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 La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable

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MessageSujet: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Sam 01 Juil 2017, 03:47
Intervention MJ : NonDate : 1er juillet 2202 RP Violent
Ada J. Raikes ♦ Blanche Faydal ♦
La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable


L.C.A.I.N.J.P.A.A


- Environs de la station Arcturus II, Flux d'Arcturus
- Pont 1, cabine de l'officier commandant

En plein dans le travail comme d'habitude... Pendant que l'Okinawa patrouillait autour de la station de l'Alliance en cours de reconstruction, j'étais plongée dans ma paperasse administrative inhérente à mon statut d'officier commandant. Du moins "paperasse" était un terme légèrement galvaudé car bien que beaucoup de choses étaient à notre époque dématérialisées comparé à il y a presque deux siècles en arrière, il y avait toujours quelques feuilles de papier qui voletaient entre le terminal et ma tasse de café estampillée du logo de l'Alliance, au milieu de quelques datapads remis par Haver ou encore Kennedy. J'avais en effet toujours un peu de feuilles de papiers compilées dans des dossiers fort heureusement peu épais qui étaient posées sur un coin de mon bureau. Rangés en une pile non parfaitement droite, l'un des dossiers dépassait quelque peu dans la pile et quelqu'un qui aurait lu par-dessus mon épaule aurait pu deviner le début de l'inscription suivante : "Dossiers militaires de l'équipage." Trônant en plein milieu de mon bureau, il y avait mon terminal dont je me servais énormément pour remplir la sus-dite paperasse et sur lequel j'étais concentrée depuis un bon moment. Dans le coin opposé à ma pile de dossiers, une photo encadrée d'environ quinze centimètres de hauteur représentait trois femmes toutes sourire. L'une d'elles, à droite, était vêtue d'un uniforme de l'Alliance avec des passants d'épaule d'officier, ce n'était autre que moi-même, faisant un V avec mes index et majeur droit, un large sourire jusqu'aux oreilles. L'autre femme la plus à gauche faisait un sourire tout aussi étendu mais était vêtue d'un chemisier noir avec les manches retroussées et la poitrine barrée d'un décolleté légèrement plongeant, le cou décoré d'un collier hétéroclite avec un ID tag militaire et deux étoiles entrelacées l'une dans l'autre. Cette femme était ma sœur Daichi, cadre chez Hahne-Kedar. Enfin, la femme au centre semblait un peu plus âgée que Daichi et moi et portait un t-shirt blanc frappé d'un gros "I <3 London", les bras écartés, nous serrant Daichi et moi contre elle, un sourire tellement large que ses yeux en étaient presque plissés. Ma mère posait ici avec ses deux filles survivantes dans un instant de bonheur capturé par un de nos amis anglais, il y a quelques semaines de cela lorsque l'Okinawa était immobilisé. La photo m'avait tellement plu que je l'avais faite encadrée et je l'embarquais maintenant avec moi lorsque j'étais envoyée en déploiement.

Une légère fatigue commença à se faire ressentir et je décrochai de mon écran pendant quelques secondes, fermant les yeux et prenant une inspiration profonde. Cela faisait déjà plusieurs heures que je travaillais sur des rapports sans prendre le temps d'une pause et j'aurais continué sans aucune peine mais les recommandations de Rebecca, mon amie médecin de bord me revinrent en tête : une pause d'environ un quart d'heure voire vingt minutes toutes les deux heures. Or cela faisait déjà bien trois heures que je travaillais sans m'arrêter et expirant doucement, je me levai de mon siège pour faire quelques pas et m'étirer dans ma cabine. Considérant que cela n'était pas suffisant, je me laissai doucement tomber à terre afin de me réceptionner sur mes mains et commencer une petite série de pompes. Après une quinzaine de pompes, je me sentis suffisamment décompressée pour envisager de revenir à mon espace de travail mais mes yeux furent irrémédiablement attirés vers la photo de famille que je ne pouvais pas du tout louper. Un fugace sourire s'étira sur mes lèvres alors que je repensai au souvenir de la journée où la photo avait été prise. C'était le soir après la journée de bureau de ma mère et de Daichi, quelques jours après mon rencard avec Urdnot Ante. J'étais en uniforme car le contre-amiral O'Neill m'avait prévenue que je pouvais être rappelée à tout moment à bord de l'Okinawa et que je me devais de me tenir prête. Cet ordre ne m'avait toutefois pas empêché de faire une balade à St James Park avec ma famille et où nous étions heureuses de partager ensemble un moment la veille du week-end. Après la photo, nous avions même pris toutes les trois une glace venant d'un marchand à l'entrée du parc, fraiche friandise dans la douce et agréable chaleur de la fin de journée en plein mois de juin. Je fis un petit rire pour moi-même en me rappelant que ma sœur Daichi avait renversée sa boule de glace vanille sur son chemisier, il fallait voir la belle tache claire sur son chemisier sombre... Ces heureux souvenirs restèrent gravés dans ma mémoire, témoignages des rares mais intenses moments de joie partagés avec les êtres qui me sont les plus chers au monde. Je me mis alors à doucement caresser du bout de mon index droit le cadre de la photo, le geste lent et attendri, les joues devenant légèrement écarlates.

Une voix dans l'intercom me tira assez brutalement de mes douces pensées un brin mélancoliques, une voix masculine mais encore assez jeune au timbre. Mon pilote, Piers Crandall que tout le monde surnommait "Snakeshit" en référence à une tradition ancestrale dans sa famille, m'annonçait que j'étais attendue au centre de commandement. Je tournai alors la tête vers la porte de ma cabine et prenant mon air sérieux d'officier commandant que tout le monde me connaissait, je vérifiai une dernière fois mon col d'uniforme et je lissai ma veste d'uniforme renforcée avant de sortir de mes quartiers et de m'engager dans l'ascenseur. Une légère inquiétude m'envahit alors que l'ascenseur central descendit rapidement jusqu'au pont 2.


- Pont 2, passerelle et centre de commandement

Ce fut une silhouette familière qui m'accueillit à la sortie de l'ascenseur. Le lieutenant Colleen Haver m'attendait et me fit un salut un peu raide mais réglementaire. Cette femme d'une trentaine d'années, la coiffure courte comme moi mais d'un blond presque blanc, avait le regard marron dur et sévère, les sourcils légèrement froncés et possédait une carrure un peu moins musclée que moi mais n'en demeurait pas moins impressionnante malgré le fait que je la dominais presque d'une bonne tête. Je lui rendis son salut sans m'arrêter et la mis au repos avant de lui indiquer de me suivre sans faire attention à l'activité qui régnait au sein de la passerelle de commandement. Ma subalterne m'obéit et se mit à suivre ma cadence rapide en restant à ma hauteur.

Lieutenant-Commandant. C'est le contre-amiral O'Neill, elle dit que c'est important.

Si ça vient d'elle, ça ne peut que l'être, elle ne me dérange jamais pour aller cueillir des champignons. Je suppose qu'elle ne vous a rien dit sur la raison pour laquelle elle m'invoque ? demandai-je d'un air tout ce qu'il y avait de plus sérieux.

En effet, Lieutenant-Commandant. Je découvre en même temps que vous.

Le portique de sécurité franchi, je me mis à déambuler dans le couloir menant au centre de commandement en passant à côté de la salle de réunion. En débouchant dans le centre de commandement, je pus remarquer qu'il régnait en effet une certaine effervescence comme si le branle-bas de combat avait été sonné mais je me disais qu'une communication venant de ma supérieure directe devait mettre tout le monde sur le qui-vive et quelque part, ils avaient tous raison. Je subodorai qu'O'Neill allait certainement nous donner un nouvel ordre de mission et qu'il fallait se tenir prêt à toute éventualité. Cela ne faisait que quelques jours que notre patrouille dans l'espace de l'Alliance se déroulait et nous avions très certainement une mission qui se profilait. La mine plus déterminée, je me mis à marcher vers la petite salle des communications, les opérateurs ponctuant mon passage d'un respectueux "Lieutenant-Commandant..." ou encore "'Commandant...". Je ne prêtai pas attention à ses marques de respect dû à mon grade, j'étais maintenant dans l'expectative et légèrement fébrile quand à l'annonce que le contre-amiral allait me faire. Je franchis l'entrée de la salle des communications, suivie par ma commandant en second qui s'arrêta respectueusement à l'entrée et me tourna le dos, le regard dirigé vers le centre de commandement. Elle écarta légèrement ses jambes, pas plus large que le bassin et croisa ses mains dans son dos, les bras repliés en position de repos mais aux aguets. Elle empêcherai donc quiconque de rentrer dans la salle des communications et à fortiori, de me déranger pendant que je conversais avec O'Neill. La salle de communications comportait l'espace réservé aux communications entre officiers grâce aux ansibles posées dans le vaisseau et où l'hologramme de communication apparaissait. Une balustrade avec une interface de contrôle me permettait d'avoir un appui au cas où et de garder le contrôle sur l'appel, du moins de mon côté. Par la-dite interface, j'indiquai que j'acceptai l'appel et peu après, l'hologramme du contre-amiral O'Neill apparut, la mine sombre mais au moins, pas inquiète. Pour bien débuter l'appel, je la saluais de mon air sérieux qu'elle me connaissait désormais très bien. Ma supérieure me rendit mon salut une seconde plus tard et croisa aussi ses mains dans le dos, m'indiquant tacitement de me mettre au repos et je m'appuyai sur la balustrade, à l'écoute et attentive mais aussi légèrement appréhensive.

... Vous avez plutôt bonne mine Raikes. Je suppose que vous suivez les consignes de votre médecin ?

Disons... que je fais de mon mieux, Amiral. J'ai encore un peu de mal à suivre son rythme de pauses imposées mais j'essaie.

Faites mieux, Lieutenant-Commandant. Bref, je ne suis pas venue pour m'enquérir de votre santé. J'ai une mission à vous confier. Mon estomac se contracta légèrement mais un espèce de soulagement me parcourut. Les affaires reprenaient.

Nous avons un gros problème. Une de nos stations de recherche sous dôme sur la lune de Caleston ne répond plus. Après inspection et recherche, il s'est avéré que la station a été prise d'assaut par des bandits et des pirates. Nous y aurions normalement envoyé notre force sur place mais c'est un véritable petit détachement qui s'y est positionné. Et les Affaires Internes s'en sont mêlées. J'eus pour toute réaction qu'un froncement de sourcils. Si les AI étaient impliquées, cela ne sentait pas bon. Mais pourquoi diable avaient-elles besoin d'une frégate de la Cinquième ?

Ils n'ont pas des équipes d'intervention pour ce genre de problèmes ? Pourquoi on aurait besoin d'une frégate de la Cinquième, Amiral ? La voix de ma supérieure devint plus froide et cassante.

Justement j'y viens, Lieutenant-Commandant. Les AI ont expressément demandées le soutien d'une force armée si possible dirigée par un soldat N car il se pourrait que l'un des chefs de ce détachement de pirates soit un ancien soldat chevronné. Ce n'est pas un N mais les AI ont estimées que leur seule équipe d'intervention n'est pas suffisante. J'ai pensé que cette mission devrait être la grande première pour l'Okinawa et son N5 de Lieutenant-Commandant. Vous ferez équipe avec cette unité d'intervention, leur chef est le Lieutenant Blanche Faydal. Ils se dirigent vers l'Okinawa à bord d'une navette et devraient arriver dans l'heure qui arrive. Les AI ont acceptés que vous preniez en charge dès maintenant l'opération et que vous la meniez à bien. Je détournais légèrement le regard avant de le reporter vers ma supérieure qui avait maintenant les bras le long du corps.

Très bien. Quels sont les ordres, Amiral ?

Vous me nettoyez cette station de toute cette vermine, vous ne faites pas de prisonniers. L'examen de leurs OmniTechs nous donnera certainement l'adresse de leur planque. Il y a une équipe de scientifiques certainement retenus en otage. Inutile de vous dire qu'aucun mal ne doit leur être fait. Ou alors de limiter les pertes le plus possible. Je ferais parvenir à votre plate-forme de commandement, les informations nécessaires pour votre briefing. Des questions, Lieutenant-Commandant ?

Aucune Amiral. Bien pris, chef. Je la saluais.

O'Neill, terminé. Elle me rendit mon salut avant de couper l'appel.

À peine ai-je coupé l'appel à mon tour que Snakeshit prévint tout le vaisseau que la navette de l'équipe envoyée par les Affaires Internes se pointait sur le ladar. Je sortis alors rapidement de la salle de communications, Haver sur mes talons. Comme à son habitude, elle ne posa pas de questions et je lui en fus intérieurement reconnaissante, je n'avais pas envie pour le moment de me lancer dans une série d'explications concernant notre prochaine mission et je voulais encore digérer les informations transmises par O'Neill. Je franchis de nouveau le portique de sécurité avant de tomber nez-à-nez avec le chef de la sécurité, le major Kennedy. L'homme était bien bâti et avait une coupe étonnamment toujours impeccable comme s'il sortait à chaque fois du coiffeur avant de me voir, le brushing de ses cheveux nickel chrome. Sans un mot, il m'accueillit de son sourire charmeur qui marchait peut-être sur Rebecca ou Haver mais je ne fis qu'arquer un sourcil en le voyant, sans m'arrêter. Toutefois, la présence du chef de la sécurité du vaisseau s'avéra indispensable et celui-ci le comprit immédiatement en se mettant à hauteur de Haver, sur mes talons. Il fallait maintenant prendre la direction de la soute alors que Snakeshit annonça la navette en visuel. Dans l'ascenseur, j'adoptai la même position que Haver avait pris alors que je m'entretenais avec le contre-amiral. Dans mon dos se tinrent mes deux subalternes mais Haver ne pipa mot tout comme Kennedy qui lui, vérifia que son Predator était opérationnel. L'ascenseur arriva un peu trop vite à mon goût au pont de la soute.


