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 Suspendus dans les ennuis

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Messages : 20
Crédits : Deimos-Remus / Ravi Vertax (retouche)

MessageSujet: Suspendus dans les ennuis   Ven 11 Aoû 2017, 00:22
Intervention MJ : NonDate :  Avril 2202 RP Tout public
Ravi Vertax ♦ Vittorio Orfei
Suspendus dans les ennuis


La corvette TDL Albâtre parcourait la Bulle Locale avec la lenteur d'un fumeur de sans-filtres qui s’essaierait à la course de fond. Il ne manquait que le bruit d'un graillement profond, douloureux et saccadé pour compléter ce tableau, qui plaisait fort à Vittorio Orfei. Il était extrêmement irrité, et ce n'était pas à cause de la fumée goudronnée d'une cigarette qui pénétrait ses poumons. Il détestait la cigarette. Piège à vie, piège à fric. Corne d'abondance pour certains, poison pour les autres. Le XXIIIème siècle, avec toutes ses avancées médicales, continuait de subir le pouvoir de ce minuscule rouleau dégueulasse. C'est vous dire à quel point comparer le vaisseau à un fumeur était une pensée assassine de la part de Vittorio.

Le gouverneur d'Eden Prime avait quitté sa planète pour mener quelques affaires à bien sur la Citadelle. Il avait rechigné à se déplacer, tout d'abord. Il devait présenter de façon politique la dernière découverte de ruines prothéennes qui avait eu lieu il y a deux mois sur la colonie. La façon politique, c'est la façon lissée, barbante, vulgarisée dans le pire des sens du terme. L'historien en Vittorio hurlait déjà dans tous les sens en fendant l'air d'une omnilame. Il allait faire honte à sa première profession et au travail des équipes d'Ousmane Gueye. Quoique, il réfléchissait à un moyen de garder le cœur des informations sans les rendre ridicules.

Il en avait le temps, puisque l'Albâtre se traînait, n'est-ce pas ?

Il aurait très bien pu se contenter de donner une holo-conférence hébergée depuis Eden Prime. Ce n'était pas comme si l'information à transmettre était capitale. C'était un site prothéen tout à fait banal. Pourtant, Vittorio s'était embarqué à bord de la corvette. Il pensait aller taper à la porte des Ambassades Turienne et Asari. Et aussi, dans les hautes-sphères, des rumeurs concernant la découverte d'une planète habitée allaient bon train. On disait même qu'une expédition se préparait, mais rien n'était encore officiel ; rien, en réalité, n'aurait encore dû fuiter. Bientôt, paraît-il. Vittorio devait aussi voir son mentor, Ottavio De Cesare, de passage sur la Citadelle. Puis, il irait sans doute sur Terre, voir sa mère. Passage éclair, mais tant mieux.

La compagnie TDL – Transport De Ligne – n'était pas réputée pour la mauvaise qualité de ses services. C'était même plutôt le contraire. D'où le grand nombre de touristes, humains surtout, à bord de l'Albâtre – on pouvait dire qu'ils s'étaient offert une croisière. Vittorio avait passé la majorité du voyage dans sa cabine, et il y était toujours, en train de ruminer.

L'Albâtre avait tout pour elle : une salle de conférence, qui pouvait être transformée en salle de cinéma, une salle de sport, un restaurant, des cabines confortables pour tous les budgets, et un équipage serviable. Peut-être excessivement maniéré, voire obséquieux, mais mieux valait ça que l'inverse. Et mieux valait ça pour eux aussi, vu le retard que l'on prenait.

Vittorio avait commencé par mettre cela sur le compte des touristes. « Phobos et Deimos méritent le détour. – Enseigne, dites à votre supérieur que je veux prendre un cliché de Jupiter. – Je cherche mon holo. (Murmuré.) Est-ce que... vous pourriez me trouver un Fornax ? – Je suis chef ingénieur dans l'Alliance, j'aimerais accéder au cœur du vaisseau. Je n'ai jamais vu le système de propulsion d'un vaisseau civil. Oh, j'ai cassé quelque chose ? »

Bon, le dernier cas n'était pas arrivé, mais Vittorio allait finir par se convaincre du contraire. Il y avait vingt-cinq passagers, et aucun ne semblait préoccupé du retard comme l'était Vittorio. Il faut dire qu'un gouverneur devait faire bien plus attention à son agenda qu'un couple de bourgeois retraités en vacances.

Vittorio passait le temps en écrivant, assis au bureau de sa cabine, un article destiné à être publié sur l'Extranet du Citadel Times. Il y était depuis la fin du déjeuner. Il aurait bien fait la sieste, mais le café l'avait tout autant maintenu éveillé que son agacement. Puis vint le moment où il tapa le dernier mot de son article, puis le point final.

