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 Vérité parmi les cendres

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MessageSujet: Vérité parmi les cendres   Mar 25 Juil 2017, 00:31
Intervention MJ : ÉventuelleDate : 20/04/2202 RP potentiellement violent
Kathleen CallaghanAlec SykesÉventuelles hautes sphères d'Oméga
Vérité parmi les cendres



16 avril 2202, 14h03
Surface de Fehl Prime, colonie de l’Alliance dans les Terminus, système Théthys Zêta

Des ruines à n’en plus finir, plusieurs colonnes de fumées résultant d’incendies encore non maitrisés, de nombreux corps gisant çà et là parmi équipements et armes abandonnées : les stigmates de l’attaque ne manquaient assurément pas. Même quarante-huit heures après le raid toute cette désolation témoignait de la violence des combats. Des équipes de recherche et de secours s’activaient toujours à localiser d’éventuels survivants parmi les ruines des bâtiments effondrés, remettant à plus tard la collecte et l’identification du plus gros des morts. Seules quelques dépouilles avaient jusqu’ici été traitées et entreposées dans des morgues improvisées des cliniques locales, pour la plupart celles de personnalités et éléments importants de la colonie. L’une d’elle retint tout particulièrement l’attention d’un N7 dépêché sur place avec son bâtiment pour trouver le fin mot de l’histoire : celle d’un autre membre de ce corps d’élite…

Encore vêtu de son armure, en partie soufflée par la détonation d’une grenade, le malheureux n’en restait pas moins identifiable. Victime de l’acharnement de plusieurs opposants, le soldat d’élite n’avait apparemment pas ménagé ses efforts pour défendre les soldats et citoyens de l’Alliance à en croire certains témoignages recueillis auprès de survivants des combats. Le malheureux avait fait honneur à l’insigne sur son plastron, et c’est peut-être là tout ce qui importait pour un guerrier aussi durement entrainé et attaché aux valeurs des forces armées humaines. Ce décès ne laissait pas moins une note amère en bouche à l’Humanité, tout comme les centaines – voire le millier - d’autres ayant résulté de cette vile attaque.

Car il ne s’agissait pas ici d’un simple raid pirate en vue de s’enrichir grâce au trafic d’esclaves ou d’armes, non. Cet évènement soigneusement planifié relevait d’une véritable déclaration de guerre faite à l’Alliance Interstellaire, et plus largement aux différentes nations conciliennes. On avait délibérément causé le plus de dégâts possibles afin de marquer les esprits et faire passer un message… Un message que la seconde puissance militaire de la galaxie allait très certainement digérer de façon brutale et auquel il conviendrait de répondre par une action toute aussi flamboyante…

Si les Ravageurs et leur leader Turienne cherchaient le conflit ou la vengeance, alors le monstre endormi qu’ils venaient de réveiller saurait répondre à leur appel. Car si les mercenaires et autres rebuts d’Oméga se pensaient en sureté au plus profond du cloaque représenté par la seconde des Trois Sœurs, c’est sans compter sur le caractère insidieux des opérations des conciliens. Un assaut en règle ne pouvait évident pas s’imaginer sans des pertes trop lourdes à assumer, mais l’Alliance possédait bien assez de ressources pour frapper là où ça fait mal par des moyens détournés…

En cette mi-avril 2202, Alec espérait d'ailleurs pouvoir devenir l’un de ces moyens. Détaché sur place par les Opérations Spéciales en raison de la relative proximité de son bâtiment et sa connaissance des Terminus, qu’il avait arpenté tant en civil que lors de missions à haut risque, le soldat constituait le candidat idéal pour enquêter et éventuellement frapper si l’état-major jugeait cela nécessaire. Et des efforts d’enquête, il allait falloir en faire. L’agression et son caractère haineux se trouvait certes manifestes, mais les modalités et ressources mises en œuvre relevaient encore d’une zone ombre qu’il faudrait lever. Tous les assaillants portaient la marque des Ravageurs et étaient menés par des officiers identifiés de Shoran, il est vrai, mais des doutes substituaient...

Par où commencer ? La disparition – ou plus probable désertion et ralliement à une faction terroriste – d’un officier d’élite maintes fois décoré de l’Alliance Interstellaire à la porte des Terminus, quinze jours plus tôt. Personne dans ces systèmes abandonnés de toutes les lois autre que celle du plus fort ne connaissait mieux les méthodes et ressources dont pouvait disposer les forces armées humaines sur ses quelques colonies dans la région qu’Erika Longhorn. Ajoutez à cela les témoignages de rares survivants qui semblaient corroborer l’hypothèse que plusieurs groupes différents composaient ces forces, à en juger leur façon de se battre et d’opérer, ainsi que les éventuels interrogatoires qu’il serait possible de faire sur des prisonniers, et vous avouerez que l’affaire méritait d’être creusée davantage.

En effet, au cours d’un assaut de cette ampleur, il était impossible d’effacer toutes ses traces. Entre la confusion entrainée par les combats et la précipitation du repli afin de ne pas encaisser une contre-attaque dévastatrice, les pirates et mercenaires avaient certainement laissés derrière eux des hommes blessés ou séparés de leur unité. Et quand bien même tous ne survivraient pas à leurs blessures ou avait été abattus par leurs « camarades » pour ne pas livrer d’information, certains devaient avoir échappé aux mailles du filet. Il serait ainsi possible aux services de renseignement de l’Alliance de faire usage de méthodes d’interrogatoires plus ou moins créatives pour obtenir les données nécessaires. Et même s’il ne s’agissait là que de petits porte-flingues sans grande envergure ou savoir conséquent, le fait que leur matériel Ravageur ne soit pas le leur et qu’ils soient donc étrangers au gang de Shoran avait son importance. Peut-être certains noms de lieux et factions ressortiraient-ils même de ce sale boulot…

Tout ceci n’était néanmoins pas du ressort de Sykes, puisqu’on l’avait chargé de suivre une autre piste. Pendant que la tâche chronophage d’interroger les malheureux laissés derrière se faisait, lui devrait pénétrer au cœur des Terminus pour chasser quelque chose. Le signalement d’un vaisseau en particulier, celui qui devait très certainement faire office de bâtiment amiral à en juger son tonnage. Car si le virus des assaillants avait momentanément fait son œuvre sur les défenses et les capacités de guerre électronique de la colonie, tel ne fut pas le cas des vaisseaux détachés au secours de la planète. Tous avaient été écrasés par le feu de l’ennemi, mais ces épaves désormais tombeaux de centaines de membres de la Marine de l’Alliance pouvaient encore parler. Du moins leur enregistreur de vol pouvait le faire.

IDA avait jadis fait du Normandy le vaisseau le plus efficace et le mieux administré de la flotte en son temps, mais il n’est nul besoin d’une IA pour permettre à un bâtiment de guerre d’opérer. Son électronique embarquée peut s’avérer tout aussi bavarde pour peu que l’on retrouve les boîtes noires parmi la ferraille et les carcasses. Des chances décuplées par la destruction d’une frégate ou deux et toute la flottille de corvettes d’escorte… Entre les enregistrements des dernières communications radio, une donnée ressortait : les scans partiels d’un destroyer à la silhouette peu commune. Tellement peu commune à dire vrai que cela constituait une véritable carte d’identité du vaisseau. Un signalement qu'il serait aisé de faire remonter jusqu’à Oméga puisque le Mégalodon y avait transité en plusieurs occasions.

S’il était impossible de démasquer son propriétaire actuel avec si peu d’informations, l’éloignement de la station pirate ne garantissait pas le secret total sur ses passages dans ses baies d’amarrage tant le monstre en imposait par sa taille dans les Terminus. Rumeurs, informateurs et agents, voilà l’arsenal parfait pour traquer ce que l’on pouvait désormais qualifier de Léviathan de l’Alliance.

Voilà la piste que le Commandant Sykes suivrait à défaut d’autre chose. Voilà pourquoi il quittait les ruines fumantes de Fehl Prime le cœur lourd et avide de sang. Voilà pourquoi il s’aventurait dans le territoire le plus hostile à ceux de son espèce…



20 avril 2202, 6h35
Baie d’appontage 35A, à bord du cargo maquillé Gorgone sur la Station Oméga, Nébuleuse d’Oméga

Il avait beau s’apprêter à débarquer, le briefing par holocom’ lui revenait en mémoire à chaque seconde. Peut-être était-ce là un réflexe en vue de s’imprégner de son rôle, celui d’un porte-flingue lambda des Terminus dont l’identité fut créée de toute pièce pour lui par l’Alliance. Le profil typique du type amené à opérer dans ces zones d’éternels conflits en quête de crédits et/ou de gloire:

- « … opérerez sous le nom d’Edward Kane, chasseur de primes et mercenaire à ses heures perdues. Kane est un alias qui opérait principalement sur Illium il y a peu pour le compte des grosses compagnies de la planète. Ancien Marine de l’Alliance qui a fui une condamnation pour le meurtre du compagnon de sa jeune sœur, il a été obligé d’émigrer sur Oméga il y a peu suite à une rixe trop violente avec les autorités de la colonie Asari. Le genre qu’il est impossible de racheter à coup de pot-de-vin, même sur Illium… Mais vous recevrez tous les détails de votre dossier fictif une fois le briefing conclu… »

L’officier de liaison dont la silhouette se dessinait au-dessus du relais de l’ansible du Midway semblait nerveux. Et il y avait de quoi l'être compte tenu des enjeux et de l’endroit où le N7 aurait à opérer. Les maigres ressources et soutiens que l’on pouvait lui accorder seraient les bienvenus, à n’en pas douter. Tout ceci semblait d’ailleurs davantage prendre la forme d’une personne de chair et de sang que de matériel, comme le dévoila ce qui suivit.

- « Nous disposons d’un agent de renseignement sur la station qui sera là pour vous assister dans votre enquête. L’agent Athéna opère depuis six mois au sein d’un gang mineur, le Dragon Noir, une petite bande à dominante humaine qui cherche à gagner en importance par la revente de matériel militaire volé à l’Alliance. Leurs produits s’arrachent, et le commandement n’aime pas savoir des armes, armures et munitions destinées à nos soldats entre les mains de mercenaires… »

Un léger blanc s’installa alors que l’officier consultait des notes sur un datapad, laissant à Alec le temps d’assimiler les différentes infos en sa possession. Une collaboration s’imposait… Si sa dernière avec des envoyés du Conseil n’avait pas été des plus fructueuse, il y avait à espérer que celle-ci soit tout autre.

- « Elle est celle qui connait le mieux la station dont nous disposons à l’heure actuelle. Sa planque vous servira de point de chute pendant votre séjour sur Oméga. Comme vous l’avez appris juste avant votre départ pour Fehl Prime, vous avez pour directive première d’exploiter la piste de ce destroyer. Si d’autres éléments nous parviennent entre temps, nous vous les transmettront par des moyens détournés. Par ailleurs, si la piste du vaisseau ne mène nulle part, vous pourrez et devrez passer par tous les étapes que vous jugerez nécessaires pour collecter davantage d’informations. Encore une fois, notre implication ne devra pas être soupçonnée… Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour contrer ce cas de figure. La dernière chose dont nous avons besoin serait de voir un scandale éclater au profit d’une faction mercenaire des Terminus ou que le Conseil ne s’immisce dans nos affaires en dépêchant ses Spectres… Nous devons garder la main sur cette histoire. J’espère que vous garderez plus aisément cette question en tête que sur Illium… Bonne chance Commandant… » lui avait-on finalement asséné d’un ton quelque peu cinglant pour lui rappeler les évènements du mois dernier.

Ces paroles tournaient en boucle dans l’esprit de l’auto-proclamé mercenaire, qui quitta le bord de son taxi improvisé de bon matin pour partir en quête de son contact. Laissant derrière lui la Gorgone, cargo maquillé et adapté aux bonnes œuvres des Opérations Spéciales et du SGR, il abandonna également derrière lui les membres de son escouade déguisés en contrebandiers et porte-flingues dans le cas où un backup serait nécessaire. Ce cas de figure devait de tout façon être banni de son imaginaire tant une telle éventualité allait à l’encontre du but réel de sa mission…

La SO-21 se retrouverait donc cantonnée à un rôle d’observateur dans la mesure du possible tandis que son leader partait en quête de vérité…



20 avril 2202, 21h35
Le Last Resort, District de Kenzo de la station Oméga, Nébuleuse d’Oméga

La journée fut plutôt productive en termes de repérage. Prenant soin d’éviter les zones d’influences des gangs et factions mercenaires les plus importantes, Alec avait effectué diverses reconnaissances dans des endroits qui pourraient attirer son intérêt pour la suite de son enquête. Mais s’il y a bien un lieu sur la station qui devait revêtir pour lui une grande importance, c’est le débit de boisson ironiquement nommé le Last Resort par son tenancier humain.

Ici se regroupaient toutes sortes de profils : du mineur d’ézo harassé par une journée de seize heures d’extraction de minerai aux petites frappes de gangs locaux. En grande majorité composée d’humains, la faune locale ne représentait en vérité que le menu fretin de la racaille que l’on peut « espérer » trouver sur Oméga. Le genre d’endroit qui n’avait donc que peu d’intérêt et que Sykes aurait négligé si son contact n’y trainait pas de façon régulière pour occuper ses soirées. Celle que l’Alliance désignait du nom de code Athéna, et que les locaux connaissaient sous un alias tout autre.

- « Je cherche Sasha… On m’a dit que je la trouverai ici à cette heure… »
expliqua ainsi le N7 d’un ton tout à fait neutre.

Inutile de se montrer poli ou agressif pour le moment… Le premier cas de figure donnerait l’impression qu’il n’avait pas sa place ici, tandis que le second risquait de voir quelques têtes se lever dans sa direction.

- « Connais pas… Vous prenez quelque chose ou bien vous dégagez… »

- « Une bière Butarienne… Vous la connaissez surement comme Sash’… »
poursuivit-il en se montrant insistant.

L’intéressé ne lui accorda pas un mot supplémentaire, mais un simple signe de tête en direction du fond de l’établissement, dans ce qui devait être l’endroit le plus sombre du débit de boissons. Là, une silhouette féminine à la crinière de feu s’éclipsait d’une démarche rapide et féline sans même qu’il puisse mettre un visage dessus.

