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 Reconnaissance sous les tropiques

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MessageSujet: Reconnaissance sous les tropiques   Jeu 01 Mar 2018, 13:09
Intervention MJ : OuiDate : 1er Mars 2203 RP Tout public
Abbadon Bynare ♦ Tori Jorunn ♦ Lumya V'Noora
Reconnaissance sous les tropiques




Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



Sur’Kesh, 2193

Abbadon est dans son bureau, travaillant sur les tâches administratives que ses supérieurs lui ont confiées. Synthétiser les rapports de plusieurs missions était nécessaire, mais rébarbatif. Et quasiment sans fin. Le galarien avait parfois l’impression d’être le seul à remplir ces fonctions, en particulier ces derniers mois. La majeure partie de ses collègues semblaient pris par une affaire commune, dont il avait encore été écarté.

Le jeune agent soupira. Il savait, avant d’entrer au GSI, que l’intégration serait dure, en réponse aux actes de sa génitrice, mais il ne pensait pas rencontrer autant d’hostilité. Mais il ne flancherait pas. Pas après avoir été consigné lors de la guerre des Moissonneurs parce que les Dalatraces refusaient d’intervenir. Il savait que le GSI avait agis, allant à l’encontre des ordres, et que c’était la bonne chose à faire. Il comptait bien y gagner sa place et participer lui aussi à la protection de l’espace galarien et de la galaxie.

Son omnitech bipa. Une convocation au bureau de son chef. Intrigué, l’agent éteignit son ordinateur puis parti, avançant tranquillement le long des couloirs ensoleillés. Malgré le calme apparent de cette journée, l’ambiance semblait électrique, et tous ceux que Abbadon croisait marchaient d’un bon pas en chuchotant… Presque en l’évitant. Plus encore que d’habitude.

Le galarien arriva enfin devant le bureau, mais la curiosité était mêlée de défiance. Peut-être est-ce pour cela qu’il parvint à esquiver le premier tir, que sa bulle fût dressée à temps pour immobiliser le second, enfermant les deux assaillants dans une capsule temporelle au sein du bureau. Abbadon reprit son souffle, interloqué, vérifia qu’il n’y avait personne à proximité, puis aperçu l’ordinateur de son supérieur avec l’ordre d’arrestation. Et les objectifs suivants, visant la Maison Bynare. Sans s’attarder davantage, il prit la fuite, prenant le maximum de distance tandis que la bulle s’épuisait, disparaissant de la base alors que l’alerte était donnée.


*****



Citadelle, 2203
Abbadon ouvrit les yeux, aux aguets, presque en sursaut. Cela faisait des années qu’il n’avait pas rêvé des événements de Sur’Kesh. Mais comment ne pas y repenser aujourd’hui, alors qu’ils semblaient se répéter ? Mais ils n’en étaient pas encore là. Les informations étaient trop peu nombreuses pour déclarer un état de guerre civile. Ceci en tête, le galarien prépara son équipement pour son départ plus tard dans la journée. L’armure, les armes, les cartouches thermiques, et plus encore les dossiers épars et les plans des lieux à visiter furent revérifiés et rangés dans une malle, qu’il transporta ensuite jusqu’au vaisseau qu’il avait réquisitionné pour l’occasion : l’une des frégates Fantôme appartenant au Conseil. L’un des très rares vaisseau de la galaxie à pouvoir se mesurer aux systèmes furtifs galariens. Une fois installé, le galarien se retira dans la salle communication, et attendit que les deux personnes qu’il avait invité à participer à cette mission atteigne la frégate et le rejoigne.

*****


Tori Jorunn. Abbadon salua son ami avec un grand sourire. La drelle avait accepté de lui prêter main forte sitôt qu’il lui avait demandé. S’il avait déjà pensé l’accompagner sur Sur’Kesh un jour, pour qu’elle puise apprendre pour son peuple quelques-unes des méthodes galariennes pour entretenir l’environnement, il n’aurait jamais songé à y effectuer une mission de reconnaissance.
C’était différent pour l’autre personne, Lumya V’Noora. Rencontrée lors des enquêtes ayant fait suite à la mort de Machiavel, le galarien n’avait pas tissé de liens amicaux avec la probatrice asari.
Celle-ci affichait clairement un intérêt pour la sûreté galactique au-delà des frontières asari, chose rare pour une Probatrice, et ses compétences martiales n’étaient pas à prouver, mais le galarien avait hésité en songeant que la rigidité du Code pourrait gêner la mission. Il prit finalement sa décision en songeant au fait qu’il était peu probable de ne pas être détecté pendant la reconnaissance, et qu’une biotique asari serait un atout face à son peuple.

« Merci à toutes les deux d’être venues. Tori, je te présente Lumya V'Noora, probatrice. Lumya, voici Tori Jorunn, combattante d'élite des Enfants d'Amonkira. Le vaisseau ne tardera pas à partir, nous profiterons du voyage pour échanger toutes les informations sur la mission. »

Abbadon envoya le signal du départ au capitaine du vaisseau, puis commença à présenter la situation à l’aide des hologrammes de la salle.

« Déjà, un rappel sur ce que nous savons. La Dalatrace Suprême est morte, beaucoup d’autres le sont aussi ou ont fui. Le GSI est exilé de Sur’Kesh. L’armée est mêlée aux événements. Et une partie de la population est réfugiée sur la Citadelle, principalement des gens défendant les relations inter espèces.

A priori, la crise trouve là son origine, des xénophobes auraient simplement retourné l’armée et la population contre les défenseurs des aliens. Mais il y a sans doute autre chose. Les Dalatraces sont des politiciennes rusées, elles auraient pris le parti des xénophobes en voyant le vent tourner, sans une once d’hésitation. Tant qu’au GSI, il n’aurait pas dû pouvoir se faire battre si facilement. Il y a sans doute eu trahison en son sein. Ce n’est pas une crise illogique, il y a un plan quelque part, un groupe qui voit sur la durée.

Ceci est corroboré par des très rares communications avec le Conseil, maintenues secrètes en dehors. Officiellement, un nouveau gouvernement est actuellement en place et participe à une restructuration interne de l’Union. Celle-ci est complexe et le gouvernement ne souhaite pas être dérangé, d’où la fermeture des frontières. Les discussions officielles reprendront une fois la restructuration terminée. Et ce gouvernement se présente sous le nom de République de Sur’Kesh. »


Le Spectre manipula un peu les hologrammes, présentant plusieurs cibles d’intérêts.

« Une république galarienne, c’est un concept assez curieux. Les galariennes ont la possibilité de s’attacher la fidélité de leur famille à l’aide de phéromones dégagés à la naissance. En d’autres termes, ce changement de nom ne signifie rien, notre libre arbitre est assez limité concernant nos dirigeants. Il serait donc intéressant de découvrir pourquoi ils ont choisi ce nom.

Quoiqu’il en soit, voici nos plans d’actions. Notre frégate, système furtif activé, nous emmènera à proximité de la planète. Nous débarquerons avec un Kodiak furtif également. Normalement, nous devrions échapper aux détecteurs galariens. Une fois sur la planète, nous commencerons par approcher le bureau central du GSI. Un contact m’a confirmé qu’une enquête avait lieu sur les mouvements xénophobes, mais les dossiers n’ont pas pu être récupérés lors de la fuite. Les dossiers du GSI sont très bien protégés et difficiles à détruire, nous devrions pouvoir remettre la main dessus avec mes codes d’accès. La difficulté sera d’atteindre les serveurs, sans doute sous surveillance.

Deuxième objectif, Garynos, capitale de Sur’Kesh. C’est le cœur politique de l’Union, hyperconnecté à l’ensemble du territoire galarien. Quelle que soit l’opinion du nouveau gouvernement sur l’Union, il ne pourra pas se passer de Garynos avant des années au plus tôt. De plus, c’est une ville très peuplée, et sans doute le seul endroit où des non-galariens peuvent encore se trouver, s’ils n’ont pas été victimes des événements. En ce sens, il sera plus facile de se mêler à la masse et d’enquêter sur le déroulé des événements, avant d’infiltrer les complexes des nouveaux dirigeants pour apprendre ce que l’on peut sur eux. »


Face à Abbadon, plusieurs plans se succédaient. Celui du QG du GSI, de la capitale de sa planète, de la Cour de l’Union où les Dalatraces se rassemblaient sous forme physique ou holographiques. Le Spectre ne pouvait s’empêcher de ressentir un petit pincement au cœur en dévoilant ces informations quasiment toutes confidentielles, mais il savait que garder le secret envers ses alliés serait une erreur.

« Nos objectifs pourront être revus au fur et à mesure de ce que nous apprendrons. De plus, il est utopique de croire que l’on ne sera jamais découvert. Quand ça arrivera, nous amorcerons la fuite de la planète et du système. Le Kodiak pourra nous faire passer le relais cosmodésique, et nous serons ensuite récupéré par la frégate du Conseil. Notre priorité est d’apporter des informations au Conseil, on ne peut pas se permettre de se faire prendre tous les trois.

Si vous avez des questions et des suggestions, n’hésitez pas. »


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Dim 04 Mar 2018, 16:05
De fines particules de neige tombaient à intervalles réguliers, chacune d'entre elles venant se joindre à ce manteau blanc qui recouvrait absolument tout. Loin d'être chaotique, cette chute de neige était même particulièrement paisible, le ciel et la terre ne devenant ainsi qu'une seule et unique entité, seuls quelques arbres au feuillage depuis longtemps disparus persistaient à vouloir ressortir sur le blanc de ce paysage immaculé. La beauté si particulière de la scène venait se mêler à l'immobilisme presque funèbre qu'elle engendrait.

Le froid n'était pas mordant ou envahissant. Il se glissait simplement délicatement là où il le pouvait, recouvrant de sa douce étreinte tout ce qui était en mesure de le ressentir. L'air n'était saturé d'aucune pollution sonore, le bruit si caractéristique d'un pied s’enfonçant dans la neige était le seul à oser venir perturber le silence. Une silhouette apparut alors entre les arbres, noire tout comme eux. Impossible de la détailler davantage, mais elle semblait se tenir là où l'horizon avait existé autrefois.

Une main se tendit alors vers cette silhouette, une main portant un gant partiellement arraché révélant ainsi par endroit la présence d'une peau bleue. Des images défilèrent subitement, une cataracte de bruits, d'émotions, de hurlements et de visages. La main désormais recouverte d'une combinaison noire se reposa à nouveau sur la rambarde tandis que la neige tout autour avait fondu en l'espace de quelques secondes, quittant toutes les surfaces qu'elle s'était appropriée.

Le blanc immaculé avait laissé place à l'architecture métallique si caractéristique de la Citadelle. La bulle avait éclaté, désormais envahie de tout ce qui constituait l'environnement de la plus grande station spatiale de la galaxie. Des doigts glissèrent le long du métal, la probatrice avait repris sa route, chassant d'un mouvement de la main un monticule de neige récalcitrant qui était resté collé à son poignet. Sa démarche souple et assurée venait parachever l'impression qui se dégageait de sa tenue et de l'aura si particulière qui l'entourait.

De multiples nuances colorées vinrent défiler sur son masque de métal avant que la probatrice ne se retrouve à l'intérieur d'une frégate, saluant ses deux partenaires. Assise, les jambes croisées, elle scruta les moindres faits et gestes d'un galarien en plein briefing.

Abbadon, un spectre. Il était la raison pour laquelle Lumya s'était rendue sur la citadelle. Les spectres et les probatrices étaient des rôles tout aussi proches qu'éloignés. Là où l'un devait suivre un code moral strict pour compenser son influence, l'autre était dépourvu de la moindre entrave. Et cette négligence de la part du Conseil pour un rôle aussi important pouvait donner lieu à certains débordements, Saren en était l'exemple le plus récent. Travailler avec un spectre pouvait s'avérer aussi prolifique que néfaste, il s'agissait d'individus dangereux et imprévisibles, mais il fallait bien admettre que pour la plupart, leur efficacité empêchait quiconque de remettre en cause leur existence.

Il était cependant déjà arrivé à Lumya de s'opposer à des spectres, et il ne s'agissait jamais d'une expérience très agréable. Le galarien qui lui faisait face ne faisait cependant pas partie de cette catégorie. Si elle ne le connaissait pas particulièrement, c'était surtout pour ce qu'il avait l'intention de faire qu'il était intéressant de rester à ses côtés. L'Ordre avait besoin de toutes les informations possible en ce qui concernait l' isolation de l'Union... Ou plutôt, de la République ? S'il était curieux de constater le soudain changement gouvernemental galarien, ces considérations politiques restaient secondaires tant que toute possibilité d'une menace de leur part n'était pas écartée.

La probatrice décroisa les jambes et se mit à marcher autour du galarien et de ses hologrammes lorsque celui aborda plus en détail leur mission, suivant ses paroles avec une attention renouvelée. Ils allaient accéder au cœur neuronal du GSI, désormais abandonné par ses propriétaires. Il était étonnant de la part d'Abbadon de ne pas quémander d'aide au sein de ses anciens congénères au vu de ce qu'il dévoilait actuellement. Mais le galarien préférait sans doute agir avec des individus de confiance, quitte à ce qu'il s'agisse d'étrangers.

Lumya resta silencieuse quelques instants après qu'il eut terminé. Son masque de métal se pencha alors légèrement dans sa direction.

Je n'en ai pas la moindre. Je vous fais confiance en ce qui concerne le mode opératoire, vous êtes le plus à même de prendre ces décisions. Et je ne les remettrai pas en question.

Le champ de vision de la probatrice s'élargit alors suffisamment pour que la drelle y soit également présente. Le duo avait déjà fait parlé de lui, et particulièrement pour avoir fait chuter Machiavel. Il était si fascinant de constater que ces deux individus qui ne dépassaient pourtant pas le demi siècle d'existence avaient une influence si grande sur les événements galactiques.

Vos faits d'armes à tous deux vous précédent, c'est presque un honneur que de travailler à vos côtés. Inutile de changer vos habitudes cependant, je suis parfaitement capable de m'adapter à un groupe.

Un groupe. Cela faisait combien de temps qu'elle n'avait pas fait partie d'une unité de plus de deux personnes ?Un groupe avec un spectre et une mercenaire qui plus est ? Le masque s'orienta d'un côté puis de l'autre de l'hologramme, se remémorant à chaque rotation un visage de l'une ou de l'autre profession. L'asari claqua alors soudainement des doigts, une petite étincelle bleutée s'élevant dans les airs, tandis qu'elle reportait toute son attention sur le spectre.

J'aimerais avoir une copie de ces plans sur mon omnitech si c'est possible, afin de pouvoir les étudier davantage mais également dans l'hypothèse où nous serions séparés.


La probatrice se détourna et commença à s'éloigner.

Je suis disponible si vous avez besoin de mon aide mais en attendant, j'ai un voyage à terminer.



