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 Solveig — Good girl with bad habits (U.C.)

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Messages : 11
Crédits : sawasawa (ava)/Shiira (sign)

MessageSujet: Solveig — Good girl with bad habits (U.C.)   Lun 27 Mar 2017, 03:51
Registre Galactique des espèces
SOLVEIG IDA BEREZINE

Informations primaires

Sexe : Féminin
Race : Humaine
Âge : 24 ans
Faction : SSC
Poste / Grade : Lieutenant
Parenté : Lotta Berezine (mère – décédée), Piotr Berezine (père – décédé), Viveka Berezine (sœur)
Situation maritale : Célibataire
Planète d'origine : Terre


Histoire

Terre, 2187. Banlieue nord de St Pétersbourg.

C’est en tenant fermement ses deux filles par la main que Lotta Berezine s’avance vers le lieu où l’on distribue la nourriture. Les yeux encore rougis par les larmes qu’elle a versées en repensant à son époux, qu’elle ne reverra plus. La plus grande fierté de Piotr était de faire partie des premiers agents humains du SSC. Même si cela l’avait éloigné de sa famille, il comptait les faire toutes venir à la Citadelle dès qu’il le pourrait. Il était si plein d’espoir lorsqu’il avait débarqué là bas, prêt à tout pour être un exemple de droiture et de compétence.
Une fois la citadelle quasiment détruite, Lotta ne s’était plus fait d’illusion. Et si l’attaque des Reapers n’avait pas fait autant de dégâts en Russie qu’à Londres ou ailleurs, tout le monde avait souffert. Après avoir fini toutes les conserves, la fière scandinave s’était résolue à embarquer ses enfants et demander de l’aide.

Trébuchant à sa gauche, la plus âgée de ses deux filles, Solveig, a à peine neuf ans, mais son air buté et sa bouche tordue en une moue perpétuelle la font déjà ressembler à son père. Sur ses joues poussiéreuses, deux traînées plus claires montrent le chemin que ses pleurs ont emprunté. Vivéka quant à elle, tout juste sept ans, a déjà un visage doux et rieur, bien qu’il soit à l’heure figé en une expression de douleur et d’incompréhension.

Alors qu’elle enfourne le sac de riz qu’on lui fournit dans le sac qui pend à son épaule, Lotta se prend à regarder autour d’elle. La victoire a mauvaise mine. On distingue encore des fumées si l’on regarde en direction du centre ville, et il ne reste que peu d’immeubles debout. Elle détourne son regard vers ses filles, à la fois pleine de peur et de détermination. Quoi qu’il arrive, elle fera ce qu’ils faut pour que ses enfants n’aient plus jamais faim.


Terre, 2190. Banlieue nord de St Pétersbourg.

Les semelles des chaussures de Solveig frappent le sol à toute vitesse. Sa respiration est saccadée et profonde alors qu’elle prend le virage qui l’amène derrière le terrain vague où la plupart des enfants du quartier ont l’habitude d’aller jouer. De loin, elle voit la chevelure blonde de sa sœur au milieu d’un groupe d’enfants. Elle entend des cris. Elle redouble de vitesse et arrive au milieu d’eux alors que le garçon le plus âgé lève le bras, prêt à frapper Viveka au visage. Solveig arrive pile à temps pour s’interposer, et se prend son poing dans la poitrine. Son souffle est coupé, des points noirs dansent devant ses yeux et elle recule de quelques pas. Alors que le reste des marmots continue de scander des invectives et des injonctions à la violence, Solveig reprend son souffle et se tourne vers sa petite sœur, puis de nouveau vers le gamin qui a porté le coup. Toujours essouflée, la voix rauque, elle toise le môme au visage tendu du haut de ses douze ans :

« T’as pas honte de taper plus petit que toi ? Bats-toi avec quelqu’un à ta taille. »

Il hoche la tête, et un autre enfant saisit Vivéka par le bras pour l’exclure du cercle que la jeune foule forme autour des deux adversaires. Solveig se redresse de toute sa relative hauteur et se prépare à encaisser les coups. Il n’y a pas d’autre possibilité : le garçon a au moins un an de plus qu’elle et la dépasse d’environ une tête. Elle serre ses poings si fort que les jointures blanchissent et, entre deux coups de pieds, elle réussit à placer un uppercut dans le ventre de son adversaire, qui riposte bientôt d’un coup de poing qui atteint l’adolescente au nez. Presque immédiatement, le sang coule jusqu’à sa lèvre supérieure, qui est bientôt fendue. Elle place autant de coups qu’elle peut, mais la bagarre est trop inégale. Elle finit par se laisser tomber au sol, où elle se prend quelques coups de pieds, avant que le groupe ne finisse par se disperser, la laissant dans l’herbe clairsemée et boueuse, alors que Vivéka s’approche d’elle. Le sang goutte toujours de son nez alors qu’elle se redresse et s’assied en tailleur, massant l’arrière de sa nuque de sa main gauche qu’elle passe ensuite sur sa joue rouge et gonflée. Elle crache un peu de sang tout en essayant doucement d’ouvrir son œil droit, qui commence déjà à être légèrement tuméfié. Elle a un soupir bas, puis se tourne vers la source de tous ses ennuis.