Devant ce retrait soudain, le Commandant se contenta de régler en hâte la note de sa consommation, à laquelle il ne daigna pas même s’intéresser, avant de filer à la poursuite d’une biotique sous couverture… En pressant le pas, il parvint à garder la jeune femme en vue dans le labyrinthe de ruelles qui composait la grande majorité du quartier, tout en prenant soin de se garder du moindre virage et croisement où l’on pourrait lui tendre une embuscade. Ce petit jeu du chat et de la souris s’étala sur une bonne dizaine de minutes avant que la rousse ne tente de le piéger en se dirigeant vers une impasse où elle serait en mesure de se confronter à lui sans qu’il ne lui soit possible de fait machine arrière.

Hélas pour elle, le N7 la prit de court en lui coupant la route au dernier croisement avant sa destination finale. Se plantant devant elle, il l’aborda de façon très directe et sans même mâcher ses mots, le look de son interlocutrice ne manquant pas de piquer son intérêt au vif... Sans doute aurait-il même pris plaisir à dévorer la belle des yeux dans un tout autre contexte...

- « Sasha Rivers ? Je m’attendais à voir la Déesse de la Sagesse et de la stratégie militaire un peu plus vêtue que ça… » avoua-t-il à une espionne sans doute interloqué et méfiante vis-à-vis de cet inconnu qui l’approchait une main sur son holster de cuisse, prêt à dégainer au moindre pépin.

Après tout, un excès de prudence ne pouvait être que compréhensible dans une telle situation… même si l’on fait preuve d’un certain rentre-dedans…




Dernière édition par Alec Sykes le Mer 26 Juil 2017, 03:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Mar 25 Juil 2017, 16:45


Sœur sombre et solitaire, au cœur de roche et de mystère, ton rouge obscur est sanguinaire, et dans le silence de l’espace, tu es décadence et menace... 

Une main vint se saisir d’un verre d’alcool, tandis qu’une autre éteignit le datapad de poche qui abritait quelques pensées du jour. Ce bar d’Oméga portait bien son nom. Le Last Resort était définitivement le dernier recours de certains sur la station… Probablement que la jeune femme tapie dans le fond l’avait choisi symboliquement… L’alcool est un refuge, une ivresse dont beaucoup pensent qu’elle effacera maux et tristesse. Mais s’il ne console jamais vraiment, au moins a t-il le mérite de faire passer le temps… Six longs mois, à prétendre être une autre, à vivre parmi les criminels, dans ce coin de la galaxie l’éloignant de tout repère, où personne n’était là pour la tirer d’affaire ni ne la pleurerait... Si les enjeux de ses missions lui avaient toujours donné la force d’endurer ce que beaucoup n’auraient pu affronter, de plus en plus, le Capitaine Kathleen Callaghan ressentait un vide, que ni l’alcool ni les mots ne parvenaient à combler. 

La solitude parmi les huit millions d’âmes présentes ici lui pesait. La fatigue de devoir être constamment sur ses gardes l’oppressait. Ne jamais être soi même parvenait même parfois à lui faire douter de qui elle était vraiment… Elle se sentait changée, obscurcie. Comme si son métier avait pris une partie d’elle même, pour la remplacer par une inquiétante indifférence. Elle avait vu et avait eu à participer à tellement de choses à l’encontre de ses principes ces dernières années que l’espionne ne ressentait plus grand chose aujourd’hui. Par habitude, et sûrement aussi par mécanisme de protection… Mais cela faisait d’elle un agent d’autant plus redoutable, lui avait-on dit… Étant l’un des meilleurs éléments du Programme « Trojan », il n’était pas question pour le Colonel Langford de foutre « Athéna » au placard, quand bien même elle pouvait présenter les signes d’une certaine lassitude. 

De toute façon, elle même ne voulait pas arrêter, bien qu'il lui arrivait parfois de s’imaginer une vie différente. Elle ne connaissait que celle là, elle excellait dans celle là, et celle là lui donnait au moins un but. Une raison d’être. L’écossaise voyait en la lutte contre le terrorisme un devoir, et elle en faisait aussi une affaire personnelle… Malgré tout ce qu’elle pouvait endurer, l’idée de participer à cette grande mission, de pouvoir indirectemment sauver des vies la confortait dans ses moments de doutes. C’est finalement là le seul profit du métier. Vous n’en retirez aucune gloire, tout le monde ignore ce que vous faites et vous n’avez pas le droit d’en parler quand bien même cela peut parfois vous démanger. Vous permettez à des inconnus de vivre et ces inconnus ignorent votre existence. Vous n’êtes personne. Juste une ombre. Un pion invisible de l’Alliance, qui niera votre existence et vous sacrifiera si vous vous faites prendre.

Ce n’est pas Kathleen Callaghan qui reposa sur la table un verre d’alcool vide, mais Sasha Rivers. Une terrienne originaire d’un quartier pauvre de Johannesburg, et ayant plongé très jeune dans la délinquance, pour ensuite faire carrière dans le crime et s’exiler de la Terre afin de se faire oublier et de fuir les mandats d’arrêts. Un parcours plus ou moins classique sur Oméga, mais des états de service dans le trafic d'armes qui lui ont permis d’infiltrer les Dragons Noirs. Une organisation mineure, majoritairement humaine, spécialisée dans l’interception et la revente de matériel militaire de l’Alliance. Il ne fut pas aisé à la jeune femme d’intégrer ce gang particulièrement prudent sur son recrutement. Cela lui a demandé beaucoup de temps, mais c’est maintenant chose faite, et si elle commence à avoir accès à certaines informations, Callaghan se situe encore en bas de l’échelle. Monter trop vite dans ce type de milieu est généralement dérangeant et dangereux… Kate l’avait appris à ses dépens en début de carrière. Mieux vaut ne pas dévoiler toutes ses capacités, car si l’on vous trouve capable de trop de choses, ou que vous êtes trop bons, on va mettre en doute le parcours que vous avancez, ou penser que vous chercherez à prendre le pouvoir par la suite dans ces milieux où la loi du plus fort règne... La confiance ne vous sera de fait pas accordée. Il faut souvent savoir faire les portes flingues primitifs plutôt que les cerveaux pour s'y faire accepter.

Callaghan accordait beaucoup d’importance à chaque rôle qu’elle jouait. Le SGR lui avait appris à se fondre intégralement dans le décor, et ce, dans les moindre détails… Alors Sasha Rivers avait tout d’une criminelle. Non seulement le parcours, avec les mandats d’arrêts et extrait de naissance en règle ainsi que divers articles de journaux qui ressortaient si l’on venait à faire des recherches sur elle, mais aussi l’apparence qui reflétait le passif et le caractère de la prétendue native de Johannesburg. Insolente, cynique, narcissique, aguicheuse… Ses bras très partiellement recouverts d’une veste cintrées à manches courtes affichaient de nombreux tatouages dans un style cyberpunk et dans lesquels on pouvait distinguer ici et là des formes ethniques d’Afrique du Sud. Son corset court, lui arrivant au-dessus du nombril, laissait entrevoir d’autres marques sur son ventre: quelques tatouages supplémentaires mais aussi une cicatrice profonde, témoin d’une vie à risques. Le haut mettait assez exagérément en avant ses atouts féminins, que Rivers avait d'ailleurs plaisir à user. Le bas quant à lui, un pantalon moulant également noir, rappelait de part son holster de cuisse et le Carnifex qu’il contenait, qu’elle demeurait quelqu’un à ne pas emmerder. De cette tenue obscure contrastait une longue chevelure rousse qu’elle aimait placer sur le côté, pour dévoiler sa nuque et la marque des Dragons Noirs présente du côté droit de son cou. Son maquillage ténébreux faisait d’autant plus ressortir le bleu de ses yeux perçants dans lequels quelques uns s’étaient perdus. Un rouge à lèvres discret venait quant à lui donner plus d’éclat et de brillance à des lèvres que beaucoup au sein du gang comptaient un jour goûter. 

C’est donc une silhouette de femme fatale qui s’éclipsa du Last Resort après avoir terminé sa consommation. Dans une démarche, semblait-il, naturellement féline, la terrienne s’engouffra à travers les ruelles sombres du secteur. Si sa marche se faisait lente et détendue, c’est toutefois une femme particulièrement en alerte qui continuait sa route, ayant senti puis remarqué avoir été prise en filature. Mais elle poursuivait l’air de rien, car semer l’individu ou lui montrer qu’elle savait aurait été dévoiler des compétences d’espionne. Toutefois il ne lâchait rien alors même qu’elle suivait pourtant le banal itinéraire de son logement. Que cherchait-il ? Etait-ce Elias ou l’un de ses hommes venus pour la descendre ? L’avait-il retrouvée ?!

L’idée que la cible d’une opération passée la rattrape fit naître une certaine angoisse chez la militaire qui pourtant se préparait depuis longtemps à cette éventualité. Lorsque vous travaillez dans le Renseignement, vous avez deux cercles : le premier c’est pour les amis, le second pour les cibles. Ces deux cercles ne doivent jamais se rencontrer. Les amis restent des amis. Les cibles, vous pouvez faire amis avec elles mais ce ne sont pas des amis. Ça veut dire quoi ? Que vous pouvez détruire leur vie en une fraction de seconde, sans état d’âme. Vous ne les aimez pas, vous ne les appréciez pas, vous n’avez pas pitié d’eux. Vous ne ressentez rien pour eux, quoique puisse être leur comportement envers vous. Cet Elias avait été la cible d’une très longue infiltration quelques années plus tôt. Les choses avaient mal tournées, et il était parvenu à échapper aux radars, en promettant de retrouver et de liquider Erin Madden. Celle qui l’avait séduit et trahi. 

C’est pour cette raison que la militaire s’était finalement décidée à « lever le doute », cherchant alors piéger le type qui la suivait. Mais en dépit de ses compétences professionnelles dans le domaine, son plan échoua, et c’est elle qui dans sa précipitation, fut prise au piège, se retrouvant à littéralement buter contre le torse de l’individu à un croisement. Reculant aussitôt, Kate fut momentanément stoppée dans ses intentions de combat rapproché par la phrase totalement inattendue de l’humain en face d’elle.

Sa référence à son nom de code... Comment pouvait-il… ?! 

L’angoisse concernant Elias se faisant d’autant plus importante et devant la crainte supplémentaire d’être compromise par rapport aux Dragons Noirs, Callaghan eut pour seul réflexe l’attaque, se jetant aussitôt sur l’homme sans qu’il n’eut le temps de quoique ce soit. Avec une force et une poigne surprenante, elle le plaqua violemment contre le mur le plus proche tout en levant alors sa main droite pour le menacer de sa biotique en lui laissant apercevoir une boule d’énergie bleue volontairement discrète au cas où quelqu’un passerait dans le coin.

- « VOUS ÊTES QUI VOUS ?! C’EST ELIAS QUI VOUS ENVOI ?!  »  fit la militaire entre ses dents.

Dans ses yeux perçants, et au-delà de ce regard faisant comprendre qu’elle n’hésiterait pas à tuer cet homme, il y avait la peur. Une émotion si intense sur le moment que quelques détritus de la poubelle à côté d'eux se mirent à léviter sans qu'elle ne s'en rende compte. 



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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Mer 26 Juil 2017, 01:10

Dans les Terminus, l’hésitation mène très souvent à la tombe… Cette leçon, beaucoup d’infortunés aventuriers, mercenaires ou simples civils l’avaient appris à leurs dépens. Celle qui lui faisait face devait connaître cette règle par cœur, et en avoir fait son crédo si l’on en croit l’espérance de vie de sa couverture au sein de la station. Imprégnée de son rôle au point de certainement connaitre davantage son alter égo que sa propre vie, celle que l’Alliance surnommait Athéna ne pouvait laisser passer le moindre détail pour préserver le secret de sa véritable identité. La réaction de la rousse face à l’inconnu, tout aussi musclée soit-elle, ne relevait donc pas véritablement d’une surprise totale. L’homme lui faisant face avait envisagé une telle issue, ce qui expliquait sa main prête à saisir l’arme de poing qu’il portait à la cuisse. Quand bien même ils étaient alliés de par leur allégeance commune, le duo ne se connaissait pas assez pour imaginer la confiance s’installer. Et même si ce geste hostile fut certainement interprété comme une menace par la jeune femme, le N7 n’était pas du genre à se priver d’une précaution supplémentaire…

Peut-être était-ce même une des raisons du choix de sa personne pour cette mission… Après Fehl Prime, il ne pouvait être question de recourir à un élément avec des états d’âme ou un sens de la morale handicapant. Deux choses qu’Alec avait depuis très longtemps appris à mettre de côté lorsqu’il œuvrait au sein des Opération Spéciales. Eliminer une cible en même temps que sa famille ? Abattre un homme désarmé ? Entrainer des destructions importantes ? Sacrifier des civils pour le bien de la mission ? Pour peu que cela lui permette de mener à bien ses objectifs, le soldat n’hésitait que rarement… Seule la question de ses propres hommes et tous ceux servant sous son commandement restait délicate dans certaines situations. Mais ici, libéré de telles contraintes, avec pour seul mot d’ordre d’obtenir des résultats et préserver le secret sur l’implication de l’Alliance… il était libre… Libre de faire usage aussi souvent que nécessaire de la part d’ombre qui était sienne.

Mais avant tout, se sortir de ce guêpier. Car si la proximité d’une beauté pareille avait son charme, il était surtout primordial de désamorcer la situation avant d’attirer la faune peu recommandable du quartier. Devoir s’extirper de la zone par la force des armes ne représentait pas une option viable, pas plus que celle de se fâcher avec celle qui devait devenir son contact et la seule personne sur laquelle il pourrait compter dans les prochains jours. Aussi, malgré que les réflexes du Commandant prirent durant une seconde le contrôle de son corps, il se garda bien de monter au contact alors que l’espionne le malmenait pour l’avoir à sa merci.

