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 Le second contact

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MessageSujet: Le second contact   Dim 17 Sep 2017, 22:18
Intervention MJ : NonDate : Octobre 2202 RP BG via Flashback Tout public
Flora khavinski ♦ Arcadia McKnight
Le second contact












---Flashback---


Le rouge de ces lumières avait tout ce qu'il y avait de plus stressant bien qu'elles annonçaient la fin du projet et donc, un peu d'espoir, Flora, elle, n'y voyait que de l'inquiétude et du stress, tout ce qu'elle détestait et ne savait aucunement gérer. Raison pour laquelle elle ne stressait jamais et éviter de s'inquiéter de quoi que ce soit, même dans les pires moments. Une façon d'être qui lui avait a la foi beaucoup coûte socialement parlant, mais aussi lui avait apporté énormément dans le monde professionnel.


L'alarme mêlée à la lumière l’agaçait plus que tout en cet instant, il n'y avait rien de mélodieux ou d'harmonique, juste ce hurlement graveleux et répétitif à en devenir fou. Elle suivait ceux qui couraient en direction de la sortie, mais sans se précipiter bêtement, elle récupérait toutes les données les plus importantes sur son travail et les réalisations importantes multiraciales spécialement créées pour le creuset. Creuset qu'elle devait maintenant quitter, c'était plus compliqué qu'elle ne l'imaginait, il était maintenant en place, mais était-il réellement 100% en état de fonctionnement ? Elle avait même pris la décision de rester sur place au cas ou il y aurait la moindre anomalie, mais elle fut dégagée de force par les chefs de projets, il y avait déjà des volontaires prêts à donner leur vie et ils n'avaient pas besoin d'être si nombreux. Galill un vieux scientifique et ami de ses parents avait du utiliser les grands mots pour la pousser à partir "Tu sera beaucoup plus utile en vie une fois la guerre terminée" lui avait-il dit. Mais son cœur était serré, elle était fière de son travail mais elle n'avait pas confiance dans le travail de certains autres, elle voulait rester et tout vérifier, mais même le temps était compté, surtout le temps même...



Ainsi elle se retrouva sur le vaisseau de guidage qui s'éloignait du creuset maintenant placé, il y avait des scientifiques de partout qui se marchaient dessus les uns les autres alors qu'elle, observait par le hublot son magnifique travail qui s'éloignait d'elle tandis que son incertitude grandissait à la même échelle. En ce moment même la terre était en pleine bataille et eux n'avaient aucune idée de l'avancement de la prise de Londres, en vrai, elle ne savait même pas ce qu'il allait se passer maintenant, et son sentiment d'impuissance lui fit monter une sorte de peur inexplicable qui la prit aux tripes. Mais ce ne fut rien. Rien, comparé à la peur qui l'envahit lorsqu'elle aperçut le vaisseau moissonneurs arriver droit sur eux, à la fois lentement et pourtant si rapide, le gigantesque insecte de métal dont les pattes s'écartaient à la façon d'une araignée en position d'attaque fit feu de ce laser rouge que rien ne sut arrêter. Le vaisseau se disloqua instantanément sous l'attaque.


La panique fut maître au sein des survivants qui tentaient le tout pour le tout et couraient vers les navettes de secours, mais la majeure partie étaient soient détruites soient surpeuplées. Flora ne bougeait plus elle s'était simplement assise et se tenait fermement à une balustrade, les amortisseurs d'inertie reprenaient peu à peu fonction sur les générateurs de secours, visiblement les pilotes étaient encore présents et tentaient le tout pour le tout. Le vaisseau prit la direction de la terre avec moins de la moitié des propulseurs. Finalement tout se passa plus vite que prévu atterrissage du vaisseau sembla plus à une descente aux enfers, seul 35 % du vaisseau survécut à l'entrée dans l'atmosphère et s'écrasa sur une longue distance en périphérie de Londres. Flora avait eu l’impression d'être un grain de poussière au milieu d'une tempête la seule force de ses bras pour se tenir avait été ridicule et l'humaine avait été projetée à travers la grande salle comme une poupée de carton... Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle semblait coincée au milieux de débris lourds en tout genres, elle ne vit que des flammes autour d'elle et lorsqu'elle tenta d’appeler à l'aide sa gorge la brûla tellement qu'elle en aurait hurlé des heures, mais même la.. Aucun son ne sortit de sa bouche.



---



Flora se réveilla en sursaut si bien que même son Maine-Coon sauta si haut de surprise qu'on aurait cru le voir prendre son envol pour atteindre la lune. Suffocante, elle posa ses mains à sa poitrine et calma sa respiration en prenant conscience de sa chambre, elle avait simplement rêvé du passé. Elle attrapa sa bouteille d'eau et engloutit un demi litre d'une traite, l'impression d'avoir la gorge brûlée par la fumée semblait s'accrocher à ses cellules comme un pitbull à une vieille. Elle se leva rapidement et traversa sa chambre en petite culotte, elle était trempée de sueur et ne souhaitant soudainement plus dormir elle préféra se préparer un bain chaud.


Une fois enfin dans un moment de détente elle observa son agenda via sont omnitech, aujourd'hui elle devait rendre visite à l'Ecole Avancée de Médecine pour parler technologie de soin sur terre. Bien qu'elle n'était pas vraiment du genre à aimer "Parler bêtement de technologie" elle adorait en profiter pour visiter la terre, et cette école était dans un lieu complètement fou à ses yeux si bien qu'elle ne prit pas le temps de traîner avant de partir. Plus rapidement que d'habitude elle enfila son habituelle combinaison basée sur la technologie Quarienne qui malgré son côté trop moulant possédait de nombreux mods plus que pratiques en fonction des climats. Quelques minutes plus tard elle était installée dans la navette privée, un modèle plutôt luxueux et quelques temps plus tard elle était en approche de l'école de l'alliance basée à Vancouver et entièrement sous la neige à cette période de l'année.


L'excitation était très présente bien que son visage restait de marbre, lorsque la navette toucha le sol, Flora était déjà si proche de la porte que son nez aurait pu glisser sur celle-ci lors de l'ouverture, elle se retrouva alors face à ce qui l'excitait tant. Une épaisse couche de neige recouvrait le continent, phénomène qu'elle n'avait jamais eu la chance d'observer de prés, elle hésita alors longuement, mais des personnes de l'alliance étaient déjà en approche depuis l'entrée pour venir l'accueillir.


Alors ne pouvant se tenir plus longtemps elle sauta de la navette pour atterrir dans la neige, si ce n'est que le sol était fort plus glissant qu'elle ne l'aurait calculé. Les pieds de la jeune femme ne touchèrent le sol que pour moins d'une demi seconde alors que celle-ci s'étalait dans une superbe chute et se retrouva face la première dans la neige.



... C'est froid.



Tel fût sa première expérience avec la neige.




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MessageSujet: Re: Le second contact   Lun 18 Sep 2017, 23:15

Le Second Contact
Flashback



Arcadia se pencha au dessus du corps inconscient d'un de ses camarades. Des morceaux de plâtres, s'écrasèrent sur son armure dorsale, tandis qu'une fine poussière blanche tombait paresseusement des restes du plafond. Cette dernière recouvrait la jeune étudiante d'une fine pellicule blanchâtre lui donnant une aura fantomatique. Sa combinaison de combat était un patchwork de différentes armures. Des morceaux récupérés ici et là, pour tenter de minimiser les dégâts et permettre une protection décente. Aucun marquage, des couleurs dissociées, ce n'était pas très réglementaire. Mais au vu de la situation personne ne lui en tiendrait rigueur.
Son casque lui avait sauvé la vie quelques minutes plus tôt, mais ne lui serait plus d'aucune utilité maintenant. Sa crinière autrefois d'un blond or avait été coupée de moitié, était devenu sèche au toucher faute d'entretien.

L'explosion avait été très proche. Trop. Ils ne pouvaient pas rester ici. Les bruits de combats s'intensifiaient et l'ennemi ne laissait aucun répit. Elle devait faire vite. Ouvrant la plaie de sa main synthétique, elle utilisa sa pince d'une main experte pour retirer le projectile logé dans l'épaule. La chose faite, elle pressa la blessure, le temps d'appliquer le médigel, terminant par un bandage expéditif. Cela n'était guère professionnel, mais elle devait faire vite, chaque seconde était précieuse. Un zombi surgit par une fenêtre, sprintant dans un râle inhumain vers les deux humains. Elle dégaina son pistolet. Une détonation retentit. La créature s'écroula. Kieron, un N5, baissa son fusil à pompe.

« On doit dégager d'ici Arkady, les gars nous offrent quelques secondes ». Elle saisit son patient et le chargea sur son dos. Il n'était pas léger, mais elle avait connu pire.
Elle sortit du bâtiment tête baissée, derrière les survivants sortaient un à un, couvrant son avance.