« La prochaine fois que tu veux un scoop, évite d’aller le chercher auprès de ces abrutis, okay ? Tu sais bien que ça inquiète maman quand tu t’attire des ennuis. »

Elle finit par se redresser avec un grognement, néanmoins fière de son geste. Son père aurait été fier d’elle. Maintenant qu’il n’est plus là, c’est à elle de protéger sa mère et sa sœur. Lotta accumule deux boulots, et depuis la mort de Piotr ça a toujours été comme ça. Leur mère n’ayant pas vraiment de compétences à proprement parler, elle va de petit boulot en petit boulot, dort peu, mange encore moins, et se désole de ne pas pouvoir passer plus de temps avec ses filles, s’inquiète de voir Solveig rentrer avec des bleus et des contusions. Mais l’aînée sait que son inquiétude serait encore plus forte si ces bleus et contusions marbraient la peau blanche de Viveka. Et puis il faut qu’elle s’endurcisse si elle un veut un jour marcher dans les traces de son père.


Terre, 2193. Banlieue nord de St Pétersbourg.

Assise sur une chaise dans le couloir, à côté de la porte du bureau du proviseur, Solveig ne peut s’empêcher de gigoter. Une fois de plus, son nez saigne et la manche du t-shirt qu’elle porte est à moitié déchirée. Ce n’est pas la première fois qu’elle se retrouve dans une telle situation, mais l’injustice du moment la met hors d’elle. Elle ne devrait pas être ici. Elle n’a fait que s’interposer entre une victime et ses bourreaux. La porte s’ouvre et la face bonhomme du proviseur apparaît, une expression d’agacement peinte sur le visage. L’adolescente se lève et s’avance dans le bureau, où elle prend place face au quinquagénaire aux cheveux grisonnants.

« Solveig… Je trouve que je te vois beaucoup trop souvent. Qu’est-ce que c’était cette fois ? Des garçons qui embêtent encore ta sœur ? hm ? »

« Non mais… Non, c’est Illyot et les autres qui martyrisaient un petit… Ils voulaient l’enfermer dans le placard à balaise j’allais pas laisser faire ça ! »

« Et comme d’habitude, tu as préféré régler ça avec tes poings plutôt que d’aller chercher un adulte… Solveig, je vais être honnête avec toi, tu as épuisé toutes tes chances. Je vais devoir contacter ta mère et on va envisager une exclusion, temporaire ou définitive… Et ça, c’est si les parents des enfants avec qui tu t’es battue décident de fermer les yeux. »

Solveig fulmine, plantant ses ongles dans le bois de la chaise sur laquelle elle est toujours assise, ses genoux s’entrechoquant à mesure qu’elle tape le sol du bout des pieds, regardant par terre, sa perpétuelle moue et son air buté si familier figeant son visage dans une grimace renfrognée. Si le fait que les garçons tournent autour de Viveka et qu’elle les laisse faire à le don de prodigieusement agacer Solveig, tant et si bien qu’elle fait régulièrement des raids à base de coups de poings à tort et à travers, il faut que ça soit la fois où elle défend une cause juste qu’elle ait vraiment des ennuis. Le proviseur fait un signe en direction de la porte, elle se lève et sort. Juste dehors, il y a sa sœur qui, Solveig ne sait comment, semble être au courant de la situation. Elle en reste coite, bouche entrouverte mais n’émettant pas un son, dans l’incompréhension la plus totale. Alors que Viveka entre à son tour dans le bureau, elle chuchote en passant à l’oreille de son aînée :

« T’inquiète pas, je vais te sortir de là. »

Le soir même, au dîner, la petite blondinette annonce à sa grande asperge de sœur qu’elle n’a pas à se soucier d’une quelconque sanction, tant que les parents ne se plaignent pas. Alors que Solveig l’interroge sur comment elle s’y est prise, la jeune fille répond avec un sourire :

« J’ai versé quelques larmes de crocodile, et puis voilà. »

Solveig en reste bouche bée.


Terre, 2196.

D’une main malhabile, Solveig étale du rouge à lèvres autour de sa bouche qui pour une fois n’est pas déformée en une moue boudeuse. Elle se dévisage dans le miroir. L’adolescente maigrichonne n’a pas beaucoup changé en trois ans. Ça y est, elle a dix-huit ans. Son visage s’est endurci et quelques cicatrices se perdent déjà au milieu des tâches de son. Elle jette un œil à l’image de son père posée sur la commode devant le miroir. C’est la première fois qu’elle remarque à quel point elle lui ressemble, beaucoup plus qu’à sa mère. Même nez pointu, si pointu qu’il pourrait blesser quelqu’un, mêmes pommettes aiguisées, même mâchoire tendue et bouche courbée vers le bas. Elle regarde du coin de l’œil sa sœur choisir une robe. Elle s’est résignée à ce que Viveka soit la plus jolie. Elle a plus hérité de sa mère que son aînée. Elle sort dans le couloir, et rejoint sa mère dans la salle de bain. Le visage de Lotta semble infiniment fatigué. Ses yeux sont soulignés par de profonds cernes et même si elle sourit à sa fille, Solveig voit bien qu’elle ne pourra pas tenir beaucoup plus longtemps comme ça, à avoir deux emplois. C’est pour ça qu’elle doit laisser tomber son rêve de suivre les traces de son père au SSC. Elle ne peut imposer à sa mère le fardeau de la soutenir financièrement pendant qu’elle suit sa formation. Elle va rester sur terre et trouver un travail. Et peut être qu’ainsi, Viveka pourra, elle, faire ce qu’elle veut.

