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 Un temps pour nous

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MessageSujet: Un temps pour nous   Dim 07 Jan 2018, 15:50
Intervention MJ : NonDate : 12 juin 2202 RP Tout public
Ada J. Raikes ♦ Shaun McAvoy ♦
Un temps pour nous



A time for us

- Londres, environs du spatioport de l'Alliance
- Rues et espaces verts limitrophes du spatioport

Qu'y avait-il de pire que de se voir refuser un déploiement ? Se faire interdire un déploiement parce que le vaisseau à bord duquel l'on devait servir était bardé de problèmes techniques. Cela faisait maintenant une semaine et quelques jours de plus que mon vaisseau flambant neuf, le SSV Okinawa était amarré et immobilisé sur ordre de ma supérieure commandante de la flottille, la contre-amirale O'Neill. Les explications de mon tout récent chef mécanicien ainsi que le responsable des techniciens travaillant d'arrache-pied sur ma frégate m'étaient confuses et pleines de termes techniques qui partaient dans tous les sens. C'était du charabia pour moi et la désagréable impression de parler à des Galariens ajoutait à la confusion que je ressentais si j'avais le malheur de demander le moindre éclaircissement. C'est pourquoi j'avais depuis longtemps laissé tomber de demander des précisions sur l'avancée des travaux de maintenance pour plutôt savoir si l'Okinawa était bientôt prêt ou s'il y en avait encore pour longtemps. Généralement, à cause de mon grade supérieur d'officier, on me répondait la plupart du temps que tout était mis en œuvre pour rendre la frégate opérationnelle le plus rapidement possible mais j'avais compris que c'était une formule pour me dire de façon polie qu'il y a encore du travail et qu'on ne savait pas quand en voir le bout. Cependant depuis deux ou trois jours, le ton des responsables de la maintenance avait changé. On commençait à voir la fin arriver et les techniciens ainsi que les ingénieurs qui travaillaient sur l'Okinawa tablaient sur une remise en service d'ici trois ou quatre jours portant au final l'immobilisation de ma frégate sur presque trois semaines, une éternité militairement parlant. Tout comme moi, la contre-amirale O'Neill suivait avec attention la situation et disait à qui pouvait l'entendre qu'il était vital que l'Okinawa rejoigne au plus vite sa flottille car la liste de ses missions s'allongeait.

Les nouvelles étaient rassurantes et c'est avec un état d'esprit un peu plus détendu quoique impatient que je me remis à arpenter les rues de ma ville, Londres. Je ne restai jamais loin du spatioport hormis lorsque j'étais avec ma famille. J'avais l'autorisation de ma hiérarchie de passer du temps avec ma famille mais je devais être en uniforme et prête à laisser tomber tout ce que je faisais pour me pointer le plus rapidement possible au spatioport au moindre problème, alerte ou si l'on m'en donnait expressément l'ordre. La perm ici était contrainte et non consentie. Je n'y trouvais rien à redire et je pliai aux ordres mais cela ne m'empêchait pas de m'éloigner parfois du spatioport et puis Haver était souvent là pour me seconder.

Après avoir passé la plus grande partie de ma journée à surveiller le travail sur ma frégate, je ressentis le besoin de changer d'air et après m'être assurée que Haver prenait la relève, je sortis du spatioport. Une fois dehors, je lissai à nouveau mon uniforme quotidien renforcé avant de laisser mes propres pas me guider au sein de la capitale anglaise. C'était la fin d'après-midi et les routes de la ville étaient pleines de voitures remplies de gens qui rentraient du travail. Les routes des voitures étaient superposées, je m'étais toujours demandé comment les accidents de voiture étaient plutôt rares surtout si les voitures se déplaçaient dans les airs. Il fallait croire que les efforts de prévention et d'éducation de conduite routière furent bien meilleurs que lorsque les voitures étaient encore au sol. En revanche, les rues désormais toutes piétonnes étaient bien remplies d'individus de toute la galaxie, seuls les Quariens ou les Geths manquaient à l'appel ou se faisaient extrêmement rares. Or, il y avait beaucoup plus d'Humains -bien évidemment- d'Asaris et de Turiens qui venaient visiter la métropole humaine. Quelques Galariens se montraient dans la foule des rues de Londres, même quelques Krogans, peut-être des collègues de mon ami Ante. Pendant que je marchais en laissant le spatioport derrière moi, un panneau indiquait un chantier dans la direction du spatioport et l'on racontait beaucoup que ce panneau indiquait le futur memorial dressé pour commémorer la guerre contre les Moissonneurs. Pour qu'on me l'ai confirmé pendant les réparations de l'Okinawa, je savais donc que la rumeur était fondée et j'étais bien impatiente de voir le memorial en question qui serait sous peu, achevé.

