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 Electron et proton, un savant jeu d’attraction

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MessageSujet: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Jeu 28 Déc 2017, 23:45
Intervention MJ : NonDate : 27 Juin 2202RP Tout public
Maylyn T'Lovi ♦ Namida'Silke Nar Karasuh
Electron et proton, un savant jeu d’attraction


Après son retour de recherche et ses jours d’hospitalisation, les journées de Namida furent bien remplies. En effet, il ne lui restait qu’une semaine avant la cérémonie depuis son arrivée. Comptant qu’elle avait encore dû passer quatre jours hospitalisée, il ne lui en restait plus que trois ! Heureusement pour elle, de nature consciencieuse, le dossier final était d’ores et déjà prêt, il ne lui restait qu’à ajouter la conclusion. La vingtaine de page fut donc rédigées sans que le délai ne soit trop court et le dépôt du brevet pu être effectué en bonne et due forme. C’était la veille de la cérémonie, et elle se retrouva devant son écran éteint à ne plus avoir à faire d’immédiat. Une étrange sensation après tant de jours, années, passés sur ce projet de recherche qui se finalisait enfin. Elle avait hâte de se lancer dans la suite… mais, elle devait prendre cette fichue parole puisqu’elle faisait partie des scientifiques honorés … enfin, mis en avant ou quelque chose dans ce gout-là. Elle avait tout à fait horreur des mondanités.

Elle sortit des laboratoires de recherches pour se diriger vers une autre section de la station. Elle observa avec nonchalance l’écriteau de son psychiatre et ignora un patient qui attendait déjà dans la salle d’attente. Il irait certainement voir l’un des autres praticiens puisque l’heure de son rendez-vous était imminente.

« Comment-vous sentez-vous aujourd’hui ? »

« Mieux, je n’ai plus mal nulle part. Le pire était finalement ces fichues courbatures aux jambes qui ne voulaient pas partir. Pour le reste, ça va, je suis contente d’avoir pu finaliser mon projet dans les temps. Je suis plutôt satisfaite du rendu de mon rapport. J’espère que ce premier pas en encouragera d’autre et que je pourrais poursuivre dans cette voie. Mon chef est assez confiant de l’accréditation des budgets à notre secteur. »

« Très bien, j’ai cru comprendre que vous avez fait la demande afin de venir accompagnée à la réception demain, j’en suis surpris. Vous êtes-vous liés d’amitié avec cette asari ? »

Ah, fichue mise sous tutelle… son chef était un délateur au sommet de sa forme. Son caractère paternaliste.

« Ah. Euh. Bah. … eh bien, disons que … je ne saurais pas décrire les raisons exactes. Vous savez, c’est un peu compliqué. »

« Tentez donc de formuler vos pensées, comme nous le faisons usuellement, sortez tout ce qui vous traverse l’esprit et nous démêlerons ça. »

« Je me disais, que c’est une personne que j’ai apprécié. Alors que ce n’est pas une scientifique, ce qui n’est pas très logique. Elle a été très efficace et j’ai été impressionnée par ses qualités de guerrière asari. Je lui dois la vie, il est donc naturel que je l’invite pour la remercier … ? »

« … »

« C’est vrai qu’il y a quelques petites choses que je n’ai pas comprise. On a eu des interactions. Je veux dire. Que j'ai parlé avec elle. Et... Je peux vous poser une question ? Lorsqu’une asari vous dépose ses lèvres sur la joue, ça a une signification particulière ? Je veux dire, qu’elle a été très gentille avec moi et je ne voudrais pas mal interpréter… voyez-ce qu’elle attend. Je n’ai pas vraiment d’amis, alors je ne suis pas très documentée en … truc sociaux. »

« Le sens change en fonction du contexte, n’ayant pas été témoins de la scène, je ne voudrais pas vous en donner une fausse interprétation, mais ce genre d’attention équivaut à un certain stade d’intimité. Que ce soit amical ou plus… vous me suivez ? »

« Pas vraiment… »

« On peut embrasser une amie, une mère, une amante, … tout dépend de la manière de faire et des attentes. C’est à vous de savoir ce que vous voulez et d’être attentive à ce qu’elle attend de vous. »

« Hm. Je pense que c’était plutôt un geste heureux, dans le feu de l’action… vous voyez ? »

« Certainement… »

Ah, voilà, il croisait ses bras en dodelinant son casque, elle détestait quand il faisait ça, ce médecin suffisant. Ce psychiatre était vraiment inutile, elle ressortait encore plus embrouillée qu’avant. Cette nuit-là, en observant le plafonnier de sa chambre, elle eut du mal à s’endormir.

Le lendemain, jour maudit, elle se leva du pied gauche. Elle passa son temps à réfléchir aux idioties qu’elle allait devoir déblatérer, à toutes les personnes à remercier. L’après-midi, elle prit le soin de sortir des étoffes plus luxueuses pour l’occasion. Elle se coiffa de tissus brodés chatoyant typiques. Un joli bracelet en or, une manchette offerte par sa mère. Ses parents qui étaient malheureusement en vacances à l’autre bout de la galaxie et qui lui avaient envoyés un message pour la féliciter et s’excuser. Pas très grave, ce fait ne la touchait pas plus qu’un autre. En passant devant une vitrine, elle s’admira, sa chambre ne comportant pas de miroirs. La tenue était jolie et elle apprécia la manière qu’avaient les tissus de bouger autour d’elle, de manière très aérienne.

La suite de la torture continua alors qu’elle dut attendre derrière un rideau, sur une estrade étriquée. Elle entendait le brouhaha de la petite foule derrière qui consommaient des apéritifs. Puis, son chef, orateur pour l’occasion pris la parole et tint un discours de bienvenue très classique. Il prit le soin de remercier toutes les personnalités présentes et d’excuser ceux qui n’avaient pu répondre à l’invitation. Les familles des scientifiques furent également louées, cette réception étant l’occasion de fêter entre collègue et famille de manière un peu plus décontractée. Ou de se faire bien voir de certaines personnalités, a priori. Tout cela passait un peu au-dessus de l’esprit de la petite quarienne.

Lorsque son chef les appela, elle suivit son camarade. Pratique qu’elle n’ait pas été la seule à finaliser un projet de recherche. Elle se sentait un peu moins ridicule, à deux, sur cette estrade. Les applaudissements crépitèrent et elle observa la salle. Elle eut du mal à reconnaitre la salle de réunion qui avait été pour l’occasion arrangée et décorée. Des tables avaient été installées et il y avait même des plantes de Rannoch mise en pot pour décoration. Ils ont dû les emprunter aux biologistes, se dit la scientifique, ne se doutant pas que certains avaient des passes temps aussi frivole que de mettre des fleurs en pot dans le seul but d’orner une pièce. Une mode tout à fait exotique qui démontrait l’effort effectué pour cette réception.

Les boissons et les apéritifs qui avaient été servis par un personnel tiré à quatre épingles étaient d’ailleurs de qualité. L’asari qui avait espéré une nourriture agréable était servie. Elle avait dû attendre la fin du discours pour découvrir Namida qui avait oublié de la prévenir que son entrée à elle se ferait après celle du public. Elle avait d’ailleurs oublié sa venue dans tous ce chaos. C’est la silhouette bleue, vêtue d’une robe plus bleue encore qui la frappa. Épatant, comme cette race avait développé un charme sensuel au fil de son évolution, ce n’était réellement pas un mythe. Au milieu de toutes ces combinaisons, certes parées de leurs plus beaux atours, l’asari brillait. Elle n’était pas la seule étrangère, des scientifiques étrangers avaient également été invités et une petite délégation asaris se trouvait là, ainsi que des galariens.

Ce fut une légère pression dans son dos qui la força à s’avancer vers le micro de la petite tribune qui la tira de ses pensées. Ah. Elle déglutit observant son chef qui l’accueilli chaleureusement.

« Mesdames, Messieurs, ainsi que je vous le disais, voici l’une de nos jeunes scientifiques, Namida’Silke, qui n’a eu de cesses de nous étonner au fil des années passées avec nous. Auteur d’un projet de recherche très audacieux qui a abouti tout dernièrement. Nous fêtons avec son premier brevet et lui en souhaitons bien d’autres à venir. »


Silence.

« Mer..ci à tous ceux qui m’ont permis de concrétiser cette recherche, à tous ceux qui m’ont aidée et .. supportée. Voilà. »

La délivrance qu’elle éprouva en pouvant quitter l’estrade fut telle qu’elle dévala les marches qui la séparaient de la salle avec célérité. Finalement, toutes ces cogitations pour quelques secondes de tenues seulement... Sentiment qui ne durera que peut, car chaque personne qui la croisa se crut obliger de la féliciter. La politesse, respirer, expirer, remercier. Ca n’en finissait pas. Ses pas la portèrent un peu plus au fond de la salle. Soudainement, elle se trouva nez à nez avec une personne connue, elle leva le visage vers Maylyn.

Oh.

« Ah. Tu as pu venir ! Bonjour... Euh. » Elle ajouta précipitamment. « Tu as fait bon voyage ? »

Elle n’avait visiblement pas perdu l’habitude de tortiller ses mains entre elles.



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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Ven 29 Déc 2017, 09:56
L’asari n’était pas particulièrement à l’aise dans cette robe, mais le regard sévère de ses sœurs à l’essai de celle-ci alors qu’elle se regardait dans le miroir, trouvant cet accoutrement un peu trop « superflu » et pas du tout « pratique » au cas où il y aurait un combat. C’était sans les soupirs de ses deux sœurs, qui lui répétaient sans cesse qu’elle était sublime. Ce genre de robe rendait hommage à l’asari et à son corps svelte, mais elle n’était pas du tout à l’aise dedans. Même si sa cheville ne lui faisait plus mal, elle avait lutté avec acharnement pour ne pas mettre une quelconque paire de chaussures à talons, combat qu’elle avait mené avec brio, optant pour une paire luxueuse certes, mais sans talons. Trouvant cela particulièrement énervant à porter. Alors qu’elle s’observait encore une fois dans le miroir, elle se tournait vers ses sœurs.

« Sérieusement…Je vous connais depuis plus de deux siècles, où avez-vous eu le temps d’apprendre ces choses ? Les tenues à mettre, les attitudes à avoir en soirées mondaines… »

Les deux Asaris regardèrent Maylyn qui tirait une moue inhabituellement concernée, avec un sourire amusé sur leurs visages.

« Nous avons une vie sociale. Contrairement à toi ! Aller ! C’est l’occasion pour toi d’en avoir une ! »

Touchée. Le plus gros défaut de Maylyn, malgré son côté bavarde, c’était d’être inadaptée à autrui. Parler aux gens, ce n’était pas difficile, s’intéresser à eux, c’était tout autre chose. Et pourtant, depuis son départ de l’hôpital, après avoir quitté une Namida se reposant de tout ce qui lui était arrivée, elle ne put s’empêcher de penser au moins une fois à elle dans la journée. Semblant même ailleurs lors des réunions au sommet. Souvent sous les regards complices de Miljund et Katia. Ces deux-là, ils se disputaient souvent, mais rarement pour savoir qui allait acheter le lait. C’était surtout sur quel ordinateur était le meilleur, quel logiciel de sécurité dernier cri conviendrait le mieux. Mais leur amitié était si forte, que l’un comme l’autre irait faire ce qu’ils ne font jamais pour se protéger mutuellement. Elle aussi ressentait cela mais… C’était différent. Chez elle, c’était encore pire. Elle qui adorait manger toutes sortes de choses peu recommandables pour un régime, ces derniers temps, elle ne mangeait rien. C’est d’ailleurs en tournant sur elle-même qu’elle put voir qu’elle avait légèrement mincit. Très subtil signal, mais il était temps qu’elle mange.

Une journée Shopping… Par la déesse ! Si un jour, on lui avait dit qu’elle troquerait son trench coat et ses vêtements amples pour une robe de soirée et ce, hors du cadre d’une mission, elle n’en croirait pas un mot ! Après avoir dit au revoir à ses sœurs, -non sans avoir discuté de longues heures- elle prit la direction d’Haratar. Au début, avec sa tenue habituelle. Elle ne voulait pas porter cette tenue plus longtemps que nécessaire. Mais elle avait bien vu cela dit les regards posés sur elle dans le magasin… C’était…particulier. Une fois arrivée sur la station, l’asari demanda au premier quarien semblant travailler ici une pièce où se changer, une fois changée, elle regardait l’heure, un petit haut le cœur et une bonne dose de stress lui donnèrent l’élan nécessaire pour courir jusqu’à la salle où se tenait cette réunion. Une fois sur place, elle put constater avec joie qu’elle n’avait rien raté du discours très développé de son amie. Ni du buffet. Qu’elle alla allégrement conquérir tel sa nouvelle colonie. Elle ne pouvait que constater que bien des regards étaient tournés vers elle. Etait-ce vraiment cet effet qu’elle faisait avec une robe de soirée ? Etait-elle trop vulgaire ? Trop moulante ? Un bref regard sur sa chute de rein lui fit comprendre qu’elle était suffisamment près du corps pour savoir ce que ce genre de formes faisait aux mâles de toutes espèces…Mais aussi les femelles, surtout lorsqu’on est une asari.

Ce fût avec un grand sourire un peu idiot qu’elle accueillait la demoiselle après son discours. Ses doigts qui s’entortillaient étaient sa marque de fabrique décidemment ! Maylyn ne put s’empêche de regarder de haut en bas la petite quarienne menue, sa combinaison semblait plus luxueuse. Elle s’était renseignée sur quelques coutumes quarienne et ces étoffes

« Bonjour Namida ! Tes étoffes sont superbes tu sais ? »

Elle marquait une courte pause, le temps de chercher les bons mots, histoire de ne pas paraître trop dépendante de la quarienne, bien que ce genre de conseil est inutile avec une personne ne comprenant pas les subtilités de la séduction… Namida parvenait à comprendre de manière encore plus chaotique le concept que l’asari et ça, c’était un effort surnaturel !

« Le voyage était un peu long mais…La destination en vaut le coup ! Ton discours était…très riche en émotions ! »

Maylyn lâcha un petit rire taquin, mais pas moqueur. Elle voulait se détendre et détendre Namida.
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Ven 29 Déc 2017, 23:12
« Ah. Oui, merci. » Elle saisit un bout de tissus entre ses doigts et le lissa. « C’est un cadeau de ma maman, elle a toujours eu beaucoup de goût. » Elle relâcha le tissu. « Contrairement à moi. » marmonna-t-elle finalement.

« J’avais préparé un joli texte… pourtant, mais je n’ai pas réussi à le dire. »
Elle hausse les épaules, visiblement dépitée. « Ce n’est pas très grave. Je fais toujours ça. »

Un serveur lui tendit un plateau et elle prit un gobelet. Elle n’eut pas le loisir de commencer à le consommer qu’une quarienne l’alpaga. Elle sursauta, surprise par la saisie de son bras.

« Je croyais que tu devais faire un petit discours Nami… »
L’intéressée rit légèrement et Namida maugréa une réponse inaudible, baissant le visage. « En tout cas, félicitations ! J’ai pris le temps de survoler ton rapport, c’est un excellent travail. Je suis très impressionnée par ta compréhension et ton approche atomique. Qui aurait cru que l’hypothèse de Greuth se vérifierait si bien en pratique en le combinant à un principe aussi basique que celui de Ramdan. Je dois avouer que je suis un peu jalouse de cette belle cervelle ! »

Elle lui tapota le haut du casque, la quarienne étant plus grande qu’elle d’au moins une tête, ce n’était guère compliqué. Elle se sentait d’autant plus gênée de toutes ces marques d’attention qu’elle se trouvait en compagnie de Maylyn.

« Ah. Merci oui. Mais tu ne devrais pas tant m’encenser, j’ai toujours trouvé les recherches que tu menais très pertinente et complexes. Ton collègue m’a parlé de vos avancées, il a l’air très confiant. »


« Il est toujours optimiste, mais on bute toujours sur le même problème, cette fichue incompatibilité neuronale. Au fait, nous manquons à tous nos devoirs, tu ne m’as pas présentée ? »

« Oh. Oui. Voici la chercheuse Erika’Lupten Vas Haratar. Maylyn T'Lovi, une amie. »

Une amie, c’est ce qui convenait de dire, n’est-ce pas ? Elle eut peur d’avoir commis un impair puisqu’elles n’avaient pas discuté du sujet. Une amitié, c’est quelque chose qu’on officialise ensemble, n’est-ce pas ? Est-ce qu’elle lui avait forcé la main ? De ce qui lui avait semblé comprendre de son rendez-vous chez son médecin, si Maylyn avait fait ce long voyage c’est qu’elle tenait à elle en qualité de personne et qu’on pouvait donc qualifier sa démarche d’amicale. Ce raisonnement semblant si logique lui sembla soudainement douteux. Quel casse-tête !