Les trois femmes, finalement prêtes, sortent de la maison, et prennent la navette jusqu’à un autre quartier, plus près du centre ville de Saint Pétersbourg. Elles pénètrent dans un petit restaurant miteux et presque désert. C’est tout ce qu’elles peuvent se payer avec le salaire de misère que Lotta réussit à rassembler. Solveig a pourtant proposer de se trouver un job mais sa mère a farouchement refusé, la poussant à se concentrer sur ses études au maximum. Maintenant qu’elle a dix huit ans et fini le lycée, elle va se trouver un travail.

Elles commandent, Lotta et Solveig se font servir du vin tandis que Viveka doit se contenter d’une limonade. Finalement le plat arrive, et les trois femmes enfournent le tout comme si elles avaient faim. Pourtant, le bœuf strogonoff a un drôle de goût et une texture bizarre. Mais elles ne s’attendaient pas à beaucoup mieux en payant aussi peu. Le dessert arrive, des bougies ornant la part de vatrushka de Solveig, sa mère et sa sœur entonnant le chant habituel et l’apathique jeune femme ayant envie de se cacher sous la table. Elle souffle les bougies, et soudain, se sent vraiment étrange. Elle regarde tour à tour sa mère et sa sœur alors qu’elle commence à suffoquer, à avoir la tête qui tourne et à sentir sa langue gonfler dans sa bouche. Elle distingue à peine sa mère qui s’effondre, la tête dans son assiette, et ne peut retenir sa sœur qui tombe de sa chaise. Elle oscille entre la conscience et l’inconscience alors qu’elle entend le personnel du restaurant s’engueuler, qu’on lui tapote le visage avec une serviette humide, et que finalement les sirènes de l’ambulance résonnent et les lumières dansent. Son corps entier la brûle et la démange alors qu’on l’attache sur une civière avant de la mettre dans l’ambulance. Finalement, c’est le noir et elle perd connaissance pour de bon.

C’est avec une horrible sensation de démangeaison qu’elle se réveille dans un lit dont les draps la grattent. Des bips réguliers retentissent dans la pièce blanche. Un tube dans sa gorge et deux autres dans ses narines lui font mal et lui donnent envie de vomir. Elle tousse mais cela n’a aucun effet. Un gémissement guttural de douleur et de frayeur sort de sa poitrine, alors qu’elle tente de bouger pour se débarrasser des tubes qui s’enfoncent dans ses voies respiratoires mais elle a du mal à plier son coude. Une aiguille perce son bras droit, versant goutte à goutte des antihistaminiques et des antalgiques dans son système sanguin.
Finalement, après ce qui lui paraît être une éternité, un médecin finit par entrer dans la pièce. Il se place au pied de son lit et commence à lui parler.

« Solveig Berezine, c’est ça ? Vous avez eu de la chance… Vous avez ingéré une grosse quantité de nourriture qui n’était pas destiné à un organisme comme le vôtre. Heureusement, vous êtes jeune et résistante. »

De sa main gauche, elle esquisse un geste vers le tube qui l’aide à respirer. Devinant son intention, le médecin s’avance et pose sa main sur la sienne.

« Vous ne devriez pas faire ça… l’intérieur de votre gorge est encore très gonflée, ce tube, là, vous aide à respirer… Laissez le là pour l’instant, ça va aller. J’ai d’autres choses à vous dire… Votre sœur, Viveka, va bien. Elle est en train de se réveiller également. On s’occupe d’elle. »

Il s’arrête un instant, visiblement gêné parce qu’il s’apprête à dire. Solveig émet un genre de grognement, voulant l’incitant à continuer.

« En revanche, pour votre mère… Eh bien, comment tourner ça… disons qu’elle n’était déjà pas en très bonne santé, et assez faible… Malheureusement, nous n’avons rien pu faire. Nous l’avons perdue avant même que l’ambulance arrive ici… Je suis désolé, Solveig. »

Un son plaintif naît dans la gorge de Solveig, le tube dans sa bouche l’empêchant d’articuler quoi que ce soit. Les larmes coulent sur ses joues alors que le médecin se tient là, embarrassé. À présent, C’est Solveig et Viveka toutes seules, toutes les deux contre le monde. Et ça ne peut vouloir dire qu’une chose. Il n’y a plus rien qui les retient sur cette planète.