Mes pas me menèrent à travers quelques rues très fréquentées, allongeant mon temps de marche. Je savais le spatioport toujours à proximité, du moins à l'échelle de Londres et je me mis en tête d'aller boire ou grignoter quelque chose avant de retourner à l'Okinawa ou de rentrer chez moi. À l'instant où cette réflexion s'imposa dans mon esprit, je me mis à la recherche du débit de boissons le plus proche. La rue était large ici, avec un parc non loin de la sortie de la rue piétonne, les bâtiments se partageaient la fonction de loger des gens ou d'être des boutiques proposant une diversité de choses, ce n'était pas un quartier entièrement consacré à la mode, aux services ou à l'alimentation. Quoique, je trouvais qu'il y avait un peu plus de magasins d'épicerie fine ou de nourriture bio-écologique et il y avait moins de monde qui marchait dans cette rue. Je fis une moue pour moi-même en ne tenant pas compte de ce détail et je repérai un pub, peu avant un magasin proposant des articles levo et dextro. Il y avait des places assises devant le bar, occupées ici et là par des Humains, des Asaris ou des Turiens mais personne ne me prêta la moindre attention jusqu'à ce que je fasse mon entrée dans le bar. La salle était remplie à la moitié malgré l'heure propice à l'envie d'aller boire un coup avec des collègues ou des amis. Personne ne me paraissait familier dans le bar, même pas le patron ou quelqu'un d'autre à moins que... C'était qui que ces deux types emmerdaient comme ça ? Ça avait l'air d'être une femme mais elle ne me disait rien. Je m'approchai en voyant deux gars plutôt éméchés aborder une femme assise à une petite table pour deux et je reconnus avec surprise, quelqu'un que je ne pensais pas voir ici. La femme ici était habillée en civile alors que j'avais prise l'habitude de la voir en uniforme de l'Alliance, un peu comme le mien. Elle buvait dans un petit verre, sa mine sombre habituelle que je lui connaissais depuis maintenant des années. Elle n'avait pas l'air de les connaître les deux aminches mais ils ne paraissaient pas vouloir disparaitre malgré ce que je perçus comme un ordre impérieux de la part de Shaun McAvoy pour les faire dégager. Je me passai la langue sur mes lèvres en voyant la scène, partagée entre la laisser se démerder, l'ignorer ou lui venir en aide. L'idée était tentante de la laisser se débrouiller avec eux rien que pour voir comment Shaun s'en sortirait mais d'un autre côté, savoir que ma meilleure amie -ou ennemie c'est selon- se retrouverait dans de sales draps à cause de deux clodos bourrés ne m'enchantait pas. Non je devais l'aider.

Messieurs, vous avez entendu cette dame. Laissez-la tranquille et aller décuver ailleurs.

Mais... mais t'es qui toi ? Tu te prends pour quoi avec ton uniforme ?

Tu crois que... que *hips* tu nous impressionnes mon Général ?

Je vins plus près d'eux en ignorant le regard que Shaun pourrait me lancer et faisant l'effort de volonté pour surmonter l'odeur pestilentielle d'alcool de l'homme.

J'en sais rien et je m'en carre. Maintenant dégagez vous deux ou je pave la rue d'en face avec vos tronches de rat comme ça tout le monde pourra vous piétiner en marchant.

Je croisai les bras devant eux deux qui me faisaient face, le regard dur et impassible envers les deux outres à vinasse, mon tatouage de roses noires et de Predators sur tout mon bras droit bien en vue pour eux. Je pus d'ailleurs remarquer que je dominai d'une bonne tête les deux débiles qui venaient importuner mon amie mais j'espérai qu'aucun des deux ne se mette à lever la main sur moi. Une bataille de regards s'ensuivit durant une longue minute où même le patron nous fixait jusqu'à ce que l'un des deux compagnons de beuverie n'attrape le bras de son pote pour le tirer et me contourner jusqu'à la sortie en manquant de trébucher. Celui qui était tiré essaya de proférer des insanités à mon égard mais il fut pris d'une grosse quinte de toux en même temps d'un pâlissement de son visage, peut-être un signe annonciateur du vomissement prochain. Je ne tins plus compte d'eux deux et je fis face à Shaun, un sourire en coin qu'elle avait mille fois vu se dessiner sur mon visage. Je demandai au patron de me servir la même chose que Shaun avant de m'assoir à sa table juste en face d'elle, nos regards ici, bien fixés.

