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 Nul n'en réchappera

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MessageSujet: Nul n'en réchappera   Jeu 08 Mar 2018, 22:53
Intervention MJ : Oui Date : Juin 2202 RP Violent
Abbadon Bynare ♦ Anton Ardak
Nul n'en réchappera




Nul n’en réchappera
Juin 2202

Lieu



Abbadon arrêta l’enregistrement. Il le transféra ensuite sur un écran, et commença a rédiger le message qui l’accompagnerait.

« L’apprenti » Spectre avait passé les dernières semaines sur Oméga, à la poursuite de Erika Longhorn. Mais il l’avait ratée : arrivé avant les humaines sur la station, il n’avait appris que trop tard le lien entre Lifith et les Pacificateurs, trop tard pour rassembler des forces aptes à affronter les hommes de l’un des cinq puissants gangs régnants sur la station. Depuis, il était resté, attendant qu’elles reviennent. Tous les insectes finissent par revenir. Et si les concernées n’étaient pas encore de retour, c’est une autre proie qui était tombée à portée du batracien.

Shoran ne cachait pas sa volonté de rallier derrière le nom de Machiavel. Ceci ne signifiait rien en soi, beaucoup de pirates pouvaient avoir cette idée, mais les rapports sur le terroriste turien indiquait qu’il avait une sœur biotique à la peau noire, comme elle. C’était peu, mais avec les humains attribuant l’attaque sur Fehl Prime à la turienne, et cette dernière information obtenue par Abbadon… La turienne était peut-être réellement la sœur du terroriste, et au minimum un danger prêt à prendre la même voie que celui-ci. Si elle était difficilement atteignable, enfermée dans sa base et protégée par ses troupes, il était quand-même du ressort d’Abbadon de s’assurer qu’elle n’accroisse pas sa force.

Ses doigts continuaient de pianoter sur son omnitech. Le message à l’attention de Hilados se rédigeait, tandis que le galarien rappelait les informations qu’il avait déjà obtenues. Il s’agissait d’une communication cryptée, mais interceptée, entre Shoran et un groupe de survivants de Machiavel. Des scientifiques travaillant sur l’énergie noire. Les créateurs des monstruosités qui avaient balayé les forces conciliennes. Ils cherchaient un refuge, et la turienne se montrait prête à les accueillir. Même si rien n’affirmait que les scientifiques étaient prêts à répéter leurs expériences, le sort de ces derniers était décidé. Il n’était pas possible de remonter jusqu’à la localisation actuelle des scientifiques, mais leur objectif étant connu, tendre une embuscade n’était pas difficile. Il suffirait simplement de jouer sur les tensions agitant le Conseil mercenaire.

Le message parti, avertissant le Spectre turien de ce qui se préparait et l’invitant à rejoindre la station. L’occasion pour Abbadon de prouver définitivement sa valeur et de ne plus avoir besoin d’un chaperon. Poursuivant sur sa lancée, le galarien écrivit une seconde communication, une proposition de rendez-vous au sein d’un bar connu pour son extrême agitation et la discrétion offerte par son propriétaire à toute sa clientèle, en territoire contrôlé par le mercenaire afin qu’il ne refuse pas par crainte d’une embuscade, et avec juste assez d’informations pour appâter le Seigneur de guerre. Un message à base de Venerae, d’informations sur Shoran et d’entraide mutuelle donc.

*****


La galarien était dans une alcôve, fumant son tabac butarien, surveillant les entrées. Délaissant sa tenue militaire habituelle, il était en civil, robe longue et confortable suggérant l’argent sans le luxe, foulard enturbanné autour de sa tête. Son arme de poing restait visible en la présence d’une bosse sur son côté, mais impossible à identifier sous les vêtements. De plus, son habituel teint gris-bleuté uni virait sur un violet tacheté sous l’effet du maquillage qu’il portait. En un mot comme en cent, il était méconnaissable.
De l’autre côté de la salle se tenait un groupe bruyant, riant sous les effets de l’alcool et des blagues. Jouant de son charisme légendaire, le turien Hilados s’était mêlé à un groupe de fêtards, et il ressemblait à n’importe quel passant venu dépenser sa paye au bon endroit.

L’heure convenue arriva, et Anton Ardak fit son apparition. Un bref passage auprès du barman elcor, puis il rejoignît Abbadon à sa table, qui l’accueillit d’un hochement de tête standard.

« Pacificateur. Merci d’être venu. Je vais être bref.
Je représente un groupe désirant une galaxie stable. Un groupe ravi de voir Machiavel mort, et qui ne souhaite pas voir qui que ce soit reprendre son flambeau. Et il se trouve que votre ennemie, Shoran, souhaite le reprendre et va en avoir l’occasion. »


Abbadon souffle son tabac, tout en sortant un datapad. Dessus, quelques extraits des renseignements : Shoran acceptant de recevoir le ‘’convoi’’, l’escorte proposée – solide mais misant plus sur la discrétion que sur la force - et son trajet au sein du territoire Ravageur, mais également une vidéo plus ancienne, un enregistrement des combats face aux biotiques noirs. Abbadon laissa son interlocuteur s’imprégner de la violence des créatures, capables de déchirer des parois d’acier et de détruire des hélicoptères par la simple force de leurs pouvoirs, puis reprit la parole.

« Shoran compte obtenir ces troupes. Si elle y arrive, vous et les autres gangs seront rasés dans la semaine. Qu’elle parvienne à les contrôler ou non.
Pacificateur, nous voulons que vous interceptiez le convoi quand il arrivera sur Oméga, éliminiez toute son escorte, et nous le remettiez. Vous éviterez ainsi à votre ennemie de prendre un ascendant définitif, et vous recevrez une récompense de premier ordre, avec avance. Si vous acceptez cette collaboration, je vous donnerai la date de l’arrivée du convoi. »


Nouvelle bouffée de nicotine s’insinuant dans la gorge et les poumons du galariens, lui apportant la délicieuse brûlure qu’il s’interdisait sur le terrain.

« Nous disposerons aussi d’agents sur les lieux pour assister au bon déroulement des événements. Si vous ne respectez pas le contrat, nous le saurons, et nous prendrons des mesures plus drastiques vis-à-vis de ce convoi. »

Le galarien avait conscience de ne pas faire preuve de subtilité, mais il préférait éviter tout malentendu avec le mercenaire. Éviter d’impliquer le Conseil en usant les mercenaires était bien, mais Abbadon préférerait choisir la crise politique si les Pacificateurs n’étaient pas dignes de confiance.

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 09 Mar 2018, 10:44
Bip Bip Bip

Le son indiquant un nouveau continuait à résonner, emplissant l’environnement de la pièce d’une manière désagréable, et pourtant étrangement utilitaire, car il ravivait à merveille la rage qui animait le colosse butarien frappant avec puissance l’humain lui servant de punchingball. Ce dernier ne s’agitait plus depuis plusieurs minutes, se vidant lentement de son sang par la bouche et d’autres orifices. Les organes internes de la victime devaient être en bouillie, et il était vraisemblablement mort depuis de longues minutes, mais cela ne semblait guère déranger le tortionnaire qui frappait avec rage.

Finalement, lorsque le son devint bien trop insupportable, le fondateur des Pacificateurs cessa sa séance de sport et fit signe à un butarien se tenant en retrait de lui apporter la serviette qu’il tenait en main.
Anton était pour la plupart des individus une brute épaisse, du haut de ses deux mètres et quelques il pouvait se permettre d’intimider un grand nombre de gens, mais c’était aussi et surtout sa musculature impressionnante qui jouait dans l’affaire, chose qui dévoilait sans phare à cet instant précis. Pour sa séance journalière d’entrainement, il ne portait pour seule tenue qu’un short de boxe et des bandes de tissus entourant ses pieds et ses mains. L’humaine l’avait même appelé, « Vermine de Sagat ». Sûrement une référence obscure à la culture terrienne.

Ce pauvre type avait été un trouduc travaillant pour Shoran, lui fournissant des informations sur ce qu’il pouvait se passer dans le territoire des Pacificateurs contre de l’argent. Désormais il était quasiment mis en pièce sous les coups agressifs du maître des lieux.

Bip Bip Bip

Anton jeta la serviette vers l’autre butarien et lui fit signe de débarrasser sa salle de sport de la carcasse l’empuantissant. Puis le seigneur de guerre se dirigea vers son omnitech trainant sur un meuble quelconque, et l’activant sans attendre, tandis que le Pacificateur décrochait le corps de l’humain de son attache. Le message n’était finalement pas vocal, ce qui attira la curiosité du butarien, qui se laissa aller à lire et relire sérieusement tout ce qu’il venait de recevoir. Finalement il rattacha son omnitech et se dirigea vers sa chambre pour s’y préparer.

Une bonne douche et un habillement plus tard il était dans un véhicule en direction du bar Venerae, accompagné de trois Pacificateurs, qu’il laissa à l’entrée du bar. Après tout, les videurs des lieux étaient aussi des combattants à lui, nul besoin de se surcharger en soldat, cela donnerait une illusion de faiblesse. Harmitt indiqua rapidement ou se trouvaient le ou les individus les plus inhabituels et rapidement Anton s’y rendit, non sans noter un individu étrange. Un turien qui avait semblé pendant quelques secondes l’observer avec le regard que seuls les soldats possèdent. Pendant quelques micros secondes il eut l’impression de faire face à un adversaire mortel ce qui hérissa les poils du butarien dans une espèce d’excitation morbide.

Puis le regard changea de position et l’impression s’évapora.

Notant l’emplacement du turien, Anton continua sur sa lancée et gagna la table d’un galarien à l’allure parfaitement hideuse. Le goût vestimentaire de ce batracien devait être parfaitement immonde, mais peu important dans la situation présente. Ce qui était plus intéressant, c’est que le seigneur de guerre n’avait pas la moindre impression de danger provenant de cet être mystérieux, sûrement un courtier en information ou un quelconque beau parleur. Toutefois le butarien se rabroua, se rappelant qu’il avait toujours eu du mal à estimer cette espèce à sa juste valeur, après tout il s’agissait du peuple le plus intelligent de la galaxie, inutile de le sous-estimer.

Anton s’installa donc à la table, fit signe à une serveuse asari de lui apporter quelque chose puis scruta le galarien qui débuta rapidement son baratin.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il se révéla hautement imbuvable. Le galarien s’exprimait de manière atroce, appelant Anton un Pacificateur, se permettant de parler au seigneur de guerre comme s’il s’agissait d’un vulgaire chasseur de prime. D’ailleurs c’est exactement l’impression que donnait le galarien, celle de s’exprimer envers un vulgaire mercenaire qu’on recrute pour assassiner l’amant de sa femme, et ce manque de respect extrêmement virulent n’était pas pour dévoiler du moins partiellement son obédience.

Soit ce roquet prétentieux travaillait pour le volus, soit il faisait partie d’une organisation ayant une immense estime personnelle. Dans tous les cas, l’envie de lui briser le crâne était plutôt forte, néanmoins la colère égocentrique du butarien s’évapora aussitôt le batracien cessa son discours, et à la place un large sourire, et un court rire remplaça la réaction de violence. Puis Anton lança le datapad vers le galarien, attrapant la bière que la serveuse lui avait apportée et dégusta une bonne bouchée avant de répondre. La dégustation s’étendit dans la durée tandis que le palais du butarien appréciait la saveur amère et riche de la boisson.

« Non. »

La bière se posa sur la table avec force.

« Batracien de merde, tu viens dans mon bar, dans mon territoire et tu poses ta carcasse sur ce qui me sert de chaise et tu ouvres ton claque merde pour me manquer de respect. »

Le large sourire d’Anton, franchement amical, contrebalançait sérieusement les propos émis. Rendant la dureté des mots presque comiques.

« Je vais te dire ce que tu représentes ici, un larbin à la con qui se rêve roi. Un bouffon lettré. Si tes chefs veulent ce convoi les choses vont être très simples. » Nouvelle dégustation de bière « Je vais recevoir pas mal de crédits dans les heures à venir, et le l’endroit où se trouvera le convoi avec l’heure exacte. Si tes commanditaires souhaitent que les choses se déroulent comme ils l’entendent ils peuvent envoyer une équipe pour nous aider dans l’opération dans le cas contraire nous considèrerons que tout ce qui se trouve à l’intérieur est notre propriété.

Maintenant, larbin, je vais aller me détendre. Tu payes la bière. »


Et Anton se leva et quitta la table pour quitter le bar, il rejoignit les trois combattants se trouvant à l’extérieur et leur fit signe qu’ils rentraient au QG.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 09 Mar 2018, 16:27

Nul n’en réchappera
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Abbadon suivit des yeux le butarien, imperturbable, puis prit le temps de terminer verre et cigarette. Une fois fait, il régla la note et s’en fut, retournant vers sa planque.

Bien plus tard dans la journée, dans le courant de la nuit en fait, Hilados rejoignit la planque à son tour. Abbadon avait beau savoir que le turien avait passé la journée avec ses comparses, consommant alcool et peut être d’autres substance, il n’en détectait pas les effets chez le Spectre. Soi qu’il disposait de secrets pour les faire disparaître, soit qu’il était extrêmement doué pour faire semblant de consommer, soit qu’il disposait de la résistance d’un krogan.

« Alors, comment ton seigneur de guerre a-t-il réagi ? ». Hilados arborait un grand sourire, preuve qu’il n’avait rien loupé de la scène. Abbadon répondit en grimaçant.
« Comme on pouvait s’y attendre. Mais il accepte la mission. La date et les fond ont été envoyés. ». Le galarien soupira. « En revanche, il a clairement dit que si on voulait le convoi, il faudrait participer. Sans doute aurait-il été moins exigeant avec une personne plus proche de ses vices, comme certains turiens. »
« Allons, c’est ta mission, quel intérêt aura mon évaluation si je ne te vois pas en action ? Son exigence ne change rien au plan. Tu rejoindras son escouade, vous exterminerez les gardes tandis que je surveillerai à distance, et nous repartirons avec les transfuges pendant que les Pacificateurs verront leur portefeuille se remplir. Si tu crains qu’ils nous trahissent, et bien, ce n’est pas impossible, mais c’est toi qui a choisi ce gang. »
« Il a moins de chance de nous doubler que les autres, en l’absence de réseau en dehors d’Oméga. Ça ne rend pas la probabilité nulle. ». Nouveau soupir. « Enfin, ça ira. Reste à savoir comment faire avaler au Pacificateur que l’escouade de renfort ne sera composée que de moi-même. ».
Hilados parti dans un grand rire. « C’est vrai, il serait dommage de se battre avant l’arrivée du convoi ! Je suis curieux de comment tu t’y prendras. ». Nouveau rire, tandis qu’Abbadon secouait la tête.

