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 Mensonge d'une nuit

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MessageSujet: Mensonge d'une nuit   Sam 19 Aoû 2017, 23:09
Intervention MJ : NonDate : 17 août 2202 RP Erotique
Ada J. Raikes ♦ Astrid Mayer ♦
Mensonge d'une nuit



Night lie
- Citadelle, Secteur du Presidium
- Quartier commun, espaces verts

Le mot d'ordre de la soirée était de s'amuser car la journée de la veille avait été assez éprouvante. En effet, j'avais été très occupée avec les évènements des commémorations de la guerre contre les Moissonneurs, ma famille était restée avec moi pendant le restant de la journée. Il nous était en effet inconcevable de se disperser en ce jour de recueillement, il nous fallait rester ensemble et ma mère ainsi que ma sœur étaient restées jusqu'à ce que je sois autorisée à quitter les lieux, c'est à dire vers la fin d'après-midi. Le reste de la soirée fut passée au calme en famille mais nous nous étions très vite réfugiées dans nos chambres respectives. Pour ma part, je n'avais pas pleurée, j'avais déjà versée assez de larmes pendant la fin de matinée mais je pris le temps de méditer sur ce que j'avais vécu. Je me sentais bien plus légère et plus détendue, c'est là que je m'étais rendue compte à quel point la mort des membres disparus de ma famille me pesait sur la conscience. Celle de Gary avait été la plus dure à encaisser et à traverser, c'était l'une des périodes les plus sombres de ma vie si ce n'est la plus sombre mais j'avais appris à passer outre grâce au soutien de mon entourage et de mon propre mental. Ici, les disparitions de mon père et d'Emilie dataient d'il y a quinze ans et en plein milieu d'une guerre, elles étaient par conséquentes moins difficiles à encaisser. Une peine et une douleur se devait d'être évacuée, c'était un fait et il le fallait, c'était nécessaire ne serait-ce que pour ma santé mentale mais j'y arrivai désormais bien mieux et je me surpris à sourire pour moi-même aux souvenirs que j'avais de mon père et d'Emilie. La pensée de savoir qu'ils vivaient en nous à travers nos souvenirs et nos sensations m'avait réconfortée et je m'étais endormie dans l'obscurité de ma chambre, l'âme et la conscience apaisée.

En ce qui concernait la journée suivante, Haver m'avait contactée sur mon OmniTech pendant que je faisais mon sport de la matinée. Surprise de recevoir un message de soutien venant de ma commandant en second, elle m'avait donnée rendez-vous au memorial de la veille. Je fus alors encore plus surprise de retrouver des têtes que je connaissais en train de regarder les noms du memorial. Il y avait bien sûr Haver, mais aussi Kennedy mon chef de la sécurité, Rebecca mon amie médecin, Redfield le chef artilleur et accessoirement grand ami de Kennedy, Snakeshit mon pilote de frégate et ma pilote de navette Atkinson complétait le tableau. Je rougis de voir mes officiers subalternes en tenue civile alors que je portais un débardeur et une short de sport mais nous étions heureux de nous retrouver ensemble, presque comme une seconde famille. Chacun et chacune d'entre nous montra les noms de ces êtres chers disparus mais loin de pleurer leurs disparitions, nous célébrions leurs noms et leurs exploits, chacun allant de son anecdote et de son souvenir de la personne. Ce fut un vrai bon moment ensemble et je découvris des facettes de mes officiers que je ne voyais que rarement ou au contraire que je voyais ici, exacerbées. Redfield et Kennedy formaient une véritable paire de joyeux lurons surtout Redfield qui avait toujours le bon mot, Rebecca resta dans son empathie bienveillante mais avec le rire facile et s'était trouvée une nouvelle amie en la personne de Haver. Mon officier en second n'avait rien à envier à l'humour de mon chef artilleur et de la sécurité et je lui découvris une personnalité doté d'un humour caustique, parfois douteux mais Rebecca semblait heureuse de sa nouvelle amie officier. Atkinson et Snakeshit semblaient proches mais il me semblait que quelque chose se tramait entre les deux pilotes. Pour le moment je n'avais rien à leur redire, nous étions en civils mais peut-être aurai-je une petite conversation avec eux deux une fois de retour en service le lendemain.

Nous nous étions mis d'accord pour nous retrouver le soir même sur la Citadelle dans le secteur du Presidium et au cœur d'un quartier multi-espèces. Dans un parc du Presidium, Haver avait appris qu'une fête foraine d'un style typiquement humain se tenait et avait suggérée que l'on s'y rende pour la soirée. Tout le monde sans exception accueillit avec joie la suggestion, on avait tous besoin de s'amuser un peu, voire d'y faire des rencontres. À ce propos, je me disais que cela faisait un petit moment depuis Kelah et à fortiori depuis Blanche que... je n'avais pas pris un peu de bon temps. Hors de question que je me mette à sortir avec un membre de mon équipage et à fortiori parmi mes officiers subalternes. Si je devais en passer par là, Haver et Kennedy auraient été les candidats idéaux, Haver parce qu'elle était véritablement proche de moi presque comme une très bonne amie et pour l'avoir plusieurs fois observée en tenue légère, elle me donnait matière à rêver. Kennedy était moins proche de moi que Haver mais il avait un physique et un faciès qui me plaisaient. Il était moins mature que moi mais non moins compétent dans sa tâche mais contrairement à Haver où avec elle j'aurai envisagé une relation sérieuse, ce que j'aurais vécu avec Kennedy aurait plus tenu de la liaison que de la véritable relation. Toutefois, le sujet n'était pas là et jamais je ne songerai à vivre une relation de ce genre avec un de mes soldats. C'était une fête foraine mais je comptais bien rencontrer quelques personnes voire plus et il me fallait une tenue plutôt adéquate. Je portais alors des sous-vêtements noirs en haut et en bas mais finement décorés et classieux, le genre de lingerie que je ne sors que quelques fois dans l'année puis je mis un de mes plus beaux tailleurs sombres, ce dernier avec une échancrure à mi-cuisse et un chemisier d'un rouge légèrement sombre sous ma veste. Des bas noirs raccords avec mes sous-vêtements recouvraient mes jambes, l'échancrure dévoilant légèrement le haut d'un de mes bas sombres.