'Chier.

Il se leva. Il n'aimait pas les espaces confinés. Il passa ses mains derrière son dos. Il tourna en rond dans la cabine. Il se rassit. Il lut, en feignant le dépaysement, un livre d'histoire sur les Quariens. Il ferma le livre. Il but un verre de whisky. Il regarda par la baie vitrée. Il mit son veston.

Il sortit de la cabine.

Allez, pour une fois, il allait user abusivement de ses privilèges, et se faire accepter sur la passerelle pour demander ce qui n'allait pas, ou pour demander au capitaine d'être sourd aux demandes des passagers. A moins que Vittorio ne fût tout simplement pas capable de faire preuve de patience. Auquel cas il irait ravaler sa fierté dans sa cabine.

Il y avait des militaires de l'Alliance dans le vaisseau – rien d'étonnant, protocole de sécurité, ce genre de choses. Vittorio n'aimait pas que l'Alliance se glissât jusque dans les loisirs de la population, mais enfin, les attaques de pirates étaient encore bien plus courantes que l'on ne voulait l'admettre. Il ne disait rien aux soldats, mais visiblement, sa réputation le précédait : ils ne le regardaient sans doute pas aussi longtemps et suspicieusement parce qu'il dégageait un charme mystique. Il était Vittorio Orfei, celui qui avait envoyé le Boucher d'Eden Prime se faire foutre. Celui qui conchiait sur Arcturus Waylh, même si le résultat du Sommet des Armées lui avait convenu. Conchier, mais avec discernement.

« Capitaine, fit l'Enseigne qui lui avait ouvert les portes de la passerelle. Le Gouverneur Orfei voudrait...
— Qu'il entre. »

Vittorio s'avança jusqu'à la carte stellaire. Le Capitaine Meadow, qui la regardait, se retourna et vint trouver celui qui l'attendait. Il dépassait Vittorio de deux têtes, et pourtant on ne pouvait pas dire que le gouverneur était petit. C'était un homme sec, d'une quarantaine d'années, très pâle, avec des cheveux roux et quelques taches de rousseurs. Il était engoncé dans son uniforme bleu marine.

« Je préfère encore vous recevoir plutôt que de provoquer un scandale.
— Sage décision. »

Vittorio eut un sourire narquois. Les regards s'étaient tournés vers eux un bref instant, puis tous les membres d'équipage s'étaient remis au travail. Au loin, au-delà du cockpit de pilotage, Vittorio aperçut la Citadelle.

« Alors, Gouverneur, que voulez-vous?
— Simple question pratique. Pourquoi avons-nous mis tant de temps? »

Le Capitaine soupira.

« Nous l'ignorons. Nous n'avons rien trouvé, mais nous allons demander un amarrage longue durée le temps de voir ce qui cloche, et éventuellement de réparer. Heureusement, les gens ont la tête dans les étoiles après leur voyage. Littéralement. Nous n'avons eu aucune plainte. A part la vôtre.
— J'ai posé une question, Capitaine. Je ne me suis pas plaint. »

Pas de façon intelligible, en tout cas.

Meadow ne sourit pas. Ce n'était pas un drôle. Il donna l'ordre à l'officier préposé aux communications de contacter la station.

« Citadelle, ici la corvette TDL Albâtre, nous demandons l'autorisation d'amarrer.
— TDL Albâtre, ici contrôle 4. Contrôle 4. Contrôle 4. Contrôle 4. Contrôle 4. »

L'officier, dans un réflexe humain inutile mais ô combien agréable dans ce genre de circonstances, frappa son tableau de bord du plat de la main. L'ordinateur répéta une dernière fois Contrôle 4, puis ce fut le silence.

« Merde. »

