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 À l'abordage

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MessageSujet: À l'abordage   Sam 15 Juil 2017, 02:40
Intervention MJ :NonDate : 26 juin 2202 RP Action
Talus Macdonis ♦ Ada J. Raikes♦
À l'abordage



La traversée de l'espace avait vraiment ses hauts et ses bas, peu importe le type de voyage que l'on ait amené à faire. Parmi les points positifs, la possibilité de voyager, voir des choses nouvelles, rencontrer des gens, expérimenter de nouvelles choses, etc. Points négatifs, les voyages dans l'espace pouvait être dangereux voir mortel, il fallait rester pendant une bonne période enfermer dans une boîte géante en métal et si tu n'aimais pas tes compagnons de voyage, il fallait les supporter jusqu'à destination. Bref, les voyages dans l'espace c'était bien, mais contrairement à ce que laissait penser les holos, ce n'était ni tout noir, ni tout blanc.

C'était l'une des petites réflexions de Talus Macdonis, pendant ce longue traversée à travers l'espace. Voilà une semaine que le vaisseau cargo, le Voltigeur, où il se trouvait avait quitté une petite planète de la travée de l'attique. Depuis, il était quelque part à proximité de l'espace de l'alliance, fort probablement la Mer des Ombres. Le cargo avait de nombreux détour à faire avant de passer par Palaven. Après tout, de part sa nature de vaisseau cargo, se promenait de monde en monde, remplissant ses cales de matériels destinés à être vendu sur d'autres planètes. Palaven n'était qu'une étape parmi tant d'autre avant de poursuivre sa route. Le turien ne se souvenait plus où le vaisseau devait terminer sa course, avant que l'équipage puisse enfin profiter d'un long congé mérité. Toutefois, pour lui ce n'était pas important. Après tout, il n'était qu'un passager et rien d'autre. Il y a encore une semaine, le chasseur de primes était dans la travée de l'attique, sur Horizon, à la recherche d'un vaisseau en direction de la Citadelle, ou mieux, en partance pour Palaven.

Il avait eu de la chance en tombant au croisement d'une route de tomber sur un capitaine de vaisseau civil s'engueulant avec un marchand local. Pendant que les deux hommes se disputait, le capitaine laissa s'échapper dans son mécontentement, car les hommes du marchand aurait endommagé une partie du stock destiné à la vente sur Palaven. Ce détail l'avait fortement intéressé, du coup. Après que les deux hommes eurent fini de ''discuter'', Talus en avait profité pour l'approcher et négocier avec lui une place de passager, le temps de rejoindre Palaven. Un prix avait rapidement été convenu entre les deux hommes, pour le transport de Talus, son animal de compagnie et ses affaires. Ainsi, le turien avait été récupéré son animal et ses affaires et avait rejoint le vaisseau. Le décollage avait eu lieu trois heures plus tard, sans que le turien ne croise le capitaine Delano.

Quelques heures à peine après le décollage, le capitaine du vaisseau avait rapidement piqué une grosse colère en découvrant la nature du compagnon de Talus. Il s'agissait d'une femelle spuma, répondant au nom de Rubia. Delano était mécontent, ayant cru à la base que le turien se déplaçait avec un animal de petite taille et nom une créature de la taille d'un gros chien. Turien et humain avaient argumenté un bon moment sur la présence de l'animal. Au final, Talus l'avait emporté pour deux raisons. La première, il avait payé un bon prix pour ce voyage. La seconde, cela faisait à peine quelques heures que Rubia était sur le vaisseau et elle avait déjà charmée une partie de l'équipage avec son tempérament doux et joueur. Résultat, une partie de l'équipage l'avait déjà adopté et une autre partie trouvait amusant que cela enrage le capitaine.

Pour l'heure, Talus profitait du calme du voyage.Delano ne voulait pas qu'il gêne l'équipage pendant la traversée. Du coup, le turien n'avait pas quitté les quartiers de l'équipage depuis le décollage. Le turien discutait avec l'équipage quand c'était possible. Sinon, il passait le temps comme il le pouvait et il dormait sur la couchette qu'on lui avait assignée. Une couchette souvent occupé par Rubia, si son maître ne s'en servait pas. Cependant, en ce moment, c'était l'heure de la pause pour une partie de l'équipage. Le turien en profitait donc pour socialiser un peu. Il était assis à une table, face à lui un galarien quelque peu prétentieux et entre eux, un plateau de jeu. Depuis presque 20 minutes, la partie de disputait entre les deux individus. Ce petit jeu de guerre était plutôt divertissant. rajouté à cela les crédits misé sur la partie.

Le galarien face à Talus répondant au nom de Jarrul. C'était un jeune galarien plutôt prétentieux, mais très doué à ce jeu. Le turien l'avait vu battre tout les autres membres de l'équipage l'ayant défié à ce jeu, très facilement en plus. Aujourd'hui c'était différent, actuellement, aucun des deux n'avaient l'avantage et la partie attirait l'attention des autres membres d'équipage présents. La concentration sur la partie était très intense. Pendant ce temps, tout près de son maître, Rubia profitait de la grande vie. Quelques minutes plus tôt, elle se contentait de rester coucher au sol et tentait de dormir. Maintenant, elle était couchée sur le dos, alors qu'une asari, Meera, et une humaine, Nathalie, lui caressaient le torse et le ventre. Intérieurement, cela amusait fortement Talus. Personne ne pourrait dire que la spuma n'avait pas une belle vie depuis qu'elle était montée sur ce vaisseau. Un tas de gens pour la caresser encore et encore, sans parler de la nourriture dextro qu'elle se faisait donner en cachette.

Talus observait le plateau de jeu. Pour le moment, Jarrul avait anéanti une partie de son flanc droit et de ses blindés. Par contre, le galarien avait perdu ses forces aérienne et affaiblit le centre de sa formation. Il fallait réfléchir à la bonne stratégie à adopter, sans exclure la possibilité d'un piège. Les tours s'enchaînaient, chacun diminuant les forces adverses. Talus prenant peu à peu l'avantage. Après une vingtaine de tours, il écrasa enfin son adversaire, détruisant ce qui lui restait d'armée. Lorsque les dernières troupes de Jarrul tombèrent, des exclamations se firent entendre dans la pièce. D'un côté, ceux qui poussait un cri de joie, ayant misé leurs crédits sur Talus et de l'autre, ceux qui maugréaient car ils avaient parié sur Jarrul. Le turien empocha rapidement ses crédits nouvellement gagnés.


-Ah, rien de mieux que des crédits bien gagnés.

-Bah, n'en fait pas trop, tu as gagnés uniquement parce que je n'étais pas dans un bon jour.

-Évites de te la jouer Jarrul. Ce truc-là, c'est juste un jeu de guerre, avec des règles très restrictives. Dans un vrai combat, tout ce que tu aurais fait c'est envoyé tes troupes à l'abattoir.

Le galarien semblait sur le point de répliquer lorsqu'une alarme commença à résonner. Tout le monde commença à regarder, par instinct ou réflexe, en direction d'où les bruits d'alarme était émis. Talus regarda aussitôt lMeera et Nathalie qui caressaient Rubia, avant que l'alarme résonne.

-C'est un problème mécanique, j'espère?

-Aucune idée. On a une seule alarme pour tout.

La voix du capitaine se fit entendre à travers tout le vaisseau.

-Attention à tout l'équipage. Nous sommes pris en chasse par un vaisseau non-identifiés. Forte probabilité qu'il s'agisse de pirates ou d'esclavagistes.

Jorrul fut le premier à réagir à cette annonce.

-Oh merde... Il faut qu'on se sauve le plus vite possible. Si c'est pas possible, on coupe les moteurs et on coopère. Ils prennent ce qu'ils veulent et nous laisse tranquille ensuite.

-Meilleure preuve que t'es un idiot, Jarrul. Que ce soit des pirates ou des esclavagistes, ils ne nous laisseront pas tranquille. Si on se laisse faire, ça se terminera uniquement de deux façons possibles. Les plus chanceux se feront descendre, les malchanceux finiront en esclaves. Ce sera encore pire pour les femmes.

Soudainement, un puissant choc secoua le vaisseau, projetant tout le monde au sol. Le turien se retrouva par-dessus Jorrul et Meera sur lui, en prime. Il repoussa la jeune femme doucement et se releva. Le galarien resta au sol, paniqué, alors qu'une fluctuation de puissance se propagea à travers tout le vaisseau cargo.

-Oh non, ils ont dû toucher les moteurs. On ne peut plus avancer. On ne peut plus fuir.

Sans hésiter le turien retourna à sa couchette, ses affaires étant rangée à proximité dans deux caisses verrouillées. Il entra ses codes et ses empreintes digitales, la caisse s'ouvrit toute seule, le turien en fit sortir son casque, un fusil d'assaut, un pistolet, des munitions et plusieurs grenades incapacitantes. Talus s'approcha ensuite de l'intercom le plus proche et entra en communication avec le poste de commande.

-Capitaine, vous savez par où ils vont rentrer?

-Vous êtes qui vous?

-Talus. Le passager.

-À quoi ça va vous servir de savoir ça?

-Parce que comme tout turien, j'ai été soldat et que j'ai mes armes.

-D'après la trajectoire de leur vaisseau, ils vont tenter d'entrer par le sas principal de bâbord. Nous sommes en train d'envoyer un message de détresse sur toutes les fréquences possibles.

Talus demanda aussitôt l'assistance d'un membre de l'équipage. Il avait absolument besoin des plans du vaisseaux pour avoir une idée de la meilleure manière d'agir. Jorrul s'approcha aussitôt, activant son omnitech et affichant un plan du Voltigeur. Le turien porta son attention sur les sas du vaisseau. Heureusement pour eux, le côté bâbord ne comportait qu'un seul sas. En passant le sas, on avait accès dès l'entrée à deux salles, une de chaque côté du couloir, mais n'étant relié à rien. C'était des salles d'entreposage secondaire et rien d'autre. Après, un couloir de plusieurs dizaines de mètres de long avant d'arriver à un premier embranchement permettant ensuite d'aller partout sur le vaisseau. À tribord, un sas secondaire et un autre sas principal. Aucun doute pour le turien, il fallait empêcher les envahisseurs de franchir le premier couloir. S'ils le faisaient, ils pourraient atteindre la salle de commande, la salle des moteurs et toutes les autres pièces majeures du vaisseau. Il lui faudrait cependant de l'aide pour les retenir. Talus se tourna vers l'équipage présent.

-Écoutez, il faut les empêcher de franchir le premier couloir. S'ils y parviennent, ils pourront prendre possession des pièces vitales du vaisseau. Si certains d'entre vous savent utiliser une arme, c'est le moment de vous manifester.

Parmi les gens présents, seulement deux levèrent la main. Il y avait un humain dans la trentaine, Martin et un jeune turien, il ne devait pas avoir plus de 18 ans, répondant au nom Niktus. Pas vraiment super comme effectif pour défendre un vaisseau.

-D'accord... Excepté les asaris, il y a des biotiques?

Aucune réponse et il n'y avait que deux asaris dans le groupe. Talus s'adressa à elles.

-Bon... Je ne connais pas votre niveau en biotique. Ce n'est pas grave si vous n'êtes pas capable de vous battre avec votre biotique. Par contre, si vous êtes capable de déplacer des objets, ça nous sera utile pour former une barricade.

Une dizaine de minutes plus tard, la barricade avait pris forme à une trentaine de mètres de distance du sas principal de bâbord, deux mètres avant l'embranchement. Heureusement, la biotique des asaris avaient permis de déplacer de lourdes caisses de marchandise. Meera était restée pour aider à défendre. Talus se tenait derrière la barricade, son fusil d'assaut en main, attendant l'arrivée de l'ennemi. À sa droite, le jeune turien avait uniquement un pistolet pour combattre. L'humain avait quant à lui un fusil à pompe. À proximité, dans le couloir, Rubia était couchée au sol, l'asari se tenait prête à utiliser ses capacités pour former une défense biotique. Finalement, le médecin de bord et son infirmier se tenaient prêt à offrir une aide médicale.

Les minutes s'écoulaient sans que personne ne disent un seul mot, mais la tension grandissant de seconde en seconde. Après plusieurs longues minutes qui semblèrent durer des heures, le bruit caractéristique d'un amarrage se fit entendre. Puis, des flammes semblèrent surgirent de la porte du sas. Talus enfila aussitôt son casque. Il prépara son arme, les deux autres faisant de même.


-Ils sont en train de forcer la porte du sas. Préparez-vous.

Les traits enflammés se propageaient sur la porte. Puis, la porte vola soudainement en éclat. De la fumée réduisait le champs de vision. Cependant, Talus n'hésita pas une seule seconde. Dès qu'une ombre se dessina dans la fumée, il ouvrit le feu. Ses compagnons d'armes de fortune firent de même. Le premier pirate, un butarien, tomba sous les tirs, mais d'autres suivirent, transformant rapidement le couloir en zone de guerre. Les pirates avaient le nombre pour eux, tandis que les défenseurs avaient leur barricade et l'espace réduit du couloir limitant le nombre de pirates pouvant les attaquer en même temps. Les tirs se poursuivaient, lorsque Niktus fut atteint au bras et s'écroula. Sans attendre qu'on leur demande quoique ce soit, le médecin et son infirmier foncèrent vers le blessé, avançant à quatre pattes pour éviter de se faire toucher. Ils emmenèrent le blessé dans le couloir à l'abri des tir. Martin eut moins de chance, se prenant un tir en pleine tête. Le turien réagit en lançant une grenade sonore aux pirates. Lorsqu'elle explosa, les vibrations sonores déstabilisèrent les pirates, permettant à Talus d'en abattre deux autres. Les tirs cessèrent alors que les pirates se retiraient, mais il ne fallait pas crier victoire, ils allaient revenir. Ce qu'ils firent au bout de trois minutes

-Et merde. Barrière biotique, vite!

L'asari réagit aussitôt, la défense biotique se dressa, empêchant le passage des pirates. Ces derniers auraient pu la détruire en tirant dessus, mais aucun ne le fit, ils se contentèrent de rire, sachant pertinemment que cela ne tiendrait pas indéfiniment.

-Bordel. J'espère que quelqu'un a reçu cette appel de détresse. On ne pourra pas tenir éternellement.


Dernière édition par Talus Macdonis le Mer 16 Aoû 2017, 00:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Dim 23 Juil 2017, 18:43
À l'abordage !


- 26 juin 2202, Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Pont 2 de l'Okinawa, passerelle de commandement

Notre mission de surveillance se poursuivait dans l'espace de l'Alliance et pour le moment, nous étions dans la zone interstellaire de la Nébuleuse de la tête de cheval. Les ordres dans cette mission de routine étaient simples : surveiller ce qui se passait, ne riposter qu'en cas d'attaque avérée et porter assistance si je le jugeais nécessaire et urgent. Tout nouvel évènement qui survenait devait faire l'objet d'un rapport au contre-amiral O'Neill. Certes, nous nous trouvions dans l'espace de l'Alliance mais nous n'étions pas une bande de cow-boys qui sévissait dans l'espace, nous ne faisions pas ce que nous voulions au contraire des bandits. Bien peu d'entre eux pouvait de toute manière s'opposer à une frégate militaire de l'Alliance et encore moins étaient ceux qui pouvaient nous tenir tête. J'étais en train de discuter à propos de notre prochaine destination avec Haver tout en jetant un œil au terminal de gauche de la passerelle de commandement lorsque de premières alertes sur les écrans de contrôles des opérateurs apparurent. Snakeshit annonça dans l'intercom qu'il captait un message de détresse répété plusieurs fois. C'était un vaisseau cargo qui demandait de l'aide et une assistance immédiate car attaqué par des pirates de l'espace. Je fronçai les sourcils en apprenant la nouvelle, trouvant cela consternant que même jusque dans notre propre zone, ce genre de vermine pouvait se cacher puis je fonçai à vive allure au cockpit tout en ayant ordonné Haver de mettre tout le vaisseau en état d'alerte et de sonner le branle-bas de combat. Parvenu au côté du jeune pilote de l'Okinawa, le vaisseau cargo apparut de loin. Sa taille gigantesque ne pouvait être ignorée, au moins le vaisseau cargo était en visuel tout comme sur le ladar. Un point non identifié était affiché dessus et alors que l'Okinawa se mut légèrement sur sa gauche, un vaisseau étrange et hétéroclite nous apparut. Je supposai sans peine que c'était le vaisseau pirate et j'ordonnai à Snakeshit de ralentir l'allure puis d'ouvrir un canal de communication sur la fréquence envoyée par le vaisseau cargo. Enfin, je m'adressai au vaisseau civil en espérant que quelqu'un capte notre communication.

Ici le Lieutenant-Commandant Raikes du SSV Okinawa de l'Alliance Interstellaire. Me recevez-vous ? À vous.

L'Alliance ? Bordel de merde ! Pour une fois que vous êtes là quand il faut !

Monsieur, déclinez votre identité et votre situation. À vous.

Je suis le Capitaine Delano, commandant du vaisseau cargo. Ces fumiers ont bousillés nos moteurs ! Nous avons essayé de mettre les passagers en sûreté et les pirates sont déjà à bord ! On les retient avec quelques passagers combattants mais je ne sais pas pour combien de temps alors magnez vous de vous pointer !

Nous allons envoyer une équipe pour vous aider, elle sera sur place dans cinq minutes. Tenez bon. Terminé.

Je fis couper la communication à Snakeshit sans entendre davantage le ton moitié paniqué moitié colérique du capitaine du cargo et je revins à la passerelle de commandement, Haver à mes côtés. Celle-ci paraissait imperturbable et attendit patiemment avec l'air d'être à l'affût, mes ordres sur la suite.

Haver, faites préparer cinq soldats de la force d'intervention, je pars avec eux. Nous allons monter à bord de ce cargo pour aller sauver ces gens. Je mets au courant le contre-amiral.

Ma lieutenant me salua et partit immédiatement pour les quartiers d'équipage. Dans l'intercom, j'interpellai mon pilote.

Snakeshit ! Vous vous mettez en position pour ouvrir le feu. Vous prévenez Redfield de mettre le double canon Thanix en position, je veux que l'on pulvérise ces fumiers s'ils essaient de se barrer.


Mon lieutenant de pilote me confirma avoir reçu l'ordre alors que je contactai O'Neill via le terminal. Peu après, le visage de ma supérieure apparut. Immédiatement, je la saluai et elle me rendit le salut d'un geste un tantinet agacé.

Lieutenant-Commandant Raikes.

Amiral, au rapport. Nous avons reçu un message de détresse d'un vaisseau cargo, ils sont attaqués par des pirates.

Vous avez vérifié la véracité de l'appel ?