- Pont 5, soute de l'Okinawa

En position dans la soute, j'avais préparé le petit comité d'accueil pour nos amis des Affaires Internes, composé de quelques soldats de la sécurité, Atkinson, Kennedy et Haver. Reeves était quant à lui obstinément campé devant ses écrans de contrôle mais je le soupçonnai d'observer discrètement ce qui se passait sans trop vouloir se mêler aux nouveaux venus. Je ne les associai pas trop vite avec le terme de "pourris" c'était un raccourci bien trop facile qui pouvait même devenir un amalgame très gênant. Avec un brin d'optimisme, je pensai que les Affaires Internes avaient leurs chats noirs et leurs bons éléments comme chaque service de l'Alliance ou même comme partout. Nous avions aussi nos propres pourris au sein de la Cinquième, nous n'étions pas non plus exempts de tout reproche. La voix de Snakeshit retentit dans la soute via l'intercom et nous annonça qu'il avait donné l'autorisation à la navette des Affaires Internes de se poser dans la soute. Le Kodiak de nos amis de l'intérieur sera gardé à bord et solidement harnaché aux parois de la soute, le temps de leur mission. Nous avions largement la place pour une navette de plus et cela ne posait pas de problèmes majeurs, seulement, j'espérai aussi que cette mission ne s'éterniserait pas et qu'ils repartiraient aussi vite qu'ils étaient venus. Peut-être que nous leur donnerions un coup de main pour leur intervention mais je n'oubliai pas non plus qu'ils étaient des Affaires Internes. Et s'ils allaient fouiner un peu partout pour s'assurer que l'Okinawa est en règle et que tout se passait bien à bord ? Si leur mission n'était qu'un prétexte ? Non c'était beaucoup trop gros à mon sens... J'en voudrais bien entendu, aux Affaires Internes si quelques semaines plus tard, j'étais relevée de mon commandement pour négligence. D'un autre côté, je préférai ne pas y penser et je me demandai maintenant à quoi pouvait bien ressembler leur chef. À en croire le prénom, ce devait être une femme, je ne connaissais pas du tout un seul homme qui s'appelait Blanche. Quel nom étrange... Cela ne m'évoqua absolument rien alors que la porte de la soute s'ouvrit, laissant la navette atterrir à bord, les boucliers de la frégate nous protégeant des effets du vide intersidéral de l'extérieur. Le pilote de la navette eut un peu de mal à négocier l'atterrissage mais tout se passa globalement bien. Peu après, les soldats des Affaires Internes de l'Alliance sortirent du Kodiak noir de l'Alliance et une femme prit leur tête. Quelques instants plus tard, je fis un pas en avant et demanda d'une voix neutre mais qui se voulait accueillante.

Lieutenant Blanche Faydal ? Je suis le Lieutenant-Commandant Raikes, je vous souhaite la bienvenue à bord du SSV Okinawa.


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Dernière édition par Ada J. Raikes le Ven 18 Aoû 2017, 00:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Dim 02 Juil 2017, 20:23

La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable


La journée avait été éreintante, des entrainements quasi en continu pour finir par une interminable cérémonie. Elle avait une pause de deux petites heures avant de devoir enchaîner par un diner de gala avec d’autres officiers et représentants de l’Alliance. Enfin, ça serait sa chance de pouvoir recroiser sa mère depuis sa promotion au grade de Commodore, avec leurs différentes affectations, elles ne se croisaient majoritairement plus qu’en holo-conférences ces derniers temps.
Elle décida de rentrer chez elle pour se détendre et se reposer un peu avant d’affronter la réception. La dernière fois qu’elle avait pu participer elle sortait de l’école d’officier et venait d’intégrer les Affaires Internes. Sa mère avait tenu à la présenter à ses collègues et amis officiers supérieurs et elle ne compte plus le nombre de plaisanteries auxquelles elle s’était forcer de sourire ou même de rire. Cela portait soit sur son physique, soit le plus généralement sur son affectation, qu’elle pouvait venir fouiller dans leurs dossiers quand elle le souhaitait, qu’il fallait oser choisir les Affaires Internes quand on savait ce que sa mère faisait ou encore qu’il faudrait être au niveau pour venir défier leurs hommes, faisant mine de tâter ses bras en plaisantant. Elle ne leur avait pas répondu que justement, les groupes d’intervention des Affaires Internes s’entrainaient à combattre les unités de l’Alliance en étudiant des manœuvres de contre pour les tactiques généralement utilisées par les soldats. Enfin, avec la nouvelle fonction de sa mère, il y aurait surement encore plus d’officiers auprès desquels se présenter et encore plus de plaisanteries douteuses…
Enfin, pour le moment, elle rentrait chez elle pour profiter de ce bref répit. Une fois la porte de son appartement passée, elle laisse tomber son uniforme sur le sol, se mettant à l’aise. Elle fait un détour dans sa cuisine pour récupérer une salade de fruits et se laisse tomber sur son sofa en allumant sa télévision pour zapper sur les chaînes jusqu’à trouver un holo qui lui convienne. Elle le regarde pendant quelques instants, il est question d’une histoire d’exploration d’un site de fouilles prothéennes qui tournait mal, le réalisateur avait eu dans l’idée de rajouter des rachnis à l’intrigue, transformant le tout en un scénario de survie où seuls le beau soldat et la jolie scientifique s’en sortait. Elle regarde rapidement ce chef d’œuvre d’un œil distrait, son attention se portant sur son ordinateur à proximité.
Elle avait entrepris de modifier son interface de visée, pour l’afficher directement dans son casque. Pour l’instant, elle se servait de la caméra de ses tourelles pour cela, mais elle souhaitait pouvoir en faire autant avec celle de son casque. Le hic était que le temps de latence qu’elle avait actuellement n’était pas encore optimal, il lui fallait, à défaut d’ajouter davantage de puissance aux processeurs, diminuer la complexité des calculs. Elle pouvait passer par des spécialistes en armement pour faire ça, mais ça l’occupait et surtout ça lui permettait d’avoir ce qu’elle souhaitait. A terme, son idée était de relier cela aux servomoteurs de son armure pour pouvoir rediriger son bras et ajuster le tir simplement en regardant la cible. Mais c’était encore très loin d’être gagné donc elle poursuivait ses séances sur le champ de tir pour perfectionner son niveau actuel.
Elle pianotait sur son interface quand son interphone sonna. Se levant, elle va pour décrocher, laissant ses affaires sur le sofa.

« Oui, bonsoir ? » Dit-elle en décrochant, regardant alors le visage de son aide de camp s’afficher sur le petit écran.

« Lieutenant, c’est moi, nous avons une urgence. » Lui répond la Caporale Anne Hopkin.

« Très bien, monte. » Blanche lui active l’ouverture du bâtiment avant d’aller dans sa chambre afin de préparer ses affaires. En tant qu’aide de camp, Anne avait tous les accès déjà pour son appartement, mais elle préférait sonner d’en bas pour avertir de sa présence plutôt que de frapper à la porte. Enfin, comme à son habitude, elle frappa quand même pour s’annoncer avant d’ouvrir et d’entrer chez Blanche. Cette dernière remplissait un sac avec son équipement quand Anne entre dans sa chambre.

« C’est une mission de sauvetage et récupération sur une base lunaire. On a les détails sur ce datapad… Tu ne préfères pas aller t’habiller pendant que je termine ton sac ? »

Blanche baisse les yeux pour constater la nudité de ses jambes. Certes elle serait légère et nettement plus agile, mais niveau protection… Elle opine avec un petit sourire vers son aide de camp pour récupérer une tenue qu’elle enfile rapidement pendant que la caporale finie d’empaqueter ses affaires. Assise sur le lit, Blanche glisse ses pieds dans ses bottes, Anne se baisse alors pour lui faire les lacets d’une et lui faire gagner du temps.

« J’ai de plus en plus l’impression que tu me maternes… » Lui dit Blanche avec un petit rire.

« Si tu me donnais moins de raisons de le faire aussi ! » Rétorque Anne en se redressant, frottant ses mains sur ses cuisses. « Vos affaires sont prêtes mon Lieutenant. »

« Bien, mettons-nous en route alors Caporal. » Blanche se lève du lit dans une impulsion, laissant Anne prendre le sac. Elle ne lui avait pas vraiment demander, cette dernière s’en était naturellement saisi pour se diriger vers la porte et attendre que Blanche ne sorte et passe devant pour la suivre. Elles quittent l’appartement du Présidium pour monter à bord une navette les attendant non loin de là et rejoindre les quais pour embarquer à bord du Thermopylae. Lors du trajet, Blanche en profite pour envoyer un message à sa mère, s’excusant de ne pas pouvoir la rejoindre dans la soirée, mais néanmoins soulagée de ne pas avoir à y participer.




A bord de sa corvette, elle convoque son équipe dans la salle de commandement afin de leur présenter la situation. Elle affiche une version magnifiée de la lune Caleston, zoomant peu à peu vers l’une des bases sous dôme. Elle pianote sur quelques boutons puis les plans des bâtiments viennent se superposer sur les images. Se redressant, elle s’éclaircit la voix avant de prendre la parole.

« Messieurs, dame, nous avons été missionnés pour une urgence. Une base de recherche sur Caleston a été attaquée il y a peu, nous avons perdu toutes communications avec. Cette station de recherche a été développée en partenariat avec la société Eldfell-Ashland Energy afin de travailler sur le développement de nouveaux modèles de lasers, que ce soit à des fins de forage ou militaire. » Elle marque une courte pause en regardant les six personnes présentes afin de les laisser assimiler le début du briefing. Puis elle reprend, changeant les plans des images affichées.

« Dans les dernières retransmissions que nous avons réceptionnées, il y avait des images de sécurité montrant un bon nombre d’assaillant, manifestement des pirates. Mais surtout, nous avons pu identifier un visage parmi eux. » Elle fait un signe à Anne qui appuie alors sur différentes touches, affichant alors un extrait des vidéos avec une image d’un des pirates.

« Nous pensons qu’il s’agit de l’ancien capitaine Pierre Tipiak, un ancien marine ayant déserté en 2190. Il faisait partie des forces spéciales et avait même refusé son invitation pour le programme N7. Bref, c’est un client. » Tandis qu’elle le décrit, Anne fait s’afficher l’ancienne fiche du capitaine, montrant ses faits d’armes. « Il aurait donc créer un équipage de pirates après son départ, les causes de ce dernier sont assez floues, certains pensent que ce serait lié à sa psychologie fragilisée par la guerre contre les moissonneurs. Enfin, quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas le laisser s’emparer de ce genre de technologies et risquer que cela tombe dans de mauvaises mains. »

Blanche marque une nouvelle pause, regardant un par un chacun des membres de son équipe présent dans la salle. Puis elle lève le poing et dresse son pouce, son index et son majeur.

« Nous avons donc trois objectifs principaux, sauver les technologies, protéger et exfiltrer les scientifiques et neutraliser le capitaine Tipiak. Vous en conviendrez, juste pour une équipe, cela va faire beaucoup, nous avons donc reçu une autorisation de réquisition. Reste à trouver des forces disponibles à proximité de ce secteur, Anne, des suggestions ? »

Anne, sur son ordinateur, pianota quelques instants pour afficher une carte de la galaxie et zoomer en direction de la Travée de l'Attique puis de la Faille de Caleston. Elle applique quelques filtres sur l’image pour mettre en valeur différents vaisseaux de l’Alliance patrouillant dans les environs.

« Je pense que le vaisseau le plus proche et le plus à même de nous prêter assistance pour cette mission est celui-là, le SSV Okinawa, une frégate de la Cinquième Flotte sous les ordres du Lieutenant-Commandant Ada Jane Raikes. En tant que telle, elle doit être dotée d’assez de personnel pour nous porter assistance, nous pourrons même espérer avoir des alliés d’expérience avec nous. »

Blanche opina en direction de la caporale avant de reprendre la parole.

« Nous allons donc contacter la Cinquième Flotte pour leur exposer la situation, nous commencerons par demander leur assistance avant d’évoquer l’autorisation de réquisition, ils seront plus enclins à nous aider s’ils ont l’impression que ça vient d’eux. Nous demanderons s’ils ont des N dans les environs aussi, au cas où. Hanz, je vous laisse vous en charger, vous leur indiquerez des coordonnées auxquelles nous les attendrons, nous prendrons un Kodiak pour les rejoindre. Le Thermopylae restera en stand bye au cas où nous aurions besoin du scanner Argus. Sur ce, rompez. »




Saluant les soldats, elle les laisse retourner à leurs occupations en vue de préparer leur mission. Ils allaient avoir un peu de temps pour effectuer les préparatifs de leur côté avant de rejoindre les autres troupes de l’Alliance. Se dirigeant vers l’armurerie, Blanche en profite pour passer en revue son équipement. Prenant ses armes, elle les dispose sur les établis avant de prendre soin de les démonter entièrement et de nettoyer la moindre pièce, huilant quand c’est nécessaire. Avec la même attention, elle remonte ses armes, suivant des gestes répétés des centaines de fois. Une fois ses armes vérifiées et parfaitement propres, elle recommence avec ses tourelles volantes. Elle en avait perdu une il y a peu sur Elysium, même s’il ne s’agit que d’objets, d’outils, elle avait fait l’erreur de les nommer toutes les trois, en perdre une, Cléa, lui avait fait quelque chose d’étrange et de peu logique. Il ne lui restait plus que Zoé, Théa, et la petite nouvelle Sara. Et puis, cela avait le mérite d’amuser ses collègues quand ils voyaient son interface visuelle avec des noms en plus de ceux de l’équipe. Une fois l’entretien terminé, elle les active une par une pour vérifier leurs fonctions. Zoé était en parfait état de marche, mais Théa avait un petit défaut dans un de ses rotors, son vol la faisait légèrement pencher à gauche, rajouter un peu de champ à l’hélice devrait lui permettre de corriger cela. Pour la dernière, Sara, elle n’avait pas encore réussi à obtenir la résolution idéale pour sa caméra, les vues longues distances étaient un peu floues. Surement un problème de lentille qu’il lui faudrait résoudre au plus vite.