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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Lun 05 Mar 2018, 05:19
Le voyage vers la Citadelle avait été plutôt ennuyeux. Elle n'avait cela dit pas dû trop attendre pour se rendre au point de rendez-vous. Le temps libre qu'il lui restait avait été dépensé en shopping. Lorsqu'Abbadon avait fait appel à elle, elle s'était doutée qu'il faudrait que son matériel soit au point et au meilleur de ses capacités. Les missions avec le batracien n'étaient, par expérience, jamais de tout repos. Elle avait donc flâné, un instant, puis avait rejoint le point de ralliement. Elle fut assez surprise de constater qu'ils effectuaient une mission à trois. Et quelle troisième personnage venait compléter leur traditionnel duo…

Debout et silencieuse, elle observa et écouta attentivement le briefing. Il était naturellement clair et efficace. Pas de fioritures et les informations données étaient pertinentes. Elle se doutait que ce qui leur était fourni était classé confidentiel et qu'Abbadon leur témoignait d'une grande confiance. Elle attendit que l'asari intervienne, plus par curiosité que courtoise. Le personnage était intriguant, sa manière de parler lui permettrait de combler bien des interrogations.

"Je n'ai pas besoin de plans." Elle fit claquer sa langue. "Ils sont tous parfaitement enregistré."

Elle tapota son front de sa main gauche. "L'avantage d'être née drelle."

En quelques clignements d'yeux, elle s'était assurée de leur mémorisation, ce qui lui permettrait de s'orienter immédiatement et sans consultation ou réflexion. Un avantage qui lui avait souvent permis de tirer son épingle du jeu dans des missions d'infiltration où le temps est une donnée primordiale et vitale.

Abbadon était un terrain connu, il faut dire que depuis le temps qu'ils se connaissaient et travaillaient ensemble, il n'était guère plus besoin de présentation ou d'échange de paroles. Elle était simplement heureuse de le retrouver. Elle observa l'asari et son étrange accoutrement. Les probatrices l'avaient toujours intriguée. Si Abbadon avait jugé sa présence utile, elle ne la remettrait pas en cause. Les énergies qu'elle dégageait n'était, cependant, pas pour la mettre en confiance. Ses paroles d'un professionnalisme sans équivoque, la rassurèrent quelque peu. La méfiance ne s'évanouira pas totalement, il lui faudra plus de temps qu'une introduction. Elle saurait lui accorder sa confiance dans le cadre de la mission. Pour le reste, elle restait une probatrice et les personnes de cette caste restreinte, lui inspirait communément cette méfiance latente. On pourrait dire de même avec un Spectre, mais il s'agissait-là d'Abbadon et la question ne se posait pas. Elle pouvait lui confier sa vie les yeux fermés.

"Je n'ai pas spécialement l'habitude de travailler en groupe, mais je m'y ferais tout autant. Dans tous les cas, cher Abba, je suis d'accord avec la bleutée. Ta planète, ta mission, on te suit."

Elle siffla légèrement entre ses mandibules. "En tout cas, ils ne se sont pas fichu de toi sur la qualité du vaisseau. On aurait presque bon espoir de passer dans les mailles du filet galarien, en effet."

"Le plan de base me semble assez clair. Tu connais mes capacités, à toi de les utiliser au mieux. Tu es autorisé à disposer de ma vie, n'aies pas peur des risques. Couvrir tes petites fesses de batracien, ça, on aura pu constater que je sais faire" Elle a un sourire mince, de connivence, puis elle retrouve son sérieux. "Il sera moins dommageable de perdre une mercenaire dans cette équation, c'est tout ce que je constate."


Elle reporta son attention sur les holos. Elle ne souhaitait pas que ce cas de figure se présente, les Trois lui en soit témoin. Cependant, elle préférait se préparer à l'éventualité, comme à chaque mission dangereuse qu'elle initiait. Il sera temps de prier plus tard, après cette entrevue.

"Avec tout ce qui secoue ton peuple, ça ira ? Je sais que le spectre ira, le combattant… mais derrière lui, Abbadon… il encaisse ?"


La main à quatre doigts se ferma sur l'épaule de son camarade. Il n'avait peut-être pas envie d'en parler, ni même d'y penser. Cependant, la question était assez importante pour qu'elle soit évoquée. L'asari s'étant éloignée, elle l'avait posée à voix basse pour qu'elle reste dans l'intimité de leur échanges.

Elle-même, depuis leur dernière rencontre, voyageait avec le cœur plus lourd. Elle profiterait de chaque seconde de méditation qui lui sera permise d'éprouver avant de se lancer. Si le masque en surface préservait son apparence, ainsi que ses capacités, ses émotions étaient toujours un paquet de nœuds.
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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mar 06 Mar 2018, 12:56

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



Abbadon hocha la tête aux propos de la Probatrice, lui transmettant les plans dans le même temps. Ceux-ci étaient cryptés, fait pour ne pas être partagés plus de fois que nécessaire, même s’il était illusoire de croire que les protections tiendraient face à des experts déterminés. Mais le galarien ne précisa rien à ce propos, songeant que nul d’avait besoin d’explications.
Il hésita à les envoyer également à Tori, mais ne le fit pas en songeant que la drelle savait ce qu’elle faisait. Il était difficile d’imaginer comment la mémoire des drells était vécue, même pour les galariens à la mémoire photographique.

« Merci de votre confiance à toutes deux. Et oui, j’ai pu obtenir de la Conseillère le summum de l’équipement concilien. De quoi faire jeu égal avec mes compatriotes, d’autant plus qu’ils ne disposent pas du GSI. Si vous avez besoin d’équipement, n’hésitez pas à vous servir dans l’armurerie. ». Malgré son ton sérieux, le galarien souriait aux remarques de son amie. Oui, il savait parfaitement qu’il pouvait se reposer sur elle, et elle sur lui. La mission était une reconnaissance, et dans cette optique, la survie de tous était un objectif parmi les plus importants.
Lumya s’éloigna, Tori s’approcha, interrogeant l’agent. Il hocha la tête sur le côté, réfléchissant sérieusement à un dilemme loin d’être simple à appréhender.

« Ça n’a rien d’agréable, bien sûr. Et ça me rappelle de mauvais souvenirs. Mais ce n’est pas la Crise de 93. Dix années se sont passées, dix années riches d’épreuves et d’expériences, et je n’ai pas du tout la même implication qu’alors. Il n’y aura pas de soucis. ». Le galarien soupira, songeant quand-même qu’il serait mieux que son peuple se décide à arrêter de se renfermer sur lui-même. « C’est plutôt moi qui devrait m’inquiéter pour toi. Sur’Kesh n’est pas vraiment un paradis drell ! Je t’offrirais des vacances quand on sera revenu, histoire de me faire pardonner. ». Un nouveau sourire traversait le visage du galarien. « Mais pour l’instant, équipons-nous et reposons-nous. Si nous sommes traqués, nous n’aurons plus l’occasion de dormir »

*****


L’arrivée dans le système galarien puis la descente sur la planète se déroulèrent sans encombre. A côté du commandant du vaisseau, Abbadon assista la direction, conseillant parfois de passer à ‘’proximité’’ de vaisseaux détectés plutôt que de franchir des espaces apparemment vides mais où les siens auront sans doute des bâtiments au système furtif actif. Le trio prit ensuite un Kodiak qui descendit sur la planète sous couvert de son camouflage.

« Nous atterrirons à couvert, hors de portée des capteurs visuels du QG. Je doute qu’il soit entièrement à l’abandon. Au minimum, nous y trouverons des ingénieurs chargés de découvrir tous ses secrets. Et ils auront certainement des militaires avec eux, pour les défendre, peut-être les surveiller. Ils sont compétents mais formés plutôt pour le combat spatial, ils ne devraient pas être un vrai obstacle face à nous. Leur équipement est au-dessus des standards galactiques, mais le corp-à-corps et la biotique sont deux domaines où les miens montrent peu de talent, n’hésitez pas à en profiter. Je précise également que les ‘’sommations’’ n’ont aucun sens chez nous. Frapper sans hésitations. »

Les deux personnes l’accompagnant n’était pas du genre à hésiter, mais Abbadon préférait quand-même préciser ce détail. Beaucoup étaient surpris par la froideur et l’efficacité brute que cherchaient les galariens au combat.

« Nous nous infiltrerons par des passages dérobés. Ils sont impossibles à surveiller sans un contrôle total de la base, et seuls les plus hauts placés du GSI les connaissaient, donc même un agent double ne les auras pas donnés à nos ennemis. Une fois à l’intérieur, vous avez les plans et vous connaissez nos objectifs : la salle des serveurs. Dans l’idéal, nous neutraliserons discrètement la surveillance avant d’y entrer. Je dispose des codes permettant d’accéder aux données, je vous les transmettrai si vous y parvenez alors que je suis retenu. ». Le galarien eu une brève interruption. « Beaucoup de données sont sensibles, je préfère donc être le seul à disposer des codes si la situation n’exige pas que cela change. »

Le galarien termina ses explications, davantage portées sur les dangers de la jungle qu’ils devraient traverser, en faisant atterrir la navette. Il en ouvrit la porte, et reposa le pied sur Sur’Kesh pour la première fois depuis un an.
L’air était chaud, embaumant de parfum. Sur’Kesh ne connaissant que deux saisons, celle des pluies où l’air devenait presque liquide, enfermant chacun en un monde de solitude de quelques mètres de diamètre, et celle du soleil où la vie s’épanouissait sous toutes ses formes, gorgées de ressources par la saison passée et excitée par la luminosité ambiante. C’était en cette seconde période qu’ils étaient venus.
Abbadon prit la tête du groupe et les guida au travers de la jungle, son pistolet en main, son fusil à pompe accessible dans son dos.

____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00

Fishman
J'ignore si vous vouliez rester plus longtemps dans le vaisseau, j'espère que ça vous va comme ça ? Sinon on peut ajouter d'autres trucs durant le voyage, pas de soucis. ^^
N'hésitez pas à faire jouer Abbadon dans vos posts, à décrire ce qui vous entoure ou même la base du GSI. Techniquement, c'est celle que l'on voit dans ME3, on va simplement l'enrichir !

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Jeu 08 Mar 2018, 00:13
La silhouette s'était rapprochée, une grande tour sinistre trônant au milieu de ce monde gelé. Sinistre oui, les morceaux de chairs et la puanteur inhérente à la décomposition envahissaient l'intérieur. La chute de neige était devenue chaotique là, dehors, le froid s’abattait violemment contre les parois et les fenêtres, tel un forcené tentant de pénétrer par tous les moyens possibles.

La main au gant arraché refit son apparition, mais elle semblait bien plus angoissée désormais, ses mouvements étaient nerveux, imprévisibles. Des corps suspendus, une asari au visage recouvert de sang, un flingue et soudainement un grand bruit laissant place au silence.

La main de la probatrice traça un arc de cercle dans les airs tandis que la vision s'évaporait. Aucune morale, aucun enseignement, la conclusion de ce chapitre de sa vie était simplement malsaine et pragmatique. Les deux fentes de son masque de fer éclairées par une lueur bleue, Lumya fouillait dans sa mémoire, tournant avec ses mains les pages d'un livre invisible, représentant chacun des souvenirs qu'elle triait. L'asari plongée dans son passé était assise dans l'un des couloirs à priori peu fréquentés du vaisseau.

Ses mains refermèrent alors le livre et la lueur au niveau des fentes s'estompa. La probatrice déplia ses longues jambes et se leva, avisant l'austère mur de métal qui lui faisait face. Selon son estimation du temps, leur objectif ne devait plus être très éloigné.

***

L'arsenal qu'offrait le Conseil à ses troupes d'élite était impressionnant. Lumya parcourait de ses doigts les différentes armes sur l'étalage, constatant à quel point elle aurait tout donné pour posséder l'une d'entre elles dans ses jeunes années. Sa main glissa délicatement sur un M-11 et se serra autour de sa poignée. L'arme était équipée d'un silencieux, et même s'il n'était plus dans l'habitude de Lumya d'opérer dans la discrétion, ce petit outil pouvait s'avérer utile dans le cadre de la mission.

La probatrice eut soudainement un mouvement brusque lorsqu'elle s'empara d'une lame asari. L'orientant face à elle, elle parcourut du doigt son bord tranchant, la moindre pression mal dosée pouvant entamer sa chair. Voilà bien longtemps qu'elle ne s'était pas servie de ce type d'arme, sa formation les concernant était presque aussi ancienne que celle pour les armes à feu.

En quelques mouvements du poignets, elle fit tourner la lame autour d'elle, plongeant subitement en avant et frappant une cible invisible. Une tête tomba dans un bruit peu élégant, une asari à la peau verte. Lumya contempla quelques instants la tête de Ryga, la tête de celle qu'elle traquait encore aujourd'hui, la tête de celle qui lui avait tant enlevé.

La probatrice s'empara d'une sangle et y attacha son tout nouvel équipement, ne jugeant pas nécessaire de s'alourdir davantage. Elle ferma donc la porte de l'armurerie et se dirigea vers le hangar.

***

Le Kodiak se dirigeait paisiblement vers sa destination, intrus dans un corps étranger. A l'intérieur de la petite navette, la lame asari se tenait droite, perpendiculaire au sol, le pommeau vers le haut. Lumya était assise en tailleur en face, les auras bleues autour de ses mains venant apporter un certain équilibre pour que l'arme ne tombe pas au sol. Il s'agissait d'une représentation métaphorique de sa concentration, la probatrice devait utiliser le moins de biotique possible pour maintenir l'épée droite et immobile, elle devait atteindre une stabilité quasi parfaite.

La navette fut prise de quelques secousses mais l'épée ne bougea pas d'un angle, Lumya s'en était assurée à grand renfort de biotique. Les pilotes du Conseil étaient-ils devenus incompétents quand il s'agissait d'entrer en atmosphère ? L'asari mit cependant fin à sa session lorsqu'elle entendit la voix du galarien.

Elle ne commenta pas sa décision concernant les codes, elle s'imaginait en effet sans mal agir de la même façon si elle était amenée à faire pénétrer des étrangers au cœur des archives de l'Ordre.

***

Le métal venait rencontrer le bois. La végétation luxuriante qui les entourait était un festival de bruits en tout genre, une petite créature volante s'arrêta un instant, accrochée à un arbre et fixant de ses grands yeux la probatrice qui se trouvait au niveau du sol. Cette dernière vint rejoindre ses compagnons, se plaçant aux côtés du galarien.

Très jolie planète, je comprend pourquoi votre peuple tient tant à la garder pour lui.

Tout naturellement, le spectre prit la tête de la petite troupe. Malgré l'environnement autour d'eux, le soleil avait du mal à percer jusqu'ici, ses rayons se faufilant difficilement au travers de l'épaisse flore. Une colline masquait également une partie du ciel, symbole inéluctable du relief particulier de Sur'Kesh.

Le trio progressa pourtant plutôt facilement, aucun d'entre eux n'était lourdement équipé, il était donc aisé de se déplacer dans ce qui rappelait fortement les contrées sauvages de certaines planètes frontalières à la probatrice. Ils suivirent un petit cours d'eau, quelques créatures sauvages s'écartant soudainement sur leur passage, si peu concernées par les troubles politique qui touchaient actuellement leur foyer.

Une immense masse blanche finit par devenir observable au travers des arbres, encastrée dans l'une des collines mais pourtant pas épargnée par la jungle. Le galarien les mena dans une toute petite clairière derrière un rideau de lianes, bordée d'un côté par la roche et de l'autre par le métal blanc de leur objectif, les deux parois étaient tout autant recouvertes de mousses l'une que l'autre. La probatrice leva la tête, observant ces deux gigantesques masses qui les surplombaient.


