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 Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.

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MessageSujet: Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.   Mer 23 Aoû 2017, 17:28
Intervention MJ :Non14/08/2202 RP Tout public
Anton Ardak ♦ Ravi Vertax ♦
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.


Il existe un grand nombre d’alliance possibles.

Certaines volontaires, d’autres nettement moins. Toutefois une seule à une réelle valeur, celle qui te permet d’avancer. Et dans ce but, il est souvent inutile de se cantonner aux alliances les plus évidentes. Bien sûr, renverser un adversaire aussi détesté que les Pyjaks n’est pas chose nécessitant un nombre inconsidéré d’alliés, toutefois lorsqu’il est aussi paranoïaque que tout bon dictateur, il faut parfois faire preuve d’innovation dans le choix de ses armes.

Et c’est ainsi que Tharak s’est lancé dans la recherche active de toutes les armes les plus dangereuses que la galaxie pouvait lui offrir. A l’heure actuelle, la pioche était plutôt bonne. Avec Urdnot Graash, il avait trouvé la plus pure forme de brutalité, en contactant les Enfants d’Amonkira, on lui avait promis la grâce mortelle, via les vétérans de l’YKS, il avait les yeux et oreilles nécessaires, avec les vétérans de l’OKS, il avait les petites mains capables de faire trembler les colosses. Avec Ythaq, il avait un bras droit farouchement loyal.

Ne lui manquait plus que l’arme supplémentaire. Celle que la majorité ignore, ou trouve superflus. Ce petit plus qui change une victoire probable en rouleau compresseur intraitable. Rien que d’imaginer l’élite de la galaxie se battre côté à côté, le gouverneur en exil ne rêvait déjà plus que d’agir enfin. Toutefois, encore fallait-il convaincre la cerise sur le gâteau, qu’il était réellement intéressant pour elle de s’adjoindre à ce dit gâteau.

C’est pour cela que Tharak avait mis en jeu une grande partie de ses ressources, pour ne serait-ce que parvenir à contacter cet élément supplémentaire tant désiré. Pour ce qui était de savoir si la turienne allait accepter une telle rencontre, le doute était largement permis. Après tout, les deux n’avaient pas eu un premier contact des plus amicaux. Néanmoins, le butarien espérait que la turienne allait se laisser aller à la curiosité, en effet ce n’est pas tous les jours qu’un ancien numéro deux de l’Hégémonie cherche à parler avec l’élite des forces conciliennes.

C’est donc ainsi qu’un butarien s’apprêtait à rencontrer clandestinement un Spectre. Le bras armé du Conseil, l’élite des vétérans des espèces conciliennes. Des combattants rusés, autonomes, capables de tous les sacrifices, sur armés, sur entrainés, et surtout diablement compétents. Mais ce n’était pas uniquement sur toutes ses qualités que comptait Tharak, après tous les éléments de ce genre sont généralement des individus paranoïaques et frôlant régulièrement l’insubordination et la trahison.

Et c’est sur cet avant dernier point que l’ancien Ministre de la Vérité misait. Un individu capable de prendre en main ses objectifs pour parvenir à agir complètement en dehors des clous, tout en comprenant que parfois une action pouvant paraitre déconnectée peut apporter bien plus que toutes les missions officielles. Après tout c’est ainsi que l’on avait vendu les Spectres à Tharak. Des individus autonomes capables de faire brûler une planète pour parvenir à ses fins. Alors renverser un gouvernement dictatorial xénophobe, esclavagiste et renfermé devrait passer plutôt bien.

Mais c’est tout autre chose qui avait finalement convaincu Tharak de prendre contact avec cette Spectre. En vérité c’est leur première rencontre sur Lasjae qui avait terminé d’acheter le butarien, car la turienne s’était révélée tout à fait capable de tenir le rôle d’éclaireuse, de combattante et de diplomate. Après tout, il est plus facile de convaincre une personne capable de réfléchir qu’une brute épaisse détruisant ville et villages pour vaincre un pirate. Désormais, Tharak attendait sur un banc du quartier résidentiel dans la branche majoritairement turienne de la Citadelle.