C'est une agréable surprise dis donc... Tu ne me croiras peut-être pas mais je suis contente de te revoir, ma Shaun d'amour. J'espérai te revoir un de ces jours. Tu n'es pas en service en ce moment ?
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MessageSujet: Re: Un temps pour nous   Sam 27 Jan 2018, 23:04
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Un temps pour nous
Ada J Raikes - Shaun McAvoy


Suite à son éprouvante formation N1, Shaun s’était vu attribuer quelques jours de repos pour se remettre de la session ainsi que de ses blessures. Rien de trop grave. De la fatigue essentiellement, quelques bleus ainsi qu’une entorse au poignet droit. Son épaule droite avait également morflé lors des épreuves mais n’avait désormais pratiquement plus rien. D’ici deux ou trois jours elle serait bonne pour reprendre du service. La lieutenant-commandant avait validé son N1 avec succès. C’était déjà ça de prit. Mais McAvoy savait pertinemment qu’après l’épreuve physique, les évaluations psychologiques suivraient de près. L’anglaise se savait plutôt équilibrée mais était également consciente que certains points dans son dossier pourraient lui nuire. Notamment le fait qu’elle ait du mal à tourner la page depuis la guerre contre les moissonneurs. Shaun avait décidé de remédier à cela en faisant face à son passé.

La britannique n’était pas retournée depuis la guerre dans la maison où elle avait grandi. Ou plutôt ce qu’il en restait. Ses parents y avaient fait un tour pour constater les dégâts et voir s’il restait des objets ou autre à récupérer. Mais malheureusement pour la famille, la demeure se trouvait dans le centre de Londres et il n’en restait absolument rien. Pas même une brique ou une photo. Vu que la brune était actuellement sur Terre suite à sa formation N1 elle avait décidé de prendre son courage à deux mains et de faire un détour par Londres pour enfin se rendre dans son ancienne maison ou plutôt son emplacement. Cela ne la réjouissait pas plus que ça mais il était temps qu’elle le fasse.

Le quartier avait dû être totalement balayé par un moissonneur car tout avait changé. La biotique eut même besoin de rentrer les coordonnées GPS de l’ancien emplacement pour pouvoir retrouver l’endroit tant tout lui paraissait étranger. Les rues avaient été redessinées, les bâtiments avaient un nouveau design. Globalement il ne restait pas grand-chose de la vieille capitale qu’elle avait arpentée durant sa jeunesse. McAvoy prit le temps de s’arrêter chez un fleuriste en chemin pour acheter un bouquet. Arriver avec 14 ans de retard les mains vides… ses grands-parents se seraient assurément retournés dans leurs tombes. C’est l’estomac noué qu’elle continua sa route vers la maison de son enfance. Elle finit par s’arrêter au milieu d’un parc. Son OmniTech bipait à rythme régulier pour lui indiquer qu’elle était arrivée à sa destination.

La lieutenant-commandant resta stoïque un moment. Ne sachant trop comment réagir et étant confuse sur ce qu’elle ressentait ou plutôt ce qu’elle ne ressentait pas. Elle fut surprise par son manque de réactions. Sa présence ici était beaucoup moins pénible que ce qu’elle s’était imaginé. Peut-être était-ce parce que tout était aussi différent. Il était difficile d’associer l’endroit avec ses souvenirs. Si sa maison était restée debout cela aurait été tout autre mais là… Rien ne la reliait à cet endroit. Il n’y avait plus la bâtisse qu’ils avaient arpenté de long en large, leur salle de jeux, le jardin où ils s’entrainaient, les murets qu’ils escaladaient, la cuisine qu’ils dévalisaient pendant la nuit, les encadrements de portes qu’ils piégeaient… Sauf qu’il n’y avait plus de ‘’leur’’ ni de ‘’ils’’…

Ah… Shaun se souvenait désormais ce qu’elle appréhendait. Ca n’était pas de songer à ses grands-parents disparus. Certes, ils lui manquaient mais d’une certaine manière c’était dans l’ordre des choses. Un jour ou l’autre ils seraient partis avant elle. Ca n’était pas plaisant certes mais c’était normal. Elle avait fait son deuil il y a bien longtemps. Non. Ce qui l’avait inquiétée était de repenser à Al. L’anglaise resserra sa main autour du bouquet alors que l’autre vint chercher les dog tags appartenant à son frère autour de son cou. Elle fit jouer les plaques entre ses doigts un moment. Tentant de se concentrer sur les bons souvenirs plutôt que les autres. Mais la tâche était difficile car les derniers instants d’Alexander ne cessaient de refaire surface.

