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 Nouilles, rencontre et discussion

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MessageSujet: Nouilles, rencontre et discussion   Ven 22 Déc 2017, 19:52
Intervention MJ : NonDate : 20/12/2202RP Tout public
Marcus Coles ♦ Ada J. Raikes ♦ Scipio Sempronia
Nouilles, rencontre et discussion


Une autre journée sur la Citadelle. Comme à son habitude depuis quelques années, la Citadelle gravitait en orbite autour de la Terre. La station spatiale géante bouillonnait de vie, chose tout à fait normal pour le lieu de rencontre des diverses races appartenant à la société galactique. Ainsi, des individus venant des quatre coin de la galaxie déambulaient à travers la Citadelle, vaquant à leurs occupations. Certains vivaient et travaillaient en ces lieux, d'autres n'étaient que de passage, pour une raison ou une autre. Parmi ces secteurs, le plus connu de tous étaient évidemment le Présidium. Cette zone de la Citadelle était pour ainsi dire le secteur le plus luxueux de tous. Rien de bien surprenant, considérant que c'est sur le présidium qu'on retrouvait la tour du Conseil Galactique et les ambassades des diverses races. Sans parler d'une multitude d'autre chose trié sur le volet, afin que ces lieux conservent une forte prestance.

La zone occupée par les ambassades ne manquait pas d'intérêt. Chaque race possédait sa propre ambassade, à quelques exceptions près. En ces lieux, nombreux étaient les individus venant y rechercher de l'information ou des services divers auprès du personnel. En ce moment, l'ambassade humaine avait droit à son lot d'activité. À l'entrée, de nombreux aliens remplissaient de la documentation officielle, quant aux raisons, difficile à dire. Heureusement, s'occupé de ces individus était le travail spécifique de certains membres de l'ambassade, évitant ainsi aux plus hauts placés de perdre leur temps, afin de pouvoir se concentrer sur des tâches plus importante. Dans le secteur réservé aux employé, chacun s'efforçait de travailler avec professionnalisme. À un bureau, un fonctionnaire était occupé à remplir des dossiers, sans jamais quitter des yeux son écran. Aussi fit-il le saut lorsqu'une série de documents furent déposé sur son bureau, presque sous ses yeux. L'employé releva aussitôt les yeux, pour apercevoir la personne lui ayant apporté tout ces documents. Il reconnu aussitôt Marcus Coles, plutôt bien placé dans la hiérarchie de l'ambassade et reconnu pour son côté pointilleux sur le travail.


-Que... Que puis-je pour vous, monsieur Coles?

-Il va falloir reprendre ces documents. On ne peut pas envoyer ces dossiers à l'ambassade volus dans un tel état.

-Comment cela, monsieur?

-Lorsque vous les avez remplis, vous avez commis de multiples petites erreurs. Cela pourrait mécontenter les volus, alors vous me corrigé tout ça. Je veux que cela soit fin d'ici trois jours.

L'employé acquiesça et se mit aussitôt au travail. Il ne chercha pas à protester. Même si Marcus pouvait parfois se montrer autoritaire avec certains employés, ces derniers savaient qu'il n'était pas quelqu'un de méchant. De plus, contrairement à d'autres haut placé, il restait constamment poli et courtois et leur présentait du respect. Ainsi, ces subalternes éprouvaient de la reconnaissance envers lui. De plus, la paperasse qu'il venait de confier à cet employé se remplirait sans problème en deux jours, alors il y avait de la marge. Une fois ce problème réglé, Marcus retourna voir son supérieur. Le bureau de l'ambassadeur des espèces non-conciliennes était plutôt bien situé dans l'ambassade et disposait d'une vue sur le présidium. En tant que son assistant, Marcus devait faire le nécessaire pour aider son supérieur. Lorsqu'il pénétra dans le bureau de l'ambassadeur, ce dernier était en pleine discussion par holo avec un hanari. L'assistant resta donc en retrait alors que son supérieur et le hanari échangeaient quelques politesses, puis la communication pris fin.

-Est-ce réglé, Marcus?

-Oui monsieur, j'ai confié le dossier et cela sera réglé au plus vite.

-Excellent. Venez, il faut encore s'occuper du dossier sur les elcors.

Pendant l'heure qui suivit, les deux hommes travaillèrent sur un potentiel traité commercial avec les elcors. Plus précisément, la proposition d'un traité commercial et ce que chacun aurait à offrir. Une fois que le tout serait terminé, il faudrait présenter cela aux elcors, voir s'ils étaient intéressés, ensuite de quoi les négociations commenceraient. Toutefois, ce n'était pas pour tout de suite. Après tout ce temps à travailler, l'ambassadeur s'étira sur sa chaise.

-Est-ce bientôt l'heure du dîner?

Marcus consulta son omnitech.

-Presque, monsieur. Ce sera le cas dans quelques minutes.

-Bah, on ne fera pas des histoires pour quelques minutes. Je commence à avoir faim. Allons manger un morceau, le petit restaurant à proximité me semble fort intéressant.

Les deux hommes se levèrent et quittèrent le bureau, direction la sortie de l'ambassade. Les deux diplomates avaient une bonne relation. Marcus démontrait être un assistant des plus compétents. Quant à l'ambassadeur, en offrant à Marcus de devenir son assistant, il lui avait évité de finir en gratte papier pour le gouvernement, avec un poste merdique, alors il lui était reconnaissant. Alors qu'ils passaient dans une des salles des visiteurs en attente de service, Marcus aperçut sa fille Meera, 25 ans, assise tranquillement près de l'entrée, dans une des tenues à la mode asari. La jeune asari restait là, sans avoir encore remarqué la présence de son père. Ce dernier se rapprocha d'elle, avec un grand sourire. L'asari le remarqua enfin, alors qu'il passait ses bras autour d'elle, la serrant légèrement dans ses bras et lui déposant un bisou sur le front.

-Qu'est-ce que tu fais là, ma grande?

-J'étais sortit avec des amis pour le dîner, mais elles ont dû partir. Comme j'étais tout près, je me suis dit que je pouvais venir dire bonjour.

-Et te faire offrir le dîner, je suppose.

L'asari pris aussitôt un air innocent, pour tenter de cacher que son père avait vu juste. Il ne put s'empêcher de rire. L'ambassadeur échangea quelques mots de politesse avec la jeune femme. Finalement, après une rapide discussion, le supérieur de Marcus décida d'aller seul au restaurant et de laisser le père et la fille profiter d'un peu de temps ensemble, il accorda même deux heures de pause dîner à Marcus, au lieu d'une seule. Après l'avoir remercié, Marcus et Meera sortirent de l'ambassade.

-Alors, une envie particulière.

-Eh bien, j'ai pu voir un petit endroit très charmant, ce matin. Ce n'est pas très loin.

Le père de famille suivit donc la jeune asari qui le guida à travers les rues du présidium, puis celui d'autres secteurs de la Citadelle. Au bout d'une quinzaine de minutes de marche, ils étaient presque arrivé. Ce n'était pas le présidium, mais cela demeurait un des beaux secteurs de la Citadelle. Même si bien sûr, le simple fait de ne pas être le présidium faisait en sorte que les prix des loyers et de ce qui se vendaient ici étaient beaucoup plus bas. Après un moment, la fille de Marcus lui indiqua du doigt l'endroit qu'elle désirait essayé. Marcus fut quelque peu surpris, car le restaurant en question était en fait un stand. De nouilles, selon le menu qu'il parvenait à apercevoir. Il y avait déjà une petite ligne devant le kiosque et on pouvait voir le cuisinier et propriétaire s'affairant derrière son comptoir, un turien. Comme les clients dans la file étaient de race diverses, cela démontrait au moins qu'il ne cuisinait pas uniquement de la nourriture dextro. Marcus et Meera s'approchèrent pour voir le menu. C'était tout de même assez varié et beaucoup de possibilité en plus. Alors que l'humain continuait de consulter le menu, sa fille attira son attention sur l'une des saveurs disponibles.

-C'est quoi la saveur orientale?

-Oh, c'est issu de la Terre, c'est une recette qui comprend normalement-

-Ah, je vais prendre ça... et faire ajouter un peu de viande.

Marcus ne prit pas mal que sa fille l'ait interrompu. Il la connaissait assez pour savoir que le simple fait d'avoir mentionné que c'était une recette d'origine humaine l'avait convaincu. La jeune asari adorait la cuisine terrestre. Ils discutèrent entre eux pendant un moment, réfléchissant à ce qu'ils pourraient choisir. Meera avait toujours l'intention de prendre la recette orientale, mais d'y faire ajouter de la viande. Quant à Marcus, il pensait y aller avec des nouilles au poulet et peut-être faire rajouter de la viande de varren. Difficile de faire son choix.
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Crédits : Mekken

MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mer 27 Déc 2017, 18:26
Le réveil n’avait pas été aussi difficile que ce à quoi Scipio s’attendait. Habitué pendant des années à se lever aux aurores, il y avait eu du laisser aller récemment, mais l’horloge interne du Turien était toujours intacte. Et ça l’étonnait, d’ailleurs : la Citadelle avait détruit son rythme de sommeil. L’effervescence de la station spatiale n’était pas compatible avec sa promptitude à se réveiller au moindre bruit. Lorsqu’il s’éveillait en pleine nuit, à l’affût, il pensait à ses collègues, ses instructeurs, qui ne pouvaient passer une seule nuit sans se recouvrir de sueur depuis la Grande Guerre. Les troubles de stress post-traumatique étaient moins fréquents chez les Turiens que chez la plupart des autres espèces, principalement parce que l’espèce descendait de prédateurs plus que de proies selon les experts. Aux yeux de Scipio, cette explication était surtout un moyen de se voiler la face. Après la guerre, tout le monde avait cherché à oublier les horreurs qu’on avait pu y voir, et gueules cassées comme traumatisés en faisait partis. Bien entendu, des associations s’étaient créés pour les aider, mais Scipio en connaissait les limites. Lui, il avait vu les blessés, les rescapés, ceux qui continuaient de se battre, encore des années après… Et ceux qui ne le pouvaient plus.

