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 Retour à la Maison. On botte des...

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MessageSujet: Retour à la Maison. On botte des...   Ven 24 Mar 2017, 10:51
Intervention MJ : Pourquoi pas ?Date : 27 janvier 2202 Retour à Omega
Nevea Dalahan ♦ Kydra Lifith
Retour à la Maison. On botte des...


Le sol métallique grince à son arrivée comme un vieil ami.
L'atmosphère est dense, avec ses odeurs de vapeur, de carburant, de carbone. Une étrange brume semble hanter les longue distance, couvrant toute la station dans les tons bruns profonds d'une ambiance presque sépia. Seules quelques lumières bleues ressortent, comme des oasis de fraîcheur visuelle, sur l'ambiance ocre et carmin d'une ville comme aucune autre.
Bienvenue dans le lieu le plus « paisible » de la galaxie.

Elle s'avance avec un demi-sourire sur ses lèvres. Cela fait si longtemps, tant de choses ont changé. La dernière fois qu'elle est venue, il y avait un Règle dans la cité terminus. Aujourd'hui ? Plus autant. Il y aura toujours quelqu'un pour prétendre au trône ; et cela n'est pas valable que pour ce lieu, mais ce siège là n'est pas du genre a accueillir librement n'importe quel derrière – les pieds font moins les difficiles à ce sujet, en général s'il y a de quoi botter, on ne se pose pas de question.
Ici, la silhouette hors normes de l'Asari attire moins le regard qu'ailleurs. Il y a tant de choses qui se passent à Omega, une fourmilière de vie, de mort et d'agonie qui ne cesse jamais de changer. Ici et là se croise la pauvreté extrême et la richesse insolente, la force écrasante des prédateurs et la crainte tremblante des proies. Mais le plus amusant dans tout cela, c'est qu'ici, ces rôles peuvent changer plus vite que partout ailleurs.
« Il n'y a rien comme la maison » à ce que l'on dit.
En tout cas, il n'y a rien comme celle-la.

D'un pas que seuls peuvent employer ceux qui rentrent chez eux, Nevea, la tête haute et le regard alerte plonge dans les ruelles tortueuses de son passé. Caparaçonnée dans son ancienne armure d'éclipse – dont la teinte jaune a disparu sous une sableuse pour retrouver les couleurs grisâtres du blindage dépoli – elle avance, à sa hanche la silhouette massive d'un exécuteur et le poids rassurant d'un lance-pic graal au creux de ses reins. Cela fait peut-être quelques années qu'elle n'est pas venue se perdre ici, mais elle connait encore l'endroit comme l'intérieur de son propre vaisseaux et son regard met presque au défi les quelques « voyous » du coin, de venir lui chercher des noises. Quelques personnes la saluent, de plus ou moins loin ; des anciens d'éclipse surpris de la voir ici, de vielles connaissances heureuses de la savoir en vie – d'autres le sont moins.
Des discutions dont les quelques mots se perdent entre les cris, les éclats, les moteurs et quelques lointains coups de feu.

La mercenaire n'est pas venue sans but mais, après tout, ses hommes peuvent s'occuper de leur tâche pendant qu'elle renoue avec sa « vieille amie ». Peu de chance qu'ils lui en tiennent rigueur, après tout, eux aussi ne tarderont pas à retrouver leurs habitudes et leurs ardoises dans les bars et les boites d'Omega. Une idée qui ne la laisse pas indifférente – non pas que les soirées de beuverie n'aient que de bon souvenirs, mais au moins sont-ce là autant de folles histoires à raconter… aux prochaines !
C'est amusant comme cet endroit l'électrise, à chaque fois, elle aurait presque envie, comme gamine, d'aller bousculer un groupe de jeunes coqs juste pour le plaisir de craquer quelques os et de faire cracher quelques dents sur les sols poussiéreux de son enfance. Son poing se crispe et se décrispe a cette idée – cette mauvaise idée – mais, avec le soupire amusé et amère de l'enfant qui laisse place à l'adulte, elle secoue intérieurement la tête. Non. Une fois qu'elle aura goutté, encore une fois, toutes les spécialités des bars de la station, peut-être finira-t-elle les phalanges couvertes de sang, mais cela ne viendrait pas d'elle.
Pas cette fois en tout cas.