À peine quelques mois plus tard, la maison est vendue, et les deux sœurs quittent la terre en direction de la citadelle, où Viveka va finir sa scolarité et Solveig finalement marcher dans les pas de son père. Elle a vendu la maison sans regret, sans même se laisser le temps de faire son deuil, préférant enfermer sa douleur à l'intérieur d'elle-même et se débarrasser de tout ce qui lui rappellait sa vie sur terre, excepté une photo de ses parents et des filles juste après la naissance de viveka, et la boucle d’oreille de sa mère. Solveig ne gère pas bien pour ce qui est de la sentimentalité. Elle a toujours été forte et le restera.
Elle met toute son énergie et son attention dans sa formation, produit des résultats exemplaires et se hisse d’échelon en échelon aussi vite que possible. Avec les responsabilités qui viennent avec, elle finit par partager son temps entre de massives cuites, les jeux vidéos en fumant cigarette sur cigarette, et l’entraînement pour contrer les effets du tabagisme et de la consommation d’alcool, ne se laissant pas beaucoup de temps pour les relations sociales ou amoureuses. Et finalement, est-ce plus mal comme ça ?


Centre de formation des officiers du SSC, 2200.

C’est nerveuse et en sueur que Solveig se tient raide sur sa chaise, doigts entrelacés et serrés, face à son directeur. Le turien la dévisage d’un regard froid qu’elle n’arrive pas à décrypter. Cela fait trois ans, presque quatre, qu’elle se tient à carreaux. Pas une seule bagarre, pas une journée passée sans fournir tous les efforts qu’elle pouvait pour être la meilleure. Et pourtant, devant la face impassible d’Opilius Ignanus, elle se sent coupable sans même savoir de quoi. Elle se recroqueville sur sa chaise, tentant de se faire la plus petite possible. Et s’il lui disait qu’ils ne peuvent pas lui donner son grade ? Et s’il décidait de l’éjecter pour une raison ou une autre ?
Ses yeux écarquillés fixent les mandibules du turien alors qu’il s’adresse à elle.

« Berezine, vous savez pourquoi je vous ai convoquée, n’est-ce pas ? »

Elle déglutit, ne sachant que répondre. Elle n’en a strictement aucune idée, d’où son stress le plus total depuis qu’elle a recu l’ordre de se rendre dans son bureau. Les affectations ne sont que dans quelques jours et elle ne voit aucune raison valable qu’il décide de lui parler, comme ça, tout d’un coup. Elle garde ses lèvres closes mais secoue imperceptiblement la tête.

« Je pensais qu’il serait bon de faire le point sur votre dossier avant la cérémonie d’intégration. »

Solveig serre les mâchoires si fort que son tendon pulse sur le côté de son visage. Elle tente de se calmer. Elle n’a rien fait de mal. Mais bizarrement, cet entretien lui rappelle les multiples fois où elle a été convoquée chez le proviseur lorsqu’elle était encore au lycée. Elle repense aux nuits sans sommeil passées à étudier, à toutes ces fois où elle s’est levée plus tôt et couchée plus tard pour s’entraîner plus longtemps, toutes les fois où elle s’est sentie obligée de compenser la finesse de ses muscles par des démonstrations de force et d’agilité, les heures passées au centre de tir afin d’être la plus précise de sa promotion.

« Je voulais vous féliciter. Votre dossier est tout bonnement impeccable. Et pourtant, je vous avoue que quand vous êtes arrivée ici, avec tout ce que j’avais lu dans votre dossier scolaire, j’avais des doutes. Si vous vous étiez appelée autrement, je ne sais pas si je vous aurai donné une chance. Vous aviez tout d'une fauteuse de trouble. Et pourtant... vous avez fait honneur à votre père. »

La jeune slave n’en croit pas ses oreilles. Alors qu’elle s’attendait à être réprimandée, la voilà qui entend des félicitations. Clairement, c’est une surprise. La meilleure surprise possible.

« Vous avez fait preuve de leadership, de persévérance et avez fourni une impressionnante quantité de travail. Vos résultats théoriques sont excellents ainsi que vos aptitudes physiques. »

Comme quoi, ne pas se faire d’amis, ne pas prendre de temps de repos, ne pas sortir le weekend, finalement tout cela valait le coup. Solveig songe à son père et à la fierté qu’il avait dû ressentir en entrant au SSC. Elle ne se souvient de lui que par images floues mais elle sait que de là où il est, il est sûrement fier d’elle. Elle est perdue quelques instants dans ses pensées puis se reconcentre sur ce que lui dit Opilius, réalisant qu’une larme à roulé sur sa joue, la première depuis des années, et l’essuie rapidement du revers de la main.

« Le seul conseil que je pourrais vous donner, c’est détendez vous. Passez du temps avec vos camarades. Vos hommes vous respecteront d’autant plus s’ils vous apprécient. Clairement vous êtes la plus travailleuse du lot et vous avez tout fait pour vous hisser au dessus de la masse. Ne gâchez pas vos efforts en étant trop distante. Ça serait dommage. »

Opilius se lève et lui désigne la sortie. Elle saute sur ses jambes et se dirige vers la porte.

« Ah, et une dernière chose, lieutenant. Vu que vous êtes major de promotion, vous devrez prononcer le discours lors de la cérémonie. Considérez ça comme votre dernier test. »

La gorge de Solveig se serre alors qu’elle salue et s’empresse de sortir. Prononcer un discours devant tout le monde, c’est définitivement la chose la plus difficile qu’elle ait eu à faire. Courir, grimper, tirer, porter, étudier pendant des heures, ça n’est rien face à l’idée qu’elle doit écrire un speech et le prononcer devant une assemblée dans laquelle elle n’a aucun ami.




