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 Rempart d'airain pour le règne des injustes

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Empereur-Dieu
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MessageSujet: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Mer 14 Mar 2018, 15:53
Intervention MJ : NonDate : 14 Mars 2203 RP Tout public
Anton Ardak ♦ Tibérius Adrix
Rempart d’airain pour le règne des injustes


District Kima
Oméga


Le corps sans vie trainait à même le sol, incarnation solitaire d’un destin commun. Le toxicomane était mort il y a très peu de temps, pourtant tout autour de lui, la foule reprenait déjà sa marche comme si tout était normal, comme si la dureté de ce monde n’était qu’une banalité comme tant d’autres choses. Pourtant l’on pouvait voir le sang de ce pauvre homme s’étaler lentement sur le bitume, terminant de se solidifier dans une représentation macabre.

La rue ça fait mal, tout le monde s’y est habitué pourtant rien n’y est normal.

Anton scrutait tout cela avec une indifférence totale, englobant l’inintérêt de la masse et la solitude de ce corps tout frais. Déjà des individus reprenaient leurs discussions et riaient devant l’idiotie de leurs propos, déjà deux Pacificateurs s’approchaient du toxicomane qu’ils avaient abattu quelques secondes auparavant. Car c’était eux qui avaient mis à mort cette personne, alors qu’il tentait piteusement de fuir après un braquage qui s’était mal déroulé, ses deux amis s’étant pris des balles alors qu’ils tentaient de fuir. Le dernier membre du trio avait espéré survivre en s’arrêtant et tendant les bras.

Il avait été abattu, froidement, d’une balle dans la tête et deux balles dans le thorax.

Anton avait assisté à tout cela d’un air détaché, tandis que les patrouilles s’assuraient que leur victime était belle et bien morte. Mais le pire c’était que la scène n’était pas chose rare, non pas ce coin tout particulièrement, mais dans l’ensemble de la station, le nombre de désœuvrés et de drogués explosant tous les plafonds sur cette station ou drogue, meurtre et autres crimes sont monnaie courante. Toutefois, dans le quartier des Pacificateurs une chose était sûr, il n’y avait jamais eu aussi peu de crimes, tous les chiffres le prouvaient.

Et le seigneur de guerre savait pourquoi. Sur son territoire, les Pacificateurs avaient brisé le marché de la drogue, ils avaient canalisé la violence des activités saines, comme les combats de gladiateurs ou les courses de la mort, et surtout, ils avaient détruit les gangs et autres groupes mercenaires rodant tels des vautours autour d’une carcasse. Depuis, la criminalité avait connu une chute vertigineuse, et les actes comme celui-ci tenaient plus du désespoir que du désœuvrement. Surtout que maintenant les chantiers se multipliaient partout pour rénover les immeubles, fonder des bars, des clubs et autres lieux de vice et de plaisir.

Le territoire des Pacificateurs connaissait une situation jusqu’à peu totalement inconnue d’Oméga, un territoire pacifié, bourré d’opportunités et extrêmement contrôlé. Bien évidemment ce n’était pas pour plaire à tout le monde, et ce totalitarisme militaire poussait régulièrement des gangs dans les bras de Shoran, ou causait parfois de violents conflits avec des petits gangs qui tentent de s’implanter dans la région pour changer cet état de fait. Néanmoins, Anton avait maintenu son territoire sous son commandement avec une aisance insolente. Par un savant mélange de contrôle absolu et une tolérance zéo, il avait exterminé méthodiquement la plupart de ses opposants et mis en pièce les gangs, dealers et mafias. Et par des rues propres et étroitement surveillées, il s’était assuré la fidélité de la population.

Mais surtout ce qui avait fonctionné, c’était cet apport régulier et frénétique en divertissement et en violence. Car depuis la prise de pouvoir des Pacificateurs, le quartier avait vu fleurir les amusements, comme Wonderland, le Tartare, mais aussi de nombreux casinos, maisons closes et une immense brasserie fournissant les bars du territoire de produits locaux de haute qualité. Mais il y avait aussi cette naissance de héros qui désormais emplissent les rêves des enfants et créant une espèce de loyauté malsaine dans la population du quartier.

Le brasseur, assassin portant constamment une armure, produisant la meilleure bière de toute la station, et mieux le meilleur alcool de tous les Terminus, la fameuse et terrible Edgaarden qui se vend avec une telle rapidité que la production a du mal à suivre.

Kyreshorl Venterra, la déesse de la course, la gestionnaire du Wonderland, l’arène des Pacificateurs dédiée à la course sous toutes ses formes. Une asari extrêmement appréciée et objet de fantasme pour un paquet de jeunes mâles frustrés. Mais aussi et surtout une excellente amie du seigneur de guerre, et une incroyable organisatrice d’évènements.

Harmitt, le barman préféré de tous les habitants du territoire, patron du Venerae, du Névianar aveugle et l’Arathot vengeur. Devenue le patron le plus respecté du coin et un confident extrêmement prisé.

Kydra Lifith, ou la reine Pirate, la héroïne préférée de tous les humains de la station, et grande préférée du seigneur de guerre. En plus première championne du Wonderland, elle est désormais une star incontestée et la troisième à rapporter le plus dans les ventes de T-Shirt et la deuxième pour ce qui est des produits dérivés.

Jagaht’Ei, le numéro deux des Pacificateurs et le chouchou de la plupart des femmes. Individu extrêmement apprécié des gens par sa tolérance et son côté protecteur auprès des civils.

Et enfin Anton Ardak, le seigneur de guerre ayant perdu un œil, mais qui a vaincu Aria et Shoran, héros qui a participé à mettre un terme au Blackout, porte-parole de la communauté butarienne et ancien bourreau des forces de Cerberus. Celui qui a réussi à se bâtir un empire à partir de rien, le type qui a d’immenses statues à son effigie qui trônent fièrement dans les endroits stratégiques de la station.

Des héros qui servent de socle, de fondation, à la construction de cette nation imaginée par Anton. Des générations futures qui se seront bâti un idéal sur des personnes bien concrètes, qui pourront agir sans stagner dans l’idéal corrompu d’une station basée sur la liberté individuelle au-delà de toute notion de construction nationale. Mais pour cela, il manquait encore un héros, une personne qui porterait une dernière valeur que le seigneur de guerre désirait apporter, même si le butarien hésitait encore à porter par lui-même cette valeur.