« Enchantée. Contente de voir que la rumeur qui disait que tu avais invité quelqu'un s'est tenue. Bon. Ma belle, ce n’est pas tout, mais j’ai pas mal de monde à saluer encore, on se voit plus tard. Au fait ! Tu vas bientôt aller à l’état civil faire changer ton nom ? Tu comptes faire une fête pour célébrer tout ça ? »

« Euh. Non, je n’ai pas pensé à faire une fête… ah. Hm. Elle va m’ennuyer avec ça. »
Namida soupira à s’en fendre l’âme en observant sa collègue s’éloigner. Elle se sentait tout de même soulagée qu’elle lâche enfin son bras, elle détestait la proximité et Erika ne lui avait jamais simplifié la tâche. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, son aînée avait toujours été attentive à ce qu’elle se sente le plus à l’aise possible au sein de leur équipe. Ses efforts louables avaient plus souvent rendus la scientifique mal à l’aise qu’autre chose. Cependant, leurs discussions très intéressantes et l’intérêt d’Erika pour des pôles similaires aux siens avaient créé une sorte de lien qui la rendait plus proche d’elle que d’autres collègues.

Rien de mieux, pour passer la gêne, que de se focaliser sur quelque chose de matériel. Elle connecta sa paille à son casque et aspira une goulée du breuvage. Elle faillit le recracher pour deux raisons. La première, c’est qu’elle ne s’attendait pas à une boisson alcoolisée et que sa gorge la piqua furieusement. La seconde, c’est qu’un geth, à la faveur d’un mouvement de la petite foule, recula et la heurta. L’équation est très simple, selon la vitesse et la masse des objets se heurtant et le résultat s’y conforma. Namida fut projetée en avant, sa masse ridicule et son absence de vitesse fit que l’énergie cinétique finale fut donc exprimée à travers son envolée. Elle parvint à dévier le verre qu’elle tenait de Maylyn et l’objet se brisa au sol non loin d’elles alors qu’elle s’accrochait à la taille svelte de son "amie" pour ne pas chuter.

« Mes excuses Créatrice, je ne vous avais pas vue. »


« Ah, non, c’est rien. »
Balbutia Namida.

« Euh. Ta robe est encore plus jolie de près, mes capteurs m’indique qu’elle est très douce. Pardon. »

Gênée, elle s’écarta finalement. Puisqu’elle avait complimenté sa tenue, il lui semblait que faire de même était une réciproque bienvenue.

« De toute façon, cette boissons n’était pas très bonne. »
Conclut-elle de manière badine, cherchant désespérément à se détendre et sembler détendue.



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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Sam 30 Déc 2017, 12:57
La petite discussion toute simple sur quelques étoffes semblait tellement hors du caractère de l’asari qu’elle se rendait compte qu’elle discuterait de tout, de rien du moment que c’était avec elle. Cela allait loin, très loin. Maylyn n’avait jamais rien ressenti de tel depuis…depuis … Une cinquantaine d’années à dire vrai. Pour un galarien, c’était toute une vie, pour une autre espèce, sans doute une éternité, mais pour une Asari…très longtemps. Elle se souvient de lui, c’était un turien. Sans doutes était-ce dû à sa mère turienne… Celle qu’elle n’a jamais connue. Cela n’avait duré qu’une petite année, mais une année intense autant pour elle, que pour lui.

« Ne t’en fais pas, les discours, ce n’est pas mon fort non plus…Je crois que je ne serais même pas parvenue à sortir deux mots. »

Qui était cette quarienne un peu trop tactile avec Namida ? Voilà la première question que se posait l’asari. Alors qu’elle s’apprêtait à complimenter la mère de cette dernière, une quarienne. Elle observait la scène, un sourire sur le visage, amusée. C’était …comme une sœur ainée embêtant la cadette prodige. Ce n’était bien sûr pas le cas à l’écoute de son nom totalement différent de celui de son amie. Sa tendre amie devrait-elle dire ? En tout cas, c’est ce qu’elle ressenti lorsque Namida parla d’elle en tant qu’amie. Pour d’autre, être considérée comme une amie annonçait la fin, mais, pour deux inadaptées sociales telles que nos deux énergumènes, c’était une victoire en soit. Elle affichait un léger sourire, inclinant la tête.

« Enchantée Erika ! A plus tard.»

Alors qu’elle regardait cette drôle de quarienne partir, l’asari ne put s’empêcher de décrocher un nouveau sourire amusée. Mais qu’est-ce qu’elle avait aujourd’hui décidément ? Tapotant un court instant ses lèvres avec son index, montrant qu’elle réfléchissait, elle regardait Namida, cette histoire de changement de nom, à quoi était-il lié ? Son nouveau lieu d’habitation ? A moins que c’était… Non ! Cela ne pouvait pas être cette possibilité !

*Arrête de penser à ce genre de choses May ! Tu deviens ridicule !*

Elle allait rétorquer quelque chose, lorsqu’elle vit la réaction de la quarienne au goût de sa boisson. Elle ne devait pas aimer l’alcool, cela pouvait se voir, même au travers de sa visière. Mais surtout, un geth qui passait par là, la bousculait, sans nul doute involontairement, mais le résultat vu assez particulier. Un liquide alcoolisé volant sur un pauvre quarien discutant science avec ses collègues, un verre cassé, et, une Maylyn qui voulut rattraper la menue Namida de sa chute mais, préféra maintenir sa robe en place lorsqu’elle senti les mains tenant sa taille afin de ne pas misérablement tomber au sol, parvenir à baisser sa robe. Robe qui resta par chance sur les épaules de l’asari, qui aida immédiatement Namida à se relever, balayant les potentielles poussières et pli présents sur les étoffes de sa combinaison, ainsi que de sa robe qui était devenue un peu plus serrée, pour une raison qui l’échappait.
Maylyn posa son regard sur Namida, amusée de la situation pourtant gênante, leurs proximité la tentait, tentait de réitérer l’expérience de l’autre fois… Ce simple baiser sur la joue, mais à un endroit différent. Evocateur pour n’importe qui, même n’ayant jamais rien compris à l’amour. Mais, c’était très peu probable que dans cette soirée scientifique, ce soit bien vu. Contiens-toi May !

« Merci Namida…je…hum.. »

Si Namida était gênée, Maylyn l’était encore plus. Elle y voyait un sous-entendu. Mais elle ne devrait pas ! La boisson ! Oui ! Merci Namida ! Changer de conversation. May se racla la gorge, faisant signe à un serveur de ramener deux boissons non-alcoolisés pour elles si c’était possible. Affirmant d’un signe de tête le jeune homme partit à la recherche des deux boissons, Maylyn avait les mains devant elle, jointe. L’ambiance était à la gêne, pour les deux. L’une qui chute, l’autre qui a failli se retrouver nue devant tout une assemblée. Lâchant un petit soupire, elle chercha brièvement un sujet de conversation, tout trouvé.

« Erika et toi…vous êtes amies aussi non ? En tout cas, vous vous entendez très bien toutes les deux. Tu t’entendrais peut-être avec deux de mes employés. Ces deux –là ils passent le plus clair de leurs temps à se disputer sur des sujets scientifiques et finissent par se réconcilier…Je les soupçonne d’être un couple ! »

Merci Miljund, Katia. Sans vous encore, cela aurait été plus gênant…Une minute…Oh non !

« Enfin ça ne veut pas dire que je te vois en couple avec Erika ! » « Non…plutôt avec moi » dit-elle de manière totalement spontanée et assez bas pour que Namida ne puisse pas l’entendre, tout du moins, si sa combinaison n’a pas d’amplificateur vocaux surpuissants.

Alors qu’elle se rendait compte de ce qu’elle venait de dire tout bas et qu’elle se mordait la lèvre inférieure presque au sang, l’asari vit dans un autre serveur qui passait par là, avec des petits verres d’alcool une excellente excuse pour se taire et avaler sa propre bêtise, elle se saisit de deux verres qu’elle but cul-sec en tirant une grimace absolument comique. Elle lâcha un tout aussi spontané :

« Aaaaah mais bon sang c’est du feu liquéfié ce truc ! »
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Sam 30 Déc 2017, 14:03
« Erika est une collègue précieuse. J’apprécie sa conversation, car je peux discuter avec elle sans filtre. On ne se dispute pas, par contre et je ne crois pas que couple soit un qualificatif approprié. D’ailleurs, je crois qu’elle tente une approche sur un employé du GDSE. Ah, j’ai oublié de lui demander comment s’était passé son rendez-vous. C’était il y a environ six mois. Je ne suis pas certaine qu’elle donne suite, car elle a émis des réserves sur sa qualité de collectionneur. Je n’ai pas trop compris qu’est-ce qu’il collectionnait cela dit. C’est sans doute ennuyant, un caractère trop obsessionnel. Il parait. Bon, et puis, on a des sujets beaucoup plus intéressant à discuter que ce genre de choses… »

C’était surtout que sa collègue s’était découragée devant le manque absolu de réceptivité de Namida pour ce genre de sujet. Il sera inutile de préciser que le quarien était un collectionneur parmi la gente féminine et qu’Erika trouva une autre épaule sur laquelle pleurer.

« J’ai découvert grâce à elle que parfois parler d’un problème permettait de trouver une autre approche pertinente afin de le résoudre. J’avais tendance à n’utiliser que mes ressources et celles de l’informatique. Parfois, on va boire un verre et on parle de science de manière informelle. Ce qui est très divertissant. »

Se transformer en moulin à parole était une contre-attaque favorable pour masquer la gêne et l’inconfort. Sa terrible angoisse étant que son sujet de discussion s’épuisait inexorablement. Elle reporta son attention sur son collègue qui arrivait visiblement au terme de son discours. Lui, avait tenu la parole bien plus longtemps qu’elle. Evidemment, ce n’était pas très compliqué vu qu’elle avait dû parler quelques seconds…

L’exclamation de l’asari la tira de ses pensées et elle observa sa grimace.

« Oui, c’est très fort. C’est un truc qu’on importe de chez les humains pour les personne qui ne sont pas dextro-aminés, comme nous. Tu es sûre de vouloir prendre le deuxième verre ? J’espère que le goût était bon, au moins. »


« Ah Merci» Adressa-t-elle au serveur qui lui apportait sa boisson non alcoolisée.

Elle réitéra sa manœuvre de paille et cette fois pu boire sans s’étouffer. Les discours étant terminé, une musique d’ambiance assez discrète s’alluma et on les invita bientôt à prendre place aux tables. Elle saisit entre sa main à trois doigts celle de l’asari et l’entraîna à sa suite. A leur table, se trouvait également Erika, ses parents et deux autres chercheurs. La discussion fut naturellement orientée sur Maylyn qui représentait aux yeux de ces quariens un objet de curiosité exotique. Outre à la table officielle, il faut dire qu’elle était la seule étrangère parmi les invités. Elle fut donc questionnée sur ses occupations, son lieu d’habitation entre autres choses. Namida se concentra sur son plat. Elle haïssait cela, ces mondanités qui n’étaient que des pertes de temps. Pourtant, cette fois, elle parvenait à se concentrer un peu sur la discussion, curieuse d’entendre ce que l’asari avait à dire sur elle. Sa seule contribution à la discussion fut de répondre à la question du comment vous êtes-vous rencontrées ? Maylyn a été ma garde du corps, voilà tout ce qu’elle avait répondu et cette brèche avait permis au reste des convives de poser toutes ces questions gênantes.

Elle ne doutait pas que l’asari y répondrait parfaitement et sans s’en formaliser. A sa place, elle aurait été très gênée. L’asari pleine d’assurance n’aurait certainement pas ses difficultés à interagir. Les plats étaient de bonne facture et leurs goûts bien plus développer que ses rations quotidiennes. Elle ne fit aucun commentaire. Recroquevillée dans sa chaise, elle picorait dans son assiette. Elle serait tout de même très soulagée quand tout cela sera terminé et se sentait de plus en plus désolée d’avoir entraîné l’asari là-dedans.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Sam 30 Déc 2017, 21:06
Cette main, cette main serrant la sienne, eu l’effet d’une bombe dans l’esprit de l’asari. La ligne était de plus en plus confuse. Partageait-elle son attirance pour Maylyn ? Ou faisait-elle cela par amitié ?Une chose compliqué à discerner et là, elle aurait bien appeler à l’aider ses sœurs.

Voilà, elle était désormais à table, bombardée de questions. Et la lumière assez forte au plafond ne l’aidait pas à effacer le sentiment d’être dans une salle d’interrogatoire. Erika, la camarade scientifique de Namida n’avait pas de mauvaises intentions dans ses questions, pas plus que les parents de celle-ci ou les collègues scientifiques à la table. Les questions fusaient à une vitesse folle et , bien que le repas qui lui était présenté semblait succulent, il lui était impossible de s’attaquer à celui-ci, étant occupée à répondre à chaque fois. Se râclant la gorge, regardant du coin de l’œil Namida, dans un désespéré appel à l’aide, elle s’efforçait cependant de répondre aux questions.

« Je vis à la citadelle, dans les secteurs… Hum… Quant à mon emploi, et bien, je suis ma propre patronne ! Je suis la co-fondatrice et codirigeante de Blue Light Security. Je vais encore sur le terrain mais, je réserve mes services aux plus fortunés ou ceux ayant réellement besoin… Et le patron de Namida a jugé bon de m’employer.»

Et voilà, parler de son passé, de chasseresse lui infligeait de nouveau ces flashback… voilà pourquoi elle n’était pas sociable. Secouant un peu la tête, de façon à peine perceptible, elle posa sa main sur la cuisse de Namida, comme pour l’appeler à l’aide dans cette conversation qu’elle avait lancée ! Elle ne la jugeait pas coupable mais elle pouvait tout de même l’aider ! Et puis, elle réalisa qu’elle demandait de l’aide à quelqu’un d’aussi inapte qu’elle à meubler les conversations. Et puis, vint une question gênante, du pourquoi elle était là réellement. Son teint bleu clair virait au foncé au niveau des joues. Mais, il était temps pour elle de se réaffirmer comme une vraie dirigeante ! Naturellement ? Elle se calait contre le dossier de sa chaise, croisant ses jambes observant l’assemblée avec un léger sourire fière.

« Namida m’a invitée en qualité d’amie… Et je suis venue avec joie… Vous savez, j’étais une chasseresse avant de devenir dirigeante d’une entreprise. Et on dit que bien des choses arrivent sur un champ de bataille… »

Elle marquait une courte pause, prenant un verre d’alcool, et même une bouchée –enfin- de son plat. Avalant le tout, elle souriait une nouvelle fois, une assurance grandissante s’affichait sur son visage, comme si, un masque s’était posé sur son visage quelques minutes auparavant.

« L’amitié née parfois entre deux ennemis, l’amour aussi. C’est un lieu horrible, un endroit auquel je ne souhaite à personne de se trouver… Mais c’est aussi fantastique, l’adrénaline, les émotions qui fusent, de toute sortes, haine, colère, joie, tristesse… »

A la prononciation du mot « amour » l’asari regardait brièvement la quarienne, inconsciemment. Si quelqu’un l’avait remarqué il aurait très certainement compris qu’au moins un des deux partis n’était pas venu qu’en qualité d’amie. Elle tapotait la table, souriante.

« J’ai vu et vécu tant de choses … Je ne parle pas en tant qu’Asari, mais en tant que soldat. D’aucune que je ne regrette d’avoir vécu. Mais aujourd’hui, j’agis uniquement pour protéger quelqu’un… Je veille bien sûr à ce que cette personne ne soit pas « sale » . Pas de criminels en col blanc donc...»


L’asari prit une autre bouchée, cette fois complètement à l’aise, au point même qu’elle allait retourner ces questions mondaines sur les convives. Et pourquoi pas, les mettre mal à l’aise à leur tour . Posant ses yeux d’or sur Erika, elle arborait une nouvelle fois un sourire mystérieux.

« Et vous Erika ? Pourquoi êtes-vous scientifique ? Savez-vous pourquoi vous avez choisis ce domaine et pas un autre ?»

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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Sam 30 Déc 2017, 21:57
La Citadelle c’est pratique comme endroit, c’est logique d’y fonder un siège d’entreprise. Toute la galaxie, proche ou lointaine a un attrait pour cet endroit. Eh. Eh ! Pourquoi elle a posé cette main sur sa cuisse ?! Elle incline son casque, scrutant le visage de l’asari avec une intensité, un peu déplacée pour le moment. Elle gigota sur sa chaise. Pourquoi elle posait cette main là ? Personne ne fit réellement attention à elle, car tous autour de cette table la connaissait et étaient habitués à ses réactions un peu illogique. Heureusement que Maylyn n’attendit pas trop du soutien de Namida. Son cerveau, obnubilé par la masse qui pressait sur son quadriceps, peinait à produire une réaction adaptée.

