous arrêtâmes à l'intérieur d'un grand hangar, juste devant l'entrée principale du complexe.
Alors que l'on s'apprêtait à descendre du véhicule, notre cliente ouvrit la mallette qu'elle transportait et nous tendit nos pistolets.
Nous descendîmes de la navette, et la directrice de projet s'avança vers le scanner de la porte, afin de faire valider ses codes d'accès.

Accès autorisé.

La massive porte anti-explosion s'ouvrit doucement.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 9

MessageSujet: Re: On a pas les gros flingues    Ven 24 Mar 2017, 14:48
Nevea est perdue dans ses pensées.
La navette traverse le froid, la glace et les lointaines montagnes. Elle n'y fait pas vraiment attention, gardant l'oeil sur sa mère, elle-même a demie- hypnotisée par la vue. A-t'elle tant changé que cela ? « T'es pas aussi fougueuse que d'habitude ». Combien de temps cela faisait-il ? Depuis la dernière fois que Tori était venue en mission… trop longtemps il semble. Oui, Nevea est moins, brutale – sans être moins brute – la guerre lui a appris la mesure, en lui donnant suffisamment de violence pour satisfaire même une vie d'Asari. Certes, la mercenaire aime toujours cela, c'était une excitation, un rush dont elle ne se lasse pas. Mais tout faire pour cette sensation, non, plus vraiment. Même une Asari têtue peut finir par mûrir il semblerait.

Avec un sourire amusé, Nevea regarde sa mère et se demande si cela finira par lui arriver à elle aussi. Mais, moquerie mise à part, derrière ses dehors nonchalant, sa fille sait qu'elle est plus sage qu'une bonne partie des gens de son âge. Ce qui ne fait pas grand monde me direz vous. Mais l'instant n'est pas vraiment à réfléchir aux survivants dans la tranche d'âge de sa génitrice : la navette arrive à bon port. Avant d'entrer dans le hangar, une mallette et déverrouillée et, avec le sourire d'une gamine à qui on rend son jouet, Nevea fixe son arme à sa hanche, sur les support magnétique de son armure. C'était celle achetée lors de son passage chez Éclipse – bien que la peinture ait laissée place au blindage brut, via un coup de sableuse, elle aime bien ce style un peu « statue de métal » qu'elle lui donne une fois le casque enfilé.

Un hangar, quelques caisses, des murs de pierre brute.
La cliente s'avance jusqu'au scanner et déverrouille rapidement la porte. Avec le bruit caractéristique d'un sas sous pression, la large porte se libère de son verrouillage magnétique. Derrière elle, un simple couloir, qui ressemble plus à l'intérieur d'un vaisseau que celui d'une base. Nevea se dit que les chercheurs ici ne doivent pas voir le soleil souvent. Il faut mettre beaucoup de chiffres sur la paie pour que des gens acceptent de travailler dans ce genre de huis clos.
La raison de l'arrêt des échange de données ? Peu de chance, sinon, ils auraient fait des demandes, ou bien aurait démissionné ; on n'est pas sur Ilium, les contrats « obligatoires » n'existent pas ici. Mais les gens ont tendance à rester « fidèle » a leur corporation. Un genre de sentiment de famille. Nevea pouvait elle vraiment blâmer cela ? Non, pas avec sa nouvelle compagnie de mercenaire. Mais celle qu'elle était, la plus « fougueuse » aurait peut-être trouvé ça risible.

« … Dr.Salisk ? »

La voix d’habitude sûre d’elle de la chef de projet semble soudain bien moins solide.
Une pointe d’inquiétude perce sous la certitude. Moui, même si on se rebelle contre sa compagnie, lorsque la chef de projet viens pour négocier, on l’accueille en général.
Nevea suppose à haute voix.

« Ils se seraient enfuit ? Ou bien un genre de rupture de confinement et tout le monde meurs dans d’atroce souffrance a cause d’une arme biologique expérimentale? Avec des parasites qui sorte en explosant la cage thoracique ? »

La cliente reprend immédiatement sa contenance face a l’humour un peu acide de sa consœur. Un plis méprisant se dessine sur ses lèvres.

