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 Viveka Berezine

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Messages : 19

MessageSujet: Viveka Berezine   Mer 29 Mar 2017, 21:41
Registre Galactique des espèces
VIVEKA ELS / BEREZINE

Informations primaires

Sexe : Féminin
Race : Humaine
Âge : 22ans
Faction : Indépendante
Poste / Grade : Journaliste chez Westerlund News
Parenté : Lotta Berezine (mère – décédée), Piotr Berezine (père – décédé), Solveig Berezine (sœur)
Situation maritale : Célibataire
Planète d'origine : Terre


Histoire


2186 – Terre - Banlieue nord de St Pétersbourg

La jeune Viveka était presque collée à l'écran diffusant le reportage. Lotta était partie faire une course en compagnie de Solveig et avait accepté de laisser sa cadette seule à la maison. La gamine en avait profité pour se ruer devant les chaînes d'information.
Depuis quelques temps déjà, les nouvelles étaient bannies du foyer familiale. Lotta invoquait un désir de protéger ses filles, selon elles trop jeunes pour s'inquiéter de la guerre, mais il ne s'agissait pas de l'unique raison. En tant que membre du SSC, Piotr était en danger constant et avait frôlé la mort au cours des dernières années. Entendre des nouvelles de plus en plus alarmantes venir de tous les coins de la galaxie ne faisait que raviver l'angoisse de le perdre définitivement. Lotta préférait appliquer la politique de l'autruche.
Malgré son jeune âge, Viveka supportait assez bien la situation et profitait de chaque absence de sa mère pour se tenir informée via Westerlund News. Elle ne comprenait pas toujours ce qui se disait et n'avait pas encore les capacités de réaliser de toute la gravité des événements, mais elle était fascinée par tous les reportages qu'elle pouvait suivre. Une journaliste avait particulièrement marqué la petite fille, il s'agissait de Khalisah Bint Sinan al-Jilani.


2190 – Terre - Banlieue nord de St Pétersbourg

Depuis la fin de la guerre et la disparition de Piotr, la vie de la famille Berezine était devenue bien plus complexe. Les mois suivant la victoire avaient étaient un véritable enfer et Viveka avait les larmes aux yeux chaque fois qu'elle repensait à ces moments difficiles. Si depuis les choses allaient de mieux en mieux, Lotta était tout de même contrainte de cumuler les petits boulots pour nourrir ses filles, les laissant le plus souvent livrées à elles-même.
Ce jour-là, Viveka était partie réaliser quelques interviews. Sa passion pour le journalisme ne faisait que grandir d'année en année, la poussant à traquer les scoops. Faire éclater la vérité au grand jour était son objectif quotidien. Et comme souvent, elle s'était attirée des ennuis. Face à elle se tenait un groupe de garçons plus âgés. Le plus grand d'entre eux la toisait avec tout le mépris dont il était capable et s'adressa à elle d'un ton sec.

« Répète ta question pour voir ! »

Bien sûr , il était encore temps de faire marche arrière, de balbutier quelques excuses et de partir en courant sous une pluie de moquerie. Mais Viveka n'était pas de ceux qui se laissent intimider. Elle sentait son cœur s'accélérer sous le coup de la peur, une partie d'elle lui hurlait de partir avant qu'il ne soit trop tard mais la petite fille ne bougea pas. Prenant une grande inspiration pour se redonner contenance, elle riva ses grands yeux pales sur son interlocuteur et répondit avec toute l'assurance dont elle était capable à ce moment.

« Je t'ai demandé si tu soutenais le fait que ton père détourne les ressources que l'Alliance donne pour reconstruire la Terre. »

Elle était fière, sa voix n'avait pas tremblé. Elle savait qu'elle n'aurait sûrement pas la réponse attendue en s'y prenant de cette façon, mais elle espérait tout de mêmes obtenir quelques éléments supplémentaires. Sous le coup de la colère les gens en disaient parfois plus que prévu. Malheureusement, cette stratégie était risquée et la petite blondinette comprit qu'elle n'allait pas tarder à en payer le prix.
Le garçon qu'elle avait interrogé semblait furieux et son visage tendait de plus en plus vers le rougeâtre. Il serrait tellement les poings que Viveka entendit les jointures de ses doigts craquer. Alors qu'il levait le bras pour la frapper, il siffla quelques mots entre ses dents.

« Sale merdeuse ! »

La gamine attendait sagement le coup, les yeux fermés. Chercher à esquiver n'aurait servi à rien, elle n'était pas assez rapide et ils étaient tous autour d'elle. Elle avait préféré rester à sa place, ancrer ses pieds dans le sol et recevoir le coup du mieux qu'elle pourrait, comme sa sœur le faisait si souvent. Les secondes passaient très lentement et le stress de Viveka augmentait en même temps que sa peur d'avoir mal. Mais il aurait fallu y penser plus tôt.
Puis le coup tomba. La journaliste en herbe entendit un bruit sourd...mais ne ressentit rien. Surprise, la fillette ouvrit les yeux pour découvrir Solveig, voûtée à cause de la douleur. La cadette n'eut pas le temps de comprendre la scène qui se déroulait devant elle car l'un des autres enfants l'attrapa par le bras et la jeta hors du cercle.
Elle se retrouva à l'écart, à regarder le groupe acclamer les ''combattants'' et réclamer une bataille. Viveka baissa la tête. Elle connaissait la scène par cœur. Solveig avait volé à son secours, comme toujours. Elle allait se battre contre quelqu'un de beaucoup plus fort qu'elle, recevoir plus de coups qu'elle ne pourrait en donner, faire mine que tout allait bien et rentrer à la maison couverte de blessures. Toujours le même scénario, sans suspens.
La petite était partagée. D'un côté, elle était reconnaissante envers sa sœur de toujours la protéger...comment ne pas l'être. Et la force dont Solveig faisait toujours preuve forçait le respect. Pourtant, une part de Viveka ne pouvait s'empêcher d'être agacée par les interventions de son aînée. Après tout, elle n'avait rien demandé et elle aussi, elle pouvait être forte. C'était un sentiment nouveau que la petite fille ne ressentait que depuis quelque mois mais qui se faisait de plus en plus présent...et pourtant, elle s'en voulait d'avoir de telles pensées.