La jeune femme finit éventuellement par réussir à se mouvoir de nouveau. Elle s’adossa contre un arbre avant de se laisser glisser au sol, ses jambes collées contre sa poitrine, sa tête reposant sur ses genoux. La brune se focalisa sur sa respiration pour se calmer malgré la vague de souvenirs refoulés qui l’envahissait. Après de longues minutes la situation ne s’arrangeait pas vraiment. Bien qu’elle se force à penser à autre chose cela se finissait toujours par la mort d’Alexander. McAvoy maudit sa mémoire avant de sortir un vieux dossier photos de son OmniTech, espérant qu’en se concentrant sur quelque chose de tangible cela irait mieux. Etonnement faire défiler de vieilles photos de famille fonctionnait. La lieutenant-commandant était moins hantée par des souvenirs de guerre et plus concentrée sur ce qu’il s’était passé lors de la prise des photos. La britannique n’en restait tout de même pas moins triste et agitée. Après quelques heures assise là, l’anglaise, épuisée, finit quand même par trouver le courage de se relever. Elle laissa le bouquet de fleur au pied de l’arbre avant de s’éclipser rapidement hors du parc.

La biotique avait marché d’un pas vif jusqu’à tomber dans un bar pas trop miteux qui lui permettrait de se démonter la tête en toute tranquillité histoire d’éviter de ressasser sa journée. Revenir dans la capitale l’avait assurément secoué la jeune femme. Shaun repéra une table au fond de la pièce mais commanda d’abord deux doubles whiskies au comptoir. Elle but le premier d’une traite au bar, annonçant ainsi la couleur au barman, avant d’aller s’installer la mine sombre en compagnie de son second verre sur la banquette.

L’anglaise avait le regard rivé dans le fond de son verre, les coudes posés sur la table. Perdu dans ses pensées elle ne remarqua les deux hommes dans un état d’ébriété avancé qu’une fois que ces derniers arrivèrent à son niveau. La biotique ne leva pourtant pas les yeux de son verre quand les deux saoulard la hélèrent. Shaun espérait fortement que les deux idiots se lasseraient rapidement et lui ficherait la paix pour qu’elle puisse se saouler en toute tranquillité. Mais vu la chance de McAvoy c’était peine perdu. Lorsque qu’un des deux hommes frappa de son poing sur sa table la brune leva les yeux vers ce dernier. Le regard mauvais, elle hésitait encore sur la marche à suivre étant donné qu’elle voulait finir sa soirée tranquille et non à faire une déposition au poste. Son fils de pensées fut interrompu par une tête qui lui était bien connu. La britannique se dit que ça n’était définitivement pas sa journée pour qu’en plus elle ait à se taper la présence de Raikes surtout si elle était d’humeur taquine. La jeune femme s’occupa rapidement des deux hommes avant de s’installer en face d’elle :

« Ada… je ne suis pas vraiment d’humeur à subir tes railleries aujourd’hui alors si tu pouvais m’en dispenser je préfèrerais… » Expliqua froidement la biotique en prenant une nouvelle gorgée de son verre.

« Mais je suppose que je peux t’offrir un verre ou deux pour te remercier de m’avoir débarrassé de ces deux types… » Finit par ajouter la britannique sur un ton plus chaleureux. L’intervention de la jeune femme arrangeait bien la brune qui, ayant besoin de se défouler, se serait probablement créé inutilement des problèmes en se débarrassant des deux ivrognes.

L’arrivée de Raikes perturbait légèrement les plans de la biotique. Mais c’était certainement mieux comme ça. Cela lui éviterait de passer sa soirée seule à s’enfiler des canons jusqu’à pas d’heure pour ensuite finir dieu sait où pour n’avoir finalement que de vagues souvenirs de la nuit qu’elle aurait passé. Ada avait beau être incroyablement horripilante il arrivait que sa présence ait du bon. Shaun ne savait pas comment c’était possible mais son amie/rivale d’enfance semblait toujours de bonne humeur… en sa présence en tous cas. Les deux soldats ne s’étaient pas revus depuis un moment à cause des aléas des affectations. La britannique ne se souvenait d’ailleurs même plus de leur dernière rencontre en date.

« Et pour répondre à ta question non. Je suis en repos. Et toi ? Comment se fait-il que tu sois sur Terre ? » Demanda la biotique.

McAvoy enchaîna ensuite sur les banalités de rigueur : comment allaient ses parents, ses sœurs, son frère, qu’est-ce qu’ils devenaient, si le boulot ça allait etc etc. Shaun n’avait pas spécialement envie de parler d’elle et enchaînait donc les questions.








