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 Un paradoxe de Schrödinger comme un autre

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MessageSujet: Re: Un paradoxe de Schrödinger comme un autre   Jeu 28 Déc 2017, 20:33
Les paroles de Namida sonnaient au début comme un énorme mur qui s’était construit en un rien de temps devant elle pendant sa course. « C’était donc de là que venait cette expression ? » frôlait l’esprit de l’asari. Etait-ce sa logique implaccable ou les médicaments qui influaient un peu sur sa façon de parler ? C’était difficile de le déterminer, après tout, elle ne connaissait la quarienne que depuis quelques heures, une journée au mieux. Elle la complimentait sur son travail… Elle ne semblait pas comprendre ce qu’un soldat ressent face à la mort de ses camarades au combat. C’est une chose avec laquelle on apprend à vivre. Combien de fois, sur de nombreux champs de bataille, elle a vu ses collègues Asari mourir d’une balle perdue, ou de toute autre raison… Continuant d’avancer sans verser la moindre larme pour elles. La vie d’un soldat. Peut-être qu’un jour Namida comprendra que avoir peur pour quelqu’un, au point d’en pleurer, n’a rien à voir avec le succès de son entreprise, de sa mission. Enfin… L’asari passait au-dessus de cela pour le moment, la joie de la savoir en état de récupération était suffisant pour elle.

Et voilà.. Une invitation pour une soirée. Ca, par contre, elle ne s’y attendait pas le moins du monde, surtout après le discours plutôt « bloquant » de Namida juste avant… Alors c’était bel et bien les médicaments qui lui retournaient la tête ? Ceux-ci, et très probablement la fatigue, visible même au travers de la visière. Elle était molle, éreintée, pas besoin d’être un médecin pour voir tout cela. Elle se contentait de sourire. Répondant par un signe de tête à cette invitation, enchaînant brièvement quelques paroles entre deux longues pauses de Namida.

« Oui, j’adorerais y aller, j’espère que la nourriture est bonne ! »

Elle disait cela sur un ton plaisantin mais, est-ce qu’elle le comprendrait ainsi, c’était une énigme à laquelle elle ne préférait pas trop réfléchir. Namida commençait à parler à l’asari de son passé. Elle l’écoutait attentivement et, oui, la perspective de se séparer de cette combinaison n’étant plus imaginable. Et, c’est une idée à laquelle Maylyn s’accommodait parfaitement… Après tout, vivre avec l’ombre de la mort en permanence sur elle est quelque chose à laquelle Maylyn s’était habituée au fil des années, pour être même assez optimiste, si madame la mort venait frapper à sa porte un soir, elle ne serait pas plus surprise que cela. Et ce simple contrat, s’est avéré une preuve de plus qu’un champ de bataille et la mort ne la quitte jamais réellement. Et même si aujourd’hui, elle n’avait que quelques bleus et une cheville cassée, elle n’était pas à l’abri, au détour d’un contrat de mourir. Bien que ce soit une chose à laquelle elle-même et ses sœurs étaient préparées, le vide que May laisserait derrière elle restait palpable pour tous. Surtout pour ses sœurs.

Perdue dans ses pensées, l’asari retrouvait une quarienne complètement molle, à la limite de l’assoupissement disant qu’elles avaient fait du bon travail. Elle souriait une nouvelle fois à l’écoute de ces paroles, prenant la main de Namida dans la sienne, un geste anodin pour beaucoup mais, pour elle, cela voulait dire beaucoup.

« On est les meilleures, c’est pour cela ! »

L’asari souriante, relâchait la main de la demoiselle, se levant de son siège, rapprochant lentement son visage du sien, venant déposer un nouveau baiser, sur le haut de sa visière bien sûr ! Pas sur sa peau, ce n’était pas le moment de risquer une infection à nouveau ! Retournant par la suite s’asseoir sur son siège, elle lâcha un petit couinement de douleur, en prenant appui sur sa cheville, avant de regarder la demoiselle en face d’elle.