C'était le Capitaine, mais ç'aurait pu être tous les membres d'équipage présents sur la passerelle. Vittorio, avant même de continuer de s'interroger sur la raison des multiples problèmes qui les assaillaient, envoya un message à Ottavio De Cesare : Désolé mon vieux, je vais avoir un peu de retard. Ce n'est qu'après qu'il reprit à son compte le Merde du Capitaine, mais dans sa chère langue natale. Il ne vit pas que le message qu'il venait de taper n'avait pas pu être transmis.
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MessageSujet: Re: Suspendus dans les ennuis   Jeu 24 Aoû 2017, 22:26
Suspendus dans les ennuis
- Donc..., murmura la Turienne, avec toute la douceur dont elle pouvait faire preuve pour quelqu'un dans sa situation. Elle faisait des efforts, les Esprits en étaient témoins. Certes, il était aussi dans sa nature d'être affable et, bien que sa langue était trop souvent mordante d'après certains, elle savait faire preuve d'un minimum de politesse. Mais elle aurait été bien plus affable si elle n'avait pas été obligée de quitter promptement un rendez-vous galant qui lui avait demandé de se rhabiller plus vite qu'elle ne s'était déshabillée.
Si, à la limite, on lui avait fourni des preuves de l'urgence absolue, elle aurait compris. Il fallait le reconnaître, des Cabales jusqu'aux Spectres, tout son parcours professionnel était emprunt du dévouement pour autrui et du sacrifice de soi. Mais sacrifice de soi ne voulait pas forcément dire "tout plaquer au moindre coup de sifflet". Il fallait que la cause soit urgente ou qu'on lui laisse au moins le temps de dire autre chose que "Urgence, doit y aller, sert toi dans le frigo si tu veux - Bordel de merde de fixation magnétique à la con, allez attache toi saloperie de ... - t'auras qu'à fermer la porte en sortant, merci c'était sympa - merde, mon arme - bye putain je vais les tuer ".
En l'occurrence, tout ce qu'une femme passablement énervée voyait, c'était un vaisseau qui flottait entre deux eaux métaphoriques. L'espace, après tout, était complètement dépourvu de la moindre trace d'H2O. A moins qu'on ne lui ait menti toute sa vie, la Corvette Albâtre flottait dans le vide absolu et non pas sur les vagues vagues. Normalement.
Et c'était tout. Pas de vaisseau en proie aux flammes, pas d'armes prêtes à faire feu dont, de toute façon, l'engin était absolument dépourvu. Pas d'appel pour signaler une contamination, un blessé ou quoique ce soit. Juste un silence, une absence d'information, un rien global. Un rien globalement agaçant, même, puisqu'il laissait sur la langue le goût amer d'une urgence inexistence et d'un rendez-vous caché par paranoïa.

En face d'elle, l'agent de communication O'Ryan restait imperturbable. Elle était jeune mais son instinct lui avait toujours été d'une fiabilité totale. Et pour le moment, il lui murmurait de laisser passer la tempête et de ne surtout pas interrompre les presque deux mètres de carapaces métallique et de muscles qui se dressaient devant elle. Question de survie, lui assurait-elle.

- ... Vous m'appelez pour un problème de vaisseau en panne, finit par conclure la biotique après une pause bien moins longue qu'on ne l'aurait crû au premier abord.

Evidemment ce n'était pas que ça. Bien sûr qu'un vaisseau dont les communications étaient coupées et dont le moindre appel ne semblait parvenir alertait le monde et soufflait sur les braises de la paranoïa. Elle avait une origine bien sombre qui continuait d'alimenter le feu avec plaisir et qui se régalait de chaque petit détail, chaque petit incident qui pouvait réveiller la peur et l'angoisse.
Machiavel, d'une part. Un trop gros morceaux pour être oublié. Le retour de l'être honnis, revenu triomphalement du néant à grand coup d'explosions et de menaces diverses, remplaçant une Conseillère par son ombre toujours plus étendue.
Il y avait eu les attentats de Thessia aussi, et même Fehl Prime il y a peu, si peu qu'on comptait en jours et non pas en semaine le temps qui séparait l'attaque du présent.
La Galaxie devenait folle, d'une méfiance aliénée aussi bien qu'aliénante et sonnait le gong au moindre geste suspect.

Autant dire que, en dehors du fait d'être dérangé en pleine vie privée, l'ensemble des élites des armées et du Conseil étaient sur les nerfs, sollicités parfois plus que de raison.
Alors oui, peut-être que la jeune rouquine O'Ryan essuyait les plâtres pour d'autres, mais au moins elle n'allait pas essuyer le plus gros de la colère de la jeune femme. Ce qui ne serait pas le cas des occupants de l'Albâtre et tout particulièrement des mécaniciens si le soucis se révélait simplement mécanique.

Mais ça, l'Irlandaise l'ignorait.

- Il s'agit de la procédure standard, Madame. L'agent finit par reprendre la parole après avoir senti qu'elle pouvait parler sans trop de risques. Nous avons fait appel à vous pour deux raisons, Madame.
La première est que nous avons pu tracer notre signal. Il parvient bien à l'Albâtre, Madame. Néanmoins, il semblerait qu'il soit ... intercepté, si je peux dire ça comme ça. Les données sont arrivées à une première source, mais une seconde semble capter et s'accaparer les données.