Sa main prête à dégainer abandonna donc le contact de son hostler pour se poser sur la taille de la rousse tandis qu’il retrouvait plaqué contre le mur le plus proche. L’autre alla quant à elle se saisir de tout autre chose. La belle ne l’avait peut-être pas encore remarqué, mais la pointe d’une lame aiguisée avec soin effleurait son flanc droit. Tout diplomate qu’il était, l’agent des forces spéciales avait cru bon de ne pas dégainer son arme de poing, mais plutôt l’arme blanche dont l’étui ornait son ceinturon sous sa veste de cuir. C’est donc comme cela, à la merci l’un de l’autre, qu’il entama la suite des « hostilités ».

- « Je n’ai rien à voir avec le Dragon Noir ou vos autres… relations d’affaire… Langford vous fait simplement savoir qu’il commence à se faire des cheveux pour vous… Nos employeurs sont les mêmes. Athéna va juste recevoir le concours d’Arès pour un temps… Mais pour le moment vous me connaitrez comme Edward Kane, chasseur de primes. »

L’officier tourna brièvement de la tête à droite et à gauche, histoire de s’assurer qu’aucune mauvaise surprise ne leur tomberait sur le dos, avant de reprendre en plongeant le bleu acier de ses yeux dans ceux océan lui faisait face.

- « On pourrait peut-être… trouver un endroit plus sûr pour discuter, nan ? Je vous livrerai les détails sur la raison de ma présence une fois à l’abri des importuns. A moins que vous ne préfériez me griller le cerveau avec votre magie pendant que ma lame rouvre la cicatrice qui habille ce ventre si plaisant à reluquer ? Je ne sais pas vous, mais si l’éventualité d’avoir vos yeux comme dernière vision avant de mourir s’avère séduisante, j’aimerai autant vivre un peu plus longtemps… » avoua-t-il volontiers, un sourire enjôleur sur les lèvres.

Au Diable les faux-semblants… On ne vit qu’une fois, et il s’imaginait mal finir dans cette ruelle crasseuse…


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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Mer 26 Juil 2017, 17:01

C’est une bien étrange scène qui avait lieu dans cette sombre ruelle d’Oméga. Si la seconde Sœur était habituée aux coups bas, aux trafics et aux crimes, il ne lui était pas vraiment familier de voir deux militaires de l’Alliance Interstellaire se menacer de mort sur son sol… C’est pourtant ce qui était entrain de se produire là en bas, dans la pénombre d’un quartier malfamé.  Corps contre corps, mais biotique contre poignard, la tension régnait. La mâchoire crispée, le regard assassin, et la respiration suspendue, l'imprudente espionne considérait les mots que son adversaire venaient de prononcer. La mention de Langford ne put que la convaincre des propos avancés par celui manifestement appelé « Arès ». 

Mais qui était ce type ? Un nouveau venu dans le Programme ? Ce nom de code ne lui était absolument pas familier, et en cas de renfort, c’est Marston qu’on lui envoyait… Alors que foutait-il là ? Etait-il arrivé quelque chose à Owen ? Des questions supplémentaires qui ne rendirent pas spécialement la rousse plus détendue, d’autant qu’on ne l’avait absolument pas prévenue d’un changement de programme… Callaghan resta impassible aux flatteries du militaire, continuant de le fixer d’un regard qui le scannait, cherchant manifestement à déceler si quelque chose de suspect se cachait derrière ses yeux charmeurs. C’est finalement après quelques secondes de tension, à rester collée à lui, prête à faire usage de ses pouvoirs, que l’écossaise remballa sa biotique pour s’écarter. Les quelques objets en lévitation à côté d’eux retombèrent instantanément dans la poubelle.

- « Je n’ai pas reçu le signal habituel de ma hiérarchie m’avertissant d’un changement de plan, et vous n’êtes pas la personne avec laquelle je traite lorsque il y en a un… J’espère pour vous que vous aurez une bonne explication à ça… » rétorqua t-elle.  

Mais l’écossaise devait bien admettre que ce n’était clairement pas le lieu pour en parler. Des oreilles et des yeux trainaient toujours à chaque coin de rue, et la voir en compagnie d’un inconnu dans un lieu aussi à l’écart allait clairement éveiller des soupçons. Un problème, s’en serait d’ailleurs un bien plus vite que prévu… Non loin de là, quelques éclats de rire retentirent. Un groupe d’individus approchait, et Kate crut reconnaître la voix de l’un d’entre eux. Trop tard pour bouger sans se faire remarquer. Il allait lui falloir improviser... 

- « Edward Kane, chasseur de prime, hein ? » lâcha la rousse de manière rhétorique.

Ses yeux se baissèrent furtivement vers la précédente main armée du militaire pour vérifier qu’elle ne l’était plus, et l’instant d’après, Sasha Rivers empoigna fougueusement cet homme par sa veste, pour cette fois-ci l’attirer contre elle et se plaquer elle, contre le mur. 

- « Ne vous faites pas d’idées, j’agis uniquement pour sauver ma peau... » 

C’est sur ces paroles que l’une des jambes de la sulfureuse espionne vint s’enrouler autour de celles de l’officier pour d’autant plus rapprocher et emprisonner celui-ci. Le Capitaine plaça ensuite l’une des mains de son amant improvisé sur sa cuisse relevée, avant de capturer son visage et ses lèvres pour un baiser particulièrement long et enflammé. Les yeux fermés pour rendre la scène d’autant plus crédible, Callaghan se concentra sur ses sens pour percevoir les individus arrivant. Les pas et voix se rapprochèrent, et elle comprit avoir vu juste lorsque cette fameuse voix familière s’adressa à eux.

« Tiens, mais c’est cette chère Sash’ ! La soirée est chaude dis moi… Je doute que Jonas appréciera s’il venait à avoir connaissance de cette scène… »

Ayant rompu leur baiser, Rivers n’en gardait pas moins Kane prisonnier et collé à elle. Par pure provocation.

- « T’es qu’un sale fouille merde, Donovan… Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? T’as toujours les boules du râteau que je t’ai mis, c’est ça ? Si tu veux te prendre la seconde honte de ta vie, ça ne me dérange pas d’en relater les circonstances à ces messieurs… »


« T’es vraiment qu’une sale garce… »

- « Moi aussi je t’aime mon chou… Maintenant tu nous excuseras, mais mon coup du soir et moi avons beaucoup de choses à nous dire… C’est mon jour de repos, et j’ai très, mais alors très envie de parler avec lui, si tu vois ce que je veux dire… »

Tandis que le reste du groupe se foutait de la gueule du dénommé Donovan, l'insolente criminelle leur passa devant en mimant un baiser destiné au fouille merde, et en forçant sa proie du moment à la suivre de part sa main qui empoignait et tirait son haut.

Ils furent suivis à distance par la bande vérifiant où ils se rendraient, mais furent lâchés dès lors qu’ils arrivèrent dans la tour résidentielle de la rousse. Un lieu pas franchement rassurant. Quelques junkies trainant dans les étages, et plusieurs deals ayant lieu ici et là. Une ambiance à laquelle Callaghan était bien trop habituée pour y accorder de l’attention. Arrivés finalement devant l’appartement E-213, Sash’ actionna la porte et tout en continuant à jouer son rôle pour les quelques témoins de l’étage, attira félinement Kane à l’intérieur. Un studio plutôt bordélique, bien que le militaire pourrait sentir que le bordel en question était là pour la « décoration ». Sur la gauche, un grand lit aux draps défaits. À droite, une table basse avec une bouteille de whisky bien entamée et un canapé sur lequel trainaient un coussin et un plaid. Également, un bureau doté d’un terminal informatique éteint. En face, une cuisine et son plan de travail sur lequel étaient entreposés ustensiles semblant peu servir, vaisselle non rangées et quelques paquets de bouffe peu diététiques et boîtes de conserves. 

Refermant derrière eux la porte de l’appartement, Sash’ redevint Kate, délaissant son attitude et sa voix d’allumeuse pour redevenir Capitaine de l'Alliance.

- « Je vous écoute… »


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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Jeu 27 Juil 2017, 18:19

Préserver sa couverture avant tout, voilà un objectif louable. Ne serait-ce que pour épargner sa propre vie à défaut de plusieurs mois d’efforts. Cela Alec pouvait aisément le comprendre, quand bien même ce genre d’exercice ne constituait habituellement pas son quotidien. Voilà pourquoi il n’opposa aucune résistance lorsque l’espionne s’exécuta, rengainant en hâte la lame qu’il réservait à propre survie. Ou la gorge d’un prisonnier, les prochains jours le diraient… Et puis, soyons honnête… On fait difficilement pire stratagème pour rester en vie, non ?

Tout attentif qu'il était à la menace qui pesait sur eux, le N7 n'en manqua pas moins de profiter de l'instant présent. Peut-être était-ce pour renforcer la crédibilité du mensonge de la rousse, mais son "amant" s'abandonna à cette étreinte soudaine et sauvage bien volontiers. Tandis que leurs "spectateurs" admiraient le tableau, l'officier répondit au baiser de la belle avec une fougue qui se voulait bien trop intense pour ne pas être naturelle. De la même façon, ses mains se firent enjôleuses sur le corps de cette dernière, n'ajoutant que plus de crédibilité à la scène tandis qu'il enflamma le cou de l'espionne de ses lèvres alors qu'elle narguait les membres de son gang. Imaginer comment aurait tourné la scène si ces derniers ne les avaient pas forcés à quitter les lieux s'avérait ainsi une issue plaisante à imaginer pour Arès...

Mais ils furent bel et bien forcés de quitter la ruelle, si bien que leurs pas les menèrent à la tanière de l'agent du renseignement. Celle qui se faisait appeler Rivers créchait dans une piaule pour le moins miteuse dont l’entretien laissait tout aussi à désirer que le cadre dans lequel elle évoluait. Mais pouvait-on véritablement s’en étonner ? Rien de tel qu’un intérieur en adéquation avec les standards locaux pour ne pas éveiller les soupçons de visiteurs inopinés.

Sykes n’était de toute façon pas là pour prendre des vacances où se détendre, mais bien pour obtenir des résultats au plus vite. En outre, l’officier se trouvait familier de la station, quand bien même il n’y avait pas mis les pieds depuis maintenant trois ans. Que ce soit en civil ou pour des actions chirurgicales très ponctuelles, il en avait vu assez pour connaitre le fonctionnement général de cet antre de la débauche, la luxure et parfois même de l’espoir pour certains. Il ne s’arrêta donc sur l’aspect général des lieux que de manière très accessoire, décidé à entrer dans le vif du sujet au plus vite. Sans guère de cérémonie il fit rapidement le tour du studio, abaissant les stores de l’unique source de lumière « naturelle », à savoir une baie vitrée donnant sur l’extérieur. L’épaisseur des murs sembla également lui convenir, puisqu’il se mit à expliquer la raison de sa présence une fois affalé dans le canapé tout proche.

- « Je suis le Commandant Sykes, des Opérations Spéciales. J’ai été dépêché ici afin d’enquêter et de faire un état des lieux sur la menace qui pèse en ce moment nos colonies dans les Terminus et la Travée… »

L’esprit du Capitaine devait très certainement commencer à carburer suite à ces mots, cherchant à calculer l’ampleur des enjeux dont il était question. Car si l’on envoyait un N7 sur place et non un agent de renseignement, au risque de compromettre des mois de planification et d’infiltration, c’est bien que la situation s’avérait critique. Il n’était cette fois-ci pas question de monter une opération sur de longues semaines ou des mois, mais bien d’agir en urgence sur quelques jours tout au plus. Lorsqu’un soldat d’élite comme lui coopérait avec ce qui se fait de mieux au sein des services de renseignement, c’est que les résultats importaient plus que tout autre chose. Quand bien même les moyens employés relevaient de méthodes méprisables et potentiellement ultra violentes…

Le militaire se débarrassa d’un geste machinal de son arme de poing et son couteau, qui rejoignirent la table basse toute proche, avant de poursuivre.

- « Il y a de ça six jours, la colonie de Fehl Prime a subi un raid d’une ampleur peu commune. Plusieurs infrastructures de l’Alliance ont été touchées, mais c’est le bilan humain qui est le plus lourd. Plusieurs centaines aux dernières nouvelles, mais le décompte n’était pas terminé lorsque j’ai quitté les lieux. Il se pourrait donc qu’il se soit encore très sévèrement alourdi… Néanmoins il ne s’agissait pas d’un simple raid pirate en vue de faire des prisonniers et piller. Les assaillants portaient ouvertement des armures de Ravageurs, et c’est une flottille complète qui s’est lancée à l’assaut. Ils ont réussi à paralyser momentanément les défenses de la colonie grâce à un virus informatique, ce qui leur a laissé le temps de débarquer et causé un maximum de dégâts avant de battre en retraite. L’Alliance risque donc de considérer cet évènement comme une déclaration de guerre de la part de Shoran, et il ne faudra pas longtemps avant que les autorités compétentes ou le Parlement ne réclament certaines têtes… »


Le seul fait que Fehl Prime constituait un centre de production pharmaceutique conséquent suffisait déjà à noircir le tableau. Ajoutez à cela le choc encore douloureux et profondément ancré des raids des Récolteurs sur la colonie et celle de Freedom’s Progress, toute proche, et vous aurez une bonne idée du foutoir que le secteur Thétys Zêta pouvait mettre dans certaines hautes sphères… Des têtes risquaient fort de tomber après cette histoire. Alors quitte à choisir…. Pourquoi ne pas faire en sorte que ce soit ici, sur Oméga, qu’une telle chose arrive ?

Pour peu que cela ne complique pas encore davantage les choses pour l’espace concilien, ce cas de figure paraissait envisageable. Mais avant… S’assurer du soutien de celle qui le fixait avec intérêt.

- « On m’a donc dépouillé du commandement de mon bâtiment et envoyé pour évaluer l’ampleur de la menace et voir s’il est possible d’éclaircir certaines pistes laissées par les assaillants… Pour ça je vais avoir besoin de matériel, d’informations et de contacts. Voilà pourquoi, devant l’urgence de la situation, on m’a dirigé vers vous. Il n’est pas question d’abandonner votre opération actuelle ou que je marche sur vos plates-bandes, mais nous y gagnerions tous les deux à coopérer du mieux possible… » déclara-t-il cette fois d’un ton où l’on sentait davantage poindre l’espoir que le professionnalisme.