Habillé sobrement, et portant un chapeau masquant grossièrement ses traits plutôt inhabituels pour un tel endroit, le gouverneur de Gellix lisait un datapad avec décontraction, tout en scrutant régulièrement les alentours. Les minutes s’écoulaient rapidement, sans que le butarien ne s’inquiète outre mesure, absorbé par les comptes rendus extrêmement nombreux en provenance de sa colonie en pleine croissance. Les nouvelles étaient globalement identiques à celles qu’il devait gérer de manière journalière, et rien n’exigeait la présence urgente de son gouverneur, qui savait néanmoins que son séjour sur Lasjae avait été déjà bien trop long.

Aussi, Tharak se laissa aller à quelques calculs, oubliant momentanément son environnement direct. Il allait devoir rejoindre rapidement Gellix, régler la majeure partie des soucis et régler ceux qui n’existent pas encore, puis repartir pour Lasjae pour organiser correctement les éternels débats et négociations en cours avec les laksals. Peuple immensément intéressant et pinailleur. C’est ainsi, désireux d’accomplir sa tâche de gouverneur, que Tharak laissa une turienne arriver jusqu’à lui sans qu’il ne s’en doute.

Enfin c’est ce qu’aime à se dire l’ancien D’Yanoi, plutôt que d’accepter que lui, ancien espion de l’Hégémonie, puisse ignorer l’arrivée de quelqu’un jusqu’à son cercle proche.



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MessageSujet: Re: Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.   Mer 30 Aoû 2017, 21:38
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
La Vie, celle qu'on écrit avec un V majuscule, est une chose magnifique et curieuse. Bien évidemment, l'organique tend à l'oublier. C'est dans sa nature ou, en tout cas, dans sa nature dès lors qu'il aime à dire qu'il est celui qui pense le plus haut. L'organique intelligent, en quelque sorte, aime les concours de "celui qui a la plus grosse pensée".
Mais cet égo bien humain et humanoïde n'efface pas le fait de base ; la Vie et son grand V sont exceptionnels. Plongé dans la routine, l'inertie douce dont on ne veut pas - ou si peu - s'extraire, préférant se prélasser dans le confort de l'habitude, on ne s'en rends pas compte. On, encore une fois, n'est rien d'autre que l'Humanoïde quel qu’il soit bien que cette idée ne se veuille pas générale. L'individu est individuel pour une bonne raison ; celle qu'il n'est pas le groupe, mais que le groupe est composé de lui et de ses congénères. Malgré tout, "On" est ce terme vague et imprécis qui désigne le groupe mais veut bien oublier l'individu si celui-ci le demande.

Et voilà. Vous assistez déjà à l'une des merveilleuses bizarrerie de la vie : la possibilité de diverger. On commence à parler d'une chose, puis on se permet un petit détour, une toute petite parenthèse de rien du tout et on finit par oublier immédiatement le sujet de base.
C'est un des éléments qui fait que la vie est unique et que chacun de ses composants est à la fois beau et bizarre. Et la liste est longue, mais nous pouvons citer quelques exemples.

Dans un premier temps, il y a ces petits moments de bonheur. On les retrouve un peu partout, parfois même à des endroits où on ne les aurais jamais attendus. Dans une tasse de thé et son odeur, au petit matin ; dans les bras chauds d'un ou plusieurs amants ou maîtresses ; dans la satisfaction mesquine de voir Jean-Roger se casser la gueule dans les escaliers ( vous n'aimez vraiment pas Jean-Roger, n'est-ce pas ?) ; dans ce moment où la mémoire vous revient enfin et où vous vous écriez le titre de cette chanson qui vous trottait dans la tête depuis des jours.
Il y a aussi ces moments de mélancolies, qui prennent à la gorge. Pendant nostalgique du bonheur, eux aussi vivent et existent dans des fractions de la vie de tous les jours. Comme cette vieille photo, témoin d'un passé regretté, ou bien cette tasse, cadeau qui semble venir d'une autre époque, ou même cette sensation fantôme qui revient.
Les moments de chance ? Une note de crédit trouvée sous un coussin, une rencontre inopinée qui ouvre sur une belle histoire, une série de ce qui semblaient être une infortune qui s'achève sur la plus positive de toutes les notes.