Un léger soulagement la pris au début de sa réponse. En qualité d’amie, parfait, elle pouvait cocher avec réussite la validation de l’amitié. Ah. C’était sa première amie ! Officiellement officielle ! Pour de vrai. Heureusement que le casque masquait les lèvres qui s’étriquèrent sur un sourire niais. Cette manifestation spontanée d’émotion la perturba, mais elle compara cela à une équation résolue ou une expérimentation fructueuse. Elle était contente du résultat de ses efforts. Pour une fois qu’elle arrivait à faire socialement quelque chose de probant.

La suite de la déclaration fut un peu plus clair-obscur à appréhender. Elle voyait plus ou moins ce que c’était une chasseresse. Enfin, cela correspondait aux talents guerriers qu’elle avait pu observer chez elle. Elle fut cela dit surprise de savoir qu’elle était le patron de son entreprise. C’était honorifique d’avoir une personne aussi importante qui ait pris le temps de s’occuper de son dossier. Hm. Le G.I.P avait dû avoir une facture salée. Elle ne comprenait pas grand-chose à l’envolée lyrique sur les conditions des soldats. C’était des choses qui dépassaient son entendement. Elle avait beau se triturer la cervelle, elle était certaine de ne pas avoir tout compris.

« Oh, eh bien de manière très naturelle. J’ai suivi les pas de mon père. » Auquel elle adressa un mouvement de casque entendu. « Et j’avais des facilités dans ce domaine en classe qui plus est. C’est la voie qui m’a semblé la plus naturelle à cet égard. Rien de très original ou passionné. Pas comme notre petite Namida. Hein ? »

« Ah. Oui. »

« Je suis sûre que même quand elle dort son cerveau résous des équations ! » La remarque d’un des quariens de la table les fit tous rire.

« Oui, c’est vrai. Il m’arrive de me coucher avec un problème et de me réveiller avec la solution. »
Douce naïveté quand tu nous tiens, la réponse était aussi innocente qu’à côté de la plaque. « Moi, je me suis lancée dans ce cursus parce que la science … c’est toute ma vie. J’ai toujours été curieuse et c’est le langage qui me permet d’appréhender le monde dans toute sa splendeur. Quand on est passionné, c’est normal d’avoir des réussites et des bons résultats. »

« Tu as décroché une jolie bourse d’étude quand même. »

« Oui, c’est vrai. Parce que mes parents n’auraient pas pu me payer mon cercle d’étude supérieur. C’est bien tombé qu’on me l’accorde. Sans cela je n'aurais pas pu accéder à cette place.»

Ah. C’était visiblement son tour de parler. Elle avait fini d’avaler son repas, de toute manière. Il ne lui restait rien à faire d’autre. Si cela pouvait permettre à l’asari de manger tranquillement, surtout que sa nourriture était plus compliquée à assimiler que la leur.

« Et une progression fulgurante au sein de l’équipe… »

« Ah. Oui, le chef a été gentil de m’attribuer un laboratoire personnel. Je te le ferais visiter, si tu veux… ? »

La dernière question n’est évidemment destinée qu’à l’asari. Elle ne savait pas si les sciences l’intéressaient réellement ou si voir ces infrastructures de manière privilégié lui serait plaisant.

« C’est pour cela qu’on craque tous pour la petite Nami.. »
gloussa Erika.

« Craquer de quoi ? »

« Eh, Erika nous a dit que tu fêterais dignement ton nouveau statut civil ! J’espère que tu as pensé à nous pour les invitations ! »

« Eeeh ?! Non, ce n’est pas vrai ! »

« On comprendra si tu veux faire ça en toute intimité avec ton amie… » Le sous-entendu était tout sauf masqué. Le quarien facétieux reçu un grondement réprobateur d’Erika. « Benji… »

« Je n’ai vraiment pas décidé ce que je voulais faire. Sans doute rien. J’y lie ma vie officiellement, mais dans tous les cas ce n’est qu’une confirmation d’un état de fait. Et je ne vois pas l’intérêt d’une fête. J’envisageais juste de prendre mes jours de vacances. Je me sens encore un peu fatiguée physiquement, ça me permettra de revenir en forme. »


« Oui, ça a vraiment dû être affreux, ma pauvre chérie. Tu as bien raison de partir en vacances. » Intervint la mère d'Erika.

« Pour une fois que le chef ne sera pas obligé de te retirer tes accès du laboratoire pour que tu les prennes… c’est que tu dois encore avoir de la fièvre ! »

« Non, mes analyses sanguines sont revenues à la normale et je ne souffre plus d’aucun symptôme tel que la fièvre. Les médecins ont cependant précisés que mon organisme aurait besoin de repos puisqu’il a eu beaucoup à combattre. J’ai vraiment eu de la chance. Statistiquement, j’aurais eu beaucoup plus de probabilité de m’en sortir avec des séquelles plus ou moins lourdes. »

« En tout cas, je suis impressionnée par ton calme. Ton docteur a fait des merveilles cette fois. »


La discussion prit soudainement un court tout autre, concernant la nouvelle attribution des budgets du G.I.P qui laissa à Namida un repos bienvenu. Elle se pencha vers Maylyn et lui chuchota : « En tout cas, je suis contente que tu sois mon amie. Je dois t’avouer que tu es la première, alors … n’hésites pas à me dire si je fais des trucs pas comme il faut. Je ne me vexerais pas. »

Pris d’un élan mimétique assez instinctif, elle tapota gentiment sa cuisse, puis repris sa position normale sur sa chaise. Elle n'en comprenait pas le sens, mais puisque c'était un geste amical, elle tenait à démontrer à Maylyn qu'elle était prête à être une bonne amie. C’était vraiment étrange d’interagir avec quelqu’un de cette manière. Il faudra qu’elle y repense bien pour être sûr d’avoir tout compris.





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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Dim 31 Déc 2017, 02:03
L’asari sentait en elle un genre d’ascenseur émotionnel. Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit « amie ». Alors que c’était autre chose. D’apparence, elle semblait actuellement écouter tout ce qui se disait, en vérité, tout résonnait comme un bruit d’ambiance dans sa tête. Elle venait de se rendre compte de son idiotie. Et honnêtement, elle n’avait qu’une envie, c’était partir dans la direction opposé de cette soirée. Mais elle était sans doute trop gentille, ou stupide pour faire cela. Ce fût un tapotement sur sa cuisse qui sortit de ses pensées la demoiselle. C’était Namida. Elle se contentait d’un sourire léger à son égard.

Le reste du dîner se passa dans le silence absolu pour May, lorsqu’on lui posait une question, elle se contentait de sourire, ou de répondre par l’affirmative, même si on lui demandait comment allait sa défunte mère turienne, elle aurait sûrement répondu à côté de la plaque. Son plat gastronomique ressemblait plus à de la bouillie torturée à la fourchette qu’à une œuvre d’art culinaire. Sans doutes, tout le monde l’avait remarqué qu’en l’espace de quelques minutes, tout avait changé dans son comportement. A l’arrivée du dessert, May se leva quelque peu brusquement de sa table, inclinant légèrement la tête en avant.

« Excusez-moi, je reviens. »

Elle se dirigea en hâte vers les toilettes les plus proches, suivant vaguement les indications d’un pauvre employé qui voyait une asari manifestement en colère lui demander une chose aussi simple qu’aller aux toilettes avec un ton plein de hargne, elle arriva enfin dans ce refuge à la propreté presque clinique, sans surprises et surtout sans intérêts pour la matrice, qui s’observait dans le miroir un instant, s’éclaboussant le visage avec de l’eau, elle posa ses mains sur les rebords de l’évier, serrant ces derniers comme si c’était une nuque. Préférant repenser à ce Butarien qu’elle étranglait de toutes ses forces, lui qui trempait dans le commerce d’esclaves mineurs. Pourquoi tuer est plus simple ? On appuie sur la détente, on perce un organe vital avec sa lame, on brise la nuque…Elle pestait, intérieurement contre elle-même. Ne cessant de se rappeler à l’ordre et de se calmer. Ce n’était « qu’une quarienne parmi tant d’autres dans la galaxie »… Elle soupira irritée en s’essuyant le visage et les mains. Se calmant petit à petit avant de franchir la porte et de retourner à table, l’assemblée était toujours là et ce désagréable sentiment d’être observait la suivait encore, même maintenant.

Une fois installée confortablement sur sa chaise et après quelques excuses supplémentaires, elle observait Erika, puis Namida, et une fois encore Erika. Mieux valait passer à autre chose. Un moment plus intime serait propice à la déclaration de ces sentiments. Mitra… Que dirait-elle à ce moment ? Sans doutes, que Maylyn devait foncer, arrêter d’être coincée. Et elle aurait raison. Mais c’était ce qu’elle était. Coincée. L’asari se frottait délicatement les paupières avant de reprendre un faux sourire habituel. Observant les personnes à table. Chaque mot qu’ils avaient prononcé lors de sa période « à blanc » lui revinrent en mémoire. Elle se tourna vers Namida, en priorité, arborant son sourire angélique et sincère qu’elle n’offrait que rarement aux gens, venant lui murmurer à son tour :
« Excuse-moi Namida, oui, je serais ravie de voir ton installation. Tu m’expliqueras le fonctionnement de chaque chose j’espère. Et je serais ravie d’être…hum…juste seule avec toi.»

Bien évidemment, ce sous-entendu passera au-dessus, comme le reste mais, elle préférait rester vague. Être bien trop brusque n’allait sûrement pas arranger son cas totalement désespéré. L’asari piquant dans son dessert, son petit pêché mignon, le chocolat terrien. Pourquoi ils avaient fait ce dessert expré pour elle, alors qu’il n’y avait aucun humain présent, du moins, pas à sa connaissance, et n’avait jamais déclaré à Namida aimer le chocolat de mémoire, elle put goûter au paradis dans ce dessert, lâchant un petit gémissement de bonheur lorsque les saveurs du dessert chatouillèrent ses papilles gustatives. L’asari se sentait mieux rien qu’avec ce dessert, qu’elle commençait à dévorer comme une malpropre. Devant les regards presque choqués des gens autour de la table, alors qu’elle s’essuyait les lèvres comme une lady noble, elle regardait les gens, souriante et amusée.

« Ce…chocolat était délicieux. »


Puis, Maylyn s’approcha de Namida, murmurant quelque chose à son oreille.

« A dire vrai, je ne veux pas être ton amie…je veux être plus que cela Namida… Mais ce n’est pas quelque chose que j’arriverais à dire devant tant de gens. »


Et le prix de la plus grande idiote de la galaxie revient à May…ou non ? Si Namida lui sortait quelque chose ayant un rapport avec "meilleure amie" ou "soeur" par la déesse, elle s'en irait sans demander son reste !
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Lun 01 Jan 2018, 02:16
Il y avait quelque chose de fascinant dans sa manière d’adorer le chocolat. C’est un arome qu’elle trouvait un peu trop sucré à bien des égards. Sans doute était-ce meilleure en vrai qu’imité. Bien que peu douée, la scientifique parvenait à analyser clairement des marqueurs de joie. Elle se promit de lui expliquer chaque chose, appareil de son laboratoire. Elle appréciait partager ce genre de chose et se sentait à l’aise lorsqu’il s’agissait de lui. Elle était également un peu soulagée que l’asari y porte une attention bienveillante. Si elle n’était pas un génie des relations sociales, elle parvenait à en comprendre les éléments basiques. Par juste seule avec toi, elle comprit que l’asari n’appréciait pas les festivités non plus. Elle avait d’ailleurs dû s’absenter un moment aux toilettes pour retrouver contenance. Elle s’en était aussi rendue compte.

« Oui, d’accord, tu m’expliqueras tout ça. Je trouve aussi ses mondanités épuisantes, heureusement, ça devrait toucher à sa fin. Je crois qu’ils finissent sur une petite animation musicale où les gens aiment danser. Mais c’est facultatif ! Et je ne suis pas vraiment qualifiée pour danser. »

« Je pense qu’on peut profiter que tu sois là sur Haratar pour te faire visiter… il n’est pas trop tard encore, si tu as envie, mais je comprendrais tout à fait que tu veuilles rejoindre ton hôtel. Je t’aurais bien proposé un coin de canapé dans ma chambre, mais je pense qu’une patronne comme toi à bien largement les moyens de se payer une chambre spacieuse. »

Gênée, gênante… elle ne savait plus comment tourner ses phrases pour ne pas heurter la sensibilité de l’asari. Stupide, stupide Namida.

« Enfin, je veux dire… le voyage et cette soirée… tu as vraiment le droit d’aller te reposer. On pourra visiter demain ? Quand repars-tu ? »


Dans le coin de sa tête s’allumait une petite alarme. Rien de très grave, juste un sentiment sourd et lancinant qui lui faisait comprendre qu’elle passait peut-être à côté d’une information cruciale. Si l’asari avait un langage moins énigmatique ce serait plus facile à comprendre. Keelah… Elle avait un peu peur de la vexer. Elle ne comprenait vraiment pas comment on pouvait faire mieux qu’une amitié. Elle avait noué des liens plutôt fort, a priori. Elle le constatait, car la proximité de l’asari ne la mettait pas à la torture. Pas qu’elle soit à l’aise, non, mais c’était supportable. Elle savait que sa présence la calmait globalement. Sauf que là, elle ressentait une certaine tension et que ça la crispait elle-même. Plus, quand on va vers le plus, c’est que c’est une notion positive. Elle ne devait pas s’en faire pour si peu. Elle avait l’art de se compliquer la tâche.

A la table, l’un des quariens invita Erika à danser et ses parents se levèrent pour faire de même. Le second collègue, quelque peu laissé en plan et visiblement désireux de ne pas tenir une quelconque chandelle, se leva à son tour et s’excusa. Sur ces échanges de mondaines salutations, la petite quarienne reporta son attention sur l’asari.

« As-tu décidé de ce que tu voulais faire ? »

Elle ne savait plus tellement si elle espérait une danse, un au revoir ou une visite de laboratoire. Le repos lui permettrait de réfléchir elle-même sur toutes les significations et implications des mots échangés. Elle avait besoin de temps pour digérer ce genre d’information. Elle avait envie de se laisser mourir dans les bras de son lit et ne plus penser à rien. Qu’il est épuisant d’avoir un cerveau hyperactif…

« Après tout, tu es mon invitée, c’est normal que tu prononces tes souhaits. J’aurais du temps pour toi de toute manière. »

Une chose était sûre, c’était la moindre des choses qu’elle s’applique à être agréable.





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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Lun 01 Jan 2018, 12:46
Cette soirée allait de mieux en mieux… Ou de pire en pire. Si Maylyn était une inadaptée sociale, préférant la solitude, un entraînement physique digne de ce nom et un bon lit douillet à ce genre de fêtes. Aujourd’hui, elle était venue naturellement ici, pour les beaux yeux brillants de Namida. Elle préférait encore risquer sa vie pour un client qui n’avait pas compris qu’insulter la mère d’un patron d’une organisation criminelle n’étant pas du tout la meilleure chose à faire pour conserver une espérance de vie acceptable. Une fête, remplie de gens qui feinte s’intéresser à elle, où elle devait leur parler…Très peu pour elle ! A cette pensée, le souvenir du mariage de sa sœur chasseresse, avec un Krogan vint lui décrocher un sourire tout bête.

« Ca me rappelle cette histoire, au mariage d’une de mes sœurs chasseresse cette fête. Elle s’était à l’époque mariée à un Krogan, la fête battait son plein…et puis sous l’effet du Ryncol, sans doute, lui et moi , nous avions finit par faire une petite arène au centre de la fête, on passait notre temps à savoir si sa force physique suffirait à vaincre mes techniques de combat.. »


L’asari souriait, bêtement, riait même, d’un petit rire à faire fondre une planète glaciaire. Elle semblait avoir perdu toute tension. Maylyn avait sans doutes accepter que ce n’était tout simplement pas la faute de Namida ni de la sienne, si cela n’avançait pas.

Un coup, elle gâchait ses chances, de l’autre, elle les faisait remonter à une vitesse folle, au point qu’un grand panneau lumineux bien bruyant lui montre un « Jackpot ! » Namida voulait danser. De l’autre, elle souhaitait visiter le laboratoire. Quelque chose disait à Maylyn que la petite quarienne n’était pas du tout fan de danser. Les convives à la table eux, avaient très clairement prit leurs décisions, ils étaient soit partis danser, soit s’était écartés de la table, n’ayant pas envie de tenir la chandelle. L’asari réfléchissait, regardant la quarienne, la piste de danse, la quarienne, la sortie, la piste de danse… Même pour Maylyn, cette simple soirée avait été quelque peu mouvementée, et le voyage l’avait effectivement achevée. Mais pas question de louper une telle occasion !