Le N7 porta un instant son attention sur son omnitech, qu’il synchronisa avec le datapad qu’il avait sous les yeux. Y furent transférées certaines données, programmées pour s’effacer sitôt une unique consultation terminée.


- « A cette fin… Voici le dossier de mon alias, vous en aurez besoin si l’on se retrouvait confrontés à un imprévu. Quant au reste, si vous avez des questions, ne perdons pas de temps et profitons que la nuit ne soit pas trop avancée pour en discuter… Un verre ? »
dit-il en s’en servant un dans un verre aussi crasseux que le contenu de la bouteille devait être mauvais.

Quitte à passer la soirée à discuter tactique, autant le faire dans des conditions… optimales et confortables. Et puis le tout se trouvait payé par des caisses noires de l’Alliance. Alors ne se trouvait-il pas lui aussi un petit peu chez lui désormais ?


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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Mar 01 Aoû 2017, 18:15

Un Commandant des Opérations Spéciales… Rien que ça...

Celle qui évoluait en solitaire depuis six mois au sein des Terminus apprécia cette présence inconnue mais alliée. Elle qui se rendait seule au front depuis des années pour infiltrer les milieux criminels, ne connaissait plus que le sentiment d’une insécurité permanente. Alors, prendre conscience que ce type en face d’elle était bel et bien un gars de l’Alliance, aux mêmes motivations qu’elle, et un individu qui lui même, opérait souvent dans l’ombre et avait sûrement eu à endurer son lot de traumatismes, la fit se sentir moins seule ce soir. D’autant qu’il débarquait à une période plutôt complexe pour l’espionne car si elle était parvenue à s’intégrer au sein de son organisation cible, elle se sentait en danger psychologique dernièrement. Les missions d’infiltration répétées et de grandes ampleurs, les changements d’identité constants, l’insécurité permanente, tout ceci n’était pas sans conséquence sur le psychisme, et les méthodes des Dragons Noirs ainsi que le harcèlement que lui imposaient certains l’avaient dernièrement fait perdre quelques repères.

Alors, et même si sa méfiance demeurait par crainte que ce Sykes mette en péril des mois d'infiltration, Callaghan commençait d’un autre côté à trouver qu’il tombait bien… La présence physique d’un individu du même camp lui apportait paradoxalement un danger supplémentaire, mais en même temps une sérénité temporaire. 

Une partie de son cerveau engrangea le briefing improvisé que lui livra cet officier sans gêne. Enquêter sur le commanditaire des évènements de Fehl Prime, et évaluer l’ampleur de la menace: telle était la mission du militaire, qui avait besoin de l’écossaise pour accéder à des informations, des contacts, et du matériel. Noté. Quelques noms se profilaient déjà dans l’esprit de Callaghan, qui réfléchissait également à un moyen de dérober discrètement de l’équipement aux Dragons Noirs. 

L’autre partie de son cerveau en revanche, semblait s’être soudainement débranchée de toute notion de professionnalisme et de convention. Comme submergée par l’une des facettes de la personnalité impulsive de Sasha Rivers. L’insolente et aguicheuse femme fatale fixait cet homme comme une lionne fixe une proie, le suivant du regard dans ses moindre faits et geste, sans bouger, pas même lorsqu’il fit sienne sa bouteille d'un whisky divin des Highlands. Elle détaillait cette silhouette qu’elle n’avait finalement connue que dans l’ombre. Ce haut près du corps qui laissait entrevoir ses muscles et cette veste en cuir qu’il portait à merveille n’aidaient absolument pas l’espionne à se recadrer. Un uniforme de l’Alliance l’aurait assurément empêché de divaguer de la sorte, mais là… et dans l’intimité de ce studio des Terminus… après des mois dans la solitude et de danger perpétuel… 

- «  Un verre. » répondit la rousse avec mystère, comme si elle avait cherché quelque part à se poser une limite dans la quantité à accepter pour ne pas déraper... 

Se réanimant étrangement tandis qu’elle avait été figée sur place jusqu’à présent, la jeune femme ôta sa veste pour la balancer dans une sensuelle légèreté sur son lit. Son corset court et cintré au décolleté prononcé serait de là d’autant plus mis en valeur qu’il ne manquerait pas de sublimer encore plus ce corps entrainé dont on sentait qu’il avait eu à passer par nombre d’épreuves. Sur ses bras et son ventre très peu masqué par le tissu, des tatouages ethniques d’Afrique du Sud, mais également quelques uns aux formes géométriques futuristes et typiques du coin. Malgré leur symbolique criminelle, on sentait qu’ils avaient été choisis avec goût et attention. Ils restaient sobres et épousaient magnifiquement bien cette silhouette féminine. Le holster de cuisse qui se mariait à ce pantalon en cuir noir fut quant à lui également envoyé à travers la pièce pour atterrir près de la veste. 

Un besoin grandissant de lâcher prise s’empara de celle pour qui le contrôle était quotidien. Indispensable. Profondément ancré en elle. Mais ce soir, le besoin d’une parenthèse se fit plus fort que les avertissements de sa raison. L’empreinte de cette précédente proximité, ce contact joué, faux, mais pourtant si délicieux de ce corps inconnu qui s’était intensément allié au sien l’espace d’un moment, ne cessait depuis quelques secondes de lui être rappelée. Inconsciemment, la main de l’écossaise se porta à son cou, venant machinalement caresser sa peau dont la chaleur témoignait encore des baisers embrasés qu’on lui avait assénés là... Trop concentrée sur l’ennemi durant cette scène insolite, l'espionne semblait en ressentir les effets qu’à présent… 

Il y avait dès lors une déesse dont la sagesse s’égarait...

Des interminables et sensuelles jambes s’avancèrent soudainement vers celui qui venait de remplir un premier verre, s’arrêtant ensuite sous ses yeux. De sa hauteur, la jeune femme énigmatique sembla étudier cet homme, avant de faire glisser son regard océan vers le verre qu’elle lui déroba des mains. Ses lèvres s’imprégnèrent, et avec volupté, d’une vague ambrée qui lui remémora ses origines et la fit voyager vers des étendues sauvages, à des lieues de ce port sinistre. Et puis... C’est un Capitaine en perdition qui fit subitement échouer sa main droite sur le torse inexploré d’un Commandant à sa merci, poussant en arrière celui-ci. Ce soir, il n’y aurait ni sextant ni boussole. Elle naviguerait au gré des vents et marées, par besoin de se perdre pour mieux se retrouver...

Pirate d’une nuit, son corps monta à l’abordage, et ses lèvres savoureuses capturèrent celles assoiffées de son prisonnier. Elles vinrent leur voler un surprenant baiser dans un pillage enflammé, tandis que son corps plongeait pour faire naufrage sur ce rivage musclé. Une brise marine lui parcourut l’échine, et ses mains intrépides voguèrent à la découverte de ce corsaire bienvenu. 

Sirène nocturne aux lèvres mélodieuses, ton chant fera-il chavirer matelot et missions ?

- «  Cette discussion vous convient-elle ? » finit par susurrer suavement une voix qui reprenait son souffle...

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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Jeu 03 Aoû 2017, 23:21




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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Jeu 10 Aoû 2017, 21:06
Une étrange sensation parcourait continuellement ce corps nu endormi sur le ventre. Ce n’était pas une sensation nouvelle, mais plutôt une sensation perdue qu’il venait de retrouver. Une sensation douce et délicieuse, telle une caresse bienveillante dont le frisson vous parcourt agréablement les membres à la façon d'une vague léchant lentement le sable. La sensation de plénitude que ressent un corps vaincu par le plaisir et transporté par le sommeil... Quel drôle de rêve que celui qu’elle avait fait, elle qui d’ordinaire, ne connaissait que l’insomnie ou les cauchemars... À demie consciente là, partiellement recouverte d’un drap blanc froissé, c’est une espionne détendue qui profitait d’un repos bien mérité. 

Un bras finit par s’animer, s’étendant sur le côté, tâtonnant hasardeusement l’espace inoccupé à la recherche de ce corps masculin qu’il lui avait été familier toute la nuit, mais qui n’était plus là au matin… 

Oui, quel drôle de rêve que celui qu’elle avait fait… 

Un léger soupir de déception s’évada par les lèvres délicieusement entrouvertes d’une rousse émergeant. C’était bien la première fois que son whisky lui faisait passer un tel moment. Marston en serait jaloux voire sûrement vexé s’il savait… Cette pensée fit naître un sourire amusé sur la bouche de la jeune femme ne parvenant toujours pas à ouvrir les yeux. Son corps se mit à s’étirer, s’étalant sur toute la largueur du lit tandis qu’un doux gémissement s’échappa de la gorge du Capitaine à demi endormi. Elle n’eut aucune envie de retourner à la réalité, non, aucune envie… À quoi bon ? Jouer un rôle, encore, à nouveau, toujours… Jusqu’à quand ? Se réveiller pour continuer à survivre dans ce milieu hostile, où elle risquait de se faire trouer chaque jour, où elle se faisait harceler quotidiennement ? Où elle n’était rien d’autre qu’un corps et qu’un flingue ? 

Non, aujourd’hui, elle était comme tout le monde et n’eut pas envie d’aller travailler… 

Elle aurait d'ailleurs donné beaucoup pour demeurer là, à dormir, à se retrouver à nouveau dans ce rêve avec cet inconnu fantasmé qui l’avait faite se sentir vivante et respectée. Ces deux choses qu’elle n’avait plus ressenti depuis trop longtemps… Son corps s’agita, se tourna d’un côté puis d’un autre, à la recherche d’une version longue de ce sommeil dont elle avait été tirée. En vain... L’appel du devoir l’avait arrachée à ce divin mirage qu’elle ne reverrait sûrement plus jamais. À ce visage au charme apaisant qui s’effacerait de sa mémoire comme s’effacent les rêves de votre esprit au fur et à mesure de la journée. Alors elle ouvrit les yeux, les faisant même cligner longuement tant cette action lui fut pénible. 

Toujours le même plafond insalubre. Toujours cette fenêtre à sa gauche, donnant sur une rue sombre et crasseuse d'Oméga, mais qui n’était curieusement pas visible ce matin là. Pourtant l’écossaise n’eut pas souvenir avoir abaissé les stores la veille. Il allait définitivement falloir qu’elle se calme sur le whisky, même si elle ne se sentait absolument pas nauséeuse mais au contraire, un peu trop bien. Elle fit ensuite basculer ses jambes sur la gauche et s’assit sur le lit, dos au reste de la pièce. Ses mains frottèrent ses yeux, cherchant à se sortir de ce brouillard déroutant qui la maintenait dans une sensation de légèreté à la fois plaisante et inquiétante par son caractère exceptionnel . 

Que devait-elle faire déjà, aujourd'hui ? Son esprit troublé eut du mal à regagner la réalité… Ah oui ! Une vente importante près du quai B-58. Jonas avait demandé du renfort, s’agissant de clients butariens. Pas vraiment le genre de moment passionnant, mais elle aurait au moins quelque chose à foutre dans son prochain rapport à Langford… Les jours et les semaines se ressemblaient vraiment dernièrement. Peut-être était-ce aussi pour cette raison que la lassitude se faisait plus forte… 

Et c’est parce que les gestes étaient toujours les mêmes depuis si longtemps que par automatisme, elle se leva pour se rendre à la cuisine, sans guère se soucier de sa nudité puisque se baladant souvent de la sorte chez elle. Comme à son habitude, elle colla son mug sous sa cafetière de l’an pèbre, et attendit devant que magie se fasse dans le ronronnement agaçant de ce type de machine ancienne. Comme toujours, elle mit un sucre dans son café, puis prit une petite cuillière, et se mit à touiller en se retournant en vue d’aller s’asseoir pour le boire. Comme chaque matin, il y avait là un type en caleçon ressemblant comme deux gouttes d’eau à celui de son rêve, qui la dévorait des yeux tout en remontant une arme de poing avec une facilité tout aussi séduisante que son torse musclé sur et sous lequel elle avait adoré être et qu’elle eut très envie de caresser à nouveau.

Wait… … What ?

Callaghan se figea sur place, sa main tenant la cuillère s’arrêtant immédiatement dans son mouvement. 

Holy Mother of God, what the fuck ?! 

L’écossaise fit aussitôt volte face, tournant son dos nu à son amant d’une nuit bien réelle. Ses yeux s’écarquillèrent dans un mélange d’excitation et d’incompréhension, puis se mirent à fixer un point invisible tandis que son esprit encore troublé par ce sommeil si parfait commençait à résoudre l’énigme. Nerveusement, le Capitaine se remit inconsciemment à touiller son café. D’une manière anormalement rapide, témoignant de la vitesse à laquelle étaient entrain de carburer ses pensées. Kate se mordit la lèvre inférieure en réalisant - ou peut être pour réaliser - que tout ceci était bien vrai. Elle se souvint alors de ces frissons délicieux ressentis sur sa cuisse et sa joue un moment avant. Elle se souvint de tout, avec une telle précision qu’il n’était pas concevable que son rêve de cette nuit et ses sensations fabuleuses aient été le fruit de son imagination. Mais pour vérifier cela, elle tourna très légèrement la tête, regardant en bais vers le canapé. Il était toujours là. 

Ce n’était définitivement pas un mirage. 

Un stress soudain germa dans l’estomac de cette militaire surentrainée. Elle qui devait gérer au quotidien l'inattendu se sentit soudainement désemparée par cet imprévu. Même Marston n’était jamais resté.. Et quand bien même, elle se démerdait pour ne jamais être là à son réveil.  Alors que fallait-il faire le matin en présence de l’homme très attirant avec lequel vous avez couché la veille et dont vous auriez aimé un instant plus tôt, en ayant cru l’avoir rêvé, pouvoir passer le reste de vos jours avec ? C’était bien là une situation dont ni Callaghan, ni Rivers, n’avaient l’habitude… Remarquant soudainement que sa boîte à thé et son paquet de café moulu s’étaient mis à léviter légèrement, Kate se ressaisit, et ils retrouvèrent leur place d’origine. Mais que faire à présent ? Ce Sykes pas particulièrement habillé derrière elle, qui devait en ce moment même profiter de la vue de son corps nu, attendait-il quelque chose d’autre d’elle que le fait de se mettre au boulot ? Après tout, pas la moindre condition n’avait été évoquée la veille, et aucune discussion n’avait eu lieue entre eux depuis… Merde ! Quoi penser ? D’autant qu’elle s’était donnée à lui d’une manière qui ne lui ressemblait pas… et à demie consciente sur ce lit, elle s’était mise à ressentir un manque étonnant à cause de l’absence de son corps contre elle. 