Deux brutes massives, traversèrent les murs de leur ancien refuge, écrasant la résistance sur leur passage. Trois blindés surgirent d'une ruelle, les seuls qu'ils possédaient. Un M-080 menant deux M-35 Mako. Le trio libéra sa puissance de feu dévastatrice, venant aisément à bout des monstres. L'écoutille du M-080 s'ouvrit, un homme en sortit, proposant à l'élève de prendre le garçon qu'elle transportait. Elle accepta immédiatement, hissant son paquet sur le blindé

« Quel est le con qui a dit que l'air de Genève était le plus pur sur Terre », lâcha t-elle.
L'artilleur ne put s'empêcher de rigoler. Il n'eut pas le temps de refermer la trappe qu'une onde rouge traversa le champ de bataille, disparaissant aussi rapidement qu'elle était apparue. Plus de bruit. Rien. Si ce n'était le ronronnement des véhicules, que les conducteurs turent rapidement. Un calme irréel régnait dans la ville.

« C'est... C'est fini ? », demanda une voix.

Kieron, en haut d'une butte, leva son poing en l'air. Des cris de joies explosèrent dans les rangs clairsemés des survivants. Arcadia, laissa échapper quelques sanglots. C'était fini.

Deux heures plus tard, elle et plusieurs autres médecins étaient déjà en route pour Londres. Il savait que le gros des affrontements s'étaient déroulés là bas. Une petite unité de toubib était restée sur place. Les autres avaient prit place dans une demie douzaine de vieilles navettes. Blondie en avait profité pour démonter son bras bionique afin de le nettoyer, elle savait qu'elle n'en aurait pas l'occasion avant un long moment. Le N5 l'assistait dans cette tâche.
Arrivés près de la capitale, ils purent voir l'étendu des dégâts. Elle nota les restes d'un vaisseau encore fumant, plusieurs petits points se mouvant autour de la carcasse.

« Eyh, regardez en bas, il y a du mouvement ! 
-On doit d'abord rejoindre le QG pour prendre nos ordres Arkady, on ne peut rien pour eux, lâcha le soldat d'élite.
-On abandonne personne tant qu'il y a de la vie! Tu nous l'as rabâché pendant un an, et c'est notre credo en tant que médecin ! »

Les autres occupants de la navette acquièrent. Elle soutint son regard, finalement il céda. Le pilote annonça qu'il se détachait de la formation. Les navettes étaient sans nul doute archaïque, mais il y avait encore assez de place pour prendre des blessés.

---

Il était encore tôt à Sorvagur, le soleil n'avait pas encore pointé le bout de son nez. Un vent froid et humide balayait l'île, accompagné par une légère bruine marine. Arcadia bravait les bourrasques, la moitié de son visage emmitouflé sous une épaisse écharpe, les mains dans les poches. Elle n'avait pas réussit à trouver le sommeil, un peu stressé par l'intervention qu'elle allait devoir tenir quelques heures plus tard. Même si elle avait bien potassé son sujet, elle n'aimait pas prendre la parole devant des centaines d'inconnus dont elle aurait pu être leur mère. Ce simple mot lui donna un frisson que même la température actuelle ne pouvait espérer lui infliger.

Des aboiements proches attirèrent son attention. Les deux chiens de son père dévalèrent une pente, accourant comme si le diable était à leur trousse. Visiblement ils avaient encore réussit à s'échapper du chenil. Draken fut le premier sur elle, lui sautant littéralement dessus. Elle eut le souffle coupé en soutenant le poids du Mastiff Tibétain. Lothara elle était un peu plus réservée, se contentant de tourner en aboyant autour de la militaire.
Elle reprit sa marche, les clébards allaient et venaient, chacun demandant un peu d'attention, une caresse sur la tête etc...

Elle arriva devant la maison de son père, peu avant l'aurore, les chiens sur ses talons. L'air avait un relent marin qu'elle n'avait pas pour habitude d'humer. C'était assez plaisant. La lumière était déjà allumée dans la cuisine quand elle entra. Son père, Chaol, était assis dans son fauteuil fétiche, un café à la main. Celui d'Arkady attendait sur la table basse, quelques biscuits étaient disposés à côté. Elle le remercia après l'avoir salué, allant se caler dans un coin du canapé, un chien à ses pieds.
Ils échangèrent quelques banalités, évoquant la journée à venir, le temps etc...

Chaol alla la déposer à l'aéroport une fois le petit déjeuner englouti. Il fallu près de 3h à la navette pour couvrir la distance, temps qu'elle mit à disposition pour se reposer. La médecin se réveilla en sursaut peu avant l'arrivée, un mince filet de bave faillit atterrir sur sa manche, qu'elle ravala in-extremis. L’École de Médecine avait proposé de mettre un chauffeur à sa disposition, qu'elle avait refusé. Elle n'avais pas conduit depuis longtemps et cela commençait à lui manquer.
Elle loua une moto ainsi qu'une combinaison de sécurité et prit la route vers son lieu de rendez vous. Roulant à une allure correct sans pour autant dépasser les limites indiqués, elle apprécia la sensation de vitesse, le vent qui tentait vainement de pénétrer le blouson et son pantalon renforcés, le casque transperçant l'air. Prise d'une soudaine euphorie elle tourna la manette des gaz dans la dernière ligne droite, profitant de ce moment de pure liberté.

Arrivée en périphérie de Vancouver elle se laissa glisser dans le flot de circulation, tout du moins les véhicules qui comme son deux roues ne pouvait pas voler.
Elle arriva sans encombre à l'école où une certaine agitation y régnait. Elle suivit le marquage qui indiquait le parking, se forçant un passage à travers le flot d'étudiant par petit coup de ronronnement du moteur.

Le bolide garé, elle put enfin poser un pied botté sur la neige. Arcadia retira son casque, tentant d'arranger du mieux qu'elle pouvait ses cheveux dans l'un des rétroviseurs. Elle ouvrit légèrement sa veste, et tira quelques fois sur son col roulé pour faire entrer un peu d'air frais afin de dissiper le trop plein de chaleur.

« Alors c'est par où ? »

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MessageSujet: Re: Le second contact   Mer 20 Sep 2017, 22:59









Le programme d'auto-régulation de son omnitech avait détecté les lourds dégâts qu'avait subit son corps ainsi que le temps restant pendant lequel elle serait encore capable de vivre, temps clairement en chute libre. Le signal de détresse automatique de son appareil s'était déclenché et l'objet clignotait lentement de sa lumière orange vive pour attirer l’œil des secours. Le médigel qu'il avait administré ne faisait que la maintenir difficilement éveillée, de plus son regard vitreux cherchait d'indescriptible détails sur le lieu ou elle se trouvait, mais rien de parvenait clair à ses yeux obstrués de larmes de douleurs, elle était perdue.


Il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée alors qu'enfin elle sentit du mouvement autour d'elle, enfin la lumière lui parut, quelqu'un avait retiré une plaque au dessus d'elle qui cachait à sa vue le désastre du crash. Quelques personnes s'étaient attroupées autour d'elle et avaient entamées de la dégager des débris, elle retient tout particulièrement le visage d'une femme blonde qui lui apparut plus net que les autres, elle semblait donner les ordres. Miracle ou non, son sac en bandoulière était resté avec elle "Khavinski Flora, Docteur en Cybernétique, Ariake Technologies", elle avait encore sur elle tout ce qu'elle avait récupéré en quittant le creuset ainsi que ses projets personnels sur divers modules de stockage externes.


Alors qu'elle se faisait évacuer, elle put tant bien que mal observer le chaos qui régnait sur terre sans parler des restes du vaisseau pris aux flammes autour du quel plusieurs personnes tentaient de s'enfuir ou d'aider quiconque, cette vision horrifiante la choqua profondément, a cet instant elle s’évanouit.






---





Il fallut l'aide des deux personnes de l'alliance pour qu'elle puisse se relever et marcher convenablement dans la neige sans s'étaller de nouveau, visiblement elle avait omis le facteur "glisse" associé à la neige et au froid.


La piste d'atterrissage est verglaçée sous la couche de neige.. Nous sommes désolés que vous n'ayez pas été prévenue Docteur. Dit l'un des deux hommes qui lui tenait le bras pour lui donner de l'équilibre. Eux au moins avaient des chaussures tout particulièrement faites pour ce genre de climat, elle éprouva une légère jalousie à l'instant ainsi que la frustration de ne pas avoir été prévenue... Sentiment de mauvaise foi car elle aurait très bien pu y penser si elle avait pris quelques minutes de plus pour se préparer.


C'est ma faute d'avoir oublié ce détail, avec ce climat, c'était logique.