« Ne soyez pas ridicule. On développe des boucliers ici, pas le nouveau génophage. »

Le fait qu'elle ait totalement omis la possibilité de fuite pure et simple la rend d'autant plus tangible mais, avec un sourire mi-figue mi-raison, la mercenaire remarque intérieurement que ce n'est peut-être pas le bon moment de le faire remarquer.
Après, si les laborantins se sont enfuit, c'est plutôt une bonne chose : une mission des plus tranquille et -qui sait ? - pourquoi pas un autre contrat, pour retrouver les fuyards et leur recherches ! Bon, quitte à prendre des vacances, Noveria n'aurait peut être pas été sa destination favorite… mais cela semblait plaire à sa mère.

Enfin ils arrivent au bout du couloir. La porte s’ouvre.
Une large salle de vie, des tables, des chaises, une paire d’écrans au son coupé, dont les images donnent les dernières nouvelle galactique. Pas de reste de nourriture, de trace de combat.
Et absolument personne.
La théorie de la fuite deviens de plus en plus probable.

« Système de verrouillage d’Urgence activés. Mise en quarantaine du Laboratoire RV34 »

Nevea n'a rien contre les voix synthétiques. Certes, elles ont, en général, ces accents froids et méthodiques qui donnent une impression de flegme absolue, mais bon, ce sont des machines. Par contre, en terme de contenu, il y a des messages plus rassurants.
Toutefois, la voix qui suit n'était des plus organiques… mais pas vraiment porteuse de meilleures nouvelles.

« Chef de Projet Al’Nessia, vous venez enfin. Je me présente, Trenkar Tallasius, chef de ce petit… Lieutenant des soleil bleus. Nous avons pris le contrôle de cette base. »

Une voix de Turien, a l’oreille, et sûr de lui en plus.
Comment on dit déjà sur Tuchanka ? Dans le gueule du dévoreur ?
Nevea préfère garder le silence, malgré sa très pressante envie de lâcher une bordée de jurons à faire bleuir une danseuse de l’Au-dela. Après un court silence, le soleil bleu continue.

« Nous avons vos subordonnés sous bonne garde. Mais ils semblerai qu’ils ne possèdent pas les codes pour déverrouiller la banque de donnée centrale. Nous allons donc avoir besoin de votre… coopération. »

L'omnitech de Nevea apparaît soudain autour de sa main en entrlacs complexes de formes lumineuses et mouvantes, elle colle sa paume sur la porte en activant mentalement les divers programmes de déverrouillage qu'elle possède. Le temps de cinq battements de cœur et elle sait que cette porte ne s'ouvrira pas.
Elle ne parle que d'un murmure, pour que seule la cliente et sa mère – via l'intercom – l'entende. Pendant ce temps, le turien nommé Trenkar lâchait l'habituel discours sur le fait de lâcher les armes, de ne pas résister et que, soi-disant, aucun mal ne leur sera fait. Parce que l'on donne son nom aux gens avant de les laisser repartir en bonne santé, évidemment.

« Je ne peux pas passer les pare-feu de votre I.V de sécurité. Il vont débarquer d’un moment a l’autre. On va profiter de leur entrée pour sortir de cette pièce. Il vont essayez de vous garder en vie. On ne leur fera pas cette faveur. »

En disant cela, elle active les technoblindages de son armure. Les lumières de sécurité dessinent les plaques d'armure warp sur son corps d'un jaune incandescent – système prévu pour prévenir les alliés de ne pas coller leurs mains dessus – formant une série de forme géométrique flottant à quelques centimètres de Nevea. Dans sa main, son arme est déployée, ses deux mains sur la crosse pour pleinement encaisser le recul massif de l'exécuteur.
Des pas se rapprochent de la porte en face, d'un coup de pied à pleine puissance, elle renverse la massive table centrale. Plus aussi fougueuse hein ?

« Prêtes ? »
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 7

MessageSujet: Re: On a pas les gros flingues    Lun 27 Mar 2017, 02:14
Tori se plaça en retrait derrière une alcôve qu'elle avait reperé en entrant, sur la droite de la porte, ne laissant dépasser que le bout de son canon.