Elle qui se plaignait intérieurement depuis des semaines d’un quotidien monotone en dépit de son constant danger, venait de se fourrer dans une situation qui le rendrait encore plus périlleux. 

- « Vous êtes plutôt thé ou café ? » lâcha t-elle alors tout naturellement en se surprenant elle même.

Really ? Is that all you have to say ? Oh girl… You are definitely out of your mind…


L’instant suivant, on sonna à la porte. Kate n’attendait personne, qui est-ce qui… ? On sonna à nouveau, avec insistance. Dans quelques enjambées rapides, la militaire traversa l’appartement sous les yeux d’Alec pour rejoindre l’entrée et constater avec une certaine inquiétude sur l’écran de l'interphone la présence de Jonas de l’autre côté. Et le fait qu'elle avait fait une très grosse grâce matinée, ayant manqué ses obligations de présence au quai B-58.

- « Merde, c’est Jonas, mon boss. »

Précipitamment, la rousse s’empara d’une courte robe de chambre en satin et dentelles noirs dans sa penderie, et la passa avant de ramasser le pantalon de Sykes pour le lui balancer et actionner ensuite l'ouverture de la porte.

- « On peut savoir ce que tu fous, tu n’étais pas au… Oh… » 

Le trafiquant d’armes s’arrêta dans sa phrase, troublé dans ses réprimandes par la tenue très agréable à l’oeil de Sash’ laissant deviner sa nudité en dessous.

- «  … si c'était un plan pour me faire monter chez toi Rivers, tu vas avoir ce que tu mérites depuis très longtemps… » poursuivit-il ensuite en n’attendant pas de se faire inviter ni prier pour franchir le seuil de la porte.

Il aperçut alors la présence d’Alec en rentrant, et le jaugea immédiatement d’un regard mauvais, avant de se tourner avec interrogation vers la rousse qui improvisa une explication :

- « Alors Donovan ne t'a rien dit, comme c’est étonnant… Je te présente Monsieur Kane, très intéressé par ce que nous avons à vendre…  » 

D’une manière provocante typique de la personnalité de Sasha Rivers, l’espionne se colla à Jonas pour venir lui susurrer : « Tu m’as demandé l’autre fois de prendre des initiatives… Je me doute bien que ce n’était pas ce genre là que tu attendais, mais je l’ai dégoté hier soir. Je m’occupais de lui pour le mettre en bonne condition d’achat, et éviter que l’on se fasse devancer sur ce coup durant la nuit… C’est un très gros poisson...  » 

S’écartant en lui souriant de manière entendue, l’insolente manipulatrice constata avec satisfaction que le trafiquant en esquissait un en retour, et se détendait. Venant alors près d’Alec qui se serait levé, l'ensorceleuse rousse se mit dans son dos, lui caressant d’une main celui-ci au passage, et lui fit à l’oreille d’une voix suffisamment forte pour que son boss entende ses propos :

- « Voici le Jonas dont je t’ai parlé. Il pourra te fournir rapidement tout le matériel dont tu as besoin. » 

Les discussions entre les deux hommes ne prendraient sûrement pas longtemps si l'N7 avait déjà en tête l'équipement qu'il voulait, et Jonas n'étant pas du genre à faire attendre ses clients, il quitterait les lieux rapidement pour organiser la vente. Cette rencontre tombait finalement plutôt bien en fin de compte...

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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Sam 12 Aoû 2017, 01:00

Existe-t-il plus beau spectacle que celui d’une beauté entièrement nue qui émerge lentement de son sommeil ? Pour sa part, Alec ne pouvait répondre à cette question que par la négative. Malgré plus de deux décennies passées à écumer jusqu’aux recoins les plus reculés et crasseux de la galaxie, le « non » s’imposait toujours. Les couchers de soleil, les paysages et panoramas en tous genres… Ces souvenirs finissaient par s’effacer des mémoires à mesure que d’autres venaient les remplacer. Mais cette divine et pourtant si simple vision... il ne s’en lassait jamais.

Il n’est donc pas étonnant de se dire que l’attention du N7 se détourna bien vite de l’entretien de l’arme qu’il avait en main pour s’intéresser au réveil de la jolie rousse avec laquelle il avait passé la nuit. Dès lors qu’il perçut un mouvement dans le lit tout proche, le soldat n’effectua plus que des gestes devenus automatiques à force d’années de pratique, dévorant littéralement du regard la belle qui émergeait de sa torpeur. Un sourire apparut même au coin des lèvres de l’officier, sans qu’il soit possible de dire s’il résultait de sa contemplation ou de l’apparente difficulté qu’avait l’espionne pour resituer un peu le contexte dans lequel elle évoluait.

Assurément la sirène de la veille avait du mal à retourner sur son rocher…

Preuve s’il en est le fait qu’elle l’ignora totalement en se levant, semblant s’adonner à une routine répétée bien trop de fois pour être agréable et vivable à long terme. Ce petit moment de malaise eu au moins le crédit d’offrir à Sykes une vue de charme sur ce corps qu’il avait fait sien durant la nuit. Oui, avec ce genre de réveil, la journée s’annonçait excellente. L’incompréhension du la rouquine quant à sa présence dans son appartement avait même quelque chose d’attendrissant. Si elle ne pouvait avoir oubliée les moments passés dans les bras du N7, celle-ci devait croire que tout n’avait été que le fruit de son imagination livrée aux fantasmes. Le genre de doute que le soldat seulement vêtu de son caleçon se serait fait une joie de lui faire oublier dans l’instant en s’approchant d’elle si une présence n’avait pas soudainement gâché la magie d’une grasse matinée coquine bien méritée…

Kathleen n’était pas la seule à avoir dormi d’un sommeil réparateur et sans cauchemars, ce pourquoi son amant tenait à la remercier d’une façon bien à lui.

Hélas le sort s’acharna à ramener les égarés d’une nuit vers la réalité de la mission et du Devoir, ce qui se traduisit par l’arrivée impromptue du boss de Rivers. Le genre gros bras vulgaire équipé d’un implant cybernétique collait plutôt bien aux bas-fonds de la station, à tel point que le Commandant se fit la remarque que le dénommé Jonas devait être un cliché vivant. Rendu plus présentables par le fait d’avoir passé un pantalon pour lui et une nuisette pour elle, qui ne faisait que souligner et mettre davantage en valeur les courbes de la biotique, le couple se glissa aussi vite dans les rôles de Rivers et Kane que dans les vêtements qu’il venait d’enfiler.

- « Et tu veux quoi exactement ? Ce n’est pas de trouver ce que tu veux le soucis. Le paiement pour tous ces efforts, c’est autre chose… » finit ainsi par lui déclarer « l’homme d’affaire » sur un ton qui se voulait tout sauf commerçant.

Ragaillardi par la proximité de l’espionne dans son dos et de la caresse qui lui parcourra l’échine, un geste qu’il prit pour une marque de soutien, Sykes ne se démonta pas. Bien décidé à apparaitre comme un client sérieux et exigeant, il répondit avec une assurance certaine, quoique bien moins hostile que celle de son interlocuteur. Après tout, il était inutile de se faire un ennemi dès à présent. Quoique la jalousie et le caractère envieux de ce porte-flingue vis-à-vis du N7 et de l’intimité qu’il avait partagé avec l’espionne était véritablement grisante…

- « Les crédits ne sont pas un problème… La qualité et l’intraçabilité du matériel le sont. Plusieurs ont essayé de se foutre de ma gueule en essayant de me refourguer du matos au rabais maquillé en produits haut de gamme, ce que je n’apprécie évidemment pas. Mes affaires sur Oméga nécessitent ce qui se fait de mieux en matière d’armement. J’espère donc que la réputation du Dragon Noir et ce qu’il peut proposer sauront répondre à mes besoins… » rétorqua-t-il d’un regard appuyé signifiant "mieux vaut ne pas se foutre de ma gueule."

Un silence de mort s’installa entre eux l’espace d’un instant, le patron de la rousse cherchant sans doute dans ces mots une raison valable de faire la peau au chasseur de primes. Mais force est de constater que cela n’allait pas se faire… Et puis l’appel des crédits finissait toujours par avoir raison des pulsions les plus violentes de ce genre d’individus. Alec eut ainsi en face de lui un homme étonnement attentif aux besoins de son client.

- « En l’occurrence, j’ai besoin d’un set d’armure pro Armax Arsenal, un casque intégral type Death Mask de TACC, un fusil d’assaut N7 Valkyrie à chargeur étendu et un pompe AT-12 avec mod perforant. Oh, et les cartouches thermiques qui vont avec bien sûr… Vous pouvez me trouver ça ? »

- « Ça fait une sacrée commande, surtout pour un seul type… Je sais pas dans quoi tu trempes, mais ça va te coûter une blinde… En particulier le Valkyrie ‘emprunté’ à l’Alliance et l’armure de manufacture Turienne. C’est pas le genre d’équipement que l’on trouve à tous les coins de rue sur Oméga. » expliqua un trafiquant d’armes quelque peu enthousiasmé par le pactole qu’il allait ramasser.

Pour sa part, le Commandant n’allait effectivement pas regarder à la dépense pour peu que sa demande était respectée. Crédité de fonds importants grâce aux diverses caisses noires de l’Alliance auxquelles il avait accès, l’officier sous couverture avait une marge conséquente de négociation. Ce qu’il rappela de nouveau, en édulcorant certains passages il est vrai.

- « Comme je le disais, le prix n’est pas un obstacle pour peu que la qualité est au rendez-vous. Et c’est bien pour ça que je passe par le marché parallèle. Mais je scanne bien évidemment le matériel à la livraison pour m’assurer que ses spécificités sont celle de l’accord… »

- « Autre chose ? »

Le chasseur de primes autoproclamé fit mine de réfléchir une longue minute avant de laisser parler un aspect spontané de sa personnalité qu’il se connaissait peu. Poussé par cette attirance à peine latente qu’il éprouvait pour celle qui l’observait et par le souci de rendre son personnage plus crédible, il se fendit d’un « trait d’humour » où une pointe de possessivité – et de fantasme – transparaissait.

- « Eh ben… Cette beauté, elle n’est pas à vendre je suppose ? »

Le N7 se tourna alors brusquement vers la belle pour illustrer ses mots, puis l’attira à elle en l’enlaçant par la taille. Collé à elle, il lui vola alors un baiser aussi fougueux que crédible, embrasant ces lèvres désirables, tant l’envie de le faire depuis le réveil était puissante chez lui. Tout ça se fit en la présence d’un homme qui espérait depuis des mois être à la place du N7, seul obstacle au désir ardent du Marine de laisser ses doigts retirer la nuisette échancrée de l’espionne, ce qui n’allait pas arranger l’ambiance du lieu.

- « Avec son caractère aussi ardent que sa crinière, elle peut m’être utile. Elle a d’ailleurs accepté d’être mon contact, mon guide et plus car affinités… » annonça-t-il ainsi le plus normalement du monde en se plongeant dans l’océan des yeux de sa "prisonnière".

- « J’aurai le tout en début de soirée… Sash’ vous dira quand le deal pourra être conclu. » répondit finalement un Jonas aussi blasé que pressé de quitter les lieux.

Ce qu’il fit en quatrième vitesse, tentant d’effacer sa frustration concernant Rivers en pensant à la vente qu’il était sur le point de conclure. Plusieurs dizaines de milliers de crédits en l’occurrence, ce qui suffirait bien à écarter tout soupçon concernant Edward Kane. Peut-être cela vaudrait-il même un regain de crédibilité de l’espionne au sein du gang, allez savoir… En attendant, une fois qu’il disparut, Alec reporta pleinement son attention sur la maitresse des lieux, qu’il tenait toujours contre lui.

- « Alors, je m'en sors bien, nan? Qu'en penses-tu? Au fait... moi c'est Alec. » déclara-t-il d’un air extrêmement détaché, voire même… confiant.

Allusion à leur nuit passée ensemble ou à sa performance d’acteur face à Jonas ? Comprendra qui voudra… Le tutoiement était quant à lui venu très naturellement. Conséquence d'une nuit d'ébats et de rôles qui leur collaient à la peau, sans doute...


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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Dim 20 Aoû 2017, 20:19
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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Lun 28 Aoû 2017, 00:56

Il est bien des façons différentes d’échanger, de discuter ou de partager ses sentiments avec autrui… Le duo (couple ?) de l’Alliance avait pour sa part opté pour la plus directe, la plus parlante, mais aussi la plus agréable à vivre et partager… Un choix qui n’entrait pas véritablement dans la « liberté d’action » laissée au N7 pour accomplir sa mission. Le fait qu’il ait ainsi cédé aux affres de la passion s’avérait révélateur. Car quand bien même il trainait depuis un certain temps une réputation d’hommes à femmes, du genre célibataire à virevolter d’une conquête à une autre, cette image ne pouvait être plus éloignée de la réalité. En dépit des quelques relations sérieuses qu’il avait entretenu durant ses deux décennies de service, pour la plupart terminées de façon malheureuse, cette façon de faire, cette impulsivité, ne lui ressemblaient pas.

En une seule occasion il avait précédemment agit de la sorte, et encore une fois les choses n’avaient pas pris la tournure escomptée… Une espionne était alors impliquée dans cette histoire. Tout comme aujourd’hui à vrai dire…

S’embarquait-il dans la répétition d’une histoire qu’il avait encore du mal à digérer aujourd’hui ? Ce qui suivrait cette mission serait-il du même acabit ? Y aurait-il seulement une « suite » à ces évènements ? Tout cela ne pouvait-il qu’être le résultat du stress, de la promiscuité des lieux et d’un besoin d’évacuer la pression de la façon la plus naturelle qui soit ? Toutes ces questions, Alec n’eut pas le temps ni même l’envie de se les poser immédiatement après le départ du contact de la rousse. Dans l’impulsivité du moment et la promesse de partager de nouveau un moment intime avec celle qu’il pouvait qualifier comme « sa » belle, ces considérations passèrent au second plan.

