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 Le Turien en kit

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MessageSujet: Le Turien en kit   Dim 02 Avr 2017, 21:32
Intervention MJ : NonDate : Avril 2202 RP Tout public
Naare'Vula Nar Qwib-Qwib ♦ Talus Macdonis ♦
Le Turien en kit


Une journée comme les autres, pour Omega. Ce matin, une énième rixe avec des Vortchas avait causé des dégâts parmis des civils, et c'était par chez nous qu'on avait ramené pas mal de monde. Rien d'extrêmement grave pour tout dire, des brûlures, des coupures et des débris dans la peau. Il y avait des Butariens et des Humains, ainsi que quelques Turiens. Mais rien de bien intéressant pour moi, malheureusement. La seule chose qui me plaisit ici sur Omega, c'était comment aucune journée ne pouvait se ressembler. Parfois c'était vide, parfois une catastrophe ou une guerre de gang nous ramenait du monde. Une autre fois c'est une épidémie localisée, une autre fois les Soleils Bleus qui viennent chercher des médocs ou me demander de rechercher une solution à un poison. Il y avait vraiment de tout et de rien, mais je compatissais grandement avec la population civile. La situation à Omega n'avait rien de comparable avec celle que j'avais vécu dans la Citadelle. Tout n'était que danger, crasse, un vrai nid à emmerdes. La loi du plus fort, que j'avais du apprendre à mes dépends au début, où il faut savoir comment se comporter et qui avoir de son côté.

Mais maintenant, j'avais l'habitude. Marchant d'un pas actif dans les rues du quartier des Soleils Bleus, je passais entre des groupes de trainards sortant d'un bar, ou bien de civils que de passages. Je revenais de la zone qui avait été touchée, pour m'occuper plus particulièrement de certains Soleils Bleus. A leur demande. Je n'aimais pas être ainsi ordonnée, mais je devais plier l'échine. Pour ma propre sécurité, je devais faire profil bas, jusqu'à ce que je trouve le moyen de pouvoir sortir de l'ombre. Sans mes preuves, sans de l'aide extérieur, il était futile de faire des vagues. Là bas, j'avais du réparer quelques côtes cassées et des risques d'infections, mais rien d'intéressant non plus. Ils m'avaient appelés car ils ne pouvaient pas vraiment bouger de leur position, et ils savaient que la clinique n'était pas très loin. Marchant toujours d'un pas actif, ma tenue rouge et or ne passait pas inapperçue. Et pourtant, personne ne venait me chercher des noises. Il y avait plusieurs raisons à cela, en fait. Déjà, la première fois qu'on m'avait cherché des noises, un chasseur de prime Turien, qui avait un air tout sauf aimable, avait remis à sa place et en public les fauteurs de troubles. Ils étaient partis tellement amochés de la clinique, qu'on aurait put croire que je les avais charcuté sur la table. Mais non, en fait c'était juste l'oeuvre d'un seul Turien. Ensuite, la deuxième fois que certains ont essayé, ils se sont retrouvés avec un flingue devant leur tronche, mon flingue. Et là, sans faire vraiment de cas, je leur avais pété les articulations des jambes et les avais laissés moisir dans le caniveau. La dernière raison, qui était plus pragmatique, c'était que j'étais l'une des rares doc qui acceptait d'aller dans leur taudis pour les soigner sans faire exploser les prix. Je pouvais le faire, en appliquant les bons prix à ceux qui pouvaient payer, et surtout en acceptant d'aider les Soleils Bleus, qui fermaient les yeux sur ce que je pouvais faire dans ce labo. Car à côté de soigner quelques malades et autres défoncés par des bagarres, je fabriquais et vendais quelques drogues sans trop de risques, et quelques petites "recettes biologiques de revanche", comme je les appelais. De petites blagues, pour donner la courante à ceux qui le méritaient... je vendais cela, à droite à gauche, et mine de rien cela permettait de mettre un peu de côté pour moi et la clinique. J'évitais de trop montrer que je m'y connaissais beaucoup en virologie et poison, car cela pourrait être dangereux. Si l'on me retrouve, je suis mal...

Je marchais donc d'un pas décidé et rapide, traversant la foule et pensant à 1000 choses. Travailler avec les Soleils Bleus avait ses avantages dans ce quartier. Je pouvais collecter quelques informations utiles, notamment savoir s'ils allaient frapper à certains endroits ou non, ce qui me permettait de me préparer à l'avance et savoir si j'allais avoir des besoins supplémentaires, ou bien devoir mettre à l'abri certains effets précieux. Utilisant mon communicateur courte distance, je contactais d'une voix décidée et autoritaire mon assistant, qui était resté à la clinique.


" Gareth, il va nous manquer du Butemerol. J'ai entendu que les Soleils Bleus préparent une descente dans le quartier d'ici deux jours, il va falloir se préparer à les recevoir avec leurs bras cassés. N'oublie pas de vérifier le stock d'Eximo, je veux être certaine d'avoir ce qu'il faut pour les calmer. Je veux pas qu'ils foutent le bordel dans la clinique... Je suis en route, je ne devrais pas tarder."

Je n'étais en effet qu'à un bloc à pied de la clinique. En marchant à cette vitesse, je n'allais pas mettre longtemps. Gareth me répondit par l'affirmative qu'il allait vérifier les stock, puis il coupa la com'. C'était un humain pas très bavard, qui était arrivé peu après moi à la clinique. Il n'était certes pas locace, mais efficace et rapide. Il lui manquait juste un peu de courage, quand le grabuge arrivait. Mais j'avais confiance en lui. Enfin, ça restait relatif. Je continuais ma marche, quand soudain je m'arrêtais, ayant vu une dégaine et des peintures de guerre familières. Là, au coin d'une rue, regardant les alentours comme un varren aux aguets, se trouvait un Turien au visage sombre et aux peintures blanches reconnaissables. Je souriais derrière mon masque, et instinctivement me rapprochait de lui. Je savais qu'il n'était pas dangereux, enfin pas envers moi. Arrivant pas très loin de lui, je l'interpelais avec familiarité et bonne humeur, étant presque étonnée de le voir ici.

" Tiens tiens, encore là toi. T'étais pas parti en chasse ?"

Ce Turien familier, ce n'était rien d'autre que Talus, celui qui m'avait sauvé la peau la première fois. Une tête de mule violente mais serviable, qui avait plus de cicatrices sur son corps que je ne pourrais sans doute jamais en voir. Et il en était fier en plus, cet espèce d'animal! Je ne comprendrais jamais ces Turiens, avec leur appétit pour les cicatrices. Encore les Krogans je comprends, mais les Turiens... Talus était néanmoins un client fidèle et régulier dont je m'occupais moi même. Une sorte de redevance personnelle, ainsi que le plaisir que j'avais à parler avec lui et le railler.


Dernière édition par Naare'Vula Nar Qwib-Qwib le Dim 02 Avr 2017, 21:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Lun 03 Avr 2017, 22:37
Une nouvelle journée, une nouvelle chasse à la primes. Cela devenait de plus en plus le quotidien de Talus. Dire que cela faisait seulement quelques années qu'il avait décidé de quitter le service actif de l'armée et de partir à son compte. Certains jours, il regrettait l'armée turienne. La rigidité était certes très présente, mais il restait la camaraderie et la perspective de monter en grade. Toutefois, ce n'est pas pour autant que le turien avait des remords d'avoir changer de carrière. Désormais, à force de jouer les chasseurs de primes et les garde du corps, il se sentait beaucoup mieux, sur le plan mental. Depuis trop longtemps, il avait vu des individus se servir de leur force et de leur cruauté pour tourmenter des innocents. Puis, ces même individus utiliser les systèmes terminus comme abris. L'armée turienne et le conseil ne pouvaient ni ne voulaient y intervenir, de peur de déclencher une guerre. Toutefois, un individu seul pouvait toujours tenter de se rendre utile.