<< Prête >>

Sans étonnement, la cliente avait l'air d'avoir davantage confiance en Nevea. Non seulement c'était elle qui avait été en contact avec la directrice de projet, mais elle avait bien plus l'air d'une personne apte à se battre que sa mère. Ainsi, c'est près d'elle que la scientifique alla se loger, la table étant assez large pour permettre aux deux Asari d'avoir une bonne couverture.

<< Etrange méthode de capture ! >>, dit-elle en s'entourant de protection biotique.

Soudain la grande porte s'entrouvrit.

Ca commencait.

Une grenade fumigène fut jetée à travers la petite ouverture, et frappa la table avant de rouler sur quelques centimètres.
En l'espace d'une seconde, tout ce qui était après la couverture de Nevea était perdu dans un nuage pratiquement opaque. Cependant, il était possible d'entendre le léger bruit métallique que la porte faisait en s'ouvrant totalement. N'ayant pas envie d'attendre la dissipation de la fumée, Tori déploya son petit drone de reconnaissance, son scanner pouvant permettre de voir nos assaillants.
La sphère holographique se déplaca en suivant le rebord droit de la salle. Une fois arrivée à l'extremité droite de la porte, le drone enclencha son scanner et balaya la zone de droite à gauche, révélant progressivement quatre silhouettes. Deux d'entre elles, un Turien et un Humain, se trouvaient à couvert et les deux autres, un autre Humain et un Butarien, se tenaient prêts à tirer, au milieu du nuage qui commencait lentement mais sûrement à se dissiper.
Le Butarien, fusil d'assaut en main, semblait plus lourdement armé que son équipier, qui tenait un simple pistolet lourd, tandis que les deux mercenaires cachés derrière la porte étaient armés de pistolets plus massifs, probablement des mitraillettes.

Tori se mettait en joue.
<< Le Butarien en premier ! >> s'écria t-elle.

Le mercenaire, confus, ne laissa échapper qu'un << Hein ? >> typiquement butarien.

La tueuse pressa la queue de détente à trois reprises.
Le son de deux détonations atténuées fut suivi par celui du bouclier du Butarien qui venait de lâcher .
Le troisième tir fut moins précis et atteignit son abdomen, et le mercenaire se plia en deux.

<< Merde ! >>

La fumée se dissipait de plus en plus,et l'Humain qui se trouvait à la droite du Butarien en profita pour détruire le drone déployé par Tori, avant de tirer à plusieurs reprises devant lui.

Alors que tout le monde se remettait à voir clair, les mercenaires cachés derrière la porte se placèrent en position de tir.

Que la fête commence.

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 9

MessageSujet: Re: On a pas les gros flingues    Mer 05 Avr 2017, 22:22
La porte s'ouvre avec le bruit d'un sas sous pression.
Sans doute des vérins hydrauliques – et bien, soyons heureux de ne pas avoir a la forcer – et avec un bruit métallique, le cylindre d'une grenade fumigène percute le sol, commençant immédiatement a tourbillonner alors qu'un épais brouillard synthétique s'échappe de chaque extrémités avec un sifflement caractéristique. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire « merde » une tiers de la pièce est devenue aussi opaque que les comptes d'un politicien Volus.
Toutefois, ce n'est pas vraiment le genre de truc qui va déranger Tori « gâchette rapide » Dalahan – non, je viens d'inventer ce surnom, ne cherchez pas – et alors même qu'un nombre encore inconnu d'adversaire s'organise pour trouer nos peaux bleutée, la sphère lumineuse d'un drone traverse la pièce avec un quasi-imperceptible bourdonnement. Il se passe une seconde puis le scanner fait un large passage, englobant d'un maillage lumineux les mercenaires.
Dommage hein ?

Surtout pour l'humanoïde possédant le plus d'orbite oculaire présent.
Le mieux armé et quasiment le plus en vue, il fait, il faut l'avouer, une cible tentante. Une série de tirs venue du couvert de sa mère, le son d'une barrière cinétique qui lâche, celui d'un Butarien qui vient de regretter de ne pas en avoir acheté une meilleure. Les autres mercenaires réagissent plus vite que Nevea, une rafale abat le Drone et, alors que ses éléments tourbillonnants disparaissent avec un chuintement, les lignes lumineuses se dissipent.