La jolie blondinette attendit patiemment que le combat cesse. Lorsque la foule de marmot se dispersa, elle se dirigea vers Solveig, plutôt mal en moins. Comme à son habitude, la grande maigrichonne fit mine d'aller très bien...difficile à croire lorsqu'on regardait son visage. Viveka se mordit la lèvre, se sentant coupable des ennuis qu'elle venait d'attirer à sa sœur. Pourtant, quand cette dernière l'incita à mieux choisir les cibles de ses interviews, la future journaliste se contenta d'une réponse honnête, mais peu rassurante.

« Je vais essayer...mais je ne choisis pas où se cache les informations... »

Bien sûr, Solveig avait raison. Lotta était très inquiète de voir ses filles rentrer en mauvais état à la maison...et leur mère avait déjà bien assez de soucis sans que Viveka vienne en ajouter. A l'avenir, elle allait réfléchir à une méthode moins dangereuse pour récolter les informations. Chercher la confrontation ne semblait pas être une bonne façon de faire, en tout cas, pas pour une fille de son âge et de sa carrure.


2193 – Terre - Banlieue nord de St Pétersbourg (toujours...)

En trois ans, Viveka avait bien changé. Elle commençait doucement à devenir une femme et les garçons n'avaient pas manqué de le remarquer. Depuis qu'elle mettait de jolie robe et qu'elle se coiffait bien, ils voulaient tous avoir ses faveurs. Les investigations de la jeune journaliste étaient devenues bien plus faciles, les informations venant spontanément à elle. Ils se battaient tous pour lui apporter le scoop qui pourrait leur donner une place spéciale dans le cœur de la charmante demoiselle.
Ne semblant pas se rendre compte qu'exploiter les espoirs de jeunes garçons trop naïfs était très discutable d'un point de vue moral, Viveka profitait pleinement de son nouveau statut. Elle était toujours la première avertie de tout, aussi lorsqu'on vint lui rapporter que Solveig était convoquée dans le bureau du directeur pour une énième bagarre et qu'elle risquait l'exclusion, la blondinette ne traîna pas.
Hâtant le pas dans les grands couloirs du collège, la jeune fille commençait déjà à préparer la défense de sa sœur. Elle s'autorisa tout de même un petit détour par les toilettes pour s'assurer qu'elle avait fière allure et que sa coiffure était impeccable. Autant mettre toutes les chances de son côté en étant au plus proche de l'image du parfait petit angelot blond que tout le monde aimait tant chez elle.

Arrivée devant la porte du directeur, elle préféra rester debout en attend qu'il ait fini de sermonner sa sœur. S'asseoir aurait froissé sa robe. De ce que Viveka savait de la situation, Solveig avait pris la défense d'un petit de douze ans qui se faisait martyriser par des garçons plus âgés, en l'occurrence Illyot et sa bande. Comme toujours, l'aîné des Berezine avait décidé de sauver la veuve et l'orphelin et s'était sentie obligée de voler au secours du pauvre enfant...à grand coup de poing. Malheureusement, Solveig souffrait d'une assez mauvaise réputation depuis quelques temps et avait déjà été impliquée dans trop bagarre. Viveka se sentait un peu responsable étant donné qu'elle était la cause des précédents combats, sa sœur ayant affronté ses prétendants. La jolie poupée était d'ailleurs excédée par le comportement de son aînée, persuadée qu'il s'agissait uniquement de jalousie. Pour autant, elle n'allait pas laisser Solveig dans un moment comme celui-ci. Elles se devaient de se protéger l'une l'autre...et Lotta ne s'en remettrait pas si l'une de ses filles venaient à être exclue. Leur mère était déjà si fatiguée par le travail.

Lorsque la porte du bureau s'ouvrit enfin, Viveka observa sa sœur quitter la pièce, elle semblait à la fois abattue et furieuse. Son expression se changea en étonnement lorsqu'elle constata la présence de sa cadette. Après avoir glissée une petite parole rassurante à l'oreille de sa sœur, la blondinette entra dans l'arène. Frappant délicatement à la porte, elle attendit qu'on l'invite à entrer. Le directeur paru surpris de la voir mais lui fit tout de même signe de s'asseoir. S'il était encore agacée par l'aînée des sœurs, son visage s'était radoucit, pourtant, il voulait faire comprendre à la cadette que sa décision était définitive.

« Écoute Viveka...je me doute que tu es ici pour me faire changer d'avis, mais ta sœur est une cause perdue. Je ferme déjà les yeux depuis beaucoup trop longtemps. »

C'était vrai, il avait déjà toléré beaucoup d'écarts, mais la jeune fille était sûre de pouvoir obtenir une nouvelle chance pour Solveig. La petite blonde avait la côte avec le proviseur. Rien de malsain, évidemment, mais la demoiselle était toujours première de sa classe, elle avait un comportement exemplaire en cours et elle était dotée d'un charme naturel qui agissait très bien sur les adultes. En quelques mots, tout le monde avait envie de lui faire plaisir et les gens détestaient la voir malheureuse. Viveka le savait et c'est ce qu'elle comptait utiliser. Baissant légèrement la tête, elle répondit au directeur avec la voix la plus triste et la plus attendrissante qu'elle était capable de prendre.

« Oui, je comprends...c'est juste que... »

La phrase de Viveka fut étouffée par quelques sanglots alors que de grosses larmes commençaient à rouler le long de ses joues. Elle jeta un regard furtif au proviseur dont le visage venait de se décomposer. C'était un homme qui avait bon fond, profondément gentil et tous les élèves savaient qu'il était facile de le prendre par les sentiments. Si Solveig avait su pleurer sur commande comme le faisait sa cadette, elle aurait sûrement pu éviter le renvoie par ses propres moyens. Attrapant un mouchoir pour essuyer ses pommettes et prenant une grande inspiration, Viveka fit mine de lutter pour finir la phrase qu'elle avait volontairement interrompue.

« Vous savez...c'est bientôt l'anniversaire de notre père. Il aurait eu quarante ans cette année. Solveig et lui était tellement proche...et depuis que maman s'est mise à boire...elle essai bien d'arrêter mais.. »

Viveka jugea qu'il était temps sangloter de nouveau. Bien évidemment, Lotta ne buvait pas. Mais comme elle travaillait toujours autant, le proviseur ni aucun des professeurs du collège n'auraient l'occasion de la rencontrer pour s'en assurer. Le quinquagénaire était enfoncé dans son fauteuil, la mine sombre et les larmes au bord des yeux ; il semblait vraiment touché par la détresse que lui renvoyée son élève. La petite blonde s'en voulait un peu de faire passer sa mère pour une alcoolique et de profiter de la candeur du proviseur, mais elle savait qu'elle ne serait ni la première, ni la dernière à jouer avec ses émotions pour arriver à ses fins. Comme il semblait dans de bonnes dispositions, Viveka décida de revenir au sujet principal. Redressant la tête pour le fixer de ses grands yeux clairs, encore humides, elle tenta sa chance.