Encore une fois, le N7 céda aux lèvres sulfureuses de la jolie biotique et à cette étreinte enivrante capable de lui faire oublier jusqu’au monde l’entourant. Un fait des plus troublants, il faut bien l’avouer. A n’en point douter l’écossaise était capable de faire perdre une partie de ses moyens au soldat qu’il était. Charme naturel, sentiments plus profonds ? Les heures et jours à venir apporteraient très certainement les réponses à ces questions et toutes les autres... En attendant, ils communièrent à nouveau de la façon la plus belle et plaisante qui soit pour des humains…

***

Lorsqu’il se réveilla, le début de soirée approchait à grands pas. Une jeune femme ravissante somnolait à ses côtés, profitant tout comme lui plus que de raison d’un repos salvateur. Mais si le duo avait passé la journée dans le bras l’un de l’autre, à l’exception notable de l’entrevue avec le « boss » de l’espionne, le temps de l’action semblait venu. A mesure, les rues alentour s’emplissaient de la racaille locale sortie pour réaliser les deal les plus douteux ou s’encanailler dans les débits de boisson du quartier.

Luttant à grand mal contre l’idée de rester avachi là toute la nuit, l’officier des Opérations Spéciales s’extirpa des draps en grognant. C’est sans doute de le sentir gigoter qui finit par réveiller son « équipière », puisque celle répondant encore pour lui au nom de Rivers finit par émerger alors qu’il regroupait les vêtements qui faisaient de lui un habitant lambda de la station.

- « Si toutes mes collaborations avec le SGR se faisaient par ton biais, j’y aurai pris goût depuis bien longtemps… »
avoua-t-il à la rousse avant de lui voler un baiser en guise de salut pour son réveil.

Encore une fois ce tutoiement devenu naturel et une familiarité qui n’avait pourtant pas sa place entre soldats de l’Alliance. Seulement, pouvait-on lui en vouloir ? De toutes façon les conventions avaient plus que volé en éclat depuis la veille…

Néanmoins, en dépit de l’ambiance cosy, c’est l’appel du Devoir qui se fit très vite de nouveau la priorité des amants. Le Carnifex qu’il avait alors abandonné pour se perdre dans les bras d’une arme tout aussi fatale pour lui retrouva sa place dans le holster de cuisse du Commandant, prête à servir au cas où les pourparlers avec le Dragon Noir se révélaient infructueux. Car malgré la réputation de fiabilité que l’on connaissait au gang en manière de business, Sykes ne pouvait s’empêcher de sentir un coup fourré se préparer, en particulier depuis qu’il avait plus ou moins provoqué celui chargé de lui vendre le matériel. Cette inquiétude transparut d’ailleurs dans les questions qu’il adressa à « Sasha » une fois que cette dernière se trouvait un peu plus… vêtue.

- « Ce Jonas… On peut lui faire confiance ? Je veux dire au niveau de la qualité de la marchandise et du déroulement du deal, je veux bien… Mais tout ce que j’ai pu tiré de cette entrevue c’est qu’il te dévorait des yeux… »


Il lui lança un regard taquin l’air de dire « Et comme je le comprends… », tout en poursuivant.

- « … et qu’il m’aurait volontiers flingué sans la promesse des crédits qu’il convoite. »

L’aspect pécunier serait-il plus fort que la rancune, la fierté et la jalousie du caïd local ? Alec avait de quoi en douter pour sa part. Aussi comptait-il sur l’espionne pour apaiser les choses et garder le contrôle sur l’individu. Pour sa part, il tenterait de garder son rôle au mieux afin de passer véritablement aux choses sérieuses et débuter les efforts d’enquête dans les délais les plus brefs.

Et qui sait ? Peut-être aurait-il alors en bonus l’occasion de… "fraterniser" davantage avec l’agent de terrain…


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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Sam 16 Sep 2017, 18:59

L’appel du Devoir… Quelle belle connerie… C’était lui pourtant qui animait bien des âmes dans cette galaxie. Pourquoi certains le ressentaient, le servaient, vivaient pour lui, quand d’autres, eux, ne connaissaient que l’indifférence ? L’abnégation a-t-elle forcément une origine, ou certains sont-ils destinés à accomplir de grandes choses pour le plus grand nombre, dans la plus grande ignorance ?

Nul ne pouvait dire n’avoir jamais commis de crime sur cette sombre station, mais quelques pouvaient répondre l’avoir fait pour sauver des vies. C’était le cas de deux d’entre eux, qui s’étaient laissés aller le temps d’une nuit et d’une journée pour retourner à la réalité le soir venu. Le Devoir les appelait, et ils y répondraient comme à chaque fois, même si cette fois là fut peut être plus difficile que les autres…

C’est avec un soupir à peine étouffé qu’une rousse suivit des yeux son amant d’un jour s’éloigner. Elle serait bien restée plus longtemps dans cette parenthèse où seul leur bien être avait importé. Tant d’années à servir ce foutu Devoir qu’elle s’était oubliée quand le temps, lui, n’avait eu cesse d’avancer. Presque vingt ans à servir l’Alliance, à sacrifier sa vie pour celles des autres, et aujourd’hui que la quarantaine approchait, qu’avait-elle en dehors de cette fierté personnelle et de cette adrénaline quotidienne ? Pouvait-on réellement vivre de ces seules choses ?

Callaghan ne se posait pas vraiment la question de façon consciente, n’ayant toujours connu que ce mode de fonctionnement, mais une partie d’elle même se demandait de plus en plus la vie que l’écossaise aurait pu mener si elle avait fait des choix différents. Mirant cet homme qui lui aussi avait préféré s’engager auprès de l’Alliance plutôt qu’auprès d’un être, l’espionne demeura silencieuse à ce nouveau tutoiement, s’imaginant ce qu’auraient pu être de nouvelles collaborations avec ce militaire. Mais cette parenthèse serait certainement unique, les probabilités d’une nouvelle mission avec lui étant particulièrement infimes aux yeux de l’écossaise. Leurs affectations si différentes ne permettraient sûrement jamais rien de plus, si plus, ils l’envisageaient…

- « Jonas est un psychopathe attiré par la violence et le sang, mais aussi par l’argent. En affaires, il est toujours réglo et sa marchandise est également reconnue de très bonne qualité. Il est respecté pour ça et craint pour le sort qu’il réserve à ceux qui le trahissent. Il aime torturer ses ennemis, principalement par le châtiment de l'écorchement. Il prend également plaisir à employer ses varrens pour déchiqueter lentement ses proies conscientes et les laisser pourrir à demi démembrées. Si tu lui mets à l’envers, ne t’attends pas à une mort rapide et indolore. Si tu n’avais pu t’offrir une telle commande... je préfère ne pas imaginer ce qu’il se serait passé… Il peut être extrêmement jaloux de mes fréquentations. Il aime être repoussé et penser que je lui appartiens malgré ça. Je l’ai trouvé furieux, mais si tu es toujours vivant, c’est qu’il considère que je t’ai mis dans mon lit pour les intérêts de son commerce et donc pour lui, ce qui lui fait penser que même si je me refuse à lui, j’agis pour lui, et ça flatte son égo tout en continuant à lui faire espérer plus un jour...»

Se levant à son tour, Kate ramassa ici et là ses affaires de la veille pour revêtir son costume de Sasha Rivers.

- « Mais la patience d’un homme a toujours ses limites, et je ne sais quelles seront les siennes...» rajouta t-elle d’une voix soucieuse.

L’écossaise s’était déjà donnée en mission… pas parce qu’elle y avait été particulièrement contrainte même s’il y avait eu un aspect survie là dedans. Mais elle ne ferait pas la même erreur qu’avec Elias, et Jonas n’était en rien Elias, même si tout deux oeuvraient dans le mauvais camp. Il la dégoûtait, et elle se dégoûtait elle même du jeu qu’elle avait à jouer avec lui.

- « M’enfin ça c’est mon problème.» conclut Kate pour ne pas y penser. «Voyons plutôt où nous devons nous rendre…»

S’approchant de son bureau, l’intrépide rousse saisit son code d’accès sur le terminal pour consulter ses messages. Jonas lui avait fait parvenir les instructions pour le rendez-vous.

- « Baie d'amarrage du District Tuhi, quai C-17, il nous faut y être sous trois quart d’heure. Je dispose d’un transport personnel à deux rues d’ici pour nous y emmener. »

Se retournant pour faire face au Commandant en tenue d’Edward Kane, Kate le détailla de bas en haut en silence, tandis qu’un sourire en coin se dessinait sur ses lèvres. Allez savoir ce qu’il voulait dire, mais nul doute qu’il avait une signification très flatteuse pour l’N7…

Sans un mot de plus, l’espionne quitta cette vue pour se saisir de son propre holster de cuisse et Carnifex - sait-on jamais -, qu’elle clipsa avec sa sensualité naturelle avant d’inviter le mercenaire d’un jour à quitter les lieux. Dehors, de l’éternelle obscurité de la station ressortaient ici et là les couleurs rouges et orangées de ses lumières. Dans les rues crasseuses se croisaient des individus tous plus louches les uns que les autres, dont les regards s’attardaient parfois sur cette silhouette féminine et celle de cet homme qui l’accompagnait, le jalousant secrètement.

Comme annoncé, il y eut à quelques pas de là une petite navette bi-place, dont la peinture noire laissait penser qu’il s’agissait d’un prêt des Dragons. Rivers l’activa depuis son omnitech et la verrière s’ouvrit pour les inviter à prendre place. Mais la rousse empêcha son partenaire de monter à l’intérieur, saisissant son bras pour qu’il se retourne vers elle. De ses yeux bleus normalement insondables semblait luire une espèce d’inquiétude. Elle avait un mauvais pressentiment. Pas par rapport à la transaction, Jonas serait réglo, d’autant que la somme en jeu était très conséquente. Mais il y avait quelque chose, comme une intuition. Une impression irrationnelle qu’un imprévu dont elle ignorait la nature allait se produire.

Ou peut-être se souciait-elle juste tout bêtement de la suite de la mission de cet homme qu’elle ne reverrait sûrement plus après ça, et auprès duquel elle s'était sentie exister...

Ce n’est pas Sasha mais Kate qui attrapa le col de cette veste en cuir qu’il portait merveilleusement bien, attirant l’officier à ses lèvres pour partager un dernier moment d’intimité avant de lui murmurer avec une émotion opposée à son apparence de femme invulnérable :

- « Merci pour ces heures hors du temps. J’avais vraiment besoin de m’évader d’ici...»
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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Dim 24 Sep 2017, 22:21

Rarement il lui avait été si compliqué de répondre à l’appel d’une mission. Lui qui était un soldat né, formé à être la meilleure arme dont puisse disposer l’Alliance sur le terrain, ne remettait qu’en de très rares occasions en doute sa motivation à accomplir jusqu’aux plus basses œuvres. Lui qui œuvrait habituellement pour permettre aux autres de dormir plus sereinement aurait bien fait une pause un peu plus prononcée que celles qui lui autorisait sa vie de militaire. Car si l’espérance de vie de l’Humanité avait grandement profitée des progrès scientifiques du dernier siècle, bannissant par la même occasion des nuances aussi abstraites que la crise de la quarantaine, la fatigue et la lassitude n’avaient, elles, pas trouvé de remède bien efficaces. Le fait de se savoir destiné (ou condamné selon les points de vue) à mener une vie plus longue qu’auparavant avait même probablement aggravé le phénomène chez nombre d’individus.

Et même s’il s’imaginait plutôt trépasser l’arme à la main et l’armure sur le dos, Alec était de ceux-là.

Vingt-trois années dans l’Alliance, peu de temps pris pour se reposer ou même réfléchir longuement et la possibilité concrète de s’installer et fonder une famille disparue depuis longtemps… Si l’on excepte les périodes de convalescence faisant suite à ses blessures diverses et variées, l’officier ne se posait au final qu’en de trop rares occasions. Une réalité qu’il avait depuis bien longtemps accepté, c’est vrai, et plus particulièrement depuis que le sigle N7 avait été apposé sur le plastron de son armure et son uniforme. Mais lorsque l’occasion se présentait… Lorsqu’il lui était possible souffler un peu, se ressourcer... D’aimer… Alors il était un homme tout autre.

Tel avait été le cas dans les bras de l’espionne qui lui fit part d’un sentiment visiblement similaire alors qu’ils s’apprêtaient tous deux à embarquer pour leur prochaine destination. Le Commandant se perdit alors de nouveau dans les prunelles cristallines de l’Ecossaise tandis qu’elle le couvrait d’un nouveau baiser. Le plus doux et passionné qu’ils partagèrent de son point de vue. Le moment choisi et la déclaration qui suivit devaient très certainement y être pour quelque chose. Là, au milieu de ce qui n’était qu’un quartier crasseux, Sykes avait l’impression d’être ailleurs. Ou du moins voulait-il être ailleurs… Avec elle. Il en eut la certitude pleine et entière alors qu’elle finissait de lui faire part de son ressentie sur leurs heures de passion. Ne comptait alors plus leurs rôles respectifs de soldats et agents sous couverture. Une pensée aussi folle qu’enthousiasmante s’empara du brun, qui décida d’en faire part à la belle.

- « Je vais te dire… Pour moi aussi ces moments ont été aussi agréables que libérateurs. Et je crois bien qu’il me plairait d’apprendre à connaitre davantage la jolie rousse qui se cache derrière Sasha Rivers et m’a ‘retenu captif’ dans son appartement un jour et une nuit… » lui susurra-t-il à l’oreille en guise de réponse.

Un sourire se dessina sur ses lèvres avant qu’il ne fasse de nouveau siennes celle de la biotique. Les mains d’Arès, qui il y a peu encore exploraient les courbes sensuelles d’Athéna, vinrent en parallèle entourer le visage de la déesse de lentes caresses le long de ses joues rosies par l’émotion afin de le rapprocher du sien. C’est ainsi dans un tête à tête très inhabituel pour les lieux mais ô combien plaisant qu’il poursuivit en déroulant quelques possibilités pour son petit "projet". Des faits qui pouvaient sembler fous voir inconcevables compte-tenu des circonstances, mais pourtant bel et bien réalisables. Et le tout sans véritablement contrevenir aux directives de l’Alliance pour peu que le tout reste dans la sphère strictement privée…

- « Au cours d’une "mission" dans une clairière de Sanves ? Dans la nature luxuriante de Virmire ? Ou sur une plage au clair des lunes jumelles de Sevos, peut-être ? C’est tentant, nan ? » lança-t-il en énumérant ce qu’il concevait comme les plus beaux lieux de la galaxie.