Et puis, au milieu de tout cela, on trouve le début de nouvelles aventures. Par exemple, en se levant un matin. Toutes les aventures commencent par un réveil un beau matin, elles ne font que se dérouler différemment.
Un matin, donc, on peut être amenée à se lever et, traînant des pieds et grommelant, on se dirige vers son ordinateur personnel ou, à défaut, son omnitech. On l'ouvre et on commence à lire ses mails tout en préparant un bon thé. On supprime les spams d'un coup de doigt vengeur (prenez ça, les agrandisseurs de crêtes, les pertes de poids miraculeuses et autres polisseurs de carapace de bas étage) et on s'attaque à ceux professionnels.

Et c'est là que tout commence. Lorsqu'on reçoit une demande polie et mystérieuse de rencontre avec un Ambassadeur, ancien second de l'Hégémonie, sur la Citadelle, pour une affaire dont les détails se voulaient encore plus vagues qu'un fond marin de Kahjé.

Aussi, face à cette demande singulière, Ravi fit ce que tout autre qu'elle aurait fait dans sa situation.

Elle cligna des yeux, murmurant LA question que tout le monde portait sur ses lèvres :

- Qu'est-ce que c'est que ce bordel ... ?



---------------------------


Elle avait longuement hésité, il ne fallait pas mentir, à y aller. Déjà parce qu'un tel message sentait d'habitude le traquenard à plein nez. Une sorte de camionnette blanche avec des bonbons à l'intérieur, mais pour les Spectres. Ce n'était pas rare de recevoir ce genre de demande polie, bien lustrée et bourrée de compliments qui demandaient humblement d'accepter une invitation à une soirée mondaine. Puis, lorsque gavé de petits fours arrosé de champagne, l'hôte se louvoyait jusqu'à vous pour discuter à part, le couperet tombait. Il ne s'agissait pas de se faire réellement tuer. En général en tout cas. Mais de tuer un autre, un service rendu, un petit travail comme ça, vite fait, contre quelques crédits.
En somme, on tentait de caresser les Spectres dans le sens du poil pour mieux leur faire exécuter de basses besognes. Quelques flatteries en échange d'une réussite quasiment réussie acquise. Une tentative qui restait bien souvent vaine.

En second lieu, donc, se trouvait le fait qu'il n'y avait pas de grande amitié entre l'Ambassadeur Nar'Jamon et la Spectre Vertax. Ils s'étaient côtoyé le temps d'errer dans Lasjaé et de discuter avec les représentants d'un clan. Puis chacun était parti vers sa vie de tous les jours sans même penser à l'autre. Même pas un petit échange d'adresse mail de l'un ou l'autre.

Et pourtant, d'une façon ou d'une autre, le Butarien avait trouvé moyen de la contacter. Ce qui indiquait bien un ardent désir de la retrouver. Pour finir d'achever ses craintes, il avait annoncé être prêt à se rendre jusque sur la Citadelle si cela était nécessaire.

Alors, elle lui avait répondu positivement, gardant le contrôle sur la date et le lieu. Un moyen de se faire désirer, en somme et d'être sûre du terrain. Non pas qu'elle imaginait un quelconque traquenard mais... Disons que la prudence était la principale raison pour laquelle les Spectres mourraient le plus lentement possible.

Voilà pourquoi une Ravi quelque peu méfiante venait de sortir de son immeuble en tenue civile. Elle n'avait pas cherché à s'apprêter plus que nécessaire, préférant un pantalon et un haut sans aucune fioritures. Le point de rendez-vous n'était pas très loin mais assez pour qu'elle puisse emprunter plusieurs petites rues et ruelles pour venir de l'opposé.

La prudence et la méfiance en fait, étaient des facteurs de survie.

La cabale n'eut pas vraiment de difficulté à repérer l'Ambassadeur. Même si les Turiens restaient majoritaires en ce lieu résidentiel, les autres espèces avaient tout de même droit de visite mais aucun ne serait aller à porter un chapeau si ridicule dans l'espoir de cacher son nombre d'yeux.
Un point pour la créativité, moins un pour l'originalité, zéro pour l'efficacité.

Silencieuse comme une ombre, un sourire flottant sur son visage, la femme s'était approchée suffisamment pour pouvoir lui murmurer à l'oreille quelques mots finement choisis.

- Vous n'avez définitivement pas une tête à chapeau.