Mais d’abord voir si personne d’autre ne peut tenir le rôle. Et pour se faire, Anton s’était rendu dans le district de Kima, cherchant un individu bien particulier dont on lui avait révélé la présence, un mercenaire sans grand intérêt, tout du moins en apparence, car en vérité le turien était un ancien champion d’arène qui avait réalisé une magnifique finale contre un krogan. C’est pour cela, que le butarien se trouvait devant l’entrée de cet immeuble, assistant à l’exécution du toxicomane et à l’enlèvement de sa carcasse.

Ce n’est que lors qu’un krogan massif plaça le corps sur son épaule et s’en alla, que le seigneur de guerre reprit sa marche pour pénétrer dans le hall de la bâtisse. Il connaissait déjà l’étage aussi il se rendit sans attendre à l’ascenseur et se retrouva tout aussi vite à la bonne porte. Il sonna une seule et unique fois, puis attendit, dans son armure de mégalomane très peu discrète qu’une asari à l’allure martiale ne lui ouvre. Elle sembla extrêmement étonnée de découvrir le maître des lieux à sa porte, mais resta malgré tout sereine, s’attirant le respect d’Anton qui ne manqua pas de se présenter malgré tout.

« Sora Iasir je suppose. Je me présente, Anton Ardak. » Signe de tête, inclinaison sur la gauche qui rasséréna l’asari. « Je suis ici pour rencontrer Tiberius Adrix. » Soudain la maîtresse des lieux se tendit à nouveau, elle semblait prête à se battre. « Pour une simple discussion, puis-je entrer ? »

Elle sembla hésiter puis fit signe au butarien de la suivre et les deux allèrent s’installer dans le salon, l’asari offrant même une bière à son invité surprise. Finalement, les deux échangèrent des propos polis, Anton ne donnant pas la moindre information quant à la raison de sa présence, et elle pas la moindre sur l’emplacement de son conjoint. Le temps s’écoula ainsi jusqu’à ce que la porte s’ouvre enfin …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Mer 14 Mar 2018, 22:01

Lassé, accablé, écœuré… Tout ceci, Tiberius l’était en ce mois de mars 2203. Tout juste rentré d’Illium, le mercenaire ne s’était pas attardé plus que de raison sur la colonie Asari. Louée pour la beauté de ses paysages urbains et la liberté d’entreprendre qu’il est possible d’acquérir en s’y installant, la planète devait constituer l’un des plus grands paradoxes de la galaxie. Unique en son genre, le système de servage par contrat y était certes monnaie courante, mais c’est avant tout la nature infâme de ses bas-fonds qui interpellait celui ou celle qui découvrait l’endroit pour la première fois. Fréquentés par toutes sortes de gangs et parvenus, les lieux suivaient de peu Oméga en matière de dangerosité. Oubliée par les forces de sécurité locales, la zone représentait un vivier de premier choix pour qui cherche à y mener des affaires de nature illicite…

…ou bien s’y aventure pour encaisser quelques primes.

Tel était le cas de l’ancien Kabalim, dépêché sur place pour traquer et éliminer un petit caïd local. Pour être exact, il fut davantage un collecteur de dettes qu’un véritable chasseur de primes sur cette affaire. Engagé par le créancier Volus à qui il devait une coquette somme, Adrix avait accepté de voir une partie de celle-ci être remboursée par le sale boulot qu’on lui confia. Résultat, le biotique avait pisté puis traqué Paius Terlin, petite frappe Turienne originaire des colonies extérieures et s’étant souscrit au service obligatoire auprès de la Hiérarchie pour faire ses affaires dans les Terminus et la Travée. Devenu un trafiquant d’armes sans guère plus d’ambition que celle de fournir le quartier et rassembler une dizaine de porte-flingues dans son sillage, l’individu en question se complaisait à dilapider ses maigres gains dans la consommation de diverses substance.

L’entreprise ne représentait donc pas un challenge des plus passionnant, si bien qu’en à peine deux jours passés sur la planète, l’histoire se trouva expédiée sans guère de cérémonie. Tiberius n’aurait d’ailleurs même pas daigné se déplacer d’Oméga pour un cas du genre si son commanditaire n’avait pas été celui-ci. Hélas, dettes obligent, l’ancien officier de la Hiérarchie n’avait pu se soustraire à la mise à mort des quelques êtres pathétiques constituant le nom d’un gang dont il avait déjà oublié le nom. Pour la plupart présents dans leur QG au moment des faits, les membres de la bande ne comprirent réellement la nature de ce qui leur tomba sur le coin de la gueule que beaucoup trop tard.

Rassemblés en vue de préparer leur prochain deal, ils n’opposèrent de réelle résistance qu’une fois la première moitié de leur effectif laminé par les pouvoirs biotiques de leur bourreau, le tout dans une confusion tout à fait risible. Le colosse en armure noire qui s’abattit sur eux s’amusa même de voir l’un de ses opposants vider son fusil à pompe dans la carcasse d’un de ses camarades, ne s’apercevant pas que le couvert qu’il tenait en joue était en vérité occupé par un de ses équipiers. Dès lors, le mercenaire n’avait eu qu’à user de quelques cartouches thermiques de son AT-12 et d’un marteau de guerre Krogan à la provenance douteuse pour achever les survivants. Il avait alors été question de « cuisiner » pendant une petite heure Terlin de ses bons soins pour qu’il consente au versement des crédits et avoue l’emplacement de sa marchandise, ressources sur lesquels leur « ami commun » Volus se hâta de mettre la main.

