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 Mensonge d'une nuit

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MessageSujet: Mensonge d'une nuit   Sam 19 Aoû 2017, 23:09
Intervention MJ : NonDate : 17 août 2202 RP Erotique
Ada J. Raikes ♦ Astrid Mayer ♦
Mensonge d'une nuit



Night lie
- Citadelle, Secteur du Presidium
- Quartier commun, espaces verts

Le mot d'ordre de la soirée était de s'amuser car la journée de la veille avait été assez éprouvante. En effet, j'avais été très occupée avec les évènements des commémorations de la guerre contre les Moissonneurs, ma famille était restée avec moi pendant le restant de la journée. Il nous était en effet inconcevable de se disperser en ce jour de recueillement, il nous fallait rester ensemble et ma mère ainsi que ma sœur étaient restées jusqu'à ce que je sois autorisée à quitter les lieux, c'est à dire vers la fin d'après-midi. Le reste de la soirée fut passée au calme en famille mais nous nous étions très vite réfugiées dans nos chambres respectives. Pour ma part, je n'avais pas pleurée, j'avais déjà versée assez de larmes pendant la fin de matinée mais je pris le temps de méditer sur ce que j'avais vécu. Je me sentais bien plus légère et plus détendue, c'est là que je m'étais rendue compte à quel point la mort des membres disparus de ma famille me pesait sur la conscience. Celle de Gary avait été la plus dure à encaisser et à traverser, c'était l'une des périodes les plus sombres de ma vie si ce n'est la plus sombre mais j'avais appris à passer outre grâce au soutien de mon entourage et de mon propre mental. Ici, les disparitions de mon père et d'Emilie dataient d'il y a quinze ans et en plein milieu d'une guerre, elles étaient par conséquentes moins difficiles à encaisser. Une peine et une douleur se devait d'être évacuée, c'était un fait et il le fallait, c'était nécessaire ne serait-ce que pour ma santé mentale mais j'y arrivai désormais bien mieux et je me surpris à sourire pour moi-même aux souvenirs que j'avais de mon père et d'Emilie. La pensée de savoir qu'ils vivaient en nous à travers nos souvenirs et nos sensations m'avait réconfortée et je m'étais endormie dans l'obscurité de ma chambre, l'âme et la conscience apaisée.

En ce qui concernait la journée suivante, Haver m'avait contactée sur mon OmniTech pendant que je faisais mon sport de la matinée. Surprise de recevoir un message de soutien venant de ma commandant en second, elle m'avait donnée rendez-vous au memorial de la veille. Je fus alors encore plus surprise de retrouver des têtes que je connaissais en train de regarder les noms du memorial. Il y avait bien sûr Haver, mais aussi Kennedy mon chef de la sécurité, Rebecca mon amie médecin, Redfield le chef artilleur et accessoirement grand ami de Kennedy, Snakeshit mon pilote de frégate et ma pilote de navette Atkinson complétait le tableau. Je rougis de voir mes officiers subalternes en tenue civile alors que je portais un débardeur et une short de sport mais nous étions heureux de nous retrouver ensemble, presque comme une seconde famille. Chacun et chacune d'entre nous montra les noms de ces êtres chers disparus mais loin de pleurer leurs disparitions, nous célébrions leurs noms et leurs exploits, chacun allant de son anecdote et de son souvenir de la personne. Ce fut un vrai bon moment ensemble et je découvris des facettes de mes officiers que je ne voyais que rarement ou au contraire que je voyais ici, exacerbées. Redfield et Kennedy formaient une véritable paire de joyeux lurons surtout Redfield qui avait toujours le bon mot, Rebecca resta dans son empathie bienveillante mais avec le rire facile et s'était trouvée une nouvelle amie en la personne de Haver. Mon officier en second n'avait rien à envier à l'humour de mon chef artilleur et de la sécurité et je lui découvris une personnalité doté d'un humour caustique, parfois douteux mais Rebecca semblait heureuse de sa nouvelle amie officier. Atkinson et Snakeshit semblaient proches mais il me semblait que quelque chose se tramait entre les deux pilotes. Pour le moment je n'avais rien à leur redire, nous étions en civils mais peut-être aurai-je une petite conversation avec eux deux une fois de retour en service le lendemain.

Nous nous étions mis d'accord pour nous retrouver le soir même sur la Citadelle dans le secteur du Presidium et au cœur d'un quartier multi-espèces. Dans un parc du Presidium, Haver avait appris qu'une fête foraine d'un style typiquement humain se tenait et avait suggérée que l'on s'y rende pour la soirée. Tout le monde sans exception accueillit avec joie la suggestion, on avait tous besoin de s'amuser un peu, voire d'y faire des rencontres. À ce propos, je me disais que cela faisait un petit moment depuis Kelah et à fortiori depuis Blanche que... je n'avais pas pris un peu de bon temps. Hors de question que je me mette à sortir avec un membre de mon équipage et à fortiori parmi mes officiers subalternes. Si je devais en passer par là, Haver et Kennedy auraient été les candidats idéaux, Haver parce qu'elle était véritablement proche de moi presque comme une très bonne amie et pour l'avoir plusieurs fois observée en tenue légère, elle me donnait matière à rêver. Kennedy était moins proche de moi que Haver mais il avait un physique et un faciès qui me plaisaient. Il était moins mature que moi mais non moins compétent dans sa tâche mais contrairement à Haver où avec elle j'aurai envisagé une relation sérieuse, ce que j'aurais vécu avec Kennedy aurait plus tenu de la liaison que de la véritable relation. Toutefois, le sujet n'était pas là et jamais je ne songerai à vivre une relation de ce genre avec un de mes soldats. C'était une fête foraine mais je comptais bien rencontrer quelques personnes voire plus et il me fallait une tenue plutôt adéquate. Je portais alors des sous-vêtements noirs en haut et en bas mais finement décorés et classieux, le genre de lingerie que je ne sors que quelques fois dans l'année puis je mis un de mes plus beaux tailleurs sombres, ce dernier avec une échancrure à mi-cuisse et un chemisier d'un rouge légèrement sombre sous ma veste. Des bas noirs raccords avec mes sous-vêtements recouvraient mes jambes, l'échancrure dévoilant légèrement le haut d'un de mes bas sombres.

Satisfaite du tableau que j'envoyai dans le miroir et ravie de mon maquillage sobre mais finement réalisé, je rejoignis alors mes officiers. J'étais de loin la mieux habillée par rapport à eux mais cela me fit sourire car à voir les têtes et les mâchoires qui tombaient parmi mes officiers, je sus que mon effet avait réussi. L'on se joignit peu après à la fête foraine et malgré quelques activités faites en commun comme le stand de tir -de loin, j'atteignis ma cible mais j'offris la peluche de récompense à Rebecca-, notre groupe se dispersa assez vite. Redfield et Kennedy partirent vers les auto-tamponneuses pour se massacrer comme des gamins, Haver et Rebecca avec sa peluche de gohala étaient toutes les deux assises sur un banc en vive discussion et partageaient une barbe à papa. Quant à Atkinson et Snakeshit avaient assez vite disparus parmi les gens qui dansaient plus loin avec de la musique qui ressemblait foutrement à ce que diffusait le Purgatory mais je les soupçonnai de s'être fondus délibérément dans la masse pour ensuite s'évaporer. Cependant, j'avais bien mieux à faire que d'espionner mes deux pilotes et non loin de la piste de danse, mes yeux furent irrémédiablement attirés vers le bar à côté. Quelques personnes étaient assises ou accoudées au bar mais il était relativement peu fréquenté. Légèrement désireuse de boire un coup, je franchis en quelques pas la distance me séparant du bar de ma position et je m'accoudai au bar en attendant que la serveuse asari ne vienne prendre ma commande.

Vous pouvez me faire un whiskey-coca s'il vous plait ? C'est mon mélange préféré et j'en ai envie.

L'Asari me sourit et prépara mon verre tandis qu'une personne se pointa à côté de moi. C'était un officier de l'Alliance et à voir ses passants d'épaule, c'était un sous-lieutenant mais il me paraissait tout juste sorti de l'école. Il avait l'air européen, plutôt mignon avec ses yeux clairs et ses cheveux d'un noir assez sombre. Il me fit un sourire enjôleur et annonça d'emblée et sans aucune honte apparente à l'Asari.

Elle est pour moi cette commande. Laissez donc je vous l'offre votre whiskey-coca ma jolie.

Je répondis d'un sourire en coin, amusée à l'idée deviner s'il savait qu'il avait devant lui un lieutenant-commandant, N5 de surcroît mais j'acceptai avec gratitude son offre en opinant et je m'assis sur la chaise haute, lui restant debout à côté de moi. Je le dominais d'une bonne tête avec la chaise mais je m'en fichais, s'il voulait me séduire, je lui laissai le champ libre. Une idée me vint alors pour ajouter du piment à la conversation qui se profilait. Je n'allais certainement pas lui révéler ma véritable identité mais en adopter une autre. J'avais peu de chances de revoir ce type et j'étais en permission, autant vraiment s'amuser. Je regardai son uniforme, faussement admirative, le toisant de haut en bas avant de le voir rougir légèrement et se redresser de sa hauteur en tâchant d'avoir l'air important et impressionnant.

Hannnn mais vous êtes de l'Alliance ?? Il est pas mal cet uniforme... vous avez quel grade ? Vous commandez un vaisseau ?

Bien entendu, le petit coq ne se sentait plus et commença à me déblatérer des conneries, exagérant son grade et son commandement et devant lui, je fis un sourire admiratif. Intérieurement en revanche, je planifiai déjà sur comment couper court à la conversation, à moins qu'un évènement inattendu ne vienne changer la donne. Comme une arrivée inopinée d'une autre personne par exemple.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Sam 26 Aoû 2017, 12:09
Enfin ! Après plusieurs semaines de galère et de plans foireux, Mayer semblait avoir trouvé l’occasion de s’amuser… Une grosse soirée organisée au Présidium de la citadelle avait redonné un peu le moral à notre boule de nerfs hyperactive. Astrid avait loué une petite chambre à la citadelle, bien évidemment, elle ne resta pas rangée et propre très longtemps… A peine la blondinette eu loué l’endroit que ce dernier s’était transformé en repère à débauchés. Elle était comme ça notre lieutenant… fêtarde dans l’âme et bon vivant. Mayer aimait vivre et le faisait rapidement comprendre… Cette dernière était en train de se préparer pour sortir, la jeune pilote de l’alliance était en appel avec un mec qui avait flashé sur elle depuis maintenant 1 an et demi et qui ne parvenait toujours pas à le lui dire…

- Alors Nicklos ?! Tu préfères le rose, le noir ou le blanc ? Demanda la jeune officier à son actuel confident.

- Franchement n’importe t’es trop belle avec n’im…

- Ouais ouais je sais… Je vais prendre les blancs pour ce soir, roses c’est plus vulgaire.

Coupa le lieutenant avant de raccrocher au nez de son ‘pote’. Après quoi, la jeune femme enfila des sous – vêtements blancs, ils avaient un coté glamour, donné par les fines dentelles qui ornaient les bordures de chaque pièce. Mayer était toute excitée à l’idée de sortir pour trouver un mâle capable de la satisfaire… Pour se rendre plus désirable encore, elle enfila une paire de bas résilles blancs mais elle ne voulait pas passer pour une fille vulgaire, alors elle décida d’opter pour des carrés de taille beaucoup plus petite. Astrid savait plaire loin d'être nymphomane… elle en jouait tout de même de manière démesurée et totalement assumée et s'en servait pour avoir ce qu'elle veut . Alors qu’elle ajouta des portes – jarretelles, un appel d’une de ses potes vint l’interrompre…

- Yoh wassup bitch ? Envoya sa pote amusée, une très jolie fille au teint bronzé née à Zaragoza, finement habillée, très glamour et hautaine, un brin superficielle tout comme Astrid.

- Hey Blanca ! Ma connasse d’amour !!! alors pour ce soir ? Envoya le lieutenant sur le même ton encore en tenue légère. Les filles communiquaient via leur omnitech.

- Ouais je pense que je vais venir en fait… y’a Olyas qui va ramener son mec.

- Son clebs tu veux dire ? il est grave relou lui ! Envoya le lieutenant en choisissant un vernis qui lui convienne parmi son immense collection…

- Allez c’est bon je vais passer dans 1h avec Charley on se fait l’apéro avant de partir ?

- Vas – y nan là c’est le bordel, on va chez toi plutôt ! Et donne-moi 2 heures radine ! Son amie soupira un instant puis finit par lâcher presque à contrecœur, en sachant pertinemment ce qu’il allait advenir de son appart.

- Je te déteste…

- Bisoux ma connasse !!!! Envoya Astrid en comprenant qu’elle venait d’accepter sa proposition.