« Hey beauté sauvage, t’es nouvelle par ici ? »

Quoique.
Une paire d'incisives humaines enfoncées plus tard, l'Asari continue sa route vers les profondeurs de la station. Parce qu'elle n'aime pas les touristes et les poseurs ? En grande partie. Oui, croyez le ou non, il y a des touristes a Omega, des jeunes en recherche de frisson, de sensation forte… d'une mort de chien au fond d'une ruelle glauque. Et, bien sûr de tous les mods d'armes illégaux de la galaxie. Ca donnerais presque envie de faire un tour aux halls tiens, vois si personne n'a un canon adaptable sur un Graal – gros problème de la technologie Krogane, peu de sociétés respectables travaillent dessus – histoire de rendre cette merveille de délicatesse un peu plus brutale.

* * *

« Bordel, tu te fout de ma gueule ? Tu as vu leur état ?! On dirais que tu les as utiliser pour occuper une meute de vortchas en manque d’affection ! Et tu veux me les vendre a 80 % du prix d’usine ? »

La voix rauque de l'Asari gronde dans les Halles.
C'est en cherchant un mod de fusil a pompe que l'on se retrouve, une petite heure et une vingtaine d'étals plus loin, devant une demi-douzaine de Loki ayant vu des jours meilleurs, à regarder de haut un Galarien dont l'aplomb - déjà admirable - est grandement renforcé par les deux butariens lourdement armés qui l'entourent. La main non loin de leurs armes, attendant de voir si les négociations vont plus loin que les limites de la « courtoise » - limites fort repoussées en ces lieux reculés – tout en arborant un demi-sourire amusé devant les arguments de la violette.
La voix du vendeur est neutre, scientifique, comme seuls savent l'être les batraciens dans ce genre de situation. Il n'est pas vraiment là pour débattre, il expose les faits.

« Madame. Je ne vous permet pas de mettre en doute la qualité de ma marchandise. Je les est remis à état neuf. Les repeindre de manière uniforme est accessoire. »

L’oeil glacée de Nevea roule dans son orbite de manière exagérée.

« Je ne mets pas en doute ta marchandise l’ami… je met en doute ta vue ! Tu les a regardé ? Il valent un tiers de ce que tu les vends ! Et tu ne me fais même pas un prix pour le lot ? Si tu veux arnaquer les gens, ai au moins la décence de te mettre dans une combinaison haute pression et de faire semblant d’avoir du mal a respirer ! »

Un des Butariens étouffe un rire derrière son poing et le vendeur prend un air encore plus renfrogné. Il prend toutefois quelques instants pour calculer sur les formes luisantes de son Omnitech, la voix devenue presque mécanique.

« Il est vrai que si vous prenez le lot complet… Je peux vous faire 7 %. Pour les six. »

Une victoire notable vu le prix du tout, mais l’Asari ne se laisse même pas à sourire.
Elle hausse l’absence de sourcil qui surmonte son œil valide, faisant mine de prendre en considération.

«Oui mais, a ce prix là, tu me fournit les armes et le plein de cartouche thermique ? »

Un sourire prédateur se dessine sur les lèvres du Galarien.
La négoce est un art, tout le monde le sait, que tu cris ou que tu restes calmes, que tu vendes ou que tu achètes, c'est une partie intégrante de la vie - surtout ici - et ceux et celles qui la pratique savent, en général, en apprécier la valeur.
Une demi-heures de discutions, de menace plus ou moins voilée et d'insultes presque acceptables plus tard, une escouade de six Loki, armées et chargés en munitions, se retrouve mis en container sécurisé direction les docks. Bon, il est temps d'aller voir si les Bars d'Omega ont des Cocktails qu'elle ne connaît pas !
S'étouffer dans la musique presque assommante et les vapeurs de l'alcool, en voilà un plan de soirée qui promet.
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MessageSujet: Re: Retour à la Maison. On botte des...   Dim 26 Mar 2017, 14:13

Cette lueur d'ambre, orangée, crépusculaire qui envahissait tous les recoins de la station et même les plus sombres, s'invitant à l'intérieur des logements et ajoutant une touche finale parfaite sur un paysage des plus atypique. Une odeur difficilement imitable, suintant l'humidité, et mélangeant la pestilence aux délicieux délices qui pouvaient ravir le palais ça et là.