Malgré le plat qu'elle avait fait dans la neige, sa combinaison était déjà sèche et elle ne ressentait pas le moindre froid ni humidité grâce aux mods dont elle avait équipé sa combinaison, de ce fait lorsqu'elle fût à l'intérieur c'était comme si rien n'était arrivé. Elle suivit les hommes jusqu'au point de passage ou son identité fut vérifiée, désagrément qui ne prit que quelques secondes de son temps. Peu après elle fut amenée dans l'équivalent d'un salon ou elle serait présentée au directeur ainsi qu'aux professeurs avec l'agréable accompagnement d'un café bien chaud.


Docteur Khavinski, c'est un plaisir de vous rencontrer après tout ce que vous avez fait pour l'alliance, vous recevoir ici est un réel honneur, Mark Kenwood, directeur des lieux, enchanté.



Je vous remercie Mr Kenwood, tout le plaisir est pour moi, sans l'alliance je ne serais pas ici aujourd'hui, j'aime à réflechir aux projets utiles pour les hommes et femmes de terrain en fonction de leurs besoins et des accords avec Ariake.





C'est au moment de se serrer la main que la porte s'ouvrit une nouvelle fois laissant la place à une femme d'a peu prés son age également blonde dont le visage lui sauta aux yeux, ce visage, jamais elle ne saurais l'oublier.





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MessageSujet: Re: Le second contact   Dim 24 Sep 2017, 01:29

Le Second Contact
Flashback



La cabine de pilotage avait été réduite à un simple bloc de métal compressé. Malgré un scan compliqué à cause des traces résiduelles d'énergie, aucun signe vital n'était apparu. A côté de l'épave, plusieurs combattants erraient sans but, explorant les rues de Londres. Arcadia s'était déjà occupé d'une Asari dont l'épaule avait été démise et d'un Krogan qui venait tout juste de gagner quelques cicatrices.
La jeune femme continua ses fouilles, jusqu'à ce qu'une lumière attire son attention. Elle se précipita en direction de celle-ci. Le signal était faible, cela venait de sous une masse de débris, qu'elle ne pouvait espérer déplacer seule. Son scanner indiquait qu'il y avait de la vie, que quelqu'un avait survécu au crash.

« Hey les gars, venez ici ! Il y a quelqu'un là dessous ! »

Plusieurs personnes vinrent, commençant à déblayer ce qui pouvait l'être. L'un des morceaux en revanche étaient beaucoup trop gros, même avec l'aide de deux Krogans il était impossible de le soulever. Il pouvait juste le faire coulisser, mais cela risquait de faire s'effondrer le fragile enchevêtrement métallique. Le groupe décida de tenter le destin, en créant un interstice assez large pour laisser rentrer l'apprenti médecin. Arkady se glissa tant bien que mal dans l'ouverture. La lampe de son armure clignota quelques secondes avant de s'allumer révélant une triste désolation. Au milieu de la fumée, des cendres et du métal tordu, se trouvait une femme, sûrement dans la même tranche d'âge qu'elle. La position du corps dans laquelle se trouvait la blessé n'avait rien de rassurant. Au mieux elle allait s'en sortir avec plusieurs fractures au pire la moelle épinière avait été touchée.
Faute de moyen décent, elle n'allait pas faire de miracles.

« Je stabilise ici ! Trouver quelque chose pour déplacer ce morceau, et un médecin vraiment très compétent !»

L'étudiante se débrouillait bien, elle avait beaucoup vu puis apprit durant cette année. Plus qu'elle n'aurait pu l'espérer. Mais il fallait rester réaliste et humble. Elle pouvait appliquer les premiers soins, tenter d’endiguer la douleur avec des analgésiques etc... Mais elle n'avait pas encore la capacité d'expertise des médecins de renoms, elle ne voyait pas comment ils allaient pouvoir sortir sans tuer la civile, et plus que tout il était impossible d'opérer ici. Arkady regarda la survivante, son regard était perdu dans le vague, vitreux, malgré ce que son corps avait subi il y avait encore cette étincelle de vie. Elle sentit que ce regard lui était adressé, elle ne pouvait pas baisser les bras.

La Martienne sentit une énergie nouvelle parcourir son corps.

« Ça va aller, dit elle d'une voix qui se voulait rassurante, tandis qu'elle administrait une première dose de médigel et d'anesthésiant. Elle vit un nom « Flora Khavinski ». On va vous sortir de là Flora, accrochez vous ! »
Elle fixa un respirateur sur le nez et la bouche de l'humaine, contenant un air pur.
Cinq minutes après, un autre médecin arriva pour lui prêter main forte.
Il fallut attendre trente minutes, pour que des renforts arrivent et dix de plus pour sortir de sous terre.

---

Profitant du peu de temps libre restant, elle retourna à l'entrée de l'école pour apprécier sa première cigarette de la journée. Elle y rencontra un groupe de professeurs et d'élèves en pleines discussions. Arcadia se joignit à eux, tentant de sympathiser et par la même occasion savoir où elle devait se rendre. L'un des étudiants lui demanda ou elle officiait ainsi que sa spécialité, elle sentit une légère pointe d'orgueil gonfler en elle tandis qu'elle récitait son titre ronflant. Il n'y avait aucune honte d'être fière, après tout elle avait sué sang et eau pour l'obtenir. Cela lui valut quelques regards admiratifs, qui la firent légèrement rougir. Heureusement, cela pouvait être mis sur le compte du froid.

Elle se rendit ensuite à l'accueil, escortée par le groupe avec qui elle s'était familiarisée, les sujets tournant principalement autour de la médecine, certains lui demandant comment se déroulait des soins et opérations dans les zones de guerre. Arrivée devant le bâtiment, elle les remercia, les laissant là.

La militaire se présenta devant l'hôtesse, qui s'enquit de son identité, du motif de sa venue et lui demanda de remplir quelques documents. Une fois cela fait, elle dut patienter quelques minutes dans la salle d'attente, elle retira son lourd blouson et remonta les manches de son pull. Il faisait une chaleur écrasante, Arkady préférait ne pas penser à la facture de chauffage qui allait être astronomique à n'en pas douter. Observant la pièce elle tomba dans la contemplation des tableaux accrochés aux murs. Certains représentaient des paysages majestueux tandis que d'autres étaient plus abstraits. Ils avaient tous la sérénité en point commun, elle aurait pu rester des heures ici avec un bon livre.

« Dr McKnight ? Veuillez me suivre s'il vous plaît. »

Elle faillit sursauter en entendant la voix derrière elle. En pleine médiation sur les œuvres d'arts, elle n'avait pas entendu la porte s'ouvrir. Se retournant, elle découvrit un homme à la mine grisonnante qui avait plus sa place dans les archives que dans la réception des hôtes. Ce dernier la guida jusqu'à une pièce ou se trouvait déjà plusieurs personnes.

Un autre homme vint aussitôt à sa rencontre, bien habillé, l'air jovial, évoluant avec aise au milieu des convives.

« Docteur McKnight, vous me voyez heureux de votre venue, je craignais que l'Armée de l'Alliance ne puisse envoyer quelqu'un. Permettez moi de me présenter, Mark Kenwood, Directeur de l'établissement.

-Merci bien Mr le Directeur, dit elle en se fendant d'un large sourire. L'Armée ne pouvait manquer à son devoir. »

Ils s'échangèrent une poignée de main, son hôte lui indiquant le buffet libre service puis s'en alla saluer une nouvelle personne. Arcadia remarqua une femme proche d'elle, qui la dévisageait intensément. Elle avait déjà vu ce visage, des années plus tôt et quelques rides en moins. A peu de choses près il était resté le même.

« Flora ? C'est toi ? », la surprise pouvait se lire sur le visage de la Doctoresse, heureuse de croiser quelqu'un qu'elle connaissait... Enfin connaissait était un bien grand mot. Elle s'était occupée de Flora plusieurs mois après la guerre contre les Moissonneurs. Mais les conversations avaient été à sens unique, la blessée ayant perdu l'usage de sa voix lors d'un crash, cela ne s'était fait que par de légers mouvements de doigts et des clignements d’œil.. Elle avait été déplacé par la suite dans une structure plus à même de s'occuper de ce genre de blessures. Arkady était restée dans l'hôpital de campagne et ne l'avait plus jamais revu.

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MessageSujet: Re: Le second contact   Mer 27 Sep 2017, 18:48






Les voix résonnaient dans sa tête, elles étaient presque incompréhensibles et semblaient résonner longuement dans sa tête qui lui semblait vide. En cet instant il n'y avait plus une once de peur, d'envie ou de quoi que ce soit d'autre, le vide était total comme si tout était finit, elle n'avait plus qu'a se laisser emporter. Cependant, bien qu'elle avait tout lâché elle ne partait pas, elle était maintenue dans ce corps étouffant comme par un aimant dont elle ne pouvait se détacher. Ce sentiment dérangeant devenait plus fort et plus fort encore au fur et à mesure que le temps passait. Une impression de claustrophobie mêlée à l’étouffement tel un manque d'air. Parfois la douleur perçait au travers de tout cela forte et en même temps lointaine se rapprochant doucement dans une sensation sadique.


