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 Nouilles, rencontre et discussion

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Messages : 56
Crédits : Mekken

MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 08 Avr 2018, 12:11
Si Scipio avait réussi une chose au moins ce jour là, c’était de d’avoir dissipé les incertitudes de Coles. Le vieil homme s’était fait de fausses idées sur la nature du travail des soldats du génie en temps de crise, et le turien était heureux qu’il n’envoie pas son fils dans une direction qu’il ne comprenait pas. S’il n’était pas difficile d’imaginer ce que cette Moïra aurait fait à Marcus lorsqu’il lui aurait expliqué le travail du génie, il était par contre douloureux de penser à son destin s’il avait envoyé leur fils sur le front à cause d’une incompréhension !

Mais Ada avait de toute manière raison ; le garçon était encore suffisamment jeune pour prendre le temps de faire son choix. Ce genre de décision peuvent parfois vous tomber sur le coin de la tête trop tôt, mais avec un tel père, il était sûr d’être préparé. Pourvu, juste, que Marcus Coles ne prenne pas trop en main l’avenir du petit. Si c’était une manière étrange pour un turien, Scipio avait déjà tourné le dos à des traditions de son peuple par le passé. Lui même avait quitté sa carrière militaire, contrairement à ce que son légume de père aurait souhaité. Le turien hocha en entendant les derniers mots d’Ada

- N’hésitez pas à envoyer votre gamin discuter avec nous. Vous savez comme nous contacter. Il peut faire son choix en regardant des brochures, sur des salons de l’étudiant ou d’après vos recommandations, mais il peut aussi nous demander directement ce qu’on en pense. Comment on l’a vécu. On sera ravi d’aider, et puis avec la commandante, on a des avis assez différents ! Ca pourra pas mal enrichir son choix. Après tout, j’ai quitté l’armée au final, comme vous. Je n’suis plus qu’un réserviste.

Quand Coles leur répondit, Scipio grimaça ; il n’espérait pas le rassurer, et ça avait marché. Tant mieux. Après avoir fait une mise au point sur ce qu’il avait appris, le diplomate leur raconta l’histoire de sa famille, étrangement réunie par la guerre. Bien qu’il en ait l’envie, Scipio ne demanderai pas comment Moïra avait disparu ; ç’aurait été un grave manquement à l’étiquette, étant donné les efforts que l’humain mettait en place pour contourner ce sujet. Le turien fut un peu ému en l’entendant parler de ses enfants. Il avait du grandir sans frère à cause de la guerre, et il n’avait pas de mariage en vue. Sa dernière « touche » s’était vaporisée dans une secte et, de toute manière, elle n’aimait pas les turiens.

- La guerre nous a tous retiré des proches, j’pense qu’on peut saurait tous compatir à votre peine, monsieur Coles. Au moins un peu. Et puis, six gamins, joli exploit pour un humain ! S’ils sont tous à l’égal de votre fille, votre dynastie ira très loin.

Scipio ne réalisait pas bien que c’était peut être du flirt aux yeux des trois interlocuteurs. Pour lui, il s’agissait de compliments légitimes, et il n’allait pas de toute manière se faire des arrières pensées à propos de la fille de son débiteur. C’est lorsqu’il commençait à réaliser cela que Midas le rappela à l’ordre :

-Caporal, votre rendez-vous est dans quinze minutes.
-Quinze… ? Oh non !

Scipio lâcha un genre de glapissement, ravala difficilement sa salive, et fouilla prestement ses poches, vérifiant qu’il avait bien sur lui différents documents (apparemment important à ses yeux, étant donné sa panique).

-Les volus ! expliqua le turien. Désolé, j’ai un tête à tête avec ma banque dans peu de temps, je vais devoir vous abandonner. Bien entendu, n’oubliez pas ce que je vous ai dit : revenez ici quand vous le souhaitez, vous sera toujours bien accueilli, ça vaut pour vous trois. Et aller, soyons fou, ça vaut même pour votre épouse Marcus. J’en ai un peu peur désormais, mais je suis sûr qu’elle est calme et plaisante si on la nourris bien. Lieutenant-commandant Raikes, c’était vraiment sympa de m’avoir aidé à ranger tout ça. Dîtes à vos hommes que je fais des réductions pour les militaires, ça me fera des clients et ça boostera le moral de l’équipage.