Et comme à chaque réveil, Scipio espérait qu’avec la crasse, la douche ferait couler ces mauvaises pensées. Enfin ! Ce réveil là était particulier, puisqu’aujourd’hui, il ouvrait son commerce. Les derniers jours avaient été consacrés à la rénovation et l’optimisation du stand qu’il avait acheté. L’engin était rudimentaire mais le mécano qui sommeil en Scipio sait changer quelque chose de rudimentaire en quelque chose de… Toujours rudimentaire, mais avec une interface connectée à Midas pour lui faciliter la vie ! Ce matin là, Scipio dut également choisir ses vêtements avec soin. Porter les frasques déchirés par Varik le premier jour, ça n’allait pas le faire, alors il jeta son dévolu sur un vieux gilet qu’il portait quand il faisait ses classes. A l’époque, ses amis avaient pensé de bon ton d’ajouter le logo du régiment sur l’épaule, et maintenant, plus moyen de le découdre sans détruire le tissu… En même temps, si Scipio savait coudre, ça se saurait.

Le Turien gara son véhicule prêt d’un pont, dos à une rivière, comme exigé par son contrat. La location était stricte et il n’avait pas intérêt à dépasser d’un mètre sur la place d’à côté, même si celle ci n’était alloué à personne. Quand il installa deux petites tables, chacune assortis de deux chaises pliantes, Scipio espéra que personne ne le lui reprocherait. Dans la théorie, même ça lui été interdit. Sur la Citadelle, chaque mètre carré valait une petite fortune, mais au moins, ça n’était pas Oméga. Ici, dépasser, ça signifiait se prendre une amende, pas une bastos !

Les premiers clients furent Turiens, bien entendu. L’enseigne indiquait clairement que la maison servait du lévo autant que du dextro, mais les vielles habitudes ont la vie dure. Au moins, il put voir les affamés repartir le ventre plein et plutôt content. La plupart étaient des commerçants vivant dans le coin, mais de ce qu’il entendait des conversations, quelques uns étaient des touristes où des habitants du Présidium qui s’aventuraient ici pour avoir accès à des prix raisonnables. Lorsqu’il entendait ça, Scipio souriait ; ses prix ici étaient deux à trois fois plus élevés que sur Oméga. Observer et écouter les clients amusait le Turien, qui du haut de son stand, se sentait un tout petit peu utile. Ces gens marchaient des heures pour trouver un restaurant qui ne débordait pas, et le voilà avec sa carriole, prêt à leur offrir tous ce qu’ils désiraient ! S’ils désiraient des nouilles et des grillades, principalement.

Avec le temps qui passait, quelques humains s’aventurèrent à son stand. Leur curiosité et leur goût du danger était presque légendaire désormais, et pas une année ne s’écoulait sans qu’on entende parler d’un humain qui était allé un peu trop loin un peu trop vite, quelque soit le domaine. Mais au moins, eux étaient capable de prendre leur courage à deux mains et rentrer dans une file de Turiens pour commander des nouilles, même si c’était souvent pour impressionner leur copains ricanant de l’autre bout de la rue. Le fait que les nouilles leur plaisait réellement, et les crédits encaissés, réchauffaient un peu le cœur de Scipio, mais force est d’admettre que la clientèle mettait du temps à se diversifier. C’est aux alentours de midi, quand les bureaux se vidèrent d’un même mouvement, que la file devant le kiosque se diversifia un peu. Quelques têtes bleus et quelques yeux globuleux se faufilèrent entre les écailles et les cheveux qui attendaient déjà. L’appétit -et, dans certains cas, la faim – semblait réunir les gens, et de nombreux groupes mixtes venaient désormais prendre une consommation rapide, une petite pause avant de retourner au boulot. Scipio s’en serait réjoui s’il en avait eu le temps, mais le service devait être rapide, bien plus que dans son ancien boulot !

Avec les coups de midis vinrent un couple qui retint l’attention du Turien. Un vieil Humain et une jeunette Asari, qui attendaient probablement que le vieillard clamse et lui lègue sa fortune. Scipio haussa les épaules ; chacun ses choix, après tout. Et ils avaient l’air de bien s’entendre.

- Qu’est c’que j’vous sert, messieurs dames ?

L’Asari lorgnait sur un coin bien particulier des menus affichés au dessus de la tête de Scipio. Un encart étaient réservés aux « plats de chez vous », un assortiment de recettes censés imiter des denrées habituelles de certaines planètes. Spaghettis à la carbonara avec du vrai porc terrien, nouilles aux œufs de Talat, salade de pâtes froides avec son assortiment méditerranéen, macaroni avec sauce thessianne, et, bien entendu, le plat que la demoiselle fixait, plein d’appétit : les nouilles à l’oriental. Evidemment, Scipio n’était allé ni sur Terre, ni sur Surr’Kesh, ni sur Thessia, il continuait de penser que la méditerranée était un pays, et, pire encore, il n’avait jamais goûté ces recettes. Mais à force de les travailler, on lui avait assuré qu’elles étaient authentiques et, surtout, il voyait bien qu’on les dévorait avec appétit.

- Des nouilles à l’orientale pour madame ?

Scipio commençait déjà à faire glisser les tranches de chorizo sur les plaques chauffantes. Et dans leur crépitement, il attendait sa réponse. Quand il se tourna vers l’Humain en espérant la trouver, il eut un léger doute ; ne l’avait-il pas déjà vu quelque part ?
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Ven 05 Jan 2018, 21:20

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, environs du relais Charon
- Pont 4 de l'Okinawa, salle des machines

L'on éprouvait toujours ce sentiment étrange lorsque l'on se sentait dépassé par les évènements. Tout d'abord la surprise, témoignage tantôt silencieux, tantôt bruyant, l'on laissait le corps réagir dans l'urgence ce à quoi on ne s'attendait pas. Puis, le cerveau essayait au plus vite de comprendre ce qui se passait et dans quatre-vingt quinze pour cent des cas, l'on abandonnait bien vite l'effort pour tâcher de se débarrasser de cette incompréhension latente. Il était très rare que l'attention supplémentaire porte ses fruits, généralement l'on préférait faire semblant de comprendre et lorsque l'interlocuteur d'en face détournait le regard, l'on enfouissait son visage dans ses mains en maudissant sa propre sottise. Aujourd'hui, j'étais cette personne là, à écouter les déblatérations de mon chef mécanicien. Son fort accent slave que le brassage ethnique humain tout au long de ces derniers siècles n'avait pas réussi à annihiler, n'était pas gênant à écouter dans l'absolu et mon subordonné était parfaitement compréhensible. En revanche, les termes utilisés par Kozachenko m'étaient un brin obscurs... Non, voire carrément.

C'est donc pourrr régler tous ces prroblèmes techniques que je vous demande de nous laisser cherrrcher composants spéciaux à escale qui arrrive à la Citadelle.

Hmmffff... Oui, oui bien sûr, Kozachenko. Prévenez Reeves de ce que vous ferez venir sur l'Okinawa. Tout ce qui peut régler les... problèmes techniques du vaisseau est bon à prendre.

Bien. Merrrci beaucoup, Lieutenant-Commandant.

Mon chef mécanicien sourit et me salua après avoir subrepticement essayé de lisser en une fraction de seconde son uniforme standard de l'Alliance. Je lui répondis par le même salut avant de tourner immédiatement les talons. Mon maître principal responsable de la salle des machines de l'Okinawa faisait du bon travail selon moi tant qu'il ne m'impliquait pas dans toutes les questions techniques liées au générateur ou aux moteurs car contrairement à lui, je n'étais pas experte en mécanique comme lui. Seuls ses techniciens et Atkinson arrivaient à comprendre le jargon employé par l'ancien soleil bleu. Ce fut non sans un grand soupir de soulagement que je quittai la salle des machines en prenant l'ascenseur principal.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, environs du relais Charon
- Pont 2 de l'Okinawa, salle du mess

Je voulais éviter le mal de tête naissant mais dans un élan de précipitation, j'en oubliais cette petite douleur pour me concentrer sur mon OmniTech. Sur une demande de ma part effectuée quelques heures plus tôt, Reeves m'avait envoyé la liste du matériel dont nous aurons prochainement besoin et le transit habituel de quelques jours sur la Citadelle qui s'annonçait était le bienvenue. Pendant la maintenance de la frégate chacun de mes officiers responsables auraient le temps de pouvoir aller chercher ce dont ils avaient besoin. Une ligne de plus s'était ajoutée récemment à la liste et voyant le nom de la personne ayant ajouté la ligne, je fis un petit sourire en voyant que Kozachenko m'avait obéi en prévenant mon officier logistique. Je fermai l'OmniTech pour prendre un peu de café chaud dans un mug en allant me servir au mess. La salle du mess, ouverte sur la cuisine et les différents accès à l'infirmerie, la cabine de Haver et le poste d'artillerie de Redfield, n'était remplie que par deux membres d'équipage qui discutaient après s'être levés et m'avoir salué. Buvant mon café et soufflant doucement de soulagement, je jetai un œil aux soldats. Une minuscule distinction se voyait sur leurs uniformes au niveau des épaules, indiquant leur appartenance à la petite unité en charge du poste d'artillerie. Je savais qu'elle était là car j'avais porté la même dans mes premières années au sein de l'Alliance, notamment durant la guerre contre les Moissonneurs. Elle était également sur mes épaules lors de cette mémorable bataille finale pour reprendre notre Terre des griffes métalliques des Moissonneurs.

Lieutenant-Commandant ?