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MessageSujet: Re: Un temps pour nous   Ven 02 Fév 2018, 01:52

A time for us

- Londres, environs du spatioport de l'Alliance
- Pub O'Riley

Comme je l'escomptais, ma petite déclaration déclencha immédiatement une réaction glaciale de la part de cette chère Shaun mais ce fut loin de me déstabiliser. Il fallait dire que depuis le temps que je la connaissais, c'est à dire depuis l'enfance, elle ne supportait jamais que je lui donne de petits mots doux ou que je manifeste de l'affection envers elle. Quoique, il arrivait que des fois, cela puisse marcher et détendre mon amie d'enfance mais dans la plupart des cas, elle réagissait froidement ou avec dédain. Ici, la belle avait plutôt opté pour la froideur. Cependant, je pensai l'expression que je venais de lui lancer et bien que le ton employé m'était terriblement familier, je tins pour une fois compte de ses mots avant de me lancer dans un examen facial de mon ennemie d'enfance. Les traits légèrement tirés, renfermés mais le regard vide fixé vers le fond du verre. Les mains n'étaient pas tremblantes et le poing avait légèrement enserré le verre. Shaun était penchée sur son verre, pas vraiment ouverte vers moi mais c'était normal, elle ne s'ouvrait jamais vraiment à moi hormis en de très rares occasions qui n'avaient de toute manière pris que très peu de place dans mes souvenirs immédiats. Une chose cependant me paraissait certaine, ma collègue britannique était venue ici pour boire et ne s'attendait à voir personne. Elle but encore un peu de son whiskey après sa mise en garde qui ne déclencha pas d'autre réaction que mon sourire en coin qui se mit à s'élargir comme dans une provocation silencieuse. Néanmoins, je ne lui lançai pas d'autres piques, pour une fois, j'étais encline à ne pas l'embêter davantage. Bien au contraire, j'étais contente d'avoir ce moment avec l'une des rares personnes vivantes qui me restait de l'époque d'avant la guerre contre les Moissonneurs. Tout restait maintenant à faire pour la discussion.

L'invitation à boire de Shaun me remplit de joie, la perspective de boire un verre avec elle suffit à égayer ma soirée et un sourire sincère se dessina sur mon visage avant de reprendre l'expression mutine que j'arborai habituellement devant elle. Je fis un signe de tête au serveur pour dire que j'acceptai la proposition de ma charmante collègue avant que les deux verres n'arrivent en face de Shaun et moi. L'on trinqua avec nos verres avant de boire une gorgée et que Shaun ne réponde à ma question. Du coin de l'œil, je jetai un regard en direction de la boisson alcoolisée, étrangement agréable et forte. Je ne savais pas d'où provenait le whiskey ni comment il avait été préparé mais le goût était vraiment bon, je compris pourquoi Shaun s'était mise à le boire. La réponse de ma pire amie d'enfance ne se fit pas attendre davantage, c'était pour ainsi dire même pas surprenant. En repos et en civil mais non loin du spatioport. Était-ce une coïncidence ? Peut-être bien. Comme elle le fit, je m'empressai de satisfaire la curiosité relative de la biotique à propos de ma présence sur Terre et à Londres.

Je suis en service normalement mais mon vaisseau est à l'arrêt. Une frégate toute neuve mais bardée de problèmes alors qu'elle a été livrée à temps. Si c'est pas malheureux... Donc clouée sur Terre et coincée avec une charmante femme du nom de Shaun McAvoy, je ne sais pas si tu connais ?