Alors, ces sensations insupportables l'enlaçaient de plus en plus fort, elle avait envie de hurler à l'aider et de pleurer toutes les larmes de son corps pour supplier sa mort et l’arrêt de cette torture, elle se réveilla en sursaut dans un cri de douleur qu'elle ne réussit pas a lâcher.


Il y avait plus de lumière que tout à l'heure, mais elle ne semblait pas encore être à l'hopital, pourtant il y avait quelqu'un de nouveau à ses côtés, elle était en déplacement. Ou plutôt, une équipe semblait la déplacer, probablement sur un brancard, ou était-elle dans un véhicule ? Elle n'arrivait pas à placer les choses dans l'ordre.




---





Flora s'approcha doucement de l'humaine qui l'avait reconnu, elle sentit un pincement au cœur, elle n'avait jamais été aussi heureuse que quelqu'un la reconnaisse. Elle se présenta alors tout juste devant elle et tout en douceur, elle prit un légère inspiration, il était important à ses yeux de ne pas se louper, alors elle prononça finalement ces quelques mots, les premiers qu'Arcadia aura entendu de sa bouche.



Bonjour Arcadia.



Elle leva les yeux vers elle et afficha doucement un fin sourire sincère et peut-être légèrement timide, mais le bonheur est bien présent, en vérité elle était plus qu'heureuse de la revoir et ce, en bonne santé. Elle avait quelque peu renoncé à la retrouver pour la remercier à l'époque, mais mieux vaut tard que jamais. Cependant une once d'inquiétude semait le doute dans son esprit, Arcadia allait probablement simplement lui dire bonjour et lui annoncer quelques politesses puis passer à autre chose de plus professionnel. Alors qu'elle, elle aurait tellement de chose à lui dire sans savoir par ou commencer, mais le lieu n'était pas vraiment apte à ce genre de discours si bien elle n'osa pas engager la discussion dans cette direction pour le moment. D'un ton hésitant elle ajouta.



Je.. Suis vraiment heureuse de te revoir.



De leurs côté les autres profs et intervenants étaient déjà partis dans divers discutions appart peut être quelques curieux intéressés par les retrouvailles des deux femmes dont Flora ne gratifiais déjà plus du moindre intérêt, tout ce qu'il devait se passer ici était déjà sortit de sa tête et son esprit n'était maintenant tourné que pour Arcadia. Elle approcha légèrement et dans un mouvement doux elle vint prendre sa main droite dans les siennes son sourire s'élargissant légèrement, c'est un regard pétillant qu'elle offrit à l'humaine qu'elle n'avait plus revue depuis tant de temps.






Nous avons tant de choses à nous dire.






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MessageSujet: Re: Le second contact   Ven 29 Sep 2017, 20:39

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La navette était en pleine ébullition, elle volait bas et à vitesse réduite. Sa capacité de chargement largement poussé à la limite. Un drone auscultait les blessés, diagnostiquant chaque traumatisme, chaque blessure subit. Les soigneurs se répartissaient les tâches tout en se partageant le peu de matériel disponible. Flora était de loin la plus amochée, avec une liste de commotions longues comme le bras. Plus le diagnostic défilait, plus les médecins devenaient livides. L'impossible avait beau être en cours, il allait falloir un délai pour accomplir un miracle.

Pourtant même si les probabilités étaient contre eux, ils n'abandonneraient pas. Tant qu'il y avait de la vie, il y avait de l'espoir. Et depuis la chute des moissonneurs il y avait bien plus que de l'espoir.
L'équipe se mit au travail sans tarder, œuvrant de concert, appliquant les soins qu'ils pouvaient.


Le véhicule atterrit sur une avenue ou un camp de réfugiés se construisait. La position avait été transmise par onde radio à courte portée. Des bâtiments préfabriqués été déjà disposés le long de la rue dévastée. Des dizaines de corps étaient alignés de l'autre côté, certains recouverts par des sacs mortuaires, d'autres non. Il y avait des civils, des soldats de toutes les espèces, s'aidant mutuellement. Il aura fallu attendre un génocide massif de la Voie Lactée pour voir une telle scène se produire.

Un bâtiment ravagé arborant un reste de caducée servait de centre de soin. C'est là que le groupe se dirigea avec son convoi de blessés. Une odeur âcre emplissait les lieux, mélange de sang, d'urines et de sueurs. Arcadia était habitué à cette odeur depuis le temps, mais l'un des soldats avait visiblement une sensibilité à fleur de peau, ne manquant pas de le faire savoir en laissant tomber une galette à même le sol.
Un spécialiste les accueillit d'une manière militaire, indiquant les souffrants le plus légers devaient être laissés. Deux personnes vinrent prendre le brancard où reposait Flora l'emmenant vers une autre aile. Le personnel médical n'eut pas le temps de souffler, l'homme leur demanda de les suivre, il leur donna à chacun ce qui ressemblait de loin à une blouse médical. Cette dernière avait sans aucun doute connu des jours meilleurs. La plupart de l'équipement avait souffert de la guerre et n'était plus stérile, impropre pour les opérations, auscultations etc... Il allait pourtant falloir faire avec... Oh et sans oublier l'électricité et l'eau potable quasi inexistants.


L'étudiante enchaîna une quinzaine d'heures avant qu'une pause ne lui soit accordée. Elle était maculée d'hémoglobine, aussi bien sur la veste, que le visage. Utilisant une eau sale pour se débarbouiller, elle partit ensuite s'aérer l'esprit quelques minutes. Arkady pensa soudainement à Flora, elle se sentait un peu coupable de l'avoir oublier, tellement occupé sur son travail que tout le reste était passé à la trappe... Comme d'habitude au final.

Il lui fallu presque vingt minutes pour trouver ou la jeune femme avait été déposée, faute de référencement informatique. Elle avait été plongé dans un sommeil artificielle pour atténuer sa souffrance. Son corps était recouvert de gel et de bandages. La militaire ne savait pas vraiment pourquoi elle tenait à prendre des nouvelles... Parce qu'elle l'avait découverte en première ? Parce qu'elle était docteur elle aussi ? Qu'elles avaient l'air d'avoir sensiblement le même âge ? Aucune idée, mais de voir une aussi jeune personne privée d'une partie des dons de la vie ne pouvait laisser personne insensible. Elle aida l'assistant qui avait l'air anxieux de faire la moindre erreur avant de le congédier poliment. Un datapad clignotant indiquait que l'état de la patiente n'avait rien de rassurant, mais qu'il était stable pour le moment.


Elle alla s'asseoir dans un coin de la pièce, se calant vainement dans une position presque confortable, s'assoupissant à son tour. Elle n'avait pas dormi, ni mangé depuis les combats de Genève. La fatigue l'emporta sur la faim, tandis qu'elle sombrait dans un profond sommeil.

---

Arcadia ne put piper mot, tout simplement abasourdi par le fait que Flora lui parlait. Elle n'avait jamais entendu sa voix. Elle était calme, posé presque fragile, la Martienne nota une légère note d'excitation dans les paroles de sa consœur.
Il lui était difficile de mettre des mots sur les émotions et sensations qui fusaient en elle. Ses yeux s'humidifièrent tandis qu'elle luttait pour ne pas laisser couler des larmes de joie.

Elle se sentait stupide, elle qui avait tenu la conversation pendants des heures quand Flora était dans l'incapacité de parler, voilà qu'elle était incapable de produire le moindre son. Elle était belle l'armée tiens.

Elle tressaillit quand Flo lui saisit la main, contenant de justesse un réflexe pour s'échapper. La militaire ne souhaitait pas blesser ou vexer son amie, Arkady n'était guère quelqu'un de tactile en publique, surtout quand elle ne s'attendait pas au contact. Elle décida de la laisser faire, trop heureuse de retrouver une personne qu'elle avait perdu de vue voilà plus d'une décennie, briser l'ambiance aurait été malvenue.
Ce n'était pas pour autant désagréable, Flora avait des mains douces. Dans ces souvenirs, ces dernières avaient été écorchées à vif, brûlées même. Celle de Arcadia n'étaient pas vraiment agréable au toucher, la vie militaire couplée aux nombreuses heures d'entraînement hebdomadaire n'arrangeait rien. Même malgré les soins quotidiens, ses mains restaient rugueuses.

« Nous avons tant de choses à nous dire. »

Son aînée la regardait avec des yeux brillants de bonheur, elle sourit à son tour.