Il fit un salut militaire à Ada et serra les mains de Marcus et Meera. Peut être ne reviendraient-ils jamais ici, peut être sera-t-il forcé d’aller bosser ailleurs… Scipio avait l’étrange impression qu’ils se reverraient, mais ne pouvait s’empêcher de penser que c’était une très mauvaise façon de les quitter. Mais que voulez vous ! Un petit commerçant ne peut pas vraiment se permettre de rater un entretien avec les volus.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Jeu 12 Avr 2018, 02:09

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Fort heureusement, Coles n'avait pas insisté du côté de la guerre, il se contenta de répondre à mes conseils ainsi qu'aux remarques du caporal turien. Sa petite remarque à propos de la réaction de sa compagne asari si jamais elle apprenait qu'un de ses fils humains se soit engagé dans l'Alliance me fit rire discrètement comme précédemment. Même si ma propre mère s'était contentée de désapprouver mon plan de carrière, je pouvais imaginer sans trop de peine la réaction violente d'une mère voulant simplement protéger son fils des menaces. Bien entendu, je ne fis aucun commentaire à ce sujet et je laissai le diplomate humain continuer de répondre en me reprenant, le regard se fixant dans mes yeux.

Un peu à ma crainte, il se remit à évoquer la guerre contre les Moissonneurs. Je m'en rappelai comme si c'était hier, où est ce que j'étais et qu'est ce que ce que je faisais en ce jour de septembre 2186, c'était certainement le cas de beaucoup de survivants de cette guerre et Coles en faisait partie. J'en devenais curieuse de savoir ce que cet homme d'âge mûr était en train de faire lorsque les vaisseaux de ligne moissonneurs se sont posés sur Terre en écrasant tout dans leur passage. Pour sa famille, l'évacuation avait dû être plus simple mais en revanche pour lui-même, il avait subi les évènements comme beaucoup de monde. Je me refusai néanmoins à parler de ma propre expérience, savoir que j'avais été attaquée par des zombies moissonneurs me suffisait amplement pour me dire que cette journée là avait été funeste. Peu après avoir terminé son monologue sur son vécu du début de la guerre contre les Moissonneurs, l'Humain reporta son attention sur le Turien et j'observai ce qui se passait. Pour tout dire, je n'avais pas vraiment fait attention au regard du Turien mais visiblement, ça avait attiré l'attention de notre diplomate.

Ce dernier se lança dans une autre explication, cette fois à propos de sa famille. J'avais remarqué sa propension à monopoliser la parole, rien d'inattendu à cela, c'était un politique et un ambassadeur donc les prises de parole et les discours, ça devait le connaître. Moi en revanche, je n'avais pas autant l'habitude de parler ainsi, surtout lorsqu'il s'agissait de s'adresser à des inconnus mais apparemment, cela ne gêna ni le père, ni la fille asari. La rencontre entre Coles et la mère de Meera était somme toute classique mais l'homme se mit à évoquer un passé plutôt tragique dans sa famille. Les enfants humains de sa famille provenait d'une compagne humaine qui avait fait le don de sa vie afin de sauver ses enfants. Pourquoi d'ailleurs ils en étaient arrivés à cette situation, je me le demandais mais ce n'était pas à moi de porter le moindre jugement ou question à ce propos, Coles nous mettait déjà dans un cercle de connaissances plutôt proche en nous mettant ainsi dans la confidence. Je ne lui en voulais donc pas de nous donner davantage de précisions, sa famille comme des milliards d'autres à travers la galaxie avait souffert des aléas de la vie et de la guerre contre les Moissonneurs qui les a au final, assez paradoxalement réunis. Un mal pour un bien en quelque sorte. Le commentaire du caporal Sempronia me fit tourner la tête vers lui et bien que je m'abstienne de toute remarque, je devais dire que j'étais d'accord avec lui quant à l'exploit d'avoir autant d'enfants. Je ne m'imaginai pas porter six enfants, déjà que je me voyais mal en avoir un pour le moment alors six ça m'en donnait le vertige.