Conformément à sa façon de faire, Tiberius avait ensuite effacé un maximum ses traces en refourguant les corps à un contact peu scrupuleux et intéressé par la chair fraiche, la scène de crime étant quant à elle laissée en proie aux flammes.
La subtilité n’ayant pas la place dans cette affaire, il s’était empressé de quitter Illium sitôt sa besogne accomplie, ne pouvant qu’espérer trouver un contrat véritablement lucratif sous peu…

***


Réduit à servir de brute pour le compte d’une boule sous pression avide de crédits, le biotique rentra donc sur Oméga passablement gavé, n’ayant pour seul réconfort que la satisfaction de retrouver Sora quelques temps. Avoir choisi un point de chute en plein cœur du district de Kima imposait en effet des déplacements fréquents pour gagner un minimum, les travaux de mercenariat et contrats du genre étant proscrits par les Pacificateurs à la tête de l’endroit. Tiberius n’avait donc trouvé comme alternative que d’opérer en dehors de la station, contournant par la même occasion un système qui se voulait nécessaire pour permettre à l’organisation rivale de Shoran d’opérer un contrôle total sur ses territoires. Une initiative qui pouvait se comprendre pour quiconque se montrait un peu sensé, mais qui mettait de sacrés bâtons dans les roues du Turien encore endetté à hauteur de plus de la moitié de ses gains.

Encourant probablement la sanction d’une exécution sommaire à valeur d’exemple pour un tel manquement aux lois d’Ardak, Adrix s’était contenté de faire profil bas dans le quartier. Du moins le croyait-il… Car si rejoindre une organisation aurait pu pallier à une partie de ses problèmes, lui assurant revenus réguliers et protection, l’éventualité de se retrouver à faire le planton devant un quelconque rade, arme à la main, ne l’avait pas plus emballé que sa situation actuelle. Il s’était donc résigné à jouer avec le feu un certain temps, attendant peut-être qu’un moment propice ou une occasion ne se révèle à lui.

Du moins c’est ce qu’il se répétait sans cesse à mesure que les semaines défilaient, chacune similaire à la précédente, sans apporter le moindre signe d’amélioration…

Mais cette situation pouvait-elle se révéler viable sur le long terme ? Probablement pas. Et le message que lui laissa son amante sur son omnitech, alors qu’il descendait tout juste d’un transport en provenance d’Illium, ne pouvait qu’illustrer ce fait. Anton Ardak, le mercenaire Butarien devenu Seigneur de Guerre des Pacificateurs à la suite de l’éviction d’Aria, celui-là même qui dirigeait une part conséquente d’Oméga et était devenu l’ennemi mortel de Shoran cherchait à le rencontrer… Il s’était même déplacé en personne à l’appartement que l’ancien Kabalim occupait avec Sora, pour un mystérieux motif que sa compagne n’avait pu déterminer.

Loin d’être du genre à se défiler face aux conséquences de ses actes, il aurait tout de même été prétentieux de dire que le Turien se rendit au rendez-vous l’esprit serein. Conscient des manquements dont il était l’auteur face à la loi des Pacificateurs, les pensées du concerné ne pouvait qu’être contrastées. Mais d’un côté… Imaginer le Butarien se déplacer lui-même pour une affaire de ce genre constituait une hypothèse peu crédible… C’est donc un ex officier de la Hiérarchie passablement tendu et suspicieux qui fit son apparition devant le Butarien, encore vêtu de son armure lourde. Seul son casque et ses armes avaient été abandonnés dans une autre pièce de l’appartement, non loin de Sora restée en retrait. Extrêmement tendue par cette rencontre, celle aux siècles d’existence n’était guère plus sereine que son amant.

- « On m’a dit que vous me cherchiez… » lâcha le biotique sur un ton neutre en guise d’introduction à son arrivée.

Il prit rapidement place face au Seigneur de Guerre, s’attablant face à celui qui l’attendait depuis un certain temps. Le Turien ne s’embarrassa pas de la moindre politesse ou fioriture vis-à-vis de son invité, et ce en dépit du rang de ce dernier. Ne sachant pas réellement quel pouvait être le motif de sa présence, Tiberius n’était pas du genre à s’embarquer dans des faux-semblants pour amadouer son interlocuteur. Tout chef mercenaire était-il. Une fois les choses mises à plat, il aurait bien le temps de se livrer aux codes et messes basses de rigueur en fonction de ce qui allait se dire dans les minutes à venir...

En attendant… autant la jouer direct.

- « Qu’est-ce qui peut bien me valoir la visite du maitre des lieux et des Pacificateurs ? » questionna-t-il sitôt avoir pris place.

Droit, les mains jointes devant lui, le soldat se mit à scruter son interlocuteur, faisant toutefois bien attention à ne pas faire de faux-pas sur sa gestuelle. Seul le claquement irrégulier et silencieux de ses mandibules pouvait réellement trahir le trouble qui l’habitait…
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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Jeu 15 Mar 2018, 14:53
Le turien venait enfin de rentrer au bercail, dans son armure noire le rendant presque impressionnant. Un sacré compliment de la part d’Anton, qui n’était que très rarement touché par la carrure d’un opposant. Enfin ce n’était pas non plus une protection pour le turien, car sa carrure le rendait étrangement plus attirant aux yeux du colosse butarien, n’aimant rien d’autre que de mettre à mort un imposant le plus dangereux possible. Toutefois, le seigneur de guerre n’était pas là pour ça, aussi il se contint sagement et écouta avec les arcades sourcilières haussées le mercenaire lui parler avec insolence.

Pendant quelques secondes, Anton hésita entre une possible idiotie de l’individu et une éducation merdique, mais il était étonnant d’imaginer un idiot devenir champion d’arène et une grosse merde être un ancien de la Hiérarchie. Quoique, le turien se coltinait tout de même une putain de grosse dette auprès d’un volus connu pour sa cupidité plus que pour sa générosité. Dans tous les cas, le vulgaire mercenaire ne se prenait pas pour de la merde et ne pouvait s’empêcher de jouer le caïd, peut-être était-ce dû à la présence de sa conjointe, elles ont souvent cet effet sur les grandes gueules.

Dans tous les cas, idiot, suicidaire ou inconscient, le turien méritait une réponse.

« Vous m’aviez prévenu qu’il n’était guère formé à l’art de la discussion, aussi je dois m’excuser de ne vous avoir écouté. »

L’asari prénommée Sora n’avait jamais déclaré une telle chose, qui la vérité est une chose à utiliser avec parcimonie.