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mar 13 Mar 2018, 23:56
L’arsenal, Tori ne lui accorda guère d’attention. La concernant, elle avait la fâcheuse habitude de se cantonner à ses manies. Elle était tant accoutumée à ses armes… elle prit cependant plusieurs grenades et doses supplémentaires de médigel. Un munitionnage approprié conclut le bref, mais efficace passage de la créature reptilienne. Elle contrôla ses crochets d’escalade, le petit treuille portatif qui l’accompagnait souvent. Elle rangea soigneusement le tout dans un paquetage dorsal qui s’alliait à merveille avec l’agencement de ses holsters dorsaux. Son Viper et Avanger avaient été soigneusement révisé avant le départ aussi ne se préoccupa-t-elle pas de leurs états. Pour le reste, la véritable arme était son corps. Et on pouvait dire qu’elle était particulièrement en forme.

Après l’abattement, le deuil avait nourri ses veines de colère. Ce torrent l’avait poussée à se martyriser bien plus qu’usuellement. Ses routines d’entraînements avaient été propulsées à un niveau frôlant l’indécence. Et l’imprudence. Elle ne s’était pas blessée et avait gagné en agilité et force. Puisque Kalahira avait décidé de la priver de sa mère, puisque que le foyer si cher à Arashu était désormais vide, il ne lui restait qu’Amonkira. Ce dieu aimait les cœurs embrasés, et la mercenaire était digne d’une fission nucléaire. Elle était en forme et c’est avec cette introspection cruelle qu’elle plongea dans sa méditation. Son esprit lissé, elle se préparait peu à peu au combat. L’état d’esprit fait tout, une lame émoussée ne vaut rien. Tori se savait acérée à souhait, et ce sentiment lui apportait un rare réconfort en cette période sombre.

Elle ne fut pas plus expansive pour la suite de l’opération. La guerrière drelle s’était vêtue d’une combinaison grise aux motifs verdâtres. Sa silhouette ainsi mise en valeur allait de pair avec celle, tout aussi impressionnante de l’asari. Dans un genre tout à fait différent, cela dit. Son visage était sur sa partie basse, dès le nez, recouverte d’un masque. Un peu de paranoïa n’a jamais nuit aux poumons fragiles de son espèce. Une exposition courte ne lui serait pas néfaste, mais elle savait qu’elle était peu habituée à évoluer à un tel taux d’humidité. Elle voulait conserver des compétences physiques optimales, un peu de filtration était donc parfaitement indiqué.

L’entrée sur la planète et l’approche de l’objectif se fit sans incident. Le plan du galarien semblait fonctionner pour l’instant à merveille. Cela ne l’étonna pas et elle aurait trouvé le contraire suspicieux. Abbadon n’était pas du genre à laisser des détails ou autres au hasard. Elle n’en attendait pas moins de lui. L’environnement ne lui était pas familier, la créature qu’était la drelle étant plus coutumière des déserts ou régions tempérées. Elle avait cependant connu quelques expériences similaires et y retrouvait le sentiment un peu oppressant et angoissant que cette végétation dense pouvait provoquer en elle. Tori ne se plaignit aucunement de cette situation, ni ne prononça de mots inutiles, elle se contenta de suivre leur leader.

L’asari qui adopta la même attitude continua à lui donner bonne impression. Il était toujours plus plaisant de travailler avec des personnes sur d’elles et professionnelles. Surtout pour une mission avec des variables aussi incertaines que celle qui les occupait.
La drelle observa les parois blanches. Un réel challenge à grimper, mais s’il le fallait, la végétation et quelques aspérités éparses la rendaient possible. Elle se doutait bien, cela dit, que des entrées de services, dérobées, secours ou autres canalisations leur permettraient une entrée moins sportive. Dommage.

Le regard reptilien se reposa sur le galarien.

« Fin de la promenade. Allons-y. »

Elle essuya machinalement une goutte d’eau qui condensait sur sa peau et la chatouillait. Quelle drôle de planète tout de même.

Craint mon bras vengeur, toi destinée
Un cœur sec embrase son monde
Dieu Guerrier, détachée, je suis tienne.
Déraison.
Passion.
Sur mon chemin calciné, règne des cendres.

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Ven 16 Mar 2018, 13:20

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



Abbadon prit une longue inspiration. Il n’avait jamais utilisé de passage comme celui qu’ils allaient utiliser, et appréhendait un peu. Il leva son regard sur le mur blanc, que rien ne distinguait des autres, pas même avec ses scans. Il posa la main portant son omnitech dessus : il était aussi dur que ce que l’on pouvait prévoir.
Nouvelle inspiration, et le galarien activa le code enregistré sur son appareil, qu’il avait obtenu du dirigeant du GSI peu après la fuite de celui-ci en dehors de la planète. Rien ne sembla se passer sur le mur, mais il suffit à Abbadon de pousser pour que sa main s’enfonce, le mur semblant se tordre sous la pression. Il s’interrompit un instant, devant cette sensation étrange que de voir ce mur ‘élastique’ entourer son membre, puis recula d’un pas.

« Biotechnologie expérimentale. Assurez-vous que vos boucliers sont bien levés, ce code les modifie pour que le mur les laisse passer. Posez vos mains sur mes épaules pour me suivre, nous n’aurons aucune visibilité dedans. Le mur ne fait que quelques mètres d’épaisseur, mais il serait dommage de s’y perdre n’est-ce pas ? »

Le trio se mit en place et recommença la manipulation. Cette fois-ci, ils s’enfoncèrent totalement, le galarien en tête, les bras écartés sur les côtés pour toucher les murs bien solides l’entourant. Il avançait à l’aveugle, sentant ses deux partenaires du toucher, puis ses doigts atteignirent la fin du mur. Il s’arrêta, avança légèrement le casque pour observer au-delà du passage, constata que la salle d’études était déserte, et termina son avancée, rapidement rejoint. Il ne pût s’empêcher de lâcher un soupir de soulagement.

« Première fois que je fais ça. En fait, je ne connaissais même pas l’existence de ces passages et de leur fonctionnement il y a quelques semaines. Ils ont été créés pour des situations comme celles-ci, des cas où nos bases tomberaient en d’autres mains que les nôtres. ». Le Spectre ressorti son fusil à pompe, enclenchant le chargement passif qui faisaient des projectiles du Venom de petites grenades. Ses yeux naviguaient autour de lui, observant la propreté immaculée des lieux. « Je ne m’attendais pas à ce que tout soit en si bon état. Peut-être qu’il n’y a pas eu de combat ici, ce qui irai dans le sens d’un GSI trahi de l’intérieur. Ou bien le QG est entièrement sous contrôle et les ennuis ne tarderont pas. Mais c’est peu probable. »

L’équipe repartie. Abbadon et Tori prirent l’avant-garde, en spécialistes de la discrétion, s’assurant à tour de rôle de pouvoir avancer dans les couloirs et les enfilades de salles. Lumya restait quelques pas derrière, prête à déchaîner ses pouvoirs si c’était nécessaire.
Rapidement, ils comprirent que la propreté des lieux était illusoire. Des affrontements avaient bien eu lieu, mais tout avait été emporté. Probablement par les vainqueurs, pour récupérer le matériel du GSI. A moins que les vaincus n’aient tenté de le détruire ou de le faire disparaître pour empêcher, justement, qu’il soit récupéré. Çà et là, on voyait les traces d’une explosion à moitié effacée sur les murs blancs, quelques impacts de tirs, ou encore des plantes ayant brulé. Avançant souvent à découvert – la plupart des couloirs donnaient sur la vallée, face à d’autres parties du complexe, aussi bien pour des raisons pratiques qu'esthétiques – ils eurent aussi la confirmation que les lieux étaient occupés. Des soldats galariens faisaient des rondes, apparemment sans attendre d’ennuis spécifiques. Abbadon se connecta à diverses fréquences pour tenter d’intercepter les communications mais ne réussit pas, sans grande surprise. L’armée savait bien que le GSI disposait de ses codes, tous avaient été renouvelés avec le coup d’état.
Les trois combattants arrivèrent sur un carrefour. Les chemins qu’ils suivaient se poursuivaient, tandis que plusieurs salles étaient atteignables et qu’un ascenseur était visible au fond, deux galariens discutant devant. Il arrêta ses partenaires.

« Nous devons nous enfoncer dans le cœur de la colline. Les serveurs sont placés à proximité d’une source d’eau, utilisée pour le refroidissement. Il n’y a qu’une entrée, avec un poste de contrôle, surveillé à coup sûr. L’ascenseur », et le galarien désigna celui qui leur faisait face, « est le moyen le plus simple d’y accéder mais nous serons exposés devant les gardes à l’arrivée, même si nous le prenons par surprise. Les escaliers », poursuivit-il en en désignant le premières marches, dans un coin du carrefour, « nous donneront peut-être accès à une meilleure position, mais ils sont bien plus longs, et nous croiserons des patrouilles, qui peut-être nous verrons. Je préfère quand-même prendre ce risque, et réserver l’ascenseur pour un départ rapide.
Il y a aussi ces deux gardes. Les éliminer maintenant risque d’alerter leurs homologues en bas. Éliminer ceux d’en bas risque aussi de les informer eux, et que l’on soit attendu sur le retour, voir attaqués dans la salle des serveurs. C’est moins risqué que de rencontrer de la résistance en bas et d’être bloqués avec des renforts ennemis dans notre dos, mais dangereux quand-même. L’idéal serait qu’une personne reste ici, attende que le duo soit en bas, élimine ces deux gardes tandis que ceux du bas surveilleront le poste de contrôle et l’attaqueront si nécessaire, puis les rejoigne via l’ascenseur avec les deux corps. Laquelle d’entre vous préfère s’occuper de nos deux ennemis ici présents ? »



____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00

Ne faites pas un post pour blablater évidemment, que la personne qui veuille les attaquer ellipse la descente des autres et mène son assaut, l'autre décrit la descente, et on se retrouve en bas Wink
Entamez même l'attaque en bas si vous le souhaitez, comme ça je décrirai les serveurs sur mon tour ! LOL

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Dim 18 Mar 2018, 22:06
D’accord, alors là, c’était vraiment un truc glauque. Biotechnologie c’est un mot savant qui peut vous rassurer, éventuellement… mais alors le côté expérimental. Mourir au combat était une chose acceptable, mourir diluée dans un bloque de béton… nettement moins ! C’est avec grande appréhension qu’elle saisit de sa main à quatre doigts, l’épaule d’Abaddon. Elle vérifia ses bouclier en maugréant, il fallait vraiment qu’elle lui fasse confiance pour faire un truc pareil ! Elle dut avouer qu’elle lui en voulut un peu de pousser pareil soupire de soulagement une fois arrivé. Elle lui avait fait confiance alors qu’il n’était visiblement pas sûr de lui et de cette technologie expérimentale. Elle se satisfit de son explication et resta concentrée sur la mission.

La progression tactique étai tune vraie partie de plaisir. Les lieux revêtaient des indices indéchiffrables. Il était difficile de deviner ce qu’il s’était passé avec si peu d’élément disponible. Elle se concentra sur l’aspect technique de la mission. Comprendre le pourquoi ou le comment était plutôt du ressort du premier concerné. La progression dans un premier temps fut fluide et rapide. Les gardes, croisés de loin, ne furent pas un problème. Elle nota l’agacement du batracien à ne pouvoir trouver leur fréquence. Le galarien resta cela dit maître de ses émotions et exposa posément la suite du plan. Elle apprécia qu’il évoque ses réflexions et le chemin décisionnel prix. C’était une manière de faire très performante pour renforcer la cohésion de la petite équipe et assoir sa position de chef.

La drelle opina du chef s’occuper de ceux-là ?

« C’est parti. »


Elle avait brièvement observé la bleutée masquée. Elle ne doutait pas de ses compétences, mais ne lui concéda aucune politesse en s’élançant. Elle préférait que l’inconnue reste avec Abaddon, son instinct lui avait soufflé cette réaction. Qu’importe si elle péchait par excès de paranoïa, la mission inspirait cette donnée. Elle activa son camouflage optique et disparu de la vue de ses comparses. En un clignement d’yeux elle s’était complètement plongée dans sa transe de combattante. Une prière muette à ses dieux fut la seule chose qui traversa ses pensées. Le reste de son attention ne se porta que sur la manière d’opérer. Les gardes eux ne s’attendaient pas à une attaque. L’aspect de la surprise avait toujours un poids stratégique conséquent et la drelle savait en jouer. Elle activa les dards de son omnitech et visa. Elle s’était entraînée à tirer dans toute sorte de position, debout, couchée, la tête en bas et ainsi de suite. Les tirer en pleine course n’était donc pas quelque chose d’expérimental, mais de totalement maîtrisé, au prix d’heures d’entraînement. Elle n’actionna d’ailleurs le tir que lorsqu’elle fut à environ deux mètres d’eux. Il était à cette distance, difficile de manquer son tir. Par ailleurs, l’efficacité de ces armes à courte portée est bien plus performante que plus loin. Le cou gracile du galarien visé fut transpercé par la volée tirée, déchirant les protections, puis la chair qui provoqua une gerbe de sang impressionnante. Son camarade ne se focalisa pas sur la vision du galarien chutant sous le choc, il se tourna vers elle et riposta, parant son attaque.

Très bien, c’était un adversaire entraîné et valable. Portée par son élan, elle traversa sa zone de proximité pour rouler au sol et pris appuis sur le mur pour rebondir littéralement. Le galarien opta pour une riposte au corps à corps, ce qu’elle avait cherché à provoquer. Elle esquiva l’attaque en virevoltant, se décalant sur l’intérieur de son bras. La main de la drelle se verrouilla sur le poignet alors que la seconde vint cueillir le menton casqué. Le galarien aurait eu le loisir de réagir, en bon soldat entrainé qu’il était, sauf qu’il se prit une projection biotique à bout portant. Inutile de dire que ce genre de chose, quelque soit l’armure ou le bouclier ne fait pas du bien. Vraiment pas du bien. Le soldat était résistant et quelques mètres plus loin, tenta de se relever, quelque peu sonné.

« Ce fut un honneur. Les Trois vous accompagnent. »
Lui dit la drelle en plantant son omnilame entre ses yeux, visant le tronc cérébral. Arrêt du système immédiat. Elle amortit la chute du corps avec une presque tendresse et se redressa. Elle resta une minute aux aguets, vérifiant de ne pas avoir été trop bruyante. La minute ayant vu se dérouler l’affrontement ne leur ayant pas permis d’aviser les leurs. Elle arracha du poignet l’omnitech du corps, se souvenant de la nécessité d’obtenir des codes. Bon. Maintenant, le nettoyage. Ce qui était certainement le plus fastidieux de sa mission. Elle traîna rapidement le premier corps vers l’ascenseur et l’abandonna contre le mur. Elle retourna vers le second. Hm. Ah, voilà, bravo Tori, une carotide tranchée ça fait forcément une belle flaque. Sur le blanc immaculé de ces perfectionnistes de galariens, ça faisait tache.