Satisfaite du tableau que j'envoyai dans le miroir et ravie de mon maquillage sobre mais finement réalisé, je rejoignis alors mes officiers. J'étais de loin la mieux habillée par rapport à eux mais cela me fit sourire car à voir les têtes et les mâchoires qui tombaient parmi mes officiers, je sus que mon effet avait réussi. L'on se joignit peu après à la fête foraine et malgré quelques activités faites en commun comme le stand de tir -de loin, j'atteignis ma cible mais j'offris la peluche de récompense à Rebecca-, notre groupe se dispersa assez vite. Redfield et Kennedy partirent vers les auto-tamponneuses pour se massacrer comme des gamins, Haver et Rebecca avec sa peluche de gohala étaient toutes les deux assises sur un banc en vive discussion et partageaient une barbe à papa. Quant à Atkinson et Snakeshit avaient assez vite disparus parmi les gens qui dansaient plus loin avec de la musique qui ressemblait foutrement à ce que diffusait le Purgatory mais je les soupçonnai de s'être fondus délibérément dans la masse pour ensuite s'évaporer. Cependant, j'avais bien mieux à faire que d'espionner mes deux pilotes et non loin de la piste de danse, mes yeux furent irrémédiablement attirés vers le bar à côté. Quelques personnes étaient assises ou accoudées au bar mais il était relativement peu fréquenté. Légèrement désireuse de boire un coup, je franchis en quelques pas la distance me séparant du bar de ma position et je m'accoudai au bar en attendant que la serveuse asari ne vienne prendre ma commande.

Vous pouvez me faire un whiskey-coca s'il vous plait ? C'est mon mélange préféré et j'en ai envie.

L'Asari me sourit et prépara mon verre tandis qu'une personne se pointa à côté de moi. C'était un officier de l'Alliance et à voir ses passants d'épaule, c'était un sous-lieutenant mais il me paraissait tout juste sorti de l'école. Il avait l'air européen, plutôt mignon avec ses yeux clairs et ses cheveux d'un noir assez sombre. Il me fit un sourire enjôleur et annonça d'emblée et sans aucune honte apparente à l'Asari.

Elle est pour moi cette commande. Laissez donc je vous l'offre votre whiskey-coca ma jolie.

Je répondis d'un sourire en coin, amusée à l'idée deviner s'il savait qu'il avait devant lui un lieutenant-commandant, N5 de surcroît mais j'acceptai avec gratitude son offre en opinant et je m'assis sur la chaise haute, lui restant debout à côté de moi. Je le dominais d'une bonne tête avec la chaise mais je m'en fichais, s'il voulait me séduire, je lui laissai le champ libre. Une idée me vint alors pour ajouter du piment à la conversation qui se profilait. Je n'allais certainement pas lui révéler ma véritable identité mais en adopter une autre. J'avais peu de chances de revoir ce type et j'étais en permission, autant vraiment s'amuser. Je regardai son uniforme, faussement admirative, le toisant de haut en bas avant de le voir rougir légèrement et se redresser de sa hauteur en tâchant d'avoir l'air important et impressionnant.

Hannnn mais vous êtes de l'Alliance ?? Il est pas mal cet uniforme... vous avez quel grade ? Vous commandez un vaisseau ?

Bien entendu, le petit coq ne se sentait plus et commença à me déblatérer des conneries, exagérant son grade et son commandement et devant lui, je fis un sourire admiratif. Intérieurement en revanche, je planifiai déjà sur comment couper court à la conversation, à moins qu'un évènement inattendu ne vienne changer la donne. Comme une arrivée inopinée d'une autre personne par exemple.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Sam 26 Aoû 2017, 12:09
Enfin ! Après plusieurs semaines de galère et de plans foireux, Mayer semblait avoir trouvé l’occasion de s’amuser… Une grosse soirée organisée au Présidium de la citadelle avait redonné un peu le moral à notre boule de nerfs hyperactive. Astrid avait loué une petite chambre à la citadelle, bien évidemment, elle ne resta pas rangée et propre très longtemps… A peine la blondinette eu loué l’endroit que ce dernier s’était transformé en repère à débauchés. Elle était comme ça notre lieutenant… fêtarde dans l’âme et bon vivant. Mayer aimait vivre et le faisait rapidement comprendre… Cette dernière était en train de se préparer pour sortir, la jeune pilote de l’alliance était en appel avec un mec qui avait flashé sur elle depuis maintenant 1 an et demi et qui ne parvenait toujours pas à le lui dire…

- Alors Nicklos ?! Tu préfères le rose, le noir ou le blanc ? Demanda la jeune officier à son actuel confident.

- Franchement n’importe t’es trop belle avec n’im…

- Ouais ouais je sais… Je vais prendre les blancs pour ce soir, roses c’est plus vulgaire.

Coupa le lieutenant avant de raccrocher au nez de son ‘pote’. Après quoi, la jeune femme enfila des sous – vêtements blancs, ils avaient un coté glamour, donné par les fines dentelles qui ornaient les bordures de chaque pièce. Mayer était toute excitée à l’idée de sortir pour trouver un mâle capable de la satisfaire… Pour se rendre plus désirable encore, elle enfila une paire de bas résilles blancs mais elle ne voulait pas passer pour une fille vulgaire, alors elle décida d’opter pour des carrés de taille beaucoup plus petite. Astrid savait plaire loin d'être nymphomane… elle en jouait tout de même de manière démesurée et totalement assumée et s'en servait pour avoir ce qu'elle veut . Alors qu’elle ajouta des portes – jarretelles, un appel d’une de ses potes vint l’interrompre…

- Yoh wassup bitch ? Envoya sa pote amusée, une très jolie fille au teint bronzé née à Zaragoza, finement habillée, très glamour et hautaine, un brin superficielle tout comme Astrid.

- Hey Blanca ! Ma connasse d’amour !!! alors pour ce soir ? Envoya le lieutenant sur le même ton encore en tenue légère. Les filles communiquaient via leur omnitech.

- Ouais je pense que je vais venir en fait… y’a Olyas qui va ramener son mec.

- Son clebs tu veux dire ? il est grave relou lui ! Envoya le lieutenant en choisissant un vernis qui lui convienne parmi son immense collection…

- Allez c’est bon je vais passer dans 1h avec Charley on se fait l’apéro avant de partir ?

- Vas – y nan là c’est le bordel, on va chez toi plutôt ! Et donne-moi 2 heures radine ! Son amie soupira un instant puis finit par lâcher presque à contrecœur, en sachant pertinemment ce qu’il allait advenir de son appart.

- Je te déteste…

- Bisoux ma connasse !!!! Envoya Astrid en comprenant qu’elle venait d’accepter sa proposition.