Kydra laissa échapper un soupir de béatitude. Parcourir les étoiles était excitant, mais elle aurait été une piètre menteuse d'affirmer qu'elle ne ressentait aucun plaisir à revenir enfin à son foyer. Oméga, le centre des système Terminus, un lieu des plus exécrables pour certains, une aubaine pour d'autre, quelque soit l'avis que l'on pouvait s'en faire, elle laissait rarement indifférent.

Derrière la silhouette de Kydra qui portait son armure d'assassin sur laquelle apparaissait les os d'un squelette humain, se découpa bientôt celle beaucoup plus massive de Tychus. L'homme dont la corpulence n'avait rien à envier à celle d'un krogan portait comme toujours sa gigantesque armure, et vint se planter aux côtés de la jeune femme. Il retira délicatement son cigare et prit la parole de sa voix habituelle, lente et étonnement calme pour son physique.

Eh bah ? La géante rouge est tout comme avant, je m'attendais quand même à deux trois changements. A moins que le conseil ne soit au final aussi mou que celui des culs dorés.

Il lança un regard appuyé vers Kydra, sachant très bien à quel point la jeune femme exécrait ce nouveau système.

Oméga changera très bientôt, de ça, tu peux en être certain.

La navette derrière eux décolla pour rejoindre de nouveau le fil de circulation. Kydra ressentait néanmoins un petit vide en sachant son vaisseau si loin d'elle. Le Mégalodon était en effet stationné dans la ceinture, proche de la station Magellan. Dashanxa et le Patriarche étaient partis à la rencontre d'anciens contacts datant d'avant l'attentat sur Thessia, et le reste des vaisseaux de Tychus parcouraient actuellement la faille. Tout ce petit monde était dispersé, se préparant pour l'affrontement final qui approchait à grands pas.

Kydra était revenue à Oméga, plus par envie que pour une quelconque nécessité. Quelque soit l'issue du combat qui approchait, elle avait le sentiment qu'il s'agirait là de sa fin. Et la jeune humaine voulait pouvoir profiter une dernière fois de tous les plaisirs qu'avait à offrir la station avant de se jeter dans la gueule du loup pour une ultime bataille.

Elle congédia rapidement Tychus qui avait affaire auprès du Conseil, il devait entretenir ses liens avec la capitale des Terminus comme tout bon seigneur de guerre. Kydra elle se mit à parcourir les rues en s'enfermant dans son esprit. Les lieux défilaient devant ses yeux et chacun d'eux lui rappelait un tendre souvenir ou une blessure douloureuse. L’entrepôt dans lequel elle avait affronté les agents du Courtier de l'Ombre et Jikew, les ruines d'un bâtiment désormais reconstruit sur lequel elle avait rencontré Tori, l'emplacement du camp des ravageurs qu'elle avait infiltré pendant la guerre...

Les gens qu'elle croisait réagissaient très différemment à sa venue. Elle inspirait la haine et la peur aux ravageurs, ayant triomphé de leur plus grand guerrier durant la guerre, un récit qui la rendait redoutable mais omettait les blessures physiques et mentales que lui avait infligé Rhys avant de sombrer. Elle répondait à leur animosité par un grand sourire et une attitude des plus détachée. Des hostilités qui dataient du temps où elle portait encore ses mâchoires d'acier. Les pacificateurs quand à eux la saluait respectueusement, barmans et autres marchands se réjouissaient du retour d'une de leur cliente, et certains allèrent même jusqu'à lui demander un holographe. Elle avait été l'humaine qui avait remporté la toute première course de Wonderland, et la plupart ne la connaissait uniquement qu'ainsi. La jeune femme éluda rapidement les nombreuses questions sur Goliath et maudit intérieurement le turien qui aurait adoré prendre part à ces frivolités.

Dans tous les cas, ceux qui la connaissaient savaient qu'il ne fallait pas l'emmerder, et elle était donc libre de se vautrer à souhait dans ses plus grands plaisir. Le Bar Venereae était un passage obligatoire lorsque l'on atterrissait sur Oméga. Kydra tenait toujours aussi peu l'alcool, mais cela ne l'empêchait pas de se cuiter avec ferveur. La jeune femme était prête à s'éclater peu importe où elle pouvait bien finir, dans une arène clandestine ou dans le lit d'une charmante créature. Elle n'avait d'ailleurs pas vraiment eu le temps de se consacrer au sport de chambre dernièrement, ce qui était très regrettable. Peut être son chemin allait il croiser une âme avec laquelle elle serait en mesure de se rattraper ?