Voilà pourquoi Talus avait décidé de changer de voie. Élimination des éléments nocifs dissimulés au sein des terminus et tentative d'aide envers ceux ayant une plus grande utilité. Évidemment, le turien ne pensait pas que cela apporterait de grand changement, du moins de son vivant. Toutefois, ce n'était pas une raison pour rester les bras croisés.

C'était donc avec cette objectif en tête que Talus avait agit durant la journée. Une journée plutôt profitable d'ailleurs. En effet, désormais, deux butariens recherchés pour meurtre, enlèvement, torture et viol reposaient dans une benne à ordure. Le premier avec un impact de tir en pleine tête. Le second lacéré profondément par une lame. Celui-là avait été plus problématique. En effet, après que Talus eut éliminé le premier par surprise, le second avait sortit deux couteaux et avait foncé sur lui. Le turien avait une meilleure allonge et de meilleures aptitudes en combat à mains nues, cependant son adversaire avait démontré un grand talent au maniement du couteau. Au final, Talus avait réussi à lui faire lâcher une de ses lames, à le couper avec à plusieurs reprises, avant de l'achever avec son omnilame. Malheureusement, pendant l'affrontement, le butarien lui avait enfoncé une de ses lames dans l'épaule gauche. Plus précisément, à l'endroit où il c'était fait soigné une vilaine coupure, quelques temps plus tôt. Une blessure ayant nécessité des points de suture.

Talus avait inspecté rapidement sa blessure. Les points de suture avait tous été rompu et le coup de lame avait agrandit l'entaille de quelques millimètres. Pas le choix, il fallait aller voir la doctoresse et se faire recoudre. Un peu d'omnigel sur le tout pour arrêter le saignement et atténuer la douleur. En sortant de la ruelle où il avait affronter les deux butariens, Talus poussa un léger sifflement. Quelques instants après, des bruits de pas effrénée se firent entendre. D'une autre ruelle, un spuma femelle surgit et vint à sa rencontre. La femelle, Rubia, s'approcha de son maître avec un air enjoué. Le turien pris ensuite la route de la clinique, s'attendant déjà à se faire engueuler, Rubia le suivant de près.

Talus progressa dans les rues calmement, aucune raison de se dépêcher grâce à l'omnigel. De toute façon, attirer trop l'attention sur soi était une mauvaise idée sur Oméga. Il marcha donc pendant un bon moment, puis s'immobilisa au coin d'une rue, à environ un bloc de la clinique. Talus commença à scruter les horizons, afin de voir si des soleils bleus étaient dans le coin. Il n'était pas en conflit avec le groupe mercenaire. Cependant, deux ou trois des membres de ce groupe le détestaient profondément. Pendant ce temps, Rubia alla se dissimuler derrière des objets traînant dans le coin. Il continuait d'observer lorsqu'il aperçu celle qu'il était venu voir. Naare'Vula Nar Qwib-Qwib, sa doctoresse sur Oméga. Encore aujourd'hui, il ne pouvait s'empêcher d'où un nom comme Qwib-Qwib pouvait bien provenir, évidemment cependant de le demander à voix haute. Voilà un moment que tout les deux avaient une relation plutôt amicale.

Le tout avait commencé par une simple visite médicale du turien, pour une blessure à faire soigner. Puis, la relation avait évolué vers une relation amicale après que Talus eut défoncé sa gueule à un patient butarien tentant d'agresser Naare. Il salua la quarienne de la main alors qu'elle s'approchait.


-En fait, je reviens de chasse. Deux dangers de moins, dans une poubelle. Par contre.... euh... comment dire... j'aurais besoin de toi. Il est possible... c'est un exemple... que l'un d'eux a tenté de me poignarder et aurait ouvert mes points.

Il avait dit le tout avec hésitations, sachant pertinemment qu'il risquait de se faire engueuler. Surtout qu'elle lui avait bien dit de faire attention. L'instant d'après, Rubia sortait de sa cachette et revenait vers lui. Talus regarda aussitôt la spuma. Rapidement, il songea que la bonne bouille de la créature pourrait désamorcer Naare. Autant essayer, ça coûtait rien d'essayer. En plus, la dernière fois qu'il avait eu besoin de Naare, Rubia était sur Palaven chez la mère de Talus.

-Ah oui, voici ma spuma, Rubia. Il ne faut pas s'en faire elle est gentille et du genre câline aussi.

On verrait bien si ça marchait.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Mer 05 Avr 2017, 20:28
L'attitude de Talus ne me disait rien qui vaille. Il était hésitant, évitait un peu mon regard, et surtout semblait cacher son épaule. Je sentis un frisson d'énervement me parcourir, alors qu'il essayait de m'expliquer ce qu'il était arrivé. Son annonce m'avait totalement rendue muette pendant quelques secondes. Il crût bon d'essayer de faire diversion en parlant de la bestiole, une Spuma de ce que j'ai cru comprendre, mais ma furie fit bien sa place par une déclaration enflammée et vibrante, faisant trembler mon être.

" QUOI ?!!! "

Je serrais mes petits poings, tendue comme un arc tant la colère me prenait. Que croyait il, que c'était un jeu ? Que c'était si facile que ça de recoudre sa plaie qui était déchirée comme une cochonnerie ? Que ça se trouvait au coin de la rue ou dans le caniveau des fils adaptés pour le terrain et à la cuirasse des Turiens ?
Me rapprochant de lui, ignorant totalement sa petite créature adorable, je lui pris le col de sa combi pour l'obliger d'un mouvement sec à se pencher vers moi, pour avoir sa tête à mon niveau. Essayant de contrôler ma colère, je l'invectivais tout en me contrôlant pour ne pas l'étrangler. S'il avait put voir clairement mon regard derrière mon masque, il en aurait sans doute eu des sueurs froides, même pour un turiens. Ma voix d'ailleurs, n'avait rien d'amical, tout n'était que froideur et colère meurtrière contenue.


" Dis moi, le Turien en Kit, ça te dit quelque chose le principe de "une clinique c'est pas un bar à favorite" ? C'est pas sensé être "je me fais recoudre...ho et puis non ça me plait pas, je vais me péter tous mes points et revenir à la clinique" !!"

J'avais qu'une envie, c'était d'appuyer sur sa plaie pour le voir geindre et payer le prix de sa sottise. Ces Turiens, ils étaient pas mieux que les Krogans, tous des têtes brûlées ! Enervée, je lâchais sa combi pour faire enfin attention à son animal de compagnie. La montrant du doigt avec énervement, je cherchais à tout prix un coupable, même si le véritable coupable était déjà mort. Ou allait l'être d'ici peu si je ne me calmais pas.

" Et ta bestiole, elle aurait pas pu faire quelque chose elle ?!"

Je portais un peu plus mon attention sur son animal de compagnie, qui avait l'air... plus effrayée qu'autre chose par moi. Se cachant derrière son maître, elle n'avait rien d'un animal de garde fait pour aller avec les commandos. Ce n'était pas un animal d'attaque. Et sa bouille... Je devais avouer que même si je n'en avais jamais auparavant, il était difficile de rester insensible. Ce n'est pas pour rien qu'il avait voulu détourner mon attention grâce à elle. Je me calmais un peu, me sentant presque coupable d'avoir fait peur à une si tendre créature.