Alors qu’elle attendait sa décision, May se leva de sa chaise, tendant sa main vers la quarienne.

« M’accorderais-tu cette danse Namida ? »

L’asari, n’attendant pas la réponse, revint murmurer quelque chose à l’oreille de la quarienne. Quelque chose sur un ton doux, presque…amoureux ?

« Pardonnes-moi pour ce que je vais te dire, mais je crois bien que je suis…attirée, charmée par ta personne...J'ai...J'ai des sentiments pour toi. »


L'asari regardait la quarienne, droit dans les yeux, espérant une quelconque réaction de sa part, un grand sourire d'ange sur les lèvres, le genre de sourire qui veut tout dire, et pourtant ne montre rien de plus que la joie. La joie d'être aux côtés de quelqu'un qu'elle aimait. Ce qui se passerait après, et bien, elle vivrait avec ! Tant pis !
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Lun 01 Jan 2018, 20:02
Il aurait été malpoli de refuser sa main à celle tendue. C’est ce qu’elle se dit, après tout, elle s’était promis de faire un effort pour être agréable à côtoyer. Elle se leva à son tour et plaça sa main dans celel qui lui était tendue, quand l’asari se pencha sur elle. Plus précisément sur le côté de son casque pour visiblement mieux viser ses capteurs auditifs. Elle voulut lui préciser qu’au vu de la qualité du matériel, il était inutile de venir si près, mais les mots prononcés lui coupèrent toute impulsion prolixe.

Alors, si elle analysait posément. Il fallait la pardonner, donc c’était quelque chose de négatif ? Elle est attirée, ça c’est normal, chaque corps subit une attraction gravitationnelle, même minuscule. Aux niveaux microscopiques, la gravitation est la plus faible des quatre interactions fondamentales. C’est une autre histoire à mesure que les masses et échellent augmentent. A leur échelle, cela dit, cette attraction certes existante était ridiculement faible. Comment pouvait-elle la sentir ? Était-ce un rapport avec sa biotique ? Elle y avait peut-être développé une sensibilité aux rapports de masses en raison de ses capacités. Tout cela faisait partie d’une réflexion construire, réfléchie et logique. C’est la suite de l’équation qui se compliquait. Charme et sentiments ?

La main dans celle de l’asari se crispa, la serrant plus fort. Un très long et pesant silence s’installa.

Charmée par sa personne. Ce qui voulait dire qu’elle avait de l’intérêt pour elle et qu’il lui était agréable d’être avec elle. C’est ce que ce mot voulait dire. Cette partie-là, quoique complexe, elle pouvait l’appréhender. Avoir des sentiments… par contre, elle se demanda s’il s’agissait-là d’une formulation asarienne pour parler de … ? On parle d’amitié améliorée, si elle avait bien suivi ce que l’asari avait dit. Elle pouvait donc en déduire qu’en interagissant avec elle, elle éprouvait des sentiments, sensations… ce qui était aussi vrai pour la quarienne. Elle était plutôt contente de lui parler et trouvait son discours intéressant. En plus, sa culture et ses différences en faisait quelqu’un de précieux, qui pouvait l’éclairer sur un autre pan, vision de la galaxie.

« Je ne suis pas une très bonne danseuse, mais je vais m’appliquer. »
Elle avança vers la piste. « J’aurais dû consommer un peu d’alcool, ça aurait désinhibé quelques pans de mon caractère. »

« J’éprouve aussi beaucoup de chose en interagissant avec toi. Comme je te disais, c’est un peu neuf pour moi, alors je ne suis pas certaine de tout comprendre, ni tout … enfin. Voilà. Je crois qu’il me faudra un peu de temps pour mesurer tout cela … J'ai... je ... »

A pente glissante, changement de sujet, elle bifurqua sur quelque chose en rapport, mais qui lui semblait moins scabreux. Si elle continuait comme cela, elle aurait bientôt envie de pleurer et de s’excuser d’être aussi affreusement nulle.

« L’attraction tu la ressens à cause de ta biotique ? Non, parce qu’à cette échelle, la gravitation sur des masses aussi faible que nos corps est plus que minuscule. Même si on se tient de manière rapprochée de manière à diminuer la distance… mais je me suis demandée, si parce que tu as ces capacités, tu étais plus sensibles aux variations de cette interaction fondamentale ? »

« Je dois lâcher prise. Ne pas trop réfléchir. Faire ce qui me semble instinctif. C’est ce que m’a conseillé mon psychiatre pour appréhender notre relation. La danse est un exercice comme un autre après tout... »


Ah, quelle chance, la musique était lente et plutôt encline à la danse de duo. Pas de rythme effréné où il faut remuer ses fesses de manière ridicule. Le rythme n’était pas quelque chose qui collait à sa peau. Elle adorait la musique, car au final, les harmoniques qui la composent ne sont que des mathématiques… mais son intérêt s’arrêtait là. Penser aux mathématiques la rassura. Elle observa les couples qui dansaient et passa sa main autour de la taille de l’asari. C’était naturellement plus pratique pour elle, étant donné que Maylyn était plus grande qu’elle, pour la suite, elle préférait attendre l’impulsion et suivre le mouvement.

« Puisque j’ai rapproché mon corps du tiens et que dans l’équation de la gravité, la distance divise au carré, tu sens plus d’attraction ? »

Bavarder en suivant le mouvement n’était finalement pas si terrible, elle devait simplement se concentrer à la position de ses pieds afin de ne pas escamoter ceux de l’asari.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Lun 01 Jan 2018, 23:45
Arrivées sur la piste, après les réticences de la quarienne, concernant ses capacités à danser, l’asari se contentait d’hausser les épaules, préférant juste profiter de la proximité qu’elle avait actuellement. Lorsque la danse commençait, Namida ne put s’empêcher de parler, parler de ce quiproquo sur l’attraction. De ce qu’elle ressentait pour elle, Maylyn ne put s’empêcher de répondre.

« Namida, j’ai compris…Tu as besoin de temps, et du temps, tu en auras…Je me suis un peu trop empressée. Je suis désolée. »


Namida… Est définitivement une personne particulière. L’asari l’avait compris, mais ce fût durant la danse que tout était encore plus visible. Comment confondre l’attraction de deux personnes, ce sentiment naissant d’amour et ce besoin grandissant de voir une autre personne, à l’attraction gravitationnelle ? Certes, les pouvoirs biotiques permettaient ce genre d’attraction… Mais ne pas comprendre le sous-entendu, relève clairement de l’innocence ou de la perfidie. Mais, heureusement pour May, cette deuxième option n’était pas envisageable. Oui bien sûr, elle ne connaissait pas plus que cela la quarienne. Mais certaines choses dans cet univers sont compréhensibles instantanément. Et Namida, n’est pas une personne perfide. Bien au contraire. Tout du moins, tout portait à le croire. De viles personnes, elle en avait vu au cours de sa carrière. Même derrière des masques de bien séance, leurs véritables identités finissaient toujours par être révélée. Non, Namida n’était pas de ceux-la…

« Non ! Je ne parlais pas de la gravité ma chère Namida ! Je parlais d’une attirance plus basique, liée à nos interactions sociales… »


Ce fût alors que la main de la quarienne s’approchait de ses hanches. Dans un petit « oh ! » de surprise, l’asari regardait la petite frêle dans sa combinaison, un petit sourire presque niais qui ne correspondait définitivement pas à son psyché habituel. Mais la demande qui suivit rendit l’asari joyeuse. Elle se colla un peu plus alors à elle, en guise de réponse à sa question, la danse très lente aidait beaucoup à installer une ambiance…Agréable. Elle en vint même à poser sa tête, lentement contre la sienne. Bien sûr, tout le monde devait les regarder, mais dans l’esprit de Maylyn, actuellement, il n’y avait qu’elles, et les lumières s’il y en avait. Elle-même, glissait sa main au niveau de la taille de Namida, c’était sans doutes moins pratique pour elle, vu qu’elle dépassait la jeune quarienne d’une tête mais, c’était…agréable.

« L’attraction gravitationnelle est optimale Namida. »

Honnêtement, elle ne voulait plus que cela s’arrête, mais, la musique elle, s’était stoppée. Restant quelques secondes qui parurent durer des heures, elle se sépara de la quarienne, sous les regards de quelques membres de l’assemblée, May regardait autour d’elle, se raclant la gorge, essayant de reprendre son sérieux de buisnesswoman.

« Et bien…si..si nous allions voir ce laboratoire ? Je suis sûre que là-bas, tu peux même te balader librement sans ta visière ! »


L'asari regardait droit dans les yeux, enfin, dans la visière qui reflétait presque un peu trop son visage la demoiselle, espérant être à l'abri de ces regards... Pourquoi n'est-elle pas sur un champ de bataille ? C'est là qu'elle se sent à l'aise... Tout ces gens n'auraient été que des cibles, à éliminer ou à protéger, tout serait plus simple... Suivez-moi ! Mourrez ! Non...Affronter des regards qui vous juge...Elle avait horreur de cela.
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mar 02 Jan 2018, 00:26
Un soulagement indescriptible s’empara d’elle quand son amie lui assura qu’elle lui offrirait du temps pour appréhender et comprendre. Oui, c’était un réel et profond soulagement. Cette soirée était riche en émotions et autres ascenseurs émotionnels. Si elle peinait à comprendre les autres, elle ne se comprenait elle-même qu’avec peine selon les registres. Elle était tout de même un peu déçue qu’il ne s’agisse pas de gravité, ç’aurait véritablement été quelque chose de fascinant à découvrir. Interaction sociale, oui ! Elle devait se concentrer sur ce volet là et ne pas tout mélanger. Même quand elle essayait de ne pas trop réfléchir, elle le faisait toujours trop ! C’était la première fois qu’elle dansait aussi proche de quelqu’un et elle sentait son cœur battre dans ses oreilles à un rythme légèrement trop élevé pour l’effort physique produit. Elle qui n’était pas tactile, en avait pour son compte ce soir ! Elle mit cette drôle de réaction physique sur le compte de la nouveauté. Option la plus raisonnable.

Le laboratoire, oui, excellent !

« Oui, bien sûr, suis-moi ! »

Avec une célérité étonnante, elle prit la poudre d’escampette. Se faufilant, elle atteint rapidement les portes et se retrouva dans le couloir. Au vu de l’heure, la station avait gagné son éclairage nocturne et était beaucoup plus calme. Elle respira profondément, que c’était agréable ce silence ! Après s’être assurée, d’un bref coup d’œil en arrière, que l’asari la suivait bien, elle se mit en route. Au fur et à mesure, elle commentait les zones ou pièces spécifiques. Le chemin n’était pas trop long, puisque la réception avait lieu dans la salle de réunion du complexe scientifique. Elle actionna la porte qui s’ouvrit avec son habituel cliquettement.

« Alors, là, nous sommes dans la zone des laboratoires. »
Elle alluma la lumière et l’endroit s’avéra être un vaste open space encombré de machines et bureau, entouré de diverses porte et alcôves. Il n'y avait évidemment personne. « Mon labo est dans la zone des physiciens, ici c’est les biologistes et là, l’aile des chimistes. On a bien d’autres pôles, mais on s’arrête là. » Elle entra dans un couloir, puis après quelques mètres, s’arrêta devant une porte, marquant un arrêt.

« C’est là. »

Elle hésita un instant, puis passa son badge devant le lecteur. C’était étrange. Elle s’engouffra dans la pièce. L’endroit n’était pas immense, mais surtout très encombré de machinerie et écrans.

« Alooors. C’est ici que je travaille. Là, tu as mon plan de travail, c’est un peu en désordre, désolée. »
En effet, datapads, piles de choses diverses étaient échoués sur le bureau et la console. « Je possède plusieurs appareils. Ecographe, AMQ, euh, un analyste Magnéto-Quantique, un électroscan, toujours pratique, une AL, ma petite chérie. Divers microscopes, des pinces nanométrique, des… »

Elle regarda Maylyn. Elle allait mourir d’ennui si elle continuait l’inventaire de tout ce qu’il y avait là. Elle déglutit. Distraitement, elle prit un déchet métallique et le jeta dans une poubelle.

« Il y a beaucoup de choses. Hm. Enfin, comme ça tu as pu voir l’endroit, me voir travailler ou parler de ça n’est vraiment pas intéressant. »

« Hm. Et là, non pas question d’enlever ma visière. Ces endroits de sont pas sûr. Il y aurait éventuellement des chambres stériles chez les biologistes, mais on risquerait de déranger des expériences en court. Le seul endroit où je peux enlever tout ça, ce serait ma salle de bain, dans mon caisson de douche. Ou alors. Euh. Il y a des chambres spéciales… »
Ah, gênant, gênant. « Enfin, pour les gens qui.. euh. »


L’avantage de la visière, c’est qu’il masqua le rouge qui lui monta aux joues. Zut. Voilà, elle avait pleins d’idées affreusement gênantes en tête.

« Bon, d’ailleurs, je suis sûre que tu es fatiguée, on pourra faire une visite complète demain, de nuit beaucoup de zone sont verrouillées par sécurité. Si ce que je fais t’intéresse, j’ai dans ma chambre quelques datapad d’ouvrages… Euh. J’ai une console, si tu veux regarder un film, lire ton courrier… ou… euh. »


Ah, revoilà son cerveau qui faisait des siennes.

« Ou as-tu tout ce qu’il te faut dans ton hôtel ? Tu as pris une chambre où ? Je vais te raccompagner … »
C’était bienséant de raccompagner une si jolie dame, n’est-ce pas. Elle passa sa main devant le capteur et les lumières de son laboratoire s’éteignirent. Elle était sotte, l’asari avait certainement tout ce qu’il lui fallait et sa chambre à elle n’avait rien à offrir de très attrayant. Elle pivota rapidement et avec cette même précipitation, fit le chemin inverse.

Elle ne se sentait pas très bien, trop d'émotions à gérer. Elle se tritura les mains, entremêlant ses doigts tout en cheminant.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mar 02 Jan 2018, 11:41
Quelle vivacité ! Maylyn eu à peine terminée sa phrase, que la petite quarienne l’emportait déjà dans son laboratoire, avec une vitesse qui n’était pas à envier de celle dont elle avait fait preuve lors de sa fuite avec les geths. Lorsqu’elle pu enfin rattraper la petite pile électrique dans le laboratoire, elle put constater avec une certaine surprise, que ces laboratoires étaient similaires dans un sens à ceux présent dans les locaux de la Blue light security. Bien entendu, c’était surtout pour l’œil néophyte de l’asari que tout cela se ressemblait, dans l’absolue vérité, les locaux étaient sensiblement différents. Mais il était amusant de se dire que tous les scientifiques partageaient ce goût particulier du bazar semblant totalement désordonné de prime abord, alors qu’en vérité, c’était tout simplement une organisation précise, réglée au millimètre près.

Mais ici, ce n’était pas le laboratoire de Namida. L’asari, après avoir franchis une porte qui s’était ouverte avec hésitation, rentra dans un laboratoire, pleine de machineries et autres écrans qui, s’ils étaient allumés, indiqueraient probablement des tas d’informations que personne ne comprendrait à part Namida…Et peut-être ses deux informaticiens préférés.

Alors que la demoiselle exposait le nom de ses machines auxquels elle ne comprenait définitivement rien, elle laissait ses doigts parcourir les machines ainsi que les quelques ornements de ses bureaux, pas forcément utile, à en juger par la manière à laquelle la quarienne jeta un bout de métal d’apparence inutile à la poubelle. Elle répondait à l’une de ces questions précédentes, concernant le retrait de sa visière… Oui, un caisson de douche, logique, et heureusement d’ailleurs ! L’idée de devoir porter une combinaison même sous la douche…quelle horreur ! Et puis, vint un sujet qui fit sourire l’asari, taquine, et posa son postérieur sur le bureau, croisant les bras sous sa poitrine, observant la quarienne à l’évocation de ces chambres spéciales, était-ce volontaire ? Maylyn commençait à se demander si l’instinct de la demoiselle en combinaison ne commençait pas à prendre le pas sur sa logique à toute épreuve. Le genre de supposition qui ne laissait pas l’asari indifférente, bien au contraire.

Ce fût alors qu’elle parla de la raccompagner, ainsi que de quitter le laboratoire, c’était dommage, l’ambiance se prêtait bien à un peu d’intimité. Cependant, juste avant de retourner à la salle de réunion, Maylyn saisit la main trifide de la quarienne, la retenant se faisant et plongea son regard dans le sien. Touchant son casque, à défaut de sa joue, elle souriait.

« Ta chambre, ma chambre, est-ce que ça a la moindre importance ?