Le lieutenant prit le soin de bien manucurer ses ongles, elle avait choisi du turquoise pour attirer l’attention. C’était une véritable orfèvre devant un bijou. Minutieuse et patiente pour ça, elle traça de fins détails rappelant des vagues sur chaque ongle. Une fois fait, elle les fit sécher en secouant ses doigts et en soufflant dessus. Pour peaufiner le travail, Mayer passa une légère couche de vernis transparent pour bien protéger les ongles pendant la soirée. Après quoi, elle s’attaqua à sa tenue et passa un long moment à choisir celle qui la mettrait le plus en valeur… Astrid laissait parler son égo dans sa tenue de marque très coûteuse. Elle enfila une chemise blanche The Kooples avec des motifs de cœur turquoises brodés à la main, discrets et assortis à son vernis. Par-dessus laquelle vint se plaquer un beau manteau de cuir noir aux fermetures argentées, acheté chez Zadig et Voltaire.

Ce dernier sentait encore le neuf et avait vu son étiquette arrachée il y’a environ 2 jours… Après quoi, Mayer enfila une jupe en cuir mat qui lui monta jusqu’au nombril, attachée et retenue par une ceinture blanche à l’anneau argenté de chez Gucci. Cette dernière pièce lui descendit jusqu’aux genoux, moulante lui donnant une silhouette de guêpe. Pour finir, le lieutenant enfila de belles bottines en cuir noir, légèrement plus brillantes que la jupe dont les talons la faisaient prendre 10 bon centimètres... Vint maintenant le moment de se maquiller... Le message que voulait envoyer Astrid ce soir était clair ‘ Je suis une séductrice’. Du Phare à paupière noir léger et un bel eyeliner turquoise pour souligner les yeux noisette de notre pilote rendait son regard irrésistible… Elle mit un peu de glose sur les lèvres pour faire ressortir leur brillance. Pour achever sa présentation, Mayer lissa soigneusement ses cheveux, longs et légers, ils descendirent jusqu’au niveau de ses épaules dans son dos.

C’est en laissant un bordel monstre qu’Astrid quitta l’appartement pour rejoindre ses potes à l’apéro. Ces dernières ricanèrent amusées au vue de ce qu’elle avait prévu de faire pour flatter leur égo ce soir. Le but était de recaler un maximum de mecs pour avoir beaucoup de validation et d’en choisir un avec qui passer la nuit… Les 3 filles montrèrent les textos qu’elles recevaient de players qui voulaient les séduire. Certains passaient par un hall of fame cruel , d’autres étaient bien apprécié et même enregistrés. L’univers de la séduction avec ces 3 filles était absolument impitoyable. Ensemble, elles se mirent d’accord pour se trouver une fausse identité chacune pour éviter tout harcèlement sur les réseaux sociaux. Après avoir enquillé 2 – 3 verres sur des jeux hautement intellectuels comme la pyramide, nos fêtardes étaient enfin de sortie, resplendissantes, hautaines et prêtes à déverser leur charme de sirène. Les bruits de leurs talons vinrent percuter le sol de la citadelle tandis qu’elles se dirigeaient vers le premier bar qu’elles virent. Astrid menait le groupe, elle était la fille du milieu et celle qui prenait la parole la première lorsqu’un mec ou groupe de mecs venaient les aborder.

Le petit groupe vint finalement se poser dans le bar qui se trouvait à côté de la fête foraine. L’entrée des filles était pleine d’assurance, le menton haut, poitrine fièrement pointée en avant. Les sirènes vinrent s’installer près d’un groupe mixte qui les intéressait. Mayer observa un peu autour d’elle pour savoir à quelle personne elle allait faire signe de venir l’approcher avec un regard bien sentit. Finalement, son attention se porta au niveau du bar. Elle put y voir un homme plutôt charmant… accompagné d’une femme d’un charisme qu’elle avait rarement ressentis jusqu’à maintenant. Astrid aime autant les hommes que les femmes et le couple lui plaisait beaucoup… D’un coup, sans même consulter ses amies Mayer se dirigea vers eux, un petit sourire aux lèvres. Après tout, pourquoi toujours laisser les garçons aborder ? Elle était là pour s’amuser.

- Hey ! Vous êtes beaux tous les deux, ça me rend jalouse fallait que je tape l’incruste…
Lança le lieutenant en observant tour à tour les deux canons qui se dressaient devant elle. Mayer avait un peu le trac, ce qui est normal dans ce genre de situation, elle venait d’aborder il fallait maintenant qu’elle enchaîne pour garder l’énergie qu’elle venait de mettre dans la conversation.

- Moi c’est Elise Béchard , je suis là pour m’amuser et rencontrer des gens qui savent s’éclater ! Lança-t-elle avec assurance et une pointe de trac, c'était direct et sincère. Son cœur battait fort, Ses pupilles étaient dilatées, l’approche est faites. Même une jolie fille comme Astrid pouvait être nerveuse à l’approche de personnes aussi impressionnantes.

Le lieutenant pris une grande inspiration pour conserver son zen et posa accidentellement son regard sur le visage de cette belle et mystérieuse femme. Son attitude, sa silhouette l’impressionnaient, elle était grande et dégageait une rare aura de confiance. Astrid était à la fois intimidée et fascinée par cette femme et la regarda un instant dans les yeux .C’était dur, de maintenir ce regard plein de franchise, Mayer ne put s’empêcher de parcourir furtivement le corps de la belle. Légèrement rosie, elle aimait le volume que ses muscles donnaient sous son haut. C’était discret, il fallait être observateur pour le remarquer mais Astrid comprit qu’il s’agissait surement d’une athlète de haut niveau ou d'une combattante. Elle posa ensuite ses yeux sur le sous – officier et n’hésita pas à le tester un peu pour le jauger et prendre de l’ascendant dans le groupe.

- Mignon l’uniforme… c’est maman qui le repasse ? Lança-t-elle amusée

Ce dernier gardait son cool mais ne semblait pas très expérimenté au vue de sa réponse.

- Ahah ahah… au moins elle est fière de son fiston !

Il l’avait dit sur le bon ton, c’était déjà ça, ça restait amusant mais il venait de rentrer dans le jeu de la blondinette. Mayer le gratifia d’un sourire pour l’encourager à poursuivre la conversation avant de regarder la femme qui l’accompagnait.

- Je suis sûre de vous avoir déjà vu quelque part... hum peu importe. Lança t’elle un petit air hautain qu’elle a du mal à freiner pour susciter une réaction de sa part.

- Dis-moi fils à maman, tu ferais le galant en m’offrant un verre ? Lança t’elle provocante avec un regard plein d’attention…

- Hey… tu sais que…

- Je veux une eau de vie au litchi bel officier ! Coupa le lieutenant en lui envoyant son plus beau sourire. Une arme secrète pour racketter des verres au bar…

- On peut rien te refuser sourire d’enfer… Répondit le marine en allant commander plus loin.