Apparence

Une enfance dans un champ de ruine à se battre avec les autres gamins, ça vous forge une silhouette. Dans le cas de Solveig, c’est un corps sec et noueux, parsemé de cicatrices et constamment tendu, ses muscles fins mais robustes lui ayant servi plus d’une fois à se défendre contre un peu n’importe qui. Elle entretient à la fois ses muscles et son adresse avec des exercices réguliers axuquels elle consacre plusieurs heures par semaine, et un régime équilibré qui lui permettent de compenser son léger penchant pour l’alcool. Si en terme de force brute elle n’est pas remarquable, son agilité et sa souplesse en font une combattante correcte, bien qu’elle soit meilleure en infiltration.

Assez grande de taille, elle mesure 1m79, pour un poids oscillant entre 60 et 65 kilogrammes. Sa silhouette très fine a tendance à être cependant masquée par ses vêtements, que ce soit son uniforme, une armure, une combinaison trop grande pour elle, ou encore les pulls et tuniques sans formes dont elle s’affuble par dessus ses pantalons serrés. Elle porte aussi parfois des pantalons décontractés, avec des débardeurs ou t-shirts courts, à l'ancienne. Ses hanches sont relativement étroites et ses formes féminines en général peu développées si ce n’est ses muscles fessiers, de taille respectable. Elle possède de grands pieds et mains, qui terminent des bras et jambes proportionnellement longs, le tout avec très peu de graisse et une tendance à être anguleux et pointu. Dans l’ensemble, sa silhouette est assez androgyne pour qu’on l’appelle régulièrement « monsieur » si on la voit de loin ou de dos. Ce qui, à vrai dire, ne la laisse pas indifférente, mais ne la blesse pas suffisamment pour qu'elle considère un changement de look. Elle pense de toute façon ne pas avoir le potentiel pour être jolie ou attirante.

Son teint a sûrement été pâle, mais que ce soit d’être constamment maculée de graisse de moteur, le manque d’exfoliation ou l’exposition aux divers UV sur les quelques planètes où elle s’est rendue, il est légèrement hâlé avec quelques tâches de son ci et là qui parsèment principalement son visage. En parlant de son visage, celui-ci est ovale, décoré sporadiquement de petites cicatrices plus ou moins profondes et de tâches de rousseur qui émaillent également le reste de son corps, notamment ses épaules et son buste.
Sa bouche possède des lèvres plutôt épaisses, mais la quasi-absence de philtrum sur le visage de Solveig fait qu’elles sont toutes deux de la même forme. L’une de ses incisives est traversée par une fissure, ayant été cassée et réparée à la va-vite mais jamais remplacée.
Son nez est fin, pointu et droit, tandis que ses pommettes sont aiguisées et apparentes. Ses yeux gris sont soulignés de fins cernes et surmontés de sourcils blonds assez courts. Seule l’une de ses deux oreilles est percée, la gauche, et elle est ornée d’un pendant d’oreille très simple en opale noire lui venant de sa mère, sa sœur portant l’autre en bague. Ses cheveux d’un blond cendré pâle sont coupés en un carré court qui s’arrête à peu près au niveau des oreilles. Ils ont tendance à refléter la lumière, leur teinte est donc dépendante de la couleur de l'éclairage en général, même si ils restent blonds.

Elle fait parfois une tresse sur l’un des côtés de son visage, mais c’est à peu près la seule coquetterie qu’elle s’autorise, ne portant de maquillage que lors de très rares occasions, et ayant la même aversion pour la majorité des bijoux qu’elle considère comme inutiles et encombrants. De même, elle porte rarement des robes, jupes ou talons, qu’elle trouve à la fois peu pratiques et la rendant trop vulnérable et exposée. D’autant plus qu’ils ont le désavantage non négligeable de ne pas laisser d’endroit où cacher une arme. Cela lui arrive néanmoins parfois, toujours dans des cas qu’elle qualifierait « d’extrêmes ». Elle possède néanmoins un certain "style" décontracté qui lui va plutôt bien, et peut lui conférer un certain charme, sans être ni à la pointe de la mode, ni à la pointe de l'élégance, mais en lui donnant une attitude un peu « fuck all » qui peut en attirer certain(e)s.


