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 [Intrigue #11] Résurgence

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MessageSujet: [Intrigue #11] Résurgence   Mar 13 Fév 2018, 14:48
Intervention MJ : OuiDate :  10 Février 2203 RP Tout public
Alec SykesAda J. RaikesTelhius SharkanShaun McAvoy
[Intrigue #11] Résurgence



[Intrigue #11] Résurgence
10 Février 2203

Orbite de Chasca


Si une chose pouvait être affirmée avec certitude concernant l'espace, c'est qu'il pouvait s'avérer aussi fascinant que terrifiant. Qui pouvait savoir quelles sombres horreurs se trouvaient tapies dans les tréfonds du néant, attendant avec une impatience presque malsaine l'inévitable moment de leur découverte ? Cette inconsistance était ce qui le caractérisait le plus parfaitement, nombreuses furent les âmes à tenter de le comprendre, et nombreuses furent celles à en être victimes.

Cette journée ne faisait bien évidemment pas exception à la règle et personne n'était en mesure de prédire combien de victimes allaient encore succomber à la dure fatalité de l'espace. Les âmes à bord des trois frégates conciliennes en orbite autour de Chasca allaient devoir affronter seules leur destin.

L'équipe d'interception était arrivée sur place aussi rapidement que possible, faisant face à la direction d'où provenait le vaisseau inconnu. Les multiples tentatives de communications s'étaient soldées par des échecs, l'engin restant totalement silencieux. Mais les scanners longue portée des frégates permirent de recueillir quelques précieuses informations quant à la nature de ce qui approchait. Les résultats furent transmis aux officiers supérieurs et ils s'avéraient particulièrement étranges.

Le vaisseau qui se dirigeait actuellement vers Chasca n'était en effet rien d'autre qu'un cuirassé asari. Tous ses systèmes de propulsion et d'alimentation éteints, l'énorme masse ne faisait que se mouvoir à une vitesse relativement importante tout droit sur la colonie humaine. En l'état des choses, il s'avérait difficile de faire le moindre pronostic définitif sur la situation et encore moins de prendre une décision sans ordre préalables.

Mais rapidement, les officiers en charge de chacune des frégates furent conviés à recevoir un appel de l’état-major. L'image de l'amiral Igor Fender apparut alors sur les plate-formes de communication du SSV Midway, du SSV Okinawa et du PFS Maloren.

Officiers, je ne vais pas vous cacher que les faits sont particulièrement déroutants. Nous avons contacté les Républiques, et les asaris confirment qu'aucun de leurs appareils ne se trouve actuellement dans le secteur. Mais il y a plus étrange.

D'après les données que nous leur avons transmis, la signature de ce vaisseau correspondrait à celui du Gargantua, un de leur cuirassé qui a été détruit par les moissonneurs pendant la Grande Guerre.


L'amiral croisa ses bras dans son dos.

Quelle que soit sa nature, ce cuirassé doit être stoppé avant qu'il n'atteigne la colonie et il entrera dans son orbite dans trois heures. Une réactivation manuelle de ses systèmes pourrait permettre de dévier sa trajectoire sans avoir à le détruire.

Vous avez donc l'autorisation d'approcher et d'accoster la cible. Profitez en pour récupérer toutes les informations que vous pourrez, nous tenterons de notre côté de déterminer l'origine de sa trajectoire. Nous vous préviendrons dès que nous aurons du nouveau.

Commandant Sykes, je vous confie le commandement. Bonne chance.

Fender terminé.



____________INFOS MJ____________


C'est parti !

Rien de particulier pour ce tour, il sert surtout à mettre en place la situation générale et celle de vos personnages. Vous avez votre objectif, le reste dépend de vous.

Vous avez donc une semaine pour répondre, si vous avez la moindre question, n'hésitez pas !





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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mer 14 Fév 2018, 21:57

9 février 2203
Capitale d’Eden Prime, Système Exodus

Une crise peut survenir de bien des façons, c’est un fait que tout être vivant doué de conscience est capable d’admettre avec un minimum d’expérience de vie. Pourtant en ce début de 22ème siècle, et plus généralement depuis que l’Humanité voyageait à travers les étoiles, les problèmes auxquels elle devait faire face devenaient aussi fréquents que critiques par bien des aspects. L’invasion Moissonneur sortait bien évidemment du lot, et de loin… Mais les difficultés qui s’imposaient à l’Alliance au fil des années, en cette ère post-conflit, n’avaient parfois rien à envier aux heures sombres des années 2100. Après une unité arrachée sur le fil pour terminer et employer le Creuset contre l’envahisseur, la galaxie ne cessait depuis de partir en lambeaux à bien des niveaux. De l’émergence de races nouvelles sur l’échiquier galactique comme sur Turvess ou Lasjae aux affrontements qui suivirent les exactions de Machiavel et d’autres extrémistes, le contexte politique continuait de bouillonner en permanence.

Ce brasier, alimenté par des politiques prêts à défendre becs et ongles la moindre parcelle d’influence et de pouvoir de leurs gouvernements et espèces, s’incarnait aujourd’hui au sein des agissements de l’Union Galarienne…

Il n’est donc pas étonnant de penser qu’en tant que soldat expérimenté et agent de l’UCIP, le Commandant Sykes voyait dans ces récents évènements la plus grande menace pour la stabilité de l’espace concilien. Du moins… à court et moyen terme. Il en était même venu à se demander quand est-ce que le Conseil se déciderait à intenter une action contre cette menace, quitte à montrer les crocs pour faire revenir dans le droit chemin un de ses membres les plus vénérables par le passé. L’hypothèse d’un conflit ouvert ou d’une opération coup de poing paraissait certes bien lointain, mais le N7 ne s’y était pas moins préparé. Les notes d’informations diffusées en interne au sein de l’Alliance sur cette crise incitaient d’ailleurs plus d’un officier dont l’affectation s’avérait sensible à plancher sur le sujet.

Mais contre toute attente, c’est un évènement d’une toute autre forme qui dévia le Midway de sa feuille de route… Envoyée en direction d’Ontarom depuis la Terre, la frégate des Opérations Spéciales faisait une halte par Eden Prime afin d’embarquer un « chargement sensible » en direction des stations d’écoute de la Travée lorsqu’une missive prioritaire réveilla son Commandant détaché au sol pour prendre quelques heures de repos avant de repartir. Sujet d’une nuit extrêmement douce au sommeil réparateur, ce qui n’était pas arrivé depuis quelques temps déjà, l’officier fut tiré de ses songes par le bip familier de son omnitech lui signifiant une urgence. Instinctivement, il se redressa pour en consulter le motif, ce qui arracha une complainte endormie mais plaintive à la belle assoupie contre lui. Dissimulée par les draps, la silhouette dénudée et aux courbes avantageuses de Kathleen Callaghan signifia sa désapprobation de la sorte, ne s’arrachant pas au sommeil pour autant.

L’espionne à la crinière de feu, détachée pour enquêter sur des mouvements séparatistes résurgents au sein de la société civile d’Eden Prime, n’avait pu résister à l’occasion de retrouver son homme, ne serait-ce que pour quelques heures. La petite escapade romantique tourna donc malheureusement court de la plus brutale des façons, encore que tous deux savaient plus que tout ce qu’imposait l’appel du Devoir… Alec avait sa propre enquête à mener, voire un ennemi à combattre… Il abandonna donc la jolie biotique à contrecœur, lui signifiant son départ d’un message à son attention. Dans l’heure qui suivit, l’ensemble de son équipage fut rappelé à bord, et dans la demi-heure suivante, le Midway filait vers la Mer Pourpre. Faisait fi des habituelles check-lists et manœuvres réglementaires, l’appareil devait rejoindre au plus vite le théâtre d’opération et effectuer la jonction avec ses renforts.

Demain une drôle de journée s’annonçait… Une journée sous le signe de la coopération avec l’UCIP et la Hiérarchie, certes, mais une journée dont le dénouement s’avérait bien trop risqué à prédire dès à présent…

***

10 février 2203
Non loin de l'orbite de Chasca, Mer Pourpre


Ils était tous là. Rassemblés autour de leur leader dans la soute du Midway. L’ensemble de la SO-21, unité des Opérations Spéciales du Commandant Alec Sykes, attendait le feu vert pour se lancer. Déjà tout équipés de leurs armures noires au pattern si particulier, le logo de l’Alliance ressortant bien sur le torse dans son blanc cassé, ces soldats d’élites fixaient avec attention l’hologramme de l’Amiral Fender. Chacun s’employait à emmagasiner, décortiquer, analyser le moindre élément cédé par l’officier chapotant toute l’opération, comme on leur avait si bien apprit à le faire durant toutes ces années. Déjà, des difficultés, ouvertures ou axes de réflexion germaient ici et là, signe que tous appréhendaient parfaitement les enjeux de leur mission. Le seul fait de mentionner un « vaisseau fantôme » suffisait à rendre tout ceci intriguant et oppressant d’une certaine façon.

Après tout, on parlait peut-être de la survie d’une colonie toute entière ici… Hors de question de laisser le moindre détail de côté.

Le N7 de l’équipe était d’ailleurs de cet avis, comme le montra la demande qu’il fit par radio à son officier en second sur la frégate, tandis qu’on s’affairait autour d’eux à préparer leurs transports et à leur apporter armes et munitions.

- « Karen… Renvoyez un message à l’Amiral. Il me faut tout ce qu’il est en mesure d’obtenir auprès des Républiques concernant l’histoire et les circonstances de la disparition de cet appareil. Ça pourrait faire la différence… »

Benneth lui certifia avoir pris connaissance de son ordre, puis le temps du briefing s’imposa. Passage obligé pour se coordonner au mieux, celui qui venait de prendre les rênes du dispositif apparut sous forme holographique à ceux devenus ses lieutenants le temps de tirer cette affaire au clair. Lui-même en armure anthracite, le sigle de son statut de soldat d’élite bien en évidence sur son plastron et les épaulières, il tenait sous le bras sous casque.

- « Lieutenant-Commandants… Allons droit au but, le temps nous est compté… »

La cadre un peu particulier de cette entrevue en disait déjà long. De même que l’équipement lourd et l’armement qui venaient de prendre place dans son dos. Mais comme si cela ne suffisait pas, une simulation holographique de la situation telle qu’elle leur était présentée fit son apparition à son côté. On pouvait y voir le mystérieux cuirassé filer vers la planète, un compte à rebours démarrant à H-3 indiquant le temps restant avant son arrivée en orbite. Face à l’immense vaisseau, leurs minuscules frégates parquées l’une contre l’autre se devinaient d’un un coin.

- « Jusqu’à preuve du contraire, le Gargantua sera considéré comme un contact hostile. Les circonstances de sa réapparition après seize années de silence sont trop obscures pour courir le moindre risque. En conséquence de quoi…» commença-t-il d’un air professionnel mais hâtif.

La simulation changea quelque peu, prenant de la distance pour révéler le système dans son ensemble. Tandis que leur cible progressait vers la planète, chaque appareil d’interception se déplaçait à son tour pour prendre une place particulière, illustrant les propos qui suivirent.

- « Nous nous déploierons selon un schéma propre aux zones d’exclusion du trafic spatial au sein des systèmes à valeur stratégique. Compte tenu des moyens limités à notre disposition et du caractère imposant et sensible de la cible, nos appareils se cantonneront à une tâche d’escorte rapprochée en attendant que nous progressions en son sein. L’Okinawa et le Maloren suivront chacun une trajectoire parallèle à celle du cuirassé, se plaçant à bâbord et tribord, au niveau de son pont médian. Vos équipages feront en sorte de rester hors de portée des systèmes GARDIA et des plateformes de tir secondaires. Le Midway quant à lui restera sous signature furtive au ladar, comme il l’a fait depuis son entrée dans le système. Il servira de plateforme intermédiaire de communications entre le commando envoyé à bord et l’état-major, en employant la colonie comme relais secondaire sous fréquence sécurisée. Puisqu’il s’agit également de l’appareil le plus rapide, il se calera sur une trajectoire identique à notre cible en se positionnant derrière ses systèmes de propulsion jusqu’à nouvel ordre… »

Le CIC du Midway constituait le lieu parfait pour gérer de loin les opérations et garder le contact avec le Terre, tandis que le système furtif permettrait de ne pas trop en révéler sur les manœuvres des engins envoyés pour intercepter le Gargantua. Trois frégates ne pouvaient certes pas grand-chose contre un monstre de cette taille, mais Sykes préférait la jouer serrée et mettre toutes les chances de son côté. Des fois que des occupants – doués de conscience - se montrent hostiles, il n’était pas dans leur intérêt à tous de pouvoir être trop prévisibles pour un ennemi. Raison pour laquelle l’idée de dissimuler le seul vaisseau capable de l’être lui était venue. Et puis… Une position de tir sur les systèmes de propulsion sans être détecté, des fois qu’ils parviennent à faire tomber les barrières cinétiques du cuirassé depuis l’intérieur, n’était pas le genre d’opportunité à rater…

Le soldat poursuivit toutefois son exposé à une vitesse effrénée, les minutes comptant désormais bien trop.

- « Ce qui m’amène aux raisons de notre présence à tous ici : l’abordage. Comme je le disais, nous traiterons ce vaisseau et tout ce qui pourrait se trouver à bord comme hostile jusqu’à preuve du contraire. Si ses systèmes de propulsion sont éteints, c’est que quelqu’un ou quelque chose l’a envoyé sur cette trajectoire directe vers la colonie sans recourir à ses moteurs. Du moins, pas sur la totalité du processus. Qu’il s’agisse d’une volonté d’économiser du carburant, un besoin de limiter au maximum sa signature ladar ou autre, cela n’a pas d’importance pour le moment. Notre priorité est de le stopper avant qu’il n’atteigne l’orbite de la planète. Un crash pourrait s’avérer catastrophique, et faire usage de son canon AM pourrait raser les centres de peuplement en quelques secondes…

Alors qu’il s’agisse d’un équipage Asari perdu depuis des années, de synthétiques, d’une IA, d’un groupe pirate, de renégats ou je ne sais quelle saloperie qui occupe les coursives de cet engin, nous devons en prendre le contrôle quoi qu’il en coûte. Nous naviguerons en terrain inconnu, et serons contraints d’improviser. Une fois sur place et les docks sécurisés, quelques éléments s’occuperont de garder notre porte de sortie. Puis notre effectif se scindera en deux groupes principaux pour occuper les points critiques. L’un d’eux se dirigera vers le poste de commandes pour prendre la main sur les systèmes et récolter un maximum d’informations des bases de données et enregistrements de bord. Le second fera en sorte de rejoindre et sécuriser la salle des machines où se trouvent le générateur principal et les systèmes de propulsion… »


La simulation changea de nouveau, laissant la place à une vue en coupe d’un exemple type de cuirassé Asari. Les zones d’importance y étaient détaillées, encore qu’avec une précision bien difficile à mesurer tant les bleues avaient pris l’habitude de faire évoluer leurs concepts au fil des années. Les vaisseaux capitaux des natives de Thessia étant conçus pour fonctionner des décennies, si ce n’est des siècles, en accord avec leur façon d’être et d’appréhender l’avenir, il n’était pas étonnant d’imaginer que ces plans ne soient pas exacts.

- « Dans le cas où stopper le cuirassé s’avérait impossible, chaque unité emportera son propre lot d’explosifs. Nous n’avons peut-être pas le feu vert pour une telle éventualité, mais mieux vaut disposer du nécessaire si saboter ce vaisseau fantôme devenait la seule option envisageable… Veillez également à emporter double dose de cartouches thermiques… C’est un cuirassé que nous abordons, pas un vulgaire esquif pirate… Des questions, remarques ? » lança finalement un N7 apparemment impatient de faire le grand saut.

Il scruta chacun d’eux avec attention quelques instants, attendant leurs retours sur le sujet. Déjà, les réacteurs des navettes commençaient à vrombir non loin, signe d’un départ imminent. Trop de choses se trouvaient en jeu pour foirer aujourd’hui…
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Jeu 15 Fév 2018, 22:47
Resurgence

Ada J. Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - Telhius Sharkan



- Espace de l’Alliance Interstellaire, Bulle Locale, 2187
- Pont 2, SSV Shanghai, cockpit et passerelle de commandement

Nous nous étions préparés depuis le début à ce moment, tous nos efforts avaient été conjugués pour cette bataille finale. Shepard avait fini de rassembler tout le monde depuis plusieurs jours, les dernières arrivées étant les Asaris de Thessia. Leur planète avait quasiment été aussi dévastée que la nôtre par les Moissonneurs et malgré l’air déterminé des Asaris prêtes à en découdre et leur retard à nous venir en aide, je ne pus m’empêcher de ressentir une certaine compassion à leur égard, comme tous les peuples de la Voie Lactée. Chacun avait souffert à sa manière de cette guerre contre les Moissonneurs qui durait depuis des mois mais qui nous avait semblé à tous durer une éternité. Personne n’avait été épargné par ces machines, nous en premiers car comme beaucoup d’Humains, j’avais aussi dû me résoudre à abandonner la Terre en abandonnant les miens derrière moi lorsque ces ordures mécaniques avaient envahis notre monde natal. J’avais communiqué avec ma mère, Gary et Daichi qui se trouvaient tous les trois dans un camp de réfugiés gardé par l’Alliance et je fus déchirée par deux émotions. D’une part le soulagement d’apprendre que ma famille était en vie mais aussi la douleur d’apprendre que ma sœur cadette et mon père n’avaient pas pu échapper aux Moissonneurs. Malgré le fait que je puisse extérioriser un moment ma peine, je ne pouvais avoir le luxe de pleurer davantage les miens car il y avait une bataille à gagner et une guerre à finir une bonne fois pour toutes. Les Moissonneurs devaient être anéantis jusqu’au dernier. Pour ce faire, l’état-major avec Hackett à sa tête nous avait mis au courant qu’une énorme arme de destruction massive était en route avec nous pour déchaîner son feu destructeur contre nos ennemis. Pour la première fois depuis des mois, à voir tous les vaisseaux militaires ayant répondus à l’appel de Shepard et de l’Alliance ainsi que cette arme entre nos mains, j’avais ressenti de l’espoir. La victoire devenait envisageable et nous allions saisir cette opportunité pleinement, avec l'aide de nos alliés extraterrestres. Il était désormais temps de reprendre la Terre.

Soldats, à vos postes, vous avez entendu Joker ? On passe le relais dans quelques secondes ! Que les canons principaux soient prêts à faire feu sur ordre de Shepard. On déchaînera un feu continu dès lors. Je veux que les canons n’arrêtent pas de tirer. Second-Maître Raikes, regagnez votre poste d’artillerie, on a besoin de vous là-bas.

Oui Capi…

Le croiseur venait dès à présent de quitter le vol SLM et alors que je terminai de m’entretenir avec le navigateur du cockpit afin de synchroniser nos écrans avec ceux du poste d’artillerie, je levai la tête pour observer ce qui se passait, médusée. Je n’avais jamais vu autant de vaisseaux au même endroit, le vide interstellaire paraissait maintenant constellés de milliers de points et de vaisseaux militaires. Un sentiment de puissance s’insinua en moi en voyant toute cette force rassemblée au même endroit, j’étais convaincue maintenant que nous allions gagner, les Moissonneurs ne pouvaient pas l’emporter, nous avions une puissance de feu bien supérieure. Un énorme vaisseau asari pointa le bout de son canon sur notre gauche tout comme un cuirassé de l’Alliance sur notre droite. Plus loin, je crus pouvoir distinguer un croiseur turien mais j’étais un peu loin pour être sûre. Sous mes yeux, en regardant droit devant le bout du croiseur à travers les vitres du cockpit, la Terre se profila. Notre belle planète autrefois bleue était sombre, noire comme si elle agonisait voire était déjà morte. À cette distance, je n’arrivais pas à distinguer les continents ou même les océans tant la planète m’apparaissait comme ténébreuse. Les nuages blancs ne pouvaient pas essayer d’apparaître pour ajouter une touche de clarté, seules des lueurs jaunes et orangées sous la forme de petits points lumineux s’obstinaient à briller désespérément mais nous savions tous que ce n’étaient pas des lumières de ville, plutôt de grands brasiers qui enflammaient notre monde, trace des affrontements terrestres et du passage des Moissonneurs. La Terre faisait peine à voir mais personne ne voulait la laisser tomber, Shepard en premier. La vision de mon monde natal ainsi dévasté me remplissait de haine et de fureur, sachant que de plus, ce qui restait de ma famille y était encore, cela était néanmoins une source de motivation supplémentaire pour y libérer notre terre et les nôtres. Toute la force militaire de la galaxie était ici pour détruire les Moissonneurs et permettre à notre planète de reprendre vie, nous ne pouvions pas renoncer.

Putain de merde, tous ces gros flingues au même endroit.

Capitaine, on a toute la flotte asari sur notre flanc gauche. On continue d’escorter le Tai Shan sur notre droite comme prévu. Merde mais il est énorme ce machin.

Ouais c’est clair… c’est le Destiny Ascension ?


Hmm… Non Raikes, d’après sa signature, ce cuirassé répond au nom de Ruava. Le Destiny Ascension est plus gros encore mais il est plus loin, en plein centre du dispositif asari.


Ok. Bon je vais au poste d’artillerie, fissa. Douglas, vous me recevez ? Vérifiez que les canons soient bien armés, on vide toutes nos munitions sur ces saloperies dès que Shepard donne l’ordre de faire feu.


Bien pris, cheffe !

À peine j’arrivais au poste d’artillerie un pont plus bas que dans l’intercom, la voix de Shepard retentit et clama le mot que l’on attendait tous avec fébrilité. Je donnai l’ordre d’ouvrir immédiatement le feu à partir des ordres envoyés par la passerelle de commandement. Un Moissonneur se trouvait droit devant notre ligne de tir, c’était le moment de lui faire goûter nos nouveaux joujoux que les ingés de l’Alliance avaient pu améliorer entretemps. Sur nos écrans de contrôle, l’on vit que chaque vaisseau affiché déchargeait ses armes contre nos ennemis synthétiques dont ce fameux cuirassé asari, le Ruava, qui vida son énorme canon AM contre nos ennemis.

________


- Espace de l’Alliance Interstellaire, Hadès Gamma, Système Antaeus, 2203
- Pont 1, SSV Okinawa, Cabine de l’officier commandant

Mon réveil sonna un peu trop brutalement à mon goût, mettant fin à la vision de mon rêve qui n’était autre qu’un souvenir marquant de ma vie. Je mis bien deux bonnes minutes pour émerger et me préparer à cette journée qui s’annonçait. Le déploiement de ma frégate battait son plein et après un rapide transit sur Trebin, la mission de surveillance et de patrouille assignée par l’état-major de la 77e se poursuivit. On ne s’attendait pas à trouver le moindre ennemi à éliminer, même les Butariens étaient bien moins enclins à venir nous chercher des emmerdes, notamment dans le système appelé Dis.

Les Butariens… Vêtue simplement de mon sous-vêtement me recouvrant ma partie la plus intime, je fixai mon reflet dans le miroir de ma salle de bains. La simple pensée envers ces enfoirés à quatre yeux suffit à me faire arborer une franche et mauvaise expression. Les traits fermés et une lueur de haine passant dans mes yeux, ma propre projection m’effraya légèrement. Je me rappelai avec colère les nouvelles que j’avais apprise il y avait de cela plusieurs jours, les Butariens s’étaient trouvé un nouveau dirigeant. Je n’avais pas suivi toute l’affaire mais j’avais entendu les beaux discours du nouveau chef de cette aberrante Hégémonie. Comme tout nouveau président de nation, réformes, compliments et bons mots furent distribués mais que ça vienne d’un Butarien me mettait davantage hors de moi. Je n’arrivais pas à supporter l’idée qu’ils puissent se reformer pour former un gouvernement reconnu, je gardai encore en travers le fait que les ambassadeurs butariens soient bien reçus au Conseil de la Citadelle. Ces dernières semaines avaient de toute manière été riches en nouvelles à l’aube de cette nouvelle année 2203. Outre le fait que les Krogans puissent à nouveau disposer d’une flotte commerciale et militaire, ce qui au passage ne m’avait pas dérangé dans le sens où les écailleux massifs seraient sous la juridiction concilienne donc encadrés et puis, ça avait sûrement été l’occasion pour mon ami Ante de s’être distingué, les Galariens avaient aussi fait des siennes. Peu d’informations nous étaient parvenues mais il était question de coup d’état, d’assassinat de la Dalatrace Suprême, d’une fuite du GSI… En bref, les informations mises à disposition des soldats de l’Alliance par le Renseignement indiquèrent que c’était à nouveau le bordel dans l’espace concilien et tous ces évènements en menaçaient la stabilité.

La mine sombre, je laissai peu après l’eau chaude de la douche laver mes pensées les plus noires qui glissèrent comme l’eau sur ma peau avant de se retrouver évacuées rapidement en passant par l’évacuation de ma douche.


- Espace de l’Alliance Interstellaire, Hadès Gamma, Système Antaeus
- Pont 2, SSV Okinawa, passerelle de commandement

La conversation en cours avec Haver, ma commandante en second, avait prise un tournant inquiétant. L’officière blonde, d’après les observations de la lieutenante Delacruz, la soldate en charge du centre de commandement, me rapportait une soudaine intensification du trafic des communications de l’Alliance depuis quelques heures alors que l’équipage dormait encore. Je demeurai attentive mais non moins inquiète de ce que j’appris, les communications de l’Alliance étaient toujours actives mais si cela inquiétait ma commandante du renseignement, c’est qu’il y avait matière à appréhender. Lorsque Haver me demanda les ordres de la journée, la voix de la lieutenante Hannigan retentit dans l’intercom. Alors que j’entendis la voix de ma navigatrice en chef, la dépêche qui parvint confirma mes craintes. Il se passait quelque chose d’important et j’allais ici y être mêlée.

La Lieutenante-Commandante Raikes est appelée de toute urgence en salle des communications, Lieutenante-Commandante Raikes pour la salle des communications. Transmission en provenance du SSV Saipan.



- Pont 2, SSV Okinawa, centre de commandement

Sans réfléchir davantage, je fonçai en direction du centre de commandement en compagnie de Haver qui m’emboîta le pas. Je ne fis qu’un signe de tête aux soldats qui me saluaient sur mon passage et même Delacruz ne m’arrêta pas dans mon mouvement vers la dite-salle des coms.

Commandante, transmission venant de l’Amirale O’Neill. C’est arrivé sur le canal prioritaire, niveau d’alerte rehaussé à Sabre 3.

Ça sent mauvais, maintenez le niveau d’alerte mais ne sonnez pas encore le branle-bas de combat avec Hannigan. Avant tout, nous devons absolument savoir et comprendre ce qui se passe.

Bien pris, Commandante.

Comme d’habitude, Haver se posta à l’entrée de la salle des communications et se mit devant pour empêcher quiconque de déranger ma communication. La silhouette de l’Amirale O’Neill apparut quelques secondes après et l’expression de ma supérieure en disait long. La dernière fois que je l’avais vu arborer un air aussi fermé, ce fut lorsqu’elle allait me demander d’aller sauver l’unité du commandant Sykes au sein d’un complexe clandestin sur Trident. Après avoir échangé les salutations d’usage, O’Neill tapota sur son OmniTech puis elle me fixa de son expression rébarbative lorsque la situation était grave ou au bas mot, problématique.

Lieutenante-Commandante. Vos ordres ont changés, je vous donne l’ordre de quitter le secteur Hadès Gamma pour la Mer Pourpre. Je viens d’être informée par l’état-major de la Cinquième et le Comité de Défense de l’Alliance. On vous envoie vers une de nos colonies sur la planète Chasca dans le système Matano. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous avons détecté un vaisseau non identifié qui fonce vers la colonie. Vous ferez donc partie d’une Task Force envoyée pour intercepter le vaisseau, composée du SSV Midway de la Quatrième mais aussi du PFS Maloren, envoyé par la Hiérarchie Turienne.

Oui, Amirale. Nous aurons donc une assistance turienne et je devrai à nouveau obéir aux ordres du Commandant Sykes.

En effet, il faut croire que les combattants de Palaven ont souhaité apporter leur aide sur cette mission cruciale. Inutile de vous dire Raikes, que c’est une mission concilienne, je compte donc sur vous pour collaborer pleinement avec nos alliés turiens. Vous connaissez déjà le Commandant Sykes du Midway, vous combattrez également avec le Lieutenant-Commandant Sharkan. Je tiens également à vous signaler la présence à bord du Midway de la Lieutenante-Commandante Shaun MvAvoy qui se charge de seconder Sykes sur cette mission. Que l'on soit bien claires, je ne tolèrerai pas la moindre incartade de votre part et je vous ordonne de ne pas faire en sorte que l'opération devienne bancale à cause de votre passif avec McAvoy. Suis-je bien claire, Raikes ?

... Bien pris, Amirale. Claire et Limpide.

Très bien. Une fois dans Matano, vous recevrez une communication de l’officier supérieur en charge de l’opération, l’Amiral Fender. Il vous donnera de plus amples détails sur l’opération, vous vous coordonnerez ensuite avec le Commandant Sykes et les Turiens afin de mener à bien la mission de cette Task Force. Le nom de code de votre opération est Resurgence. Bonne chance Raikes, tenez moi informée. O’Neill, terminé.


Je saluai une dernière fois ma supérieure directe avant de sortir de la salle de communications. Haver et Delacruz me regardèrent chacune d’air attentif mais sur lequel l’on pouvait voir une certaine inquiétude. Cette appréhension s’insinua en moi également mais comme avant chaque mission d’importance, je ne me laissai pas prendre par la peur et je donnai mes ordres d’un air imperturbable à mes subalternes. Les affaires reprenaient.

Changement de programme. Haver, mettez l’OCU et Ela sur le pied de guerre, j’ai comme l’intuition que nous allons avoir besoin d’eux, pointez la direction de la Mer Pourpre, système Matano pour Snakeshit. Hannigan va faire sonner le branle-bas de combat, je veux que chaque membre d’équipage soit à son poste. Code rouge Delta, situation de combat et état d’alerte maximal.

Compris, Commandante.

Delacruz, préparez un briefing à partir des informations envoyées par O’Neill. Nous allons en recevoir d’autres dès l’arrivée dans le système Matano par l’officier supérieur en charge de l’opération. Dès cette communication terminée, je vous laisse cinq minutes pour le finaliser.

Bien pris, Commandante.

Mes deux subordonnées me saluèrent et donnèrent leurs ordres chacune de leur côté, Haver en fonçant vers le cockpit la main sur son oreillette droite tandis que Delacruz poussa les opérateurs du centre de commandement. Certaines informations commencèrent déjà à défiler sur la plate-forme du centre de commandement et en l'espace de quelques minutes, l'Okinawa secoua très légèrement, signe que le frégate militaire se démenait pour arriver dans le secteur de la Mer Pourpre. Sans rien dire et fixant les informations distillées par les opérateurs du centre de commandement, je repensai à cette nouvelle mission. Un vaisseau non identifié ? Une Task Force concilienne ? Nos galonnés s'attendaient au pire, peut-être allait-il falloir détruire le dit-vaisseau inconnu. De l'autre côté, pourquoi amener trois frégates armées ? Le terme de Task Force ne serait pas trop galvaudée mais qu'un seul vaisseau mobilise trois autres vaisseaux militaires, cela me donna l'intuition que notre visiteur mystérieux était vraisemblablement de taille imposante. Qu'est ce que nos supérieurs nous cachaient donc encore...

À tous les membres d'équipage, tout le monde aux postes de combat. Code rouge Delta activé, je répète, Code rouge Delta, état d'alerte maximal, ce n'est pas un exercice !

Arrivée dans le système Matano.

Commandante, transmission provenant de l'Amiral Fender pour la salle des coms.