*****


Comment éviter que le butarien ne prenne la mouche en voyant ‘’l’équipe’’ de renforts ? Ce casse-tête occupa le galarien le jour suivant, tandis que la date approchait. Prétendre que le reste de l’équipe était à distance ne suffirait sans doute pas. Venir en assumant d’être seul pouvait être perçu comme une blague de mauvais goût. Agir avant alors, mais comment ? Abbadon rechignait à montrer ses capacités martiales, et refusait catégoriquement de dévoiler ses aptitudes biotiques. Dévoiler subtilement l’appartenance au Spectre ou au GSI ? Quel niveau de subtilité serait efficace sur le chef des Pacificateurs ?
Quelque chose de plus agressif, comme piéger la zone où il rejoindrait les Pacificateurs ? Cela éviterait peut-être un bain de sang immédiat, mais il était quasiment sûr que les mercenaires profiteraient de la première occasion pour le poignarder. Venir et prouver ses capacités dans un duel ? Pas sûr que les Pacificateurs pratiquaient ce genre de chose, et l’apprenti Spectre ne se considérait pas comme un bon combattant. En tous cas, pas s’il fallait éviter de tuer sa cible tout en cachant son habileté biotique.

Parallèlement à cette question, le galarien améliorait le plan avec son supérieur. Rien d’extraordinaire en soi : le turien prendrait position sur les toits au-dessus de la zone prévue pour l’embuscade, profitant de la géographie verticale de la station des secrets. Abbadon serait sur le terrain, équipé pour la courte et la longue distance, son Javelot lui permettant également de neutraliser des véhicules s’il y en avait en plus de celui qui transportait les scientifiques. Une fois les gardes morts, Abbadon prendrait la conduite du véhicule des transfuges et les emporterait sur d’autres docks, puis vers la Citadelle. Et dans le cas où ceci s’avérait trop risqué, il exécuterait simplement les transfuges.

Le seul risque, finalement, était que la première rencontre se passe mal. Mais le galarien fini par décider comment agir.

*****


Le territoire de Shoran était petit, surtout pour celle dont on disait qu’elle dirigeait la station. Une preuve supplémentaire de son cuisant échec face à Aria. Mais Abbadon ne s’était préoccupé de ceci que dans la mesure où cela impliquait que des renforts pouvaient venir plus vite. Le convoi n’arriverait que dans plusieurs jours, mais les reconnaissances avaient démarré dès qu’il avait su pour les scientifiques. Abbadon avait pris soin de noter les rondes et le matériel de surveillance automatisé le long du trajet prévu, ainsi que sur plusieurs voies d’accès. Infiltrant le réseau informatique, il avait libéré des virus dormants qui s’assureraient que rien ne se déclenche lorsque le moment d’attaquer serait venu. Enfin, il avait repéré les endroits les plus propices à l’embuscade selon lui, puis envoyé l’ensemble au chef des Pacificateurs en précisant bien que ‘’l’équipe’’ ferait selon les choix du gang. Désormais, dans son armure de noir mat, il passait le temps en vérifiant ses prévisions sur les rondes des hommes de Shoran, attendant que Ardak prenne ses décisions et le tienne au courant, reconnaissant ainsi le contrat passé. Ou reste silencieux, prenant alors le choix risqué de doubler le galarien, à moins qu’il ne s’agisse que d’une bouderie temporaire.



Dernière édition par Abbadon Bynare le Ven 09 Mar 2018, 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 09 Mar 2018, 19:22
Personne ne connaissait ce foutu batracien, personne.

La chose était frustrante, légèrement énervante mais pas étonnante. Depuis le départ, et malgré ses goûts plus que douteux, surtout lorsqu’on observe ses vêtements et son maquillage, le larbin semblait trop excessif pour être l’envoyé de Dahl Elkoss. Après tout le volus s’était toujours entouré de deux types de serviteurs, des combattants mutiques et serviles ou des rusés hommes et femmes d’affaire comme Jerata. Il serait étonnant que subitement le puissant financier se mette à recruter un roquet pédant.

Enfin sauf s’il désirait fâcher Anton, ce qui n’était pas totalement impossible. Toutefois, entre le fait que le galarien n’eut pas évoqué de connaissances communes, et qu’il aurait été plus intelligent d’utiliser un agent de Jerata comme intermédiaire, le colosse butarien doutait sérieusement de sa première impression. Mais le pire était que ses nouveaux doutes le ramenaient vers une hypothèse qui le dérangeait terriblement.

Le galarien était-il un agent d’une nation concilienne voir du Conseil lui-même ? Un Spectre peut être ? Après tout Machiavel avait été le pire terroriste de toute l’histoire et avait causé la mort de la conseillère galarienne … L’Union. Il était hautement probable que les galariens aient décidé de mener l’opération par eux-mêmes. Un agent du GSI donc. Mais quelque chose clochait encore, pour une raison ou une autre, le visage de ce turien revenait soudainement envahir les pensées du butarien. Quelque chose avec lui clochait, et d’après Harmitt, il n’était pas un habitué et était rentré tard de sa soirée, tenant avec une aisance impressionnante les consommations.

Et évidemment personne n’avait réussi à suivre ses traces. Par la suite. Un vrai fantôme.

Tout cela rendait Anton paranoïaque. L’idée de travailler avec le GSI, les Spectres, les Gardes Noirs ou toute autre saloperie provenant de ces nations décadentes le rendait malade. Aussi il ignora volontairement toute communication avec ses « alliés » dans cette affaire. Il envisagea même de conserver l’argent et d’envoyer chier ces individus, mais l’envie et la pulsion l’habitant balayèrent rapidement ses doutes, le poussant à reprendre contact. Après tout, s’il s’agissait vraiment de soldats entrainés, il serait idiot de ne pas les utiliser. Et il était indéniable que son contact avait l’œil, ses plans et tactiques étant parfaitement clairs et parfaitement ordonnés. Du travail de galarien.

Le message de contact fut très simple

« Réunion tactique au Venerae. Ce soir 20h. »

Que le galarien, ses troupes, le turien ou n’importe qui d’autre se ramène importait peu à Anton, la seule chose qu’il désirait était de prévoir l’opération. Pour ce qui était de trahir ou respecter l’accord … seul le temps pouvait répondre à cette épineuse question.

***

Bar Venerae
19h30


Tout le bar avait été fermé et seules les personnes prévues se trouvaient sur place. L’équipe des probables conciliens n’était pas arrivée, mais ce n’était de toute manière pas l’heure définie. Pour l’instant, il n’y avait que des Pacificateurs, une bonne équipe constituée de dix membres. La plupart étaient des jeunes membres, recrutés peu avant la Première Guerre d’Oméga, ou peu après, deux étaient d’anciens soleils bleus, les autres provenaient de gangs ou de bandes pirates. Ces membres avaient été choisi parce qu’ils faisaient partie de la même unité, et qu’ils avaient tous vécu dans l’actuel territoire de Shoran. Il serait intéressant de s’entourer de gens connaissant des détours, des planques ou simplement des contacts.

Le groupe était donc constitué de onze personnes, Anton qui s’était auto proclamé chef de l’opération, Ramirez et Sanchez, deux humains particulièrement doués avec le feu, Vigo, Arkio et Telhius, trois turiens. Vigo et Telhius étaient des accros du fusil à pompe, tandis qu’Arkio est un fou furieux s’armant de deux pistolets mitrailleurs. Il y avait aussi Burkos et Anat’olyo deux butariens particulièrement doués avec des snipers, et enfin les trois frères vorchas au nom imprononçables mais doté d’un QI ahurissant même pour leur espèce, c’est-à-dire qu’ils sont particulièrement cons. Toutefois ils compensent largement leur intelligence par une loyauté sans faille et une incompréhension totale de ce qui est dangereux.

L’équipe au complet formait une drôle d’image, entre les deux frères terriens bourrés de tatouages, les trois turiens peu bavards, les deux butariens occupés à picoler au comptoir et les trois vorchas s’insultant de tous les noms autour d’une table dans le fond. Le briefing de la mission avait déjà été fait, aussi la troupe tuait le temps en s’occupant comme ils pouvaient. Finalement la situation changea lorsqu’Anton revint de l’arrière-boutique, tenant dans chaque main une bouteille d’alcool fort. Dans la première il s’agissait d’un espèce de whiskey turien, dans la deuxième une bouteille de rhum butarien.

L’ambiance changea du tout au tout, tout le monde se réunissant autour de deux tables.

La demi-heure s’écoula ainsi, chacun dégustant son verre tandis qu’une compétition de fléchette faisait rage, Arkio étant en tête aux scores. Le seigneur de guerre observait sa troupe avec un amour sincère dans le regard, et se rappelait avec nostalgie l’époque glorieuse de son entrée dans l’armée Na’Hesit. Quel moment exceptionnel, un vrai partage.

Finalement la porte d’entrée s’ouvrit enfin pour laisser passer un galarien, le même que la dernière fois. Son visage maquillé et son turban ridicule, le batracien laissait cette même impression étrange qu’il ne faisait clairement partie d’aucun monde connu. Toutefois un changement majeur avait eu lieu et le guerrier, car c’était maintenant sa fonction, entrait cette fois-ci dans une armure d’une qualité extraordinaire. Clairement il s’agissait du matériel haut de gamme. Le doute vint à nouveau traverser l’esprit du butarien.

Mais le pire était indubitablement la démarche du galarien, qui se mouvait avec l’habitude de celui qui porte l’armure comme une seconde peau. Les doutes vis-à-vis du galarien s’estompèrent subitement. GSI ou autre saloperie de l’Union. Et le turien devait être son pote. Peut-être une opération de cette horreur qu’on nomme UCIP.

Ou alors, un Spectre et son acolyte. Ou deux agents surentrainés de Dahl. Les hypothèses étaient légions, mais Anton sentait au fond de lui que cet individu était une menace. GSI ou Spectre. Dans les deux cas la situation était amusante. Et Anton avait prévu quelque chose pour tenter de sonder ce type.

« Pile à l’heure. Mais je vous en prie galarien, installe-toi à notre table. »

Anton pointa la seule place libre à sa table, celle se trouvant juste à côté de la sienne, sur sa droite.

« En attendant nous avons réfléchi à l’opération, et avons défini un sigle pour se reconnaitre aisément. »

Les autres Pacificateurs gardaient le silence mais observaient avec curiosité cet inconnu, seuls les vorchas, qui se partageaient la seconde table avec Telhius, continuaient à se chamailler discrètement, ignorant complètement la situation. Anton aurait même parié qu’ils n’avaient pas compris qui était ce type.

Le seigneur de guerre montra finalement le sigle qui était peint sur la paume de sa main gauche, le signe des Spectres mais agrémenté d’une tête de mort de butarien, le signe d’Anton, le Spectre des Terminus comme il s’était amusé à se faire appeler. Dans le même temps, le butarien scruta avec un grand intérêt le visage de son interlocuteur, attendant qu’il réagisse, se trahisse ou vienne simplement s’assoir à la table.
Après tout, c’était au galarien de prendre la parole désormais.


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Sam 10 Mar 2018, 00:20

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« Réunion tactique au Venerae. Ce soir 20h. »

Abbadon regardait le message, réfléchissant aux implications. Il analysait la situation à la galarienne, en laissant ses pensées vagabonder sur plusieurs pistes à la fois.

Le butarien appliquerait bien la mission ; par appât du gain ou opposition à Shoran ; il ne se contentait pas non plus d’accepter le plan d’un autre ; à moins que ce ne soit qu’une manière de se mettre en valeur en usant les propositions d’autrui ?
Une invitation à une réunion tactique ; faire de son interlocuteur un membre décideur sur l’opération au lieu d’un simple intermédiaire ; une occasion de l'analyser ; une possible embuscade.
Accepter évidemment, se tenir prêt à une situation dangereuse, ne pas montrer de faiblesse et jouer de ce que le butarien pouvait deviner sans savoir. Deviner qu’il y avait plus ici qu’un simple intermédiaire entre un groupe riche et un mercenaire ; identifier les grands adversaires de Machiavel ; réduire le nombre possible de leurs agents. L’obtention des informations sur le quartier de Shoran devait suffire à faire considérer ses compétences à Ardak ; le risque était que le suzerain agisse de façon impulsive et attaque ce qu’il considérait comme un ennemi ; il faudrait alors réussir à le raisonner ou l’éliminer.
Et l'argumentation n'est pas mon fort,
conclu pour lui même l'ex-agent du GSI.

Ses réflexions faites, l’apprenti Spectre en partagea les fruits avec son chaperon, et tous deux se préparèrent à sortir.

*****


Le galarien marchait d’un bon pas dans les rues du quartier des Pacificateur. Il avait revêtu son armure, Venom au dos et Scorpion sur le côté, mais son turban était déroulé en une grande cape afin de dissimuler la plus grande partie de son équipement. Quand des rondes arrivaient et risquaient de l’observer de trop près, il enclenchait simplement son camouflage optique pour les éviter.
Hilados était parti plus tôt, confirma que le bar était entièrement bouclé pour la journée, puis s’était choisi un poste d’observation à distance. Le turien le tenait au courant de ce qui l’attendait au fur et à mesure, simplifiant encore la tâche du galarien.
Quand celui-ci atteignit le bar, il prit le temps d’observer un instant les lieux tout en ré-enroulant son turban autour de sa tête. Ne repérant rien de surprenant, il pénétra le bâtiment.