Elle terminait la maintenance de son équipement en vérifiant l’interface de piratage de son omnitech quand Anne vient la chercher pour lui indiquer que l’Okinawa avait répondu présent et allait arriver d’un moment à l’autre. Elle convoque alors son équipe en zone d’embarquement, leur laissant dix minutes pour se préparer. Contrairement à leurs ‘’hôtes’’, ils n’allaient pas pouvoir passer par la case vestiaire dans leur vaisseau, ils devaient donc arriver sur la frégate équipés et prêts à passer à l’action. Blanche enfile donc sa combinaison sombre, vérifiant toutes les attaches et protections, s’assurant que tout soit parfaitement en place et fonctionnel. Une fois préparée, elle va dans son casier récupérer ses armes. Elle glisse à sa ceinture son Paladin et sur l’attache droite de son dos, son Hurricane. Après un petit moment d’hésitation, elle prend aussi son Avenger qu’elle accroche sur l’attache gauche. La mission allait être dangereuse et probablement longue, avoir une arme en plus lui garantissait d’avoir plus de munitions et donc allait accroitre la durée de sa combativité.
Une fois prête, elle rejoint la zone d’embarquement, seulement huit minutes après avoir convoqué ses hommes. Comme à leurs habitudes, Anne et John arrivèrent une trentaine de secondes après elle. Elle les soupçonnait d’attendre et de compter pour s’assurer d’arriver après elle, mais avant les soldats, cette pensée éclaira son visage d’un petit sourire qu’elle masqua rapidement en voyant les quatre autres soldats arriver. Tous présents, elle donna l’ordre d’embarquer dans la navette pour la faire décoller en direction du point de rendez-vous.
Installés dans la navette, peu parlèrent pendant les premières minutes de vol, tous préférant faire le point, méditer ou prier pour certains, n’étant pas certains de pouvoir le faire plus tard. Puis le Kodiak pu enfin rejoindre la frégate. Ils avaient décidé de laisser Mark Jërgsen, le ‘’nouveau depuis dix mois’’ manœuvrer la navette. Sa formation semblait laisser à désirer au vu des différents essais qu’ils avaient pu effectuer au fil du temps, mais le laisser pratiquer était la seule solution pour qu’il s’améliore. Blanche tenait à ce que tous les membres de son équipe soient à même de piloter, opérer une communication ou mettre en place des premiers soins, ainsi, en cas de soucis, il restait possible pour l’escouade, même en cas de pertes, de subsister.




Après quelques tangages du Kodiak, Mark arrive à faire se poser le véhicule dans la soute de l’Okinawa.
Les six membres se réunissent alors devant les portes, en attendant qu’elles s’ouvrent sur l’intérieur du vaisseau et son équipage. Un comité de réception semblait les attendre à quelques mètres de la navette. Blanche prend alors la tête de son équipe et pose le premier pied sur le sol de la frégate pour se diriger vers les troupes de l’Alliance. Une grande femme aux allures asiatiques est positionnée au centre et s’avance de quelques pas dans sa direction pour la saluer en se présentant.

Plutôt grande, Blanche doit lever le visage pour la regarder dans les yeux et répondre, remarquant alors son visage.

« Bxkrjr… »

Dit-elle alors, ayant visiblement perdu ses mots. Elle allait probablement rester un instant à ne rien rajouter d’autre à simplement regarder la femme lui faisant face si un coup de coude savamment et discrètement placé par Anne ne l’avait pas rapidement sortie de sa torpeur.

« Bonjour et merci pour votre accueil. » Reprend-t-elle alors rapidement, tentant de faire abstraction de sa précédente réplique.

« Lieutenant Blanche Faydal ? Je suis le Lieutenant-Commandant Raikes, je vous souhaite la bienvenue à bord du SSV Okinawa. »

« Nous vous savons gré de l’assistance que vous nous portez dans cette mission. Souhaitez-vous que nous fassions un briefing commun avant de commencer ? »

Le Lieutenant-Commandant Raikes leur indiqua de les suivre vers le centre de commandement de l’Okinawa pour procéder au briefing commun. Durant le trajet, John Hermann se penche légèrement vers Blanche pour lui murmurer.
« Magnifique présentation Lieutenant !
- La ferme John…, lui répond Blanche, encore quelque peu honteuse.
- Ce n’est rien, ça arrive, et je dois dire que les pommettes et oreilles rouges ça met tes cheveux en valeur ! » Dit-il en s’éloignant dans un grand sourire, laissant Blanche à ses pensées.

Elle avait tout envisagé sauf cela, et il fallait que ça lui arrive maintenant, en pleine mission…


Feat Ada J. Raikes


Dernière édition par Blanche Faydal le Mer 02 Aoû 2017, 23:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Mar 04 Juil 2017, 00:39
L.C.A.I.N.J.P.A.A


- Environs de la station Arcturus II, Flux d'Arcturus
- Pont 5, soute de l'Okinawa

Je saluai les nouveaux arrivants en m'avançant avant de m'arrêter pour les observer d'un air attentif. Du coin de l'œil, je pus voir que le Kodiak noir des Affaires Internes s'était arrêté pour de bon et qu'un jeune pilote s'en était extrait afin de procéder aux vérifications d'usage. Les soldats dans leurs armures noires des Affaires Internes purent reconnaître mes passants d'épaule ainsi que le col légèrement relevé de mon uniforme quotidien propre aux officiers et me rendirent mon salut. Je remisai alors ma main le long de mon corps avant de baisser mon regard de quelques centimètres sur la femme de tête qui arborait les galons discrets de Lieutenant sur son armure et le sigle des Affaires Internes sur l'épaule gauche et je pus donc détailler celle qui était l'officier dirigeant l'escouade ayant demandé notre aide. C'était une jeune femme qui devait aller sur les dernières années de la vingtaine, bien plus jeune que moi. Son visage était fin et presque angulaire avec des joues légèrement creusées mais l'ensemble était agréable à regarder, la peau claire et presque imperceptiblement bronzée du visage, contrastant admirablement avec la couleur azur de ses prunelles perçantes en forme d'amande mais aussi la petite rougeur de ses lèvres qu'elle devait agrémenter d'un rouge discret et sobre. Dans le règlement de l'Alliance, les femmes étaient autorisées à arborer un maquillage sur le visage mais dans les limites de la sobriété et le lieutenant Faydal avait obéit à cette règle tout comme moi qui, pour ma part, arborait un discret eye-liner et des sourcils finement redessinés ainsi qu'un doux rouge sur les lèvres. La coiffure, d'un blanc étonnant pour quelqu'un d'aussi jeune, de la même teinte que la couleur de cheveux d'une vieille personne était courte, pas autant que moi mais je ne pouvais pas qualifier cela de cheveux longs. Seule une assez grande mèche de cheveux à l'avant du crâne s'occupait de donner un contraste à sa coiffure, parfois coupée à ras. Un élément venait néanmoins perturber ce, il fallait l'admettre, bien joli minois, il s'agissait du viseur qu'elle avait devant l'œil gauche. Je n'en utilisais pas moi-même, je supposai donc que cette femme combattante devait s'en servir lorsqu'elle était en mission et devait user de technologie pendant les combats comme des drones ou des tourelles sans à devoir passer par un casque.

La dénommée Blanche Faydal me rendit mon salut mais restai interloquée devant moi. J'arquai un sourcil en me demandant si je n'avais pas stupéfait ma collègue des Affaires Internes ou si je l'intimidais. Elle resta bloquée pendant quelques secondes et j'allai lui demander si tout allait bien lorsqu'une de ses soldats, une autre jeune femme, vint lui donner un léger coup pour la sortir de sa torpeur. Je gardai toujours mon expression neutre quoique mon sourire en coin habituel se dessinait doucement mais intérieurement, cela m'amusa légèrement car autre détail intéressant, Blanche Faydal était en train de rougir. Je pouvais clairement voir que ses joues et ses pommettes avaient pris une teinte écarlate alors qu'elle m'avait fixé pendant au moins six à sept bonnes secondes. Malgré le réveil orchestrée par sa subalterne, la lieutenant des Affaires Internes resta rougissante mais put cette fois, parler clairement. Elle me remercia de l'accueil que je lui avais réservé à bord de mon vaisseau avant de suggérer de commencer notre collaboration par un briefing commun. J'opinai à la femme aux cheveux blancs en me représentant mentalement le centre de commandement où le briefing pour tout le monde se déroulerait. Nous serions nombreux et peut être légèrement à l'étroit mais il y aurait bien de la place pour quelques personnes en plus. Les informations envoyées par le contre-amiral O'Neill à propos de l'opération qui s'apprêtait à se lancer devaient être déjà arrivées et certainement préparées par mes opérateurs afin que le-dit briefing puisse se tenir. Pendant une autre paire de secondes j'observais les autres soldats de Faydal qui étaient eux aussi à visage découvert. Aucun ne semblait véritablement dépasser la trentaine ne serait-ce que la femme qui avait donné un coup à sa supérieure pour la réveiller, elle était bien jeune pour un soldat et je commençai à comprendre un peu pourquoi les Affaires Internes avaient demandé de l'aide. À part quelques uns d'entre eux, les soldats de l'équipe de Faydal semblaient bien jeunes, certainement expérimentés mais peut-être pas encore assez pour cette mission. Bien sûr, je ne fis que des suppositions. Je décidai à cet instant de commencer à donner mes ordres d'une voix sérieuse et ferme en me tournant vers mes propres soldats derrière moi.

Atkinson, vous allez collaborer avec leur pilote, supervisez la préparation de leur Kodiak et du nôtre, je veux que vous soyez prête lorsque nous entamerons cette mission une fois à Caleston.

Bien pris, Lieutenant-Commandant me répondit ma pilote de Kodiak en opinant d'un air concerné avant de fendre à travers le groupe des soldats des Affaires Internes sans aucune gêne et d'aller rejoindre le pilote du Kodiak noir.

Nous irons au centre de commandement sur le pont 2 mais avant que vous ne poursuiviez plus avant, soldats, je vais vous demander et cela s'applique à vous également, Lieutenant, de remettre vos armes au Sous-Lieutenant Reeves ainsi que de passer vos armures à la décontamination. Personne à bord de mon bâtiment n'a le droit d'être armé hormis mon personnel de sécurité. J'espère que vous comprendrez aisément ses mesures.

Quelques soldats de l'équipe de Faydal commencèrent à émettre des protestations par rapport aux ordres que je venais de donner et je m'attendais à ce qu'il y ait des grommellements et des regards légèrement irrités envers moi mais ils voyaient que je ne blaguais pas et que je resterais inflexible sur ce point. Kennedy commençait déjà à les regarder d'un air courroucé et j'ignorais les jérémiades des protestataires en indiquant du pouce l'entrée qu'ils devaient emprunter pour passer à la décontamination puis l'armurerie où ils devaient déposer leurs armes. J'en profitais pour aller glisser à mon sous-lieutenant de la logistique qui supervisa d'un air beaucoup plus sombre et hargneux que moi les soldats des Affaires Internes qui trainaient des pieds.

Gardez les à l'œil Reeves, ils sont censé être du même côté que nous mais on ne sait jamais, veillez à ce qu'ils déposent bien leurs armes et armures.

Comptez sur moi, Raikes. Allez les bleusailles on s'active, le Lieutenant-Commandant n'a pas toute la journée à vous consacrer !

Les soldats des Affaires Internes mirent plusieurs minutes pour faire ce que nous leur avions demandé, sous l'œil méfiant du sous-lieutenant Reeves qui s'occupa de bien vérifier que chaque arme avait été déposée et qu'ils étaient tous passés à la décontamination. Les protestations s'étaient calmées mais je sentais bien que certains parmi eux n'étaient pas d'accords. Je comptais sur le lieutenant Faydal pour tenir ses soldats car c'était son travail et non le mien, ses hommes étaient temporairement sous mes ordres mais ils étaient surtout sous ceux de Faydal. En parlant d'elle, je la visualisais encore devant moi en train de bafouiller pour se reprendre et intérieurement cela m'amusa. J'étais en train de me demander si je ne lui avais pas tapé dans l'œil ou quelque chose comme ça mais je la vis de nouveau devant moi, dans son uniforme de l'Alliance, légèrement différent de ceux que nous portions et toujours frappé du sigle des Affaires Internes. Pour le moment cela ne se passait pas trop mal, malgré les réticences des soldats des Affaires Internes à enlever leurs armures et de se débarrasser de leurs armes, il n'y avait pas eu de rixe majeure ou même de dispute, ils savaient qu'ils n'était pas ici chez eux et que leur présence éveillait déjà la méfiance au sein de mon équipage. Je supposai qu'il n'y avait aucune enquête sur le moindre de mes soldats mais je n'étais pas non plus trop tranquille. La lieutenant qui les commandait était mignonne il était vrai mais un joli visage ne voulait rien dire. Je ne remettais pas en cause les compétences de Faydal mais j'espérais qu'elle puisse faire en sorte que tout le monde reste tranquille. Au moindre problème, Affaires Internes ou non, je refuserais que la collaboration aille plus avant. La petite troupe de l'intérieur se forma de nouveau devant moi et dans leur dos, le sous-lieutenant Reeves leva discrètement son pouce dans ma direction avant de retourner à ses écrans. Je fis donc signe à tout le monde de me suivre jusqu'à notre destination.