L'hologramme de l'amiral Fender m'apparut aussitôt dans la salle des communications et le gradé de l'Alliance se mit à débiter ses explications complémentaires. Au départ attentive et dubitative sur le fait d'avoir contacté les gouvernements asaris lorsqu'il fit mention des Républiques, mon sang se glaça lentement au fur et à mesure des informations distillées par l'officier supérieur. Le nom de Gargantua m'était parfaitement inconnu, même en fouillant dans ma mémoire pour l'instant, aucun souvenir ne me revint en tête. Cela dit, les mots de l'amiral Fender n'éclaircissaient que trop peu notre situation tout en me faisant froid dans le dos. Comment un vaisseau pourtant déclaré détruit par les Moissonneurs par les Asaris pouvait refaire ainsi surface seize ans après ? Cela semblait impossible, peut-être une erreur de la part des premiers relevés mais la présence de l'hologramme de l'amiral Fender, le niveau d'alerte subitement élevé ainsi que l'empressement soudain de l'Alliance avait une bonne raison pour se démener ainsi. Non, quelque chose clochait, il fallait tirer ça au clair et de plus, une colonie était menacée. Je ne dis pas un mot à l'hologramme de l'officier qui nous indiqua la marche à suivre ainsi que nos premiers ordres, me contentant d'un simple hochement de tête et d'un salut à l'encontre de Fender avant qu'il ne disparaisse. Cela n'augurait vraiment rien de bon et du bruit en provenance du centre de commandement m'avertit que les huit soldats de l'OCU étaient dans la place. Néanmoins, pas le temps de décrocher de l'hologramme des communications, la silhouette désormais familière du Commandant Sykes m'apparut, l'homme était déjà en armure, sous-entendant qu'il avait été prévenu avant nous de la situation. La communication était commune pour tout le monde car je subodorai l'usage du grade en guise d'introduction au pluriel. Je saluai mon supérieur du moment avant de l'écouter à nouveau parler de manière bien plus concrète.

Malgré la certaine présence de Shaun à ses côtés ou non loin de lui, je ne lâchai pas Sykes du regard pour intégrer les informations. D'un regard et d'un geste avec Delacruz, je lui ordonnai de faire transférer la simulation holographique du briefing et du commandant Sykes sur la plate-forme du centre de commandement afin que chacun de mes soldats de l'OCU ne puisse rien louper, Haver était également penchée sur la plate-forme. Dix paires d'yeux regardaient d'un air vigilant les hologrammes de la plate-forme. Le commandant Sykes se mit à parler à un débit beaucoup plus rapide que celui de l'amiral Fender, pour un peu, on aurait quasi-dit O'Neill.

Commandant, que savons nous de plus à propos du Gargantua ? Les Républiques n'ont pas voulues nous en dire davantage comme sur les derniers instants du vaisseau seize ans auparavant ? De plus, devons nous envisager une évacuation de la colonie si nous jugeons le cuirassé inarrêtable et que nous le condamnions ?



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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Ven 16 Fév 2018, 19:40
Beaucoup de choses avaient changées en peu de temps. C'était la première fois que Telhius agissait sous un autre commandement que celui de la Hiérarchie. Quelques temps après un séminaire sur Terre auquel il avait participé, le Lieutenant-Commandant s'était renseigné plus amplement sur l'organisation qui l'avait orchestré, l'UCIP. Ce groupement militaire partageait en partie les motivations du Turien, présentent depuis pas mal de temps déjà.
Plusieurs mois s'était écoulés et voilà que le soldat se retrouvait au sein d'une force de concilienne, on l'avait muté pour un temps de sa flotte d'origine afin de l'intégrer comme officier opérationnel sur un vaisseau Turien mis à disposition de l'Ucip, l'officier précédent ayant tout bonnement terminé sa carrière et pris une retraite méritée après une quarantaine d'années de services.

C'est là, devant l'un des hublot de sa frégate en tout point similaire au PSF Athenaï qu'il avait l'habitude de commander, que le turien se tenait. Scrutant le vide spatial en attente d'arriver à destination.

- Lieutenant-Commandant ? Demanda une voix derrière lui.

Sharkan se retourna, découvrant le lieutenant Aius, son second sur ce vaisseau. C'était une guerrière renommée sur le navire, trois ans qu'elle occupait ce poste. Aius avait été d'une grande aide pour Telhius, elle lui avait permis de mieux cerner l'ambiance de l'équipage, les rivalités possible et faits d'armes de chacuns, afin qu'il puisse au mieux manier ses nouveaux hommes.

- Nous allons bientôt arriver, une holo-projection de la situation vous attends en salle de briefing si vous le souhaitez. Deux frégates de l'alliance sont déjà sur place, on en sait pas plus sur la marche à suivre mais les opérations sont dirigées par le Commandant Sykes, c'est tout ce que l'on m'a transmis pour le moment.

Telhius sourit en entendant le nom du commandant, il lui avait fallu quelques secondes mais il avait fini par se souvenir de qui il était.

- Bien, dîtes à notre officier de liaison de continuer comme ça, nous avons besoin de toutes les informations possibles. Je vais en salle de briefing, nous allons surement être contactés par le commandant Sykes. Quand vous aurez vu Alatus, rejoignez moi là-bas.

Le Lieutenant-commandant fit un bref signe de la tête, faisant office de salut à ses yeux avant de se mettre en route. Arrivé, il observa immédiatement le plan qui lui faisait face, un énorme vaisseau Asari trônait au centre de la table et il fallu quelques instants au turien pour observer la petite frégate humaine qui suivait le mastodonte d'acier.

Jakus était présent, dans un coin de la pièce et ce n'est que lorsqu'il se manifesta que Telhius prit conscience de sa présence. C'était un caporal, il dirigeait une des deux sections du vaisseaux, chacunes composées de cinq soldats, tout ce beau monde sous les ordres d'Aius elle même sous le commandement du Lieutenant-co.
Les deux turiens échangèrent quelques banalités sur les éventualités de la situation avant qu'un bip régulier et sonore ne provienne de la table. Appuyant sur le bouton, un hologramme jaillit de l'émetteur, dessinant la silhouette puis les traits d'un humain que Telhius reconnu. Le commandant Sykes.

Quelques minutes plus tard, Telhius jaugeait les informations livrées par l'humain. Une voix de femme s'éleva alors, probablement l'officier de la deuxième frégate. Pendant qu'il l'écoutait, le turien transmit ses ordres au timonier du Maloren suivant les indications de Sykes. Le petit PSF prit donc place sur le côté Tribord du géant Asari.
.. Le turien avait beau retourner la question dans tous les sens, pour lui ce vaisseau et de manière rationnelle, n'était qu'un débris oublié de la grande guerre parti a la dérive, il comprenait la méfiance générale et le besoin d'intervenir, vite surtout.. mais c'était tout.

- Mmh, Commandant Sykes, je ne pense pas que les batteries principales et secondaires du cuirassé soit encore en état ou alimenté, en tout cas ce serait curieux. Mais dans l'éventualité où elles le seraient, nos vaisseaux ne disposent pas de systèmes furtif et des navettes de débarquements risqueraient d'être sujettes à des tirs de DCA une fois à portée.

Au même moment, Aius entra dans la pièce, saluant rapidement l'hologramme avant de se mettre à côté de Telhius qui coupa sa transmission vocale le temps de résumer à demi mot, la situation à son lieutenant.

- ... bien. La situation risque de requérir notre soutient armé Aius, je termine cette conversation, mais partez devant lancer l'alerte, que tout le monde se prépare à intervenir et n'oubliez pas, précisez leur d'emporter plus de munition qu'a l'accoutumée et des explosifs surtout, si nous en avons.

D'un quart de tour, elle acquiesça, se retourna et partie, une fois hors de vue, Telhius l'entendit partir au trot. De fait, le turien était dans la marine de la Hiérarchie mais bon sang.. qu'il préférait les opérations terrestres...



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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mer 21 Fév 2018, 03:12
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Résurgence
Ada J Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - TELHIUS SHARKAN


Une nouvelle secousse se fit sentir sous les pieds des soldats. Une explosion venait une nouvelle fois de retentir non loin de leur position. Ils se mirent à couvert un moment, par réflexe. Le groupe était tendu, les traits tirés. Mais malgré leurs inquiétudes les membres de l’Alliance continuèrent leur avancée. La reconnaissance qu’ils effectuaient était essentielle pour le camp et puis… Depuis le temps ils étaient habitués au vacarme ambiant et aux cris stridents de ces créatures. La troupe continue sa progression jusqu’à voir une navette se crasher un peu plus loin, suivie de près par un cicausore larguant quelques troupes sur la position. McAvoy plaint intérieurement les pauvres rescapés si tant est qu’il y en avait mais leur mission passait avant tout. Le chef d’escouade Wells était apparemment d’un autre avis. Il donne l’ordre d’aller secourir la navette.

« On risque de se faire prendre en tenaille commandant… Signifie la biotique.

-Vous discutez mes ordres Enseigne McAvoy ? Rétorque sèchement l’officier.

-Non mon commandant » se contente de répondre la jeune recrue.

Une succession de flash rapides : les tirs ennemis, les cris des soldats, l’odeur de brulé, l’immeuble, la furie, Alexander, du sang.

Shaun se réveilla brusquement, droite dans son lit, le souffle court. La brune enfouis son visage dans ses mains le temps de se reprendre et de mettre de l’ordre dans son esprit.

Ces rêves étaient revenus depuis quelques mois maintenant et reflétaient malgré elle les inquiétudes de la biotique. Si le lieutenant-commandant McAvoy avait gravit les échelons c’était avant tout pour servir l’Alliance mais également pour éviter de revivre ce cauchemar. L’anglaise savait pertinemment que son supérieur de l’époque n’était pas entièrement responsable du désastre qu’avait été la mission. Mais la jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser que ses décisions prises à l’époque y avaient grandement contribué. Wells avait choisi d’aller secourir une navette qui venait de se crasher, navette qui n’était pas aux couleurs de l’Alliance, qui n’avait aucun signalement et dont la présence ou non de survivants n’était pas confirmée en sachant pertinemment que leur mission de reconnaissance était prioritaire et essentielle pour le camp de base. Shaun avait fait remarquer à son supérieur la dangerosité de la situation mais ce dernier avait tout de même souhaité s’occuper de la manette.

McAvoy se souvenait avoir hésité à cet instant. Etait-ce de l’insubordination que de contredire les ordres d’un supérieur qui désobéissait lui-même aux ordres et qui les engageaient clairement dans une mission suicide sans grand intérêt ? Certes ils avaient sauvé des civils mais selon la brune ces derniers ne l’avaient absolument pas mérité et assurément pas au prix où ils l’avaient payé. Aurait-elle dû insister ? Aurait-elle dû entreprendre quelque chose contre Wells quitte à finir au trou ? Shaun se posait régulièrement ce genre de questions et arrivait toujours à cette même conclusion… Pour Al, elle aurait sacrifié n’importe quoi, Wells inclus.

Mais c’était là les dire d’une vétéran qui avait maintenant de la bouteille et l’autorité pour parler ou même penser de la sorte. La Shaun de 20 ans était loin d’avoir le même vécu, le même raisonnement et n’avait assurément pas les clés en main nécessaires pour arriver à une telle conclusion. Mais il n’en n’est pas moins que cette expérience avait marqué au fer rouge la biotique et ce littéralement. Son visage portait encore les stigmates de cette nuit fatidique, lui remémorant constamment se qu’elle considérait être comme une erreur. Malgré le fait qu’elle connaisse Sykes et qu’elle lui fasse confiance, être de nouveau sous le commandement de quelqu’un n’était pas un exercice facile pour la brune. Et même si son supérieur avait d’excellents états de services, le subconscient de McAvoy ne pouvait s’empêcher de faire le lien avec son passé.

La brune finit par aller courir en plein milieu de la nuit pour se changer les idées sachant pertinemment qu’essayer de se rendormir était peine perdue. Près de trois-quarts d’heure plus tard son OmniTech lui notifiait une mission urgente. L’anglaise sprinta pour retourner chercher ses affaires, prendre une douche pour se rendre ensuite sur le pont du Midway.

◊◊◊◊◊

La lieutenant-Commandant se trouvait en tenue de combat dans la soute en compagnie du reste de l’escouade SO-21 où l’Amiral Fender leur expliquait la situation actuelle. Cette dernière n’était guère réjouissante. Un vaisseau fantôme supposé détruit lors de la grande guerre allait s’écraser sur l’une de nos colonies. Il était étrange qu’un cuirassé de cette taille ait pu disparaitre aussi longtemps. Mais avec la guerre la destruction ou disparition de vaisseau était monnaie courante et les ressources pour vérifier cela ou partir à leur recherche limitées. De plus la remise en place des moyens de communications après-guerre n’avait pas facilité les moyens de recherches…

La biotique fronça les sourcils, s’interrogeant sur les commanditaires de l’attaques. Le Gargantua n’était pas un petit vaisseau, c’était un cuirassé. Même si avec la guerre les troupes à l’intérieur avaient morflé il aurait fallu une équipe assez importante et surtout très organisée pour prendre un engin de cette taille. Un groupe important de mercenaires avait déjà réussi à attaquer une colonie dernièrement… Tenteraient-ils de récidiver ? Avaient-ils eu les moyens près de 20 ans auparavant de monter une telle opération ? Ou alors un autre groupe anti-humain peut-être ? Mais lesquels avaient les moyens de faire disparaitre un cuirassé aussi longtemps ainsi que le remettre en état ? Les Galariens peut-être… il y avait déjà des dissensions pendant la Grande Guerre. Un groupe aurait très bien pu récupérer le cuirasser discrètement pour l’étudier… C’est un peu leur spécialité… Et question xénophobie les évènements de ces dernières semaines attestaient de leur opinion sur le sujet… A moins que ça ne soit les Asaris elles-mêmes qui aient organisé cette attaque ? McAvoy soupira. Même si elle n’aimait pas trop ces créatures elle devait admettre qu’au vu de la géopolitique de ces dernières années c’était peu probable. Les solutions les plus plausibles restaient : groupe anti-humain, mercenaire récidivistes ou encore Galariens. L’avenir lui dirait si elle avait raison ou non.

Shaun observa la réplique du cuirassé avec attention, mémorisant les plans de l’appareil en écoutant le briefing de Sykes. Bien que les moteurs soient coupés et qu’il ne semblerait pas y avoir de signe de vie, l’attaque était assurément volontaire. Les cuirassés détruits ne sortaient pas du néant comme cela de leur propre volonté. Autrement dit il y avait forcément une équipe à bord pour intervenir et s’assurer que le vaisseau se crash bien sur la colonie. Que ce soit pour anéantir ou simplement retarder les troupes de l’Alliance leurs ennemis étaient assurément préparés.

En ce qui concernait les membres de l’escouade d’intervention l’anglaise était assez surprise par la présence de Raikes. Les deux jeunes femmes avaient des façons de travailler bien différentes et ne s’entendait pas vraiment mais la biotique faisait toujours passer son boulot avant le reste. Peu lui importait son passif avec Ada, pour le moment c’était la protection de la colonie qui comptait. De plus la brune était sous le commandement de Sykes et non d’Ada. Elle n’avait donc pas à s’inquiéter de cela pour le moment. McAvoy ne connaissait par contre pas le Turien. Mais étant naturellement stricte et exigeante la lieutenant-commandant avait des facilité pour travailler avec ces derniers. Elle appréciait d’ailleurs les missions qu’elle avait effectuées en coopération avec eux.

La brune se mit à converser avec Eirik, le spécialiste en sabotage, à propos de l’hypothétique explosion du Gargantua. Les deux soldats discutèrent de la meilleure position pour les explosifs ainsi que de la quantité recommandée. Même si cette alternative n’était pas nécessairement celle qui serait utilisée il valait mieux être préparé à cette éventualité. De plus le cuirassé, si tant est qu’il devait être détruit, devrait se trouver à bonne distance de la colonie pour que les débris créé lors de l’explosion n’occasionnent pas trop de dégâts. Le sergent Ideka vint ensuite s’ajouter à la conversation. Si jamais il s’avérait que l’armement du cuirassé Asari était opérationnel il faudrait trouver un moyen, que ce soit par sabotage physique ou électronique, de se débarrasser de cela. Même si les informations sur les autres cuirassés Asaris fournissaient une idée générale sur la façon de procéder, rien ne garantissait que le vaisseau n’avait pas été modifié ces dernières années pour satisfaire d’autres dessins. Cela rendait donc les solutions des soldats très hypothétiques.

« Commandant dans le cas éventuel où notre progression serait trop lente pour une raison ou pour une autre, compromettant ainsi la reprise de contrôle du cuirassé dans les temps, je préconise la disposition au préalable des explosifs. Au vu de la taille du bâtiment cela risque de prendre un certain temps surtout en cas de contact hostile… De plus notre marge d’intervention risque d’être réduite si jamais les moteurs ou l’armement du vaisseau sont opérationnels. Retarder la mise en place des explosifs me semble risqué » Déclara la lieutenant commandant d’un air concentré.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mer 21 Fév 2018, 17:44

[Intrigue #11] Résurgence
10 Février 2203

Espace Interstellaire


Une petite dizaine de minutes fut suffisante pour permettre au trio de frégates d'atteindre le niveau du Gargantua. Les vaisseaux conciliens se préparèrent alors à précautionneusement se placer autour du mastodonte selon les ordres du Commandant de l'Opération. Comme le leur avaient transmis les scanners longue portée, les systèmes d'alimentation du cuirassé n'étaient pas actifs. Le géant n'était en l'état, rien d'autre qu'une épave dérivant dans le vide.

Une épave oui, car désormais visible des conciliens, le cuirassé portait de profondes entailles dans son armature. Des trous béants dans la coque ouverts au vide spatial ou des pans entiers de la structure qui semblaient avoir été arrachés, le vaisseau portait les traces d'une terrible bataille qu'il avait sans aucun doute perdu. Mais pourtant, il était toujours là, dressant sa fière architecture asari ensanglantée face à l'équipe d'intervention.

Un message de l’état-major parvint à bord du Midway.


Nom : Gargantua
Matricule : MS 0892 TI660
Date de fin de service : 18 Décembre 2186
Secteur : Nimbus-Système Pélion
Circonstances : Engagement contre des forces moissonneurs. Sacrifice du cuirassé et de son escorte lors de la protection de la flotte civile fuyant le Système.
Statut : L'épave du Gargantua n'a jamais été retrouvée.



Mais alors que les frégates amorçaient leur approche, les instruments de bord commencèrent à s'affoler. La navigation était toujours possible, mais elle était soudainement rendue très difficile par le flot de données incohérentes et complètement fausses que transmettaient les appareils de bord, visiblement devenus fous à proximité de l'engin. Plus la distance entre les frégates et le vaisseau asari était faible et plus le phénomène semblait s'amplifier.

Monter à bord s'avérait légèrement plus fastidieux en ces conditions. Les ports d'amarrage du Gargantua étaient bien évidemment fermés mais le géant maintenait une vitesse constante, porté par sa propre célérité. Aucune partie de la coque ne semblait réellement épargnée de fissures ou de traces d'impacts, mais bien que défiguré, le cuirassé possédait toujours la forme si caractéristique des vaisseaux asaris.

Le Gargantua conservait un silence complet, semblant dénué de toute vie malgré l'étrange phénomène qui en émanait. Une fois encore, la majestuosité venait se mêler à l'effroi, une aura de mystère entourait le gigantesque cadavre mécanique et elle semblait particulièrement difficile à percer. Mais les hommes et les femmes à bord des trois frégates n'en étaient pas à leur coup d'essai, la plupart justifiaient de solides expériences dans leur domaine.

Rester à savoir si leur volonté allait être assez puissante pour faire face aux horreurs du néant.


____________INFOS MJ____________


Gérez l'ordre de passage comme vous le souhaitez, le but ici est simplement de parvenir à bord.

N'hésitez pas si vous avez des questions sur l'état du Gargantua ou tout simplement sur la réalisation de n'importe quelle méthode d'approche.





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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Jeu 22 Fév 2018, 23:32

Deux décennies de service. Plus de vingt années à parcourir l’espace, la galaxie de long en marge et fouler le sol d’innombrables planètes. La moitié de l’espérance de vie Galarienne, la totalité de celle d’un Vortcha, ou encore le laps de temps que l’on admet généralement être celui séparant deux générations humaines. Pourtant, le vide intersidéral, ou plutôt certains des mystères qu’il recèle, parvenait encore à surprendre l’officier en charge de toute cette opération. Car plus les minutes défilaient, et plus la situation qu’on l’avait chargé de gérer devenait opaque. La vérité s’occultait derrière un voile transformant le tout en une énigme qui s’annonçait d’ores et déjà complexe à élucider. L’épave froide et lugubre qui s’avançait à leur rencontre, probable cercueil de centaines - si ce n’est milliers - de natives de Thessia et ses colonies, ne pouvait être laissée en l’état se diriger vers la colonie humaine qui semblait irrémédiablement l’attirer.

Quand bien même son apparition si soudaine ne pouvait que présager des découvertes funestes, voire des retombées tout aussi dramatiques…

Fort heureusement, tout homme d’action qu’il était, Alec n’en restait pas moins un être extrêmement réfléchi face à l’inconnu ou la pression. Son style de commandement froid et calculateur lui interdisait de montrer la moindre faiblesse ou parcelle de doute sur le terrain. Il réservait ces « moments de faiblesse » à un cadre plus privé, n’en oubliant pas pour autant les fondamentaux d’un meneur : la survie et la confiance des hommes et femmes servant sous ses ordres. Agissant autant par instinct que conviction sur le terrain, le N7 ne prenait jamais à la légère le moindre choix qu’il était amené à prendre dans le feu de l’action. Prêt à en assumer les conséquences à tout moment, l’esprit de tacticien qu’on lui avait appris à mettre en œuvre s’avérait un allié de poids dans un cas comme celui-ci. Car au-delà d’un éventuel abordage à imaginer, il envisageait déjà certaines ramifications qui pourraient découler de tous ces évènements.

Les quelques données en leur possession, aussi fragmentaires soient-elles, ne laissaient pas de place au doute concernant une chose : cet appareil ne pouvait se retrouver là par le pur fruit du hasard ou un quelconque concours de circonstances. Quelqu’un et/ou quelque chose les attendait à bord. D’une façon ou d’une autre… Voilà pourquoi le Commandant se préparait et préparait les effectifs sous ses ordres comme s’ils partaient en guerre. Ils auraient tous à évoluer dans le néant le plus total en termes d’informations, ce qui ne pouvait se traduire que par une organisation rigoureuse des premières minutes de cette mission et un focus sur leurs seuls objectifs. Un fait que sa réponse aux questions de Raikes et Sharkan laissa deviner.

- « Je prends note de vos remarques. Toutefois, sans davantage d’éléments, il nous sera nécessaire de nous préparer à toute éventualité pour tirer cela au clair et se sortir de cette épave dans les meilleures circonstances. C’est pourquoi la question de Chasca ne nous incombe pas à l’heure actuelle. C’est à l’Alliance et au Conseil de Défense de juger si une évacuation d’envergure s’avérait nécessaire. Nos appareils n’ont pas été détournés pour servir de transports de réfugiés. Notre tâche se cantonne à aborder ce cuirassé et faire en sorte qu’une telle mesure ne s’avère pas nécessaire. Nous ferons donc tout ce qui est en notre pouvoir pour lever le voile sur cette affaire, appréhender au mieux l’éventuelle menace et la neutraliser dans les délais les plus brefs… » déclara-t-il sur un ton calme et protocolaire, n’invitant toutefois pas à une quelconque réponse.

La projection holographique du N7 se tourna quelques instants vers celle de l’officier supérieur Turien de l’opération, le gratifiant d’un simple signe de tête affirmatif quant au caractère cohérent de ses remarques. Alec n’avait pas oublié leur dernière et unique coopération. On ne peut pas dire que ce jour-là fut très joyeux, pourtant se fut presque un jeu d’enfant en comparaison de ce qu’ils s’apprêtaient à faire et vivre.

- « Quant à la question de l’état de cet engin, il nous faudra malheureusement courir le risque d’essuyer une éventuelle réponse armée. Nous ne pouvons laisser ce vaisseau arriver en orbite. Le temps joue contre nous. Il sera donc de notre responsabilité et celle de nos équipages de faire le nécessaire pour réduire ce risque en agissant de la façon la plus rapide et efficace possible… Profitez donc des quelques minutes nécessaires pour rejoindre l’objectif afin de vous équiper et appliquer les instructions que vous venez de recevoir. Je vous recontacte une fois sur zone. Sykes, terminé. »

La communication s’interrompit sur ces mots, l’officier préférant mettre à profit le bref temps d’interception pour retourner auprès de ses hommes. Toujours le casque sous le bras, il les rejoignit, regroupés autour des deux Kodiaks apprêtés au départ, en reportant son attention sur la dernière arrivée au sein de son commando. Un ajout somme toute récent que celui du Lieutenant-Commandant Shaun McAvoy à son unité, mais qui pourrait s’avérer payant sur le terrain. Du moins l’espérait-il. En faisait fi de leur passif un peu particulier, comme il l’avait déjà fait avec certaines de ses conquêtes, le N7 avait gagné un entourage un peu spécial mais dont il se plaisait à partager la compagnie et les compétences. Là où d’autres pourraient y voire une marque d’excentricité, voire pire, l’officier se contentait d’envoyer chier les notions de convenance au profit de la seule efficacité sur le terrain. Qu’importait après tout le passé ? Pour peu que chacun soit capable de faire la part des choses, ils ne s’en sortaient que bien mieux sur le terrain.

Sykes en était satisfait pour sa part, puisqu’après quatre mois passés au sein de la SO-21, la biotique était toujours là et le secondait au mieux qu’il puisse en attendre de sa part. Tout n’avait certes pas été simple au départ, en particulier lorsqu’il fallut intégrer la jeune femme au commando déjà extrêmement soudé par d’innombrables missions. Néanmoins, chacun avait appris à respecter la brune. Tant pour son autodiscipline imposée, son professionnalisme, ses capacités… que son (parfois très) mauvais caractère d’ailleurs… Le tout donnait donc une équipe parfaitement fonctionnelle, si bien que la complicité qu’il pouvait avoir en privé avec l’ancienne élève de Grissom lui permit d’interagir avec elle comme s’ils avaient servis ensemble depuis bien plus longtemps.

- « Je ne prendrai la décision finale concernant les explosifs qu’une fois à bord. J’attends de voir ce qui nous réserve cette épave avant de me prononcer. S’il est évident que tenir les sites des détonations trop longtemps s’avère impossible, recourir à l’option sabotage devra attendre le dernier moment. La dernière chose dont j’ai envie est d’avoir en face une opposition armée capable de retourner contre nous nos propres explosifs… » avait-il ainsi déclaré à Shaun suite au conseil prodigué durant l’échange par holocom.

***

- « … règles d’engagement sont donc claires : tout ce qui oppose une résistance ou se montre menaçant au point d’entamer notre réussite face au facteur TEMPS doit être neutralisé. Compris ? »

Plusieurs silhouettes, en armures lourdes ou intermédiaires, casquées et armées, approuvèrent aux ordres de leur leader. Les visières colorées ne pouvaient peut-être pas laisser deviner les traits des visages le fixant, pourtant le savait ressentir la tension montant chez ses hommes. Tout aussi expérimentés qu’ils étaient, ils n’en restaient pas moins humains, ce qui laissait place à ce genre de réaction face à l’inconnu le plus total.
Au final, l’habituel discours de motivation se trouva interrompu avant même d’avoir commencé par la réception d’infos supplémentaires sur leur cible, ce qui précipita la reprise de contact avec le Maloren et l’Okinawa.

- « De nouvelles informations me sont parvenues de l’Amiral Fender… Cet appareil semble bel et bien être le Gargantua. Jamais retrouvé, et porté disparu au combat dans le secteur Nimbus… Un secteur qui se trouve de l’autre côté de l’espace Asari, en bordure de la galaxie, et dont les Républiques se gardent de donner trop de détails. On sait cependant depuis la guerre que le secteur recèle certains de leurs efforts de recherches, et un de ces systèmes abrite un temple Ardat-Yakshi ravagé pendant la Guerre… Je ne me perdrais pas à partir en conjectures, mais cela vaut la peine d’être gardé à l’esprit… »

Un silence pesant s’imposa de lui-même face à ces révélations, comme nécessaire à chacun pour digérer ce morceau un peu trop gros à avaler en une bouchée… Une aubaine pour Alec, qui en profita pour consulter brièvement du regard son officier spécialiste des communications, qui lui répondit à l’affirmative.

- « … ce qui m’amène à la situation actuelle. Avec nos instruments aveugles pour la plupart, nos pilotes devront opérer avec des repères très restreints. L’inactivité apparente du cuirassé nous interdit toute possibilité de communication, tout comme l’éventuel recours à des mesures de guerre électronique pour berner ses systèmes et ouvrir son hangar. Nous tirerons donc profit des multiples brèches de la coque pour nous y introduire. Nos navettes se caleront approximativement sur la vitesse du vaisseau et nous approcherons via trois points d’accès distincts… »

Comme quelques instants auparavant, une modélisation holographique du cuirassé prit forme, se dessinant devant tous les participants du briefing. Officiers et soldats compris. Cerné sur l’arrière, à bâbord et à tribord par les appareils envoyés à sa rencontre, le Gargantua apparut plus en détail lorsqu’un zoom fut pratiqué sur la partie supérieure de son fuselage. Quelques Kodiaks firent également leur apparition, détaillant très vite trois ZA différentes.

- « … de façon à traiter un objectif pour chaque groupe. Sharkan, vous débarquerez au centre de l’appareil avec votre unité. Sitôt une ouverture adéquate décelée, votre pilote tâchera d’activer les amarres magnétiques de sa navette pour coller au fuselage et vous permettre de débarquer. Vous parcourrez ensuite les mètres vous séparant de la brèche à l’aide de vos bottes magnétiques. Une fois sur zone, votre objectif sera de prendre le contrôle du hangar pour nous offrir une porte de sortie. En chemin, vous serez amené à traverser les quartiers de vie de l’équipage. Tâchez de réunir un maximum d’informations sur ce qui aurait pu se passer à bord à cette occasion.

Raikes, même mode opératoire, à ceci près que votre unité aura pour objectif la salle des machines, à l’arrière. Vous tâcherez de prendre le contrôle de la section technique et de diagnostiquer l’état du tout. Si un sabotage s’imposait, vous recevrez les instructions en temps et en heure. Quant à mes hommes et moi, nous nous insérerons à la base de la tour supérieure, à destination du poste de contrôle. Les bases de données des lieux et les commandes pourraient permettre d’en apprendre plus et dévier cette épave de sa course… »


Derrière le Commandant, les navettes étaient désormais prêtes au départ. Les turbines de leurs moteurs, commençant déjà à vrombir, indiquaient que l’heure fatidique du départ était désormais imminente.

- « Vous êtes tous conscients du caractère extrêmement délicat de cette manœuvre, j’en suis sûr. Une EVA dans ces conditions est très périlleuse et les conditions de mise en œuvre de cette insertion sont très hasardeuses, c’est vrai. Mais tant que le cuirassé garde une vitesse constante, cela reste possible. Les modules de propulsion EVA joints à vos armures pour cette occasion vous aideront à rejoindre le fuselage si vous étiez amenés à dériver. Cela n’est cependant qu’une assistance temporaire, et le moindre échec pourra vous être fatal, interdisant toute opération de récupération. Si vous veniez à heurter l’appareil de plein fouet, vous seriez tués sur le coup à cette vitesse… Alors profitez du bref répit qui vous est accordé pour vous habituer à l’équipement. Bonne chance à tous… »

La communication et la projection holographique associée disparurent sur ces mots d’encouragement tandis qu’il embarquait. Du moins pour la plupart de l’effectif. Car le canal était toujours ouvert pour les officiers en charge de l’opération et leurs seconds respectifs. L’occasion d’évoquer d’ultimes points particuliers si nécessaire pendant que leurs transports traversaient le vide sidéral à destination du cercueil de métal. Tous n’étaient peut-être pas entrainés pour opérer dans de telles conditions, mais il convenait de combler en urgence les lacunes éventuelles.