Elle transporta le corps en le portant, pour éviter une traînée sanguilonnante et le déposa sur son camarade. Heureusement que les Trois l’avaient construite solide. Était-il besoin de préciser que les drelles étaient des professionnels méticuleux ? Elle sorti de son ceinturon une bouteille et aspergea le sol. L’eau oxygénée transforma le sang en écume. Un petit carré s’avère être une éponge compressée. Le nettoyage fait, il ne restait pas de trace de l’affrontement et elle était chanceuse qu’aucune ronde ne soit venue troubler son travail. Elle n’eut ensuite qu’à translater les corps dans l’ascenseur.

Il ne restait plus qu’à espérer que les autres, en bas, ait rencontré le même succès qu’elle. Elle sorti son fusil d’assaut, l’encrossa et se tint prête, au cas où, la situation devait être problématique à l’ouverture des portes.

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Jeu 22 Mar 2018, 23:25
Il fallait avouer que même en possédant des siècles d'opérations à son actif, ce n'était pas tous les jours que l'on avait l'occasion de traverser un mur à la consistance quasi liquide. Lumya était loin de posséder la moindre connaissance un minimum avancée en physique ou en tout autre domaine de recherche, raison pour laquelle ce genre de phénomènes parvenaient encore à la surprendre. Son corps avait été taillé pour être la plus redoutable des armes, et son âme pour devenir la morale la plus juste qui soit.

Elle contempla donc un brin amusée ce nouveau monde blanc qui l'entourait désormais, seulement guidée par l'épaule qui se trouvait devant elle. L'expérience fut cependant relativement courte, le trio se trouvant désormais à l'intérieur du bâtiment. Lumya laissa donc ses deux collègues prendre les devants, peu habituée qu'elle était désormais à devoir opérer dans la discrétion. Ce n'était pas vraiment un mot qui allait de paire avec la puissance des différentes membres de l'Ordre.

Il était presque pédagogique d'observer leur synergie, eux qui n'étaient pourtant pas vraiment originaire de la même souche. La probatrice n'était jamais bien loin derrière, telle une mère veillant sur ses enfants. Son masque observait avec attention les détails de l'infrastructure et les moindres angles de vue inhabituels qui pouvaient dissimuler une patrouille ou un soldat silencieux aux yeux de ceux qui n'étaient pas familier avec l’architecture galarienne.

Mais Abbadon connaissait parfaitement ces lieux et les endroits qui pouvaient y être sensible, si bien que ce ne fut qu'une fois arrivés devant leur objectif qu'ils tombèrent nez à nez face à un adversaire. Le spectre dévoilait ses idées semblait-il au même rythme que sa réflexion, une habitude galarienne qui fit sourire l'asari sous son masque.

Mais avant que la probatrice ne puisse intervenir, la drelle s'était déjà élancée, disparaissant sous un camouflage. Lumya espérait qu'il ne s'agissait pas là d'une quelconque marque d'impulsivité, mais le spectre n'aurait sans aucun doute pas choisit quelqu'un possédant ce profil pour l'accompagner dans le cadre de cette mission.

Le galarien et l'asari s'engagèrent donc dans les escaliers quelques mètres plus loin, descendant chaque marche avec une prudence renouvelée. Alors qu'ils arrivaient à mi chemin, Abbadon leva le poing lorsque des bruits de pas se firent entendre. Il se tourna vers l'asari et disparut à son tour sous un camouflage, se plaquant le long du mur. Lumya observa un instant le plafond qui épousait la forme des marches au dessus d'eux avant de prendre son élan. Une impulsion biotique lui permit de d'amplifier son saut, elle tendit alors ses bras et une jambe parallèlement à son corps pour se maintenir en l'air à l'aide des deux parois. L'une de ses cuisses pendait encore dans le vide, se balançant légèrement pour vérifier l'équilibre de sa position, puis elle finit par la tendre également, désormais solidement calée.

Une patrouille de quatre galariens montaient les marches et apparurent soudainement, passant à côté du spectre invisible et sous la probatrice. Comme prévu, et espéré, ils ne levèrent pas la tête. Ce ne fut qu'après leur départ dans l'un des étages supérieurs que l'asari quitta sa position et se réceptionna au sol, aux côtés d'Abbadon. Il était vrai qu'opérer dans la discrétion pouvait avoir son charme, parfois.

Le duo se remit donc en route et atteignit sans autre interruption cette fois, leur destination. Les escaliers les menèrent à une petite passerelle surplombant le poste de contrôle et le sas d'entrée à la salle des serveurs. Quatre gardes en surveillaient l’accès, en pleine discussion. Lumya jeta un coup d’œil à Abbadon, attendant un quelconque signal de sa part et acceptant par la même pleinement l'autorité qu'il pouvait avoir sur elle dans le cadre de la mission. Qu'il était étrange de s'imaginer recevoir des ordres à nouveau.

Lorsque le galarien se mit en position, Lumya se redressa et serra son poing d'où une lumière d'un bleu intense commençait à s'échapper.

Je commence par ceux de droite.

L'asari sauta par dessus la rambarde et disparut aussitôt dans un halo bleu qui avala la distance et vint percuter les galariens en une fraction de secondes. Son poing chargé en biotique vint se fracasser dans le casque de l'un de ses adversaires, fissurant son armure et broyant ses tendons, l'envoyant s'écraser contre le mur dans un bruit humide.

A quand remontait la dernière fois qu'elle avait eut à obéir à un ordre ? Avant la Grande Guerre, cela ne faisait aucun doute. Elle revoyait ce visage, ce visage sur lequel le temps ne semblait pas avoir eu la moindre emprise. Une matriarche à laquelle elle avait prêté serment, également l'une des anciennes sœurs qu'elle avait connu sur Sanves, il y a si longtemps de cela.

La lame cinétique se mit à vrombir un instant dans les airs tandis que la probatrice avait déjà délaissé sa première victime pour perforer la mâchoire du second galarien de son arme. Le bout du sabre n'avait pas assez de force pour ressortir et traverser une nouvelle fois l'armure, mais l'asari maintenait la poignée en l'air, attendant quelques instants fléchie et sur la pointe des pieds, relativement protégée des projectiles par le corps qu'elle maintenait ainsi en l'air.

Un puissant coup de genou percuta le galarien dans une brume bleu et l'envoya valser vers ses collègues. La probatrice tendait déjà sa main pour dresser sa barrière et encaisser l'attaque, mais rien ne parvint jusqu'à elle. Les deux autres gardes étaient déjà morts. Évidemment, elle n'était pas accompagnée par n'importe qui. Mais certaines habitudes solitaires avaient la vie dure.

Lumya observa l'un des écrans signalant l’ascenseur qui descendait à leur niveau, le reste du poste de contrôle comportait des données à l'intérêt plus que discutable. Des combinaisons de sécurité et autres masques de respiration étaient accrochés le long des parois reliées au sas de la salle des serveurs, pour l'instant toujours verrouillé. Derrière ces murs se dissimulait l'une des plus grandes bases de connaissances de la galaxie, une donnée qui pouvait donner le vertige.

Un savoir dont la seule clé actuelle s'avérait être Abbadon lui même, représentation physique de l'insoumission de son peuple. Il possédait un pouvoir métaphorique dépassant de loin le cadre de leur mission, voir même de ses enjeux, c'en était presque poétique. Lumya se remémora avec nostalgie les lignes décrivant la légende de l'un des plus grand pionniers de l'antiquité galarienne.

La probatrice se posa un instant sur l'un des terminal et croisa les jambes, attendant d'être rejointe par le spectre et son associée. Le masque se pencha à l'approche du galarien.

Et debout devant les portes du temple de Garynos, il déclara « Le plus noble bonheur de l'âme, c'est d'avoir exploré le concevable et de révérer en paix l'inconnaissable. »

Elle se redressa et posa une main sur l'une des épaules du spectre.

Si vous préférez y pénétrer seul, je resterai ici. Personne ne viendra vous déranger, je m'en assurerai.


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Lun 26 Mar 2018, 14:17

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

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Lumya V’Noora tenait une forme physique exceptionnelle. Le galarien eût un regard admiratif pour l’asari tenant sa position au-dessus de la patrouille. Il sourit aussi intérieurement, s’amusant du fait que ses deux alliées du jour s’entretenaient bien mieux que lui, alors qu’il était censé être le Spectre. Mais l’élitisme ne se limitait clairement pas aux élus du Conseil.
Il n’y eût pas d’autres patrouilles jusqu’à l’arrivée au poste de contrôle. En somme, cela faisait du QG du GSI un endroit peu occupé. Sans doute que les ‘’républicains’’ savaient que maitriser entièrement ce lieu leur prendrait plus de temps que d’améliorer leurs bases actuelles avec ce qu’ils pourraient trouver ici.
Quatre gardes. Abbadon ne remarqua rien indiquant la présence d’autres galariens dans la salle des serveurs, mais préférait rester prudent. Il sorti son pistolet et mis en joue ses adversaires.

« Je vous couvre. »

La Probatrice indiqua ses cibles et chargea, les éliminant avec la fluidité des spécialistes du corps à corps. Abbadon se contenta de l’efficacité du pistolet, profitant de la surprise de ses cibles pour caser les deux projectiles explosifs. Quand la probatrice eût achevé les deux premiers galariens, les autres reposaient au sol, une partie de leurs crânes réduite en morceau. Le Spectre s’approcha à son tour du terminal, nota dans un coin de sa tête la citation de Lumya sans s’y attarder, vérifia que personne ne s’était enregistré pour pénétrer la salle des serveurs, puis se retourna vers l’ascenseur quand il dévoila Tori et ses deux victimes. Il s’agenouilla sur l’un des cadavres, obtenant sur l’omnitech les fréquences des militaires présents, qu’il partagea avec ses alliées. Tout était calme, comme prévu.

« Je ne devrai pas en avoir pour longtemps. ». Le galarien s’approcha de la porte et entra les codes d’accès, associés à des autorisations maximales. « Les serveurs sont isolés du reste de la base, je ne pourrai pas capter les transmissions. S’il y a une urgence, venez me chercher. »

Un pas supplémentaire, et Abbadon était dans le lieu-saint du GSI, la sauvegarde de toutes leurs opérations, contenant les preuves et les traces des faits d’armes les plus secrets de la galaxie, qu’ils soient des actions héroïques protégeant l’illusion de paix ou des crimes innommables stabilisant le pouvoir. Ne perdant pas de temps, il louvoya entre les colonnes d’ordinateurs quantiques, vrombissant légèrement sous l’effet des ventilateurs, maintenues fraîches par le refroidissement à eau les parcourant, immaculées dans cette salle où la poussière n’était pas autorisée. Le Spectre atteignit vite la colonne des affaires les plus récentes et entra à nouveau ses codes, accédant aux rapports désirés.

/////SYNTHESE : XENOPHOBIE RECENTE – JANVIER 2203/////



Origine et déroulement : La hausse des mouvements actuels est liée à l’assassinat de la Conseillère Esheel. Les Dalatraces comme le peuple ont estimé que la Hiérarchie a échoué dans ses prérogatives. L’absence de résultats immédiats dans la traque du terroriste Caelus Chronol n’a pas permis une amélioration suffisante et les Dalatraces ont choisi de se retirer de l’UCIP, entraînant un cercle vicieux : le GSI ne parvenant pas à résoudre l’enquête seul, les politiques ont encore amplifié l’accent sur le manque de compétences des conciliens, gênant d’autant plus la collaboration et amplifiant le ressentiment. Les Dalatraces ont aujourd’hui changer de bord sous l’influence de la Dalatrace Suprême Larem mais elles paient les années précédentes, d’autant plus que les médias n’ont pas modifié leur cap et poursuivent le dénigrement de l’espace concilien. Les campagnes menées par les médias ont encore amplifié depuis que les krogans ont obtenu le droit d’avoir une flotte militaire.

Situation actuelle : la Dalatrace Suprême traverse une crise majeure, une partie de la Cour ayant décidé de ne plus la soutenir dans sa position xénophile. Peu prônent une position xénophobe en revanche : les médias ont pris des postures de plus en plus agressives vis-à-vis des Dalatraces, les rendant coupables de négligence à grand renfort d’interview de membres de l’armée, et de reportages négatifs sur les krogans. Cette association est des plus inquiétante, la Dalatrace Suprême ayant normalement des liens avec les militaires. Il est possible que tout ceci soit une manœuvre mise en place pour obliger les Dalatraces réticentes à rentrer dans les rangs, sous peine d’être jetées en pâtures aux médias.

Suggestions d’actions :
- Enquêter sur la Dalatrace pour déterminer son plan, au cas où elle le cacherait au GSI.
- Identifier les liens entre militaires et médias.
- Certifier les têtes pensantes soupçonnées, identifier leurs motivations et objectifs.

Individus prioritaires
- La Dalatrace Suprême Tykari Larem, suspectée d’utiliser les troubles pour renforcer sa position.
Consignes : la soutenir si c’est le cas, afin de maintenir la stabilité de la société.
- La Dalatrace Uriaen Cosiris. Celle-ci est la première à avoir quitté le giron de Larem, et la plus grand représentante politique des courants xénophobes et met l’accent sur un renforcement de l’espace galarien. Bien qu’elle agisse dans la stricte légalité, sa connaissance de nos méthodes est plus avancée que celle de ses consœurs, et des détails peuvent nous avoir échappé.
Consigne : l’Administrateur Leoda gèrera directement l’enquête, connaissant personnellement la Dalatrace.
- Le mania des médias Odeon Tyll’Daon. La campagne anti Dalatraces et anti alien est son œuvre. Il faut déterminer quel degré de décision il a dans cette affaire. Tyll’Daon a déjà un dossier pour des affaires similaires lors de la Crise Bynare.
Consigne : Dans le cas d’une nouvelle manigance politique, Tyll’Daon doit se voir ôter tous moyens d’agir. L’élimination est envisagée.
- L’Amiral Nadinn Galoré. Celui-ci a pris publiquement position contre l’UCIP, les Dalatraces et le GSI. L’Amiral soutient que l’indépendance du GSI est une erreur et que les Dalatraces n’ont que leurs intérêts propres à cœur. Il milite pour un renforcement militaire et une politique plus interventionniste, notamment vis-à-vis des krogans.
Consignes : l’Amiral ne s’est manifesté qu’après les événements krogans, mais fait probablement parti de la campagne depuis plus longtemps. Nous avons connaissance de liens entre lui et les précédents intervenants militaires. En conséquence, il faut envisager son élimination, au moins politique.

Listes des dossiers complémentaires : ...

Urgence : niveau 3 - intermédiaire

Abbadon referma le dossier. Il le téléchargea ensuite, ainsi que les rapports complets ayant mené à la synthèse, et les autres dossiers auxquels il était fait référence, celui sur Tyll’Daon en premier lieu. Mais le Spectre n’avait pas besoin de le lire. Il le connaissait déjà par cœur. Rapidement, il quitta la salle des serveurs et retourna vers ses alliées, leur copiant les dossiers après s’être assurés qu’il n’y avait rien de trop compromettant pour l’avenir. Puis il entama son résumé.