Il faut noter quelque chose : L'exécuteur est une très bonne arme. Puissante, précise, un seul tir peu désactiver la plupart des protections et même faire de bon dégâts en prime.
C'est le genre de flingue qui peut, avec un nombre étonnamment bas de munitions, coucher un krogan un peu trop énervé. Mais la cadence de tir est telle que vous pourriez vous prendre un tir de suppression par un mantis. Pas la donnée la plus motivante lors une fusillade dans un lieu aussi étroit. C'est donc en regrettant fortement son Graal que Nevea comprend qu'elle ne peut pas juste lâcher une cartouche dans le vide en espérant toucher l'un des mercenaires, probablement a couvert.

« Et puis merde. »

Son œil unique croise le regard emplis d'incompréhension de son employeuse.
Quand il faut y aller ! D'un bond qui courbe son corps comme un roseau - Bon, un roseau de presque deux mètre et, en armure, de presque cent kilogrammes – au dessus de la table alors qu'elle pénètre dans la purée de pois, formant une multitude de tourbillons et d'arabesques éthérées dans ce qu'il reste de l'écran de fumée.
Les lumières de son techno-blindage projettent sur les particules en suspension des reflets enflammés alors qu'elle passe la porte comme une démon d'ombre et de feu.
Les deux qui sont en faction de chaque coté de la porte mettent une seconde à comprendre que ce large mouvement de fumée est un ennemi et ils tournent trop lentement leurs armes. Aucun tir ne résonne, même un mercenaire de base n'est pas assez stupide pour faire feu sur un adversaire de l'autre coté duquel se trouve un allié.

Ainsi, en un instant, une Asari toute faite de métal et de lumière se trouve au milieu de groupe. Un sourire carnassier sur ses lèvres, un brasier de violence dans le regard, elle continue sa course en se jetant sur l'ombre massive et courbée en deux – le butarien à n'en pas douter.
Le choc est violent et le blessé rencontre le sol avec un bruit sourd et un grognement de douleur. Encore débout, Nevea frappe de son arme massive l'humain le plus proche, faisait scintiller d'éclat bleuté son bouclier sans toutefois le briser. Avec une satisfaction très visible, elle en profite pour presser la détende de son arme. Le choc lui va jusque dans l'épaule alors que le recul massif fait remonter son bras d'au moins trente degrés.
Le bruit est étourdissant – surtout dans un endroit aussi fermé – et elle entend le sifflement caractéristique signifiant que ses récepteurs auditifs n'ont pas aimé ça.
A quelques centimètres de la tête mercenaire qu'un réflexe salvateur a fait se décaler sur le coté, le mur est marqué d'un large impact fumant.

Avec les yeux encore dilaté par la peur, mais avec un sourire de victoire, ce dernier fonce sur la large silhouette pour lui mettre un coup de crosse d'un large mouvement descendant.
Avec une moue déçue et les doigts encore engourdis par son tir, Nevea attrape le bras qui veut la frapper et se laisse porter par le mouvement pour aller s'écraser, avec leur deux poids, sur le second humain.
Un deuxième bruit assourdissant retentit dans la pièce. Collée aux deux humains, l'Asari « relâche » d'une simple pensée, son techno-blindage dont l'énergie destructive jaillit d'elle en une gerbe de lumière et de destruction. Le soleil bleu venant d'échapper à la mort vole, son bouclier désactivé pour de bon, rejoindre le mur marqué par l'exécuteur. L'autre est moins chanceux : coincé entre Nevea et le mur, il encaisse tout le choc sans que l'énergie puisse se perdre ailleurs que dans son corps. La tête dodelinante il glisse contre la paroi crème, celle même sur laquelle il vient d'être broyé.
Mort ? Juste hors de combat ?
Est ce que ça change quoi que ce soit ?

Malgré le fait d'avoir presque mis deux ennemis hors combat, l'ex éclipse, n'a pas le temps de se reposer sur ses lauriers : Ses deux « bouclier humains » viennent de la délaisser et le turien, ainsi que le butarien relevés, le braquent de leurs armes sur elle. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée finalement.
Qu'est ce qu'on cri lorsqu'on est dans la merde déjà… ha oui !
Maman ?
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 7

MessageSujet: Re: On a pas les gros flingues    Lun 17 Avr 2017, 22:31
Devant ce spectacle, et surtout devant le regard de détresse que lui lanca sa fille, Tori ne pouvait s'empêcher de sentir le stress monter en elle. Elle ne l'avait pas regardé ainsi depuis sa tendre trentaine.