- Pont 2, passerelle et centre de commandement

Durant le trajet dans l'ascenseur, une certaine tension s'installa. Personne ne pipa mot alors que nous étions une bonne quinzaine dans l'ascenseur central de l'Okinawa, le silence brisé uniquement par le bruit engendré par le déplacement de l'ascenseur. La tension que je ressentais ne venait non pas du fait que personne ne parlait ni même que deux unités différentes de l'Alliance se retrouvaient dans un espace plus restreint que la soute. Elle provenait de Faydal. Lorsque nous nous étions placés dans l'ascenseur, la jeune femme s'était retrouvée juste à côté de moi et je pus ressentir comme une tension étrange qui émanait d'elle. Alors que je la sentis qui s'installait, je tournai légèrement la tête vers, sans sourire cette fois et je la regardai comme si elle en était responsable. D'un autre côté, je me demandai aussi si ce n'était pas moi qui en était également responsable parce que voir ce beau brin de jeune femme, avec ses cheveux aussi clairs voire blancs, m'avait fait un effet étrange. Je ne pouvais nier la beauté en uniforme qui se tenait à côté de moi mais mon propre esprit m'envoya un signal d'alarme. Ce n'était pas le moment de se demander ce que je ressentais vraiment pour Faydal malgré qu'elle était juste à côté de moi et que je venais de la rencontrer il y a à peine quelques minutes. La mission était plus importante pour le moment et voyant que Faydal ne semblait pas très à l'aise voire presque gênée d'être là, mes lèvres s'étirèrent en mon sourire en coin que j'arborais souvent, cherchant à la rassurer un peu tout en restant discrète. Nullement l'intention de lui montrer un quelconque intérêt mais bien de la rassurer parce que je sentais pertinemment qu'elle était légèrement stressée. À cause de moi ou de la mission, je ne savais pas mais le fait était là et qu'elle eut de l'intérêt de moi ou pas ne changeait en rien ma manière de me comporter avec elle. L'ascenseur nous déposa sur le Pont 2 et une agitation régnait déjà à cet étage de l'Okinawa. Nous sortîmes rapidement de l'ascenseur et je donnai mes ordres à mes subalternes toujours aussi sérieusement et fermement.

Bien, je déclenche l'opération immédiatement. Haver, prévenez Snakeshit de mettre en route l'Okinawa pour le relais et à terme pour arriver dans les environs de Caleston, je veux être sur place au plus vite, mettez l'Okinawa en état d'alerte, à partir de maintenant, nous sommes en mission. Kennedy, renvoyez vos hommes à leur poste et faites préparer l'équipe d'intervention, je les veux prêts dans les plus brefs délais. Rejoignez-nous ensuite au centre de commandement, Haver.

Mes soldats opinèrent et me gratifièrent d'un "Oui, Lieutenant-Commandant" avant de partir s'exécuter, l'une vers le cockpit l'autre en repartant avec ses soldats puis je regardai une dernière fois Faydal et son équipe avant de repartir. On passa le portique de sécurité, mes deux soldats de la sécurité légèrement surpris de voir toute cette équipe des Affaires Internes débarquer. Je fis un signe de tête rassurant à mes soldats qui restèrent cependant debout en voyant toute cette unité passer le portique qui ne se déclencha pas. Parvenus au centre de commandement, un des opérateurs vint m'annoncer que le briefing était prêt et je le gratifiais d'un léger sourire bienveillant en le remerciant. L'opérateur me sourit en retour avant de retourner à son poste plus rapidement qu'il n'était venu. Rassemblés autour de la plate-forme de commandement où s'affichait maintenant un plan de la station, je me plaçai à côté d'une interface mais ne parla point. J'attendis le retour de ma commandant en second patiemment, sans regarder les soldats des Affaires Internes ni Faydal, concentrée sur ce que je voyais et le plan. La chevelure blonde de Haver arriva quelques minutes plus tard en compagnie de six soldats de la force d'intervention et deux autres soldats de la sécurité vinrent interdire l'accès au centre de commandement. À peine Haver m'avait rejointe de son air sévère habituel que la voix de Snakeshit retentit dans l'intercom, nous prévenant avant le passage du relais. L'Okinawa fut alors pris d'une légère secousse tandis que la frégate de l'Alliance passa par le relais pour rejoindre sa destination. L'heure était maintenant venue pour entamer ce briefing. La disposition des soldats autour de la plate-forme de commandement était assez intrigante. D'un côté il y avait les six soldats des Affaires Internes, à côté d'eux Faydal. Je me tenais non loin d'elle, Haver était sur l'interface de contrôle de la plate-forme et mes soldats étaient à un mètre de ma commandant en second, presque à l'opposé des soldats de Faydal. Sans plus attendre, le briefing débuta. À ce moment précis, quinze personnes se trouvaient autour de la plate forme de commandement, attendant la suite.

Soldats. Ce briefing a pour but de nous informer à propos de cette mission d'une grande importance et à déterminer le plan d'attaque. Je ne sais pas si nos collègues des Affaires Internes ont déjà eus droit à ces informations mais il me paraît de bon ton de les rappeler.

Haver fit alors défiler différentes informations holographiques qui apparurent sur la plate-forme de commandement. Mes soldats commencèrent à observer attentivement ce qui se passer. D'un air sérieux et concentré, je commentai donc ce qui défilait.

Nous avons donc reçu des appels de détresse provenant de la lune de la planète Cernunnos dans la Travée, j'ai nommé Caleston. Syneu n'est pas attaquée ni même aucune colonie importante mais l'ennemi a frappé un endroit bien précis : l'une des plus importantes stations de recherche d'Eldfell-Ashland Energy. D'après les renseignements envoyés par la Cinquième, cette station fait notamment des recherches dans le domaine du forage. Ce n'est néanmoins pas la question qui nous préoccupe. Ce qui nous préoccupe ici, est que cette station est maintenant remplie de pirates.

Haver fit maintenant défiler des images montrant l'assaut des pirates puis l'occupation des lieux. Les pirates étaient un peu désordonnés dans leur coordination mais avaient pris très rapidement les lieux et prit en otages les scientifiques de la station. Un visage ainsi que plusieurs lignes de caractères apparurent. C'était un homme à l'air patibulaire, le visage barré d'une légère cicatrice sur sa joue gauche tandis qu'un cache-œil était présent sur l'œil-droit. À cet instant, l'Okinawa fut pris d'une énième secousse après les autres survenues précédemment et la voix de mon pilote annonça notre arrivée dans le système Balor, là où se trouvait la lune Caleston.

Je pense que l'homme que nous voyons à présent est surtout ce qui doit intéresser nos amis des Affaires Internes. Je vous présente l'ex-capitaine de l'Alliance Pierre Tipiak. Anciennement de l'armée de terre et membre d'une unité spéciale, cette jolie petite raclure a décliné une invitation au N7 et a déserté l'Alliance il y a un peu plus d'une décennie. Autant vous dire que nous n'avons pas une recrue sur les bras. Nos ordres ont légèrement changés sur directive du contre-amiral O'Neill. En plus de la neutralisation des pirates, les technologies doivent être sauvées et les scientifiques mis à l'abri. Le capitaine Tipiak doit également être appréhendé et abattu seulement en dernier recours. Pour ce qui est des pirates, nous avons ordre de les abattre sans faire de prisonniers, seul Tipiak doit être pris vivant.

Le plan de la station réapparut à nouveau. Haute d'un étage, l'installation n'était pas immense et s'étendait sur une petite distance, juste de quoi être englobé par le dôme de protection comme il en existait pour les colonies. Il y avait l'entrée principale qui donnait ensuite sur des escaliers qui menait à l'étage supérieur où se trouvaient des bureaux. Les laboratoires se trouvaient peu après les bureaux avec dans une autre aile du bâtiment, les salles de repos et un petit réfectoire ainsi qu'une cuisine. Au rez-de-chaussée, il y avait deux salles de réunion. Après les laboratoires, il y avait une salle un peu plus grande qui devait faire office de salle de test pour les prototypes de forage. Des sanitaires se trouvaient à chaque étage et des entrées plus petites, au nombre de quatre, servant certainement pour le personnel de maintenance et d'entretien de la station clignotèrent doucement, mettant en valeur des points d'entrée potentiel, l'une d'elles débouchant non loin des salles de réunions, l'on devait emprunter un escalier de service pour les deux autres qui débouchaient l'une dans les bureaux, l'autre dans les laboratoires, la dernière se trouvant sur le toit. Je jetais un regard à Faydal et ses hommes d'une part, pour m'assurer qu'ils étaient toujours concentrés sur le briefing, d'autre part... je ne pouvais empêcher mon regard de glisser sur la jeune lieutenant.

Cette mission est avant tout une mission de sauvetage. Les données sur la technologie ainsi que les scientifiques doivent être notre priorité. Pour les Affaires Internes, il y a en plus la nécessité d'appréhender Tipiak. Mes soldats et moi vous prêteront toute notre assistance.

Mon regard se reporta de nouveau sur le plan de la station où l'entrée principale et les quatre entrées de service clignotèrent en même temps.

Nous avons actuellement cinq entrées potentielles pour attaquer les pirates. Ils doivent bien se dire que leur attaque ne restera pas impunie. Nous avons des otages, je serais plutôt partisane pour une infiltration de la station, nous devons leur faire comprendre qu'ils sont attaqués au dernier moment. D'après nos estimations, les scientifiques seraient dans la salle de test ou dans une des salles de réunion. Tipiak pourrait potentiellement être dans l'une des deux ou ailleurs. Lieutenant Faydal.

Je me rapprochais légèrement de ma coéquipière des Affaires Internes et la fixa de mon air sérieux de lorsque j'étais en mission.

Vous commandez le détachement des Affaires Internes. En tant qu'officier commandant, je veux que nous soyons deux à diriger l'assaut et j'ai besoin de savoir votre avis. Que pensez vous d'une infiltration ? Nous pourrions dispatcher nos équipes en plusieurs petites escouades et ainsi arriver par les différentes entrées de service pour surprendre l'ennemi.


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Dernière édition par Ada J. Raikes le Ven 18 Aoû 2017, 00:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Mer 12 Juil 2017, 16:05

La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable





Quand on leur demanda de retirer équipement et de déposer leurs armes, aucun ne pipa mot face à leurs ‘’hôtes’’, mais une fois laissés seuls dans les vestiaires de l’armurerie, certaines langues se délièrent afin de faire remarquer l’absurdité de la situation. Certes laisser leurs armes était logique et acceptable, mais leur faire retirer leurs armures n’obtenait pas la faveur populaire. Le principal argument avancé était la perte de temps, qu’ils devraient reperdre une dizaine de minutes chacun à se rééquiper avant de partir en mission, ce à quoi Blanche plaisanta en leur indiquant qu’elle savait que tous pourraient le faire en moins de sept minutes et ainsi prouver leur efficacité par rapport à des troupes classiques. Elle retira son équipement, seule, pour se retrouver en pantalon de treillis foncé, t-shirt gris règlementaire avec d’inscrit au niveau de sa poitrine son nom et son grade, et en chaussettes. Puisqu’ils n’avaient pas prévu de change, aucun des membres de l’unité n’avait jugé utile de venir avec ses rangers en plus, et comme il leur avait été demandé de laissé leur équipement de côté pour l’instant, ils ne pouvaient emporter avec eux les bottes de leurs armures, les forçant ainsi à se vêtir, ou plutôt dévêtir de la sorte.

Une fois tous leurs armures ôtées, ils rejoignirent le couloir où les attendait le sous-lieutenant Reeves qui les conduisit vers la zone de décontamination. La chose passée, ils pouvaient enfin rejoindre le pont de commandement. Blanche évita tant que possible de repenser à la scène de son introduction auprès du Lieutenant-Commandant Raikes. Ressasser encore et encore la même chose n’allait pas l’aider à passer outre pour se concentrer sur la mission. Plus vite elle pourrait en faire abstraction, plus facilement elle pourra se concentrer à cent pour cent sur son rôle. Mais c’était sans compter sur ses subalternes qui ne manquaient pas, en l’absence des autres soldats, de lui adresser de simples sourires lui indiquant qu’eux, s’en souviendraient et pour longtemps encore. Cependant, dès l’ascenseur en vue, tous virent leur professionnalisme reprendre le dessus avant d’entrer dans le champ de vision des militaires de l’Okinawa. Marchant au pas et disciplinés, ils firent rapidement oublier l’absence de chaussures à leurs pieds à ceux le remarquant. Blanche fit halte proche des portes tandis que ses hommes avançaient dans d’une démarche coordonnée pour former une double colonne dans l’ascenseur et laisser la lieutenante prendre place devant eux, aux côtés de la commandante de bord.

Ada à côté d’elle, Blanche évitait le plus possible de se faire remarquer et de regarder dans sa direction. Elle ne voulait pas en rajouter davantage à sa situation, mais sentant le visage de sa voisine régulièrement tourné vers le sien, elle se risqua à un regard. Hasard ou non, elle vit Ada lui adresser un sourire, ce qui la pressa à détourner rapidement sa tête et fixer de nouveau la porte. Serrant les poings discrètement, elle sentait ses oreilles chauffer, signe de rougeurs apparaissant. C’était le genre de sensation qu’elle avait quand elle était prise sur le fait, ce qui lui était souvent arrivé lors de l’adolescence. Et c’était en partie ce qui la gênait, de passer pour une adolescente… A vingt-six ans bien tassés, elle avait déjà connu un grand nombre de situation, celle-là sortait de l’ordinaire. Blanche se fit un mémo mental pour aller consulter son médecin de bord, elle avait peut-être attrapé quelque chose sur la Citadelle lors de son transit.