Une voix féminine s'éleva à ma droite et je sortis de ma léthargie pour tourner la tête et voir qui me parlait. Je reconnus rapidement mon officier scientifique, la lieutenante Walker, quasi-reconnaissable malgré son uniforme standard comme ceux de l'équipage avec son air froid et sévère. Sauf qu'elle s'autorisa là un sourire.

Oh, excusez-moi Walker, je ne vous ai pas entendu.

Pas de mal à cela, Lieutenant-Commandant. Vous allez bien ? Vous sembliez... ailleurs.

Ça va. Oui j'avais juste besoin... de ce café. Et vous ? Vous venez faire une pause ?

Oui chef. Je travaille sur les informations... qu'on a bien voulu me transmettre sur votre mission avec le Commandant Sykes. En clair, deux à trois lignes qui se battent en duel. Je sais juste qu'on a échappé à la catastrophe... Sinon j'ai reçu du matériel et des données en pagaille de la part de Lumiena Corporation. Je suis en train de l'examiner mais je pense qu'on devrait être bons, ça devrait améliorer pas mal de choses pour nous. J'attends d'autres colis prothéens aussi.

Eh ben... vous ne chômez pas, Lieutenant. Continuez comme ça.

Je n'en fais pas autant que vous, Lieutenant-Commandant. Si je puis me permettre, entre les rapports que vous recevez, les ordres venant de plus haut mais aussi ceux que vous donnez à la passerelle ou ailleurs et vos exercices physiques, vous êtes très sollicitée.

Je pense que c'est normal, Lieutenant. Ce vaisseau et son équipage dépend de moi et de mes décisions, je fais mon possible pour accomplir ma tâche.

Oui, Lieutenant-Commandant. Juste, n'hésitez pas à prendre un peu de repos.

Merci du conseil, Walker.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Ma lieutenante scientifique me gratifia d'un nouveau sourire alors qu'elle me laissait seule dans la cuisine pour retourner dans l'aile scientifique de l'Okinawa. Durant un instant, j'envisageai de rendre visite à mon amie médecin, la lieutenante Miyazaki afin de lui demander si elle n'avait pas une aspirine mais je savais qu'elle allait aussi me faire à nouveau son sermon sur le fait que je devais prendre des pauses régulières et arrêter de dépasser mes temps de travail dit standards. Techniquement, elle était ma subalterne mais elle prenait à cœur son rôle de médecin et dans certains cas, les grades n'avaient plus de valeur et les rapports qu'elle entretenait avec les autres devenaient des rapports médecin-patient. Je préférai éviter à mon amie de me regarder d'un air inquiet et de parler comme ma mère et je décidai de finalement me rendre dans ma cabine pour faire une sieste, n'ayant dormi qu'entre trois et quatre heures la dernière nuit. Un message fut envoyé à Haver via mon OmniTech pour lui signifier que je lui confiai l'Okinawa pendant mon temps de repos mais également de me prévenir au moindre incident, même si nous étions dans l'espace de l'Alliance. On n'était jamais trop prudents.

Ma sieste fut salvatrice, aucun cauchemar ou même rêve ne vint troubler mon repos, j'étais bien trop fatiguée pour me rappeler du moindre songe. Cependant, malgré un engourdissement de quelques minutes au réveil, une douche rapide acheva de me réveiller pour de bon. Snakeshit prévint de l'arrivée de l'Okinawa au spatioport de l'Alliance sur la Citadelle dans l'intercom et bien plus en forme que précédemment, je parvins à la passerelle pour prendre ma place de commandante.

Après l'arrimage de la frégate militaire ainsi que le débarquement de mon équipage, chacun se dispersa pendant le quartier libre de la journée. Selon mon OmniTech synchronisé avec l'horaire de la Citadelle, l'heure approchait de midi et je voulais voir autre chose que le grand mess du spatioport de l'Alliance. J'avais le reste de la journée devant moi, je ne perdais rien à aller flâner dans les rues de l'immense station spatiale. Lissant mon uniforme quotidien renforcé, je vérifiai que mes passants d'épaule d'officier soient impeccables avant de partir pour la sortie du spatioport. En chemin, j'envoyai un message via mon OmniTech à ma sœur Daichi pour lui donner de mes nouvelles et l'avertir que j'étais sur la Citadelle. Elle me répondit alors que je mis le nez dehors en quittant le spatioport de l'Alliance, arguant qu'elle était déçue de ne pas pouvoir se joindre à moi mais qu'elle pensait beaucoup à moi tout comme notre mère. Un sourire éclairant mon visage, je fermai l'OmniTech et mon ventre se mit à gargouiller de faim. Il était vrai que mon appétit grandit mais je n'avais pas très envie de claquer mes crédits dans un restaurant huppé du Presidium et puis se faire un restaurant seule, ça craignait un max selon moi. Tournant la tête pour observer la large et propre rue du secteur de la Citadelle, je repérai au milieu de la foule des aliens et des Humains de la galaxie, une petite échoppe. En me rapprochant, je m'aperçus qu'une petite queue composée de plusieurs membres des espèces conciliennes s'était formée. Intriguée, je me mis à observer la petite échoppe en question et je vis qu'elle était tenue par un Turien. Alors dubitative, je vis qu'il y avait bien plus d'individus consommant de la nourriture levo que des amateurs de dextro, cela me poussa alors à observer la carte proposée par la boutique. Il y avait des pâtes, beaucoup de pâtes et mêmes des terriennes, inscrites à côté des spécialités à base de nouilles asari. Un bruit de gargouillis me rappela encore l'appel du ventre et je décidai d'opter pour essayer la nourriture de l'échoppe turienne. Si des levo se pointaient pour bouffer ici, je ne devrai normalement subir aucun risque de frichti.

Patientant comme tout le monde, je pris le temps de regarder autour de moi. Juste devant moi se tenait un couple Humain/Asari. Rien de surprenant à les regarder, les couples inter-espèces comme un Humain avec une Asari étaient depuis longtemps monnaie courante dans la galaxie. Tout au plus, l'Humain noir paraissait âgé et l'Asari gardait toujours un insolent air de jeunesse même à l'âge vénérable de matriarche quoique celle-ci paraissait bien jeune, peut-être était-elle à peine à l'âge de demoiselle. Lorsqu'ils se parlaient, leurs profils me faisaient face et un détail au niveau des sourcils ainsi que des pommettes me captiva, comme si ils étaient en réalité parents plutôt qu'amants. Mais cette particularité fut sans importance et je préférai détourner le regard. Derrière moi, un Galarien se tenait et fixait le petit établissement de ses yeux globuleux. Lorsqu'il croisa mon regard, il demeura impassible et s'obstina à fixer la carte, comme s'il ne savait pas encore ce qu'il voulait manger. Pendant que le couple d'en face se fit servir, je tapai une nouvelle réponse à ma sœur pour qu'elle me parle de l'échoppe à laquelle j'allais prendre commande. Sa réponse me parvint au même moment où le couple fut servi dans des petites boites blanches en forme de corbeille que l'on pouvait aisément tenir dans la main, assurément d'abord conçu pour des membres à trois doigts comme les Turiens ou encore les Galariens. Daichi me disait que le stand ne lui disait rien du tout, je fermai de plus belle mon OmniTech, l'air perplexe et je fis face au Turien. Le timbre de voix si caractéristique des représentants de Palaven me parvint en me posant l'habituelle question des employés dédiés à un tel travail.

Durant une fraction de seconde, je suivis son regard perçant qui se posa sur moi en dessous de la ligne de mon regard. Regardait-il mon grade ? Mon uniforme ? Ou mon bras-droit entièrement tatoué ? Difficile à dire pour le moment. Je m'empressai de répondre à sa question pour ne pas le faire attendre davantage.

Bonjour, alors je vais vous prendre dans les nouilles terriennes le menu "Lotus Bleu" avec les nouilles instantanées asiatiques... Les morceaux de viande avec oignons et poivrons. Sauce thaï, s'il vous plait... Merci à vous.

J'opinai simplement du regard dans sa direction et j'observai le Turien en train de cuisiner, mon bras gauche tenant mon bras droit dressé dont la main cachait ma bouche dans un geste de réflexion. D'où il était, le Turien pouvait avoir une bonne vue sur mon avant-bras entièrement tatoué de mes roses noires et des Predators.
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Dernière édition par Ada J. Raikes le Jeu 11 Jan 2018, 20:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Sam 06 Jan 2018, 21:59
Meera et Marcus continuaient d'observer le menu, ayant du mal à faire leurs choix. Heureusement, pendant la période où ils hésitaient, il n'y avait aucun client derrière eux, alors ils ne firent attendre personne. Alors qu'ils terminaient leurs réflexions, le cuistot turien s'adressa directement à eux, désirant savoir ce qu'ils prendraient. Il porta cependant son attention sur Meera, ayant remarqué vers quel plat la jeune fille avait porté son regard. Ainsi, lorsqu'il lui demanda si elle prenait les nouilles orientales, il n'était pas loin de la vérité. Heureusement, Meera et Marcus avaient eu le temps de se faire une idée de ce qu'ils désiraient manger. L'asari fut la première à passer sa commande, après tout, c'était à elle que le turien c'était adressé d'abord.

-Oui, je prendrai les nouilles à l'orientale, avec un surplus de viande de bœuf, je vous prie.

-Pour ma part, se sera les nouilles au poulet. Avec un surplus de viande de varren, s'il-vous-plait.