Il n'avait pas sursauté. Si en vérité, mais il avait lutté contre ses muscles et ses réflexes pour donner l'illusion de se redresser simplement et non pas bondir du banc. L'Ambassadeur tenait à son image. Mais elle n'avait pas été dupe et cela se voyait ; ses dents découvertes brillaient, révélant leur éclat et leur piquant dans un reflet parfait de leur propriétaire.

- Si je peux me permettre, Monsieur, continua-t-elle alors qu'elle faisait le tour du siège pour se laisser tomber dedans, je crois que vous n'êtes pas un habitué de la Citadelle. Ici, il n'y a pas de quartiers réservés, couvre-feu ou quoique ce soit. A moins de ne pas vouloir être vu particulièrement, vous n'avez aucune raison de porter ça.
Et d'ailleurs, même si vous ne voulez pas être reconnus, c'est une très mauvaise façon de vous y prendre. Je suis sûre que ce n'est plus à la mode depuis 2194 ce genre de chose. C'est que vous réussissiez à ne pas vous faire remarquer qui m'étonnerait le plus.


Se demandait-il quelle décision stupide il avait eu maintenant qu'il la voyait de plus près et sans son devoir de représentation du Conseil ? Peut-être était-il effectivement agacé, à moins que ce n'était l'air habituel des Butariens. La Turienne n'en avait pas fréquenté assez pour le dire. Heureusement, elle avait un nouveau jouet d'expérimentation pour apprendre.

- Enfin, cessons donc de parler mode. Je suis sûre que vous n'êtes pas là pour ça.
Mmmh, voyons voir, vous avez été nébuleux, mais ... chut, taisez-vous. J'ai envie de deviner.

Vous avez été ébloui par ma beauté, ma façon de parler et de dialoguer avec les représentants du Clan. N'arrivant plus à dormir, voyant mon visage chaque nuit dans vos rêves, vous avez décidé de venir pour me supplier de vous rejoindre, que Roméo abandonne son nom et s'en aille vivre avec Juliette ?

Ou bien ... C'est tout à fait autre chose.

Peut-être que c'est l'espoir de me demander un "petit service" contre une poignée de crédits ? C'est amusant comme on reçoit ce genre de demande, vous savez...
Mais vous n'êtes pas ce genre d'homme, Monsieur Nar'Jamon, j'en suis sûre. Vous ne seriez pas prête à prendre une consœur ambassadrice, bien que j'ai usurpé ce rôle un temps, pour une mercenaire, hein ?


Elle continuait de badiner, comme si le sujet n'était rien de plus que la pluie et le bon temps. Mais son corps indiquait autre chose. Tendue, comme la détente d'un arc, prête à claquer et lancer la flèche sur un simple mot qui ne lui plaisait pas. Une bouche rieuse pour des yeux sérieux.



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MessageSujet: Re: Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.   Jeu 31 Aoû 2017, 12:27
La voix traditionnelle des turiennes, ce petit côté grave faisant légèrement penser à celui des butariens, de la prénommée Ravi n’étonna nullement le gouverneur de Gellix, qui parvint à rester totalement de marbre. Après tout, c’est le délire habituel des espions et assassins que de se mettre en tête de surprendre tout le monde par leur discrétion si parfaite. Et puis, cela rassurait légèrement Tharak, elle n’était pas une espèce de Spectre dévouée aux tâches diplomatiques.

Ce qui étonna plus le butarien en revanche c’était le ton employé par la turienne. Un ton presque amical, franchement moqueur et un chouia irrespectueux. Mais cela n’était pas réellement surprenant étant donné la réputation des assassins d’élites du Conseil. Autonomes, rebelles, incapables de fonctionner dans un cadre plus conventionnel. Des sociopathes diablement rusés, le feu censé vaincre le feu. Une idée fortement plaisante pour un Tharak sincèrement amusé par les manières inhabituelles de son interlocutrice.

Et puis, elle avait fait l’effort de venir jusqu’ici pour écouter un semi-inconnu, alors autant accepter qu’elle fut légèrement excentrique.

« En effet ma très chère amie. Je n’ai point une tête à chapeaux. Toutefois, je trouvais amusant de faire de cette rencontre une espèce de représentation archaïque des rencontres des espions. Disons que ce banc sera notre pont. »

Référence au film maintes fois récompensé sur Khar’Shan. Le pont des Espions, ou l’histoire d’un échange de prisonniers entre l’Alliance et l’Hégémonie. Avec une belle trahison humaine à la clé. Un must des films d’espionnage.