Je ponctuai ma réponse d'un rire un peu moqueur mais tout en auto-dérision. Shaun se mit ensuite à me demander comment ma famille allait en spécifiant chaque membre et mon sourire fondit comme neige au soleil. Quelque chose d'affreux me frappa en plein visage alors que je fixai Shaun dans un silence qui s'était installé entre elle et moi malgré l'ambiance du pub qui avait gagné en affluence et en clients. Mais Shaun et moi étions comme enfermés dans une bulle, hermétiques au monde extérieur. Depuis la guerre contre les Moissonneurs, mon amie anglaise et moi n'avions jamais vraiment pris le temps de discuter à tête reposée et de manière approfondie comme on pouvait potentiellement le faire ici. Instinctivement, les larmes commencèrent à me monter aux yeux car le souvenir douloureux de la mort de mon frère, de ma sœur cadette et de mon père refirent surface mais les années passées à avoir refoulé cette douleur au plus profond de moi-même n'autorisèrent pas les larmes à parvenir même aux yeux, s'arrêtant à mi-chemin. Ainsi aux yeux de Shaun, j'apparus certes muette mais pensive, comme songeuse à ce qu'elle allait dire. Peut-être se disait-elle que je l'ignorai mais je réfléchis à la meilleure manière possible d'amener la chose. Je ne savais pas ce qu'il en était de la propre famille de Shaun mais je le savais pour la mienne et quinze longues années de mal enfouis en moi voulurent remonter pour atteindre mon âme. Je passai de l'état d'hilarité relative et moqueuse à celui d'une tristesse et d'un chagrin enterré qui menaçait de déborder à tout moment. Mon regard perdu se mit à regarder les mains plutôt gracieuses de ma rivale qui tinrent le verre de whiskey et je levai les yeux vers elle comme sortant de ma léthargie. La voix de Shaun me parvint, comme si je sortais d'un tunnel et je me mordis la lèvre inférieure. Comme réaction, je tournai la tête vers un serveur qui passait à côté et je lui indiquai de la main les deux verres de whiskey pour en commander deux autres pour nous deux. Puis, la gorge serrée, je me résolus enfin de lui répondre.

Je... Enfin... Tu sais Shaun en... quinze ans, on n'a... jamais pris le temps de se poser et de parler de nous. On s'est pourtant revus trois ou quatre fois depuis... depuis que les Moissonneurs ne sont plus mais... nous étions trop occupés par notre travail...

Auparavant adossée contre le dossier de ma chaise, je me penchai sur la table à nouveau pour me rapprocher de Shaun, changeant le ton de notre conversation pour adopter celui de la confidence, quelque chose que nous n'avions que trop peu fait entre elle et moi, nous passions beaucoup plus notre temps à nous quereller elle avec sa froideur et moi ma mesquinerie. Cela faisait longtemps que j'espérai pouvoir me confier à celle que je considérai comme une amie ancienne, très rare rescapée des gens que je connaissais de cette guerre terrible quinze ans plus tôt et ce malgré nos antécédents. Mes yeux se remirent à capter ceux de Shaun et je vis en elle plusieurs choses : principalement, ce que nous avions perdu contre les Moissonneurs comme presque tous les gens que l'on connaissait mais aussi ce que nous avions pu sauver de leurs griffes métalliques comme des milliards de vies ainsi que celles qui nous étaient chères. Depuis tout ce temps, elle personnifiait ce ressenti contradictoire que j'avais en moi, la perte que nous avons tous enduré mais aussi la préservation de ce qui fut possible, de ce qui fit partie de nous. Aujourd'hui était pour moi l'occasion d'extérioriser tout ça et de pouvoir enfin essayer de guérir d'anciennes blessures qui s'étaient malheureusement rouvertes.

Un serveur vint nous apporter deux autres verres de whiskey, un peu plus remplis et d'un geste, j'arrêtai Shaun avant de payer par moi-même à l'aide de mon OmniTech. Le serveur reparti, je finis d'une traite mon verre précédent. Cela m'arracha un petit rictus mais je repris mon autre verre dernièrement arrivé d'un air absent. Puis, un peu plus ragaillardie par l'alcool, je me remis à parler à Shaun.

En quinze ans il s'est passé beaucoup de choses, Shaun. Je sais qu'on a nos différents, même la dernière fois qu'on s'est vu, ça se ressentait chez tous les officiers présents qu'on avait du mal à se blairer... Si je te disais que j'étais contente de te voir, ce n'était pas pour te chambrer, je le pensais vraiment. Je veux que l'on rattrape... un peu de notre temps perdu.

Attendant la réponse de Shaun, je remis à boire une généreuse gorgée de mon whiskey, l'alcool m'arrachant un rictus plus large que le précédent, mais je me mis déjà en tête de voir commander d'autres verres. Je sentis que j'en aurai besoin et je me dis que Shaun ressentirait certainement le même besoin impérieux que moi.
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MessageSujet: Re: Un temps pour nous   Jeu 05 Avr 2018, 16:15
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Un temps pour nous
Ada J Raikes - Shaun McAvoy


« Charmante hein ? Pas l’adjectif que j’emploierais à son propos… » S’amusa la biotique dans un demi-sourire.

Un certain nombre d’adjectifs lui venaient en tête en ce qui concernait sa personne mais ‘’charmante’’ n’en était assurément pas un. Ada et son sarcasme… elle n’avait pas beaucoup changé.