Tandis que le cuisinier turien s'affairait à préparer la commande, Marcus jeta un rapide regard derrière lui. Une humaine au trait asiatique faisait maintenant la file, suivi par un galarien. Elle portait un uniforme de l'Alliance, style rigide, probablement une membre de l'Alliance en début de permission. À moins que son vaisseau était amaré au spatioport et qu'elle profitait de ce moment pour profiter d'un repas ne venant pas de la cantine de son vaisseau. Elle portait les insignes dévoilant son rang. Toutefois, Marcus avait du mal à mettre le doigt sur le grade qu'elle avait. Son temps au sein de l'Alliance remontait à plus de trente ans, alors il avait un peu perdu l'habitude des grades. Cela lui reviendrait probablement plus tard. Il salua poliment d'un signe de tête la femme. Il reporta ensuite son attention sur le cuisinier turien. Ce dernier avait presque terminé de préparer leur commande, le tout dégageant une bonne odeur. Plus Marcus réfléchissait, plus il était certain que ce stand était une nouveauté. S'il avait bonne mémoire, il était venu dans cette partie de la Citadelle, il y a environ une semaine et il n'y avait rien à cet endroit précis. S'il ne se trompait pas, cela signifiait que c'était un commerce tout nouveau, en somme. Il se promit de discuter avec le cuisinier sur la question. Cependant, il ne le ferait pas tout de suite. Après tout, discuter ainsi n'était pas vraiment un problème s'il n'y avait personne d'autre qui faisait la file. Dans le cas contraire, cela ne ferait qu'énerver les autres, souhaitant avoir leur repas dès que possible et non devoir attendre qu'un client et le cuistot aient terminé de discuter.

Finalement, les nouilles et la viande furent prêtes. Le turien disposa du tout dans des boîtes blanches en forme de corbeille. Ils remercièrent poliment le cuistot et Marcus paya pour la commande. Ensuite de quoi, ils prirent des ustensiles jetables sur le comptoir et des serviettes en papier. Puis, ils prirent place à proximité, s’assoyant à l'une des deux petites tables disposées près du stand. Marcus se demanda rapidement si ce turien avait seulement droit à cette disposition. Toutefois, il écarta rapidement la question, appréciant d'avoir une place assise. De toute façon, si ces tables et chaises n'étaient pas autorisé, le pire qui pouvait arriver c'est que les clients se fassent dicter par des agents du SSC de se lever et que le restaurateur ait droit à une contravention. Le père et la fille ouvrirent leur boîte et commencèrent à manger calmement. C'était très bon, le goût de poulet était bien prononcé et la viande de varren était bien tendre. Toutefois, lorsqu'il prit une bouchée combinant nouilles, poulet et varren, ce fut autre chose, un goût vraiment très étrange. Meera remarqua l'expression de son père.


-Un problème?

-Oui et non. Séparé tout va bien, mais combiné... je dirais que la varren et le poulet ne se marie pas très bien ensemble.

-Ah bon?

Sans hésité, la jeune asari se permit de prendre une bouchée dans la boîte de son père. Elle eut la même expression que lui.

-Ouais, pas le meilleur des mélanges.

-Ça reste très bon séparément. Au moins, maintenant je sais que ça ne fait pas une bonne combinaison.

Ils continuèrent de manger. Après un moment, Meera ne put s'empêcher de questionner son père sur les prix affichés sur le menu. Elle avait du mal à comprendre pourquoi les produits d'origine humaine avait tous un prix plus bas que les autres. Son père dû donc lui expliquer que cet avantage des prix tenait surtout de la position de la Citadelle. Après tout, maintenant que la Citadelle orbitait autour de la Terre, les produits qui en provenait avait vu leur coût diminué, car le coût du transport des marchandises avaient également diminué. Avant, il aurait fallut que la marchandise passe à travers plusieurs relais cosmodésique pour atteindre la Citadelle. Maintenant, aucun relais n'était nécessaire. Ainsi, le transport pouvait se faire en moins d'une journée.

Puis, alors que Marcus était entre deux bouchées, il remarqua que sa fille avait le regard ailleurs. Il se permit donc de regarder dans la même direction qu'elle. Meera avait le regard fixé sur la femme de l'alliance. Cette dernière attendait d'être servit. Le père de famille n'avait pas fait attention sur le moment, mais maintenant, il remarquait les tatouages qu'elle avait au bras droit. Voyons voir, il y avait donc des roses noires et des armes à feu. Difficiles cependant de déterminer quelles armes à cause de la distance. Probable que cette femme ait encore plus de tatouages. Marcus avait souvent vu cela, les gens qui avaient plus qu'un tatouage au même endroit avaient tendance en avoir un bon nombre sur le corps. Il revint sur Meera.


-Tu regardes autant cette femme, parce que?

-J'aime bien ces tatouages. Tu crois que je -

-Non.

-Enfin, tu ne m'as même pas laissé le temps de finir ma phrase.

-Parce que je sais ce que tu allais demander.

Pendant ce temps, un autre client, qui avait pris sa commande avec eux pris place à l'autre table disponible. Il s'agissait d'un turien à l'air bête. Et encore, c'était peu dire. Son regard, son expression, l'atmosphère autour de lui. Rien, mais absolument rien ne laissant voir ne serait ce qu'un soupçons de sympathie chez ce turien. À croire qu'on aurait pu mettre la tête de ce type à côté de la définition antipathique. Meera l'avait aussi remarqué. Elle murmura tout bas à son père.

-J'ai l'impression que personne ne va prendre l'autre chaise à cette table.

-Pareil. Ça ou bien, si quelqu'un le fait, il va s'éloigner ou venir nous rejoindre.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 07 Jan 2018, 17:38


La queue s’était amincit, si bien que le couple était les derniers pour le moment. La jeunette asari fit part de sa commande en première, rapidement suivi de son compagnon :

-Oui, je prendrai les nouilles à l’orientale, avec un surplus de viande bœuf, je vous prie.
-Pour ma part, se sera les nouilles au poulet. Avec un surplus de viande de varren, s’il vous plaît.
-Je vous fais ça tout de suite.

Mais dans les faits, Scipio grinça des dents. Le varren, c’est pas gratuit, et ça ne se marrie pas franchement avec les autres viandes. Si ce type, visiblement aisé, finissait avec une commande plus chère que la norme mais que le goût ne suivait pas, ça allait certainement affecter le petit commerce de Scipio. Il allait en parler autour de lui, les gens croiraient que Scipio cuisine mal, et d’ici deux à trois semaines, toute la clientèle humaine allait disparaître. Mais il était trop tard ; machinalement, le turien avait déjà placé la viande sur les plaques… Et le client est roi !

Sifflotant un peu, Scipio fit mine de rien. Du coin de l’œil, il remarqua que la file se remplissait de nouveau, et que son client turien s’impatientait. Derrière le trio qui attendait, il y avait une humaine et un galarien. L’humaine était familière ; pas qu’il la connaisse, non, mais sa silhouette était familière. Il ne fallait pas l’observer longtemps pour se rendre compte qu’elle était militaire. L’uniforme aidait, mais n’importe qui pouvait porter un uniforme. En revanche, sa démarche, son regard affûté, les cernes sous ses yeux, la musculature entretenue, rien ne trompait. Tout en l’observant, Scipio mélangea les nouilles du turien, ajoutant un peu de sauce au dernier moment, son instinct lui soufflant que cet homme avait besoin d’un peu plus de piquant dans sa vie, puis il sortit trois de ces petites boites blanches qu’il avait amené. Il n’était pas franchement fier des design fait maison, mais elles faisaient l’affaire. Ces petites corbeilles blanches étaient ornées sur deux faces d’un dessin simplifié de Palaven, et sur les deux autres faces, la même inscription que sur la bande au dessus de la tête de Scipio : « Nouilles & grillades, lévo & dextro ».

Le turien allongea la monnaie, pris ses nouilles, et s’en alla s’installer à une table. Il était un poil mou du genou, mais il fallait accorder du temps à ceux qui en avaient besoin. Scipio put remarquer le regard qu’offraient le couple au solitaire, et il n’était pas franchement sympathique. Certes, le turien ne l’était pas non plus. Non, clairement, il tirait la gueule en permanence.

-Temps de cuisson : 10 secondes restantes.
-Je sais Midas, j’y suis.

L’I.V était censé prévenir en cas de baisse d’attention de Scipio, mais ses réglages n’étaient pas franchement au poil. Enchâssé dans un coin du véhicule, il avertissait Scipio dès qu’il commençait à manquer de quoi que ce soit, et les nombreuses lumières rouges indiquaient que le duo avait grandement sous-estimé le nombre de client pour cette journée. Sur la carte, des petites LED rouges s’allumaient après les noms des plats qui n’étaient plus disponibles, et Scipio jeta un coup d’œil à celles ci pour vérifier quels plats étaient encore faisables. Et merde ! Aucune ne fonctionnait ! Toutes les loupiotes étaient désespérément éteintes, alors que la moitié des plats étaient indisponible ! La panique commençait à s’installer, mais le turien n’était pas du genre à laisser apparaître sa panique. Il se concentra sur la cuisson de la viande de varren, rangeant les informations dans un coin de son crâne. Il trouverait une excuse sur le moment.

-Et voilà pour vous ! J’espère que ça vous plaira.

Il tendit les deux boîtes blanches au couple, réfléchissant à une ruse pour s’éclipser avant les prochains… Et voilà, les prochains clients étaient déjà là ! Les remerciement polis de l’humain et de l’asari furent appréciés, et le couple pris place autour d’une des deux tables. Machinalement, Scipio demanda au prochain client ce qu’il désirait, mais il ne put s’empêcher de le fixer quelques secondes. La militaire portait l’uniforme de manière impeccable, et ses grades indiquaient une position plutôt favorable au sein de l’Alliance.

-Bonjour, alors je vais vous prendre dans les nouilles terriennes le menu « Lotus Bleu » avec les nouilles instantanées asiatiques… Les morceaux de viande avec oignons et poivrons. Sauce thaï, s’il vous plaît…
-Toute d’suite.
-Merci à vous.
-Et pour monsieur ?
-Les nouilles aux œufs de Talat. Mettez moi beaucoup d’œufs.