" Ha, quoi que, elle n'a pas l'air... Bref, je te ramène à la clinique et t'as pas intérêt à moufeter Macdonis, sinon je te traine par la mandibule ! "

Je me remontais comme une pendule aussi vite, rien qu'en posant de nouveau mes yeux sur sa tête tatouée.
J'eus un geste rageur, comme si j'allais réellement lui choper sa mandibule et le trainer avec moi jusqu'à ce qu'elle s'arrache. J'en étais capable, bien que je l'aurais shooté avant avec un narcotique pour qu'il se tienne tranquille.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Jeu 06 Avr 2017, 21:36
Talus appréhendait la réaction qu'aurait la quarienne lorsqu'elle aurait tout entendu. Bon évidemment, il ne craignait pas pour sa vie. La blessure qu'il avait ne risquait pas d'être mortelle avant un très long moment. Quant à Naare, même blessé, Talus savait parfaitement qu'il pourrait la vaincre sans difficulté. Cependant, il savait qu'il risquait fortement de se faire engueuler par la doctoresse. Lorsqu'elle se mettait en colère, elle avait de quoi se montrer légèrement intimidante. De plus, le chasseur de primes savait bien que s'il décidait de se défendre violemment contre elle, leur relation serait fini. Autant éviter de perdre une bonne amie, capable de le remettre sur pied en plus.

La réaction de la quarienne se fit cependant attendre quelque peu. En effet, elle garda le silence pendant un moment, avant de laisser exploser sa fureur. Le tout en serrant ses poings et probablement en lui jetant un regard noir avec l'expression qui va avec. C'était le problème avec les volus et les quariens. Leur combinaison rendait leurs expressions impossible à lire.


**Eh merde... détourner l'attention grâce à Rubia, ça a échoué.**

Elle s'approcha brusquement de lui et l'agrippa par le col de son armure et tira vers elle pour le mettre à son niveau. Il se laissa faire, car il aurait pu résister s'il l'avait voulu. Pendant que Naare commençait à l'engueuler, Talus prit une expression légèrement gêné. Il laissa cependant son esprit dériver légèrement lorsqu'elle commença à parler de bar à favorite.

**C'est pas une mauvaise idée. Je pourrais aller au strip-teaseuse pour terminer cette journée sur une note plus joyeuse. On verra bien sur place s'il y a des turiennes. Sinon, va pour les asaris.**

Puis, la quarienne le lâcha et commença à pointer Rubia du doigt, le questionnant et l'engueulant à la fois. La spuma réagit en reculant, puis en se dissimulant derrière les jambes du turien. Elle démontrait ainsi deux choses. Tout d'abord qu'elle n'était pas une combattante. Ensuite, que comme beaucoup d'animaux de grande taille, elle avait du mal à se rendre compte de sa masse. En effet, seul la tête de Rubia était dissimulée derrière Talus. Le reste de son corps était bien visible.

Heureusement, de son côté, Naare se calma enfin. Probablement parce qu'elle c'était sentit mal d'effrayer la spuma. Elle accepta de le soigner, mais menaça tout de même de le traîner jusqu'à la clinique de force. Le turien accepta de la suivre sans se plaindre. Ils entrèrent ainsi dans la clinique, Rubia évitant le regard d'un surveillant et prirent place dans la salle utiliser par Naare. Sans attendre, Talus retira le haut de son armure, se retrouvant torse et bras nus. Puis, il s'assit à l'endroit indiqué par la quarienne. Une partie de lui se demandait à chaque fois si elle s'amusait à compter les cicatrices qu'il avait récoltée au fil du temps. Rubia alla se coucher dans un coin de la pièce, observant l'étrange duo. Au moins, Naare pourrait constater que le turien avait pris la peine d'utiliser de l'omnigel pour arrêter le saignement et éviter les infections.


-Autrement, pour répondre à ta question de toute à l'heure. Non, Rubia n'aurait pas pu m'aider. Elle n'est pas dressée pour le combat. Toutefois, elle a une bon odorat, du coup, elle m'aide à retrouver des gens. Tu peux la caresser si tu veux, elle adore ça. Je lui ai aussi appris quelques trucs. Par exemple...

Le turien poussa un léger sifflement, aussitôt, Rubia se dressa sur ses pattes. Elle commença à grogner et à prendre une pose très intimidante, comme un prédateur sur le point d'attaquer. Un autre sifflement et la spuma reprit sa bouille charmante d'avant.

-Pratique pour intimider les abrutis celui-là. Pour ce qui est des points de suture, je tiens quand même à préciser que j'ai pas voulu que ça se passe ainsi. Le mec avait deux couteaux bien tranchant quand même... Encore une chance que j'ai pu lui en enlever un des mains.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Dim 09 Avr 2017, 22:21
Talus se laissa faire tranquillement. Etait il blasé, fatigué ou conciliant ? En tout cas, mon énervement devait l'amuser, et sûrement que de l'extérieur ce doit être assez comique. Je ne m'en rendais bien entendu pas compte, trop emportée par mes humeurs. Il me suivit docilement, ne pouvant rechigner sans doute devant une consultation gratuite. Il vint avec moi à la clinique, et Gareth le saluait de loin. Il savait que c'était un coûtumier, et qu'il était plus ou moins garant de la sécurité de la clinique. Nous nous dirigions vers ma salle d'oscultation, et je ne sais comment sa spuma réussit à passer inaperçue. Pour moi peu m'importait, tant que qu'elle ne me salissait pas tout. Je préparais mes instruments, lui indiquant tout en ronchonnant où il devait poser ses fesses de Turien. Je regardais sa plaie une fois sa combinaison enlevée, et fut soulagée de voir que ce n'était pas si grave que ça. Bien entendu, les chaires étaient un peu abîmées, mais pas d'infection en vue et d'hémorragie. J'allais pour prendre les produits et instruments qu'il fallait, pendant que Talus blablatait. Il me raconta un peu plus de choses sur sa spuma. Je regardais distraitement son petit tour, qui n'était pas du type à m'impressionner.

" Mh... Pas de bol pour elle, j'ai traqué des bestioles plus effrayantes qu'elle. Je la caresserais à un autre moment, là il faut que je te soigne, ce serait bête que ça s'infecte quand même."

Je m'approchais avec des fils, et de quoi faire quelques soins. Talus voulut s'expliquer une fois de plus, mais je soupirais et levait les yeux vers le ciel. Bien entendu, il ne pouvait pas voir ça.

" Ouais ouais, c'est ça. C'est pas comme si tu faisais attention non plus ! "

Un shot de désinfectant lui fut appliqué en plus dans la plaie. Avant de recoudre (à nouveau), je devais bien m'assurer que rien n'allait pourrir. Le médigel c'est bien, mais ça a ses limites. D'ailleurs, je me demandais comment il avait fait pour se râter comme ça.

" Enfin, comment a t'il fait pour traverser ta combi ? Tu l'avais enlever pour faire le fanfaron avec tes cicatrices ?"

Je commençais à recoudre avec un fil spécial. Robuste, il était capable de se dissoudre dans les chairs des Turiens sans provoquer de rejets. De même, le crochet utilisé était parfait pour transpercer leur cuir. Par contre, je n'avais pas pris la peine de tranquiliser localement la plaie. Nous étions en stock limité de sédatif, et je devais faire attention. Pour son cas à lui, ce n'était pas nécessaire ni vraiment vital. De plus, ça lui servira de leçon à cet espèce d'animal ! Je fronçais des sourcils, alors qu'il bougeait un peu trop à mon goût.