L’ascenseur arriva à destination dans un petit ‘’ding’’ de libération. Blanche et son unité laissèrent passer devant eux le groupe d’Ada pour le suivre au pas et rejoindre la salle de commandement. Là, après avoir franchi les portiques de sécurité, ils passèrent d’une formation en deux colonnes à une formation en deux lignes, toujours répartis selon les tailles, laissant Blanche se placer sur le côté, proche de la Lieutenant-Commandant Raikes. Ils attendirent un moment, le temps que la force d’intervention de l’Okinawa ne les rejoigne. Durant ce temps, Blanche remarqua la discussion de ses subalternes. Aucun d’eux ne produisait de son, tous utilisaient une sorte de langage codé, dans le même style que le morse, à base de mouvements de doigts. Tous les membres des Affaires Internes l’apprenaient pendant leur formation afin d’avoir un moyen de communiquer sans bruits lors des opérations. Nombreux étaient aussi ceux à s’en servir durant les examens, cela faisait justement parti de l’apprentissage, réussir à communiquer via un code connu des enseignants aussi avec d’autres élèves. Si on arrivait à le faire sans être remarqué par les surveillants, alors la maîtrise était suffisante.
Ils faisaient des réflexions sur les délais d’attente, le manque de préparation de leurs hôtes, une ou deux remarques sur Blanche avec humour. Elle les rejoignit alors pour quelques échanges anodins, en attendant que l’autre escouade ne les rejoigne enfin. Tous stoïques et au garde à vous, ils donnaient juste l’impression de patienter en silence.

L’équipe en place, Ada prend enfin la parole tandis que sa seconde affiche des informations holographiques.
« Soldats. Ce briefing a pour but de nous informer à propos de cette mission d'une grande importance et à déterminer le plan d'attaque. Je ne sais pas si nos collègues des Affaires Internes ont déjà eu droit à ces informations mais il me paraît de bon ton de les rappeler.
Nous avons donc reçu des appels de détresse provenant de la lune de la planète Cernunnos dans la Travée, j'ai nommé Caleston. Syneu n'est pas attaquée ni même aucune colonie importante mais l'ennemi a frappé un endroit bien précis : l'une des plus importantes stations de recherche d'Eldfell-Ashland Energy. D'après les renseignements envoyés par la Cinquième, cette station fait notamment des recherches dans le domaine du forage. Ce n'est néanmoins pas la question qui nous préoccupe. Ce qui nous préoccupe ici, est que cette station est maintenant remplie de pirates.
»

Apparemment, la Cinquième s’était attribuée l’ensemble des informations que les Affaires Internes lui avaient envoyé. Cela aurait peu d’intérêt d’en faire la remarque à voix haute, à moins de ne vouloir commencer à créer quelques petites tensions entre les troupes. Certes la rivalité était parfois encouragée entre certains groupes de l’Alliance, mais étrangement, les Affaires Internes étaient rarement associées à ce genre de choses. Ada, pendant ce temps, continuait à briefer ses hommes et à leur décrire la situation. Blanche pu à un moment sentir le regard de sa voisine se poser sur elle, exactement au moment où elle décida de s’humecter les lèvres avec sa langue, se préparant pour une prise de parole prochaine.

« Je pense que l'homme que nous voyons à présent est surtout ce qui doit intéresser nos amis des Affaires Internes. Je vous présente l'ex-capitaine de l'Alliance Pierre Tipiak. Anciennement de l'armée de terre et membre d'une unité spéciale, cette jolie petite raclure a décliné une invitation au N7 et a déserté l'Alliance il y a un peu plus d'une décennie. Autant vous dire que nous n'avons pas une recrue sur les bras. Nos ordres ont légèrement changé sur directive du contre-amiral O'Neill. En plus de la neutralisation des pirates, les technologies doivent être sauvées et les scientifiques mis à l'abri. Le capitaine Tipiak doit également être appréhendé et abattu seulement en dernier recours. Pour ce qui est des pirates, nous avons ordre de les abattre sans faire de prisonniers, seul Tipiak doit être pris vivant.
Cette mission est avant tout une mission de sauvetage. Les données sur la technologie ainsi que les scientifiques doivent être notre priorité. Pour les Affaires Internes, il y a en plus la nécessité d'appréhender Tipiak. Mes soldats et moi vous prêteront toute notre assistance.

Nous avons actuellement cinq entrées potentielles pour attaquer les pirates. Ils doivent bien se dire que leur attaque ne restera pas impunie. Nous avons des otages, je serais plutôt partisane pour une infiltration de la station, nous devons leur faire comprendre qu'ils sont attaqués au dernier moment. D'après nos estimations, les scientifiques seraient dans la salle de test ou dans une des salles de réunion. Tipiak pourrait potentiellement être dans l'une des deux ou ailleurs. Lieutenant Faydal.
»


Cette fois ci, elle la senti se rapprocher d’elle pour lui donner la parole

« Vous commandez le détachement des Affaires Internes. En tant qu'officier commandant, je veux que nous soyons deux à diriger l'assaut et j'ai besoin de savoir votre avis. Que pensez-vous d'une infiltration ? Nous pourrions dispatcher nos équipes en plusieurs petites escouades et ainsi arriver par les différentes entrées de service pour surprendre l'ennemi. »

Blanche s’éclaircit la gorge dans une petite toux avant de commencer à parler d’une voix forte et claire.

« Oui, s’infiltrer dans un premier temps sera nécessaire, afin de pouvoir sécuriser le rez-de-chaussée et surtout les escaliers intérieurs. »

Levant le bras, elle vient pointer du doigts certains endroits sur l’affichage, misant sur la réactivité de la seconde d’Ada pour suivre et les mettre en valeur.

« Nous avons la possibilité de faire entrer deux équipes en même temps dans le bâtiment par trois accès possibles, à savoir la porte principal, le hangar ou la porte de service. Puisqu’à ce niveau-là il n’y a que les systèmes de survie, les dortoirs et les deux salles de réunions, les pirates ne devraient pas être les plus nombreux par rapport à l’étage. En jouant sur la furtivité et la rapidité, ce pourrait être possible sans trop de pertes, là où la chose est moins certaines pour l’étage. Les pirates y seront alors plus nombreux et nous attendrons. Nous aurons donc la possibilité, pour certains, de ressortir du bâtiment et de passer par les différents accès de service ou de secours. Je pense pouvoir aussi m’occuper des systèmes de survie pour nous donner une diversion, comme désactiver les aérations ou envoyer du gaz par exemple par exemple. Si cela vous va ? »

Demande alors Blanche en regardant Ada.

« Pour récapituler, une attaque rapide sur le rez-de-chaussée pour s’en emparer, puis une dispersion de nos effectifs. Je m’occuperai des systèmes de survie puis de l’escalier intérieur avec mon équipe pendant que vous entrerez par les côtés en passant par les escaliers extérieurs. Cependant, nous aurons peut-être des otages de libérés dès nos premiers pas, il faudra donc prévoir un ou deux hommes pour s’occuper d’eux, si vous n’avez pas l’habitude de ce genre d’opération, nous oui. »

Elle désigna son unité pour appuyer ses propos qui se redressa pour se mettre au garde à vous. Ils auraient eu leurs bottes, le son des talons frappant le sol aurait surement retentit, mais il fallait ici se contenter du bruit mou des chaussettes sur le métal.

Mon équipe et moi même allons donc entrer par l’entrée de service du rez-de-chaussé, avec deux d’entres nous postés avec la porte principale en ligne de mire pour empêcher les possibles fuites. Votre équipe pourrait s’infiltrer par le hangar et s’occuper des dortoirs pendant que nous gérons le hall et les salles de réunions. La zone pacifiée, s’il y a des otages, nous les parquerons dans une des salles, puis nous passerons à la suite du plan comme évoqué. A vous de voir si vous souhaitez passer par le toit et ou les escaliers extérieurs.
Une fois que vous serez en place, à notre signal nous créerons la diversion avant de monter par l’escalier intérieur, là où ils s’attendront à nous recevoir. Il vous faudra donc être rapide pour les prendre à revers, leur attention sera probablement majoritairement braquée sur nous, ce qui nous vaudra un beau déluge.
Je pense qu’il vaut mieux que vous concentriez votre attaque sur une seule zone, nous pourrons ensuite, ensemble, nous occuper de ce qu’il restera. Cela vous va comme proposition ?


Blanche se tourne alors vers Ada avec un air interrogatif, attentive à ses réactions vis à vis du plan annoncé. Elle la laisse ensuite conclure le briefing, en tant qu’officier supérieur, avant de partir avec son équipe rejoindre la soute pour se rééquiper et attendre à proximité de leur navette.






Feat Ada J. Raikes



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MessageSujet: Re: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Mer 19 Juil 2017, 00:38
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- Faille de Caleston, planète Cernunnos, en orbite autour de la lune de Caleston
- Pont 2, centre de commandement de l'Okinawa

Comme je le pensais, Faydal se montra coopérative et exposa son point de vue, Haver écoutant attentivement ce que la lieutenant des Affaires Internes se mit à dire et l'hologramme de la station se mouvant en conséquence. J'écoutai avec attention ce que ma coéquipière disait mais mes yeux ne regardaient pas pour le moment le plan, plutôt les soldats de Faydal. Quelque chose ne m'inspirait pas chez eux et je me demandai si ce n'était pas à cause du fait que les Affaires internes étaient universellement détestées dans toute l'Alliance ou pour une toute autre raison. Ces soldats en noir étaient officiellement sous mes ordres, l'Alliance m'ayant transféré le commandement de cette mission mais en réalité, ils obéissaient à Faydal qui était elle même sous mon commandement. Pour marquer ma confiance et ma bonne volonté dans cette mission, j'avais laissé la lieutenant se charger de les diriger. Contrairement à mes soldats avec qui j'avais déjà échangé, ceux des Affaires Internes m'inspiraient une certaine méfiance. Toutefois, ce n'était pas le moment de piquer une crise d'autorité et mon attention se porta à nouveau à Faydal. De toute manière, il régnait déjà une légère tension dans le centre de commandement, causant des regards quelque peu courroucés de la part de mes propres soldats d'intervention envers leurs homologues des Affaires Internes. Détournant mon regard, je me mis à détailler le plan envoyé par l'état-major de la Cinquième, provenant peut-être des Affaires Internes. Faydal se mit encore à parler jusqu'à me demander mon propre avis et je lui rendis son regard que je tâchais de rendre le plus sérieux possible, cachant mon trouble en la présence de cette jeune femme soldat des Affaires Internes.

Je préfère éviter le hangar Lieutenant Faydal, il n'y a pas de gros véhicules au sein de cette station donc je pense que l'on tombera sur un grand terrain à découvert. Je retiens l'idée d'envoyer deux équipes en même temps cependant, vous et vos soldats prendrez par l'entrée de service, je passerai par l'entrée principale avec une équipe. Le rez-de-chaussée sera vite sécurisé, nous aurons l'effet de surprise avec nous. Bien vu pour le gaz dans l'aération.

Alors que l'officier des Affaires Internes résuma le déroulé de notre opération, je bougeai de ma position et alla me poster à côté de Haver qui restait concentrée sur le plan de la station mais qui échangea un regard avec moi lorsque je vins auprès d'elle. La soldat blonde dardait un œil inexpressif sur l'hologramme de la station diffusé par la plate-forme du centre de commandement. Pour ma part, à travers la simulation de la station, j'observais Faydal qui elle, expliquait ce qui allait se passer. Il était vrai qu'elle était mignonne... Ces cheveux semblaient être d'un blanc soyeux, particularité véritablement étonnante chez quelqu'un qui ne paraissait même pas avoir la trentaine et son visage était vraiment beau à regarder. Je me surpris alors à me demander quel goût pouvait avoir ses lèvres ou à quoi pouvait ressembler le reste de son corps mais un coup de coude de ma commandant en second me tira de ma rêverie. Merde ce n'était vraiment pas le moment pour avoir un coup de foudre, une envie soudaine ou que sais-je, l'heure était à la mission. J'entendis alors à ce moment-là Faydal me faire une suggestion à propos des otages scientifiques qui devaient être libérés et je n'eus que pour seule réponse qu'un hochement de tête affirmatif dans la direction de la lieutenant des Affaires Internes, voulant lui dire par la même occasion que j'étais d'accord avec sa suggestion et que je confiais le sort des scientifiques otages à ses soldats. Les miens étaient bien plus doués pour éliminer un ennemi que de protéger des otages. En revanche, je n'avais d'yeux que pour Faydal, j'en occultai ses hommes et je ne leur prêtai même pas attention lorsqu'ils se mirent au garde-à-vous, s'attirant l'ire et la moquerie en silence de mes propres hommes. Je soupçonnais même Haver se payer leur tête intérieurement mais elle se maîtrisa incroyablement bien et personne ne pouvait soupçonner que la femme blonde à côté de moi se gaussait des soldats autres que les nôtres. Faydal résuma ensuite en détail les opérations.

Je n'étais plus obnubilée par la jeune femme aux cheveux blancs mais je faisais de mon mieux pour ne pas paraître troublée alors que je revenais auprès d'elle entre les deux groupes de soldats. Quant à ses suggestions, je les trouvais pertinentes et faisables. Le souci majeur allait être la rapidité et l'effet de surprise qui s'estomperait assez vite. Nous ignorions de plus combien de pirates il y avait à l'intérieur, il suffirait qu'ils soient une trentaine et nous aurions peu de chances de les vaincre une fois découverts et l'alerte donnée. J'hochais donc la tête au récapitulatif de Blanche en me tournant vers elle, les joues légèrement écarlates mais me maîtrisant admirablement.