Le lieutenant prit le soin de bien manucurer ses ongles, elle avait choisi du turquoise pour attirer l’attention. C’était une véritable orfèvre devant un bijou. Minutieuse et patiente pour ça, elle traça de fins détails rappelant des vagues sur chaque ongle. Une fois fait, elle les fit sécher en secouant ses doigts et en soufflant dessus. Pour peaufiner le travail, Mayer passa une légère couche de vernis transparent pour bien protéger les ongles pendant la soirée. Après quoi, elle s’attaqua à sa tenue et passa un long moment à choisir celle qui la mettrait le plus en valeur… Astrid laissait parler son égo dans sa tenue de marque très coûteuse. Elle enfila une chemise blanche The Kooples avec des motifs de cœur turquoises brodés à la main, discrets et assortis à son vernis. Par-dessus laquelle vint se plaquer un beau manteau de cuir noir aux fermetures argentées, acheté chez Zadig et Voltaire.

Ce dernier sentait encore le neuf et avait vu son étiquette arrachée il y’a environ 2 jours… Après quoi, Mayer enfila une jupe en cuir mat qui lui monta jusqu’au nombril, attachée et retenue par une ceinture blanche à l’anneau argenté de chez Gucci. Cette dernière pièce lui descendit jusqu’aux genoux, moulante lui donnant une silhouette de guêpe. Pour finir, le lieutenant enfila de belles bottines en cuir noir, légèrement plus brillantes que la jupe dont les talons la faisaient prendre 10 bon centimètres... Vint maintenant le moment de se maquiller... Le message que voulait envoyer Astrid ce soir était clair ‘ Je suis une séductrice’. Du Phare à paupière noir léger et un bel eyeliner turquoise pour souligner les yeux noisette de notre pilote rendait son regard irrésistible… Elle mit un peu de glose sur les lèvres pour faire ressortir leur brillance. Pour achever sa présentation, Mayer lissa soigneusement ses cheveux, longs et légers, ils descendirent jusqu’au niveau de ses épaules dans son dos.

C’est en laissant un bordel monstre qu’Astrid quitta l’appartement pour rejoindre ses potes à l’apéro. Ces dernières ricanèrent amusées au vue de ce qu’elle avait prévu de faire pour flatter leur égo ce soir. Le but était de recaler un maximum de mecs pour avoir beaucoup de validation et d’en choisir un avec qui passer la nuit… Les 3 filles montrèrent les textos qu’elles recevaient de players qui voulaient les séduire. Certains passaient par un hall of fame cruel , d’autres étaient bien apprécié et même enregistrés. L’univers de la séduction avec ces 3 filles était absolument impitoyable. Ensemble, elles se mirent d’accord pour se trouver une fausse identité chacune pour éviter tout harcèlement sur les réseaux sociaux. Après avoir enquillé 2 – 3 verres sur des jeux hautement intellectuels comme la pyramide, nos fêtardes étaient enfin de sortie, resplendissantes, hautaines et prêtes à déverser leur charme de sirène. Les bruits de leurs talons vinrent percuter le sol de la citadelle tandis qu’elles se dirigeaient vers le premier bar qu’elles virent. Astrid menait le groupe, elle était la fille du milieu et celle qui prenait la parole la première lorsqu’un mec ou groupe de mecs venaient les aborder.

Le petit groupe vint finalement se poser dans le bar qui se trouvait à côté de la fête foraine. L’entrée des filles était pleine d’assurance, le menton haut, poitrine fièrement pointée en avant. Les sirènes vinrent s’installer près d’un groupe mixte qui les intéressait. Mayer observa un peu autour d’elle pour savoir à quelle personne elle allait faire signe de venir l’approcher avec un regard bien sentit. Finalement, son attention se porta au niveau du bar. Elle put y voir un homme plutôt charmant… accompagné d’une femme d’un charisme qu’elle avait rarement ressentis jusqu’à maintenant. Astrid aime autant les hommes que les femmes et le couple lui plaisait beaucoup… D’un coup, sans même consulter ses amies Mayer se dirigea vers eux, un petit sourire aux lèvres. Après tout, pourquoi toujours laisser les garçons aborder ? Elle était là pour s’amuser.

- Hey ! Vous êtes beaux tous les deux, ça me rend jalouse fallait que je tape l’incruste…
Lança le lieutenant en observant tour à tour les deux canons qui se dressaient devant elle. Mayer avait un peu le trac, ce qui est normal dans ce genre de situation, elle venait d’aborder il fallait maintenant qu’elle enchaîne pour garder l’énergie qu’elle venait de mettre dans la conversation.

- Moi c’est Elise Béchard , je suis là pour m’amuser et rencontrer des gens qui savent s’éclater ! Lança-t-elle avec assurance et une pointe de trac, c'était direct et sincère. Son cœur battait fort, Ses pupilles étaient dilatées, l’approche est faites. Même une jolie fille comme Astrid pouvait être nerveuse à l’approche de personnes aussi impressionnantes.

Le lieutenant pris une grande inspiration pour conserver son zen et posa accidentellement son regard sur le visage de cette belle et mystérieuse femme. Son attitude, sa silhouette l’impressionnaient, elle était grande et dégageait une rare aura de confiance. Astrid était à la fois intimidée et fascinée par cette femme et la regarda un instant dans les yeux .C’était dur, de maintenir ce regard plein de franchise, Mayer ne put s’empêcher de parcourir furtivement le corps de la belle. Légèrement rosie, elle aimait le volume que ses muscles donnaient sous son haut. C’était discret, il fallait être observateur pour le remarquer mais Astrid comprit qu’il s’agissait surement d’une athlète de haut niveau ou d'une combattante. Elle posa ensuite ses yeux sur le sous – officier et n’hésita pas à le tester un peu pour le jauger et prendre de l’ascendant dans le groupe.

- Mignon l’uniforme… c’est maman qui le repasse ? Lança-t-elle amusée

Ce dernier gardait son cool mais ne semblait pas très expérimenté au vue de sa réponse.

- Ahah ahah… au moins elle est fière de son fiston !

Il l’avait dit sur le bon ton, c’était déjà ça, ça restait amusant mais il venait de rentrer dans le jeu de la blondinette. Mayer le gratifia d’un sourire pour l’encourager à poursuivre la conversation avant de regarder la femme qui l’accompagnait.

- Je suis sûre de vous avoir déjà vu quelque part... hum peu importe. Lança t’elle un petit air hautain qu’elle a du mal à freiner pour susciter une réaction de sa part.

- Dis-moi fils à maman, tu ferais le galant en m’offrant un verre ? Lança t’elle provocante avec un regard plein d’attention…

- Hey… tu sais que…

- Je veux une eau de vie au litchi bel officier ! Coupa le lieutenant en lui envoyant son plus beau sourire. Une arme secrète pour racketter des verres au bar…

- On peut rien te refuser sourire d’enfer… Répondit le marine en allant commander plus loin.

Ça y’est, Astrid avait maintenant le champ libre pour séduire la belle qui se trouvait à sa droite. Cela faisait longtemps qu’elle voulait activement draguer une femme, elle qui avait déjà connu toute sorte d’hommes. Bien sûr, le groupe avec lequel elle était venue n’approuvait pas totalement. La plupart de ses potes étaient 100% hétéros, Blanca sa meilleure amie n’aimait pas la voir flirter avec une femme. Cela dit, elle l’acceptait, ils s’était déjà passé des trucs entre elles, pas seulement avec 3 grammes dans le sang…

- Alors comme ça on se permet de se faire payer des verres… ? Je suis sûre que je peux avoir le miens la première. Lança t’elle taquin et ironique à sa future camarade de beuverie.

La partie pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Lun 28 Aoû 2017, 00:05

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Ce petit prétentieux allait certainement se faire jarreter sous peu et je souris devant lui, amusée non pas par ce qu'il disait car cela ne m'intéressait absolument pas et en plus il me mentait effrontément. Un sous-lieutenant qui sortait de l'école d'il y a à peine un an ou deux ne pouvait se retrouver à la tête d'une corvette de l'Alliance et avoir une quarantaine de personnes sous ses ordres. À ses yeux, je passais certainement pour une cruche bien mise et habillée, le genre de proie idéale dont il devait peut-être rêver secrètement de rencontrer ou de s'offrir. Si seulement il savait à qui il s'attaquait ce petit... À le regarder un peu plus intensément ce qui eut pour effet de le faire rougir un peu plus, il me semblait jeune, vraiment jeune, je ne lui donnais pas plus de 24-25 ans. Je ne savais pas s'il voyait que j'avais allégrement dépassé la trentaine et que j'avais l'âge d'être comme sa grande sœur mais si c'était le cas, il devait ne pas en avoir tenu compte ou s'en fichait. C'est vrai qu'il était mignon, peut-être devait-il faire pâmer ses collègues féminines où qu'il servait mais moi, je savais bien que je n'en ferai même pas mon 5/7. Beaucoup pensaient que je n'aimais que les femmes mais cela n'était pas vrai, j'ai aimé et fréquenté aussi bien des hommes mais j'opérai une différence de traitement entre les deux sexes. Là où j'étais très ouverte en ce qui concernait les femmes, prenant parfois ce qui me tombait juste sous la main, j'étais très sélective et exigeante en matière d'hommes. Résultat, très peu d'hommes avaient finis par me convaincre de partager un moment avec eux au lit ou ailleurs. Et de toute manière, si je voulais m'envoyer en l'air avec un homme, comme je l'avais pensé plus tôt, j'avais mon chef de la sécurité sous la main. C'était un bel homme et il pouvait parfois me faire rire ou sourire mais cela n'aurait pas dépassé le stade de la liaison. C'était une pensée très perverse que de penser ainsi d'un homme comme d'un simple exutoire sexuel mais cela s'inscrivait dans une réflexion où je concluais qu'au final, j'avais déjà quelque chose sous la main pour avoir de quoi faire avec un homme et qu'il était inutile d'aller chercher un autre homme pour jouer ailleurs.

J'allai le couper lorsqu'il se mit à me parler d'une mission de combat dans la Travée -que je remettais sérieusement en doute car à voir son allure, il n'avait à coup sûr jamais quitté la carlingue du vaisseau où il servait- qu'une voix féminine, légèrement snob et hautaine se fit entendre sur ma gauche. C'est alors qu'une femme blonde, légèrement plus grande de quelques centimètres que le sous-lieutenant bavard se mit entre lui et moi en faisant irruption dans notre conversation. Comme elle le disait si bien, elle vint taper l'incruste. Son arrivée me surprit légèrement mais elle était bien plus captivante que l'uniforme formel d'officier du sous-lieutenant et je la fixai. Un peu plus pétillante, elle se présenta sous le nom d'Elise Béchard. J'accueillis sa présentation par un sourire bien plus franc que celui décoché plus tôt vers le sous-lieutenant, désormais amusée de l'arrivée de cette personne pétillante et plutôt sûre d'elle, ma surprise étant maintenant passée. Sur un ton bien plus assuré que le sien montrant ma maîtrise de moi-même malgré cette entrée en scène intempestive, je me présentai aussi.

Heureuse de vous connaître, madame Béchard. Je suis Jane Wong et... je suis venue seule. En espérant pouvoir rencontrer des gens intéressants.

Je dardai un regard un peu plus condescendant envers le sous-lieutenant mais ce dernier n'eut pas le temps de me le reprocher car la dénommée Béchard se mit à lui parler et à lui lancer des piques. C'est qu'elle était expérimentée la demoiselle lorsqu'il s'agissait de faire de l'esprit tiens... Durant ce laps de temps, je pus alors détailler la femme qui venait de rendre cette soirée un peu plus intéressante que je ne le pensai auparavant. En bas, elle portait des bottines de cuir noir, rien à voir avec des bottines militaires mais ces bottines avaient des talons hauts d'environ une dizaine de centimètres, je présumais donc que cette Elise Béchard devait être plus petite que je ne le pensais. Sur ses jambes, elle portait des bas en résilles blancs, les carrés toutefois pas très voyants. Un peu plus haut, elle portait une jupe aussi de cuir qui lui montait juste qu'au nombril, le vêtement moulant tenu par une ceinture blanche, soulignant une jolie croupe bien formée. Mon regard remonta alors sur sa poitrine où je pouvais déceler une chemise blanche légèrement ouverte en un décolleté un peu affriolant et peut-être ornée de symboles mais je ne pouvais pas en voir davantage car une veste de cuir noir, comme les bottines la recouvrait et à regarder l'aspect de la veste, je présumai que c'était une veste de marque, peut-être très cher. L'ensemble dégageait une impression séduisante tout en dosant bien le côté provoquant. Elle était jolie à regarder, elle avait un visage un peu moins creusé que le mien avec ses joues rondes et menton moins angulaire que le mien. Les traits étaient moins délicats et fins que ceux que j'arborais mais ses yeux ronds débordaient d'énergie et enfin, la bouche sertie de lèvres rosées et plus pulpeuses que les miennes avait le sourire mais aussi le rire facile. Le maquillage était bien plus fourni que le mien, plus sobre mais il n'était pas vulgaire. En somme, la femme devant moi était bien plus séduisante et intéressante que le pauvre officier qui bavait sur moi, quelque part, c'était la providence qui m'envoyait cette française légèrement exubérante mais tellement bienvenue à ce bar ce soir.