Un bruit de course la fit sortir de ses pensées et en tournant la tête vers son origine, Kydra aperçut trois varrens qui courraient à toute vitesse dans sa direction. Elle se mit à fléchir ses jambes et dégaina son omnilame, prête à recevoir le premier animal. Mais les varrens la dépassèrent sans lui porter la moindre attention, et deux butariens apparurent à leur suite, les poursuivant en vociférant. Kydra pencha la tête sur le côté en les observant s'éloigner. Il allait falloir qu'elle songe à en acheter un, un jour.

La jeune femme arriva finalement devant le Venereae et elle constata que le videur krogan était toujours fidèle au poste, la même créature qui accumulait les années de loyaux services pour Harmitt, le barman elcor. Elle le salua et cogna son front contre le sien comme à son habitude. Le krogan modéra son mouvement pour ne pas briser la boite crânienne de l'humaine.

Kydra entra donc sans la moindre difficulté et se fit une joie de retrouver l'ambiance si particulière dont elle raffolait dans ce genre d'endroits. Son regard vert partit alors aussitôt en chasse, analysant les visages qui lui étaient inconnus un par un, à la recherche du moindre détail digne d'intérêt. Un jeune homme qui paraissait très inexpérimenté, un galarien ayant visiblement perdu ses deux cornes, une turienne... bleue ? Kydra plissa les yeux un instant en essayant de mieux détailler la silhouette. Il ne s'agissait pas d'une turienne, mais d'une asari. Surprenant, il était rare de les voir taillées dans un corps de guerrière, la plupart rentraient mieux dans une tenue moulante que dans une armure. Mais le spécimen qui se dirigeait actuellement vers le comptoir semblait particulièrement hors norme.

L'humaine se mit à bondir dans sa direction pour l'intercepter. Une fois à sa hauteur, elle pencha la tête vers elle pour la stopper, ses cheveux tombant en cataracte.

Salut beauté !

Elle sautilla pour se placer face à elle. Le seul œil valide de l'asari la fixa alors, et Kydra eut pendant l'espace d'un instant l'impression qu'il s'agissait de Vala.

Magnifique enveloppe très chère, pour un peu il suffirait de rajouter des mandibules et l'on te prendrait sans doute pour une native de Palaven.

L'humaine gloussa avant d'écarter les bras.

Cet endroit est merveilleux n'est ce pas ? Cette impression de détacher l'âme de la chair, cette sensation exquise...

Elle se cambra et laissa tomber sa tête en arrière, fixant ainsi le comptoir et un barman elcor qui semblait accroché au plafond. La jeune femme se redressa alors et reprit la parole en plaçant sa main au niveau de sa poitrine.

Je me nomme Kydra Lifith, combattante des plus ordinaires et je me permet de te proposer un verre, à toi, perle rare de beauté et de magnificence parmi toute cette crasse qui nous entoure. Un refus me navrerait au plus haut point il en va de soi.

Kydra espérait très sincèrement qu'il ne s'agissait pas là d'une de ces personnes froides et débordante de fierté, sans quoi cette scène rocambolesque allait prendre une tournure bien plus sanglante que prévu. Malgré ses manières, Kydra restait donc sur ses gardes. L'asari était très grande, aussi grande qu'elle pour ainsi dire, mais elle ignorait tout de sa vitesse, et un coup pouvait surgir à tout moment.

La jeune femme se pencha de nouveau vers elle avec un grand sourire.

Qu'en dis tu très chère ?