Alors que la lieutenant-commandant commençait à poser ses questions pour meubler la conversation elle se rendit bien vite compte de son erreur. Vu la tête que faisait son homologue le sujet était clairement sensible. McAvoy chercha au fin fond de sa mémoire les dernières altercations qu’elle avait eu avec la jeune femme. L’anglaise se rendit rapidement compte qu’elles n’avaient jamais abordé ce sujet et étaient restées sur des conversations professionnelles plutôt que personnelles. Certes leur rivalité avait été abordée mais pas leurs familles respectives. Shaun pesta intérieurement contre sa maladresse et sa mémoire défaillante. L’atmosphère s’assombrit rapidement et un silence pesant s’installa faisant disparaitre instantanément l’enthousiasme présent quelques secondes auparavant. Quelques minutes passèrent avant que McAvoy ne reprenne contenance et ne trouve les mots adéquats. Mais en prononçant ces derniers la noble trouvait qu’ils sonnaient faux.

« Désolée… Je n’avais pas réalisé que nous n’avions pas… Vu que nous nous étions croisés plusieurs fois… s’excusa la brune quelque peu mal à l’aise. Mes condoléances… » Ajouta maladroitement la biotique.

L’ambiance était devenue plus grave, tendue. Habituellement c’était plutôt dû à la présence de Shaun. Et comme Ada était d’un naturel plus extroverti, elle changeait cela. Mais au vu de l’humeur des deux jeunes femmes actuellement, le ton de la conversation ne risquait pas de s’améliorer. La lieutenant-commandant ne savait pas vraiment quoi dire de plus… Il semblait que Raikes souhaite rattraper le temps perdu mais pour McAvoy, le temps s’était arrêté quinze ans auparavant. Certes sa carrière professionnelle avait bien évolué mais pour ce qui était du reste… Sur un aspect personnel rien n’avait changé en plus d’une décennie. C’en était presque effrayant. La brune fréquentait le même groupe d’amis, ou du moins ce qu’il en restait, depuis l’académie Grissom, elle voyait peu voir pas de nouvelles têtes de façon régulière. Elle sortait globalement peu, ayant souhaité réduire drastiquement sa consommation d’alcool avant que ça ne devienne problématique. Il y avait quelques évènements mondains auxquels ses parents la trainaient. Et quelques repas de famille entre eux trois. Mais cela pouvait probablement compter plus comme des heures de travail que de repos au vu des conversations engagées. La famille McAvoy était avant tout mariée à l’Alliance, qui occupait une énorme partie de son existence. Etant tous gradés dans l’armée les sujets de conversation tournaient globalement autour de ça. Au sujet de sa vie affective… well… plutôt absente comme d’habitude… Ca ne l’empêchait pas de passer des nuits à droite à gauche mais rien de bien sérieux. Il y avait bien Raph qui était un régulier… en même temps il faisait partis de son cercle d’amis de Grissom… Mais ils essayaient plutôt d’oublier mutuellement leur solitude qu’autre chose. S’il y avait eu un intérêt romantique l’un d’entre eux se serait manifesté il y a longtemps. Ca faisait près de deux décennies qu’ils se connaissaient.

« Tu n’as pas loupé grand-chose de mon côté… A part le boulot et l’académie Grissom je n’ai pas vraiment d’autres loisirs ou occupations… soupira Shaun en prenant une nouvelle gorgée. C’était triste mais c’était un fait. En ce qui concerne les détails croustillants je crains également que tu n’aies frappé à la mauvaise porte. Je suis toujours mariée à l’Alliance…

La brune avait volontairement évité le sujet de la Guerre… Si Ada voulait l’aborder elle y viendrait mais l’anglaise préférait éviter de faire un nouveau faux pas pour le moment…








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MessageSujet: Re: Un temps pour nous   Ven 20 Avr 2018, 12:39

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- Londres, environs du spatioport de l'Alliance
- Pub O'Riley

Au moins, Shaun était toujours la même, j'en voulais pour preuve ce petit sourire qu'elle avait lorsque je la charriais un peu sur son charme. Il fallait dire que dans mes souvenirs aussi loin que je m'en rappelle, Shaun avait toujours été une fille ravissante qui est devenue ensuite une femme charmante. Rien à voir avec moi qui n'avait pas été immédiatement gâtée par la nature. Lorsque nous étions plus petites, Shaun riait de beaucoup de choses tout en jovialité comme de ma propension à ingérer beaucoup de nourriture ou rapport au fait qu'elle pouvait surprendre son frère en lui faisant des farces, elle pouvait me railler parce que je partageai pas son hilarité tandis que je me répandais en blagues qui pouvaient parfois l'exaspérer, les dons biotiques de la petite anglaise n'arrangeant rien. À l'adolescence, notre ressentiment l'une envers l'autre s'était exacerbé, j'avais perdu quelques tours de taille mais j'étais toujours trop grosse à mes yeux tandis que Shaun me rendait furieuse car elle avait la taille que j'aurais aimée avoir. Cette colère, je la faisais passer dans un sarcasme caustique, au moins ça avait le don de la braquer et parfois de la faire taire. Puis le temps et l'Alliance ont fait leur œuvre, l'âge adulte s'est emparée de chacune d'entre nous mais séparément au contraire de nos premières années où nous avons quasiment grandies ensemble. La femme aujourd'hui qui était devant moi n'avait plus rien à voir avec cette fille qui riait beaucoup et s'amusait lorsqu'elle était plus jeune. Sa bonne humeur me manquait.