Elle continuait d'échanger avec l'officier et j'assistai, franchement amusée, à l'échange entre l'homme et la femme. Par une habile manœuvre, elle fit partir l'officier aller quérir l'une des rares représentantes d'une espèce non-humaine à cette fête foraine, c'est-à-dire la serveuse asari du bar et je me retrouvai alors seule avec Béchard. On contrastait beaucoup elle et moi. Elle s'habillait avec un certain style il était vrai mais elle paraissait bien plus décontractée tandis que moi, j'étais dans des vêtements bien plus chics et formels mais tout aussi près du corps. Le tailleur, la veste et le chemisier que je portais était le set que je sortais en des occasions bien particulières un peu comme cette fête foraine et j'y avais de plus, ajouté des bas noir, contrastant encore avec les siens. Elle était française, indéniablement et comme elle le montrait, quelqu'un de coquet et de dangereusement séduisante là où moi j'étais anglaise, propre et soignée sur moi comme tout militaire qui se respecte même en civil, bien plus sérieuse et assurée qu'elle. Qu'elle soit mon opposée m'aurait dans certaines circonstances rebutée. Ici, elle en était attirante et me donnait envie d'en savoir plus sur cette intrigante française. Même sa silhouette bien plus frêle que la mienne captait mon attention. Nous étions là toutes les deux pour passer un bon moment, pourquoi pas autour d'un verre qu'un homme nous offrirait à nous deux. Néanmoins, j'avais bien l'intention de passer mon temps juste avec cette femme et sans cet officier qui se la racontait et qui donnait un côté pédant que je détestais. Elle était taquine et légèrement ironique quand elle me posa sa question. Elle avait un certain culot celle-là et en réponse, je lui décochais un sourire un peu plus sinistre que celui que j'avais affiché pendant l'échange entre Béchard et le type en uniforme de l'Alliance.

Dixit celle qui n'hésite pas à ordonner de se faire payer un verre... Pour tout vous dire, je n'ai pas eu besoin d'ordonner qu'on me l'offre, il me l'a offert de lui-même. Va falloir être un peu moins rentre-dedans pour une eau de vie, Béchard.

Je ponctuai mes paroles par un doux rire amusé envers la femme blonde et mes yeux se vissèrent dans les siens. En une fraction de seconde, je sus que j'avais toute son attention et je voulais qu'elle vienne plus près alors que je me redressai doucement sur mon siège, mes jambes croisées avec mes escarpins noirs rutilants se terminant en pointe. J'étais tournée vers elle et j'attendais qu'elle en fasse de même, lui désignant derrière elle le même siège haut que le mien. À cette distance, elle pouvait deviner le début mon tatouage de roses noirs et de pistolets Predator sur le bras droit qui dépassait un peu sur mon poignet et voir aisément mon tatouage de dentelle noir autour du cou. Elle était là avec ses atours, il fallait maintenant qu'elle voie une partie des miens. Alors qu'elle venait plus près, une fragrance étrange m'assaillit, cela me rappelait un champ de fleurs et je présumai donc que c'était un parfum qu'elle portait, tout aussi pétillant qu'elle, recouvrant presque l'odeur bien plus discrète et affirmée de mon eau de toilette. J'accordai à peine un regard à ses mains dont les ongles étaient turquoises, je préférai regarder la française dans les yeux comme tout à l'heure. Mais le sous-lieutenant se pointa à cet instant avec un verre dans chaque main et vint se poster entre nous, mon whiskey-coca dans sa main droite et l'eau-de-vie de litchi dans l'autre. Alors qu'il allait parler, je l'interrompis en levant la main dans sa direction pour le faire taire.

Merci, Sous-Lieutenant. Mais vous savez... vous contrastez beaucoup trop dans cet uniforme, regardez, vous êtes le seul à le porter. Vous savez ce qui serait bien ? Que vous reveniez en civil. Maman a fait du bon travail mais vous seriez tellement mieux avec d'autres atours vous ne croyez pas ? Faites moi plaisir, changez vous. Je vous paierai peut-être un verre si vous revenez...

J'appuyais intensément le grade, voulant bien lui faire comprendre que j'avais compris qu'il m'avait raconté des conneries mais mon ton était doucereux, sans méchanceté, presque imperceptiblement implorant mais avec un très significatif sourire en coin sur la fin de ma phrase, fixant l'homme devant moi. L'effet fonctionna à merveille. L'officier nota à peine ce que je venais de lui faire remarquer et me fit un salut impeccable d'un ton enthousiaste et partit en courant. Je dissimulais mon hilarité derrière mon verre avant de carrément rire lorsqu'il disparut de mon champ de vision et je trinquai avec Béchard, encore toute hilare, contente d'être enfin seule avec la française. Je pris une simple et agréable gorgée du cocktail, le soda accompagnant aisément le liquide sirupeux et alcoolisé en bouche.

Hahahaha, les militaires alors, toujours au taquet et à obéir aux ordres... Vous avez vu sa tête ? Hahaha... halalaaa heureusement que des gars comme lui existent, on s'emmerderait ferme sinon... Entre nous, c'est la providence qui vous envoie, si j'avais été seule, je l'aurai envoyé chier plus brutalement... Vous êtes très belle en tout cas, Béchard.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Mar 12 Sep 2017, 00:49
Les dés étaient jetés, Astrid allait vite savoir si son jeu allait plaire ou être rejeté. Son cœur battait fort, elle savait qu’au moment de sortir sa dernière réplique à Wong, elle venait de franchir le seuil de non-retour. Tenter de provoquer sa cible était efficace à condition que celle-ci avait suffisamment d'humour...

- Dixit celle qui n'hésite pas à ordonner de se faire payer un verre... Pour tout vous dire, je n'ai pas eu besoin d'ordonner qu'on me l'offre, il me l'a offert de lui-même. Va falloir être un peu moins rentre-dedans pour une eau de vie, Béchard.


Bingo ! Astrid avait réussi à susciter une réaction et un début de conversation, Jane avait commencé à sortir sa répartie en guise de première carte. Un reproche déguisé en conseil… ça donnait à Wong un air assez dominant qui faisait secrètement craquer Mayer… Elle s’imaginait déjà en train de recevoir des ordres de la belle, un fantasme qu'elle tentait de refouler depuis de nombreuses années... Silencieusement, Astrid souffla lentement pour conserver son calme, c’était un peu le bordel dans sa tête mais elle avait l’habitude de ne pas le montrer. La blondinette renvoya un sourire un plus joueur à sa camarade de beuverie en prenant soin d’explorer à nouveau son visage. Ses yeux en amandes l’hypnotisaient, elle n’arrêtait pas de faire le retour entre ses lèvres et son regard, un vrai dilemme.

La jeune femme avait chaud, la tension montait dans le regard de son interlocutrice, elle l’intimidait, même si elle se refusait à le montrer. C’est étrange, Jane dégageait un magnétisme auquel la blondinette avait dû mal à résister. Encore plus étrange, elle trouvait le fait qu’elle soit plus âgée encore plus existant… Mayer était inconsciemment attirée par l’expérience et Jane semblait avoir quelques leçons à lui donner… Il fallait agir, continuer à faire monter brûler l’interaction, cette femme était dangereuse c’est évident mais Astrid n’avait pas dit son dernier mot et allait commencer à jouer elle aussi…

- Hann madame donne des leçons devant les enfants ! Lança-t-elle amusée sur un air faussement hautain en regardant le marine. C’est surement parce qu’il devait être désespéré qu’il vous l’a offert aussi vite… Lança Mayer en la provoquant un petit peu plus.

Astrid eu un instant de réflexion pour repenser son approche quand Jane discuta avec l’officier, c’était l’occasion de répéter mentalement ce qu’elle allait faire. Le stress et l’excitation montaient. Il s’agissait en fait d’adrénaline, et la blondinette adorait ça… Wong avait l’art et la manière d’obtenir ce qu’elle voulait, c’était intéressant à voir. Astrid avait adoré la scène et en prit mentalement note, c’était un coup qui n’aurait pas marché avec un bon player, mais le sous-lieutenant n’en était pas un, ce qui en faisait dans cette situation, un coup de maître. Le sous lieutenant était en effet partit se changer... peut être aurait il plus de chance avec un autre groupe habillé de manière plus festive.

"Béchard" s’approcha de Jane en se mouvant lentement, marchant soigneusement sur une ligne droite imaginaire sur le sol pour mieux faire basculer son bassin afin de mettre en valeur ses fessiers qui moulaient à sa jupe en cuir. Elle ne fit que quelques pas en évitant d’approcher Jane de manière frontale, c’était psychologique et étudié, ça donnait un air moins intrusif et direct. Après s’être suffisamment rapprochée, Mayer s’accouda au bar et se laissa cambrer très légèrement. Tout était calculé, travaillé, et répété. Si son approche avait été trop frontale, elle serait passée pour une dalleuse, si sa démarche était trop exagérée, elle serait passée pour une fille vulgaire.

C’est en se rapprochant ainsi que Mayer put constater que le ras de cou qu’avait sa superbe camarade de beuverie était en fait un tatouage. Astrid adorait les ras de cou chez les autres, c’est dommage qu’il ne s’agisse pas d’un vrai… Les yeux de la blondinette se déportèrent ensuite sur les jambes de son interlocutrice, musclées, effilées, Astrid ne put s’empêcher de laisser son regard les parcourir malgré tous ses efforts pour ne paraître indiscrète. Ça lui faisait tourner la tête… surtout quand elle comprit qu’elle portait des bas.

- J’en reviens toujours pas que ça ait fonctionné… Lança Astrid pour continuer la conversation en la déportant sur le sous – lieutenant qui venait d’avaler l’hameçon qui lui a été tendu…

Visiblement, Jane été particulièrement fière de son coup, y’avait indéniablement un coté bien salaud à cette histoire mais Mayer y vit également quelque chose de diaboliquement amusant. Wong éclatait de rire en avec Astrid qui semblait apprécier la tournure que prenaient les choses…

- Hahahaha, les militaires alors, toujours au taquet et à obéir aux ordres... Vous avez vu sa tête ? Hahaha... halalaaa heureusement que des gars comme lui existent, on s'emmerderait ferme sinon... Entre nous, c'est la providence qui vous envoie, si j'avais été seule, je l'aurai envoyé chier plus brutalement... Vous êtes très belle en tout cas, Béchard.

Les choses devenaient intéressantes, personne n’aurait complimenté Mayer d’une manière aussi explicite innocemment, elle le savait, surtout que ça venait d’une autre femme. Astrid eu du mal à dissimuler son excitation grandissante mais elle savait que la montrer trop tôt pourrait tout gâcher, en soufflant lentement, elle répondit avec assurance et une pointe de provocation à son interlocutrice :

- Hummm on me le dit souvent oui… Mais je dois reconnaître que vous avez bon goût… malgré le whisky coca… Lança-t-elle avec un sourire en coin malicieux et coquin avant de prendre une gorgée de son eau de vie. Mayer plongea alors ses yeux noisettes dans ceux de Wong en s’assurant d’y voir clairement son reflet.
- J’aime beaucoup votre façon de me regarder… aucune autre femme ne l’avait ainsi fait auparavant…

Avoua la présumée Française en laissant ses doigts soigneusement manucurés frôler le poignet de Jane. Mayer dû rapidement trouver un prétexte pour ce geste en surface innocent mais très porteur de sens…
- Je hais les aiguilles, c’est pour cette raison que j’aime admirer ça chez les autres. Mon frère m'a totalement traumatisée plus jeune ! Je voulais me faire un piercing à l'oreille et cet idiot m'a fait le trou avec une aiguille et un glaçon !

Lança t’elle avant de lui caresser légèrement le poignet avant de retirer sa main comme si de rien n’était. Le lieutenant était subtil et composée quand il s’agissait de séduire. Une nouvelle fois elle regarda avec insistance les lèvres de Wong, un signe d’attirance qui ne trompe personne… La jeune "Française" était attirée par Jane mais elle ne le savait pas encore… Elle pensait à un jeu, à concours de beauté et d’égo, mais elle ressentait quelque chose de bien plus fort qui lui noua la gorge.

Après avoir envoyé autant de piques, il fallait que Mayer calibre un peu son jeu en ralentissant la cadence, la blondinette opta pour une discussion plus calme.

- Je parie que vous êtes athlète de haut niveau… votre physique vous trahis, mystérieuse Jane. Je vous vois mal collée à un ordinateur ou assise toute la journée à un bureau…
Lança la fausse Française pour détourner l’ennuyeuse et l’éternelle question : Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?

- Votre assurance montre un certain self control… ça ne doit pas être facile d’être constamment en compétition ! Vous êtes déjà monté sur le podium, n’est – ce pas …? Lança-t-elle avec un petit air supérieur histoire d’envoyer un nouveau pique, elle était sûre d'avoir trouvé la réponse.

Astrid regarda une nouvelle fois le poignet de la belle inconnue et lança pour poursuivre la conversation :
- Madame aime les joujoux pour garçons… Lança la blondinette sur un air joueur en regardant les prédators tatoués sur la peau de Jane.
- Est – ce que madame saurait les utiliser correctement ? Je paye le mètre de shooter si vous me battez au tir à la carabine… Astrid s’humecta discrètement les lèvres, elle était à la fois nerveuse et excitée et voulait définitivement passer plus de temps avec elle…

Sa meilleure amie se gratta la gorge pour attirer l’attention de Mayer qui se retourna dans sa direction en la regardant par-dessus son épaule. Ça voulait dire : « Hey connasse… nous oublie pas hein ? » Astrid due s’éclipser un instant à contrecœur pour aller voir son équipe.