Mais peut-être par crainte que l’intéressée ne le ramène à la raison et ne mette de suite un terme à tout espoir, le Marine ne lui laissa guère le temps de se prononcer sur la question. Préférant plutôt lui laisser le temps de méditer ces mots et ce qu’ils impliquaient, le Commandant pris place à bord de la navette aux couleurs du gang auquel l’espionne prétendait appartenir. S’installa ensuite entre eux, et ce pour la quasi intégralité du voyage, le pesant silence qui précède une mission particulièrement risquée : celle de mener un deal en territoire ennemi sans aucun autre renfort que leurs propres ressources…

***

- « Au fait… Ce n’est peut-être pas la peine de le mentionner mais je préfère insiter… N’oublie pas que je sais me défendre. Ne va pas mettre ta couverture et ta mission en danger pour moi, quoi qu’il puisse arriver. Tu as trop sacrifié pour en arriver là… » lança finalement le N7 pour briser la glace, d’une façon très maladroite certes, alors qu’ils approchaient du lieu du deal.

Tout le petit monde prévu était là. Dans ce qui ressemblait à un quai d’importance secondaire très peu fréquenté, si ce n’est par les appareils des Dragons Noirs, quelques laquais s’affairaient au déchargement et la manutention d’une importante cargaison. La zone devait très certainement être louée à prix d’or à une organisation d’une plus grande importance. Jonas et ses sbires n’étaient pas suffisamment influents sur Oméga pour diriger une partie des quais comme il voulait le faire croire. Mais le fait qu’il puisse s’offrir la privatisation d’une baie entière d’amarrage entière montrait bien le succès financier de son trafic. Un trafic auquel Alec devait prendre part, allant jusqu’à racheter des produits volés à l’Alliance pour les besoins de sa propre mission… Nul doute que s’il avait eu son escouade en planque dans la zone, l’officier aurait mis un terme à ce petit manège de façon bien plus mémorable qu’en versant plusieurs milliers de crédits à une crevure comme celui qui devint son fournisseur pour l’occasion…

C’est pourtant la promesse de cette masse pécuniaire conséquente qui maintenait le N7 en vie en pleine territoire de gang. Dans son personnage de chasseur de primes et avec ses besoins de connaisseur en matière d’armement et d’équipement de qualité militaire, il était un client de choix comme on en voit peu dans les quartiers miteux de la station. Un client qui pouvait très bien recommander son fournisseur à d’autres du même genre s’il était pleinement satisfait du service qu’on lui proposait. Oui… Quand bien même il ne pouvait supporter Edward Kane, il fallait bien reconnaitre les qualités de commerçant de ce Jonas. Voir arriver son acheteur avec un bras enlacé autour de la taille de celle sur laquelle il fantasmait depuis de nombreux mois devait très certainement lui coûter. Mais les crédits semblaient plus forts que tout.

- « Vous me faisiez attendre un peu plus longtemps et je remballais le chargement… » lança le concerné entre ses dents au couple en guise de salut.

Alec ne tint pas de suite compte de la remarque, laissant auparavant la rousse quitter ses bons soins pour rejoindre ses comparses d’une démarche féline. Il la suivit d’un regard de braise loin d’être simulé, avant de se tourner vers son interlocuteur.

- « J’étais… occupé à reconsidérer les modalités de l’offre. On fait donc affaire ? » balança-t-il d’un air tout à fait neutre au trafiquant d’armes.

Intérieurement, le N7 se délectait de lui avoir balancé ce doux euphémisme au visage. A croire que rentrer dans son rôle lui plaisait de plus en plus… Mais cette fois c’est le patron de Kate qui décida de ne pas tenir compte de la remarque. Sans doute pressé d’en finir avec toute cette histoire et de toucher son dû, il fit signe à ses hommes d’apporter une caisse volumineuse qui se trouvait non loin. Le contenu en fut exposé aux pieds du Commandant, qui commença à l’inspecter comme ils en avaient convenu bien des heures auparavant. Dans un silence le plus total, Kane examina un à un chaque élément avec soin, faisant parfois prendre la relève au scanner de son drone qui virevoltait tout autour. C’est d’ailleurs en se livrant à ce petit exercice pour juger de la qualité et du sérieux du chargement qu’il élément extérieur attira son attention. Ou plutôt une succession d’indices…

En premier lieu, son omnitech lui indiqua que quelque chose clochait dans les résultats des scans pratiqués. Une signature énergétique très infime émanait du chargement. Un élément étranger qui ne faisait pas partie de sa commande avait été glissé là. Sans chercher bien longtemps, le soldat retira du container un petit appareil qui tenait dans le creux de la main.

- « Le matériel est de qualité et correspond aux spécificités du deal, de ce côté-là on est bons. Mais quand on m’avait parlé du professionnalisme du Dragon Noir, j’espérais mieux sur certains points… »
lança t-il d’un ton accusateur en direction de Jonas.

- « Si tu paies pas après les efforts que j’ai fourni pour te trouver tout ça, tu repartiras pas de cet endroit debout… Qu’est-ce que t’insinues là au juste ?! » répondit l’intéressé en haussant le ton.

Certains des porte-flingues du "marchand" épaulèrent leurs armes avec des gestes nerveux, s’attendant très certainement à ce que les choses dégénèrent entre client et fournisseur. Mais tel ne fut pas le cas. Alors qu’il tenait en main le Valkyrie pour lequel il s’apprêtait à payer, Sykes répondit à la question d’une façon presque théâtrale…

- « Que j’aurai aimé conclure cette affaire sans être dérangé par vos meilleurs potes… »

Ses mots furent suivis par une unique rafale de deux déchargée avec une rapidité peu commune au-dessus de l’épaule du chef des Dragons. Un bruit de corps qui tombe se fit dans l’instant entendre vingt mètre plus loin, accompagné d’un cri de douleur. Le camouflage optique de l’infortuné tomba aussitôt, trahie qu’elle avait été par les fluctuations de cet artifice bien connu de militaire de l’Alliance. S’ensuivit un déluge de feu et de détonations dans leur direction, des assaillants inconnus se jetant dans la mêlée. Quelqu’un, à n’en point douter des concurrents du caïd local, voulait sa part du gâteau. Sykes eut à peine le temps de se mettre à couvert derrière la caisse contenant son équipement, pas encore réglé au passage, que les festivités débutèrent. Pris pour cible en premier car ayant dévoilé le stratagème et tiré le premier coup de feu, le N7 se trouva dans l’impossibilité d’offrir une riposte efficace ou même de checker la situation dans laquelle pouvait se trouver son amante.

- « EMBUSCADE ! VIREZ-MOI CES CONNARDS DE CHEZ MOI ! » hurla finalement le maître des lieux au-dessus de la cohue, excédé par la possibilité d’être dérangé chez lui et en plein deal.

Peut-être l’affrontement entre factions permettrait-il de faire baisser la pression sur sa planque et l’autoriserait-il alors à se saisir d’un équipement plus conséquent que son carnifex et un fusil d’assaut avec une unique cartouche thermique… Et peut-être serait-il en mesure de diriger ses efforts vers l’éventualité de rejoindre "sa" rousse…


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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Dim 01 Oct 2017, 20:51
Elle resta perdue, là, quelques secondes, à des milliards d’années de cette obscure station. Sanves, Vimire et Sevos… Des lieux qu’elle n’avait jamais vus, mais rêvait de connaître. Nombre lui avait parlé de leur beauté sauvage et de leur douceur de vivre, choses qu’elle n’avait connu que dans son enfance, dans les contrées sauvages de Highlands devenus terres mortes depuis la Guerre. Alors oui, ses songes prirent le dessus un instant, la faisant s’évader à nouveau de ces lieux si sombres et hélas trop familiers… Elle qui n’avait toujours aspiré qu’à l’abnégation et la lutte contre le Mal se retrouvait à avoir envie de fuir son Devoir et ses choix de vie...

À vouloir se sauver d’ici avec cet homme qu’elle eut envie de découvrir davantage elle aussi…

Rares avaient été ceux qui l’eurent un jour troublée de la sorte, elle qui d’ordinaire, demeurait toujours dans le contrôle et le détachement. Kathleeen Callaghan possédait une personnalité complexe, et sa prise d’identités multiples n’aidait en rien à la saisir pleinement, au point qu’elle même pouvait de plus en plus douter de la sienne. Mais en cette minute, il n’y eut plus une once de l’aguicheuse, vulgaire et indomptable Sasha Rivers. Il n’y eut plus de guerrière ni d’espionne, plus de soldat, plus de grade, ni de mission. Juste elle, une femme à l’agaçante sensibilité qu’elle avait pensé éteinte à jamais, mais qui semblait s’être ravivée l’espace d’un moment.

Dieu qu’elle avait horreur de se sentir si vulnérable… Elle tenta de faire mine de rien, prenant place à son tour dans la navette, mais sous les manches de son blouson se dissimulait une chair de poule que son corps ne parvint à réprimer…

Le trajet jusqu’au point de rendez-vous se fit plutôt silencieux, hormis quelques mots d’un N7 inquiet que sa partenaire ne fasse voler en éclats sa couverture en se mettant en danger pour lui. D’ordinaire, elle aurait sûrement répliqué froidement qu’il ne lui serait de toute façon même pas venu à l’esprit d’agir dans d’autres intérêts que les siens et ceux de sa mission, mais Kate n’en fit rien, se contentant de diriger et poser la navette à bon port. C’est un regard foudroyant que lança Jonas lorsqu’il vit son client arriver avec son fantasme contre lui. Si elle eut une attitude à s’en amuser, l’espionne ne fut en réalité pas très à l’aise avec la situation. Comme elle l’avait mentionné au commandant la veille, elle ne connaissait pas les limites du trafiquant et se sentait constamment en danger.

Rejoignant avec la démarche aguicheuse de Rivers ses collègues aux regards aussi distraits que celui de Sykes, Kate observa le déroulement des opérations en s’adossant contre une caisse, bras croisés. Son intuition précédente ne l’avait toujours pas quittée. Cette impression irrationnelle qu’un imprévu dont elle ignorait la nature allait se produire… Son regard balayait les environs, revenant de temps à autres sur Jonas et Kane entrain de scanner la marchandise. Et quelque chose clocha… Le ton monta, et avec elle, la tension de tous les Dragons Noirs présents. Tous sortirent leurs armes et Kate se vit contrainte de faire de même, braquant l’homme avec lequel elle avait été si intime auparavant. L’instant suivant, une embuscade fut dévoilée et le mauvais pressentiment de Callaghan préféra avoir eu tort...

Un tir s’abattit sur la caisse contre laquelle la militaire avait été appuyée, la forçant à dégager de là en plongeant par dessus pour se mettre à couvert derrière. Carnifex au poing, instinct de survie activé, l’écossaise jeta un oeil hasardeux sur le côté afin d’analyser la situation. Des tirs de sniper provenaient de l’autre bout de la baie d’où avançaient quelques formes armées, tandis que l’on pouvait très partiellement deviner des silhouettes sous camouflage optique se disperser ici et là. Kate ouvrit le feu sur la première qu’elle crut apercevoir, dévoilant un assassin drell dans une armure ne possédant aucun signe distinctif. S’il se déplaçait très vite, la précision redoutable de l’espionne eut raison de lui et il s’écroula à quelques enjambées d’elle. Elle eut de la chance sur ce coup là, mais son pauvre Carnifex n’allait pas être l’arme la plus pratique dans ce type de contexte. Un feu nourri s’abattait sur leur position, et si l’espionne n’avait pu compter le nombre d’ennemis engagés dans cet affrontement, la stratégie et l’équipement ennemi laissaient comprendre qu’ils se trouvaient dans une bien belle merde…

Le très longues secondes défilèrent sous des tirs toujours plus oppressants. Des Dragons pourtant expérimentés tombèrent sous le feu du ou des tireurs de précision ennemis. D’autres furent furtivement éliminés par derrière. La manière de procéder n’eut pas grand chose à voir avec celle que l’on pouvait habituellement trouver sur Oméga, et ni Kate ni les autres eurent la moindre idée de qui ils étaient entrain d’affronter.

Mais ce qui la préoccupa le plus ne fut pas de savoir sur qui elle tirait, mais comment se sortir de cette mouise sans se faire griller - dans tous les sens du terme -, et si Sykes était toujours de ce monde, parce que de sa position actuelle, Callaghan ne le voyait plus. Sortant de son couvert pour glisser vers un autre, Kate aperçut les fluctuations d’un camouflage optique. Un individu se rapprochait de Jonas pour essayer de piéger celui-ci par derrière. Ne pouvant dévoiler sa biotique pour sauver le cul à cet enfoiré, la rousse eut la mauvaise idée de quitter son dernier couvert pour abattre sa cible. Ce qu’elle fit sans se douter être dans la lunette du tireur d’élite à l’autre bout de là. Si Kate put foutre une dérouillée à l’ennemi visé, son Carnifex vola l’instant suivant de sa main, un tir de précision qui aurait parfaitement pu l’atteindre dans la tête si souhaité, venant la désarmer sans pour autant la blesser.

Sous la surprise, la biotique n’eut pas le temps de percevoir un autre ennemi camouflé à deux pas de là, qui vint la saisir comme bouclier humain avant de désactiver son camouflage optique tout en braquant Jonas. Les sbires de ce dernier cessèrent le feu sans pour autant baisser leurs armes, tandis que toutes les silhouettes encerclant leur position se dévoilèrent à leur tour. Des humains pour la majorité. Mais leur visage demeurait caché par leur armure intégrale. Aucun insigne, absolument rien ne permettait d’identifier leur camp.

- « Putain, vous êtes qui vous ?! »

- « Quel est le code de votre réserve ? » lui répondit avec une voix trafiquée l’individu le braquant.