Le galarien était sec et clairement moins poli que les trois personnes avant lui, mais Scipio se demandait s’il n’était pas un peu intimidé par l’humaine. Il se faisait petit, fixant la carte ou des points à l’horizon pour échapper à son regard. Scipio sourit. L’uniforme faisait souvent ça.

-Premier menu compromis, caporal.
-Oups… Je suis à court d’oignons commandante. Je vous met autre chose ? Le premier supplément est gratuit pour les soldats de toute manière, alors faîtes vous plaisir.

Il y avait un léger grincement dans la voix de Scipio. Il n'aimait pas annoncer de mauvaises nouvelles, et aucun soldat n'as envie d'en recevoir durant sa permission. Ils en reçoivent suffisamment au boulot.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Lun 08 Jan 2018, 18:51

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

L'intervention du Galarien m'irrita un instant en tournant mon visage vers lui lorsqu'il annonça sa commande au cuisinier turien. Il ne m'avait pas grillé la politesse mais je ne pus m'empêcher d'éprouver une pointe de ressentiment envers lui. Comme s'il avait deviné, il évita soigneusement mon regard et se tassa légèrement sur lui-même, comme s'il voulait rapetisser sous mes yeux ou qu'il savait que je réprouvai son impolitesse. Je hochai presque imperceptiblement la tête pour exprimer un début d'exaspération envers quelqu'un qui nous rendait un service. Alors que j'observai le Turien faire, un commentaire me parvint de l'intérieur de son boui-boui. Une voix métallique et robotique se fit entendre, comme si le Turien cuisinait avec un Geth ou un mécha et cette voix prévint le chitineux que le menu que j'avais commandé aurait plus de mal à se faire que prévu. Le Turien intervint peu après et prit un ton légèrement frustré et grinçant en m'annonçant un manque du côté des oignons. Pas furieuse le moins du monde mais juste imperceptiblement déçue, je me mis à regarder d'un air songeur l'espèce de wok dont se servait le cuisinier pour accomplir sa tâche très attendue.

Mettez-moi des champignons terriens à la place des oignons dans ce cas, s'il vous plait. Merci, Caporal.

Je fis un sourire rassurant au Turien qui s'attela de nouveau à sa tâche en ajoutant de fines tranches coupées de champignons dans la mixture qui allait devenir ma nourriture. Lorsqu'en jetant un œil au wok, je jugeai que les nouilles furent suffisamment cuites et visiblement je n'étais pas la seule car la voix métallique de tout à l'heure que je soupçonnai maintenant d'être une IV ou un compagnon robotique se fit à nouveau entendre pour dire au Turien que le menu était prêt. Dans un geste en apparence mille fois répété, le cuisinier turien fit basculer d'un mouvement habile l'ensemble du plat dans la boite à nouilles blanches à côté de lui et me tendit le récipient de sa main à trois doigts. Je m'en saisis avant de le remercier et de laisser le Galarien irritant prendre ma place et je payai à l'aide de mon OmniTech les quelques crédits demandés par ce qui était bien une IV utilisée par le Turien dans son travail. Je pris ensuite une boisson pour accompagner mon plat et une paire de baguettes avec une fourchette jetable et une serviette qu'on faisait encore dans un papier recyclable. Je me retirai ensuite d'un pas rapide du stand pour voir que les deux petites tables mises à disposition des clients pour manger sur place étaient déjà occupées, la première par le couple de tout à l'heure et par un Turien passé en un coup de vent. Aucunement gênée, j'entrepris de me poster à la rambarde qui passait derrière le stand. Cette rambarde empêchait de tomber plus bas dans le quartier d'en dessous malgré l'espace vert aménagé pour masquer les structures qui permettait de tenir debout les accès du spatioport. Ainsi, à cette rambarde, l'on pouvait avoir une magnifique vue sur le quartier d'en bas voire même le suivant jusqu'à perte de vue le long du bras de la Citadelle. Des files de véhicules se chargèrent de zébrer les airs pour montrer la circulation ininterrompue dans les quartiers de la Citadelle. De par la proximité des quais du spatioport, il y avait un flot constant de vaisseaux qui partaient ou arrivaient mais heureusement pour nos oreilles, en silence car les émulateurs de son prévus pour retranscrire le bruit des vaisseaux ne fonctionnaient uniquement qu'au spatioport.

Ce fut donc avec un tel panorama que je m'appuyai à la rambarde, juste derrière le couple Humain/Asari assis. J'étais dans le dos de l'Humain et je remarquai que l'Asari me regardait. Je lui fis un sourire poli avant de m'appuyer, mon bras tatoué bien en vue pour l'Asari. Mon eau en bouteille remisée dans une de mes poches de pantalon en compagnie de ma fourchette, j'entamai mon repas d'un geste rapide. Ayant apprise très tôt à manger avec des baguettes, ce fut sans aucune difficulté que je pus attraper ma nourriture entre les deux fins bâtons de bois. J'abandonnai ma contemplation du bras de la Citadelle dont je ne pouvais même pas voir le bout pour reporter mes yeux vers le stand et m'apercevoir que la file s'était un peu allongée. La voix métallique de l'IV me parvint encore ainsi qu'une exclamation courroucée étrange que j'interprétai comme un Turien plutôt en colère. L'autre Turien, assis à l'autre table se mit à marmonner pour lui même tout en continuant de manger. J'arquai un sourcil en croisant à nouveau le regard de la jeune Asari mais je ne me préoccupai pas davantage de ce qu'il se passait. Quoique curieuse, je fis volte-face pour m'appuyer de dos contre la rambarde et regarder ce qui se passait. Le calme semblait être revenu pour le moment et du regard, je croisai une bande de trois soldats de l'Alliance. Passants d'épaule, bérets, signes distinctifs, tout y passait sous mon regard d'officier. Je reconnus trois soldats de la Marine mais pas de mon équipage. Pas de marques distinctives donc des soldats polyvalents à bord du vaisseau. L'un d'eux portaient les galons de quartier-maître de 1ère classe et se trouvait en tête de l'équipe. À en juger par le jeune âge des deux autres et l'absence de davantage de marques de grades, je présumai deux matelots ou simples soldats. Le quartier-maître s'arrêta en me regardant et me salua, à quelques mètres de distance, aussitôt imité par ses deux compères. Ma boite à nouilles dans une main, je leur rendis le salut d'un air légèrement désinvolte, permettant ainsi aux trois soldats de se joindre à la file de clients qui attendaient.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Jeu 11 Jan 2018, 01:59
Marcus continuait de manger, en observant ce qui se passait autour de lui. C'était quelque chose qu'il aimait bien fort, rester patiemment assis et observer. La Citadelle était un endroit qui bouillonnait d'activité. Alors, on pouvait rapidement trouve quelque chose attirant son attention et son intérêt, si on se donnait la peine de se taire et de regarder. Cela lui avait bien réussi. Après tout, c'est en restant assis sur un banc et en observant qu'il avait pu apercevoir Moïra pour la première et avoir dans le même temps un prétexte pour s'adresser à elle, lorsqu'il l'avait vu perdre sa puce de crédit. Il fallut un moment à Marcus pour trouver quelque chose digne d'intérêt et il s'agissait du cuistot. Il pouvait le voir s'agiter dans son petit kiosque, malgré le fait que le nombre de client était réduit à la femme de l'alliance et un galarien. Soit, il avait des problèmes avec son matériel, soit c'était ses ingrédients qui lui causaient des problèmes. Difficile de savoir de quoi il s'agissait, Marcus était trop loin pour bien être absolument sûr de ce qu'il entendait. Au moins, le cuistot turien s'affairait, discutait avec les clients. Il semblait aimer ce qu'il faisait. Voilà un des secrets pour être heureux dans la vie. Que le matin, en allant travailler, on ait pas l'impression d'aller travailler, mais d'aller faire ce que l'on aime.

Après un moment, la femme et le galarien furent servit. Ce dernier prit tout bonnement sa commande et s'en alla. La femme quant à elle marcha dans la direction de leur table, mais passa au final à côté de Meera et Marcus. Du coin de l’œil, le politicien la vit s'approcher de la rambarde. Probable qu'elle désire profiter de la vue. Meera s'agitait légèrement sur sa chaise, jetant des regards derrière son père. Ce dernier ne se donna pas la peine de se retourner. Elle devait certainement observer la femme de l'Alliance et ces tatouages. Qu'elle regarde autant qu'elle le voulait, la réponse de son père serait la même: Non, pas de tatouage. Marcus n'était pas du genre vieux jeu sur la question, cependant, Meera était encore trop jeune pour ça, selon les standards asaris. De plus, il savait parfaitement que sa compagne se mettrait terriblement en colère s'il donnait son accord pour ça. Marcus continua donc de manger, apercevant arrivé trois autres membres de l'Alliance. Il n'eut cette fois aucun mal à reconnaître les grades. Un quartier-maître et deux matelots ou soldats. Pour avoir servit sous les ordres direct d'un quartier-maître pendant le peu de temps qu'il avait servit dans le service actif, Marcus se souvenait bien de l'insigne de ce grade. Le père de famille les vit faire la file. Ils jetèrent des regards à Meera. Marcus n'y prêta guère d'importance. Certes les asaris avaient une espérance de vie très supérieurs aux humains, mais physiquement, elles grandissaient aussi vite que des humains. Du coup, il était assez commun de se tromper sur l'âge des asaris. Probable que ces hommes pensaient qu'elle devait avoir deux ou trois siècles. S'ils se contenaient de la regarder, aucune raison d'intervenir, du moins sauf si les regards devenaient abusif. Pendant ce temps, Meera continuait de s'agiter sur son siège.


-Qu'est-ce qu'il y a, Meera?

-Hum... euh... une envie pressante. Je pensais pouvoir me retenir d'ici la fin du repas, mais non. Reste assis, je vais faire vite. Autant garder nos places.