- A quoi tu joues ? On avait dit pas de plan comme ça là…
- Hey relaxe ma fille ! On se capte après ok ?
- Astrid… on avait dit pas de plan en solitaire.
- Allez fais pas la gueule ! le sous-lieutenant va revenir t’auras qu’à le baiser !
- Vas-y dégage…
- Je t’aime ma chewie !!! Lança Mayer en lui faisant un bisou sur la joue de son amie, elle semblait grognonne mais se laissa faire, ces deux-là se connaissaient par cœur.

Après avoir eu à batailler un peu avec le groupe, Mayer pu retourner voir Wong qui n’était plus assise à l’endroit où elle l’avait laissée, Astrid parcourra le bar du regard, elle avait peut être mal joué et fait fuir sa camarade de soirée. Astrid avança en regardant autour d’elle puis se dirigea vers la porte, peut-être avait-elle filé…
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Sam 16 Sep 2017, 01:08

Night lie
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- Quartier commun, espaces verts

La séduction était un jeu, qui pouvait parfois s'avérer dangereux pour les non-initiés ou ceux qui s'y prenaient mal mais Béchard en était une adepte voire une confirmée dans cet art subtil et qui pourtant pouvait être simple pour d'autres. Je ne connaissais pas le passé de la jeune française mais elle avait assurément beaucoup d'expérience en la matière, ne serait-ce qu'en observant l'approche qu'elle avait faite et le sens de la répartie qu'elle possédait et qu'elle avait utilisé contre le sous-lieutenant. Je ne la lâchai pas du regard alors que l'on échangeait, à coups de sourires tantôt enjôleurs, tantôt amusés, l'on se jaugeaient des yeux en s'observant mutuellement. Je remarquai que ses yeux effectuaient souvent le même trajet pendant qu'elle me fixait, supposant alors qu'elle regardait mes lèvres mais je n'en était pas sûre, je savais seulement que je captais toute son attention et ce n'était pas pour me déplaire. Béchard avait l'air plus jeune que moi voire un peu plus que je ne le pensais car à voir les petites marques d'âge sur son visage ainsi que l'apparence générale, je lui donnais à peine trente ans, elle devait aller sur sa trentaine tandis que j'étais déjà plus proche de la quarantaine. Toutefois, notre différence d'âge que je supposai moindre ne me gêna pas, elle avait déjà l'air d'une femme adulte et non d'une gamine de dix-huit voire vingt ans. Elle aurait l'air de sortir de sa puberté un peu comme le sous-lieutenant que je l'aurai déjà envoyée bouler plus loin en lui montrant que le bac à sable était ailleurs. En dehors de cela, il émanait quelque chose d'assez étrange de la française, comme si elle menaçait d'exploser ou si elle bouillonnait intérieurement. Se maîtrisait-elle ? Si c'était le cas, je trouvai cela plutôt amusant, au moins elle faisait un effort de présentation rien que pour moi, c'était même mignon selon moi. Béchard ceci étant, aimait beaucoup jouer et lancer des petites piques en guise de test envers la personne qu'elle avait en face d'elle. Ce soir, c'était moi et elle était tombée sur quelqu'un qui avait déjà été éprouvée par ce genre d'expérience agréable comme mauvaise.

Pas si désespéré que ça Béchard, il aurait très bien pu le faire pour vous. Mais vous en avez décidé autrement en lui donnant cet ordre, je me demande donc qui était le plus désespéré des deux, vous ou le sous-lieutenant...

Je pus placer un petit rire légèrement moqueur et sinistre pour marquer mon amusement teinté d'un léger sentiment de supériorité avant que le sous-lieutenant ne vienne avec les boissons. Une fois ce dernier parti et maintenant seule avec Béchard, je laissai ma compagne de beuverie s'approcher de moi et elle ne se privait pas d'encore essayer de me séduire en me faisant profiter de ses formes, certes leur entière nudité cachée par ses vêtements mais soulignées très explicitement. J'aimais regarder de belles choses, mon regard s'abreuvait de regarder de belles plantes et Élise Béchard en était assurément une. Ses fesses étaient rudement bien moulées dans sa jupe de cuir qui lui montait jusqu'au nombril et j'avais vraiment du mal à ne pas lorgner sur la forme voluptueuse de son arrière-train ainsi que de sa croupe qui dessinait une belle forme de vague bien qu'elle ne possédait pas un taille de guêpe. Tant mieux, cela m'aurait même plutôt rebuté une taille trop petite du genre habituée à porter des corsets, je préférai encore une femme avec des formes et de la chair, même musclée mais je devinai aisément que la française n'était pas aussi musclée que moi. Elle avait sûrement une ligne alimentaire et physique à respecter mais ne devait avoir certainement jamais suivi un entraînement du N7. Elle tenait beaucoup plus de la fille entretenue par une famille riche à en juger par l'aspect de ses vêtements et qui faisait ce que beaucoup de gens de son âge adoraient faire : profiter de la vie et s'amuser. Pendant que j'observai son fessier, je restai assise sur ma chaise haute, mes jambes toujours croisées dans une posture de domination sur elle mais je ne faisais pas face au bar, je m'étais tournée vers elle en faisant pivoter mon siège pendant qu'elle s'était accoudée au bar. Ainsi l'on pouvait se faire face et elle put donc détailler mon tatouage autour du cou ainsi que celui qui allait de mon poignet droit jusqu'à l'épaule et sa jointure au cou. Vint ensuite le compliment de ma part.

Comme je m'y attendais un peu, Élise Béchard accueillit mon compliment par une pique et prenant un air légèrement hautain que je lui trouvais maintenant familier. Assurément, elle était de la haute, le Presidium devait être comme un second chez elle car seuls les plus fortunés pouvaient s'offrir un logement dans ce coin de la Citadelle. Que dirait-elle si elle savait qu'à mon âge, j'habitais toujours en compagnie de ma mère et de ma sœur benjamine... Avant que je ne puisse répondre, elle eut alors un regard envers moi, le genre de regard fixe et intéressé. Ses yeux se fixèrent dans les miens et je ne pus détacher mes propres globes oculaires de cette attention silencieuse. Après mon compliment explicite et un temps de silence entre elle moi, la française y allait de ses propres mots qui me firent rougir un instant avant que je ne sente un petit bruissement contre la peau de mon poignet tatoué. Venait-elle de me frôler la peau ? J'écoutai à peine son commentaire concernant le piercing raté que son frère lui avait un jour fait qui à mon sens sonnait beaucoup plus comme une excuse pour s'autoriser ce contact avec ma peau et j'approchai mon visage plus près d'elle, mon sourire en coin entraîné depuis des années à exprimer une large palette d'émotions allant de la séduction à la menace en passant par la joie se fendant à son égard. Au moment même où j'allais parler, je sentis distinctement sa main qui caressait mon poignet.

J'espère que vous ne dites pas ça à toutes les femmes qui vous intéressent, Élise Béchard. Parce que si je vous regarde ainsi, ce n'est pas pour rien. J'ai aussi bien vue comment vous me regardez...

J'eus une nouvelle fois un petit rire, plutôt pour moi-même mais elle était assez proche pour l'entendre. Il n'y avait nulle moquerie dans ce rire plutôt de l'amusement de me trouver dans une situation qui me plaisait. Se faire ainsi séduire était plaisant mais je ne manquai pas de lui renvoyer l'amabilité, cela n'avait pas de sens si la séduction ne travaillait que dans un sens. La française engagea de nouveau la conversation et je notai son utilisation de mon réel second prénom. Comme cela était à prévoir, il fallait maintenant parler de soi-même. De la vie que je vais m'inventer ici en l'occurrence, y mêlant vérité et mensonge, rien que d'y penser me procura un frisson. J'accueillis ses questions en pouffant doucement de rire. C'est qu'elle était presque tout aussi observatrice que moi la française...

Vous y êtes presque Élise... Presque. J'aurais aimé pouvoir être une athlète de haut niveau et n'avoir qu'à me préoccuper de mes performances sportives sans me soucier de tout le reste. Et pourtant...

Mon regard se baissa légèrement sur nos mains qui étaient très proches l'une de l'autre, ma bouche très légèrement entrouverte et l'index de ma main droite, celle dont le poignet était tatoué, se mit à se joindre doucement à la main de la jeune femme blonde avant de lui caresser la peau doucement presque avec sensualité. Je me remis alors à la regarder dans ses yeux, plus sérieuse que précédemment.

Je suis constamment en compétition mais le podium sur lequel je monte, peu sont ceux qui y restent, beaucoup n'y parviennent pas. C'est un chemin dangereux que le mien...

Elle pouvait arborer son air supérieur si elle le voulait, cela n'allait rien y changer. Je ne lui donnai pas le nom de ma profession et j'allais encore moins lui dire que j'étais de l'Alliance mais je lui en laissai un peu pour ne pas rester sans réponse. Elle devait comprendre qu'il était dangereux de me suivre ou d'en savoir plus, quelque part, c'était vrai. Mon doigt cessa de lui passer sur la peau avant qu'il ne revienne auprès de ma main mais Élise se mit à regarder mon poignet tatoué. Son commentaire me fit à nouveau sourire, non plus en coin mais entièrement. C'était cependant un sourire mutin, presque sournois qui accueillit l'interrogatrice française.

Qui a dit que ces joujoux ne sont que pour les garçons ? Conneries. Une femme sait tout aussi bien manier un flingue qu'un homme... Les utiliser correctement ? ... Élise, avec un Predator, je vous atteint le verre de la nana à une vingtaine de mètres là bas en un coup. Vous pouvez maintenant allonger le mètre de shots, mais si vous tenez tant que ça à aller à la carabine, très bien... D'ailleurs la nana en question vient vers nous je crois.

La jeune femme s'arrêta et se racla la gorge. À en juger de la réaction d'Élise, elles devaient se connaître mais cela m'amusa un peu plus à voir le regard mauvais de l'autre femme envers moi. Tournant le dos au bar et m'accoudant au comptoir, je pris cela comme un compliment alors qu'elle semblait s'énerver contre moi et Élise. Tout dans ma posture, accoudée au comptoir, mes longues jambes croisées devant moi était comme dans une provocation envers l'autre. Mais j'eus alors une autre idée, bien plus pernicieuse, histoire de voir jusqu'à quel point je plaisais à Élise. Sans attendre qu'elle en eut fini avec son amie, je laissai Élise pour aller retrouver l'Asari qui avait servie des clients humains. Cette dernière m'accueillit avec un sourire et je lui demandai alors si elle avait un miroir et de quoi refaire mon eye-liner. Ma requête déclencha une joie non dissimulée à l'alien qui m'encouragea à venir de son côté du comptoir et d'aller dans son arrière-boutique où elle avait un miroir et un nécessaire de maquillage. Comme une cliente docile, je vins à ses côtés et comme elle n'avait pour le moment pas de clients à servir, elle m'emmena avec elle. Elle m'entraîna dans une petite pièce et toujours aussi contente, elle me montra son petit miroir avant de me tendre l'eye-liner. Dans un geste mille et mille fois répété de ma part, je refis soigneusement le contour de mes yeux avec cet accessoire de maquillage que j'aimais beaucoup. L'Asari, qui se présenta sous le nom de Visia V'lasir me refit même volontiers très succinctement les sourcils et me prêta son gloss que je refusai poliment, je trouvais mes lèvres déjà finement embellies. Je gratifiai V'lasir d'un sourire reconnaissant, légèrement aguicheur envers l'Asari qui avait les joues cramoisies. On ressortit peu après de sa petite pièce, moi en tête pour revenir au comptoir côté clients. V'lasir qui retrouva son rôle de barman me demanda si je voulais être resservie en quelque chose. Bien droite à côté du comptoir dans une posture digne et dominante, j'opinai de la tête en la regardant d'un air charmeur mais sans vulgarité, il fallait que ma personne respire un air de classe et de sobriété. Ce fut à cet instant que je me demandai où est-ce qu'Elise était passée. Était-elle déjà partie avec son amie en me laissant ?

La même chose que tout à l'heure Visia, merci.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Mar 03 Oct 2017, 00:55
Il s’en était fallu de peu pour que Mayer perde le soutien de son cercle social pour cette soirée… Astrid cherchait sa partenaire des yeux à l’extérieur malgré le bruit ambiant, elle put reconnaître sa voix près du bar. Jane s’y tenait ,toujours avec une allure tenue, les épaules légèrement en arrière, droite et fière. Astrid dû s’empêcher de se précipiter vers elle et contrôler sa deuxième approche… Décidément, Wong n’allait pas ainsi se laisser faire… Jane constituait à la fois un puzzle irrésolu et un défis pour la fausse Française, pour une fois qu’elle avait à travailler dur pour avoir ce qu’elle veut…

- On déclare déjà forfait ?

Envoya la blondinette avec un regard plein de défis avant de se rassoir près d’elle. Cette fois, elle s’était discrètement un peu plus rapprochée.