Puis la turienne vint s’installer en toute décontraction à côté d’un Tharak qui commençait sérieusement à apprécier cette Ravi, quel que soit son vrai nom. Après tout, il n’avait guère l’habitude de côtoyer des individus aussi libres de s’exprimer. Et même si tout cela ne sentait clairement pas le professionnalisme, il était parfois soulageant de pouvoir s’exprimer sans représenter l’Hégémonie dans son entièreté. Même si l’usage du « je » n’était plus une habitude confortable depuis bien longtemps, ce qui donnait l’impression à l’ancien D’Yanoi de parler une langue étrangère.

« Hum. Et si je vous avoue que c’est précisément parce que je suis tombé amoureux que j’ai lancé cette invitation ? Serait-ce si étonnant qu’un individu de ma stature puisse voir son monde sous un nouvel angle ? Bien sûr que nos différences sociales rendraient notre vie profondément dangereuse, voire mortelle.

Mais nous pouvons nous enfuir, là maintenant. Gagnons un monde ou votre caste et la mienne ne sont pas incompatibles. »


Et Tharak se leva soudain, la passion dans les yeux.

« Ou alors nous pouvons tout à fait rester sur ce banc. Après tout, les rumeurs concernant l’amant mystère de la belle Ravi feront vite le tour de la Citadelle étant donné mon accoutrement tout à fait à la mode pour une telle opération. Ou alors ça ne l’est pas ? »

S’attrapant le menton, Tharak faisait mine d’entrer en intense réflexion.

« A moins, que je ne sois présent pour tout autre chose. Comme une odieuse machination visant à renverser un gouvernement, faire trembler les fondations même de la galaxie, retrouver le cimetière des Moissonneurs, ou tout autre action inconsidérée et suicidaire. Mais me voilà déjà à déblatérer mon plan machiavélique, vous laissant le temps de me neutraliser. »

Un immense sourire se fit apercevoir sur le visage franchement amusé de Tharak qui retourna s’assoir sur le banc.

« En vérité, l’une de ces propositions est exacte. Toutefois, nullement en échange de crédits. Après tout, je n’ai pas la prétention de pouvoir me payer une personne de votre efficacité, simplement celle de pouvoir lui offrir quelque chose de mutuellement profitable. »

Cessant subitement de sourire, Tharak fit mine d’être choqué. Cette facilité à changer d’expression il la devait à son entrainement drastique pour devenir espion, après tout la turienne n’était pas la seule à pouvoir simuler.

« Ô, il semblerait que j’ai fait preuve d’humour. Je crains que mon statut de butarien ne me condamne à une mort certaine pour un tel acte de barbarie. »

Là, le gouverneur était clairement ironique. Après tout, la plupart des gens s’imaginent que l’humour est une chose totalement absente chez les butariens, et plus encore chez un ambassadeur butarien s’exprimant quasiment exclusivement par «nous ». D’ailleurs, en y repensant, cela faisait pas mal de temps que Tharak ne s’était pas laisser aller à de l’humour. Hum peut être que cette réputation n’était pas totalement imméritée après tout …



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MessageSujet: Re: Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.   Mer 13 Sep 2017, 12:47
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
Voilà donc le scénario sur lequel ils partaient tout deux dans un mélange d'amusement enfantin et de méfiance déguisée ; le coup de foudre foudroyant deux individus que tout opposait dans un drama digne de la plus grande des séries Z. Un régal pour qui aimait les décors qui se voulaient pseudo réaliste et un scénario larmoyant qui sortait tour à tour l'accident mortel, puis le frère jumeau en tout point identique, puis les trahisons et pseudo espions qu'étaient en fait une humble jeune femme amoureuse. Pour rajouter une couche de ridicule à une histoire qui l'était déjà bien, il aurait fallu que la Turienne soit en réalité une Humaine. Et là, tout aurait été parfait ! Un Roméo et Juliette spatial, une farce de deux puissants qui se laissait, le temps d'une conversation, imaginer une situation abracadabrante et rocambolesque.
Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Ils pouvaient bien continuer encore un peu. La discussion, après tout, ne faisait que commencer.

Juliette claqua de ses mandibules d'une façon légère et roucoula comme seul un Turien pouvait le faire : métalliquement. Puis, elle partit gaiement sur le chemin d'une vanité factice.