<< Oh et puis merde.
"les pouvoirs biotiques ca sert à que dalle de toute façon" qu'elle disait.
Celle là, si elle avait écouté sa mère, elle serait pas dans le purin jusqu'au genou. >>
, se chuchota t-elle.

Cependant, la percée que sa fille avait tenté a eu l'effet psychologique escompté, et le Butarien et le Turien avaient beau avoir l'avantage tactique face à elle, elle n'en demeurait pas moins terrifiante à leurs yeux, et l'hésitation dans leurs yeux était palpable.

Tori n'avait que quelques secondes pour faire son choix.

Le deuxième humain étant salement amoché, bien que vivant, ne représentait pas une menace immédiate.
Son arme à feu avait beau avoir une cadence de tir rapide, elle n'aurait pas de quoi abattre les deux, maintenant que le bouclier du Butarien s'est rechargé.
Elle avait donc besoin d'occuper les deux ennemis simultanément si elle voulait éviter la moindre blessure à sa fille.

Heureusement, la disposition des mercenaires était à son avantage.
Le butarien se trouvait derrière Nevea et le Turien se trouvait devant, cependant la garantuesque Asari ne se trouvait pas sur le segment ayant les deux Soleils Bleus comme extremités.
Elle était excentrée vers la droite, avant la porte, alors que le Turien ne s'était pas entièrement engagé hors du couloir. Si Tori captait leur attention de la manière souhaitée, Nevea ne devrait plus être dans la ligne de vue des deux mercenaires,et elle aura champ libre pour s'occuper de l'éclopé.

Il fallait agir.
Tori inspira un grand coup, avant de filer comme l'éclair.

Dans un pivot à 360°, Tori se retrouva à coté de sa couverture, puis s'entoura d'une aura bleue en ébullition.
A l'aide de sa jambe gauche, elle se propulsa vers le mur qui se trouvait à sa droite et qui lui servait précédemment de couverture. Elle parvint à s'appuyer dessus avec ses deux pieds, avant de concentrer son énergie biotique dans une puissante charge à bras ouverts, comme si elle allait étreindre sa proie.
Elle partit incroyablement vite, parallèle au sol,et se saisissa du Butarien,en dessous des bras du Soleil Bleu.
Quadruple nasaux dans les bras, elle utilisa le reste de l'énergie de sa charge ainsi que la colossale énergie cinétique accumulée afin de l'envoyer de toutes ses forces sur le Turien.
Le Turien se prit l'objet chargeant non identifié de plein fouet, et fut projeté dos au mur, plus loin dans le couloir, ce qui a nettement ralenti Tori et le Butarien, qui touchèrent le sol quelques mètres plus loin. Sans plus attendre, Tori colla le silencieux de son canon à la tempe du mercenaire et pressa la détente.
Une gerbe de sang fit effusion de l'autre côté. A cette distance là, il n'y a pas de bouclier qui tienne.
Tori fit une roulade sur le côté , puis se redressa.
Maintenant accroupie, avec la jambe droite étendue et la main gauche au sol, Tori tendit instinctivement son bras armé vers le Turien, qui commencait à peine à se relever.

Elle courut aussi vite qu'elle put. D'un coup de pied, elle assoma le mercenaire alors que celui-ci tentait de lever son arme.

L'ennemi dextroaminé s'étendit par terre, aussi Tori prit soin d'éloigner l'arme du Turien d'un coup de pied.

Elle soupira.

<< bah putain.>>

Les Turiens étant souvent les plus gradés, donc les mieux renseignés des groupes armés inter-espèces de ce type, Tori décida de le laisser en vie. Il n'allait pas se réveiller de sitôt, aussi la jeune Matronne se dit qu'elle avait le temps de voir ou-est ce que sa progéniture en était.

<< Neve->>
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: On a pas les gros flingues    
Revenir en haut Aller en bas
 

On a pas les gros flingues

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: L'espace de l'Alliance interstellaire :: Nébuleuse de la Tête de cheval-