- Tu sais, je pense que tu devrais te calmer sur l’alcool si tu veux avoir une chance ! Lança la « Française » à sa partenaire sur un ton joueur avant de commander un jus de fruit pour l’accompagner.

Mayer devait à nouveau gagner du temps avant de défier Jane au tir, c’était étrange qu’elle dégageait une telle assurance pour une civile… Jane ne put s’empêcher de tourner son visage vers Astrid, elle venait de se remaquiller, et l’effet s’en fit ressentir…

- Wo… Hum…

Dû se reprendre la pilote pour ne pas laisser transparaître ses impressions sur sa partenaire. Mayer pensait jouer à un jeu avec Jane, mais elle ne savait pas qu’elle allait réellement l’attirer… Discrètement, Astrid resserra ses jambes et ne put s’empêcher de se mordre légèrement la lèvre inférieure. Ce n’est qu’après tout ce temps d’interaction qu’elle finit par comprendre que ce n’était plus un jeu… Wong l’excitait, et elle venait de s'en rendre compte.

Silencieusement, la pilote observa le visage de sa camarade qui semblait avoir compris ce qu’il était en train d’arriver à Astrid. Cette dernière fit tous les efforts possibles pour tenter de dissimuler ce qu’elle ressentait mais cette fois un petit rire nerveux lui échappa quand Wong répliqua à sa dernière pique. Il fallait agir, le cœur de la jeune femme se mit à battre extrêmement fort et ses mains tremblaient très légèrement. La « Française » dû boire son verre rapidement avant de perdre ses moyens devant Wong et éviter un instant son regard. Les deux femmes venaient de faire le plein de munitions, il était maintenant temps d’en décharger sur des ballons.

Une fois leurs verres vidés, Mayer descendit de son tabouret en tendant la main à Wong pour l’aider à descendre. Evidemment, c’était une excuse de plus pour pouvoir la toucher. C’était subtile, et ça lui permettait de la garder dans sa main quelques minutes pour marcher en direction de l’asari afin de régler leurs parts.

Après quoi, les deux femmes se dirigèrent vers le stand de tir. Astrid était nerveuse, c’était la première fois qu’elle se montrait ainsi en train de flirter avec une autre femme. Sur le trajet, Jane effectua un geste auquel Mayer ne s’attendait pas. En effet, la mystérieuse séductrice fit un crochet avec son bras en regardant Astrid avec un grand sourire, comme pour l’inciter à y passer le sien, ce qu’elle fit en lui renvoyant un sourire joueur. Nos deux compétitrices marchèrent bras dans l’autre jusqu’à leur terrain d’affrontement :

Un grand stand de tir tenu par un turien , il y avait des peluches en tout genre à gagner et Astrid venait de flasher sur l’une d’entre elle.

- Haaaaaan !!! Je veux la peluche Gohala ! Lança la jeune femme toute excitée, cela fit rire Jane qui ne partageait pas les mêmes goûts. Wong préférait une autre peluche et cela donna une idée à notre petite boule de nerfs.

- Ok, celle qui perd offre la peluche à la gagnante !

Amusée, Jane semblait accepter le défis et laisse l’honneur à Astrid de commencer. Celle-ci se débrouillait bien, elle avait l’habitude de ce genre de jeu. Intéressé par le défis, le turien changea les ballons pour des cibles numérotées de 1 à 5 pour mieux départager les deux challengers. Astrid envoya son premier plomb dans un 3. Fière d’elle, elle regarda sa partenaire de manière hautaine en lui lâchant un « Hum ! » aigue. Jane était amusée et arma sa carabine pour tirer à son tour, elle toucha le 3 aussi. Étrangement, elle avait visé et tiré avec une vitesse presque mécanique… Evidemment, Astrid était trop concentrée sur l’endroit ou été atterrit le plomb pour l’avoir vu, mais Jane semblait avoir fait exprès de ne toucher qu’un 3…

- Ha ! Tu m’avais presque impressionnée avec ton discours sur ton prédator ! Lança sur un ton provocant avant de charger son deuxième tir.

- Regarde la pro faire et prends ta leçon d’humilité… Cette fois Astrid s’appliqua et prit son temps pour viser du mieux possible… 4.

- HA ! Lâcha t’elle satisfaite de son tour. Jane semblait être en train de s’amuser de plus en plus au vu des réactions de Astrid et ajusta son tir si vite que le doute commençait à envahir Astrid. Wong fit exprès de toucher un 4.

- Je le savais ! Tu ne voulais que m’intimider tout à l’heure !

Joueuse, Jane lui rappela rapidement qu’il restait encore un tir à rentrer. A ces mots, la blondinette prit cette fois un pose de vrai fusilier de l’alliance et toucha à nouveau le 4, très proche du 5. Satisfaite, Astrid se tourna vers Jane et n’eu même pas le temps de se vanter qu’elle venait de percer pile le centre de la cible. Sa vitesse d’exécution n’avait rien de civile. Wong lui souriait d’un air machiavélique.

- Nia nia nia… je t'ai laissé gagner c'est tout... Lança Mayer qui allait devoir payer son mètre de shooter et regarder Wong la narguer avec sa peluche.

La blondinette aimait la présence de sa camarade. Après quelques minutes de marche dans le présidium, Astrid finit par choisir un bar très calme dans lequel se tenait régulièrement des concerts. Elle adorait la musique et voulait voir ce que Jane avait à offrir dans ce domaine… Etant mauvaise joueuse, elle voulait pouvoir gagner sur un autre terrain en la défiant de monter sur scène après ce fameux mètre de shooter. Le bar était entièrement fait de bois, ça lui donnait un réel charme qui contrastait vraiment avec les structures modernes de la citadelle. Une odeur de bûches en train de brûler à l’intérieur avait envahi l’endroit, c’était agréable et donnait un coté réconfortant et apaisant. Des personnes de tout âge venaient dans ce bar, de toutes les espèces.

Mayer adorait ce bar, les musiciens qui venaient jouer sur scène pouvaient être amateurs ou professionnels, peu importe, ici tout le monde respectait la musique. Des lampes alimentées par des brindilles de pin servait d’éclairage, au milieu du bar, se dressait une imposante scène en parquet soigneusement ciré. Sur cette dernière trônaient des instruments de grandes qualité de marque très prestigieuses, certains d’entre eux portaient plusieurs signatures.

- J’aurais ma revanche la belle… Envoya Astrid sur un ton vindicatif.
Une fois commandés, les 2 femmes trinquèrent avant de boire le premier verre.

- Et donc tu semblerais avoir des origines asiatiques… ça te vient d’où ?

Demanda Astrid en se préparant à boire le deuxième qui était accompagné d’un morceau de citron, celui-ci, c’était de la Tequila. Après que Jane ait partagé un peu de ses origines, Mayer dû inventer une histoire sur sa fausse identité en prétendant être issue d’une famille aisée Française qui détenait un grand château de production de vin. Ça sonnait bien, ce n’est pas qu’elle avait l’habitude de mentir, mais elle avait déjà répété et utilisé plusieurs fois ce scénario.

- Humhum... tu sais, je t'ai trouvée quand même très compétente pour une simple civile tout à l’heure au stand…

Suspicieuse, Astrid la regardait droit dans les yeux, elle voulait avoir une réponse à la question qui lui trottait dans la tête « Mais qui es-tu… » Cependant, avant qu’elle ne puisse entendre de réponse, une voix au micro venait d’annoncer que les prochains chanteurs ou chanteuses pouvaient se présenter sur scène.

- J’espère que tu sais jouer…
Lança Astrid avant de prendre sa partenaire par la main pour l’amener sur scène. Mayer prit le micro et salua l’audience en fixant Jane dans les yeux.

- Hey les gens ! J’espère que vous passez une soirée inoubliable, va falloir qu’on vous montre comment on joue correctement de la musique avant que vous n’alliez dormir quand même !
Lança t’elle amusée sous les « booouuuhh » et les rires amusées des habitués, ils connaissaient Astrid qui venait assez souvent ici.

- Ce soir moi et ma partenaire on va vous jouer « Wish I stayed »

https://www.youtube.com/watch?v=_52p5nylTIc

A ces mots, des écrans s’allumèrent devant les places ou se trouvaient les instruments pour afficher les différentes partitions. Jane ne se laissa pas démonter par le défi et se dirigea vers la guitare, ce qui fit sourire Astrid, le deuxième jeu pouvait commencer. Mayer n’avait que très peu de talent, mais le chant en était définitivement un.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Sam 14 Oct 2017, 00:47

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- Citadelle, Secteur du Presidium
- Quartier commun, espaces verts

La voix légèrement snobinarde de Béchard si fit bientôt entendre non loin de moi, le ton teinté d'une provocation que je lui trouvai maintenant habituelle et quelque peu maladive comme si elle voulait se prouver à elle-même que par la provocation, elle existait toujours aux yeux de la personne de son intérêt. Ce soir c'était moi mais elle n'avait pas besoin de continuer à me provoquer pour avoir mon attention. Son allure et son visage m'interpellaient déjà mais bon, je me disais qu'il fallait que je fasse avec. Cela dit, si elle continuait à partir dans la provocation, l'intérêt et la curiosité que j'avais pour elle allait vite s'estomper et malgré le fait qu'elle puisse me séduire, j'allais lui apposer un arrêt rapide car trop de lutte tue la lutte et je n'étais pas ici pour me battre moralement. Je gardai une expression neutre lorsqu'elle s'assit à côté de moi, sans répondre cette fois à sa provocation. Elle était un peu trop agitée à mon goût sur le moment et je voulais la calmer un peu. D'ailleurs, elle jouait petit bras selon moi en se prenant un jus de fruits alors que j'étais restée sur mon cocktail favori. Pour essayer de la discipliner un minimum, voyant qu'elle s'était rapprochée de moi, je fis également un léger mouvement vers elle et je la fis simplement taire d'un regard en la fixant. Je m'appuyai sur mon coude droit, ma tête reposant sur ma main alors que je la fixais droit dans les yeux. Cela marcha comme je l'espérai car elle se mit à bégayer avant de se taire. Elle essayait de rester impassible mais je vis quelques émotions passer sur le visage d'Elise. Je me mis alors à afficher mon légendaire sourire en coin, d'une part parce qu'enfin j'avais un peu de calme en présence de ma partenaire de ce soir mais aussi parce que je savais pertinemment que je lui faisais de l'effet. C'en était grisant que de savoir ce que l'autre pouvait ressentir et je m'amusai de voir Béchard continuer à vouloir me séduire par son mélange de piques et de contacts visuels ou tactiles, une tactique un peu rentre-dedans mais qui savait être efficace. C'était à cause de cet aspect plutôt direct et légèrement brutal dans le jeu de séduction qu'Elise avait instauré qui ne m'avait pas immédiatement fait fondre pour elle. Néanmoins, alors que je la fixais, mes yeux dérivèrent doucement vers ses lèvres plus pulpeuses que les miennes et j'étais désormais très curieuse de savoir quel goût elles avaient, quelle fermeté elles pouvaient avoir. J'imaginais cette femme être une sorte de mannequin ou de model, à poser dans un magazine. Je notai son utilisation du tutoiement, signe que nous avions franchi un autre palier de proximité et j'entrepris donc de faire de même à son égard pour être à égalité.

Ça ne change rien, je te mettrai ta raclée au tir. Je vois que t'as cessé l'alcool, t'as raison, tu gagneras un peu plus de chances de te faire battre moins douloureusement ma petite Béchard...

La française se leva de son tabouret en me tendant sa main comme si elle se prenait pour une princesse ou attendait un baise-main mais je compris la manœuvre, histoire d'instaurer un contact un peu plus prolongé entre nous. Sa main, légèrement froide, était un peu plus petite que la mienne mais la poigne était plutôt ferme. Lorsque je m'en rendis compte, j'eus un regard pour elle du coin de l'œil, c'était véritablement pour la première fois qu'elle me fit ressentir une légère force en elle. Toutes provocations et ses piques n'étaient pas un signe de force pour moi, c'était juste un truc pour essayer de se rapprocher au plus vite par de l'humour acerbe. Ce n'était normalement pas mon truc de répondre par des piques ou de chambrer comme elle le faisait mais ce soir, mon humeur se prêta à son jeu. Je pouvais de toute façon toujours l'envoyer paitre si je sentais qu'elle m'emmerdait. Nous prîmes alors le chemin d'un stand de tir, situé à quelques mètres du bar. Alors que l'on fit quelques pas, quelque chose émana d'Elise. Ce n'était pas une odeur corporelle mais plutôt un sentiment qu'elle me transmis malgré elle. Je la sentais stressée voire agitée mais je n'en voyais pas la raison. Était-ce moi ou avait-elle peur de revoir son amie de tout à l'heure qui paraissait irritée de me voir à ses côtés ? Était-ce une ex ou quelque chose dans ce genre ? Je n'en avais vraiment aucune idée mais comme pour essayer de la rassurer et lui faire sentir une présence apaisante contre elle, je fis un crochet avec mon bras droit en la regardant, un sourire chaleureux et rassurant à son égard. Comme le ferait un homme à un mariage ou un évènement mondain à sa partenaire féminine, je m'attendis à ce que Béchard y passe le bras, ce qu'elle fit quelques secondes après. Cette sensation de stress qui émanait d'elle s'estompa un peu plus alors que l'on marchait comme deux amantes vers le stand de tir. Pendant le trajet, je sentis la main de la française se glisser dans la mienne pour caresser la peau du dos de ma main. Mes joues devinrent un peu écarlates à ce contact qu'elle voulait doux mais sensuel. Elle savait ce qu'elle voulait mais elle aimait s'en amuser. Toutefois, avec ce contact, je sentis quelque chose de plus tendre et affectif qu'un simple désir qu'elle voulait m'exprimer et me faire ressentir. Elle savait manier les émotions envers moi pour me faire ressentir ce qu'elle voulait mais aussi peut-être, le cherchait-elle pour elle-même afin de se sentir rassurée et bien en ma présence.

