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 Noyer son chagrin dans l'Elasa

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MessageSujet: Noyer son chagrin dans l'Elasa   Ven 26 Mai 2017, 18:36
Intervention MJ : NonDate : Mai 2202 RP Tout public
Amala Jawahir ♦ Urdnot Graash
Noyer son chagrin dans l'Elasa




"Un officier d'exception"

"Le meilleur qu'on connaisse"

"Il nous manquera"

Les funérailles de Telvius Aries avait continué ainsi pendant des heures, devant tout un groupe d'officiers en uniforme de parade, venus rendre un dernier hommage à un supérieur, un collègue, un ami. Pas de civils, de proches ou de famille. Telvius les avait tous perdus pendant la Grande Guerre, tout le monde le savait au SSC. Ils étaient beaucoup moins nombreux à savoir ce qui liait l'inspecteur Jawahir, uniforme présent parmi les autres, à celui dont le corps quitterait bientôt la Citadelle pour la dernière fois.Ils avaient peut-être perdu un collègue, mais la jeune femme avait perdu un mentor, un protecteur, un père. Pour la deuxième fois, elle se retrouvait orpheline, pour la deuxième fois, elle était seule.

En bon agent, pourtant, elle ne montra rien pendant la cérémonie, pas une larme, pas un gémissement. Elle avait été aussi exemplaire qu'il l'aurait voulu dans ce genre de circonstances, souriant poliment à ses collègues qui étaient venus la saluer, remerciant ceux qui lui disaient que tout se passerait bien. Puis elle avait poliment refusé leur offre d'aller boire un verre, prétextant qu'elle était fatiguée, et qu'elle avait besoin de sommeil. Elle arriva facilement jusque chez elle, utilisant les navettes allouées au SSC plutôt que les transports publics. Une légère entorse au règlement, que ses supérieurs laisseraient certainement passer, étant donné les circonstances.

L'appartement d'Amala, plutôt modeste, ne comportait que trois pièces et se trouvait actuellement pris dans une spirale chaotique qui donnait l'impression que l'endroit était encore plus petit qu'il ne semblait l'être. La pièce principale, qui comprenait une cuisine et un petit salon, était éclairée au minimum. Des vêtements sales traînaient un peu partout au sol, et des restes de nourriture jonchaient le comptoir de la cuisine. Sur la table du salon, un flacon accompagné d'un verre sale. Refermant la porte derrière elle, Amala zigzagua entre les vêtements jusqu'à se laisser tomber lourdement sur son canapé. Déboutonnant sa veste, elle se coucha sur le dos, et resta un moment immobile, perdue dans ses sombres pensées.

Une fois de plus, la personne dont elle était le plus proche était morte. Une fois de plus, elle l'avait vu mort, sans rien avoir pu faire pour empêcher que ça arrive. Enfin, c'était ce que les psychologues du SSC lui avait dit. Elle avait suivi les directives en restant hors de l'entrepôt, faire autrement aurait pu mettre tout le monde, elle y compris en danger, et compromettre la réussite de l'opération dans son entièreté. Mais Amala ne voyait pas les choses comme ça. Elle attendait tranquillement en sécurité pendant que celui qui lui avait tout appris, y compris à être combattive, se prenait trois balles à bout portant dans le thorax. Peut-être que si elle avait été là... Ne fut-ce que pour lui crier de faire attention, ou pour tirer au bon moment, il ne serait pas mort. Peut-être qu'elle n'aurait pas aujourd'hui à pleurer un père encore une fois. La jeune femme se sentait minable, en dessous de tout, triste, et en colère contre elle-même, contre les assassins de Telvius. Mais elle était incapable d'y faire quoique ce soit, pas avec l'affaire qui lui avait été retirée. Être consciente de ça, devoir s'y résigner ne faisait que la déprimer encore plus.

Machinalement, elle attrapa le datapad sur lequel elle s'était couchée sans faire attention, et qui lui gênait le dos. L'appareil affichait encore deux photos qu'elle avait ouvertes la veille. La première, plus ancienne, la montrait enfant, elle avait onze ans à l'époque, affichant un maigre sourire. A ses cotés, Telvius, dans une posture presque militaire, impassible. La photo avait été prise par un des collègues du turien, elle s'en souvenait, le jour où elle était partie pour un camp de réfugiés avec les autres. Un souvenir, pour lui rappeler que des gens se souciaient d'elle malgré tout. La deuxième montrait les mêmes personnages, 8 ans plus tard. Si on aurait pu dire de Telvius qu'il n'avait pas changé de position pendant toutes ces années, Amala était devenue une jeune femme, qui affichait un grand sourire dans son uniforme de cadet au SSC. C'était le jour de sa remise de diplôme, et de sa première affectation. Même si c'était difficile à dire, Amala avait vu la fierté dans les yeux de Telvius ce jour là.

Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle reposa le datapad sur le canapé et se replia sur elle-même, se laissant aller pour la première fois de la journée. Elle passa l'après-midi entre pleurs et silence, avant de se reprendre un peu, et de tendre la main vers la flasque non loin. Vide. Il fallait qu'elle soit vide maintenant, evidemment, et elle qui pensait que la journée ne pouvait pas être pire. Pour autant, Amala était décidée à ingurgiter suffisamment d'alcool pour arriver à dormir, opération qu'elle répéterait autant qu'il le faudrait durant la semaine de congé qu'on lui avait imposé "pour se remettre".

Elle finit donc par enfiler la veste de cuir ample qui trônait sur une des piles de vêtements de l'appartement, et par se nettoyer le visage. Son miroir lui renvoyait son image, celle d'une femme qui n'a presque pas dormi depuis plusieurs nuit, et dont tout le maquillage du monde ne pourrait pas cacher l'ombre qu'elle portait actuellement. Peu importe. Après tout, elle n'avait jamais été très portée sur son esthétique, et elle n'avait pas besoin, encore moins envie, d'attirer l'attention plus que ça. Etre transparante lui allait très bien, ce soir plus que les autres.

Amala atterrit donc dans un bar proche de son appartement, relativement bien tenu, mais loin des standings du Présidium ou des zones de tourisme. Ici, pas de danseuses asari, pas de musique tonitruante, et pas de foules alcoolisées, uniquement des individus bourrés. Pas si nombreux d'ailleurs, à en juger par le calme relatif de l'endroit.
Lentement, Amala se dirigea vers le bar, et attendit que le barman, un humain d'une cinquantaine d'années à la barbe mal taillée, s'approche pour lui commander deux verres d'elasa. La boisson du chagrin avait gagné beaucoup de points dans la liste des alcools préféré de l'inspectrice dernièrement, sans doute parce que c'était de bon ton avec la situation ambiante.

Le barman, ayant vite compris l'état de sa cliente, voulut entamer la conversation, comme tout barman un tant soit peu professionnel se doit de le faire dans ce genre de cas, mais Amala ne lui laissa pas le temps d'initier quoique ce soit, elle se contenta de prendre les verres et d'aller s'asseoir à une table isolée. Enfin, elle était tranquille, et pouvait noyer son cerveau dans une substance qui l'empêcherait de la torturer pour les dix prochaines heures. Elle se mit immédiatement au travail, ingurgitant le premier verre d'un trait, avant d'observer le deuxième avec un mélange d'envie et de mélancolie dans le regard.

"Eh, mademoiselle, on peut t'offrir un verre? T'as pas l'air d'aller bien, alors avec les copains on s'est dit qu'on pourrait te réconforter, si tu veux!"

Autant pour le calme et la solitude. Le jeune homme qui venait de si poliment l'inviter à se joindre à eux se tenait à l'autre bout de sa table, accompagné de ses deux "amis". La vingtaine, typiquement le genre de sale-gamin-gosse-de-riche-qui-veut-se-faire-mousser. En tant normal, elle se serait contentée de sortir son badge d'identification, ils se seraient excusés, et seraient gentiment repartis s'asseoir la queue entre les jambes, de peur qu'elle les embarque en dégrisement. Sauf que le badge était resté dans son autre veste, et qu'il faudrait donc qu'elle s'en débarasse autrement. Elle se contenta donc d'afficher un sourire poli, et de lui répondre le plus calmement du monde:

"Non merci."

Evidemment, soumis qu'il était à son image de lui-même, le garçon irait probablement plus loin, et essaierait de forcer un peu les choses. Peut-être même qu'il essaierait de la pousser de force à leur table. Quelque part, Amala espérait qu'il essaierait. Histoire de lui répondre à la façon turienne, une petite torsion du bras, rien qui laisse des séquelles sur autre chose que son égo, et sur sa réputation avec ses amis. De quoi le remettre à sa place, simplement. Enfin, peut-être qu'il serait raisonnable, dirait au revoir et retournerait à sa table bien gentiment.

"Allez, sois cool, tu verras on est très gentils, puis on te paiera tes consos si tu veux!"