En effet Amiral, nous avons le cargo et le vaisseau pirate en visuel et sur le ladar. Nous avons pu contacter le capitaine du cargo qui nous a confirmé l'attaque. J'ai d'ores et déjà fait préparer une équipe d'intervention et si ces bâtards de pirates veulent se faire la malle, j'ai un double canon qui les en empêchera.

Vous savez donc quoi faire, Lieutenant-Commandant. Faites moi un rapport à votre retour. Bonne chance, Raikes. O'Neill, terminé.


- Pont 5 de l'Okinawa, soute

Le visage du contre-amiral disparut du terminal et je quittai alors la passerelle de commandement pour la soute. Mon pas était toujours aussi rapide avant de partir en mission et l'immobilité que m'imposait l'ascenseur central de l'Okinawa me fit légèrement monter la tension et le trac que je ressentais familièrement avant de combattre. L'appel de détresse ne me paraissait pas être un guet-apens, la peur dans la voix du capitaine du vaisseau ou du moins celui qui se présentait comme tel me donnait l'impression d'être sincère, tout me portait à croire que l'on ne nous attirait pas dans un piège et qu'il y avait réellement des gens à secourir. J'avais déjà pris part par le passé à des opérations de sauvetage qui s'étaient avérées être des pièges et généralement, on ne s'en sortait pas au complet et bien des soldats avaient trouvés la mort ainsi, parfois d'une manière assez atroce. Je détestais avoir des pertes parmi mes coéquipiers alors que dire lorsque c'était des hommes, parfois jeunes, qui avaient remis leurs vies entre mes mains et qui mouraient sous mes yeux ? Je ne faisais que repenser à mon frère Gary mais lui je ne l'avais pas vu mourir devant moi. Je l'avais vu pour la dernière fois des mois auparavant avant de le découvrir au milieu d'un tas de cadavres de colos avec ce Predator à la main. Secouant légèrement la tête pour chasser ces pensées parasites, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et je fus accueillie par le salut de Haver ainsi que de celui de Reeves. Ma commandante en second m'interrogea du regard, ses yeux me demandaient si je voulais qu'elle vienne en mission auprès de moi. J'aurais habituellement accepté mais dans cette situation là, je préférai savoir la soldat blonde aux commandes de l'Okinawa plutôt qu'à mes côtés. Je hochai la tête légèrement pour lui dire de rester là avant que je ne prenne la direction de l'armurerie là où mes hommes se préparaient déjà pour la mission à venir.

Nous étions en situation de mission, c'est pourquoi je n'imposai à personne de me saluer mais mes soldats firent néanmoins le mouvement de salut vers moi et je leur répondis mais je ne m'attardai pas sur le protocole et je me vêtis rapidement de mon armure sans plus de cérémonie. Je mis ensuite un micro-casque se fixant à mon oreille droite et à ma joue dont le bout s'arrêtait juste devant ma bouche, j'étais la seule à avoir presque la tête nue, nous n'allions pas dans un environnement hostile mais les cinq autres soldats portaient quant à eux leurs casques. Nos armes en main, on se mit rapidement en route pour la navette. Atkinson nous attendait déjà et commença à râler son impatience sur les soldats avant de se taire lorsque je fis mon entrée dans le Kodiak. La navette partit alors que je donnais les dernières consignes à mon unité sur ce que l'on attendait de nous. Nous devions protéger un équipage et éliminer une menace pirate. L'important pour nous était de sécuriser le cargo et de nous coordonner avec Snakeshit. Si nous arrivions à défaire les pirates, les survivants essaieraient certainement de prendre la fuite à bord de leur vaisseau et là, j'ordonnerai à mon pilote de détruire le vaisseau pirate à coups de canons Thanix. Si jamais une navette pirate réussissait à s'échapper, je la laisserai filer mais je priai aussi pour qu'il n'en fut rien. Autre tâche, nous devions aussi porter assistance à ce cargo dont les moteurs étaient foutus. Après avoir sécurisé le cargo, les moteurs devaient être réparés, j'y enverrai certainement Kozachenko et son équipe et une fois les moteurs réparés, nous laisserions le cargo aller vers la planète habitée la plus proche voire jusqu'à sa prochaine destination mais notre mission s'arrêterait là car nous avions aussi une de notre côté et l'escorte de vaisseaux civils n'en faisait pas partie.

Personne d'autre ne posa de questions et l'habitacle demeurait silencieux à part les bruits de la navette. Snakeshit me confirma que le vaisseau pirate ne bougeait pas, Redfield m'avertit avec sa bonne humeur débordante que le double canon était opérationnel et pointé sur le vaisseau ennemi. Atkinson cria dans son micro que la seconde entrée du cargo, côté tribord était en visuel et que c'est par là que le largage allait se faire. Collant mon index et mon majeur droit contre mon micro-casque, je tentais de contacter le capitaine du cargo. Peu après, il ouvrit le canal et je lui donnai mes instructions avant de regarder mes soldats.

Capitaine Delano, ici le Lieutenant-Commandant Raikes. Nous sommes en approche du sas principal à tribord, ne tirez pas, je répète ne tirez pas, ripostez uniquement du côté des pirates. Je vous tiens informé de notre progression. Terminé. Soldats, je prends la tête, Schwarz, vous êtes mon commandant en second, vous êtes juste derrière moi, vous me couvrez. East et Duchamp, vous êtes derrière, vous couvrez nos flancs. Malik et Froster, vous formez l'arrière garde. On ne tire pas à vue, il y a des civils à bord. L'objectif est d'éliminer la menace puis de sécuriser le cargo. À vos positions.

Atkinson annonça l'arrimage du Kodiak avant d'ouvrir le sas afin que nous puissions pénétrer à l'intérieur du cargo. Le Mattock en avant, je me mis aussitôt en route tout en oubliant pas de prévenir Delano de notre arrivée. Par chance, dès le premier couloir, un plan était affiché et on se repéra très vite sur notre position puis jusqu'où nous devions aller. Chacun scanna le plan du cargo avec son OmniTech avant de reprendre sa position et posture de combat et je me remis en route. Après quelques couloirs, on traversa des zones de stockage du cargo et fort heureusement, on put trouver très vite le bon chemin grâce à notre OmniTech. On ne croisa aucun civil mais on pouvait déjà entendre des coups de feu. Je prévins Delano que nous approchions et je pressai le pas pour parvenir au côté bâbord du cargo. Prenant par un autre couloir, je vis déjà des blessés qui étaient pris en charge par ce que je pensais être le médecin de bord. Tout le monde se figea à notre arrivée mais un murmure de soulagement parcourut les gens présents en reconnaissant notre armure et l'emblème de l'Alliance alors que l'on rassurait tout le monde sur nos intentions. Le médecin de bord nous prévint qu'une barricade avait été posée pour accueillir les pirates. Les bruits d'une fusillade nourrie nous parvenait d'une entrée non loin, étroite pour que deux hommes puissent passer de front. Postés de part et d'autre, mes soldats se tinrent prêts à faire leur entrée. Tout le monde était paré, la main presque crispée sur son arme avant que je ne donne le signal de notre attaque pour aider les résistants contre les pirates. Il fallait déclencher une plus grande puissance de feu et se mettre à couvert des tirs des armes des pirates tout en prêtant attention aux civils combattants.

Une fois dans la salle, mettez vous à couvert le plus vite possible. ... Allez go ! OUVREZ LE FEU !

Avec mes soldats, on se mit à déchaîner un feu d'enfer en direction du sas forcé par les pirates, puis tout en vidant nos chargeurs en pleine course dans un assaut maîtrisé vers la barricade, on se mit à couvert.


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Dernière édition par Ada J. Raikes le Dim 20 Aoû 2017, 21:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Dim 23 Juil 2017, 23:46
Talus n'était pas des plus confiants envers ses chances de tenir indéfiniment la barricade. S'il avait plus de personne pour l'assister, peut-être. Cependant voilà, Niktus c'était pris un tir au bras et avait été amené en sureté par le médecin de bord et son infirmier. Puis, Martin avait abattu d'un tir en pleine tête. Résultat, Talus se retrouvait seul à tenir à barricade. Certes, Meera était là. L'asari utilisait sa biotique pour former une barrière défensive et empêcher les pirates de progresser. Cependant, elle ne pourrait pas tenir cette défense éternellement. De plus, comme l'asari ne savait pas utiliser d'arme et que sa biotique semblait plus offensive que défensive... Bref, la situation n'était pas des plus brillantes. Le turien réfléchissait à la marche à suivre lorsque la voix du capitaine Delano se fit entendre à travers tout le vaisseau.

-À l'intention des connards qui tentent d'aborder mon cargo, un vaisseau de l'alliance interstellaire est en route, le SSV Okinawa. Dans quelques minutes, les marines de l'alliance vont venir vous botter le cul.

La seule réaction que cela déclencha était le rire des pirates. Réaction plutôt logique quand on y pense bien. Ce n'était sûrement pas la première fois que leurs victimes gueulaient des trucs dans ce genre afin de les faire fuir. Dans leurs esprits, cela devait sûrement être uniquement un coup de bluff de la part du capitaine du cargo. Talus, quant à lui, espérait que le capitaine était bien sérieux sur la question. Il entra aussitôt en communication avec le capitaine par le système de communication de son armure.

-Capitaine, ici Talus. Il y a vraiment un vaisseau de l'alliance qui arrive j'espère. Je ne pourrai pas tenir cette position éternellement. Ils ont l'avantage du nombre sur nous.

-La Lieutenant-Commandant Raikes a dit que son équipe sera là dans cinq minutes. Comment ça se passe?

-Pas super. La barricade tient. Cependant, Niktus a été blessé et il a fallut le ramener en sureté. Martin est mort, ces enfoirés lui ont mis un tir en pleine tête. Meera les empêche de progresser avec une barrière biotique, mais elle ne tiendra plus très longtemps.

-Faîtes ce que vous pouvez.

Talus interrompit la communication. L'asari était en mauvaise posture. Il pouvait voir la sueur émané de presque chaque pore de son visage. Elle fournissait des efforts au-de-là de ses limites pour maintenir la barrière biotique. Le turien se remit en position, il fallait qu'il continue de tenir la barricade, autrement les pirates pourraient avoir accès aux parties vitales du vaisseau. S'ils prenaient le poste de commandement, ils feraient presque n'importe quoi à travers tout le vaisseau. Si c'était la salle des machines, ils pourraient empêcher le vaisseau de se déplacer, voir tout faire sauter. Finalement, s'ils prenaient le contrôle des systèmes de survie, ils pourraient vider l'oxygène du vaisseau et tuer instantanément presque tout le monde à bord. Le turien fit quelques signes à l'asari. Il comptait lancer une nouvelle grenade incapacitante aux pirates dès que la barrière tomberait. Tout ce qu'il fallait, c'était un peu de synchronisation pour maximiser l'effet.

L'asari était prête. Dès que la barrière s'abaissa, Talus lança sa grenade et Meera se jeta au sol. Les pirates n'eurent pas le temps de réagir qu'une intense éclair lumineux éclata dans le couloir. Les pirates hurlaient de douleur à cause du rayonnement lumineux infligés à leurs yeux. Le turien de son côté allait très bien, ayant fermé les yeux avant l'activation de la grenade. Il profita de cet avantage pour recommencer à tirer. Il parvint à abattre quatre pirates de plus, avant que ces derniers se mettent à couvert en attendant de retrouver la vue. Les minutes s'écoulèrent, trois, peut-être quatre, avant que les pirates reviennent. Ils arrivèrent au nombre de quatre cette fois. Deux se mirent à couvert dans les accès aux deux pièces près du sas. Les deux autres restaient à couvert dans les coins encore couvert par la porte du sas qu'ils avaient découpés lors de leur arrivée. Un cinquième arriva, un butarien dépassant les autres d'environ une tête de haut. Il cria pour s'adresser aux autres. Visiblement, ce devait être le chef.

-Allez les gars, on rentre et on les tues. N'oubliez pas, tuez les femmes et violez les hommes.

Il y eut soudainement comme un silence, plus aucun tir, tout le monde regardant le butarien. Ce dernier sembla se rendre compte de son erreur.

-Euh... non, c'est l'inverse.

Ce furent ces dernière parole, Talus en profitant pour lui loger un tir entre les quatre yeux. Finalement non, ça ne devait pas être le chef, il était trop stupide pour ça. Les tirs se poursuivirent, le turien refusant de leur céder le moindre pouce. Une partie de lui ne cessait de se dire : ''Qu'est-ce qu'ils foutent les humains?''. Heureusement la réponse lui vint dans l'oreille, le capitaine Delano l'informa que les marines de l'alliance venait de monter à bord. Il était temps. Le turien ne répondit cependant rien à son interlocuteur, il avait mieux à faire pour le moment. Il continuait les échanges de tirs avec les pirates, faisant de son mieux pour se dévoiler le moins possible et éviter ainsi de se prendre un tir. Au bout d'une ou deux minutes, qui semblèrent durer des heures, Meera attira l'attention de Talus, tout en restant couchée.

-Je crois qu'ils sont là.

Talus espérait que c'était vrai. S'il y avait bien des gens qui arrivaient par derrière et que ce n'était pas des alliés, ils étaient tout bonnement foutu. Heureusement, les tirs de rafales qu'il put ensuite entendre visèrent les pirates. Il en vit deux s'écrouler raide mort tandis que les deux autres restaient à couvert. Cela ne les arrêtait pas pour autant, d'autres pirates arrivant à leur tour. Après une autre rafale de son arme, Talus se planqua totalement derrière la barricade pour recharger son arme. C'est à ce moment que les marines de l'alliance arrivèrent, au nombre de six. Sur les six, cinq étaient en armure complète, leur visage dissimulé sous leur casque. Il n'y avait qu'une jeune femme qui faisait exception, portant un viseur Kuwashii plutôt qu'un casque complet. Elle avait des cheveux noirs courts, des yeux marrons et ce qui semblait être un collier ou un tatouage au cou, dont l'extrémité supérieur était légèrement visible au-de-là de la protection de son armure. Un joli minois la demoiselle. S'il n'y avait pas des pirates en train de tenter de les tuer, Talus aurait sûrement été la voir, tenté d'échanger quelques mots avec elle.

Certains diraient que Talus était un pervers, c'était complètement faux. D'autres diraient un séducteur, là par contre, il devait admettre que c'était assez vrai. Même si dans son cas, il était plutôt le genre d'homme à avoir une vision assez spéciale de l'amour. En effet, sa règle personnelle: ne jamais trahir une romance et je jamais romancer uniquement pour du sexe. Bref, jouer les séducteurs dans le seul but d'avoir une femme dans son lit et lui briser le cœur ensuite, c'était le genre de chose qu'il se refusait de faire. Certes, ce n'est pas pour autant qu'il n'avait pas eu son lot d'histoire d'un soir, bien au contraire. Cependant, dès le départ, c'était un fait entendu entre Talus et sa conquête du moment. Alors, pas d'attente des deux côtés et pas de remord ou de haine.

Rapidement, les humains prirent place derrière la barricade, évitant de piétiner Meera au passage. Talus détailla les marines rapidement du regard. Ils étaient bien armés, c'était l'important. Il supposa rapidement que la femme sans casque devait être l'officier en charge du groupe. Cependant, est-ce qu'il s'agissait du Lieutenant-Commandant Raikes? Difficile à dire. Il s'adressa directement à elle.


-Sans vouloir me montrer irrespectueux, c'est pas trop tôt. Ces enfoirés tentent de détruire la barricade depuis un bon moment. Pas certains que j'aurais pu les retenir seul encore très longtemps.

Il se redressa pour envoyer quelques tirs, avant de poursuivre.

-Talus Macdonis, ancien adjudant-chef au sein de la hiérarchie turienne. Oh merde...

Le turien s'interrompit en voyant, soudainement, un des pirates à couvert déclencher et lancer une grenade vers la barricade. Talus réagit aussitôt.

-GRENADE, ATTENTION.

Il se cacha derrière la barricade en prononçant ces mots et l'explosion retentit ensuite. La barricade tint bon. À première vue, pas de blessé de leur côté. Du moins, jusqu'à ce que le turien entende un léger râle de douleur. Talus regarda la provenance et vit aussitôt que Meera était blessée, touchée à une jambe. Heureusement le saignement était faible, mais il fallait la sortir de là. Sans hésiter le turien poussa quelques sifflements, Rubia surgit de sa cachette, se dirigeant vers son maître. Ce dernier exécuta quelques signes de mains, en pointant ensuite Meera. La spuma obéit au signe du turien, un animal bien dressée. Rubia s'approcha de l'asari, ouvrir légèrement sa gueule et la referma sur le sol du chandail de l'asari et commença à la tirer dans le couloir, hors de portée des tirs. Talus contacta aussitôt le médecin de l'équipage.

-Docteur, Meera est blessée à la jambe. Elle va avoir besoin de vous.

Puis, il reprit le combat contre les pirates.

-Bordel, j'ai pas survécut à la guerre des moissonneurs sur Palaven pour me faire avoir par des foutus pirates.
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Jeu 27 Juil 2017, 00:20
À l'abordage !


- Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Entrée bâbord du vaisseau-cargo, barricade

L'assaut, répété des dizaines voire centaines de fois pour certains d'entre eux, fut admirablement lancé et notre feu fut entièrement dirigé vers l'entrée béante et forcée du sas. Notre puissance de feu soudaine avait tué deux des pirates tout comme nous les avions stoppés et fixés sur leur position mais l'heure n'était pas de rester à découvert à la merci des pirates et moi et mes hommes, nous planquâmes contre l'abri de fortune dressé pour contenir les assaillants du vaisseau cargo. Mes hommes prirent position de part et d'autre de la barricade tandis que je me mis au centre en compagnie de Schwarz et d'un Turien qui se présenta comme Talus Macdonis. Je n'étais que peu attentive à ce qu'il me disait à mon arrivée, bien trop occupée à recharger mon Mattock en cartouches thermiques à dégager la cartouche en trop dans mon fusil d'assaut. Je relevai le regard vers lui alors qu'il énonçait son grade ainsi que son prénom et son nom. Bien sûr, comme tout Turien disons normal il avait fait ses classes et avait dû rejoindre l'armée alors que je n'étais même pas encore en âge de m'engager au sein de l'Alliance. Adjudant-chef était un grade de sous-officier plutôt respectable, pas étonnant donc qu'il menait la résistance contre la vermine de la Voie Lactée. Son visage ne m'apparaissait pas et était comme mes soldats, entièrement recouvert d'un casque pour la morphologie turienne, le reste de son corps était engoncé dans son armure habilitée à seulement protéger un corps turien. Il avait l'air plutôt abordable et sympathique mais l'heure n'était pas à la sociabilisation et je devais maintenant penser à annihiler cette menace de pirates ainsi qu'à protéger la vie des passagers et celle des soldats de mon unité de l'Alliance. Lorsque la grenade explosa, je baissai aussitôt la tête contre la barricade, imité par mon commandant en second du moment et j'espérai, par tout mes hommes postés derrière la barricade.