« Je sais que Solveig ne fait pas toujours les bons choix, mais elle veut juste aider les autres. Je vous en pris, laisser lui une dernière chance de s'en sortir. Je parlerai avec elle ! »

Ce que venait dire la jeune fille était totalement vrai, et le proviseur le savait bien. Il poussa un long soupir et baissa la tête, signe qu'il réfléchissait. A ce moment, Viveka su qu'elle avait réussi...la bonté naturelle du directeur allait reprendre le dessus sur sa colère et il accorderait une énième chance à Solveig. Il suifferait qu'elle se tienne tranquille quelque temps pour faire oublier ses exploits. La future journaliste allait devoir demander à ses informateurs de prendre un peu de distance, pour éviter les situations à risques. La petite blonde commençait déjà à réfléchir au temps que cela prendrai quand le proviseur releva la tête. Il semblait fatigué et résigné et poussa un autre soupir avant de capituler.

« Très bien...dis à Solveig qu'il n'y aura pas de suite tant que je ne reçois pas de plaintes de la part des parents d'Illiot et des autres enfants. »

Le visage de Viveka s'illumina d'un sourire adorable et elle remercia chaleureusement le proviseur avant de quitter son bureau. Elle se sentait soulagée, Solveig allait s'en tirer s'en problème. Prochaine étape...convaincre Illiot. Ce serait facile, il avait toujours trouvé la petite blonde à son goût. Aussi vexé soit-il d'avoir perdu face à une fille, il accepterait sûrement de passer l'éponge et de persuader ses amis d'en faire autant. Bien sûr, Solveig ne saurait jamais rien de cette partie de l'arrangement.


Terre – 2196 – Centre de St Saint-Pétersbourg

Tout en marchant dans les rues de la grande ville, Viveka fulminait intérieurement. Pour l'occasion, elle aurait tellement aimé voir sa sœur en robe...mais non, têtue comme une mule, Solveig avait catégoriquement refusé cette possibilité et leur mère l'avait même soutenue. Le jeune fille ne comprenait pas. Dix-huit ans ça ne se fête pas tous les jours tout de même. Mais bon, elle devait se faire une raison, elle n'avait pas pu avoir gain de cause pour cette fois. Laissant de côté ses pensées moroses, la jeune femme se remis dans l'esprit de fête qui l'avait accompagné toute la journée. Elle était tellement heureuse...Solveig avait fini le lycée et devenait une adulte et bientôt ce serait aussi son tour. Elles pourraient toutes les deux réaliser leurs rêves et aider leur mère...lui donner le répit qu'elle avait mérité toutes ces années.

Si sa sœur aînée était moins confiante concernant l'avenir, Viveka était persuadée que tout se passerait sans embûche. Elle se voyait déjà présentatrice vedette de Westerlund News et Solveig haut gradée dans la SSC à l'image de son père. Quant à Lotta, elle profiterait des avantages de la citadelle et n'aurait plus jamais besoin de travailler grâce à ses filles. Bien sûr, elles n'y étaient pas encore, mais la jolie bonde était extrêmement positive.

Lorsque la famille Berezine au grand complet franchie la porte du restaurant, Viveka ne put s'empêcher de noter l'aspect affreux de la salle. Elle se garda pourtant de tout commentaire. Si ses conquêtes l'avaient habituée au luxe et aux bonnes tables, elle savait que ce boui-boui miteux était tout ce que Lotta pouvait offrir à ses filles. Ce repas gagné par la sueur et les larmes de leur mère valait plus à ses yeux que n'importe quelle carte de restaurants étoilés.
Tout le monde s'installa à table et les plats arrivèrent...rien de mirobolant, bien au contraire. Elle trouvait la nourriture infecte mais tint une nouvelle fois sa langue, se forçant même à finir son assiette. Vint ensuite le moment du gâteau, Lotta et Viveka mirent un point d'honneur à chanter aussi fort que possible. Voir Solveig s'enfoncer dans son siège était assez amusant.

Une fois la chanson terminée, la future journaliste se tourna vers sa mère. Elle semblait épuisée par l'effort qu'elle venait de fournir. Et en règle général, elle avait toujours l'air fatiguée. Des années de durs labeurs l'avaient abîmée. Son visage autrefois si beau était maintenant terne et ridé ; elle avait les traits d'une vieille femme. Viveka sentit les larmes monter et sa gorge se serrer. Puis sa vision se brouilla et sa tête se mit à tourner...ça n'était pas l'émotion. Décryptant tant bien que mal les images floues qu'elle percevait, elle comprit que Solveig et Lotta étaient dans la même situation. Lorsqu'elle vit sa mère perdre connaissance, elle voulu l'appeler, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Respirer ne semblait pas non plus une option. Viveka sentait la panique monter en elle au fur et à mesure qu'elle comprenait ce qui lui arrivait...Elle allait mourir, elle en était certaine. Sa gorge la brûlait, ses yeux n'arrêtaient pas de pleurer, elle n'entendait plus rien, comme si elle avait été plongée sous l'eau. Elle savait qu'elle n'était pas maîtresse de son propre corps. Elle se sentit tomber sur le côté au moment où ses yeux se fermèrent.


Terre – 2196 – Bureau du psychologue

Viveka était très belle aujourd'hui, elle portait une robe rouge qui la mettait tout à fait en valeur et elle avait vu plusieurs hommes se retourner sur elle lors de son trajet jusqu'au cabinet. Elle était bien coiffée, bien maquillée et affiché un sourire qui rehaussait parfaitement l'ensemble. Le psychologue, un homme de presque soixante l'avait déjà reçu deux fois...il était un peu décontenançait par la jeune fille. Prenant une voix qui se voulait rassurante, il s'adressa doucement à elle.

« Vous savez Mlle Berezine, il est normal de ressentir certaines choses après un tel traumatisme. Peut-être voudriez-vous en parler avec moi ? »

Sans se départir de son sourire radieux, Viveka commença à réfléchir à sa réponse. Est-ce qu'elle ressentait des choses ? Oui, évidemment ! Elle et Solveig avaient frôlé la mort et perdu leur mère. Elles n'avaient plus personne. Mais la jolie blonde n'avait aucune envie de se confier à ce vieux barbu qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam et qui prétendait pouvoir résoudre tous ces problèmes. Pour qui se prenait-il. Oui, elle ressentait beaucoup de choses...Et surtout de la colère. Lotta était morte par négligence, empoissée parce qu'un imbécile avait mélangé la nourriture lévogyre et dextrogyre ! Solveig prétendait que tout allait bien alors qu'elle était dévastée. Et pour couronner le tout, elles allaient fuir. Penchant légèrement la tête sur le côté, Viveka se montra aussi niaise que possible pour répondre au psychologue.