Les excuses et les condoléances de la part de ma collègue furent à peine entendues au contraire de ce que j'interprétai comme des réponses balancées à la va-vite pour évacuer une question sous-entendue de ma part. Néanmoins, j'écoutai avec intérêt ce que la jeune femme me répondit, même si c'était ce à quoi je m'attendais. Au moment où elle acheva de me répondre, j'hésitai sur la ligne directrice de notre conversation. Certes je l'avais lancée à propos de nous deux et elle avait enchaîné à propos de son service dans l'Alliance, des mots vagues pour des phrases tout ce qu'il y avait de plus général et bateau. Personne pour moi n'était mariée à l'Alliance, c'était une fausse idée même pour quelqu'un comme mon amie Shaun. Je ne devais pas être celle qui lui faisait battre le cœur c'était certain, le mien ne battait déjà pas pour le sien mais j'étais convaincue que Shaun portait quelqu'un en elle. Toutefois, ce n'était pas encore le moment pour moi de lui tirer les vers du nez, peut-être même que je ne le ferai jamais mais je me rappelai de ces questions et ce fut avec la gorge nouée que j'entrepris de lui répondre. Je me mordis la lèvre en voyant le restant de whiskey au fond de mon verre puis je regardai Shaun directement dans ses yeux d'un air bien plus neutre.

Malheureusement les mots ne venaient pas, les larmes menaçaient car cette douleur intérieure venait à peine d'émerger et pour calmer tout ça, je finis immédiatement mon verre de whiskey. L'alcool fort fit son office et mon mal-être s'estompa légèrement. Merde que c'était dur... Je voyais bien que je captai l'attention de Shaun et sans prévenir, je lui saisis la main non loin de la mienne. Je pris une grande inspiration et je la serrai doucement, tâchant de pas lui faire mal.

Allez rattrapons ce temps perdu... Tu ne pouvais pas savoir Shaun, comme je t'ai dis c'était il y a longtemps... Les Moissonneurs m'ont enlevé mon père, tué pendant que l'Alliance se battait encore sur Terre, c'était après l'invasion. Emilie... ma sœur cadette a subi le même sort... Au moins, je me console en me disant qu'elle n'est pas partie seule mais avec lui... Elle était... terrifiée du noir la pauvre...

J'essayai de sourire aux bons souvenirs de serrer Emilie dans mes bras mais je n'y arrivai pas. Cette tension ressentie au fond de la bouche ne partait vraiment pas.

Ma mère a été la plus dévastée... Gary avec mon autre sœur Daichi a essayé de protéger notre famille... Moi j'étais déjà en mission à bord du SSV Shangaï, j'étais à Vancouver quand les Moissonneurs ont attaqués.

Je fis une moue un peu par contrariété en y repensant et je fronçai les sourcils en voyant mon verre vide. Je prévoyai d'en commander d'autres puis de poursuivre.

On s'en est tous sorti au final mais... Nous n'étions plus vraiment les mêmes. Et puis... mon frère a été tué, il y a quelques années. Sa colonie a été attaquée par des ordures de Butariens, il a résisté mais... quand je suis arrivé sur place, c'était déjà trop tard. Je peux en parler maintenant parce que... parce que c'est à toi que je parle déjà mais aussi parce que, le temps a fait son œuvre on va dire.

Je lâchai la main de Shaun, un peu avec précaution comme si j'avais peur de lui casser la main avant de prendre mon verre et d'en demander deux autres au patron du bar en lui agitant doucement mon verre. Parler ainsi à mon amie d'enfance me procurait un étrange sentiment de soulagement, je ne me rappelai plus de la dernière fois où nous avions ainsi discuté mais s'il y avait bien une personne avec qui j'avais voulu avoir ce genre de confession, c'était bien Shaun.
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Un temps pour nous

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