« Si vous avez d’ultimes remarques, ou questions, c’est l’occasion rêvée… » fit ainsi remarquer une voix somme toute étrangement calme dans le casque des concernés.

A tel point que s’en était presque déroutant d’ailleurs…
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Ven 23 Fév 2018, 22:41
Resurgence

Ada J. Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - Telhius Sharkan



- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Pont 2, SSV Okinawa, centre de commandement

La perspective de servir à nouveau sous les ordres du commandant Sykes me fit l’effet d’une émotion partagée. J’en étais contente il est vrai, le souvenir de notre dernière mission en commun fut tout de même positif. Nous étions de la même école d’entraînement de la cambrousse brésilienne, peut-être avait-il même connu la major Yamashita, nous étions tous les deux amenés à diriger des soldats et d’endosser des responsabilités parfois lourdes. C’était un homme déterminé, méthodique et pragmatique, le genre d’officier que beaucoup assignés à un rôle de commandement au sein de l’armée aimeraient être. De plus, combattre avec un N7 était toujours un vrai honneur pour moi de grade N5. Il était plus haut placé que moi, j’avais beaucoup à apprendre avec lui pour espérer un jour arborer le même sigle sur l’uniforme, les conseils et les mots qu’il m’avait apporté m’avaient été d’une aide non négligeable que ça soit vis-à-vis de moi personnellement ou même des guerriers sous mes ordres. Peu de soldats au sein de l’Alliance pouvaient se targuer d’avoir un N7 dans son unité ou sa hiérarchie, ce fut donc une chance inouïe pour moi et une fierté que l’Alliance puisse me permettre de servir avec un tel combattant afin de me pousser pour tirer le meilleur de ce dont j’étais capable, dans le but de protéger l’humanité et ses colonies. Néanmoins, si seuls les sentiments de dignité et d’estime pouvaient sauver des mondes et des gens, Shepard serait encore vivant à l’heure actuelle et la galaxie ne comporterait aucune force militaire. C’est pourquoi il était nécessaire de lutter pour les nôtres et Sykes en était un des meilleurs exemples. Bien que je lui ai voué une certaine admiration, cette dernière fut teintée d’une sorte de méfiance, peut-être involontaire, envers les méthodes de mon supérieur. Notre dernière mission s’était bien passée et j’avais aidé à le sauver lui et ses hommes mais j'avais désapprouvé sa manière de faire qui me rappelait un peu ce que Shaun ferai notamment du côté d'un jeune homme que l'on aurait pu sauver malgré tout, le pire ayant été la mise à mort des scientifiques du complexe. Au moins elle avait été rapide et sans souffrance. Peut-être était-ce pour ce genre de considération que malgré mon statut de soldate des forces spéciales, je commandais des soldats de l'armée régulière et non d'autres FS pour des opérations spéciales. Le pragmatisme de Sykes, assurément partagé par Shaun qui était sorti du même moule que lui, me donnait quelquefois du fil à retordre lorsqu'il s'agissait de collaborer avec lui voire de se conformer à ses ordres.

Hm. Bien pris Commandant.

La réponse péremptoire de mon supérieur clôtura la question de l'évacuation de la colonie. À mon grand dépit, il avait affreusement raison. Je ne fis toutefois aucune démonstration de ma légère animosité envers sa réponse et je me contentai de lui signaler que j'avais compris. Je tournai légèrement le regard vers la lieutenante Delacruz qui était en train de m'observer avec appréhension. Je n'eus aucune autre réaction qu'un simple battement de cils avant d'entendre la réponse du commandant Sykes au lieutenant-commandant Sharkan, notre allié turien. Son interrogation était pertinente mais pour le coup, j'étais bien plus approbative des mots de notre supérieur. Systèmes inactifs du cuirassé ou non, il fallait monter à bord, peu importe si nous devions essuyer des tirs de DCA. Cependant et je notai cela avec une surprise discrète, Sykes ne répondit pas à la suggestion de Shaun de condamner sur-le-champ le vaisseau asari et préféra mettre fin au briefing. La communication se coupa et l'hologramme du commandant Sykes disparut, seule restait la simulation holographique en temps réel du cuirassé de Thessia avec à ses côtés, les trois frégates conciliennes aux emplacements autrefois désignés par l'officier en charge de l'opération. Personne ne bougea encore, en attendre de mes ordres. Je pris alors une décision qui j'espérai, que je n'allai pas regretter. Mon cœur accéléra son battement à cette pensée, je ne transgressai pas les ordres mais je préférai dire que je les contournai, le sort de la colonie m'inquiéta toujours et j'avais la désagréable impression d'être la seule à m'en soucier, personne d'autre parmi les officiers de cette opération ne se disait que des milliers de vies étaient menacés par un vaisseau qui avoisinait presque les deux kilomètres de haut et qu'il fallait faire quelque chose pour eux. La seule bonne poire qui pensait à tous ces colons, c'était encore moi. Je ne pouvais pas compter sur Sykes pour y penser, beaucoup trop concentré sur le cuirassé. Shaun était celle que je connaissais le mieux et je savais pertinemment qu'elle suivrait le même chemin que Sykes, d'abord parce qu'elle pense comme Sykes du moins de ce que je connaissais de lui mais aussi parce que c'était son supérieur direct mais ce n'était sûrement pas ça qui allait la gêner. Sharkan en revanche, je ne le connaissais pas du tout. Peut-être allait-il aussi s'en soucier ? ... Ah mais non c'est un Turien et les Turiens dans l'armée n'étaient pas connus pour leur empathie. Non, j'étais véritablement la seule.

OCU, allez vous préparer. Vous avez entendu les ordres, cartouches thermiques supplémentaires et charges explosives pour tout le monde. Reeves doit déjà avoir ouvert l'armurerie. Cole, prenez des charges additionnelles en plus de celles que vous prenez d'habitude. Carter, assurez-vous qu'Ela est prête à partir. Je veux que son Kodiak soit prêt à décoller lorsque tout le monde est prêt, pas avant.

À vos ordres, Commandante. OCU, on bouge. Départ dans 7 minutes.

Commandante, Hannigan et Snakeshit ont un visuel sur le cuirassé asari.

Je vais voir. Delacruz, préparez le premier rapport pour l'Amirale O'Neill. Transmettez lui ce que nous avons. Et... dites lui aussi que l'Alliance devrait dès maintenant envisager d'évacuer la colonie et éventuellement commencer les préparatifs. Il faut s'attendre au pire, on doit faire le maximum pour ces gens, je refuse d'avoir des milliers de morts en plus sur la conscience. Si l'on peut sauver ces colons, nous devons le faire. Je me demande même pourquoi on a pas déjà commencé à les évacuer. Ce n'est pas un ordre que je leur donne mais je préfère leur dire de s'y préparer.

Oui, Commandante.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Pont 2, SSV Okinawa, passerelle de commandement et cockpit

Lorsque je ressortis de l'aile du centre de commandement, je vis Haver dans le corridor menant au cockpit qui supervisait déjà le travail des opérateurs de l'Okinawa. Conformément à l'alerte et au code de situation, tous étaient sur le pied de guerre et déjà à son poste. En revanche, même moi qui n'était pas au fait de toutes les subtilités des systèmes de ma propre frégate, vit que quelque chose clochait et les opérateurs étaient déjà en train de s'employer à essayer de résoudre le problème. Tous les écrans se mirent à s'emballer ou à se brouiller. Haver commença doucement à perdre patience.

Qu'est ce qui se passe ? Quartier-Maître ! Qu'est ce que c'est que ces conneries ?

Je n'y comprends rien non plus Lieutenante ! Tout allait bien et d'un coup, on dirait que ça bugge tout seul !

Débrouillez-vous ! Remettez les systèmes en route, on navigue à l'aveugle ! Commandante, je crois que nos systèmes deviennent dingues, c'est depuis qu'on s'est approché de ce truc.

Quartier-Maître, la navigation et les communications sont toujours possibles ?

Oui Commandante !

Maintenez les en état et tâchez de réparer au mieux. Si déjà on arrive à prendre position sans dommages, on s'en sortira bien. Venez Haver.

En quelques pas, le cockpit fut atteint par moi et l'officière blonde. Lathrop était légèrement énervé contre son poste à essayer de trouver une défaillance quelconque tandis qu'Hannigan gardait son calme. Snakeshit était un condensé des deux mais restait concentré sur la trajectoire de l'Okinawa. Comme dit tout à l'heure par mon officière du renseignement, le Gargantua put se voir, l'immense masse du cuirassé éclairé par la lueur de la planète Chasca. Haver et moi pûmes alors observer la carcasse du navire spatial de guerre et le moins que l'on puisse dire, c'était que ce dernier avait sévèrement morflé. Ce que j'y vis me fit froid dans le dos et malgré les années passées, ma mémoire des dégâts des Moissonneurs fut intacte et je sus immédiatement que le Gargantua avait affronté ces monstres synthétiques. Je ne pus pas voir toute l'étendue des dégâts mais parmi les dommages les plus graves et les plus impressionnants, je devinai sans peine que des canons de Moissonneurs étaient à l'origine de l'état de délabrement de l'astronef asari. Mais le temps pressait et je ne pouvais pas le contempler davantage, j'avais une colonie à protéger et là, une sinistre épave à aborder.

Mon dieu Commandante, mais qu'est ce que les Moissonneurs ont pu bien lui faire...

Aucune idée Haver... Mais nous ne sommes pas là pour déterminer ce qui l'a mis dans cet état. Lieutenante, je vous confie l'Okinawa.

Commandante ?

Vous ne venez pas, Haver. Vous commanderez à ma place. J'ai besoin de vous ici. Vous devez rester à bord.

... Oui Commandante. Les communications sont toujours fonctionnelles, s'il faut que je vienne vous chercher, criez le. J'ouvrirai la cloison à coups de double-canons s'il le faudra.

J'espère que vous n'en aurez pas besoin. Je refuse de refaire un voyage dans le vide. Bonne chance, Lieutenante.

Bonne chance, Commander. Si vous croisez un Moissonneur, bottez lui le cul de notre part.

De la part de tous.

J'avais entraîné ma seconde à ma suite et notre dialogue s'était enchaîné jusqu'à l'ascenseur principal. L'officière blonde s'était arrêtée devant les terminaux situés à côté de la carte de la galaxie mais resta à son poste et me salua lorsque les portes se refermèrent. Je lui rendis son salut avant de fixer droit devant moi, le petit stress avant chaque mission de combat s'emparant de moi. Rien d'étonnant, j'étais là très consciente de nos enjeux.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Pont 5, SSV Okinawa, soute et armurerie

Sans un mot et avec un simple mouvement du bras pour saluer en retour Reeves, je m'engageai dans l'armurerie où j'y trouvais Iron Biotic Stroud en train de donner des charges explosives à King et Valkyrie. Les soldates se levèrent pour me saluer et je leur répondis de la même manière que pour Reeves avant d'enfiler en vitesse mon armure de combat. Durant une seconde, je m'attardai sur mon plastron bien qu'il n'eut aucune marque distinctive dessus mis à part des spalières spéciales pour souligner le grade d'officier de l'armure. Dans la minute suivante, je fus habillée de mon armure de la tête aux pieds. Mes doigts se réhabituèrent très vite à la sensation des gantelets militaires, ceux-ci légèrement modifiés pour s'accorder parfaitement à ma morphologie tout comme le reste de ma tenue. Je vérifiai que mes bottines étaient très bien enfilées et scindées à mes jambières puis je m'emparai de mon casque. En effet, depuis la mission avec le commandant Sykes, j'avais laissé tomber le micro-casque viseur, mon supérieur du moment m'ayant vivement conseillé de mettre un casque comme chacun de mes soldats et ce fut sans trop d'hésitation que j'avais obtempéré à sa suggestion. De plus, comme nous allions immanquablement être dans l'espace même une fraction de seconde, un casque était nécessaire. Je contemplai durant quelques secondes la visière de mon couvre-chef avant que, muée par un réflexe que j'avais avant chaque mission, j'activai mon OmniTech pour observer une dernière fois la photo qui était encadrée dans ma cabine, c'est à dire celle où moi et Daichi, nous entourions ma mère, toutes les trois souriantes. Mes yeux dévièrent légèrement vers mon avant-bras gauche où j'avais gravé dans ma chair les prénoms des membres de ma famille, à jamais inscrits en moi. L'armure me recouvrait le bras mais je savais qu'ils étaient là, sous cette couche de métal. Je revins alors à ma photo et j'esquissai un imperceptible sourire à nous voir toutes les trois. Je savais pour qui je me battais en tout premier, mes pensées les cherchèrent à travers l'espace et les innombrables systèmes entre la Mer Pourpre et la Bulle Locale afin d'avoir l'illusion durant un instant d'être avec elles. Mon esprit se mit alors à se jouer de moi car bien que je puisse visualiser les deux êtres qui m'étaient les plus chères dans l'Univers, il m'envoya à nouveau une autre image, une vision à laquelle je ne m'attendais pas et se forma dans ma mémoire, l'image d'une femme blonde, du nom d'Élise Béchard. Mon exceptionnel coup d'un soir d'il y a déjà des mois me revint en tête et je me surpris de penser avec nostalgie à cette Française. Qu'elle fut d'une sensualité sauvage et d'un appétit passionné... Où qu'elle soit, je me promis une pensée pour elle avant que la partie pragmatique de mon être ne m'appela à la raison. Selon mon OmniTech, les sept minutes fixées par Carter seraient bientôt écoulées et mes soldats m'attendaient déjà, je devais les rejoindre. Envoyant valser toute pensée non familière avec la mission, je refermai mon casier, prit mes armes et mes munitions puis sortit de l'armurerie afin de rejoindre ici, mes combattants.

J'arrivai, le casque sous le bras, me sachant observée et attendue par chacun des membres de l'OCU. Depuis notre mission sur Trident, mon unité s'était aguerrie et avait gagnée en expérience. Nous n'étions pas au niveau d'une unité comme celle de Sykes mais les conseils et les ordres que j'avais prodigué grâce à mon supérieur d'alors commençaient à porter leurs fruits. Cole et Baird avaient cessés de se chamailler et de commenter à tout bout de champ le colosse noir prenant aussi très à cœur son rôle de protection de notre sniper Griest, Carter était devenue plus sérieuse et investie dans son rôle de cheffe d'unité de combat, King avait gagnée en sérieux et en dévouement auprès de Valkyrie qui s'était très bien intégrée dans notre unité, même Griest s'était endurcie au combat. Un sentiment de fierté et de reconnaissance émana de moi alors que j'observai chacun de mes soldats, j'étais véritablement contente du chemin que nous avions fait depuis lors mais il nous restait encore beaucoup de travail pour véritablement devenir une unité de combat digne de ce nom. Si nous pouvions être un jour l'unité la plus estimée de notre flottille voire peut-être de notre flotte, je me promis de payer à chacun d'eux un tatouage. J'allais commencer ma causerie avant la mission lorsque nous fûmes tous interrompus par la voix de Hannigan annonçant un appel du commandant Sykes pour donner ses ordres à chaque unité. Sur un geste de ma part, chacun d'eux dégaina son OmniTech pour écouter notre officier supérieur nous renseigner davantage.

Ainsi le vaisseau était donc véritablement ce qu'il prétendait être ? Voilà une chose intéressante. Ce qui du coup rendait pertinent le fait qu'il soit porté disparu et non détruit. En revanche, je ne connaissais que le secteur Nimbus de nom. Je savais qu'il était dans l'espace asari mais je ne saurais dire où exactement. Cela dit, plus que tout, ce fut la mention du monastère Ardat-Yakshi qui retint mon attention. Le commandant avait raison de ne pas s'égarer en hypothèses futiles mais mon sang se glaça lorsque je revis en tête ce que le mélange technologie moissonneur + Asari Ardat-Yakshi avait donné il y a seize ans de cela. Pas lors de la reprise de la Terre mais j'avais auparavant déjà affronté ces saloperies de Furies au sol lors de missions de combat terrestre sur des mondes conciliens et je savais qu'une unité entière de soldats de l'Alliance pouvait être anéantie par une de ces monstres tout comme l'unité de l'Alliance pouvait être de taille contre une Furie. Mon esprit chassa ces pensées moribondes pour rester concentrée sur la mission et Sykes reprit la parole pour enfin parler de choses concrètes. Les ordres furent distribués pour chacune des unités de combat. Baird s'avança vers moi et par une manipulation de son OmniTech, un hologramme plus grand que l'OmniTech apparut, représentant les points désignés par le commandant. Tous purent ainsi observer le déroulé du plan prévu par notre supérieur. La forme de croix propre à l'ingénierie aéronavale spatiale des Asaris apparut et la simulation holographique zooma en temps réel sur les endroits importants. Nous apprîmes donc que les Turiens allaient débarquer en plein centre de l'appareil sur le devant pour prendre possession du hangar en traversant au passage les quartiers d'équipage. Je ne doutais pas une seconde que le Gargantua était devenu le tombeau pour des centaines voire des milliers d'Asaris, ce que notre allié chitineux allait découvrir serait à coup sûr, macabre. Il fut ensuite question de l'objectif de mon unité. Je fus envoyée prendre possession de la salle des machines du vaisseau asari et chargée de déterminer l'état de cette partie importante du cuirassé. Je mémorisai soigneusement chaque mot prononcé par le commandant Sykes, je reçus les ordres pleinement. En parlant de Sykes, il prodigua ses derniers conseils notamment sur la traversée que nous aurions à faire sur le fuselage du Gargantua. Le visage fermé et concentrée, j'intégrai à nouveau ses mots. Alors que mes soldats mirent leur casque et marchèrent vers le Kodiak d'Atkinson, une communication que je supposai plus privée pour officiers.

Rien à redire pour ma part Commandant, nous irons à bord de ce cuirassé même si nous devons marcher sur le fuselage. Mes soldats sont prêts à le faire. Je vous demande seulement nos règles d'engagement à bord... Bien pris Commandant. Mon officière des communications vient de me dire que mon unité répondra à l'indicatif de November le temps de cette mission. Bonne chance à tous, nous arrêterons ce cuirassé. November Leader, terminé.

Parvenue avec mes soldats au Kodiak affectueusement surnommé Fighting Falcon par notre pilote, chacun d'entre nous, moi compris, se répandit en poignées de mains et étreintes viriles, une sorte de rituel auquel on se livrait avant de partir nous battre. Je donnai une dernière tape sur l'arrière-train de Carter avant ici, d'embarquer la dernière à bord du Fighting Falcon.

Putain de merde, y a rien qui marche ! Bon... va falloir y aller à l'ancienne. Vous êtes prêts les enfants ??

Allez, envoie bébé Ela.

Vas-y Ela sinon je te botterai le cul jusqu'à ce qu'on y soit.

Haha, et comment ! On y va, Commander ?

On y va Atkinson et en vitesse. Je veux qu'on y soit avant les Turiens. Et rappelez-vous, pas de musique sur les fréquences radio.

Haha ça c'est ma Commander. Ààààà vos ordres, bien pris chef ! On décolle ! Je crois que je sais ce que je pourrais diffuser dans ma carlingue, au moins ce truc marche...

La sensation familière du Kodiak qui quittait le sol de la soute se fit ressentir et conformément à mes ordres, Ela ne diffusa sa musique que dans son cockpit et non sur la fréquence radio. Seulement, la musique put se faire entendre dans la navette mais à un volume réduit, Ela savait parfaitement que j'allais maintenant faire ma causerie pour tout le monde.

Tout le monde est conscient des enjeux soldats, je ne vais pas refaire le briefing du Commandant Sykes. Nos règles d'engagement sont d'éliminer le moindre ennemi en travers de notre route ou qui nous fait perdre notre temps. En clair, on tire en cas de menace présumée ou avérée pour nos vies et la mission. Valkyrie, King et Baird, nous allons surtout avoir besoin de vous à bord, votre présence est donc on ne peut plus capitale. Mais vous faites partie de cette unité de combat en compagnie des autres dont le rôle sera de vous protéger. C'est loin d'être notre coup d'essai, nous combattons désormais ensemble depuis bientôt un an. Vous avez appris et vous apprenez toujours à vous protéger les uns les autres, à combattre et à faire ce que j'attends de vous. Nous sommes sur la bonne voie alors continuons. Aujourd'hui des milliers de vies dépendent de nous et nous allons tout faire pour les sauver en arrêtant ce cuirassé ou en le faisant sauter à temps. Nous en sommes capables, je ne connais pas de meilleurs combattants étant les plus à même à le faire que vous. Continuez de veiller les uns sur les autres, à vous couvrir et à faire honneur à cet uniforme et ce sigle que vous avez juré de protéger. Personne ne revient ici les pieds en avant, c'est compris ? Tout le monde a ses charges ? Les cartouches thermiques ? Allez.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Carcasse du Gargantua, brèche de la partie supérieure

Selon les ordres de Sykes, le Kodiak bougea vers l'arrière du cuirassé en se calant à sa vitesse. Phil Alvin crachota faiblement ses paroles de Dark Knight dans la carlingue du Kodiak mais déjà, Ela réduisait la musique à son cockpit. Chacun de mes soldats était à présent concentré sur ce que nous allions faire. Revoyant la simulation holographique sur mon OmniTech, je vis comment nous allions entrer dans le vaisseau. Un brèche assez large pour faire passer deux soldats de front se trouvait à la base de la partie supérieure du cuirassé, celle qui montait vers le haut. D'après nos estimations, le brèche donnait ensuite accès par un passage descendant vers la salle des machines. Le Kodiak d'Atkinson devait donc s'amarrer sur la carlingue du Gargantua côté bâbord sur une zone jugée suffisamment sûre, j'avais un peu plus d'une dizaine de mètres à faire moi et mes soldats à l'aide de nos bottes magnétiques avant de parvenir dans la brèche et à terme, le vaisseau. Ela nous montra à tous ses talents de pilotage sans assistance de navigation, posant le Kodiak sur la coque du cuirassé. Notre navette glissa sur quelques centimètres avant de se stabiliser grâce aux amarres et Ela nous leva son pouce de son cockpit protégé pour nous dire que tout était OK. La porte droite du Kodiak s'ouvrit nous laissant alors découvrir un paysage étrange. La paroi du Gargantua était lisse comme un miroir hormis les quelques brèches et trous ici et là, traces de son dernier affrontement contre les Moissonneurs. La brèche par laquelle nous devions entrer se dessina à environ une douzaine de mètres plus loin, juste haute pour moi mais assez large pour deux soldats, comme prévu. Tout allait bien.

Je pars en première. Quant à vous, vous partirez par binômes. Il n'y aura que moi qui ira seule. Carter vous partez avec Baird. Cole avec Griest, King avec Hammond, Stroud avec Watanabe. Attendez que je sois arrivée pour vous engager. Suivez le même itinéraire que je vais indiquer. En avant soldats.

Je pris une profonde inspiration, le stress étant grimpé à ce moment fatidique où je devais montrer l'exemple et m'engager. Le cœur battant, je posai le pied sur la carcasse la première. Mon ordinateur embarqué me signala que le magnétisme des bottes militaires était activé me permettant alors de m'engager. Surmontant la dose de peur qui s’immisça dans mon esprit, je me maîtrisai avant d'engager le second pied. La paroi tint. Prudemment, je me mis à marcher en évitant un trou béant sur ma droite, faisant un petit détour puis j'enjambai une fissure. Alors que je franchis la fissure, le cuirassé secoua un coup et je crus être déséquilibrée mais je posai un genou à terre avant de poser mes mains et le tremblement cessa. Reprenant une grande respiration, je me relevai en levant le pouce derrière moi et je fis mon entrée à l'intérieur du vaisseau. Je sortis mon Mattock et activai la lumière de mon arme afin d'éclairer devant moi. Pour le moment, il faisait beaucoup trop sombre encore pour une seule torche. J'intimai d'un geste ample du bras à mes soldats de s'engager à leur tour. J'alternai entre surveiller mes arrières et observer la progression de mes coéquipiers, prête à aller les chercher s'il le fallait. Fort heureusement, chacun d'entre eux et elles parvint à rallier la brèche. Carter et Baird n'eurent aucun mal à franchir la douzaine de mètres les séparant de notre entrée de fortune, Cole et Griest connurent le même parcours alors que King et Valkyrie furent à maintes reprises étrangement secouées, notre ingénieure de combat manquant même de tomber et de se fracasser sur la carcasse mais King tint fermement sa main. Enfin Stroud et Watanabe nous rejoignirent eux d'un pas lent, se baissant pour éviter un morceau de carcasse qui s'était détaché sur leur gauche. Toute mon unité fut au complet et bientôt, toutes nos torches s'allumèrent pour éclairer un escalier qui descendait. Baird m'indiqua de descendre de deux étages pour parvenir au pont de la salle des machines.

En colonne, Cole en tête. Je suis juste derrière vous, Train. Baird, Carter, Stroud, Hammond, King, Griest. Watanabe, vous fermez la marche. Nous devons parvenir à la salle des machines. Prenez vos positions... Ici November Leader, sommes à bord. Aucune perte à signaler. Sommes en route pour l'objectif. À vous.




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Dernière édition par Ada J. Raikes le Dim 11 Mar 2018, 11:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mar 27 Fév 2018, 00:59
Telhius sorti de la salle de briefing suivit d'Aius. Il avait bien compris ses ordres ainsi que les différents paramètres de la mission. D'un appel rapide l'officier donna ses ordres au pilote pour qu'il se prépare à amorcer leur approche, n'oubliant pas de lui préciser que ses instruments risquaient de souffrir selon Sykes.
D'un autre appel, le Turien sonna l'alerte qui intimait à tous les hommes disponible d'être sur le pont d'embarquement dans les deux minutes. Ils disposaient d'une navette à bord de cette frégate. Six hommes pourraient s'entasser dedans, un septième si il prenait le poste du co-pilote, de toute manière il n'y avait pas de Copilote.

Après être passé dans l'armurerie, le Lieutenant-Commandant arriva sur le pont d'envol qui pouvait tout aussi bien s'appeler hangar, garage ou tout autre mot désignant un contenant à véhicule. Une douzaine d'hommes étaient en rangs, c'était trop.
Se tenant droit, la casque sous la main, Telhius se mit à portée de voix, renvoyant leur salut aux soldats.

- Soldats, vous avez tous reçus vos ordres normalement, mais je vais quand même préciser certaines choses. Actuellement notre vaisseau navigue aux instruments et au bon sens de notre pilote, c'est peut être pour ça que votre équipement peut avoir des sauts de courants d'ailleurs. Je ne sais pas encore si cette perturbation sera opérante dans l'enceinte du vaisseau, mais faite plus confiance à votre oeil qu'a vos holographique.

Le Turien marqua une pause, jaugeant l'état de ses hommes bien que la plupart portaient déjà leur casque. Il était plutôt fier des hommes de cette affectation, même si il n'avait pas la même affection pour eux que son équipe habituelle, il reconnaissait leurs talents et en retour, ils lui faisait confiance, leur attention le prouvait.

- Concernant notre Job, nous allons tenter un abordage, préparez tout le nécessaire pour ne pas vous faire emporter sinon c'est la fin, notre vaisseau va nous larguer au plus proche d'une brèche dans le cuirassé, voir directement à l'intérieur si l'une d'entre elle le permet. Une fois à l'intérieur, vous avez le feu autorisé sur toute cible non identifiée, on ne sait pas ce qui peu trainer la dedans.

C'est à ce moment que Telhius s'approcha d'une petite table d'opération qui le séparait de ses hommes, elle était minuscule comparée à celle de la table de briefing. Tapotant deux trois choses dessus, un plan du cuirassé, le même que celui du Commandant humain, s'afficha.

- Nous devons nous rendre ici dans un premier lieu, les quartiers de vie de l'équipage, ce qui nous permettra de rejoindre le hangar et de le sécuriser pour assurer notre sortie une fois que l'autre équipe aura sécurisée l'alimentation du vaisseau. Nous allons faire face à l'inconnu mais je sais que vous saurez faire la différence. Que les esprits vous accompagnent.

Suite à ce petit briefing de dernière minute, tout le monde enfila son casque et une partie de la troupe dont Telhius montèrent dans la navette. L'officier se plaça vers le pilote pour le guider vers leur point de chute le plus probable en fonction des ordres du commandant Sykes.

La rampe du Hangar se baissa, laissant entrevoir le vide spatial. Un petit grésillement signalant que le moteur se mettait en route fit trembler la carlingue avant que le Kodiak ne prenne son envol.
Les soldats étaient foutrement serrés dans le véhicule, entre l'équipement de base et la surdose d'explosifs recommandée.

La trajectoire fut mouvementée, l'écran de bord du pilote vacillant et se coupant parfois. Plusieurs petit instants de doute s'installèrent dans la navette lorsque les moteurs connurent plusieurs pertes de poussée et de contrôle.

- Chef on nous envoient au suicide ou comment ça se passe la ?

Telhius lui même était perturbé, il n'aimait pas ne pas avoir le contrôle de ses faits et geste, il se retint de lancer un regard vers ses hommes. Ce n'était pas le moment de paraître inquiet.

- Poursuivez pilote, continuez comme ça et tout se passera comme prévu.

Le trajet bien que court en terme de distance, semblait interminable. Tout le monde fixait le cuirassé imposant et les nombreux déchets et débris qui virevoltaient autour. Le pilote repéra un endroit probable pour tenter une infiltration, passant ses moteurs en sous régime pour voler doucement dans les entrailles du vaisseau. Ainsi l'équipage s’engouffrait dans l'ombre, naviguant que grâce aux phares de la navette.
Après deux ou trois, peut être cinq longue minutes qui ne permirent de parcourir que quelques mètres tant l'endroit était exigue, le vaisseau arriva dans une pièce éventrée où les soldats pourraient débarquer. Elle semblait solidement rattachée au reste du vaisseau, pas comme les autre morceaux de sol et de bâtiments qui semblaient tenir que grâce à chance et la gravité.

Le petit Kodiak entama une manoeuvre pour se mettre sur le flanc, mais tout se bouscula, n'ayant pas une vision totale, l'arrière du véhicule tapa dans un mur, renvoyant le Kodiak dans la direction opposée ou l'avant de la navette percuta violemment la paroi. Le pilote fut projeté sur son tableau de bord, activant légèrement les gaz, Telhius tomba à la renverse comme la quasi totalité des occupants à bord.
La navette poussant contre le mur finit par se décaler doucement dans un crissement horrible vers la droite, l'intérieur.
D'un coup, sans que le pilote n'ai le temps de reprendre le contrôle et à cause de la poussée, le véhicule finit de glisser en partant tout droit dans une ouverture qui devait être autrefois une baie vitrée, la pièce ressemblait en un léger coup d'oeil à une ancienne cantine. La Kodiak passa la cokpit facilement mais se retrouva bloqué dans l'ouverture, n'ayant pas manqué de percuter violemment une partie du mur, enfonçant un peu la carlingue sur le flanc du pilote qui avait réussi à couper les moteurs avant de tomber inconscient en percutant ses instruments.

Les soldats étaient les uns sur les autres, tout était éteint à bord du véhicule et pour le moment, rien ne semblait répondre. La porte restait ainsi bloquée.

- Bordel, tout le monde va bien ? Le pilote est K.O, d'autres blessés ?

Telhius vit ses hommes vérifier leurs membres, si ils n'avaient mal nulle part, rapidement il s'avéra que tout allait bien.

- Antès et Avila, ouvrez nous cette porte, faut qu'on bouge.