« Hum...eh bien je pense que Solveig et moi avons eu beaucoup de chance de nous en sortir. Nous allons toutes les deux partir pour la citadelle. Je vais y finir le lycée et Solveig va rentrer au SSC. Ce tragique accident nous offre une chance de repartir à zéro et je compte bien la saisir ! »

Viveka allait mal, mais elle ne voulait pas d'aide. Si Solveig pouvait gérer la situation seule, elle se devait d'être aussi forte que son aînée. Elle allait continuer à suivre le but qu'elle s'était fixée et rien ne l'arrêterai. Lotta aurait de quoi être fière de ses filles. C'était une promesse. Pourtant, la jolie blonde ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. Elle aurait suivre son intuition et exiger de manger dans un autre endroit. Si elle avait eu le courage de la faire, sa mère aurait été furieuse, mais vivante.


La Citadelle – 2199 – Siège de Westerlund New

Viveka attendait patiemment dans le grand hall du bâtiment. Elle avait pris rendez-vos avec l'un des meilleurs journalistes de la chaîne, en tout cas selon elle. Bien sûr, elle ne s'était pas présentée comme une étudiante en première année de journalisme...sinon, la secrétaire l'aurait directement envoyée sur les roses. A la place elle avait prétendue être une citoyenne lambda possédant des informations sur les projets à venir du conseil. Ce n'était pas à proprement parler un mensonge. Elle avait effectivement passé une soirée très intéressante en compagnie d'un jeune ambassadeur un peu naïf et plus que ravi de fasciner la petite blonde en lui comptant tous les projets importants dans lesquels il était impliqué. Bien entendu, ces projets n'avaient pas encore été rendus publique et certains ne devaient jamais l'être. Elle n'avait eu qu'à hocher la tête, prendre un air béat et poser quelques questions au bon moment pour l'inciter à développer les points les plus inintéressants. Mais elle n'avait aucune preuve de ce qu'elle allait avancer, bien qu'elle soit intimement convaincue de l’honnêteté du jeune homme à son égard.

Une vieille femme à l'air acariâtre s'approcha de Viveka et la dévisagea de la tête au pied. Derrière ses lunettes rectangulaires, on pouvait clairement voir ses petites yeux de fouine désapprouver la tenue de la jeune femme. A en juger par son air strict, elle ne se serait jamais permise de telles extravagances, même avec quarante ans de moins. Après avoir poussé un soupir et secouer la tête, marquant définitivement son désaccord profond avec cette jeunesse frivole, elle s'adressa d'un ton glacial à la jolie slave.

« Viveka Berezine ? M. Lambertson va vous recevoir. Suivez-moi. »

Elle se retourna et partit en directement d'un ascenseur sans vérifier que son hôte la suivait bien. Viveka souriait de toutes ses dents...avec le temps, c'était devenu la position par défaut de son visage. Au fond d'elle, elle était morte de peur. James Lambertson était à ses yeux le meilleur journaliste de la chaîne. Le seul qui ne semblait pas avoir vendu son âme pour l'audience et qui refusait de couvrir les enlèvements de chatons pour se concentrer sur de vrais sujets. Dans le milieu, il était également connu pour ses méthodes d'investigations parfois douteuses et pour son franc parlé...ou son sale caractère et son manque de correction, chacun présentant la chose à sa manière. La jolie blonde était très intimidée, mais hors de question de le montrer. Elle devait l'impressionner.

En temps normal, les étudiants en journalisme ne pouvaient pas prétendre à un poste avant la fin de leur deuxième année et encore, à ce stade, il ne s'agissait que de servir le café. Westerlund News avait la réputation de n'embaucher que des cinquièmes années, pratiquement diplômés. Aucun autres étudiants n'étaient acceptés. Mais personne n'avait tenté sa chance depuis que la chaîne d'information avait réinstallé son siège sur la citadelle encore en travaux. Le culot de Viveka pourrait être payant.
Lorsqu'elle rentra dans le bureau, James Lambertson semblait rédiger un article, cigarette entre les lèvres. Il était tel qu'il apparaissait toujours sur la chaîne. L'air fermé, le visage dur, un léger embonpoint acquis au fil des années et une barbe mal entretenue. L'étudiante pensa un instant que le milieu était bien injuste, attendant beaucoup plus des femmes que des hommes sur la question de l'apparence. Quand le quadragénaire releva la tête et posa ses yeux noirs et froids sur la demoiselle, son visage se tordit dans une moue étrange qui devait être un sourire.

« Salut ma mignonne. Si le siège ne te semble pas confortable, tu peux venir t'asseoir sur mes genoux ! »

Viveka leva un sourcil en l'air. Il était effectivement conforme à ce qu'on racontait de lui. Rustre, pervers et irrespectueux. Dans d'autres circonstances, la petite slave aurait pu rentrer dans son jeu, mais là c'était différent. Elle ne cherchait pas à s'attirer les faveurs de James, elle voulait son respect...nettement plus difficile à gagner. Et accessoirement, elle voulait aussi devenir son assistante. Beaucoup de cinquième année s'étaient essayés à l'exercice, sans succès. Personne ne faisait long feu. Le records à ce jour était détenu par un jeune turien qui avait gardé son poste un peu plus de cinq mois avant d'abandonner. Prenant place face au grand journaliste, Viveka sorti un dossier épais de quelques centimètres qu'elle déposa délicatement sur le bureau. Croisant les bras dans une position défensive, elle se sentit obligée répondre à la provocation qui l'avait accueillie.