Les toilettes n'étant pas très loin et à portée de vue, Marcus acquiesa. Meera déposa sa boîte et se leva aussitôt et partit dans un pas rapide. Il la vit disparaître dans l'entrée avant la séparation entre les sexes. Marcus poursuivit son repas, ne détachant son regard de l'entrée que de court moment. Les minutes s'écoulèrent, les clients se faisant servir et partant à leur tour. Une fois les trois membres de l'Alliance partit, il n'y avait plus de file. Difficile de savoir si ce vide durerait longtemps, par contre. Alors que Marcus terminait sa dernière bouchée de viande de varren, il vit sa fille réapparaître. Meera marchait plus rapidement qu'à son départ pour les toilettes et elle semblait sur ses gardes. Elle reprit place devant son père, de manière un peu brutal. Elle alla même jusqu'à se pencher vers l'avant et à manger, presque le visage dans sa boîte de nouille. Marcus fixa toute son attention sur elle.

-Voyons, qu'est-ce qui se passe, Meera?

-Ah, te voilà mignonnette.

Marcus porta immédiatement son regard vers la provenance de la voix. Il était tellement concentré sur sa fille qu'il n'avait pas vu, ni entendu arrivé le butarien. Ce dernier se tenait maintenant debout autour de la table, entre le père et sa fille, avec l'étale de nouille derrière lui. L'alien à quatre yeux regarda Marcus pendant quelques secondes, avant de revenir sur Meera, cette dernière étant sans l'ombre d'une doute effrayé.

-Un humain, au bord de la tombe en plus. Tu as des goût étranges. Tu ferais mieux de le laisser tomber et de te trouver un vrai mec.

-Eh, tu dégages. Elle n'est pas intéressée par toi et, en plus, tu lui fais peur. Alors, va-t-en, butarien et ça tout de suite.

Marcus détestait les butariens à la base. Celui-là encore plus, puisqu'il faisait peur et sa fille et semblait en plus la voir comme un vulgaire morceau de viande. Le butarien jeta un bref regard à Marcus, avant de lâcher un léger soupir de mépris.

-Voyons, ma jolie, fait pas cette tête. Quand on me connait, on voit que je suis un grand sensible.

Il caressa la joue de Meera sans aucune gêne, cette dernière recula d'un coup sec en sentant la main du butarien contre sa joue. Marcus sentait la rage monter de plus en plus en lui. Il était à peu de chose d'exploser. Raison pour laquelle, cette fois, il n'hésita pas à monter le ton et à parler au butarien avec un soupçon de colère et d'autorité dans la voix, en appuyant sur chaque mots qu'il prononçait, les poings serrés et posés sur la table.

-EH! Tu ne la touche pas et tu te casses. MAINTENANT!

-Pfft, malcommode cet humain. J'admets avoir peut-être été un peu brusque à la sortie des toilettes. Allez viens toi, on fera plus ample connaissance et tu verras que je suis quelqu'un de charmant.

Alors que le butarien prononçait ces mots, il attrapa Meera par le bras et la fit se lever de force. La jeune asari poussa un léger cri, un mélange de peur et de douleur. Pour Marcus, c'était trop. Sans aucune forme d'hésitation, il passa à l'action. Alors que le butarien n'avait pas totalement forcé Meera à se relever, Marcus attaqua. Il attrapa le butarien à la main retenant sa fille. Rapidement, l'humain saisit le poignet et le pouce du butarien et effectua une rapide torsion. La douleur provoqué par la pression amenant le pouce et le poignet du butarien à se plier dans une direction non-naturelle lui fit aussitôt lâcher Meera. Puis, Marcus ramena le poignet du butarien contre son dos, maintenant la prise d'une main et posant l'autre contre l'épaule libre de l'alien à quatre yeux.

-Je t'avais dis de ne pas la toucher. Alors, maintenant, tu t'en vas, à moins que tu ne préfères que je te brise le poignet sur le champs.

Puis, il relâcha sa prise contre l'alien et le repoussa plus loin. Le butarien eut du mal à rester à rester en équilibre et à ne pas tomber à cause de cette poussée soudaine, mais il parvint cependant à se redresser. Le butarien semblait être loin d'être hors jeu, se retournant et lançant un regard noir à l'humain. Est-ce qu'il allait revenir et tenter de se battre? Marcus était prêt à se battre, afin de protéger sa fille. Meera restait derrière son père.






Dernière édition par Marcus Coles le Jeu 11 Jan 2018, 21:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Jeu 11 Jan 2018, 09:59
La commandante n'avait pas fait d'histoires, mais elle semblait un poil déçue. La pauvre était venue pour des oignons et s'était vue servir des champignons, en même temps. Ça n'est pas grand chose, mais ce genre de détail peut changer une journée monotone et fade en mauvaise journée, parfois. Trois militaires arrivaient à sa suite, et ils la saluèrent. Bien entendu, Scipio, lui, ne reçut pas de salut militaire, tout juste un bonjour. Les trois humains passèrent commande, mais le manque d'ingrédients força le cuistot à les faire changer de menu à plusieurs reprises. Au moins, ils prenaient ça à la rigolade.

- Faut pas lui en vouloir, c'est un p'tit commerçant, il fait surement tout pousser lui même.
- Yep! J'ai un petit plant de viande de varren juste sous le comptoir d'ailleurs.
- A côté de l’arbuste à canettes. Bon, mettez moi du porc à la place alors.
- Deux menus au porc? Je n'ai plus assez que pour un...
- Mais c'est pas sérieux! Le quartier maître rigolait sincèrement. On aurait du manger au mess les gars.
- Par pitié, non...
- Aucun repas de soldat ne vaut mes plats, humains.
- Humains?

L'un des trois soldats, qui n'avait pas trop parlé jusque là, fixait Scipio d'un regard noir. Sur un ton acerbe, il lui dit :

-Humains, hein? C'est peut être pour ça qu'il reste plus rien pour nous.

Un malaise commençait à naître chez le turien. Il avait été prêt à encaisser ce genre de remarques, et l'avait fait maintes et maintes fois par le passé. Mais la conversation avait dégénéré si vite, il ne s'y était pas attendu... Puis d'un coup, le quartier maître donna une grande tape dans le dos de son collègue, qui rigola bruyamment.

-Hahaha! La tête qu'il tire!
-Mettez nous votre spécialité chef, ou bien ce qu'il reste! Tout sera mieux que le mess de toute manière.
-C'est pas chef, c'est caporal messieurs!

L'atmosphère se détendit et ils purent rire de nouveau. Il leur improvisa des plats avec ce qui lui restait, leur offrit à chacun une brochette de légumes en dédommagement, puis les laissa s'en aller. Ils n'avaient pas l'intention de rester manger là comme certains de ses autres clients, se dégourdir les jambes semblait être leur priorité numéro un. L'un d'eux s'était clairement plaint que son seul boulot pour le moment était de garder un sas dans son bâtiment. Génial! En repensant à la conversation, Scipio sourit. De bon gars, les types de l'Alliance. Pour certain en tout cas. Le turien était prêt à ranger son tablier quand il aperçu l'altercation entre le vieil homme et le butarien.

- Un humain, au bord de la tombe en plus. Tu as des goût étranges. Tu ferais mieux de le laisser tomber et de te trouver un vrai mec.
- Eh, tu dégages. Elle n'est pas intéressée par toi et, en plus, tu lui fais peur. Alors, va-t-en, butarien et ça tout de suite.
- Voyons, ma jolie, fait pas cette tête. Quand on me connait, on voit que je suis un grand sensible.
- Eh beh, quel gros con...

Scipio marmonnait derrière son comptoir, rangeant son foutoir pour pouvoir partir au plus vite. Il ne fallait surtout pas qu'il soit incapable de servir encore plus de clients! Il avait prévue une journée de travaille bien plus longue, mais également bien moins rempli. En réfléchissant aux stocks qu'il devrait amener pour le lendemain, il se demandait s'il n'allait pas déjà falloir agrandir son resto de fortune. Puis il jeta un regard au bazar monstrueux autour de lui et se rattrapa ; il allait falloir l'optimiser. D'un bond, il sortit de son établissement et commença a ranger la chaise du turien qui s'en était allé. Il ne s'attendait vraiment pas à voir le butarien valdinguer sous les poings de l'humain, juste à côté de lui. Bouche bée, il dévisagea le vieil homme qui cachait l'asari avec son corps. Elle tremblait, ce que Scipio comprenait tout à fait. Lui aussi tremblerait si un butarien le touchait avec ce genre d'intentions. Le turien poussa un rapide soupir, sachant très bien où tout ça aller menait. Ca n'y manqua pas.

Malgré les menaces du diplomate, l'alien se raidit, jetant des regards autour de lui, comme pour vérifier que son acte passerait inaperçu... Ou serait bien visible, au contraire. Quand il passa à l'assaut, Scipio eut la surprise de voir l'humain instinctivement reculer, plutôt que de réagir par l'attaque comme la première. Le fait est que son agresseur avait sortit un petit couteau de nul part, le passant de minable pathétique à minable dangereux. Et le bougre semblait presque savoir s'en servir! Scipio se souvint de son affrontement encore récent avec Varik, de la douleur qui en avait résulté, et de l'adrénaline que ça avait généré. Il parvint à se convaincre lui même, et se faufila derrière le butarien, qui continuait de repousser le couple vers le kiosque.