Ça y’est, Astrid avait maintenant le champ libre pour séduire la belle qui se trouvait à sa droite. Cela faisait longtemps qu’elle voulait activement draguer une femme, elle qui avait déjà connu toute sorte d’hommes. Bien sûr, le groupe avec lequel elle était venue n’approuvait pas totalement. La plupart de ses potes étaient 100% hétéros, Blanca sa meilleure amie n’aimait pas la voir flirter avec une femme. Cela dit, elle l’acceptait, ils s’était déjà passé des trucs entre elles, pas seulement avec 3 grammes dans le sang…

- Alors comme ça on se permet de se faire payer des verres… ? Je suis sûre que je peux avoir le miens la première. Lança t’elle taquin et ironique à sa future camarade de beuverie.

La partie pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Lun 28 Aoû 2017, 00:05

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Ce petit prétentieux allait certainement se faire jarreter sous peu et je souris devant lui, amusée non pas par ce qu'il disait car cela ne m'intéressait absolument pas et en plus il me mentait effrontément. Un sous-lieutenant qui sortait de l'école d'il y a à peine un an ou deux ne pouvait se retrouver à la tête d'une corvette de l'Alliance et avoir une quarantaine de personnes sous ses ordres. À ses yeux, je passais certainement pour une cruche bien mise et habillée, le genre de proie idéale dont il devait peut-être rêver secrètement de rencontrer ou de s'offrir. Si seulement il savait à qui il s'attaquait ce petit... À le regarder un peu plus intensément ce qui eut pour effet de le faire rougir un peu plus, il me semblait jeune, vraiment jeune, je ne lui donnais pas plus de 24-25 ans. Je ne savais pas s'il voyait que j'avais allégrement dépassé la trentaine et que j'avais l'âge d'être comme sa grande sœur mais si c'était le cas, il devait ne pas en avoir tenu compte ou s'en fichait. C'est vrai qu'il était mignon, peut-être devait-il faire pâmer ses collègues féminines où qu'il servait mais moi, je savais bien que je n'en ferai même pas mon 5/7. Beaucoup pensaient que je n'aimais que les femmes mais cela n'était pas vrai, j'ai aimé et fréquenté aussi bien des hommes mais j'opérai une différence de traitement entre les deux sexes. Là où j'étais très ouverte en ce qui concernait les femmes, prenant parfois ce qui me tombait juste sous la main, j'étais très sélective et exigeante en matière d'hommes. Résultat, très peu d'hommes avaient finis par me convaincre de partager un moment avec eux au lit ou ailleurs. Et de toute manière, si je voulais m'envoyer en l'air avec un homme, comme je l'avais pensé plus tôt, j'avais mon chef de la sécurité sous la main. C'était un bel homme et il pouvait parfois me faire rire ou sourire mais cela n'aurait pas dépassé le stade de la liaison. C'était une pensée très perverse que de penser ainsi d'un homme comme d'un simple exutoire sexuel mais cela s'inscrivait dans une réflexion où je concluais qu'au final, j'avais déjà quelque chose sous la main pour avoir de quoi faire avec un homme et qu'il était inutile d'aller chercher un autre homme pour jouer ailleurs.

J'allai le couper lorsqu'il se mit à me parler d'une mission de combat dans la Travée -que je remettais sérieusement en doute car à voir son allure, il n'avait à coup sûr jamais quitté la carlingue du vaisseau où il servait- qu'une voix féminine, légèrement snob et hautaine se fit entendre sur ma gauche. C'est alors qu'une femme blonde, légèrement plus grande de quelques centimètres que le sous-lieutenant bavard se mit entre lui et moi en faisant irruption dans notre conversation. Comme elle le disait si bien, elle vint taper l'incruste. Son arrivée me surprit légèrement mais elle était bien plus captivante que l'uniforme formel d'officier du sous-lieutenant et je la fixai. Un peu plus pétillante, elle se présenta sous le nom d'Elise Béchard. J'accueillis sa présentation par un sourire bien plus franc que celui décoché plus tôt vers le sous-lieutenant, désormais amusée de l'arrivée de cette personne pétillante et plutôt sûre d'elle, ma surprise étant maintenant passée. Sur un ton bien plus assuré que le sien montrant ma maîtrise de moi-même malgré cette entrée en scène intempestive, je me présentai aussi.

Heureuse de vous connaître, madame Béchard. Je suis Jane Wong et... je suis venue seule. En espérant pouvoir rencontrer des gens intéressants.

Je dardai un regard un peu plus condescendant envers le sous-lieutenant mais ce dernier n'eut pas le temps de me le reprocher car la dénommée Béchard se mit à lui parler et à lui lancer des piques. C'est qu'elle était expérimentée la demoiselle lorsqu'il s'agissait de faire de l'esprit tiens... Durant ce laps de temps, je pus alors détailler la femme qui venait de rendre cette soirée un peu plus intéressante que je ne le pensai auparavant. En bas, elle portait des bottines de cuir noir, rien à voir avec des bottines militaires mais ces bottines avaient des talons hauts d'environ une dizaine de centimètres, je présumais donc que cette Elise Béchard devait être plus petite que je ne le pensais. Sur ses jambes, elle portait des bas en résilles blancs, les carrés toutefois pas très voyants. Un peu plus haut, elle portait une jupe aussi de cuir qui lui montait juste qu'au nombril, le vêtement moulant tenu par une ceinture blanche, soulignant une jolie croupe bien formée. Mon regard remonta alors sur sa poitrine où je pouvais déceler une chemise blanche légèrement ouverte en un décolleté un peu affriolant et peut-être ornée de symboles mais je ne pouvais pas en voir davantage car une veste de cuir noir, comme les bottines la recouvrait et à regarder l'aspect de la veste, je présumai que c'était une veste de marque, peut-être très cher. L'ensemble dégageait une impression séduisante tout en dosant bien le côté provoquant. Elle était jolie à regarder, elle avait un visage un peu moins creusé que le mien avec ses joues rondes et menton moins angulaire que le mien. Les traits étaient moins délicats et fins que ceux que j'arborais mais ses yeux ronds débordaient d'énergie et enfin, la bouche sertie de lèvres rosées et plus pulpeuses que les miennes avait le sourire mais aussi le rire facile. Le maquillage était bien plus fourni que le mien, plus sobre mais il n'était pas vulgaire. En somme, la femme devant moi était bien plus séduisante et intéressante que le pauvre officier qui bavait sur moi, quelque part, c'était la providence qui m'envoyait cette française légèrement exubérante mais tellement bienvenue à ce bar ce soir.