- Mais qui sait résister à mon charme, très cher ? Je suis charmante... Pour certains. Sans doute. Il existe des personnes bien plus belles, certes mais je dégage un petit quelque chose, diraient certains. Une aura, pour les plus mystiques, un sourire éclatant pour les plus terre-à-terre. Quoiqu'il en soit, j'ai nombres prétendants à mes pieds; vous n'en êtes qu'un de plus.

Elle ponctua, comme à son habitude, sa phrase d'une rangée de dents dévoilées en un éclat ricanant. Elle s'amusait, n'en déplaise à certains, sans pour autant se moquer de son partenaire. Elle lui rajoutait juste ... Un peu de difficulté, dirons nous.

- Vous rejoindre, nous enfuir ou rester ? Ce sont là vos seuls choix ? Allons, Roméo, cher Roméo, qu'est-il devenu de celui qui était prêt à abandonner jusqu'à son nom pour Juliette ? Surtout lorsque c'est lui qui vient quémander l'aide de la belle ?

La biotique s'arrêta un moment, afficha une mine pensive que corrobora le cliquètement de ses mandibules.

- Maintenant que j'y pense, je ne suis pas sûre que vous avez la référence. Un grand passionné de lecture extraterrestres me l'a apprise - il est allé jusqu'à apprendre à lire les langues pour comprendre la version originale, c'est dire - mais pas sûre que tout le monde la comprenne, celle là.
Je devrais plutôt parler de Shalei et Bellicus ? Je n'ai pas vraiment le profil Quarien, remarquez, mais Humain encore moins.


Ah, Flotte et Flottille... Une référence galactique au minium, contrairement à cet obscure conte humain dont on l'avait régalé par le passé.

Quoiqu'il en soit, le scénario venait de finir et, prudemment, le Butarien lançait quelques petits indices sur le pourquoi du comment de sa visite. Des théories loufoques qui cachaient peut-être une part de vérité. Sauf pour ce qui était du cimetière des Moissonneurs. Ça, c'était au moins le projet d'un fou trop rêveur ou ambitieux. Ou un peu des deux.
Que pouvait bien vouloir un politicien de l'Hégémonie, depuis peu cantonné à la direction d'une petite colonie d'après les renseignements obtenus sur lui et qui parlait d'action suicidaire et de renversement de gouvernement ? L'ancien numéro deux était-il lui aussi rongé d'une ambition qui le dépassait, ou se jouait-il d'elle ? Nombreuses étaient les hypothèses qui se mettaient à tournoyer et le sentiment d'avancer en terrain miné commençait à se faire ressentir. La Turienne nota de se montrer prudente; encore que, sa présence sur la Citadelle était soit une supplication, soit une tentative de coup de poker osée.

- Une action inconsidérée et suicidaire ? Rayez le troisième mot et vous avez peu ou prou le quotidien des Spectres, romanesque Bellicus, ou Roméo belliqueux. Mais là où les choses deviennent plus délicates, c'est sur la question de "qui donne les ordres", qu'il s'agisse de service ou de payement.

Elle fit mine d'être choqué lorsque Tharak se flagella, considérant sa mort imminente pour avoir osé faire preuve d'humour, reproduisant l'expression dont l'homme s'était vêtu. Deux personnes choquées sur un banc, continuant de parler légèrement alors que le coeur du sujet était petit à petit amené. Si c'était la reproduction d'un film d'espion, il s'agissait d'un très mauvais film. Au mieux, ils étaient ridicules d'exagérations, au pire ils étaient caricaturaux.

- Allons, je serais là pour vous protéger de ceux qui veulent vous tuer. Peut-être. Tout dépend du pourquoi et du comment.

La femme se gratta une mandibule, faisant mine d'être pensive.

- Voyons ... Vous ne me prenez pas pour une mercenaire, c'est déjà un bon point pour vous. Mais vous me parlez de façon nébuleuse sur un service que je pourrais vous rendre... Qu'a donc à gagner une femme qui se bat pour le bien de la galaxie, pour la paix et les Spumas ?

Faisait-elle preuve d'insolence ? Oui, évidemment. Mais s'il fallait titiller le Butarien pour avoir ses réponses, alors qu'il en soit ainsi. Elle minauda un peu plus, jouant sur les moues boudeuses et les airs d'intenses réflexions.