Caractère

Solveig est une jeune femme qui n’est pas nécessairement facile à cerner. Si elle a une conviction intime de ce qu’est la justice, de ce qui est bien et mal, elle a aussi conscience que ce n’est pas si simple que ça. C’est aussi quelqu’un d’ambitieux et d’acharné, qui consacre à son travail bien plus de temps qu’à sa vie sociale où à ses loisirs. Si elle a un sens aigu de l’honneur et une certaine fierté, elle peut baisser la tête et obéir aux ordres, à condition qu’ils ne rentrent pas en conflit avec ce qu’elle considère comme « la bonne chose à faire ». Si elle en ressentait la nécessité, elle pourrait s’attirer des ennuis pour défendre « la veuve et l’orphelin », se donnant un rôle presque cliché de chevalier servant, auquel vient s'ajouter une volonté farouche de faire ce qu'il faut. On peut dire qu'elle est très travailleuse et prête à tout pour atteindre ses objectifs.
L’humaine est très garçon manqué, et si elle prend soin de son corps et de son intellect c’est avant tout par souci de la performance. C’est une bonne enquêtrice qui sait faire preuve de finesse et de diplomatie dans son travail, même si en dehors, pendant son temps libre, elle peut être bourrue et avoir des difficultés à entretenir des liens sociaux, voire même à en créer tout court sans la petite aide qu’apporte la boisson. Cette difficulté vient certainement en partie de son apathie apparente, et de la difficulté qu’on peut avoir pour lui tirer un sourire. Globalement, si elle ne sourit pas ou ne rit pas la majorité du temps, elle le fait pourtant quand elle est seule, et on peut attribuer son manque de sentimentalité au fait qu’elle est tout simplement nerveuse lorsqu’elle est entourée, et veut à tout prix éviter de trahir son manque de confiance en soi ou un quelconque problème qui pourrait devenir un obstacle dans son ascension sociale ou dans sa carrière. Son expression reste neutre la grande majorité du temps, et elle sait persévérer pour dépasser les obstacles qui peuvent se dresser sur sa route. Si elle arbore toujours un calme apparent, ça peut parfois cacher un bouillonnement intérieur, ce qui explique qu'elle ne rechigne pas à faire usage de la violence lorsqu'elle considère que c'est justifié.

Néanmoins, malgré cette droiture, elle a des problèmes et défauts qui se mettent parfois sur sa route. Par exemple, elle possède une personnalité très sensible à l’addiction, et se traîne un léger problème d’alcool dont elle a beaucoup de mal à se débarasser. Ce problème n’est pas grave au point de lui avoir réellement causé des ennuis, mais lorsqu’elle boit, ce qui arrive relativement souvent, elle boit trop. Beaucoup trop. Et se réveille généralement le lendemain dans le lit d’un(e) inconnu(e) avec une gueule de bois, très peu de souvenirs de la veille et/ou une réaction allergique plus ou moins grave. Le paradoxe étant qu’elle prend pourtant soin de son corps avec de l’exercice régulier et un régime équilibré. Pour ce qui est de se réveiller dans des lits étrangers, cela pourrait s’expliquer par le manque de confiance en elle de Solveig, et ce surtout au niveau physique. Car si elle peut donner l’impression de s’en foutre, ce n’est pas le cas, et avoir des liens de sang avec quelqu’un comme Vivéka n’est pas toujours aisé, la comparaison n’étant pas tendre avec Solveig. Coucher avec n’importe quel inconnu lui témoignant de l’intérêt serait donc un moyen de se donner de la valeur et de se sentir désirable. La jeune femme n’étant pas quelqu’un de très sentimental ni de très confiant envers les autres, pour ce qui est d’une relation amoureuse stable, on repassera. Pour l’instant, personne n’a réussi à la faire sortir la carapace qu’elle s’est construite. Ceci dit, ça colle bien avec toute cette idée de chevalier en armure.
Une chose appréciable chez elle cependant est son humour, décapant et limite agressif, qui peut autant faire rire qu’offenser. Lorsqu'elle brise son silence, c'est donc généralement pour prononcer une phrase drôle ou cynique, ce qui peut en surprendre plus d'un lorsqu'on connaît son attitude plutôt froide et professionnelle en général.
Avec quelques verres dans le nez, son humour perd en qualité mais gagne en quantité d’occurrences. Elle se permet aussi plus de choses, un peu comme si ce manque de confiance en elle laissait place à un goût pour le flirt et une volonté de mettre son interlocuteur mal à l’aise.
Elle est émotive et sensible, mais tout se passe à l’intérieur, et quasiment personne ne peut obtenir de confidences de sa part, pas même sa sœur, l’humaine n’ayant ni l’envie ni la capacité de communiquer ce qu’elle ressent et, en général, ce qu’elle pense. Elle se contente de se murer dans le silence ou le sarcasme, et ses actions signifient beaucoup plus que ses mots. Elle écoute mieux qu’elle ne se confie, même si elle a aussi du mal à réconforter, on peut compter sur elle pour prendre le temps qu’il faut pour entendre tout ce qui peut être dit.

Relation avec Vivéka :
« Mais… Vous êtes vraiment sœurs ? Ça alors, j'arrive pas à y croire… »

Cette phrase, Solveig l’a entendu des dizaines et des dizaines de fois. Malgré une certaine ressemblance dans les traits, sa cadette ne pourrait pas être plus différente d’elle. Elle excelle en tout ce que Solveig n’arrive pas à faire : elle est sociable, jolie, coquette, drôle, cultivée, talentueuse. Forcément, une certaine jalousie envers sa cadette est donc ancrée profondément chez Solveig, qui est régulièrement prise pour la plus jeune des deux sœurs (la faute à son physique d’adolescent en poussée de croissance et aux robes élégantes de Vivéka), et même parfois confondue avec un mâle de son espèce. Malgré cela, elle serait capable de tout pour protéger sa petite sœur, même si cela signifiait détruire sa carrière et tout ce en quoi elle croit. Néanmoins, tant que la situation ne se présente pas, elle préfère proférer des commentaires sarcastiques à la moindre occasion, et bien faire comprendre à sa sœur que même si elle reconnaît son ambition comme louable, elle n’approuve ni ses méthodes, ni ses idéaux. Si Vivéka adore pousser sa sœur à bout, Solveig, elle, contre les coups avec de l’indifférence et du sarcasme, même si les deux jeunes femmes passent parfois de bons moments exempts de dispute.