L’ambiance était entièrement différente. Le Venerae était vide, en dehors de Anton Ardak et dix de ses hommes. Abbadon analysa l’ensemble en un instant : tous des combattants – logiques – et pas tous des décideurs – impossibles que des vortchas en fassent partie. Une équipe prête à se battre dans l’instant si besoin, pas non plus en position d’embuscade, probablement l’ensemble du groupe que le chef mercenaire prévoyait pour l’opération. Abbadon hocha la tête en salut mais aussi pour lui-même : plus de monde aurait eu du mal à se glisser au sein du territoire de Shoran.

Anton Ardak prit la parole. Abbadon nota l’usage du vouvoiement et du tutoiement dans la même phrase – le butarien ne savait pas sur quel pied danser ? Puis rejoignit sa place, directement à côté du Pacificateur. L’avantage était que l’ensemble des individus présents faisait face au galarien, lui assurant qu’au ne le frapperait dans le dos, même s’il restait prudent en cas de 12ème mercenaire dissimulé. Le vrai défaut était la proximité avec le Pacificateur, dont les capacités martiales n’étaient pas à sous-estimer.

« En attendant nous avons réfléchi à l’opération, et avons défini un sigle pour se reconnaitre aisément. »

L’insigne des Spectres, avec une tête de mort butarienne. Le galarien avait entendu parler de la proclamation du suzerain, mais ne découvrait que maintenant le symbole.

Mise au défi ; compréhension du rôle de Spectre : menace puérile avant l’attaque ?
Parodie de ce qu’il affronte ; égo surdimensionné ; peut-être pas si abusif au regard des compétences.


Abbadon tacha de retenir un sourire sardonique devant la situation. Quelle que soit la raison pour laquelle le butarien lui montrait son symbole, il l’estimait cocasse.

« Fascinant. Je suppose qu’il faut bien démarrer un plan d’action quelque part. Dois-je me la peindre sur la main également ? ». Abbadon avait conscience de jouer avec le feu, mais il ne pouvait réfréner toutes ses pulsions, quand-même. De penché en avant pour observer le symbole sur la main gauche du butarien, il s’adossa à nouveau sur son siège, les pieds campés sur le sol et les mains à plat l’une contre l’autre. « Vous avez reçu toutes les informations concernant le trajet du convoi. Ce qui m’intéresse sera transporté dans un véhicule blindé, le reste de l’escorte prévue est plus légère. Il y aura des gardes à plusieurs checkpoints sur la route, et les rondes habituelles que je vous ai communiqué. Je peux créer une brèche temporaire dans les systèmes de sécurité automatisés. En d’autres termes, vous avez toutes les cartes en main pour décider du déroulement de l’opération.
Je vous accompagnerai pour récupérer le véhicule et son contenu. »
. Abbadon se tût un moment. « Ceci dit, quel est votre plan ? »

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Lun 12 Mar 2018, 20:30
Anton scrutait le galarien, un soupçon d’agacement et une lueur de violence dans le regard.

« J’aurais plutôt dit sur le front, ça serait dommage de cacher ce qui saute aux yeux. »

Il y avait une certaine malice dans le ton et Anton referma le poing, masquant à nouveau le signe qu’il avait dévoilé tout récemment. Et à peine la main refermée, le sujet n’intéressait déjà plus le seigneur de guerre qui regarda chacun de ses combattants, un par un, ignorant délibérément le batracien. Ce n’est que lorsqu’il reprit parole, que le galarien attira à nouveau l’intérêt du butarien. Sa manière de s’exprimer avait bien changé, terminé les « nous » ou « notre » bien mystérieux. Il était désormais question d’un « je » bien affirmé.

Nuls doutes, il ne s’agissait pas d’un représentant de Dahl Elkoss, ce dernier n’utilisant que rarement des personnes ayant ce qu’on appelle vulgairement une personnalité. Hormis Jerata, il n’avait jamais utilisé que des torchons jetables.

« Ce qui t’intéresse. » Le pronom s’agitait dans la bouche d’Anton comme un bon verre de vin que l’on apprécie. « J’ignorais que nous avions affaire à un grand ponte, et les Pacificateurs n’aiment pas les surprises. Si tu nous accompagnes alors la somme nécessaire pour l’opération n’est plus celle que nous avons reçue, un ajustement doit être fait pour continuer ce partenariat. »

Le seigneur de guerre regardait son interlocuteur avec un sourire sardonique et s’attendait presque à voir ce galarien lui bondir dessus, aussi il attrapa sa lame de la main gauche, celle-ci se trouvant attachée dans son dos, à sa ceinture.

"N'avez-vous pas exigé d'être accompagné, pour que les Pacificateurs ne considèrent pas comme leur propriété tout ce qu'il y aura à trouver ? Qui de mieux pour venir que le commanditaire ?"
Mine de rien, Abbadon s'amusait. La tension palpable dans la pièce se disputait avec les sous-entendus à peine voilé du butarien et le plaisir que commençait à éprouver le galarien en le frustrant. Mais la prudence restait de mise, surtout si les mercenaires imaginaient que le galarien était seul. Ils pourraient envisager de trahir un individu isolé.

"Comme convenu, les crédits reçus sont une avance. Le montant total sera à la hauteur de l'implication des Pacificateurs. Et plus encore, pensez à l'avenir. Les cinq suzerains ne le resteront qu'un temps, vous vous déchirerez bientôt entre vous. Aujourd'hui, vous évitez de devenir le perdant de cette histoire, et préparez ce qui suivra votre victoire. Aujourd'hui, vous faites de potentiels futurs ennemis mortels des partenaires."

Ardak semblait en vouloir toujours plus, et le Spectre était prêt à accéder à ses demandes dans une mesure raisonnable. Mais surtout, il voulait lui faire comprendre un fait qui ne lui plairait sans doute pas : le Conseil avait le bras long, un véritable dirigeant d'Oméga deviendrait vite une cible privilégiée, si celui-ci ne se montrait pas raisonnable.

Voilà maintenant que le galarien se déclarait commanditaire. L’information était intéressante, peut-être n’était-il pas protégé par ses supérieurs, quels qu’ils soient. L’idée de trahir était puissante, elle susurrait à l’oreille d’Anton avec l’art d’une séductrice professionnelle. Mais aussi tentant que cela pouvait être, il était impossible de décider une chose sur une simple supposition. Et puis, Anton avait tout fait pour faire accuser Shoran de l’attaque sur la colonie humaine, il était idiot de tout sacrifier sur une pulsion.

Mais le cas de cette cargaison restait douteux. Qu’est-ce que Shoran allait recevoir qui pouvait bien fournir une telle puissance à ces monstres biotiques ? Des cuves d’ézo mutant ? Des notes de recherche, les créateurs du projet, des biotiques « noirs » sous contrôle ? Des piqueurs contenant une substance qui dope les biotiques ? Tant de questions et si peu de réponses. Dans tous les cas, il était dommage de laisser passer l’opportunité de fabriquer une telle force de frappe. Peut-être qu’un datapad de données pouvait malencontreusement disparaitre.

« Nulle exigence pour votre présence, commanditaire. » Le mot était sérieusement moqueur, limite insultant. « Vous avez décidé de vous joindre à nous uniquement parce que vous craignez que cette cargaison ne tombe entre de mauvaises mains, enfin en dehors des vôtres. Mais qu’importe, des questions plus importantes requiert notre attention. La cargaison, manipulable ou il nous faut un transporteur ? Le vaisseau qui transporte le tout, de type militaire ou de transport ? Avez-vous envisagé une diversion pour éviter l’action trop rapide de renforts ? Si vous deviez périr durant l’opération, sommes-nous tenus de récupérer la carcasse ? Lorsque l’opération sera débutée, il y aura besoin d’une chaine de commandement claire, une proposition ? »

Le galarien semblait avoir longuement réfléchi à l’opération, il était donc le plus à même de répondre à tout ceci. Et il était intéressant de connaître à quel point il s’estimait capable en mission. Anton allait parier que le batracien pousserait le vice jusqu’à vouloir assumer le commandement. Et le butarien l’espérait franchement, après tout il est plus facile de trahir lorsqu’on est dans les coulisses que sous le feu des projecteurs.

« Au cours de l’opération, et quel que soit la décision vis-à-vis de la chaine de commandement, les Pacificateurs pourront réclamer la capture d’un prisonnier, ou la mise à mort d’un individu en particulier. Si tu ne suis pas, nous considérerons l’accord comme rompu. Si tu pars seul, nous considèrerons l’accord comme rompu. La même chose sera appliquée à chacun de tes soutiens.

L’accord tient de maintenant jusqu’au moment où nous rejoindrons un point d’extraction que nous définirons lorsque nous aurons récupéré, ou exécuté les cibles. Est-ce que les conditions vous agréent ? »


Les conditions étaient sobres pour Oméga, mais pas non plus dépourvues de petites clauses cachées. La grosse interrogation concernée l’accord du galarien pour ce qui concernait les éventuels objectifs secondaires.

« Ah, et il nous faut un nom, pour éviter de gueuler batracien en pleine opération. »
Anton lâcha son plus beau sourire. En vérité, et malgré l’évidente obédience pour une puissance merdique, le seigneur de guerre commençait à estimer

"L'objectif est de prendre contrôle du véhicule blindé transportant la cargaison. Il n'est pas doté d'armements. Comme dit, je peux créer des brèches dans la sécurité automatisée afin de gagner du temps. Si vous souhaitez une diversion à base de combattants, c'est à vous de vous en charger.
Je vous laisse la direction de l'opération sur place. Faites autant de prisonniers et d'exécutés que vous le souhaitez, tant que l'objectif est atteint. Je m'adapterai au fonctionnement de votre groupe d'assaut.

Si prendre contrôle du blindé de transport est impossible, ou si je suis abattu, détruisez-le à l'arme lourde. Il n'y aura pas de dommages pour la station, mais il doit être intégralement anéanti ainsi que son contenu. Ne prenez pas le risque de l'ouvrir seuls. Vous recevrez votre paiement une fois la mission remplie, même si je suis mort.

Tant qu'à mon nom, vous n'avez qu'à m'appeler Dahl."


Le sourire d’Anton disparu subitement lorsque le galarien donna son « nom ». Non définitivement, il ne s’agissait pas d’un larbin du volus. Il avait bien trop d’estime et d’amour propre pour laisser un sous-fifre l’utiliser ainsi. Donc le galarien était bel et bien un foutu agent de ces raclures conciliennes. Le poing du butarien tenant le manche de son couteau de contracta si violemment que la jointure devint blanche et une vive douleur l’envahit. Pendant de longues minutes, Anton manqua de peu d’ordonner à ses hommes de mettre en pièce ce sac à merde, puis le désir de nuire à Shoran vint s’imposer de lui-même.

Aussitôt, la pulsion meurtrière quitta l’esprit, dès lors calme, du seigneur de guerre qui lâcha son arme des mains.

« Bien, nous utiliserons le nom de code Machiavel alors. Maintenant, mes combattants et moi aimerions boire. Vous savez ou se trouve la porte. »

Et toute l’équipe scruta alors le galarien, observant froidement celui qui semblait avoir énervé leur chef. Et ce dernier ne perdit pas plus de temps et s’éclipsa sans un regard en arrière, non sans enrouler rapidement son armure avec l’aide de son turban. Lorsque la porte se referma, Anton scruta ses combattants et activa son omnitech pour chercher un éventuel micro. Rien ne fut trouvé, mais cela ne calma pas les doutes du Pacificateur, qui ignora alors la chose et entreprit de boire avec ses soldats.

Bientôt une partie allait peut être mourir, alors autant qu’ils profitent un peu …


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Mar 13 Mar 2018, 13:16

Nul n’en réchappera
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Le galarien repartit de sa rencontre avec les mercenaires aussi rapidement et discrètement qu’il était venu. Une fois à sa planque, il lâcha un long soupir. Il devrait vraiment faire des efforts pour discuter aimablement avec les mercenaires. Il avait beau se dire que jusqu’ici, cette attitude nonchalante lui avait toujours permis de s’infiltrer en menant ses adversaires à le sous-estimer et le prendre pour un free-lance comme un autre, ce n’était clairement pas la bonne idée quand il devenait commanditaire et dirigeant de l’action.
Hilados revint peu après. Les deux Spectres échangèrent un regard, et Hilados fit non de la tête. Il n’était pas resté longtemps après le départ d’Abbadon, ne pouvant observer ni écouter convenablement les Pacificateurs. Le galarien haussa les épaules. Il n’aurait qu’à s’adapter sur place si la situation l’exigeait.

*****


Le jour de l’embuscade

Le Spectre était arrivé en avance au point de rendez-vous, à proximité du territoire de Shoran. Entre ses rencontres avec les Pacificateurs, il avait méticuleusement observé les méthodes de surveillance des Ravageurs, et pouvait maintenant prédire avec fiabilité leurs comportements. Même si c’était mâtiné de certaines habitudes mercenaires, le style de Shoran correspondait clairement aux militaires turiens, renforçant encore un peu plus les soupçons sur son identité réelle. Abbadon réfléchissait aux implications au-delà, se demandant si la turienne ne faisait que récupérer le travail de son frère, ou si elle était son alliée depuis le début.
Cette interrogation ne changeait rien, en soi, à l’opération du jour. Mais pouvait impliquer d’autres choses à l’avenir. Notamment sur cette question cruciale : le Conseil devrait-il choisir le prochain dirigeant d’Oméga ?
Cela n’aurait rien de sorcier. Il suffirait de soutenir discrètement l’un des suzerains, ou un autre individu plus propice à l’espace concilien, lorsque les événements tomberont dans la violence. Shoran avait un temps eu les faveurs du Conseil : elle était prévisible, son gang ne dépassait pas les limites d’Oméga, et plutôt ouverte aux apports conciliens. Mais les récents événements allaient contre cette possibilité.
Le souci était de savoir qui pourrait la remplacer. Les Soleils Bleus, Eclipse et les Berzerkers étaient trois gangs déjà trop répandus, parfois même jusque dans l’espace concilien. Leur accorder du soutien sur Oméga entraînerait le Conseil dans un engrenage dangereux. Ou alors un soutien officiel, mais même là, le gang vainqueur risquerait d’en tirer trop de pouvoir. Cette observation ne laissait que deux choix : soutenir sur moyen et long terme un autre dirigeant potentiel, que personne n’avait sous la main, ou soutenir Anton Ardak et ses Pacificateurs.
D’une certaine manière, cette mission permettrait d’évaluer le potentiel du cinquième suzerain. Et si le rapport se montrait positif, une enquête au long court deviendrait nécessaire.