« J'en suis certaine, opina t-elle, je vais me chercher un café au buffet... Tu m'accompagnes ? »

Un café noir et une viennoiserie plus tard, les deux femmes étaient assises dans l'un des canapés de la salle de réception.

« Alors...euh tu vas bien ? »

Mais quelle blonde, pourquoi est-ce qu'elle sortait une telle banalité. Un « Je suis heureuse de te revoir » ou n'importe quoi d'autre aurait été plus correct. Elle rougit légèrement de honte, mais se ressaisit rapidement.

« Oui, je vais très bien merci. C'est un peu déroutant de te retrouver ici, mais je suis heureuse de te revoir. Très heureuse même. J'avais tenté quelques recherches pour savoir où tu étais allée après ton transfert, mais entre le manque de moyen à l'époque et le boulot, j'avais rapidement abandonné. Et j'en suis désolée.
Quant au boulot, ça va, ça vient... La fatigue se fait parfois sentir, même si dans ma tête j'ai encore vingt ans, j'accuse parfois le coup. Et toi alors ? Tu es toujours chez Ariake? Et si ce n'est pas trop indiscret, cela fait combien de temps que tu as été opérée ?
 »

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MessageSujet: Re: Le second contact   Lun 30 Oct 2017, 18:30






Il y avait cette mélodie étrange qui résonnait dans sa tête alors qu'elle ouvrait les yeux sur le vide total, un noir profond, elle fit quelques pas semblant marcher sur quelque chose qui au bruit semblait être de l'eau ? Mais pourquoi ne sentait-elle pas l'humidité ou même la température de celle-ci ? Lorsqu'elle baissa les yeux elle ne pouvait pas voir ses propres jambes. Soudain c'est une douleur aussi vive qu'un coup de couteau qui la traversa de part en part et elle s’effondra lourdement au sol, humide, ou visqueux ? Elle ne saurait dire, elle n'arrivait plus à bouger. Elle sembla s'enfoncer légèrement alors que la lumière revint les ténèbres laissèrent la place au soleil alors qu'elle flottait au milieu de l'océan, mais les ténèbres revinrent puis laissèrent place cette fois au vaisseau en ruine dans lequel ses derniers souvenirs remontaient. En même temps que les souvenirs c'est la douleur qui fit surface de nouveau, lui arrachant un cri qui n'eut jamais retentis car le seul son qui sortit de sa gorge fût le sifflement sec de l'air frottant ses cordes vocales calcinées.

Elle se réveilla alors avec l’impression de tomber dans son lit d’hôpital de fortune, la douleur battant son plein, la panique se mêlant a ses émotions, les larmes coulaient sur les bandages qui s'en imprégnaient. Elle était incapable de crier ou même de bouger correctement sans être punie d’insupportables douleurs à chaque tentatives. Alors elle sentit une main se poser sur elle et une voix lointaine, mais apaisante qui lui demandait de se calmer, bien qu'elle eut du mal a comprendre au début, doucement, elle parvenait à l'entendre correctement, et peu à peu elle réussit à contenir la panique et se calmer. Son corps était si faible qu'elle avait déjà dépensé la totalité des maigres forces qu'il lui restait.




---




Flora suivit Arcadia prendre un café et fit de même, optant pour un double cappuccino avec un grand verre d'eau sans viennoiserie autre que le petit chocolat qui accompagnait le café. Elles s’installèrent alors tranquillement sur un canapé, Flora avait déjà zappé tout ce qu'il se passait autour, bien qu'il ne se passait pour le moment pas grand choses non plus.


« Alors...euh tu vas bien ? »


Flora leva la tête vers Arcadia qui lui paraissait plutôt mal a l'aise, ou étais-ce qu'une impression ? Mais avant même qu'elle ouvre la bouche elle avait repris.


« Oui, je vais très bien merci. C'est un peu déroutant de te retrouver ici, mais je suis heureuse de te revoir. Très heureuse même. J'avais tenté quelques recherches pour savoir où tu étais allée après ton transfert, mais entre le manque de moyen à l'époque et le boulot, j'avais rapidement abandonné. Et j'en suis désolée.
Quant au boulot, ça va, ça vient... La fatigue se fait parfois sentir, même si dans ma tête j'ai encore vingt ans, j'accuse parfois le coup. Et toi alors ? Tu es toujours chez Ariake? Et si ce n'est pas trop indiscret, cela fait combien de temps que tu as été opérée ? »


Finalement elle lui avait déversé un flot complet de paroles que Flora eut presque du mal a entièrement assimiler sur le coup de la surprise, mais elle esquissa un sourire léger avant de répondre. Elle réfléchit brièvement.


Cela fait un peu plus de deux ans maintenant que je me remet en douceur de l'opération finale, après avoir vécue tant d'années dans un vieux prototype d'exosquelette de survie.. Je dirais qu'il m'aura fallu une année entière pour reprendre mes moyens physiques, ou du moins pouvoir me déplacer, monter des escaliers et marcher plus d'une heure sans tomber d'épuisement. Dans le même temps j'ai du réapprendre à parler et reformer mes cordes vocales.. Puis un an encore de reprise et renforcement musculaire et de travail de contrôle de mon corps à travers des dizaines de techniques différentes comme le Tai Chi et autres arts du mouvement. Elle marqua une pause pendant laquelle elle but une petite gorgée de café.


Je suis désolée.. J'ai également tenté des recherches de mon côté, quelques temps après mon admission chez Ariake, de mon côté j'ai bien réussi à te retrouver. Mais j'ai eu honte de ne pas l'avoir fait plus tôt, tout comme j'avais honte de moi même en ce temps la. Elle prit une profonde inspiration. Mais j'ai toujours gardé un oeil de temps en temps vers toi! Dit-elle soudainement comme pour se rattraper d'une erreur puis elle posa ses mais sur ses propres genoux.



Je n'ais jamais réussis à te le dire convenablement.. Merci.
A ces mots elle avait baissé les yeux, honteuse de ne pouvoir dire ce mot pourtant si simple que tant d'années plus tard.





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MessageSujet: Re: Le second contact   Ven 17 Nov 2017, 04:51

Le Second Contact
Arcadia



dormait d'un sommeil de plomb, sans rêve ni cauchemar, tout du moins aucun ne lui resta en mémoire à son réveil. Des bruits de pas brisaient le silence de temps à autre quand quelqu'un traversait le long corridor, cela ne manquait pas de faire grogner inconsciemment la jeune femme. La position n'était guère confortable, calée entre des sacs et des débris, les courbatures étaient devenus monnaie courante mais après un an à la dure elle s'y était faite... Enfin presque.

Elle entendit un « bip », puis un second, puis un troisième et ainsi de suite, le son s'intensifia, l'arracha des griffes de Morphée. Elle ouvrit les yeux, se relevant brutalement, elle regretta immédiatement son geste tandis qu'une douleur soudaine traversa ses jambes ankylosées. Mais elle n'avait pas le temps de s'occuper d'elle, la patiente sur le lit s'était réveillait, la faute au rationnement des anesthésiants, médigel et tout autre produit susceptible de calmer la douleur.
Flora se débattait d'une manière misérable, inspirant de la pitié et un pincement au cœur de l'étudiante. Elle n'avait jamais pensé être confrontée de sitôt et d'une manière si violente à la guerre. Dans le genre implacable il était difficile de faire mieux que les Moissonneurs.

Elle se porta au chevet de la blessée, posant une main qui se voulait rassurante sur son épaule.

« Tout va bien, calmez vous, vous êtes en sécurité, respirez, concentrez vous sur ma voix, voilà, doucement ! »

Elle parlait avec une lenteur délibérée insistant sur chaque syllabe, se répétant plusieurs fois. Sa voix était calme et douce, du moins elle essayait de s'en persuader. En réalité, elle avait la bouche pâteuse et son ton était était éraillé à force d'avoir hurlé des ordres sur les assistants. Arkady resta ainsi plusieurs minutes jusqu'à ce que Flora s'endorme à nouveau, aidée par un sédatif. Une mince bande orange apparut sur son poignet gauche « 5:43 ». Elle n'avait pas dormi beaucoup quatre heures tout au plus. Elle quitta la chambre, se dirigeant vers ce qu'elle avait crût comprendre comme étant le réfectoire.

A l'intérieur, se trouvait des soldats, Turiens, Asaris, Krogans, Galariens, Humains etc... un air insouciant sur le visage, discutant de sujets complètement banal. C'était complètement surréaliste. Après un an de guerre voir une telle scène avait quelque chose d'incroyable.
Il y avait aussi des blouses blanches, la majorité dormait, affalés sur les bancs ou à même le sol. Une poignée de médecins étaient toujours éveillés, se mêlant aux autres ou seuls. Elle se joignit à l'un des groupes, essayant d'avoir un air frais, il ne fallut pas plus de quelques minutes pour faire connaissance avec les survivants tout en partageant un café et une cigarette. Elle profita au maximum de cette pause salvatrice, le jour n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez. Arcadia savait que la journée serait très longue avant son prochain moment de repos... Ainsi fut son quotidien pendant des semaines.