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MessageSujet: Re: Retour à la Maison. On botte des...   Lun 27 Mar 2017, 00:34
Un bar d'Omega est une place étrange. Ici le plaisir et la violence se retrouve en une saveur brutale, qui vous envahit. Le plafond est haut mais les clients nombreux, le bruit des conversations se mélange à celui de la musique et, plus lointain, du grondement constant d'un millier de machines.
Un demi-sourire courbe les lèvres de l'Asari, une goutte de nostalgie dans un verre d'amusement, elle parcoure de son iris glacée la liste des liquides disponibles pour enflammer sa gorge, avançant d'un pas nonchalant vers le comptoir. Nevea ne connais pas cet endroit, sûrement ouvert depuis « peu » - la perception du temps de son espèce étant ce qu'elle est – et découvrir une nouvelle ambiance est toujours intéressante… surtout sur cette station très particulière. Une bonne soirée en perspective.
Toutefois, toute exposition a besoin d'un élément perturbateur.
Une humaine apparaît, lapin sortit d'un chapeau, pour stopper son avance avec un sourire et une arrivée inattendue.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Des mouvements à la fois souples et inattendus, des compliments mêlés de comparaison avec un Turien – des mandibules, vraiment ? - une humaine à l'armure décorée d'ossements se glisse dans le champs de vision de Nevea.
Mèche d'ébène et ton amusé. Le saphir rencontre l'émeraude alors que leurs regards se croisent. La mercenaire décrispe un poing qu'elle n'a pas eut conscience de contracter – on reste sur ses gardes même dans un pub – et laisse la tension de ses épaules s'en aller alors que la jeune humaine lui offre une tentative de séduction étrangement frontale. Pas vraiment le programme habituel dans un bar d'Omega, en général les clients attendre d'avoir la voix déformée par les différentes boissons pour venir lui faire la sérénade. Mais la mercenaire se retient, il ne faut pas, après tout, être violent avec chaque personne qui vous aborde d'un "beauté". D'autant que la jeune femme décrit son physique et ses sensations avec une emphase certaine ! Et quel ressentit sur ce bar ! La jeune dame aurai-elle léché un Drell ?
La voix de l'Asari est, elle, parfaitement sobre, et ses accents amusés font ressortir le timbre quelques tons plus grave que celui de l'humaine lorsqu'elle lui répond.

« Qui serais-je pour refuser une telle offre ? »

Quitte à jouer autant jouer au même jeu.
Aurait-elle eut quelque chose à faire d'autre que de vider les stock du barman, elle aurait sans doute refusé l'invitation très directe de l'humaine. Mais elle est venue pour renouer avec Omega et l'arrivée incongrue de cette créature aux yeux verts ne pouvait rendre cela que plus amusant. Certaines sœurs plus mystiques y verraient peut-être même là un « présent » de la station pour fêter son retour. Toutefois, la mercenaire ne se considère ni assez importante ni assez croyante pour ce genre de « schéma karmique ».
Il faut savoir rester simple, une bonne chose arrive, inutile de se demander pourquoi, il suffit juste d'en profiter.

« Cependant, demoiselle, j’ai un code strict : si tu m’offres un verre, je vais devoir te rendre la pareille. »

Tout en disant cela elle continue d'avancer jusqu'au bar. La silhouette massive d'un Elcor se trouve derrière, sa silhouette massive dépassant de loin la clientèle agglutinée, buvant la chaleur de ses boissons bien plus que la platitude de ses paroles. Et pour tout dire, bien qu'elle n'ait aucune inimité envers ces colosses, Nevea à pour intention de suivre l'exemple de la foule sur ce point.
Avec un sourire carnassier, l'Asari se retourne vers l'humaine. Elle se demande quel genre de boisson elle apprécierait, malgré ses manières exagérément courtoises – et bien qu'elle ne semble pas manquer de bon goût – la mercenaire doutait qu'elle vienne dans ce genre de bar pour apprécier la délicatesse d'une perfection ou la profondeur d'une eau de vie de Serrice… après, l'erreur est bleutée.
Toutefois, Nevea était avait tout là pour se faire plaisir et, pour ça, elle connaissait la méthode.
Un plaisir enflammé.

« Que dirais-tu, miss Lifith, combattante-des-plus-ordinaires, de partager quelques verres de Burukh avec moi ? »
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MessageSujet: Re: Retour à la Maison. On botte des...   Lun 27 Mar 2017, 23:22

La réponse de l'asari fit lâcher à Kydra un petit rire. Elle était heureuse de la voir rentrer ainsi dans son jeu, cela signifiait que la créature bleutée lui manifestait un tant soit peu d'intérêt et qu'elle acceptait de se livrer avec l'humaine à cette merveilleuse danse qu'était la séduction. Une activité très épineuse, aux nombreuses nuances et spécificités, aussi, Kydra compensait elle cette difficulté par une franchise totale. Un choix dont ne résultait obligatoirement que deux conséquences, la réussite ou l'échec total.