Cessant de laisser divaguer son esprit, Abbadon se reconcentra sur sa mission se rappelant le plan mis au point. Il n’y avait pas eu d’autres réunion stratégique, seulement des échanges brefs par omnitech, suffisants pour détailler l’opération. Le trajet du convoi étant connu, un lieu d’embuscade entre deux checkpoints fût choisi. Les Pacificateurs et Abbadon s’y tiendraient en position. Le galarien ferait tourner en boucle les appareils automatisés à proximité, puis éteindrait le système sur une autre zone du territoire de Shoran pour créer une diversion au moment d’attaquer le convoi. Abbadon ne savait pas si Ardak comptait profiter de cette brèche pour faire mener une seconde opération, et ne s’en préoccupait pas.
Une fois l’escorte éliminée, le Spectre prendrait le contrôle du véhicule blindé, et toute la troupe quitterait le territoire de Shoran par le même chemin emprunté à l’aller. Avec un peu de chance, l’embuscade serait assez vive pour que personne ne se rende compte de ce qu’il s’était passé avant qu’il ne soit trop tard, mais le galarien en doutait.
Une fois en dehors du territoire de Shoran, le galarien et son véhicule passeront sur un autre étage de la station, tandis que des véhicules leurres feront leur apparition à proximité et que les Pacificateurs rejoindront leurs quartiers. Il suffirait ensuite d’atteindre le spatioport privé où le vaisseau des Spectres attendait, puis d’embarquer les scientifiques et de quitter la station.
Tel était le plan officiel. Maintenant, Ardak ne savait pas qu’un second Spectre serait présent, suspendu sous l’étage supérieur de la station et surveillant à distance une large portion autour de la zone d’embuscade, prêt à intervenir si cela était nécessaire. Et Abbadon soupçonnait le suzerain d’avoir ses propres plans cachés.

L’heure arriva, et les Pacificateurs firent leur apparition. Le galarien sorti de son recoin et les rejoignît. Une nouvelle fois, son turban était libéré, couvrant en partie son armure. Il eût un bref hochement de tête, puis activa son premier virus dormant, assurant que aucun appareil ne détecterait les intrus en chemin vers l’embuscade. Il partagea également les endroits où des sentinelles devaient se tenir, et demanda au chef butarien si ce dernier voulait que le galarien parte devant ou préférait l’avoir au sein de la première ligne. Dans son dos, le Javelot comme le Venom lui permettait d’assurer les deux rôles.


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Mar 13 Mar 2018, 16:23
Ramirez était assis sur caisse et mâchait, tout sauf discrètement, un chewing gum au gout impossible à identifier. L’humaine avait une attitude si louche que cela en arracha un sourire d’amusement à Anton qui regardait chacun de ses soldats à tour de rôle. Ils attendaient tous l’heure avec une impatience non feinte, tout particulièrement Vigo et Burkos qui s’invectivaient mutuellement pour faire monter leur tension d’un cran. De son côté, le seigneur de guerre vérifiait que ses armes étaient en parfait état et que ses soldats évitaient de faire une connerie en attirant inutilement l’attention. Après tout, ils étaient une troupe très bien équipée en territoire étranger.

Soudain Arkio et Sanchez apparurent et indiquèrent, d’un signe de tête du turien, au reste du commando que l’heure était advenue. Aussitôt les sourires disparurent et les casques masquèrent les traits des combattants. Les règles étaient simples, on abandonne personne, on ne laisse personne en vie, si quelqu’un tombe, on incinère le corps. Pour cette dernière règle, chaque soldat possède une paire de grenades incendiaires et des munitions incendiaires. Seul Anton possédait des munitions cryo, petit cadeau pour les éventuels biotiques locaux, et pour s’éviter de tomber désarmé face à de ces monstres à la biotique particulière.

Trépanation, le pirate AT-12 et le carnifex regagnèrent leurs rangements respectifs et chacun termina de faire ce qu’il avait à faire. C’est-à-dire que les deux humains prièrent leur Dieu, les trois turiens se saluèrent de la tête, les deux butariens se donnèrent quelques accolades chaleureuses et les trois Vorchas se collèrent quelques coups de tête, vraisemblablement sans craintes de perdre quelques neurones supplémentaires. Puis chacun se présenta face à Anton qui les gratifia d’une petite tape amicale sur l’épaule. La troupe partait au combat.

***

Ils arrivèrent au lieu de rendez-vous avec un très léger retard, volontaire, et découvrirent le galarien déjà sur place. Anton s’avança jusqu’à ce dernier et lui offrit un très léger signe de tête, en s’inclinant sur la droite, et lui lâcha, sardonique.

« Mes plus sincères salutations Machiavel. »

Puis le seigneur de guerre expédia à chaque omnitech un plan détaillé de la zone, ainsi que la mise à jour concernant l’emplacement et le parcours attendu des sentinelles. L’opération allait se dérouler en deux temps, d’abord le commando allait prendre de l’avance sur l’escorte et se chargerait d’éliminer tous les individus couvrant l’avancée du véhicule lourd. Le nettoyage terminé, le reste serait extrêmement classique, attaque du convoi, prise de contrôle de tout le bordel et fuite vers un dock désigné par le galarien. Enfin normalement.

« Nous allons nous séparer en deux équipes, les zones supérieurs doivent être nettoyées pour éviter des tirs surprises. »

Anton projeta un plan en 3D de la zone et indiqua les deux bâtiments les plus hauts, s’étalant sur de nombreux étages de la station.

« Ces deux bâtisses sont un lieu de squat de plusieurs gangs, donc certains sont très liés à Shoran, si l’assaut devait attirer l’attention sur place, nous serions confrontés à une véritable armada. L’autre problème concerne cet endroit. »

Le seigneur de guerre plaça en surbrillance un bâtiment qui ne payait pas de mine, mais qui se trouvait dangereusement proche de la zone définie pour l’embuscade.

« C’est une cachette des ravageurs, normalement elle sert surtout à interroger des prisonniers ou comme hôpital temporaire. Toutefois mes informations peuvent être complètement fausses maintenant que les ambitions de la turienne ont changé. Si ça se trouve, elle avait prévu de transvaser ce qu’elle reçoit et utiliser le convoi comme une couverture. C’est la seule planque sur l’itinéraire aussi c’est le seul moment où la situation peut réellement changer la donne. Il faut donc prendre le contrôle du véhicule avant cet endroit.

Il existe aussi la possibilité qu’une armée s’y terre en renfort. Donc la première équipe va éliminer tous les snipers et les sentinelles puis se rendre à cet emplacement pour trouver un moyen de bloquer la zone. Il n’y a qu’une seule entrée donc ce devrait être facile de bloquer ça. Machiavel, tu vas prendre le commandement de cette équipe. Opération, nettoyer les observateurs qui se trouveront à ces étages dans le premier bâtiment. »
L’immeuble le plus proche de la cachette se bloqua dans la même surbrillance colorée. « La seconde équipe va neutraliser les observateurs du second bâtiment puis nous nous occuperons de l’escorte du convoi. Lorsque ce sera fait, les deux équipes se rejoindront au point précis où nous avons convenu de mettre en œuvre l’assaut. »

Une large croix vint se placer à l’emplacement.

« L’opération est on ne peut plus simple. Elimination des sentinelles, on bloque les éventuels renforts et on s’empare du véhicule.

Pour s’assurer le calme, chacun va s’équiper de charges. Nous les placerons aux deux étages de l’immeuble, lors de la pris du contrôle du véhicule nous les ferons sauter. Cela nous assurera un repli relativement tranquille dans le chaos ambiant.

Une fois en possession du véhicule, nous gagnons un autre, nous transvasons ce que le convoi contient dans un second véhicule et nous gagnons les docks. Pour gagner du temps, nous sommes tous équipés de bottes à propulsions qui nous permettrons de sauter directement depuis l’étage pour gagner la rue. »


Anton se plaça devant le galarien.

« L’opération vous convient Machiavel ? »


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 16 Mar 2018, 16:24

Nul n’en réchappera
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Ah, Machiavel. Le surnom en soi ne dérangeait pas le galarien. Le vrai souci était que s’il était appelé ‘Machiavel’ durant les affrontements, et que des témoins l’entendait, alors de nouvelles rumeurs courraient sur le terroriste. Mais cela resterait raisonnable, et qui sait, permettrait peut-être même de faire sortir des adorateurs du turien.

Le plan était au point. Abbadon et son ‘équipe’ contre une tour, les Pacificateurs contre l’autre, puis ces derniers se mettraient en position tandis que le galarien neutraliserait le point d’accès d’éventuels renforts. Des charges explosives seront placées et serviront à couvrir la fuite. Le seul bémol était que le butarien prévoyait de transvaser la ‘cargaison’ dans un autre véhicule, ce que le galarien préférait éviter.

« Dans l’idéal, la cargaison ne sera pas transvasée. Je neutraliserai tous mouchards s’il y en a dessus, et le second véhicule pourra servir de leurre. Le reste est bon pour moi. ». Le galarien s’empara d’un sac de charge, l’ajoutant à ses explosifs habituels de saboteur, puis enfila les bottes à propulsions. Son omnitech les analysa rapidement, s’assurant qu’elles étaient conformes à ce qu’il pouvait en attendre. « Nous nous retrouverons sur le lieu de l’assaut. Je vous tiens au courant si j’apprends quelque chose digne d’intérêt. ». Sans un mot supplémentaire, le galarien pénétra le territoire des Ravageurs.

*****


« Tu comptes t’attaquer seul à la tour ? »
« Pas m’attaquer. Le but n’est pas d’en tuer tous les occupants. Juste de s’assurer qu’ils ne se rendront pas compte des événements à l’extérieur. »

Le galarien marchait vite, évitant habilement les gardes et sentinelles. Il ne les éliminait pas, ne représentant pas de danger pour l’opération, à part si leurs absences étaient découvertes. Il marchait sous les caméras sans s’arrêter, sachant que ses virus tournaient à plein régime et qu’il n’apparaissait sur aucun écran. De ruelles en ruelles, parfois passant par les toits, sa cible s’approchait.

« Je vais déjà prendre contrôle des communications. Puis utiliser leurs appareils pour repérer les individus présents. Enfin, éliminer les gêneurs. ». Le galarien, au pied de l’immeuble, s’activait sur le réseau électrique et les câbles transmettant les connections extranet. « Les installations de la station des secrets sont minables, mal entretenues, pas protégées. Ça simplifie grandement la tâche. ». Une dernière manipulation, et le galarien vit sur son omnitech tout le réseau du bâtiment, et tous les individus y étant connecté. Il ne bloqua pas le contact avec l’extérieur, pas encore, et se dirigea vers une entrée à l’arrière, où personne ne surveillait.
« Pas mal, pas mal, bien pratique cette astuce. ». La voix du turien ronronnait presque. « Il y a bien une centaine de personnes ici, mais peu semblent surveiller. Dix, peut-être. Tu comptes les avoir sans que personne à l’intérieur ne s’en aperçoive ? »
« Shoran n’est pas avare en discours. J’ai de quoi reproduire sa voix. Ils vont simplement recevoir l’ordre d’ignorer ce qui se passera sur notre trajet, et de ne pas encombrer les ondes. Quand les événements arriveront et qu’ils se douteront de quelque chose, il sera déjà trop tard pour intervenir, et leur tour s’effondrera. »
« J’espère pour toi qu’ils ne sentiront pas l’embrouille. »
« Ce ne sont pas des Ravageurs, mais des gangs de squatteurs. Ils n’ont pas la même discipline, et pas la moindre envie de s’opposer à Shoran, surtout si elle leur ordonne de ne rien faire. »

L’intérieur du bâtiment était miteux. Un turien qui aurait pu être un garde, avec son équipement, mais n’était qu’un drogué en plein trip sur le sol ne réagit pas d’une crète quand Abbadon l’enjamba. Le galarien poursuivit son avancée, scrutant aussi les réactions des sentinelles au message de ‘Shoran’. La plupart avaient simplement obtempérés, mais l’une demandait des précisions. Un bref passage sur son omnitech indiquait qu’il s’agissait d’un Ravageur au courant de l’arrivée du convoi, et qu’il était censé faire partie de la surveillance de celui-ci. Abbadon s’isola dans un recoin discret du premier étage et envoya un nouveau message : une embuscade était attendue, des taupes se trouvaient dans son immeuble, cet ordre était un moyen d’identifier celles-ci ; une cache d’arme se trouvait au premier étage, la sentinelle devait s’y équiper et se tenir prêt à se débarrasser des traitres. Celle-ci accusa réception, puis Abbadon observa sur son omnitech l’individu s’éloigner de son poste et se diriger vers l’étage en question. Le galarien reprit sa marche et s’embusqua sur le chemin de sa cible.

Il s’agissait d’une humaine, fusil Viper au dos, qui avançait d’un air soupçonneux avec un pistolet enclenché au poing. Elle ne vit pas la main venir, ne sentit que trop tard la surcharge utilisée contre son front l’assommer, puis le pied du galarien lui écrasa la nuque. Le Spectre tira le cadavre et l’abandonna dans un placard où s’entreposaient des déchets couverts de poussière. Il reprit ensuite sa route, gardant un œil sur les entrées de l’omnitech de la femme pour s’assurer qu’elle n’avait averti personne. Rassuré, Abbadon termina sa tâche en disposant les explosifs au deuxième étage, prêts à réduire le bâtiment entier en cendres. Il quitta enfin le bâtiment, et détourna cette fois-ci les communications extérieurs, les obligent à passer par son propre omnitech.