Soldats, au rapport ! Personne n'est blessé ?

Je donnai mon ordre dans mon micro en poussant un cri alors que les tirs reprenaient de la part des pirates pendant que je regardai le Turien agir. Fort heureusement, chacun de mes hommes me répondit et personne n'était blessé. Le bref instant de soulagement passé, c'est avec une certaine surprise que je vis un animal surgir sur ordre de Talus et évacuer une Asari mal en point. Pendant une fraction de seconde, je me demandai quel était cet animal qui me rappelait vraiment un loup terrien. Les quatre yeux, bien que me rappelant désagréablement des Butariens, étaient frappants, bien plus vifs que les aberrations butariennes et elle semblait recouverte d'un doux pelage. J'avais une spuma sous les yeux, liée de toute évidence à Macdonis car elle lui obéissait au doigt et à l'œil, évacuant peu après l'Asari blessée. Le médecin que j'avais vu tout à l'heure fit irruption derrière nous sur injonction du Turien et emmena l'Asari se faire soigner. Je n'eus pas le loisir d'en observer davantage car il fallait tuer ces pirates. Personne ne voulait se rendre et les pirates avaient véritablement un désir de nous tuer. Si personne ne se rendait, ils tuaient mais aujourd'hui, personne d'autre que les pirates ne mourront. Je ne pris pas le risque de relever la tête pour observer ce qui se passait bien que je l'aurais voulu et la réflexion de Macdonis me fit pendant un temps, sourire bien que la situation ne le prêtait pas. C'était néanmoins intéressant de constater que le Turien devait peut-être être aussi âgé que moi voire plus, nous avions vécu le même péril des années auparavant et étrangement, cela me motiva un peu peu plus pour nous faire sortir de cette nasse. Mes yeux se portèrent sur une grenade incapacitante que portait Macdonis et je savais que j'avais une paire de grenades explosives en ma possession. Mais il me manquait le visuel pour bien coordonner l'attaque que j'avais en tête à ce moment là.

Merde, il me faut un visuel, je dois savoir combien ils sont de ce côté ! Froster, préparez vos grenades incapacitantes !

Je pris donc le risque de relever le visage par dessus la barricade et je sentais aussitôt une volée de balles passer non loin de ma tête, m'obligeant à détourner le regard puis je pus de nouveau observer ce qui se passait. Deux pirates se trouvaient de notre côté, planqués à côté du sas derrière des débris de porte du sas. Pour le moment le feu de mes soldats leur interdisait de progresser vers des entrées non loin, deux autres étaient calés sur les bords du sas ouvert de force. Un cadavre de Butarien se trouvait au sol de ce sas et un fugace sourire carnassier et haineux se dessina sur mon visage avant de baisser la tête alors que des tirs fusèrent dans ma direction. Mon plan se dessina dans mon esprit : Froster et le Turien balançaient leurs deux grenades incapacitantes tandis que moi et Schwarz on jetait deux grenades explosives. L'aveuglement allait les affaiblir et au vu de la faiblesse de leur abri ainsi qu'avec l'explosion des grenades, si l'aveuglement ne fonctionnait pas, l'explosion allait les accueillir. Puis j'allais ordonner de faire feu à volonté sur toute l'entrée du sas, Macdonis compris avant de progresser vers le sas pour se poster de part et d'autre de l'entrée et interdire tout accès au vaisseau. Un feu nourri ainsi qu'un assaut, risqué mais vital. Je donnai alors mes ordres à tout le monde d'une voix forte pour me faire entendre, même au Turien. S'il était toujours aussi militaire dans l'âme, il obéirait sans discuter à mes directives, du moins je l'espérais, alors que je venais juste d'arriver.

Froster à mon signal, vous balancez votre grenade incapacitante sur la position ennemie en face de vous, Macdonis vous la lancez vers le sas. Moi avec Schwarz on jette deux grenades explosives sur leurs positions et toute le monde, vous ouvrez le feu sur toute l'entrée devant le sas. Rechargez vos armes, il faut envoyer la plus grande puissance de feu possible, les forcer à reculer ou à se terrer dans leurs abris !

Mes hommes approuvèrent sans poser de question et Froster m'avertit que la grenade était prête à être lancée. J'eus un regard pour Talus en espérant qu'il était prêt. Je pris alors l'une de mes deux grenades avant de la préparer et je lançai mon ordre de lancer. Me protégeant les yeux de l'explosion incapacitante, j'attendis quelques secondes après avoir entendu des gémissements de la part de pirates avant de me redresser par delà la barricade et de jeter ma grenade avec celle de Schwarz. Me jetant précipitamment contre notre abri de fortune pour nous protéger de l'explosion, cette dernière était bien plus puissante que la grenade des pirates de tout à l'heure et je sentis la détonation assourdissante de nos explosifs secouer la barricade. Sans me poser davantage de questions, je sortis de mon abri et j'ordonnai à tout les combattants de faire pareil avant de hurler l'ordre de faire feu. Un déchaînement de cartouches thermiques s'abattit sur le sas sous le feu de plusieurs armes et je pris le temps de viser avec mon Mattock pendant que les autres arrosaient l'espace. Un des pirates fut criblé de balles et j'abattis de deux cartouches thermiques en pleine tête l'autre pirate humain de notre côté. Mon Mattock fut à nouveau réapprovisionné en munitions d'un geste expert de ma part, maîtrisé des centaines voire des milliers de fois et je sautai par dessus la barricade pour me diriger vers le sas, le Mattock levé devant moi et continuant de viser devant moi, prête à abattre le premier fumier qui relèverait la tête pour avoir fait semblant de faire le mort.

Couvrez-nous ! Schwarz, Macdonis, avec moi !

Personne ne nous attaqua hormis l'un des pirates près du sas qui surgit d'un coup, un bras en charpie et tenant une arme de poing de l'autre. Il fut abattu sans sommation de ma part d'une cartouche en plein front, la tête projetée vers l'arrière avant de s'effondrer à genoux puis de s'écrouler à terre. Mes soldats à la barricade comprirent la manœuvre et vinrent se poster de chaque côté du sas. Désormais, je communiquai avec mon pilote Snakeshit qui était non loin et prêt à intervenir contre nos ennemis.

Snakeshit, ici Raikes ! On vient de sécuriser le sas attaqué pour le moment, pas de pertes à déplorer pour le moment de notre côté. Où en est le vaisseau pirate ? À vous.

Lieutenant-Commandant ! Ravi d'apprendre que vous allez bien ! Le vaisseau pirate n'a toujours pas bougé mais je suis parfaitement aligné pour que Redfield lui perce un nouveau trou dans le cul ! À vous !

Gardez votre position, ne faites feu que sur mon ordre. Terminé.


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Dernière édition par Ada J. Raikes le Dim 20 Aoû 2017, 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Ven 04 Aoû 2017, 20:33
Le combat contre les pirates continuait de faire rage. Heureusement, la grenade lancée par le pirate n'avait blessé personne parmi les combattants, selon l'appel lancée par celle qui dirigeait les marines humains. Tous avait eu le temps de se mettre à couvert avant que l'explosion n'ait lieu. Ainsi, leur nombre demeurait le même. C'était une bonne chose, car le nombre d'ennemis restant était encore indéterminé et les défenseurs avaient besoin du plus de gens possible. Le turien poursuivait le combat, relevant légèrement la tête au-dessus de la barricade, de temps à autres et envoyant des volées de tirs sur les envahisseurs. Il tentait également de garder le compte de ses munitions, qui diminuaient à vu d’œil. Son compte fut cependant rapide, l'ancien adjudant-chef n'avait plus que trois cartouches en réserve, plus celle déjà installé dans son pistolet. Bref, soit la situation se réglait rapidement, soit il devrait demander des munitions aux marines de l'alliance. Alors qu'il se couchait derrière la barricade pour recharger, il remarqua que l'humaine non-casquée souriait. Pour quelle raison? Mystère. Considérant toutefois qu'une bande de pirates tentait de les tuer, l'interroger sur la question n'était absolument pas une priorité. De toute façon, elle reprit la parole, mécontente de ne pas avoir un bon visuel de la situation. Elle s'adressa ensuite à un de ses hommes, un certains Froster, lui ordonnant de préparer une grenade incapacitante. Talus remarqua qu'elle parlait à l'un des marines derrière lui, mais ne se donna pas la peine de se retourner pour voir duquel il s'agissait.

L'humaine risqua ensuite un œil au-dessus de la barricade, risquant de se prendre une rafale de tir un peu après. Elle prit de nouveau la parole, parlant d'une voix forte pour se faire entendre, commençant à donner des ordres. Talus n'avait nullement peur que les pirates entendent ce qu'elle disait et s'adaptent. Il était difficile de l'entendre, alors pourtant que le turien était juste à côté d'elle. Alors, les pirates n'avaient aucune chance d'entendre quoique ce soit.

Le plan de la femme de l'alliance était simple. Talus et un marine lanceraient chacun une grenade incapacitante vers l'ennemi. Puis, elle et un autre marine lanceront une grenade explosive juste après. Ensuite, une fois les explosions terminées, profiter de l'affaiblissement de l'ennemi pour les obliger à fuir ou à se terrer. Sans attendre, le turien commença par recharger son fusil d'assaut vindicator. Puis, il attrapa sa dernière grenade incapacitante de type flash. Pour ne pas avoir besoin de crier, le turien dressa simple son pouce droit en l'air. Il savait que c'était un signe positif chez les humains. Lorsque l'ordre vint Talus réagit aussitôt, il se leva légèrement derrière la barricade, assez pour voir au-dessus et lança sa grenade en direction du sas. Cette dernière toucha le sol deux ou trois mètres avant le sas et roula dans sa direction sur un mètre. Puis, Talus quitta la scène des yeux pour retourner derrière la protection de la barricade. Le bruit caractéristique de l'explosion des grenades retentit, suivit des cris des pirates.

Le turien jeta un regarda vers la chef de groupe, cette dernière était en train de se lever, ainsi qu'un autre marine. Ils lancèrent leur grenade et se planquèrent aussitôt. L'ancien adjudant-chef s'appuya contre la barricade attendant l'explosion à venir. Cette dernière retentit avec plus de puissance que celle que le pirate avait lancé un peu plus tôt. Avec un peu de chance, il y aurait maintenant des morceaux pirates un peu partout sur les murs. Dès que l'effet de l'explosion se fut dissipée, Talus se releva et commença à tirer sur tout ce qui bougeait au-de-là de la barricade. À peine fut-il debout que l'humaine ordonnait à ses hommes d'ouvrir le feu. Un premier pirate tomba sous leurs tirs. Le turien put en voir deux de plus être éliminés par la chef de groupe, démontrant qu'elle n'avait pas obtenu son poste par hasard. Pendant ce temps, Talus se retrouva avec son dernier chargeur pour son fusil d'assaut. Chaque tirs compterait. C'est également à ce moment que la chef de groupe décida de sauter par-dessus la barricade, lui ordonnant à lui et à un certain Schwarz de la suivre, et aux autres d'assurer la couverture.

Talus obéit aussitôt, réflexe de son service dans l'armée. Il sauta par-dessus la barricade et suivit l'humaine en silence, son arme en joue, prêt à abattre le premier pirate qui oserait se montrer. Toutefois, il n'en n'eut pas le temps. Un seul pirate se montra, un bras très amoché, et fut aussitôt abattu par l'humaine. L'attaque pirate était finit, désormais, Talus et les forces de l'Alliance contrôlait le sas. L'humaine entra rapidement en communication avec son vaisseau, dévoilant sur le coup son identité. Comme le turien l'avait supposé, cette femme était le lieutenant-commandant Raikes. Plus haut gradée que lui. Voilà le genre d'officier que Talus aimait bien, ceux qui allaient sur le terrain avec leurs hommes, plutôt que de rester planquer.

Tandis que Raikes discutaient par radio avec son vaisseau, Talus fit un rapide décompte des pertes chez les pirates. Il compta un total de quatorze cadavres. C'était plutôt un bon score. Le turien en avait lui-même abattu huit, mais bon ce n'était pas une compétition, mais une tentative de survie. Rapidement, il commença à faire les poches des pirates morts. La majorité était butarien, il y avait cependant deux humains et un galarien. Il savait ce qu'il cherchait et où les trouver. Ainsi, en moins de cinq minutes, le turien avait soulagé la plupart des morts de leurs puces de crédits et surtout de leurs cartouches thermiques. Il avait fait rouler les munitions dans un coin à proximité. Alors que Talus, s'approchait du dixième cadavre, un butarien, ce dernier se redressa soudainement, arme de poing dans sa main gauche, il tenta de pointer son arme vers la tête du turien, mais ce dernier fut plus rapide. Le tir du pirate retentit alors que Talus le frappait d'une bonne droite au visage. Le tir manqua la tête du turien, mais effleura tout de même le casque de ce dernier. Puis, alors que le butarien se retrouvait au sol, l'ancien adjudant-chef lui arracha son arme des mains et l'envoya glisser au loin.

Le butarien resta au sol, regardant le turien avec mépris. Talus retira son casque, pour constater les dégâts. Heureusement, le tir n'avait fait qu'effleurer, retirant surtout de la peinture. Le turien regarda le blessé. Ce dernier semblait incapable d'utiliser son bras droit.


-Ne jamais sous-estimé un turien, petit con. Surtout quand Caevecia est de son côté.

Puis, Talus posa son casque au sol, avant d'attraper le butarien par le cou et de le mettre debout par la force. Il le maintint contre un mur, l'obligeant à rester debout. Le pirate était blessé au bras gauche, mais autrement, il semblait aller bien. Du coin de l’œil, le turien remarqua que certains membres de l'équipage arrivaient lentement sur place, constatant la mort de l'un des leurs.

-Maintenant, il y a des informations que je veux et que tu vas me donner. Tout de suite.

Le turien restait calme, mais le ton de sa voix restait très autoritaire. Le butarien commença aussitôt à lui répondre.

-Va te faire foutre.

Talus lui répondit sur le moment avec un regard noir, avant de reprendre la parole.

-Écoutes-moi bien, pirate! Je ne suis pas quelqu'un de méchant, mais comme n'importe qui, j'ai des choses qui m'énervent et peuvent me mettre hors de moi. Hors, tes copains et toi avez fait le nécessaire pour ça. Vous avez envahi ce vaisseau, parce que comme toutes les connards dans votre genre, vous voulez gagner votre vie, en pourrissant celle des autres. Ensuite, vous avez blessé Meera et Niktus, un brave petit gars. Surtout, vous l'avez tué.

Sur cette dernière phrase, Talus pointait du doigt vers Martin. Le cadavre de l'homme en question était en train d'être disposé sur une civière par deux membres de l'équipage, alors que d'autres regardaient leur confrère, dans un état de choc.

-Je ne suis pas sur ce vaisseau depuis assez longtemps pour dire que c'était un ami ou même une connaissance. Mais du peu que j'ai pu voir, c'était un type bien. Alors, n'oublie pas un détail important, les informations que je veux sont la seule raison pour ne pas t'avoir fait sauter la cervelle. Alors, dis-moi combien vous-êtes au total. Je veux également savoir si vous avez des prisonniers sur votre vaisseau.

Le butarien répondit simplement, en lui crachant au visage. Talus resta totalement inexpressif face à ce nouvel affront du butarien. Il essuya le crachat d'un revers de la main, puis se tourna vers la chef de groupe.

-Ah... toujours pareil ces gens là. Pas vrai, lieutenant-commandant Raikes? On leur donne une chance et au final, trop con pour la saisir.

C'était une question purement rhétorique, car avant que l'humaine ait une chance de répondre, Talus se tourna de nouveau vers le butarien et sans prévenir, il enfonça son pouce griffu dans la blessure du butarien. Ce dernier commença aussitôt à hurler de douleur, pendant un court moment, avant que le turien utilise une charge thermique vide comme bâillon. Talus retira son pouce au bout d'une dizaine de secondes.

-J'écoute.

Il retira le bâillon, le pirate était devenu bien plus bavard soudainement.

-On.... On est 32 au total. Nous avons aussi quatre prisonniers.

-Sois plus précis sur ces prisonniers.

-Deux humains, un volus et une quarienne... Il... Il y avait un humain de plus, mais le chef l'a jeté vivant dans l'espace.

-Tu vois, c'était pas difficile. Il est tout à vous.

Ce dernière phrase s'adressait aux marines de l'Alliance. Talus repoussa le butarien vers le mur, s'en détourna et s'en désintéressa. Qu'ils le foutent en prison, le turien n'en avait plus rien à faire. Toutefois, ce fut le bruit d'un tir qui résonna. Talus vit le pirate s'écrouler, suite à un tir en pleine tête. Le lieutenant-commandant Rikes venait de l'abattre. Le turien haussa simplement les épaules.

-Vu la relation entre les humains et les butariens, ça ne me surprend même pas.

Il retourna ensuite derrière la barricade, sans attendre Talus alla récupérer le fusil à pompe de Martin et l'accrocha sur son dos, ça pourrait lui être utile. Puis, le turien se tourna vers l'un des membres de l'équipage et fit tomber dans sa main les neufs puces de crédits qu'il avait prise sur les pirates.

-Pour sa famille.

Puis, Talus retourna de l'autre côté de la barricade. Il finit de fouiller les pirates morts, gardant cette fois leurs puces de crédits. Puis, le turien alla se servir parmi le petit tas de cartouches thermiques. Alors qu'il finissait de faire le plein, Rubia arriva à son tour. La spuma sauta par-dessus la barrière et fonça vers son maître. Ce dernier lui caressa tendrement la tête, avant de la renvoyer auprès de l'équipage du cargo, puis de reprendre son casque et de l'enfiler. Ensuite, il se tourna vers le lieutenant-commandant Rikes.

-J'ignore ce que vous avez l'intention de faire, madame, mais pour ma part, j'ai déjà ma petite idée. Je n'ai pas l'intention de rester ici et d'attendre que ces connards reviennent. J'ai bien l'intention de rentrer là-dedans, d'en tuer le plus possible et surtout de tenter de libérer leurs prisonniers. Déjà quatorze sur trente-deux d'éliminés, alors on est sur la bonne voie.
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Jeu 10 Aoû 2017, 00:32
À l'abordage !


- Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Entrée bâbord du vaisseau-cargo, barricade

Je finissais à peine de discuter avec Snakeshit que je vis du coin de l'œil Macdonis en train de fouiller les cadavres des pirates. Fouiller des morts n'était pas une activité que j'appréciai et mes hommes le savaient, c'est pourquoi aucun de mes soldats ne bougea et se contenta de monter la garder à la porte du sas défoncée. Je désapprouvai la manœuvre du Turien et le fit savoir en fronçant les sourcils tout en affichant une grimace et en hochant la tête en signe de réprobation. Il n'était toutefois pas sous mes ordres et je ne pus rien lui dire ou reprocher, il était dans son droit de le faire et je n'allai pas tuer un type que je venais de sauver d'une attaque de bandits interstellaires. Derrière la barricade, des têtes surgirent. Les passagers, se rendant compte que les coups de feu avaient cessés vinrent voir ce qu'il en était de la bataille et par un geste d'agacement, j'ordonnai à deux de mes hommes d'aller dire aux civils de rester derrière la barricade et de ne pas aller plus loin, voire de retourner dans les couloirs où les blessés étaient soignés. Laissant cette tâche ingrate derrière moi, je revins aux côtés de Schwarz qui tenait en joue de son Avenger modifié par ses soins l'entrée du sas, prêt à abattre le premier pirate qui oserait montrer le bout de son blair. Dans le dos de mon subalterne, mon regard se porta à nouveau sur Macdonis toujours en pleine séance de fouille. Avec un mépris certain, je constatai que la plupart des pirates étaient des ordures de Butariens. Bien me martelait mon propre esprit, moins il y en avait de vivants, mieux je me portais et pareillement pour les autres. Je m'adossai à la paroi tout en surveillant de l'œil mes deux soldats qui se chargeaient de protéger la barricade et les civils. Ces derniers obéissaient aux ordres de mes hommes pour le moment et restaient sagement où ils étaient. Au moins les civils se montraient coopératifs, on venait de leur sauver la peau de ces pirates aussi...

Du coin de l'œil, je vis alors ce qui se passait. Un des cadavres que Macdonis fouillait se mit à remuer et ce fumier de Butarien voulait faire exploser le crâne du Turien. Immédiatement, je réagis en braquant mon Mattock sur l'ennemi, aussitôt imitée par deux de mes hommes, ceux qui gardaient la barricade. Le coup de feu du Butarien rata sa cible, habilement détourné par une droite du Turien. L'arme de poing du pirate fut saisie et balancée contre une paroi du vaisseau-cargo puis Macdonis retira son casque, me permettant d'observer son visage. Des yeux sombres aux iris clairs, il ressemblait beaucoup à n'importe quel Turien que j'avais déjà croisé, avec son expression sérieuse et sa crête vers l'arrière. Son visage était parsemé de tatouages faciaux blancs d'un certain style soigné qui rendait bien sur sa peau grise-verdâtre, sans doute des signes d'appartenance à un certain groupe ou une certaine unité, je me rappelai que Macdonis m'avait affirmé une appartenance à la Hiérarchie Turienne et comme tout Turien qui se respectait, il avait été dans l'armée. Je ne le trouvais pas si mal pour un Turien mais je n'en aurai certainement pas fait un quatre heures ou même une passade. Le Butarien était maintenant désarmé et Macdonis le releva de force avant de le plaquer contre un mur. Un de mes hommes, Duchamp, resta non loin de la barricade, le Viper pointé sur le Butarien tandis que l'autre, Malik, approchait avec l'Avenger en avant, non loin de moi. Le Turien mena un interrogatoire sur le pirate que je trouvais bien trop gentil pour un rejeton à quatre yeux issu d'un trou à merde de Kar'Shan, non seulement je lui aurais bien appuyé sur sa blessure mais je le lui aurais peut-être même ouverte avant de lui crever un œil ou deux, il ne s'en servait probablement jamais ce fumier... Je tins compte de la remarque de Macdonis mais je compris que c'était une question qui ne demandait aucune réponse et je cachai un petit sourire pour moi-même en entendant cette aberration crier de douleur.

L'interrogatoire fut néanmoins assez fructueux, il y avait des prisonniers à sauver dans le vaisseau pirate, au nombre de quatre. Mes yeux lancèrent des éclairs en apprenant qu'il y en avait un cinquième mais qui avait fini dans l'espace. L'effort pour me maîtriser fut grand pour ne pas le tuer sur-le-champ mais le Turien laissa le Butarien contre le mur et je lui fis le regard le plus mauvais et haineux possible. Ce connard fit un sourire horrible et me lança d'une voix goguenarde et méprisante.

Qu'est ce que tu vas faire, salope de l'Alliance ? Me coffrer ? Ah ! Je te vio...

J'en avais plus qu'assez d'entendre sa voix au timbre de demeuré et je le coupai d'une balle en pleine tête de mon Mattock, quasiment à bout portant car il était à moins de deux mètres. L'arrière de la tête du Butarien explosa en une gerbe de sang et de bouts de cervelle sous la puissance de la cartouche du fusil d'assaut, les débris organiques projetés sur la paroi en une tache sombre et sinistre avant que le cadavre ne s'effondre à terre en glissant le long de la paroi, laissant dans son sillage une trainée de sang. Sans un regard pour le corps inerte qui se vautra lamentablement au sol, j'ignorai royalement le commentaire de Macdonis avant de vérifier mon arme. De quelques gestes savamment étudiés de la main envers mes hommes, j'ordonnai un rassemblement et chacun quitta temporairement sa position pour se rassembler vers moi. Seulement, avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, Macdonis se pointa au milieu de notre équipe et nous annonça ses intentions. Quelque part, c'était bien que le Turien se trouve au milieu de nous car je comptais faire la même chose que lui. Hors de question de laisser qui que ce soit aux mains d'esclavagistes butariens, qu'ils soient Humains, Volus ou Quariens. J'opinai de la tête à Macdonis mais je le retins au milieu de nous et d'un signe de tête, je lui enjoignis à rester dans notre équipe car nous allions avoir besoin de lui pour le très court briefing que je donnerai.

Restez avec nous Macdonis, vous allez avoir besoin d'aide, tout seul vous n'y arriverez pas. Bon écoutez-moi. Soldats, on va aller secourir ces gens. Schwarz, Froster et Macdonis, avec moi. Malik et Duchamp, vous appelez l'Okinawa et vous demandez des renforts. Faites passer l'ordre à Atkinson pour qu'elle aille ramasser les autres, il nous faut une plus grande puissance de feu, j'ai l'impression qu'on en aura besoin et après, vous gardez cette entrée, rien ne doit en sortir vivant à part nous et les prisonniers. Laissez un homme ou deux avec Atkinson pour garder l'autre entrée.

Mes deux hommes opinèrent et allèrent couvrir la barricade pendant que l'un des deux ne donnasse mes ordres aux autres puis je regardais les trois hommes restants.

J'ai bien peur qu'il ne faille fouiller ce vaisseau de fond en comble mais d'après les scans de l'Okinawa il n'est pas plus gros qu'une corvette. Je pense que ça devrait être rapide. L'objectif est clair, on sauve les prisonniers et on s'arrache. Le double canon de l'Okinawa se chargera d'envoyer ad patres les pirates et leur rafiot de merde. Je m'adresse surtout à vous Macdonis. Ce n'est pas le moment de vouloir venger personnellement vos morts, ils le seront de toute manière, pensez aux vies que nous sauverons elles valent plus que quelques cartouches de moins. Macdonis, vous passez devant, je vous couvre, Schwarz derrière moi, Froster vous faites l'arrière garde. Rechargez vos munitions et vos armes. Les règles d'engagement sont simples : on tire pour tuer et à vue. Pas la peine de la jouer furtif, ils nous attendent certainement. Des questions ? ... Prenez vous positions, allez.

Chacun de mes hommes prit la position que j'avais indiqué en opinant sur mon ordre. Dans mon oreillette, j'entendis la voix de Kennedy qui me confirma l'envoi de quatre soldats supplémentaires, suivi peu après par la confirmation d'Atkinson qui allait les chercher. Malik me confirma que l'entrée défoncée était maintenant gardée et que lui et Duchamp restaient en attente des renforts et de notre équipe. J'eus alors un regard pour Macdonis, le fusil d'assaut Mattock levé devant moi.

Macdonis, c'est à vous. Soldats, restez en communication et en stand-by. Je veux que cette opération se passe le mieux possible.


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MessageSujet: Re: À l'abordage   Jeu 10 Aoû 2017, 23:33
Talus n'était pas certains de comment la lieutenant-commandante Raikes réagirait à l'annonce de ces intentions. À la base, elle était là parce qu'un vaisseau cargo, naviguant dans l'espace de l'Alliance, avait lancé un appel de détresse. Elle était là pour sauver un vaisseau d'une attaque à la base, pas pour monter à bord d'un vaisseau pirate et se frayer un chemin à travers. Il n'était donc pas impossible que l'humaine décide de ne pas risquer la vie de ces hommes pour une mission de sauvetage. Talus avait bien vu ce genre de comportement à une ou deux reprises dans sa vie. Toutefois, lui n'avait pas l'intention de rester les bras croisés. Si l'humaine décidait de ne pas s'en mêler, c'était son droit. Tout comme il était le sien de tenter de faire quelque chose. Comme il n'était pas un militaire de l'Alliance, elle ne serait pas en position de lui ordonner de ne pas le faire. Heureusement, un tel débat ne fut pas nécessaire. En effet, la lieutenant-commandante opina de la tête et lui fit signe de rester. Puis, la femme annonça ses intentions. Donc, ils iraient bien à l'intérieur du vaisseau afin de sauver les prisonniers.

Leur groupe serait composé de quatre personnes, Raikes, Macdonis, Schwarz et Froster. Le turien identifia rapidement les deux marines en question. Toutefois, il ignorait lequel parmi les deux était Froster et inversement. De plus, elle ordonna que l'entrée du sas soit gardé en permanence et que des renforts soient envoyés. Elle informa ensuite le groupe que le vaisseau pirate avait approximativement la taille d'une corvette. Donc, la fouille complète du vaisseau ennemi devrait pouvoir se faire plutôt rapidement. Les objectifs énoncés étaient simple: on rentre, on sauve les otages et on fout le camp. C'était également l'avis de Talus sur la démarche à suivre. La vie des otages étaient prioritaires. Toutefois, l'humaine semblait ne pas être certaine que tel était son objectif, car elle s'adressa directement à lui pour lui demander de mettre son désir de vengeance de côté. Le turien aurait pu s'opposer à ce moment, mais il ne voulait pas interrompre la lieutenant-commandante pendant qu'elle exposait la marche à suivre. Les positions de déploiement serait donc, Macdonis d'abord, ensuite Raikes, Schwarz et Froster à la fin. Il laissa la femme terminer ses explications et lorsqu'elle demanda s'il y avait des questions, le turien en profita pour prendre la parole.


-J'ai en une, c'est quoi votre fréquence de communication?

Schwarz répondit à la question du turien. Ce dernier ajusta aussitôt son système de communication à la fréquence donnée et remis son casque. Ce serait plus simple de communiquer comme ça, plutôt que de crier comme ils l'avaient fait pendant la défense du vaisseau cargo. Ensuite de quoi, il rechargea son arme et se mit en position, attendant que les humains fassent de même. Quand ce fut fait et que la lieutenant-commandante eut lancer ces derniers ordres, il fut temps de se mettre en marche.

-Au fait, je tiens à préciser deux petites choses, lieutenant-commandante. Contrairement à ce que vous avez sous-entendu, je ne pillais pas les cadavres pour mon profit. J'étais sur ma dernière cartouche lorsqu'on les a chargés, il fallait bien que je fasse le plus de munitions. Ensuite, j'ai bien l'intention de sortir les prisonniers de cette poubelle volante. Les vivants en priorités.

Ensuite de quoi, il commença à avancer dans les entrailles du navire pirate. Dès qu'ils furent à l'intérieur, deux chemins s'offrirent à eux, gauche ou droite. Comme le vaisseau devait avoir approximativement la taille d'une corvette, prendre la mauvaise direction ne les retarderait pas très longtemps. L'ancien adjudant-chef fit signe au groupe qu'ils prendraient le chemin de gauche. Il s'avança lentement vers l'intersection, jetant un coup d’œil discret, pour s'assurer qu'il n'y avait personne les attendant dans l'une des deux directions. Heureusement, aucun pirate en vue, pour le moment.

-C'est dégagé.

Puis, il prit la voie de gauche, le groupe continuant de le suivre. La direction semblait s'étendre sur une bonne cinquantaine de mètres environ, avec seulement trois portes sur le chemin et une dernière tout au fond. Par prudence, le turien décida de présumer que des pirates attendaient en embuscade derrière chacun de ces portes. Sur ses gardes et son arme pointé vers l'avant, il s'approcha lentement de la première porte. Il fit signe aux autres qu'il allait l'ouvrir, donc de se tenir prêt. Il était sur le point d'activer l'ouverture, lorsque la porte s'ouvrit. Un galarien surgit armé d'un gros couteau, visiblement décidé à régler cela en combat rapproché. Plutôt une mauvaise idée. En effet, le galarien se fut à peine montré que plusieurs rafales retentirent. L'une venait de Talus, les autres de certains des humains. Lesquels précisément, aucune idée pour le turien, il était plus occupé à abattre le mec qui voulait le poignarder. Le galarien s'écroula sous les rafales de tirs, toutefois, sa poitrine continuait de bouger, signe qu'il était toujours vivant malgré tout. Un tir en pleine tête aurait réglé le problème, mais Talus n'avait aucune envie de gaspiller d'autres munitions. À la place, il s'approcha du galarien et lui écrasa la gorge d'un violent coup de talon. On put entendre le bruit des os se brisant, alors que le galarien fut prit d'un spasme, avant de s'éteindre. Une fois l'ennemi mort, le turien jeta un rapide coup d’œil dans la pièce. On y trouvait four, frigo, divers ustensiles de cuisines, etc. Bref, c'était la cuisine du vaisseau pirate.

-Je crois que c'était le cuistot. Bah, c'était un pirate quand même.

Le tout dit sur un ton indifférent. Il délaissa le cadavre pour continuer d'avancer. La seconde porte était à mi-chemin du couloir et beaucoup plus grande que les autres. Encore une fois, le turien fit signe aux humains de se tenir prêts. Talus déclencha l'ouverture de la porte et jeta un rapide regard. Cette fois, c'était un entrepôt de bonne taille. Ce devait être là que les pirates entassaient tout ce qu'ils volaient. Le turien n'eut cependant pas le loisir de s'intéresser davantage sur le sujet, car ce qu'il vit lui fit instantanément froid dans le dos. Il s'agissait d'un pirate, avec en main une tourelle lourde, le genre qu'on équipe normalement dans la soute d'une navette. Le pirate pointa le gros double canons dans sa direction.

-Oh merde. À TERRE!

Sans hésiter le turien se retourna et bondit sur les humains derrière lui, afin de les plaquer au sol, alors qu'il prononçait cette dernière phrase. Il ne parvint qu'à atteindre Raikes et Schwarz, les faisant aussitôt tomber au sol, avec lui se retrouvant entre les deux. Les tirs commencèrent à raisonner au moment où Talus percutait Raikes et Schwarz. Les premiers tirs furent sans danger, mais rapidement, des trous apparurent dans le mur. Les tirs passaient à travers le mur et allaient frapper celui derrière. Heureusement, le pirate était trop idiot ou inexpérimenté pour prendre en compte la possibilité que ces cibles étaient couchés au sol. Ainsi, les tirs passaient au-dessus de Talus et des deux membres de l'Alliance qu'il avait plaqué au sol. Les rafales de tirs durèrent au moins une trentaine de secondes avant que le tout cesse.

Le turien jeta un regard en direction du dernier humain Froster. Il était au sol, difficile de savoir s'il était blessé, mais pour le moment, ce n'était pas la priorité du turien. Il fallait empêcher le pirate de recommencer, autrement la situation empirerait. Alors que Talus commençait à prendre appuis pour se relever, il constata que dans sa précipitation, une de ces mains pour prendre appuis au sol c'était plutôt appliqué sur le dos de la lieutenant-commandante Raikes. Il retira sa main aussitôt, pour l'appuyer cette fois à côté de la femme et parvient à se relever. Puis, le turien s'adressa rapidement à l'humaine, alors qu'il commençait déjà à foncer vers l'entrée de l'entrepôt.


-Vraiment désolé, c'est ma faute.

Il entra dans l'entrepôt, le pirate était en train d'essayer de recharger la tourelle, mais Talus ne lui laissa pas le temps. Le turien envoya plusieurs rafales sur le pirate butarien, en courant vers lui. Cependant, ce dernier parvint à éviter les tirs en se planquant derrière la tourelle. Talus le rejoint, activant son omnilame et avant que le pirate n'ait le temps de réagir, la lame s'enfonça dans son torse. Le butarien cracha un peu de sang et s'effondra au sol raide mort. Aucun autre pirate en vue. Comment est-ce que ces types c'étaient-ils répartit sur le vaisseau? Talus retourna auprès du groupe. Raikes et Schwarz étaient déjà relevé.

-Bon sang, utiliser une tourelle lourde à l'intérieur de leur propre vaisseau. Il était complètement fou ce butarien. Il tendait de dépressuriser le vaisseau ou quoi?

Puis, il s'adressa à la lieutenant-commandante.

-Désolé de vous avoir plaqué au sol aussi abruptement... et pour l'incident ensuite... Surtout, Froster va bien?

Le turien avait commencé à parler sur un ton sérieux. Puis, sur un ton gênant pour lorsqu'il fut question du moment où il avait accidentellement mis la mains sur le dos de la femme. Puis, il était redevenu sérieux lorsqu'il demanda quel était l'état du dernier soldat.


Dernière édition par Talus Macdonis le Mar 15 Aoû 2017, 01:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Lun 14 Aoû 2017, 01:14
À l'abordage !


- Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Intérieur du vaisseau pirate

Les explications du Turien furent convaincantes à mon goût bien qu'intérieurement, je n'approuvais toujours pas le geste mais comme tout à l'heure, je ne fis pas de commentaires à ce sujet. Prête à partir, j'étais maintenant complètement focalisée sur la mission. Le choix de ne prendre qu'une équipe réduite pour aller sauver quatre prisonniers pouvait être une erreur mais j'en avais jugé autrement, j'estimai qu'une force beaucoup trop importante dans un vaisseau qui faisait à peu de choses près la moitié de ma frégate ne ferait que nous encombrer et nous ralentirait voire pire, ferait de nous une cible idéale. Il suffirait simplement que les pirates se retranchent quelque part et peu importe combien nous serions, ils nous cueilleraient sans problèmes. Je cherchais à limiter les pertes tout comme je voulais le maximum d'efficacité pour une équipe réduite. Je comptais de plus sur l'inexpérience de notre ennemi si bien équipé soit-il afin de mener ce sauvetage à bien et j'estimai que cinq combattants dûment entraînés, aguerris et bien équipés serait l'idéal pour cette mission. L'objectif était de sauver des prisonniers, si je voulais anéantir les pirates, je ne me serais pas privée de faire sauter le rafiot pirate par le double tir du canon principal actionné par Redfield.