« Tibérius Adrix je suppose. En tout cas, aussi mauvais utilisateur de ce claque-merde qui vous sert de bouche que vous semblez être, vous n’êtes pas dépossédés de l’étonnante capacité de reconnaitre les individus qui vous font face. Dans un sens cela me rassure, je m’attendais presque à discuter avec un dégénéré de la Hiérarchie, vos semblables ont rarement l’occasion de s’exprimer avec un supérieur sans se retrouver à lui nettoyer le fion de fond en comble. Je pense que ça doit expliquer votre présence en ce lieu.»

Large sourire d’Anton, qui s’amusait à user d’un langage extrêmement cru tout en insultant clairement son interlocuteur.

« Mais je suppose aussi que nous n’allons pas passer la journée à nous manquer de respect mutuellement. A moins que ce ne soit ce qui vous vibrer, je ne suis pas là pour juger après tout. »

Et le turien semblait furieusement pressé de savoir justement, ce qui poussait le maître des lieux à se rendre dans un appartement paumé et se lancer dans un duel d’irrespect avec le premier pécore rencontré.

« Enfin, je suis ici pour vous Tibérius. » Anton leva ses mains rapidement pour calmer les doutes que le turien pourrait ressentir devant cette subite déclaration. « Enfin pour vos capacités à se sortir de situations compliquées. J’ai appris vos petits exploits dans l’arène, et il se trouve que je possède moi-même une telle chose. D’ici peu de temps, nous aurons à mettre en place la première finale, le Jour de l’Empereur comme j’aime à l’appeler, et cela va rapporter un gros paquet de pognon.

Pour l’instant tout est trop prévisible, une asari domine bien trop le tournoi et tous les paris se concentrent sur elle. J’ai besoin qu’un parfait inconnu qui sorte de nulle part vienne remettre les pendules à l’heure avant la grande finale. Lorsque tout est trop prévisible, les paris sont en chute libre et ça fait perdre de l’argent.

Soyons clairs, si vous acceptez je vous paye l’intégralité de vos dettes, si vous allez jusqu’à la finale vous gagnez la somme exacte que vous aviez emprunté à vos débiteurs. Et ce sans compter les gains si vous gagnez la finale. Je pense que c’est un échange plus que correct non ? »


Clairement, les dettes du turien étaient considérables et la somme proposée était clairement exceptionnelle, et même si le turien perdait alors il serait libre de toute dette, il était gagnant à tous les coups.

« Je vous laisse deux jours pour vous décider. » Anton se leva et gagna la sortie, sans un regard en arrière. Arrivé à la porte, qu’il ouvrit avec un petit sourire sur le coin des lèvres. « Je me permets de vous saluer, en espérant que cela n’agresse pas trop votre sens de l’irrespect. »

Puis la porte se referma, laissant le colosse butarien siffloter un air qu’il avait dans la tête, tout en prenant le chemin du Tartare.


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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Ven 16 Mar 2018, 18:12

On pouvait aisément qualifier cette rencontre de glaciale. Sans doute aurait-elle très vite dégénérer si chaque participant n’avait pas un intérêt à se trouver ici et maintenant à cette table. Fort heureusement, le motif de cet échange était suffisamment important pour empêcher un revirement de situation brutal. Ce qui pouvait être perçu comme une attitude de défiance ou même du mépris de la part du Turien n’était en réalité qu’une volonté d’aller au fond des choses de la façon la plus directe qui soit. Héritée de ses années passées au sein de la Hiérarchie, cette façon de faire et d’être lui avait souvent porté préjudice à travers ses années d’errance. Toutefois, si l’on examinait avec attention son parcours, cette tendance capable d’agacer au plus haut point lui avait été aussi bénéfique que préjudiciable.

Depuis bien longtemps maintenant, sa vie n’avait été qu’une suite d’emmerdes plus ou moins grosses suivant les époques. Ravivant chez lui un profond besoin d’indépendance et une combattivité qui lui avaient finalement permis de s’extirper de l’épisode le plus tragique de sa vie.

Toutefois, les dettes accumulées au fil de sa traque ne cessait de peser sur ses épaules, les intérêts montant à mesure que le temp passait. Aussi, quand bien même il préférait garder la liberté de choisir ses contrats et employeurs, Adrix allait immanquablement finir par devoir ravaler sa fierté et passer à des moyens plus… directs. Mais aussi plus rentables en un sens. C’est sans doute la raison pour laquelle, maugréant intérieurement, il choisit de s’intéresser à l’offre faites par le Butarien. Bien que ce dernier ne lui inspirait aucune confiance en l’état actuel des choses, le Turien ne pouvait se permettre de laisser une telle opportunité lui filer sous les mandibules. Celles-ci continuaient d’ailleurs de « claquer » silencieusement au gré de sa réflexion.

Le mercenaire emboita donc le pas au Seigneur de Guerre alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux, le rejoignant sur le palier en prenant soin de se munir de son Carnifex – pour le trajet - et le casque de son armure sous le bras. Sous le regard anxieux de Sora, l’ancien Kabalim disparut de l’appartement, abordant le chef des Pacificateurs.

- « Nous sommes partis du mauvais pied… J’imaginai vos raisons toutes autres pour vous présenter ici… » déclara-t-il d’un ton toujours aussi détaché pour briser la glace.

C’est bien là la seule forme d’excuse que pourrait avoir le concerné pour le moment. Car quand bien même leurs statuts différaient tant, le biotique ne semblait pas capable de se résoudre à autre chose dans l’immédiat. Sans doute l’esprit d’indépendance instauré par deux décennies chez les Cabales de la Hiérarchie faisait-il encore des siennes. Tiberius n’était pas du genre à accorder sa confiance ou à se perdre en discussion avec quiconque sans le connaitre un minimum, même avec un flingue contre la tempe.

- « Votre proposition est… surprenante… Et alléchante, je dois l’avouer… Mais je ne peux me décider de la sorte... La vie de gladiateur était censée être un épisode révolu de ma vie… »

Encore un claquement appuyé des mandibules, signe que l’hésitation ne se trouvait pas très loin.