Puis intervint la commandante. Le butarien ne vit pas venir le premier coup de pied, ni le crochet qui en suivit. Par chance pour lui, il se reprit assez vite pour voir le second coup de pied arriver. Quelle chance, de savoir ce qui vous a mis au tapis! Ca n'était pas accessible à tout le monde. La militaire maintenait la pression efficacement, prête à le maîtriser immédiatement, mais le butarien était plus vif que sa carrure pataude ne le laissait croire. Elle esquivait son couteau avec aisance, mais il parvenait à conserver la distance entre eux. Il ne conserva aucune distance avec ma chaise pliante qui vint à la rencontre de l'arrière de son crâne. Il trébucha vers l'avant, tituba, et fut réceptionné par une certaine soldate de l'Alliance, qui le plaqua au sol. Après quelques instants d'hésitations, Scipio jeta sa chaise au sol et aida la commandante à tenir l'agresseur par terre. Elle même se releva et s'écarta, mais le turien était trop concentré sur sa cible et les victimes pour lui prêter attention.

- Vous n'avez rien? demanda-t-il au couple. Il ne vous a pas blessé?

Sous lui, le butarien grognait et se trémoussait, cherchant à rompre l'emprise de Scipio. En vain, pour le moment.

- On fait moins le malin hein?
- Ecartez vous de lui!
- Què?

Scipio releva la tête, surpris, et vit deux agents du SSC approcher à grande vitesse d'eux. Le SSC? Comment? Ils ont des caméras partout à la Citadelle ou bien...? Ni une ni deux, Scipio bondit sur ses jambes, attrapa ses chaises et les lança dans son véhicule. On pouvait pas franchement dire que le turien était clean, là ; non seulement son emplacement n'était pas tout à fait en règle, mais en plus il venait de se jeter sur un type. Et puis, accuser les gens d'Oméga, c'est le b.a.-ba, le tout premier entraînement d'un agent du SSC!

- Arrêtez vous!




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 14 Jan 2018, 12:15

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- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Tout allait bien, la foule des habitants de la Citadelle s'écoulait lentement mais sûrement dans les rues du secteur, ma nourriture était bonne et l'échoppe du Turien ne désemplissait pas. Du moins pendant un temps car les trois soldats de tout à l'heure durent âprement négocier leur plat de nouilles. Si moi je n'avais eu qu'un accroc à cause des oignons, eux en eurent plusieurs. L'un d'eux eut même l'air exaspéré mais son supérieur calma les débats en laissant le cuisinier chitineux leur faire un menu à sa convenance. C'était certainement son premier jour à celui-là car bien qu'il savait bien cuisiner, cette échoppe devait être une de ses premières tentatives de commerce. Pendant ma réflexion, j'eus un regard pour son boui-boui qui étonnamment, ne me paraissait pas neuf mais plutôt déjà utilisé. Rien ne paraissait nouveau mais ce qui était en revanche certain, c'était le degré d'impréparation du Turien. Ce n'était pas forcément une mauvaise chose mais il n'avait certainement pas prévu d'avoir autant de gens qui viennent lui piller son stock de nourriture. J'imagine que ce sont des choses qui pouvaient arriver si on s'y connaissait un peu pour tenir un commerce. Je sais que moi par exemple, j'en aurais été incapable au contraire de ma sœur benjamine. Elle qui travaillait pour Hahne-Kedar avait certes des entrées mais elle a aussi commencé en bas de la pyramide et gravi des échelons, Daichi se serait beaucoup mieux débrouillée pour vendre et tenir un commerce que moi. Oh et puis la nourriture était bonne quand même il ne fallait pas se leurrer. Ça sentait bon, les aliments m'avaient l'air d'être le plus frais possible et ce petit goût de sauce thaï avait été très bien dosé. Comme si j'avais fait ça toute ma vie, je maniai avec dextérité et précision le doigté nécessaire pour tenir et manger à l'aide de baguettes. Un repas comme ça seule au calme -au sein de la Citadelle, tout était relatif- était parfois plus salvateur que de manger au mess avec mes collègues officiers. J'étais contente de pouvoir me perdre dans mes pensées en observant le paysage urbain de ce secteur de la Citadelle. Il y avait un côté apaisant, il ne manquait plus qu'une musique relaxante.

Cet instant de paix fut brisé par un timbre de voix que je n'espérai pas entendre en ce lieu de la galaxie. Un ton caractéristique qui me hérissait à chaque fois et qui en plus se mettait à déblatérer des propos malveillants. Laissant ma boite de nouilles presque vide de sa bectance tenir sur la rambarde, je me tournai vers ce qui se passait auparavant dans mon dos mais maintenant devant moi. Un Butarien venait ennuyer la toute jeune Asari avec le vieil homme et comme je m'y attendais malheureusement, l'aberration à quatre yeux se mettait à racoler l'Asari de façon bien lourde. Bien évidemment, la pauvre était apeurée et je sentais bien que les ennuis n'allaient pas tarder à arriver. L'intervention du vieux me fit hésiter sur la démarche à suivre car j'avais déjà sorti mon OmniTech pour contacter le SSC. Allait-il pouvoir se débarrasser du Butarien qui venait emmerder son amante ? J'avais comme un doute car l'Humain, outre le fait qu'il était âgé, ne semblait pas péter la grande forme. Ce fut lorsque le Butarien fit lever de force l'Asari que mon message sur canal militaire pour le SSC partit, où je demandai une intervention d'agents rapide à cause d'une rixe à côté du spatioport de l'Alliance. Mon message partit à peine que je refermai l'OmniTech pour intervenir et je fis un pas vers la rixe pour voir le vieux tâcher de maîtriser l'emmerdeur de Kar'Shan. Il devait avoir une certaine force encore ou alors le Butarien n'était qu'une quiche car le mouvement de l'Humain, une base lorsque l'on apprenait le self-defense, bien que simple, était efficace et le Butarien lâcha le bras de la frêle asari. La menace du vieux aurait pu me faire sourire si en face, ça n'avait pas été un Butarien. D'ailleurs en jetant un œil autour de moi, je vis que quelques personnes s'étaient arrêtées pour nous regarder, peut-être même que d'autres avaient prévenu le SSC mais pas un ne se porta au secours de l'Asari et de l'Humain, éventuellement aussi parce que leur couple paraissait trop atypique pour susciter la moindre sympathie ou empathie.

Le Turien sortit de son souk, l'air passablement irrité et vint regarder ce qui se passait. Comme nous tous, il assista à la scène et je le vis faire un mouvement comme s'il voulait prendre le Butarien à revers mais même s'il était caporal, il pouvait aussi être blessé malgré lui. Les lieux furent aussitôt embrassés par mon regard de militaire. Les obstacles étaient plus gênants qu'autre chose pour que j'intervienne, le Butarien avait sorti une arme blanche qui ressemblait plus à un surin qu'un véritable couteau et le vieux, bien que protégeant son Asari réfugiée derrière lui se mit aussi à reculer. L'autre n'était peut-être qu'un bras cassé mais mettez une arme entre les mains d'un débile et il pourra vous déclencher une guerre. Cette ordure devait être maîtrisée. En une fraction de seconde, je visualisai exactement le chemin qui me séparait ainsi que ce que j'allais faire : franchir les quelques mètres entre moi et le Butarien en deux enjambées, coup de pied de ma bottine en plein sur le tibia gauche du Butarien pour le faire oublier l'objet de sa haine et de sa perversité, crochet du droit immédiat en visant la mâchoire pour le désorienter, carrure pataude, côtes potentiellement flottantes, second coup de pied pour le mettre à terre et le maintenir à terre avant de lui écraser la main armée.

Je franchis la distance me séparant du Butarien, surmontant mon dégoût de son espèce et envoya violemment mon pied contre son tibia. Le Butarien lâcha un cri de surprise et de douleur avant qu'une violente droite ne vienne le cueillir. À cause de son tibia douloureux et la force dans mon coup, le Butarien fit un petit bond avant de manger le sol dallé de la rue. Ce déchet à terre, j'étais partie pour le maintenir à terre et lui faire lâcher son arme mais ce détritus se leva plus rapidement que je ne le pensais, mû peut-être par le désespoir de voir la situation lui échapper ou un élan de folie. Qu'est ce qui pouvait bien se tramer dans la caboche d'un peuple qui était détestable, à fortiori si l'un de ses représentants n'est pas foutu de savoir ce qu'était le respect et le consentement ? Ils devraient tous être massacrés de toute façon, un Butarien n'avait rien à faire ici, on ne s'en portait que mieux. Le coup que voulait envoyer cette monstruosité dangereuse était désordonné, il y avait plus de chances qu'il se blesse tout seul ce qui n'aurait pas été un mal. L'un en face de l'autre, mes poings levés devant lui, il se tenait la mâchoire de son autre main que celle armée, signe que j'avais au moins fragilisé ou disloqué sa misérable ossature fragile. Il y eut cependant une aide imprévue. J'étais partie pour désarmer le Butarien avant de le maîtriser à nouveau mais le Turien cuisinier, depuis tout ce temps dans le dos du Butarien se montra. D'un œil attentif, je vis donc l'une des chaises du caporal turien se fracasser contre le crâne du Butarien. Ce dernier fut totalement surpris de cette attaque certes vicieuse mais salvatrice car la situation commençait à être énervante. Je sautai sur l'occasion en précipitant le Butarien à terre d'un bon coup de pied et je lui écrasai la poitrine d'un coup rageur de bottine en arrachant un cri de douleur au Butarien. Certaine qu'il en chierait pour se relever, je dégageai son couteau d'un autre coup de pied nonchalant en l'envoyant contre la rambarde puis le Turien vint maintenir l'agresseur à terre qui était en train de geindre et de grogner. Je jetai un regard vers le couple, le Turien posant la question qu'il fallait et je croisai les bras en fixant les deux autres qui faisaient mumuse contre le sol de la rue. Mais le Butarien avait l'air maintenant suffisamment calmé et affaibli pour accepter son misérable sort.