- « Si tu crois que je vais te le donner, connard, tu te... »

Jonas n’eut pas le temps de terminer sa phrase, sa tête explosa suite à un tir de sniper, répandant sa cervelle ici et là, du sang venant même salir l’écossaise retenue en otage.

- « Mauvaise réponse... »

Autour, les Dragons Noirs désemparés déposèrent les armes, et ceux dont il fut évident qu’ils n’avaient aucune place dans la hiérarchie furent abattus comme des chiens par l’ennemi. Les autres furent placés sur une même ligne, à genoux les mains sur la tête.

- « Chef, on en fait quoi de celui-là ? ... » demanda l’individu sans que l’on puisse entendre la réponse qu’il reçut dans son casque. « Bien reçu. »

L’individu fit un signe de la tête à ses deux collègues qui braquaient Sykes, leur faisant comprendre de le garder vivant. Probablement pour son compte en banque… Puis, il fit placer Kate sur la même ligne que les autres Dragons Noirs, à genoux, les mains sur la tête. Le coeur de celle-ci s’accéléra d’autant plus, s’imaginant déjà le pire. L’espionne leva la tête vers Alec, lui adressant un regard intense tout en repensant à Sanves, Vimire et Sevos… Des lieux qu’elle n’avait jamais vus, rêvait de connaître, mais n’en aurait sûrement plus l’occasion...

- « Quel est le code de la réserve ? » demanda à nouveau l’ennemi, cette fois au premier dragon de la ligne.

- « Je vous le donnerai si je le savais. Ne me tuez pas, laissez moi vous rejoindre, je… »

Un Dragon de plus s’éteint. Les suivant tressaillirent.

- « Vous avez troué la seule personne qui les connaissait ici, bande d’idiots... » finit par alors lâcher Sasha Rivers entre ses dents…

L’homme revint lentement vers Kate pour se planter face à elle. Mais toute action lui fut empêchée par une communication radio à l’intérieur de son casque. Il jeta un regard en direction de l’autre bout de la baie, puis se planta devant le voisin de l’écossaise pour lui tirer une cartouche dans la tête, avant de liquider les trois derniers Dragons alignés.

- « Tes talents d’espionne t’ont assurément permis de récupérer cette information, et tu vas nous la donner immédiatement sinon ton amant y passera à son tour… À moins qu’il te plaise d’en sacrifier un de plus pour sauver ton joli cul... »

Les deux gardes menaçant Alec se firent plus déterminés encore. La rousse quant à elle commença alors à rassembler les pièces du puzzle, comprenant petit à petit ce qui était entrain de se passer ici… Une peur manifeste s’afficha sur son visage pâle, et elle consentit à donner l’information.

- « Ok, on se calme… Je vous donne ce que vous voulez, et vous me prenez moi, mais vous le laissez partir… » fit-elle en levant les mains et en se redressant très lentement tandis que les ennemis proches s’écartaient et la mettait d’autant plus en joue. « Papa… Alpha...Tango... »

Son regard bleu croisa celui de Sykes et l’instant d’après, elle fit une charge biotique sur l’un des deux ennemis près de lui, lui laissant le soin de s’occuper du second. Kate savait qu’Elias la voulait vivante sinon quoi il l’aurait abattue au sniper tout à l’heure plutôt que de trouer son Carnifex à la place... Et elle savait qu’il aurait supprimé Alec quoiqu’elle puisse dire et qu’il aurait sûrement même joué avec lui… Foutus pour foutus, autant tenter une action désespérée… En chargeant l’ennemi sur le côté droit elle se retrouverait plus ou moins dans la ligne de tir d’Elias qui ne prendrait pas le risque d’ouvrir le feu pour abattre le militaire par crainte de la supprimer elle, même si c’était un tireur exceptionnel. Il allait falloir agir très vite et efficacement pour rejoindre le couvert le plus proche et se démerder pour fuir d’ici, car quand bien même faisaient-ils parti de l’élite de l’Alliance, les deux officiers seraient en très grande difficulté vu le nombre d’ennemis restants...
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MessageSujet: Re: Vérité parmi les cendres   Dim 15 Oct 2017, 18:13

Il est toujours quelqu’un pour ruiner un évènement, ou du moins lancer les festivités de façon prématurée. Dans le cas présent, il était ce gars-là. En décochant le premier tir de la fusillade, Alec avait ouvert la boîte de Pandore. Mais pouvait-il seulement opérer d’une autre manière ? Demander des explications de vive voix au « patron » de son amante n’aurait fait qu’attirer davantage l’attention sur le déroulement du deal, et peut-être les conséquences auraient-elle été alors bien pires… Sur Oméga, le doute ou l’inaction n’étaient pas véritablement les meilleurs alliés pour survivre un jour de plus. Et si la plupart des gros bonnets locaux agissaient en premier lieu pour leur propre intérêt, il arrivait bien souvent qu’une manœuvre quelconque soit avant tout motivée par instinct ou de façon impulsive. L’officier avait donc plus ou moins adopté cette façon de faire face à l’inconnu. Avoir l’initiative dès le début de l’affrontement constituait toujours une victoire, aussi infime soit-elle…

Toujours est-il que lorsque les tirs fusèrent en tous sens, le soldat des Opérations Spéciales n’avait plus qu’une idée en tête : décrocher de concert de ce guêpier avec sa jolie équipière. La réalité du terrain finit malheureusement par nuire à ce projet dès les premières secondes de l’affrontement, les mystérieux assaillants se montrant étonnement bien préparés pour répondre à une résistance de leurs cibles. Une telle coordination et un méthodisme aussi poussé dans la tactique et les moyens déployés se devaient d’ailleurs d’êtres notés. Ca ne collait pas avec le schéma type d’une rixe entre gangs d’importance mineure. Quand bien même la haine entre bandes rivales pouvaient être virulente, il n’y avait que des mercenaires ou soldats aguerris pour opérer de la sorte. Ce qui en soit ne sentait véritablement pas bon pour les homme du Dragon Noir et les deux militaire de l’Alliance sous couverture pris entre deux feux.

Alliés de circonstance des trafiquants d’armes, le duo tenta tant bien que mal d’opposer une résistance conséquente. Une tâche rendue encore plus complexe par le manque cruel de matériel dont ils souffraient. Pour sa part, s’il avait pu saisir le Valkyrie qu’il s’apprêtait à payer, le Commandant ne disposait pas d’atouts supplémentaires. Rien, si ce n’est son omnitech de facture militaire ne permettait de remplacer le renfort vital d’une armure de combat en plein champ de bataille. Il resta donc au maximum dissimulé derrière le mince couvert que représentait le chargement pour lequel il avait mobilisé tant de ressources et qui attisait toutes ces convoitises.

Armé principalement de son seul talent au tir dans une telle situation, il parvint à abattre deux assaillants assez téméraires pour monter à l’assaut une fois les premiers Dragons couchés au sol. Confortés par la couverture fournie par leurs snipers et les camouflages optiques qui dissimulaient en partie leur avancée, les mercenaires firent pourtant les frais de la cartouche thermique vidée avec précision par le tireur d’élite des forces armées humaines. Mais ce fut bien toute la fut bien le seul exploit qu’il parvint à accomplir au sein de cet accrochage… Privé de munitions autre que la cartouche déjà chambrée dans son fusil d’assaut, l’arme ne lui fut plus d’aucun secours une fois vidée. Les hommes de l’ex amant de Kate n’eurent alors plus qu’à le cueillir une fois le gros des affrontements terminés, au grand damne de l’intéressé qui se voyait déjà rejoindre les porte-flingues avec lesquels il était prévu qu’il fasse affaire encore quelques minutes auparavant.

Comme un ultime pied de nez avant de recevoir une balle dans la nuque, Sykes ne manqua cependant pas de gratifier le type lui faisant face d’un coup d’omnilame dans l’estomac, certain que ce serait là l’ultime action de sa carrière d’agent sous couverture. En partie absorbée par l’armure de sa victime, le choc fut cependant assez violent pour causer un début d’hémorragie conséquente à en juger le sang qui maculait la main qui tentait de contenir la blessure. L’équipier du malheureux asséna de suite un violent coup de crosse dans la tempe du bourreau de son camarade, prêt à l’abattre sur le champ sous le coup de la fureur. Il en fut heureusement empêché par le boss de toute cette opération, visiblement familier de l’écossaise si l’on en croit sa façon de s’adresser à elle… Il y avait quelque chose entre eux à en croire les quelques paroles qu’il fut en mesure de capter en dépit de sa blessure. Un filet d’hémoglobine se mit en effet à couler sur ce front, témoignage du traitement musclé qu’il venait de subir.

Le tout restait tout de même à comparer au sort subi par le reste des Dragons, qui furent méthodiquement exécutés dès lors qu’ils ne revêtaient aucune importance pour le mystérieux groupe… Etait-ce ainsi qu’ils devaient finir ? Abattus comme des chiens au détour d’un deal qui foire dans le coin le plus miteux de la galaxie ? Tu parles d’une récompense pour une vie de bons et loyaux services ! Alec se serait presque mit à avoir des regrets et voir défiler les instants clés de sa vie en patientant pour en attendre le terme si de nouveaux rebondissements n’avaient permis au duo de l’Alliance de gagner un bref répit. Absorber par l’échange entre l’espionne et le leader des assaillants, que Sykes identifia comme un ancien équipier éconduit de la jeune femme sous couverture, il garda tout du long le contact visuel avec la rousse, dont la seule disparition lui coûterait beaucoup trop à vivre ou même imaginer…

Lorsqu’une ouverture se présenta à eux, sous la forme d’une tentative osée de la biotique pour remédier à leur capture, son amant ne se fit donc pas prier. Couvert par l’effet de surprise de la charge qui venait de faucher l’un d ses geôliers, il fondit sur le second de tout son poids, parvenant par sa carrure imposante à mettre le second à difficulté et à la désarmer par un mouvement expert. Il passa dès lors de prisonnier à bourreau, vidant à bout portant le Carnifex qu’il venait de dérober dans le torse de son adversaire. Ce dernier s’effondra dans un bruit sourd, que la brève fusillade couvrit entièrement puisque les mercenaires n’étaient pas disposés à laisser fuir si facilement leur gibier. Ceux que l’on pouvait désormais qualifier de couple parvinrent cependant au prix d’une course effrénée couverte par un ou deux artifices biotiques et des tirs sporadiques à rejoindre leur transport et à y grimper, s’engageant dans une brève mais intense course poursuite à travers le quartier…

***

- « Tu vas bien ? » questionna un N7 véritablement inquiet à l’idée de savoir celle qui comptait désormais tant pour lui être potentiellement touchée.

Ils venaient de débarquer dans une ruelle aux multiples embranchements du district de Gozu. Ici, ils étaient sur le territoire de factions bien plus conséquentes que le Dragon, ce qui leur garantissait une éphémère protection quant aux tentatives d’assassinat du mystérieux groupe mercenaire. Par ailleurs, il était désormais évident, pour un observateur étranger comme pour lui, que son inquiétude trouvait ses origines dans un élément bien plus profond et complexe qu’une simple coopération entre éléments de l’Alliance. Sykes se trouvait motivé par des sentiments plus intenses qu’une simple relation sans lendemain entre deux soldats en quête de réconfort et d’évasion au cours d’une mission périlleuse. Preuve s’il en est, la façon qu’eut le N7 d’examiner la belle n’avait rien de bien professionnel... Motivé tant par le besoin de se sentir rassuré que le désir qui brûlait en lui pour la jolie espionne, il en fit sa prisonnière de charme au détour d’une énième bifurcation du dédale de petites rues. Loin des yeux indiscrets, l’officier en profita pour enserrer la belle par la taille comme il se plaisait déjà tant à le faire quelques heure auparavant. Ses mains détaillèrent chaque courbes à nu de l’écossaise dans une divine caresse qui parcourut l’échine de l’intéressée et la fit tressaillir à en juger les sensations que captèrent les doigts agiles de son amant.

- « Oui… Tu n’es pas blessée. » finit-il par conclure dans un soupir de soulagement et à voix haute davantage pour se rassurer lui que tout autre chose.

S’ensuivit un langoureux baiser à couper le souffle par sa soudaineté et sa durée, marque d’affection qui sembla quelque peu calmer le Commandant en dépit de son rythme cardiaque qui s’accélérait à mesure qu’il dévorait les lèvres de son amante.

- « Changement de programme… On dirait bien que ta mission vient d’être écourtée tandis que la mienne est compromise… Sans matériel je ne peux pas suivre le mode opératoire que je me suis fixé. Et avec ces types aux basques, il va être impossible de passer inaperçus. Il faut qu’on s’en débarrasse pour de bon, peu importe les moyens nécessaires pour y arriver... Alors… Qui c’est ce type et toute sa clique ? Et qui se cache donc derrière Sasha Rivers ? Je crois que j’ai gagné le droit de savoir, tu ne penses pas ? »
questionna-t-il sur un ton presque implorant en plongeant le bleu acier de ses yeux dans la mer azure enivrante de ceux de sa sublime captive.

Enlacés dans une scène dont le romantisme n’avait rien à voir avec Oméga, le couple se trouvait désormais en tête à tête. Après s’être résolu à laisser les lèvres de la rousse respirer quelque peu, le soldat avait en effet tendrement posé son front sur celui de Kate pour protifer un peu plus longtemps de cette proximité avec elle.

- « Des idées ? Ce type te connais… Alors si tu sais quelque chose à son propos qu’il serait judicieux d’exploiter… Il n’est pas question que je quitte cette station sans l’avoir abattu. Il nous a surveillé pendant un laps de temps suffisant pour apprendre certaines choses. Si en plus il a été en mesure de nous écouter… Il met en danger ce pourquoi je me suis déplacé et tant sont morts sur Fehl Prime. Et il te met en danger… toi…» finit par résumer un homme à la gorge serrée et dont les yeux brûlait de nouveau d’un feu vengeur à la mention de ces derniers mots.

Une nouvelle traque allait s'engager. Quant à savoir si c'est la leur qui aboutirait ou celle dont ils faisaient déjà l'objet... C'était déjà une autre histoire.





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Vérité parmi les cendres

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