« Les dossiers n’ont pas été mis à jour depuis le coup d’état, sans surprises. Mais ils contiennent des choses intéressantes. La xénophobie n’est qu’une seule des composantes des républicains. Le militarisme et l’anti-féodalité sont les deux autres. Ce qui explique le changement de régime. »

Abbadon parcourût les notes, en faisant ressortir certaines sous forme d’hologrammes.

« D’après ce que nous savons, la Dalatrace Suprême était une fausse piste. La Dalatrace Cosiris est plus suspecte : elle a travaillé au GSI, et disposait sans doute des contacts ayant trahi mes anciens collègues. Il nous faut apprendre si elle est encore en vie.
L’Amiral, c’est un gros morceau. Il a été nommé après la Crise galarienne. C’est un belliciste convaincu, mais rien n’indique de positions particulièrement xénophobes. »


Le Spectre eût une brève interruption

« Désolé, c’est sans doute curieux à entendre. Mais l’opinion générale des galariens sur les krogans est telle qu’on ne peut pas vraiment qualifier de ‘’particulièrement xénophobe’’ un anti krogans. C’est un peu comme les humains et les butariens. »

Abbadon ne s’attarda pas, et montra le troisième dossier

« Tyll’Daon, c’est un autre souci. Il soutenait la dictature lors de la Crise galarienne, mais a trahi la Dalatrace quand celle-ci est parvenue à écraser les militaires rebelles. Il a su créer un soulèvement du peuple et des milices de Clans alors que la milice des Bynare était majoritairement occupée ailleurs dans l’Union, donnant l’occasion au GSI de passer les défenses de la Dalatrace et de l’éliminer. C’est un galarien particulièrement rusé et dangereux. »

Abbadon referma les dossiers, et ressorti son arme.

« Nous pourrons de discuter de tout plus en détails une fois sorti de la base. Nous prendrons le même chemin qu’à l’aller, mais en accélérant quitte à être moins discrets. Les disparitions seront bientôt remarquées, si ce n’est pas déjà fait. Une fois sortis, direction la navette, où nous préparerons la suite de l’opération. »


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J'ignore si vous voulez du combat ou plutôt poser des questions (donc ellipse jusqu'à la sortie), donc faites comme vous le souhaitez ^^


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mer 18 Avr 2018, 13:19

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



Le départ du QG du GSI se fit sans accident. Le trio avait déjà quitté l’ascenseur et pris la direction de la sortie quand l’alarme fût donnée. S’ensuivit une course discrète mais rapide, où l’écoute des communications permis d’éviter de nouveaux affrontements. Un nouveau passage via les murs, et les trois espions disparurent dans la jungle de Sur’Kesh, hors de portée bien avant que les poursuites extérieures s’engagent.

*****


En soirée, dans la navette

Abbadon avait repris la conduite, éloignant le véhicule du QG sans s’approcher des centres urbains. La politique galarienne en matière d’écologie, couplée à la méfiance naturelle des batraciens, simplifiait la vie des espions : il était simple d’être dans un lieu réellement isolé. Ceci ne servirait à rien sans le système furtif de la navette, mais dans leurs conditions actuelles, ils étaient à l’abris de tous dangers.
Le Spectre atteignit une nouvelle zone de repos, une simple trouée dans la jungle, et s’y posa. Le soleil commençait à baisser, la flore multicolore de la planète s’unifiait dans les tons rouges et orangés. L’environnement n’était pas silencieux, les cris des animaux, les cours d’eau et le vent remplissaient l’air de son, mais rien ne semblait venir d’une espèce sentiente. Abbadon y remédia.

« Notre prochaine destination est Garynos. Et plus précisément, la Cour des Dalatraces. C’est le cœur politique de mon espèce, les Dalatraces y résident – y résidaient – très souvent, ou y envoyaient leurs holos en direct lors des décisions politiques. »

Le galarien porta la main sur l’une de ses poches, palpant le paquet de tabac y étant situé. Puis la laissa retomber, son éducation reprenant le dessus. Sur Sur’Kesh, on ne polluait pas inutilement, et le tabac y était strictement interdit, en plus d’être vu comme un comportement stupide.

« C’est là-bas que le putsch s’est déroulé, très probablement. On devrait pouvoir y découvrir ce qui s’est exactement passé, et les responsables actuels du régime. Sans doute l’Amiral Galoré et l’influent Tyll’Daon, probablement la Dalatrace Cosiris si elle n’était pas qu’une opportuniste. Ils seront sous bonne garde. Et sans doute protégés par les traîtres du GSI. »

L’identité de ces traîtres inquiétait Abbadon. Il n’avait aucune preuve directe, bien sûr, mais plusieurs indices penchaient vers leur existence. La chute du GSI d’une part, mais aussi le niveau de priorité du dossier, seulement intermédiaire. Trop peu. Des agents étaient intervenus, et pas ceux des échelons du bas.

« La Cour est un défi différent du Bureau. Les mesures de sécurité n’y sont pas aussi avancées technologiquement, mais elles sont plus nombreuses, notamment en termes d’individus. Surtout que nos cibles seront installées là-bas, alors que le GSI n’était qu’occupé temporairement, à première vue. Et notre objectif est plus difficile : nous avons besoin d’un témoin des événements, un individu qui pourra nous raconter le dérouler du putsch et l’évolution de la situation jusqu’à aujourd’hui. En d’autres termes, nous devons réussir à interroger l’un des principaux suspects de l’affaire. Il ne sera pas possible de s’en prendre aux trois, nous devons donc choisir maintenant. Ensuite, nous rejoindront la capitale et la Cour, nous infiltrerons sa sécurité pour détecter notre cible, et nous interviendrons. ». Abbadon eut un sourire. « Une opération brève et agressive, en somme. Mais évitons d'éliminer une personne trop importante. Nous pouvons montrer à la République l’étendue de l’efficacité du Conseil pour envoyer un message aux bellicistes, mais éliminer ses têtes déclencherait une guerre que nous ne voulons pas. Pas dans l’immédiat, en tous cas. »

Le Spectre ressorti les dossiers des cibles.

« Cosiris, en partant du principe qu’elle est en vie, est sans doute protégée par les renégats du GSI. Elle-même a participé à nos opérations pendant un an. Enfin, c’est sans doute une politicienne influente et majeure dans le nouvel ordre des choses, et une personne médiatiquement importante. Je pense donc que se confronter à elle est la solution la plus dangereuse.

Galoré est un militaire de carrière haut gradé. Il sait se défendre, et dispose de gardes d’élite, comme n’importe quel haut gradé. Il reste une cible plus atteignable que Cosiris à mon sens, mais j’ignore si nous réussirons à en obtenir des informations. Lui arracher de force prendra trop de temps, requérait un enlèvement, les conséquences politiques seront trop fortes. Il faut réussir à le convaincre de parler, et nous n’avons pas de garanties dessus. Au vu de son profil, il parlera sans doute des belles ambitions de la République et de sa nécessité, mais il taira plus de choses encore.

Enfin, Tyll’Daon. L’inverse des autres. Il est toujours resté discret, même au faîte de sa puissance, et je doute que cela ait changé. Donc une sécurité plus petite même si efficace. Il a toujours été ouvert à la collaboration et la discussion avec différents camps, mais maitrise parfaitement l’information comme la désinformation. Le plus simple à atteindre donc, mais celui dont les informations seront les plus difficiles à traiter. Mais…. Peut être le meilleur choix quand-même. Je pense pouvoir le convaincre de collaborer. Odeon Tyll’Daon est un cousin, et l’une des rares personne avec qui je suis resté en contact un temps, lors de mon départ de Sur’Kesh. J’espère pouvoir réactiver ce lien, mais vous comprenez mon manque de neutralité sur la question. »


L’agent était assis en tailleur, mâchonnant ses lèvres. La possibilité de revoir ce cousin l’angoissait, pour plus d’une raison. Plus que par la famille, c’est surtout leurs situations respectives durant la Crise qui les avait rapprochés. Deux survivants liés par le sang à la famille des dictateurs. Deux agents à plusieurs allégeances ayant servi les deux camps. Deux doubles traîtres dont Sur’Kesh devait décider du sort. Abbadon était parti en mission, quasiment en exil. Et Odeon était resté, servant la nouvelle Cour avec plus d’efficacité encore qu’il n’eût servi les dictateurs, maintenant ses alliances et son pouvoir par les services rendus. Et Abbadon considérait encore avoir des dettes envers lui.


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Désolé pour le double post, mais deux semaine sans réponse ça faisait long, je voulais avancer. Wink

Quelle que soit la cible, dans tous les cas, direction Garynos et la Cour des Dalatraces ! N’hésitez pas à laisser libre cours à votre imagination, on n’a aucune idée de ce à quoi ressemble la ville comme le bâtiment.
Tout ce que l'on sait : c’est à proximité d'un volcan éteint, et les bâtiments ont l'air neuf malgré leurs années voir décennies d'ancienneté. Tant qu'à la Cour, j'ai inventé ce terme vu que l'on n'a aucune désignation officielle. x)

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mar 01 Mai 2018, 22:50
Les données que Lumya avait désormais en sa possession n'étaient au final que le produit d'une ironie mal intentionnée. Nombreux avaient été les conflits d'envergure à secouer la Voie Lactée, la probatrice se remémorait sans mal les récits de sa mère qui avait combattu lors de la rébellion kroganne. Mais dès lors, les différentes menaces qui étaient apparues dans la galaxie, si elles n'avaient pas perdu en ambitions, avaient au moins perdu en envergure. Car bien que l'équilibre avait été de très nombreuses fois menacé, la galaxie n'avait jamais connu période de paix aussi opulente.

Il était donc tristement ironique de constater qu'il avait fallu attendre le crépuscule de la plus grande union galactique jamais connue pour la voir se déchirer à nouveau. De la même façon qu'un verre chaud que l'on refroidissait trop rapidement en venait à se solidifier avec des impuretés, le rendant extrêmement fragile. Les décennies qui avaient suivi la disparition des moissonneurs n'étaient qu'un concentré de violences, grands actes terroristes s’enchaînant les uns à la suite des autres et tensions internes se développant à un rythme alarmant, allant jusqu'au retrait de l'un des membres fondateurs du Conseil.

La crise galarienne retentissait comme une alarme, un avertissement que tous se devaient de prendre en compte. Les républiques n'étaient bien évidemment pas épargnées, et c'est la mine sombre que Lumya pris réellement conscience de l'imminence du danger et de sa nature si insidieuse. Les siennes devaient fuir ce type d'erreur à tout prix, mais en souhaitant se prémunir et se protéger, elles finiraient par arpenter la même voie que celle des galariens.

L'Ordre renaissant allait sans aucun doute avoir à jouer un rôle d'importance si les choses continuaient à se dégrader.

***

Les fentes du masque de la probatrice étaient une nouvelle fois illuminées d'une lumière bleue, laissant échapper de légères fragrances qui s'évaporaient rapidement dans l'air de la navette. Elle n'était cependant cette fois ci pas plongée dans son passé, mais sur les voies sinueuses de son avenir. Un avenir qui, contrairement à beaucoup d'autres, n'avait de sens que grâce à la masse. Son existence même était une métaphore, un instrument du peuple et du gouvernement, une idée qui avait pris la forme de l'une des plus redoutables combattantes de la galaxie.

Et sans cette masse, elle n'était rien. Un système de sécurité formidable, une défense indirecte qui visait à provoquer l'auto-destruction de tout élément répréhensible. Il s'agissait là d'une dévotion qui dépassait le simple statut du corps et de l'âme, un dépassement qui était nécessaire pour survivre à la formation des probatrices et qui était responsable du si grand nombre d'échecs.

Il était alors plus que naturel de s'interroger sur l'existence d'une telle notion chez les spectres, eux qui prenaient le problème avec un angle magistralement différent.

La lumière disparut alors et le regard de la probatrice se posa sur le galarien qui sortait du cockpit.

Elle écouta attentivement ses propos en sachant que tous ces détails allaient constituer la deuxième partie de leur voyage. Ce fut également une surprise de constater que les deux combattantes obtenaient un rôle décisionnaire. La nécessité d'un avis extérieur et objectif primait, bien que Lumya ne considérait pas connaître suffisamment l'environnement pour pouvoir conseiller la route la plus sage.

Toujours assise en tailleur à la même place qu'à leur arrivée sur la planète, la probatrice ne fit qu'orienter son masque vers le galarien pour pouvoir lui répondre.

Sans la moindre connaissance des paramètres secondaires qui pourraient influencer un tel choix, je préconiserai en priorité l'option qui aurait le plus de chances théoriques de nous fournir des informations. En l’occurrence, prendre Cosiris pour cible. Option dangereuse semblerait-il, mais je pense que nous avons tous ici les compétences nécessaires pour effectuer une intervention propre et efficace, même dans ces conditions. Le résultat sera garanti suite à l'effort.

En revanche, je ne saurai que trop recommander Tyll'Daon si vous vous jugez capable de l'exploiter. Mais vous êtes malheureusement le seul à pouvoir réellement évaluer cette possibilité.

Je vous ai partagé ma pensée, désormais je m'en remets à votre jugement.


Le masque reprit sa position initiale, la brume bleue jaillissant de nouveau de ses fentes.

***

La navette voguait dans la nuit noire, survolant désormais Garynos, immense et majestueuse cité comme la plupart des capitales planétaires. Mais les ténèbres ne la rendaient pas particulièrement moins active. Le trafic, enseignes publicitaires chatoyantes et autres grandes tours colorées contrastaient avec l'obscurité, la ville ayant laissé s'éveiller une nouvelle facette d'elle même, un jeu de lumière qui s'installait au gré de l'architecture atypique des galariens. De puissants cours d'eau éclairés par la ville la traversaient par endroit, donnant presque l'impression qu'elle avait fusionné avec la jungle.

Lumya observait ceci depuis l'intérieur de la navette. Si la situation n'avait pas requis la furtivité, elle se serait installée au bord de l'un des flancs ouverts du transport, laissant ses jambes pendre dans le vide et profitant de l'air qui surplombait cette cité qui lui était inconnue. Leur destination était d'ailleurs l'un des plus impressionnants bâtiments de la ville. Une épine dressée vers le ciel, des excroissances dans son architecture torsadée rejoignant le sol à des centaines de mètres de sa base. Des voies d’accès qui suivaient la géométrie circulaire de l'ensemble avec une précision étonnante, comme si une main géante était venue tordre le bâtiment.

L'infrastructure était noire, uniquement perceptible grâce aux lueurs vertes qui émergeaient ça et là et qui en délimitaient la forme. La Cour, majestueuse, dominant cette ville qui pouvait presque apparaître comme touristique. Ironique pour le peuple le plus renfermé de la galaxie.


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Dim 06 Mai 2018, 13:32
Elle écouta attentivement les deux interventions, clignant de temps à autres de ses doubles paupières. Elle frotta ensuite son nez écailleux et joua avec un pique de sa collerette. Elle avait observé avec attention Abbadon, mais ne commenta aucune de ses constations. Elle resta prosaïque.