La voix de l'IV de notre cuistot turien me fit faire presque volte-face vers son échoppe et de manière précipitée, le chitineux prit donc congé de nous en prétextant un rendez-vous professionnel avec des banquiers volus tout en oubliant pas d'être toujours un peu trop déférent et affable envers respectivement la famille Coles et mon équipage en promettant réductions alléchantes et bonne nourriture.

Pas de quoi, Caporal. Je ferai passer le mot et vous, tâchez de ne plus retrouver dans de sales draps.

Arquant un sourcil devant le salut exécuté par le Turien, un peu surprise de le voir adopter cette conduite typiquement humaine, je lui répondis d'un air respectueux avant de le regarder filer. Alors que Sempronia disparaissait dans la foule, je vis une silhouette familière marcher vers moi. C'était Haver qui était accompagnée de Carter et de Stroud. Les trois femmes militaires attirèrent d'ailleurs un peu l'attention des passants, il était déjà rare à notre époque de voir des femmes blondes mais en voir trois au même endroit était un évènement marquant. Haver entraîna dans son sillage ses deux autres comparses vers moi et les trois me saluèrent avec un aspect plus réglementaire que les trois autres aminches de tout à l'heure. Esquissant un sourire en voyant l'air soulagé de ma commandante en second, l'apparence réjouie de Carter et la mine fermée habituelle de ma soldate biotique, je répondis à leur salut puis je les laissai adresser un regard au diplomate Coles et à sa fille. Haver engagea la discussion, toujours avec ce visage soulagé.

Tout va bien, Lieutenante-Commandante ? On avait entendu dire que vous avez été impliqué dans une rixe avec un Butarien.

Rassurez-vous Haver, tout s'est réglé comme il fallait, le SSC a fait une descente sur mon appel.

Ben j'espère que cette raclure a eu le temps de morfler, chef.

Il a... un peu dégusté oui, il a fallu le calmer car il était un peu trop insistant auprès de la jeune asari ici présente mais le SSC l'a pris en charge. Je remarque que vous avez décidé de sortir un peu, Iron Biotic ?

Je l'ai contrainte à me suivre, Commander. Fallait qu'elle voit le monde extérieur un peu.

Ta gueule Scoops, j'avais la dalle.

Bien, mesdames. Vous vous chamaillerez une fois remontées à bord. Vous vous êtes restaurées ?

Carter donna un léger coup de coude à Stroud qui lui lança un regard noir quoique emprunt d'un amusement caustique et les trois soldates hochèrent donc de la tête.

Très bien. Haver, rendez-vous à la baie d'amarrage, rapport dans quinze minutes sur l'avancée de la maintenance et du réapprovisionnement. Carter et Stroud, quartier libre jusqu'à 19:00. Je veux que vous soyez là avant le retour de tout l'équipage.

Tout le monde reçut les ordres et me confirma d'un "bien pris" sec et militaire la bonne réception de mes instructions. Mes subordonnées prirent également congé poliment envers les deux civils avant de tourner les talons et je tendis la main à Coles et à Meera pour serrer la leur dans ma main droite en guise de geste d'adieu.

C'était un plaisir monsieur Coles et à vous également, Meera. Je vous envoie à votre OmniTech de quoi me contacter afin que votre fils puisse avoir quelqu'un à qui parler s'il souhaite s'engager et si vous, Meera avez besoin de conseils pour vous faire tatouer, n'hésitez pas à m'en parler, je ferai de mon mieux pour vous répondre. Portez-vous bien, au revoir.

Dans un geste machinal, je fis un envoi rapide via mon OmniTech avant de leur faire un petit signe de tête et je tournai les talons pour rejoindre la baie d'amarrage D27 où l'Okinawa était amarré et où ma commandante en second, Haver, m'attendait.
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