« Le siège me convient très bien, merci. »

Dans un rictus, James Lambertson attrapa le dossier et commença à parcourir rapidement les premières pages. Au fur et à mesure de sa lecture, il s'attarda un peu plus sur le texte qu'il avait sous les yeux. De moqueuse, son expression passa à surprise. Viveka avait réussi à piquer sa curiosité. Il avait clairement sous-estimé les capacités de la jolie poupée qui se tenait face à lui. Si ce dossier ne contenait aucune preuve, les informations que la demoiselle venait de lui amener valaient leur pesant d'or. Lambertson ne doutait pas de véracité des données de la jeune slave...ces dernières recoupaient ce que lui-même avait pu récolter au cours des dernières semaines. Il entrelaça ses doigts, paume vers le sol et posa sa tête en appuie sur ses mains. Il dévisageait la demoiselle, qui opta pour la même position, rapprochant son visage à quelques centimètres à peine de celui du journaliste confirmé. Une mèche blonde s'échappa de son chignon, tombant devant son visage délicat. Attirés par le mouvement, les yeux de Lamberston quittèrent un instant les pupilles de Viveka, perdant par la même la bataille de regard qui se jouait quelques secondes plus tôt. Amusé par l'assurance et le culot de la jeune fille, la quinquagénaire se permit un compliment à sa manière.

« T'as l'air d'avoir plus à offrir qu'une jolie paire de jambes ! Comment t'as trouvé ça, gamine ?»

En même temps qu'il parlait, il désigna d'un geste nonchalant le dossier encore ouvert sur son bureau. La moitié de ses collègues étaient incapables de trouver quoi que ce soit sur ce type d'affaire et cette fille sortie de nulle part arriver avec un dossier rempli d'informations politiques sur des projets encore non officiels. C'était aussi étonnant que suspect. Lambertson savait que ses méthodes d'enquêtes par moment illégales avait faillies lui attirer des ennuis avec la justice à plusieurs reprises. Mais comme disait l'expression, ''pas vu, pas pris''. Personne n'avait pu prouver ses écarts et ce pour une raison très simple. Il ne laissait pas n'importe qui l'approcher et interférer dans ses affaires. Il voulait en savoir plus sur Viveka et sur la façon dont elle avait obtenu des renseignements aussi importants avant d'aller plus loin. Il fut donc un peu déçu par la réponse de la demoiselle.

« J'ai mes sources. Elles sont fiables et je suis certaine que vous le savez, sinon vous m'auriez déjà demandé de partir. N'est-ce pas ? »

Lambertson ne savait pas trop s'il était agacé ou impressionné par l'aplomb de la jeune femme. D'une certaine manière, il se voyait plus jeune...avec des fossettes et de la poitrine, mais l'attitude restait la même. Sans qu'il sache trop pourquoi son instinct lui disait de faire confiance à la jolie slave. En général, il pouvait se fier à ses intuitions, mais il se demandait si le sourire enjôleur de la demoiselle ne biaisais pas un peu son jugement. Elle était tout de même très agréable à regarder. Coupant court à sa réflexion, Viveka prit la situation en main, tendant son bras par-dessus le bureau.

« Viveka Berezine ! Étudiante en première année de journalisme. J'aime beaucoup votre travail et je veux devenir votre assistante. »

Lambertson lâcha un petit rire, sous le coup de l'étonnement. A ce niveau là, c'était plus encore que le simple culot. Il n'avait jamais vu ça. Cette gamine de même pas vingt ans se présentait dans son bureau, refusait de répondre à ses questions et lui réclamait un poste que les meilleurs étudiants de dernières années redoutaient tous. Définitivement, elle lui plaisait bien. Par expérience, il savait que pour avancer dans le métier, il fallait du caractère et cette petite paraissait en avoir à revendre. Bien accompagner, elle pourrait aller loin. Mais elle devait faire ses preuves...trouver quelques informations qui n'étaient pas vérifiées et fanfaronner dans un bureau ne faisait pas d'elle une journaliste et James comptait bien le lui faire remarquer.

« J'aime bien les fortes têtes ma belle, mais tu devrais te montrer un peu plus humble. Tu ne connais rien au métier. »

Viveka n'apprécia pas la critique. Elle ne s'était pas encore faite remarquer, certes , mais elle n'était qu'en première année. Elle avait du talent, elle le savait. Et contrairement aux autres, elle était prête à tout pour dénicher les scoops, les vrais. Elle laissait les ragots de cours de récréation aux journalistes moyens, elle comptait bien briller parmi les meilleurs et voir que Lambertson, l'un de ses modèles, doutait de ses capacités la vexé au plus au point. Le sourire de jeune femme s'éteint en l'espace d'une seconde. Son visage sembla soudain beaucoup plus froid et ses yeux renvoyés une certaine colère. Elle aurait presque pu paraître intimidante. Elle répondit à la critique sur un ton sec.

« L'humilité convient très bien aux gens médiocres. Pour ma part, je sais exactement ce que je vaux. Être consciente que je suis plus douée que les autres et oser le dire ne fait pas de moi une moins bonne journaliste. »

Un silence pesant s'abattit sur la pièce et Viveka regretta instantanément ses paroles, mais il était trop tard pour faire marche arrière. Elle avait peut-être été trop loin, détruisant du même coup toutes ses chances d'entrer à Westerlund News. Elle avait oublié à qui elle s'adressait et s'était laissé emporter par son caractère de diva.
Plusieurs minutes passèrent et la jeune slave resta sans bouger, incapable de dire quoi que soit. Elle attendait. James Lambertson reprit tranquillement son travail, ignorant totalement la présence de l'étudiante. Au bout d'une demi-heure, il releva la tête de ses dossiers pour s'adresser à Viveka.

« La porte est juste derrière. Mais si tu comptes passer la nuit ici, je serai très heureux de te tenir compagnie, blondinette. »

Sans un mot, la demoiselle se leva et quitta le bureau. Elle marchait en direction de l'ascenseur, s'efforçant de retenir des larmes naissantes. Alors qu'elle avait presque atteint le bout du couloir, elle entendit la voix grinçante de la secrétaire de Lambertson.

« Mademoiselle Berezine ! M. Lambertson vous signale que vous devez me faire parvenir l'emploi du temps de vos cours dans les plus brefs délais pour que je puisse mettre en place les modalités de votre contrat. »

Contrat ? Elle était donc embauchée ? Elle ne s'était jamais sentie aussi heureuse. Les choses s'arrangeaient enfin et son rêve était en marche. Les quatre années à venir n'allaient pas être de tout repos. Jongler entre l'école de journalisme et les exigences de Lambertson serait sûrement difficile, mais elle tiendrait bon. Viveka n'avait plus qu'une hâte, rentrer et annoncer la nouvelle à Solveig.