« La bleutée n’a pas tort dans sa réflexion. Nous choisissons la facilité pour un résultat moins fiable. Un maître de l’information aura toujours une carte à jouer, même s’il semble collaborer. On ne saura jamais où la confiance s’arrête et cette zone grise est gênante au sens où ces informations sont primordiales. Les militaires ont une formation, en effet, rigoureuse et sont capables des pires sottises par loyauté, s’il est fidèle à sa cause nous n’en tirerons rien… Il nous reste la troisième option, si l’acquisition de la cible est la plus compliquée, la finalité semble être la plus prometteuse. Précisons que tu ne sais pas quelles unités défendent Tyll’Daon, il se peut que cela ait changé. Il suffit qu’il ait quelques individualité tels que moi, toi ou notre probatrice et la quantité importe peu… »

« Je n’ai pas ta connaissance des tiens, ma réflexion se repose sur trop d’hypothèses pour être valable. Le choix final t’appartient. »


« Je me suis équipée de différents poisons, s’il faut que nous travaillons sur le fil du rasoir et que nous soyons à la hauteur des légendaires assassins drells. »
Elle sourit doucement. « Tu as déjà réfléchis à un plan d’approche et d’attaque ? Veux-tu que je joue ma carte de discrétion et sème la zizanie dans les lignes ennemies pour vous laisser une marge pour agir ? Ou bien y a-t-il un accès simplifié qui nous permettraient de resté malgré tout groupés ? »

Elle enfila son casque et ses gants. Elle fit jouer ses doigts pour que la gaine s’y adapte parfaitement, les capteurs lui transmirent immédiatement des données comme s’il s’agissait d’une seconde peau. Ces gants de sniper valaient une petite fortune. Ils faisaient partie des petites folies qu’elle avait concédé à son régime usuellement ascète. Toute dépense empiétant sur celle d’autrui, elle avait toujours murement réfléchis ses choix d’équipement, même si chez elle, son organisation ne lui refusait rien. Il était loin le temps où elle était une jeune guerrière inexpérimentée. Ses exploits lui avaient valu une renommée étrange et inconfortable. Être adulée ne lui semblait pas une chose opportune. Brim’na lui avait souri alors qu’elle s’en plaignait. Son aînée avait su lui faire comprendre qu’un peuple aussi fragile et opprimé avait besoin d’espoir et de figure emblématique. Tori faisait désormais partie de ces figures. Elle vivait cependant ses missions avec son habituel sang-froid. Aucune pression ne venait s’ajouter. Les siens savaient qu’elle n’était pas invincible, non ?

Elle fit claquer sa langue contre son palais, agacée par ses réflexions. Elle était devenue bien plus morbide à présent. Elle mura un peu plus profondément ses émotions dans son cœur. Il n’était plus temps des pleurs et elle avait du travail à venir. Elle pria et se laissa porter par les mots saints. Elle y trouvait un réconfort salvateur et c’était la seule raison qui faisait qu’elle restait droite et capable. Sans ce pilier qui régissait sa vie, sa conscience se serait déjà délitée face à tant de morts et de souffrances.

Finalement, elle avait hâte de passer à l’action. Quelques soient le plan, quelques soient les ennemis, elle avait hâte de pouvoir se plonger dans l’action et être ce qu’elle faisait de mieux. Cette mission était tombée à point nommé.
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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Lun 07 Mai 2018, 19:24

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



La Dalatrace Cosiris. Suivant les avis de ses alliées, Abbadon pensa la prochaine intervention de manière à atteindre la politicienne. Il ouvrit et partagea également l’ensemble de son dossier : garder secrètes des informations pourraient ici leur coûter la vie.

Il y a 15 ans, Cosiris s’était retrouvée à la tête de sa Maison. Mineure, peu de territoires, et les rentrées d’argent qui allaient avec. Regardée de haut par les autres maisons, et souvent critiquée par la sienne, qui exigeait une progression rapide, elle s’était faite experte des méthodes radicales et sans pitié. Elle avait renforcé sa milice et mis sous surveillance les siens, joué d’alliances et de trahisons à la Cour, s’était faite agente des lobbyistes quand il le fallait. Quand Bynare avait pris le pouvoir, les Cosiris ont fait partie de ses premiers soutiens, quittant par la même occasion le camp des Maisons faibles pour rallier celui des dirigeantes.
La Crise l’avait renvoyée au banc des accusés, tandis que les siens complotaient à nouveau contre elle. Elle n’avait pu s’en sortir qu’en usant de tous ses atouts et en prenant un risque monumental : participer aux opérations du GSI l’espace d’un an. Une année complète durant laquelle le GSI aurait de nombreuses occasions de l’éliminer sans qu’aucune enquête ne puisse les accuser, et les forces spéciales ne manquaient pas de raisons de le faire au vu de leur position politique opposée à Bynare. Mais Cosiris avait surmonté cette épreuve, gagné le respect de ses pairs, obtenu des alliés dans ce nouveau camp, appris de nouvelles compétences, puis était revenue diriger sa maison d’une main plus ferme que jamais. Les années ayant suivi virent, logiquement, l’accroissement régulier de sa puissance, seulement ralenti par la méfiance de la Dalatrace Suprême qui voyait en cette femme une rivale trop ambitieuse.

Aujourd’hui, selon toutes les probabilités, la Dalatrace Cosiris avait vaincu sa plus grande adversaire à la Cour.

*****


La Cour apparaissait dans la nuit. Le bâtiment avait déjà plusieurs siècles, mais des améliorations régulières et une vision à long terme dans son installation donnait l’impression qu’il était neuf. Il s’agissait d’une tour contenant tout ce dont les résidentes, temporaires ou définitives, pourraient avoir besoin : restaurant, bains, salles de sports, bibliothèques, salles de travail, couveuses, chambres d’invités, et évidemment salles de communication. Ce dernier point étant le plus important pour des politiciennes dont les terres se trouvaient parfois sur d’autres planètes, la Cour était devenue le plus grand relais de communications de tout l’espace galarien, capable de communiquer avec toutes les planètes en même temps et sans décalage de temps, ou encore d’accueillir l’intégralité des hologrammes des Dalatraces lorsque les réunions l’exigeaient. Ce pouvoir sur les communications était même devenu une rentrée d’argent : la législation stricte en termes d’écologie des galariens empêchaient les organismes privés de construire des centres de communication semblable, et un média voulant s’exporter en dehors de la planète mère gagnait énormément en gamme en passant par la Cour, contre crédits évidemment.

Il va de soi que la Cour était aussi un excellent instrument de contrôle de la pensée et des communications, doublé d’un centre d’espionnage et de contre-espionnage à la hauteur de la paranoïa des Dalatraces. On disait qu’il y avait une section d’employés spécialement recrutés pour nettoyer les traces des espions pas assez compétents : ôter les détecteurs, détruire les micros, ou encore faire disparaître les cadavres.

La Cour était un défi même pour les agents du GSI, qui salivaient toujours à l’idée d’y évaluer leur entraînement. Et ce jour était venu pour Abbadon, qui résuma à nouveau le plan pour ses associées.

« Reprenons. Les accès au sol sont bien trop contrôlés pour que nous puissions y passer. Les égouts, canaux d’aérations et autres canalisations sont tellement piégés que nos cadavres ne seraient jamais retrouvés. La Cour dispose de radars surveillant l’espace aérien, de systèmes de défenses automatisés comme sous contrôle galarien, et bien évidemment de gardes militaires – les Dalatraces n’avaient le droit qu’à une présence minimale de leurs milices, pour éviter une tentative de coup d’état. Évidemment, il n’y a plus de Dalatraces aujourd’hui, donc qui sait le nombre d’adversaires qui peuvent être présents.

Pour l’infiltration, nous allons reprendre la proposition de V’Noora. S’approcher avec la navette reviendra à être détectés à coup sûr. Celle-ci prendra donc de la hauteur et nous larguera. N’oubliez pas de prendre vos jet-packs. Ils disposent d’IVs capables de vous équilibrer et de vous mener à bon port, laissez-les diriger si vous n’avez jamais eu l’occasion d’en user. Avec les jets packs, nous serons trop petits pour être détectés par les radars. Je conseille aussi d’user du camouflage optique, même si nous ne devrions pas être discernables à cette heure de la nuit.
Notre objectif est la terrasse 9-AD, il s’agit d’une suite réservée aux Dalatraces de passage, qui ne devrait pas être occupée : elle n’est pas à côté des points cruciaux de la Cour et n’est donc pas un endroit stratégique où placer une garnison. Une fois sur cette terrasse, nous rentrerons dans la suite. J’irai aussitôt désactiver l’alarme – elle se limite à la suite, les Dalatraces ne voulaient pas que leurs rivales soient averties de ce qui se déroulait chez elles – tandis que vous chercherez si une console est active, et si la liste des habitants est à jour. Celle liste permettait aux Dalatraces de s’appeler entre elles sans passer par les réceptions. Si elle est à jour, nous pourrons déjà nous assurer que Cosiris est bien présente. Et si elle est présente, elle sera sans doute dans sa propre suite. Nous passerons par l’intérieur de la Cour avec la même discrétion et le même savoir-faire dont nous avons fait preuve au Bureau du GSI.

Cosiris représente notre plus grosse variable. Elle ne sera pas seule, et nous ignorons à quel point sa sécurité est forte. Si possible, nous tenterons de lui tendre une embuscade. Rappelez-vous cependant de ne pas l’éliminer : autant mon peuple comprend et accepte les opérations illégales de forces spéciales, et ne nous tiendra pas rigueur de dommages collatéraux ; autant l’assassinat est très mal vu depuis l’Âge Sombre galarien et les massacres en masse entre Maisons. Même si, qui sait, cela a pu changer avec cette République anti-féodale. Peut-être qu’une console active nous en apprendra plus d’ailleurs, si les affaires politiques sont enregistrées et maintenues à jour.

Une fois capturée, je l’interrogerais. Enfin, nous repartirons par une terrasse, possiblement la sienne, avec les véhicules prioritaires dont disposent les politiques. Nous retrouvons la navette, contactons notre vaisseau, et nous partirons de Sur’Kesh sitôt qu'il sera en orbite. »


Abbadon soupira. Une nouvelle opération brève et violente, mais avec trop d’incertitudes à son goût. Il regrettait l’époque du GSI, où chaque mission était calculée, chronométrée et millimétrée à l’avance. Mais il savait aussi que si ces missions étaient si contrôlées, c’est parce que d’autres agents, comme celui qu’il était devenu ensuite, vivaient dans l’incertitude à chaque instants, habitants parmi leurs ennemis.

« Cela sera moins simple à faire qu’à dire, bien sûr. Surtout qu’ils savent déjà que des agents ont infiltré la planète. Mais nous sommes de taille à surmonter ces obstacles. Plus encore : nous devons surmonter ces obstacles, et déterminer quel niveau de menace représente la République pour l'espace concilien. ». Le galarien se redressa et enfila son jet pack. Puis il ouvrit la porte de la navette, et l'air froid de la nuit s'engouffra dans le véhicule. « Je pars en premier, vous pouvez me suivre sur votre visière si vous perdez vos repères. On se retrouve en bas ! »

Un pas dans le vide, et le Spectre se laissa tomber, droit comme un pic, droit vers la Cour.



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Kydra, vu que tu avais parlé du largage en navette, j’ai attribué l’idée à Lumya. Very Happy
Si quelque chose ne va pas, n’hésitez pas à me le dire. :3

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mar 08 Mai 2018, 14:11
L'air soufflait à vive allure, s'écrasant vainement contre le métal. Seule sa pression était perceptible, comme tentant de ralentir l'inévitable, de freiner cette masse incontrôlable qui allait finir par s'écraser bien des mètres plus bas. Un effort qui n'était cependant pas plus nécessaire que d'ordinaire, la seule véritable qualité vraiment exploitable de cet entêtement provenait de la stabilité qu'il pouvait offrir. Il était bien plus aisé de se stabiliser en atmosphère que dans l'espace.

Lumya tombait en chute libre, droit vers la destination qu'avait désigné le spectre. L'omnitech relié à son masque lui permettait d'avoir un visuel clair sur la situation, le galarien la précédant symbolisé par un symbole ambré, ressortant peut être plus que de nécessaire sur ce paysage sombre. La Cour était prestigieuse enveloppée ainsi de ténèbres. Il aurait pu s'agir d'une gigantesque créature feintant la mort pour laisser ses proies venir se jeter directement dans sa gueule que cela n'aurait pas provoqué grandes différences. Et peut être même que c'était le cas, métaphoriquement parlant.

Le sol s'approchant à grande vitesse, la probatrice enclencha une légère poussée sur son jet-pack. Les manœuvres pouvaient paraître déconcertantes alors que le corps de chacun des trois agents était devenu invisible, presque indiscernable parmi cette masse noire. La poussée du jet-pack fut suffisante pour ralentir un tant soi peu sa chute, pour le reste, sa biotique s'en chargea. La probatrice se posa donc délicatement au sol en marchant, les effluves bleues l'entourant s'évaporant rapidement dans la nuit.

Venait alors la partie la moins évidente à ses yeux. L'asari laissa ses deux partenaires passer devant et se contenta de recopier méticuleusement leurs faits et gestes les plus importants. Elle n'était en effet pas une grande experte de la discrétion et de l'infiltration pure, des domaines dans lesquels elle avait de grosses lacunes qu'il ne valait mieux pas exposer au grand jour dans le cadre d'une opération de cette importance. Une probatrice n'avait pour ainsi dire, pas franchement l'habitude de faire dans la douceur, leur grande puissance servait à affronter directement la menace, pas à la contourner.

Inutile également d'ajouter que les compétences technologiques et les connaissances informatiques de Lumya s'arrêtaient au strict minimum. Elle devenait donc à ce moment de la mission, le point faible de l'équipe, imitant les autres et tentant d'éviter les erreurs. Il s'agissait cependant d'un atout endormi qui pouvait s'avérait plus qu'utile si la situation dérapait. Sa capacité à affronter de nombreux ennemis ou des adversaires puissants serait nécessaire pour aider l'équipe à fuir en cas de problème.

C'est donc avec une concentration extrême sur son environnement que l'asari pénétra dans le bâtiment à la suite de ses compagnons. Le spectre utilisait déjà son omnitech avec un processus inconnu, sans doute pour s'occuper des sécurités automatiques qui les entouraient ? Lumya se mit à fouiller les lieux avec prudence, craignant davantage d'activer un procédé de défense inconnu que de tomber sur quelqu'un.

Une interface murale attira son attention mais à première vue, elle ne semblait pas contenir la moindre donnée d'importance hormis les fantaisies destinées aux habitants des lieux. Une courte recherche le lui confirma. La probatrice fut cependant interrompue par un bruit mécanique, elle se retourna déjà entourée de biotique pour constater que le son provenait d'un simple drone. La machine ne lui accorda pas la moindre attention, aspirant, nettoyant et lavant un sol qui semblait pourtant déjà impeccable.

Ce fut Tori qui parvint à mettre la main sur un terminal utile, l'équipe se rassembla et l'asari laissa au duo le soin de récolter les informations, occupant un simple rôle de sentinelle qui, à ce qu'il semblait, allait lui revenir tant qu'ils ne pénétreraient pas plus profondément dans la cour.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mer 23 Mai 2018, 00:46
Elle n’entendait pas grand-chose à la politique batracienne. Elle trouvait leurs systèmes très complexe, ces maisons, ces jeux malsains… étaient décidément une mentalité quelle peinait à concevoir. Heureusement pour elle, elle côtoyait Abbadon depuis longtemps et leurs nombreuses discussions lui permettaient de recréer une logique sur les données qui défilaient. Elle inspira délicatement en terminant ses lectures. Cela avait au moins eu le temps d’occuper son trajet. Elle observa l’asari, repris son observation de son environnement direct. Ils semblaient approcher de leur objectif. Elle verrouilla les paramètres de son armure et enfila son casque.