" Bouge pas, j'économise sur le tranquilisant avec toi, c'est ta punition. Tu sais à quel point tu as eu du bol que ce soit pas pire que ça ?"

C'est vrai que le couteau aurait put aller plus profondément, couper des tendons qui aurait requis une opération plus profonde. Enfin, si c'était le cas, il ne serait sûrement pas revenu aussi indemne. Rapidement, la couture fut terminée, et je mis un pansement dessus pour éviter les frottements de la combi. Je déposais les outils, et pouvais enfin discuter d'autre chose.

" Bon, à part ça, quoi de nouveau dans les égouts d'Omega ?"
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Lun 10 Avr 2017, 21:39
Talus attendait patiemment que la quarienne commence son œuvre. Il se rappelait bien la première fois qu'il était venu à la clinique pour se faire soigner une vilaine blessure au bras. Comme tant d'autres, il attendait dans la salle d'attente, espérant voir un médecin avant que sa blessure n'empire. Puis, il avait vu une quarienne en combinaison rouge et jaune. Sur le moment, il avait cru que c'était une patiente ou bien la réceptionniste de la clinique. Le turien avait profité qu'elle soit occupé à discuter avec un infirmier pour la mâter un peu, surtout au niveau des hanches. Puis, il avait détourné le regard, quand elle se retournait, pour ensuite prononcer son nom. Il avait du coup compris qu'elle était en fait un des médecins de la clinique. Du coup, il avait aussitôt arrêter ses regards déplacés. Une quarienne qui fait médecine sur des individus non-quariens et sur un des endroits les plus dégoutant de la galaxie, ça inspirait le respect quand même.

Talus écouta la quarienne tandis qu'elle commençait les traitements. Sans surprise, les tentatives d'explications n'avaient pas le moindre effet sur elle. Peut-être que s'il la sauvait encore une fois, cela la mettrait dans de meilleures dispositions? Non, hors de question d'espérer une attaque contre Naare. Encore plus hors de question d'en créer une. Talus était peut-être pas parfait, mais c'était tout sauf un connard. Tandis qu'il continuait de réfléchir, il put sentir un léger froid sur sa blessure et un picotement, sûrement du désinfectant. Puis, avant de commencer à suturer la plaie, Naare lui demanda comment son adversaire avait pu réussir à poignarder à travers sa combinaison.


-Bien sûr que non. Juste un manque de chance et une lame bien affutée. Déjà, les boucliers individuels c'est bien, mais ils ne sont pas fait pour bloquer des lames. Quant aux armures, aucune n'est parfaite. La lame c'est glissé dans un espace entre deux plaques renforcés. La protection dessous a pu arrêter la lame, mais une fois qu'elle se soit enfoncer dans ma chaire. Bref, manque de bol et une lame bien affutée.

Puis, la pose des point de suture commença. Il put sentir le crochet qui transperçait sa peau et le fil qui s'y glissait. Visiblement, la quarienne voulait faire passer un message. Cependant, les résidus de médigel diminuait légèrement la douleur. Talus ne poussa pas un cri ou le moindre gémissement, mais ne put s'empêcher de bouger légèrement. Naare lui demanda de se calmer, avant de lui dire qu'il avait de la chance que cela ne soit pas plus grave. Lorsqu'elle eut terminée, la quarienne posa un pansement sur le tout et le questionna pour savoir s'il y avait du nouveau. Le turien se leva et commença à remettre son armure.

-Eh bien, pour commencer, je suis quand même du genre à avoir de la chance. Après tout, j'ai bien fait ta rencontre. Si ça c'est pas avoir de la chance. Pareil d'avoir survécut à des soins sans médicament, sans anesthésiant et sans devoir faire un bruit, sous risque de se faire repérer par les monstres des moissonneurs. Autrement, comme j'ai mentionné tout à l'heure, deux vermines de moins sur ce caillou flottant.

Il termina d'enfiler son armure.

-Il y a encore deux jours, j'étais sur Palaven. Quelques petits trucs à faire, notamment récupérer Rubia. Je l'avais confié à ma mère, le temps d'aller régler un petit problème stupide sur la Citadelle. Cela faisait un moment que je ne l'avais pas vu. On passé du bon temps ensemble, puis on est allé se recueillir un moment sur les lieux de la mort de mon père. Ils ont construit un nouveau pont. Certains voulaient lui donner son nom, mais la ville a dit non. En même temps, vu la quantité de morts qu'il y a eu à travers toutes la galaxie. On pourrait pas faire un pas sans tomber sur un machin baptisé à la mémoire de quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Jeu 13 Avr 2017, 22:00
Talus essayait de se justifier, et d'expliquer. Mais sincèrement, je trouvais bien ça singulier. Je répondis simplement en haussant des épaules, croyant moyennement à ce qu'il me racontait.

" Mouais, quand même bien fortuit."

La plaie était refermée à présent, et il continuait de parler de chance. Je ricanais, me demandant si c'était vraiment de la chance qui l'avait placé sur mon chemin. Ou plutôt moi qui devait appeler ça de la chance, car s'il n'avait pas été là lors de l'incident, ça aurait pus mal se passer pour moi. Mais j'évitais de rappeler ce sujet, qui n'était pas pour me mettre en avantage.

" Ha ! Tu m'étonnes que tu as eu de la chance ! Car qui voudrais raccomoder un Turien increvable comme toi ? Ca couterait trop cher à la longue, surtout avec ton ardoise déjà bien remplie..."

Je souriais sous mon masque, car il est vrai que pour lui j'avais laissé de côté quelques notes de frais. Je l'avais fait car c'était une façon de payer la dette que j'avais envers lui, mais c'était aussi une manière de garder avec sois une brute utile et efficace. Bon, nous étions devenus amis entre-temps, mais de base, j'avais assuré mes arrières. Il continua, radotant cette fois-ci sur ses batailles contre les moissoneurs. Là je soupirais, haussant les yeux vers le ciel.

" Oui, tu me l'as déjà raconté 100 fois ton histoire avec les Moissonneurs. Non pas que je ne suis pas respectueuse, mais tu parles comme un vieux guerrier écroulé par les âges."

Je riais un peu, finissant de ranger les outils et mettre ceu à nettoyer au stérilisateur. Talus enchaina avec un récit plus intéressant. il me raconta son dernier périple, et j'étais un peu étonnée. Il m'avait raconté avoir de la famille, mais je ne m'étais pas rendue compte qu'il pouvait lui aller facilement la voir.

"Ho, tu as pus voir ta famille ? C'est bien ça, de revoir de temps en temps la famille. Et pourquoi tu devais récupérer Rubia ? Après tout, elle n'est pas une Spuma de garde de ce que tu m'as expliqué. En quoi elle t'aiderait pour tes missions ? "

Je changeais de sujets, n'étant pas très à l'aise et prise d'un accès de mélancolie. Cela faisait un moment que je n'avais pas revu ma mère sur Rannoch. Depuis mon pèlerinage qui n'en finissait plus, et avec cet incident à la Fondation, je ne pouvais retourner chez moi. Je ne pouvais pas vraiment aller où que ce soit en fait, à part les systèmes terminus. Parfois je me rendais compte de ma solitude, et regrettais amèrement de ne pouvoir revenir. Être parmis les miens me manquait. J'avais un sentiment d'isolement et ne pouvais pas vraiment faire confiance à qui que ce soit. J'étais captive, mais dans une cage sans barreau. Il faudrait qu'un jour je franchisse le pas. Mais quand ? Je pensais tristement à ceci, tout en essayant de ne rien paraitre dans ma voix. Talus ne savait rien de mon passé. Du moins, je ne lui en avais jamais rien dit. Peut être qu'il savait par d'autres moyens. Une Quarienne avec une combinaison aussi unique, ça se remarque.