J’ai bien une chambre d’hôtel, où j’ai tout ce qu’il me faut…tout sauf toi. »


Sur ces paroles, l’asari prit les devants, rentrant dans la salle de réunion, décidant par la même occasion de taquiner un peu les convives. Attendant avec amusement la réaction de la quarienne. Ca aussi c’était des paroles codifiés au possible, mais tout de même, il n’y avait pas plus précise comme invitation. D’après les brefs scénarios dans la tête de l’asari, il était obligatoire qu’elle accepte l’un ou l’autre.

Elle commençait même à brièvement discuter avec les convives, de tout de rien, cherchant à comprendre les tords et retords de toutes les recherches de Namida, non sans la regarder du coin de l'oeil, lui souriant, mais ce n'était pas taquin, ce n'était pas joyeux..;C'était...différent. Séducteur ? Peut-être...
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mar 02 Jan 2018, 13:43
Des convives, Maylyn put apprendre que la quarienne avait plusieurs pôles d’intérêt, principalement orienté sur des domaines physiques. Son travail de recherche terminé concernant une modification atomique d’un alliage de métal grâce à des propriétés de l’ezo. Elle apprit également qu’elle était passionnée par la biotique et spécialiste en implants. La majorité de ses domaines touchaient cependant aux microtechniques et autres domaines de l’infiniment petit. Elle put sentir chez ses collègues un mélange entre admiration, jalousie et incompréhension. L’ensemble devenait vite particulièrement pointu et compliqué. L’asari essuya plusieurs regards désolés ou condescendants.

S’il était possible de se désincarner, Namida était la championne toute catégorie. Elle observait, ballante, les gens discuter. Sa conscience flottait alors que sa cervelle restait désespérément inactive. Elle n’avait pas su réagir quand l’asari l’avait attrapée. Elle s’était juste recroquevillée dans sa combinaison. Pourquoi avait-elle tant besoin d’elle ? Sans importance ? Sans importance. La voilà qui arrivait à grand pas, la crise d’angoisse. Sa combinaison émit une légère vibration lorsqu’elle adapta la jauge de respiration pour rééquilibrer le taux de CO2 et éviter une hyperventilation à son hôte. C’était, c’était… ah, voilà les tâches qui dansaient devant ses yeux. Elle soupira et recula, actionnant avec peine sa carcasse. Cette soirée était une véritable overdose d’émotions. Elle n’était pas capable, pas capable de toute les gérer.

Tel un être défait, elle s’en alla d’un pas traînant. L’énergie avait quitté son corps et elle n’aspirait plus qu’à une seule chose, s’allonger. Peut-être était-ce un contrecoup de sa maladie ? Devait-elle aller voir un médecin ? Elle irait demain, si la fatigue persistait. C’est juste une petite crise, rien d’anormal. Ne panique pas par-dessus en t’imaginant mille et une hypothèses.

Erika attrapa à cet instant le bras de l’asari.

« Excusez-moi. Je voudrais juste vous toucher un mot, en l’absence de Namida. »
Elle n’attendit pas d’assentiment, et la tira un peu à l’écart, avec une force étonnante.

« Je ne vais pas me faire inutilement moraliste. Je connais Namida depuis maintenant plusieurs années. Je sais qu’elle a progressé, depuis son arrivée, mais elle n’est pas un être… pas comme nous tous. Je sais pertinemment quels desseins vous nourrissez pour elle. C’est votre droit et je ne juge pas les… enfin, ça m’est égal que vous soyez asaris, humaine ou je ne sais quoi… »


Elle inspira.

« Ce que je veux vous dire… c’est de faire attention à ce que vous lui direz et de quelle manière. Il lui est arrivé de faire des crises de décompensation, des dépressions… elle maintient son équilibre avec plus de succès, mais gère mal l’imprévu. Vous pouvez transcender sa vie comme la détruire… J’espère que vous n’agissez pas à la légère et juste pour vous amuser avec une fille naïve. Si c’est le cas et que vous voulez juste vous amuser avec une quarienne, je peux vous trouver de la chair fraiche volontaire… »

« Ceci étant dit… chambre 428, aile Ouest. »


La scientifique laissa l’asari plantée là, retournant à ses occupations.


Heureusement que sa porte était munie d’un lecteur automatique qui l’identifiait et ouvrait sans commande superflue. La quarienne zombifiée pénétra dans le petit studio qui lui servait de lieu de vie. Elle trouva le lieu étonnement pathétique. Il était sans âmes, propre, impersonnel. Normal, elle ne faisait qu’y dormir. Elle n’alluma même pas la lumière. Elle dégrafa les étoffes qui l’entouraient, les laissant choir au sol et se laissa littéralement choir dans son lit.

Demain, demain elle ferait les choses bien et s’occuperait de faire visiter la station à Maylyn.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Sam 06 Jan 2018, 14:33
Namida était calée dans la physique, ce n’était pas une surprise, ni même d’apprendre qu’elle était passionnée par la biotique. C’était sans doutes cela qui les avait rapprochées au départ. Si elle avait su qu’un pouvoir aussi mortel pouvait rapprocher deux êtres un jour, elle n’y aurait pas cru une seconde. Si une chose était sûre cependant, c’était bel et bien que Namida suscitait de nombreuses émotions auprès de ses collègues. De l’admiration, en passant par la jalousie, il y en avait pour tous les goûts…Et le plus étrange, c’était que tout ceci semblait passer au-dessus de la concernée, ses petits problèmes… disons mentaux, l’aidait à ne pas voir ces choses se passer, et ce n’était pas plus mal. Si les admirateurs n’étaient pas avares en compliments, les jaloux eux, se montraient presque médisants. Maylyn se retint d’abord de discuter avec eux, mais ne put s’empêcher de lâcher une petite pique.

« Je comprends, je comprends, un don inné, cela peut en énerver plus d’un. Mais il vous suffit de travailler dur pour arriver à des résultats similaires. »


A ces mots, l’asari tourna le regard vers Namida, qui semblait avoir disparue. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait rien dit… Etait-elle allée trop loin au point de pousser la petite demoiselle à partir se réfugier chez elle ? Maylyn a du vraiment aller trop loin… Lâchant un soupire, elle s’apprêtait à quitter la fête, se faisant retenir du bras par quelqu’un. C’était Erika. Elle possède une sacrée poigne pour une scientifique !

Alors que l’asari l’invitait à poursuivre ses propos, elle se frottait le bras précédemment empoigné, grimaçant légèrement à l’idée qu’une marque sera présente pour le reste de la soirée, si ce n’est plus, elle semblait tirer la moue à sa remarque. Pertinente et protectrice. Il était normal pour une amie de s’inquièter de quelqu’un auquel nous tenons. Son discours était, malgré son souhait, moralisateur aux oreilles de l’asari, qui se contentait d’approuver les dires avant de soupirer, croisant les bras, manifestement vexée.

« Je ne suis pas ce genre d’Asari Erika, enfin, si vous me permettez de m’appeler Erika. Je suis… Enfin je..je ne suis pas sûre moi-même mais, ce n’est pas mon instinct de matrice qui travaille, je ne veux pas faire ce que vous pensez avec elle. Au contraire c’est la dernière chose qui me vient à l’esprit.. »


Elle était honnête. Elle voulait surtout que Namida, lui dise simplement qu’elle ressent les mêmes choses que l’asari. Qu’elles fassent de vilaines choses que la bien séance l’oblige à taire même dans ses pensées n’était absolument pas sa priorité. A ses paroles, Erika donna la chambre de Namida, un peu surprise. Secouant la tête, restant bête quelques secondes, elle se dirigea vers les coordonnées indiquées. Pensive, elle observait les baies vitrées, lorsque celles-ci étaient présentes. Et l’écho de sa mission lui revenait en tête, elle observait les étoiles entre deux geths éliminés. Et pourtant, elle ne voyait dans l’immensité rien d’intéressant ce soir-là. Rien de comparable à ce qui allait se passer devant cette porte, cette porte qu’elle venait d’atteindre. Elle leva son poing, prête à frapper sur celle-ci, peut-être dérageait-elle Namida dans son sommeil ? Elle baissa la main, pensive, se contentant de laisser sa main glisser le long de son corps. Soupirante. Maylyn commençait à faire les cent pas. Gauche droite, gauche, droite… Regardant le sol, ses mains jointes dans son dos. Elle hésitait, elle hésitait. Chaque secondes qui défilait, c’était une possibilité qui se créait ou se résolvait d’elle-même dans la tête de l’asari. Soupirante, encore, et encore … Et puis, elle semblait reprendre son courage à deux mains, se dirigeant d’un pas déterminé vers la porte, prête à frapper dessus comme si des cloches quelque part sonnaient.

Oh et finalement non. Ce petit jeu dura quelques minutes, avant que, poussée par le ras-le-bol total de sa bêtise, l’asari frappa trois fois à la porte.

« N-Namida ? C’est…C’est Maylyn, je ne te réveille pas j’espère ? »

Pourquoi cette voix tremblante et hésitante ? Pourquoi sentait-elle son coeur battre comme un concert de tambours ? Pourquoi sentait-elle ses jambes la lâcher ? Aurait-elle peur?
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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Dim 07 Jan 2018, 19:10
Elle sursauta et se réveilla brusquement en entendant les coups. Son cœur s’emballa, éveillée dans une phase de sommeil quelque peu profonde visiblement. Elle cligna des yeux. Qui est-ce qui frappait ? Quelle heure était-il ? Machinalement, elle éveilla son omnitech et enclencha l’interface de la porte. Au-dessus de l’asari, un petit voyant lumineux s’activa indiquant l’usage de la caméra de surveillance. L’image qui s’afficha surpris la quarienne, dans un état quelque peu second. Ah. Maylyn. Quand on toque, c’est qu’on attend une réponse ou ouverture. Elle ne pouvait pas la laisser attendre trop longtemps. Elle hésita. Puis actionna une commande. La porte coulissa, s’ouvrant devant l’asari.

La chambre sombre, s’éclaira ensuite d’une lumière chaude et tamisée. La mettre plus fort aurait été désagréable pour la quarienne et relevait d’un choix purement pragmatique.

« Entre. » la voix synthétisée vibra doucement.

Le studio était petit et sommaire. Il s’agençait de la manière suivante : la porte donnait sur la pièce principale, face à elle une petite table était accolée au mur et munie d’une chaise. A sa droite une salle qui créait dans l’entrée un petit couloir. Sa porte, munie d’une petite vitre qui lui permit de déduire qu’il s’agissait de la salle d’eau. Dans la suite de la pièce, un lit couchette sur lequel était assise la quarienne. Il n’existait comme seul meuble une sorte de pouf-fauteuil en forme de poire, goutte d’eau évasée ou toute autre forme de cet acabit. Les murs ou l’endroit ne présentaient aucune espèce de personnalisation, on aurait pu se croire dans un hôtel. Il n’y a que l’écran mural, imitant une fenêtre, qui afficha au détecteur de mouvement une image d’un paysage orangé. Des colonnes de pierre au loin et visiblement un paysage plutôt escarpé, presque désertique. Si l’asari connait la planète, elle pourra y reconnaître Rannoch. En se rapprochant, les personnages qui se trouvent au centre de l’image, se révèlent être trois quariens. Au milieu, la silhouette menue révèle qu’il s’agit d’un enfant. L’ensemble est une image de qualité, car elle possède une animation fluide. Le vent agite un nuage de poussière ocre, la quarienne vêtue de couleur pastel remet une étoffe en place, alors que celui de plus grande stature semble figé dans sa pose droite, seule sa main effectue un mouvement pour maintenir l’enfant qui comme tout bambin semble désireux de s’agiter et manquerait de gâcher le cliché.

Namida se leva.

« Ce n’est pas très grand et il n’y a pas grand-chose à présenter. Hm. Euh. Je n’ai pas de toilettes pour non-quarien. Euh. Mais il y en a à l’étage, des toilettes publiques. Désolée. »

« Ah. »


Elle se précipita vers le mur de gauche et actionna un panneau de commande. Dans la longueur, le mur pivota sur lui-même et un tiroir se déroula. Le mécanisme dura une fraction de seconde et révéla un canapé sommaire qui avait l’air somme toute confortable. Une seconde commande ouvrit une armoire qui contenait visiblement des rations alimentaires de manière réfrigérée.

« Ah. Je n’ai rien pour les lévo. J’ai de l’eau ! Assieds-toi ! Assieds-toi !»

Elle agrippa d’une main tremblante une bouteille. Lorsqu’elle recevait quelqu’un à la maison, sa mère offrait toujours une consommation. Se réfugier dans les convenances était pour elle un bon moyen d'appréhender une situation inédite. Mis à part ses parents, personne n'avait jamais foulé le sol de cette chambre depuis qu'elle était en sa possession. Bon, elle n’avait pas de verre sans paille, tant pis. Elle tendit avec un peu trop de précipitation la boisson à l’asari. L’intéressée se vit obligée de prendre ce verre dont elle n’avait guère été consultée sur son envie de consommation. La brusquerie était cela dit mignonne de la part d’un être aussi menu et inoffensif qu’elle.

Ne sachant pas quoi dire ou dans quel ordre, ou ce qui était du domaine du formulable et poli, elle resta coite et attendit que son invitée prenne l’initiative de la discussion.

HRP : plan de la chambre pour aide à visualisation du rp:
 


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Lun 08 Jan 2018, 10:22
Va-t-elle ouvrir ? Ne va-t-elle pas ouvrir ? Des questions qui se répétaient sans cesse depuis qu’elle avait frappé à la porte. Qu’espérait-elle ? Pourtant, le voyant au-dessus de la porte, désignant de toutes évidences la caméra de l’entrée s’activait. Elle ne l’avait pas réveillée, ou alors, si, mais, elle s’excusera. Son esprit était brouillé, probablement autant que celui de la petite quarienne qui venait de se réveiller. A l’intérieur de l’appartemment, Maylyn fût choquée de voir un appartement à la rigueur plus militaire que ses quartiers lorsqu’elle était chasseresse. Il n’y avait rien, pas de décorations, rien…C’était vide. En dehors des meubles de fonction bien entendu. Mais oublions cela, elle n’était pas ce qu’on pouvait appeler une reine de la décoration non plus. Son appartement aussi, était purement fonctionnel…Si on oubliait les centaines de photographies d’elle et de ses sœurs ensembles, un peu partout. L’asari franchi le seuil de la porte, main dans son dos. La lumière tamisée et l’image panoramique, rappelant Rannoch étaient sans doutes les deux seules choses rendant honneur à l’appartement.

L’image contenait trois quariens, dont un enfant, rappellant étrangement Namida au niveau de sa corpulence. Ce n’était probablement qu’un hasard, mais il fallait reconnaître que c’était quelque chose d’assez…Frappant. L’asari souriait légèrement à cette pensée, posant son regard sur son hôté.

« J’espère que je ne te dérange pas Namida… »


Non évidemment même si elle la dérangeait, voir cette petite quarienne menue, même cinq seconde lui faisait toujours quelque chose au niveau de la poitrine, et la rendait heureuse. Alors qu’elle appuyait sur une commande, faisant sortir un canapé confortable, loin d’être rudimentaire et que l’asari s’installait, elle observait la quarienne s’agiter, un peu stressée par la présence de la bleue , sans doutes. C’était amusant, au point qu’elle ne put s’empêcher de rire, lorsqu’un verre d’eau fut tendu vers elle. Elle était mignonne comme ça. Cela dit, elle avait le mérite d’essayer de recevoir quelqu’un. Maylyn aurait sans doutes fait comme elle l’a toujours fait, débarquer dans la tenue la plus décontractée qui soit, ouvrant son réfrigérateur et lançant une bière à ses convives, l’air de rien, allumant la télé et les laissant faire ce qu’ils voulaient… La meilleure hôte qui soit n’est-ce-pas ?

Il y avait un silence, presque gênant dans l’appartement silencieux. Trop silencieux même. L’asari regardait le verre d’eau, buvant une gorgée en observant une nouvelle fois l’image. Elle l’intriguait. Souriante, d’un ton délicat, pour une fois, l’asariprit parole.

« Dis-moi , sur cette image panoramique…c’est toi et tes parents ? »

L’asari s’était levée, tenant toujours son verre en main, s’approchant de l’image pour mieux l’observer. La qualité de celle-ci était remarquable, presque meilleure que celle qu’un œil pouvait percevoir.

« Cette planète, c’est Rannoch, non ? Il me semble l’avoir déjà vue dans quelques holo. Cela doit être une belle planète… »

Bien sûr, pour May, rien ne valait Thessia et sa planète natale, mais, le côté désertique de Rannoch rappelait à l’asari quelques petits décors d’holo-films humains que Katia l’avait obligée à voir. Quelque fois, celle-là oubliait que l’asari était son employeur, et honnêtement, cela lui faisait un bien fou. Elle n’allait pas le cacher… Enfin , l’asari se retournait vers Namida, espérant une réponse, retournant s’asseoir sur le canapé. S’écroulant dessus à dire vrai. Et c’est en s’écroulant dessus, qu’elle renversa de l’eau, tout le restant de son verre en vérité, sur elle. Elle lâcha un grand soupire de mécontentement, observant la belle tâche d’humidité sur sa robe, la rendant transparente, dévoilant quels genre de sous-vêtements portaient l’asari en dessous. La concernée, se contentait de râler, regardant sa robe, ne se souciant même pas de ce que l’on voyait.