Elle continuait d'échanger avec l'officier et j'assistai, franchement amusée, à l'échange entre l'homme et la femme. Par une habile manœuvre, elle fit partir l'officier aller quérir l'une des rares représentantes d'une espèce non-humaine à cette fête foraine, c'est-à-dire la serveuse asari du bar et je me retrouvai alors seule avec Béchard. On contrastait beaucoup elle et moi. Elle s'habillait avec un certain style il était vrai mais elle paraissait bien plus décontractée tandis que moi, j'étais dans des vêtements bien plus chics et formels mais tout aussi près du corps. Le tailleur, la veste et le chemisier que je portais était le set que je sortais en des occasions bien particulières un peu comme cette fête foraine et j'y avais de plus, ajouté des bas noir, contrastant encore avec les siens. Elle était française, indéniablement et comme elle le montrait, quelqu'un de coquet et de dangereusement séduisante là où moi j'étais anglaise, propre et soignée sur moi comme tout militaire qui se respecte même en civil, bien plus sérieuse et assurée qu'elle. Qu'elle soit mon opposée m'aurait dans certaines circonstances rebutée. Ici, elle en était attirante et me donnait envie d'en savoir plus sur cette intrigante française. Même sa silhouette bien plus frêle que la mienne captait mon attention. Nous étions là toutes les deux pour passer un bon moment, pourquoi pas autour d'un verre qu'un homme nous offrirait à nous deux. Néanmoins, j'avais bien l'intention de passer mon temps juste avec cette femme et sans cet officier qui se la racontait et qui donnait un côté pédant que je détestais. Elle était taquine et légèrement ironique quand elle me posa sa question. Elle avait un certain culot celle-là et en réponse, je lui décochais un sourire un peu plus sinistre que celui que j'avais affiché pendant l'échange entre Béchard et le type en uniforme de l'Alliance.

Dixit celle qui n'hésite pas à ordonner de se faire payer un verre... Pour tout vous dire, je n'ai pas eu besoin d'ordonner qu'on me l'offre, il me l'a offert de lui-même. Va falloir être un peu moins rentre-dedans pour une eau de vie, Béchard.

Je ponctuai mes paroles par un doux rire amusé envers la femme blonde et mes yeux se vissèrent dans les siens. En une fraction de seconde, je sus que j'avais toute son attention et je voulais qu'elle vienne plus près alors que je me redressai doucement sur mon siège, mes jambes croisées avec mes escarpins noirs rutilants se terminant en pointe. J'étais tournée vers elle et j'attendais qu'elle en fasse de même, lui désignant derrière elle le même siège haut que le mien. À cette distance, elle pouvait deviner le début mon tatouage de roses noirs et de pistolets Predator sur le bras droit qui dépassait un peu sur mon poignet et voir aisément mon tatouage de dentelle noir autour du cou. Elle était là avec ses atours, il fallait maintenant qu'elle voie une partie des miens. Alors qu'elle venait plus près, une fragrance étrange m'assaillit, cela me rappelait un champ de fleurs et je présumai donc que c'était un parfum qu'elle portait, tout aussi pétillant qu'elle, recouvrant presque l'odeur bien plus discrète et affirmée de mon eau de toilette. J'accordai à peine un regard à ses mains dont les ongles étaient turquoises, je préférai regarder la française dans les yeux comme tout à l'heure. Mais le sous-lieutenant se pointa à cet instant avec un verre dans chaque main et vint se poster entre nous, mon whiskey-coca dans sa main droite et l'eau-de-vie de litchi dans l'autre. Alors qu'il allait parler, je l'interrompis en levant la main dans sa direction pour le faire taire.

Merci, Sous-Lieutenant. Mais vous savez... vous contrastez beaucoup trop dans cet uniforme, regardez, vous êtes le seul à le porter. Vous savez ce qui serait bien ? Que vous reveniez en civil. Maman a fait du bon travail mais vous seriez tellement mieux avec d'autres atours vous ne croyez pas ? Faites moi plaisir, changez vous. Je vous paierai peut-être un verre si vous revenez...

J'appuyais intensément le grade, voulant bien lui faire comprendre que j'avais compris qu'il m'avait raconté des conneries mais mon ton était doucereux, sans méchanceté, presque imperceptiblement implorant mais avec un très significatif sourire en coin sur la fin de ma phrase, fixant l'homme devant moi. L'effet fonctionna à merveille. L'officier nota à peine ce que je venais de lui faire remarquer et me fit un salut impeccable d'un ton enthousiaste et partit en courant. Je dissimulais mon hilarité derrière mon verre avant de carrément rire lorsqu'il disparut de mon champ de vision et je trinquai avec Béchard, encore toute hilare, contente d'être enfin seule avec la française. Je pris une simple et agréable gorgée du cocktail, le soda accompagnant aisément le liquide sirupeux et alcoolisé en bouche.

Hahahaha, les militaires alors, toujours au taquet et à obéir aux ordres... Vous avez vu sa tête ? Hahaha... halalaaa heureusement que des gars comme lui existent, on s'emmerderait ferme sinon... Entre nous, c'est la providence qui vous envoie, si j'avais été seule, je l'aurai envoyé chier plus brutalement... Vous êtes très belle en tout cas, Béchard.
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Mar 12 Sep 2017, 00:49
Les dés étaient jetés, Astrid allait vite savoir si son jeu allait plaire ou être rejeté. Son cœur battait fort, elle savait qu’au moment de sortir sa dernière réplique à Wong, elle venait de franchir le seuil de non-retour. Tenter de provoquer sa cible était efficace à condition que celle-ci avait suffisamment d'humour...

- Dixit celle qui n'hésite pas à ordonner de se faire payer un verre... Pour tout vous dire, je n'ai pas eu besoin d'ordonner qu'on me l'offre, il me l'a offert de lui-même. Va falloir être un peu moins rentre-dedans pour une eau de vie, Béchard.


Bingo ! Astrid avait réussi à susciter une réaction et un début de conversation, Jane avait commencé à sortir sa répartie en guise de première carte. Un reproche déguisé en conseil… ça donnait à Wong un air assez dominant qui faisait secrètement craquer Mayer… Elle s’imaginait déjà en train de recevoir des ordres de la belle, un fantasme qu'elle tentait de refouler depuis de nombreuses années... Silencieusement, Astrid souffla lentement pour conserver son calme, c’était un peu le bordel dans sa tête mais elle avait l’habitude de ne pas le montrer. La blondinette renvoya un sourire un plus joueur à sa camarade de beuverie en prenant soin d’explorer à nouveau son visage. Ses yeux en amandes l’hypnotisaient, elle n’arrêtait pas de faire le retour entre ses lèvres et son regard, un vrai dilemme.