" Et les monuments, m'en parle pas. Ils en ont voulu en faire un aussi pour le vaisseau de mon père. Mais avec un nom tel que Qwib-Qwib, ça fait un peu tâche dans le paysage."

Je riais, en pensant qu'un monument aurait pus s'appeler Qwib Qwib. Ils ont eu raison de ne pas pousser ça, car même si j'aime beaucoup mon nom et le vaisseau de mon père, ce n'était pas la peine de répandre ce nom étrange et comique de manière officielle. Je me tournais vers la spuma, qui avait vraiment l'air mignonne. Je sortais d'une de mes poches un petit snack pour l'amadouer, à savoir du varren fumé et séché. J'avais toujours adoré les bestioles, et même si je m'étais un peu emportée contre elle sans que ce soit sa faute, je ne voulais pas qu'elle me haïsse.

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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Jeu 20 Avr 2017, 23:14
Talus tentait de rester le plus immobile possible tandis que Naare refermait sa plaie. Après un petit moment, il put sentir qu'elle avait terminée sa besogne. Tant mieux, cela commençait fortement à le piquer ce truc. La quarienne en profita pour se moquer légèrement de lui et pour lui rappeler indirectement que les frais médicaux qu'elle lui donnait commençait à lui créer une sacré ardoise. Les crédits n'étaient pas vraiment un problème pour le turien. Après tout, les mises à prix des criminels d'oméga étaient loin d'être faible. Alors dans les faits, s'il le voulait, il pouvait régler sa dette rapidement. Toutefois, il ne le faisait pas pour deux raisons. Premièrement, ça lui donnait une raison pour venir voir cette bonne amie. Deuxièmement, ça l'amusait intérieurement, de la voir croire que la dette lui donnait un grand pouvoir sur lui. Rien de bien méchant, mais il trouvait ça drôle. Lorsqu'elle commença à lui dire qu'il radotait, le turien haussa légèrement les épaules, comme si de rien n'était.

-C'est la guerre, ma chère. Personne n'en ressort totalement indemne. Surtout pas une guerre contre les moissonneurs. Toute la galaxie s'en est pris plein la gueule.

Par la suite, la quarienne commença à l'interroger sur sa famille, sur la raison pour laquelle il devait n'avait pas pu avoir Rubia avec lui et sur l'utilité de la spuma dans ses missions. Le turien la laissa cependant à ces réflexions pendant un moment. Elle ne lui avait jamais parlé de son passé, lui un peu ici et là. Du coup, il avait fait quelque recherches de son côté. Il avait ainsi appris que pour une raison ou une autre, elle n'était pas en mesure de se promener comme bon lui semblait à travers la galaxie. Toutefois, pas d'avis recherche contre elle, ce qui démontrait donc que son crime n'était pas de nature violente et qu'elle n'était pas récidiviste. De plus, la quarienne ne semblait pas scruter constamment autour d'elle, à la recherche d'ennemi. On pouvait donc exclure la possibilité qu'elle se cachait pour préserver sa vie. Certains auraient dit que sa simple tenue suffirait à attirer l'attention sur elle, mais Talus était d'un autre avis. Premièrement, rien ne garantissait que c'était celle qu'elle avait toujours eu. Deuxièmement, se montrer très voyant pouvait être une bonne cachette, les poursuivants s'attendant plutôt à ce que la cible se cache. Bref, la quarienne avait quelque chose dans son passé qui la gênait. Quoi? Mystère. Talus ne préférait ne pas la forcer sur le sujet. Si elle désirait lui en parler un jour, elle le ferait quand elle l'aura décidé.

La quarienne évoqua ensuite le sujet des monuments, riant légèrement à l'idée d'un moment portant le nom de Qwib Qwib. Il resta silencieux, commençant à remettre le haut de son armure. Toutefois lorsqu'il vit la quarienne sortir une friandise pour Rubia, il s'approcha et la lui pris des mains. Il renifla le tout, du varren séché et probablement roti. Le turien le remis dans la main de Naare.


-Évite de lui donner ça. N'oublie pas que les spumas sont originaires de Palaven, comme mon peuple. Ils sont aussi dextro que toi et moi. Ta viande de varren va seulement réussir à l'empoisonner.

Il referma les attaches de son armure et bougea légèrement des bras afin de se mettre à l'aise.

-Autrement, pour répondre à tes questions, oui j'ai pu revoir ma mère. C'est la seule famille qui me reste d'ailleurs. Mon père s'est sacrifié. Vaporisé en déclenchant manuellement des charges explosives afin de détruire un pont, le tout pendant que les troupes moissonneurs tentaient de l'abattre. Pour ce qui est du reste de la famille, grands-parents décédés avant ma naissance et toujours été en froid avec le reste de la famille. J'ai aucune idée si certains d'entre eux sont encore en vie et je m'en moque. Pour ce qui est de Rubia, c'est les lois de la Citadelle qui veulent ça. La liste d'animaux vivants autorisés sur place est extrêmement faible. Pour l'avoir avec moi, elle aurait dû être empaillée. Pour ce qui est de mes missions, elle peut m'aider de deux façons. La première, pour intimider, comme je t'ai montré tout à l'heure. La seconde, Rubia a un très bon flaire, alors elle peut m'aider à traquer et retrouver ma cible.

Il resta silencieux pendant quelques secondes, se demandant s'il devait se risquer sur le sujet du Qwib-Qwib. Il se doutait que c'était un sujet qui pouvait être sensible... autant essayer tout de même.

-Au fait, parlant du Qwib-Qwib. J'ai lut quelques trucs sur la bataille de Rannoch, c'était bien le vaisseau d'un des amiraux? Un amiral qui l'a fait volontairement s'écraser sur un canon orbital geth, c'est ça? Manœuvre audacieuse il faut dire. D'ailleurs, je ne peux pas m'empêcher de me demander, c'est un nom quarien ou bien c'est d'un autre peuple?
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Lun 24 Avr 2017, 21:15
Talus me prit la gourmandise des mains, pour le sentir et me le redonner. J'avais oublié que c'était du Levo et non du Dextro, soit un poison pour tout être Quarien ou bien Turien. Et la faune provenant de leur planère natale en faisait parti. Je me sentais stupide d'avoir oublié une telle chose. Surtout pour moi, qui me targuais d'être une spécialiste des poisons ! Je me relevais et rangeais la gâterie dans ma poche, m'excusant maladroitement.

" Ha merde, j'avais totalement zappé. J'en garde toujours pour nourrir un chien qui traine dans les parages. Ca la fou mal pour un doc, ha ha ha ! "

C'est vrai qu'on pourrait se demander pourquoi je garde de la viande empoisonnée même pour moi dans mes poches. En fait, il y avait toujours un chien errant dans le coin, et je l'aimais bien. Quand je le croisais, je lui donnais toujours un petit truc à manger. Et ne sachant jamais quand il allait venir, je me préparais toujours en ayant un peu de viande de varren dans la poche. Talus lui continuait à m'expliquer pourquoi il avait récupéré sa Spuma. Des affaires de famille, de missions etc... il expliquait aussi son utilisé, qui était certe pas pour l'offensive et la défensive, mais pour le bluff et la traque. Tout aussi utile remarque, pour pister quand on est chasseur de prime. Et puis, elle devait sans doute savoir se défendre quand même cette bestiole, malgré son air doux et innoffensif.