Si c'était à cause d'un de ces foutus gadgets high-tech, la Spectre le jura sur tout sauf les Esprits de sa famille qui l'auraient obligé à tenir parole, son propriétaire se retrouverait à participer à un cours privé de "Je suis dans l'espace sans combinaison - comment survivre ?" aussi court que son titre semblait l'indiquer.

- Ce peut être dû à une mauvaise utilisation d'un objet, continua imperturbablement l'Humaine qui semblait avoir lu dans les pensées de la Spectre, mais ceci nous amène à la seconde raison, Madame. La liste des passagers.
Le Gouverneur d'Eden Prime, Monsieur Orfrei, se trouve à bord.

S'il demandait qu'on lui fasse des courbettes, lui aussi rejoindrait l'autre passager dans le cours spatial.

En temps normal, l'équipe d'intervention du SSC s'en serait occupé seule. Mais puisque les temps n'étaient pas normaux et qu'une grande ponte s'était retrouvé à vouloir partager le commun du peuple au lieu de faire comme ses confrères et utiliser un vaisseau privé - ce qui, par ailleurs, était tout à son honneur. On ne pensait jamais assez aux impôts payés pour que des élus mènent la grande vie - il fallait envoyer un message. Un message qui serait une boule de nerf biotique, certes, mais une boule de nerf biotique d'élite, s'il vous plaît.

- Bien. Contactez le SSC, qu'ils envoient une navette, un mécanicien et un informaticien en plus d'un pilote. Je veux le groupe en armure complète, je sens qu'on va devoir gambader dans l'espace.
Pour l'ordre de mission, dites leur qu'il s'agit de l'interception d'une navette suspecte comprenant la présence d'un dignitaire Humain, ils devraient réagir vite. Le quai 3 est libre ? Alors rendez-vous au quai 3 dans 5 minutes.


L'ancienne Cabale tourna les talons avec toute la dignité dont elle était capable, se retenant de pousser un long soupir agacé qui n'aurait pas été professionnel.

C'est pour ça qu'elle le fit uniquement une fois dans le couloir.



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La navette volait élégamment dans le spatioport, se frayant un chemin entre les différents vaisseaux qui cherchaient à entrer et sortir eux aussi. Le message à courte portée qu'elle émettait leur laissait de toute façon le champs libre et on pouvait même voir des frégates changer légèrement de cap. C'était toujours le même d'ailleurs, depuis que la Turienne avait commencé à travailler pour le Service de Sécurité. Elle était capable de le réciter par coeur si on lui demandait.

" Intervention du Service de Sécurité de la Citadelle ; passage et plan de vol prioritaires. Intervention du Service de Sécurité ..." et ce indéfiniment. Jusqu'à ce que, en approche de l'Albâtre, la diffusion automatique soit arrêtée au profit d'une tentative de communication manuelle. Peut-être, après tout, que seules les ansibles à moyenne portée étaient affectées par ce mal étrange et que les courtes portées fonctionnerait mieux ? Ils pouvaient toujours tenter leur chance.

- Ici la navette d'intervention S-47K3. Demandons les raisons de votre stationnement et les pannes que votre vaisseau subit. Répondez.

... Albâtre, vous me recevez ?


Le silence était une réponse suffisante. Quelle journée de merde, réellement.

- Bon... Sa voix fut rendue, grésillante dans le micro, aux casque de son escouade improvisée. Attachez-vous, on va aborder.
Ramirez - c'est pas un peu cliché d'avoir un pilote humain du nom de Ramirez ? Non ? On a pas dû voir les même holo alors - approchez nous un maximum du sas et restez stationnaire.
Agent Uwano, ouvrez le sas de notre côté. L'intérieur reste fermé jusqu'à ce qu'on soit entré. Je sais que vous savez, mais j'ai eu comme besoin de le rappeler pour ceux qui ne suivraient pas.
...
Laissez tomber, c'était de l'humour type "quatrième mur".


Un jour, les Galariens apprendraient le rire. Elle en était sûr.

- Bottes magnétiques activées, à mon signal on entre.

Le Galarien sauta sur la carlingue de la corvette, le système magnétique et la corde de sûreté l'empêchant de flotter sans rien pouvoir faire. Puis, son omnitech activé, il lança les différents systèmes de piratage et de contournement qu'il connaissait par coeur mais dont la complexité suffisait à coller un mal de crâne à qui n'était pas aussi féru que lui.
Derrière, bras croisés sur le torse, la Turienne l'observait. Les portes de la navette grandes ouvertes ne laissaient pas voir autre chose que la coque métallisée de l'Albâtre.

Dommage. Elle aurait bien voulu pouvoir observer les étoiles en attendant.



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