« Je ne l’ai même pas depuis une semaine qu’elle est déjà fichue ! J’aurais du venir dans ma tenue habituelle tiens… »

Elle n’aurait sans doute pas eu le même impact , sans gêne, l’asari et observa Namida puis, baissa les yeux, se rendant compte enfin, qu’on voyait bel et bien quel genre de sous-vêtements elle portait. Pour May, cela n’avait rien d’exceptionnel, mais pour Namida, cela devait avoir un tout autre impact.

« Dis-moi…aurais-tu hum…une serviette ? Quelque chose que je puisse enfiler à la place de cette robe ? »

La serviette, c’était surtout pour éviter à la quarienne de mourir d’une crise cardiaque en voyant Maylyn en petite tenue. Maylyn avait l’habitude de se balader ainsi chez elle, chez ses sœurs… Être pudique n’a jamais été son fort.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Lun 08 Jan 2018, 19:15
« Oui, ce sont mes parents. Yema et Keran’Silke Vas Karasuh. C’était peu après notre installation sur Rannoch, je devais avoir douze ans. J’aime bien cette image, elle m’apaise. C’est une période… ou je me souviens être parfaitement heureuse. C’était une période fascinante surtout. Mon père me laissait venir avec lui parfois à l’atelier et j’avais le droit de démonter certaines choses. »

Elle tend la main, comme pour frôler l’image, comme si elle avait voulu y sauter pour y retourner. Le ton est très nostalgique.

« Rannoch m’a surtout intéressée pour le défi scientifique qu’elle représentait. Enfant, ça m’a fasciné de découvrir toutes ces nouvelles choses, d’expérimenter, c’est… »


Elle s’interrompit en la voyant se laisser tomber dans le canapé. Il ne lui fallut aucun calcul très savant pour savoir que la gravité couplée à la vitesse de sa chute, la capillarité ne suffirait pas à garder le liquide dans son récipient. Évidemment, l’action se déroula si vite, elle n’eut que le temps de calculer et l’avertissement qu’elle s’apprêtait mourut sur ses lèvres.

Les roncheneries de l’asari lui tirèrent un rire très bref et étouffé. Un gloussement qui la surprit elle-même. Il n’était pas usuel pour elle d’exprimer si spontanément une émotion. C’est ce que l’asari avait d’exceptionnel, elle arrivait à la faire se sentir… presque, presque assez détendue pour oser s’exprimer sans réflexion métaphysique.

Elle ouvrit la deuxième armoire murale qui contenait visiblement les produits nettoyant et pris quelques papiers absorbants qu’elle tendit à l’asari.

« Euh. Éponge déjà avec ça, je vais voir… »

Elle se dirigea vers la tête du lit et ouvrit l’armoire qui s’y trouvait, à l’intérieur différent effet personnel dont une penderie. Il y avait également une seconde combinaison, visiblement. Elle tira différentes étoffes visiblement peu concluantes puisqu’elle les rangea. Elle n’avait pas de serviettes… pas de draps… pas de … Elle eut envie de pleurer et dû se faire violence pour ne pas se laisser abattre. Respire, Namida, respire. Elle prit un voile et une seconde tenue et retourna vers l’asari. Elle lui prit le verre des mains, le posa sur le bureau et lâcha les étoffes à côté d’elle. Elle allait en effet attraper froid si elle restait comme ça.

« Lève-toi. »

Elle la prit par le bras pour l’aider bien que cela était parfaitement inutile vu la stature sportive de l’asari. Sans autre forme de bienséance, elle se glissa dans son dos et défi les attaches de la robe qui chuta très rapidement au sol. Elle prit ensuite le voile qui était en réalité une capuche, le tissu était assez épais et très doux, la quarienne avait estimé qu’il ferait une serviette correcte. Elle se plaça devant elle et commença à frictionner gentiment sa poitrine et ventre qu’elle avait arrosé. Toujours aussi active, elle prit le vêtement qu’elle avait pris.

« Nos étoffes sont conçues pour agrémenter une combinaison, ce sera donc un peu … enfin… »


Elle passa l’habit sur ses épaules, il s’agissait d’une étoffe qui avait l’aspect d’un long gilet. Il était fendu verticalement sur le devant. Le tissu recouvrait tout de même la poitrine et venait s’achever à mi-cuisse. Forcément, l’asari était bien plus grande qu’elle. Elle clipa les aimants de la tenue pour en fermer l’avant de manière à ce que son décolleté ne soit pas complètement outrageant. Ma foi, cela fermait le gilet au niveau du ventre son décolleté était complètement outrageant ! Cette tenue usuellement lâche pour la quarienne moulait le corps de la créature bleutée de manière… Keelah… elle n’avait jamais eu l’occasion de voir des mamelles d’asari d’aussi près et aussi peu couvertes. Elles étaient de taille conséquente ! La main qui fermait l’habit remonta jusqu’à la base du sous-vêtement en dentelle et se posa finalement entre ses seins. Elle était captivée. Elle n’avait jamais vu une peau de cette espèce d’aussi près ! Ses capteurs lui communiquaient la chaleur qu’elle aurait dû ressentir en la touchant. Hm. Comme quand sa mère la prenait contre elle et la serrait fort. Elle s’y sentait tout à fait en sécurité. Sa mère était à peu près la seule personne dont elle tolérait le contact.

Sa cervelle enclencha une réflexion. Elle recula vivement. Quelle idiote !

« Pardon, désolée ! Je ne voulais pas te.. euh. T’indisposer. C’est .. euh, je n’avais jamais vu de corps asari d’aussi près, j’ai juste voulu tester la texture de.. ah. »


Crétine. Crétine. Crétine.

« Je.. j’ai rien de mieux… c’est la plus grande tenue que j’aie.. je vais augmenter le chauffage. »


Elle ouvrit son omnitech et pianota. Voilà, d’ici quelques minutes, la température sera un peu plus agréable pour l’asari à moitié dévêtue.

« Je ne voulais pas t'... offenser. Je suis dé..solée. »


Mortifiée, elle était mortifiée. Si elle n'avait pas un casque, elle se serait giflée. A la place, elle se mit à pleurnicher, ses petites épaules furent secoué de sanglots à peine contenus. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle si Maylyn la détestait, elle était tout à fait inadaptée. Ça ne se faisait pas ça, quelle imbécile d'avoir oublié, un instant les règles très stricte qu'elle s'imposait.



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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mer 10 Jan 2018, 14:01
C’était bel et bien ses parents, et elle. Cette photo semblait remémorer beaucoup de choses à la quarienne, elle aussi, voulait retomber à l’enfance, oublier tous ses problèmes ? Ou alors, c’était juste pour redécouvrir toutes ces choses scientifiques comme elle le prétendait … Non, impossible. Même une scientifique ardue comme Namida voulait retourner à l’enfance, nous le souhaitons tous. Et la plupart du temps, ce n’est même pas pour être jeune de nouveau, non, c’est juste pour retrouver notre insouciance d’antan. De se dire que tout pouvait être effacé en se jetant dans les bras de son père ou de sa mère. Maylyn a très vite perdu cela, sans doute n’en a-t-elle jamais vraiment eu assez. Mais en a-t-on réellement assez ?


L’asari se levait aidée par Namida, ou plutôt, Maylyn aidait la quarienne qui l’aidait à se lever, sa carrure athlétique y était pour beaucoup. Se lever des pires situations, une des choses qu’on lui apprenait durant sa carrière militaire. Soudain, elle se plaçait derrière elle, détachant le dos de sa robe, elle allait parler, inspirant profondément mais se tut, profitant bien au contraire de ce geste qui, dans sa tête sonnait comme une fanfare victorieuse. La friction de Namida sur sa poitrine et son ventre eurent l’effet d’un petit choc électrique jusqu’à son cerveau… Elle n’avait connu ça qu’une fois. Et c’était un très bon souvenir qui revenait à elle. Souriante, elle se laissait faire, se retrouvant avec une tenue…parvenant à être plus affriolante que sa précédente robe… Quel décolleté ! Regardant sa poitrine, elle ne se rendait réellement compte que maintenant mais… Elle avait vraiment ce qu’il fallait, où il fallait. Clignant des yeux, elle sentait et voyait une main sur sa poitrine… Et cette main prenait visiblement autant de plaisir qu’elle à toucher cet endroit…

Si May avait apprécié le geste, la quarienne s’emballait et commençait à sangloter. May se précipita à elle, prenant dans ses bras, la collant tout contre elle, ses mains frottaient doucement son dos, enfin, la combinaison surtout mais, il devait y avoir tout un tas de capteur pour retranscrire le geste. Si parfois, des paroles sont de vigueur pour se faire comprendre, en ce moment précis, ce n’était plus le cerveau de May qui réagissait. C’était son instinct, son cœur comme diraient les humains. En reculant légèrement, elle prit entre ses doigts la main trifide de la quarienne, la posant d’abord sur sa joue, profitant du contact comme si elle n’avait jamais eu cela, avant de laisser la dite main retourner sur sa poitrine. Laissant sa main bleutée par-dessus celle de la quarienne, lui faisant comprendre qu’elle ne s’en ira pas de sitôt.

Regardant Namida, droit dans ses yeux brillants au travers de sa visière, la jeune asari posait sa main sur le casque de la jeune scientifique, caressant celui-ci avec son pouce, comme si sa peau était directement en contact avec sa main. Elle se contentait de ne rien dire, la fixant.

« Namida, je vais le dire franchement… Je..Je…Je suis amoureuse de toi. »

L’asari se mordait la lèvre inférieure. Cette révélation sortie tout naturellement, n’était sans doutes pas la meilleure des choses à faire, ou bien peut-être que si, mais elle ne disait que la pure vérité, et ses sentiments, elle le savait, étaient sincères. Elle voulait faire plus, elle ne pouvait guère avoir d’autres interraction physiques, que de poser son front contre sa visière, gardant fermement la main de la quarienne sur sa poitrine, pas forcément pour qu’elle en profite…Mais surtout pour qu’elle sente son cœur battre, battre pour elle.



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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mer 10 Jan 2018, 23:00
Il y a une chose qu’il faut souligner, Namida n’est pas stupide. Si elle a clairement une déficience émotionnelle, psychologique, qui ne lui permette pas d’appréhender normalement des relations sociales, elle n’est pas bête. Elle s’est documentée, a étudié le sujet, observé des films. Les films lui ont permis de voir concrètement un panel de situation et réaction. Oh, elle savait qu’elle ne devait pas tout prendre pour comptant, mais cet art était un bon reflet des études comportementales à côté de sa documentation psychiatrique assez imbuvable. Elle en avait regardé de toute sorte, des romances, aux drames, en passant par ceux d’horreur. Ceux d’horreur, elle a vite arrêté, une histoire à faire des cauchemars, mais le reste a été utile. Elle en a regardé aussi de tout espèce et il avait été particulièrement intéressant d’observer le développement des diverses cultures. Finalement, l’étude interraciale l’avait plus intéressée que les interactions en elles-mêmes.

Voilà ce qui lui permettait de tout à fait comprendre le sens de la phrase : Je suis amoureuse de toi. C’était clair, limpide précis et d’une franchise qui ne permettait aucune interprétation ou double signification. Dans toutes les cultures, asaris ou quarienne, ou humaine… enfin, quand on dit, je t’aime, c’est je t’aime. Bon, bien qu’il y ait certaines nuances. Par exemple, elle avait entendu des quariennes parler de tous les usages… parce que oui, visiblement, il fallait compenser le manque d’échanges intimes par des discours et des propos. Le physique a moins d’impact sur la sélection quand on vit dans une population de boites de conserves. Leur mode de vie avait codifié bien des choses par obligation et leurs relations en faisaient partie. Bien que certaines tendances, inspirées des autres espèces, changent un peu les manières de faire de certains. Là aussi, elle ne s’était pas particulièrement intéressée au sujet. Quel dommage, elle le regrettait à présent.

La cervelle de Namida, comme à son habitude, s’emballa et se perdit en réflexion étrange qui pour Maylyn eurent l’effet de causer un silence de longues minutes. Au moins, elle avait arrêté de pleuré.

Elle aurait pu partir en courant. C’était une réaction instinctive, mais elle l’avorta pour deux raisons simples et pragmatiques : l’asari tenait sa main et son dos, de plus, dans l’hypothèse absurde où elle aurait assez de force pour lui échapper… elle avait conscience de ses qualités de sprinteuses mènerait à l’échec. Cette idée mourut donc très vite, pourtant, c’est une option qui lui aurait semblé très salvatrice. Elle aurait ainsi pu se réfugier dans un coin pour réfléchir à tout cela.

La deuxième pensée fut comment se fait-il qu’elle puisse m’aimer. Depuis quand ? Depuis qu’elles avaient regardés les étoiles, manqués de mourir ensemble ? Est-ce qu’elle faisait une sorte de réaction post-traumatique ? Non, elle était un soldat, ça ne faisait pas de sens leur mission n’avait pas été exceptionnelle à ce niveau pour la guerrière. Mais elle n’avait rien d’aimable comme critère. Déjà, physiquement, sérieusement ! Selon les critères asaris, il lui semblait qu’il lui manquait de beaucoup de rondeurs et de… selon les critères quariens aussi finalement. Ah, ses complexes étreignirent son cœur. Non, et puis, comment pouvait-on trouver sa personnalité attachante ? A part pour les sciences, elle était une véritable catastrophe ambulante !

Chaque pensée de plus était un coup de poignard pour la petite flamme au fond de son cœur qui s’était un instant réanimée, un peu surprise d’exister. Ce petit espoir, cette danse qu’elle mouillait de larmes. Sa mère lui avait souvent reproché de trop réfléchir et de se gâcher son bonheur. Elle avait certainement raison, mais la quarienne ne savait tout simplement pas comment fonctionner autrement.

« Tu es amoureuse de moi… » Répéta-elle machinalement, comme pour intégrer l’information ou se donner un peu plus de temps.

« Tu es amoureuse de moi… » Répéta-elle après un instant, non, peut-être qu’elle bugguait tout simplement.

Si l’asari prononçait une quelconque confirmation ou mots rassurants, elle ne l’entendit pas. Ses oreilles bourdonnaient affreusement et il lui semblait que son monde tremblait. Le voyant d’assistance médicalisée s’alluma sur son bras et la combinaison fut quelque peu plus bruyante au niveau du casque. Heureusement qu’elle l’avait programmée pour détecter ses crises d’hyperventilation et pour les soigner en corrigeant les concentrations de gaz. Sous la visière, les yeux translucides s’agitaient, un peu dans tous les sens de manières saccadées.

« Mais… tu veux avoir des bébés avec moi ? Tu m’as sélectionnée parce que j’avais un apport génétique satisfaisant ? »


Vous savez, dans les films… les gens amoureux finissent souvent par fonder une famille. Quelques raccourcis plus tard, ses lèvres formulaient la question. Certaines logiques avaient été déformées ou lui échappaient encore, malgré ses recherches. Et la notion de sélection génétique cartésienne la rassurait un peu. C’était logique. La logique, c’est bien. Pour une asari, la sélection de partenaire reproducteur se faisait sur ces critères et leur besoin de diversité expliquait qu’elles aient adaptés leur mode de reproduction de manière à pouvoir tirer parti de la majorité des espèces.

« Est-ce qu’une asari peut se reproduire avec un être sous-évalués pour autant qu’il ait un système nerveux un minimum développé ? »


La question lui était venue naturellement, elle ne cherchait pas à noyer de poisson. Une expression étrange d’ailleurs, parce qu’elle ne voyait pas comment on pouvait noyer un poisson alors qu’il avait développé un système respiratoire lui permettant d’extraire l’oxygène de l’eau. Peut-être qu’en utilisant un autre fluide ? Les questions stupides percutaient ses pensées autant que son discours.

« Je peux être franche aussi ? Oui,… euh. »


Un second silence. Elle se lança finalement.