« Première partie de l’opération faite, équipe 1 vers le second objectif. »

Abbadon n’ajouta rien, se contentant ainsi de tenir vaguement au courant le butarien, et s’approcha du second bâtiment. Celui-ci semblait désert, n’avait pas d’étages mais peut être des sous-sols. Celui-ci inspirait quelque chose au galarien, qui le retrouva après quelques secondes de réflexions. C’était là que le Pacificteur, encore au service de Shoran, avait enlevé Dahl Elkoss. Le galarien sourit. C’est fou comme les mêmes lieux retrouvaient régulièrement de l’importance.
Un tour du bâtiment ne lui apprit rien, il ne possédait ni fenêtres, ni seconde ouverture, ni boitier de connexions externe. L’agent se résolût à approcher de la façade, à priori non surveillée. On y trouvait une porte de taille anthropomorphe et une plus grand en métal qui devait servir pour des véhicules. L’espion hésitait sur la marche à suivre. Placer des explosifs ici était trop visible, cela serait remarqué. Détruire le bâtiment sonnerait l’alarme. Ne rien faire était laisser une variable inconnue dans l’équation. Le pénétrer pouvait le mener à faire face à une armée. Mais son omnitech ne lui indiquait rien derrière les murs.

« Hilados, quelque chose sur ton sniper ? »
« Nada. »
« Je vais entrer. »
« Bonne balade ! »

Abbadon poussa doucement la porte. Verrouillée mécaniquement, et pas électroniquement. La grande porte des véhicules : pareil. Il toqua : aucune réponse. Le galarien émit un grognement de frustration. En désespoir de cause, il plaça des déclencheurs aux deux sorties, reliés à des explosifs aux coins du bâtiment. Si quelqu’un entrait ou sortait, l’ensemble s’effondrerait. Mais le travail était peu discret, quelqu’un venant de l’extérieur s’en apercevrait. Abbadon misait sur le côté désert du lieu, personne ne l’ayant interrompu durant son observation. Il reparti, se dirigeant vers le lieu de l’embuscade où l’attendait les Pacificateurs.

*****


« Le second bâtiment est piégé. Si des renforts en viennent, ils seront vite bloqués. »

Abbadon avait son Javelot en main, le charge d’énergie était enclenchée, faisait faiblement briller l’arme d’une couleur rouge agressive. Il se mit en position sur son toit, observant dans sa lunette l’endroit où le convoi ne tarderait pas à apparaître, comme prévu. Pour l’heure, aucun comportement suspect à signaler, selon Hilados.
Le plan du galarien était simple. Profiter de l’effet de surprise pour éliminer directement le pilote du véhicule. Le Javelot était une armée complexe à utiliser mais dévastatrice même sur de longues distances, apte à percer le blindage vitré, le bouclier et l’éventuel casque du conducteur. Tandis que celui-ci mourrait, les Pacificateurs tueraient l’escorte, Abbadon rejoindrait le véhicule, et tous disparaitront dans le chaos provoqué par la chute des tours.

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Jeu 05 Avr 2018, 15:55
Ainsi, Machiavel ne désirait pas que la cargaison soit transvasée. A peine l’information s’imprimait dans l’esprit du butarien que déjà des plans germaient en tous sens. Un grand sourire naquit sur les lèvres d’un Anton l’esprit déjà complètement à l’opération.

« Bien évidemment. »

C’est tout ce que l’ancien chasseur de prime répondit aux demandes du galarien, tandis qu’il indiquait à ses combattants de prendre le chemin de l’immeuble.

***

La troupe s’avançait en toute décontraction, saluant d’un signe de tête les quelques gangsters trainant dans le coin, la plupart de vulgaires dealers restant le plus possible pour grappiller quelques crédits de plus, enfin espérant le faire malgré l’absence visible de tout acheteur potentiel. Evidemment, pour éviter de trop paraitre louche, le commando s’était réparti en trois groupes. Le premier, composé de Burkos, Vigo et Ramirez, avait pour objectif de se placer non loin du lieu de l’embuscade et de s’assurer qu’aucunes surprises ne les attendaient.

Le second groupe, composé des trois vorchas et de Telhius, devaient rejoindre l’entrée de l’immeuble et d’y rester, afin de s’assurer que personne n’entre sans prévenir. Le dernier groupe, dirigé par Anton et composé du reste du groupe, allait entrer directement dans la cible, et se rendre sans attendre à l’étage visé. Une fois en haut, ils allaient nettoyer la zone, puis le deuxième groupe allait miner le rez-de-chaussée. Un plan simple.

Arrivé à l’entrée de l’immeuble, Anton jeta un coup d’œil pour jauger de la position et de la situation des deux autres groupes, le premier était encore à mi-chemin et avançait avec une nonchalance extrêmement bien simulée, enfin les vorchas ne devaient même pas être conscient de la dangerosité de la situation après tout, le second quant à lui, il faisait un détour pour éviter d’arriver en même temps à l’entrée, donnant l’impression d’exercer une patrouille. Heureusement, les dealers ne semblaient guère étonnés devant ces individus qui se baladaient ainsi armés. Sûrement qu’ils étaient assimilés à l’opération qui avait fait interdire la rue aux civils.

Une bonne chose que Shoran n’avait pas égrené les ravageurs pour s’assurer la sécurité, enfin la situation allait changer lorsque le transporteur s’approcherait de la zone, mais pour l’heure il était sûrement important de régler le problème des snipers et des observateurs. Normalement il n’y avait que des gangs mineurs qui sévissaient dans l’endroit, mais il n’était pas étonnant que la turienne ait mis quelques ravageurs pour s’assurer qu’ils ne se tournent pas les pouces.

Et en toute honnêteté, Anton espérait sérieusement que la chose était véridique, le plaisir de mettre à mort un gangster n’était rien en comparaison de massacrer un foutu ravageur.

L’entrée de l’immeuble ne fut pas un grand défi, il y avait bien longtemps que la racaille avait court-circuité la porte pour pouvoir se balader en toute liberté dans l’endroit. Aussi le commando n’eut guère plus à faire pour entrer que d’ouvrir la porte à la main, la situation quelque peu lorsqu’ils atteignirent le hall, une dizaine d’individus zonés sur place, certaines complètement défoncés, d’autres écoutant une musique étrange importée par les humains.

La plupart étaient des turiens, mais il y avait aussi un galarien et deux humains, et ils réagirent immédiatement à l’endroit des quatre soldats bien armés. Un turien particulièrement grand se releva et s’avança jusqu’à eux dans une étrange gestuelle endémique des passionnés de cette nouvelle musique faisant fureur au sein d’Oméga.

« Hey les mecs, vous faites quoi ici ? C’est la boss qui vous envoi ? On l’a déjà dit tout se passe bien. » Le turien se retourna vers ses amis et leur fit un signe incompréhensible. « Hein les mecs. » Il n’eut pas le temps de se retourner.

Sanchez dégrafa deux grandes incendiaires qu’il expédia sur quatre gangsters situés sur le flanc gauche, Arkio et Anat’olyo libérèrent un déluge de feu sur le flanc droit. De son côté, Anton dégaina en urgence son AT-12 et lâcha la purée dans le dos du colosse turien, puis dans ses amis situés en face lorsque la carcasse inerte du gangster atteignit lourdement le sol. L’échange fut totalement unilatéral, pas un seul gangster n’eut le temps d’ouvrir le feu, enfin hormis ceux qui terminaient de calciner à même le sol.

Bien évidemment, le quatuor s’était équipé de silencieux aussi l’échange, rapide, fut aussi très discret. Enfin restait le problème des hurlements et ça il était peu probable que personne ne l’eut entendu. Aussi le seigneur de guerre contacta le deuxième groupe.

« Entrez immédiatement dans l’immeuble, sécurisez l’entrée. On monte. »

Réception du message, accord. Le colosse butarien coupa son omnitech et fit signe à sa compagnie de le suivre. Ils accélérèrent le pas, gagnant avec vélocité le premier étage tandis qu’un individu lambda s’avançait, l’air fatigué, la clope au bec, de l’escalier, sûrement pour chercher l’origine du bruit. S’il ne s’était s’agit d’Oméga, sûrement que l’individu aurait été éliminé avant toute réaction, mais ici, ou les règlements de compte sont aussi nombreux que fréquents, l’asari comprit extrêmement vite la précarité de sa situation lorsqu’elle perçut le premier soldat grimper en courant, et elle expédia la cigarette d’un hoquet de surprise puis s’en alla rejoindre l’étage suivant à la course la plus extraordinaire de sa vie.

La situation risquait de dégénérer, et l’agacement à l’idée de perdre la face devant ce foutu galarien rendait Anton fou furieux. Aussi, le seigneur de guerre réussi le tir le plus chanceux de toute sa vie, le tir percussif parti sans qu’il ait réellement visé, ni eu le temps de réfléchir, et il atteignit la cheville droite de véloce fuyarde, le choc fut tellement violent, que l’asari fut propulsé en avant et son front frappa avec une force étonnante une marche, laissant siffler dans l’air le craquement atroce d’une boite crânienne tandis qu’elle libérait son contenu à même le sol.

Sifflement admiratif de Sanchez.

De son côté, l’ancien ravageur fit signe à ses combattants de s’arrêter. Arkio s’en alla dans le couloir du premier étage pour s’assurer que personne d’autre ne réagissait, tandis qu’Anat’olyo partait en éclaireur vers le deuxième étage. Sanchez attrapa la carcasse de l’asari, récupéra son comlink et la fit basculer pour qu’elle rejoigne le rez-de-chaussée. Et dans le même temps, il salua le second quatuor qui sécurisait désormais les lieux.

Quelques minutes plus tard, rien n’avait changé, et les deux éclaireurs revenaient tout en faisant signe qu’ils n’avaient rien de plus à signaler. C’est finalement le comlink de l’asari qui changea la situation, en effet, l'ancienne vivante recevait un appel. Activant l’appel, Anton écouta sagement les premiers mots s’élever.

« Dis à ce foutu Kirlius de se ramener. S’il refuse dis-lui que je détruis sa réserve de sable rouge … » Elle semblait s’apprêter à rajouter quelque chose, mais le bruit d’un objet qui se brise coupa la discussion, et la personne à l’autre bout de la communication coupa court non sans un râle d’énervement préalable et une dernière phrase. « Dis-lui, tout de suite. »

Anton eut un sourire, la situation restait sous contrôle, et les dix racailles situées au rez-de-chaussée n’étaient désormais plus un problème. Il n’y aurait aucuns renforts en provenance de ce lieu. Désormais il fallait que la troupe règle le problème du cinquième étage. Aussi le commando reprit rapidement sa route, passant sans s’attarder aux étages situés entre eux et leur cible. Après quelques longues minutes supplémentaires, le quatuor atteignit enfin le lieu recherché. D’après les plans, le couloir était plutôt long, parsemé de nombreux appartements appartenant tous au même gang, les Aigles de feu ou une connerie du genre.

Le problème était simple, chaque appartement situé sur le côté gauche possédait plusieurs fenêtres donnant sur la rue ou l’embuscade allait avoir lieu, chose normalement rare, les fenêtres ne faisant pas partie des traditions des lieux, mais les précédents propriétaires avaient voulu afficher leur fortune tout en se permettant le luxe de garder un œil sur la rue en contrebas. Une chose qui n’avait pas empêché les forces de Cerberus de les massacrer et de transformer les lieux en base avancée. Et qui n’allait pas empêcher le futur massacre.

Le problème restait le suivant, comment nettoyer trois appartements successifs sans mettre tout le monde au courant. Car si eux possèdent des silencieux, ce n’est pas le cas de leurs adversaires, et il suffisait d’un seul coup de feu malheureux pour que la situation dégénère. Il allait falloir frapper simultanément. Malheureusement, le Pacificateur n’avait pas pris les meilleurs de ses hommes et il était peu probable qu’ils parviennent seuls à éliminer plusieurs assaillants sans se faire repérer. Puis une vieille habitude des gangs revint à l’esprit du seigneur de guerre. Les chefs de gangs sont souvent paranoïaques et accros au bling bling, aussi ils désirent souvent garder leurs lieutenants sous surveillance et dévoiler leur richesse le plus largement possible, pour se faire ils détruisent régulièrement les murs séparant leurs différents appartements qu’ils contrôlent pour se faire une base imposante.

Et ce turien, Kirlius, semblait être tout à faire le genre à faire ce genre de conneries. Aussi attaquer les trois entrées simultanément relevait en réalité d’attaquer un même lieu de trois emplacements à la fois. Le plan se basait sur les clichés des gangs, mais il n’y en avait pas vraiment de plis intéressants à moins de rapatrier toute l’équipe sur place.

Anton fit signe à ses combattants de se rapprocher, Arkio continuant à surveiller le couloir, et Anat’olyo l’escalier. « Je vais prendre le dernier appartement, selon les plans c’est le plus grand des trois. Arkio tu t’occupes de l’appartement central, Sanchez et Anat’olyo vous nettoyez le premier. Normalement, les trois sont reliés par des trous dans les murs, si ce n’est pas le cas, contentez-vous de maintenir vos opposants sur place. Si un groupe parvient à nettoyer son territoire, alors il passe au suivant. Nous avons la surprise pour nous, mais nous ignorons s’il n’y a pas des renforts inattendus. Pas de grenades, sauf si un opposant ouvre le feu. Lorsque les trois appartements sont nettoyés, on se regroupe dans le dernier et on attend l’arrivée du transporteur. »

Les trois acquiescèrent et la troupe s’avança enfin dans le couloir, Anton équipé de son carnifex en tête. Arrivé à mi-chemin, une porte s’ouvrit, un appartement de droite, et laissa apparaitre un galarien en tenue de ravageur. Le soldat semblait occupé avec son omnitech et ne perçut pas le danger avant qu’il ne soit trop tard. Figé sur place, la porte derrière lui entre ouverte, il semblait absorbé par un message. Finalement, le colosse butarien arriva à son niveau et colla son flingue sur la tempe du batracien qui n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’une balle déchira son visage. Le corps fut attrapé in extremis par le seigneur de guerre qui le déposa avec douceur au sol.