Apparence

Viveka est ce qu'on appelle généralement une belle femme, c'est en tout cas l'avis de la plupart des membres de son espèce et de certaines autres. Très marquée par ses ascendances nordiques, la demoiselle à la peau pale possède de grands yeux tirant tantôt vers le gris, tantôt vers le bleu. De long cheveux blonds, presque blancs, viennent encadrer son visage fin et symétrique. Ses lèvres sont pulpeuses, son nez fin et pointu et son front un peu trop large à son goût. Il se dégage de l'ensemble une impression d'harmonie et de pureté qui favorise beaucoup sa capacité de séduction. Viveka fait partie de ses beautés simples et élégantes qui plaisent sans artifices.

Même si le naturel lui sied à merveille, rare sont ceux à l'avoir vu sans maquillage. En effet, Viveka attache une attention toute particulière à son allure et tient à toujours se montrer sous son meilleur jour. Bien que la demoiselle se méfie généralement des apparences, elle ne sait que trop bien à quel point ces dernières restent cruciales; d'autant plus dans son milieu. Bien présenter, c'est essentiel. Viveka est donc toujours tirée à quatre épingles. Elle possède tout un arsenal de produit de beauté afin d'entretenir au mieux sa peau, ses cheveux, ses ongles, etc. Rien n'est laissé au hasard et la jeune femme passe un temps assez conséquent à se pomponner tous les jours. Pourtant, hors de question pour elle de se transformer en pot de peinture sur patte. La génétique lui a donné de bons atouts qu'elle n'a plus qu'à mettre en valeur pour être rayonnante. Le maquillage de la demoiselle est la plupart du temps très simple. Un petit travail sur le teint et un peu de couleur sur la bouche. Le plus gros de ses efforts se concentre au niveau des yeux. Viveka aime son regard et fait ce qu'il faut pour le mettre en avant. C'est un choix plutôt efficace vu que les pupilles de la belle humaine ont tendances à marquer les esprits. Son regard est captivant et ses œillades en ont fait rougir plus d'un.

Son beau minois n'est pas le seul atout charme de la jeune journaliste. Contrairement à Solveig, la cadette de la famille Berezine a une silhouette tout à fait féminine. Fine et élancée, Viveka est dotée d'une poitrine que l'on peut qualifier d'honorable et qui est le plus souvent habillée de décolleté favorisant l'imagination de ses prétendants. Sans jamais tomber dans le vulgaire, la jeune slave aime jouer la carte de la provocation. Ses choix vestimentaires sont toujours décents et adaptés, mais l'échancrure de ses décolletés et la longueur de ses jupes sont soigneusement calculés pour provoquer colère et envie chez les femmes trop superficielles (dont elle fait d'ailleurs partie par certains égards). Incapable d'atteindre le mètre soixante-dix pourtant si proche, Viveka triche généralement sur sa taille en portant des talons. Son style est assez classique et la jeune femme recherche en priorité l'élégance et la féminité tout en voulant marquer les esprits. Ses tenues sont toujours complétées par des bijoux et accessoires de tailles, couleurs et formes variables selon l'humeur. Cependant, la jolie slave porte toujours la même bague à l'annulaire droit. Il s'agit d'une opale noire, autrefois portée par sa mère en boucle d'oreille. Au décès de Lotta, Viveka et sa sœur ont chacune garder l'un des pendants. Si Solveig se moque suffisamment de son apparence pour ne porter qu'une boucle d'oreille, la cadette n'a même pas envisagé cette option et a préféré modifier un peu le bijou pour pouvoir toujours le garder sur elle.




Caractère


Viveka est une jeune femme sûre d'elle et pleine d'ambition. Depuis toute petite, elle a toujours voulu se faire une place dans le journalisme. Si elle a longtemps considéré que faire partie des journalistes vedettes de Weterlund News était une fin en soi, elle a récemment revu ses objectifs à la hausse. Très irritée par la médiocrité des programmes proposés depuis quelques années, elle considère que la chaîne à besoin d'être reprise en main par quelqu'un de passionné et de compétent. En l’occurrence, elle.
D'un naturel réaliste et terre à terre, Viveka sait que ce projet ne sera pas facile à réaliser, pourtant elle n'a jamais douté de ses capacités à atteindre son objectif.

Si la demoiselle peut parfois être considérée comme une potiche par certains de ses collègues, il n'en est rien. Tout à l'inverse, Viveka est une jeune fille assez intelligente. Elle est tout à fait consciente du monde qui l'entoure et aime le comprendre et le décrypter. Plus que tout, elle est fascinée par les relations qui unissent les gens, les races, les alliances. Cette soif de les comprendre et de les observer est d'ailleurs l'un de ses moteurs dans son travail de journaliste. Viveka a l'esprit vif, une excellente mémoire et une soif de connaissance étonnante. Ces quelques critères ont toujours fait d'elle une élevé tout aussi studieuse que douée. La jolie slave comprend vite et possède une culture générale certaine.

A n'en pas douter, la tantôt très sage, tantôt très sulfureuse blonde est une séductrice dans l'âme. Elle sait qu'elle plaît, elle aime ça et en joue. Viveka est naturellement dotée d'une très grande empathie qu'elle a cultivé tout au cours de sa vie pour en faire sa principale arme. Elle comprend les autres, sait se mettre à leur place et s'adapter à leurs attentes. Plutôt bonne actrice, ce talent lui permet de s'attirer les faveurs de bien des gens. C'est d'ailleurs grâce à cette aptitude qu'elle a eue l'occasion de montrer ses compétences journalistiques à ses pairs.

Avec plus ou moins d’élégance, on lui a fait remarquer à plusieurs reprises qu'elle pourrait grimper plus facilement les échelons en montrant un peu plus que ces compétences. Remarque généralement accompagnée d'un clin d’œil lourd de sens. Viveka s'est toujours refusée à cette éventualité, mais il ne s'agit là ni de pudeur ni de moral, ses charmes faisant partie intégrante de son arsenal du bon journaliste. Sans aucun doute, elle se retrouverait rapidement à présenter les programmes phares de la chaîne si elle mettait du corps à l'ouvrage, mais cela nuirai trop à sa réputation. Elle veut être promue pour la qualité de son travail et de ses informations. A ses yeux, le respect de ses collègues est essentiel pour compter prendre un jour la direction de la chaîne. Pourtant, lorsqu'il s'agit d'obtenir des informations intéressantes, Viveka sera la première à flirter avec les limites de la morale et de l'illégalité si cela peut lui procurer un avantage sur ces concurrents.