La jeune femme avait chaud, la tension montait dans le regard de son interlocutrice, elle l’intimidait, même si elle se refusait à le montrer. C’est étrange, Jane dégageait un magnétisme auquel la blondinette avait dû mal à résister. Encore plus étrange, elle trouvait le fait qu’elle soit plus âgée encore plus existant… Mayer était inconsciemment attirée par l’expérience et Jane semblait avoir quelques leçons à lui donner… Il fallait agir, continuer à faire monter brûler l’interaction, cette femme était dangereuse c’est évident mais Astrid n’avait pas dit son dernier mot et allait commencer à jouer elle aussi…

- Hann madame donne des leçons devant les enfants ! Lança-t-elle amusée sur un air faussement hautain en regardant le marine. C’est surement parce qu’il devait être désespéré qu’il vous l’a offert aussi vite… Lança Mayer en la provoquant un petit peu plus.

Astrid eu un instant de réflexion pour repenser son approche quand Jane discuta avec l’officier, c’était l’occasion de répéter mentalement ce qu’elle allait faire. Le stress et l’excitation montaient. Il s’agissait en fait d’adrénaline, et la blondinette adorait ça… Wong avait l’art et la manière d’obtenir ce qu’elle voulait, c’était intéressant à voir. Astrid avait adoré la scène et en prit mentalement note, c’était un coup qui n’aurait pas marché avec un bon player, mais le sous-lieutenant n’en était pas un, ce qui en faisait dans cette situation, un coup de maître. Le sous lieutenant était en effet partit se changer... peut être aurait il plus de chance avec un autre groupe habillé de manière plus festive.

"Béchard" s’approcha de Jane en se mouvant lentement, marchant soigneusement sur une ligne droite imaginaire sur le sol pour mieux faire basculer son bassin afin de mettre en valeur ses fessiers qui moulaient à sa jupe en cuir. Elle ne fit que quelques pas en évitant d’approcher Jane de manière frontale, c’était psychologique et étudié, ça donnait un air moins intrusif et direct. Après s’être suffisamment rapprochée, Mayer s’accouda au bar et se laissa cambrer très légèrement. Tout était calculé, travaillé, et répété. Si son approche avait été trop frontale, elle serait passée pour une dalleuse, si sa démarche était trop exagérée, elle serait passée pour une fille vulgaire.

C’est en se rapprochant ainsi que Mayer put constater que le ras de cou qu’avait sa superbe camarade de beuverie était en fait un tatouage. Astrid adorait les ras de cou chez les autres, c’est dommage qu’il ne s’agisse pas d’un vrai… Les yeux de la blondinette se déportèrent ensuite sur les jambes de son interlocutrice, musclées, effilées, Astrid ne put s’empêcher de laisser son regard les parcourir malgré tous ses efforts pour ne paraître indiscrète. Ça lui faisait tourner la tête… surtout quand elle comprit qu’elle portait des bas.

- J’en reviens toujours pas que ça ait fonctionné… Lança Astrid pour continuer la conversation en la déportant sur le sous – lieutenant qui venait d’avaler l’hameçon qui lui a été tendu…

Visiblement, Jane été particulièrement fière de son coup, y’avait indéniablement un coté bien salaud à cette histoire mais Mayer y vit également quelque chose de diaboliquement amusant. Wong éclatait de rire en avec Astrid qui semblait apprécier la tournure que prenaient les choses…

- Hahahaha, les militaires alors, toujours au taquet et à obéir aux ordres... Vous avez vu sa tête ? Hahaha... halalaaa heureusement que des gars comme lui existent, on s'emmerderait ferme sinon... Entre nous, c'est la providence qui vous envoie, si j'avais été seule, je l'aurai envoyé chier plus brutalement... Vous êtes très belle en tout cas, Béchard.

Les choses devenaient intéressantes, personne n’aurait complimenté Mayer d’une manière aussi explicite innocemment, elle le savait, surtout que ça venait d’une autre femme. Astrid eu du mal à dissimuler son excitation grandissante mais elle savait que la montrer trop tôt pourrait tout gâcher, en soufflant lentement, elle répondit avec assurance et une pointe de provocation à son interlocutrice :

- Hummm on me le dit souvent oui… Mais je dois reconnaître que vous avez bon goût… malgré le whisky coca… Lança-t-elle avec un sourire en coin malicieux et coquin avant de prendre une gorgée de son eau de vie. Mayer plongea alors ses yeux noisettes dans ceux de Wong en s’assurant d’y voir clairement son reflet.
- J’aime beaucoup votre façon de me regarder… aucune autre femme ne l’avait ainsi fait auparavant…

Avoua la présumée Française en laissant ses doigts soigneusement manucurés frôler le poignet de Jane. Mayer dû rapidement trouver un prétexte pour ce geste en surface innocent mais très porteur de sens…
- Je hais les aiguilles, c’est pour cette raison que j’aime admirer ça chez les autres. Mon frère m'a totalement traumatisée plus jeune ! Je voulais me faire un piercing à l'oreille et cet idiot m'a fait le trou avec une aiguille et un glaçon !

Lança t’elle avant de lui caresser légèrement le poignet avant de retirer sa main comme si de rien n’était. Le lieutenant était subtil et composée quand il s’agissait de séduire. Une nouvelle fois elle regarda avec insistance les lèvres de Wong, un signe d’attirance qui ne trompe personne… La jeune "Française" était attirée par Jane mais elle ne le savait pas encore… Elle pensait à un jeu, à concours de beauté et d’égo, mais elle ressentait quelque chose de bien plus fort qui lui noua la gorge.

Après avoir envoyé autant de piques, il fallait que Mayer calibre un peu son jeu en ralentissant la cadence, la blondinette opta pour une discussion plus calme.

- Je parie que vous êtes athlète de haut niveau… votre physique vous trahis, mystérieuse Jane. Je vous vois mal collée à un ordinateur ou assise toute la journée à un bureau…
Lança la fausse Française pour détourner l’ennuyeuse et l’éternelle question : Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?

- Votre assurance montre un certain self control… ça ne doit pas être facile d’être constamment en compétition ! Vous êtes déjà monté sur le podium, n’est – ce pas …? Lança-t-elle avec un petit air supérieur histoire d’envoyer un nouveau pique, elle était sûre d'avoir trouvé la réponse.