Nous partîmes donc pour aller sauver ces prisonniers et en toute logique, je me disais que ces pauvres hères seraient dans la soute, ce qui sous entendait qu'il fallait fouiller la majeure partie du vaisseau avec le danger que cette exploration périlleuse impliquait. Dans mon oreillette, j'appris donc que les renforts étaient en route et mes hommes restés au cargo, en position. Je m'attendais à être reçue par un gros comité d'accueil mais il n'en fut rien, la voie était même libre selon le Turien qui fit office d'éclaireur à notre commando. Dans ce que je présumais être le couloir principal à cet étage de la corvette, quatre portes s'offrirent à nous alors que la salle où nous pénétrions devait servir de quartiers d'équipage. Les lieux semblaient vides mais cela ne fit que renforcer notre vigilance. L'embuscade était véritablement de mise en ces lieux assez crasseux il fallait le dire et Macdonis se dirigea donc vers les premières portes. La première porte nous révéla une présence hostile personnifiée par un Galarien armé d'un gros couteau de cuisine. Une odeur de nourriture mi-cuite mi-moisie s'échappa par la porte ouverte mais personne ne prit le temps de déterminer la provenance de l'odeur ou même ce que c'était car nous étions beaucoup trop occupés à tuer le Galarien. Je déchargeais deux balles dans sa direction tandis que mes deux soldats vidaient quelques cartouches mais l'on cessa bien vite le feu. Macdonis se chargea ensuite d'achever feu notre assaillant en lui écrasant le cou mais je ne fis aucun commentaire sur ce que le Turien venait de dire, ni même mes hommes. L'indifférence même du ton de notre éclaireur ne me choqua même pas, je m'y attendais même venant la part du type qui venait d'écraser la gorge du Galarien sans être gêné par le bruit des os brisés ou le sang maculant légèrement sa bottine.

Nous eûmes moins de chance pour la seconde porte. Les coups de feu et le remue-ménage du précédent affrontement avait certainement alerté encore tout le vaisseau mais surtout, il avait averti les pirates sur notre présence à bord et où l'on se trouvait. Non seulement nous devions nous attendre à un danger derrière les portes mais aussi à devoir peut-être subir un assaut. D'un autre côté, j'essayai de me rassurer en me disant que l'attaque serait complètement désordonnée comme celle du cargo et que ça nous laisserait le temps de nous mettre en place. À peine la porte fut ouverte que le Turien se jeta sur moi et Schwarz pour nous plaquer à terre. De par ma position dans notre formation, je tombai en avant alors que Schwarz se réceptionna sur le dos, Macdonis entre nous. Un feu d'enfer se déclencha une fraction de seconde plus tard et je gardais la tête baissée. À en juger par le bruit de l'arme qui faisait feu sur nous, je ne voyais qu'une arme automatique genre mitrailleuse ou tourelle de navette mais j'étais surtout outrée de voir qu'on nous tirait dessus avec une telle arme. Non seulement cela ne servait à rien vu que nous étions à terre mais surtout cela allait compromettre la structure du vaisseau avec les impacts de cartouches dans la cloison. Le feu cessa à mon grand soulagement car le vacarme de l'arme était assourdissant mais surtout j'avais la sensation qu'un de mes hommes était mal en point. Je voulus le rejoindre mais une pression s'exerça sur mon dos et je grognai un instant en m'apercevant que le Turien s'appuyait sur moi. Je voulus le retenir car je voyais bien qu'il allait s'occuper du pirate manœuvrant la tourelle mais il fut plus rapide et partit s'occuper de lui.

Un gémissement dans mon dos attira mon attention et je me relevais en mettant un genou à terre pour rejoindre Schwarz qui s'occupait de Froster. Ce dernier était assez salement blessé par les tirs de la tourelle et Schwarz essayait de le stabiliser pendant que du medigel lui fut administré. Pour le coup je me tenais prête à plaquer aussi à terre mon coéquipier encore entier si jamais le Turien ratait son coup mais il n'en fut rien car j'entendis un bruit caractéristique d'une OmniLame qui fit son travail de mort et Macdonis revint un peu plus tard pendant que Froster vivait mais devait être évacué. J'ignorais la remarque du Turien pour rester concentrée sur mon soldat mais j'entendis sa dernière question et je relevai la tête vers Macdonis, l'air irritée en faisant non de la tête. Des pirates allaient certainement se pointer et Froster ne pouvait plus combattre avec une partie de son armure et de son corps en charpie comme ça. Dans mon oreille, j'entendis la voix familière de Haver ce qui me remonta un peu le moral en me disant que mes hommes déployés étaient en de bonnes mains.

Lieutenant-Commandant, ici Haver, tout va bien ?? On a entendu le bruit d'une arme automatique ici.

Haver ? Putain vous tombez bien, où est-ce que vous êtes ? J'ai un homme blessé ici et il faut l'évacuer immédiatement. Envoyez de l'aide et des renforts.

Je suis à l'entrée du cargo que vous avez défendue avec le reste de l'unité d'intervention. Je vous envoie Malik et Duchamp pour évacuer le blessé.

Bien reçu, dites-leur de se magner ! Froster, je vous évacue, non ne parlez pas, vous êtes assez gravement blessé. Macdonis, surveillez les deux portes. Malik ! Duchamp ! Lorsque vous entrez dans le vaisseau, prenez immédiatement à gauche et pointez-vous, Froster doit être mis en sûreté ! Froster ? Froster ! Restez avec nous putain !

Mes deux autres soldats arrivèrent quelques minutes plus tard de par là où nous étions arrivés mais au même moment, la porte du fond s'ouvrit violemment et un Krogan armé d'un énorme fusil à pompe se pointa en faisant feu, les projectiles ricochant partout. Le reptilien était suivi par un groupe de pirates qui resta planté derrière lui, l'entrée étant trop étroite pour permettre à tout le monde de faire feu. Toujours un genou à terre, je me mis devant Froster étendu pour le protéger et munitions incendiaires enclenchées, j'ouvris le feu sur le Krogan, aussitôt imitée par mes soldats. La puissance de feu atteignit le Krogan qui pas fou, fut forcé de se mettre à couvert. Un malheureux se retrouva sur la trajectoire de nos cartouches et fut criblé de balles avant de s'effondrer. Cela laissa un répit pour Malik d'évacuer Froster tandis que Duchamp resta avec nous et continua de tirer en direction des pirates. Je me mis à couvert à un angle de mur au niveau de la seconde entrée mais à l'opposée de la porte. D'où j'étais, je pouvais voir la tourelle ensanglantée. Duchamp et Schwarz se planquèrent à l'entrée de la cuisine. Dans mon oreille, Malik me confirma avoir pu s'en sortir et alla droit vers l'unité de Haver. Je criai à ma commandant en second que nous étions sous le feu ennemi lorsque le rire du Krogan se fit entendre ainsi que les tirs de son énorme fusil à pompe spécialement fait pour les représentants combattants de son espèce. Les cartouches envoyées percèrent presque la cloison contre laquelle je m'étais mise à couvert et je fus touchée. La majeure partie des projectiles furent détournés par mes boucliers mais une partie m'atteignit l'armure au niveau de la hanche et je lâchai un grognement de douleur en me traînant derrière un meuble. Le Krogan était là tout près et alors que je voulus ouvrir le feu dessus en vidant mon chargeur de cartouches incendiaires, il défonça le meuble et me prit par le cou. Mes coéquipiers s'étaient retrouvés sous le feu des autres pirates pour les empêcher de m'aider alors que le Krogan me projeta violemment contre l'entrée de la pièce.


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MessageSujet: Re: À l'abordage   Mar 15 Aoû 2017, 02:35
L'abordage du vaisseau pirate semblait bien se dérouler au tout début. Pas d'ennemis pour les attendre à l'entrée, puis un long couloir complètement vide. Suivi ensuite d'un pirate galarien éliminé. Tout semblait bien se passer, puis était apparu ce butarien et sa foutu tourelle. Le déluge de balles avaient été une expérience des plus désagréables. Bon ce n'était pas suffisant pour véritablement terrifier Talus. Après tout, si t'as vécu, combattu et survécu durant la guerre contre les moissonneurs, c'est pas un connard et une tourelle qui vont te faire peur. Surtout si en plus, le mec qui la manie est un abruti incapable de s'en servir correctement. Cependant voilà, son attaque, même si elle était merdique, avait eu un peu d'effet. C'est ce que Talus avait pu constater. En revenant, il put voir le sang rouge sur le sol, du sang humain. Une partie de lui espérait qu'il y avait plus de peur que de mal. Malheureusement, la lieutenant-commandant Raikes répondit négativement à la question qu'il lui avait posée plus tôt. Le turien jura en entendant la nouvelle. Talus se sentait responsable, s'il avait bondit plus loin, peut-être qu'il aurait réussi à le mettre au sol lui aussi. L'humaine entra rapidement en communication avec son vaisseau, demandant des renforts pour évacuer le blessé.

Le turien ne dit rien, ce n'était pas le meilleur moment pour ça. Il préféra plutôt obéir aux instructions et surveiller les deux dernières portes, en prenant couvert dans l'entrée de la seconde salle. De toute façon, la zone devait être maintenu pour que l'évacuation du blessé soit possible. Pendant plusieurs minutes, il ne se passa absolument rien. C'était plutôt une bonne chose. Un échange de tir était la dernière chose dont le blessé avait besoin. Manque de bol, c'est lorsque les renforts arrivèrent, composé des deux soldats qui gardaient la porte du cargo, que les pirates vinrent à l'attaque. Ils étaient au moins cinq, un krogan et quatre butariens. Les butariens ça allait, le problème c'était le foutu krogan. Pour Talus, deux possibilités, c'était le chef ou bien l'un de ces gros bras. Surtout, ce mastodonte était armé d'un foutu fusil à pompe krogan. Le style que seul un krogan, un yagh ou un geth pouvait manier sans se péter un bras. Ils arrivaient tous de la porte du fond et heureusement, c'était trop étroit pour qu'ils arrivent tous en même temps. Dès que les pirates apparurent, turien et humains leur envoyèrent un déluge de tirs. Talus avait pris la peine de charger ses munitions cryo dans son vindicator et dans son fusil à pompes. Cela serait pratique en cas d'ennemi non-protégés par un bouclier ou encore contre des ennemis biotiques. Les tirs atteignirent leurs cibles, cependant c'était insuffisant pour éliminer le krogan, ce dernier recula. Heureusement, un des hommes l'accompagnant eu moins de chance. Trois pirates morts depuis qu'ils étaient montés à bord, pour un total de 17 sur 32. Un peu plus de la moitié d'éliminés.

Cette courte accalmie permit l'évacuation du blessé, un des deux soldats en renfort venant prendre la place du blessé. Pendant ce temps, la lieutenant-commandant avait pris place de l'autre côté du couloir. Elle était cependant un peu plus en avant que Talus. Puis, les échanges de tirs reprirent, le turien parvint à atteindre un butarien à la tête, puis les tirs du fusil à pompe résonnèrent. Talus put entendre la lieutenant-commandant pousser un grognement de douleur. Visiblement, c'était elle que le krogan visait. Talus activa son drone, une surcharge serait le bienvenue contre le krogan. Le drone venait à peine d'apparaître. Alors que lieutenant-commandant tentait de se planquer derrière un meuble, tandis que le krogan chargea. Il défonça le meuble derrière lequel l'humaine se cachait et l'attrapa par le cou. Talus pointa son arme vers le krogan. Il était derrière lui, parfait pour l'abattre. Cependant, avant qu'il puisse tirer, le mastodonte lança Ada, vers lui. Est-ce qu'il avait remarqué sa présence? L'humaine retomba à proximité du turien. L'ancien militaire turien ouvrit aussitôt le feu, parvenant à atteindre le krogan à la main tenant la détente. Ce fut suffisant pour lui faire lâcher son arme. Il appuya à nouveau sur la détente, mais rien. Bordel, sa cartouche thermique était vide et avec le peu d'espace entre eux, recharger laisserait le temps au krogan de l'attraper.

Talus opta donc pour une seconde alternative et il chargea le mastodonte. Il engagea un combat au corps à corps. Les tirs entre humains et pirates cessèrent aussitôt. Pour cause, Talus et son adversaire se retrouvait au milieu du couloir. D'un côté, les humains ne voulaient pas risquer d'abattre un allié. De l'autre, possible que ce soit plus le risque de se faire buter par leur propre allié, s'ils venaient à le toucher accidentellement. Le krogan avait la taille et la force à son avantage. Talus avait sa maîtrise du combat rapproché et sa vitesse. Il frappa le krogan au ventre à plusieurs reprises, observant rapidement le mastodonte à la recherche de quelque chose pouvant être utile contre lui. Les coups semblaient n'avoir aucun effet, mais le turien ne s'arrêtait pas pour autant. N'importe quel idiot observant la scène pouvait constater que le turien avait une bonne technique de combat et l'expérience qui va avec. C'était un individu entrainé dans cette discipline. Coups de pieds au genou, coups de pieds au mollet, coups de poings sur le nez, coup de coude à la mâchoire, etc. Le turien faisait pleuvoir une pluie de coups sur le krogans, mais ce dernier y semblait insensible. Foutu montagne de muscles. Heureusement, comme la plupart de ses congénères, il était lent et pataud. Talus parvenait à esquiver ces attaques, mais ça ne durerait pas éternellement. Le turien opta pour une attaque contre la gorge du krogan, pour tenter de lui couper temporairement le souffle. Comme la dernière fois, l'effet semblait inexistant. La différence cependant, c'est que cette fois, Talus ne parvint pas à esquiver l'attaque du krogan. Ce dernier lui attrapa le bras, le frappa au ventre de deux puissants coups de poings, de son bras amoché, le turien vida sur le coup l'air de ses poumons. Puis, le krogan le jeta au sol, en lui mettant un coup de tête. Le turien atterrit près d'une étagère de l'entrepôt.

Le choc avait été violent, mais Talus était toujours prêt à lutter. Il avait l'habitude des combats, depuis sa jeunesse, alors il n'irait pas au sol pour si peu, même s'il fallait avouer que ça faisait un mal de chien. Le krogan riait, visiblement amusé par la piètre performance du turien. Du moins, il rit jusqu'à ce qu'il décide de se diriger vers son arme. Le turien n'avait aucune envie de le voir reprendre cette saleté. Il devait agir. Sans attendre, il attrapa le premier truc à sa portée sur l'étagère et le lança sur le krogan. L'objet était de la taille d'une main elcor. Le turien remarqua le mot glace, sur l'objet. Une partie de lui espéra qu'il s'agissait d'un bon gros morceau de glace, ça aurait l'effet d'une grosse pierre. Il fut quelque peu déçut et surpris lorsque le projectile atteint sa cible. Un bruit semi-liquide se fit entendre, alors que l'objet s'éventrait en percutant la bosse du mastodonte. Ce n'est qu'en voyant la substance que Talus sut que ce n'était pas tout à fait ce qu'il espérait. C'était bien de la glace, mais le style crème glacée. Le turien se releva, alors que le krogan se retournait vers lui, vu son regard, il était vexé. Cela donna une idée à l'ancien militaire, alors qu'il se remettait sur ses deux jambes et reculait vers le fond de la pièce, lentement.

-Qu'est-ce qu'il y a krogan, comme tu partais sans terminer le combat, je pensais que t'avais un petit creux. Trop occupé à bouffer pour te battre. Ça doit beaucoup plaire aux femmes krogans. Ah non, c'est vrai, elles préfèrent les guerriers valeureux et non des mecs aux carrés vides qui se détournent d'un combat à la première occasion.

Le turien faisait tout son possible pour provoquer le mastodonte. Cela fonctionna, ce dernier délaissa son arme et chargea vers lui, en poussant un cri de rage. Ce n'était peut-être pas assez pour déclencher une rage de sang, mais suffisant pour lui donner envie d'arracher les bras du turiens à mains nues. Ce dernier laissa le krogan approcher et se jeta sur le côté au dernier moment. La course du krogan l'amena à foncer dans une étagère au fond. Une partie du matériel lui tomba dessus et il se retrouva empêtrer. Il fallait en profiter, le turien se leva et fonça vers son adversaire. Il activa la fonction surcharge de son drone, le bouclier du krogan émit une lueur pendant quelques instants et disparu. Talus empoigna le fusil à pompe accroché sur son dos et sans hésitation, il tira plusieurs rafales dans la tête du krogan presque à bout portant. Trois tirs, les deux premiers gelant la tête du mastodonte et le troisième la faisant voler en éclat. Pour avoir déjà combattu quelques uns de ces mastodontes, le turien savait qu'il fallait toujours s'assurer qu'un krogan était bel et bien mort. Avec leur puissance, leur endurance et surtout leur capacité de régénération, laisser un krogan blessé, c'était risqué qu'il guérisse et revienne au combat. Puis, Talus se laissa légèrement glisser au sol. Un rapide coup d’œil dans le couloir et il put constater que les hommes de l'Alliance étaient toujours là, ils n'étaient pas blessés à première vue. Quant aux pirates, il avaient reculés. Tant mieux. Le turien jeta un regard vers la lieutenant-commandant. Il avait dû l'oublier le temps de s'occuper du krogan, mais maintenant, il pouvait de nouveau penser à elle.


-Vous allez bien?

Après avoir laisser l'humaine répondre, le turien donna son propre statut.

-Ça va aller, pas trop de mal. Bon sang, ce krogan m'a pas manqué, foutu coup de tête. Donnez moi juste une minute, ça va passer. Avec leur gros bras en moins, ils vont commencer à se faire dessus, ces cons de pirates. Avec un peu de chance, certains vont se planquer dans un coin et attendre qu'on quitte leur vaisseau.
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Mar 22 Aoû 2017, 01:12
À l'abordage !


- Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Intérieur du vaisseau pirate

Le choc avait été violent contre la cloison du vaisseau et ma légère blessure à la hanche n'arrangeait rien mais la douleur ressentie m'empêcha de perdre connaissance sous le choc voire de flancher, elle me maintint éveillée. La vue légèrement brouillée, j'évitai impérativement de faire le premier geste qui me venait par réflexe et qu'on nous montrait à tort dans les holos lorsqu'un personnage était sonné c'est-à-dire secouer la tête. C'était un geste stupide à faire et cela ne faisait qu'embrouiller davantage la vue. Au lieu de ça, j'avais appris au contraire à esquisser le moins de gestes possible et de rester en place pendant que mon cerveau se remettait du choc et que je retrouvais mes esprits. Inconsciemment, mon corps se mut et je me planquai le plus rapidement possible en rejoignant mes deux soldats dans la cuisine en profitant d'un instant de battement où personne n'ouvrit le feu et pendant que le Turien et le Krogan se battaient ensemble en plein milieu du couloir et à mains nues. Comment ils s'étaient retrouvés là alors que le Krogan avait franchit le couloir puis massacré un meuble, mystère. Rejoignant Duchamp et Schwarz, l'on surveilla donc le combat, prêts à ouvrir le feu sur le Krogan si notre allié temporaire turien se retrouvait en fâcheuse posture et qu'il nous faille intervenir contre le reptilien massif.

Putain, chef il va s'en prendre plein la gueule notre Turien !

Mettez le en joue Schwarz, Macdonis aura besoin de nous s'il se retrouve dans la merde. Pareil pour vous Duchamp.

Il sait se battre l'enfoiré quand même... 20 crédits sur le Turien.

50 crédits, je dis.

Tenu !

Soldats, concentrez-vous et tenez-vous prêts à buter ce Krogan ou votre pari n'aura plus lieu d'être. Vous tenez à avoir ces crédits non ? Autant vous faciliter la tâche alors pointez vos flingues sur cette ordure de reptilien. N'ouvrez le feu que sur mon ordre.

Compris chef !

Bien pris chef.

Mes hommes échangèrent un sourire discret et m'obéirent sans discuter en pointant leurs Avengers vers le combat. Il fallait admettre que Macdonis savait se battre au corps à corps, il avait assurément suivi un entraînement spécifique au sein de l'armée turienne et cela n'avait rien à envier aux techniques de combat au corps à corps que l'on nous enseignait au sein du programme N7. Néanmoins, le choix d'aller se battre ainsi contre un tel ennemi qu'un Krogan n'était pas le plus judicieux car si on un Humain ou un Turien aurait été à terre face aux coups que Macdonis envoyait, le Krogan n'avait l'air d'en avoir rien à faire et parut presque imperturbable. Puis le Krogan repéra une faille à exploiter sur Macdonis et la sentence fut immédiate. Il attrapa le Turien en lui flanquant une bonne volée puis projeta son ennemi près d'une étagère qui se trouvait non loin de l'entrée. J'ordonnai à mes hommes de se mettre en mouvement pour ensuite se mettre en position afin d'ouvrir le feu sur le Krogan mais les copains du Krogan planqués à l'autre bout du couloir nous arrosèrent copieusement pour nous empêcher de sortir. Mes hommes se plaquèrent contre la cloison d'un côté de l'entrée, hors de portée des tirs des pirates mais pour l'instant, à part qu'un seul d'entre fasse feu sur le Krogan, nous ne pouvions pas intervenir. Or, pour ce monstre, il nous fallait toute la puissance de feu disponible soit nous trois. Placée devant l'entrée et malgré les tirs, je pus voir le Krogan de dos approcher du Turien. Cet abruti était à ce point confiant envers ses alliés pour nous tourner le dos ou était-il grandement stupide ? La question resta en suspens dans mon esprit pendant quelques secondes avant d'essayer de trouver un moyen de pouvoir aider Macdonis malgré les fréquentes rafales envoyées depuis l'autre bout du couloir. Je vis alors le Turien qui dans la panique, attrapa un pot de crème glacée sur une table pour entarter le Krogan. Arquant un sourcil derrière mon viseur devant l'absurdité de la manœuvre, je remarquai que le Krogan était complètement focalisé sur Macdonis qui ne se privait pas de le provoquer. J'y vis ici une belle opportunité d'aider notre allié écailleux.

Duchamp resta en arrière et par signes, j'ordonnai à Schwarz de balancer sa grenade restant vers le bout du couloir. Les pirates avaient arrêté de tirer, c'était le moment pour mon subalterne de riposter. Le soldat envoya sa grenade qui fut accueillie par un cri de surprise et d'autres ordonnant de se planquer avant l'explosion. Je donnai le signal pour tirer et je surgis de mon abri en fonçant vers le Krogan qui nous tournait son profil et qui fut violemment accueilli par des tirs de fusil à pompe venant de Macdonis. Alors que Duchamp vida son chargeur vers le bout du couloir, Schwarz et moi tirâmes sur le mastodonte. Nous avions à peine tirés quelques cartouches dans le bras, la tête et le côté que le mufle repoussant du Krogan explosa dans une gerbe de sang, le fusil à pompe crachotant son plomb jusqu'à ce que l'arme fut vide. Le corps sans tête s'effondra alors en arrière et l'on eut un instant de répit. J'eus un dernier regard pour notre ennemi avant de regarder d'un air soulagé mais également sérieux, le Turien qui avait un peu morflé sous les coups puissants du Krogan qu'il avait attaqué.

Je vais bien, j'ai connue pire, ce n'est pas la première fois que j'affronte un Krogan ou qui m'envoie violemment contre un mur. Et vous ? Rien de cassé ?

J'entendis Duchamp dans mon dos se mettre en route vers le bout du couloir pour le sécuriser tandis que Schwarz prit la dernière porte dans un coin de la pièce encore inexploré mais je dardai un regard bien plus sévère que tout à l'heure à Macdonis par rapport à ses derniers mots à propos de nos ennemis. Avant que je ne puisse répondre, Schwarz me communiqua que la dernière porte était un accès vers le cockpit de la corvette pirate et j'entendis la porte qui s'ouvrait pour le laisser entrer.

Je n'en serai pas aussi sûre Macdonis. Vous avez déjà affronté des ennemis acculés comme ici ? Vous savez donc que aussi incompétents qu'ils soient, ils défendront chèrement leur peau. On a déjà une chance insolente qu'ils n'aient pas essayés de fuir.

Lieutenant-Commandant, j'ai trouvé le tableau de bord, il est complètement grillé.

Cela est de votre fait, Schwarz ?

Négatif chef, je l'ai trouvé comme ça. Je suppose qu'ils ont voulu fuir mais leur pilote a dû faire une merde dans la manœuvre car plus rien ne fonctionne.

Amochez un peu le tableau de bord, on se sait jamais.

Oui, chef !

Mon soldat vida quelques balles avant de me confirmer les dégâts et de revenir. Schwarz enfin là, je fis signe à Macdonis de me suivre et je pris cette fois la tête de l'équipe. L'arme en avant et prête à aligner le premier abruti qui oserait se mettre sur mon chemin, je vis que la grenade de Schwarz avait fait quelques dégâts. En effet, il y avait deux cadavres de pirates, un Butarien et un Humain. Passablement satisfaite de voir que le Butarien avait pris très cher, j'eus un instant de compassion envers l'Humain qui était affalé contre une cloison et qui tenait encore son Vindicator dans une main. Détournant alors le regard, je vis que la voie était libre et le couloir s'arrêta devant nous alors qu'un chemin sur notre droite descendait. Longeant les murs, avec mes deux soldats d'un côté, Macdonis et moi de l'autre, l'on descendit prudemment jusqu'au pont d'en bas où je présumais que c'était la cale. Parvenus à ce pont plongé dans une semi-obscurité seulement éclairé par la présence des loupiotes rouges de secours, deux directions s'offrirent à nous. Sur notre droite, une porte indiquait "CALE" avec une inscription en lettres blanches peinte rapidement à la main et dont la peinture avait laissée des traces de gouttes sur la cloison alors qu'elle avait séché. Étonnée de ne pas y voir une faute d'orthographe, je vis que droit devant nous, un long couloir s'étendait et en regardant dans le viseur de combat de mon Mattock, je pus voir qu'un petit écriteau au dessus de la porte éclairé par une lumière rougeâtre et blafarde, cette fois en lettres gravées dans l'écriteau, indiquait la salle des machines.

Par signes, j'indiquai à Duchamp d'aller se poster à l'angle que formait la cloison pour séparer les accès de la cale et de la salle des machines afin de couvrir la salle des machines pendant que Schwarz, Macdonis et moi nous mirent en position de part et d'autre de la porte verrouillée de la cale. Pendant que mes deux alliés se postèrent, je me mis devant en vue de pirater le verrouillage de la porte. Je dégainai l'OmniTech qui apparut et le piratage de la porte commença. Une voix de Butarien m'ordonna d'arrêter le piratage derrière la porte et je fis un signe à Schwarz de se mettre en joue avant de faire de même pour le Turien. Au vu de la vétusté du rafiot pirate, la porte ne résista pas longtemps à mon pirate plus que quelques secondes. À peine la porte s'ouvrit que Schwarz et Macdonis ouvrirent le feu sans sommation sur le Butarien qui, trop pétrifié pour réagir, fut abattu sur le champ par les cartouches envoyées. Il y avait un bon nombre de caisses dans la cale mais elle était plus petite que ce à quoi je m'attendais. En revanche, les prisonniers étaient dans une minuscule cellule, trop petite pour quatre personnes. Celui qui paraissait le plus mal en point était la Quarienne, écrasée entre un des deux Humains qui était inconscient et le Volus. Ce dernier était dans une position inconfortable, occupant la moitié de la cellule à lui seul et sa respiration était sifflotante et laborieuse. L'autre homme eut une expression de surprise en nous voyant avant de laisser échapper un soupir de soulagement. Il voulut parler mais je le fis taire en mettant mon index devant mes lèvres d'un air sérieux. Schwarz explora très rapidement la pièce et se posta à l'entrée pendant qu'avec Macdonis, l'on rejoignit les prisonniers. Imposant toujours le silence aux quatre occupants, je piratai à nouveau la cellule sous la surveillance de mon allié turien. Pour l'instant tout se passait bien et je commençai à me dire que l'ancien militaire turien avait raison, que les pirates s'étaient planqués sans vouloir sortir pour nous affronter.

Le verrouillage de la cellule sauta rapidement et j'aidai le Volus à sortir, celui-ci se dandina en massant son imposant corps avant d'aider la Quarienne qui paraissait à bout de forces à sortir tandis que Macdonis se chargea des autres. Le Volus paraissait être celui qui était dans le meilleur état aussi, je l'interrogeai d'une voix neutre.

Je suis le Lieutenant-Commandant Raikes, de l'Alliance, nous sommes venus vous tirer de là. Et vous êtes ?

L'Alliance ? Oh... merci, merci infiniment pour votre aide, Lieutenant-Commandant, je m'appelle Vir Atne et je suis marchand. Voici mes associés, Lare'Wafor vas Jabra ainsi que Vicq Cadle et Frank Cadle.


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MessageSujet: Re: À l'abordage   Mer 23 Aoû 2017, 02:03
Plus de peur que de mal, voilà comment la situation pouvait être résumé. Talus avait encore la tête qui tournait un peu, à cause du coup de tête que son adversaire krogan lui avait mis. Cependant, les effets se dissipaient, si on lui laissait assez de temps, le turien retrouverait tout ses moyens. Également, plus de peur que de mal pour la lieutenant-commandant Raikes. Cette dernière avait répondu à ses inquiétudes en lui disant qu'elle allait bien. De plus, elle avait également rajoutés que ce n'était pas la première fois qu'elle affrontait un krogan ou encore qu'on la lançait contre un mur. Talus se retint de lui dire que c'était pareil pour lui. Il évita aussi d'évoquer le fait que malgré le combat, il avait pu entendre les commentaires des hommes de l'Alliance et comment ils avaient fait des paries. Il leur en toucherait un mot. Quant à sa supposition sur les pirates, la femme de l'Alliance se montrait bien moins positive que lui, persuadée que les pirates se battraient jusque dans leur dernier retranchement. Avant que Talus ne puisse donner son opinion sur la question, un des hommes de l'Alliance, Schwarz, se fit entendre de l'autre bout du couloir. La dernière porte menait au tableau de bord de l'appareil et selon les dire du soldat, il était complètement grillé. Voilà qui était une bonne nouvelle, les pirates auraient du mal à fuir. La lieutenant-commandant voulait cependant s'en assurer, car elle ordonna d'amocher davantage le tableau de bord.

Tandis que Schwarz s'acquittait de cette tâche, Talus se releva, les étourdissements avaient enfin disparu. La lieutenant-commandant lui fit alors signe de la suivre, le turien acquiesça aussitôt. Il commença à la suivre de près, sur ses gardes et à une distance sécuritaire. Pendant que le groupe progressait, Talus en profita pour laisser glisser légèrement son regard sur le corps de la femme. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle avait un joli déhanchement. Au moins, elle ne pouvait pas savoir que le regard du turien c'était égarés sur ces fesses. Déjà parce que l'humaine regardait devant elle et ensuite à cause du casque que l'ancien adjudant-chef portait. C'est en progressant que le turien put voir les résultats du combat ayant opposé les hommes de l'alliance contre les deux pirates de tout à l'heure, visiblement éliminés par une grenade. Le turien fut légèrement surpris de trouver un humain parmi eux. Un humain acceptant de travailler main dans la main avec des butariens. C'était bizarre, vu le passé entre ces deux espèces. D'un autre côté, les krogans détestaient les galariens et les turiens depuis plus de mille ans et aujourd'hui, ils travaillaient plus ou moins ensemble. La galaxie était rempli d'élément étrange.

Le couloir les emmena dans une bifurcation sur la droite. Comme la lieutenant-commandant lui avait demandé, Talus continuait de la suivre, prenant le même côté du couloir qu'elle, alors que les deux autres soldats prenaient l'autre côté. Le chemin les fit descendre, probablement vers la cale ou bien le second niveau. L'endroit n'était éclairés que par des lumières d'urgences. C'était étrange. De plus, lorsqu'ils arrivèrent à une intersection, Talus vit le mot ''Cale'' pour le chemin de droite, peinturé récemment en plus. La femme fit quelques signes, le turien prenant place d'un côté de la porte de la cale et un autre soldat prenait l'autre côté. La lieutenant-commandant commença de son côté à pirater la porte. Le turien aurait bien proposé de le faire, mais aucune raison de contester les ordres. Raikes venait à peine de commencer qu'une voix butarienne se fit entendre derrière la porte, ordonnant d'arrêter le piratage. Talus vit du coin de l’œil la femme lui faire signe de se tenir prêt, mais il l'était déjà. Le turien avait même un léger sourire sur le visage. Si ce butarien avait eu deux crédits de jugeote, il aurait fermé sa gueule et tenté de profiter de l'effet de surprise. Dès que la porte s'ouvrit, Talus repéra le butarien et sans lui donner le temps de prononcer un son, le turien ouvrit le feu, ainsi que Schwarz.

L'abruti se prit plusieurs tirs et s'écroula comme une masse au sol. Un crétin de moins dans l'univers. Il y avait beaucoup de caisses dans la cale, de petites tailles. Toutefois, c'est surtout les prisonniers qui attirèrent l'attention du turien. Ils avaient été enfermés tout les quatre ensemble, dans une cellule trop petite pour accueillir autant de gens. Plutôt une cellule improvisée, mais peu importe. Talus et la lieutenant-commandant rejoignirent la cellule, la femme faisant signe aux prisonniers de garder le silence. Elle s'occupa de pirater la porte de la cellule. Talus aida les deux humains à sortir de la cellule, prenant sur lui celui qui était inconscient. Il le coucha au sol et commença à évaluer rapidement ses fonctions vitales. Certes, il n'était pas médecin, mais n'importe quel abruti était capable de prendre le pouls, de vérifier la respiration et de regarder pour la présence de blessure majeure. Heureusement, il semblait seulement inconscient. Pendant ce temps, le volus fut rapidement interrogé. Il présenta rapidement ses compagnons d'infortune, ses associés.


-Bon sang, j'ai vu des animaux envoyés l'abattoir avoir des meilleurs conditions que ça.

Puis, il s'adressa aux prisonniers.

-Talus Macdonis, ancien adjudant-chef de la hiérarchie. Je donne un coup de main aux hommes de l'Alliance. Vos geôliers ont attaqués le cargo où j'étais.

Le turien réfléchissait à un moyen de réveiller l'humain inconscient quand il nota la présence d'une petite gourde à la taille du butarien abattu. Il la ramassa et déboucha le goulot. Le turien renifla le contenu, c'était de l'eau, du coup, il reversa le contenu sur le visage de l'humain, ce dernier revint à lui, en toussant. La première chose qu'il fit fut de prendre une position défensive, en voyant Talus, effrayés. Le volus s'adressa alors à son compagnon.

-Ça va, Vicq, il est avec les soldats de l'Alliance, ce n'est pas le capitaine.

-Pardon, vous avez dit?

-Le chef des pirates est un turien, comme vous.

Le turien resta silencieux un instant, avant d'aider l'humain à se relever. Puis, il se tourna vers la lieutenant-commandant. Il s'adressa à elle sur un ton respectueux.

-Sans vouloir vous commander, madame. Si vous le permettez, si l'occasion se présente et si cela ne met pas en danger la vie d'un membre du groupe ou celles des otages, j'aimerais que mon congénère soit mis aux arrêts, plutôt que tuer. Je n'ai pas l'intention de mettre la vie de qui que ce soit en danger, mais si l'occasion se présente, je préférerais que ce type finisse en cellule.

-Évitez, ce sale monstre a ordonné de balancer mon collègue, Arthur Cadle, dans l'espace. C'était il y a quelques jours. Il est arrivé en chantonnant et il a dit: ''On dirait que votre cellule est trop petite pour cinq personnes. Un de vous va devoir nous quitter''. C'était le père de Vicq et Frank. Il a obligé Frank à choisir entre son frère et son père, qui devait être jeté dans le vide.

-Oubliez ce que j'ai dit, madame. Si cette saleté se met sur notre chemin, on le tue.

Cette fois par contre, le ton du turien avait une pointe de colère. Pendant ce temps, les deux frères c'étaient relevés. Talus n'avait fait aucun commentaire sur le fait que les deux hommes ne se ressemblaient pas du tout, malgré leur nom de famille commun. Logiquement, soit l'un des deux étaient adoptés. Soit la génétique avait décidé que l'un ressemblerait plus à son père et l'autre à sa mère. Celui qui était conscient depuis le début restait silencieux, tandis que l'autre s'identifia comme Frank. Les deux frères devaient à peine avoir le début de la vingtaine.

-Il faut aller trouver cet enfoiré et le tuer. Il a tué notre père bon sang. Donnez moi une arme et j'y vais avec vous.

-Pas question gamin. On n'est pas monté dans cette poubelle volante pour massacrer tous les pirates, mais pour vous sortir d'ici. On vous a trouvé, maintenant on s'en va.