Et dans le cadre de ce qui pouvait être les derniers pas de l'humaine sur la station, elle espérait très sincèrement réussir à charmer ce magnifique spécimen. Tâche ardue, tant l'expérience et les épreuves permettaient de se forger une volonté de fer, rendant ainsi l'âme beaucoup plus difficilement influençable depuis l'extérieur. Mais cela ne la décourageait aucunement, si sa personnalité ne convenait pas à l'asari, aucune symbiose ne pourrait s'installer de base. Et à l'inverse, la nature avait aussi cette faculté de pouvoir créer une attirance irrésistible entre deux êtres, un désir masqué par la curiosité et auquel il était si tentant de succomber. Quel cas de figure Kydra aurait elle le loisir de contempler cette fois ci ? La réponse se trouvait sans doute dans l'une des nombreuses substances que vendait l'établissement.

A ce propos, la magnifique créature lui lança ce qu'elle considéra immédiatement comme un défi.

Que dirais-tu, miss Lifith, combattante-des-plus-ordinaires, de partager quelques verres de Burukh avec moi ?

Bien évidemment très chère !


Voilà au moins l'un des aspects de l'alcool sur lequel elle n'était pas totalement perdante, Kydra était en effet en mesure de pouvoir encaisser les pires tords boyaux de la galaxie, la gorge brûlante et l'estomac en feu, mais l'honneur sauf. Tout du moins... Jusqu'à ce que les effets ne commencent à lui monter au cerveau.

La jeune femme se fraya donc un chemin jusqu'à Harmitt qui comme à son habitude, se tenait fièrement devant ses clients, une main mécanique ajustant ou retirant un cigare de ses fosses nasales au besoin. Kydra passa commande et invita l'asari à s'asseoir près d'elle sur le comptoir un petit peu plus loin. La beauté s'installa donc tandis que la jeune femme l'observait dans les moindres détails sans tenter de le cacher. Si les asaris étaient réputées pour leur charme légendaire, c'est pour ces individus plus taillés pour rentrer dans une armure que dans une combinaison moulante que Kydra craquait totalement.

Mais au delà de cette enveloppe physique, les manières et la voix atypique de sa nouvelle compagne laissaient transpirer un être au lourd vécu et à la détermination sans doute très puissante. Son aura n'atteignait pas le niveau de celle de Dashanxa, mais venait s'y mêler un côté sauvage, guerrier et brut, un cocktail qui donnait une impression finale des plus inhabituelles et, il fallait le reconnaître, des plus sexy.

L'humaine se mit à sautiller sur son tabouret tandis que ce dernier émettait de vives protestations métalliques face à ce traitement.

Je te remercie d'avoir accepté mon offre très chère, j'imagine que tu n'as pas donné cette chance à tout le monde dans ta vie, et tu m'en vois donc particulièrement ravie.

Elle se pencha en avant et posa sa tête le long du comptoir, observant l'asari sous une toute nouvelle perspective entre ce que ses cheveux voulaient bien lui laisser apercevoir.

Je ne vois quasiment jamais de spécimens comme toi par ici, et c'est bien dommage pour le plaisir des yeux. Mais je suis curieuse sur un point...

La jeune femme releva la tête et approcha son visage du sien.

Qui est donc la personne qui possède ta lame chérie ? Magnifiquement taillée comme tu es, je doute fortement que se dandiner autour d'une barre soit ta source de revenue principale.

Tellement de possibilités. La nouvelle Oméga était devenu un jeu d'échecs géant, et bien souvent même les plus petits mercenaires se retrouvaient à travailler pour un patron œuvrant pour telle ou telle faction. Kydra se redressa convenablement et sa main vint effleurer celle de l'asari pendant ce mouvement.

Rien de personnel, je n'en tiens aucune rigueur, simple curiosité. Si tu ne souhaites pas y répondre, peu importe. Je ne veux pas gâcher ce moment.

Kydra plongea son regard dans celui de sa compagne, les yeux brillants. C'est à cet instant qu'un serveur galarien apparut, déposant deux verres devant chacune des deux femmes. L'humaine attrapa le sien et le tendit vers l'asari pour trinquer.

A ta santé chérie !