« Repose-toi ! Tu l’as bien mérité. »

L’asari prit entre ses doigts ceux de la demoiselle attendant patiemment qu’elle s’endorme, ses paupières, elles aussi commençant à se fermer, petit à petit .
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MessageSujet: Re: Un paradoxe de Schrödinger comme un autre   Jeu 28 Déc 2017, 22:21
La nourriture bonne ? Ça aussi c’était un concept qui lui était plutôt étranger. Les textures et toutes ces choses qui ne s’acclimataient faisaient que son régime n’avait jamais été spécialement vecteur de gourmandise de sa part. La nourriture ne l’intéressait pas, elle prenait ses portions par pur nécessité. Il lui avait cependant cru comprendre que dans certaines autres cultures, l’art culinaire avait de l’importance et les gens appréciaient perdre du temps à table. Les asaris faisaient visiblement partie de cette catégorie… après tout, lorsqu’on vit plusieurs siècles, on peut bien perdre un peu de temps à table. Cela semblait plutôt logique. Voici donc la réflexion que tira la boutade de l’asari à la petite quarienne.

Les capteurs sensoriels de son gant lui transmirent la chaleur de la peau de l’asari. Elle s’en accommodait avec presque plaisir. Ce simple contact était rassurant. C’était étonnant, vraiment, la sensation calme qui se dégageait d’un contact physique qui aurait dû être source d’angoisse en réalité ! Est-ce là la familiarité qui s’installe quand on se sauve mutuellement la vie ? C’est l’explication la plus logique qui traversa ses pensées. Elle cligna des yeux surprise de pouvoir observer l’asari de si près. Hm. Et qu’est-ce qu’un baiser sur une visière veut bien dire ? Ah… son esprit embrumé s’embrouillait. Elle n’eut pas à se faire prier et le dernier conseil de l’asari fut écouté. Epuisée, la scientifique referma les yeux et s’endormit immédiatement. Sur les doigts bleus, la main gantée s’était gentiment refermée, la gardant prisonnière.

Son corps, occupé à combattre différents microbes et bactéries était passablement fatigué et les médicaments l’assommaient littéralement. Elle ne vit pas la fin du voyage passer, trop occupée à dormir ou à comater. Les brefs moments de conscience s’avérèrent plutôt flou dans sa mémoire. Les médecins de bord étaient plutôt satisfaits de son évolution, mais recommandèrent qu’elle passe encore quelques jours sous surveillance étroite à l’hôpital sur Haratar. C’est donc sur un brancard qu’elle fit son arrivée, elle eut tout de même le loisir de remercier et dire au revoir à Maylyn. Cette dernière fut remerciée pour ses services et elle fut payée comme convenu. Son efficacité fut même récompensée d’un bonus, conformément à ce qui lui avait été annoncé à la prise de mission.

Blue Light Security reçu le lendemain, une invitation informatisée en bonne et due forme, nominative en la personne de Maylyn T’Lovi. Visiblement, la quarienne n’avait pas oublié l’asari et avait le nécessaire pour qu’elle soit conviée à cette cérémonie, suivie d’une réception au sein du G.I.P. Le pli contenait le lieu dans la station, ainsi que l’heure. Au vu de la typographie et du graphisme soigné, il n’était pas nécessaire de préciser qu’une tenue adéquate serait nécessaire.

Si de cette histoire, on récoltera une garde du corps troublée, un G.I.P ravi de récupérer sa scientifique et des indices pour leur enquête, Namida elle, sur son lit eut le temps de réfléchir.

Si elle avait été un atome, ou une transposition dans la réalité comme le fit Schrödinger, elle cherchait une décohérence quantique à son problème. Au milieu du fouillis de superposition quantique qu’était ses pensées. Autant de probabilités invérifiables. Ses pensées étaient à la fois claires et absurdes. Elle était heureuse d’avoir pu finaliser son expérience et d’être vivante. Elle était triste. Pourquoi triste ? Elle ne se sentait pourtant pas choquée outre mesure. Cette absence d’émotion négative, enfin de trop plein d’émotions, la perturbait. Ainsi donc, à l’image de ce fichu chat dont on ne sait s’il vit ou meurt, puisqu’il est les deux à la fois en attendant sa décohérence… elle ne savait pas si elle était heureuse ou triste ou les deux, si c’était une réussite ou un échec, car finalement, elle éprouvait tout cela à la fois, comme un électron qui peut éventuellement se trouver à plusieurs endroit et qui finalement est mathématiquement décrit comme étant à tous ces endroits à la fois.

Peut-être que finalement, se dit-elle, cette fête lui permettra de clarifier certaines de ses réactions spontanées. Elle observa sa main et ferma doucement ses doigts, par exemple, comme cette main, qui s’est fermée sur l’étrange peau bleue.

Elle se laissa retomber dans son coussin. A quoi bon se torturer, il valait mieux qu’elle s’occupe des derniers détails et qu’elle pense au discours qu’elle aurait à faire.



HRP : cher MJ si tu passes par là, ce RP est terminé ^^



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