- Pourquoi donc, une femme qui aurait tout à perdre, aiderait un Butarien, fort sympathique au demeurant, à tenter des choses folles comme... "renverser les gouvernements et faire trembler les fondations même de la galaxie" ?
Où serait donc son intérêt ... Ou celui du Conseil ?


Il était peut être temps de rentrer dans le vif du sujet ? Autour d'eux, il n'y avait qu'une poignée de passants qui jouaient les figurants, allant et venant pour mieux poursuivre leur petite vie. Les deux acteurs principaux, eux, restaient au centre.



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MessageSujet: Re: Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.   Mer 13 Sep 2017, 15:24
Cette turienne.

Cette turienne était exceptionnelle. Pourvue d’un humour réellement intéressant, elle dénotait sévèrement à côté du grand classique froncement d’arcades sourcilières métallique de ses congénères. Et bien qu’elle tenta de multiples références plus obscures les unes que les autres, il n’en était pas moins évident qu’elle ciblait une histoire d’amour interdite pour toute référence. Delà à donner envie à Tharak de s’intéresser à ces amants maudits, la chose n’était pas loin d’être actée. Surtout par orgueil de ne pas être le Correiro de la farce.

Toutefois, aussi drôle et étonnante pouvait-elle être, elle n’était pas assez irrévérencieuse pour parvenir à sortir le gouverneur de ses gonds. Lui qui ne laissait sortir que rarement l’humoriste de sa boite, devenait subitement bien taquin, lui faisant même oublier l’urgence et l’importance de la situation. Mais de toute manière s’il ne parvenait pas à convaincre la Spectre par son don de parole, alors ce n’était pas un plaisir coupable qui pourrait tout gâcher.

« Ainsi je ne suis qu’un numéro parmi la masse, un Bell’aKor perdu par l’impossibilité de sa tâche. »

Tharak aussi pouvait tomber dans la référence obscure, après tout dans un duel il faut au moins deux participants pour qu’il soit effectivement classé comme tel.

« Mais ainsi votre aura suffi à me faire réaliser ce petit pas de plus, celui de ma perte. Alors soit, je suis Roméo, et je donne tout. Mais qu’est-ce que je possède ? Peut-être ce modeste chapeau étanchera-t-il votre soif de mes possessions, à moins que ce ne soit ma vie que je dû donner. Même si c’est celle d’autrui, celle du malin qui se croit roi, que j’aimerai offrir. »

Puis le butarien fit son plus beau sourire et cala le pire clin d’œil humain de l’histoire du clin d’œil humain. D’une telle indiscrétion et tellement forcé qu’un aveugle aurait perçu le son du claquement de la paupière. Evidemment volontairement exagérée, la gestuelle était d’un parfait ridicule.

« En vérité, vous pouvez être sûr. Je n’ai pas les références que vous me lancez tel un rituel ancien. Nom d’un traitre aux piliers de la force destiné à apporter malheur ou incantation terrifiante, tout se vaut lorsque l’incompréhension s’installe. Mais peut-être est-ce là le prix à payer pour un amour impossible. »

Puis Tharak scruta avec une lenteur exagérée son environnement, notant les regards intrigués des badauds, le désintérêt total des marcheurs occupés ou l’ignorance absolu des veilleurs de passage.

« Les ordres sont une chose à prendre plus simplement qu’au travers du prisme de l’orgueil et de la fierté très chère. Je suis assez sage désormais pour savoir que celui qui donne les ordres est celui qui en a à donner, pas celui qui désire le faire. Mais sachez que ce n’est pas d’une protection dont j’ai besoin, mais d’une personne capable de donner ces fameux ordres.

Et quant à la question de pour quelle chose je vous prends, la réponse est d’une clarté toute naïve. Pour une incarnation de la mort capable d’ôter la vue au plus intouchable des observateurs. Pour une incarnation de la sagesse martiale capable de guider le plus aveugle des enfants vers le chemin le plus sûr.
Et d’une manière plus banale, je vous prends pour la chef d’équipe la plus compétente que je peux contacter à l’heure actuelle. »


Tharak scruta soudain son interlocutrice droit dans les yeux, sans ciller.