" Je vois. Et ça fait toujours de la compagnie je suppose."

Je me tournais légèrement et me perdis un peu dans mes pensés, quand il parla du Qwib-Qwib. Je sentais un froid me glacerles veines, me faisant frissonner. Je n'aimais pas y penser. Parce que cela me faisait penser à mon père disparu, mais aussi à la planète que j'avais laissée derrière moi, et au nom que je portais sans pouvoir y apporter le moindre honneur. J'aurais pus comme d'habitude revenir à la gorge de celui qui tente de discréditer le nom du Qwib-Qwib. Mais Talus était un ami, et ses paroles n'étaient pas faites pour se moquer ou offenser. Je ne répondis pas de suite, soupirant légèrement et laissant transparaitre ma mélancolie dans la voix.

" Oui, c'était le vaisseaux de l'amiral Zaal'Koris. Mon père était dans ce vaisseau quand il s'est écrasé, c'était un Marine..."

Je me tournais vers lui, me redressant et croisant mes bras. Il fallait que je me ressaisissent, ce n'était pas le moment. J'avais appris que sur Omega il n'était pas bon montrer trop de sentimentalité. C'était se montrer faible, une blessure facilement utilisable contre soi. Talus était un allié, mais pour le moment. Un jour peut être, s'il croit que la prime l'intéresse, il viendra pour moi. Je me reprenais un peu, parlant avec plus d'aplomb, même si intérieurement je me sentais encore un peu avec un vide.

" Pour le nom, je ne l'ai jamais sû. J'étais trop jeune pour comprendre la honte qu'il comportait, il a toujours fait partie de mon histoire. Et pourtant, je ne sais pas d'où vient ce nom. Je dirais Volus, pour ma part. Mais ils ont bien fait attention de cacher le dossier ! "

Je me raclais la gorge, ne pouvant l'empêcher de se serrer. C'était la première fois que j'en parlais autant, mais surtout que cela me fasse autant d'effet. C'était gênant et perturbant. Je devais finir sur une bonne note, et passer à autre chose.

" Son nom était ridicule, mais il a su se rendre utile jusqu'à la fin pour la flotte. Tout le monde ne peut pas en dire autant."

Je le regardais, me rappelant que j'avais aussi autre chose à lui dire. Et ce sera aussi un bon prétexte pour changer de sujet.

"D'ailleurs, en parlant de fin... Il se peut que je parte bientôt d'Omega. Je ne pense pas de manière définitive mais... J'ai retrouvé une piste, une piste qui pourrait être le premier élément de ma libération."

Il allait sans doute me demander plus de détails, et je n'en aurais pas parlé si je ne comptais pas lui dire. Il était important qu'au moins une personne sache, et il allait enfin savoir (si ce n'était aps déjà fait), pourquoi j'étais ici, et pourquoi je devais partir. Mais avant, je devais savoir ce qu'il savait déjà.

" Talus... Que sais tu à mon propos ? Je veux dire, en tant que chasseur de prime qui fait bien son travail, et qui regarde ce qu'il se trame comme contrat à Omega ? "

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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Dim 30 Avr 2017, 02:00
Talus observait la quarienne en silence, tandis qu'elle remettait sa friandise dans l'une de ces poches. C'était intéressant de voir ces fameuses combinaisons, disposant de multiples gadgets et de poches invisibles. Cette dernière avait fournit une explication quant à la raison pour laquelle elle se promenait avec de la nourriture levo sur elle. Elle s'amusait donc à nourrir un chien errant, à l'occasion. Le turien se souvenait avoir vue une encyclopédie une fois sur certains animaux d'autres mondes. S'il se souvenait bien, les chiens étaient l’équivalent des spumas, sur Terre. Toutefois, la variété de ces créatures étaient énormes, ainsi que la variabilité de leur taille. C'était bien ça, il lui revenait en tête l'image d'un chien aussi grand qu'un varren et d'un autre tellement petit qu'un varren pourrait l'avaler en entier sans avoir besoin de le mâcher. Lorsque Naare évoqua ensuite le cas de Rubia et de la compagnie qu'elle pouvait offrir, Talus caressa la tête de la créature. Cette dernière se laissa faire, appréciant visiblement les caresses.

Lorsqu'il fut question du Qwib-Qwib, Naare resta silencieuse pendant un petit moment, avant de reprendre la parole, avec beaucoup de mélancolie dans la voix. Elle confirma les suppositions du turien, ainsi ce fut bel et bien le vaisseau d'un des amiraux de la flotte, Zaal'Koris. De plus, le père de la quarienne, un marine, était à bord du vaisseau lorsqu'il c'était écrasé. Talus resta silencieux, si sa mémoire était bonne, tout le monde qui était alors à bord du vaisseau, excepté l'amiral, avaient péris. Ils étaient tous mort à cause du crash ou tuer par les geths à la surface. Pendant ce temps, Naare se retourna et le regarda en croisant les bras. Elle lui appris qu'elle ignorait l'origine du nom du Qwib-Qwib, ce n'était cependant pas issu de la langue quarienne. La jeune femme supposait que c'était issu de la langue volus. Talus répondit en haussant les épaules, il ne connaissait pas le volus, alors difficile de confirmer. Personnellement, il voyait cela comme étant plutôt d'une origine hanari, mais bon c'était juste son opinion personnelle.

La quarienne tentait de le cacher, mais elle avait divers tics qui démontraient qu'elle était perturbée et gênée. L'histoire lié à ce vaisseau l'affectait plus qu'elle ne voulait le laisser paraitre. Toutefois, est-ce qu'elle s'en rendait elle-même compte? Toutefois, le turien n'eut pas l'occasion de l'interroger sur la question, car elle changea rapidement de sujet. Elle lui annonça donc qu'elle comptait quitter temporairement Oméga. Naare disait avoir trouvé une piste qui pourrait l'aider à retrouver sa liberté. Puis, elle l'interrogea pour savoir ce qu'il savait sur elle. Évidemment, Talus aurait pu mentir à Naare, cependant il choisi de ne pas le faire. C'était une bonne amie, alors aucune raison de lui mentir.


-Eh bien, quelques petites choses. Tout d'abord, pour une raison ou une autre, tes déplacements à travers la galaxie sont limitées et que tu ne quittes probablement pas la station depuis longtemps. Pour répondre à la question que tu dois sûrement te poser, non je ne t'ai pas prise en filature. Il m'a suffit de discuter avec la réceptionniste de la clinique. Une vrai pipelette cette asari. Elle parlait tellement que pendant un moment, je me demandais si elle était toujours comme ça ou bien si c'était une sorte de tentative de drague bizarre... plus probable que ce soit la première supposition. Peu importe. C'est comme ça que j'ai pu savoir que ton horaire de travail et tes journées de congé ne laissent pas vraiment de place pour faire de grand voyage à travers la galaxie.

Il se tut un court instant.