L’ancien chasseur de prime indiqua aux Pacificateurs de tenir la position et il passa la porte d’où était sorti le galarien. A l’intérieur, il trouvant un immense appartement quasiment vide, seuls quelques ordinateurs et une chaise occupaient l’espace. Dans un coin, une asari faisait les cent pas, le visage dévoilant une colère non feinte. Elle se murmurait quelque chose à elle-même, ressassant vraisemblablement une rancune, et ne faisait nullement attention à son environnement immédiat. Mais il était hors de question de tenter deux fois la même chose, aussi Anton se mit à ramper pour atteindre discrètement l’ordinateur situé presque au centre de la pièce. Une fois sur place il contourna le centre de surveillance électronique et expédia un message à Arkio.

Quelques secondes plus tard, quelqu’un toquait à la porte de l’appartement. La chose fit sursauter l’asari qui releva la tête et scruta l’entrée. « Ce n’est pas trop tôt. J’espère que tu as une bonne excuse pour avoir mis autant de temps. » La voix était reconnaissable, celle du comlink. Elle devait attendre le dénommé Kirlius. L’on toqua à nouveau à la porte. « Putain, mais qui m’a foutu des incapables pareils. On est censé être les ravageurs pas un foutu gang. »

Et l’asari s’élança vers la porte avec la démarche de celle qui va mettre une sévère dérouillée physique ou verbale à la personne se trouvant derrière. Anton en profita pour se relever et se jeta vers sa cible. En entendant les bruits de pas derrière elle, la ravageur se retourna surprise et découvrit un colosse butarien sur le point de l’atteindre. C’est un réflexe improbable et surprenant qui permit à l’asari de ne pas recevoir un monumental coup de poing dans le visage, car cette dernière balança un puissant pouvoir biotique en direction de son assaillant qui dut reculer de quelques pas, ne devant sûrement de rester sur pied qu’à son bouclier qui avait senti le coup passer.

Toutefois, Anton possédait encore son carnifex en main et ce n’était pas un déséquilibre aussi peu important qui allait altérer aussi massivement sa visée. Deux détonations détonnèrent, terminant toutes dans les boucliers biotiques de l’asari, toutefois déjà une couche de gel naissait sur celle-ci qui sentait que la situation lui échappait. Alors qu’elle tentait d’attraper son pistolet, la ravageur comprit son erreur lorsque une main lui saisit le bras et que le canon d’un pistolet vint se poser sur sa tempe. Arkio avait un large sourire. « Je déteste les biotiques boss. »

Le seigneur de guerre butarien répondit avec le même sourire et le poing d’Anton termina enfin sa course dans le visage de l’asari qui pensait sûrement qu’elle allait être interrogée. Le turien déposa l’asari au sol, lui colla des bracelets électroniques, un collier explosif et une cagoule magnétique. Satisfait, Anton fit signe à ses combattants de reprendre position. Ils avaient trois appartements à nettoyer.

Lorsque les trois groupes furent en place, ils activèrent tous les scanners de leurs omnitech, et découvrirent avec surprise qu’il n’y avait que quelques gangsters répartis dans un si grand espace. En tout, sept cibles à éliminer. Cela se révélait bien trop simple. Et cela fut extrêmement simple, en quelques secondes, les portes furent ouvertes, les cibles noyées dans leur propre sang et ce sans qu’ils n’aient le temps de tirer le moindre coup de feu. Et il n’y avait même pas un seul sniper parmi eux. Presque une perte de temps.

Bon après, les appartements étaient bels et biens reliés entre eux par d’immenses trous dans les murs, au moins Anton avait bien perçu la situation. Une fois le tout nettoyé, le seigneur de guerre fit signe à ses combattants de ramener la prisonnière et placer les explosifs. Quelques minutes plus tard, l’asari était sagement assise sur une chaise et se réveillait rapidement lorsque une lame lui entailla la cuisse.

« Qui êtes-vous ? » L’asari n’assimilait pas encore pleinement la douleur de la lame tant son visage la faisait souffrir. « Shoran va vous trouver et vous allez souffrir sales cafards. » La menace était si éculée qu’elle ne faisait même plus sourire Anton, qui répondit simplement d’un coup de poignard dans les côtes. Evidemment il avait évité tout organe. Mais lorsque les crochets déchirèrent les chairs, les menaces cessèrent extrêmement vite.

« Tu vas tout me raconter. Très vite. »

***

La flaque de sang aux pieds de l’asari était impressionnante, Anton avait saigné à mort cette ravageur et en éprouvait un léger plaisir flottant à l’orée de sa conscience. Toutefois, il n’était pas temps de se réjouir de la mort d’une adversaire, après tout ils n’en étaient qu’au tout début de l’opération. Heureusement, l’asari avait donné quelques infos croustillantes, même si elle ignorait complètement ce qu’était la cargaison. Parmi les informations utiles, le transporteur était bel et bien équipé d’un traceur, mais il était aussi miné et programmé pour exploser s’il venait à quitter sa trajectoire définie.

Autre information, un mécha YMIR, lourdement modifié, se trouvait accroché à l’arrière du transporteur. Et dernière information, et pas des moindre, un commando d’élite des ravageurs escortait le tout, tandis qu’un second commando est prêt à intervenir à bord de deux navettes situées sur le toit d’un immeuble à deux kilomètres en avant. Quelques minutes seulement donc avant qu’ils n’interviennent.

Evidemment, Anton expédia les informations à son partenaire galarien ainsi qu’au reste de son commando, s’assura que les charges étaient posées et donna l’ordre à tout le monde de rejoindre le point servant à l’embuscade. Ainsi le seigneur de guerre et ses Pacificateurs allaient devoir combattre les nouvelles forces spéciales des Ravageurs. Une situation assez ironique mais ô combien attendue. Avec un peu de chance, le remplaçant du butarien serait sur place et donnerait lieu à un combattant extrêmement violent et mortel.

Maintenant il était venu le temps de l’attente. Et le quatuor se plaça à la fenêtre de l’appartement le plus grand, l’un d’eux surveillant la porte, un second le trou dans le mur le plus proche. Il fallait donc attendre l’arrivée du transporteur désormais.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Mar 10 Avr 2018, 13:00

Nul n’en réchappera
Juin 2202

Oméga



La respiration d’Abbadon était calme, ses bras compensaient les faibles mouvements de son viseur, tout son corps était préparé à la violence qui allait se déchaîner. Le galarien n’était pas un adepte des affrontements longs, à l’image de son peuple, et avait toujours privilégié les phases d’actions rapides et intensément destructives. Il devrait cependant se réfréner cette fois-ci, ne pas dévoiler toutes ses compétences, et notamment la biotique, devant les Pacificateurs. Qui sait s’il n’en aurait pas besoin contre eux par la suite.

Les informations de dernière minute obtenue par le butarien déplaisaient au Spectre. Shoran était partie, à la base, sur un convoi discret n’attirant pas l’attention. La présence de l’YMIR montrait que la turienne craignait que cette approche échoue, à raison. Suivait-elle son instinct ou avait-elle été informée ?
Le reste ne devrait pas poser de soucis. Le galarien pouvait débarrasser le véhicule de ses traceurs et neutraliser le programme explosif en moins d’une minute. Il tenterait cependant de garder ce dernier utilisable : si les scientifiques ne pouvaient pas être récupérés, mieux valait qu’ils meurent. Tant qu’aux combattants d’élite de Shoran, ils seraient plus nombreux que prévus, mais une opération bien menée permettrait de neutraliser l’escorte avant l’arrivée des renforts. Il suffirait ensuite de les semer.
La seule difficulté résidait dans le mécha. Abbadon ne se faisait pas d’illusion : il pouvait théoriquement envisager de le pirater, mais il n’était pas sûr d’y arriver, et savait que ce serait dans tous les cas trop long. Le mécha devrait être détruit par la manière forte. Heureusement, les Pacificateurs étaient armés pour détruire des cibles lourdes, il ne restait qu’à espérer qu’ils seraient assez efficaces pour le détruire à temps.

Le galarien grimaça. Éliminer l’escorte, tuer les pilotes, détruire le mécha, neutraliser les sécurités électroniques, et tout ça suffisamment rapidement pour que les renforts ne puissent pas arriver. Cela allait être difficile.

« Le convoi arrive. »

Abbadon hocha la tête et averti Ardak et ses combattants. L’avant-garde de l’escorte apparût : des Ravageurs portant fièrement leur armure, mais donc la démarche dénotait l’expertise. Après ces soldats venaient le véhicule transporteur : un blindé léger sans armement, deux places occupées à l’avant, le reste impossible à identifier si ce n’est que la cargaison n’était pas énorme – il pouvait s’agir de caisses de munitions, d’une cargaison d’armes modeste, d’ézo, d’individus. Des protections transportables avaient été montées sur le véhicules, plusieurs Ravageurs y étant abrités et surveillant tous les côtés à la fois, en plus de ceux au sol marchant de chaque côté. Enfin, à l’arrière du véhicule, le sommet de l’YMIR était observable, encore désactivé – éliminer celui qui pouvait l’activer serait un bon plan, mais Abbadon n’avait aucun moyen de l’identifier et préférait avant tout immobiliser le véhicule.
Le convoi avançait au rythme des marcheurs, les rues d’Oméga ne permettant guère la vitesse pour les véhicules au sol, d’autant plus que l’avant-garde avait régulièrement dû repousser des civils depuis le spatioport. La zone actuelle était déserte cependant, les mercenaires de Shoran s’étant assuré que la voie serait dégagée. L’escorte, bien qu’aux aguets, ne semblait pas s’attendre à des ennuis spécifiques. Elle atteignit le point cible comme convenu, et l’attaque commença.

Le tir du Javelot brûla l’air sur son chemin, passant bien au-dessus de l’avant-garde, le bouclier du véhicule crépita quand la charge antigrav le fit s’effondrer, la vitre blindée fondit sous la débauche d’énergie du tir, et la tête du Ravageur conduisant le véhicule disparût dans un éclair rouge.
Le reste des Pacificateurs n’étaient pas en reste : ceux frappant l’arrière du véhicule s’en étaient directement pris au mécha YMIR, qui dû encaisser plusieurs coups avant son activation. Malgré ça, la machine de guerre fonctionnait encore et entamait ses tirs en direction de ses agresseurs. Il ne les avait pas encore en vue mais cela ne tarderait pas.
Les Ravageurs au sol, sans réelle protection, avait payé un lourd tribut lors de la première attaque et plusieurs étaient déjà au sol. Mais ceux positionné sur le véhicule avaient réagi aussitôt et l’air sifflait sous les tirs, principalement dirigés vers les hauteurs d’où venaient les premières attaques… Et ouvrant la voie aux Pacificateurs déjà au sol qui chargèrent au corps à corps. Le combat s’annonçait sanglant, et Ardak confirma bientôt cette annonce en exécutant un blessé d’un coup de poing butarien. Le sommet du véhicule dut bientôt à la fois se méfier des tirs venant de positions supérieures et des assauts venant du sol.

Abbadon ne s’attarda pas sur les Ravageurs. Délaissant son emplacement, il roula sur sa droite, rechargea, se remit en position et tira à nouveau, frappant directement l’une des protections améliorées de l’YMIR. Celui-ci accusa le coup et se retourna pour cibler le sniper, mais le galarien s’était déjà déplacé à nouveau, évitant le missile qui détruisit l’endroit où il était situé quelques secondes plus tôt, et répéta l’opération. Usant de son camouflage optique après chaque tir, il affaiblissait peu à peu la machine et permettait aux autres Pacificateurs l’affrontant de décharger leur fureur à moindre risques.

Mais tout ne pouvait évidemment pas se dérouler parfaitement : la voix d’Hilados, toujours positionné en observateur, résonna bientôt dans son casque : « Les renforts commencent à bouger, les navettes partent. Tu as moins de cinq minutes, après quoi vous serez pris sur deux fronts. ». Abbadon grogna. Replaçant son sniper dans son dos, le galarien s’empara de son fusil à pompe. La mêlée était entamée, les Ravageurs ne pouvaient plus le surveiller. Sautant dans le vide, il atterri en douceur et sous camouflage avec les bottes fournit par les Pacificateurs. Il traversa le champ de bataille directement vers le véhicule, évitant les cadavres des combattants dont plusieurs portaient les marques d’attaques au corps à corps brutales, élimina presque sans y penser le deuxième pilote qui tentait de tirer à couvert, puis s’attela à la neutralisation des systèmes de sécurité. Tant que cela ne serait pas fait, éliminer l’escorte et les renforts ne serviraient à rien. Concentré sur son omnitech et le piratage, il restait quand-même prudent et regardait de temps en temps autour de lui, s’assurant que le reste des Ravageurs était bien sur le véhicule et occupé dans un corps à corps mortel avec les Pacificateurs.


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Mar 10 Avr 2018, 14:44
Anton avait horreur des plans qui se déroulent sans accrocs.

D’une parte, cela signifie que la situation n’est pas très dangereuse, d’une autre que les adversaires sont extrêmement prévisibles. Dans les deux cas, cela garantie une absence de plaisir parfaitement disproportionnée, et à la fin une déception. Heureusement, cette affaire n’entrait pas en ligne de compte et il était hautement plaisant de découvrir que le galarien n’était pas en possession de toutes les informations sur cette affaire.

Et ça, Anton aimait beaucoup lorsque c’était le cas. En plus la situation virait presque au drame tant Shoran avait vu la sécurité à la hausse. Pour peu, le seigneur de guerre enverrait une lettre de remerciement à cette pourriture. Enfin l’on n’en était pas encore là, mais la mission devenait presque critique, et rien que pour ça, les poils couvrant la plupart du corps du colosse butarien s’hérissèrent de plaisir tandis que l’opération entrait dans sa phase critique.