- « Il me faut voir ce dont il est question pour faire un choix. Votre arène, les modalités de la compétition… Ce qui fait la force de l’évènement… Je saurai fournir un spectacle de qualité pour peu que l’occasion m’en soit donnée… »

Le regard accordé au colosse en armure criarde sembla redoubler en intensité, comme si la promesse énoncée engageait plus que quelques mots… Si l’on pouvait reprocher aux Turiens leurs façons abruptes et le caractère direct, voire guindé, dont ils faisaient preuve, il aurait été de mauvaise foi de mettre leur parole en doute sitôt que le sujet abordé mettait en doute leur détermination ou leurs compétences martiales.

Si les Asaris avaient pour elles la diplomatie, les Galariens leur ingéniosité, les Humains leur adaptabilité et les Butariens leur caractère retord, ceux de la Crête Apienne pouvaient au moins se targuer d’avoir cela pour eux…

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Dim 18 Mar 2018, 17:27
Lorsque la voix du turien résonna aux oreilles du seigneur de guerre, un très large sourire éclaira dans le même temps son visage, tout du moins jusqu’au moment où il se retourna pour faire face à ce mercenaire arrogant. Bien évidemment, le turien continuerait à piailler pour maintenir l’illusion du contrôle, et conserver son sacro-saint amour propre à l’abri du très difficile cas d’avouer qu’on est souvent en face de situations que l’on ne maîtrise pas. Mais, aussi mégalomaniaque était Anton, il savait aussi à quel moment il vous savourer ses victoires en silence.

C’est donc le regard presque neutre, une arcade sourcilière droite relevée en signe d’interrogation détruisant cette parfaite neutralité de façade, que le butarien scruta celui qui venait de l’interpeller. Et c’est avec ce même air, mi ennuyé, mi curieux qu’il écouta sagement le turien étendre son discours maladroit.

« Je vois. Accompagne moi jusqu’à mon arène, tu pourras prendre la décision en jaugeant de la qualité du lieu. »

Et Anton reprit sa route, emportant avec lui le mercenaire et ses innombrables doutes et interrogations. Le duo gagna rapidement un véhicule rapide qui les transporta jusqu’à leur destination. Le chemin fut étrangement silencieux, Tibérius devant vraisemblablement peser le pour et le contre, mais aussi s’imaginer tout un tas de conclusions déplaisantes à cette petite aventure. Ce n’est finalement que lorsque le fondateur des Pacificateur arriva jusqu’au Tartare que la discussion connu une troisième naissance.

« Je vais te présenter l’une de mes plus grandes fiertés Tibérius, et tu te feras rapidement un jugement sur le sérieux de l’affaire. »

Annonça très sobrement Anton tout en atteignant enfin la position recherchée, le butarien posa doucement le véhicule et ouvrit la porte ou s’en extraire. Ils venaient de se poser sur une petite place se trouvant juste devant le Tartare, et l’entrée était désormais pleinement visible, dévoilant une immense statue placée juste entre les deux portes menant à l’intérieur de l’arène. Cette statue arracha d’ailleurs un large sourire au seigneur de guerre, car cette dernière le représentait lui, dans une position plus qu’avantageuse. Anton y étant représenté dans une posture martiale, un large couteau dans la main droite tendue au-dessus de la tête, dans la main gauche, un calice. Une plaque en métal ornant la base et énonçant

« En pénétrant ici tu abandonnes ton passé, avec les Pacificateurs embrasse ton avenir. »

Le colosse butarien scruta Tibérius avec son large sourire planté sur ses lèvres, dévoilant ses dents acérées typique d’une espèce entièrement carnivore.

« Un petit plaisir personnel, enfin tu ne dois pas être surpris, ce n’est pas la seule du quartier après tout. Mais entrons. »

Et l’ancien chasseur de prime fit exactement ce qu’il racontait et pénétra le Tartare d’un pas décidé. Immédiatement, le duo découvrit la première antichambre, Les Portes du tartare, l’immense et majestueux bar de la structure, et comble de la chance, il y avait peu de clients étant donné que les combats ne débutaient pas avant plusieurs heures, ce qui laissait au turien tout loisir d’observer minutieusement les lieux.

Rectangulaire, le bar était plutôt grand mais, d’une certaine manière, étonnamment étroit, la structure étant construite autour de ses éléments centraux, le comptoir et la scène. Mais ce qui marquait toujours le plus les nouveaux visiteurs, c’était le faste étalé dans cet endroit. Le sol étant en marbre blanc, exporté directement depuis les carrières de Khar’Shan, le comptoir en os blanchi de Névianar ou autres espèces, pour réduire les couts, et la base des structures en bois. La construction détonait tellement en comparaison du reste de la station que cela donnait une réelle impression d’avoir changé subitement de lieu. Et la scène se trouvant au centre de la pièce n’était pas en reste, le principal de la structure étant en bois mais ses rebords en ossement formant une espèce de reconstitution d’une colonne vertébrale tout du long, hormis en un endroit qui était un simple escalier en marbre.

Spoiler:
 

Ignorant la scène, vide à cette heure-là, Anton s’approcha du comptoir, dans le bord droit du lieu, s’installa sur un tabouret, se plaçant non loin d’une porte menant plus en profondeur. Une fois bien assis, il invita Tibérius à le rejoindre, puis héla un barman, un krogan qui grogna son approbation et servit sans réfléchir deux pintes généreuses. La première était une Ardak sanguine, pêché mignon du fondateur des Pacificateurs, la seconde une Edgaarden revisitée pour être consommée par des espèces dextro-aminées.

« Nous sommes ici dans ce que j’appelle les Portes du Tartare, c’est le bar officiel de l’arène, c’est un simple lieu de transit pour certains, un lieu de beuverie pour d’autres et l’endroit où les gladiateurs peuvent se détendre. Après une certaines heure, le bar ferme et seuls les combattants, familles des combattants et les entraineurs peuvent s’y détendre. Cela donne de sacré soirées. »

Anton consomma tranquillement sa bière et ne vérifia même pas que le turien en faisait de même. Puis il se releva, laissant le krogan attraper les pintes et s’occuper du reste, l’ancien chasseur de prime ne manqua tout de même pas d’expédier un généreux pourboire au serveur et passa la porte la plus proche. Pour rejoindre la prochaine antichambre. Passé la porte, le duo gagna deux couloirs parallèles qui se rejoignent très vite pour ne forme qu’une seule allée menant directement aux gradins. Très court, le couloir se sépare très vite en chemins, l’un montant aux gradins, le second menant à deux des quatre antichambres, les salles de sécurité et les baraquements des gladiateurs.