Les deux Turiens proches de la porte s'occupèrent de la détacher à l'aide des outils de sécurités présents à bord, et rapidement le petit groupe réussit à se sortir du véhicule. Tout le monde activa immédiatement ses contre poussée et son magnétisme pour rester au sol, instinctivement tout le monde trouva un couvert en attendant les ordres.

- Avila, restez ici avec le pilote jusqu'à ce qu'il reprenne conscience, occupez vous de son niveau d'oxygen et faites gaffe à vous deux et regardez ce que vous pouvez faire pour ce Kodiak. Bonne chance.

Se retournant vers le reste des soldats.

- Nous allons progresser, le temps est compté.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mer 28 Fév 2018, 20:12

[Intrigue #11] Résurgence
10 Février 2203

Gargantua


Les différentes unités étaient parvenues avec plus ou moins de mal à pénétrer à l'intérieur du Gargantua, tous entamèrent donc leur progression, s’enfonçant dans les entrailles du géant de métal à la recherche de leur objectif. L'obscurité était totale, pas la moindre source lumineuse ne venait apporter un semblant de vie aux différentes pièces et couloirs qui défilaient. La vie, cet endroit en était de toute évidence complètement dénué. Les parois métalliques, froides et lugubres qui délimitaient les anciennes pièces du cuirassé étaient fracassées par endroit et semblaient vomir des assortiments désordonnées de câbles. Le sol et le plafond n'étaient bien souvent pas épargnés et il n'était pas rare de constater la présence de gigantesques brèches donnant vue sur le vide spatial.

Mais le Gargantua n'avait pas toujours été dans cet état, les meubles et les anciens terminaux détruits et laissés à l'abandon étaient quasiment les seuls indices témoignant de la vie passé du vaisseau. Car il fallait également prendre en compte la présence des squelettes des anciennes habitantes des lieux. Encastrés dans les murs ou flottant dans les airs comme d'autant de présages macabres, parfois même enfermés à tout jamais dans leur armure, les squelettes pouvaient déjà se compter par dizaines à mesure que les pièces défilaient.

Quelle que soit leur position à bord du vaisseau, toutes les unités pouvaient commencer à ressentir une étrange sensation, comme de légers maux de têtes qui ne semblaient pas disposés à cesser.

Ponts inférieurs



L'unité turienne ne rencontra pas de véritables problèmes au cours de sa progression. Un parcours plutôt linéaire au travers de nombreuses pièces remplies d'électronique hors d'usage qui s'arrêta à l'approche de leur objectif. Une salle plus grande que les autres les accueillit, clôturée par une grande porte fermée menant au gigantesque hangar. Mais cette salle contenait également deux grands cylindres de métal, semblables à des cuves, de part et d'autre de sa surface. Quiconque avait l'idée de s'approcher d'un peu trop près de ces cuves commençait alors à ressentir de légers tremblements dans l'intégralité de son corps.

Ponts supérieurs



L'unité sous le commandement direct de l'officier Sykes éprouva plus de difficultés pour avancer, la montée jusqu'à la passerelle du cuirassé était jonchée de débris et quasiment entièrement détruite par endroit. Mais malgré le léger contretemps que ces détours occasionnaient, l'unité d'intervention parvint tout de même à atteindre le pont de la passerelle. Deux couloirs séparés par un bloc central se rejoignaient au niveau du sas menant au poste de contrôle.

Et ce sas était alimenté. Fermé et verrouillé, sa lumière se diffusait alentour, faible lueur de vie dans les ténèbres qui l'entouraient. Mais ce n'était pas tout. L'une des pièces adjacentes comportait une longue vitre s'étirant à l'horizontal et ceux qui y orientèrent leur lumière purent apercevoir une silhouette s'y déplacer. Une asari, enfermée dans son armure et avançant machinalement devant elle, ne semblant pas consciente de la présence des intrus. Son corps était même pris de convulsions de temps à autre alors qu'elle marchait d'un pas beaucoup trop lent pour être naturel.

Ponts intermédiaires



La colonne de soldats dirigée par Raikes se retrouva face à une série d’ascenseurs qui ne semblaient pas plus alimentés que le reste de la structure. Mais une grande brèche fendait le sol à leurs pieds et semblait s'étendre sur plusieurs étages, offrant ainsi un accès indirect au pont où se trouvait leur objectif. Mais au niveau qui se trouvait juste en dessous d'eux, un mouvement confirma la présence d'un être vivant. Approximativement de la taille d'un varren, la créature s'immobilisa soudainement, ses longues pattes semblant la stabiliser dans un coin de la pièce. Elle leva son museau vers les soudaines lumières qui envahissaient l'endroit, observant le groupe de soldats au dessus d'elle.

Spoiler:
 


____________INFOS MJ____________


Donc vous avez une semaine comme d'habitude ! Shaun je passe sur ce deuxième retard, mais au troisième il y aura certainement une sanction x)

Sinon votre but à tous sur ce tour est de décrire ce que vous décidez de faire pendant votre progression et de quelle façon vous voulez pénétrer sur votre objectif. Inutile d'aller plus loin, on réserve ça pour le prochain tour Very Happy

Bonne chance !





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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Jeu 01 Mar 2018, 23:27

Les navettes filèrent à vive allure en direction de l’objectif, à savoir la tour centrale qui abritait, sinon le cœur, le cerveau du monstre de métal qu’était le Gargantua. Autrefois un des fleurons de la marine de guerre Asari, bijou de technologie aux capacités de destruction immenses, le voilà qui faisait aujourd’hui bien pâle figure en comparaison de ses jours de gloire passés. Vu de plus près encore, la carcasse en apparence vide de toute vie faisait peine à voir. D’énormes trous parsemaient la coque qui protégeait autrefois un équipage de milliers de natives de Nébuleuse Athéna, et probablement d’encore plus loin dans l’espace des Républiques. A l’observer ainsi par le mince hublot de la soute de son Kodiak, Alec en arrivait à se demander si le blindage auparavant si résistant le serait encore assez pour supporter ne serait-ce que leur poids à tous en armure complète.

Il allait bien falloir cela dit, puisque l’approche qu’ils s’apprêtaient à réaliser constituait la seule méthode d’abordage viable à mettre en œuvre dans un laps de temps aussi court…

Maintes fois éprouvé au fil d’années de service, le commando du N7 n’en était pas à son coup d’essai concernant ce genre de manœuvre. Cependant, aucun de ses membres, aussi expérimentés soient-ils, ne pouvait se vanter de l’avoir réalisée sur un engin de cette importance. Et encore moins dans un contexte aussi particulier. L’appréhension était donc bel et bien palpable, même chez cette troupe de vétérans. Un silence de mort régnait à bord des deux navettes furtives envoyées vers le point le plus élevé accessible pour pénétrer à l’intérieur du cuirassé. Mais lorsque le pilote, dont les compétences de vol se trouvaient mise à l’épreuve par le vol à vue, annonça que l’ETA venait de tomber à zéro, tous se mirent en branle sans fléchir. Une rapide vérification générale de l’équipement opérée par son voisin avant le grand saut, comme le faisait jadis les parachutistes, un briefing sommaire et ils devraient se lancer.

La voix impassible de Sykes se fit ainsi entendre dans tous les casques de ses hommes, donnant le top que tous redoutaient.

- « Allez... Comme lors de la mise à sac du Retribution… Gardez les mains prêtes sur les commandes de vos modules EVA. J’ouvre la voie, puis deux colonnes espacées d’un mètre cinquante entre chaque élément. Rejoignez la brèche puis sécurisez le point d’insertion… » lança-t-il pour couper court au calme angoissant qui prenait un peu trop ses aises jusqu’ici.

Faisant référence dans ses propos à l’abordage encore récent d’une frégate de trafiquants d’artéfacts mise hors de combat par le Midway lors d’un affrontement en orbite de Féros, Alec espérait chasser quelque peu les craintes de ses hommes face à l’inconnu. Ce jour-là, il n’avaient fait qu’une bouchée de l’équipage multiracial contrevenant aux lois conciliennes. Ne s’en étaient sorti indemnes que le capitaine de l’engin et son « officier scientifique », les autres étant promptement abattus car jugés sans réelle valeur stratégique. Leur action à cette occasion avait semble-t-il permis de faire tomber un important réseau dans toute la Travée et certains bastions conciliens grâce aux informations transmises par leurs prisonniers, ce que tous prirent comme une réussite.

Et s’il s’agissait aujourd’hui d’un contexte tout autre et au final bien plus conséquent de par ses enjeux, il était bon de se remémorer certains réflexes à travers une expérience positive…

Leurs transports s’ouvrirent donc sur le vide à ces mots, chacun prenant sa place dans la formation sans un pas en arrière. Aidés de leurs bottes magnétiques, les éléments du commando progressèrent lentement à travers le vide sidéral, Chasca dans leur dos comme témoin de la folie qui habitait ces combattants de l’Alliance se livrant à une telle folie. La quinzaine de mètres qui séparait leur appareils de la brèche leur servant de point d’entrée fut parcourue sans guère de difficulté pour la plupart d’entre eux, encore que plusieurs tremblements conséquents de la carlingue laissèrent plus d’une fois planer le doute. Tous se préparaient à pousser un puissant et libérateur soupir de soulagement lorsque la queue de peloton se retrouva en difficulté… Surprise par un violent soubresaut de la coque, Flores, la toubib de l’équipe, sentit son pied droit lui faire défaut alors qu’un morceau du blindage se déroba à son contact. Amenée soudainement à pénétrer dans le cercueil de métal et sur le point de faire une violente chute, la jeune femme eu heureusement la présence d’esprit d’activer son module EVA au dernier moment. Aidée par la poussée délivrée, elle parvint à se raccrocher à la main tendue de Sørensen, échappant de peu à une mort aussi violente que rapide.

- « Delta Leader pour équipes d’intervention… Procédure d’abordage menée à bien. Maintenez le contact radio à cinq minutes d’intervalle et signalez tout élément suspect. Delta Leader, terminé. »
fit savoir le N7 sur la fréquence commune une fois assuré que sa subordonné s’en sortirait.

Quitte pour une bonne frayeur qui risquait de hanter plusieurs de ses nuits s’ils sortaient de là intacts, le Sergent rejoignit ses camarades désormais membres honoraires de l’équipage du Gargatua, cuirassé disparu de la Marine Asari. Restait désormais à se frayer un chemin dans les entrailles du monstre en quêtes de réponses…

***

L’obscurité peut être un allié de poids pour qui sait s’en servir et cherche à se dissimuler. Elle peut également être un ennemi retors pour qui cherche à y tracer sa route sans encombre. Dans le cas de la SO-21, elle remplissait ici les deux rôles. Aidés par la vision nocturne de leur casque, Alec ayant proscrit l’usage de torches jusqu’à nouvel ordre, le commando put pour un temps se garder d’éventuelles menaces pendant qu’il progressait dans les étages. En revanche, l’obscurité se faisait parfois si épaisse qu’il était difficile de discerner quelque chose, même à grand renforts d’artifices technologiques. Ajoutez à cela le fait que de nombreuses sections se soient effondrées ou étaient instables, et vous aurez un début d’idée concernant l’horreur représentée par l’avancée dans ces coursives aussi froides que le métal qui en habillait les parois.

Comment un appareil dans cet état pouvait bien avoir réussi à parcourir une si longue distance depuis le Secteur Nimbus, usant vraisemblablement de son réacteur SLM et du réseau de Relais, relevait du véritable mystère… L’état des quelques corps qu’ils croisèrent était d’ailleurs tout aussi intriguant. Restes sans noms d’un équipage décédé voilà sans doute des années, le fait que les dépouilles soient totalement décomposées indiquait le maintien d’une atmosphère à bord pendant un temps suffisant. A moins que quelque chose ou quelqu’un n’ait permis au processus de décomposition de se faire tout de même… Après tout, plus d’un moyen permet de séparer la chair des os d’un corps…

Le gros de leur progression se fit donc dans une ambiance aussi morose que le calme de l’épave devenait angoissant à trop s’y attarder. Communiquant uniquement par gestes, préférant économiser les mots un maximum, l’officier en charge de la mission put presque ressentir le trouble qui agitait silencieusement ses soldats. Ce n’était pas la première fois qu’ils arpentaient les allées silencieuses d’un engin à l’abandon, les pirates laissant bien souvent des épaves dévastées dans leur sillage, mais jamais ils n’avaient connu une telle désolation dans un vaisseau spatial. L’ampleur considérable des lieux n’aidant pas, il était complexe de se faire une idée fidèle du passé mouvementé qu’avait subi le géant de métal.

Sykes songeait en détail à la question, bien qu’alerte, son fusil à pompe prêt à faire son office, lorsqu’ils parvinrent tous à destination. Essoufflés par leur montée de nombreux étages à moitié éboulés au point de ne plus pouvoir les compter, tous se déployèrent non loin de la porte menant à la passerelle, jusqu’à ce qu’un mouvement tout proche ne les alerte tous. Là, non loin, une forme humanoïde se mouvait avec difficulté. Son allure générale ne laissait rien présager de bon, donnant à leur situation un mauvais goût d’holo horreur à deux crédits. Devant cette apparition sinistre et inespérée, le N7 se reprit à deux fois pour analyser la situation. Aucun de ses hommes n’objecta véritablement en constatant le trouble de leur supérieur, dont la tête opina tour à tour en direction de la porte et de leur mystérieuse « invitée ». Probablement trop occupés eux-mêmes à encaisser la frayeur et la sueur froide que cette manifestation pouvait engendrer, les membres du commando se reprirent lorsqu’ils comprirent que Sykes diffusait sur la fréquence radio.

- « Delta Leader à toutes les stations. Phénomène d’ampleur et de nature encore inexpliquée à l’œuvre à bord. Faisons l’expérience de maux de tête depuis notre arrivée à bord en dépit de l’étanchéité complète de nos armures. Préparez mesures de confinement et quarantaine à bord des appareils. Résurgence possible du phénomène d’endoctrinement… Multiples restes Asari décomposés jusqu’à l’os rencontrés durant progression vers notre objectif. Sommes cependant en présence d’une éventuelle survivante au comportement suspect et incohérent près de la passerelle verrouillée. Allons tenter d’établir le contact de façon détournée dans un premier temps pour la cerner et déceler une éventuelle menace… »

Un silence extrêmement pesant entrecoupa son message, signe d’une intense réflexion pour appréhender au mieux cet évènement « quelque peu »… inédit. Le volume de sa voix lui-même se trouvait amoindri, comme s’il chuchotait.

- « Équipes à bord, veuillez accuser réception de ce message et faire votre rapport. Unité Keeper, transmettez ensuite à Arcturus II avec recommandations pour une évacuation préventive d’un maximum de colons pour cause de potentielle menace bactériologique. Delta Leader, terminé. »
conclut-il d’un ton bien moins impassible qu’auparavant.

Faisant référence à son appareil dans son message, le Commandant espérait que de possibles découvertes des autres équipes permettent de tirer l’affaire au clair dans les meilleures conditions. Le Midway pourrait alors faire un rapport détaillé à l’Alliance. Mais en attendant, il avait lui-même un mystère à élucider. Un mystère auquel le N7 craignait peut-être un peu d’être confronté, de douloureux et angoissants souvenirs des horreurs conçues par les Moissonneurs n’étant pas très loin. Le Creuset avait-il fait totalement son œuvre ?

- « Ikeda, examinez-moi cette console, sans chercher à en forcer l’ouverture pour le moment. Je veux son historique de fonctionnement avant de savoir s’il faut ou non ouvrir ce truc… McAvoy, Markov et Hamilton avec lui. Sécurisez-moi cette porte. Markov, Ziegler, Sørensen avec moi. En joue sur cette… chose. Scrutez ses réactions. Prêts à tirer au moindre signe de menace… »

L’idée peut-être saugrenue que cette porte soit restée verrouillée et alimentée depuis toutes ces années pour une bonne raison n’avait pas manquée de lui traverser l’esprit. Tout comme la possibilité que l’angoissante apparition dont ils étaient le témoin cherche en fait à garder ladite porte. Et peut-être à en protéger le contenu. Ou interdire toute sortie à ce qui pourrait bien se trouver derrière… Allez savoir. Quoi qu’il en soit, il devait avoir des réponses au plus vite. Voilà pourquoi, une fois son équipe scindée en deux groupes, Sykes mit son drone au travail. Apparu de nulle part alors qu’il pianotait sur son omnitech, le joujou holographique se mit à faire des allers-retours le long de l’imposante baie vitrée derrière laquelle l’angoissante silhouette évoluait. Scanner activé, le petit assistant numérique constituait un stimulus adéquat pour jauger les réactions de la personne – ou créature – qui faisait le fruit de son « étude » tout en collectant des données.

S’il en ressortait que cette chose disposait de facultés de réflexion normales, alors ils se manifesteraient à elle en quête de réponses. Si elle se montrait menaçante, au point d’éventuellement briser la vitre et d’aller à leur rencontre, alors ils n’hésiteraient pas à l’abattre…

Quant au piratage de la porte… Peut-être les données contenues dans la console leur seraient suffisamment utiles pour en apprendre plus sur la situation et décider de la marche à suivre…
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Ven 02 Mar 2018, 22:35
Resurgence

Ada J. Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - Telhius Sharkan



- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Carcasse du Gargantua, Ponts intermédiaires

Le Kodiak d’Ela s’ébranla de la carlingue du Gargantua en glissant encore sur quelques mètres lorsque les amarres magnétiques se rompirent puis notre navette décolla du monstre de métal, la dernière transmission de notre pilote nous souhaitant bonne chance et de l’appeler pour l’évacuation. Puis, la communication du commandant Sykes me parvint dans le casque et je fus soulagée d’apprendre que chaque soldat de son unité ait pu également s’en sortir. En revanche, aucune communication de la part de l’unité turienne jusqu’à quelques paroles envoyées sur la fréquence commune par une voix qui me semblait masculine malgré le timbre unique des Turiens, confirmant avoir bien reçu les ordres de notre supérieur sur le terrain et indiquant le nom de code de leur unité : Maloren, affublé de l’attribut Leader ou numéro 1 pour bien faire comprendre à tous que c’était le chef de l’unité qui s’exprimait. Donner le nom de son vaisseau comme nom de code pour l’unité, pourquoi pas dans l’absolu… Je confirmai à mon tour avoir bien reçu les ordres de Sykes avant que ma colonne ne se remette en route dans les entrailles du Gargantua, entamant enfin ici, notre mission.

Bien reçu Delta Leader. November Leader, terminé.

Tout le monde observa un silence complet à partir de la fin de la communication et la colonne de l’OCU se mit en route sur mon ordre, d’abord d’une tape sur l’épaule du colosse noir de mon unité puis d’un geste de la main dans mon dos vers l’avant pour les autres, intimant en silence la consigne d’avancer. Nous n’avions qu’un itinéraire prédéfini sur nos OmniTechs que Baird avait fait envoyer dès notre arrivée à bord du Gargantua, nous savions où nous devions aller à partir de notre point d’insertion mais l’état du cuirassé asari ainsi les dégâts subis compliquaient notre tâche et notre progression. Le vaisseau avait véritablement morflé contre les Moissonneurs, c’en était effrayant. Je peinais même à imaginer ce qu’avaient dû endurer les occupantes du Gargantua. Savaient-elles qu’elles ne reviendraient pas chez elles ? Étaient-elles parfaitement conscientes que leur capitaine les envoyait directement à la mort ? Pensaient-elles que leur sacrifice n’était rien d’autre que du suicide, même pour sauver des milliers d’entre elles d’autres ? Avaient-elles toutes faites le choix de leur vaisseau de guerre comme dernière demeure ? Je ne le saurais sans doute jamais et si jamais mes soldats se posaient les mêmes questions, aucun d’entre nous ne trouveraient de réponses à nos interrogations. L’escalier était en mauvais état, il manquait quelques barres à la rambarde, c’est pourquoi l’on s’engagea prudemment pour descendre plus bas à partir de notre point d’entrée. Comme dans un cliché inquiétant, on pouvait à peine voir et sentir les mouvements du Gargantua mais l’absence d’air nous épargna au moins le bruit des grincements de la carcasse. Vu autrement, je me demandais vraiment si c’était une bonne chance tant le mastodonte asari ressemblait à un cadavre de métal prêt à nous manger tout cru et à nous recracher comme un goinfre malpropre. L’escalier soutint notre masse, quoique peut-être aidé par l’absence de gravité mais nous pouvions marcher normalement grâce au magnétisme de nos bottes militaires. Même l’ancien rugbyman put se mouvoir, certes avec appréhension, mais notre colonne put avancer vers son objectif. À peine nous avions commencé notre marche qu’une migraine se logea sans prévenir dans ma tête. Arrivant soudainement, je grimaçais sous mon casque de cette petite douleur qui avait survenu sans prévenir. Elle n’était pas horrible mais suffisante pour être embêtante. Je me demandais si j’étais la seule à la ressentir ou si mes soldats ressentaient la même chose… Mais cela n’était pas une raison suffisante pour arrêter la colonne et l’on poursuivit donc sans plus attendre.

Les torches fixées sur nos armes éclairèrent notre chemin, tantôt avec complication mais l’obscurité était parfois telle que je voyais Cole s’arrêter pour éclairer la zone devant lui. Entraînés depuis des années aux manœuvres militaires dans une variété de milieux, parfois hostiles, mes soldats s’arrêtèrent en bon ordre lorsque je stoppai la progression de la colonne en tendant le bras dans mon dos, la paume tournée vers le reste de l’OCU, évitant le carambolage de l’unité complète. Le soldat en tête de la colonne balada la lampe torche de son Cimeterre pour nous faire apparaître ce qui semblait être… une série de portes ? La colonne étant arrêtée, mes soldats arrêtèrent d’éclairer devant eux et firent promener leurs torches sur les alentours. L’on se rendirent compte que nous étions arrivés dans une zone assez large. Selon l’itinéraire de Baird, nous avions encore un étage à parcourir avant de descendre davantage et d’arriver au pont de la salle des machines du cuirassé. Les lumières de nos armes accentuèrent l’aspect menaçant des lieux. Il n’y avait aucune lumière naturelle ou même artificielle pour apporter ne serait-ce qu’une lueur, même spectrale afin d’essayer d’apprécier au mieux l’endroit où nous étions. La lampe de mon Mattock envoya son rayon puissant de lumière vers ce que je croyais être une ouverture, or ma lampe ainsi que celle de Stroud éclairèrent de leur luminosité balafrée à cause du vide spatial, ce qui s’avéra être une faille béante dans la cloison du Gargantua. L’ouverture était large pour deux soldats de front mais la longueur était impressionnante comme si l’on avait fendu à l’aide d’une épée géante l’astronef asari. Captivée par ce spectacle plutôt troublant, j’imaginais sans peine le canon d’un vaisseau de ligne moissonneur percer la coque du Gargantua. Cependant, rappelée à la mission par mon esprit militaire, je détournai les yeux de cette fissure inquiétante pour de nouveau me concentrer sur ce que nous avions devant nous. Soudain, un mouvement attira à tous notre attention et neuf armes éclairantes par leurs torches se braquèrent dans la direction du déplacement repéré, prêtes à décharger leurs rafales de balles meurtrières.

C’était une silhouette humanoïde accompagnée de quelques autres, dérivantes à cause de l’absence de gravité, qui apparut, la dite-silhouette flottant doucement vers nous. Le cœur battant sous l’effet d’une dose de stress, je m’approchai avec précaution pour m’apercevoir que la forme humanoïde portait une armure que j’avais déjà vue sur des commandos asaris. Moulante et sombre fut la tenue mais l’apparence de sa propriétaire fut simplement épouvantable, l’Asari autrefois militaire était réduite à l’état d’un squelette, la tête devenue crâne ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui d’un crâne humain, à part de minuscules excroissances à l’arrière de la tête, vestiges de la présence du cartilage universel aux Asaris. Sur ma droite, Valkyrie et King éclairèrent d’autres corps qui flottaient, le plus proche portait quant à lui, une tenue qui tenait plus de l’uniforme que de l’armure. Sûrement une membre d’équipage du vaisseau. La tension retombant quelque peu, l’on resta pendant quelques secondes à contempler les corps des dernières résidentes du cuirassé, dernier témoignage de la présence de vie dans un endroit qui en était maintenant totalement dépourvu. Il n’y avait que la mort à bord et l’oppression de ces restes macabres ajoutait au tableau angoissant que nous militaires de l’Alliance perçûmes de ce qu’était devenu ce qui était par le passé, un des fleurons de l’ingénierie spatiale militaire asari et un symbole de fierté des Républiques Asaris. Aussitôt, Cole sur ma gauche attira mon attention et m’indiqua de venir le rejoindre. Dans le but de ne pas nous attarder ici et éclairée par la lumière des lampes qui auscultaient le plafond ou du moins ce qu’il en restait, j’ordonnai le rassemblement en réalisant un large cercle de mon index gauche levé. Mes soldats obtempérèrent et l’on se remit en colonne pour rejoindre notre coéquipier. Par une de nos lampes, je vis une autre Asari aussi en uniforme qui était encastrée contre la cloison de l’ascenseur d’à côté, ces orbites vides fixant devant elle tandis que la mâchoire était ouverte comme si l’Asari avait été figée dans une grimace de douleur ou de terreur. L’on éclaira devant nous lorsqu’une énorme brèche dans le plancher de cet étage se présenta à nous. Aussitôt, je me tournai vers la fissure dans la coque du cuirassé et je constatai qu’elle était pile alignée avec le gros trou devant nous, suggérant l'ampleur des dommages.

Rompant le silence, je m’entretins avec mon expert technologique qui avait dégainé son OmniTech tandis que les autres éclairèrent la brèche sans rien nous signaler ou couvraient nos arrières. Je me mis à parler à voix basse, intimant de manière sous-entendue à mes subalternes de faire pareil et de ne pas plus hausser la voix pour communiquer que le simple chuchotement.

Baird, situation.

D’après l’OmniTech cette brèche s’étend au moins… au moins jusqu’à la salle des machines. En gros, nos potes les Moissonneurs nous ont fait un raccourci. Putains de crevettes...

On a d’autres options ?

Je ne pense pas, Commandante. D’après ce que j’ai vu comme signes et de ce que je sais de comment les Asaris gaulent leurs vaisseaux, on est dans une zone d’accès à leurs ascenseurs principaux. Hors-service comme tout ce qu'il y a à bord de cette décharge de rafiot.

Hmm… Dites-moi, Baird, je suis la seule à avoir une migraine là maintenant ?

Euh… Nan, je la sens aussi Commandante.

Ouais c'est pareil pour moi cheffe, c’est depuis qu’on est rentré dans le vaisseau. Comme un lendemain de cuite.

Chacun d’entre nous s’interrompit car une communication de la fréquence commune à toutes les unités s’afficha sur l’écran de nos casques et comme à l’instant, j’ordonnai le rassemblement de mes soldats, celles et ceux qui surveillaient nos arrières se rapprochèrent alors de moi et de Baird. Comme escompté, ce fut le commandant Sykes qui s’adressa à tout le monde. Au fur et à mesure qu’il distillait ses informations, je fus partagée entre me sentir légèrement rassurée mais je sentis également mon sang se glacer. Outre le fait que l’on apprit que nous n’étions pas les seuls à avoir rencontré des cadavres asaris ou même ceux à expérimenter des maux de tête, ce qu’il disait faisait vraiment froid dans le dos, comment une Asari pouvait survivre dans un endroit pareil où ne régnait que la mort ? Et puis… Hein ? Quoi ? L’endoctrinement ? Merde… ne manquait plus que ça. Un frisson plus fort me parcourut l’échine alors que mon esprit déballa mes souvenirs concernant les affrontements que j’avais subi contre les forces des Moissonneurs. Néanmoins, disciplinée par des années à avoir été éprouvée psychologiquement, je ne me laissai pas submerger par la peur de mes souvenirs et mon esprit referma ce chapitre horrible de ma vie pour me concentrer sur l’instant présent. Qu’est ce que nous cachait encore ce vaisseau… Le Gargantua n’était plus depuis longtemps un vaisseau de la flotte militaire des Asaris mais maintenant on avait l’impression d’être dans l’Épave des Horreurs de la galaxie avec son cortège de mal de tête, de squelettes d’Asaris ainsi que les décombres d’une destruction massive du cuirassé. L’espace d’un instant, tout le monde se tut et même Sykes observa le silence, comme si le temps s’était suspendu et que chacun retenait son souffle. La voix de notre supérieur était d’ailleurs basse aussi, il chuchotait. Comme quoi, même un chef d’une unité des opérations spéciales n’en restait pas moins humain et savait maîtriser son appréhension. Il y arrivait seulement bien mieux que les autres qui avaient un peu plus de difficultés.

Ce dernier me surprit peu après lorsqu’il ordonna au centre de commandement à bord du Midway d’engager les procédures d’évacuation pour la colonie de Chasca. Non… Il venait vraiment d’ordonner de commencer les préparatifs ? Je lâchai un discret soupir de soulagement en l’entendant, rassurée de savoir que je n’étais au final, pas la seule à penser à tous ces gens. Peut-être que la transmission d’O’Neill était arrivée avant ses ordres à Arcturus II mais ce n’était pas ce qui m’importait, au moins l’ordre de commencer à préparer l’évacuation était bel et bien transmis à notre hiérarchie, peut-être que l’on pouvait agir contre le Gargantua sans risquer la vie de milliers de gens finalement. Je me prendrai sûrement un sermon de la part de Sykes si ma supérieure avait câblée à Arcturus II avant lui si jamais l’on s’en sortait mais je ne pouvais pas m’en soucier pour le moment, la mission en même temps que la migraine me resta en tête. Au moins, l’Alliance allait se charger des colons et sauver leurs vies. J’en profitai à l'instant pour faire mon rapport à mon supérieur comme demandé.

November Leader à tous, avons bien reçus le message de Delta Leader. Subissons également des maux de tête depuis arrivée à bord. Avons aussi trouvé des cadavres d’Asaris décomposés jusqu’aux os, aucune survivante pour le moment. Sommes en présence de multiples dommages dans la coque sûrement dus à des armes des Moissonneurs dont une énorme brèche aux ponts intermédiaires occupant presque trois étages. N’avons rencontré aucune pré…

Je fus interrompue par un mouvement venant de l’étage d’en dessous alors que je communiquai avec les autres unités. Braquant mon arme pour éclairer la brèche en compagnie de cinq autres lumières, une créature apparut. Ou plutôt le résultat du cauchemar d’un fou se dévoila sous nos yeux. Ma communication coupa et je fus pétrifiée du spectacle devant moi. La… chose sortait de l’obscurité de l’étage d’en dessous et leva ce que je pensai être le museau dans la direction de nos lampes de fusil. Elle était toute bonnement cauchemardesque avec une peau écailleuse, semblable à celle des Krogans par l’apparence, deux petits yeux blancs ou révulsés eurent les paupières qui s’étrécirent sous la lumière de notre éclairage portatif. De longues pattes ou tentacules se perdirent dans les ténèbres d’en dessus comme si ces membres permettaient au monstre de se stabiliser et ce que je supposai être une queue, aussi effilée qu’un fouet claqua juste à côté de la tête. Cette dernière était sans aucun doute la partie la plus affreuse de cet effroyable accident de la création dans cette galaxie. Les yeux me semblèrent emplis de malveillance mais ce furent surtout les rangées de dents aiguisées comme celles d’un requin qui retinrent l’attention de tout le monde. Je ne voulus pas savoir quel était le régime alimentaire de ce truc ni s’il fallait attendre qu’on se fasse boulotter pour le savoir mais je demeurai d’un calme olympien devant cette apparition qui ne bougeait toujours pas et adopta la même posture que nous, c’est-à-dire, le round d’observation. Baird fut le premier à rompre le silence pesant qui s’était installé entre nous tous comme sous l’impulsion d’un souffle coupé.