Astrid regarda une nouvelle fois le poignet de la belle inconnue et lança pour poursuivre la conversation :
- Madame aime les joujoux pour garçons… Lança la blondinette sur un air joueur en regardant les prédators tatoués sur la peau de Jane.
- Est – ce que madame saurait les utiliser correctement ? Je paye le mètre de shooter si vous me battez au tir à la carabine… Astrid s’humecta discrètement les lèvres, elle était à la fois nerveuse et excitée et voulait définitivement passer plus de temps avec elle…

Sa meilleure amie se gratta la gorge pour attirer l’attention de Mayer qui se retourna dans sa direction en la regardant par-dessus son épaule. Ça voulait dire : « Hey connasse… nous oublie pas hein ? » Astrid due s’éclipser un instant à contrecœur pour aller voir son équipe.

- A quoi tu joues ? On avait dit pas de plan comme ça là…
- Hey relaxe ma fille ! On se capte après ok ?
- Astrid… on avait dit pas de plan en solitaire.
- Allez fais pas la gueule ! le sous-lieutenant va revenir t’auras qu’à le baiser !
- Vas-y dégage…
- Je t’aime ma chewie !!! Lança Mayer en lui faisant un bisou sur la joue de son amie, elle semblait grognonne mais se laissa faire, ces deux-là se connaissaient par cœur.

Après avoir eu à batailler un peu avec le groupe, Mayer pu retourner voir Wong qui n’était plus assise à l’endroit où elle l’avait laissée, Astrid parcourra le bar du regard, elle avait peut être mal joué et fait fuir sa camarade de soirée. Astrid avança en regardant autour d’elle puis se dirigea vers la porte, peut-être avait-elle filé…
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MessageSujet: Re: Mensonge d'une nuit   Sam 16 Sep 2017, 01:08

Night lie
- Citadelle, Secteur du Presidium
- Quartier commun, espaces verts

La séduction était un jeu, qui pouvait parfois s'avérer dangereux pour les non-initiés ou ceux qui s'y prenaient mal mais Béchard en était une adepte voire une confirmée dans cet art subtil et qui pourtant pouvait être simple pour d'autres. Je ne connaissais pas le passé de la jeune française mais elle avait assurément beaucoup d'expérience en la matière, ne serait-ce qu'en observant l'approche qu'elle avait faite et le sens de la répartie qu'elle possédait et qu'elle avait utilisé contre le sous-lieutenant. Je ne la lâchai pas du regard alors que l'on échangeait, à coups de sourires tantôt enjôleurs, tantôt amusés, l'on se jaugeaient des yeux en s'observant mutuellement. Je remarquai que ses yeux effectuaient souvent le même trajet pendant qu'elle me fixait, supposant alors qu'elle regardait mes lèvres mais je n'en était pas sûre, je savais seulement que je captais toute son attention et ce n'était pas pour me déplaire. Béchard avait l'air plus jeune que moi voire un peu plus que je ne le pensais car à voir les petites marques d'âge sur son visage ainsi que l'apparence générale, je lui donnais à peine trente ans, elle devait aller sur sa trentaine tandis que j'étais déjà plus proche de la quarantaine. Toutefois, notre différence d'âge que je supposai moindre ne me gêna pas, elle avait déjà l'air d'une femme adulte et non d'une gamine de dix-huit voire vingt ans. Elle aurait l'air de sortir de sa puberté un peu comme le sous-lieutenant que je l'aurai déjà envoyée bouler plus loin en lui montrant que le bac à sable était ailleurs. En dehors de cela, il émanait quelque chose d'assez étrange de la française, comme si elle menaçait d'exploser ou si elle bouillonnait intérieurement. Se maîtrisait-elle ? Si c'était le cas, je trouvai cela plutôt amusant, au moins elle faisait un effort de présentation rien que pour moi, c'était même mignon selon moi. Béchard ceci étant, aimait beaucoup jouer et lancer des petites piques en guise de test envers la personne qu'elle avait en face d'elle. Ce soir, c'était moi et elle était tombée sur quelqu'un qui avait déjà été éprouvée par ce genre d'expérience agréable comme mauvaise.

Pas si désespéré que ça Béchard, il aurait très bien pu le faire pour vous. Mais vous en avez décidé autrement en lui donnant cet ordre, je me demande donc qui était le plus désespéré des deux, vous ou le sous-lieutenant...

Je pus placer un petit rire légèrement moqueur et sinistre pour marquer mon amusement teinté d'un léger sentiment de supériorité avant que le sous-lieutenant ne vienne avec les boissons. Une fois ce dernier parti et maintenant seule avec Béchard, je laissai ma compagne de beuverie s'approcher de moi et elle ne se privait pas d'encore essayer de me séduire en me faisant profiter de ses formes, certes leur entière nudité cachée par ses vêtements mais soulignées très explicitement. J'aimais regarder de belles choses, mon regard s'abreuvait de regarder de belles plantes et Élise Béchard en était assurément une. Ses fesses étaient rudement bien moulées dans sa jupe de cuir qui lui montait jusqu'au nombril et j'avais vraiment du mal à ne pas lorgner sur la forme voluptueuse de son arrière-train ainsi que de sa croupe qui dessinait une belle forme de vague bien qu'elle ne possédait pas un taille de guêpe. Tant mieux, cela m'aurait même plutôt rebuté une taille trop petite du genre habituée à porter des corsets, je préférai encore une femme avec des formes et de la chair, même musclée mais je devinai aisément que la française n'était pas aussi musclée que moi. Elle avait sûrement une ligne alimentaire et physique à respecter mais ne devait avoir certainement jamais suivi un entraînement du N7. Elle tenait beaucoup plus de la fille entretenue par une famille riche à en juger par l'aspect de ses vêtements et qui faisait ce que beaucoup de gens de son âge adoraient faire : profiter de la vie et s'amuser. Pendant que j'observai son fessier, je restai assise sur ma chaise haute, mes jambes toujours croisées dans une posture de domination sur elle mais je ne faisais pas face au bar, je m'étais tournée vers elle en faisant pivoter mon siège pendant qu'elle s'était accoudée au bar. Ainsi l'on pouvait se faire face et elle put donc détailler mon tatouage autour du cou ainsi que celui qui allait de mon poignet droit jusqu'à l'épaule et sa jointure au cou. Vint ensuite le compliment de ma part.