C’est ce dernier endroit que le seigneur de guerre visait aussi il prit la descente et alla jusqu’à une large porte blindée, un scanner corporel plus tard, le duo pénétrait une espèce de petite salle simplement remplie de mobiliers, tout cela ressemblant très fortement à une salle d’attente, enfin s’il n’y avait ces nombreux ronds parsemant le sol, à leur vue, Anton les pointa.

« Les gladiateurs se placent sur ces endroits et sont emmenés jusqu’à l’arène elle-même, une entrée en fanfare. Heureusement cette salle est très bien nettoyée, après les combats elle est régulièrement aspergée de sang et autres joyeusetés. »

Et le butarien continua sur sa lancée, rejoignant l’une des deux portes permettant de rejoindre des lieux encore inconnus du turien l’accompagnant. Il prit celle de gauche, menant son compagnon vers les baraquements. Quelques courtes minutes plus tard, le duo pénétra un nouveau lieu, encore une fois, très différent. Plus grand que le bar, l’espace était un immense espace de vie très végétal, de nombreuses plantes parsemant les lieux, mais aussi très étrange. En effet, tout autour des plus grosses plantes, des espèces de plages de sable fin étaient construites et un point d’eau se trouvait en une position centrale, bassin peu profond mais à l’eau cristalline. Partout, de petites fontaines terminaient de décorer les lieux.
C’était franchement un endroit étrange.

« C’est ce qu’on peut appeler un lieu de méditation et de repos pour les gladiateurs. » Annonça simplement Anton, continuant sur sa route sans faire vraiment attention aux cinq personnes s’y trouvant déjà. Trois étaient des butariens et butariennes, un krogan et une turienne, et ces derniers ne prêtaient pas plus attention aux nouveaux venus, hormis une salutation respectueuse envers leur employeur. « Je vais te présenter les dortoirs, la cantine et la salle d’entrainement, je ne pense pas que les douches soient un choix particulièrement décisif. » Et le seigneur de guerre fit exactement cela, il mena Tibérius vers les deux premiers lieux, racontant parfois un petit détail, mais resta globalement peu disert.

Ce n’est que lorsqu’ils atteignirent la salle d’entrainement que la situation changea.

D’une taille imposante, l’endroit était en réalité un immense entrepôt au plafond haut. Dans l’espace aménagé, il y avait un stand de tir, un terrain d’entrainement au corps à corps, un espace rond sablonneux délimité par des pierres, une reconstitution d’une fausse ruine et d’une jungle. Bien évidemment, les endroits n’étaient pas particulièrement étendus mais une dizaine de gladiateurs pouvaient largement s’entrainer dans chaque environnement.

« Chaque gladiateur a le droit de s’entrainer tous les jours, si tu deviens membre, tu devras rejoindre une cabale et tu t’entraineras exclusivement avec les membres de ta cabale. Il faut savoir que la plupart des évènements ne sont pas mortels, et que tu auras l’occasion de travailler à de multiples reprises en équipe, enfin bien évidemment tu peux te spécialiser et ne participer qu’à un seul type d’évènement.

Nous procurons un grands nombre de spectacles, mais les combats à mort n’ont lieux qu’une fois par semaine, le dernier jour, et ce sont les gladiateurs qui touchent la plus grande somme. Pour le reste, tu n’es jamais obligé de participer à un évènement, mais chaque jour ou tu ne participes pas, c’est une perte d’argent pour les sponsors qui peuvent perdre patience. Car il faut que tu comprennes le fonctionnement ici.

Un gladiateur est mis location à chaque évènement, et ce sont les sponsors qui louent. Les gains d’un évènement sont répartis à égalité entre, les parieurs, les gladiateurs, les sponsors et les Pacificateurs, c’est ainsi que l’on fonctionne. Mais ne t’inquiète pas, la somme que je t’ai promis est un supplément, tout ce que tu toucheras en plus sera un bonus. Et sache d’ailleurs que perdre ne signifie pas n’avoir aucun gain, chaque évènement voit un classement se mettre en place, si les gens parient massivement que tu finiras troisième et que tu termines à cette place, cela peut te rapporter gros.

Toutefois, pour chaque rang supérieur à ce qu’on avait misé sur toi te rapporte une somme supplémentaire. Pour éviter les défaites organisées. »


Anton pointa du doigt l’armurerie de la salle d’entrainement, toutes les armes étant des équipements haut de gamme.

« Bien évidemment, les armes sont modifiées pour être non létales. » l’ancien chasseur de prime reprit son discours. « Si tu es blessé, les soins sont entièrement pris en charge par l’arène, y compris en cas de blessure invalidante. C’est la même chose pour l’entretien du matériel et la nourriture. En cas de décès, ta compagne toucherait l’intégralité de tes éventuels gains et une somme offerte par les Pacificateurs, par contre ton corps nous appartiendra et sera mis à la vente si tu es suffisamment célèbre. Et si trop célèbre, il prendra place dans le bar comme pièce de collection. »

Le fondateur des Pacificateurs quitta la salle d’entrainement et mena le turien jusqu’au chenil de l’arène, de nombreux prédateurs s’y trouvait et le butarien en présenta certains à Tibérius.

« Ils servent lors de certaines évènements particuliers. » Puis Anton dévoila une partie extrêmement importante. « Si tu nous rejoins, tu devras adopter un varren pour qu’il s’imprègne de ton odeur, ça sera vital pour un évènement particulier, enfin si tu y participes un jour. Nous allons gagner les gradins maintenant, il est plus que temps que tu découvres l’arène elle-même. »

Et le duo prit la route de l’arène. Sur le chemin, Anton dévoila enfin plus d’informations.