Si elle s’est comportée non pas comme une sœur mais plutôt comme un grand frère protecteur pendant de nombreuses années, et a été blessée par la manière dont Vivéka l’a rejetée en voulant prendre son indépendance, Solveig sait que sa sœur peut se débrouiller seule et lui a laissé de plus en plus de liberté au fil des années, tout en continuant à la surveiller du coin de l’œil juste au cas où elle aurait besoin d’intervenir.



Compétences / Profil

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Profil :

Profil : Militaire : Commando – 14 points

Équipement :

Armes : M-92 Mantis
Armurerie : M-29 Incisor, M-15 Vindicator

Compétences :

Militaire : niveau du combat à distance : maîtrise avancée / niveau du combat au corps à corps : combattant moyen / compétences militaires : camouflage optique (3pts), munitions cryo (2pts), munitions perforantes (2pts). (total : 7/8 pts)
Biotique : Non
Technologie : Compétences tech : Extincteur intégré (2pts), omnilame (2pts) / Hacker entraîné.




Compléments

Signe(s) distinctif(s) : Ses cheveux d’un blond très clair et froid, la boucle d’oreille en opale noire qu’elle porte toujours à l’oreille gauche. Les tâches de son et plus ou moins grandes cicatrices qui parsèment sa peau.
Relations avec les autres : Solveig est quelqu’un qui ne se confie pas facilement et qui n’a pas beaucoup d’amis, même parmi les gens qu’elle respecte. Pour gagner sa confiance et percer sa carapace, il faut donc faire beaucoup d’efforts.
Des liens prédéfinis ? : Sa sœur Vivéka, éventuellement d’autres agents du SSC ou des personnes qu’elle aurait été amenée à croiser.
L'objectif de votre personnage à long terme ? : Monter le plus haut possible dans la hiérarchie, que ce soit au SSC ou en tant que militaire. Faire ce qui, selon elle, aurait rendu son père fier. Et évidemment, protéger la veuve et l’orphelin.



Hors Personnage

Célébrité sur l'avatar : crédits : shiira (signature), sawasawa (avatar), unoo (croquis)/
Comment avez-vous connu le forum ? par une bête recherche google
Est-ce un double compte ? nope
Des remarques ? pas vraiment, pour l'instant je trouve le forum cool!



RP d'introduction

Ce matin là, c’est une barre dans le front que Solveig se réveille d’une nuit agitée. Elle ouvre ses yeux avec difficulté, se retourne dans le lit qui a une odeur étrangère. Elle regarde autour d’elle et réalise qu’elle n’est pas chez elle. À côté d’elle se dessine une forme sous les draps. Elle soulève la couverture légèrement et se trouve nez à nez avec le joli visage endormi d’une Asari dont elle a absolument oublié le nom. Elle se mort la lèvre puis se frotte les tempes. Ses souvenirs s’arrêtent approximativement après le neuvième verre. Certaines choses reviennent par flashes. Les lumières stroboscopiques d’un club où elle a accompagné des gens rencontrés le soir même, la danse… La danse ? oh, c’est pire que ce qu’elle pensait. Et après ça, elle n’arrive à se souvenir de rien. Elle dévisage de nouveau l’asari encore endormie, puis décide qu’elle n’a plus rien à faire là. Elle balaie la pièce du regard et retrouve ses vêtements éparpillés sur le sol, glisse hors du lit pour les attraper et se vêtit. Elle enfile un pantalon noir étroit et des boots d’un noir mat, avant de récupérer son soutien gorge par dessus lequel elle met une longue tunique fluide dans la poche de laquelle elle retrouve son paquet de cigarette et le reste de ses affaires. Elle vérifie que son bracelet électronique est toujours sur son bras et se prépare à partir, jetant un dernier regard à la figure ensommeillée. Finalement, elle décide de lui laisser un mot. Elle griffonne un « c’était fun. Merci. » et laisse ses coordonnées. Elle ne sait pas si sa conquête la recontactera et s’en fout un peu. Elle n’aime juste pas l’idée de partir sans rien dire comme une lâche.

Alors qu’elle sort de l’appartement, la lumière l’aveugle et le bruit l’assourdit. Elle passe sa main sur son front et constate qu’elle est loin de chez elle. Alors qu’elle prend une direction aléatoire dans l’espoir de trouver un endroit où manger quelque chose, elle croise son reflet dans une vitrine. Ses cheveux sont hérissés à l’arrière et elle a des marques plus foncées sur une bonne partie du cou. Elle soupire et voit un restaurant. Alors qu’elle s’avance, elle remarque deux hommes en uniforme du SSC. Et ce sont des gens qu’elle connaît. Elle tente de s’éclipser discrètement mais le turien tourne la tête à ce moment là, la voit, et l’interpelle.