« A l’heure actuelle la galaxie connait une période de trouble extrêmement simple à comprendre mais hautement complexe à régler. La violence et la mort sont des compagnons de routes extrêmement communes en cette heure et personne n’est épargné par cette folie ambiante. Et même si vous décapitez tous les varrens qui viennent vous mordre, alors c’est dans le sang de ces derniers que vous finirez par vous noyer.

Ce qu’à besoin le Conseil, et plus largement la Galaxie, c’est une stabilité nouvelle et des messages forts indiquant que le passé est dernière nous tous. La haine rend les gens fous, et c’est lorsque la folie rend les fondations de son monde instable que tout s’embrase. Il est temps pour le Conseil de stabiliser la vie de ses citoyens et mette un terme aux cauchemars de ses concitoyens. »


Tout en continuant à scruter la turienne, Tharak activa son omnitech et ouvrit quelques dossiers. Le nom des dossiers étaient assez éloquents. Guerre civile sur Tuchanka, Esclavage et autres sujets épineux.

« A l’heure actuelle, le gouvernement de l’Hégémonie est l’instigateur de quelques-uns de ces cauchemars. Notre tyran actuel a soutenu directement la tentative de putsch sur Tuchanka à l’encontre d’Urdnot Wrex, il continu la pratique de l’esclavage dans les endroits où le Conseil n’a aucun droit de regard, il place au pouvoir des gouverneurs corrompus qui arment et financent des pirates des Terminus.
Et la liste est longue. Il faut que tout cela cesse.

Alors oui, j’ai été très bien placé au sein de ce gouvernement et j’ai tout à gagner qu’Argonar soit mis hors course. Mais la question est on ne peut plus simple, pourquoi à votre avis le dictateur m’a démis de mes fonctions ? »


Ne laissant pas le temps à la turienne pour une éventuelle pique, le gouverneur de Gellix reprit aussitôt.

« Le gouvernement actuel est paranoïaque, mégalomane et xénophobe. Il continuera à être un danger pour la stabilité galactique tant que son dirigeant sera le pire d’entre nous. Il est temps pour le Conseil de prendre en main une situation qu’il a lui-même contribué à créer.

Toutefois ce n’est pas le Conseil que je viens voir, mais une Spectre au parcours irréprochable. En éliminant un seul individu, tout un empire peut basculer et devenir un pilier solide de la stabilité galactique. L’Hégémonie est un allié de poids dans la lutte contre les criminels des Terminus. Nous possédons un nombre colossal d’alliés, d’espions, de représentants dans ce bouillon de violence.

Mais nous sommes aussi une opportunité nouvelle de commerce dans un marché en pleine stagnation. Nos forces unies seraient une opportunité sans précédent pour la galaxie. »


Puis Tharak lâcha enfin du regard la Spectre, et regarda avec curiosité les alentours. Rien à signaler. Toutefois ce léger brouilleur n’était pas un luxe.

« Le Conseil a tout à gagner, quant à la Spectre en question, je suppose qu’elle peut y trouver la satisfaction personnelle de mettre à mort un individu qui a conservé l’esclavage comme une arme économique, qui finance indirectement les criminels menant des raids dans la Travée de l’Attique, qui a tenté de mettre au pouvoir un krogan rancunier et belliqueux qui ne désirait rien tant que de mettre la galaxie sous sa botte.

Quant à moi, j’y vois un moyen de prendre le pouvoir, de mettre en œuvre mes réformes ambitieuses que j’essaye de réaliser depuis des années maintenant. Et une certaine satisfaction de vengeance vis-à-vis d’un individu qui m’a démis sans le moindre respect.

Sinon, pour une réponse plus terre à terre. J’ai recruté les meilleurs assassins de cette galaxie pour mettre en œuvre cette mission périlleuse. Après tout, contre un adversaire aussi paranoïaque, il parait risqué de s’en remettre uniquement à des gens de l’intérieur. Votre intérêt, vous êtes mon premier choix pour diriger et donner les ordres à cette équipe, qui me comptera toutefois dans ces rangs.

Voilà. Aidez-moi à mettre à terre un dictateur mégalomaniaque. Ainsi vous avez tout à gagner, et l’insatisfaction de me voir mourir à vos côtés en cas d’échec. »


Large sourire, sincère.

« Je suppose que ce n’est pas la pire des offres. »



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Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.

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