Ah, ben non.


Dernière édition par Amala Jawahir le Ven 16 Juin 2017, 10:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Noyer son chagrin dans l'Elasa   Sam 10 Juin 2017, 17:41
La citadelle. C'était une petite routine de détente devenue presque un rite obligatoire après et avant chaque contrat que Graash réalisait. Que ce soit un bar bien miteux des secteurs ou un bar plus ou moins huppé près du présidium, ce dernier n'étant pas accessible au Krogan à cause de sa "capacité naturelle a attirer les contacts physiques". Des conneries ! Un bar n'est pas un bar s'il n'a pas un Krogan prêt à éclater des tronches à coup de boule pas loin ! Enfin bon.. Cette fois-ci, Graash voulait allé dans un bar pas trop loin du présidium. Ceci afin d'éviter les ennuis, pas pour lui, mais pour les hôpitaux, le SSC et la plupart des grands fous voulant tester un combat au corps à corps contre une montagne de muscles.

Il n'était pas trop tard, sans doutes sur les coups de vingt deux heures, peut-être vingt-trois, le Krogan allait juste faire sa petite nuit tranquille avec un peu d'alcool. L'établissement n'était pas très agité ce soir. Les clients parlaient fort, buvaient beaucoup de boissons plus ou moins fortes, cela se devinant rien qu'à l'odeur enivrant la salle. Un groupe de jeunes humains étaient en train de discuter, rire, s'amuser, bref, ils faisaient une soirée entre amis.

Devant le comptoir, le barman regardait le Krogan d'un air méfiant, mauvais. On connaissait la réputation des Krogans dans les bars mais, Graash, s'il n'était pas ami de longue date avec le propriétaire n'était pas forcément le bienvenu. Mais comme il allait payé et montrait clairement son envie d'être au calme, le barman ne dit rien de plus, fouillant sous son comptoir pour sortir une bouteille de son meilleur Ryncol.

"Et voilà mon gars ! Distillé directement sur Tuchanka ! T'en trouveras pas de meilleures dans le coin !"

Il fit signe au barman, un petit sourire en coin pour le remercier de la bouteille et d'avoir remplit son verre. On ne fait rien sur Tuchanka. C'est déjà un miracle d'avoir de quoi manger et boire, alors distiller de l'alcool.. Enfin ce n'était pas si mauvais que ça. Se tournant dos au comptoir il observait un peu le monde autour de lui. L'avantage d'être un Krogan, c'est que vous pouvez regarder tout le monde de travers, personne ne viendra vous le reprocher. A moins d'un pari perdu ou que vous êtes juste complètement débile.

Son regard était attiré une nouvelle fois par le groupe de jeune humains, ils avaient bouger de place et semblaient s'être attroupés autour d'une table où se trouvait une humaine qui, même sans être fin détective, dégageait une aura de tristesse et de déprime. Il voyait déjà la scène : Ils tentent de la draguer, elle refuse, ils insistent, ça hausse le ton, le barman les vire. Ca, c'est si Graash n'intervenait pas. Mais il ne voulait pas se battre, ses relations au SSC finiraient bien par ne plus le couvrir pour toutes ces rixes de bar, et passer une plombe dans une de ces cellules à la noix, très peu pour lui. Pourquoi voulait-il intervenir? Sans doutes parce que quand lui est dans une phase qu'il appelle " En baisse ", il ne veut pas qu'on l'embête, alors, elle doit sûrement ressentir ça. Et vu l'apparence décadente du barman et de ses videurs, ils n'allaient pas faire grand chose. Enfin.. Une action spontanée. Le Krogan attrapa son verre et sa bouteille, se dirigeant vers la table et poussant les jeunes gênant l'acquisition de la chaise, arborant un faux sourire, donc un sourire effrayant en direction de la jeune fille.

"Mais c'est toi ! Tu fais quoi dans ce bar toute seule ? Aller j'te tiens compagnie ! Hé Barman ! une bouteille de ce qu'elle a prit, c'est pour moi !"

Le Krogan posa son regard un court instant vers le groupe d'humains qui, soudainement n'avait plus tellement envie de la draguer, mais, sans doutes dans un élan de témérité due à l'alcool, celui qui était venu l'aborder répliqua immédiatement.

"Hé ! Dégage le gros ! J'étais là avant !"