« Lieutenant Berezine ! Bonjour, lieutenant ! »

C’est avec un nouveau soupir et un haussement de sourcil que Solveig se retourne et les rejoint. Ses oreilles sifflent et ses tempes lui font mal, mais elle fait bonne figure.

« Ah, bonjour, sergent… Je ne vous avais pas vu. », marmonne-t-elle entre ses dents, « je suis désolée, je suis un peu pressée… »

Le turien la regarde avec curiosité, et elle cherche une raison valable de partir. Elle doit faire bonne figure face à ses collègues, même s’ils sont ses subalternes. Montrer une faiblesse pourrait saper son autorité. Le jeune agent semble un peu déboussolé.

« oh, eh bien, je suis désolé de vous avoir dérangée, je pensais que vous étiez en congé… »

« non, non, ce n’est pas grave, simplement, je dois y aller et je ne veux pas vous déconcentrer de votre tâche. Continuez votre travail, sergent. Ouvrez l’œil. »

Sur ce, elle part au pas de course, sans laisser le temps aux deux agents de l’observer ne serait-ce qu’une seconde de plus. Personne n’a besoin de savoir qu’elle a passé la nuit chez une parfaite inconnue après avoir consommé des litres d’alcool. La manière dont elle occupe son temps libre ne regarde qu’elle après tout. Elle décide de laisser tomber le déjeuner pour l’instant et d’attendre d’être rentrée chez elle, se plie en deux pour monter dans une navette qui la reconduit jusqu’à son quartier. Elle claque la porte derrière elle et s’y appuie, le dos posé contre le mur qui fait l’angle du couloir, soupire. Il faut vraiment qu’elle soit plus prudente avec cette histoire de boisson. Elle se dirige vers la cuisine et sort des fruits qu’elle coupe et dispose dans une assiette avant de se faire des toasts. Elle regarde l’heure et constate qu’il est encore tôt. Soudain, une voix moqueuse retentit derrière elle.

« Alors, c’est à cette heure ci qu’on rentre ? »

Vivéka, vêtue d'un peignoir élégant, se tient dans l’encadrure de la porte, un rictus dessiné sur ses lèvres. Solveig hausse les épaules et sa sœur continue de la narguer.

« Où est-ce que t’es encore allée traîner ? Avec qui t’as passé la nuit, ça je te le demanderais bien mais tu en as probablement aucune idée pas vrai ? »

Solveig se retourne vers sa sœur cadette, toast toujours à la main, expression neutre. Elle hausse un sourcil.

« Peut être, mais moi, au moins, je couche pas utile. »

Elle se tait, toise sa sœur pour savoir si la joute verbale va continuer. À son expression, elle devine qu’elle lui laisse la victoire pour cette fois ci. Elle s’avance vers le coin salon et s’affale sur le canapé après avoir déposé son assiette sur la table basse, allume l’écran qui se trouve en face d’elle et commence à manger. Au milieu d’une bouchée, elle s’interrompt.

« Viv, j’ai grave envie de poisson. On va au restau ce soir ? C’est moi qui invite. »






Dernière édition par Solveig I. Berezine le Mar 04 Avr 2017, 18:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Solveig — Good girl with bad habits (U.C.)   Lun 03 Avr 2017, 12:02
Bonjour Solveig.

L'avatar et le règlement étant aux normes, on peut passer à la correction.

Pour l'histoire : il faudrait peut-être que tu raconte comment tu deviens Lieutenant. Comme je te disais, à 24 ans, il faut faire presque un perfect dans son histoire, c'est bien que ça soit expliqué. Surtout qu'il faut faire une école d'officier pendant 3 ans, ça pourrait changer quelques petites choses pour ton perso.

Concernant la partie équipements et compétences, je trouve que tu est bien armée. Deux snipers, un fusil d'assaut et un pistolet, c'est du lourd. Je me demande aussi si le sniper est bien utile pour le SSC, mais c'est une autre histoire. Bref, ça serait bien que tu te retire une arme.

A part ça, c'est tout. Je te laisse faire les corrections, bon courage.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Solveig — Good girl with bad habits (U.C.)   Mar 04 Avr 2017, 03:14
Hey!

Pas de problème je comprends très bien! Pour les armes je me suis effectivement demandé si ça allait passer donc j'en retire une. Pour l'histoire, effectivement j'aurais dû raconter son parcours etc. donc je ferai sûrement ça demain dans la journée!
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MessageSujet: Re: Solveig — Good girl with bad habits (U.C.)   Mar 04 Avr 2017, 18:07
Ça me semble tout bon.

Je te donne le lien pour trouver des partenaires RP : ->ici<-. N'oublie pas de bien respecter la fiche modèle.

Si tu veux chercher des liens avec les autres joueurs, je te conseil de lire les Journaux de Bord. et t'encourage à faire le tien.

Et bienvenue sur le forum.


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Solveig — Good girl with bad habits (U.C.)

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