Comme je vous l'ai dit, j'éviterai le hangar, nous serions à leur merci eut-il même que deux gardes, ils pourraient nous empêcher d'avancer ou du moins nous retenir pour leur laisser le temps de s'organiser. De plus il se pourrait très bien qu'ils aient piégés les entrées dont le hangar. Si j'étais à leur place, ce serait surtout de cet endroit que je m'attendrais à une attaque. En revanche l'entrée principale, nous aurions une meilleure chance. Il nous faudra être rapide. Cela me va. Bien, soldats.

Je pris un ton un peu plus sonore afin que tous m'entendent.

Voici donc les instructions retenues par vos officiers commandants. L'unité du Lieutenant Faydal partira en première dès que la mission sera lancée sur mon ordre et prendra par l'entrée de service, votre objectif sera donc de neutraliser les systèmes de survie puis de sécuriser hall et les salles de réunion. Avec mon commando, nous entrerons par l'entrée principale et vous épaulerons pour le hall avant de nous occuper des dortoirs et du hangar. Puis, une fois le rez-de-chaussée sécurisé, deux soldats du Lieutenant Faydal garderont l'entrée et un autre s'occupera de protéger les otages sauvés puis le reste d'entre vous fera diversion par l'escalier intérieur. Quant à moi, je ressortirai au dehors et je m'engagerai avec mon commando sur un des escaliers de service. Pendant ce temps-là, le Lieutenant Haver avec le reste de l'unité d'intervention mobilisée sera droppé non loin de l'autre escalier de service et nous attaqueront de deux côtés à la fois pour les surprendre sous un feu croisé et dégager la route pour le Lieutenant Faydal et ses soldats. Nous nous rejoindrons ensuite pour sauver scientifiques et technologies et appréhender Tipiak mais aussi de nettoyer la station de toute présence pirate. Des questions ? ... Bien. Vous pouvez retourner à votre Kodiak, Lieutenant Faydal. Les autres allez vous préparer. Le Major Kennedy prend la tête de l'Okinawa en mon absence et celle du Lieutenant Haver. Rompez.

Tout le monde se répandit en saluts militaire auquel je répondis sans vaciller et les soldats des Affaires Internes suivis des miens quittèrent le centre de commandement. Haver fit refermer l'hologramme avant de m'indiquer la salle de communications. Je m'y engageai et comme tout à l'heure, Haver resta à l'entrée. Peu après, le contre-amiral O'Neill apparut. Nous nous échangeâmes les salutations d'usage avant de parler.

Au rapport, Amiral.

Comment cette mission se porte pour le moment, Lieutenant-Commandant ?

Nous avons un plan, Amiral et il a été assimilé par tout le monde. Durée estimée de l'opération, pas plus d'une demi-heure. Nous partons pour Caleston d'ici un quart d'heure.

Bien. Et comment cela se passe avec les Affaires Intérieures ?

Comme on pouvait s'y attendre, Amiral. Je me renfrognais légèrement. Ce sont les Affaires Internes que voulez-vous. Ils ne m'ont pas encore retourné tout l'Okinawa.

Priez pour qu'ils ne le fassent pas, Raikes. J'attends votre rapport dès votre retour de mission. O'Neill, terminé.

La communication se coupa et je quittai le centre de commandement puis je pris la route de la soute en compagnie de Haver qui se mit à mon niveau pour me suivre, sa voix de garçon manqué résonnant presque comme une douce musique à mes oreilles après la voix sèche et dure de ma supérieure directe.

Je les sens pas ces mecs, Lieutenant-Commandant. J'ai cru avoir remarqué une gestuelle étrange venant d'eux ou alors je suis trop méfiante mais je n'aime pas ça, surtout de la part des Affaires Internes. Ils seraient capable de vous retirer le commandement de l'Okinawa même si on réussit cette mission car ils ne vous estimeraient pas capable de l'assumer.

Je comprends Lieutenant mais nous devons collaborer avec eux. Peut-être que l'un d'entre eux vous sauvera la vie, peu importe si je fais l'objet d'une enquête de chez eux. Moi aussi ils m'irritent et je les préfère ailleurs qu'à bord de mon bâtiment mais il y a plus important que de se chamailler Lieutenant, nous avons une mission à accomplir et des gens à sauver. Et d'un point de vue plus personnel, plus vite nous aurons fait notre tâche, plus vite ils partiront et mieux cela vaudra pour nous.

Au fait, elle vous plaît, leur Lieutenant ?

Cette phrase eut comme seul effet de décocher un regard mauvais à ma commandant en second qui elle arqua un sourcil. Je consentis enfin à répondre.

Fermez-la Haver. Il y a bien plus important en jeu que de parler de l'apparence d'un officier.

Très bien, Lieutenant-Commandant. Mais je sais au moins que elle, vous lui avez tapé dans l'œil. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure.

Pour le coup, je ne pouvais pas donner entièrement tort à ma subalterne. Je voyais et je sentais bien que j'avais déclenché quelque chose chez Faydal, je n'arrivai juste pas à discerner ou à deviner quoi mais ce n'était pas vraiment le moment d'y penser. Enfin merde quoi, j'approchais de la quarantaine et voilà qu'une femme qui n'était pas loin de la trentaine, soit presque une décennie de moins que moi me donnerait presque le béguin pour elle... Je ne croyais pas aux coups de foudre mais je devais bien admettre qu'ici, dès que nos regards se sont croisés, quelque chose s'était mis en route. Peut-être que malgré tout, Faydal ne ressentait rien mais si elle me voyait autrement que son officier supérieur le temps de cette mission... Non je préférai ne pas y penser, elle venait d'un service que je n'avais jamais apprécié, qui sait ce qu'elle pourrait faire, savait-elle tout de moi ? Mes mains se crispèrent légèrement à cette pensée, l'idée de la savoir fouiller dans mon dossier militaire et mon passé me terrifia en silence. J'espérai ardemment que Faydal n'y pense même pas, je préférai encore qu'elle ait un léger faible pour moi que d'être hostile à mon égard. Mes pensées remuèrent dans mon esprit alors que Haver et moi prenions l'ascenseur, la mission me revint alors en tête en balayant tout ce que je ressentais ou pensais ressentir lorsqu'il était question de Blanche Faydal. D'un autre côté, il est vrai que je me demandais ce qu'il en était vraiment du côté de cette jeune femme officier. Ses hommes avaient peut-être remarqués sa réaction, Haver et peut-être des soldats de mon unité avaient aussi vus ce qu'il en était de mon côté mais au moins, on ne me charriait pas avec ça. L'ouverture des portes de l'ascenseur me tira de mes réflexions et Reeves leva la tête de ses interfaces pour me saluer et désigner du pouce dans son dos, Faydal et ses hommes qui attendaient à côté de leur Kodiak que nous partions.


- Pont 5, soute de l'Okinawa

Mes hommes étaient déjà là dans l'armurerie à se préparer et à vérifier leurs armes. Six soldats en tout, trois par équipe, des combattants entraînés et aguerris dont j'avais donné l'aval pour le recrutement à bord de l'Okinawa et qui aujourd'hui, allaient subir leur premier véritable déploiement sur le terrain. Reeves continua de surveiller ce qui se passait au milieu des armes et des armures tandis que du coin de l'œil, je vis que ma pilote, Nadia Atkinson, garda dans son champ de vision le Kodiak noir des Affaires, adossée contre son Kodiak du bleu de l'Alliance. Détournant le regard, je me dirigeai vers mon casier, simple endroit au milieu de tout les autres casiers de mes soldats avec sans aucune autre marque distinctive qu'un petit écriteau noir avec gravé dessus en lettres blanches "Lieutenant-Commandant Ada J. Raikes". Je pouvais bien entendu avoir mon propre casier d'armement au sein de ma cabine mais c'était une volonté de ma part que d'avoir mon casier d'armement au milieu de mes hommes tout comme pour mes autres officiers. J'étais la plus gradée à bord mais je pensais qu'il était de mon devoir de me trouver au milieu de mes soldats alors qu'ils se préparaient au lieu d'être seule dans ma cabine, un procédé que j'usais depuis que j'étais devenue officier. Je me disais toujours que la place d'un commandant n'était non pas derrière ses soldats en train d'éructer et de se cacher mais au milieu d'eux voire devant eux et d'ordonner de la manière la plus efficace possible, même dans le feu de l'action. Mon regard se fixa un instant sur l'écriteau avant de l'ouvrir et d'y trouver mon armure d'officier de l'Alliance, un peu mieux renforcée que celle de mes autres soldats et propre, vierge de toute marque de combat, en d'autres termes, neuve. Je l'enfilai prestement, retrouvant presque la sensation familière du métal de l'armure sur mon corps et mes yeux contemplèrent durant un temps le tatouage des prénoms de ma famille sur mon avant-bras gauche. Je me pinçai les lèvres en lisant les prénoms de chaque personne avant de lever les yeux et de terminer d'enfiler l'armure.

Reportant à nouveau mon attention sur mon casier, j'y trouvais mon arme de poing, un pistolet Predator rutilant que je fixai magnétiquement à mon armure sur ma hanche gauche puis je m'emparai de mon fusil d'assaut Mattock, neuf lui aussi avec les munitions requises et je chargeai mon fusil avant de vérifier qu'il était prêt. Les lignes du fusil d'assaut d'apparence neutre se dessinaient doucement mais aussi de manière un peu macabre malgré la clarté de l'arme qui n'attendait que mon ordre sur la gâchette pour répandre la mort. Je n'attachai pas de valeur particulière aux armes que j'employais, du genre je ne nommai jamais mes armes, je trouvais cela un peu inutile et mélancolique. Personnifier une arme n'était pas une idée très valorisante selon moi, je préférai attacher beaucoup plus d'importance à ma vie et à celle de mes hommes que de donner vie par un nom à un objet qui ne s'animait que si on lui demandait de déchaîner son œuvre de mort. Mon Mattock fixé à mon dos, je pris la dernière chose à l'intérieur, mon casque. Mes autres soldats portaient également leurs casques mais nous étions tous entièrement équipés pour agir et coordonner nos attaques. Je sortis en première de l'armurerie et Atkinson me rejoignit immédiatement pour me saluer avant de s'adosser au Mako juste à côté qui pour une fois ne serait pas de sortie. Haver fut la seconde à sortir, suivie par tout le reste de mon unité. Mes soldats étaient tous prêts à combattre et je vis du coin de l'œil que les soldats des Affaires Internes nous fixaient. Ignorant leurs regards certainement moqueurs ou agacés envers nous, du moins, je le subodorai, je touchais mon oreillette pour la faire fonctionner et je vérifiai que les communications fonctionnaient.

Snakeshit, vous me recevez ?

Affirmatif, Lieutenant-Commandant ! Je me tiens prêt au cas où !

Atkinson, c'est bon ? Votre radio fonctionne ?

Oui Lieutenant-Commandant. Faites moi signe lorsque vous voudrez dropper le Lieutenant ou s'il faut que j'aille vous sauver le cul.

AI-81 vous me recevez ? Lieutenant Faydal ?

Après confirmation que les communications marchaient parfaitement, tout le monde se rassembla dans ses navettes respectives et les soldats des Affaires Internes disparurent dans la carlingue de leur Kodiak noir. J'eus un dernier regard pour Faydal et un dernier rougissement avant de la voir disparaître et je me tournai vers mes hommes.

Bon écoutez-moi. Cette mission est d'une grande importance pour l'Alliance, c'est un lieu sensible et des gens comptent sur nous pour les sauver. Nous ne paierons pas la réussite de cette opération de leur sang, leurs vies dépendent de nous. Sauvons les et anéantissons l'ennemi. Seul leur chef doit être pris vivant. Blessez-le s'il le faut mais ne le tuez pas. Faites attention à vous soldats, je refuse que vous mouriez pour quelques téraoctets de données, je veux que vous reveniez vivant de cette mission. Bonne chance.

Mes hommes se répandirent en poignées de mains franches et viriles, nulle trace de joie sur les visages mais du soutien et du courage, dans un dernier geste de solidarité avant d'embarquer, moi en dernière alors qu'Atkinson mettait en route le Kodiak.

Mesdames et messieurs, je vous souhaite la bienvenue à bord de ce UT-47 Kodiak de l'Alliance Interstellaire, je vous rappelle qu'en vertu du règlement de l'Alliance, c'est un appareil non fumeur comme tout ses vaisseaux et si jamais vous ne vous sentez pas bien, un joli sac communément appelé "sac à merde" vous attend sous votre siège. Merci de ne pas emmerder votre pilote pendant le vol, nous vous souhaitons un joyeux voyage pour l'enfer. Allez, on décolle !


- Environs de la planète de Caleston

La déclaration de notre pilote féminin déclencha quelques sourires sur le visage de mes soldats et je me surpris moi-même à esquisser un léger rictus alors que les portes se refermaient et que je sentis que la navette quittait le sol de la soute de l'Okinawa. Un bruit caractéristique retentit, signe que les portes de la soute s'ouvrirent. Snakeshit souhaita bonne chance à tout le monde et la navette de l'Alliance ainsi que celle des Affaires Internes quittèrent la frégate pour s'engager en direction de la planète. À l'intérieur du Kodiak, personne ne parla, chacun de mes hommes étaient assis sur les sièges alors que Haver s'était adossée à une des portières de la navette. Moi, j'avais l'habitude d'être debout à bord des Kodiaks, une habitude que j'avais depuis l'école d'officiers. Prenant très à cœur mon rôle d'officier commandant, je pensais qu'il était de mon devoir d'être la première à sortir et donc d'être prête. Je n'étais que très rarement assise à bord des Kodiaks, j'étais au pire couchée car blessée mais sinon debout, passant entre mes hommes pour leur montrer que leur chef était présent au milieu d'eux et serait avec eux quoi qu'il arrive. Pour le moment, j'étais entre le cockpit et le reste de la navette, à observer ce qui se passait à travers les vitres du Kodiak et à voir ce qu'Atkinson faisait. La géante gazeuse Cernunnos ne pouvait être manquée de par sa taille, écrasant presque en grosseur la planète plus petite mais non moins remarquable de Caleston, son satellite. Cette dernière ne ressemblait pas à une planète très accueillante, je savais qu'une activité volcanique y était intense malgré le fait qu'elle se soit considérablement réduite au fil de ces dernières années. La planète était peu éclairée par la lumière de son étoile, indiquant qu'une vie végétale avait peu de chances de se développer naturellement et sans une aide extérieure. Les colonies sur cette terre assez inhospitalière n'existaient que sous des dômes de protection comme la station où nous devions nous rendre, rendant alors la planète exploitable pour ses ressources.