Au briefing, la liste des inconnues sembla encore s’agrandir. Cela devenait une habitude dans cette mission. Sauf que les données semblaient ici beaucoup moins clémentes. Le plan était simple et efficace, dans sa forme théorique. On vient, on pète la gueule des sous-fifres, pas celui de la cible et on évacue. Elle clipa les attaches du jet-packs à sa tenue en maugréant intérieurement. Jouer les filles de l’air ce n’était pas son domaine de prédilection. Enfin, le vide n’était pas un problème, mais voler ne lui avait jamais rien inspiré. Escalader, se projeter, oui, se balancer dans le vide sur la seule confiance d’un outil à la fiabilité discutable. Chacun avait déjà vu mille et une vidéos de débiles qui effectuaient des chutes ridicules ou très malchanceuses avec ces jet-packs.

Elle n’hésita pas en se jetant dans le vide à leur suite. Elle pria toutefois un peu plus intensément que d’habitude ses dieux. Elle atterrit sans soucis, ni frivolité superflue. Chacun s’occupa sans qu’il y ait besoin de spécifier d’instruction. C’était un fonctionnement d’équipe agréable. Elle eut même la chance de trouver un terminal pertinent. Elle laissa toutefois la main à Abbadon qui était plus familier avec le système de son peuple. Le temps était une variable primordiale dans une mission de ce genre. La seule qui importait vraiment, à dire vrai. La chance continua de leur sourire, Cosiris se trouvait bien dans le bâtiment, mieux encore, elle était visiblement dans sa suite comme l’avait estimé le spectre. Une claque sur son épaule récompensa sa réflexion. Bien, bien, c’est toujours bon quand un plan aussi foireux semble se dérouler positivement.

Un examen de la cour leur compliqua toutefois la tâche. Prévisible, la zone était gardée et quadrillée. Avec un dispositif aussi pointu, la discrétion n’était pas une réponse en parfaite adéquation. Foncer dans le tas, très discutable aussi. Même la puissante biotique qui les accompagnait ne pourrait pas faire un adversaire suffisamment résistant en tel sous-nombre.

« Si on se fait repérer dans la cour, elle aura le temps d’évacuer. On ne peut pas passer par la ventilation, tu n’as plus de mur magique sous la main, ils sont un sacré paquet. Je ne voudrais pas être négative, mais … ça va être compliqué.»

« Toi, Abba, rend-toi invisible et fonce. Moi, je prends de la hauteur, je mets hors d’œuvre les tireurs embusqués et soutiens notre atout charme. Je suppose qu’une probatrice de votre trempe a les épaules pour les affrontements massifs. Et avec un peu de chance, on arrivera à se débarrasser de ceux-là et retrouver Abba, qui s’il survit aura pu ralentir la cible. »


Avec le potin qu’elles feraient, Abbadon devrait avoir les coudées assez franches. La créature se redressa, concentrée à l’extrême. C’était un vrai suicide cette mission… Elle avait durant l’atterrissage eut le temps de remarquer la formation typique d’au moins deux snipers sur les toits avoisinants la cour. Inutile de préciser qu’un tireur de qualité sur cette hauteur était absolument létal pour tout adversaire se frottant à la garde au sol.
Elle parvint à se hisser en toute discrétion grâce à un arbre ornementale. Soyez écologiste, mère nature vous le rendra, sacrez galariens… Elle souffla dans son casque le go aux deux autres alors qu’elle avait dans le viseur le casque de son premier ennemi. C’était parti.

Elle eut le loisir d’éliminer trois autres tireurs qui imprudent se positionnèrent pour viser ce qui leur semblait la plus grande menace. Cette flamme bleue qui propulsait les leurs comme des fétus de paille. Les agents étaient d’un autre acabit, comme attendu. Ils n’étaient en réalité pas plus d’une vingtaine, mais leur qualité en faisait des adversaires redoutables. Une fraction de seconde, la sniper drelle se permit d’admirer les courbes bleutées qui effectuaient une magnifique arabesque dans la pénombre de la cour. Elle aurait pu continuer à lui offrir un soutien à distance, mais elle avait été repérée et risquait par ailleurs de blesser son alliée tant le combat était intense et mêlé.

Elle activa son jet-packs un peu sauvagement et l’appareil la propulsa dans la cour avec une délicatesse toute contestable. Son bouclier crépita tout autant mécontent sous une rafale indélicate qui lui frôla le crâne. Ils ne plaisantaient pas ces soldats d’élites. Elle comprenait aussi mieux pourquoi Abaddon avait recruté V'Noora. Cette asari était une véritable machine de guerre. Qui réfléchissait, par ailleurs, la position qu’elle avait prise les empêchait majoritairement de gagner la suite de Cosiris pour prêter main forte à la sécurité intérieure. Ce qui évitait à Abaddon d’avoir deux fronts à gérer.

Tori ne chercha pas à atténuer sa chute, profitant de sa cinétique, elle laissa exploser ses pouvoirs biotiques. L’onde de choc qui se projeta lui permit de gagner un léger répit pour rejoindre la probatrice derrière son muret et frêle couvert. Elle était loin de l’expertise de celles qui naissaient biotique, mais la drelle avait depuis le temps acquis une certaine efficacité avec ce genre de capacité. Elle n’eut guère de répits et reprit le combat.

« Tu penses que c'est possible de reculer et condamner la porte de la suite derrière nous ? Abba est seul et nous perdrons beaucoup de temps à tous les affronter... »


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Lun 28 Mai 2018, 12:29

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



Tout semblait se dérouler comme prévu, si ce n’est que le ‘comme prévu’ impliquait des adversaires nombreux et difficiles à vaincre. Une bataille rude, en somme. Abbadon eût d’autant plus d’hésitation à aller dans le sens de son amie drelle, rechignant à laisser les deux combattantes affronter le groupe des forces. Mais cela restait le meilleur plan. Abbadon hocha la tête vers ses camarades, puis s’en fût dans les couloirs de la Cour.

Les données du terminal s’étaient montrées enrichissantes. Les trois cibles nommées étaient présentes, mais il y avait également beaucoup d’autres individus désignés comme ‘représentants’. Certains noms n’étaient pas inconnus – des Dalatraces mineures ayant visiblement échappé au coup d’état, des entrepreneurs privés qui étaient déjà puissants avant – mais d’autres ne disaient rien au Spectre. Toujours plus de questions à poser à Coriolis, et si peu de temps.

Abbadon ne tarda pas à arriver en vue de la suite Cosiris, tandis que de légères alarmes indiquaient l’intrusion. Camouflé, le Spectre observa quelques trios de galariens allant en renfort vers le grabuge. Un bref coup d’œil informait sur leur fonction de gardes des lieux, aucun milicien. La suite ne semblait pas agitée malgré la proximité de l’attaque. Pas même une tentative d’évacuation ? Intrigué, l’agent repris sa marche, étudia un instant le système de sécurité actif, puis contourna la suite pour rejoindre une fenêtre du couloir. Là il se suspendit, et entama le chemin jusqu’à la terrasse de Cosiris par l’extérieur, usant de son jet pack au besoin. Réactivant son camouflage, il observa l’intérieur de la pièce.

La Dalatrace était présente, ainsi que deux gardes, et deux holoécrans où elle discutait avec d’autres individus. Sans réelle surprise, il s’agissait des deux autres personnes soupçonnées responsables du coup d’état. Abbadon attendit patiemment que leur discussion s’interrompe, puis pénétra les lieux, lança une surcharge sur la politicienne, déclenchant l’alarme intérieure dans le même mouvement.

Les deux gardes réagirent aussitôt, cherchant leur cible, qui braquait déjà Cosiris. La scène se figea un instant. Abbadon commença à ouvrir la bouche, mais s’interrompit en voyant l’énergie bleutée.

Des biotiques.

Le premier fit une charge, qu’Abbadon encaissa tant bien que mal en reculant d’un pas. Cosiris en profita pour commencer à fuir, tandis que le second galarien usait à son tour d’une surcharge contre le Spectre. Mais celui-ci ne tarda pas à s’apercevoir que ses ennemis manquaient d’expérience, qu’ils semblaient même trop jeunes pour garder une Dalatrace de si haut rang.
Le garde biotique vint au corps à corps, pensant profiter de son avantage. Il laissa son bouclier encaisser le tir du Venom pour ce faire, mais reçu de plein fouet une projection dans son casque, et tomba au sol avec un craquement désagréable – le casque, ou la nuque ? Cosiris fut la prochaine cible, simplement frappée par une stase qui l’empêcha de fuir plus loin. Le dernier galarien eût une seconde d’hésitation, que le Spectre usa pour charger et utiliser à nouveau son Venom, écrasant sa cible contre le mur, peut-être toujours en vie mais incapable de se battre et avec un besoin de soin urgent.
Le tour avait duré moins de deux minutes, et laissa Abbadon essoufflé et titubant. Vainqueur aussi, mais il évitait du regard les deux soldats au sol.

Le galarien accéda à la console, de sécurité, arrêta l’alarme et bloqua les portes – des serviteurs avaient sans doute entendu le combat, et devaient donc chercher des renforts. Il lui fallait gagner le plus de temps possible. Puis il laissa sa stase s’interrompre, et fit face à Cosiris, qui resta drotie sans chercher à bouger davantage.

« Peu d’agents parviendraient jusque-là. Le GSI n’est pas encore remis, les biotiques sont rares. N’en avez-vous pas assez de vous mêler des affaires politiques, Bynare ? »
« Et vous donc, Cosiris ? Une alliance avec la dictatrice ne vous a pas suffi, il vous faut suivre sa voie ? ». La Dalatrace ne répondit pas, se contenta d’un sourire énervé. « La République se montre trop secrète pour l’équilibre galactique. Nous voulons savoir ce qu’il se passe ici. Alors, parlez. »

Un silence d’un instant, puis la galarienne prit un siège avec l’assentiment du Spectre, qui la tenait toujours en joue. Il n’oubliait pas qu’elle était parfaitement apte à se battre.

« Très bien. Il s’agit d’une révolution populaire.
Notre peuple n’a vu ces dernières années que des traces d’incompétences du Conseil – Tuchanka, Palaven, la gestion de Machiavel ! – et de ses dirigeantes – bonnes à critiquer le Conseil, mais sans réponse concrète derrière. Les pressions ont empiré quand les militaires se sont joints aux critiques, et enflammées quand les krogans ont obtenu ce qu’ils veulent. Les krogans, une flotte militaire ! Alors qu’ils ont encore subi une tentative de coup d’état par un belliciste assumé il y‘a trois ans ! Ces bêtes sauvages, maintenant soignées du génophage, et bientôt de nouveau capables d’envahir des planètes. C’en était trop. Nous ne pouvions plus rester passifs, dirigés par des lâches se contentant de geindre, divisés par nos conflits internes. Alors j’ai pris les choses en main et contacté mes alliés. »


Abbaodn scrutait attentivement la Dalatrace. Mentir entre galariens était difficile, ce comportement étant associé à des réflexes instinctifs aussitôt détectés. Mais manipuler l’information s’apprenait, et Cosiris était une politicienne expérimentée.
Malgré ça, elle semblait brutalement honnête à Abbadon, convaincue de chacun de ses mots.

« Nous nous sommes débarrassés des lâches. Une grande réunion à la Cour, une énième séance pour se plaindre de la menace kroganne sans rien faire, pour critiquer le Conseil sans s’impliquer dans sa direction, pour aborder les manifestations galariennes avant de repousser le sujet d’un revers de main méprisant. Les gardes en place étaient des hommes de Galoré, l’opinion publique était remontée depuis des mois par Tyll’Daon, les Dalatraces soutenant notre cause était prévenues. Nous avons agi rapidement. Le GSI a voulu intervenir, mais sa énième rébellion a été tuée dans l’œuf par nos propres forces spéciales. La République a été instaurée, la mise en place d’un gouvernement élu et dirigeant tout notre espace déclaré, et les colonies ont rapidement pris position. A l’heure actuelle, les dernières cèdent devant nos exigences. »

Abbadon prenait garde à enregistrer toute la conversation. Des questions lui venaient en tête par dizaine, mais il savait que le temps pressait, et laissait la galarienne exprimer toute sa certitude.

« Désormais, le peuple dirige de lui-même sa destinée. Bientôt, la République reprendra officiellement la parole au sein de l’espace concilien, impliquée cette fois-ci à la hauteur de ses ambitions. La Conseillère nous rejoindra ou sera changée, les galariens de l’espace concilien deviendront citoyen de notre espace ou seront exilés, le GSI rentrera dans le giron de l’armée ou sera traqué et éliminé. »

Cosiris se redressa encore sur son fauteuil, croisant les jambes ensuite.

« Et maintenant, Spectre ? Le Conseil fera-t-il preuve face à l’un de ses peuples fondateurs de plus d’efficacité que face aux krogans ? Allez-vous m’éliminer par peur alors que vous donnez des armes aux créatures sentientes les plus agressives de notre espace ? Allez-vous vous opposer à la volonté de notre peuple, maintenant une dictature dépassée ? »
« Non. Vous éliminez n’entre pas dans le cadre de ma mission. Pas encore. ». Abbadon réfléchissait vite, choisissant ses termes. « Une politique militaire interventionniste de la République ne sera pas tolérée. Si vous craignez vraiment les krogans, choisissez la paix, aidez-les à rester dans le droit chemin. Votre racisme vous aveugle. » Le galarien s’interrompit un instant, entendant derrière les portes verrouillées de l’activité. Les renforts étaient là. « Il est l’heure de partir. Mais vous allez m’accompagner, j’ai des alliées à récupérer. Je vous libérerai après. »

La galarienne eût un reniflement dédaigneux, mais se leva au mouvement du canon de Abbadon. Il l’accompagna dans son vaisseau personnel, l’immobilisa solidement, puis ouvrit les canaux de communication, d’abord privé puis général.

« Lumya, Tori, je viens vous chercher en navette, rejoignez une terrasse. »
« A tous les combattants, je dispose de l’ex Dalatrace Cosiris en otage. »
. Une vidéo accompagnait le canal, montrant la galarienne immobilisée. « Tirer sur mon vaisseau l’abattra avec moi. Cessez le feu. »

Le vaisseau se souleva en douceur, s'éloignant de la Cour, de façon à s'écraser de bien trop haut pour permettre de survivre s'il était touché. Il ne restait plus qu’à espérer que les deux biotiques pourraient rejoindre une zone d’extraction rapidement, et de continuer à penser que les militaires ne souhaitaient pas la mort de Cosiris.

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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Jeu 31 Mai 2018, 12:22
De l'art émerge bien souvent la beauté, une expression proche de la perfection qui a tendance à inspirer et à motiver, une réalité qui sera perpétuellement perçue comme un extrême, que le jugement porté à son encontre soit positif ou négatif. Certains auraient pu qualifier la scène se déroulant au milieu de la Cour galarienne d'artistique, percevant une certaine beauté dans l'efficacité qui s'y exprimait.