« L’arène est plutôt classique, mais nous avons pas mal d’évènements. Nous pratiquons le classique combat classique, ou deux adversaires s’affrontent, le combat par équipe, c’est du cinq contre cinq. Nous avons aussi Zone de guerre, ou l’arène est aménagée pour ressembler à une ville en ruine, quatre équipes de cinq s’y affrontent, il y a aussi Zone de guerre classique, vingt combattants en chacun pour soi. » Un grand classique et l’un des meilleurs évènements pour le créateur de cette arène. « Il y a aussi Survie, cinq gladiateurs sont lâchés sans armes dans l’arène et doivent atteindre un point précis, des prédateurs sont lâchés aléatoirement à leur poursuite.

Et il y a les évènements plus rares, Combat du titan, ou un gladiateur doit affronter un prédateur à l’aide d’une arme désignée par le publique, et Affrontement des pénitents, qui ne concerne pas les gladiateurs. »
Anton salua quelques Pacificateurs et gladiateurs sur le chemin. « Et enfin, il y a les grands évènements, ceux qu’on gladiateur doit éviter de rater s’il souhaite devenir célèbre. C’est l’équivalent des finales, de la semaine, du mois et de l’année. Ici on appelle ça Le jour des seigneurs de bronze, qui se déroule le dernier jour de chaque semaine, les meilleurs combattants de la semaine s’affrontant pour gagner le titre de seigneur d’argent.

Le jour des seigneurs d’argent, ou les différents seigneurs d’argent du mois s’affrontent pour gagner le droit de participer à la grande finale de l’année.

Le jour de l’Empereur, qui est un évènement particulier, les champions s’affrontant avec l’aide de leurs varrens de compagnie. Nul besoin de dire que le vainqueur gagne un joli paquet de crédits et bien d’autres choses. »


Enfin le duo gagna l’arène, qui se révéla dans toute sa splendeur. Les deux avaient gagné la zone VIP, et le turien vit d’abord le dois de l’immense trône en pierre qui servait de siège à son guide, puis il vit le reste. Grande, l’arène faisait presque la taille de toutes les pièces destinées aux gladiateurs et du bar réunis, et donnait presque le vertige aux natifs d’Oméga peu habitués aux grands espaces vides.

« Voilà, tu vois enfin ma plus belle création. » Lâcha Anton avec le sourire de la fierté sur les lèvres. « Voilà à quoi servent les crédits des Pacificateurs, voilà c’est ça que je construis sur Oméga. Voilà ce que défendent les Pacificateurs. Et tu as sûrement vu le Wonderland, c’est aussi nous. »

Le colosse butarien s’installa confortablement sur son trône et observa l’immense arène en contrebas.

« C’est mieux que l’arène misérable que tu as connu. » Ce n’était pas une question. « Ici tu peux définitivement te sortir de la galère, assurer un avenir à ta compagne et te faire un nom qui fera de toi le mercenaire le plus des Terminus. Où tu peux devenir tellement plus … » Anton scruta le turien qui semblait observer la scène s’offrant à lui. « Alors, qu’en dis-tu ? »


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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Mar 03 Avr 2018, 21:59

S’il y a bien une chose qui sautait immédiatement aux yeux au cours de cette visite, c’est la personnalité « quelque peu » mégalo du Butarien lui servant de guide. Au-delà de l’évidence même soulignée par la statue ornant l’entrée de l’arène, on sentait dans la façon de parler et d’être du maitre des lieux une fierté conséquente. Et en un sens, il avait de quoi l’être, fier. Lui que le Turien aurait pu dans une autre vie voir comme une cible, avait bâti tout ceci à force d’intrigues et d’efforts en tous genres. Où l’ambition du seigneur de guerre s’arrêterait-elle ? A l’heure actuelle, peu importait véritablement. Car même s’il devenait un jour maitre d’Oméga, Tiberius avait peu de chance d’être amené à l’affronter ouvertement un jour, comme s’aurait pu être le cas du temps de son service au sein de la Hiérarchie.

"Menacez les intérêts des Turiens et ils feront en sorte que vous ne soyez plus jamais un menace" dit un vieil adage connu dans l’ensemble de la galaxie. Héritée de l’écrasement des Rébellions Krogrannes, cette maxime s’appliquait difficilement à un seul individu. A moins que l’on envoi l’individu dans le cercle sanglant d’une arène. Là, les occasions ne manquaient pas d’appliquer la philosophie Turienne de la guerre… A la lettre.

Ainsi, l’ancien Commandant de la Hiérarchie se surprit lui-même à ressentir une certaine excitation face à tout ce que le Butarien lui faisait découvrir. C’est comme s’il renouait avec la part la plus sombre de lui-même. Celle qui jubilait à l’idée de mettre à mort un adversaire digne de ce nom. Cette passion malsaine, qu’il avait développée en défendant la planète natale de son espèce des abominations des Moissonneurs, se manifestait depuis en certaines occasions. Elle n’avait jamais posée de véritable problème du temps où il servait dans l’armée, ne faisant que renforcer la hargne au combat de son unité et augmentant par la même occasion les scores de sa Cabale sur le terrain.

Pourtant, c’est en assouvissant sa longue traque vengeresse de deux années entières qu’il peaufina ce qu’il appelait parfois très sinistrement un art. Car si certains imbéciles avancent que la vengeance ne mène à rien d’autre qu’un vide intérieur et n’apporte rien de concret, Adrix était la preuve vivante du principe contraire. C’est par la vengeance qu’il avait trouvé une forme de repos et de satisfaction. Deux éléments essentiels pour rebâtir une nouvelle vie. Quand bien même celle-ci s’avérait misérable à l’heure actuelle.

Alors… S’il fallait passer par quelques mises à mort pour améliorer cette nouvelle vie et en prime ressentir de nouveau ce frisson malsain… Qui était-il pour tourner le dos à cette opportunité ? Au diable les regrets et les doutes… Place au sang.

- « Je ne vous ferais pas l’offense de supposer que le résultat des combats peut être le sujet à de petits arrangements… C’est quelque chose que les responsables de l’arène Inusannon avaient parfois l’habitude de pratiquer jusqu’à ce que les Grudges prennent la main sur les affaires. J’imagine mal les Pacificateurs mettre en jeu leur réputation pour le seul appât du gain… » fit donc en premier lieu remarquer le porte-flingue.

Il s’adossa au rebord faisant face au trône du seigneur de guerre le surplombant, pouvant ainsi à la fois détailler son puissant interlocuteur et l’arène en contrebas.