---

Je n'ais jamais réussis à te le dire convenablement.. Merci.

La médecin perdit le contact visuel avec sa consœur, qui semblait gênée par la situation. C'était à ce moment là qu'elle devait dire quelque chose non ? Bon sang qu'est ce qu'elle n'aimait pas ce genre de situations ou elle était aussi concernée. Elle n'avait jamais eu de soucis à réconforter ses patients, à trouver les mots justes. Mais en dehors du travail c'était... différent. Rassemblant son courage, elle posa une main délicatement dans le dos de Flora.

« Tu n'as pas à me remercier Flora, commença la militaire d'une voix apaisante, je n'ai fais que mon métier, je suis certaine que tu aurais fait la même chose pour moi si les situations avaient été inversées. Savoir que tu t'es battue pour retrouver une vie normale est le meilleur des remerciements que je puisse avoir. »
Elle retira sa main, reprenant sa tasse à deux mains, puis bu une longue gorgée de breuvage chaud. Arkady fixa le fond de son mug l'espace de quelques secondes, espérant sans aucun doute y trouver une réponse à ses questions. Elle releva la tête, croisant le regard de la doctoresse, puis sourit.

« Tu es la première personne que je revois parmi toutes celle que j'ai soigné durant les mois qui ont suivi la fin de l'invasion des Moissonneurs. J'ai rencontré beaucoup de personnes lors de l'après guerre. Principalement des blessés. J'en ai sauvé des dizaines, mais tout autant sont morts. Tu es sûrement la personne avec qui j'ai passé le plus de temps à l'époque, pourtant je ne sais rien sur toi à cause de..., elle fit remonter une main le long de sa gorge. Cela fait quinze ans mais je me souviens de chaque détail comme si c'était hier... Mais assez parlé d'antan, laissons les fantômes du passé en paix. »

Arcadia termina son café d'une seule traite et posa la tasse sur la table basse.

« J'aimerais visiter Vancouver après la conférence, si cela ne te dérange pas, est-ce que tu pourrais m'accompagner ? Maintenant que tu peux parler, je suis curieuse d'en savoir plus sur toi... à défaut de te parler de mes problèmes quotidien alors que tu étais clouée sur un lit, sans pouvoir me dire de me taire », s'égaya t-elle.

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Dernière édition par Arcadia McKnight le Mar 12 Juin 2018, 02:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le second contact   Sam 18 Nov 2017, 03:10

Ce coma était insupportable, c'est vrais quoi ! Ne pouvait-elle pas simplement dormir 6 mois et se réveiller comme une fleur soignée et prête a reprendre une vie normale ? Non au lieu de cela elle se réveillais toutes les quelques heures dans des sursauts de douleurs, la gorge en feu et dans l'incapacité de parler ou de bouger réellement. Heureusement la plupart du temps quelqu'un était la pour la rassurer et la calmer, souvent la même personne, en tout cas pendant un certain temps qu'elle ne sut définir. Elle avait totalement perdu la notion du temps et avait l’impression d'avoir été ici depuis des mois entiers, ce qui n'était malheureusement pas le cas. Cependant le temps lui permettait de comprendre peu à peu la situation dans laquelle elle était. Ou pour envoyer chier la politesse.. Dans quelle merde elle était fourrée.


Petit à petit elle comprenait que son corps avait été littéralement brisé comme du carton et qu'elle avait perdu la capacité de parole, mais pour combien de temps ? Était-ce irréversible ? Ou en était la guerre ? Et d'ailleurs ou était-elle ? Ce lieu n'avait rien d'un hôpital. Mais ces questions elle ne pouvait pas les extérioriser, aucun son ne sortait de sa bouche et elle arrivait a peine a bouger les mains. Décidément, même avec tout les efforts du monde plus le temps passait et plus elle avait du mal a ne pas tomber en complète dépression.
Son seul soulagement venait de la visite régulière de la jeune femme blonde qui était celle qui l'avait retrouvée sous les décombres et qui semblait avoir sensiblement son âge, elle venait lui raconter tout et n'importe quoi en allant de sa vie jusqu'au jour ou elle l'avait sortit des décombres. Flora elle, ne pouvait que l'écouter et acquiescer difficilement de la tête à ses questions.





---




Flora se sentait mieux, c'était comme si elle avait enfin été libérée d'un poids qu'elle portait sur ses épaules depuis des années et des années. Un sentiment de délivrance lui traversait soudainement le corps, à ce moment précis la réponse d'Arcadia lui semblait presque secondaire tant elle se sentait mieux d'avoir enfin prononcé ces mots. Elle écouta alors la réponse de sa camarade, elle avait du mal a s'imaginer à sa place, l'idée de devoir crier des ordres a des soldats la mettait mal a l'aise, elle n'avait jamais eu a ne serait-ce que hausser le ton une seule fois dans sa vie, ou alors elle n'en avait plus le moindre souvenir.


Elle s'imagina aussi un instant habillée tel un soldat en armure avec un énorme fusil dans les bras, image qui ne réussit qu'a l'amuser tant la crédibilité lui paraissait foireuse. Elle n'avait absolument rien d'un soldat, cependant il était vrai qu'elle aurait fait tout son possible pour sauver quiconque si elle en avait la possibilité. D'une certaine façon oui, elle s'était battue pour sa propre vie, ou du moins pour la retrouver, elle avait même mis sa vie en jeu une seconde fois pour retrouver l'usage de son corps. D'une certaine façon effectivement, elle s'était battue.


Flora leva les yeux vers Arcadia, un regard un peu perdu, bien que contemplant la blonde tout en repassant ses paroles dans sa tête. Elle l'écouta une seconde fois sans parler. Elle acquiesça à ses paroles à nouveau, effectivement tous avaient perdu beaucoup de monde de vue ou tout simplement dans la vie et la mort, elle même également espérait ne jamais se rappeler du crash en détail.


Tu as raison.. Il y a une conférence à donner, j'avais presque oublié la raison de ma présence ici. Quoi qu'il en soit, j'aimerais beaucoup t'accompagner après ça, je répondrais à toutes les questions qui peuvent te venir en tête, je te dois bien ça avec tout ce que je sais de toi. Dit-elle en affichant un fin sourire. Les histoires de ton quotidien m'on permis de survivre, je les ai chaque jours attendue avec impatience. Elle pencha légèrement la tête dans une mimique souriante.


Alors Flora se leva et tendit sa main à Arcadia pour l'aider à se lever.
Bien, alors allons faire cette conférence que nous avons bien plus intéressant à faire après quoi.
Dit-elle avec un semblant d'ironie bien que d'une certaine façon elle avait accepté sans envie de participer a cette fameuse conférence, mais il était bientôt l'heure. Flora n'était pas la première à parler, le directeur avait tout une présentation a faire avant de lancer le sujet pendant lequel elle aurait juste à apporter des détails et explications sur les nouvelles technologies sur lesquelles elle travaille et qui sont soient terminées soit en phase de développement. Et alors que la conférence commençait a peine, Flora avait déjà l'esprit ailleurs à mi chemin dans son travail et mi chemin dans les retrouvailles, mais elle ne s'y perdait pas, elle pouvait parfaitement réfléchir a de complexes calculs et réfléchir quel type de café elle aurait envie une fois en balade a Vancouver. Un fait étrange d'ailleurs, car Flora avait toujours été diagnostiquée avec des troubles de la concentration, ce qui était en vérité le parfait contraire, elle pouvait réfléchir pleinement a plusieurs choses en même temps ce qui avait pour effet de lui faire perdre la notion de "présence" et oubliait systématiquement tout ce qu'il pouvait bien se passer autour d'elle avec un air vide sur le visage.


C'était exactement ce qu'il se passait régulièrement pendant la conférence, dés qu'elle semblait longue pour Flora, elle se perdait dans ses réflexions, de ce fait elle répondait parfois avec une légère latence aux questions du maître de conférence, mais jamais à celles d'Arcadia cependant et elle était bien la seule à ne pas s'en être rendue compte le moins du monde.









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MessageSujet: Re: Le second contact   Lun 20 Nov 2017, 00:18

Le second contact
Les



semaines défilèrent inlassablement, mortelles. Arcadia n'était plus que l'ombre d'elle même, la fatique commençait à avoir raison d'elle. A cela s'ajoutait le manque d'eau potable et le rationnement.
Elle avait maigrit, son corps qui avait été athlétique montrait des signes de carences, se desséchant au fil des jours. Sa peau était sale, des cernes mauves entouraient ses yeux, la liste était longue.
Les soldats du génie avait déjà fait des miracles en réparant les centrales et générateurs électriques, fournissant de la lumière et de la chaleur. Il recevait de manière sporadique des messages d'au delà du système, leur disant de tenir bon, le temps que les relais soient opérationnels.