Pourtant, il n'en était rien. Il n'y avait pas la moindre forme d'art dans ce qu'accomplissait la probatrice, seulement la fluidité d'un corps entraîné et les enchaînements d'une combattante qui possédait des siècles de conflits à son actif. C'était violent, sanglant, un combat tout aussi brutal que n'importe quel autre, aucune beauté ne pouvait se dégager de la prestigieuse asari qui enchaînait ce qui n'était rien d'autre que des exécutions.

En tout cas, pas de l'extérieur. Car il y avait bien une forme artistique aux yeux de Lumya, quelque chose qu'elle était la seule à pouvoir percevoir. Toutes les asaris parvenant à atteindre une maîtrise biotique des plus redoutables ne se contenaient plus simplement d'utiliser des pouvoirs, la biotique formait une sorte de deuxième corps, un corps qui n'était plus soumis aux lois de la physique et qui pouvait s'exprimer sans aucune contrainte. Et il était invisible pour tout autre personne autre que sa propriétaire.

C'était là toute la beauté et la perfection meurtrière des probatrices et matriarches asaris, cette puissance spirituelle qui les accompagnait en permanence.  

Lumya écarta les bras et laissa se dégager de son corps la puissance biotique qu'elle avait accumulé précédemment, une nova qui envoya voler deux galariens s'étant un peu trop rapprochés. Elle respirait rapidement, tous ses sens en éveil alors qu'elle laissait pleinement s'exprimer sa puissance, des étincelles crépitant au bout de ses doigts et une brume bleue venant entourer sa combinaison.

Elle était là, la réelle raison de sa présence. L'asari se permit un remerciement en pensée au spectre, ce dernier lui avait offert la possibilité de se mesurer à la Cour Galarienne, un défi qui n'était pas réellement accessible d'ordinaire. Les galariens étaient d'ailleurs loin d'être en désavantage, ils avaient perdus plusieurs agents face à la probatrice, mais fidèles à leur style, l'intensité de leurs attaques ne s'en trouvait pas particulièrement affaiblis.

La barrière biotique avait disparu avec la nova, Lumya profita donc du bref répit offert par son bouclier pour plonger à couvert. L'architecture des lieux ne jouait pas non plus en sa faveur, elle avait beau être particulièrement mobile, elle ne pouvait combattre à la fois au sol et en hauteur. Si elle avait pu s'exprimer aussi librement, c'était grâce à la mercenaire drelle qui la rejoignait justement.

La probatrice n'avait encore jamais eu à combattre aux côtés d'une représentante du peuple originaire de Rakhana, même si elle en avait déjà côtoyé quelques uns. Les drells étaient encore un ajout récent pour la communauté galactique, ils avaient été découverts à l'époque où Lumya venait d'abandonner sa carrière militaire. Une apparition qui fut soudaine mais également très discrète, très certainement due aux conditions dans lesquelles se trouvait jadis leur planète mère.

L'asari n'avait pas d'à priori particulier envers eux, contrairement aux humains qui s'imposaient déjà comme l'une des plus grandes puissances galactiques alors que leur présence ne datait que d'un demi siècle. La probatrice n'avait que peu de patience envers les membres de cette espèce, des petits tyrans à qui tout devait revenir de droit et qui s'offraient en plus l'audace de regarder de haut leur aînés.

Mais voilà des divagations qui n'avaient pas lieu d'être en cet instant. Lumya constata donc l'approche de Jorunn qui lui fit part de son souhait de se replier. Une idée que la probatrice prit sérieusement en compte, elle n'avait pas eu de vision globale sur le combat comme la drelle embusquée et le temps continuer à défiler sans les attendre. Nul doute que des renforts beaucoup plus coriaces étaient déjà en route, sans compter que le spectre devait déjà avoir accomplit sa mission si ses capacités étaient à la hauteur de son titre.

Suite à un signe de tête affirmatif, Lumya se dirigea donc avec Tori à l'intérieur de la suite, fermant la porte et détruisant le verrou. Une barrière plus que temporaire qui ne leur laissait que quelques secondes de répit, l'asari s'imaginait sans mal les agent galariens débarquer en rappel par les fenêtres. Les deux femmes s'enfoncèrent donc dans le bâtiment dans l'espoir d'y retrouver l’instigateur de l'opération.

Mais elles ne trouvèrent sur place que les gardes d'élites de la dalatrace. Lumya se plaça devant la drelle en activant sa barrière biotique qui encaissa les premiers tirs. Dans cette situation, elle ne pouvait se permettre de ralentir l'utilisation de ses pouvoirs mais elle commençait à sentir l'épuisement monter. Si jamais le combat devait s'éterniser, il allait lui falloir trouver un moyen de récupérer quelques instants, une accalmie que leurs ennemis ne semblaient pas particulièrement prêts à leur offrir.

C'est à cet instant qu'elles reçurent le message de Bynare. Sans réfléchir davantage, l'asari enfonça son poing dans une vitre proche qui se brisa et elle agrippa la drelle au passage, sautant dans le vide. La chute ne fut pas particulièrement longue, seuls une poignée d'étages les séparaient du sol qui n'était rien d'autre qu'une énième terrasse au métal impeccablement lustré. Il aurait presque était possible d'y voir le reflet des étoiles.

Une onde d'un bleu intense entoura alors l'asari qui ralentissait sa chute. La biotique se chargeait de créer une gravité suffisante pour annuler celle de la planète, un exercice d'ordinaire banal quand on ne transportait pas une drelle après un combat épuisant. Le choc resta donc violent, mais pas assez pour provoquer la moindre blessure. La probatrice se permit cependant de poser un genou au sol pendant quelques secondes, le temps de reprendre un peu de ses forces.

Le message du spectre possédant la Dalatrace fut sans doute salvateur, la confusion et le doute s'installant dans les rangs des galariens permit aux deux femmes d'atteindre sans grandes difficultés la navette qui s'approchait. La porte latérale ouverte, l'engin se contentait de frôler la terrasse sans y atterrir afin de se garantir un départ rapide. C'est donc suite à un dernier saut que les combattantes parvinrent à l'intérieur, la navette s'éloignant déjà de la Cour.

Voilà une opération qui lui changeait de ses habitudes, Lumya ne regrettait pas le moins du monde d'avoir prit part à cette incursion. Elle s'installa sur l'un des bancs pour reprendre son souffle, une légère brume bleue l'entourant. Il lui fallait toujours profiter de la moindre occasion de recharger sa puissance biotique, même si la mission était terminée, une probatrice devait toujours être prête à combattre au mieux de sa forme en toute circonstances. L'asari aperçut d'ailleurs leur cible, Cosiris, solidement attachée à l'un des harnais de la navette, mais elle s'abstint de tout commentaire pendant sa récupération.

Ce fut donc une fois son exercice terminé qu'elle se leva, allant tout d'abord vérifier l'état de Jorunn afin de s'assurer qu'elle n'était pas blessée puis se plaçant face à la Dalatrace, posant un unique doigt sur le front de la galarienne. Le regard dédaigneux qui lui fut adressé était plus parlant que n'importe quel mot. Un large sourire se dessina sous le masque de la probatrice et cette dernière alla rejoindre le spectre dans le cockpit.

Alors ? Comment s'est déroulé votre dîner aux chandelles ?


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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Mar 05 Juin 2018, 18:21
Bon, voilà pourquoi elle n’aimait pas particulièrement le travail d’équipe avec des inconnus. Littéralement agrippée par le collet par la bleutée, la drelle se retrouva soudainement planant dans le vide. Ce qui n’était pas chouette. Elle voulut se redresser pour s’occuper de son atterrissage, mais la probatrice avait décidément décidé de la priver de son autonomie en la tenant si fermement qu’elle ne put qu’accompagner son onde biotique. Tandis que son alliée mettait genou à terre, elle scanna les environs afin de leur assurer une couverture. Elle commença à vider son magasin sur leurs poursuivants quand Abbadon distribua son message. La confusion, temporaire ou non, fut utilisée à bon escient et regagner la navette fut un jeu d’enfant. Elle passa après Lumya, souhaitant s’assurer que leur bulldozer biotique soit en mesure de se mettre à l’abri. Elle avait pu observer une partie du combat et constater le léger affaiblissement. Si elle-même était fatiguée, ses excellentes capacités physiques la plaçaient encore dans une zone de confort certaine.

La bleutée se plongea dans une certaine méditation et la drelle secoua légèrement les épaules. Elle laissa crépiter sa biotique, l’ondulation voluptueuse partant de ses entrailles s’étendait jusqu’à ses membres. La vague reflua, tout allait bien. Elle avait passablement puisé dans ses ressources pour seconder Lumya. Elle cligna des yeux, sa dissociation étant toujours effective, son état d’esprits était aussi assuré que ses dards. Elle alla voir Abbadon, mais ce dernier avait la navette bien en main et n’eut pas besoin d’une quelconque aide pour la navigation. Elle se plaça alors non loin de leur otage, de manière à pouvoir agir en cas de besoin si les ligatures de cette dernière leur faisaient défaut.

Elle inspecta ses armes, aucun dégât n’était à déplorer. Elle ôta ses gants et son casque. La fraicheur de l’air conditionné et aseptisé lui fit du bien. Elle inspira profondément et souffla. Elle gagna un état de semi-concentration, semi-transe. Elle louait silencieusement Amonkira qui avait été honoré par leurs combats. Elle remerciait quant à elle la providence qu’il lui avait accordée en lui permettant une fois de plus de survivre. Les galariens étaient des soldats efficaces et ceux qu’elles avaient affrontés n’avaient pas à rougir de leurs prestations. Elle prit le soin d’offrir une prière pour leurs défuntes âmes.

Lorsque Lumya se plaça devant elle pour s’enquérir de son état, elle cligna des yeux. Avec une rapidité languissante, sa conscience regagna son corps, les flux cessèrent de répandre leur braise dans ses veines, vexés de ne plus jouir de l’attention que leur portait sa méditation. Les yeux fauves se relevèrent vers le masque.

« Sur l’onde, gronde la tempête. Pied nus sur un tapis de cendres chaudes. Le chant des larmes sanglantes ne cesse que lorsque les braises s’essoufflent. »


Sa collerette ondula légèrement, d’un mouvement spasmodique.

« Je vais parfaitement bien, petite bleutée. Les Trois en soient remerciés.»

Si cela n’avait tenu qu’à sa personne, au lieu d’une efficacité froide, il y aurait eu un carnage sanglant. Lasse, elle s’observait à la frontière, si fine, si fragile. Qu’il était délicieux de pouvoir vivre sur ses automatismes, dans ces armures confortables de la guerrière immuable. Elle continuerait à jeter des pierres et de rire au nez de l’enfant qui pleurait dans son cœur. Qu’importe, qu’importe-vous tous… s’il n’y avait pas eu les siens, elle aurait certainement opté pour cette douce folie qui rongeait un coin de son esprit. On lui avait appris à tuer sans émotion, pas à affronter un ennemi comme la tristesse. Elle gronda et tâcha de se réjouir pour Abbadon, ils avaient réussi. Enfin, en ce qui concernait leur mission, c’était une réussite. La suite serait évidemment un jeu d’autrement plus compliqué. Un jeu qui ne la concernerait plus directement.
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MessageSujet: Re: Reconnaissance sous les tropiques   Sam 09 Juin 2018, 11:43

Reconnaissance sous les tropiques
1er Mars 2203

Sur'Kesh



La Dalatrace Cosiris fût relâchée dans la jungle. Abbadon lui donna également une arme, et l’averti qu’il donnerait sa position aux autorités de Sur’Kesh une fois en orbite.
« Considérez-vous que ceci vous rachète à mes yeux ? »
« Qu’ai-je donc à perdre, Cosiris ? Je suis déjà un exilé. Depuis dix ans. »


Le départ de la planète se fit sans encombre. Le vaisseau privé de Cosiris permis au trio de rejoindre la navette, dont le système furtif fit des merveilles malgré la surveillance de la flotte galarienne. Coupant toute communication et n’hésitant pas à se laisser dériver à l’occasion, la navette s’éloigna peu à peu, jusqu’à la bordure du système, et du fût récupéré par la frégate Fantôme. Abbadon resta sombre pendant toute la durée du voyage, réétudiant les dossiers pris au sein du QG et de la Cour, reprenant aussi contact avec certains de ses anciens collègues, quand ils répondaient.

Le lendemain, le Conseil le recevait pour son rapport.

« La République de Sur’Kesh est un gouvernement anti-féodalisme, anti-krogan, militariste et interventionniste. C’est ce dont je suis sûr après avoir lu les rapports du GSI et interrogé l’ex-Dalatrace Cosiris.

Il semble que le système général soit encore en cours de construction. Malgré la déclaration de la République, c’est l’armée qui gère les événements à l’heure actuelle. D’une part pour rallier les colonies galariennes, d’autre part pour affronter les éléments restants du GSI. J’ai pu contacter certains de mes anciens collègues, et ils m’ont confirmé que la République a fondé une force spéciale apte à les affronter. Enfin, refonder est plus exacte : d’après mes contacts, il s’agit de la Ligue Unique. Ils réutilisent cet ancien symbole d’une force spéciale non-officielle, même si cette nouvelle Ligue l’est. Il faut se préparer à des interventions de sa part dans l’espace concilien, et notamment auprès des Clans.

Enfin, il faut déterminer l’attitude à adopter face à la République. Si certains de ses membres sont sans doute raisonnables, la position générale de leur gouvernement ne peut mener qu’au conflit. Cosiris, notamment, est une politicienne extrêmement douée, qui a toutes les chances de devenir la dirigeante de ce territoire, et qui ne cache pas ses attitudes xénophobes. Elle assume clairement vouloir faire de la Conseillère galarienne le porte-parole galactique de la République. Qu’elle obtienne ce qu’elle désire ou non, cela finira par un affrontement : contre Sur’Kesh, ou contre Tuchanka.

J’attends vos questions. Tous les détails sont également inscrits dans mon rapport. »


Les questions devaient durer quelques temps, et même s’étaler sur plusieurs jours. Première concernée, la Conseillère Galarienne voulait tout savoir, et passa également beaucoup de temps à discuter avec ses contacts présents au sein du territoire galarien. Pour ce peuple et pour la galaxie, la période était décisive.

*****EPILOGUE*****


La République resta isolée pendant encore de longs mois, nécessaire à fonder un gouvernement et à stabiliser le territoire. Elle ne sorti de son silence qu’en juin, peu après les premières attaques d’Aria. Elle se présenta officiellement à la galaxie, mais contacta également le Conseil en secret.

Elle posait son ultimatum : pour recevoir l’aide de la majorité galarienne que la République représentait désormais, le Conseil devait la reconnaître officiellement comme gouvernement galarien, et le Conseillère galarienne devait rejoindre son peuple sur Sur’Kesh afin de ‘participer à une élection pour choisir le représentant galactique du peuple galarien’.

En cas de refus, la réaction serait simple : la République se déclarerait indépendante du Conseil et de ses traités.

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