- Caleston
- Zone des dômes de colonies

La carlingue du Kodiak se mit à secouer lorsque nous entrâmes dans l'atmosphère de Caleston mais cela n'inquiéta personne, moi encore moins alors que me je me tenais à la carlingue par un lien au plafond de la navette. En effet, c'était quasiment toujours le cas lorsque nous devions nous poser sur une planète et seule Atkinson demeurait inquiète et concentrée sur son objectif qui était de bien manœuvrer la navette. Parvenus dans le ciel de Caleston, il fallait maintenant éviter les colonnes de fumée des volcans et l'activité hostile de la planète. Le Kodiak se balança encore un peu avant que ma pilote de navette, légèrement énervée ne tape du pied contre le plancher du Kodiak et ne réussit à le stabiliser. Sur le ladar, hormis le Kodiak des Affaires Internes derrière nous, les premières cités sous dôme apparurent mais nous étions en mode furtif, nous ne serions en principe, pas repérés jusqu'au dernier moment. Personne ne tenta de communiquer avec nous mais cela ne me surprit pas, l'Alliance avait dû prévenir les autorités locales de notre arrivée. Je laissai alors Atkinson pour les dernière minutes avant notre arrivée et je revins au milieu de mes soldats. Pour trois d'entre eux, c'était le moment d'être prêts à agir et je leur fis comprendre par un regard, que les trois à ma droite seraient avec moi. Haver observa les trois autres sans rien dire avant de reporter à nouveau mon attention sur moi. Puis, dans nos casques, une communication du Lieutenant Faydal nous parvint en nous annonçant qu'elle prenait par un autre côté pour arriver à la station.

Bien pris AI-81. Nous continuons sur notre route pour arriver à l'entrée principale. Terminé.

Je fis un hochement de tête aux trois soldats de mon commando et Atkinson nous annonça trente secondes avant l'atterrissage. Dégainant mon Mattock et aussitôt imité par mes hommes, je me préparais à sortir de la navette. Quelques secondes plus tard, le Kodiak se posa et la porte latérale s'ouvrit. Je me ruais alors dehors, le Mattock pointé devant moi, suivie par mes hommes. Nous étions arrivés sur une terre rocheuse mais une route avait été tracée au sol et légèrement baissée, le Mattock toujours devant, je pris la tête et marchai prudemment. La station était pile devant nous et tout semblait calme, on n'aurait même pas soupçonné l'endroit pris d'assaut. Tâchant d'être la plus discrète possible, je me dirigeai vers l'entrée principale.


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Dernière édition par Ada J. Raikes le Dim 27 Aoû 2017, 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Lun 21 Aoû 2017, 00:30
La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable

ft.







L’intérieur sombre de la navette luisait d’une lumière bleue. L’éclairage froid allait de pair avec les soldats harnachés sur leurs fauteuils. L’intérieur du petit vaisseau avait été aménagé pour les missions de transport de prisonnier. L’habitacle laissait de la place pour une mince cellule, en forme de caisson disposé dans la longueur, entre les sièges se faisant face, permettant d’allonger un homme. La position du prisonnier n’étaient pas des plus confortables s’il était mal installé, mais là n’était pas la préoccupation première de l’équipage dans ce genre de situation. Qui plus est, étant au centre des militaires, la moindre tentative de fuite pouvait rapidement être contrée.

Compte tenu de la destination, le poste
de pilotage avait été laissé à Henri Verne, le plus expérimenté du groupe pour ce genre de véhicule. Tandis que le reste de l’équipe était répartit dans le Kodiak à passer en revue une dernière fois leur équipement, assise près de la porte, Blanche observait par le hublot proche d’elle les étoiles et le vaisseau s’éloignant peu à peu. D’ici peu, la quiétude de l’espace n’allait pas tarder à se faire désirer quand les combats commenceraient. Ce n’étaient pas les combats
qu’elle redoutait le plus. A force d’entrainement et de mises en condition, elle avait appris à maitriser sa peur pour ne pas trop la laisser la submerger sur le moment, la laissant retomber ultérieurement, pour n’en retirer que les bénéfices en plein combat, comme les décharges d’adrénalines induites par son état. Et même si le reconnaître était difficile, elle commençait peu à peu à apprécier ce genre de situation. Un homme avait dit un jour : ‘’on ne vit que deux fois, l'une quand on naît, l'autre quand on est face à la mort’’, chose qu’elle comprenait de plus en plus. Côtoyer la mort procurait un sentiment grisant, et, telle une drogue, plus on vivait cela et plus on souhaitait y replonger.

Elle était assez loin de l’état de certains combattants plus âgés qu’elle avait pu étudier, mais elle se doutait qu’en continuant ainsi, elle avait de grands risques de finir comme eux. Chassant cette pensée de son esprit dans un petit geste de la main, elle se redressa pour se tourner vers son équipe. Pianotant sur son omnitech, elle fit s’afficher les plans de la station pour un dernier briefing avec ses troupes avant de se poser. Désignant l’infrastructure du doigt, elle commença à parler.

« Messieurs, voici, comme vous avez déjà pu les observer, les plans de la station de recherche, mais, si vous observez plus attentivement, vous noterez quelques détails en plus. »

Déplaçant l’interface, elle zooma sur les systèmes de survie pour désigner un emplacement. Après avoir entré une commande, le visuel de ce dernier changea pour afficher une pièce en lieu et place de certains systèmes.

« Comme vous pouvez le voir, nous n’avons pas informé les réguliers de cette salle. Il s’agit d’une salle de serveurs. D’après nos renseignements, avant de travailler en collaboration avec l’Alliance pour les projets actuels, EAE a développé quelques prototypes intéressants pour nos services de R&D. Notre hiérarchie y voit là l’opportunité de récupérer des données ‘’gratuitement’’, chose que nous allons faire.
- Et nous ne leur en parlons pas car ce sont des réguliers ?
- Exactement, la plupart d’entre eux ont rejoint l’Alliance pour se battre au nom de l’Humanité dans sa généralité, là où nous, notre dévotion ne va que pour l’Alliance. Ils pourraient ne pas comprendre ou accepter que nous récupérions pour notre compte des données scientifiques d’une entreprise, surtout humaine.
- Quel sera le plan ?
- Je serais en binôme avec Hakem pour cela. Pendant que je commence le piratage, il s’occupera des systèmes de survie pour mettre en place le gaz. Puis, une fois que nous serons prêts pour initier la suite de l’opération, il me remplacera en suivant les routines que j’aurais initiées. Ils remarqueront moins l’absence d’un d’entre vous que la mienne, surtout si nous arguons des opérations en simultané sur les systèmes de survie. »

Le briefing se termina quelques minutes avant que la navette n’approche de la lune. Assis et serrant leurs attaches pendant qu’ils traversaient l’atmosphère en encaissant les quelques secousses, tous semblaient prêts pour leur intervention. Quand le Kodiak se posa, ils sortirent tous sans bruits, Jaïr Hakem s’équipant des bonbonnes de gaz sur le dos tandis que Verne et Hopkin, fusils de précision en main, se postaient non loin du petit vaisseau dissimulé derrière une butte, visant le bâtiment non loin. L’équipe de cinq, menée par Blanche, s’approcha discrètement et au pas de course de la porte latérale. Se positionnant de part et d’autre de celle-ci, deux à gauche et trois à droite, accroupis ou debout selon leur position, ils se tenaient prêts à intervenir. Pianotant sur son omnitech, Blanche fit sortir son drone afin de lui faire scanner l’autre côté de la pièce et notamment le sas devant eux. Les relevés n’indiquaient aucune menace dans les environs, à l’exceptions d’une mine posée sur la porte pour surprendre d’éventuelles entrées. Son mécanisme était rudimentaire, un fil reliait le détonateur à un petit crochet sur l’autre porte. Ouvrir le sas séparait les battants ce qui tirait sur la corde et déclenchait la bombe.
Se servant des codes d’accès pour déverrouiller la porte, un des avantages d’une mission réalisée sur un terrain connu, Blanche la passa en ouverture manuelle. Elle décrocha alors son couteau de combat pour le glisser entre les deux battants pour le remonter doucement, se servant du scanner pour localiser le fil et surveiller les alentours. Une fois juste en dessous du câble, elle se figea, faisant alors signe à Hermann. Connaissant son rôle, il sortit sa lame pour la glisser au-dessus et ainsi créer une paire de ciseaux pour sectionner le fil. La bombe désamorcée, ils se servirent des couteaux pour ouvrir davantage la porte, laissant ensuite le soin à Jërgsen et Flantier de prendre le relai avec leurs mains. Tandis qu’ils ouvraient en douceur, veillant à ne pas faire de bruits, Blanche et Hermann activèrent les champs de camouflages de leurs combinaisons pour pénétrer dans le bâtiment, couteau en main.

Leur camouflage optique ne les rendait pas invisibles à l’œil nu, simplement plus difficile à remarquer, surtout en restant immobiles, l’effet étant grandement amplifié pour les caméras. A couvert contre un mur, ils progressent doucement dans le hall pour s’arrêter au premier virage. S’accroupissant, laissant Hermann derrière elle en position levée, Blanche examine les lieux. Il y avait quelques traces de combats mais pas grand-chose, deux-trois impacts de tirs et surtout des meubles au sol. La station ne devait pas être équipée d’une grande équipe de sécurité qui a dû être rapidement submergée par l’assaut des pirates du Capitaine Tipiak. Passant la tête depuis le coin pour observer le couloir, elle nota l’absence de patrouille dans ce dernier mais du bruit en provenance du hall d’entrée lui indiqua que certains hommes se trouvaient là. Le lieutenant-commandant Raikes lui avait indiqué préférer passer par cet endroit plutôt que le hangar. Blanche n’avait pas voulu insister, mais le hangar était un meilleur choix tactique, permettant de s’occuper en parallèle de l’ensemble du rez-de-chaussée. Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait plus changer ça mais pouvait profiter de la diversion qu’allaient lui offrir les troupes régulières pour progresser davantage dans la station. Repérant la porte des toilettes du 1er niveau, elle fit un tapota la jambe de son second pour lui indiquer qu’elle progressait vers cette destination.

Progressant rapidement et le plus discrètement possible, ils atteignirent la porte des latrines pour entrer dedans. Alors qu’elle allait s’apprêtait à l’ouvrir, elle remarqua au dernier moment la présence du petit point rouge indiquant le lieu comme occupé. Retournant son couteau pointe vers le bas, elle fait signe à Hermann en se mettant contre le mur, attendant. Quelques secondes après, le bruit d’une chasse d’eau se fit entendre et la porte commença à s’ouvrir. La poussant d’un coup en arrière, Blanche tomba nez-à-nez sur un pirate à la mine surprise. Il n’eut pas le temps de réagir davantage qu’une forme peu visible s’abattit sur lui pour le coller au mur en lui bloquant la bouche et enfoncer une lame dans son cou pour lui lacérer les cordes vocales et les carotides avant de descendre vers le sternum.
Le corps s’effondrant, Blanche, aidée de Hermann, le poussa vers le fond des toilettes avant de rapidement refermer la porte derrière eux. Après avoir essuyer sa lame sur les vêtements du pirate, elle la rangea et activa ses communications.

« Faydal à Raikes, nous sommes en position pour entrer, des explosifs ont retardé l’ouverture des portes. Intervention coordonnée dans dix secondes…neuf...huit…sept… »

Alors qu’elle faisait son décompte, Hermann avait contacté le reste de l’équipe pour leur donner d’autres instructions concernant l’ouverture de leur sas et de se préparer à faire feu sur les pirates passant devant eux. S’il y en avait quelques-uns dans le hall de la station, la théorie voulait que le reste soit dans les quartiers de vie du bâtiment, et donc soit à l’étage, soit dans les dortoirs du rez-de-chaussée, les autres salles ne devant pas présenter un grand intérêt pour les pirates. Après le début de l’assaut des troupes régulières, ils allaient attendre quelques secondes avant de sortir des toilettes pour aller vers les salles de réunions et les systèmes de survie. Prendre ce délai allait leur permettre d’éviter de tomber directement sur les renforts, voire même d’arriver dans leur dos et en éliminer quelques-uns.
Ils comptèrent alors une trentaine de secondes après les premières détonations. Quelques bruits de pas se firent entendre de l’autre côté de la porte, mais surtout pour monter des escaliers à côté. S’équipant de leurs armes, ils ouvrirent discrètement la porte pour se faufiler. Les réguliers semblaient progresser peu à peu dans la bâtisse, ses propres hommes bloquant depuis leur position certains hommes envoyés pour soutenir ceux du hall. Ouvrant le feu dans leur dos, ils diminuèrent rapidement leurs forces, laissant ceux du hall livrés à eux seuls aux troupes d’Ada Raikes. Rejoint par ses hommes, ils se positionnèrent dans le couloir menant aux salles de réunions et aux systèmes de survie, visant ainsi l’escalier descendant face à eux et les dortoirs sur leur gauche en attendant que leurs alliés ne les sécurisent. Jergsën et Hermann restèrent en position tandis que les trois autres progressaient vers les salles, Hakem couvert par Blanche et Flantier afin de protéger son gaz. Flantier ouvrit la porte de la salle de droite pour y découvrir quelques cops sans vie, visiblement ceux des agents de sécurités, jetés là faute de mieux. En ouvrant l’autre porte, ils découvrirent quelques scientifiques terrorisés par les bruits des armes et la perspective du témoignage d’un nouveau combat. Leur intimant de rester caché jusqu’à nouvel ordre, les trois soldats reprirent leur route vers les systèmes de survie.