Déterminée et courageuse, la jeune humaine à l'habitude d'obtenir ce qu'elle veut, à court ou à long terme. Elle peut paraître superficielle, volage et dispersée à ceux qui la connaissent mal, mais ça n'est qu'une façade. Viveka est quelqu'un de très réfléchi qui, sous ses airs parfois niais, analyse consciencieusement chaque situation avant de prendre une décision. Elle se méfie des gens, car elle voit souvent clair dans leur jeu et si elle n'ouvre que rarement son cœur, elle reste une oreille attentive et de qualité pour qui ressentirai le besoin de raconter ses tourments. Attention tout de même à ne pas les retrouver à la une du journal du lendemain. Viveka n'est pas d'un naturel méchant, mais n'hésitera pas à nuire à quelqu'un qu'elle n'estime pas plus que ça, si c'est dans son intérêt ou dans celui d'un proche. Plutôt à l'aise dans l'échange, l'humaine peut parler de tout et n'importe quoi et à un avis sur la majorité des sujets abordables, cependant, elle ne le donne pas à moins d'y être invitée. Les plus médisants diraient qu'elle est bornée, pour sa part, elle se considère juste comme avisée...la lancer dans un débat reste un exercice houleux et dangereux, à moins de se rallier à son opinion.

Rare sont ceux à l'avoir découvert, mais sous la bonne humeur constante, le comportement de diva et l'assurance de la blondinette, bien des blessure sont dissimulée. Elle n'a pas encore fait le deuil de sa mère , ce qui la ronge un peu plus chaque jour. De plus, Viveka a peur d'échouer. Ne pas être à la hauteur des objectifs qu'elle s'est fixée serait pour elle le pire scénario possible, elle n'y survivrai pas.

Relation avec sa soeur :

Solveig est la personne la plus importante dans la vie de Viveka. Elle aime sa sœur d'un amour inconditionnel et serait prête à tout pour elle. Bien sûr, jamais elle ne l'admettra à voix haute tant elle se complaît dans le rôle de petite sœur insupportable et ingrate. Le dire ne servirait à rien...les deux sœurs n'ayant jamais eu besoin de parler de ces choses-là pour comprendre. D'autant plus qu'une discussion larmoyante sur leur affection mutuelle mettrait certainement Solveig particulièrement mal à l'aise.

D'un point de vue extérieur, les deux jeunes filles semblent en conflit permanent, critiquant sans cesse leurs choix respectifs. Pourtant, si Viveka se permet les remarques les plus insultantes concernant son aînée, elle ne les tolérerait jamais dans la bouche de quelqu'un d'autre. Solveig a ses défauts, elle ne prend pas toujours les décisions que sa cadette auraient attendue, mais elle a toujours fait de son mieux pour défendre sa famille. De fait, la jeune journaliste a un respect infini pour sa sœur, teinter d'une pointe d'admiration...encore une chose qu'elle n'admettra jamais, encore moins si Solveig est dans les parages. Les deux soeurs ont beau être de parfaits opposés, par moment elles semblent aussi extrêmement complémentaires. Solveig est la force brute, la fouge, Viveka était la subtilité et la douceur. Elles apprennent sans cesse l'un de l'autre, c'est en tout cas comme ça que la plus jeune le ressent.
Même si Viveka s'est montrée dure pendant son adolescence, fatiguée de la protection incessante de Solveig, elle a compris en vieillissant qu'elle avait souvent été injuste. Solveig est prête à mourir pour elle...et la réciproque est vraie, même si de l'extérieur, le lien entre les deux sœur peut paraître inexistant. D'ailleurs, elles n'ont même pas l'air sœurs, comme on le leur fait souvent remarquer. Chose plus amusante encore aux yeux de la charmante petite blonde, les gens ont de plus en plus tendance à la prendre pour l'aînée...ce qui énerve prodigieusement Solveig.



Compétences / Profil

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Profil :

Profil : Civil

Équipement :

Armes : /
Armurerie : /
Compétences :

Militaire : /
Biotique : /
Technologie : /




Compléments

Signe(s) distinctif(s) : Ses yeux, ses cheveux et sa peau très clairs. La bague en opale noire qu'elle ne retire jamais.
Relations avec les autres : Viveka a énormément de connaissances et de relations, mais très peu d'amis véritables. Elle s'entend généralement mieux avec les hommes qu'avec les femmes.
Des liens prédéfinis ?  : Solveig et James, son mentor.
L'objectif de votre personnage à long terme ?  : Prendre la direction de Werterlund News. Bien sûr, elle n'affiche pas encore ouvertement son but. Même si elle commence à se faire une petite réputation au sein de chaîne, elle n'est encore qu'étudiante.


Hors Personnage

Célébrité sur l'avatar (seulement si besoin) :
Comment avez-vous connu le forum ? Par Solveig qui m'a proposé de jouer Viv'
Est-ce un double compte ? Non
Des remarques ? Le contexte est super complet et les annexes m'ont beaucoup aidé étant donné que je connaissais pas du tout les jeux. Du coup merci d'avoir pris le temps de rédiger tout ça!



RP d'introduction


2202 – La citadelle – Hôtel de luxe

Viveka commençait vraiment à avoir froid. Il faut dire qu'elle n'était pas très couverte. Si la robe noire et moulante qu'elle avait choisie la mettait parfaitement en valeur, le tissu léger et l'excès de dentelle ne lui tenait pas vraiment chaud. Elle le savait pourtant qu'elle aurait dû prendre une veste ! Se dandinant pour tenter de produire un peu de chaleur, elle interpella son patron.

« C'est quand tu veux James ! »

Le journaliste confirmé lui fit un signe de la main...sa façon de demander le silence pour se concentrer. Son omni-tech dans les mains, il s'acharnait depuis déjà dix minutes sur un code un peu complexe et son assistance commençait à douter sérieusement du plan.
Les deux reporters était là pour un homme. Un humain, Maximilien Bartburg. Depuis quelques temps, le trentenaire connaissait une ascension fulgurante. Son entreprise trompait tous les pronostics et prenait de plus en plus de place dans l'économie humaine, voire galactique. C'était louche, il devait forcément avoir des choses à cacher et de vilains secrets qui attendaient d'être révélés au grand jour.
Tout découvrir, c'était la mission de Viveka. Lambertson comptais sur le charme de sa complice pour endormir la méfiance de l'homme d'affaire. S'il l'invitait dans sa chambre, la demoiselle n'aurait plus qu'à récupérer les données de sa conquête et le reportage serait pratiquement écrit. Mais pour ça, la petite blonde devait le croiser tout à fait par hasard... l'aborder avec une carte de presse n'était clairement pas compatible avec le plan. La réception de ce soir était l'occasion idéale. Il s'agissait d'un gala auquel Viveka n'était pas évidemment pas convier...Mais une fois à l'intérieur, nul ne pourrait se douter qu'elle jouerait les intrus. James n'avait qu'à pirater la porte de derrière pour que la petite slave se mêle à la foule, repère sa cible et la séduise.