Mais qu’est ce que c’est que ce bordel…

Quelle merde... on dirait Baird un lendemain de cuite…

Commandante qu’est ce qu’on fait... ?

On… lui troue le cul, Commandante ?

Ici… November Leader, contact. Je répète, sommes en contact avec… créature vivante non identifiée à l’étage d’en dessous par la brèche. Pas... d’acte hostile pour le moment mais apparence et posture clairement menaçante.

Ma voix fut maîtrisée et calme mais je ne pus empêcher de faire entendre dans ma voix une certaine forme d’appréhension. Il fallait dire que la gueule de ce machin n’incitait clairement pas à accueillir avec joie son irruption, ce truc n’était pas gros, sûrement pas plus gros qu’un varren du moins pour le corps. Seulement, varren transformé par les Moissonneurs ou horreur venue d’un système inconnu, mon esprit déclencha l’alerte du danger mortel et d’une attaque imminente qui en devint viscérale en moi. Ce truc était une menace tapie, elle n’était clairement pas ici pour demander des caresses ou nous servir de guide. Non, il fallait l’éliminer. Cependant, nulle panique ne se fit entendre, je pus sentir que mes soldats n’étaient pas aussi rassurés que moi mais personne ne cria de peur ni ne tira sous l’effet de la nervosité. J’interrompis ma transmission pour me concentrer entièrement à aligner cette monstruosité dans la ligne de mire de mon Mattock, apprêtée.

Baird... cette saloperie garde l’accès à la salle des machines ?

Oui… Commandante…

Soldats… Sur mon ordre… Ouvrez le feu !



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Dernière édition par Ada J. Raikes le Lun 05 Mar 2018, 23:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Lun 05 Mar 2018, 23:17
La petite équipe ayant réussie à s'extirper de la navette entreprit sa progression à travers les décombres.
Rien ne répondait dans le vaisseau et seul la vision nocturne de leurs casques permettaient aux Turiens d'avancer sans trop de danger. Par deux fois Aius sentis le sol grincer de manière inquiétante sous ses pieds, certaines parties de la structure devant être largement fragilisées.

Le commando était silencieux. Pour sa part, Telhius montrait le même respect aux lieux que dans un cimetière, évitant coûte que coûte d'avoir à frôler l'une des nombreuses dépouilles qui flottaient à travers le vaisseau. Fait ironique, c'était la première fois que le Turien voyait un squelette d'Asari, la curiosité malsaine le poussa à observer comment le squelette était composé à force d'en croiser.

Telhius sentait la tension monter chez l'un de ses hommes, le cliquetis de l'armure de se dernier n'arrêtant pas de retentir, ses gestes étaient brusques et nerveux. Regardant à droite et à gauche frénétiquement, sûrement victime de son imagination et de cette sensation étrange qui le démangeait lui aussi à mesure qu'il progressait dans ce tombeau flottant.

Après un temps qui sembla interminable, l'équipe du Lieutenant-Co arriva fasse à un premier problème, en apparence tout du moins. Telhius prit quelques secondes pour vérifier sur le plan de son Omni-Tech, ils étaient à l'entrée du Hangar visiblement mais une porte leur barrait la route.

- Celus, vérifiez si cette porte s'ouvre, les autres en couvertures, deux sur nos arrières, Aius et moi on couvre la porte.

Le soldat qui avait été désigné s'approcha avec mesure de son objectif. Observant le panneau de contrôle de la porte, il tenta de l'activer de plusieurs manières mais non, il n'y avait rien à faire, le jus était définitivement coupé dans cette carlingue.

- ça ne réponds pas Lieut'nant.

- Prenez ma place Celus. Conclus le Turien en se relevant.

Lorsqu'il s'approcha de la porte, le Turien ressentit de légers tremblements dans ses membres, tremblements qui s'élargirent au reste du corps, ne cessant jamais, s'accentuant même au point qu'il faillit en lâcher son arme avant que tout ne se calme.

- Sharkan vous allez bien ? C'était la voix d'Aius.

Le turien ne s'en était pas rendu compte sur le coup, mais il avait fortement haleté dans son micro.

- Oui.. je crois, j'ai ressentis comme un grand froid, ce n'est pas exactement ça mais.. je ne peux le décrire autrement.

- Si je peux parler Lieutenant-Commandant, j'ai ressentis la même chose en allant vers la porte et en revenant.

Dubitatif, Telhius se stoppa net, observant mieux les lieux. La pièce était dégarnie, divers décombres trainaient ci et là, mais deux grandes cuves encadraient le chemin menant à la porte, elles étaient assez espacées... Curieux, le soldat rebroussa chemin jusqu'à ressentir la même sensation. Il se balada dans la pièce sous les interrogations de ses hommes, sentant plusieurs fois la sensation paraître et disparaître.

- Quelque chose ici agit sur nos sens... Restez sur vos gardes soldats.
Tout le monde sur la porte, on va la faire sauter, je veux une position de couverture sur cet objectif. Celus avec moi.


La petite troupe se rapprocha de la porte, trouvant des couverts parmi les décombres, épiant la progression de l'officier et de Celus. Les deux placèrent des charges légères, le genre d'explosifs type utilisé par les forces de l'ordre pour intervenir chez les contrevenants. Se répartissant de part et d'autres de la porte, Telhius commença un décompte.

- Feu !

Dans une explosion qui sembla sourde et puissante au milieu de ce silence, un pan de la porte vola vers l'intérieur du Hangar quand l'autre pan se tordit tel une créature mortellement blessée. Une énorme bourrasque déferla sur les Turiens, emportant sur plusieurs mètres certaines d'entre eux, visiblement la pièce était encore pressurisée mais l'action du commando venait d'amener l'état du hangar, au reste du vaisseau. La petite équipe prit prudemment position autour de la porte, guettant le moindre signe d'activité si il y en avait encore une.

Le turien donna quelques informations sur le canal d'intervention en direction du commandant Sykes.

- Commandant Sykes, Hangar atteint, nous appréhendons la zone. Ah et.. phénomènes inexpliqués sur notre position, démangeaisons et tremblements de puissances aléatoires parmi plusieurs de mes hommes et moi même. Comme si certaines zones étaient "irradiées" en quelque sorte avec un effet immédiat malgré nos filtres. Terminé.


Pendant ce temps à bord de la navette, le pilote reprit conscience, soulageant par la même occasion son gardien. Les deux Turiens se mirent à chercher un moyen de désencastrer la Navette, les commandes répondaient mais quelques réglages restaient à faire pour que le jus reparte dans les moteurs restés désespérément éteints.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mer 07 Mar 2018, 13:31
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Résurgence
Ada J Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - TELHIUS SHARKAN


Bien que la vue sur l’espace soit des plus splendides, l’atmosphère était pesante. Les membres de l’Alliance savaient que le temps était un facteur clé ce qui rendait d’autant plus leur lente progression tendue et frustrante. Chaque seconde les rapprochaient inexorablement un peu plus de la colonie et donc par la même occasion de l’échec de leur objectif. Mais comme pour toute mission il fallait peser dans la balance tous les éléments à sa disposition avant de prendre une décision. La destruction ou au moins la déviation du Gargantua était essentielle. Mais découvrir pourquoi et comment était-il arrivé là l’était tout autant. Tant que la balance ne pencherait pas un peu plus vers la destruction de la colonie, le commandant Sykes n’ordonnerait probablement pas l’explosion du bâtiment.


La lieutenant-commandant espérait que s’il devait y avoir un contact hostile ça ne serait pas en dehors du vaisseau. Auquel cas l’escouade se retrouverait dans une situation bien précaire. Rien que marcher sur la carcasse de métal n’avait rien d’évident. Alors se battre ou même accélérer le pas… Flores pouvait d’ailleurs en témoigner. Elle avait aille passer au travers. Heureusement que Sørensen avait de bons rélexes. Shaun, peu habituée à l’exercice redoubla d’attention pour éviter la chute (et surtout de se faire charrier par Sykes par la suite). La brune n’avait pas spécialement l’intention de mourir aussi bêtement. Elle entendait déjà McAvoy mère lui lancer un de ces fameux « je te l’avais bien dit ». La contre-amiral n’avait pas vraiment apprécié son transfert au SO-21, bien plus risqué que son ancien poste. La brune soupçonnait même qu’elle avait tenté de saborder son transfert mais que son père avait dû temporiser Elisabeth.


L’escouade en entière et en un seule morceau finit par arriver à l’intérieur de l’épave. Leur progression s’accéléra un peu mais elle était loin d’égaler ce qu’elle pourrait être si le terrain n’était pas aussi accidenté. Entre les enchevêtrements de métaux divers, les trous béants dans la carcasse et les endroits où les plaques manquaient de s’effondrer sous leur poids les membres de l’Alliance devaient redoubler de vigilance. Shaun jeta un coup d’œil rapide à son OmniTech pour savoir où en était leur facteur temps. La biotique pinça les lèvres. Ils étaient trop lents. La fenêtre de tir allait être serrée. Le groupe continua d’avancer en silence pour éviter que les sons ne se répercutent à travers les couloirs déserts. Entre le manque de luminosité, le fait que le Gargantua soit une épave et les cadavres jonchant le sol tous les éléments étaient réunis pour créer une atmosphère inquiétante… ou un bon film d’horreur… Il ne manquait plus qu’un des membres du groupe propose le classique « je pense qu’on devrait se séparer »


Shaun se stoppa, les yeux écarquillés. Une Asari, vivante, impossible… Et qui plus est qui semblait avoir un comportement suspect. Au vu de l’historique du vaisseau et du passé de la biotique il était impossible de ne pas faire un parallèle avec de l’endoctrinement. Le problème ayant été supposé éradiqué à la fin de la guerre peu d’études avaient été conduites sur le sujet et comme aucun nouveau cas n’avaient été déclaré le phénomène était censé ne plus se reproduire. Mais là… il n’était pas certain que cela soit dû aux moissonneurs mais la situation été plus que suspecte et préoccupante... Pour le moment il ne semblait y avoir qu’une seule de ces… choses ? Mais il était tout à fait possible qu’elles soient présentes en plus grand nombre. Surtout au vu de la capacité de transport du Gargantua… l’équipage devait être… conséquent. McAvoy pria intérieurement pour Sykes arrive rapidement à la conclusion qu’il faille faire exploser le vaisseau. Mais l’anglaise savait pertinemment que maintenant, plus que jamais, il était essentiel de récupérer les informations du bâtiment et sur ce qu’il s’était passé. Effectivement sans cela rien ne garantissait que ce qui affectait l’Asari ne risquait pas de se propager ailleurs de façon plus ou moins intentionnelle… De plus la réapparition du Gargantua après toutes ces années sans plus d’explications était toujours aussi inquiétante.


La biotique jeta un dernier regard à l’Asari alors que son commandant lui ordonnait de sécuriser la porte. McAvoy s’attela instantanément à sa nouvelle tâche même si avoir cette chose dans le dos ne l’inspirait guère. L’équipe chargée de s’occuper de la porte, étrangement encore alimentée, se mit à couvert, prêt à faire feu au moindre signe hostile une fois cette dernière ouverte. La brune se tint prête à balancer une onde de choc. Si les ennemis étaient nombreux et chargeaient cela les obligeraient à reculer et ferait gagner un temps précieux au SO-21. Dans le cas contraire l’équipe se contenterait de faire feu ou d’avancer pour sécuriser la pièce suivante. Shaun, au vu de ses précédentes expériences, doutait fortement de sa chance mais elle pouvait toujours espérer :

« En position » informa simplement l’anglaise non loin de la porte prête à faire feu au besoin.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mer 07 Mar 2018, 19:05

[Intrigue #11] Résurgence
10 Février 2203

Gargantua


L'épave sembla soudainement reprendre vie. Le courant se propagea dans toutes les directions, scellant des cloisons, éclairant certains endroits parmi les moins endommagés et formant d’impressionnants arcs électriques là où les câbles avaient été arrachés de leur parcours standard. Les réacteurs auxiliaires du mastodonte s'allumaient alors que certaines parties de sa coque semblaient se fragiliser davantage face à ce soudain tumulte.

Un message de l’état-major parvint à bord du Midway.

Nous avons bien reçu votre rapport, le vaisseau étant sans danger et encore en état de naviguer, vous pouvez poursuivre vos recherches. Sa trajectoire était réglée sur la capitale de Chasca, mais inutile donc de s'en inquiéter désormais, maintenez le simplement dans ce système. Impossible cependant de déterminer son origine, elle remonte en effet au delà de l'espace connu. Mais sa destination était beaucoup trop précise pour qu'il s'agisse d'un hasard, cherchez tout ce qui pourrait être utile afin de déterminer ce qui lui est arrivé.

Bonne chance.


Ponts inférieurs



L'équipe turienne pénétra prudemment dans le hangar, la plupart des lumières de l'immense zone de stockage encore fonctionnelles, elles éclairèrent soudainement l'intérieur lorsque l'alimentation du vaisseau se remis en marche. C'est donc une centaine de cuves qui s'alignaient devant les turiens, remplissant quasiment entièrement tout le hangar.

Sur l'une des passerelles en hauteur, une silhouette immobile attendait, une asari en armure, son fusil de précision braqué sur les nouveaux arrivants. Le bruit du tir étouffé par le vide, la balle vint se loger dans la coque protectrice de l'une des cuves près de l'entrée. Une matière noire sous pression se mit alors immédiatement à en jaillir, recouvrant l'armure des deux turiens les plus proches. Ils tombèrent alors au sol, hurlant de douleur alors que l'étrange substance continuait de se déverser sur eux, leur corps pris de puissantes convulsions.

Deux autres asaris apparurent, droit devant l'unité turienne cette fois ci. L'une d'elle maintenait une bulle biotique et l'autre tenait une arme aux proportions étranges. Un rayon continu s'en échappa perçant en une fraction de seconde le bouclier et l'armure de Celus, coupant littéralement le corps du turien en deux. Le reste de l'équipe se mis rapidement à couvert dans la salle précédente alors que le trio d'asaris continuait d'avancer vers leur position.

Ponts intermédiaires



Les tirs percutèrent la créature qui se mit alors à soudainement plier ses longues pattes avants, propulsant son corps vers l'étage supérieur. Le feu concentré de l'unité la tua cependant rapidement, seul son cadavre passa la brèche au sol pour finalement flotter au niveau de l'unité de l'alliance, lui permettant d'avoir un bon aperçu de son corps.

Le drone de l'ingénieure du groupe scanna l'étage inférieur, à la recherche d'une éventuelle autre créature. Les pièces traversées par la brèche jusqu'à la salle des machines étaient cependant dépourvues de toute trace de vie. L'unité entreprit alors de descendre en binôme, opération facilité par l'absence de gravité mais également parfois rendue hasardeuse. La pièce où se trouvait auparavant la créature n'était qu'un amas pur et simple de débris métalliques. Celle d'en dessous en revanche était juxtaposée à un couloir et comportait encore les traces des terminaux qui servaient autrefois au personnel. Une lumière l'éclairait partiellement, la pièce blindée contenant le générateur à fusion se trouvait en effet à l'une des extrémités de la pièce.

Lorsque l'alimentation du vaisseau se réactiva, le générateur entra dans une dangereuse phase de surcharge, l'écran d'information au niveau de son sas indiquant un état critique. Dans ces conditions, une déflagration à l'intérieur de son enceinte blindée provoquerait une explosion suffisamment puissante pour engloutir même un vaisseau aussi monstrueux que le Gargantua, mais la moindre exposition organique à un niveau d'énergie si élevé serait mortelle.

Mais ce ne fut pas la seule conséquence de cette soudaine alimentation. Des portes aux alentours s'ouvraient et se fermaient au rythme instable de leur câblage. Lorsque le dernier binôme de l'unité, Griest et Watanabe, entama sa descente, de nouvelles créatures surgies des étages supérieurs se jetèrent sur eux. Griest fut propulsé jusqu'à la salle des machines, percutant violemment le sol. Watanabe quant à lui était emporté, les longues pattes des créatures s'enroulant autour de son armure et leur mâchoires disloquant ses membres. Ses cris cessèrent subitement lorsque son casque fut arraché, le sang qui remplissait déjà ses poumons étant aspiré dans le vide.

Des dizaines d'autres petits yeux blancs s'illuminèrent alors tout autour de l'unité de l'alliance, les soldats levant leurs armes tandis que les créatures fonçaient sur eux.

Ponts supérieurs



Le drone se déplaçait le long de la vitre, son scanner orienté vers l'asari. Cette dernière se tourna vers l'appareil lorsque la lueur ambrée l'atteignit. Elle se déplaça jusqu'à la fenêtre, posant sa main sur le verre et observant les individus faiblement éclairés par la porte qui se trouvaient de l'autre côté. Ses yeux étaient blancs.

Sa tête s'inclina vers le sol et elle laissa tomber ses bras, comme si ses muscles s'étaient soudainement relâchés, elle restait cependant debout, parfaitement immobile.

La porte qui était étrangement alimentée avait été fréquemment utilisée les jours précédents. Avant qu'elle ne s'ouvre, le sas de l'autre côté de la pièce se referma, l'oxygène se deversant sur l'unité qui attendait. Lorsqu'elle la porte décida finalement de s'ouvrir, elle permit à l'équipe de voir la gigantesque passerelle du cuirassé. L'endroit était éclairé, et même l'hologramme de la carte galactique était activé, affichant actuellement une planète en gros plan. A l'autre bout de la passerelle, le cockpit se cachait derrière un autre sas verrouillé.

La salle n'était cependant pas vide pour autant, des cadavres d'asaris traînaient au sol et certaines d'entre elles se déplaçaient de la même façon que celle qui se trouvait derrière la vitre. Une dizaine de créatures semblables à celles rencontrées par le groupe d'Ada fouinaient au sol. Des brèches perforaient le plafond à de multiples endroits, et une créature pendait de l'une d'elle.



Son corps semblant se prolonger dans les entrailles du vaisseau, la créature tourna ce qui paraissait être sa tête dans la direction de la porte soudainement ouverte. Ses pattes se repliant, elle émit un bruit semblable à un hurlement, deux autres « têtes » émergèrent des brèches du plafond tandis que les autres créatures fonçaient vers la porte.

***


Désormais propulsé par ses réacteurs, le Gargantua décupla sa vitesse, lâchant d'énormes morceaux de sa structure externe et abandonnant le trio de frégates dans son sillage. Leurs instruments de bord de nouveau opérationnels, il ne fallut pas longtemps aux pilotes pour calculer ce qui semblait être essentiel.

A cette vitesse, le Gargantua atteindrait l'orbite de Chasca en vingts minutes.


____________INFOS MJ____________


Bien, là vous avez le champ libre Redman Vous avez le plus gros des données, à vous de décidez de quelle façon vous allez y réagir.

Tel > J'ai précisé que ton unité s'était repliée derrière la porte, mais tu peux choisir de réagir autrement, je modifierai ^^

Une semaine comme d'habitude, bonne chance !





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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Jeu 08 Mar 2018, 23:26

Le vaisseau étant sans danger… Sa trajectoire était réglée sur la capitale de Chasca, mais inutile de s’en inquiéter désormais… Avaient-ils bien compris et assimilé le message relayé par le Midway ? Son chargé de transmissions avait-il réellement fait son boulot comme il fallait en transmettant le rapport de son Commandant à Arcturus II? Ne pouvait-il y avoir de dysfonctionnement sur le réseau de communications de l’Alliance ? Non, peu probable… Peu importe l’option envisagée, aucune ne paraissait véritablement crédible. Hélas, un tel cas de figure soulevait des possibilités bien plus alarmantes encore, si bien que l’officier en charge de la mission commençait à sérieusement se poser des questions sur tout ceci. Toutefois, l’urgence de la situation le ramena très vite à des préoccupations plus terre à terre, son drone ayant réveillé l’instinct primaire d’une créature de cauchemar. Ce qui s’apparentait plus ou moins à une forme de zombi tourna vers eux sa face et ses yeux livides, leur arrachant à tous une grimace de dégoût et quelques frissons pour certains. Il y avait bel et bien quelque chose de vicieux et immonde à l’œuvre ici. Quelque chose capable d’influencer et contrôler les restes mort-vivants d’un équipage disparu depuis bientôt deux décennies. Si le parallèle pouvait aisément être fait avec les Moissonneurs compte tenu du passé du vaisseau et les données collectées à leur sujet, c’est finalement une créature bien différente qui se révéla à eux. Bien différente mais pas moins répugnante ou dangereuse à en juger ses capacités…

L’ouverture soudaine de la porte dans son dos entraina le corps d’Alec dans ses réflexes les plus vifs, le N7 faisant immédiatement volte-face sitôt assuré que le contact derrière la vitre n’étant pas une menace dans l’immédiat. Et ce qu’il découvrit… Ce qu’il découvrit ne pouvait que le plonger dans une stupéfaction encore plus morbide que le spectacle du corps parasité d’une native de Thessia. Une forme de vie, inconnue par son aspect et ses proportions, avait fait son nid dans le centre névralgique du Gargantua. Le face à face entre humains et cette chose ne dura peut-être qu’une unique seconde de doute et questionnement, mais ce fut bien assez pour graver dans tous les esprits l’image de cette horreur.

Même des soldats aussi expérimentés que ceux de la SO-21 ne pouvaient qu’observer la scène d’un air fébrile, les doigts crispés sur leur armement alors que ce qui devait être la reine de l’essaim prit les devants en leur envoyant ses rejetons et pantins à la gueule.

- « Putain de sa… Grenades ! Ziegler, couverture. On décroche ! » maugréa le leader de l’unité sur un ton pourtant étrangement calme.

Rompu à l’action sous la pression et le stress, Alec perdait difficilement pied en mission, même face à l’inconnu. Beugler à tout va et quitter les lieux en ordre dispersé n’aurait de toute façon fait qu’entrainer de lourdes pertes dans leurs rangs, ce que Sykes se refusait à voir arriver. Des cas de figure de ce genre, il en avait malheureusement connu un certain nombre, face aux Moissonneurs et plus tard, à cause d’éléments incapables de garder leur sang-froid. Forts d’une collaboration extrêmement prolifique au fil de mois et années pour certains, les membres de son unité réagirent de la façon attendue par leur supérieur. Formant une ligne de feu compacte sur deux rangs, genou à terre pour le premier, ils déversèrent sur le comité d’accueil une pluie de balles pendant que Sorensen arma et balança sa ceinture de grenades dans le nid. Aidé en cela par une Onde de Choc assénée par Ziegler, le lancer parcouru quelques mètres supplémentaires pour se finir au milieu de la zone. Les premières monstruosités envoyées à leur rencontre connurent ainsi une fin expéditive, tombant une à une sous le coup des salves de leurs fusils d’assaut et à pompe. Un sort bien plus enviable que leurs cousines, sœurs ou peu importe le nom à donner à ces saloperies, puisque les explosifs eurent très vite l’effet escompté…

Profitant d’un répit de quelques secondes salvatrices pour décrocher sur l’instant, le commando des forces spéciales rompit de contact en ordre de bataille, faisant bien attention à ne jamais réellement tourner le dos à l’ennemi. Poursuivis par les cris de la Reine et ses rejetons, les soldats gagnèrent un temps précieux lorsque les trois engins explosifs détonnèrent en simultané, ravageant la pièce et une bonne partie de ce qui s’y trouvait encore. L’endroit, déjà totalement dépressurisé, fut le théâtre d’une dévastation inconnue à bord depuis les combats de 86-87. Asaris, créatures à quatre pattes et même la patronne de tout ce petit monde firent les frais des bons soins de l’Alliance. Cependant, si la plupart des deux premières monstruosités furent réduites à néant, leur « mère », elle, relevait d’un genre de saloperie bien plus coriace. Car si l’une de ses têtes fut réduite en purée, complètement calcinée par l’explosion et pendant misérablement du plafond, les deux autres étaient plus vivantes que jamais, crachant leur bile, haine et venin à la tête de quiconque serait assez stupide pour s’aventurer de nouveau dans son nid.

Tel n’était toutefois pas le but du Commandant Sykes, dont les plans changèrent du tout au tout suite à ce Premier Contact aux retombées potentiellement plus destructrices que celui de 2157. L’ampleur de la menace nécessitait une réaction rapide et l’usage de la force de manière brutale, comme le message de son appareil le laissait tragiquement entendre.

- « Keeper 1 pour équipes d’intervention. L’objectif vient d’allumer ses systèmes de propulsion conventionnels et nous devance. ETA pour Chasca estimé à 20 minutes… »
annonça la voix familière du Lieutenant-Commandant Benneth, second d’Alec à bord du SSV Midway.

Avançant à vive allure, l’équipe Delta rompit finalement le contact avec le nid pendant que ce message et ceux des autres équipes se firent entendre dans leurs casques à tous. Visiblement, c’est l’ensemble du vaisseau qui venait de se réveiller, de ses systèmes jusqu’aux occupants indésirables des lieux. Ces monstruosités étaient capables de manœuvrer le monstre de métal sur le point de se disloquer, ce qui en disait tout de même long sur l’intelligence de l’espèce. Certainement aidées par le parasitage de l’ancien équipage, les créatures étaient parvenues à assimiler les rudiments de la technologie du cuirassé sans trop de difficulté. Un fait qui faisait penser de façon malsaine aux Rachnis, et laissait supposer une fin bien peu enviable de ces évènements si ces bestioles atteignaient l’orbite de Chasca. Ce n’est pas seulement la colonie qui risquait d’y passer, mais une infestation d’envergure qui risquait de se répandre si l’usage des Relais leur devenait familier…

- « En essaim, couvrez toutes les directions. Économisez les munitions. »

Déjà quelque peu éprouvée par cette rencontre, l’unité maintint pourtant une allure soutenue, décochant parfois un tir nourri lorsqu’elle rencontrait des créatures au détour d’un couloir ou d’un croisement. Le fusil à pompe Pinraha du N7 chauffa comme rarement auparavant, signe qu’ils étaient encore loin de se sortir de cette merde sans nom. Décidé à descendre au plus vite les ponts qui les séparaient de leurs équipiers, Alec fit s’engager son équipe sur le même chemin que précédemment, dévalant quatre à quatre les marches de chaque étage. Faire la jonction, faire brûler jusqu’aux dernières ces bestioles et accessoirement trouver un moyen express d’extraction, voilà le plan qu’il avait en tête. Tout ça dans un laps de temps imparti extrêmement court… Peut-être est-ce la raison pour laquelle, entre deux foulées et le souffle court, il donna des ordres aussi… particuliers.

- « A toutes les stations, passez sur canal prioritaire de crise. »

L’éventualité d’être écouté, analysé et mené par le bout du nez lui étaient revenue en tête sitôt la prise de contrôle par les bestioles avérée. La réponse de l’état-major à son message d’avertissement ne collait pas. C’était trop… Lisse, incohérent pour être une réponse adaptée à la situation. Deux options apparaissaient donc comme viables : la patronne à bord étaient en mesure d’écouter leurs communications et d’influer dessus voire d’y répondre… Ou bien… Ou bien quelqu’un à l’état-major voyait dans cette affaire l’occasion de tester ou d’observer quelque chose. Cette mission n’était peut-être qu’un test grandeur nature avec pour cobayes des soldats envoyés au casse-pipe. Le sentiment malsain qu’un élément de la chaine de commandement cherchait à tester les limites de cette nouvelle forme de vie ne lui était pas étranger…

Raison pour laquelle il ordonna à tous les éléments de l’opération de passer sur le canal avec le cryptage le plus élaboré. La fréquence ne leur était plus qu’interne, interdisant toute retransmission en dehors du système. Cela fait, il fit son propre rapport et donna ses ordres, bien conscients des pertes déjà enregistrées par les autres groupes.

- « Forme de vie parasitaire présente à bord. Agressivité et menaces extrêmes, nombreuses créatures et Asaris sous son contrôle. Emplacement du nid localisé sur passerelle de commandement. Décrochez de vos positions, jonction prévue aux niveaux intermédiaires, section A-28, systèmes de propulsions subluminiques. Première unité sur place, préparez plastiquage des conduites de carburant pour sabordage total du cuirassé suivant plan Omnitech et tenez la position… »

Un léger blanc passa, laissant le temps à Alec de peser le pour et le contre de sa prochaine décision. Ce qu’il s’apprêtait à ordonner était extrêmement risqué, mais… Il ne pouvait planifier une opération dans l’urgence en s’imaginant quelqu’un capable de leur mettre des bâtons dans les roues à distance. Voilà pourquoi, après avoir passé un énième étage au pas de course, ses hommes le talonnant etle devançant de près dans la formation, il poursuivit.

- « Unités Keepers, coupez tout contact avec commandement. Transmissions potentiellement sur écoute et contrôle de l’ennemi ou d’un élément extérieur. Déclenchez balises de détresse pour accélérer déploiement force de réaction rapide. Préparez saut SLM entre objectif et la planète pour rattraper votre retard. Effectuez ensuite ordre de tir combiné sur la passerelle de commandement puis décrochez avant toute riposte. Delta Leader, terminé… »

Le plan consistait donc à rejoindre la zone abritant les réacteurs subluminiques du cuirassé. Si le réacteur alimentant l’ensemble de l’appareil ne pouvait être atteint, la destruction des conduites de carburant menant à ces systèmes devait permettre d’entrainer une réaction en chaine suffisamment puissante pour souffler l’ensemble de l’engin. Même si les Asaris n’utilisaient pas d’Helium-3, mais un carburant plus élaboré et efficace, le tout n’en restait pas moins instable lorsque soumis à une explosion suffisamment violente. Là se trouvait certainement la seule faille à leur portée compte tenu de la situation. Mais s’ils parvenaient à l’objectif, encore leur faudrait-il trouver un moyen de s’extraire avant le déchainement des Enfers. En parallèle, les trois frégates envoyées à la poursuite du cercueil de métal devaient le devancer en orbite de Chasca, puis aligner le nid à grand renfort de canons AM afin d’en finir pour de bon avec la Reine. Quant à la question de couper tout contact avec l’extérieur, cela revenait à mettre l’Alliance dans le doute. Quand bien même les capteurs de la colonie continueraient de signaler leur présence, l’absence de réponse devait motiver l’envoi express d’une flotille à leur rencontre. Le tout n’arriverait probablement que dans plusieurs heures, mais cela évitait tout au moins l’éventualité d’une taupe ou d’un supérieur peu scrupuleux au sein de la chaine de commandement.

Finalement, c’est alors qu’il terminait d’exposer son plan qu’une créature, semblable à celle abattue par l’équipe de Raikes, lui sauta dessus. Accueillie par le fusil à pompe du Commandant, la bestiole fut violemment projetée en arrière en plein milieu de son saut, se tortillant de douleur sous le coup des munitions incendiaires de son bourreau. Sang et entrailles se répandirent tout autour, le commando ne s’arrêtant toutefois pas pour admirer ce merveilleux spectacle. Bordel… Il allait falloir en buter un sacré paquet de ces saloperies avant d’imaginer pouvoir sortir d’ici… Finalement, le Gargantua ne serait plus jamais un outil au service de l’idéal concilien. Il était devenu la propriété d’une espèce inconnue, invasive et extrêmement agressive. Un ennemi qui les pourchassait comme de la vermine. Oui… De la vermine… Pour une fois, ils étaient cette vermine, envahissant un terrain qui n’était plus leur depuis belle lurette. Une vermine que l’on cherchait à éliminer ou assimiler…

Et bien soit… S’il le fallait… C’est comme de la vermine qu’ils combattraient et progresseraient dans les entrailles de cette carcasse métallique…
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Dim 11 Mar 2018, 15:41
Resurgence

Ada J. Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - Telhius Sharkan



- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Carcasse du Gargantua, Ponts intermédiaires

L’ordre de mise à mort fusa dans le canal de mon unité et cinq armes à feu crachèrent leur feu mortel sur cette horreur de l’espace. Seulement une poignée de secondes plus tard, j’ordonnai de cesser le feu sur un geste, en levant le canon de mon Mattock vers le plafond et en arrêtant de tirer. Je jugeai que le monstre avait eu son compte car il ne bougeait déjà plus et se mit à flotter lentement en dérivant vers nous comme les vestiges des asaris.