Plus précisément, à l’ instant où le tir de javelot de Machiavel, ou un de ses larbins, décolla le crâne du pilote. Un beau tir à n’en point douter. C’est à cet instant précis que les trois frères vorchas et Telhius surgirent de leur planque et chargèrent les Ravageurs servant d’arrière-garde. Evidemment, la situation ne prit pas totalement les forces d’élites de Shoran au dépourvu et déjà le mécha YMIR débutait sa phase d’éveil, tandis que les ravageurs situés sur le véhicule et devant s’éparpillaient pour devenir une cible plus complexe à cibler. Enfin cela aurait pu être si Ramirez, Vigo et Burkos n’étaient intervenu avec célérité pour bloquer les mouvements des troupes à l’avant. L’assaut simultané fut néanmoins compliqué et Vigo reçu quelques blessures sérieuses.

Profitant du bordel, l’escouade d’Anton lâcha un déluge de tir qui dévasta un bon tiers des combattants se trouvant sur le véhicule, tandis que l’ancien chasseur de prime sautait majestueusement depuis une fenêtre, atterrissant lourdement au sol, ne devant sa survie qu’aux puissantes chaussures équipées de moteurs qui ralentirent la chute. Une fois au sol, le seigneur de guerre libéra deux rafales d’AT-12 qui perforèrent le blindage d’un ravageur, un humain, qui n’eut pas le temps de riposter alors que les doubles omni lames d’un vorchas venaient l’éventrer.

Toutefois, tout n’était pas rose. Vigo, qui avait entamé un ballet mortel avec un krogan, avait été projeté au sol et son bourreau terminait actuellement de lui broyer le crâne à coup de chaussures renforcées, tandis qu’un frère vorcha avait vu son torse et une partie de sa jambe droite partir en morceau sous le tir croisé de deux ravageurs. De leur côté, Telhius et Ramirez commençaient à accumuler les blessures, ne devant la vie qu’à leurs armures de qualité supérieure. Chez les ravageurs par contre, c’était un carnage et plus de la moitié des troupes de Shoran gisaient déjà au sol, Anton terminant d’ailleurs d’en achever un d’un sublime coup de poing dans la tête.

Mais la situation était surtout possible avec l’aide des tireurs en surplomb comme le galarien ou les Pacificateurs dirigés par Arkio, car sans eux, les tireurs du véhicule et surtout l’YMIR auraient sûrement renversés salement la situation. C’était d’ailleurs le cas du mécha lourd qui excitait le plus Anton, car ce dernier, bien que dans un état catastrophique suite aux tirs successifs du sniper, semblait bien décidé à emporter quelqu’un dans la mort avant de succomber, et depuis que le soutien avait réduit ses tirs, il était possible qu’il y parvienne. Malheureusement, Anton ne pouvait guère s’en charger alors qu’un krogan à l’allure particulièrement patibulaire le chargeait.

Le colosse butarien réceptionna son adversaire d’une manière extrêmement simple, mais efficace, par une roulade effectuée quasiment au dernier moment, faisant dans le même temps lâcher un énorme râle de rage au berserker qui voyait son petit plaisir du moment lui échapper. Et le seigneur de guerre profita de se court moment de répit pour se retourner prestement et lâcher un tir bien placé de fusil à pompe, ce qui termina de briser le bouclier du krogan, et tandis que ce dernier tâchait de se retourner, un tir percussif l’atteignit droit dans la collerette du crâne, l’envoyant valser au sol. Chose amusante par ailleurs, car durant son envol, le ravageur ressemblait follement à un jouet que l’on laisserait tomber au sol.

Mais le poids de la bête empêcha la brute de partir bien loin, et il se trouvait déjà à se relever alors qu’Anton s’était tout juste redressé. Un large sourire du butarien accueillit la rage et la puissance de son adversaire, et l’ancien chasseur de prime se laissa aller au combat à l’ancienne. De leurs côtés, le trio de la fenêtre décida de bondir au sol à son tour et atterrir directement sur le toit du véhicule concerné entamant un combat mortel avec les derniers résidents ravageurs. De son côté, le mécha YMIR avait vaporisé Telhius d’une roquette particulièrement bien placée et Ramirez semblait pris de spasmes allongé sur le sol après avoir reçu une unique balle de la mitrailleuse du blindé.

Tout cela pouvait tout aussi bien ne pas avoir lieu, Anton était dans son propre combat. Et le krogan reprenait déjà sa charge en hurlant à la face de son opposant qui éclata de rire en contrepartie. L’ancien assassin de la pègre ne recula pas le moins du monde et fit courageusement face à son adversaire, lui lâchant une volée d’omnidards directement dans les pieds alors qu’ils étaient dangereusement proches l’un de l’autre, et si cela ne suffit pas à stopper le berserk, cela le ralenti tout du moins, permettant à Anton de lui expédier un colossale coup de poing en uppercut, faisant presque basculer la bête en arrière. Mais les dards, ne s’étant pas encore évaporés, avaient un double but, ralentir la charge et clouer le krogan sur place.

Car dans l’autre main, le seigneur de guerre avait attrapé sa lame cérémonielle et alla la planter avec une dextérité prodigieuse dans la collerette de son opposant entrant avec un angle presque parfait, jusqu’à ce que les crochets situés sur le côté de la lame ne se bloquent contre la crête et dans la chaire. Toutefois, le coup avait réussi son objectif et toute la rage du krogan s’éclipsa subitement alors qu’il sentait la déchirure opérant au sommet de sa tête. Hurlant de peur, de douleur et d’incompréhension, le ravageur tenta d’agripper le bras tenant la lame, mais Anton avait déjà tout lâché et repartait à l’assaut.

Un nouveau coup d’omnipoing qui frappa avec fracas le thorax du krogan qui en eu le souffle coupé quelques secondes, de son autre main le butarien frappa de la paume le manche de sa lame qui ne perfora pas plus mais créa un moment de panique puissant dans l’esprit du ravageur qui perdit tous ses moyens et se contenta d’expédier des coups de poings dans tous les sens d’une main, alors que la deuxième attrapait violemment la lame et l’extirpait avec plus de peur que de mal de sa gangue de chair. Mais l’ennui pointait déjà le bout de son nez dans ce combat, aussi Anton attrapa finalement son carnifex et colla trois balles dans le visage du krogan, et ce dernier s’effondra dans un long soupir au sol. Blasé, le fondateur des Pacificateurs ramassa sa lame, la rangea et se retourna pour observer la situation.

Les derniers ravageurs étaient morts ou en chemin, le mécha était finalement à terre, et Arkio faisait grimper Ramirez sur le toit du véhicule tandis que les deux frères vorchas observaient le corps, encore en vie, de leur compère.

« Les renforts adverses doivent être en route, on se dépêche. Récupérez les blessés. »

Sanchez était en train d’incinérer les corps des Pacificateurs tombés au combat, au final moins nombreux que craint. Seuls Vigo et Telhius étaient morts, mais le bilan des blessures n’était pas fameux. Burkos, Ramirez et un vorcha étaient quasiment hors d’état de combattre, tandis qu’Anat’olyo souffrait de nombreuses blessures mineurs.

« On se tire. »

Anton grimpa à l’avant du véhicule, tandis que le galarien terminait de faire mumuse avec son omnitech, s’occupant sûrement des explosifs et du traceur. Prenant le poste de pilotage, le butarien remarqua enfin que Machiavel était seul sur place.

« Grimpe donc Machiavel, ça serait trop triste de t’abandonner sur place. »

Lança sans vraiment y faire attention Anton, tandis qu’il démarrait le véhicule, prenant sans attendre le chemin qu’il avait préparé pour l’échange. Une petite place située à l’orée du territoire d’Eclipse, ou se trouvait normalement deux véhicules du même acabit. Restait la question du transvasement de la marchandise, que le galarien semblait ne pas désirer. Et rien que pour ça, le chef des Pacificateurs avaient décidé de la mettre en œuvre, en espérant que le batracien allait bien être emmerdé et en faire toute une histoire, avec un peu de chance cela donnerait l’occasion aux ravageurs le temps de les rattraper.

Cette petite embuscade l’avait laissé sur sa fin …

Enfin, après Machiavel semblait être un foutu bon combattant …


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Jeu 12 Avr 2018, 17:16

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"Grimpe donc Machiavel, ça serait trop triste de t'abandonner sur place."

Le galarien prit la place du copilote, prévoyant les événements à venir. L'embuscade s'était relativement bien passée, mais les Pacificateurs avaient perdu pas loin de la moitié de leurs capacités offensives. Affronter les deux navettes de renforts leur serait sûrement fatal. Peut être vaudrait-il mieux faire exploser la cargaison dès maintenant ?

"Les traceurs sont neutralisés, nous pouvons quitter le circuit des Ravageurs sans risques. Les renforts ennemis sont en route, ne trainons pas."

Ardak ne répondit pas, mais ne pressa pas pour autant le pas, comme cherchant à enrager le Spectre, ou à chercher des noises aux Ravageurs. Les combattants prirent place sur le véhicule comme leurs prédécesseurs, emportant leurs blessés après avoir brûlés les cadavres. Comme si ceci avait la moindre utilité : seul les cinq Seigneurs avaient les moyens de se frapper l'un l'autre, et l'inimitié entre Ravageurs et Pacificateurs n'était un secret pour personne. Shoran pouvait considérer ces derniers comme responsables sans preuve, si ça lui plaisait. Cela ne changerait rien au final, personne ne viendrait ni la gêner ni l'aider dans sa vendetta.

Le véhicule reparti enfin. Abbadon surveillait son omnitech, où Hilados lui transmettait les positions des renforts ennemis. Les deux Spectres avaient convenu d'éviter les discussions face aux Pacificateurs, pour entretenir la confusion sur l'absence ou la présence d'alliés du galarien. Les deux navettes arrivaient vite.

"Nous n'avons que peu d'avance, mais les navettes auront des difficultés à nous suivre une fois sortis du quartier de Shoran, surtout avec les deux leurres."

Il suffisait juste de ne pas perdre de temps. Mais l'instinct du galarien lui susurrait que cela ne déroulerait pas comme prévu. Et cet instinct allait vite se vérifier, alors que la troupe arrivait sur la place où deux véhicules avec leurs conducteurs les attendaient. Le chef des Pacificateurs ouvrit alors la porte de son véhicule, debout sur le rebord et dressé vers ses hommes descendant, et leur ordonna de transvaser la cargaison. Abbadon réagit au quart de tour, et son poing écrasa les commandes de verrouillage du véhicule, empêchant l'ouverture.

"Nous n'avons pas le temps. Et la cargaison n'a pas à être déplacée si ce n'est pas absolument nécessaire."

Le galarien descendait en parlant, et rejoignait les portes arrières du véhicule ou plusieurs Pacificateurs étaient déjà en place. Ardak faisait de même. Les Pacificateurs reculèrent de quelques pas, faisant un cercle autour des deux combattants d'élite. Abbadon braquait Ardak de son regard derrière son casque, droit pour éviter de perdre le moindre centimètre supplémentaire face au butarien mesurant deux têtes de plus que lui.

"Les deux navettes ne tarderont pas à nous retrouver. Vous tenez tant que ça à combattre des Ravageurs en surnombre ? S'il n'y a que ça, je prend le véhicule et je pars en avant, les Pacificateurs seront payés dans tous les cas."

Le butarien ne répondit rien, mais un bruit attira l'attention du Spectre. Le bruit d'une porte déverrouillée. Celle du blindé léger.
L'un des scientifiques à l'intérieur avait réussi à passer outre les commandes du véhicule. Un asari pointa le bout de sa tête, un air craintif et interrogatif sur le visage. Elle ne reçut que l'omnitech d'Abbadon et une surcharge, la renvoyant assommée dans le véhicule. Le galarien referma ensuite la porte, et la reverrouilla en bloquant cette fois-ci toute l'ouverture électronique. Mais le mal était fait, et le butarien - au minimum - avait aperçu la femme bleue. Abbadon soupira.

"Vous ne me simplifiez pas la tâche, Pacificateurs. Maintenant, partons, ou restez si vous le préférez. Mais il n'y a pas de temps à perdre."

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 13 Avr 2018, 09:43
Trois chemins s’ouvraient sous les yeux d’Anton.

Le premier était le plus décevant, mais aussi le plus sûr, ils n’effectuaient pas le transvasement, ne perdaient pas de combattants supplémentaires et n’auraient normalement pas à combattre les renforts Ravageurs.

Le second était le plus appréciable, Anton trahissait le galarien, dérobait la cargaison. Mais au-delà du plaisir conséquent il y avait un autre problème, cet individu ne pouvait techniquement pas être seul, enfin pas dans l’esprit du seigneur de guerre. Sûrement un sniper en soutien et autre chose, ce qui indiquerait que la trahison serait révélée à ses supérieurs, sûrement le GSI, ce qui donnerait lieu à l’obtention d’un adversaire puissant, fortuné et implacable, il n’aurait pas quelques années devant lui. Et si l’individu était réellement seul, alors il s’agissait d’un Spectre, un individu retors qui devait avoir des cartes dans ses manches.

Le troisième et dernier, était à la croisée des chemins, Anton restait loyal à son engagement et livrait la cargaison, entière ou non, à Machiavel avant de se séparer. Mais avant ça, ils effectueraient le transvasement histoire de voir directement ce que Shoran avait prévu d’utiliser dans la guerre à venir.

Et bien qu’il ait rêvé de collectionner une partie du corps du galarien, par respect pour lui, c’est finalement le troisième plan qui obtint gain de cause, et le colosse butarien se dirigea donc nonchalamment, sous le regard torve du soldat batracien. Ils arrivèrent relativement vite au point de rendez-vous, trouvant les deux autres exactement à l’endroit où ils devaient être. Dès qu’Anton stoppa la machine, il sauta à terre et lança ses ordres.