Elle s'était vue accorder un jour de repos à cause de son bras. Son bionique s'était arrêté faute d'un entretien régulier, le sang et la poussière avait eu raison des mécanismes fragiles du membre, l'étudiante se retrouva donc sur le carreau. C'est donc avec un certain plaisir qu'elle passa quelques heures supplémentaires à lézarder sur sa couche. Elle se rendit dans le réfectoire ou l'attendait une ration militaire, immonde même si cela faisait son office.

Suite à cela, elle passa quelques heures à bricoler des affiches de sa main valide. Le fait de ne plus avoir sa main directrice rendait la tâche considérablement plus ardue. Elle écrivait d'une main hésitante et dut s'y reprendre à plusieurs fois pour rendre le tout un minimum lisible.
Elle prit ensuite la direction de la chambre ou reposait Flora. Elle frappa à la porte plus par automatisme que par nécessité, après tout la personne à l'intérieur ne pouvait ni se mouvoir ou parler. Arcadia entra, puis vint s'asseoir sur le bord du lit.

« Je suis en repos aujourd'hui, commença t-elle tout sourire, du coup plutôt que de m'ennuyer de mon côté, j'ai pensé venir te voir car j'ai quelque chose à te montrer ! »

Elle manœuvra difficilement les morceaux de cartons pour les montrer à la blessé. Sur l'un d'eux était écrit « OUI » et « NON » en lettre capitale, sur une autre « FAIM », « SOIF », « FATIGUE », « DOULEUR », elle avait même fait un alphabet ordonné en lignes et colonnes.

« Ce sera plus simple pour discuter, il te suffira de faire une pression sur mon bras à chaque fois que mon doigt passe sur le bon mot ! »

Pour la première fois depuis des dizaines de jours, Arkady savoura une journée loin de tout ses problèmes.



Arcadia se tenait droite sur sa chaise, la vie militaire l'avait conditionné à ne pas se relâcher en présence d'une assemblée. Certains docteurs avaient l'air d'être à leur aise, d'autres avaient l'air de s'ennuyer ferme, préférant sûrement passer une journée derrière leur bureau ou dans un laboratoire qu'en face de gamins qui crachaient encore du lait par les narines.
Elle ne pouvait pas vraiment leur en vouloir, la militaire n'aimait pas prendre la parole devant autant d'inconnus, mais il fallait bien s'y coller... sans oublier qu'un ordre était un ordre.

Le directeur parla de longues minutes, présentant chaque intervenants. Elle ne put s'empêcher de sourire à chaque fois que Flora relevait le nez d'un air innocent quelques secondes après qu'une question lui avait été posée.
Puis ce fut à son tour de présenter de son exposé, elle présenta les avantages et inconvénient de la vie d'un médecin dans l'Alliance, les zones ou elle avait été déployée, les missions humanitaires etc... Fort heureusement cela allait assez vite, au vu du nombre de professionnels, les argumentaires ne duraient en général pas plus de dix minutes. La comédie dura jusqu'en fin d'après midi.

Lorsque le groupe sortit, la nuit était déjà tombée. Arcadia laissa échapper un soupir de frustration, elle qui voulait voir la ville de jour, c'était raté. Tant pis, à la limite elle se rabattrait sur le centre ville et son parc.

« Je reviens, je vais récupérer la moto et on peut y aller », dit elle à l'adresse de Flora.

Elle se dirigea d'un pas rapide vers le garage, deux minutes plus tard elle était de retour, tendant un casque à sa consœur. Le trajet se fit sans encombre, la circulation était fluide, la conductrice roula doucement sans excès. Elle laissa le deux roues sur une place de stationnement puis les deux femmes partirent se perdre dans les rues de la capitale humaine.

La militaire sortit son paquet de cigarettes, en proposa une à son amie, puis en porta une à ses lèvres. Elle l'alluma et tira une bouffée salvatrice, avant de l'expirer, la fumée se mélangeant à la condensation de sa respiration.

« C'est bizarre, commença Arcadia, on ne s'est pas vu depuis quinze ans, et jusqu'à aujourd'hui tu n'as jamais pu me parler ! J'ai une tonne de questions à te poser, certaines complètement banales, d'autres peut-être un peu plus privé. Mais je ne sais pas par quel bout commencer. J'ai envie de parler de tout et de rien, de faire comme si toutes ces années de séparations n'avaient jamais existé. »

Elle s'arrêta, pour reprendre son souffle, tirant une nouvelle fois sur sa clope.

« La vie ne nous a pas vraiment épargné, et il n'y a pas que nos rides qui peuvent en témoigner, dit-elle d'un ton ironique. Mais pour ce soir, j'aimerais laisser tout ça derrière nous, faire comme si l'on avait vingt ans et apprécier cette soirée dans Vancouver. »

Elles marchèrent déambulant dans la ville jusqu'à arriver dans un parc, devant l'entrée se tenait un petit stand qui firent écarquiller les yeux d'Arcadia !

« De la barbe à papa ! »

Elle se précipita vers le vendeur et commanda deux sticks de la précieuse friandise, Arkady regardait le confiseur enroulait le sucre filé autour du bâton d'une main experte. Une fois l'achat réglé, elle tendit l'une des sucreries à Flo.

« On visite le parc ? »

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MessageSujet: Re: Le second contact   Dim 26 Nov 2017, 21:51







Un jour pour son plus grand étonnement Arcadia débarqua de faon un peu plus joyeuse dans la pièce malgré son corps changeant par les difficultés de survie sur la planète en ces temps compliqués. Elle avait fabriqué un système de conversation aussi archaïque qu'utile, elle s'avoua ressentir un brin d'amusement pour la première fois depuis un certain temps.. Ou plutôt.. Depuis bien longtemps. Tiraillée entre le soulagement de sa planète sauvée de l'envahisseur et de l'horrible dépression de ne pouvoir se mouvoir d'elle même pour en profiter, Arcadia apportait de son plein gré un petit fond de remontant chaque jour qui lui était possible.
Les discussions étaient sommaire, mais déjà plus amusante, elle pouvait maintenant ne plus avoir a ne faire qu'écouter. Elle avait pu passer une journée bien plus amusante qu'a l’accoutumée depuis un long moment.


Mais dans sa tête son cerveau scientifique encore en parfait état de fonctionnement, lors d'un soin elle avait eu la chance d’apercevoir que son sac était sain et sauf ainsi que tous ses travaux visiblement car il semblait toujours plein. A l'intérieur se trouvait tout les plans et détails à propos de son exosquelette d'assistance. Il ne lui resterait plus qu'a trouver un jour le moyen de faire parvenir ça aux bonnes personnes..





---



La journée fut longue pour Flora qui n'était déjà pas très enchantée d'être la, mais elle réussit a cacher ce sentiment négatif tout au long de la conférence malgré ses moments d'absence, heureusement les quelques fois ou elle prit la parole, la petite blonde savait poser une certaine prestance scientifique notable.
La moto ?! Elle était sérieuse la ?! Elle n'avait jamais fait de moto de sa vie ou n'était ni même montée dans un quelconque vaisseau puissant ou de type sportif. Comprenant vite qu'elle n'avait pas l'air d'avoir vraiment le choix elle se mit rapidement a régler les paramètres de sa combinaison modulaire pour booster la résistance au froid ainsi que sa protection physique du mieux qu'elle pouvait. Elle eut tout juste le temps de faire sa manipulation qu'elle vit arriver Arcadia sur sa moto et dut se résigner a faire confiance aveugle. Elle fut d'ailleurs plutôt surprise de la facilité avec laquelle elle se laissa embarquer sur un appareil aussi dangereux et s'étonna d'autant plus a apprécier la balade.


Bien évidement Flora trop pure refusa la cigarette que lui proposa sa camarade de promenade, elle n'avait jamais touché à ce genre de choses ou aux drogues non médicales et lorsqu'il s'agissait d'alcool, elle avait tendance a ne pas tenir plus de trois verres. Elle écouta Arcadia parler et mis quelques longues secondes avant de répondre, elle s'était quelque peu perdue dans ses pensées afin de construire sa réponse. Elle avais une voix légèrement cassée lui donnant un effet suave depuis qu'elle l'avait retrouvée du moins car ce n'était pas le cas avant le crash.


Tu as raison.. Nous pouvons mettre cela de côté pour aujourd'hui, mais j'aimerais beaucoup que tu n'hésite pas a me poser toutes les questions qui te viennent en tête.