Cessez le feu !

Mes soldats m’obéirent et les torches fixées sur leurs armes se mirent à éclairer l’horrible cadavre. Le corps était plus petit que ce à quoi je m’attendais mais le plus affreux étaient les pattes qui paraissaient démesurées à côté du corps à peine plus gros que celui d’un varren. À le regarder de plus près, il ne paraissait plus aussi impressionnant que lorsque nous l’avions éclairé vivant, seulement, je me gardai bien de sous-estimer l’ennemi que l’on venait de tuer et mes soldats l’avaient bien compris. Personne ne se mit à faire le moindre commentaire tandis que le cadavre flotta jusqu’à notre niveau. Éclairé par les torches des armes de Cole, Stroud et Carter, je remisai mon arme dans mon dos et en sortit l’OmniTech, Baird faisant de même. Mon expert technologique se mit à prendre des photos de la dépouille ainsi que d’essayer de récolter quelques données sur cette créature. De mon côté, je fis un scan rapide de la bête mais il n’y eut aucune correspondance de quelle sorte avec mon OmniTech, Baird n’ayant pas eu plus de chance. Ce truc nous était parfaitement inconnu. Me rappelant que j’avais laissé le reste de notre force en suspens, je rétablis le contact afin de rassurer les autres soldats conciliens quant à notre situation.

Ici November Leader à tous, avons pu éliminer la créature sans pertes. Animal totalement inconnu, avons pris quelques photographies ainsi que quelques données. Informations envoyées à l’unité Delta, Maloren et CIC de l’unité Keeper 2. Sommes en progression vers la salle des machines. Terminé.

Par CIC de l’unité Keeper 2, je sous-entendis bien entendu le centre de commandement de l’Okinawa, j’imaginai sans trop de peine la tête que devait tirer Delacruz lorsqu’elle verrai les photos et les données reçues mais l’heure n’était pas à la rigolade. Cole vira le cadavre de la bestiole d’un air nonchalant avec le bout de son Cimeterre avant d’éclairer le bas en compagnie de mon fusil d’assaut que j’avais repris en main. Un membre de l'unité de Sykes, sans doute Ziegler, confirma avoir reçu l'envoie de données puis la communication coupa. En revanche, l'absence de communication de la part des Turiens m'inquiéta. Ce silence de la part des soldats de Palaven n'était pas normal et j'espérai que Sykes ait eu plus de chances que moi. À propos de notre situation, un mauvais pressentiment s'insinua en moi et ce n'était vraiment pas pour me rassurer. Telle que je me connaissais, si je ressentais ce genre de sensation, c'était que les choses allaient effectivement dégénérer. J'avais la désagréable intuition que ce monstre n'était pas le seul et que ses copains devaient nous attendre. Avec l'impression de foncer droit dans un piège, je balayai à nouveau de ma torche de Mattock la brèche aussi loin qu'elle le pouvait mais je ne distinguais rien. Je voulus m'en assurer et je me tournai vers la soldate juste derrière moi qui était en train ici de surveiller en compagnie de Watanabe le couloir par lequel nous étions là venus, par la lumière sur son fusil à pompe.

Hammond. Envoyez votre drone là dedans, nous devons savoir s'il n'y en a pas d'autres.

Tout de suite, Commandante.

Nos rangs se resserrèrent et mon ingénieure de combat lança son petit engin dans la brèche. Celui-ci se stabilisa dans les airs et Valkyrie commença à le diriger via son OmniTech et son casque. Il y eut plusieurs longues minutes pendant lesquelles le drone militaire explora chaque recoin de l'étage d'en dessous sans jamais rien trouver. Ma subordonnée ramena son petit drone avant de le prendre, le remettre dans son inventaire et elle fit son rapport.

Hammond ?

Rien, Commandante. L'étage d'en dessous n'est en fait qu'un amas de débris métalliques. Si c'était autrefois un étage, il a salement dégusté. Rien n'est apparu sur le scanner, pas la moindre trace de vie. Si ce truc était accompagné, il a été abandonné.

La descente est donc sûre selon vous ?

Ben... aussi sûre que peut l'être une descente dans un cuirassé en ruines, cheffe. D'ici jusqu'en bas, on n'a à priori rien sur notre chemin. Y a qu'en étant attaqué par en haut pendant notre descente qu'on sera dans la merde.

Hm... étant donné que l'on n'a pas vraiment d'autres choix... Soldats, je descends en première jusqu'à la salle des machines. Descendez à nouveau par binômes. King avec Hammond, Cole avec Baird, Stroud avec Carter, Griest avec Watanabe.

Plus stressée que lorsque l'on avait dû marcher sur la carlingue du Gargantua, je gardai mon Mattock en main avec sa torche et je me jetai dans la brèche pour entamer ma descente. Me rappelant des mots de nos instructeurs du programme N7 lors de nos exercices en jet-pack et d'entraînements en situation de vide spatial, je tâchai de ne pas m'apaiser complètement mais de rester suffisamment alerte pendant la descente. Le haut était couvert par mon unité, le danger pouvait venir de tous les autres côtés. La progression ne fut pas difficile quoique un peu hasardeuse car je crus une fois être aspirée par le vide mais les modules EVA firent leur boulot et je pus maintenir ma trajectoire. Ma rapide inspection visuelle ne révéla rien et je pus atterrir sur le sol de la salle des machines selon l'itinéraire que l'on avait tous dans notre OmniTech. Je balayai tout autour de moi la torche de mon Mattock pour révéler une vaste salle remplie par plusieurs terminaux renversés ou brisés contre les cloisons de la salle des machines, qui devaient sûrement autrefois servir aux techniciennes des lieux. Une faible lueur était émise un peu plus loin dans mon dos et ma lampe éclaira les mots peints sur la porte : c'était la salle du générateur. Plutôt étonnée de voir de la lumière en ces lieux, ma migraine était toujours là et me rappela sa présence par cette désagréable douleur dans un coin de ma tête. Serrant les dents, je me déplaçai jusqu'au couloir assez large en face de moi pour l'éclairer et m'assurer que c'était vide. Les corridors de droite et de gauche furent également examinés par la lueur de mon arme et je ne vis toujours aucun ennemi présent. Je revins à quelques mètres de mon point d'arrivée et mis un genou à terre, mon arme toujours levée, là prête à tirer.

November Leader à tous, sommes parvenus à la salle des machines, pièce du générateur encore éclairée. Continuons la mission, terminé. OCU, descendez selon les binômes ordonnés.

Valkyrie et sa protectrice descendirent les premières, ce fut un peu plus difficile pour elles, n'ayant pas reçues l'entraînement spécifique que j'avais subie dans le programme N7 mais elles purent parvenir jusqu'au plancher de la salle des machines et me rejoignirent dès leur arrivée, l'inclinaison de la brèche aidant mes soldats à me rejoindre plus rapidement. Je surveillais le large couloir d'en face tandis que mon ingénieure et ma fusilière se postèrent à mes côtés pour surveiller les deux autres couloirs. Mon mauvais pressentiment grandit et j'eus l'horrible sensation d'être observée. Ma migraine latente rajoutait à mon malaise et la lueur du générateur n'arrangerait en rien notre situation. Je ne ressentis pas de nausée, il en fallait bien plus pour m'atteindre mais j'espérai que mes soldats purent encore tenir ou du moins que quelque chose ne survinsse pour les tenir en alerte et leur faire oublier la douleur. Cole et Baird furent les suivants, je n'entendis rien dans mon casque mais j'imaginai sans peine Baird déjà ronchonner dans son casque avant de descendre en compagnie du colosse noir. Il y eut une petite communication de quelques secondes avant l'arrivée des deux compères. Baird était enveloppé dans le dos de Cole et notre ancien rugbymen le tenait comme s'ils allaient jouer à saute-mouton. Aucune explication ne vint mais je pouvais présumer de ce qui s'était passé, Baird commençait certainement à être attiré par le vide et Cole avait du le rattraper. En conséquence, notre expert technologique s'était accroché comme il le pouvait à Cole afin de finir la descente. À part l'égo du soldat d'un faux blond qui était froissé, tout s'était bien passé. King bougea pour se poster à côté de Valkyrie et j'étais désormais flanquée de la scandinave et du soldat noir. Quant à Stroud et Carter, la descente des deux soldates blondes se passa sans aucun problème, comme si les éléments avaient décidés de les épargner. Se tenant presque la main, elles nous rejoignirent en quelques secondes, resserrant les rangs de notre petit groupe de soldats.

Ce fut au tour de Griest et de Watanabe. Mes tripes et mon esprit bien que ce dernier ne soit atteint par la migraine, me martelèrent que les ennuis arrivaient jusqu'à ce que ça en devienne viscéral. Soudainement, on sentit une poussée de la part du vaisseau qui nous secoua et King ainsi que Baird furent précipités au sol. Je tournai la tête et vit que certaines lumières se furent rallumées. Étonnée de ce revirement de situation, je tournai la tête pour voir dans mon dos que la lueur du générateur avait décuplé. L'écran au niveau de l'entrée du sas s'alluma tout aussi brusquement et nos têtes à tous se tournèrent vers le dit-écran. Chacun put y lire la situation critique du générateur inscrite dessus, presque à deux doigts en train d'exploser. Ce ne fut toutefois pas le pire. Bien que tout se passa très vite, la suite des évènements fut bien plus dramatique. Un cri nous parvint dans le casque avant qu'une forme ne soit projetée vers le sol juste à côté de notre unité. À voir le Viper dans le dos de la personne en armure, je reconnus Griest, elle ne bougeait pas. Je me précipitai en compagnie de Stroud pour tirer notre sniper avec nous qui était inconsciente et je levai la tête pour voir où en était Watanabe. Malheureusement pour notre infirmier, le peu que l'on vit mais surtout les hurlements du soldat dans nos casques ne nous laissèrent aucune chance d'aller lui porter secours. Dès que sa com avait coupé, nous savions qu'il était trop tard, il était déjà mort, tué par je-ne-sais-quoi là haut. Mes soldats réagirent violemment à cette perte, furieux.

Raf, RAF ! Non, pas toi Raf !

Bandes de fumiers ! Venez là qu'on vous éclate !

Merde, Commandante ! Ils en arrivent, là !

Cheffe, droit devant, ça commence à se former !

SOLDATS ! Watanabe est mort, on ne peut rien faire ! Regroupez-vous qu'on sorte de ce merdier ! November Leader à tous ! Sommes encerclés par ces créatures ! Contacts multiples !

Passablement énervée d'avoir perdu un de mes soldats, je pris Griest sur une épaule en la tenant par l'arrière des jambes pendant qu'elle remua faiblement. Puis, il y eut d'autres lueurs alors que l'on s'écartait de la salle du générateur, l'ordinateur embarqué de notre armure nous déconseillant fortement de rester à proximité, d'autres lumières beaucoup plus effrayantes qui me rappelèrent avec horreur la monstruosité que nous avions tué. Des dizaines d'éclats blancs apparurent, certains éclairés par l'alimentation défaillante du vaisseau venant des couloirs et de la brèche. Ces créatures se déplaçaient vers nous pour compléter l'encerclement et boucher toutes les issues. Nous étions presque encerclés par ces trucs venus d'ailleurs. Je n'avais quelques quelques secondes pour réagir avant que je ne conduise mon unité à une mort horrible. Baird commençait déjà à perdre les pédales et Stroud sentait sa colère déborder. Je commençais à perdre pied.

Soldats, on décroche, on sort par devant vers les ponts inférieurs ! Hammond et Cole devant avec moi ! Munitions incendiaires pour tout le monde ! Formation en essaim, Stroud, le couloir de droite ! À gauche et derrière, tirs percussifs ! On doit les repousser. Allez, on se déploie !

C'était un aller simple, notre unique occasion de nous extirper des griffes de ces monstres. Il commençait à en arriver par la brèche et en face, plusieurs paires d'yeux s'étaient formées mais Cole et Valkyrie ouvrirent le feu par leurs fusils à pompe. Aussitôt, des traces de départ de petits feux se firent voir dans la semi-obscurité du couloir d'en face. Les balles ne cessèrent de fuser pour faire le ménage. Avec une soldate inconsciente sur l'épaule, j'accompagnai le feu de mes deux soldats de devant avec des tirs de mon Predator après avoir remisé mon fusil d'assaut dans mon dos. Ma soldate biotique balança une singularité qui fit presque la taille du couloir de droite pour immobiliser temporairement les bêtes de droite tandis que le reste de l'unité tira dans la brèche et le couloir de gauche des munitions percussives pour renvoyer les bestioles avant qu'elles ne déploient leur pattes beaucoup trop longues pour leur permettre de se mouvoir trop vite pour nous. Il y avait alors une chance que l'on s'en sorte. On s'engagea dans le couloir de devant en fonçant droit sur un groupe de ces bestioles qui étaient en train de cramer doucement mais sûrement. Leurs gueules ouvertes laissèrent échapper des cris inaudibles pour nous, les émulateurs de son ne trouvant rien qui puissent retranscrire leurs cris mais aussi par l'absence d'air dans le vide spatial. À bout portant, j'achevai une de ces horreurs bien trop repoussantes surtout de près en vidant quelques balles dans la gueule ouverte de cette chose. Hammond et Cole se chargèrent d'achever les autres tandis que le reste de notre unité suivit, un peu en désordre mais tâchant d'observer la formation. Les ordures de devant n'avaient pas finies de se rassembler que nous étions déjà en train de les trucider grâce à une réaction rapide et brutale des soldats de l'Alliance. Couverts à l'arrière par Baird et King, l'on s'engagea et une porte dans un état pitoyable s'ouvrit et se referma par à-coups. Mes deux soldats de devant redoublèrent le feu sur la porte qui déjà bien endommagée, céda sous les balles. Cole fonça dans la porte et finit par l'enfoncer en emportant une bonne partie avec lui. Hammond suivit immédiatement et empêcha un de ces monstres de se jeter sur Cole en l'alignant à bout portant. La créature atteinte par des projectiles chauffés à blanc et emportant leur petite charge inflammable fut percée de part en part et brûla de l'intérieur en étant emportée contre la cloison du couloir dans une gerbe de tripailles et de sang. Au moins elles ne résistaient pas longtemps à nos balles, c'était déjà ça à notre avantage...

L'adrénaline ne redescendit pas car les monstres étaient toujours sur nos talons, ils essayèrent bien de déployer leurs pattes mais la présence de leurs congénères avaient l'air de les gêner et King, qui avait été la cible de plusieurs pattes reçut une aide venant d'un feu conjoint de Baird et de Stroud. Ma fusilière fut envoyée valser contre un mur mais contrairement à Griest, elle put s'en remettre. À un moment, un de ces monstres s'extirpa de la horde à notre poursuite et une patte apparut brusquement à ma gauche. La patte s'encastra dans le plancher mais ne put en sortir, coincée. J'écrasai de toutes mes forces la patte, boostée par la rage de la mort de mon médecin de combat avant que je n'y envoie une paire de balles incendiaires. Je pivotai pour voir le monstre en avant de quelques mètres de ses congénères m'ouvrir sa gueule et se jeter sur moi. Je fis un pas de côté et le monstre s'encastra dans le mur. Pour faire bonne mesure, une OmniLame apparut dans ma main et transperça de part en part l'aberration de l'espace avant de repartir en avant. Trois autres tirs percussifs renvoyèrent en arrière les monstres les plus proches, me donnant le temps suffisant pour rattraper mes soldats et mener le repli. Bien que partant à vive allure, mon unité put se replier prestement. Un peu plus loin, Carter était aux prises avec un de ces monstres qui avait adopté la même tactique que le précédent sauf qu'il avait réussit à lui sauter dessus. Fort heureusement, ma lieutenante ne lui avait pas tourné le dos et ce ne fut que grâce à son Mattock que cette chose ne l'avait pas mordue. Ma subalterne directe chancela sous l'attaque violente de ce truc mais je vins à son secours tandis que Baird, King et Stroud ouvrirent le feu sur les autres. D'une violence improbable, le kick que j'envoyai contre le monstre comme si je tapais rudement dans un ballon de football le dégagea de Carter qui retrouva l'usage de son arme et tira dans la mêlée de nos poursuivants avant de prendre la fuite. À cet instant, personne d'autre de l'Alliance ne fut agressé.

Cependant, je ne m'attardai pas davantage sur les monstres derrière nous et l'on se mit à courir le long du couloir débouchant ensuite une autre allée descendante. Selon l'itinéraire nous aurions dû déjà être en route vers les ponts inférieurs mais la route nous était coupée par des débris de cloison. Sans nous arrêter, une communication provenant du Midway s'afficha sur nos casques et une voix nous parvint, annonçant que le cuirassé s'était mis en mouvement mais que surtout, Chasca n'était plus qu'à vingt minutes à cette vitesse. Non sérieusement ? Griest toujours inconsciente, je fis un effort pour rester maîtresse de moi-même. Bien que rompue à ce genre de situation, cela n'était jamais plaisant lorsque cela arrivait. À mon grand soulagement, mes soldats n'avaient pas paniqués pour se disperser dans tous les sens et restaient regroupés autour de moi. Sans paniquer à mon tour et restant lucide, je les avait menés par une issue de secours et ils s'y étaient tous engouffrés à ma suite sans se poser de questions. Puis, la voix de Sykes se fit entendre sur le canal de com commun à tout le monde. Sans m'interroger davantage car beaucoup plus préoccupée par la survie de mon unité, j'obéis au commandant pour passer sur le canal de crise, celui que l'on utilisait normalement en temps de guerre ou de situation de crise grave. Pendant que l'on descendit un escalier et que l'on poursuivit notre route à cet étage, notre supérieur fit un rapport pour le moins troublant et inquiétant. Il avait donc vu le nid de ces choses... J'espérai au moins que lui et tous ses soldats avaient pu s'en tirer. Au moins l'on avait notre point de ralliement. Je dégainai mon OmniTech en compagnie de Baird et je cherchai la section A-28 à notre niveau. Merde, il fallait encore descendre deux étages... Il fallait rejoindre la zone sans plus tarder, notre ennemi était toujours derrière nous et pouvait peut-être surgir de n'importe où. Prenant la tête de mon unité, Griest toujours sur mon épaule, je déclinai l'offre de Cole de prendre la sniper inconsciente à ma place et je menai là mon unité.

La traversée des deux étages se passa sans trop d'embûches mais l'on tomba encore sur un groupe de ces créatures lors du dernier étage à traverser. Sans attendre, Hammond et Cole firent à nouveau parler leurs armes. L'une de ces saloperies attrapa la cheville de Griest et tira un peu trop violemment. Je tombai à terre et vit avec horreur ma soldate tirée vers ces monstres pour être dévorée. Le feu des fusils à pompe se déchaîna, Hammond fit un bond de côté pour éviter une créature bondissante avant de la tuer par balles incendiaires. Je lâchai un cri de fureur en lâchant un NON ! sonore avant de me jeter sur la créature, OmniLame brillante de vengeance. Au moment où elle allait fermer la gueule sur ma pauvre sniper, mon OmniLame traversa son visage et j'y assortis plusieurs balles de Predator dans les yeux. Refusant de voir ma jeune soldate mourir comme Watanabe, je dégageai l'OmniLame avant d'écraser le haut de la tête d'un violent coup de bottes. Une autre volée de balles dans le corps acheva de tuer cette merde et je m'aperçus que Griest était blessée et que la douleur de la blessure l'avait réveillée. Elle lâcha un cri de douleur avant que Hammond ne vienne la soulever sans que je réagisse. Sur nos arrières, Stroud lança un pouvoir biotique qui m'était inconnu sur nos poursuivants qui ne nous lâchaient vraiment pas puis elle revint, aidée en cela par une patte qui lui tapa dans le dos. Elle gagna quelques mètres en trébuchant mais se releva à l'aide de Carter tandis que des tirs percussifs furent envoyés en direction de la horde.

Commandante ! Encore une porte qui a Parkinson ! Elle a morflé putain !

Cole, servez-vous du cadavre à vos pieds.

Commandante ?

Prenez le cadavre de cette merde et tapez un putain de drop à travers la porte ! Si vous y allez fort, elle cédera et on pourra rejoindre le point de ralliement qui est juste derrière.

Commandante, faut qu'on bouge, ces putains de cafards vont se pointer !

Cole avec l'aide d'Hammond encastra un cadavre de ces monstres dans la porte dont les battants fonctionnant n'importe comment se mirent à remuer en découpant peu à peu ce qui dépassait. Cole donna un violent coup de pied qui fit plier la porte déjà trouée puis un double coup de feu de fusil à pompe désencastra le cadavre et emporta un bon morceau de la porte. J'ordonnai à tout le monde de s'enfuir par l'ouverture créée alors que je restais à la porte en m'assurant que tout le monde s'y engage avant que ça ne soit mon tour. On fonça vers la section A-28 au bout du couloir suivant dont la porte s'ouvrit sans incident à notre grande surprise. À la porte, on s'y engouffra comme tout à l'heure tandis que je fus légèrement soulagée de savoir une porte enfin fonctionnelle. Il n'y avait nul besoin d'éclairer davantage la zone car comme la salle des machines, ce qui était la salle des propulsions subliminiques était légèrement éclairée et les conduites de carburant étaient visibles, c'était donc cela que l'on devait ici condamner.

Baird, ça va l'épaule ?

Rhaaa... Ils me l'ont démise ces fumiers. Foutus cafards... et pauvre Raf putain...

Hammond, Cole, prenez position là. Stroud, King et Griest, ici. Carter et Baird un peu plus en arrière. Si vous êtes attaqués, vous pourrez vous couvrir mutuellement. Vérifiez que le plafond ne comporte pas de brèches. Et j'espère que leurs pattes de merde ne traversent pas l'acier asari. Scoops, vérifiez ce bras. Griest, ça va, vous avez retrouvé vos esprits ?

Gnnnn... j'ai connue mieux, Commandante. Merci...

Stroud ?

Je crois que je me suis tordue la cheville mais ça va. Rha putain, j'arrive pas à croire qu'ils ont butés Rafael... Merde, ils m'ont taillé la jambe aussi.

King, vous êtes avec nous ?

Ils ont tués Raf putain... Ces fumiers... Cheffe, dites moi quand on posera les charges et on videra nos flingues sur ces ordures.

Restez lucide, Sergente. J'ai besoin de vous. Vous devez continuer de protéger Hammond. Prenez position.

J'ai dû me démettre quelque chose, ça me fait un mal de chien, il avait une force ce machin... Merci, Commandante.

On n'est pas encore tirés d'affaire, je ne sais pas si on les a semés mais ces enflures ne sont pas loin. Soldats, préparez vous à condamner les conduites et à accueillir Delta et Maloren, on posera les charges à tour de rôle. Plafond Ok. Hammond, King, vous êtes les premières, suivez les instructions sur votre OmniTech, je garde un œil sur vous. Allez. Ici November Leader, à Delta et Maloren. Nous sommes au point de ralliement, section A-28... État des pertes : 1 mort et plusieurs blessés. Commençons déjà à condamner les conduites et avons pris position. Annoncez-vous lorsque vous arriverez. Terminé.



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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Ven 16 Mar 2018, 20:52
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Ada J Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - TELHIUS SHARKAN


La biotique fronça les sourcils face au message du commandement. Avaient-ils lu la même chose ? Il devait certainement y avoir un problème avec les canaux de transmission. Vu toute les perturbations rencontrées aux abords du Gargantua cela ne serait guère surprenant. Cela expliquerait pourquoi le message serait difficilement compréhensible mais pas pourquoi il avait été assimilé de manière totalement erroné. Normalement si le dossier avait été partiellement récupérer il leur aurait été demandé de répéter… On dirait presque que l’état-major avait reçu un faux rapport plutôt qu’une partie de celui de l’escouade. Décidément la mission qui leur avait été attribuée ne prenait vraiment pas une bonne tournure.

Quand la porte de la salle de commandement s’ouvrit finalement, elle laissa apparaitre une nuée de monstruosités rappelant l’époque des moissonneurs prêtes à leur sauter dessus. Les cadavres d’Asaris s’étaient également mis en marche dans leur direction. Elle était loin de ressembler aux furies de l’époque… mais cela perturbait tout de même grandement la biotique. Cet espèce de regard vide était à glacer le sang. La SO-21 ne s’attendait pas à une telle vision d’horreur.

Shaun, préparée à l’éventualité d’un assaut ennemi, n’hésita pas une seule seconde à relâcher son onde de choc dans la salle de commandement alors que les créatures fonçaient vers eux. C’était probablement plus par réflexe qu’une action consciente de sa part mais la brune s’en satisfaisait. Cela laissait le temps à l’équipe qui tenait la porte de se replier alors que celle qui surveillait l’Asari se mettait en position pour couvrir leur retraite. Mettre le plus de distance entre ces choses et le groupe d’assaut était plus que préférable.

Sykes, dès l’ouverture du sas, s’était rapidement mis en mouvement et à donner des ordres sans se laisser perturber par l’ennemi qui leur faisait face. Ce qui était plutôt impressionnant car si l’Alliance s’était attendue à un contact hostile elle ne songeait assurément pas à cela. Comme ordonné par le Commandant de l’unité, la brune se mit en ligne avec les autres membres de l’équipe pour faire feu sur l’ennemi alors que Sorensen préparait les grenades.

« Fuck ! Pourquoi les Aliens pas commodes c’est toujours pour moi ?! » Pesta l’anglaise alors qu’ils faisaient feu sur l’ennemi.

Effectivement la lieutenant-commandant avait d’abord eu la chance de faire connaissance avec les Laksals. Certes les insectes ne ressemblaient en rien à ce qui pouvait se trouver sr le vaisseau. D’abord parce qu’ils avaient été capable de communiquer avec eux, ensuite parce qu’ils faisaient 4 fois la taille de la jeune femme. Quoi que… la ‘’reine’’ semblait être assez mastoc. La biotique frissonna. Etre transpercé par un Laksal n’était déjà pas une perspective des plus réjouissantes mais Shaun préférait ne pas imaginer ce qu’il pourrait se passer s’ils se faisaient rattraper par la nuée d’araignées. La lieutenant-commandant avait vu trop de films d’horreur… laisser son esprit divaguer sur le sujet pourrait avoir des conséquences déplaisantes.

L’escouade se dirigea rapidement vers les réacteurs du cuirassé. La fenêtre que tir qui leur avait été allouée avait fortement diminuée depuis que le Gargantua s’était remis à fonctionner. L’Alliance revenait donc vers le Plan B : destruction pure et simple de la menace. Par contre cela ne résolvait pas de problème du manque d’informations… Il était peu probable que ces créatures soient, à elles seules, à l’origine du changement de trajectoire du bâtiment. Shaun s’adressa donc à son supérieur pour lui faire part de son idée :

« Commandant, une fois l’objectif prioritaire accomplis, à défaut de pouvoir accéder au poste de commandement, récupérer l’un des cadavres de ces créatures ou des échantillons pourrait nous donner des informations essentielles sur ce qui est arrivé au Gargantua. » expliqua l’anglaise d’une voix assurée.

L’idée d’avoir une de ces choses à bord ne réjouissait pas la brune. Mais l’Alliance manquait cruellement d’information sur ce qu’il s’était passé ici et si ces choses risquaient de se développer ailleurs. L’escouade n’avait probablement pas le temps pour attraper l’une de ses bestioles vivante et sans matériel de quarantaine adéquat le transport jusqu’au Midway aurait été périlleux. Mais l’un des cadavres ou quelques échantillons permettrait surement à la R&D de l’Alliance de savoir quels étaient ces monstres et d’où venaient t-ils. McAvoy frissonnait à l’idée d’avoir un de ces résidus d’Asari à bord… Probablement trop dangereux d’en prendre une ‘’vivante’’ sachant qu’elles étaient déjà des cadavres. De plus rien ne disait que cette sorte de ‘’contrôle mental’’ n’était transmissible. Peut-être que la ‘’reine’’ en était à l’origine mais rien n’était certain… Mais l’acquisition d’une des plus petites créatures était peut être envisageable.

« De plus ces… choses n’ont probablement pas dirigé elles mêmes le Gargantua sur l’une de nos colonies… Si un ennemi de l’Alliance utilise ces créatures, la récupération d’informations à leur sujet est cruciale pour de futures contre-mesures » continua le biotique, la mine sombre.

Que ces choses soient naturelles et aient agit d’elles même, qu’elles soient le fruit de mutations génétiques réalisés par un tiers ou des vestiges de la guerre contre les moissonneurs il était capital de les analyser pour se préparer à cette menace potentielle qui risquait de frapper à nouveau.








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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Jeu 22 Mar 2018, 01:23

[Intrigue #11] Résurgence
10 Février 2203


Ponts inférieurs



Les deux turiens survivants qui avaient trouvé un refuge temporaire derrière le cadran de l'ancienne porte du hangar ne parvinrent pas à tenir leur position plus longtemps. Le rayon d'énergie de l'une des armes des asaris n'eut aucun mal à découper le métal, transperçant par la même l'armure et la chair du Lieutenant Sharkan qui s'effondra au sol. De nouveaux tirs du sniper percèrent le mur de l'autre côté du cadran et tuèrent instantanément le dernier turien encore debout de l'unité.

Le calme reprit alors ses droits, les trois asaris observant sans bouger l'entrée du hangar désormais jonchée de cadavres. L'une d'elle sembla recevoir une communication et fit un signe à ses partenaires, pointant son doigt vers le haut. Les trois combattantes disparurent alors subitement au milieu des cuves.

Pour les deux turiens victimes du liquide noir, l'un d'eux était devenu définitivement immobile au sol, mais son collègue se releva, tenant sa tête entre ses mains et tentant de se stabiliser. Il regarda autour de lui avant d'aviser le dernier combattant encore en vie dans les environs, le lieutenant Sharkan, recroquevillé au sol. Il s'avança alors dans sa direction, la matière noire ruisselant encore le long de son armure.

Ponts intermédiaires



Les forces de l'alliance convergeaient vers les niveaux intermédiaires, poursuivies sans relâche par les centaines de créatures peuplant le vaisseau et désormais lancées à leurs trousses. Si les débris, couloirs et salles endommagées venaient ralentir la progression des unités d'intervention, ce terrain en sale état permettait également de diminuer leurs chances de se faire submerger.

Le point de rendez vous était une grande section se trouvant juste en dessous de l'immense bouche du cuirassé, lieu de rencontre des différentes conduites et qui permettait jadis de garder un œil sur le carburant et de gérer l'état de l'alimentation des réacteurs. L'unité de l'officier Raikes déjà sur place fut rapidement rejointe par celle du Commandant Sykes. La zone n'en était pourtant pas moins dangereuse, désormais assiégée par des créatures plus qu'avides d'en éliminer les occupants. Les portes cédèrent peu à peu sous les coups répétés de la horde qui s'accumulait dans les couloirs avoisinants, une horde qui se déversa soudainement sur les troupes de l'alliance.

Le Gargantua quant à lui continuait son inexorable progression jusqu'à la colonie, ignorant tout des conflits qui déchiraient ses entrailles. Il fut rapidement de nouveau rejoint par les trois frégates, ces dernières engageant immédiatement leur approche agressive. Leur tir principal combiné permit sans mal de percer le bouclier chancelant et le blindage affaibli de l'aiguille qui représentait l'ancien poste de commandement. Le métal en fusion percuta la passerelle et fit instantanément disparaître tout ce qui y existait dans sa puissance destructrice.