-Mais-

-Pas de mais. De toute façon, le tableau de bord du vaisseau est foutu et la lieutenant-commandant a un vaisseau armé sous ses ordres. On sort d'ici et son vaisseau transforme celui-ci en poussière d'étoiles.

-Je veux tuer ce-

-La ferme! On a dû affronter une multitude de pirates pour arriver jusqu'ici. Hors de question que la vie des autres soit mise en danger pour ton désir de vengeance qui sera de toute façon réglé quand ce vaisseau sera atomisé. Alors, tu as le choix. Soit tu avances gentiment et tu écoutes les instructions de la lieutenant-commandant, pour sortir d'ici. Soit, je t'assomme sur le champs et je te porte jusqu'à ce qu'on soit sortit. Avant que tu te poses la question, si c'est dans le but de t'empêcher d'envoyer trois personnes innocentes à la mort, alors oui, je n'hésiterai pas une seule seconde. Ça ne me fera pas plaisir, mais je le ferai.

L'humain préféra se soumettre. Tant mieux. Talus s'adressa ensuite à la quarienne, cette dernière n'était pas en forme. Elle parla peu, affirmant qu'elle n'était pas blessée. Toutefois, les pirates n'avaient pas pris la peine de lui donner des aliments stérilisés. Conclusion logique, elle souffrait d'une infection et semblait avoir du mal à marcher. Il fallait cependant sortir rapidement d'ici.

-Désolé de devoir vous dire ça, mais vu la situation, va falloir que je vous porte. Plus longtemps on reste ici, plus c'est risqué. Vous comprenez.

Lare'Wafor ne protesta pas. Talus s'approcha alors d'elle, après avoir positionnés son arme dans son dos. Il posa ensuite un genoux au sol, afin de s'abaisser devant la quarienne. En évitant de lui imposer un choc, Talus souleva la jeune femme et la posa sur son épaule, avant de se relever. Lare'Wafor se retrouvait désormais avec l'avant du corps, vers l'arrière de celui du turien et ses jambes, sur la partie gauche du torse de ce dernier. Pour plus de stabilité, Talus retenait les jambes de la femme avec son bras gauche. De sa main droite, il pris son pistolet. Il faudrait qu'il s'en contente, à moins de poser Lare'Wafor. Puis, le turien s'adressa à la lieutenant-commandant.

-On ferait mieux d'y aller, madame. Par contre, je sais que je vous ai dis que ces pirates allaient sans doute se cacher maintenant qu'on a tué leur gros bras. Cependant, je m'attendais plutôt à ce que quelques uns seulement se soient planquer. Ils sont censé être encore douze. Je veux bien dire que je semble avoir eu raison. Cependant, beaucoup trop à mon goût. Ils seraient en train de nous préparer un sale coup que cela ne me surprendrait absolument pas.
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Ven 01 Sep 2017, 23:51
À l'abordage !


- Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Intérieur du vaisseau pirate

Je laissai Macdonis s'occuper des prisonniers pour le moment après avoir échangé avec le Volus et j'échangeai un regard avec Schwarz qui gardait l'entrée et couvrait Duchamp s'il se faisait attaquer par derrière ou de côté. Je vis que pour le moment tout était sous contrôle et qu'aucune attaque ne se tramait contre nous puis je reportai alors mon attention à nouveau sur les prisonniers tout en rangeant mon Mattock dans le dos, l'arme s'atrophia alors pour se fixer contre le rangement magnétique dorsal de mon armure. Roulant des yeux en voyant Macdonis vider une gourde d'eau sur le visage d'un des Humains inconscient, je lui fis un regard désapprobateur mais il était bien trop concentré sur les prisonniers pour me prêter la moindre attention. Je croisai les bras sur ma poitrine d'un air légèrement fermé alors que j'écoutai le Turien me faire sa demande de trouver le chef pirate. J'allai lui répondre qu'il était hors de question d'aller débusquer un pirate même s'il commandait la corvette lorsque le Volus répondit à ma place et vint se poster près de nous de sa démarche légèrement dandinante. Il nous expliqua la macabre et brutale fin du père des frères Cadle et je compris alors la haine qui couvait en les deux Humains. Quelque part, je me revoyais en eux lorsque Gary a été tué. J'avais cette même envie de vengeance, cette même désir ivre de tout tuer sur mon passage pour faire payer un être cher mais fort heureusement, on m'avait empêché de faire quoi que ce soit et il fallait absolument faire pareil pour arrêter la soif de mort qui menaçait d'exploser. Je n'eus pas à les calmer cependant, c'était Macdonis qui s'en chargea. Il n'y alla pas avec des pincettes, c'était le moins que je puisse constater et malgré son discours un poil longuet, il était nécessaire de faire comprendre au gamin qu'il risquait seulement de se blesser ou pire, de rejoindre rapidement et inutilement son père dans la mort.

Les deux jeunes hommes se soumirent au Turien et je fis un très discret sourire en coin dans le dos de mon allié. L'armée s'entendit dans sa voix, il avait assurément occupé un grade de commandement, peu élevé comme un adjudant-chef mais un grade qui lui donnait tout de même le droit de gueuler plus fort sur les soldats et de leur administrer une rouste s'il le jugeait nécessaire. Les deux aminches calmés, Macdonis se proposa donc de porter la Quarienne qui était mal en point et d'après ses dires, sous-alimentée et malade. En effet il fallait faire très vite. Il souleva donc la Quarienne qui ne devait rien peser pour elle vu sa maigreur et malgré sa combinaison. Je fis un signe de tête à Macdonis pour lui dire que j'avais compris ce qu'il venait de dire et je balayai mon regard sur les prisonniers. Vas Jabra était protégée par le Turien, elle était donc en de bonnes mains de ce que j'avais vu de lui. Les deux frères humains se tiendraient à carreau mais nous devions les garder à l'œil. La présence de mes deux autres soldats armés comme moi allait certainement les intimider et les empêcher de faire quoi que ce soit, je transmettrai de toute manière des instructions à mes soldats concernant les deux frères. En revanche en ce qui concernait le Volus, j'étais légèrement perplexe. Des quatre prisonniers, il était celui qui était en meilleur état même s'il respirait avec difficulté et que sa combinaison portait comme la Quarienne, des traces de coups. Les deux Humains suivraient notre rythme, le Volus allait nous ralentir avec sa démarche particulière, je me demandai comment est ce qu'il allait faire pour suivre notre rythme qui devait être rapide. Toutefois, il était hors de question d'abandonner le petit alien qui m'arrivait à la taille au niveau de la ceinture, il viendrait avec nous même s'il fallait que je le fasse rouler comme un tonneau. Tout le monde sembla prêt à partir et quitter définitivement cette pièce pour le restant de leurs jours.

L'organisation de notre expédition vers la sortie allait s'organiser comme suit : je prenais la tête de notre troupe, mon OmniTech me guiderait jusqu'à celui de Haver afin de trouver la sortie, Macdonis juste derrière moi avec la Quarienne sur son dos pour me couvrir, Schwarz qui nous couvrait, les frères Cadle, le Volus Vir Atne et Duchamp qui fermait la marche et à qui je donnai pour mission de bouger les éventuels traînards, je pensai surtout à Atne lorsque je fis passer mes ordres alors que l'on rejoignit mes deux soldats restés derrière pour nous couvrir pendant que nous étions dans la cale.

Bon tout le monde, écoutez-moi. Je prends la tête, je nous guiderai jusqu'à la sortie. Macdonis, vous êtes juste derrière moi pour me couvrir. Schwarz, vous êtes derrière pour nous couvrir. Si jamais un ennemi montre son blair, on l'allume sans aucune sommation et on déclenche toute la puissance de feu possible. L'objectif est de rallier Haver au plus vite, pas de tuer tout le monde. Les Cadle, vous êtes derrière Schwarz. Vir Atne, vous êtes derrière les Cadle. Duchamp, vous fermez la marche, je vous donne l'ordre de bouger les trainards s'il y en a et je m'adresse surtout aux civils. Vous avez intérêt à suivre le rythme que je vais imprimer car il faut que l'on sorte d'ici au plus vite. Des questions ? ... Allez on y va.

Je sortis mon Mattock de mon dos et je levai le pouce en direction des militaires, Macdonis compris. Ceux-ci me répondirent et je fis un geste de la main gauche qui désignait l'avant, voulant dire que je donnai l'ordre de bouger et je me mis aussitôt en route vers la sortie. On remontait les escaliers assez rapidement car comme je le craignais, nous étions ralentis par le Volus. Parvenue en pont d'en haut, je regardai derrière pour observer la progression du groupe. Tout le monde avait suivi avec plus ou moins de mal, l'un des deux frères soutenant l'autre. En revanche Atne peinait à grimper les marches et ce, en dépit de Duchamp qui lui donnait un coup de main pour aller plus vite. Ce n'était pas de la mauvaise volonté, du moins, je ne le ressentis pas ainsi, Atne ahanait et s'essoufflait très vite malgré les efforts de ses petites jambes mais la masse corporelle de l'alien ne l'aidait vraiment pas et les Volus étaient connus pour ne pas être les aliens les plus sportifs ou musclés. Je maugréai contre ce léger coup du sort et mon irritation fit un passage sur mon visage sous la forme d'une légère mauvaise grimace et mes yeux lançant des éclairs. S'il y avait bien une chose que je détestais, c'était les traînards ou que l'on perde ainsi notre temps. L'on dû attendre quelques secondes de plus pour qu'Atne nous rejoigne avec Duchamp avant que l'on ne se remette en route. Ma tension baissa un peu lorsque je me remis en avant, l'arme pointée vers l'avant en suivant la formation que j'avais auparavant ordonné. L'on parcourut encore la pièce et le petit couloir avant de parvenir à la pièce principale de la corvette, là où était les trois pièces de tout à l'heure et qui devait aussi servir de centre de commandement, si seulement les pirates savaient ce que c'était et savaient s'organiser. Notre groupe fit à peine notre entrée que j'entendis des coups de feu au loin. Haver cria dans mon oreillette que les pirates attaquèrent à nouveau la barricade à l'entrée du vaisseau cargo. L'information me parvint à peine que deux pirates surgirent de l'entrée, armés de fusils d'assaut Avenger et nous accueillant copieusement à coups de cartouches en mode de tir automatique vers nous.

TOUT LE MONDE À TERRE !

Je me mis à hurler en attrapant violemment Macdonis malgré la Quarienne qu'il avait sur le dos et je le lançai avec force dans ce qui était le couloir qui menait au cockpit avant que les cartouches n'atteignirent la paroi de la corvette. Je me projetai légèrement contre la cloison vers la pièce où était la tourelle avant de m'y réfugier. Le reste du groupe était réfugié dans le couloir avant la pièce principale, du moins je le supposai. Le tir fut ensuite suivi par des rafales de fusil d'assaut et je criai dans mon micro pour savoir si mes coéquipiers ainsi que les prisonniers allaient bien.

Duchamp ! Schwarz ! Au rapport !

Ici Duchamp, Lieutenant-Commandant ! Ça va pour moi, le Volus est un peu secoué mais il va bien !

Ici Schwarz, Lieutenant-Commandant ! Je vais bien je suis à côté de Duchamp mais j'ai un des deux frangins blessés. Le medigel agit pour le moment mais si on l'aide pas, il va nous canner entre les doigts !

Merde ! Haver, situation !

Lieutenant-Commandant ! Ils nous ont surpris ! Malik est mort, Froster est en train de crever mais on tient pour le moment. Ils sont au moins huit ces enfoirés !

On nous barre la route ici, vous devez les déloger pour les prendre à revers ! J'ai les prisonniers avec moi dont deux dans un état grave !

Négatif, Lieutenant-Commandant ! On ne peut que les empêcher de nous approcher, si on lance un assaut, on crèvera avant de les atteindre !

... Bien reçu Haver. Tenez-bon.

D'où j'étais, je pouvais Macdonis. Par signes et tout en espérant qu'il comprenne, je lui ordonnai de se tenir prêt à me suivre. Une énième rafale fusa et serrant les dents de colère, j'évitai de prendre ma dernière grenade qui allait certainement percer un trou dans la cloison. Il me fallait alors un énorme coup de chance ainsi que de bien calculer mon coup en espérant que les pirates foirent leur coup. La corvette pirate en mauvais état se mit à grincer et s'ébranla légèrement en me plaquant contre le sol alors que j'allai sortir de la pièce. Je me mis à tirer désespérément vers la sortie et guidée par le destin ou par un habile tir de ma part, les cartouches thermiques de mon Mattock tuèrent les pirates. Je me rendis alors compte que le Turien avait effectué un tir de couverture pour empêcher les pirates d'ouvrir le feu mais ils se mirent à couvert trop tard. Les cartouches de Macdonis avaient annihilés leurs boucliers quasiment inexistants avant que l'on ne les achève sous notre feu. C'était le signal pour moi qu'il fallait me lever prestement et je me précipitai parmi la porte en vidant le reste de mon chargeur de Mattock, on ne savait jamais, on pouvait très bien ne pas avoir tué complètement nos ennemis, mes cartouches ainsi que celles de mon allié turien allaient les achever. Bien m'en pris car deux cris suivis par des gargouillis se firent entendre. À ma vue, la paroi de la corvette en mauvais état et les corps ensanglantés, engoncés dans des armures de mauvaise qualité. Subodorant alors que Macdonis était derrière moi, je donnai mes ordres à ce dernier, aussi valables pour les autres.

Macdonis, faites les avancer, on va les mettre à l'abri. La sortie est peu après. On va prendre ces fumiers à revers mais avant on va tâcher de voir où en sont nos blessés. Pas ici avec les corps mais il y a un coin tranquille juste là bas. On attaquera ensuite pour les massacrer par derrière. On se coordonnera avec ma commandante en second pour les prendre entre deux feux.


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Dernière édition par Ada J. Raikes le Sam 02 Sep 2017, 01:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Sam 02 Sep 2017, 01:09

A l'abordage
26 Juin 2202

Espace interstellaire



Les ordres s'interrompent alors qu'un sifflement se fait entendre. Vous voyez peu à peu de petits débris se déplacer vers le trou béant laissé par la porte, s’agglutinant sur ses bords, puis disparaissant peu à peu dans la déchirure qui s'ouvre. Tous les individus présents se retournent mais il est déjà trop tard : la coque n'a pas tenu face à l’utilisation massive des lance-grenades et l'espace vous aspire déjà plus fort que vous ne pouvez vous retenir. Tous sont emportés, se cognant violemment contre les parois avant d'être projetés dans le vide.

L'air s'échappe de ceux n'ayant pas de casque. Les deux prisonniers humains et Raikes perdent vite connaissance, tandis que les autres tentent de se rattacher à un support qui n'existe pas. Devant eux, le vaisseau pirate endommagé abandonne son assaut, recule, et repars... Sans manquer d'achever plusieurs des insectes cosmiques flottant à sa proximité, carbonisés par le feu des réacteurs. C'est l'intervention du vaisseau cargo qui finira par ramener les derniers survivant à l'abri, sauvant également l'humaine de la mort in extremis, tandis que les autres s'en sortaient avec "seulement" des contusions et des os brisés par les chocs.


*****


L'abus de lance-grenade - ou d'autres explosifs - dans les vaisseaux est largement déconseillé et a déjà été rappelé. Les individus sans casques et équipement sont considérés comme décédés, à l'exception de Raikes qui a un coup de bol monstrueux (utilisation unique). Les autres s'en sortent "bien" avec des blessures allant de simples contusions à quelques os brisés.
Plusieurs des PNJs en équipement meurent également dans les flammes, je vous laisse choisir.
Vous pouvez terminer ce RP sur vos conclusions. Et non, il n’est pas permis de ré-écrire le précédent post.




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MessageSujet: Re: À l'abordage   Lun 04 Sep 2017, 22:30
Talus maintenait la quarienne mal en point sur son épaule. En temps normal, porter ainsi un membre de cette espèce se serait fait sans difficulté. Après tout, les turiens étaient naturellement plus grands et plus forts que les quariens. Toutefois, dans le cas de Lare'Wafor, c'était encore plus facile. La pauvre avait eu droit à des aliments non-purifiés. Alors, si elle c'était nourris depuis sa capture, ce devait être très peu. Dès que le groupe serait de retour sur le cargo, Talus irait immédiatement voir le cuistot du cargo pour lui faire préparer un bouillon ou une soupe, dextro et purifié, pour la jeune femme. Il avait eu l'occasion de voir assez de personne affamé pour savoir que leur donner immédiatement de la nourriture solide était une mauvaise idée. D'abord de la nourriture liquide, facile à digérer, pour reprendre des forces.

Heureusement, la lieutenant-commandant Rykes prit en considération les parole de Talus sur la possibilité que les pirates leur préparaient un sale coup. Il suivit ensuite le regarde de l'humaine, cette dernière fixant un à un les différents civils, son regard s'attardant surtout sur le volus. Le turien avait sa petite idée sur ce qu'elle pouvait songer. Le volus allait être le point faible du groupe. D'abord, son espèce n'était pas particulièrement rapide. En plus, comme il était court sur patte et rondelet. Sa progression serait lente et difficile. Sans oublier que sa taille pourrait en faire une cible facile. Bref, même s'il était le mieux portant des quatre civils, il serait le plus difficile à exfiltrer. Malgré tout, ce n'était pas une raison pour l'abandonner ici. Et puis, Talus était plutôt confiant. La majorité des pirates avaient été déjà éliminé, alors l'avantage était de leur côté. Il restait à voir comment le groupe se déploierait pour la sortie. Logiquement, Talus ne serait pas en tête, puisqu'il portait la demoiselle quarienne. De plus, il faudrait au moins une personne derrière. La lieutenant-commandant mit fin à ses réflexions en prenant la parole et en énonçant la formation qu'ils allaient adopter. Donc, l'ordre serait: Raikes, Talus, Schwarz, les deux frères, le volus et Duchamp. Sans surprise, la lieutenant-commandant précisa d'abattre tout ennemi se présentant à eux, sur le champs.

Personne ne posa la moindre question et le groupe commença à avancer. La progression jusqu'au niveau supérieur semblait bien aller. Sur son épaule, la quarienne restait tranquille, même si le turien pouvait la sentir bouger légèrement. Évidemment, ce n'était pas la situation la plus confortable pour elle, mais il fallait qu'elle l'accepte, du moins le temps d'être en terrain sécuritaire. Le turien jeta un bref coup d’œil derrière lui pour voir l'avancer des autres. Ce n'était pas ce qu'il y a de mieux. Les deux frères se déplaçaient ensemble, le premier devait soutenir le second. Quant au volus, il avait du mal à gravir les escaliers malgré l'humain qui l'aidait. Dans une situation autre, comme une comédie holo, le turien aurait trouvé le spectacle de l'humain et du volus dans l'escalier des plus amusants. Cependant, considérant qu'ils étaient sur un vaisseau pirate, risquant de se faire tirer dessus à n'importe quel moment. La situation n'avait rien de comique, mais bien de problématique. Chaque seconde passé sur ce vaisseau pouvait leur coûter la vie. Ils purent reprendre la route au bout d'un petit moment, Talus pointant son pistolet vers l'avant, prêt à abattre le premier pirate de merde sur son chemin. Ils rejoignirent enfin la zone par laquelle ils étaient arrivés. Talus put entendre à travers le système de communication que les pirates avaient lancés une nouvelle attaque contre le cargo. Voilà donc où ces connards se trouvaient.