-Ensuite, à force de t'observer lors de nos diverses rencontres, j'ai pu noter que tu ne passais pas ton temps à scruter les environs, à la recherche d'une menace quelconque. Donc, pas de danger contre ta vie. De plus, même si les visages des quariens sont cachés presque en permanence, ta combinaison suffirait à t'identifier, surtout avec des couleurs aussi voyantes. Donc, tu te caches, mais pas de manière extrême. Finalement, tu n'as aucun avis de recherche contre toi. Donc, deux possibilités de mon point de vue. Soit tu n'as pas commis de crimes. Soit tu as commis un crime non-violent, mais tu n'es pas récidiviste. Bref, de mon point de vue, je dirais que tu es venue ici parce que tu as eu des ennuis et tu préfères resté cachée. Le fait que tu n'as pas eu de problème jusqu'à maintenant suggère que la ou les personnes qui t'ont causé des problèmes ignorent où tu te caches, qu'ils s'en foutent ou qu'ils ne te considèrent pas comme une menace. Puis, avec ce que tu viens d'ajouter, tu te caches en attendant de pouvoir obtenir justice ou vengeance.

Le turien retomba dans le silence encore un court moment. Après tout ce qu'il venait de dire, il sentait qu'il devait faire quelque chose afin d'adoucir l'atmosphère devenue un peu trop lourde à son goût.

-Quant au Qwib-Qwib, son nom était certes étrange, mais je ne dirais pas ridicule. Ce sont plutôt les vaisseaux qui héritent du nom d'individu que je trouve ridicule. À mes oreilles ça sonnent juste: On avait pas d'idée, alors on a foutu le nom d'un type connu sur le manifeste de bord. Je sais bien que certains sont des héros, mais quand même. D'ailleurs, je serai même pas surpris le jour où l'Alliance va nous sortir un gros vaisseau appelé le Shepard. Ce qui est plus surprenant c'est qu'ils ne l'aient pas déjà fait.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Dim 30 Avr 2017, 23:15
Comme je m'y attendais, Talus avait fait ses recherches. J'étais touchée qu'il n'essaye pas de me mentir. Du moins, je n'en n'avais pas l'impression. Je l'écoutais, souriais légèrement à sa réflexion sur l'assistante. Il ne semblait pas avoir fait de recherches en extérieur, mais je préférais pas me prononcer totalement là dessus. Je ne répondis pas de suite, le laissant continuer. Quand il eut finit, un silence pesant s'était installé. Pas que je lui en voulais, mais j'analysais ses dires, essayais de trouver des failles. Il se remit à parler, me sortant de ma réflexion et abordant un autre sujet pour alléger l'atmosphère. Je l'écoutais et répondis enfin, même si je ne répondis pas à ses dernières paroles.

" Oui, Kyga parle un peu trop. Mais elle écoute beaucoup aussi, du coup elle sait se rendre plus utile qu'elle n'en a l'air."

A côté de la plaque, je répondis presque en riant à ce qu'il avait dit plus tôt. Mais je me rendis compte de l'absurdité de mes dires, et en rougissais presque sous mon masque. Je reprenais l'autre sujet, parlant de Shepard. Qu'il n'y ait pas de vaisseau à son nom me smeblait plutôt... logique.

"Et s'il arrive malheur à un vaisseau du nom de Shepard, ce serait la pire insulte à celui qui s'est toujours relevé de ses propres cendres. Alors ça ne m'étonne pas trop."

Je soupirais, commençant à marcher dans la pièce. Je réfléchissais, pesant le pour et le contre. Devais-je lui en dire plus ? J'hésitais... Je le regardais, me demandant si je devais faire un autre pas en avant. C'était important aussi, s'il voulait comprendre pourquoi je devais partir. Et l'importance que cela avait pour moi.

" Tu as raison sur ce que tu sais sur moi, mais tu ne sais pas tout. Je suis en effet bloquée ici, mais plus précisément sur les systèmes Terminus. Je fuis l'espace Concilien, et plus particulièrement la Citadelle et la Fondation Syrta. On m'accuse d'un crime que je n'ai pas commis, et je recherche ceux qui m'ont accusé. Des scientifiques, peut être, mais des scientifiques qui ont créés un arme biologique, et revendu sur le marché noir."

Je m'arrêtais de marcher, finissant par le fixer. Ma voix était décidée, et presque pleine d'espoir.

" Et j'ai peut être retrouvé l'un de ces scientifiques."

Je ne m'attendais pas à ce qu'il m'aide. Mais cela me faisait du bien de pouvoir le dire à voix haute. Je n'avais jamais autant parlé de ma situation à quelqu'un de proche. Car le Krogan rencontré la dernière fois restait une exception à la règle. Mais peut être que Talus savait déjà tout cela, et avait préféré ne rien me dire. Par choix tactique, ou par délicatesse.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Ven 05 Mai 2017, 20:53
Talus attendait de voir comment Naare réagirait à ses déclarations et ses réflexions. Il espérait ne pas avoir fait peur à la jeune femme. Il serait dommage de perdre quelqu'un comme la quarienne. C'était une bonne amie et un bon médecin. De plus, le caractère de la quarienne l'amusait bien. La plupart des gens avaient l'habitude d'imaginer les quariens comme étant des êtres chétifs, gênés et froussards, à cause de leur système immunitaire limitée. Bien sûr, Talus savait depuis longtemps que cette image était ridicule. Il avait rencontré assez de représentant de cette espèce pour savoir qu'ils n'étaient pas ainsi. Bon, bien sûr, le turien avait bien rencontré un ou deux représentants de cette espèce étant bel et bien chétifs, gênés et froussards, mais il avait aussi rencontré des individus d'autres races ayant ces mêmes traits. Alors, c'était une question de tempérament et non de race. De son côté, Naare avait un attitude bien trempé. Par moment, il avait l'impression qu'elle était davantage une turienne ou une krogane, dans le corps d'une quarienne. Cette dernière finit par reprendre la parole, commençant par traité le cas de la réceptionniste asari, une certaine Kyga. Naare affirma qu'elle pouvait être plus utile qu'elle en avait l'air. Le turien était un peu sceptique. En plus d'être bavarde, l'asari lui avait semblé un peu tête en l'air.

Puis, il poussa un léger rire, avant de s'interrompre brutalement et de justifier ce rire en parlant de l'idée d'avoir un vaisseau appelé le Shepard et qu'elle trouvait logique qu'aucun vaisseau ne porte ce nom. Le turien n'était pas vraiment convaincu d'un point de vue personnel. Puis, elle commença à déambuler dans la pièce, probablement en plein milieu d'une réflexion importante. Pour éviter de la déranger dans ses pensées, Talus garda le silence, se contentant de l'observer. Rubia suivait également la doctoresse du regard.

Quand elle reprit la parole, le turien l'écouta avec attention. Son raisonnement avait donc été juste, en partie. Elle était donc coincé dans les systèmes Terminus, car elle fuyait l'espace concilienne ou plus précisément la Citadelle et la Fondation Sirta. Elle se disait faussement accusé d'avoir fabriquée et vendue une arme biologique sur le marché noir. Elle soupçonnait un groupe de scientifique d'être derrière ces accusations et d'êtres ceux qui avaient créé et vendu cette arme. Puis, elle s'arrêta et affirma avoir possiblement retrouvé l'un d'eux. Talus resta silencieux quelques instants avant de prendre la parole.