Parvenues au stand de tir, un Turien était derrière le comptoir, le ton blasé, se présenta à nous sous le nom de Flamus et nous montra les peluches en récompense si on réussissait notre séance de tir et nous indiqua que l'on pouvait soit tirer sur des cibles ou des ballons. Avant que je ne puisse répondre, Elise se mit à faire sa groupie sur une peluche de gohala. Décidément, ce petit animal était très en vogue, je me souvins que la veille au memorial de la guerre contre les Moissonneurs, le Geth Informateur était venu en compagnie de cette petite bête qui ressemblait beaucoup à nos chats terriens. La réaction surexcitée de la française me fit sourire voire m'amusai et je lâchai un rire un peu malgré moi. J'avais plutôt une autre peluche en tête, moins mignonne qu'un gohala mais elle me faisait rire. Je n'avais jamais deviné qu'on pouvait en faire des peluches d'eux.

Mais nooon regarde, la peluche d'un Elcor là, elle est mieux quand même.

J'acceptai sans trop d'hésitation la proposition de Béchard et Flamus, la voix toujours aussi blasée nous indiqua que pour gagner la peluche elcor ou gohala, nous devions faire le maximum de points sur des cibles numérotées qu'il plaça et non en perçant des ballons. Il nous tendit ensuite deux carabines ressemblant à un mélange entre un Avenger et un Vindicator. Le réflexe de tenir une arme revint immédiatement, les habitudes militaires ont la vie dure mais en lieu et place d'un chargeur de cartouches thermiques, le Turien qui avait décidément besoin d'anti-dépresseurs nous déposa à chacune, une petite coupelle dans laquelle il y avait trois plombs et j'en pris un en le plaçant dans la chambre de tir que l'on ouvrit comme pour recharger un Avenger. Par pure politesse mais aussi un peu par amusement, je laissai ma partenaire ouvrir le bal qui envoya son plomb dans le cercle du 3. Je fis une petite moue approbative lorsqu'elle lâcha "Hum!" d'un air très snobinard avant de lui sourire, aucunement déstabilisée mais sentant une légère adrénaline. Je n'allais pas lui montrer immédiatement que j'avais été autrement mieux formée au tir que la plupart des gens présents à cette fête foraine, il ne fallait pas qu'elle devine aisément que j'étais en réalité une soldat d'élite, je pouvais aussi très bien tirer et lui rester mystérieuse. Sans perdre trop de temps, j'armai avant de presser la détente et mon plomb se logea juste à côté de l'impact. Tout était finement calculé, jusqu'au dernier moment, j'allai lui faire croire que ce n'était qu'un coup de chance. D'ailleurs cela fonctionna très bien car Béchard partit dans une provocation plus marquante. À cet instant, l'adrénaline grimpa un peu car j'imaginai sa réaction lorsque j'allais atteindre le plein centre de la cible, bien dégoûtée qu'elle allait être. Pendant qu'elle perdait son temps à viser, je remis un plomb dans ma carabine et j'attendis patiemment qu'elle se décide. Elle arriva à toucher le cercle du 4 mais cela ne me fit absolument pas peur, la perspective de voir Béchard prendre cette leçon d'humilité me donnait des frissons de plaisir et mon sourire en coin se rebella pour devenir quelque chose de sinistre envers ma partenaire. À peine m'avait-elle regardé après son tir que je levais déjà mon fusil et après une seconde de réflexion, j'expédiai mon plomb à l'exact opposé de l'impact du plomb de Béchard de l'autre côté du cercle du 4. Je dus faire un effort pour me retenir de lui rire au nez en lui hurlant qu'elle n'avait aucune chance face à moi.

Eh Béchard, il te reste un plomb. Fais attention à ne pas te blesser à trop vouloir bien tirer.

Ma compagne d'un soir prit alors une posture qui me surprit légèrement, comme si elle me montrait qu'elle avait suivi comme un entraînement au maniement d'une arme militaire. Dans d'autres circonstances, je l'aurai conseillé d'écarter un peu moins ses pieds et de se redresser un peu plus avant de bien caler la crosse contre l'épaule mais je la laissai faire. Son plomb atteignit à peine le cercle du 4, tout près du 5 que je ne me fis pas prier pour lui montrer ce qu'était un vrai tir et mon plomb perça le 5 en plein milieu de la cible. Comme réponse à son ultime et désespérée provocation pour se sauver la face, je lui fis un sourire diabolique comme le ferait une succube devant sa proie et Flamus, plus impressionné et émotif que tout à l'heure, me demanda d'une voie admirative si je voulais toujours de la peluche de l'Elcor mais j'optai finalement pour la peluche du gohala. À défaut du véritable animal, j'avais maintenant une peluche et c'était l'occasion de narguer un peu Elise.

Aloooors ? C'est qui qui a pris sa leçon d'humilité ? C'est qui qui qui a pris la peluche du gohala ? C'est ça, essaie de te rattraper, je te l'ai dit, je suis meilleure au tir que toi.

Satisfaite de ma victoire mais aussi du moment passé avec Elise, je la laissai me guider dans la fête foraine dans ce quartier du Presidium, ma peluche de gohala dans la main. On quitta la zone de la fête foraine et j'eus un regard derrière moi, comme si je voulais distinguer mes collègues officiers avec qui j'étais venue mais dans la foule de gens, je ne pus distinguer aucune tête connue et je rejoignis d'un pas rapide ma partenaire qui nous emmena dans un bar non loin de là. L'établissement de débit de boissons était d'un décor rare au sein de ce quartier du Presidium voire peut-être même de la Citadelle en entier. Construit sur le modèle d'un mélange d'un saloon terrien lors de la conquête de l'ouest ainsi que d'un pub comme on en trouve à presque chaque rue un tant soit peu fréquentée à Londres, les lieux émettaient une atmosphère un peu rustique, boisé -c'était peu de le dire comme le bar en entier était construit en bois- mais charmant et accueillant. Pas seulement des Humains venaient boire ici, à un table se trouvaient trois Asaris très intéressées par la boiserie du bar, à une autre un Galarien, un Humain et un Turien discutaient avec entrain ou encore à une autre un couple Humaine-Turien se tenaient la main devant deux verres rempli d'un liquide doré ressemblant à de la bière. Il y avait même deux Krogans qui avec des chopines ressemblant à des seaux, debout, en grande discussion avec un groupe de deux Humains et une Asari mais tous ces groupes n'étaient que quelques-uns au milieu des consommateurs du bar old school. Le patron quant à lui ou du moins, je supposai que c'était lui, était Humain et avait un barman turien. L'éclairage en brindilles de pin parachevait le côté forêt et boisé des lieux. Le plus remarquable, c'était la scène qui s'élevait d'abord au milieu du bar pour ensuite rejoindre le mur non loin du bar, lieu où des musiciens amateurs ou professionnels pouvaient venir se produire. Il y avait une guitare acoustique à côté d'un synthétiseur de marque humaine qui me faisait doucement de l'œil et l'envie de me saisir de l'instrument me saisit, bien que cela fasse des mois que je n'avais pas joué de la gratte. Cependant, l'heure pour le moment était de boire et Elise ne manqua de me le rappeler tout comme elle préparai sa vengeance pour l'affront qu'elle avait subie il y peu au stand de tir.

Ma mère est une sino-américaine. Je suppose que je dois tenir mon côté asiatique d'elle étant donné que mon père était anglais.

Je répondis à sa question tout en buvant les shots qu'Elise avait promis d'aligner et j'allais lui demander ce qu'il en était de son côté mais je n'en avais même pas besoin, elle se chargea de répondre d'elle-même. Sa réponse ne me surprenait pas vraiment, à coups de famille aisée et d'un domaine viticole français. Ça collait bien à l'image qu'elle envoyait et le ton toujours un peu snobinard qu'elle employait. C'était une fille de la haute mais plutôt à l'ancienne comme si sa famille venait d'un ou deux siècles plus tôt. En revanche, elle devint suspicieuse à mon égard en soulignant mon maniement hors pair de la carabine au stand de tir mais loin de me démonter, je lui fis un simple sourire aimable quoique teintée d'une certaine classe.

Comme je t'ai dis chérie, je vis dans un milieu dangereux où bien manier un flingue est indispensable. Mais comme je porte très bien le tailleur et que j'ai une belle gueule, j'en ai généralement pas besoin...

Pour le coup c'était moi qui allait à la provocation et Elise allait certainement répliquer lorsque la voix du patron retentit pour annoncer que les prochains musiciens pouvaient prendre place. Sans prévenir, ma partenaire prit ma main et m'emmena sur scène. La surprise passée, je me sentis légèrement interloquée de me retrouver sous les projecteurs de la scène lorsqu'Elise capta mon regard. La présence du public m'instilla un certain trac mais peu après, je ne faisais plus attention au public autour de nous, focalisée sur la guitare. Sur la caisse de résonance, il y avait plusieurs signatures, certaines gribouillées, d'autres plus élaborées, comme si plusieurs personnes avaient voulues laisser leur marque sur l'instrument de musique comme un trophée. Prêtant à peine de l'attention au public qui se mit à huer légèrement, je pris donc la guitare en main et fit passer la lanière dans mon dos. La musique annoncée par ma partenaire ne me disait rien, aussi, j'eus de la chance en voyant apparaître la partition devant moi alors que je m'assis sur un siège surélevé pour jouer. Aussitôt je me mis à vérifier les branchements de la guitare afin que le son produit par l'instrument soit bien répercuté puis aussi à accorder les cordes. Je me mis à jouer quelques notes pour vérifier que le son était bon à mon oreille puis j'opinai à Elise qui ne me lâchait pas du regard. Je me mis alors à jouer les premiers accords, concentrée sur ma partition tandis qu'Elise se mit à chanter, d'une voix profonde et plutôt cassée qui m'interpella rapidement. Mes doigts jouaient machinalement les accords lorsque j'eus un regard pour la française. Elle me semblait presque métamorphosée avec cette voix que j'imaginais sortie d'un autre corps que le sien et je pus sentir toute l'attention du public concentrée sur nous. Personne ne parlait ou ne faisait autre chose dans l'assistance, je pouvais presque me dire que même le barman avait arrêté d'essuyer ses verres. Elise mettait de l'émotion dans son chant, cela me touchait même et je découvris une facette émouvante presque triste derrière les piques de cette jeune femme mais je me devais de l'accompagner au son de mon instrument et j'y mis du cœur notamment dans le refrain, la chanson le demanda ardemment.

Lorsque la musique se termina, il y eut plusieurs salves d'applaudissements dans le bar et lorsque les lumières éclairèrent le public, certains visages avaient même presque les larmes aux yeux. J'eus un regard pour Elise qui se retourna vers moi et je voyais que même elle avait ressentie ce même sentiment qui avait étreint le public. Je lui fis un sourire pour l'encourager et alors que ma compagne de ce soir remercia le public pour nous, je fis défiler quelques titres avant de tomber sur un titre que j'aimais beaucoup et qui était très ancien, je savais même de plus très bien le jouer notamment le solo. Je m'arrêtai sur celui-ci et lorsqu'Elise me regarda à nouveau, je lui fis un sourire un peu plus mesquin pour lui faire comprendre que nous allions jouer ce titre. Cela sembla la ravir que nous nous adonnions à nouveau à divertir les gens du bar. J'accordai à nouveau ma guitare en la circonstance et j'eus un dernier regard pour la française avant de me mettre à parler dans le petit micro devant moi en faisant un fort accent anglais le plus séduisant possible.

See if you can spot this one.