Le sas passé, l’ambiance était bien différente, plus oppressante et froide avec les multiples machines qui les entouraient, régulant la vie dans la base lunaire. Un petit bruit derrière un couloir sur la gauche retint l’attention de Blanche qui s’y engouffra prête à faire feu. Face à elle, deux individus, un humain et un galarien levèrent les mains en signe de reddition, Blanche nota l’absence sur eux de tous signes d’appartenance à l’Alliance Interstellaire ou à Eldfell-Ashland Energy.
« Nous nous rendons, nous n’avons pas d’ar… »

Elle ne les laissa pas terminer, deux tirs chacun, dans la poitrine et dans la tête, lui assura leur silence. Les ordres qu’ils avaient reçus étaient clairs, ils ne pouvaient avoir qu’un seul prisonnier, le chef, Tipiak, les autres avaient tous été condamnés dès leur départ du Thermopylae. Certes, ceux-là n’étaient pas armés, mais elle ne pouvait courir aucun risque. Ils s’agissaient peut-être de techniciens qui auraient pu contrer leur attaque au gaz, et s’ils n’étaient que de simples pirates, ils les avaient vu venir et savaient probablement pour la salle des serveurs, ils auraient alors pu parler en interrogatoire de cela, et si ce dernier n’était pas effectué par un membre impliqué, la suite aurait pu être davantage compliquée pour eux. C’était donc la meilleure chose à faire, tenta-t-elle de se persuader.

La petite équipe continua sa progression dans la grande salle désormais vide de toutes autres formes de vie. Repérant les systèmes d’aération, Hakem s’y arrêta pour commencer ses manipulations et connecter les bouteilles de gaz. Il allait lui falloir un peu de temps pour rediriger les différents ponts et installer les fumigènes. Etant donné que la survie des otages était un des objectifs de la mission, ce paramètre avait été pris en compte dans le choix du gaz. Ils avaient alors opté pour un fumigène non mortel, asséchant les yeux. Contrairement à ceux visant les poumons ou d’autres organes, selon l’espèce cible, les résultats étaient différents, mais là, en visant les yeux, toutes les espèces pouvaient être touchées. Ainsi, seuls ceux portant des masques intégraux pourraient se protéger de ses effets, en prenant les pirates au dépourvu, ils s’assuraient de pouvoir en gêner plus d’un ainsi. Profitant du délai que lui accordait Hakem, Blanche continua son exploration jusqu’à la salle des serveurs, accompagnée de Flantier. Devant la porte fermée de la pièce, il s’équipa d’une tige rétractable et de léger explosifs pour forcer le sas, se servir des codes pour ouvrir la porte n’aurait pas été très crédible. Une fois dedans, Blanche connecta rapidement son omnitech à un terminal pour commencer son piratage, en profitant pour extraire aussi toutes vidéos des enregistrements des caméras. Son programme lancé, elle contacta alors Ada.

« Faydal à Raikes, nous avons atteint les systèmes de survie et commençons à mettre en place la diversion. Informez-nous quand vous serez en position et nous vous donnerons le feu vert. Terminé. »





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MessageSujet: Re: La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable   Dim 27 Aoû 2017, 20:14
L.C.A.I.N.J.P.A.A


- Caleston, zone des dômes de colonies
- Station de recherche d'EAE, rez-de-chaussée

L'endroit était bien calme pour un endroit pris par des pirates et pendant un instant, je me demandais même si ces abrutis savaient que l'on allait venir pour eux, peut-être allions nous encore tomber sur des bras cassés et que seul leur chef savait véritablement se battre. Nous continuâmes notre progression lente et aux aguets vers la double porte de l'entrée principale qui apparut à notre vue sous le forme d'une double porte coulissante en verre. Mon commando se scinda en deux binômes et l'on se posta de part et d'autre de l'entrée principale. Étrangement, on remarqua que le verre de la porte était intact tandis qu'en passant la tête pour regarder dans le hall d'entrée, il y avait des impacts de cartouches sur les murs et le comptoir du hall d'entrée. Les pirates avaient dû rentrer sans éveiller les soupçons ou avaient dû passer ailleurs car sinon le verre de la porte principale aurait dû être à terre et non pas intact devant nous. Toujours convaincue que l'on ne nous attendait pas de ce côté là de la station, je restai dans l'optique d'une entrée discrète et loin de vouloir briser le verre de la double porte, je sortis mon OmniTech qui me fit un scan de la porte et m'apprit qu'aucun dispositif explosif n'était collé dessus et simplement verrouillée. Je passai alors du scan au hack de l'entrée pour faire sauter le verrouillage. Plusieurs secondes furent nécessaires pour faire sauter le verrouillage sommaire et dans mon oreillette, j'entendis la voix de Faydal qui fit un décompte alors qu'elle s'apprêtait elle aussi de son côté à entrer. L'intervention devait être rapide et meurtrière. Je raffermis l'emprise sur mon Mattock et leva trois doigts à mes deux hommes de l'autre côté de la porte en simultané avec le décompte de Faydal. Je baissai doucement le premier doigt, puis le second et après une fraction de seconde de plus, je baissai le dernier.

La porte coulissa et prenant la tête, Mattock en avant et suivie de près par mes trois soldats, on prit d'assaut l'entrée principale. Le hall s'offrit alors à nous, dans un état déplorable et trois pirates se trouvaient là dont deux assis. Je laissai mon second binôme s'occuper des deux assis tandis que je fonçai vers le pirate debout qui tenait nonchalamment son fusil à pompe. Avant qu'il n'eut le temps de lever son fusil, je lui logeai trois cartouches en pleine tête. À cette distance, je ne pouvais pas rater mon coup tandis que mon coéquipier dans mon dos lui envoya quatre autres projectiles dans la poitrine et le ventre. Je laissai mon soldat fouiller le reste du lieu tandis que mes deux autres soldats ouvrirent le feu sur les deux autres pirates assis et qui ne firent pas aussi de vieux os, l'un d'eux s'effondrant à terre devant son siège, l'autre assis et la main crispée sur son oreillette, la main et la tête percées de plusieurs trous de cartouches. Le hall pour le moment était sécurisé mais on se posta tout les quatre devant l'entrée du dortoir derrière des chaises renversées et le comptoir. Pour ma part, je réarmai mon Mattock et j'attendis l'ennemi. La porte du dortoir s'ouvrit à la volée en déversant une horde de pirates sur nous. Trois pirates moururent sous nos tirs tandis que les autres se réfugiaient de part et d'autre de l'entrée. Combien ils étaient, nous l'ignorions mais pour le moment, tout se passait bien. On ne nous attendait pas à l'entrée principale et nous n'avions pas encore de pertes. Cela dit, l'effet de surprise était sûrement passé et nous devions aller vite dans notre mission. Pendant que des échanges de tirs se déroulèrent, je fis signe à l'un de mes soldats de lancer une grenade incapacitante vers l'entrée défoncée par les tirs du dortoir.

Mon subalterne s'exécuta et le petit engin explosif partit vers l'entrée. Je rangeai en même temps mon Mattock dans mon dos et je sortis Predator et OmniLame. Les pirates se mirent à crier qu'une grenade se pointait chez eux avant l'explosion étrange de la grenade incapacitante. Ignorant le risque qu'un pirate ait pu échapper à l'aveuglement de la grenade, je sautai par dessus mon abri et suivie de mes hommes, j'arrivai au contact. Le premier pirate fut transpercé de part en part par mon OmniLame et je me servis de son corps comme un bouclier humain. Son acolyte d'à côté tira à l'aveuglette et mon otage se prit une salve en plein bide tandis que mon Predator cracha ses cartouches sur mon ennemi. Je me débarrassai alors du cadavre en vidant mon chargeur sur le pirate qui s'effondra et je me mis à couvert derrière un lit en rechargeant et en reprenant mon Mattock. Mes hommes purent tuer les deux autres pirates de l'autre côté avec un peu plus difficultés que moi mais nos ennemis furent hors course. Un de mes hommes me rejoignit et l'on entreprit de fouiller le dortoir de fond en comble, nous scindant à nouveau en deux binômes pour surveiller les deux couloirs du dortoir qui séparaient les lits. La pièce était dans une semi-obscurité contrairement au hall qui était lumineux et le confort du dortoir était sommaire. Bien qu'il n'y avait pas de lits superposés, le lieu remplissait bien sa fonction première qui était de servir de dortoir. Au milieu de la pièce, il y avait deux points d'eau qui devaient servir de douches. Nous ne trouvions pas d'autres pirates dans cette pièce mais cependant concentrée et bien consciente que c'était loin d'être fini, nos deux binômes rejoignirent alors deux entrées au bout du dortoir qui donnaient sur le hangar, là où selon la logique de Faydal, je devais rentrer au lieu de l'entrée principale.

Raikes à Faydal. Le hall et le dortoir sont cleans. Allons nettoyer le hangar. Vous pouvez vous mettre en position dans le hall pour la diversion. Terminé.

Un de mes soldats de l'autre côté me confirma dans l'oreille qu'il était prêt à charger et je levai le pouce vers le soldat avec moi pour lui dire que nous étions prêts à y aller. Les deux entrées coulissèrent brusquement et deux pirates nous attendaient, l'un couvrant chaque entrée et ouvrirent le feu sur nous. Nous étions en hauteur sur un monte-charge, les deux chemins partirent encore en deux escaliers qui descendaient et faisaient accéder au hangar à proprement dit. Une balustrade protégeait la plate-forme et les escaliers. Les cartouches furent déviées par nos boucliers et mon coéquipier fut impacté au niveau du bras. Je le couvris en vidant quelques cartouches sur le pirate qui mourut, atteint à la gorge et à la tête alors que l'autre passa par dessus la balustrade puisqu'un de mes soldats le déquilla à coups de fusil à pompe sans laisser le temps à son ennemi de tirer une seconde cartouche. Alors que pour le moment tout semblait calme dans le hangar, je vis avec horreur qu'une arme automatique de type mitrailleuse était installée sur le monte-charge et était pointée vers l'entrée du hangar. Ce dernier était désert à part un véhicule de transport de matières premières et des amas de caisses. J'imaginai avec horreur cette arme automatique nous accueillir copieusement surtout avec ce terrain à découvert entre les premiers abris et l'entrée et quelque part, je me rassurai sur le choix d'être finalement passé par l'entrée principale mais cela n'avait plus d'importance. Mes blessés furent traités le plus rapidement possible par l'ordinateur embarqué de leur armure avant que je ne balaie le hangar du regard et je me dirigeai vers l'entrée. Dans mon oreillette, Blanche m'apprit qu'elle en avait fini avec les systèmes de survie et que la diversion se mettait en place. Je lui répondis alors, la voix légèrement irritée quoique avec un soupçon d'inquiétude car j'espérai que tout aille bien pour elle.

Bien reçu Faydal, avons nettoyé le hangar et allons nous mettre en place pour les cueillir à l'étage. Soyez prêts lorsque nous interviendrons. Ils vous accueilleront de front donc... faites attention à vous. Terminé. Soldats, on bouge. Atkinson, droppez Haver au second escalier. Nous partons pour l'autre. Haver, ne chargez que sur mon ordre et faites sauter la porte. Ils savent maintenant que nous sommes là et ont certainement piégés les entrées. L'infiltration est finie, on entre maintenant en force. Terminé.

Bien pris, Lieutenant-Commandant. Allez on bouge mes mignons !

Bien pris, Lieutenant-Commandant.


- Caleston, zone des dômes de colonies
- Station de recherche d'EAE, escaliers de service

Avec mon commando, l'on se remit en route en sortant par le hangar. Je pris la tête avec mon OmniTech sous les yeux afin d'avoir le plan de la station sous les yeux pour nous diriger au bon point d'accès. Afin de ne pas se faire surprendre, on longeait les murs de la station tandis qu'un de mes soldats me couvrait derrière moi et notre progression fut assez lente afin de parvenir à l'escalier de service, l'entrée par où on devait donner l'assaut. Durant notre marche silencieuse, mon rythme cardiaque s'emballa légèrement plus que lorsque l'on avait attaqué au niveau de l'entrée principale. Haver m'apprit alors que l'escalier était en vue, qu'elle progressait avec son commando vers l'autre escalier de service. Je confirmai avoir reçu l'information alors que je pris la tête sur l'escalier, les marches métalliques résonnant légèrement de nos pas alors qu'on les montait peu à peu. Lorsque l'on parvint à côté de l'entrée qui fut matérialisée par une simple porte à l'ancienne qui se découpait dans le mur. Le soldat derrière moi passa devant et extraya d'une des poches de son armure une petite charge explosive qu'il pouvait poser sur la porte. Je le fis attendre pendant quelques secondes, le temps que Haver me prévienne qu'elle est en position pour attaquer.

Lieutenant-Commandant, ici Haver, sommes en position. La charge est prête, on attend votre ordre pour attaquer.

Bien pris, Haver. Faydal, ici Raikes. Mes deux équipes sont en position, c'est quand vous voulez pour attaquer. Nous allons faire sauter les portes de service, je présume qu'elles sont piégées. Nous donnerons ensuite l'assaut pour vous aider.


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La compagnie des Affaires Internes n'a jamais parue aussi agréable

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