Autour de lui, ses amis étaient tous en train de l'inviter à se taire, même commencer à s'excuser pour lui. Le Krogan regardait l 'humain avec l'envie de le dévorer, le fixant, sans cligner des yeux, grognant légèrement dans un lourd, très lourd et pesant silence avant d'éclater de rire et faire comme s'il n'existait pas. Retournant son attention sur son verre plutôt que sur l'humaine. Alors qu'il buvait une gorgée, le petit groupe s'en alla bredouille pour un, soulagé pour tous les autres à leurs tables, le barman arriva avec la bouteille. Avec un petit sourire, presque amical destiné au Krogan.

"Je vous fait une ristourne sur la bouteille, normalement, un Krogan aurait déjà mis le bazar dans mon bar mais pas vous, alors, la ristourne, c'est cadeau."

Levant son verre en guise de remerciement, le krogan retourna à sa dégustation de ryncol. Engager la conversation avec l'humaine n'était pas du tout dans ses priorités mais, aujourd'hui, il sera calme, pas de bagarre..enfin, espérons.
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MessageSujet: Re: Noyer son chagrin dans l'Elasa   Ven 16 Juin 2017, 12:49
Amala s'apprêtait à réitérer sa réponse au jeune abruti, possiblement un peu plus violemment, quand une masse de muscle vint bousculer le groupe d'humains, pour s'installer en face d'elle comme si de rien n'était, agissant comme s'ils se connaissaient de longue date. Surprise, la jeune femme ne réagit pas tout de suite, premièrement parce qu'elle ne connaissait pas le krogan en question, deuxièmement parce que la réaction des humains tenait autant de la comédie de série B que du ridicule que l'on ne pouvait trouver que dans les bars. Elle aurait ri, sans doutes, si elle n'avait pas été dans son état.

Il ne fallut pas longtemps pour que les importuns prennent congés, à renfort d'excuses pour la plupart, simplement avec un grognement alcoolisé pour le plus abruti de la bande. Le barman vint ensuite apporter une bouteille d'Elasa à leur table, offrant même une réduction pour le comportement du krogan. Un comportement étrange d'ailleurs, puisqu'aucun coup n'avait été échangé, ce qui aurait même pu largement justifier que le patron offre la bouteille et les suivantes, vu la rareté de l'événement.

A vrai dire, Amala ne connaissait que peu les krogans, n'en ayant pas vraiment croisé beaucoup avant d'entrer au SSC. Et ceux qu'elle avait cotoyé... Et bien, ils tenaient souvent de la brute épaisse, dont les échanges avec elle se limitaient à des menaces, des grognements, ou des "fous moi la paix". Une des conséquences du métier, on ne croise pas vraiment les meilleurs représentants d'une espèce. Mais il semblerait que tous les krogan ne soient pas des brutes, visiblement.

Jetant un oeil à la bouteille nouvellement arrivée, Amala calcula rapidement ses chances de la terminer. Nulles, il ne fallait pas se le cacher. Deux verres d'Elasa étaient plus que suffisants pour atteindre un taux d'alcoolémie plus que suffisant, alors une dizaine... L'idée avait quelque chose de tentant pourtant, en arriver à ce point là lui ferait oubier beaucoup de choses, et pour un bon moment. Pour autant, même si elle n'était pas en service, elle restait encore membre du SSC, et se devait de montrer une conduite si pas exemplaire, au moins correcte. Et se saouler au point de ne plus savoir parler ni marcher n'était pas vraiment dans le thème.

Le krogan de son coté restait silencieux, concentré sur son verre. Amala n'aurait pas su dire s'il était juste impoli, ou bien s'il était suffisamment attentif et empathique pour attendre de voir si elle était d'humeur à entamer une conversation. Dans tous les cas, il contredisait tout ce qu'avait pu entendre la brune sur les krogans, encore une fois, et même si elle passait actuellement encore par une période sombre de sa vie, elle n'en était pas moins intriguée. Elle attendit néanmoins encore quelques instants, reprenant une gorgée d'alcool en silence, avant d'afficher un léger sourire, et d'entamer la conversation:

"Je vous dois des remerciements, je crois. Et des excuses aussi. Je dois avouer que je n'aurais jamais imaginé un krogan désamorcer une situation sans distribuer un ou deux coups. Je me suis trompée visiblement, pardon."