Il y eut des rires dans l'assistance avant que je ne me mette à jouer les premières notes. Cette fois, mes doigts beaucoup plus habitués à la mélodie et aux accords bougèrent d'eux mêmes et je n'eus même pas besoin de regarder la partition tant je connaissais bien la musique. Pendant que je jouais, je me mis même à me lever de ma chaise pour aller rejoindre Elise qui chantait et bien que je ne chantais pas aussi bien qu'elle, il m'arrivait de parfois reprendre le refrain avec elle voire de faire un léger chœur mais je m'occupais surtout de mon instrument. Lors du solo, je m'appliquais concentrée à sortir le son le plus pur possible, encouragée par le public qui frappait des mains pour battre la mesure et le rythme. Un public qui avait d'ailleurs reconnu très vite le morceau que je jouais notamment parmi les Humains lorsque les premiers accords furent accueillis par des sifflements et des cris de joie ainsi que quelques applaudissements. Beaucoup plus légère et plus joyeuse que la précédente chanson, certains se mirent même à esquisser quelques pas de danse. Elise, tout aussi encouragée que moi, donnait de la voix qui était un formidable instrument à la tessiture étonnante, transformant alors la chanson en un hymne à la joie dans un lieu dédié aux bonnes choses de la vie comme une bonne boisson, une bonne conversation ou de la bonne musique. Une sensation de plaisir lié à ce son que moi et Elise nous produisions me parcourut le corps et je ne souhaitai pas que cela s'arrête, l'adrénaline était bien présente et il me prit l'envie de prolonger légèrement le solo ainsi que quelques accords mais cela ne sembla gêner personne dont surtout Elise. Pendant la chanson, outre le public, j'avais surtout des yeux pour elle. Elle paraissait tellement belle et tellement attirante lorsqu'elle chantait, rien à voir avec la peste chambreuse et richarde d'auparavant mais tellement attachante. Lorsque l'on eut terminé, c'était cette fois un tonnerre d'applaudissements qui nous accueillit. Je pris les applaudissements en remerciant le public mais je laissai surtout Elise en profiter et récolter les acclamations.

Une idée me traversa et resta dans mon esprit. Je me rassis à la chaise surélevée mais je fixai ma guitare, sans regarder ma partition. Le public se calma aussitôt et une bonne partie d'entre eux alla chercher des consommations que le patron annonça d'une voix forte disponible après avoir demandé des applaudissement supplémentaires. De mon côté, j'ignorai une remarque ou un question d'Elise, il y avait quelques accords que j'avais envie de jouer dès maintenant. C'était une musique sans paroles que l'on connaissait dans l'Alliance et que j'avais dû apprendre en tout premier lorsque j'y avais été intégrée. Pour les soldats de l'Alliance, cette musique était un hommage à Shepard. Le fameux commandant sauveur de la galaxie avait sa propre musique dédiée et je la connaissais par cœur mais je n'allais pas ici la jouer entièrement, seulement le début. Une soudaine envie de le faire m'y poussa et sans véritablement m'en apercevoir, un petit groupe de personnes principalement composé d'Humains mais aussi d'Asaris et de Turiens s'approcha de la scène pour m'entendre jouer. Les cordes réglées, je me mis à jouer d'un air solennel et digne mais les quelques notes que je jouai pendant quelques secondes étaient purement évocatrices. Peu m'importait si certains n'aimaient pas, j'avais ici une gratte, je voulais absolument jouer les quelques notes du début de cette musique avant de peut-être enchaîner sur autre chose de plus joyeux dans ce bar comme jouer autre chose ou simplement reboire un coup.
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Dernière édition par Ada J. Raikes le Mar 24 Oct 2017, 19:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Dim 22 Oct 2017, 13:18
Si Astrid s’attendait à prendre Jane au dépourvu avec son défi improvisé, elle était loin d’imaginer que cette dernière aurait un talent naturel pour la guitare aussi prononcé… La blondinette était déjà en train de s’imaginer, jubilante devant l’inactivité de sa compagne à la guitare pendant qu’elle chanterait pour son audience préférée. La surprise frappa notre Française lorsqu’elle entendit les premières notes de son morceau jouées par sa partenaire. Elles n’étaient ni mécaniques, ni stridentes, ni maladroites. Astrid devait accepter que sa guitariste jouait un morceau qu’elle ne semblait pas connaître avec une habilité qui ne fit que la rendre jalouse. Wong déroulait les notes sous ses ongles finement limés avec souplesse et maîtrise, chacune d’elle fut jouée à la bonne tonalité pour accompagner la voix de notre boule de nerfs provocante. Mayer n’avait cependant pas encore chanté ses meilleures lignes, elle attendait sa partenaire au tournant pour le refrain. Cependant Jane ne semblait pas décidée à trahir l’attention que le public donnait au duo et se plongea dans l’enchaînement de ses accords.

Une fois de plus, Mayer fut étonnée par la capacité d’adaptation de la musicienne et finit par se laisser emporter par la mélodie jouée par cette dernière. En effet, Astrid laissait entrevoir ce qu’il y avait de meilleur en elle lorsqu’il s’agissait de chanter. Les vibrations de sa voix passant du grave brisé au médium tremblant d’émotions s’harmonisaient avec la propreté du jeu qu’offrait la guitariste. Pour la première fois depuis plusieurs années, Astrid se sentait paradoxalement libre en était liée à Jane. Elle aimait pouvoir lui donner le contrôle au travers de ses accords, elle aimait devoir chanter selon son rythme. Un drôle de sentiment en elle commençait à brûler les barrières d’arrogance qui empêchaient la jeune femme d’éprouver de la passion et de la compassion dans son quotidien. C’est avec des yeux brillants d’admiration qu’elle regardait Jane jouer avec autant de concentration. Son air à la fois classe et sérieux pendant le jeu de sa partition lui donnait une aura studieuse qui ne fit que renforcer l’attirance qu’Astrid avait pour elle. Après que le duo ait recueilli des applaudissements mérités, la voix de la guitariste se fit entendre au milieu de bar.

- See if you can spot this one.

Il suffit de ces quelques notes d’introduction de Layla de Eric Clapton pour embraser l’auditoire. Astrid pensait avoir surpris Jane en l’incitant à venir jouer avec elle, mais au bout de compte, c’est elle qui finit avec les yeux ronds comme des billes en l’entendant jouer ce morceau. Après les 5 premières notes de ce morceau légendaire, une vague d’excitation frappa la peau de la fausse Française pour progressivement lui soulever les racines de ses poils blonds… Mayer avait la chair de poule et son regard envers Wong avait complètement changé.

- Now we talk…

La provocation de Astrid s’était muée en flirt, puis en admiration, et s’était maintenant transformée en respect. La propreté des notes jouées en était déconcertante, hautement mélomane, notre fausse Française était simplement en train de se régaler… Astrid ne parvenait plus du tout à cacher son attrait pour sa partenaire. Tout en chantant, elle s’approcha d’elle qui s’était levée pour jouer à ses côtés. A chaque temps fort, Mayer laissa son bassin donner des à-coups pour marquer le rythme en claquant des doigts de la main qui ne tenait pas le micro. Le cœur de la jeune rebelle battait au tempo donné par les coups des ongles manucurés de Jane sur les cordes de sa guitare. Un grand sourire se dessina sur le visage de la blondinette, elle aimait ce qu’elle voyait autant que ce qu’elle pouvait entendre. Wong était en train de la charmer, surement de manière involontaire, mais notre petite boule de nerfs commençait enfin à baisser sa garde et à ranger ses répliques mesquines. Sans le savoir, la guitariste venait de jouer l’un des morceaux préférés de notre chieuse fêtarde. Une fois les derniers accords joués, les dernières paroles de la chanson chantées, une nouvelle salve d’applaudissement se fit entendre.

- A défaut d’avoir de bons goût en alcool… tu compenses avec la musique.

Lança Mayer cette fois sur un ton beaucoup plus doux et joueur. Cette remarque ne semblait pas toucher Wong qui se mit à jouer les quelques premières notes d’un hymne devenu emblématique. Ces quelques notes avaient suffi à faire remonter quelques souvenirs dans l’esprit de Mayer. Une fois qu’elle eut terminé, la petite main finement manucurée d’Astrid prit celle de la guitariste, un groupe d’habitués prit rapidement leur place sur scène. En rassemblant son courage, la jeune femme se mit en face de sa camarade de soirée en lui prenant les deux mains. Mayer regardait Jane avec des yeux brillants d’admiration et d’émotion. Ce petit concert, c’était un peu le dernier test que la blondinette voulait faire passer à sa camarade, maintenant, il allait falloir faire les premiers pas… Alors que le nouveau groupe de musiciens s’était mis en place, des notes de synthétiseurs très connues de la culture humaine se mirent à percer l’ambiance du bar.

https://www.youtube.com/watch?v=UfJQ6yveYH0

Mayer ne se fit pas prier et commença à danser sur la chanson qui se jouait pour elles. Entraînant sa partenaire dans son rythme, la jeune fêtarde savait aussi très bien danser. Les hanches de la jeune femme rythmait les pas du couple rejoint par d’autres personnes notamment un couple de Krogans. Le tableau était amusant, la différence de taille entre Wong et Mayer paraissait moindre quand les deux reptiles se sont approchés pour danser à côté d’elles. Après quelques pas d’échauffement, Astrid rapprocha sa partenaire d’elle afin de délicatement poser ses mains sur ses hanches. Pas de doute, danser permettait ce genre de rapprochement plus facilement. La fascination qu’Astrid avait pour les courbes et la musculature de Jane qu’elle sentait sous ses mains pouvait se lire dans ses expressions. Ses paupières tombaient légèrement, elle regardait constamment ses lèvres et humecta les siennes. Elle voulait l’embrasser, mais elle ne pouvait pas le faire ici, pas devant tout le monde. Les mains finement manucurées de la Française parcourait avec douceur les bras de Wong. L’index de la jeune femme se laissait parcourir le creux qu’offrait le biceps de la guitariste. Les yeux d’Astrid étaient baissés pour regarder les abdos de la belle qui ressortaient sous son haut. Elle les releva ensuite en gardant la tête baissée pour fondre dans le regard de sa partenaire de danse.

- Viens avec moi…

Lança Mayer à l’oreille de sa guitariste en l’emmenant à l’extérieur par la main. Doucement mais avec assurance, Astrid se plaça dos contre un mur en dirigeant sa partenaire pour la placer en face d’elle. Doucement, les mains de la jeune femme vinrent se poser sur les joues de Jane. Le cœur de la blondinette battait très fort, elle ne savait pas si la musicienne ressentait la même chose. Il était difficile de discerner les émotions de cette dernière qui semblait être en contrôle total d’elle-même depuis le début de leur interaction. Astrid devenait rouge à mesure que son regard se perdait dans celui de Jane. Le cœur de la jeune "Française" pouvait démolir sa cage thoracique tant il battait fort. C’était le moment de vérité, celui que chaque séducteur/séductrice craignait. Après avoir prit une inspiration profonde au niveau de son ventre, Mayer approcha son visage de celui de Jane et posa lentement ses lèvres pulpeuses sur les siennes. Lors d’un instant, plus rien autour d’elle ne comptait, seule la sensation de ses lèvres importait. Elles étaient charnues et soignées, la chaude haleine de se partenaire excitait Mayer. Alors qu’elle embrassait ses lèvres, la jeune femme passa doucement la pointe de sa langue dans la bouche de Wong à plusieurs reprises. Astrid adorait embrasser et le fit comprendre, elle aimait avoir la lèvre inférieure de sa partenaire entre les siennes et la mordillait avec douceur. Le baiser se prolongea et devint plus langoureux qu’au départ. Les doigts aux ongles bleutés de la jeune Française vinrent se hisser dans les cheveux de la nuque de Wong. Astrid avait envie d’elle, elle voulait l’avoir pour elle ce soir, sentir la chaleur de sa peau contre la sienne. C’est avec une légère hésitation qu’elle interrompit le baiser avant d’en déposer un sur son cou. Mayer écarta son visage du siens pour la regarder dans les yeux.

- Je crois que c’est l’effet guitare… Lança t’elle amusée avant de lui prendre les mains et la regarder, souriante.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Ven 27 Oct 2017, 18:50

Night lie



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- Quartier commun, bar humain "À l'Ouest, rien de nouveau"

Je me mis à jouer plusieurs fois de suite les quelques notes de l'accord connu et reconnu par chaque soldat de l'Alliance passé ou présent après la guerre contre les Moissonneurs. L'hymne au courage et au sacrifice du commandant Shepard résonna doucement comme dans une bulle alors que le groupe d'admirateurs s'était pressé pour m'entendre, les Humains en particulier écoutaient attentivement. À bord de l'Okinawa, tout le monde le connaissait et il ne se passait pas une semaine de déploiement sans que cette musique ne se fasse entendre dans les dortoirs ou au mess. Atkinson, ma pilote de navette était notamment une grande amatrice et n'hésitait pas à la passer dans son appareil après un retour de mission pour détendre tout le monde et rappeler une des raisons pour lesquelles on se battait. Pour le coup, j'étais d'accord avec elle. Une once de tristesse passa dans mes notes et je ressentis de la mélancolie en m'entendant jouer. Cette musique était avant tout un hommage au légendaire commandant mais il était devenu au fil des années après la fin de la guerre contre les Moissonneurs, un hymne emblématique pour tous les morts de l'Alliance en premier lieu mais aussi pour tous ceux qui étaient tombés pendant ce conflit. Cependant et surtout dans l'Alliance, ce vibrant hommage musical restait avant tout intimement lié à Shepard.