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MessageSujet: Re: Retour à la Maison. On botte des...   Mer 05 Avr 2017, 23:06
Sautillement, mouvement enfantins et curiosité assumée.
Nevea doit se retenir de hausser un sourcil. Cette jeune humaine ne semble pas posséder la moindre once de retenue et encore moins du sens des convenances tout particulier des lieux. Pourtant, elle appelle le Barman par son nom et ce dernier ne lui pose pas de question. De plus, la confiance en elle très claire que l'humaine affiche ne convient pas vraiment a une « victime d'omega ». Il n'y à pas de proie dans leur duo de buveuse et, pourtant, l'une d'elle se comporte plus comme une enfant curieuse que comme une prédatrice.
Des relations puissantes ? Cela ne suffirait pas, sur Omega, même si on connait le boss, il faut faire ses preuves. La faiblesse est le péché capitale ici, et la peine l'est tout autant. Ce « petit » bout d'humaine est donc en vie pour une raison, et celle-ci étant soit qu'elle se trouve être utile, soit qu'elle se trouve être dangereuse – voir les deux.
Une pointe de curiosité de plus en plus marquée se dessine dans l'amusement de Nevea.
Elle lève son verre a son tour.

« A tes questions. »

Leurs verres se percutent avec un tintement cristalin et, sans attendre, l'Asari souffle la flamme bleutée qui monte du liquide avant d'en verser, d'un geste dont la fluidité témoigne de l'habitude, le contenu entre ses lèvres.
L'alcool Krogan laisse au passage sa saveur épicée et brûlante – tant par sa température que par ce qui le compose – sur sa langue. Une cascade de lave traverse sa gorge avec la vitesse d'un tir de canon thanix pour aller s'écraser dans son estomac. Son œil se ferme un instant alors qu'un long soupire de plaisir rauque échappe à ses lèvres dont les coins se tordent en un sourire de délectation.
Tout son corps semble brûler de l'intérieur avant de se perdre dans une sensation cotonneuse presque anesthésiante. Si l'alcool Hanari est une nymphe qui te prend par la main et t'emmène dans une valse onirique, les décoctions de Tuchanka ne sont pas sans rappeler la sensation d'un bon coup de boule… si leur tête était d'acier chauffé a blanc.
Nevea se secoue comme pour se réveiller alors qu'un frisson enflammé remonte le long se son dos.

« Et pour y répondre, je m’aiguise moi même et, pour le coût d’entretiens, je fais au plus offrant. Je n’ai pas de maître : j’ai des clients. »

Une jolie façon de dire que l’on est a vendre. Mais sans laisser de doute sur le fait que ce soit ses munitions et non pas ses charmes qui soient sur le marché.
On n’ira pas jusqu’à dire que toutes les Asari se font percevoir comme des prostituées, mais lorsque l’ont met « prix » et « peau bleutée » dans le même phrase, les gens pensent rarement au coût d’une crème pour avoir l’épiderme azur.

« Quand a ma "rareté" dans ces lieu… j’y ai vécu, il y a un moment. Mais tu es un peu jeune pour que l’on se soit croisé »

Oui, elle aurait pu se souvenir de la guerre et vous sortir un tire-larme en regardant dans le vide, perdu dans les terrible souvenir de cette pas si lointaine époque. Avec des histoires d'amitié poignante, de mort dévastatrice et des visions d'apocalypse galactique.
Mais sans être un Galarien, Nevea sait gérer ses émotions et elle n'est pas du genre à se laisser aller à ce genre de drames volontaires.
La vie n'est pas un holofilms : les flashback en nuances de gris, c'est bon pour « Il faut sauver le soldat Kaidan », pas pour une soirée dans un bar d'Omega face à une fille qui semble autant intéressée par votre fessier que vos services. Ce qui, sans être rare, reste agréable. Cela ne fait pas de mal de ses sentir visuellement appréciable, surtout par une personne ayant des goûts aussi… Martiaux.
Avec un sourire qui révèle la ligne ivoirine de ses dents, Nevea fait tourner son verre vide entre ses doigts, la matière transparente reflétant les lumières changeantes du pub.

« Et toi alors, que fais-tu perdue dans le plus bel astéroïde de la galaxie ? Tu sautilles a droite a gauche, appelant les gens chérie et en leur demandant leur allégeance ? »

La courbe de ses lèvres se fait amusée.