-Euh... d'accord. J'avais bien quelque suppositions en tête sur la raison de ton exil sur ce caillou. Dette d'argent, ennemis dangereux, peut-être même une histoire d'amour qui a mal finit. Par contre, je dois avoir que l'arme biologique ne faisait pas partie de mes hypothèses. Peu importe. Toutefois... je sais pas comment te dire ça, sans que tu te sentes très conne... Bon, soyons franc. Naare, si tu étais véritablement recherché par les autorités concilienne, pour un crime aussi grave que la création et la vente d'une arme biologique, il est certains que tu aurais une prime sur ta tête. Pas une petite, en plus. Donc, soit l'enquête contre toi n'est pas terminée. Soit, ils ont pas assez de preuve contre toi. Soit, finalement, ils ont compris que tu n'as rien à y voir. Pour Sirta, aucune idée par contre.

Le turien se tut quelques instants.

-Donc, cela ressemble plus à une quête pour laver ta réputation et ton honneur. Voir une soif de justice. Bref, besoin d'un coup de main pour chopper ton gars et lui faire cracher le morceau?

Restait à voir si la jeune femme accepterait l'aide qu'il lui offrait ou bien si elle refuserait.
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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Mar 30 Mai 2017, 22:22
Le turien pouvait se moquer comme il voulait. Cela n'enlevait rien de ma résolution, même si elle paraissait ridicule aux yeux de beaucoup. J'haussais des épaules, pestant dans mon casque en répliquant par une tirade pleine d'ironie.

" Pheu ! Je me demande si je ne préfèrerais pas ça... Ce qui me pèse, c'est une dette d'honneur, un affront que je ne saurais tolérer. Sans régler ce problème... Je ne peux pas retourner chez moi la tête haute...."

Je marchais encore, anxieuse et pensive. J'essayais d'expliquer, de montrer pourquoi ce n'était pas si simple que ça. Je n'étais pas une aventurière de l'espèce, une conquérante ou un de ces marines qui aprtent en commando. Je sais faire l'essentiel pour survivre, mais c'était tout. Quand il y a quelque chose de plus puissant que moi, je sais faire profil bas et contourner. Et là, j'avais besoin d'être maline.

"Ce n'est pas non plus la Sirta que je crains. Le commanditaire de ce prototype d'arme, qui m'avait sponsorisé pour entrer au Sirta, est celui qui me pose le plus de problème. Lui ou elle d'ailleurs, je ne sais pas trop. J'ai été imprudente d'accepter son offre. Et j'ai plus peur que faire trop de vagues ou bien parler aux autorités me couterait plus qu'une simple balade dans Omega."

Talus avait raison. C'était une dette d'honneur, bien ridicule. Mais bon, rire c'est déjà une bonne chose non ? Je ricanais encore, me moquant de moi même.

" C'est exact.... Laver mon honneur, tout en essayant de rester en vie. C'est déjà pas mal non ?"

J'avais maintenant presque honte. Une si petite chose, que je n'étais pas capable de gérer. Heureusement qu'il ne pouvait pas me voir derrière mon masque. Mon air de chien battu lui aurait fait pitié, et je ne voulais pas de ça. Être seule ainsi, ne pouoir compter sur personne... Le courage avait ses limites, et moi les miennes. La proposition de Talus de m'aider me faisait chaud au coeur. Mais la fierté est bien mauvaise conseillère quand l'égo est blessé. Je refusais poliment son aide, prétextant ce que tout chasseur de prime ne devait pas oublier.

" Ton aide serait la bienvenue, mais je n'ai pas d'argent pour te payer. Tu es chasseur de prime, si tu aides sans être payé, que dirons tes clients."

Car un contrat est un contrat, et si je ne pouvais le payer il pourrait avoir mauvaise réputation de laisser des contrats impayés. C'était un ami, mais on était sur Omega. Et puis, choper en discrétion, je n'étais pas certaine que c'était dans ses cordes...

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MessageSujet: Re: Le Turien en kit   Ven 02 Juin 2017, 02:58
Talus restait silencieux tandis que Naare parlait. La jeune femme voulait régler cette dette d'honneur, jugeant qu'elle serait incapable de retourner chez elle la tête haute, si elle ne traquait pas ceux l'ayant piégé. Le turien l'écouta en silence et sans chercher à la désapprouver. Être ainsi affecté par les mauvaises actions des autres et juger son honneur entaché par leur geste. Talus avait bien connu cela. Voilà ce qui était arrivé à son père. Son paternel n'avait jamais pu se pardonner une erreur de son passé, qui avait mené un petit connard à exécuter froidement des innocents, des années plus tard. Voilà comment Talus et ses parents c'étaient retrouvé ensuite sur Oméga, son père sombrant dans l’apitoiement et l'alcoolisme.

La quarienne continua, mentionnant que ce n'était pas la fondation Sirta qu'elle craignait, mais plutôt le commanditaire de son projet. Apparemment, Naare avait accepté un contrat pour cette personne, sans jamais l'avoir rencontrée et surtout en ne connaissant rien de son identité. Rien sur la race, le sexe, la position ou autre, absolument rien. À cette information, Talus ne put s'empêcher d'avoir une expression révélatrice, pouvant se lire: T'as été très conne. La quarienne sembla lire le tout sur son visage, interprétant cela cependant comme si le turien l'avait trouvé imprudente. Par al suite, elle rit légèrement, avouant qu'elle désirait retrouver les responsables afin de laver son honneur.

Elle resta silencieuse pendant un moment, avant de reprendre la parole, pour refuser son offre d'aide, prétextant qu'elle n'avait pas de quoi le payer. Que s'il l'aidait sans être payé, cela entacherait sa réputation de chasseurs de primes. À cette réponse, le turien soupira de manière sarcastique.


-Bof, pour ce que j'en ai à faire. Au cas où tu ne le saurais pas, la majorité de mes contrats, son des contrats ouverts à tous. Des contrats venant de divers organisations judiciaires de la galaxie et des gouvernements. Alors, même s'ils apprennent que je fais parfois des contrats sans crédit à la clé, ils en auront rien à faire. Ça pourrait même me mettre en meilleure place pour eux. Si je prend un contrat d'un particulier, c'est toujours en face à face, comme ça je sais à qui je dois botter le cul, si je suis pas payés. Autrement, si t'as pas de quoi payer, il y a toujours des paiements alternatifs possibles.

À cette dernière remarque, le turien laissa entrevoir un regard très lubrique à la quarienne, sous-entendant ouvertement qu'elle pouvait toujours payer de manière plus physique. Toutefois, son regard ne dura que deux ou trois secondes. Le turien commença à rire légèrement, faisant rapidement comprendre qu'il racontait des conneries. Cela restait une mauvaise blague et il en était parfaitement conscient. Il repris un ton plus sérieux.

-Blague de mauvais goût à part, rien à foutre des crédits. J'ai une bonne amie qui a des problèmes, ça me suffit comme raison pour donner mon aide. Une personne qui abandonne ses amis pour des raisons aussi égoïstes que le manque de bénéfice monétaire ferait mieux de se mettre une balle dans la crâne. Je te considère comme une amie et pas uniquement comme la doctoresse qui me remet sur pied quand je reviens en petits morceaux... Et puis, si on doit parler de crédits, techniquement c'est moi qui t'en dois une bonne quantité, pour toutes les fois où j'ai eu besoin de soin.

Le turien se tût un court instant. Il éviterait de préciser à Naare qu'il lui était arrivé de terminer certains contrats au lit, avec une cliente. Toutefois, c'était plutôt un bonus que le salaire pour le contrat.

-N'oublie pas que j'ai été un soldat, il y a encore quelques années. Je n'ai pas pour autant renoncé à mon devoir, ni à mon honneur. Alors, maintenant, la question est de savoir où sont ces petits cons qui t'ont fait ce sale coup.
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