Alors qu'elle parlait, Amala se rappela également qu'elle ne devait pas vraiment avoir l'air de vouloir discuter avec quelqu'un. En avait-elle envie seulement? Après tout, peut-être qu'un peu de compagnie lui ferait du bien, quelqu'un qui ne chercherait pas forcément à lui expliquer que sa vie n'était pas aussi lamentable qu'elle le pensait actuellement. Elle ajouta donc, en essayant d'être un peu plus amicale dans le ton de sa voix:

"Je doute d'être vraiment de bonne compagnie ce soir, mais si vous voulez discuter, je crois que votre présence m'évitera pas mal d'ennuis, ce soir. Je ne me suis pas présentée, d'ailleurs. Amala Jawahir, j'habite un peu plus loin. Vous êtes du coin?"

Une question de politesse, plus un moyen d'ouvrir un échange, sans plus. Elle avait également évité de mentionner qu'elle travaillait au SSC, elle était loin d'avoir envie de parler de son boulot, tout ça ne ferait que lui rappeler pourquoi elle était là...
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MessageSujet: Re: Noyer son chagrin dans l'Elasa   Dim 18 Juin 2017, 13:57
A sa surprise, la demoiselle broyant du noir voulait engager la conversation, complimentant sa manière d'avoir abordé la petite discussion avec le groupe de gamins. Il est vrai que sur Oméga, cela se serait passé bien différemment. Sans doutes, l'un des gamins finirait avec sa tête dans le postérieur d'un autre, tandis qu'un d'entre eux finirait avec coma du à un petite peu de diplomatie Kroganne. Mais comme aujourd'hui, il voulait être sage, éviter de rester quelques jours, voir mois au trou, il n'avait rien fait de tout ça. La femme avait cela dit un ton plus propre de la mélancolie qu'amical à l'écoute. Elle devait vraiment déprimer. Sans doutes un membre de son équipe qui est mort . Un ami ou les esprits seuls savent.

Buvant une gorgée de son ryncol, le Krogan écoutait d'une oreille distraite les paroles de la demoiselle, l'alcool étant plus fort qu'il ne l'imaginait, sans doutes un composant beaucoup plus puissant qu'ordinaire, il secouait sa tête après avoir terminé son premier verre, s'en servant un autre. Amala Jawahir qu'elle s'appelait. Après une courte analyse, sa théorie de déprime solitaire se validait. Seule, buvant un alcool puissant -pour une non-kroganne- , voulant être seule aussi et quand enfin elle délie sa langue, c'est pour parler de petites choses, pas de grosses révélations ou quoi. Haussant les épaules, le krogan regardait l'humaine.

"Hé, on fait souvent ces amalgammes. Honnêtement, c'est parce que j'ai pas envie de passer quelques jours dans une pièce juste assez grande pour ma bosse. "


Il reprit une gorgée de sa boisson, regardant un peu le contenu de son verre. Ce ryncol avait quelque chose de particulier. Un petit goût doux cachant le côté extrêmement fort -même pour un Krogan- du brevage.

"Pour te répondre gamine, j'suis pas du coin. J'ai pas vraiment de maison non plus. Et je m'appelle Urdnot Graash. Mercenaire. "

Si elle était des autorités, elle devrait tilter, s'énerver, se méfier, son ton devrait changer. Graash avait volontairement dévoilé son métier, bien qu'un Krogan banquier, c'est pas vraiment commun, et son armure un peu déglinguée ,avec des rayures si grosses qu'on jurerait qu'elles ont été faites par des créatures aux énormes griffes n'aidait pas à le confondre avec un banquier.

"Eh, j'vois pourquoi t'es là. J'vois pourquoi t'as ce verre à moitié fini. T'as mes condoléances gamine. "

Buvant cul-sec son verre, son corps commençait à éprouver des difficultés a rester simplement droit, se balançant légèrement de droite à gauche alors qu'il buvait maintenant directement à la bouteille qu'il venait de commander après avoir vidé la première.

"Santé !"


Le krogan s'enfila quelques gorgées, c'était déjà bruyant pour toutes les autres races de boire, mais avec le Krogan, s'il n'y avait pas d'ambiance, on n'entendrait que lui.

"Et ça te fait quel âge? J'dirais, trente au pire. "

Graash faisait désormais les questions et les réponses. Cela lui arrivait quand l'alcool montait jusqu'à son cerveau. Ses foies lui criraient sans doutes d'arrêter au bout d'un moment, mais là, ce soir, non. Et promis juré, pas de bagarre. Il reprit quelques gorgées de sa boisson, soutenant sa tête de sa main désormais, coude posé sur la table.

"Hé d'ailleurs..t'es dans..dans ..euh.. tu fais quoi de ta vie? "
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