« Non pas que cela me dérange mais, la dernière fois que je suis venue, des armes étaient sorties pour moins que ça tu sais ? »

La large silhouette couverte d'acier s'appuie sur le bar, les bras écartés, offrant son profil à sa désormais partenaire de boisson. Un soupire mi amusé mi nostalgique échappe a ses lèvres.
La belle des système terminus aurait elle changé ? Ou bien est ce que cette Kydra dissimule simplement bien son jeu ? Vu les autres habitants, la seconde possibilité est plus probable. Avec une voix profonde mais un sourire qui prive ses paroles du peu de sérieux que la question aurait pu avoir, l'Asari continue donc.

« Alors, Kydra combattante-des-plus-ordinaires, toi qui te caches sous des airs d’innocence, qui es-tu pour qu’Omega n’arrive pas a te tuer ? »
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MessageSujet: Re: Retour à la Maison. On botte des...   Ven 07 Avr 2017, 18:01

Cette sensation exquise, enivrante, l'anticipation y jouait sans doute un rôle crucial, préparant le terrain et lui donnant une première impression de ce qui allait suivre. Une attention charmante mais dont l'humaine se serait bien passée. L'impact serait déjà bien suffisamment puissant pour ne pas avoir à en rajouter. L'estomac et la gorge brûlante, l'onde de choc ne tarderait pas à remonter jusqu'à son crâne. On aurait pu penser qu'avec tout ce qu'elle avait déjà absorbé par le passé, la jeune femme parviendrait à mieux encaisser, mais il s'agissait là d'un terrain sur lequel elle n'avait aucun talent. La beauté massive à ses côtés semblait quand à elle, bien plus forte à ce petit jeu.

La bleutée était donc indépendante, dans tous les sens du terme. Voilà qui était intéressant. Une loyauté assez instable flottant au gré de l'offre financière d'autrui. Une technique des plus répandus dans les Terminus, un système qui avait fait ses preuves, mais dont les fondations commençaient lentement à s’éroder sur Oméga. L'approche hasardeuse de l'humaine venait de gagner un certain potentiel avec une telle déclaration.

Mais Kydra souhaitait cerner davantage sa compagne de boisson. A l'inverse de nombreuses autres représentantes de son espèce, elle semblait tirer profit de sa grande longévité à de réels desseins au lieu de stupidement le gâcher. Ces individus en particulier étaient les plus dangereux, des asaris capables de réflexion, usant de leur expérience et de leur savoir pour écraser l'adversité. Dashanxa en était l'exemple le plus immédiat, mais la bleutée qui lui faisait face semblait en être une autre. Quelle ironie, c'était dans ce bar que l'humaine avait signé un pacte avec la grande matriarche, l'expérience allait elle se renouveler en ce jour ?

L'asari sembla lui retourner la faveur de ces interrogations. Kydra n'avait aucune raison de ne pas faire preuve de franchise à son égard, particulièrement s'il y avait moyen de tomber sur un terrain d'entente par la suite. La jeune femme se tourna alors dos au bar, les coudes posés par dessus et croisant les jambes en parcourant du regard le reste de l'endroit.

Il ne faut pas se fier aux apparences, Oméga m'a déjà tuée, autrefois.

Un vif souvenir, l'autre Kydra prenant le contrôle de son corps et l'enfermant dans les tréfonds de son esprit. La jeune femme tourna alors son regard vers l'asari.

Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.

L'humaine se replaça alors face au comptoir sans quitter des yeux l'asari. Inutile de préciser qui était Anton, tout visiteur de la station connaissait forcément son existence. A moins d'être un vortcha, peut être.

J'imagine que ça fait deux bonnes raisons pour que la station ne parvienne plus à m'engloutir, mmh ? Enfin, c'est pas comme si elle avait arrêté d'essayer.

Une première sensation étrange la parcourue, l'alcool venait sans doute frapper aux portes de sa conscience.

Comme c'est intéressant, n'est ce pas ? Ne vois tu pas une magnifique synergie qui semble se profiler ? Enfin, si tu recherches une cliente actuellement bien entendu.

Du bout des doigts, Kydra donna quelques pichenettes à son verre qui lui offrit en échange quelques résonances aiguës.

Mais j'avoue être intéressée, tout dépends du service que tu as à me proposer très chère.

Dodelinant de la tête au rythme de la musique, Kydra attendit la réponse de sa partenaire.



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