« Désolée d'insister, mais je ne pense pas que les engelures l'excitent particulièrement ! Dépêche toi, je gèle ! »

Malgré l'urgence de la situation, le quadragénaire égal à lui-même ne put retenir un petit commentaire.

« Je me ferai un plaisir de te réchauffer...Au fait, j'aime beaucoup ta robe. Tu devrais venir bosser avec demain. »

Viveka leva les yeux au ciel. Depuis trois mois qu'elle travaillait avec lui, son patron et mentor ne semblait toujours pas lassé de ces petites remarques salaces. La jolie blonde ne savait toujours pas s'il était sérieux ou non lorsqu'il lui faisait des avances. Au vu de ses réactions récentes, elle aurait tout de même eut tendance à dire que non. Quelques mois auparavant, des mauvaises langues avaient répandues plusieurs rumeurs sur la relation ambiguë que la jeune étudiante entretenait avec Lambertson. Certains allaient même jusqu'à prétendre qu'elle avait obtenue son travail en échange de faveurs sexuelles. Viveka n'y avait pas prêté attention, elle était habituée aux médisances et savait que sans preuves, il ne s'agissait que de bruits de couloirs sans conséquence. Étant donné qu'elle n'avait pas eu à coucher pour obtenir sa place, il n'y avait donc aucun risque.

James quant à lui avait réagi tout autrement. Habituellement, les ragots ne le touchait pas, au contraire même, ils l'amusaient, mais quand cette rumeur arriva à ses oreilles, il devint furieux. Viveka ne l'avait jamais vu dans une telle colère. Il se débrouilla pour trouver les initiateurs de la rumeur et il eut une petite discussion avec eux. En fait, il s'agissait plutôt d'un monologue, car aucun des accusés n'eut le droit de se défendre...l'une des filles concernées se mit même à pleurer...
Tirée de ses pensées par le son d'une porte qui coulisse, l'étudiante put constater que son mentor n'avait pas perdu la main. Il avait enfin réussi à entrer dans le système de sécurité de l'hôtel. Il était visiblement fier de lui. C'est avec un rictus presque malsain qu'il incita Viveka à y aller.

« Quelques baisers pour me récompenser avant de partir pour tes mondanités ? »

Il n'arrêtait jamais. Rien détonnant à ce que les gens se fassent des idées. Et pourtant, la belle blonde n'avait jamais dit non de façon claire ou ne lui avait jamais demandé de stopper ses sous-entendus. Au fond, elle trouvait ça drôle. Elle adorait leur relation telle qu'elle était. Elle savait que James la respectait et qu'il estimait son travail, c'était l'essentiel. C'était un excellent professeur une fois ses mauvais côtés dépassés. Il lui arrivait même d'être compréhensif et d'accorder du temps à son assistance pour qu'elle puisse travailler sur ses cours..enfin, c'était tout de même exceptionnel.Au moment d'entrée dans l'hôtel, Viveka se contenta de lui tirer la langue, comme une enfant. Elle préférait éviter une longue joute verbale. Alors que la porte se refermait dans son dos, elle entendit la dernière réplique de son patron.

« Ou ça oui, si tu le propose ! »

La jeune fille se laissa aller à rire. De toute manière il ne pouvait pas l'entendre. Une fois ce bref moment d'euphorie passé, elle prit la direction de la salle de balle. Maximilien, coupe de champagne à la main, était entouré de vieilles femmes ridées et affiché une mine désespérée. C'était presque trop facile.

De sa démarche chaloupée, Viveka s'approcha. Elle sentit plusieurs regards se poser sur elle, des personnes sans importance...elle n'était pas là pour flirter avec le premier venu. Lorsque l'intéressé sembla enfin remarquer sa présence, la journaliste lui décocha le sourire le plus racoleur qu'elle avait en stock. L'effet fut immédiat. Quittant sa cour de grand-mère, il attrapa une seconde coupe de champagne et se dirigea droit vers la petite blonde. Lui tendant la boisson pétillante, il se présenta.

« Maximilien Bartburge...Où étiez-vous cachée tout ce temps ? Je ne peux pas croire que je ne vous ai pas remarqué plus tôt ! »

Viveka pensa aussitôt que Lambertson avait raison. L'homme d'affaire était affreusement prévisible et dénuer du moindre charisme...à se demander comment il pouvait diriger une entreprise. La soirée risquait d'être longue et terriblement ennuyeuse. Le reportage qui en ressortirait avait tout intérêt à être génial ! Au moins, la demoiselle avait gagné une nouvelle robe qui valait une petite fortune, généreusement offerte par Westerlund News...frais de fonctionnement. Il fallait bien ça.

Pendant que l'assommant trentenaire tenait un monologue sans intérêt, Viveka programmait la suite de la soirée. Ils monteraient dans la chambre, elle serait sûrement obligée de le fatiguer un peu pour qu'il s'endorme, puis elle n'aurait plus qu'à fouiller son omni-tech. Avec un peu de chance, sa sécurité se résumerait à avoir entrer le nom de son chien comme mot de passe. Sinon l'apprenti journaliste devrait utiliser les bases de piratages que James lui inculquait depuis trois ans. Elle espérait ne pas avoir à en arriver là.




Dernière édition par Viveka E. Berezine le Lun 03 Avr 2017, 21:51, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Viveka Berezine   Jeu 30 Mar 2017, 16:20
La bienvenue humaine.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Viveka Berezine   Jeu 30 Mar 2017, 19:17
Bienvenue et amuse toi bien ici


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MessageSujet: Re: Viveka Berezine   Jeu 30 Mar 2017, 21:51
Bienvenue à toi et bon courage pour ta validation ! Smile
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MessageSujet: Re: Viveka Berezine   Dim 02 Avr 2017, 16:28
Merci à tous les trois ^^
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MessageSujet: Re: Viveka Berezine   Lun 03 Avr 2017, 23:30
Et c'est la cadette qui remporte la course à la validation !


Je te donne le lien pour trouver des partenaires RP : ->ici<-. N'oublie pas de bien respecter la fiche modèle.

Si tu veux chercher des liens avec les autres joueurs, je te conseil de lire les Journaux de Bord. et t'encourage à faire le tien.

Et bienvenue sur le forum.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Viveka Berezine   
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Viveka Berezine

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