Comme espéré, le SSC se pointa à cet instant en les personnes de deux agents turiens. Néanmoins, la réaction du cuisinier me surprit légèrement. Mais... il n'était pas en cause, pourquoi il se mettait à fuir comme un repris de justice ? Personne n'allait le tuer, nous n'étions pas sur Omega où se retrouver dans ce genre de rixe aboutissait à des représailles sous la forme de cartouches qui trouaient la peau. J'en savais quelque chose pour avoir assisté à ce genre d'évènements fréquents sur la station des Terminus. L'un des deux agents immobilisa le Butarien toujours à terre tandis que son collègue se précipitait vers le cuisiner apparemment illégal. Je laissai faire pour le moment, j'aurai très bien pu faire un croche-pied au cuisinier ou à l'agent du SSC mais il valait mieux pour le moment ne rien faire d'inconsidéré. Je n'étais techniquement pas en permission et je portai toujours mon uniforme, je représentai toujours l'Alliance et mon statut de militaire. L'agent du SSC intercepta son congénère turien en le plaquant contre la cloison de son boui-boui avant qu'il ne puisse fuir et je choisis cet instant pour intervenir en faveur du cuisinier turien.

Officier, ce Turien n'y est pour rien dans cette rixe.

Les regards perçants des deux Turiens se tournèrent vers moi et l'agent du maintien de l'ordre m'interrogea pour en savoir davantage sur ce que je disais ici.

Le Turien que vous êtes en train d'étouffer contre son établissement n'est pour rien dans ce qui vient de se passer. Ce porc de Butarien que votre collègue traine là, est venu accoster de façon dégradante l'Asari que vous voyez là. Ce monsieur a essayé de la défendre mais le Butarien avait une arme blanche. Je me suis employée à le maîtriser avec l'aide de ce Turien. Il y a des témoins pour que vous puissiez vérifier mes dires. Non mais arrêtez de l'écraser là, il a du mal à respirer vous ne voyez pas ?
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 14 Jan 2018, 23:48
Marcus portait son attention sur le butarien lui faisant face. Ce sale type avait poursuivit sa fille, Meera, il lui avait fait peur et en plus, il avait tenté de l'emmener avec lui par la force. Aucune chance que le père de famille le laisse s'approcher de sa fille encore une fois. Il se tenait bien droit face à l'alien à quatre yeux, s'assurant que l'asari reste bien derrière lui. Mentalement, l'humain faisait une liste rapide de ces prochains mouvement si ce nouvel ennemi avait comme idée de les attaquer. Première, déstabilisation. Soit, en empoignant le bras tendu en cas d'une tentative de coup de poing et en l'attirant dans une direction afin de lui faire perdre l'équilibre. Sinon, coup avec le talon sur le genoux pour tenter de briser le membre et rendre l'adversaire incapable de bouger. Deuxièmement, frapper une zone sensible comme la gorge, les yeux, l'entrejambe ou l'intérieur d'une articulation. Après, finition par un plusieurs coup au visage. Certes, ce n'était qu'un plan mental, il n'était pas certain que tout ce passe comme prévu, cependant Marcus avait confiance en ses aptitudes en combat à mains nues. Depuis les nombreuses années qu'il s'entraînait, ce n'est pas un crétin solitaire qui l'effrayait. Déjà, l'humain serrait le poing, prêt à l'enfoncer dans la sale gueule de cette erreur de l'évolution.

Le butarien semblait hésiter, regardant autour de lui. Cherchait-il des alliés? À moins qu'il voulait s'assurer que des agents du SSC n'était pas dans le coin? Le fait qu'il sorte un petit couteau semblait donner raison à la seconde hypothèse. Enfin, couteau c'était vite dit. D'après l'apparence du machin, le terme surin serait plus approprié. Le butarien le fit jouer dans ses mains un court instant. Déjà qu'aucun passant n'était intervenu pour une raison ou une autre. Maintenant que le connard maniait une lame, encore moins de chance que quelqu'un vienne donner un coup de main. Le butarien s'avança à grande enjambée vers Meera et Marcus. Ce dernier reculait en maintenant sa fille derrière lui. Il parvenait à éviter les coups de lame, mais il restait limité dans ses mouvements. S'il bougeait trop, il risquait de heurter sa fille, ou pire de la mettre dans la trajectoire de la lame. Marcus faisait son possible pour tenter de voir une ouverture. Si la chance se présentait, le père de famille n'aurait pas une seule hésitation à retourner la lame contre son manieur. Il avait déjà tué un butarien jadis, par accident, alors recommencer ne le gênait pas. Surtout, si c'était pour protéger ses enfants. Une ouverture semblait se présenter, lorsque Marcus aperçu la femme de l'Alliance et le cuistot turien qui s'approchait.

La femme fut la plus rapide des deux. Elle passa à l'attaque sans hésitation. D'abord, un bon coup de pied sur le tibia gauche. Puis, avant que le butarien ait le temps de réagir, un puissant crochet en pleine mâchoire, de quoi déstabiliser la plupart des races. Le butarien fut envoyé au sol, mais parvint à se relever, donnant des coups de lames autour de lui, de manière désordonnée, davantage destiné à éloigner l'humaine, qu'à la blesser. Juste en l'observant, il ne faisait aucun doute pour Marcus que cette femme était d'un haut niveau en combat rapproché. S'il était à son cours de combat à mains nues, fort à parier que l'instructeur les aurait fait s'affronter. Pour en revenir au combat, la femme se tenait prête à agir, les poings serrés et en position. De son côté, le butarien se tenait la mâchoire de sa main libre. Difficile de dire qu'il était vraiment blessé ou si c'était uniquement à cause de la douleur. Il semblait cependant bien déterminer à continuer de se battre. Toutefois, il n'en eut pas la chance. Le cuistot turien surgit derrière l'abomination à quatre yeux, armés d'une de ses chaises pliantes et asséna un puissant coup avec cette arme de fortune, en pleine tête du butarien. L'agresseur se retrouva au sol, la femme et le turien en profitant. La femme lui envoyant un coup au torse et le désarma. Le turien quant à lui le maintint au sol. Le butarien tentait encore de résister mais il n'arrivait pas à se libérer. Soit, il n'était pas assez fort, soit il s'en était trop pris, soit les deux. Le turien s'adressa à eux pour s'assurer qu'ils allaient bien. Marcus regarda Meera, elle était agitée, mais elle n'avait pas été blessé.


-Oui, ça va. Merci pour votre aide.

C'est à ce moment que les agents du SSC débarquèrent. Il s'agissait de deux turiens. Surprenament le cuistot turien réagit bizarrement à l'arrivée de ses congénères. En effet, le cuistot se leva soudainement, ramassa ses chaises et les balança dans son stand, avant de se faire plaquer par un des agents du SSC. L'autre agent était déjà en train de s'occuper du butarien au sol. Marcus n'était pas sûr de comprendre tout ce qui se passait. L'officier de l'Alliance réagit rapidement en interpellant les agents du SSC et en tentant de leur faire comprendre que le cuistot n'avait rien fait de mal. Lorsqu'il fut question des témoins, Marcus s'avança vers les agents du SSC. Il garda tout de même ses distances avec celui qui maîtrisait le butarien. Meera restait avec son père, le tenant par le bras.

-C'est la vérité, officier. Cette dame de l'alliance et votre congénère nous ont aidé contre butarien qui nous a attaqué. Il n'a rien fait de mal. À la limite, rien qui mérite une telle arrestation.

Les deux agents du SSC se regardèrent. Puis, celui qui maintenait le butarien lui passa les menottes et l'attacha ensuite après le stand, histoire qu'il soit incapable de se sauver. Il s'approcha ensuite de l'officier de l'Alliance, de Meera et Marcus, laissant à son collègue le soin de surveiller les deux autres. Il activa son omnitech et regarda le duo père-fille.

-Puis qu’apparemment, tout semble avoir commencé avec vous deux et ce butarien, on va commencer par vous. Vos noms.

-Meera Janiris

-Marcus Coles.

-Nature de votre lien?

-C'est ma fille.

Le turien en prit note sans afficher la moindre émotion sur la question.

-Décrivez chacun les événements. D'abord, mademoiselle Janiris.

-Nous étions venu dîner ici. J'avais vu ce stand ce matin avec des amis et j'avais envie d'essayer. J'ai été en parler avec papa. On est venu et on a commencé à manger. Je me suis absenté un instant pour aller aux toilettes. Quand je suis sortit ce butarien m'a approché et m'a agrippé. Je l'ai frappé pour qu'il me lâche et je suis revenu rapidement ici. Il m'a suivi et quand il a voulu m'emmener de force, papa l'a attaqué. Ensuite, j'ai eu du mal à voir tout ce qui s'est passé. Mais j'ai pu voir que ce butarien maniait un couteau et que le cuistot et l'officier de l'Alliance sont venu nous aider.

-Vous, monsieur Coles?

-Pour le début, comme le disais ma fille. Elle est venu me voir au travail pour me proposer qu'on aille dîner ensemble. Quand elle est revenu des toilettes, j'ai vu qu'elle avait peur. Quand je lui ai demandé ce qu'elle avait ce butarien a débarqué. Je lui ai dit à plusieurs reprises de partir. Quand il a tenté de l'emmener de force, je l'ai obligé à la lâcher avec une prise et je lui ai ordonné de partir. Il a sortit son surin et a tenté de me poignarder. C'est à ce moment que l'officier ici présente est intervenu, suivi par le cuisinier, le turien que vous êtes en train d'arrêter.

L'officier demanda ensuite les données d'identification de Meera et Marcus. Il ne dit rien de particulier avec ceux de Meera. Toutefois, lorsqu'il regarda ceux de Marcus et vit l'adresse de son lieu de travail, le turien afficha une mine légèrement différente et un peu agité.

-L'ambassade humaine... vous êtes ambassadeur?!

-Du calme, officier. Je suis assistant de l'ambassadeur des espèces non-concilienne.

Autant éviter de déclencher une histoire d'incident diplomatique suite à l'attaque d'un diplomate, à cause d'un malentendu sur sa position.




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Nouilles, rencontre et discussion

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