Talus enregistrait encore l'information lorsqu'il vit soudainement arrivés deux pirates, l'un d'eux les mettant en joue avec son lance-grenade. Un lance-grenade dans le couloir d'un vaisseau... ils étaient fou ou quoi? Le turien allait à son tour mettre le pirate en joue, voulant l'éliminer avant qu'il puisse utiliser son lance-grenade. L'ancien adjudant-chef n'eut pas cette possibilité, car avant qu'il puisse tirer, la lieutenant-commandant passa à l'action. En effet, elle cria à tout le monde de se mettre au sol, avant de l'empoigner de le lancer dans la salle du poste de pilotage. Le turien tomba au sol sur son épaule droite, heureusement pour la quarienne, alors que l'explosion retentissait. Cette dernière protesta un peu, mais Talus n'y prêta pas attention, car elle n'avait pas été blessée. Ce n'était pas le moment pour cela, c'était le moment de se battre. Il posa la quarienne au sol, contre la parois, afin de prendre son fusil d'assaut. La lieutenant-commandant demanda un rapport de situation. Talus se glissa dans la conversation entre deux messages.


-Je ne suis pas blessé, la demoiselle quarienne va bien aussi.

La situation était cependant moins rose pour les autres. Déjà, un des frères avaient été blessé par l'explosion de la grenade. Sur le cargo, un mort pour le moment chez l'alliance. Il fallait se ressaisir et au plus vite. Le turien commença à tirer plusieurs rafales vers les pirates. Le pirate armé d'un lance-grenade devait absolument être abattu. Déjà parce qu'avec ce genre d'arme, la protection des parois seraient presque inexistante. Ensuite, parce que si cet abruti continuait de tirer avec cette saloperie, il risquait de percer la cloison. Après avoir vidé son chargeur, Talus se remit à couvert pour recharger son arme. Quant le turien eut terminé et se prépara de nouveau à tirer, c'est alors qu,il vit un élément des plus déplaisant, une grenade à proximité du lance-grenade du pirate. De plus, le signal lumineux indiquait qu'elle était enclenché. Qui était l'abruti qui avait lancé cette grenade? Puis, l'explosion retentit. Lorsque la fumée de l'explosion se dissipa, la cloison était toujours là. Apparemment, ils avaient eu de la chance et la cloison du vaisseau avait tenu le choc. Raikes commença à donner des ordres, lorsqu'un sifflement commença à se faire entendre.

Le turien vit des débris de petites tailles qui semblaient se déplacer tout seul vers la porte du vaisseau. Surtout, il constata que la parois commençait à se déchirer et le trou à augmenter en taille. Talus lâcha aussitôt son arme et se jeta sur la quarienne. Rapidement, il la fit se mettre le plus petite possible et la serra contre lui, tentant de la couvrir le plus possible.


-Mais qu'est-ce que-

La suite des mots de la quarienne furent silencieux, alors que la décompression se déchainait dans toute sa puissance. Le turien ne put se raccrocher à rie, alors qu'il était aspiré vers le vide de l'espace. Pendant cette violence propulsion, Talus frappa plusieurs trucs avant d'être hors du vaisseau. Un mur à trois reprises, une caisse également aspirés à l'extérieur et le rebord du trou. Le turien avait horriblement mal, poussant un juron qui heureusement ne pouvait être entendu par personne. Plutôt une bonne chose, car le juron qu'il poussa figurait parmi les pires qu'un turien puisse prononcer. Sa vision commençait à se troubler, alors qu'il percutait encore quelque chose. Pendant un instant, il eut l'impression de voir le vaisseau pirate se déplacer, mais il perdit connaissance avant d'en être sûr.

Douleur, voix incompréhensible. Voilà ce que percevait Talus. De plus, il voyait des choses monstrueuses se précipiter sur lui. Puis, sans raison apparence, le contact humide, l'impression de noyade. Le turien poussa soudainement un cri et se réveilla dans un lit. Puis, encore un contact humide, la langue de Rubia. La spuma était là, près du lit, deux pattes sur le rebord du lit afin de pouvoir lécher le visage de son maître. Talus voulu la repousser, mais il n'arrivait pas à bouger les bras. Heureusement, une paire de bras attrapa la spuma et la força à redescendre au sol. C'était une humaine, un médecin étant donné son insigne.


-Où suis-je et qui êtes vous?

-Vous êtes sur l'Okinawa, à l'infirmerie pour être précis et je suis le médecin en charge, Rebecca Miyazaki.

-Il s'est passé quoi?

-Tout ce qu'on m'a dit c'est que le vaisseau a été éventré et que le tout a donné sur le vide de l'espace. Une petite balade dans l'espace en somme. Si vous voulez plus de détails, il faudra demander à quelqu'un d'autre. Heureusement que le cargo a pu vous récupérer, vous et les autres. Ensuite, on vous a fait venir ici, notre infirmerie est meilleure que celle du cargo. On a été obligé d'emmener votre animal d'ailleurs, elle refusait de vous quitter, une fois que vous avez été ramené sur le cargo. D'ailleurs, nos ingénieurs sont à l'intérieur du cargo, à effectuer des réparations pour lui permettre de repartir.

-Ils sont tous là?

-Malheureusement non. On a retrouvé les deux garçons, trop tard le vide de l'espace a eu raison d'eux. On a également perdu le volus et Duchamps. Les réacteurs du vaisseau pirate les a carbonisés. On a uniquement retrouvé des morceaux d'armures et de combinaisons brulés.

-La quarienne?

Le médecin lui montra le lit à sa droite, la quarienne y était couché. D'autres lits étaient occupés, par les soldats de l'Alliance: Schwarz et Froster

-Elle se repose. Quelques contusions, mais vous l'avez bien protégé avec votre corps.

-Pour moi? J'arrive pas à bouger les bras... en fait, j'arrive pas du tout à bouger.

-Alors, pour vous. Votre bras gauche, deux fractures au niveau de l'avant-bras. Deux doigts de la main gauche déboités, mais remis en place. Multiples contusions sur les bras, les jambes et le dos. Vous allez avoir des bleus, ou du moins l'équivalent turien, pendant au moins deux semaines et des douleurs musculaires pendant la même durée. Pour votre fracture du bras, elle n'est pas trop grave. Environ 5 semaines avec le bras dans un plâtre. Quant à votre incapacité à bouger, c'est le relaxant musculaire qui est responsable. Vous étiez en train de serrez la quarienne contre vous avant de perdre conscience, vos muscles se sont crispés et on arrivait pas à vous séparer l'un de l'autre. Alors, un peu de relaxant musculaire pour régler le problème. Les anti-douleurs feront également effet pendant un moment.

La médecin allait s'éloigner lorsqu'elle revint sur ses pas, en tendant un datapad au turien.

-J'oubliais, les occupants du cargo voulaient que je vous laisse ceci.

Talus prit le datapad et l'activa. Il y avait une multitude de message de remerciement, séparé dans divers dossiers. Ce fut cependant un message dressé par les deux asaris de l'équipage qui attira son attention. Chacune avait ajouté deux choses à leur message de remerciement. Tout d'abord, leurs coordonnés. Ensuite, des propositions très explicite qui firent rougir le turien. Toutefois, Talus verrait cela plus tard, pour le plaisir avec des asari.

-La lieutenant-commandant.... Bon sang, elle n'avait pas d'équipement complet. Elle est morte elle aussi...

-En fait, elle est juste là.

La médecin pointa du pouce le lit à la gauche du turien. Il vit Rubia en train de lécher le visage de l'humaine. La femme médecin n'avait pas encore précisée l'état de santé de la militaire. Alors, avoir la spuma qui s'amuse à lécher sans savoir si cela pouvait empirer les choses, mauvaise idée.

-Rubia, arrêtes ça!
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MessageSujet: Re: À l'abordage   Ven 08 Sep 2017, 16:11
À l'abordage !


- Mer des Ombres, Travée de l'Attique, frontière avec l'espace de l'Alliance
- Pont 3 de l'Okinawa, Infirmerie

L'obscurité, les ténèbres étouffantes emprisonnèrent mon âme. Je ne voyais rien, je ne ressentais rien, pas un stimuli visuel ou autre . Étais-je morte ? Inconsciente ? Dans le coma ? Je ne savais pas ce qui c'était passé... Je me souvenais de l'affrontement avec les pirates, une explosion étrange, les coups de feu... puis plus rien. J'ai dû sombrer à cet instant-là. Combien de temps s'était-il écoulé et où étais-je ? Était-ce ma fin ? Je ne savais évidemment pas ce qui m'attendais si je mourais, il n'y avait pas de long tunnel sombre avec de la lumière au bout, pas de ressenti particulier ou des proches décédés pour dire que ce n'était pas son heure. Je n'étais pas convaincue de ce genre de choses en étant athée, pour moi c'était des conneries que de croire qu'un tunnel avec de la lumière au bout avec des proches décédés nous attendait après la mort. Pour le coup, je n'étais pas trop déçue de ne rien voir ou percevoir, après la mort il n'y avait donc rien, que le néant. Tout de même, il y avait quelque chose qui commençait à me gêner. Rien à voir avec mon état actuel, je ne savais même pas si j'étais morte ou dans le coma mais une sensation étrange se mit à me parcourir. Cela partait du visage et commençait à se répandre sur toute la tête. Les ténèbres étaient toujours là mais elles se mirent elles-mêmes à se brouiller et la sensation sur le visage devint humide comme si quelque chose de mouillé me passait sur le visage. Une odeur étrange, animale et chaude parvint à mes narines avant que la chose mouillée ne passa sur mon nez. Mes yeux s'ouvrirent peu à peu et je commençai à reprendre conscience. Surprise, je voyais la spuma de tout à l'heure penchée sur moi en train de me lécher le visage. J'essayai d'écarter l'animal mais quelqu'un d'autre s'en chargea.

Rebecca Miyazaki, ma médecin de bord obligea la spuma à descendre du lit où j'étais étendue. Une fois l'animal hors de ma portée, je jetai un œil alentour et je reconnus assez facilement l'infirmerie de l'Okinawa et je croisai le regard de mon amie médecin. Elle jeta un regard irrité à l'animal avant de venir m'examiner. Du coin de l'œil, j'aperçus Macdonis qui occupait un des lits tandis que sur les deux d'en face, je reconnus Froster et Schwarz. Une fois le réveil passé, j'étais véritablement dans les vapes et mon corps était douloureux, j'osai à peine bouger tandis que Rebecca passa son OmniTech sur moi avant de m'examiner en venant un peu plus près puis de me sourire doucement. Je ne portais plus mon armure mais un débardeur noir estampillé du symbole de l'Alliance ainsi que mon bas d'uniforme renforcé quotidien. En revanche, je sentis comme un bandage autour de ma poitrine et mon ventre mais aussi des pansements sur mes bras. Je devais avoir méchamment dégusté pour être ainsi bardé de bandages, de même que la sensation familière du passage du medigel sur ma peau.

Ada, c'est bon de vous voir revenir parmi les vivants. C'est vraiment un miracle que vous soyez vivante et en bon état, vous devez vraiment avoir un ange gardien qui veille sur vous.

Reb, j'ai mal partout... Qu'est ce que j'ai ?

Des contusions et des coupures, des traces de coups comme des bleus et des hématomes... En gros comme si vous vous êtes bien faite rouer de coups. Il va aussi falloir vous remuscler un peu et au plus vite. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais vous êtes arrivée dans un état que je pensais déplorable. Or, vous êtes en un seul morceau et la plus intacte possible.


... Combien de temps je suis restée dans le cirage ?

Plus de deux heures, Ada. Le Lieutenant Haver est passée vous voir une paire de fois, je l'ai rarement vue aussi inquiète...

Avant que je ne puisse répondre à nouveau, la porte de l'infirmerie s'ouvrit laissant apparaître Haver et sans accorder un regard à Macdonis, la militaire blonde s'arrêta juste à côté de Rebecca et me salua. Je lui répondis par un simple mouvement de tête avant de voir les épaules de ma commandant en second s'affaisser légèrement et qu'elle ne laisse échapper un soupir de soulagement sonore, déclenchant un regard de la spuma vers ma subalterne directe qui s'appuya sur le lit, plutôt proche de moi.

Demande permission d'exprimer le fond de ma pensée clairement, Lieutenant-Commandant.

... Accordé, Lieutenant.

Vous avez un putain de cul bordé de nouilles. Le genre qui ne vous arrive qu'une fois dans votre vie mais pas deux.

Ses mots déclenchèrent en moi un rire un peu nerveux mais bien vite estompé, mon corps me faisait encore assez mal pour me permettre de rire librement et sans mal.

Je ne sais même pas comment vous avez faite pour être encore en vie, Lieutenant-Commandant. Vous avez fait un voyage de plusieurs secondes dans le vide interstellaire, avec les gars on vous a ramassé pendant que vous flottiez avant de vous tirer dans le cargo. Encore quelques secondes de plus et vous étiez soit tuée par le vide et la réaction que ça entraînerait sur votre corps, soit par les réacteurs de la corvette. Une chance inouïe que vous veniez vers nous et que les pirates qui nous attaquaient soient tués par le vide ou les réacteurs de leur rafiot. Évidemment vous aviez perdu connaissance. J'ai aussitôt ordonné que l'on vous protège et qu'on vous exfiltre à bord de l'Okinawa mais les passagers blessés du cargo sont restés dans leur infirmerie. En ce moment, Kozachenko et une de ses équipes aident à rafistoler le cargo jusqu'à la prochaine colonie. On les escorte pour le moment.

Bien Lieutenant... quelles sont les pertes ?

Ma question renferma encore plus le visage de Haver qui était déjà habituellement sévère et dur. Elle prit quelques secondes de réflexion avant d'inspirer et de répondre.

Malik est mort, il a été attaqué par derrière, les pirates ont essayés de nous prendre par surprise. Bond y est passé aussi, il ne s'est pas planqué à temps. Duchamp n'a pas eu la même chance que vous, il a fini carbonisé par les réacteurs de la corvette pirate. On a aussi eu quelques blessés légers parmi les gars, ça a été vite traité. Froster est dans un état grave mais il s'en tirera par contre. Pareil pour Schwarz bien que moins grièvement blessé.

Mon visage s'assombrit aussitôt prenant la même teinte que celui de Haver. Des pertes aussi importantes me frustrèrent avant de sentir une colère grandir. Cela signifiait que bien entendu, en récompense de cet échec en demi-teinte que ma hiérarchie allait me le faire payer. J'osai à peine imaginer ce que le contre-amiral O'Neill avait dû dire et penser à l'écoute du rapport de ma commandant en second. Et pour ne rien arranger, Rebecca y ajouta une couche, cette fois à propos des prisonniers.

Les Cadle n'ont pas survécus, tués par le vide. Le Volus non plus, aussi brûlé par les réacteurs de la corvette pirate. En revanche, la Quarienne a survécue, on a fait venir un lit de plus pour elle.

La jeune femme nous montra le lit où la Quarienne se reposait et de rage, je tapai du poing sur mon propre lit, la douleur de l'impact me vrillant dans tout le bras mais j'étais bien plus enragée plutôt qu'occupée à ressentir la douleur de mon poing abattu.

Et merde ! Foutus pirates... Et je suppose que le vaisseau pirate n'a pas été détruit.

Si je puis me permettre Lieutenant-Commandant, l'Amiral O'Neill ne vous a pas enfoncé. Vous ne pouviez pas prévoir que ces fumiers préfèreraient faire sauter leur vaisseau en vous entraînant plutôt que de se rendre ou crever. L'Amiral voudra vous parler dès que vous serez sur pied mais elle m'a certifié qu'elle ne vous blâmera pas. Je n'ai pas ordonné à Redfield de tirer, je ne voulais prendre aucun risque pour le cargo ou qui que ce soit.

Hm... Il n'empêche que j'ai l'impression d'avoir commis une erreur, Lieutenant. Si ce que vous dites est vrai, l'Amiral m'aura donc couverte pour m'éviter le blâme. Mais je sais que je n'aurai pas d'autre passe-droit. C'est passé cette fois, pas la prochaine. Ça me change cela dit, de mon ancien officier supérieur de la Seconde, lui n'aurait pas hésité à m'enfoncer quitte à s'acharner sur moi.

Je mimai alors des lèvres le mot "enfoiré" juste pour que Rebecca et Haver elles seules puissent voir ce que je voulais dire avant que je ne regarde le Turien. Je lui fis un signe de tête sans sourire avant de soupirer, le corps encore douloureux.

Ravie de voir que vous vous en êtes tiré, Macdonis. Dès que vous serez sur pied, vous pourrez retourner à bord du cargo. Haver, vous êtes en charge de l'Okinawa jusqu'à nouvel ordre, j'irai voir... O'Neill dès que possible. Reb, y a quelque chose pour la douleur ?

La militaire blonde me salua avant de quitter l'infirmerie tandis que Rebecca vérifia sa pharmacie. Je restai encore un moment en observation. Lorsque Macdonis quitta l'infirmerie, je saluai le combattant Turien en le remerciant à nouveau avant de pouvoir reprendre le commandement de ma frégate bien plus tard. Lorsque je pus débriefer avec O'Neill, je ne fus en effet pas blâmée mais ma supérieure me fit clairement comprendre que cette mission allait faire un peu tâche dans mon dossier. Aucune protestation ne fut émise de ma part. Les pirates avaient été vaincus, leur vaisseau hors-service mais je considérai que les pertes avaient été lourdes pour le résultat et j'étais passée vraiment très près de la mort. Je pris ces évènements comme un avertissement à mon encontre et je me promis donc d'être bien plus vigilante à la prochaine mission. La prochaine serait certainement décisive pour moi et mon avenir car si j'avais le même résultat, ma carrière en prendrait un coup et je perdrai en crédibilité aux yeux de ma hiérarchie. En revanche si je la menais à bien sans trop de dommages et pourquoi pas avec un beau succès, mon moral s'en retrouverait renforcé et mes supérieurs verraient que mon grade et mon commandement ne seraient pas usurpés. J'allais donc tout faire pour que la suite prenne cette direction.


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À l'abordage

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