« Anat’olyo, tu conduis le nouveau véhicule. Arkio et les frères vorchas, vous déchargez tout ça vite fait. Sanchez, récupère le paquet s’il te plait. »

Et lui-même se dirigea vers la porte arrière, malheureusement déjà protégée par le galarien.

« Les blessés, grimpez dans le nouveau véhicule. »

Lâcha Anton tout en scrutant son partenaire, tentant de jauger la détermination de ce dernier. Chose quasi impossible étant donné la mort clinique des expressions faciales chez cette espèce. Bordel ce que les Lysthenis sont supérieurs à leurs congénères, s’en était absolument stupéfiant. Toutefois, les propos donnés par Machiavel suffirent à pallier cette absence de lecture corporelle, et Anton se contenta de garder le silence tout au loin de ce court monologue. Un petit doute concernant un revirement vers le second chemin vint frapper l’esprit du fondateur des Pacificateurs qui en saliva presque, mais il se contint et se contenta même d’une face parfaitement neutre.

Alors qu’il hésitait à laisser faire son partenaire, tandis que ses hommes attendaient fébrilement le moment où la situation allait dégénérer, la porte du véhicule s’ouvrit toute seule, laissant apparaitre la tête d’une asari au visage hagard. La surprise, puis l’allégresse, laissèrent Anton immobile quelques instants et le galarien en profita pour paralyser l’inconnue d’un trait de surcharge.

« Au contraire mon ami, nous avons désormais tout le temps qu’il faut. »

Le seigneur de guerre possédait son plus beau sourire tandis qu’il sentait qu’il touchait un point sensible. Sanchez revint à ce moment précis, les épaules chargés par deux lance-missiles de très bonne qualité, achetés à Dahl Terminus. Arkio en attrapa un, tandis qu’Anton récupérait le second.

« Il va être temps de rappeler les termes précis de notre contrat très cher Machiavel. » Le sourire d’Arkio s’agrandit tandis qu’il comprenait enfin ou son chef voulait en venir. « Et je cite très précisément d’ailleurs. Au cours de l’opération, les Pacificateurs pourront réclamer la capture d’un prisonnier. » Le sourire du butarien devint presque mauvais. « Et il se trouve que j’ai un prisonnier en tête désormais. L’asari, elle est à nous. »

Ce n’était pas une question, pas une demande, pas même une affirmation, mais un simple constat, comme l’on parle du noir de l’espace, ou du brillant d’une étoile.

« Maintenant je vais modestement nous débarrasser de nos poursuivants, puis nous pourrons discuter de tout cela entre individus civilisés. » Claquement de doigts et les deux vorchas se collèrent devant la porte du véhicule pour empêcher toute interaction entre le galarien et le prisonnier. Manquerait plus que le batracien lui colle un virus mortel ou autre connerie du genre. Sanchez, lui, attrapa avec amour son lance flamme et scruta d’un air joyeusement mauvais Machiavel.

Arkio et Anton, eux, se préparèrent à recevoir les renforts, le turien posant genou à terre tandis que son patron restait stoïquement debout. Ils s’étaient éloignés de quelques mètres du véhicule et attendaient patiemment les deux navettes ennemies qui n’allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez. Et le timing fut excellent car les véhicules ravageurs surgirent subitement alors que les deux artilleurs s’assuraient que leurs armes se verrouillent sur les bonnes cibles. Lorsque le bip caractéristique se fit entendre, ils tirèrent quasi simultanément, et trois roquettes par lance missile s’en allèrent rejoindre l’objet de leur passion.

Un des deux véhicules effectua une manœuvre sublime d’esquive et parvint presque à son objectif mais une roquette atteignit sa carlingue et explosa violemment à son encontre, toutefois la navette était encore en état et alla s’encastrer puissamment dans la façade d’une structure d’habitation toute proche, sans exploser. Ainsi les renforts de ce véhicule allaient survivre, mais pour la deuxième navette, le pilote n’avait clairement pas la même expertise et sa manœuvre, sommaire et risible, n’esquiva rien du tout et le véhicule explosa dans une boule de flamme qui tua tous ses occupants d’un seul coup. La navette survola quelques instants la place ou se trouvaient tout le commando et s’écrasa lourdement au sol quelques mètres plus loin.

Restait à voir maintenant si le galarien n’avait pas fait de conneries pendant ce laps de temps …


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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 13 Avr 2018, 20:26

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Un scientifique en teant que prisonnier. Derrière le casque, Abbadon eut un sourire crispé. A croire que le butarien avait pensé à une cargaison interrogeable dès le début.
Le galarien regarda les Pacificateurs se préparer au combat, pesant ses options. Les deux vortchas n'étaient pas un danger. Le lance-flamme non plus, ni la plupart des combattants présents. Mais tous ensemble, en revanche, l'étaient, et plus particulièrement le chef des Pacificateurs. Une attaque devrait commencer par éliminer celui-ci, mais comment ?

S'avancer tranquillement dans son dos est hors de propos, les trois autres Pacificateurs m'ont à l’œil. Impossible de les éliminer assez vite pour rester discret.
User de biotique ? Une charge pour arriver contre Ardak, une stase pour le paralyser, un tir de Venom pour l'éliminer ? Envisageable, mais ensuite ? Entouré d'hostiles, trop nombreux malgré le soutien de Hilados.
Attendre l'arrivée des Ravageurs pour profiter de la confusion ? Peut-être plus simple, mais des inconnues, tant d'inconnues...
Laisser une prisonnière ? Hors de propos. Même si le butarien n'exige pas en supplément les autres scientifiques, ce dont il semble capable. Envisage-t-il sérieusement d'apprendre les secrets des hommes de Machiavel ? Si c'est le cas, Ardak doit d’ors et déjà être considéré comme une cible à tuer.
La sauvegarde des scientifiques est trop risquée. Tant pis.


"A votre guise, Pacificateur. Vu que vous gardez ma cargaison, vous comprendrez que je ne m'attarde pas ici."

Abbadon s'éloigna du convoi et des mercenaires. Tant pis. L'interrogatoire aurait eu son intérêt, les secrets de Machiavel aurait ainsi pu être connu, des contre-mesures mises au point. C'était encore envisageable, mais mieux valait ces secrets enterrés que conservés par une menace potentielle.
Le Spectre continua son avancée tout en pianotant son omnitech, réactivant les mesures de sécurité prévues par Shoran. Les traceurs détectèrent aussitôt s'être éloignés de leur trajet prévus, et ils activèrent les bombes placés sous et dans l'habitacle. Le convoi parti dans les flammes, réduisant en cendres tous les individus à l'intérieur et projetant les personnes trop proches. Des cris de terreur et d'agonies s'élevèrent, mais le galarien n'y prêta pas attention, se dissimulant dans les ombres avec son camouflage optique actif. La mission était un demi-échec, mais l’annihilation des reliquats du réseau de Machiavel atteignait désormais sa fin.

*****


"Et là, Abbadon, tu vois l'intérêt de la collaboration entre les Spectres et les différentes armées conciliennes. Tu aurais pu demander le soutien du GSI, des chasseresses, des N7, des forces spéciales turiennes, de l'UCIP. Et tu aurais réussis à prendre les scientifiques."

Abbadon grimaça. Le turien avait raison, mais le nouveau Spectre confirmé n'appréciait pas pour autant ce fait.

"Je n'ai pas l'habitude d'user de mon statut pour donner des ordres. Je suppose que je vais devoir m'y faire. Ce résultat n'est pas satisfaisant.". Hilados hocha la tête. "Peut-être est-ce quand même mieux. Je ne suis pas certain que les gouvernements auraient fait un bon usage de ces technologies. Et même si eux s'étaient montrés sages, ils auraient forcément été volés à un moment ou l'autre."
"C'est probable. Mais si des individus sembla à Chronol réapparaissent, les contre-mesures nous manqueront."
"Il ne reste qu'à s'assurer que rien de semblable n'apparaisse."

Le turien hocha la tête, avachi sur son siège, son holo entre les mains. La mission terminée et le duo parti d'Oméga, il s'était relâché un peu plus encore. Abbadon, pour sa part, avait revêtu ses vêtements civils et contemplait son verre en faisant tournoyer l'alcool. Il aimait cette boisson, il le savait, mais il n'arrivait pas à l'apprécier. Il était encore trop tôt. Hilados tourna la tête envers son bientôt-ex-apprenti.

"Ton avis sur Anton Ardak ?"
"Dangereux. Au minimum, il essaiera de nous doubler. Sa haine du Conseil et son opinion élevée de son gang en font un partenaire peu fiable. Au pire, ses ambitions dépassent Oméga, et il se montrera aussi dangereux que Machiavel."
"Ah ouuuuuaaaais ?". Hilados baillait. "Je ne suis pas d'accord. Le butarien travaille pour lui-même, évidemment, mais c'est normal. Tu n'as simplement pas su le manipuler correctement."

Abbadon hocha les épaules. La manipulation n'était pas au nombre de ses talents. La désinformation, l'espionnage, oui. Mais la réputation de fouineurs des galariens était tellement ancrée que toute cible montrait trop de défiance pour être aisément utilisable.

"Je ne sais pas si le Conseil prendra son parti, mais il pourra tolérer son existence. Il serait quand-même bien de mener Ardak à mettre un doigt dans l'engrenage politique de la galaxie. J'en toucherai quelques mots aux bonnes personnes. Et il recevra son paiement. Une façon comme une autre, aussi, de voir vers quels comptes ces crédits traqués seront transférés. Viser le porte-monnaie est toujours une méthode efficace."

Le galarien ne répondit rien, mais écoutait attentivement. Bien qu'il avait fait attention à dissimuler son apparence, il devrait se montrer prudent à l'avenir, à proximité des Pacificateurs, et plus encore si le butarien prenait le contrôle de la station. Hilados interrompit ces divagations en invitant d'un geste le galarien à rejoindre le siège à côté de lui.

"N'y pense plus. Un risque de moins pour la galaxie après tout, ça se fête ! Tu auras tout le temps de trop penser une fois que le Conseil t'aura officiellement accueilli parmi nous. D'ici là, repos, et c’est un ordre !"

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MessageSujet: Re: Nul n'en réchappera   Ven 13 Avr 2018, 20:52
Anton scrutait, avec une petite déception, la deuxième navette s’écraser lourdement au sol, balayant ses rêves d’une franche baston. Le lance missile reposant sur son épaule droite, l’esprit ailleurs, le seigneur de guerre reçu l’explosion soudaine du véhicule de la pire manière possible, et s’envola telle un pantin pour s’écraser au sol. Heureusement pour lui il s’était équipé d’un casque pour ne pas être repéré, car il s’écrasa la tête la première et se râpa au sol, abîmant sa protection. Arkio se trouvait dans la même situation, tandis que Sanchez terminait sa course contre un autre véhicule, perdant connaissance.

Pour les deux vorchas, la situation était plus complexe, le premier fut tué sur le coup, ses deux bras arrachés et le reste du corps incinéré tandis qu’il tentait d’ouvrir manuellement les portes arrières. Le second frère avait plus de chance et survécu, toutefois il se retrouva avec une vilaine brûlure sur toute la partie gauche de son corps, enfin c’est ce que les médecins racontèrent ultérieurement car personne n’aurait pu réellement faire la différence entre un vorcha grillé et un vorcha normal.

Tandis qu’il s’écrasait au sol, l’ancien chasseur de prime butarien n’eut pas le temps de se poser des questions et s’imagina que le galarien avait échoué à neutraliser les contre mesure, ou que des renforts imprévus avaient eu le temps d’intervenir en prenant la troupe par surprise. Mais alors qu’il se relevait, les doutes s’évaporent en même temps qu’il découvrait la scène s’offrant à lui. Machiavel avait trahi, enfin il avait opérer de telle manière à ne pas avoir à partager la prise. Une grosse déception agita donc Anton, qui voyait le batracien s’enfuir en toute discrétion loin d’eux sans se laisser aller à un petit duel mortel.

Face à cette dure réalité, le seigneur de guerre colla un méchant coup de poing au sol et se releva pour vérifier que son adversaire n’était bel et bien plus là. L’amertume d’une telle déception laissa Anton mutique alors qu’Arkio reprenait ses esprits et donnait les ordres à ceux qui étaient encore en état d’agir. Pire, des tirs en provenance de l’immeuble ou s’était écrasé la première navette des soldats d’élites ravageurs atteignait déjà leur position, un coup atteignant même le colosse butarien qui n’avait pas encore récupéré ses boucliers, le tir perfora donc son armure et le brûla sérieusement dans le dos.

Lâchant un grognement de douleur, l’ancien membre de la pègre korlusienne se dirigea vers son véhicule et y grimpa, non sans aider Sanchez à en faire de même. Puis Anat’olyo démarra et ils partirent sur les chapeaux de roues. Heureusement, les ravageurs n’avaient pas l’équipement nécessaire pour les prendre en chasse, et les renforts mettraient trop de temps à arriver pour les bloquer dans le quartier de Shoran. Anton s’installa donc, presque boudeur, dans un coin à l’arrière du véhicule et regarda avec lassitude ce qu’il restait de ses combattants. Deux personnes en parfait état et tout le reste de blessé ou mort.

Bon au moins, il avait compris qu’Arkio était un putain de bon Pacificateur et méritait une récompense, voir une foutue promotion. Mais aussi qu’il est vraiment chiant de tuer un vorcha. Puis le seigneur des Pacificateurs passa le reste du trajet à scruter, presque amoureusement, une capture d’écran de Machiavel, lui qui ferait une si sublime prise comme trophée. Si seulement le batracien pouvait rester quelques temps sur Oméga … Dans tous les cas, Anton allait transmettre toutes les captures de cet individu à Solan et ils allaient calculer sa taille, sa masse et tout ce qui est nécessaire, puis les caméras de la station traqueront tout galarien correspondant.

Un jour ou l’autre, ce foutu type allait revenir sur Oméga, et ce jour-là, Anton allait lui tomber dessus avec tout l’amour qu’un guerrier est capable de donner.


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Nul n'en réchappera

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