C'est donc l'intégralité de la passerelle, du cockpit et des différents ponts de Commandement qui furent désagrégés. Les mitrailleuses encore en état sur les flancs du mastodonte commencèrent alors à riposter tandis que les frégates décrochaient. Le SSV Midway parvint de justesse à éviter les tirs, le PSF Maloren et le SSV Okinawa eurent moins de chance, les projectiles plasmiques détruisant leur bouclier et percutant leur blindage, sans le percer. Mais les frégates étaient déjà hors de portée avant qu'elles ne subissent davantage de dégâts.

Les têtes désormais mortes, les créatures s'étalèrent au sol, semblant se débattre un instant contre un ennemi invisible avant de s'immobiliser une par une, si bien qu'aucune d'entre elles ne survécut aux quelques secondes qui suivirent le tir des frégates. Ce répit permis aux troupes de l'alliance d'accomplir leur besogne, plaçant le long des conduites ce qui allait supposément conduire à la fin du Gargantua.

Mais ils n'étaient pas seul pour autant. Dans les couloirs avoisinants, les trois combattantes responsables de l'élimination de l'unité turienne apparurent, rejoignant une autre asari. Les quatre agentes se séparèrent en deux groupes de forces équivalentes d'un commun accord, chacun se plaçant devant l'une des deux entrées de la salle où se trouvait l'alliance. De l'une des fines brèches du plafond, une cinquième asari en armure se laissa petit à petit pendre le long d'un câble.

Tout se passa à une vitesse effarante. Deux petits objets métalliques tombèrent au milieu des unités de l'alliance, des grenades incapacitantes dont le soudain flash paralysa sans mal ceux qui ne comprirent pas à temps. Le chaos s'éleva alors. Comme pour l'unité turienne, le rayon d'énergie de l'une des asaris massacra sans mal les troupes situées près de l'entrée, l'agente suspendue au plafond utilisait son sniper, les trois autres combattantes quant à elle, chargèrent dans le tas à coup de biotique dévastatrice.

L'une d'elle balança une puissante nova au sol après avoir chargé le commandant Sykes, l'envoyant voler quelques mètres plus loin et dégainant son fusil à pompe, s'apprêtant à l'achever. Qu'il s'agisse d'un sabre cinétique ou simplement d'une omnilame, les deux autres biotiques n'étaient pas en reste, profitant de l'effet de surprise de leur soudaine intrusion pour massacrer le plus possible. Parmi les cadavres humains qui se mirent soudainement à joncher le sol, ceux de Ziegler, King et Cole pouvaient être reconnus. Ce n'est pas moins d'une demi-douzaine de combattants de l'alliance qui périrent en l'espace de ces quelques secondes.


Des secondes qui commençaient à devenir précieuses. Au vu de sa position, le Gargantua allait atteindre l'orbite de Chasca en dix minutes.


____________INFOS MJ____________


On approche de la fin vous vous en doutez, je vous laisse toute liberté sur la façon dont vous voulez procéder sur ce tour, qu'il soit centré sur le combat ou sur votre exfiltration.

Tel > Je te laisse décider de l'ampleur exacte de la blessure et de sa position, mais dans tous les cas le rayon a fait fondre son armure et sa chair à l'endroit de l'impact. (Je considère qu'avec le retour de l'alimentation, votre environnement a été pressurisé, pas de mort atroce dans le vide donc Redman )

Vous avez jusqu'à Mercredi prochain pour répondre, et sans rab cette fois Trollface





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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Sam 24 Mar 2018, 01:19
Sous la surprises de l'embuscade, Telhius et ses hommes n'eurent d'autres choix que de se replier vers la salle précédente. Ne prenant le temps de tirer que de courtes rafales brièvement protectrices lors de leur replis.
Le Turien tenta par deux fois de mettre en joue l'une des Asari, une fois à couvert derrière le rebord de la double porte mais des tirs extrêmement précis vinrent frôler sa tête. Le bruit du ricochet à quelques centimètres de son oreilles venant lui assourdir l'ouïe malgré son casque.
Une douce et mélancolique réalisation vint le frapper en plein coeur de rage et de dépit, prenant conscience que deux de ses hommes gisaient quelques pas plus loin.

En quelques mouvement, l'officier termina de ré enclencher une nouvelle cartouche thermique dans son arme, il lança un regard à Aius, se préparant à ordonner une nouvelle retraite sous couvert d'un écran de fumée mais le temps lui manqua. Un bruit effroyable se produisit dans son dos et pendant une fraction de seconde il sentit le mur contre lequel il était adossé se froisser, trembler jusqu'à ce qu'il soit projeté deux mètres en avant, ne sentant aucunes douleur particulières sur le coup. Dans un léger nuage de poussière et allongé sur le dos, incapable de bouger, Telhius vit le cadran de la porte éclaté face à lui, sa visière était fissurée et du sang nappait son regard, la dernière image qu'il vit avant que sa vue ne se floute fut Aius, se découvrant trop, le feu de son arme crachant quelques tirs insuffisant. Un Clac retentit et une gerbe de sang s'échappa de son Lieutenant à plusieurs reprises. Les yeux du turiens filèrent tandis que sa main venait naturellement presser sa blessure, il semblait avoir été brûlé sur une longue partie du corps, du haut de la hanche à la jonction de son épaule droite, il ne sentait plus rien tant la douleur était atroce.

Le calme revint dans les environs, quelques minutes plus tard, poussé par l'adrénaline, le Turien reprit une forme de conscience plus active, inquiété par du mouvement en face de lui. L'un des soldat tués pendant l'explosion des cuves se relevait, chancelant, titubant... son armure ruisselait de ce liquide noir et inquiétant, Telhius jaugea d'un regard l'état de l'autre turien ayant subit le même sort, ce n'était pas beau à voir... Comment pouvait il être encore debout.
Cherchant son arme du bout des doigts, il ne la trouva pas, préférant dégainer son arme de poing le turien se releva non sans pousser un cris de douleur qui le perça de part en part. Jamais de sa vie il n'avait subit une telle blessure, allait il s'en sortir d'ailleurs . Prenant son courage à deux mains, il tenta d'alerter les autres par communication.

- Soldats, décollez sans moi si vous le pouvez.. Putain j'espère que vous le pouvez.. Tout le monde est mort, cassez-vous c'est un ordre !

N'ayant aucunes idée du temps qu'il s'était écoulé, les pensées troubles l'officier passa sur la fréquence en commun avec les hommes de l'alliance.

- Ici Sharkan, nous avons été attaqué, présence d'Asaris hostiles ! Je suis le seul survivant.. y'a T'il encore quelqu'un ? *Toux répétée*

Le soldat avait du mal à respirer, crachant encore un peu de sang et réalisant que sa protection était foutue il abandonna son casque en le jetant d'un air faiblard. Il se dirigea vers le corps sans vie d'Aius tout en surveillant l'autre Turien marchant encore moins vite que lui. Il lui décocha son casque et ramassa son identification, regrettant presque de ne pas pouvoir en faire de même pour les autres.
Réfléchissant, Telhius entra à nouveau dans le hangar qui semblait vide à présent, observant ces cuves gigantesque et mortelles... Passant à côté du Turien, il le tint en joue avec son arme, malgré ses appels celui ci ne répondit pas et semblait toujours plus mal en point... Il ne pouvait plus rien pour lui, l'idée de lui mettre une balle passa dans l'idée de l'officier mais il ne put s'y résoudre.

S'éloignant un peu en boitant et crachant ses poumons, Telhius observa la carte du vaisseau via son omnitech grisonnant.. il devait être au bout de sa vie avec ce coup, heureusement qu'il fut sur l'autre bras.
Le soldat cherchait un module d'évacuation et une telle salle semblait ne pas être loin.
Malgré la difficultée qu'il avait à se mouvoir, le bout du hangar fut atteint sans peine, le danger ? Telhius n'y pensait plus tant son esprit était concentré sur cette douleur, d'ailleurs il n'avait pas encore eu le courage de regarder lui même l'état de sa blessure, n'osant se décrire la douleur et la sensation qu'il ressentait, pour sûr ses bouclier étaient bels et bien morts.

Quelques minutes plus tard Telhius arriva dans la salle censée contenir des modules d'évacuations, par un hublot il aperçu d'ailleurs la planète, bien plus proche qu'il ne le pensait... le temps pressait sincèrement. Se mettant à trottiner, il tomba au bout de dix mètres sa jambe le lançant trop. Debout, il atteint un premier module dont le voyant s'illumina de rouge, vide. Un second, vide. Désespérant de trouver une porte de sortie, Telhius vit par un autre hublot sa navette qui avait réussie à redécoller vers le Maloren, d'ailleurs du bruit agitait le cuirassé.. ses armes ? Ses armes tiraient depuis tout à l'heure sur leurs frégates !

L'officier passa encore quelques précieuses minutes à chercher un modules, ayant du mal à se rendre devant chaque sas, le son des batteries se tue d'ailleurs.

Sas numéro 6... voyant vert, soulagé dans un premier temps, le turien s'engouffra dans la petite capsule non sans prier les esprit intérieurement. La petite porte se pressurisa après son passage, il n'avait plus qu'à appuyer sur le bouton d'évacuation, ce qu'il fit avec la sensation horrible d'abandonner ses hommes et de les avoir emmené à l'abattoir.

Dans un petit *poc* il vit le lanceur s'éloigner ainsi que les parois du cuirassé. Au cas où il perdrait connaissance, le turien activa la balise de détresse de la capsule ainsi que son signal d'unité via son omnitech, allant presque s'endormir naturellement sur le siège de la capsule, terrassé par les évènements.

Dans une perte de connaissance aussi semblable qu'un rêve, le turien se revit jeune, sur Palaven le jour où les moissonneurs attaquèrent Palaven, il revit son unité exploser en miette lorsque sa batterie fut détruire, il revit cette fuite désespérée de Cipritine vers les montagnes, le crash du chasseur trident, l'attaque de la base désaffectée dans les montagnes et encore la fuite, la perte d'espoir... ce sentiment qui l'envahissait tant il n'avait pas été aussi proche de sa fin que depuis ce temps là.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Dim 25 Mar 2018, 00:18


L’échéance amenant à la fin pure et simple de Chasca arrivait bientôt à son terme. S’ils échouaient, le tas de ferraille auquel se trouvait réduit le Gargantua s’écraserait en plein milieu de la capitale de la colonie, la réduisant en grande partie en cendres. L’autre serait à la merci des créatures infernales infestant les ponts en ruines et lancées à leur poursuite, laissant entrevoir un avenir apocalyptique à la planète. Une fin similaire pouvait même attendre les systèmes voisins et au-delà, ces choses se répandant telle une peste à travers les étoiles pour peu qu’ils trouvent des vaisseaux et se familiarisent avec les Relais. Et comment empêche-t-on une épidémie d’envergure de se répandre sans un remède élaboré à disposition ? Par le feu. Le souffle destructeur des flammes pour réduire à néant le foyer infectieux. Cette occasion ne dérogeait pas à la règle, quand bien même les enjeux se trouvaient différents des atroces épidémies qui minèrent jadis l’Humanité à travers les Ages Sombres.

C’était précisément le plan des Marines humains et de l’unité Turienne dépêchés dans cet enfer, la solution simpliste mais radicale qui devait leur permettre d’en finir avec ce cauchemar.

Pourtant, comme l’avait souligné celle qui servait désormais sous ses ordres pour le seconder, une Résurgence du phénomène n’était pas à écarter. On s’accorde à dire que pour combattre un ennemi, il est important de connaitre cet ennemi. Ce qui le définit, ses valeurs, ses points forts, ses points faibles, son mode opératoire, constituent des données cruciales pour gagner face à ce qui était auparavant inconnu. Cette logique, Dieu sait si Alec en était partisan. Et depuis qu’il avait vu de ses yeux la monstruosité ayant fait son nid sur ce cuirassé, cette conviction n’avait fait que se renforcer. Aussi, devant l’impossibilité d’accéder au poste de pilotage ou au noyau de données cryptées situé au plus profond des entrailles de la carcasse leur servant de transport, il était crucial de faire avec les moyens du bord.

Cependant, s’il approuvait la suggestion de Shaun, qu’il salua d’un signe de tête affirmatif alors qu’ils se repliaient, le Commandant jugea nécessaire de mettre le holà sur la façon de faire. Ils firent donc une pause très brève dans leur descente des niveaux les séparant du point de rendez-vous. Après avoir repoussé une énième vague de créatures à grands renforts de munitions incendiaires et grenades incapacitantes, les alentours ravagés de débris métalliques comme organiques constituaient un environnement de premier choix pour la collecte d’échantillon. Bien que peu rassurée par la tâche que son supérieur lui confia, Florès se chargea donc de réunir le matériel génétique nécessaire, usant de son matériel médical pour prélever toute une série de tissus et fluides divers. Cette besogne peu ragoûtante ne lui prit que très peu de temps, aidée en cela par l’état du champ de bataille. Sur l’injonction de Sykes, elle lui remit la somme de ses efforts, se matérialisant sous la forme de fioles de sang, matière grise, et échantillons d’épiderme et d’organes. L’ensemble fut judicieusement rassemblé dans une enceinte de contention portative, qu’il ajouta à son armure à la place d’une réserve de cartouches thermiques désormais épuisée.

Quant à la question d’emporter une dépouille… Il était hors de question de s’y intéresser. En plus des risques déjà énormes qu’ils prenaient là en emportant des traces de cette forme de vie parasitaire, ils ne pouvaient se permettre d’en prendre davantage en s’encombrant d’un poids mort. Au sens propre comme au figuré…

- « C’est tout ce dont on a besoin. Partons… » lança-t-il ainsi pour signifier l’ordre de marche, coupant court à la macabre contemplation de la scène de désolation qu’ils avaient contribué à enrichir.

On les attendait avec impatience plus bas dans les coursives glaciales du vaisseau. Faire d’avantage attendre leurs hôtes aurait été grossier, n’est-ce pas ?

***

La joie d’effectuer la jonction avec leurs camarades ne dura pas plus longtemps que l’instant nécessaire à vider une cartouche thermique. Lorsqu’ils émergèrent de la fumée des combats pour rejoindre Raikes et ses hommes, ceux de la SO-21 ne se perdirent pas en effusions ou paroles inutiles. Leur leader lui-même ne s’embarrassa pas d’exiger un rapport à la responsable de l’Okinawa. Non… Au lieu de cela, chacun prit position pour permettre aux artificiers de faire leur travail, repoussant une à une les créatures se jetant à leur rencontre. La horde qui se jeta une ultime fois à leur rencontre était toutefois sur le point de les submerger lorsqu’une bonne nouvelle se fit entendre sur leur fréquence.

- « Ordre de tir confirmé et exécuté. Cible complètement détruite. Keeper 1 intact, boucliers de Keeper 2 et 3 détruits. Les blindages tiennent bon. A vous.
» lança une voix familière aux Commandant.

- « Delta leader, reçu. Exécution du protocole 27, transmission des coordonnées. Keeper 2 et 3, trajectoire d’interception en orbite basse. Préparez batteries principales et secondaires pour destruction des débris de la détonation. Aucun débris ne doit survivre à l’entrée dans l’atmosphère. »

Faisant part de leur résultat quant à la destruction de la Reine de la Ruche, les bâtiments dépêchés pour gérer la crise venaient d’accorder un répit bienvenu aux défenseurs. Les créatures envoyées à leur rencontre différèrent leur assaut face à la nouvelle, leur permettant de peaufiner leur sabotage et de souffler pendant de précieuses secondes. C’est tout ce dont ils eurent besoin pour poser les dernières charges, savamment dissimulées pour éviter leur détection et désamorçage et terminer de s’intéresser à la console d’alimentation des réacteurs. En effet, Ikeda bidouilla les systèmes à sa portée pour décupler leur chance de réussite. Sous peu, l’arrivée de carburant des réacteurs subluminiques devait s’emballer pour fournir un débit bien plus important aux systèmes de propulsion. Déjà poussés à vitesse maximale, ceux-ci devaient voir leur état se dégrader à vitesse grand V sous la surcharge de carburant impossible à brûler. Leur cadence devait alors ralentir, permettant peut-être d’offrir un répit supplémentaire en plus de favoriser les effets destructeurs de la détonation et d’écarter son effet de la colonie. De leur côté, il faudrait évacuer au plus vite malgré la poursuite orchestrée par l’ennemi. En cela, le fameux Protocole 27 leur serait utile. Derrière ce nom de code donné à l’une des nombreuses procédures des Opérations Spéciale se cachait leur porte de sortie. Les UT-47 du Midway, lâchés en mode furtif de la frégate, devaient les ramasser en passant outre les défenses du cuirassé grâce à leur propre noyau furtif.
Mais encore fallait-il se sortir de là en un seul morceau…

Malheureusement, tous ne purent en sortir indemnes. Pris par surprise alors qu’ils s’apprêtaient à entamer leur retraite, les éléments de l’Alliance furent en partie balayés. Profitant de l’effet de surprise et d’une technologie inconnue, les pantins biotiques de cette peste firent des ravages dans les rangs des défenseurs, allant quasiment jusqu’à les amputer de la moitié de leur effectif. Pour sa part, Alec se retrouva projeté au sol sous le coup d’un usage éclair de pouvoirs liés à l’ézo, le mettant dans une position très délicate. Sous le choc, il se retrouva envoyé à plusieurs mètres, projeté sur le dos face à celle le tenant en joue, prête à l’achever. Du bout du canon de son fusil à pompe, celle qui dans une autre vie devait avoir été une Commando des Républiques n’avait qu’à presser la gâchette de son arme pour mettre fin à l’existence de sa cible...

Néanmoins, le meilleur moyen de réveiller la fureur du N7 était de se livrer à ce genre de manège. S’en prendre à ceux qu’il considérait comme une famille, le jeter au sol en menaçant d’attenter à sa vie… Impossible d’imaginer une façon plus abrupte de le mettre au pied du mur. Hélas pour leurs assaillantes, c’était précisément dans ce type de situation que Sykes excellait. L’arme qu’il était devenu à force d’années de service, épreuves et souffrances révélait son plein potentiel face à l’adversité. Conforté par un programme d’entrainement comptant parmi les plus poussés et périlleux des standards galactiques, le soldat devenait un combattant retors et méticuleusement efficace, même en situation d’infériorité. Toute biotique et puissante pouvait-elle être, celle s’improvisant son bourreau venait de lui faire un cadeau inestimable pour renverser la situation…

Cette dernière fut ainsi prise de cours par la vitesse d’exécution du Commandant, pour qui gérer son handicap et permettre aux survivants d’évacuer constituait désormais la seule et unique mission. Contemplant son opposante depuis le sol, le soldat recourut à un stratagème éclair. Malgré les nombreuses contusions amenant son corps à être en parti endolori, Alec trouva la force de se mouvoir avec une étonnante fluidité. Son bras gauche brandi en direction de l’Asari lui décocha à bout portant une Cryogénisation générée par son omnitech, la touchant de plein fouet grâce à l’absence de Barrière. Détruite par la Nova qu’elle avait lancée, la protection de son opposante se trouvait limitée à son armure légère, ce dont le N7 tira instantanément profit. Prise par surprise, l’arme qu’elle brandissait en direction du Commandant en changea, permettant à celui-ci de dégainer son Phalanx dans un même mouvement de son bras droit toujours libre. Là, sans laisser l’occasion à son adversaire de se reprendre, le commando fit parler ses cartouches thermiques et le mod perforant de son arme de poing pour aligner la biotique, lui décochant un tir dans le torse et un second en pleine tête…

Elle s’effondra alors sous le choc, morte… Une seconde fois.

S’assurant par-là que toutes les fonctions vitales de l’Asari étaient définitivement stoppées, Alec ne laissa pas le temps au corps de s’étaler au sol. Se redressant lui-même avec une étonnant aisance en dépit du choc qu’il venait de subir, le soldat saisit la dépouille pour s’emparer de l’arme de mêlée dans le dos de la bleue, avant de disparaitre purement et simplement de la mêlée…

Il réapparut seulement quelques secondes plus tard au beau milieu de la mêlée, alors que deux autres marionnettes parasitées s’en prenaient à ceux qui avaient encaissés la première vague. Les corps des hommes de Raikes et des siens confondus à leurs pieds, toutes deux virevoltaient à coup de biotique et sabres pour mettre un terme à toute opposition. Ziegler, Hamilton et Florès étaient tombés sous leurs coups en ce qui concerne la SO-21.

Pas étonnant donc que leur chef se trouvait être passablement énervé lorsqu’il surgit de nulle part…

Comme le firent les Fantômes de Cerberus de jadis, il prit par surprise l’une des deux combattantes. Il ne se révéla à elle que lorsque le sabre cinétique de sa comparse tombée quelques instants auparavant transperça son armure, la poignardant de dos pendant que le camouflage optique de son bourreau de N7 tomba.

- « Votre Mère vient de crever… Et bientôt vous irez tous la rejoindre… » glissa-t-il d’un ton froid au creux de l’oreille à sa victime, laissant la lame pénétrer profondément dans la chair.

Insensible aux cris de douleur de celle morte depuis bien longtemps déjà, Sykes décocha un nouveau tir de son M5 - toujours serré fermement par son autre main - dans la boite crânienne de la malheureuse.

- « On se replie au niveau inférieur. McAvoy, avec moi en couverture. » beugla-t-il cette fois dans leurs casques à tous.

Restait encore une opposante à gérer au corps à corps pour envisager une retraite, une responsabilité qui incombait aux autres compte tenu de la distance les séparant. Le Commandant n’aurait pu l’aligner sans blesser l’un des siens, ce qui ne lui laissait plus que celles restées en retrait. Sabre et arme de poing firent donc place au fusil d’assaut du soldat, qui trouva un couvert au détour d’un couloir. Aidé par Markov, le sniper de son équipe, il se précipita pour tenir en respect les deux autres Asaris en retrait, les alignant avec la même précision dont elles avaient fait preuve jusqu’ici. Combattant parmi les corps de ses hommes, le N7 ne put accorder qu'un regard bref mais intense à leurs dépouilles, y trouvant un rage de vaincre aussi puissante que malsaine.

Le temps de pleurer leurs morts viendraient en temps et en heure…

En attendant, sitôt la dernière combattante la plus proche tombée au sol, ils devaient tous se retirer en direction du niveau inférieur, leur échappatoire à tous. Lui et Shaun resteraient quelques instants supplémentaires pour leur faire gagner du temps. La jeune femme devait en effet déployer une bulle biotique pour couvrir la retraite de ses camarades, pendant que son supérieur profiterait du viseur de son M-99 Sabre pour clouer sur place les deux dernières « survivantes » et leur arracher quelques morceaux grâce à la puissance de ses munitions. S’il visait juste…

Leur survie ne tenait qu'à un fil. Quant à celle des Turiens... Alec n'avait pour sa part pas entendu les derniers mots prononcés par le Lieutenant-Commandant Sharkan à travers sa radio.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Mar 27 Mar 2018, 21:10
Resurgence

Ada J. Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - Telhius Sharkan



- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- SSV Okinawa, pont 2, cockpit

L’attente était fébrile à bord du SSV Okinawa et la lieutenante Haver, bien qu’elle arbora son grave masque de sérieux, ressentit le même stress que les autres membres d’équipage. Cela faisait désormais un bon moment que la lieutenante-commandante Raikes était partie en mission à bord du Gargantua. L’officière à la tête de la seule frégate de la Cinquième Flotte de cette Task Force montée à la hâte multipliait les allers-retours entre la passerelle de commandement, le cockpit et le centre de commandement, un peu à l’instar de celle qui était d’ordinaire la plus gradée à bord. Depuis qu’elle servait avec Raikes, la blonde avait prise l’habitude d’observer sa façon de faire et avait remarqué, surtout depuis la prise de fonction de l’Anglaise à bord de l’Okinawa, qu’elle n’hésitait pas à aller voir directement les différents opérateurs au lieu d’abuser de l’intercom. Une manie qui n’avait pas manqué d’intriguer Haver, plus habituée aux officiers restant à la passerelle et utilisant l’intercom ou leurs aides de camp pour transmettre les ordres. Certes Raikes utilisait aussi l’intercom mais infatigable, la supérieure de la blonde ne manquait jamais une occasion de se mouvoir à bord de la frégate. Haver savait qu’elle n’avait pas la même autorité que la sino-occidentale mais elle était aussi respectée, elle n’était pas une parvenue et Raikes avait insisté auprès d’elle pour que Haver soit sa seconde. Aujourd’hui c’était une fierté pour elle et le stress de ne pas être à la hauteur pour Haver s’emparait d’elle à chaque fois que la lieutenante-commandante s’absentait. Aujourd’hui, ce stress était dès lors, exacerbé.

Lieutenante, transmission en provenance de Delta Leader.

L’officière Hannigan des communications avertit Haver qui fort heureusement se trouvait dans le cockpit et sur un signe de tête de la blonde, la navigatrice en chef fit passer l’ordre de l’officier en charge de l’opération sur le terrain dans l’intercom. Les nouveaux ordres, bien qu’étranges pour tout le monde, furent suivis sans poser autant de questions et sitôt la transmission achevée, Haver s’empressa alors de lui répondre ici.

Ici Keeper 2, ordres bien reçu, Delta Leader. Terminé. Hannigan, vous avez entendu ? On coupe les coms vers Arcturus II. Toutes les transmissions doivent maintenant passer sur le canal crypté Rouge tacite. Delacruz, silence radio, plus aucune communication vers l’extérieur. Vous avez mon feu vert pour déclencher les balises de détresse.

Compris, Haver.

Qu’est ce que c’est que ces conneries… Mais comment ces fumiers peuvent hacker nos transmissions ? Je ne vois rien dans le réseau.

Hannigan, la Commandante est dans une merde monstre à bord et c’est peu de le dire donc on doit la tirer de là. Activez le CRT.

Compris… Bien pris Lieutenante.

Snakeshit, saut SLM, on doit barrer la route au Gargantua. Mettez vous en position pour faire feu.

Oui, Lieutenante !

Hannigan, coordonnez-vous avec les Turiens et le Midway. À trois frégates, on doit pouvoir lui percer le cul à ce cuirassé.

Bien pris Lieutenante. Keeper 1 et 3, ici Keeper 2, allons nous mettre en position sur le flanc gauche de Keeper 3. Parés à ouvrir le feu.

Redfield, nous sommes prêts à faire feu ?

Affirmatif, Lieutenante ! On est prêts à vider tout ce qu’on a sur ces fumiers ! On attend plus que votre ordre !

Haver était perplexe quant aux ordres du commandant N7 mais il y avait longtemps que l’officière avait cessée de se poser des questions sur les consignes qu’elle recevait et elle exécutait conformément à ce qu’on lui avait dit de faire. La frégate prit une soudaine poussée SLM sous l’impulsion du pilote de l’Okinawa et quelques secondes plus tard, Chasca était toute proche mais surtout, l’Okinawa s’était placé sur le chemin du cuirassé asari. Sur la droite de la dernière frégate de la 77e flottille, le vaisseau turien avait son double-canon Thanix sorti tandis qu’un peu plus loin, le Midway en avait fait autant. Haver regarda d’un air déterminé la carcasse du Gargantua par la fenêtre du cockpit, la silhouette du vaisseau gigantesque.

Passerelle de commandement ennemie verrouillée, Haver !

Snakeshit, virez de bord une fois la cible détruite, on doit éviter d'éventuels tirs de réplique. Feu à volonté.

L’ordre de mise à feu des armes de l’Okinawa se fit en synchronisation avec celles du Maloren et du Midway. Les canons des frégates déchargèrent alors leurs tirs mortels afin de réduire en cendres tout ce qu’il y avait à cet endroit du Gargantua en épargnant rien ni personne de cette salve fatale.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, Mer Pourpre, système Matano, Chasca
- Carcasse du Gargantua, Ponts intermédiaires, section A-28

Tout le monde était en position dans cette section du vaisseau. Hammond et King avaient pu poser leurs charges explosives, Stroud et Baird également. Ça aurait dû être au tour de Cole et de Griest mais j’avais donné l’ordre d’interrompre la pose car Sykes et son unité venaient de faire leur apparition par la seconde entrée. Mes soldats avaient gardé l’entrée par laquelle nous étions venus sous la menace de leurs armes car les saloperies de l’espace continuaient de tabasser la porte. Lorsque nos renforts étaient arrivés, j’eus un regard pour Shaun qui était juste derrière le commandant Sykes comme toute bonne commandante en second. Cette vue me fit sourire sous mon casque et je devinai sans peine l’irritation même passagère de mon amie anglaise. Cependant, aucune mesquinerie ou amabilité ne fut échangée car nous avions beaucoup plus important à faire que nous chamailler. Chaque entrée fut très vite mise en joue par leurs unités respectives, prêtes à tuer la première aberration qui essaierait de passer la porte. Nos soldats à couvert, comme Sykes, je me tins au milieu de mes combattants en supervisant la prise de position puis en pointant mon arme vers la porte. Tout le monde avait activé les munitions incendiaires et attendait fébrilement l’assaut de ces bêtes honnies de la création stellaire.

Tenez votre position. Vous êtes des soldats de l’Alliance, peu importe ce qui arrivera par cette porte vous maintiendrez vos positions.

Bien évidemment, personne ne répondit mais ma déclaration n'attendait aucune réponse. Huit canons d'armes étaient pointées vers la porte par laquelle nous étions venus mais les monstres derrière s'acharnaient à détruire la porte afin de se frayer un passage à travers. Le stress était grimpé en flèche mais l'instruction et l'entraînement militaire dispensé à tout le monde porta ses fruits car chacun tint sa position en raffermissant l'emprise sur son arme. Un trou assez large se créa dans la porte et Griest fit feu de son fusil de précision en alignant la tête hideuse qui essayait d'y passer. Le tir de ma sniper fut suivi de quelques balles dans la tête du monstre qui s'effondra. Entretemps, le trou s'était élargi et très vite, ce fut toute mon unité qui ouvrit le feu sur la horde, l'unité des OS engageant également l'ennemi. La horde fut au départ contenue à cause de l'étroitesse de la porte et du nombre de monstres qui essayaient de passer. Une rafale de tirs percussifs fut envoyée à travers le trou de la porte pour repousser les premières horreurs qui passaient mais malgré le fait qu'ils se piétinaient pour se disputer l'horrible honneur de qui parmi eux nous dépècerait en premier, l'infâme horde gagna du terrain. Au milieu des tirs ou des cris des soldats clamant "RECHARGE !", notre ennemi arriva au plus près d'entre nous. Mattock remisé dans le dos, OmniLame et Predator de sortie, je m'acharnai à essayer de les repousser, Carter se retrouvait de nouveau à la merci de leurs mâchoires ou encore King s’échina à essayer de crever les yeux de l'un d'entre eux, son cri de rage nous parvenant. Je venais d'embrocher un de ces monstres qui avait essayé de m'attraper la jambe avant de virer son cadavre d'un violent kick en pleine face que quatre d'entre eux me foncèrent dessus. Livide, je vidai mon arme de poing dessus en étant certaine que ça ne serait pas suffisant pour les arrêter mais soudainement, ces monstres s'arrêtèrent là tout net dans ce qu'ils faisaient.

Ils s’agitèrent un instant, leurs misérables pattes se débattant dans les airs avant de ne plus bouger en s’effondrant comme s’ils avaient été tués. Quelques secondes plus tard, nous échangeâmes des regards entre soldats. Cole écrasa une tête de sa bottine tandis que Carter poussa son ennemi du bout du canon de son Avenger mais les monstres ne réagissaient plus. La perplexité qui m’avait envahie depuis que les 4 horreurs s’étaient effondrées trouva une réponse dans une communication en provenance de l’Okinawa sur le canal Rouge tacite. En effet, Haver me fit ici son rapport.

Ici Keeper 2. Boucliers tombés et blindage légèrement entamé mais nous sommes intacts. Avons décroché pour nous mettre hors de portée des tirs de riposte. Procédure de régénération des boucliers en cours. Bien reçu, Delta Leader, sommes déjà en orbite de Chasca et prêts à intercepter le moindre débris. Terminé.