« De la barbe à papa ! »


Flora tourna soudainement la tête à l'opposée de la bonne direction, elle avait regardé a gauche puis a droite dans un mouvement de recul comme si l'exclamation d'Arcadia l'avait mise en garde contre l'éventualité de se faire rouler dessus par une barbe a papa sauvage. Bien évidement ce n'était qu'une éventualité stupide, mais ce n'est pas sans jeter un nouveau coup d’œil autour d'elle qu'elle s'approcha du stand. D'ailleurs elle avait laissé Arca choisir son parfum.. Elle reçut alors la chose dans les mains, et clairement.. Elle ne savait pas du tout quoi faire avec suite a une tentative de dégustation pathétique ou son nez mangea plus de sucre que sa bouche.


C'est.. Pénible. Se dit-elle à elle-même tout en enfonçant son index droit dans la barbe d'un geste désappointé, mais elle n'abandonnait pas, arrachant un morceau de barbe avec le bout du pouce et de l'index comme si c'était une tâche déconcertante pour le porter à sa bouche d'un air curieux. Mais son regard s'écarquilla une fois le palais envahis par le parfum et le sucre, clairement, malgré la non praticité de dégustation elle adorait ça. D'ailleurs elle en avait même oublié de répondre a Arcadia qui l'observait dans sa maladroite entreprise de consommation. Elle réalisa soudainement qu'elle avait oublié quelque chose en croisant le regard de sa camarade tandis qu'elle engloutissait un morceau un peu trop gros pour sa petite bouche, qu'elle dut l'aider à entrer.


Tu m'as parlé ? Demandât-elle d'un ton parfaitement innocent et peut-être un peu gênée. Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre et proposa tout a fait normalement d'aller visiter le parc et prit même les devants en entamant le pas sur une distance d'au moins.. deux mètres. Puis elle ralentit pour attendre sa comparse, alors elles marchèrent dans le parc dans une trajectoire chaotique car si ce n'était pas pour l'une ou pour l'autre, chacune s'arrêtait soudainement ou se précipitait soudainement vers la moindre chose bête mais digne d'intérêt. Flora expérimenta un bug cérébral total alors qu'elle eut louché sur la forme d'un flocon lui étant tombé sur le nez et fondu instantanément, elle avait alors passé de longues minutes à tenter d'en attraper un similaire en vain.


Plus tard alors qu'elles admiraient la vue d'un étang gelé au milieu du park, Flora se tourna vers Arca pour soudainement lancer..


J'ai l’impression que tu n'as pas changée du tout depuis le temps, tu es toujours aussi rayonnante, j'en suis vraiment contente. J'imagine que tu dois avoir l’impression d'avoir une personne complètement différente devant les yeux. Je me demande si tu t'imaginais comme je suis.. Dit-elle finalement d'un ton pensif tout en levant les yeux vers le ciel pour regarder les flocons tomber éclairés par les lampadaires du park.









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MessageSujet: Re: Le second contact   Mar 05 Déc 2017, 02:10


Le Second Contact
Arcadia



avait complètement perdu la notion du temps, elle passait son temps à courir entre les différents services, administrer des soins et parfois opérer. Même si les vagues de survivants s'amenuisaient, il en arrivait des nouveaux chaque semaine. Un semblant d'eau courante avait été rétabli offrant un confort supplémentaire non négligeable.
Mais même si certaines choses allaient de mieux en mieux, d'autres au contraire ne s'amélioraient pas. Les fournitures médicales manquaient cruellement, les bandages étaient nettoyés, désinfectés du mieux possible puis réutilisés. Les sédatifs et calmants n'étaient maintenant donnés qu'aux blessés les plus graves, il en était de même pour le médigel et les médicaments.
Le plus problématique se trouvait être les patients dextro-aminés. La plupart des produits médicaux que l'on pouvait trouver sur Terre étaient destinés aux espèces lévo-aminés. Les blessés Turiens et Quariens avaient été touchés de plein fouet par ce problème.

Parfois, l'étudiante était envoyée en vadrouille dans les ruines de Londres pour continuer de débusquer des ressources. Chaque jour les rescapés devaient aller fouiller plus loin. Heureusement la capitale Britannique était vaste. Ces missions permettaient aux médecins de sortir pour profiter de l'air extérieur, de s'aérer l'esprit. Être en contact tout les jours avec la mort et puer l’antiseptique il y avait de quoi tourner de la carte.

Le reste de son temps libre, elle tentait de récupérer le sommeil qu'il lui manquait ou passait son temps à discuter avec Flora, l'informant de ce qu'il se passait à l'extérieur.



Arcadia avait terminé d'engloutir la sucrerie bien avant Flora. Cette dernière se débattait frénétiquement avec la friandise, prenant des bouchées parfois un peu trop conséquente, où luttant désespérément contre la texture collante du sucre. Cela fit sourire la militaire, plus d'une fois pour être honnête. Il y avait quelque chose de comique à observer une adulte se battre pour manger quelque chose d'aussi enfantin qu'une barbe à papa.

Elles continuèrent à marcher au rythme des flocons. Ils tombaient sans bruit, se déposant délicatement sur la couche de neige qui craquait à chaque pas. Vancouver était recouvert par cette couverture blanche. Les décorations de Noël n'étaient pas encore de sorties, pourtant cela donnait déjà un aperçu féerique de ce que serait la ville dans quelques mois. Arkady avait remonté la fermeture de sa veste qu'au col, les mains enfoncés dans ses poches pour lutter contre le froid.

Les deux humaines s'arrêtèrent en face d'un bassin recouvert par une fine pellicule de glace. Pendant un instant, elles se perdirent dans la contemplation de cette scène, jusqu'à ce que Flora brise le silence.


«  J'ai l’impression que tu n'as pas changée du tout depuis le temps, tu es toujours aussi rayonnante, j'en suis vraiment contente. J'imagine que tu dois avoir l’impression d'avoir une personne complètement différente devant les yeux. Je me demande si tu m'imaginais comme je suis.. »

Arcadia resta muette à cette question, du moins l'espace de quelques secondes. Était-elle toujours la même après toutes ces années ? Est-ce que quinze ans de services militaires et de guerres pouvaient laisser quelqu'un sans séquelle ? N'avait-elle pas tronqué ses idéaux d'autrefois contre de nouveaux plus réalistes ? Faisait-elle semblant de faire comme si tout allait bien ?
Elle avait certainement changé, mais c'était quelque chose qui était assez difficile à accepter pour elle. C'était une éternelle optimiste, parfois un peu naïve, ce qui était un comble pour un médecin dans l'Alliance. Mais à quarante deux difficile de se refaire.
Elle esquissa un sourire, après tout c'était peut-être mieux qu'elle soit toujours la même, peut-être même qu'elle n'avait pas changé. Si les connaissances d'il y a quinze ans voyaient toujours la même femme après tant d'années elle s'inquiétait sans doute pour rien ?

«  J'essaye de rester la même, ça n'a pas toujours été facile. La vie militaire n'est pas toujours une sinécure surtout avec les blessés. Mais j'ai des bons collègues qui me font parfois prendre un peu l'air sinon je pense que je serais devenu marteau après tant d'années. Mais de la à être rester intacte j'en doute, j'ai d'horribles rides qui apparaissent à la commissure de mes yeux et à chaque anniversaire je dois souffler une bougie de plus..., la marche reprit lentement. Je ne vais pas te mentir, mais c'était assez difficile de t'imaginer. Tu étais clouée sur un lit d'hôpital réparé à la hâte, branché à des machines, sous sédatif et dans l'incapacité de communiquer.  »

Elle regrettait de prononcer de tels mots, c'était un épisode de la vie de Flora particulièrement difficile, le ressasser n'avait rien d'agréable surtout pour son amie. Arcadia se sentait coupable d'évoquer à nouveau le passé, au point qu'une sensation de gêne l'envahit.

«  Si mes souvenirs ne me font pas défaut, tu m'apparaissais comme quelqu'un de calme... Déterminée aussi, tes yeux brillaient de rage à l'époque, mais aussi de douleur et de tristesse... Plutôt gentille et patiente vu que tu ne m'as jamais envoyé bouler alors que je te tenais parfois la jambe pendant des dizaines de minutes... si ce n'était plus. En revanche je n'arrivais pas à imaginer ta voix, rigola t-elle. Mais les chirurgiens ont fait des miracles car elle est très agréable. Je connais un officier qui n'a pas eu autant de chance... »

Elle s'arrêta net, elle préférait ne pas parler des blessés de guerre en dehors des heures de boulot.

« Tu as quelque chose de prévu ce soir ? J'ai vu quelques restaurants pas loin et je commence à avoir faim... Si tu en as envie ? »

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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Le second contact

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