« Il est vrai que j’ai 26 ans et que je suis sensée avoir muri au point d’avoir des envies reproductives ou tout du moins de … batifolage. Ce qui ne m’est absolument jamais venu à l’esprit. Il n’y a que la science qui ne m’ait jamais intéressée et le reste me fait … affreusement peur ! »

« Je n’arrive pas à comprendre la moitié des pensées qui traversent mon esprit en ce moment. C’est un peu trop… Je suppose cela dit… que les années que je demanderai pour réfléchir seraient de trop. Le psychiatre me dit toujours que je ne dois pas refuser de vivre le moment présent pour le cloisonner et l’analyser ultérieurement. Au sujet de mes interactions sociales, donc. Mais pourquoi es-tu amoureuse de quelqu’un d’aussi bizarre que moi ?! »

« Je ne pourrais jamais te rendre heureuse… »


Elle n’arriverait pas à dire la suite et elle n’était pas certaine de vouloir la dire. C’était trop personnel et personne n’a envie d’entendre des remises en questions et des choses méchantes sur la personne qu’on est sensé aimer. Ne pas être trop dur avec soi-même, elle se devait de l’appliquer. Et puis, soyons logique, elle n’allait pas changer d’avis juste part qu’elle le lui déconseillait, pas après d’avoir déclaré ses sentiments à l’instant.

Il y a cette Namida, la pas bête. Il y a aussi la celle qui l’est, bête. Ça lui avait valu un sacré avertissement par le passé, d’avoir fait la sottise de pirater le système du GIP. Ce n’est pas parce qu’elle ne comprenait pas ses émotions, celles des autres ou leur interaction qu’elle n’éprouvait rien. Bien au contraire, c’est parce qu’elle éprouvait trop de chose qu’elle ne parvenait pas à maitriser que tout se délitait et s’effondrait. Elle avait l’impression confuse que des pans entiers de son être étaient en train de s’effondrer. Elle savait qu’elle était capable de faire quelque chose de spontané. Même si elle avait trop souvent regretté ce genre d’action. Elle était presque sûre que sa cervelle fumait littéralement tant elle réfléchissait.

Quand on vous dit, je suis amoureuse. Il y a deux genres de réponse à formuler. Une positive et une négative. En général, dans les films, statistiquement parlant… quand la fille dit je ne sais pas, elle finit avec l’autre plus tard. Puisqu’elle ne savait pas et qu’elle pouvait faire une corrélation statistique … était-ce parce qu’elle allait être positive. Se trouvait-elle dans l’écart type majoritaire ou au contraire, trop proche de l’ordonnée ? Elle supposait que Maylyn ne comprendrait pas si elle lui répondait en graphiques et autres courbes. La négative n’était pourtant pas totalement vérifiée, n’est-ce pas ? Elle l’avait invitée, elle appréciait sa compagnie. Elle l’avait laissée entrer dans sa chambre. Chose qu’elle ne fait définitivement pas pour quelqu’un d’anodin. C’était des faits positifs. Il y en avait des négatifs. Beaucoup aussi. Ah. Négatifs liés à la peur, ce n’est pas objectif.

Elle effectua une contorsion de son poignet, pour que sa main sur la poitrine de la bleutée puisse lui échapper. Ce faisant, sa main dû un peu plus entrer en contact avec la courbure voluptueuse. Ah que c’était gênant. La gêne. Pourquoi ça la gênait ? Voilà une donnée de plus à analyser au niveau de ses stimuli et interactions corporelles. Elle pianota sur son omnitech. La ventilation se fit plus bruyante. Keelah, elle allait le regretter d’être aussi inconséquente ! Finir définitivement folle, une autre hypothèse probable.


[Filtration optimale de la zone]


La voix artificielle qui résonna dans la chambre provoqua une seconde réaction, la quarienne enclencha un mécanisme de sa combinaison de son épaule et l’un de ses voyants s’alluma au rouge. Elle porta ensuite ses deux mains autour de sa visière et en actionna le mécanisme. Elle avait bien compris que cet objet gênait l’asari. Elle voulait aussi montrer qu’elle essayait le pari un peu fou de lui faire confiance.

Les joues grises étaient encore humides de larme, les yeux blanchâtre et lumineux de la quarienne osèrent finalement se relever vers son interlocutrice. Elle était scientifique, il fallait qu’elle appréhende de manière logique et lorsque la théorie pêche… on a recours à l’expérimentation, non ? Il lui manquait des protocoles de sécurité et beaucoup de choses. Elle regrettait déjà d’avoir ôté sa visière.

« Je n’ai pas de réponses à fournir dans l’immédiat. Je n’ai pas tes compétences analytiques à ce sujet ou ton expérience... C’est pour cela. »


La voix sans son haut-parleur de masque est beaucoup plus douce et aussi beaucoup plus basse, presque murmurée. Si elle tremblait ce n’était pas d’excitation, mais de terreur. Cette situation était juste surréelle. C’était un rêve… ah. Oh. Mise en abîme ! Un rêve dans un rêve … Keelah qu’est-ce qu’elle avait mangé pour faire des rêves aussi tordus ! Usuellement, elle n’avait pas autant conscience de ses rêves, mais il lui arrivait de faire des cauchemars très prenants. L’avantage c’est que demain tout aurait disparu.

Namida se mit à rire, délicatement.

« Keelah, je fais des rêves vraiment tordus ces jours... »



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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Sam 13 Jan 2018, 16:57
La réaction de la quarienne, face à la déclaration de l’asari semblait venir la frapper comme un train lancé à pleine vitesse sur elle. Et après tout, c’était une réaction logique, une réaction à laquelle Maylyn y voyait la plus grande probabilité de se produire. Elle ne voulait rien de plus que de se libérer d’un fardeau qui pesait de plus en plus dans le silence. Mais, là où elle s’était libérée, elle avait aussi l’impression d’avoir imposé un problème scientifique relevant d’expliquer le sens de la vie via quelques calculs mathématiques. Et puis, vint ses paroles, May s’était tût tout le long, la laissant parler, ses paroles imposaient une sorte d’ascenseur émotionnel dans l’esprit de l’asari, mais c’était quelque chose de difficile à expliquer, elle n’y arrivait pas. Elle voulait juste prendre cette petite demoiselle dans ses bras et lui dire ce qu’elle pensait, mais, les mots ne sortaient pas, pas les bons du moins, elle n’arrivait pas à prononcer la phrase qu’elle voulait, alors, elle prit sa voix la plus douce, probablement involontairement.

« Namida, je ne pensais pas à faire quelques bébés avec toi, je ne pense pas aller aussi loin… Pas encore tout du moins. Je voulais juste… »


C’est alors qu’elle entendit une voix synthétique parler, cette voix parlant de « filtration optimale ». Au même moment, une petite main se contorsionnait pour se libérer de l’emprise de l’asari. C’était à la fois triste, compréhensible et, douloureux pour la bleue. Et puis, elle le vit une nouvelle fois. Ce joli visage, cette peau grisâtre, ces cheveux châtins, ces yeux brillants. Ces lèvres attirantes… Elle disait être dans un rêve. Un rêve tordu. Etait-ele en pleine crise de délire ? Un déni complet de la réalité ? C’était une possibilité qui n’était pas à exclure. Elle restait donc là, à observer cette demoiselle. Un long silence s’installait, avant que l’asari ne croise les mains devant elle, inspirant profondément, bruyamment, elle sentait sa vue s’embuer, sans pour autant expliquer la raison. Cette Erika avait sans doute raison, bien que l’intention de May soit pure, peut-être confondait-elle désir et amour ? Non… Des tas de « partenaires viables » comme pourrait l’insinuer Namida passent devant elle. Des centaines même. Aucun ne pourrait hanter ses pensées comme le fait la demoiselle qui se trouve en face d’elle en ce moment. Tout en la fixant, elle sépara ses mains, se pinçant l’arête du nez. Puis, elle laissa retomber sa main le long de son corps, soupirante, la voix tremblante. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle allait dire, elle-même.

« Je voulais juste te dire ce que je ressentais pour toi Namida… Que ce soit réciproque ou non, je ne t’en tiendrais pas rigueur. La vie…la vie continue. Ce n’est pas un rêve, je suis bel et bien devant toi et je t’ai bel et bien déclaré mes sentiments… »

Elle passa sa main sur son visage, soupirante, une nouvelle fois, ses yeux n’étaient plus embués, ils étaient trempés. Elle n’était pas triste à cause de Namida, non, absolument pas, mais plus parce qu’elle disait. Comme si, c’était une fatalité, quelque chose d’indéniable. Mais il lui fallait éclaircir quelques petites choses encore. Alors qu’elle croisait ses bras, les frottant légèrement en détournant le regard, l’asari reprit parole.

« Cela…cela n’a rien à voir avec la science ou avec ma biologie asari… Cela va au-delà des critères de reproduction… J’ai juste envie d’être avec toi. Cela m’est tout aussi compliqué que pour toi. 373 ans d’existence et je n’ai ressenti cela que deux fois, la première ne s’est pas bien passée et la deuxième…avec toi. »


Un autre silence, plus pesant s’était installé cette fois, pour les deux partis. Maylyn s’était tournée, dos à Namida. Elle ne s’était plus sentie aussi faible et vulnérable depuis longtemps. Sans moyens de se défendre depuis tant d’années. C’est comme si elle était droguée, comme si…Une lame était sous sa gorge et qu’elle ne pouvait rien y faire, à part accepter d’être à la merci de l’assassin. L’asari fini par abandonner toute discussion, cherchant mille mots, n’en trouvant aucun approprié. Allant juste s’asseoir sur le fauteuil, regardant le sol d’un air vide. Dans sa tête en revanche, des dizaines de scenarii possibles passaient dans sa tête, tels des fusées. L’un d’eux, le plus optimiste, était Namida qui déclarait sa flamme elle aussi. Un autre, était qu’elle lui demande de quitter son petit studio. Mais quelques soit le scenario, il n’y avait pas de moments « gris ». Du noir, du blanc. Bon sang…Ce n’était pas une alcoolique, mais là, elle aurait bien eu besoin d’un verre, d’une bouteille, d’un bar tout entier ! Ou de tirer sur quelques cibles… Ou d’un contrat, ou de retourner à l’armée, sur les champs de batailles…

Affronter Namida, c’était pire qu’affronter les moissonneurs. Une guerre désespérée ou la mort vous attend au tournant, c’est beaucoup plus facile que d’affronter les sentiments de la personne que l’on aime. Lâchant un énième soupire, l’asari posa son regard sur la quarienne, repensant à son délicat rire. Un léger rictus se formait sur ses lèvres, emplit de bonheur. Même si les sentiments n’étaient pas réciproque, ne le seraient jamais. Cela valait le coup parfois…

« Tu parviens à me rendre heureuse juste par ta présence Namida. Juste avec tes petites mimiques, tu es unique, et dans le bon sens du terme. Tu as cette … fragilité dans ta façon d’être, j’ai envie de te protéger, contre la galaxie entière s’il le faut. J’ai envie que… »

Maylyn avait du mal à trouver un sens à la phrase qu’elle voulait prononcer, à ses sentiments, à ses ressentis, elle se relevait, se posant devant Namida, osant, osant poser ses deux mains sur ses joues, oubliant tout le reste.

« J’ai envie que, même si rien n’est réciproque, j’ai envie de dédier ma personne, mon amour entier à ta petite bouille adorable. Je..je n’ai pas envie de le regretter, de me poser des millions de questions à si je ne l’avais pas fait, ou si je l’avais fait…Alors je te demande pardon d’avance.»


Sur ces mots, l’asari rapprocha son visage de celui de la quarienne, leurs regards se croisèrent un instant, avant que leurs deux visages ne soient si proches, que leurs souffles se croisaient, se mêlaient l’un à l’autre. Puis, un baiser. Les lèvres de la bleue, collées à celle de la quarienne, son visage entre les mains de l’asari, pourtant, rien de plus. Si elle le voulait, elle pourrait reculer, la giffler, s’enfuir… Tout était possible et elle n’aurait rien fait pour l’en empêcher. Maylyn ne voulait juste…pas avoir de regrets. Jamais. Alors, elle se recula d’un pas, après avoir fait durer cet instant, aussi longtemps qu’il était possible, baissant le regard, un peu emplit de honte sur le coup. Beaucoup même. Elle venait de forcer une demoiselle en l’embrassant, mais, était-ce véritablement le cas ?


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Dim 14 Jan 2018, 02:12
Première réponse à sa question, non, elle ne semblait pas avoir un apport génétique satisfaisant. Elle s'en trouva étonnement déçue. Aurait-elle espéré le contraire ? pour quelles raisons les relations étaient une telle complication ? Elle ne voyait pas pourquoi d’autre que pour la reproduction, il fallait s’y intéresser. C’était certainement une approcher réductrice, les nombreux films qu’elle avait pu visionner en était la preuve. On ne documente pas autant pour le loisir, s’il n’y a au final qu’une copulation à la clé. Les sentiments, c’est compliqué. Ce qui la touchait néanmoins de ses constations du moment présent, c’était l’attitude de l’asari. Elle avait l’air plutôt fragile, sa voix tremblait et ses gestes témoignaient de la nervosité. Un état qui contrastait avec son air très confiant et détendu usuel. Elle savait aussi que les larmes étaient un témoin de tristesse. La gorge de la quarienne se noua un peu plus, alors que son corps pétrifié ne semblait plus lui obéir.

Elle a 373 ans. On ne dirait pas, c’est fascinant la biologie asari. Leur génome doit avoir une fonction réparatrice incroyablement efficace. Elle supposait que cela devait être un sujet pour de nombreux biologiste. Si elle avait dédié sa vie à cette science, c’est en tout cas une chose qui la passionnerait. Le fait que l’asari rompit le contact visuel lui permit de se réfugier dans des pensées très cartésiennes et autres calculs scientifiques rassurants. C’était son moyen à elle de rattraper les murs de son monde qui s’étaient effondré, soufflé par l’explosion qui venait de se produire.

Je suis amoureuse de toi.

Leur système nerveux étant bien plus développé et essentiel à leur survie, tant direct que pérenne pour la race, il était logique qu’elles aient développé ce trait de longévité cellulaire. Si elle n’avait pas été une physicienne aussi brillante, elle aurait pu s’intéresser à la biologie asari. Leur biotique, leur façon d’équilibrer les rapports de forces. Il était tout de même épatant de constater les prouesses à la limite du physiquement possible. A moins que la réparation génique ait un facteur asari encore non découvert par les scientifiques qui justifierait un écart aussi énorme entre elles et les autres espèces. Je suis amoureuse de toi. Rha. Cette phrase venait lui perturber la cervelle à chaque fois qu’elle essayait de se focaliser.

En plus, elle n’avait pas sa visière, ce qui était… une catastrophe. Heureusement que l’asari avait tourné le dos parce que son visage passa par toute les couleurs de l’arc-en-ciel, ou presque et se fleurit d’expressions étranges. Il y en avait de celles, inédites, qu’elle découvrait à l’instant. A dire vrai, elle flottait dans une sorte d’état second plutôt contemplatif. Elle n'eut donc aucune réaction quand la belle revint devant elle. Pas plus quand deux mains un peu fraiches entourèrent ses joues brulantes. Elle tentait de se concentrer sur les mots, plissant ses sourcils, elle voulait tenter de comprendre. Ne pas passer à côté des choses, encore une fois.

Demander pardon en avance ? Eh. Ooooh…. Keelah qu’est-ce qu’elle fait si près ? Et les bactéries qui risquaient de la contaminer avec son souffle si proche. Ce n’était pas très hygiénique ! Ah. La pensée la plus cohérente qui lui traversa l’esprit, lorsque que les lèvres se posèrent sur les siennes, fut qu’une cavité buccale contenait environ 50 milliards de bactéries… Autant dire que ce genre de procédé est plus que non-hygiénique. Le reste, elle ne savait plus trop quoi penser, en réalité. Elle savait ce qu’embrasser de cette manière voulait dire. Elle le savait tout aussi bien que le mot amoureux. En théorie tout du moins, elle maîtrisait le concept. Elle repensa à sa mère. Cette dernière lui avait demandé lors d’une de ses visites où en était sa vie sentimentale. Je n’y vois aucun intérêt, avait-elle répondu. Cela avait rendu un peu triste ou résignée, enfin… déçu sa mère. La réponse était-elle toujours la même ?

Elle porta sa main à ses lèvres, la surprise se lisait sur ses traits, de manière légère. Du bout des doigts elle effleura sa lèvre inférieure. Maylyn, quant à elle, n’osait plus la regarder. Elle inspira. Elle avait beau chercher, à ce stade, il n’y avait définitivement pas d’échappatoire. Quoiqu’elle dise ou fasse serait interprété comme une réponse. Ce qui l’angoissait le plus, c’est qu’elle n’avait aucune idée du genre de réponse qu’elle voulait formuler ! Trop d’émotions contradictoires.

Elle tourna la tête en direction de l’écran et les couleurs chatoyantes de Rannoch. Espoirs vains, elle n’y trouva pas plus de courage. Elle ne voulait pas décevoir celle qui semblait, avoir elle fait preuve d’un certain courage.

« Je… j’ai. Euh. »

« Je te pardonne ! »
Les mots sortirent précipitamment. Bousculés.