Comme je m'y attendais un peu, Élise Béchard accueillit mon compliment par une pique et prenant un air légèrement hautain que je lui trouvais maintenant familier. Assurément, elle était de la haute, le Presidium devait être comme un second chez elle car seuls les plus fortunés pouvaient s'offrir un logement dans ce coin de la Citadelle. Que dirait-elle si elle savait qu'à mon âge, j'habitais toujours en compagnie de ma mère et de ma sœur benjamine... Avant que je ne puisse répondre, elle eut alors un regard envers moi, le genre de regard fixe et intéressé. Ses yeux se fixèrent dans les miens et je ne pus détacher mes propres globes oculaires de cette attention silencieuse. Après mon compliment explicite et un temps de silence entre elle moi, la française y allait de ses propres mots qui me firent rougir un instant avant que je ne sente un petit bruissement contre la peau de mon poignet tatoué. Venait-elle de me frôler la peau ? J'écoutai à peine son commentaire concernant le piercing raté que son frère lui avait un jour fait qui à mon sens sonnait beaucoup plus comme une excuse pour s'autoriser ce contact avec ma peau et j'approchai mon visage plus près d'elle, mon sourire en coin entraîné depuis des années à exprimer une large palette d'émotions allant de la séduction à la menace en passant par la joie se fendant à son égard. Au moment même où j'allais parler, je sentis distinctement sa main qui caressait mon poignet.

J'espère que vous ne dites pas ça à toutes les femmes qui vous intéressent, Élise Béchard. Parce que si je vous regarde ainsi, ce n'est pas pour rien. J'ai aussi bien vue comment vous me regardez...

J'eus une nouvelle fois un petit rire, plutôt pour moi-même mais elle était assez proche pour l'entendre. Il n'y avait nulle moquerie dans ce rire plutôt de l'amusement de me trouver dans une situation qui me plaisait. Se faire ainsi séduire était plaisant mais je ne manquai pas de lui renvoyer l'amabilité, cela n'avait pas de sens si la séduction ne travaillait que dans un sens. La française engagea de nouveau la conversation et je notai son utilisation de mon réel second prénom. Comme cela était à prévoir, il fallait maintenant parler de soi-même. De la vie que je vais m'inventer ici en l'occurrence, y mêlant vérité et mensonge, rien que d'y penser me procura un frisson. J'accueillis ses questions en pouffant doucement de rire. C'est qu'elle était presque tout aussi observatrice que moi la française...

Vous y êtes presque Élise... Presque. J'aurais aimé pouvoir être une athlète de haut niveau et n'avoir qu'à me préoccuper de mes performances sportives sans me soucier de tout le reste. Et pourtant...

Mon regard se baissa légèrement sur nos mains qui étaient très proches l'une de l'autre, ma bouche très légèrement entrouverte et l'index de ma main droite, celle dont le poignet était tatoué, se mit à se joindre doucement à la main de la jeune femme blonde avant de lui caresser la peau doucement presque avec sensualité. Je me remis alors à la regarder dans ses yeux, plus sérieuse que précédemment.

Je suis constamment en compétition mais le podium sur lequel je monte, peu sont ceux qui y restent, beaucoup n'y parviennent pas. C'est un chemin dangereux que le mien...

Elle pouvait arborer son air supérieur si elle le voulait, cela n'allait rien y changer. Je ne lui donnai pas le nom de ma profession et j'allais encore moins lui dire que j'étais de l'Alliance mais je lui en laissai un peu pour ne pas rester sans réponse. Elle devait comprendre qu'il était dangereux de me suivre ou d'en savoir plus, quelque part, c'était vrai. Mon doigt cessa de lui passer sur la peau avant qu'il ne revienne auprès de ma main mais Élise se mit à regarder mon poignet tatoué. Son commentaire me fit à nouveau sourire, non plus en coin mais entièrement. C'était cependant un sourire mutin, presque sournois qui accueillit l'interrogatrice française.

Qui a dit que ces joujoux ne sont que pour les garçons ? Conneries. Une femme sait tout aussi bien manier un flingue qu'un homme... Les utiliser correctement ? ... Élise, avec un Predator, je vous atteint le verre de la nana à une vingtaine de mètres là bas en un coup. Vous pouvez maintenant allonger le mètre de shots, mais si vous tenez tant que ça à aller à la carabine, très bien... D'ailleurs la nana en question vient vers nous je crois.

La jeune femme s'arrêta et se racla la gorge. À en juger de la réaction d'Élise, elles devaient se connaître mais cela m'amusa un peu plus à voir le regard mauvais de l'autre femme envers moi. Tournant le dos au bar et m'accoudant au comptoir, je pris cela comme un compliment alors qu'elle semblait s'énerver contre moi et Élise. Tout dans ma posture, accoudée au comptoir, mes longues jambes croisées devant moi était comme dans une provocation envers l'autre. Mais j'eus alors une autre idée, bien plus pernicieuse, histoire de voir jusqu'à quel point je plaisais à Élise. Sans attendre qu'elle en eut fini avec son amie, je laissai Élise pour aller retrouver l'Asari qui avait servie des clients humains. Cette dernière m'accueillit avec un sourire et je lui demandai alors si elle avait un miroir et de quoi refaire mon eye-liner. Ma requête déclencha une joie non dissimulée à l'alien qui m'encouragea à venir de son côté du comptoir et d'aller dans son arrière-boutique où elle avait un miroir et un nécessaire de maquillage. Comme une cliente docile, je vins à ses côtés et comme elle n'avait pour le moment pas de clients à servir, elle m'emmena avec elle. Elle m'entraîna dans une petite pièce et toujours aussi contente, elle me montra son petit miroir avant de me tendre l'eye-liner. Dans un geste mille et mille fois répété de ma part, je refis soigneusement le contour de mes yeux avec cet accessoire de maquillage que j'aimais beaucoup. L'Asari, qui se présenta sous le nom de Visia V'lasir me refit même volontiers très succinctement les sourcils et me prêta son gloss que je refusai poliment, je trouvais mes lèvres déjà finement embellies. Je gratifiai V'lasir d'un sourire reconnaissant, légèrement aguicheur envers l'Asari qui avait les joues cramoisies. On ressortit peu après de sa petite pièce, moi en tête pour revenir au comptoir côté clients. V'lasir qui retrouva son rôle de barman me demanda si je voulais être resservie en quelque chose. Bien droite à côté du comptoir dans une posture digne et dominante, j'opinai de la tête en la regardant d'un air charmeur mais sans vulgarité, il fallait que ma personne respire un air de classe et de sobriété. Ce fut à cet instant que je me demandai où est-ce qu'Elise était passée. Était-elle déjà partie avec son amie en me laissant ?

La même chose que tout à l'heure Visia, merci.
Codage par Libella sur Graphiorum





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