La musique cessa et je reposai la guitare à côté, le petit groupe se dispersant vers le bar mais les Humains ne manquèrent pas d'applaudir de plus belle. En revanche, il n'y eut nul cri de joie ou sifflement admiratif mais plutôt une solennité dans le geste et le regard. Certains d'entre eux étaient peut-être même de l'Alliance en civil ou en permission mais je lus la même chose sur leur visage : le respect et la reconnaissance. Je laissai donc d'autres clients du bar prendre notre place sur la scène et la main d'Elise se posa sur la mienne, bientôt suivie par l'autre sur ma seconde main. Les yeux de ma compagne de ce soir brillaient et je pus y comprendre qu'elle avait de l'admiration. Avait-elle eu aussi un passé dans l'Alliance en reconnaissant le célèbre accord ou avait-elle simplement été touchée par la mélodie ? Ou avait-elle une autre raison ? Je ne le sus pas car à cet instant, ma mélancolie laissa place à une reconnaissance que je partageais avec les spectateurs de tout à l'heure et je fis un petit sourire timide à la française. Je me laissai entraîner alors que le groupe désormais sur scène se mit à jouer un très vieux morceau que je mis plusieurs secondes à reconnaître d'un groupe humain d'il y a au moins deux siècles, Journey. Je devais admettre que la mélodie me donnait plus envie de sauter sur place en envoyant valser les autres spectateurs que de danser mais cela ne me dérangeait pas de me laisser faire par Elise. Contrairement à jouer d'un instrument de musique, j'étais une très mauvaise danseuse et j'eus beaucoup de mal à suivre les pas de ma française non sans une certaine hilarité, contrastant avec ma nostalgie d'il y a un instant et tout en auto-dérision. Les deux Krogans de tout à l'heure qui s'avéra être un couple s'invita dans la masse des danseurs et un espace de sécurité se créa aussitôt que les deux reptiliens prirent place. Avec Elise, nous étions les plus proches d'eux mais je m'éloignai délibérément du couple krogan pour ne pas me prendre un coup de coude kroganesque en pleine poire par inadvertance. Une fois à bonne distance du couple des massifs en écailles, Elise profita de l'occasion pour se rapprocher de moi et poser ses mains sur mes hanches, un contact qui avait le don de me faire instantanément frissonner. Mon attirance à son égard redoubla tandis que mon corps frissonna un peu plus sous les yeux gourmands et désireux de la française. Lorsque je la vis descendre son regard sur moi, je le suivis et je me mis à rougir lorsque je compris qu'elle regardait mes muscles abdominaux qui se devinaient aisément sous mon chemisier rouge sombre et qui ressortait un peu de sous ma veste, l'imaginant me les caresser tendrement.

Elise me prit alors par la main et m'entraîna à l'extérieur du bar. Dès que nous avions mis les pieds à l'air de la Citadelle, Elise nous amena dans un coin plus discret, un peu à l'écart et elle se cala contre le mur extérieur du bar. Je me laissai faire par elle, ses mains sur mes joues me firent légèrement frissonner après la chaleur du bar et mon regard se riva dans celui d'Elise. Mon cœur s'emballa lorsque nos lèvres ne demandèrent qu'à s'unir, la française n'avait plus grand chose à voir avec la peste de la fête foraine, elle me paraissait plus apaisée dans un sens mais plutôt comme si elle se retenait d'exploser. Des signes de fébrilité la trahissait avec ses mains légèrement tremblantes et son corps s'entortillant presque imperceptiblement contre le mur du bar mais se pressant aussi contre le mien alors que nous nous apprêtions à nous embrasser. Mon cœur tambourina un peu plus contre ma poitrine lorsque dans un léger gémissement, nos lèvres se scellèrent dans ce baiser et ma jambe droite s'enroula légèrement autour de sa jambe gauche pour me frotter à elle. Comme je le pensais, ses lèvres étaient pulpeuses et charnues, un délice à embrasser et à se presser contre. Il y avait un goût étrange mais appréciable, cette douce sensation décuplée par l'envie et le désir croissant que je ressentis envers elle. Non sans une certaine surprise me faisant rouvrir les yeux envers elle, je sentis sa langue me titiller doucement la mienne et l'intérieur de ma bouche. Cette jeune femme adorait véritablement embrasser et je le compris de par sa manie de mordiller ma lèvre inférieure. Passé ma surprise, je laissai mon esprit se faire emporter de nouveau par l'attirance d'Elise à mon égard ainsi que sa séduction bien plus calme et sensuelle qui me convenait bien mieux que le rentre-dedans et la mesquinerie dont elle faisait preuve. Mes frissons redoublèrent lorsque ses doigts se mirent à caresser ma nuque et mes cheveux courts et je laissais échapper un léger gémissement d'envie contre elle. Ma propre langue passa sur la lèvre supérieure d'Elise et une de mes mains posées sur ses hanches se glissa subrepticement en une caresse du côté du fessier de la française.

C'est avec un léger grognement de frustration que je la sentis se décoller de mes lèvres mais elle se rattrapa en déposant un baiser dans le cou. Ce simple geste d'attirance en apparence anodin entre deux adultes qui s'attiraient mutuellement et consentants me fit comprendre un message que j'avais déjà en substance, deviné. Je n'allais pas finir ma soirée et ma nuit seule aujourd'hui. Quelque part rassurée de savoir que je serais accompagnée pour cette nuit, j'eus cette sensation familière du léger vertige que l'on éprouvait lorsque l'on savait ce qui allait ensuite arriver et que c'était parmi les choses ce que l'on aimait le plus comme un restaurant que l'on adorait aller, quelque chose que l'on désirait depuis longtemps en cadeau ou encore, la promesse d'une nuit torride et mouvementée contre la peau brûlante d'une inconnue séduisante. Ma tête se tourna légèrement lorsqu'elle fit mouvement vers mon cou et je fermai doucement les yeux pour apprécier le chaud contact entre ma peau et ses lèvres. Mon corps toujours contre le sien plus frêle et moins musclé que le mien, je la laissai me prendre mes mains et je la regardai me sourire.

Je suis pleine de surprises chérie. Et tu n'as pas tout vu... J'ai appris à jouer de la guitare depuis longtemps. Viens, allons dans un endroit plus tranquille. Je crois que j'ai ma petite idée où on pourrait être peinardes...

Je ne connaissais pas parfaitement la Citadelle et je dus regarder un peu autour de nous pour nous isoler un peu plus. Mon regard se porta sur le lac de la Citadelle et bien que l'envie d'y faire trempette me disait bien, je savais pertinemment que c'était interdit. Contrairement aux autres secteurs de la Citadelle, le Presidium disposait d'un cycle jour-nuit actif, représenté par un ciel holographique au-dessus de nos têtes. Or, à cet instant, la nuit s'était installée, une atmosphère crépusculaire s'étendit sur le Presidium et donnait vraiment l'impression d'être en pleine soirée comme sur Terre. Mon cœur se cogna contre ma poitrine à cause de mon excitation qui prenait naissance dans le creux de mes reins, mon rythme cardiaque élevé s'emballa un peu plus lorsqu'en détournant mon regard du lac, je vis non loin de la fête foraine un peu au loin, un parc verdoyant dont les arbres feuillus se découpaient en de sombres silhouettes à cause de la semi-pénombre holographique. Je fixai le parc pendant quelques secondes avant de regarder à nouveau Elise en me mordillant la lèvre inférieure. Elle me plaisait, indéniablement. Je passais au-dessus de ses mesquineries au début de notre rencontre mais sa facette chanteuse m'avait véritablement charmée. Peut-être était-ce aussi le cas pour elle lorsqu'elle me parlait de mon côté guitariste... La française faisait aussi honneur au très ancien cliché concernant les gens de son pays, elle embrassait comme j'avais rarement été embrassée. Maintenant, j'en voulais plus, il me fallait plus et dans une pensée très égoïste, je la voulais à ma disposition ce soir, je voulais profiter et abuser d'elle toute cette nuit, peu importe ce qu'en dirait sa pimbêche et crétine d'amie désapprobatrice, je pouvais toujours très vite la calmer.


- Citadelle, Secteur du Presidium
- Quartier commun, bar asari "Thessiasuelle"

Sans la prévenir, je l'entraînai avec moi par la main du côté du parc fermé en passant à côté de la fête foraine désormais bien moins fréquentée. Le stand du Turien Flamus était déjà fermé et Visia, l'Asari barmaid ne servait plus que quelques clients. Assis sur une des chaises, il y avait un homme, un Humain presque vautré sur le bar. Lorsqu'il releva la tête pour réclamer à boire, je reconnus le sous-lieutenant de tout à l'heure, habillé dans un... costume qui paraissait chic mais froissé, comme s'il n'avait pas été repassé. Pendant une fraction de seconde, je crus qu'il allait se retourner et nous capter avec Elise mais il n'en fut rien et une fois resservi par Visia, il se vautra à nouveau sur le comptoir. J'eus un petit rire en voyant la scène et mon regard croisa celui de la barmaid asari. Elle ouvrit des yeux surpris lorsqu'elle me reconnut et eut un petit sourire triste en me voyant main dans la main avec Elise. Mais sans que la française ne le voie, j'eus un regard langoureux pour l'Asari et je fis un mouvement de lèvres pour lui mimer un baiser et l'expression de l'Asari changea pour un visage bien plus réjoui. Tout en marchant, l'on se rapprocha du parc et je gardai toujours la main d'Elise dans la mienne. Je voulus l'embrasser alors que nous nous éloignions de la fête foraine et je vis sur son visage un léger air de jalousie voire de reproche. Sans me démonter, je lui fis mon sourire en coin maîtrisé à la perfection et je lui mimai à elle aussi un baiser avant de l'emmener en passant à côté du parc. Je n'avais aucunement l'intention de rentrer par effraction dans un parc fermé du Presidium mais en revanche, je connaissais le bar asari qui se trouvait de l'autre côté du parc. En temps normal, nous aurions dû traverser le parc mais à cause de l'heure avancée, on avait dû faire le tour du parc et puis je n'avais nulle part où aller sur la Citadelle, je n'allais pas non plus l'amener chez moi à Londres ou à bord de l'Okinawa à quai, ça reviendrait à lui avouer que je suis de l'Alliance et ce n'était pas une chose que j'aimais révéler au grand jour à une inconnue. Il est vrai que la logique ici m'échappait même à moi, j'étais consentante avec joie de partager ma nuit et mon intimité avec une inconnue que je connaissais depuis quelques heures mais je répugnais à l'idée de lui montrer ma véritable profession. Qu'importe, le bar asari apparut et la devanture ultra-moderne mais écarlate s'offrit à nous. Il y eut l'illustration d'une Asari habillé luxueusement mais posant d'une manière assez lascive à côté de l'inscription du bar dans un style asari indiquant "Thessiasuelle".

C'est un bar que je connais d'une amie proche. La clientèle est surtout humaine mais discrétion et luxe sont les maîtres mots ici. C'est un établissement ouvert il y a quelques années mais il est déjà bien réputé. Ne t'inquiète pas ma jolie, c'est pour moi. On y sera bien.

En réalité, c'était ma sœur Daichi qui m'avait un jour parlé de ce bar. Elle me disait en être une cliente occasionnelle de par sa position au sein d'Hahne-Kedar, elle aimait comme moi la compagnie asari et surtout des cocktails asaris typiques qu'elle ne trouvait qu'ici et nulle part ailleurs. L'occasion était donc bonne pour vérifier par moi-même. Une Asari, habillée comme l'Asari de la devanture nous accueillit de manière très polie et courtoise en nous demandant le motif de notre venue. J'eus un regard pour Elise avant de demander un des discrets salons intermédiaires du bar. Ce n'était pas le salon VIP pour les plus fortunés mais canapés et coussins ainsi qu'une hôtesse particulière nous étaient dédiés, elle pouvait nous apporter telle ou telle boisson sur demande. On pouvait également lui demander des services particuliers en échange d'un supplément tarifaire mais je déclinai l'offre, je voulais me garder ce moment uniquement avec ma compagne française de ce soir. Notre hôtesse asari se pointa peu après et nous emmena dans le salon réservé pour nous. Alors que l'on traversa l'établissement décoré dans un style très proche d'un mélange d'un ancien style asiatique terrien et de l'architecture raffinée des Asaris, d'autres salons nous apparurent. Les salons étaient fermés et une ambiance feutrée y régnait, le silence seulement brisé par les bruits de mes escarpins et des bottes d'Elise, les chaussures de notre hôtesse émettant à peine un bruit de frottement sur la moquette et les tapis posés à terre. Après quelques secondes de marche, notre hôtesse écarta un épais rideau bordeaux décoré de symboles complexes asaris en noir et or, deux canapés avec quelques coussins nous apparurent. Une table richement décorée était flanquée de deux chaises dans un bois finement sculpté. Notre hôtesse asari nous avertit se tenir à notre disposition à la moindre requête avant de nous laisser Elise et moi. Me plaçant entre les deux canapés et reposant la peluche de gohala qui ne m'avait jamais quitté sur la table, j'attirai Elise à moi et sans lui laisser le temps de plus admirer le salon ou parler, je l'embrassai à nouveau d'un air un peu plus gourmand.

Qu'est ce que tu en penses ? C'est un bon endroit pour passer la nuit non ? Ou... préfères-tu aller ailleurs ?

Ma bouche s'étira dans ce sourire en coin si unique que je possédais après notre baiser et je lui dardai un regard perçant, trahissant mon attirance et mon envie.

Codage par Libella sur Graphiorum




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Mensonge d'une nuit

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