« Je n’arrive pas à comprendre, ce qu’il m’arrive. Je n’arrive pas à comprendre. Je saisis certains concepts. Je sais que je suis aux prises avec des émotions … trop fortes. Il faut… que je puisse y réfléchir. Je. Hum. J’ai.. j’ai bien conscience que tu as exposés … ce n’est pas par manque de respect que je te demande… ce délai. Je. J’ai conscience de… ton inconfort et du fait… que je devrais répondre. Je devrais. J’ai peur de répondre maintenant. De dire non par peur et regretter, de dire oui par peur de regretter. De dire non par, incompréhension, de dire oui par incompréhension. J’éprouve des choses assez nouvelles… il fait chaud. Dans mon corps et j’ai… j’ai beaucoup de mal à réfléchir. Affreusement de mal à réfléchir. J’ai la tête qui explose. Littéralement !! Tu comprends ?! »

« Alors. Alors je t’en prie. Laisse-moi, au moins la nuit… je te donnerai ma réponse demain. »


Elle se met sur la pointe des pieds. L’asari se tenant voutée et visage au sol, elle n’eut presque pas de mal à atteindre sa joue de ses lèvres. Cependant, elle dut tout de même s’agripper à l’une de ses épaules pour y parvenir. Ce n’était pas un baiser à proprement parler puisqu’elle ne fit qu’apposer ses lèvres rapidement, puis les enlever. C’est qu’elle n’avait jamais appris à faire ce geste social et il était tout sauf courant pour des êtres vivants dans des combinaisons. Elle avait de plus été particulièrement inattentive aux cours d’éducations sexuelles. Keelah. Elle voulait par ce message montrer sa bonne foi et sa volonté de prendre les choses sérieusement.

Elle reposa sa visière qui se cliqueta dans son logement. Ah. Elle respirait mieux. Il valait mieux qu’elle ne pousse pas trop loin sa chance. Il n’y a pas si longtemps elle était encore souffrante. Elle se dirigea face au lit. Il était assez large pour deux, après tout. Elle tira un tiroir et sorti une couverture. Ah oui, elle avait des couvertures là, en cas de panne de chauffage. Quelle idiote de les avoir oubliées plus tôt. Son cerveau marchait vraiment en mode dégradé.

Elle enleva ensuite ses bottes, dévoilant un peu plus l’étrange anatomie de ses pieds et jambes. Elle ôta les épaulières, brassards et tout ce qui était annexés ou superflu. Il ne resta bientôt que la combinaison et dans son dos le boitier des fonctions vitales. Ainsi, cela sera plus confortable. Hm.

« Je suis désolée, mais le canapé ne fait que deux places et il est un peu petit. Dors dans le lit. Est-ce que le fait que tu aies… euh… déclarés….. euh… est-ce que ça rend gênant le fait que je te propose qu’on y dorme les deux… ou euh… »
Elle piqua un fard. Stupide. Stupide. Évidemment que c’était déplacé.

« Je vais dormir sur le canapé. »


Evitant soigneusement de regarder Maylyn, elle se précipita sur ledit canapé et s’y installa. A dire vrai, en repliant un peu les jambes, elle y entrait toute entière. Il y avait donc des avantages à être petite.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mer 17 Jan 2018, 11:58
Namida est une mine de contradiction à elle toute seule, un paradoxe vivant et changeant. D’un côté, elle se montrait réticente, non, indécise à l’idée d’avouer ses sentiments, ses désirs, de l’autre, elle les montrait, un peu maladroitement certes, mais elle montrait clairement vouloir quelque chose avec Maylyn. Comment l’asari pouvait gérer cela ? Voilà donc ce qui se passait dans l’esprit de la quarienne ? Bon sang ! Quelle horreur ! Penser à tout, toutes sortes de contradictions chaque secondes, chaque micro pensées. La bleue en avait mal au crâne rien que d’imaginer la possibilité ! Ce n’est pas une intellectuelle, mais elle était loin d’être idiote pour autant ! Elle soupirait, se dirigeant un instant vers le lit de Namida, se sentant honteuse, son hôte, son amie, la femme qu’elle aimait était allongée ,presque recroquevillée sur un canapé si petit qu’il donnait mal à son échine rien que de penser à dormir dessus. Et Maylyn, elle, allait dormir dans un grand lit confortable. Seule… Non ! Justement, elle ne voulait pas dormir seule.

« Namida… »

L’asari s’approcha de la quarienne, allongée péniblement dans cette petite chose inconfortable qu’était le canapé. Elle ne devait certainement pas dormir, cela ne faisait que deux minutes qu’elle s’était installée. Mais, l’asari s’était mise à son niveau, souriante, tapotant de ses doigts le canapé. Elle voulait dire quelque chose, mais elle ne savait pas quoi, l’hésitation, ce blocage, encore et toujours ce bloquage. Elle venait de lui dévoiler ses sentiments, et voilà que maintenant elle n’arrivait même pas à motiver Namida a aller se coucher dans son lit a…avec elle. Oui, bon, voilà la raison … La bleue soupira, touchant maintenant sa visière avec un grand sourire.

« Ne te mets pas dans une position aussi inconfortable pour moi. Va dans ton lit Namida. Ce n’est pas une proposition. Tu y vas. Cela ne me gêne absolument pas de dormir dans le même lit, au contraire ! Mais si tu tiens à ton espace personnel, je peux toujours m’éclipser dans ma chambre… »

Il était évident que l’asari ne pouvait pas vraiment dormir sur un fauteuil l’obligeant à se mettre en position fœtale et malgré tout être dans l’inconfort le plus complet. Aussi, bien que n’ayant pas forcément des goûts de luxe, la matrice qu’elle était n’aurait pas refusé un lit luxueux, bien confortable et moelleux à souhait… Mais elle digressait dans son esprit, si ses yeux étaient rivés sur la quarienne, son esprit quant à lui quémandait sommeil. A dire vrai, Maylyn en avait plus qu’assez de ce petit jeu du chat et de la souris entre elle, la faute incombait à la fatigue, sans nul doutes, si bien que, n’attendant même pas l’avis de Namida, elle souleva cette dernière dans ses bras, comme si de rien était, l’amenant dans le lit, la couchant d’un côté,qu’importe si celui était son préféré ou non puis, elle s’installa de l’autre côté, tombant dessus comme une énorme masse bleue, on pourrait presque jurer qu’elle se liquéfiait dessus.

Tournant sa tête un court instant vers la quarienne, elle posa un bras lourd sur elle, se servant de la demoiselle comme d’une peluche d’un soir s’endormant petit à petit. Elle lâchera même un petit bonne nuit, comme si de rien était avant de plonger complètement dans le sommeil.

Au cours de la nuit, l’asari faisait un rêve particulier. Ou une petite créature bleue venait l’embêter lors de son sempiternel nettoyage d’arme à feu et blanche. Une petite asari, ayant sa bouille. Ainsi qu’une quarienne, une quarienne lui disant de ranger tout cela. Il y avait aussi Katia, son assistante, elle était bien plus âgée, elle semblait s’occuper de la petite asari. C’était compliqué à comprendre, peut-être Katia était la nounou ? La quarienne était Namida ? Des questions dans un rêve, voilà une chose saugrenue. Puis, plus rien, juste un bip bip de son omnitech l’extirpait de son rêve, son réveil sans doutes. Un réveil intégré à l’omnitech, pourquoi pas. Omni , c’est du latin humain qui veut dire tout, enfin, c’est ce qu’elle avait cru comprendre avec son traducteur. Il était peut-être cassé mais, cela semblait être un bon terme. La bleue se redressait, se tenant la tête. Observant chaque recoin de la pièce où elle se trouvait. Elle ne reconnaissait pas l’endroit et il lui fallut quelques secondes pour émerger et se souvenir de tout. Elle venait de dormir dans le même lit que Namida, dans son appartement. Se rendant compte de tout cela, elle posa sa main devant sa bouche, étouffant un « oh » de surprise. Elle posa son regard sur le côté, voyant Namida encore dormir, elle ne put s’empêche de sourire… Peut-être faudrait-il la réveiller ? Non…

Avec une grande discrétion, elle sorti du lit, retira l’étoffe que lui avait généreusement prêter Namida, et renfila sa robe de soirée…Elle était encore un peu humide mais, il était hors de questions qu’elle se balade avec une étoffe dévoilant 70% de sa poitrine…Même chez les quariens, les assoiffés devaient exister et , un incident diplômatique n’était pas le bienvenu… Mais, voyant que Namida se réveillait, elle se contenta d’attendre…


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Ven 19 Jan 2018, 01:17
Elle rouvrit un œil. Ah l’heure de l’armistice n’avait donc pas encore sonné ? Elle ne bougea pas, faisant mine de dormir. Réfléchir, savoir si elle préférait qu’elle reste ou parte était ardu. Son cerveau venait définitivement de démissionner. S’envoler si soudainement la fit sursauter et elle s’agrippa à la première chose qui passa sous ses mains, soit un bras. Toujours très passivement, elle se fit mettre au lit. Suivie très rapidement d’une asari visiblement fatiguée. Elle aurait pu s’en accommoder si un bras n’était pas venu la ceinturer pour la coller à elle. Keelah ! Elle soupira à s’en fendre l’âme. Elle avait l’impression de l’avoir émiettée auparavant. Elle observa l’asari qui semblait s’être endormie. Au changement de son rythme respiratoire, elle pouvait l’analyser. Les secondes s’écoulaient, le plafond restant invariablement le même.

« Extinction. » murmura-t-elle au vide et la pièce s’éteignit progressivement. Il faisait noir désormais.

Au moins, elle n’aurait plus à observer le plafond et compter toutes la nuit ses aspérités. Il fallait qu’elle réfléchisse, si demain elle devait être apte à fournir une réponse sensée. Elle n’avait comme atout à fournir qu’un quotient largement plus élevé que la moyenne. Corporellement, sa race était d’une faiblesse catastrophique, à peine compensée par la technologie… En plus, elle était petite et chétive, parmi cette moyenne déjà peu glorieuse. Elle n’était donc de toute évidence, une sélection très discutable. A moins que l’asari ne désire spécialement améliorer l’intellect de sa lignée. Cela dit, par rapport aux données génétiquement quantifiables, les capacités intellectuelles n’étaient qu’une base donnée et développée par l’individu. Rien ne garantissait que cela soit transmissible. Son père était un technicien doué, mais pas un génie. Sa mère non plus et elle n’avait ni frère et sœur pour établir une moyenne tangible.

Qu’est-ce que maman penserait de tout cela ? Essayer de raisonner de manière sentimentale, hm. Elle désapprouverait une union avec un alien. Pour sûr, elle voudrait que sa fille se trouve un quarien bien comme il faut. Son père, elle en avait aucune idée, il travaillait tellement… et se rangeait toujours de l’avis de sa mère. Est-ce qu’elle-même appréciait cette idée, est-ce qu’elle la gênait ? Elle observa la main qui reposait sur sa poitrine. Bleue. Vraiment étrange et si différente. Est-ce que ses lèvres l’avaient dérangée ? Oui. Parce que c’étaient celle d’une alienne ou parce que c’étaient des lèvres qui s’étaient posée là où personne ne l’avait pu auparavant ? Lorsqu’on ôte sa visière, c’est un signe d’extrême confiance. Intuitivement, lui as-tu fait confiance, Namida ? Elle ne pouvait pas dire qu’elle l’avait vraiment apprécié, ce n’était pas comme dans ces documentaires ou filmes. Normalement, elle aurait dû fondre de l’intérieur et ressentir milles papillons, non ? C’était juste humide et chaud. Doux.

Elle frappa doucement sa visière du plat de la main et secoua la tête avant de s’immobiliser. Non, ouf, elle ne l’avait pas réveillée. Par contre, elle bougea légèrement et resserra sa prise sur la quarienne. Si elle avait espéré pouvoir s’esquiver, c’était raté. Elle se remit à pleurer, mais cela ne changea rien au brouillard qui l’étreignait. Son cœur se serrait et elle avait l’impression d’exploser. Si c’était cela ressentir des sentiments, elle n’en voulait pas. Elle refit le vide et reprit la file de sa réflexion. Elle avait mis tant de temps à se consolider, se bâtir des murs d’habitudes réconfortantes. Trouver son équilibre avait été périlleux et la voilà qui risquait de tout faire exploser. Était-il déjà trop tard ?

Il ne lui restait qu’une chose à faire. Elle composa un numéro et attendit que son interlocuteur décroche. Une voix bien connue raisonna ses oreilles.

« Namida, sais-tu quelle heure il est ? »
« Maman… » Les sanglots revinrent l’empêchant de continuer. La voix maternelle, reprit, plus tempérée. « Ce n’est rien, tout ira bien ma fille. Que se passe-t-il ? » « Comment sais-ton… lorsque… qu’on est amoureux ? Je n’arrive pas à … comprendre. » « Nous en avons déjà parlé chérie… c’est en effet compliqué et un mélange de beaucoup de choses. Quelques questions peuvent t’aider, mais il y a rien d’absolu. Est-ce qu’il occupe tes pensées, même quand il n’est pas là ? » « Oui, mais sauf quand je fais des sciences parce que… » « Est-ce que tu tolères sa présence à tes côtés bien plus que les autres. » « … oui, un peu, je crois. » « C’est déjà un bon début. Pourquoi ne pas tisser de plus amples liens avec et voir comment les choses évoluent, ne te presse pas et ne réfléchis pas trop aux choses. Ce n’est rien de dramatique, et bien sûr… ce n’est pas parce que tu ressens quelque chose que cela va déboucher sur une relation stable. Enfin, je suis contente que tu t’y intéresses… par contre ma chérie vu la distance, la communication va nous couter cher, alors je vais raccrocher, d’accord ? » « Oui… » « On t’embrasse. »


Le silence, écrasant.

Voilà. Elle réfléchissait et tout devenait toujours pire !


Devait-elle suivre son instinct ? Pour autant qu’elle soit capable. Elle posa sa main gantée sur la joue de l’asari. Elle la trouvait agréable à regarder. Comme toutes les asaris. Pourtant, il y avait quelque chose de particulièrement joli, chez-elle. Comment avait-elle fait pour séduire pareille créature ? Elle qui n’avait ni confiance, ni atouts, … Elle retira sa main. Se sentait-elle en sécurité parce qu’elle savait que l’asari la protègerait ou parce que c’était un sentiment lié à une confiance plus intime ? Keelah. Les heures passaient et elle ne parvenait à aucune espèce de solution.

Finalement, épuisée, elle finit par s’endormir. Ses rêves furent tourmentés et elle fut heureuse de les avoir oubliés au réveil. Elle s’étira voluptueusement. Elle était encore très fatiguée et se serait certainement rendormie si une silhouette bleue n’attira son attention. Un coup de massue qui la fit littéralement retomber dans le lit. Elle aurait voulu disparaitre dans sa combinaison.

« Je ne pense pas, au vu des éléments que j’ai, que nous puissions avoir une relation stable. » Déclara-t-elle soudainement. « Nos métiers respectifs, les différences raciales, mes travers émotifs… Je ne suis définitivement pas la candidate que tu espères. Tu as dû te tromper. »

« Cela dit, je te fais confiance et j’apprécie ta compagnie, même si tu n’es pas quelqu’un de mon univers. Ce qui pousse mon intérêt… d’avoir envie de découvrir un peu plus ce que tout cela signifie. »

« Je sais que ce n’est pas une réponse qui doit te faire plaisir. Je suppose que je te blesse. C’est pour cela aussi que je suis… je ne vais faire que te blesser. Je ne parviens pas à me projeter. »

« Si malgré tout cela, tu éprouves toujours l’envie de me courtiser, alors je suis d’accord d’envisager les choses… mais tu devras être patiente. Je comprendrais que tu n’en aies pas envie. Et je n’ai pas envie d’essayer de m’ouvrir si tu dois… repartir. »

« Parce que tu vas repartir. Haratar n’est pas ton univers… tout cela ne fait aucune sens ! »


Elle se redresse brusquement. Sans ses bottes, l’étrange forme arquée de ses tibias est plus visibles.

« Cela ne fait aucun sens ! » Elle hurla.

« J’y ai pensé toute la nuit ! » Elle marmonnait à présent.

« Je n’ai pas envie… de souffrir. Tout cela me fait trop peur… »
Elle serra ses bras, enserrant sa poitrine. Elle évitait de croiser le regard d’or de son interlocutrice. Elle était gênée, elle était au bord de l’agonie émotionnelle.

Elle avança vers Maylyn.

« Tu es sûre d’être amoureuse ? Parce qu’à moi, une relation sexuelle ou reproductrice… ça me semblerait beaucoup plus simple… »


Elle glissa ses mains sur les hanches de la bleutée, froissant l’étoffe de sa robe. Elle hocha du casque, voulant paraître sûre d’elle, alors que la seconde d’avant, elle frôlait visiblement la crise de nerf.



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