Ici November Leader, beau boulot, Keeper 2. Continuez. Terminé

J’eus un regard à côté de moi et j’aidais Stroud à se relever. Ma soldate debout, celle-ci s’appuya légèrement sur moi pour réajuster sa jambière droite. Mes yeux se portèrent vers l’unité de Sykes, quelques pas plus loin et la vision de mon casque reconnut la silhouette de Shaun. J’étais presque prête à m’adresser à elle lorsque je vis un petit projectile passer devant mes yeux. Mon geste de recul surprit Iron Biotic et mon regard se porta vers une petite boule. En une fraction de seconde, je compris ce qui venait de se passer et je me jetai sur elle, horrifiée de ce qu'il y avait juste devant moi.

GRENADE !

Au lieu de l’explosion à laquelle je m’attendais, il y eut comme un éclair dans mon dos et un bruit me vrilla les tympans alors que j’étais couchée sur Stroud. Grimaçant et laissant échapper un grognement de douleur, je tâchai de comprendre ce qui se passait en levant mon Mattock un peu à l’aveuglette, ayant auparavant remisé mon Predator à mon côté. Une traînée bleutée fit irruption devant moi, Stroud cria quelque chose d’incompréhensible et une volée de coups de feu se fit entendre au-delà du tumulte et des cris. Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, le corps de King gisait devant moi, la fréquence de l’ancienne membre du Génie s’étant stoppée, mon ordinateur embarqué ne la détectant plus. En tournant la tête, je vis que Cole se jetait sur une Asari qui avait une lueur étrange dans les yeux. Malheureusement, l’ancien rugbyman ne fit pas long feu et la lueur orangée d’une OmniLame apparut dans son dos. Écarquillant les yeux, la fréquence de Cole s’éteignit à son tour tandis que son cadavre fut violemment écarté de l’Asari d’un coup de pied d’halo bleuté. Je venais à l'instant de perdre deux autres membres supplémentaires de mon unité.

Une rage sans nom se chargea instantanément dans mes veines et la retenue dont je pouvais parfois faire preuve au combat s’estompa complètement. Le combat allait être une lutte à mort. Nos deux unités de l’Alliance étaient très proches voire presque confondues et le fracas que mon esprit imaginait à propos de la bataille acheva de me défoncer à l’adrénaline. Je ne désirai plus que la mort atroce de ces Asaris qui n’étaient absolument pas dans leur état normal. Mais deux de mes soldats, des membres importants venaient de mourir sous leurs coups, il y avait peut-être même d’autres morts mais désormais, il n’y en aurait plus. Maugréant de colère, je tirai du Mattock un tir percussif en ajustant l’Asari qui avait envoyé une nova pour écarter Carter et Hammond qui l’attaquait. L’alien regardait quelqu’un étendu devant elle mais elle remarqua que trop tard le projectile que j’avais envoyé. Elle se prit le tir de plein fouet et vola sur quelques mètres. Elle se retrouva immédiatement attaquée par un soldat de l’Alliance mais elle écarta ce dernier d’un violent coup de pied qui l’envoya contre la cloison. Un autre vint au corps-à-corps pour engager l’Asari en franchissant les quelques mètres qui le séparait de son ennemie et je reconnus Shaun grâce à mon ordinateur embarqué. Cependant, l’Asari flanqua une droite violente à mon amie mais je tirai brutalement la main de la bleue qui allait envoyer une attaque biotique en la faisant reculer. L’Asari laissa échapper un grognement de fureur en tournant la tête vers moi et je lui donnai un coup de tête plein de hargne. Je présumai que son nez se cassa mais son coup de pied en plein ventre m’expédia un peu à l’écart. Je me réceptionnai en me baissant, un genou à terre puis je relevai la tête quelques secondes plus tard pour voir Shaun en plein combat contre l’assaillante biotique. Du coin de l’œil, je vis une autre d’entre elles qui tenait une arme étrange aux prises avec Baird, Carter et Hammond. Leur ennemie déchargea un rayon lumineux surnaturel qui poussa les deux guerrières à se mettre à couvert.

Je levai les yeux pour voir que l’Asari était juste devant moi dans un halo bleuté avant qu’elle ne me prenne par le cou en me relevant de force. J’appuyai de force des deux mains sur la poigne de mon ennemie qui me lâcha un gémissement de douleur. Pendant une poignée de secondes, nos regards s’affrontèrent, nos visages déformés par la hargne qui nous habita toutes les deux. Puis, l’Asari commença à illuminer sa main avant de lâcher un cri et son bras retomba mollement. Elle eut un regard derrière elle et j’en profitai pour lui envoyer mon pied en pleine poitrine. Elle tomba à terre, accueillie par un autre coup de feu par celle qui était sûrement ma sauveuse, lui ouvrant le côté du ventre. Sans réfléchir davantage, je postai mes jambes de part et d’autre d’elle puis je repris mon Mattock et avant qu'elle ne puisse se relever ou glisser à une vitesse supersonique entre mes jambes pour me prendre à revers, j'y expédiai une volée de balles dans son casque à bout portant. Je voulais sa mort, elle ne devait pas en réchapper.

Pour tous ceux qui sont morts aujourd’hui, connasse !

L'air éberlué de terreur que je devinai en dessous ne fit que décupler mon courroux et je pressai la détente, les balles détruisant le métal du casque pour l'atteindre. Pas le temps de tergiverser ou de me calmer pour savourer cette mise à mort car je me jetai sur le côté pour éviter le tir bizarre de l’autre Asari. L’attaque fut accueillie par un ordre crié de la part de Carter qui ouvrit le feu sur la dernière ennemie encore debout. Elle fut aussitôt suivie par les tirs de Stroud et de Griest voire d’autres soldats des OS. Délogée de son couvert, elle n’eut d’autre choix que de mourir sous nos balles. Je me relevai en quatrième vitesse pour aller réorganiser mes troupes, les ordres de Sykes me martelant le peu de lucidité qui me restait après cet affrontement contre la chasseresse. Heureusement, Shaun et moi nous étions soutenues mutuellement permettant une victoire sur notre ennemie. Comme quoi deux soldates issues du programme N7 et s'entraidant au combat pouvaient défaire un ennemi aussi redoutable qu'une chasseresse même parasitée. Cependant, il fallait très vite se réorganiser, les soldats des OS se repliaient déjà. Carter et Hammond se postèrent à l'entrée par laquelle on sortirait, Griest derrière elles après avoir fini de poser ses propres charges ainsi que celles que Cole portait. Stroud se releva et claudiqua mais je l'arrêtai d'un geste avant de la soulever sur mes épaules dans un grognement d'effort. Iron Biotic lâcha un cri de douleur mais se laissa hisser de bonne grâce avant de perdre connaissance. Je fis un regard pour voir si quelqu'un d'autre était vivant mais je reconnus à travers la vision de mon casque, Baird coupé en deux. Je restai figée une seconde avant détourner la tête, je n'avais pas le temps d'avoir la quelconque réaction pour déplorer la perte de mon expert technologique, on se repliait.

Il y eut un tir qui ricocha contre la cloison, là où Hammond s'était tenue une seconde plus tôt. Exaspérée de savoir que quelqu'un voulait encore notre peau, je lâchai un râle avant de faire remuer doucement un cadavre de monstre à terre à l'aide du canon de mon fusil d'assaut et un autre tir vint se loger dans l'articulation de la patte, me confirmant la présence d'un sniper. Serait-ce encore une Asari ? Mais combien il y en avait de ces connasses parasitées ? Nous venions d'en tuer... quatre, une de mon fait ainsi que de Shaun, une autre par un tir groupé, les deux autres tuées au milieu des OS. Donc sûrement une cinquième. En parlant de mon amie, celle-ci venait de déployer une bulle biotique pour nous protéger. En temps normal, Stroud se serait sûrement jointe à elle mais pour le moment, elle était inconsciente sur mes épaules. L'on se mit à accélérer le pas autant qu'on le pouvait, toujours sous le couvert de la bulle biotique de Shaun, Sykes envoyant par moments des tirs de son Sabre. La voie était ouverte par les soldats restants de Sykes, les rescapés de mon unité formant le reste de la force autour de Shaun tandis que notre commandant ferma la marche. Aussi rapidement que nous le pouvions sous les tirs d'un tireur invisible, l'on marcha vers les niveaux inférieurs afin de procéder à notre évacuation. Stroud revint à elle en maugréant de douleur mais je la tins aussi fermement que possible sur mes épaules, je devais tout faire pour la protéger comme je l'avais fais pour Griest. Ceux qui restaient d'entre nous allaient s'en sortir. En espérant que nos UT-47 Kodiaks soient déjà là mais je faisais confiance à Sykes pour cela.



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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Jeu 29 Mar 2018, 18:00
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Résurgence
Ada J Raikes - Alec Sykes - Shaun McAvoy - TELHIUS SHARKAN


Soudainement alors que l’Alliance venait de finir de poser les explosifs et s’apprêtait à partir de nouvelles ennemies leur tombait dessus. La lieutenant-commandant, prise au dépourvue, fut projetée au sol en même temps que nombre de ses camarades. N’étant pas au plus proche de l’attaque la biotique ne subit pas autant de dégâts que certains de ses collègues mais atterrit quand même lourdement à quelques mètres de là où elle était postée précédemment. McAvoy se releva aussi rapidement que lui permettait sa situation, arme à la main pour riposter face à cette nouvelle engeance. La brune évalua rapidement la situation. L’Alliance avait subi un nombre de perte important dans ce dernier assaut alors que toutes les Asaris étaient encore debout. La biotique pesta.

Shaun pesa le pour et le contre l’espace d’une seconde et fini par décider qu’il était préférable de continuer avec son arme plutôt que de déployer dès à présent une bulle biotique. Avec autant de combattant au corps à corps elle faisait une cible de choix et vu le nombre d’Asaris la lieutenant-commandant se doutait bien qu’elle ne pourrait pas maintenir sa barrière plus de quelques secondes si ces dernières la visait personnellement. Autrement dit c’était une perte de temps et d’efforts. La noble se concentra donc sur l’Asari la plus proche tout en essayant de gagner un semblant de couvert derrière des débris. Raikes se focalisait également sur la créature bleutée. Malgré tout ce qu’on pouvait en dire, la biotique était plutôt contente de savoir que la brune ne faisait pas partis des personnes tombées au combat. Une autre pensée un peu plus malsaine voir macabre avait traversé l’esprit de l’anglaise alors qu’elle commençait à tirer sur les monstres. Intérieurement, la jeune femme se réjouissait malgré elle que leur ennemis aient prit la forme d’Asaris plutôt que d’autres créatures. Pensée peu honorable certes mais c’était comme un réflexe pour la biotique. Ces dernières faisaient remonter un certain nombre de souvenirs qu’elle aurait préféré oublier mais d’un autre côté cela lui permettait de se ‘’venger’’ une nouvelle fois. Objectivement c’était ridicule et totalement irraisonnable voir illogique mais pour quelqu’un ayant du mal à tourner la page… cela comptait.

Une fois l’Asari engagée à terre, McAvoy fit un rapide tour d’horizon. Plus que deux créatures. Sykes n’avait pas chômé de son côté et s’était débarrassé de deux des monstres à lui seul. L’efficacité du N7 était redoutable. Malgré sa position délicate il avait réussi à inverser la balance. Shaun avait beau régulièrement se plaindre de son commandant, actuellement elle était contente de l’avoir à ses côtés sur cette mission. L’utilisation de sa l’ézo semblait envisageable et conseillé désormais. Elle laissa les autres membres de l’Alliance se concentrer sur les derniers ennemis pour ranger son arme et activer sa bulle biotique. Une sphère bleuté s’étendit autour d’elle et de ses camarades alors qu’ils continuaient de combattre. L’anglaise essuya quelques tirs venant du sniper mais tint bon. Ils avaient essuyé suffisamment de pertes pour aujourd‘hui. La lieutenant-commandant tiendrait.

La quatrième Asari tomba. La brune reculait rapidement vers la sortie comme l’avait ordonné Sykes en maintenant sa bulle biotique pour éviter que ses camarades et elle ne se fassent aligner par la sniper toujours accrochée au plafond. McAvoy préféra ne pas se risquer à tenter une course rapide. Ayant déjà un peu fait usage de ses pouvoirs précédemment, maintenir une bulle de cette taille pendant une course semblait irraisonnable. Le commandant se chargeait de ‘’distraire’’ la sniper alors que Shaun se concentrait pour maintenir le bouclier.

La biotique soufflait et commençait sérieusement à fatiguer à l’approche de la sortie. Cela faisait un moment qu’elle maintenait sa bulle et cette dernière avait subi quelques tirs venait de l’Asari en hauteur. Une fois les membres de l’Alliance tous engouffrés dans le passage et n’étant plus à portée de tir la brune relâcha la sphère d’énergie noire dans un soupir de soulagement. Chancelante, un mal de crâne lui vrilla les tempes. L‘anglaise avait un peu forcé sur la biotique mais au moins ce qui restait de l’escouade était sortis. Dans tous les cas il lui serait impossible d’utiliser de nouveau ses pouvoirs sur le vaisseau au vu des efforts précédemment consentis. Shaun se reprit rapidement et fit signe à son commandant qu’elle allait bien. Son mal de crâne ne s’arrangeait pas mais elle était au moins capable de courir pour s’échapper, ce qui, elle l’espérait, serait suffisent. L’arme en main elle suivit le reste de l’Alliance.







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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Ven 30 Mar 2018, 23:42

[Intrigue #11] Résurgence
10 Février 2203

Gargantua


Une course effrénée voir même désespérée pour certains, pour les conciliens l'heure n'était plus à l'affrontement, le voile du mystère ayant été déchiré depuis déjà un moment, seul comptait désormais la fuite, s'exfiltrer le plus rapidement et efficacement possible de cet endroit. Ne restaient plus derrière eux que les cadavres que ces affrontements éclairs avaient générés, des âmes pour lesquelles le Gargantua ne constituait qu'un gigantesque tombeau.

Tandis que les troupes de l'alliance s'éloignaient, l'unique agente survivante rejoignit le sol et baissa son sniper, les laissant disparaître de son champ de vision. Elle se retourna alors, contemplant la salle où avait eu lieu l'attaque. D'un geste souple, elle lâcha un petit cube noir dans l'une des brèches qui recouvraient les parois, laissant le petit objet s'enfoncer dans les entrailles détruites du vaisseau.

L'agente porta alors un à un les corps des asaris mortes et les aligna près de l'une des conduites. Elle retira son casque et s'agenouilla près d'elles, contemplant de son regard azur les cadavres de ses sœurs d'armes. Son sniper posé sur ses genoux, elle ferma alors les yeux et baissa la tête. Sa mission accomplie, il ne restait plus qu'une seule et unique chose à faire, disparaître et emporter tout ce qu'elle savait dans la mort.

La capsule contenant le Lieutenant Sharkan s'éloignait du Gargantua, et ce fut bientôt également le tour des troupes de l'alliance. Les navettes vinrent récupérer les survivants au cours de manœuvres délicates, forcées de naviguer manuellement. L'opération bien que dangereuse et menée dans une certaine précipitation ne provoqua cependant pas de morts supplémentaires.

Le temps nécessaire à cette exfiltration permit au Gargantua d'atteindre l'orbite de Chasca et le cuirassé continuait à foncer tout droit vers sa cible, prêt à devoir subir la douloureuse entrée en atmosphère. Mais il n'en n'eut pas le loisir. Une fois que les troupes conciliennes atteignirent une distance raisonnable, les charges placées au niveau des ponts intermédiaires explosèrent.

La réaction en chaîne qui en résulta se propagea le long des conduites et détruisit les réacteurs secondaires, poussant le générateur principal au delà de sa limite. Une gigantesque explosion silencieuse eut alors lieu, avalant l'intégralité du vaisseau dans sa puissance destructrice, ainsi que tout ce qui se trouvait encore à bord. La déflagration était cependant encore trop éloignée de l'atmosphère pour être dangereuse et les quelques débris survivants et un peu trop volumineux furent balayés par le tir des frégates déjà sur place. Tous les petits composants résultant de l'explosion qui furent attirés par la gravité de la planète connurent quant à eux une combustion pure et simple lors de leur entrée en atmosphère.

C'est une pluie d'étoiles filantes qui allait désormais illuminer les nuits de Chasca.

Face au soudain silence de son unité d'intervention et à l'approche toujours implacable de la menace, l’état Major avait pris les devants en envoyant une flottille de toute urgence. Cette dernière n'atteignit Chasca qu'après la destruction du Gargantua et se chargea de rétablir immédiatement le contact avec les trois frégates. L'alliance se déploya dans tout le secteur pour sécuriser le système et s'assurer de l'absence d'une autre intrusion.

Il ne restait que très peu de traces du passage du cuirassé en orbite de la colonie et une fouille minutieuse parmi les débris ne donna en premier lieu que peu de résultats. Les quelques blocs de données survivants étaient beaucoup trop endommagés pour être compréhensibles. Mais l'insistance des recherches permit de trouver un noyau de données encore exploitable. Après un soigneux décryptage de ces dernières, l'alliance fut en mesure d'obtenir des informations sur cette soudaine intrusion du cuirassé asari.

Le Gargantua avait été lancé sur sa trajectoire bien au delà de l'espace de l'alliance. Une créature parasitaire avait été déposée à bord afin qu'elle puisse se constituer une colonie à partir des cadavres de l'équipage asari, un organisme de défense et de diversion formidable en cas d'abordage. Le tout devait être supervisé par une poignée d'agentes équipée avec du matériel de pointe les rendant indétectables pour les créatures afin de s'assurer de retarder toute intrusion à bord le plus longtemps possible.

L'organisation qui se cachait derrière cette opération et qui avait souhaité se dissimuler derrière la présence parasitaire avait en réalité un passé bien chargé avec le Conseil.

L'Ordre de l'Accompli.

--------------



La gigantesque pièce était baignée dans le noir et seule la lumière provenant du vide stellaire et passant à travers l'impressionnante baie vitrée permettait d'en délimiter vaguement la forme. La porte s'ouvrit et laissa entrer une asari, cette dernière avisa une silhouette vautrée dans son fauteuil qui contemplait le vide. L'asari s'inclina alors un instant avant de prendre la parole.

Le Gargantua a été détruit.

La silhouette sembla se mouvoir légèrement.

Je vous pensais plus pertinente. Je n'ai pas besoin d'évidences.

Elle se leva alors, se plaçant face à l'immense baie vitrée et se perdit dans sa contemplation.

Est ce qu'elles ont réussi ?

Oui, la dernière agente a confirmé le succès de la mission avant sa mort.

Parfait, l'Ordre va tomber.

La silhouette se retourna alors tandis qu'une gigantesque station spatiale apparut à travers la baie vitrée.

Et la galaxie va pouvoir renaître.


____________INFOS MJ____________


Alec Sykes




Garder son sang froid et rester efficace quelque soit la situation peut s'avérer particulièrement ardu lorsque la vie de ses hommes et des habitants de toute une colonie se trouve être en jeu. Et rares sont les éléments de l'alliance qui auraient pu être capable de mener cette opération à son succès face à des conditions aussi inattendues que redoutables. Un fait d'arme qu'a pourtant accompli le Commandant Sykes, nouvelle preuve irréfutable du mérite des responsabilités qui lui incombent. C'est donc dans ces conditions que le N7 se voit le grand honneur d'être invité à rejoindre les spectres du Conseil.

+ Invitation à rejoindre les Spectres





Shaun McAvoy


Une efficacité à tous les niveaux, action, protection, réflexion, la biotique McAvoy a démontré une fois de plus les raisons de son appartenance aux forces d'élite de l'alliance. Sa présence primordiale au sein de l'unité d'intervention est la preuve qu'il s'agit d'un élément hautement qualifié, et c'est pour cette raison qu'elle se voit invitée à compléter sa formation d'élite afin de pouvoir recevoir le fameux blason N7.

+ Invitation au rang N7



Ada J.Raikes


Perdre des hommes est un processus douloureux mais inévitable pour la voie sur laquelle s'engagent les combattants de l'alliance. Mais certains savent utiliser ces pertes comme une force, le lieutenant Raikes en a fait la démonstration. Survivre et gérer son unité dans ces conditions n'était pas chose aisée, c'est pourquoi la meneuse de l'Okinawa voit sa réputation s'étoffer avec ce nouveau fait d'arme.

+ 2 Points Libres
+ 2 Mods



Telhius Sharkan


Si la destruction de son unité ne lui permet pas de considérer cette opération comme un succès, le Lieutenant Sharkan est pourtant parvenu à survivre là où tous ont succombé. Cette épreuve bien que catastrophique n'a seulement fait qu'endurcir le soldat turien et nul doute qu'il saura faire démonstration de son véritable potentiel.

+ Combat à distance : Maîtrise élite



Bien l'intrigue est donc terminée !

N'hésitez pas à donner vos retours ou vos avis sur l'intrigue sur le post d'organisation. Le sujet reste ouvert si vous souhaitez y conclure la situation de votre personnage ^^
Un "Evenement" sera posté pour parler des conséquences de cette mission alors ne le ratez pas Razz






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MessageSujet: Re: [Intrigue #11] Résurgence   Lun 02 Avr 2018, 20:41

11 février 2203, Orbite de Chasca, Mer Pourpre
Baie d’observation tribord du croiseur SSV Brasilia, vaisseau amiral de la 33ème Flottille de l’Alliance Interstellaire

Plus aucune trace du cercueil métallique au passé meurtrier ne pouvait être aperçue dans le vide glacial de l’espace. Il n’y avait alors que la lente rotation de la planète occupant le gros du panorama pour trahir le fait que le secteur vivait bel et bien. Là en bas, les colons vivaient leur petite vie quotidienne, sans doute sans même se douter que leur survie s’était jouée à très peu de chose. Les pluies d’étoiles filantes de la nuit passée et de celles à venir trahiraient peut-être la tenue d’un évènement inhabituel, mais sans plus. Le tableau semblait donc parfait, du moins satisfaisant, pour conclure que l’opération vouée à protéger la colonie d’une menace inconnue était une réussite.

Toutefois, si l’on pouvait se réjouir au sein de l’état-major, celui en charge de l’opération sur le terrain n’avait pas le cœur à faire la fête. Tout comme la totalité de son équipage d’ailleurs. Lourdement impactée par les combats à bord, l’unité de Sykes avait perdu le tiers de son effectif. Un homme et deux femmes avec lesquels il avait servi des années durant sur tous les fronts et dans tous les quadrants galactiques où l’Alliance avait des intérêts à défendre. Les pertes faisaient certes partie du commun de la vie d’un soldat, mais il était toujours difficile de tirer un trait sur tant de choses lorsqu’on avait traversé tant d’épreuves avec quelqu’un. Le leader de la SO-21 n’avait même pas eu la satisfaction de pouvoir emporter les dépouilles de ses hommes, ou à défaut, leurs plaques d’identification. Aussi ne pourrait-il proposer à leurs familles qu’un cercueil vide, assorti d’un drapeau aux couleurs de l’Alliance et les remerciements de rigueur de la part de l’entité représentative de l’Humanité dans l’espace…

Bien maigre consolation. Et l’unité du Midway était loin d’être la plus sévèrement touchée. Ajoutez à cela la moitié de l’effectif de Raikes balayé à bord et la quasi-totalité des Turiens déployés, à l’exception de leur leader, et c’est plus de 50% de la Task Force déployée à bord qui ne revint pas de la mission. Les appareils envoyés en soutien n’avaient fort heureusement encaissés que des dégâts matériels mineurs, évitant de peu une tragédie bien plus meurtrière encore. Hélas, cela ne suffisait pas au soldat auquel on avait confié le fardeau de mener l’interception à bien. Après ces sacrifices concédés, c’est un officier en quête de réponses qui se perdait dans un mutisme contemplatif du monde éden auquel il était censé avoir évité le pire.

Le premier débriefing passé avec l’Amirauté, il était désormais temps de faire le deuil de ceux tombés au combat. Suivraient néanmoins de longues journées d’entretiens avec les services de renseignement, des officiers de tous bords et divers officiels. Le Midway, sous bonne escorte, se chargerait de le mener lui et les siens à destination, profitant de l’occasion pour livrer aux laboratoires de recherche de l’Alliance les quelques échantillons de matériel génétique prélevés à bord…


22 février 2203, station Centauri, Système Fortuna, Nébuleuse de la Tête de Cheval

Plus de dix jours avaient passé. Dix jours qu’on l’avait relevé de son commandement, le privant de tout contact avec ses hommes, son bâtiment ou même l’extérieur, pour le mettre à l’isolement. La procédure d’enquête suivait son cours, l’Alliance cherchant le pourquoi du comment quant à sa façon de gérer la crise qui s’était présentée à bord du Gargantua. On cherchait plus précisément à établir pourquoi il avait choisi de rompre tout contact avec le commandement en plein milieu de l’opération, mettant par la même occasion son déroulement en danger. Son rapport et les historiques des différents vaisseaux concordant en tous points, le N7 ne craignait pas plus que cela la procédure entamée contre lui. Il avait fait un choix ce jour-là, et comptait toujours s’y tenir. Quitte à en assumer les conséquences. Non, ce qui avait véritablement le don de l’irriter – pour ne pas être plus vulgaire -, c’est la teneur du traitement qu’on lui réservait.

Entre temps, les funérailles de ses hommes avaient eu lieu sur Terre. Un évènement auquel on ne lui avait pas permis d’assister, ne serait-ce qu’à distance. A la place, il se devait de rester dans l’ignorance la plus totale, confiné aux quartiers qu’on avait libérés pour lui à bord de la station. L’endroit, jadis QG et ultime refuge de Cerberus, constituait le lieu parfait pour y tenir des recherches classifiées en plus du programme d’entrainement de pilotes de chasse. Le Commandant y avait fini par trouver ses marques, tombant dans une routine abrutissante au possible en tournant dans les mètres carrés qui lui furent alloués.

Ce n’est que le 22, soit douze jours après les évènements du Gargantua, qu’on vint le sortir de cette léthargie. Un Major des Affaires Internes l’informa que toute charge à son encontre était abandonnée, que son vaisseau était consigné sur Séléné depuis tout ce temps, et qu’il était désormais libre de partir. Mais pas avant d’avoir répondu à un appel lui étant destiné en salle des communications.

- « Bonjour Commandant. » déclara ainsi un hologramme dont la voix ne pouvait qu’être familière au N7.

Le Conseiller de l’Humanité et héros de guerre, responsable de l’organisation de l’effort de résistance dans l’espace durant le conflit contre les Moissonneurs, lui faisait face. L’Amiral Steven Hackett trouvait le temps de le contacter pour un motif encore mystérieux. Ne pouvant qu’être interloqué par cette apparition soudaine, le N7 se plia au comportement protocolaire de rigueur pour encaisser l’évènement.

- « Amiral… » se contenta-t-il de répondre, au garde-à-vous.

La tenue usuelle de l’Alliance, celle-là même que les Marines revêtaient pour tout effort physique en dehors de leurs missions ne convenaient sans doute pas à l’occasion. Mais au vu des récents évènements, le Conseiller comme le soldat n’étaient pas du genre à se formaliser pour si peu.

- « Repos. Je ne serais pas long. Je vous contacte pour vous faire part d’une nouvelle… Ou plutôt deux en vérité. »

Un bref silence s’installa, le temps pour le représentant de l’Humanité de se saisir d’un datapad et d’en parcourir brièvement le contenu avant de poursuivre. Son regard alternant sans cesse entre son interlocuteur et le texte défilant sous ses yeux, ne pouvant que trahir un sujet extrêmement préoccupant…

- « Ce que nous pensions être un succès après la destruction du Gargantua pourrait ne pas l’être… On nous signale une recrudescence de la criminalité dans les agglomérations. Des données issues de rapports fragmentaires des autorités locales et de la garnison font état d’une agressivité accrue de certains citoyens, et des cas de mutations épars nous sont signalés. Rien de significatif en terme d’ampleur à l’heure actuelle, mais cela signifie… »

L’Amiral avait beau évoquer la question avec un calme placide, caractéristique du soldat d’expérience ayant traversé les heures les plus sombres la tête haute, les faits étaient là. Il ne fallut ainsi pas grand-chose de plus pour que Sykes déduisent de lui-même la suite du sujet. Raison pour laquelle il coupa Hackett dans son exposé.

- « … que nous n’avons pas agi assez vite... » conclut-il d’un air blasé par cette nouvelle.

Tout ce que lui et ceux envoyés à bord avaient entrepris, encaissé, n’avait servi à rien. Le temps s’était finalement révélé leur pire adversaire, signant de ce fait l’échec pur et simple de leur mission. Ils n’avaient au final que retardé l’inévitable, signant des jours sombres à venir, voire la fin pure et simple, de la colonie à plus long terme. Tu parles d’un merdier…

Son interlocuteur poursuivit cependant, au moins certain d’avoir l’attention pleine et entière de Sykes.

- « Le phénomène reste pour le moment minime et circonscrit. Néanmoins je n’apparais pas devant vous pour vous faire part d’un échec, Commandant. Mais pour vous communiquer la décision du Conseil. Devant la façon avec laquelle vous avez géré la menace face à une forme de vie inconnue, et en dépit de vos pertes, nous avons décidé de vous proposer de rejoindre les rangs des SPECTREs. Vos états de services, et le fait d’avoir pris la décision de couper toute communication avec l’état-major malgré le risque de vous retrouver envoyé en cour martiale, confortent notre choix. Un rôle d’agent avec une marge de manœuvre plus importante pourrait vous convenir… » exposa l’Amiral.

- « J’accepte. »

Il ne s’était pas écoulé plus d’une ou deux seconde(s) entre les mots du Conseiller Humain et la réponse de celui à qui il proposait un poste si prestigieux. Un laps de temps qui ne faisait que trahir la soif de réponses –et sans doute de vengeance – qui l’animait suite au massacre survenu à bord du Gargantua.

- « Voilà une décision rapide… Prenez le temps de… »
commença l’Amiral.

- « Désolé Monsieur… Je souhaite simplement être de ceux qui traqueront les responsables de cette affaire. Et l’opportunité qui m’est offerte est la meilleure que je puisse espérer… »

- « Très bien Commandant… Vous serez bientôt contacté pour régler les détails et vous voir affecté votre référent. Prenez le temps de digérer la nouvelle et de faire le nécessaire. Hackett, terminé. »

Et ce fut tout… Pas de longue conversation dans un cadre plus officiel. Pas de vaines paroles pour arriver à ce résultat. Il n’y eu que ces mots et le cadre austère d’une salle de communications vidée pour l’occasion, les données évoquées à voix haute étant classifiées. Pour Alec, cela représentait un pas en avant, mais aussi une grosse prise de risque. Son commandement au sein de l’Alliance, il devait tirer un trait sur le poste au sein duquel il avait été le plus utile et avait vécu le plus de choses… Mais cela devait se faire. Ne serait-ce que pour la suite des évènements relatifs à Chasca. Des évènements qui ne feraient que s’accélérer, en attestèrent les informations qu’il reçut dans les jours suivants sur la situation à la surface…

Mais là n’était pas le sujet pour le moment. Il convenait d’abord de régler les derniers détails. Permettre à ses hommes de faire la transition, s’assurer qu’ils reçoivent la reconnaissance de l’Alliance. Et ce peu importe le résultat final. Il apparut d’ailleurs que la question était déjà réglée pour certains d’entre eux. Aux premiers rangs desquels celle pour qui il avait joué le rôle d’un mentor ces derniers mois, la préparant sur le terrain à ce qui l’attendait au sein des OS et du CFCI. L’anglaise qui le secondait depuis tout ce temps, et avait autrefois été plus qu’une collègue et amie…
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[Intrigue #11] Résurgence

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