- « Je ne suis pas des plus enthousiaste à l’idée de me vendre à un sponsor. Mais si ça fait partie des règles… Et s’il est permis d’entrainer soi-même le varren qui doit servir de bête de guerre… Alors je pense pouvoir vous offrir un spectacle de qualité et faire comprendre à votre Asari que sa notoriété ne pourra plus longtemps être le fruit d’une hégémonie incontestée. Le gagnant n’en ressortira que plus grand s’il doit faire face à un vrai défi… Et votre public ne pourra qu’apprécier… » poursuivit-il, presque pensif en songeant à la question.

Il était évident qu’un changement s’opérait dans la psychée du Turien. Plus que le mercenaire avide de crédits, c’est l’âme du guerrier qui se réveillait petit à petit chez lui. Il en vint même à regretter que l'issue de chaque affrontement ne soit pas la mort de l'un des combattants. A croire que les acclamations d’une foule de milliers de spectateurs aux mœurs barbares finissaient par lui manquer…

- « Combien de temps et d’affrontements avant la tenue de votre ‘Jour de l’Empereur’ ? Et qu’en est-il si un combat qui ne devait pas être mortel se solde par le décès d’un opposant ? Disons si… l’adversaire s’abandonne de façon un peu trop appuyée à la passion du combat… » questionna-t-il avec une forme d’impatience dans le ton, ses mandibules s’agitant un instant, nuançant étrangement avec son attitude jusqu’ici.

Le Kabalim ne s’était pas particulièrement intéressé au business des gladiateurs depuis son arrivée sur la station. Bien plus accaparé par ses contrats que tout autre chose, il n’y avait vu qu’un épisode douloureux de son passé. Aussi ne connaissait-il pas le planning des « festivités » auxquelles se livraient les Pacificateurs. Mais compte tenu de l’offre alléchante qui lui était faite… Le biotique ne pouvait réellement faire la fine bouche. D’abord devenir champion d’arène, donc. Quant à la question de « devenir beaucoup plus »… Nul doute que cela viendrait lui aussi en son temps.

S’il survivait jusque-là, bien évidemment…

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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Jeu 05 Avr 2018, 16:28
Anton voyait clairement se dessiner ce qu’il était venu chercher, un guerrier rendu accro au sang et à la mort et cela lui faisait ressentir un plaisir extrêmement puissant. Enfin, en vérité c’était tout autre chose qui agissait de manière aussi puissante, mais l’esprit du butarien luttait pour transvaser cette pulsion vers la joie d’avoir réussi plutôt que le désir insatiable de combattre cet individu lui faisant face. Car depuis qu’il était devenu chasseur de prime, cette même folie guerrière vivait dans le cœur et l’esprit du seigneur de guerre. Cette pulsion toutefois quelque peu différente, la pulsion de frôler la mort, de la vaincre et de briser le corps d’un être qui pourrait potentiellement être l’égal voir le supérieur du colosse butarien.

Cette pulsion qui avait poussé Anton à affronter une probatrice, à tuer son meilleur ami, à combattre dans une guerre qui ne le concernait en rien, à détruire la vie du meilleur combattant de toute une espèce. En vérité, les deux êtres étaient différents et semblables, et alors que Tibérius était en réalité accros à la vie de gladiateur, Anton était accro à la domination sous toutes ses formes. Et pourtant ce désir de se jeter sur le turien restait puissant, tendant d’innombrables muscles du corps d’un ancien chasseur de prime qui en avait fait une arme.

Mais il était plus que temps de répondre aux interrogations de Tibérius, et en se lançant dans les réponses, Anton parvint peu à peu à contrôler ce désir de mort qui l’animait.

« Ici les combats ne sont jamais truqués. Si un champion ne nous plait guère, alors nous en cherchons un nouveau. C’est exactement ce qui vous amène ici Tibérius. Il vous faut comprendre qu’en vérité le gain financier est secondaire pour les Pacificateurs, nous construisons quelque chose ici. Un état d’esprit, une conscience générale, une vision populaire qui mène à des gains bien supérieurs au simple crédit. » Anton scruta quelques instants le turien l’accompagnant. « Même si nous acceptons avec une certaines facilité l’idée que cette vision apporte son lot de crédits. Les Pacificateurs restent des individus pragmatiques. »

Plus Anton regardait son arène en contrebas plus la fierté de son ouvrage lui emplissait l’esprit.

« Bien entendu, les cabalystes sont libres d’entrainer eux-mêmes leurs varrens, d’ailleurs il est peu probable que quiconque parvienne à vaincre sans un lien fort avec son varren. » Le colosse butarien avait du mal à décoller son regard de l’arène, scrutant avec amour le sable régulier couvrant pour l’heure le sol de la zone de spectacle. « J’espère bien que vous y parviendrez, il serait hautement dommage que je me sois déplacé pour un faible. »

Et enfin les questions du turien devinrent plus intéressantes, plus ancrées dans l’esprit du futur gladiateur qu’il allait devoir redevenir.

« Le Jour de l’Empereur se déroulera le 12 mai de cette année. Pour y décrocher une participation, vous allez devoir remporter un Jour du seigneur de Bronze et le Jour du seigneur d’Argent de ce mois sinon vous pourrez oublier toute possibilité d’y concourir. Ce qui serait dommage.

Pour ce qui est des combats non mortels, la règle est simple. Le meurtrier du gladiateur récupère l’intégralité des dettes du cabalyste qu’il a tué, il doit aussi racheter son corps pour le remettre à la famille du défunt, il doit aussi rémunérer la famille à la hauteur des gains que le combattant a accumulé au cours de l’année précédente et rembourser le sponsor et les parieurs de la somme qu’ils ont placé sur le défunt.

Autant dire que le meurtrier peut se retrouver avec une dette colossale sur le dos. Et s’il ne parvient à la rembourser au cours de l’année suivante alors il appartient de facto à l’arène. »
Anton lâcha enfin l’arène du regard et tourna finalement son attention sur le turien. « En gros, il devient un esclave. »

Le seigneur de guerre se redressa enfin de son trône et s’approcha du rebord.

« Nous ne sommes pas ici pour détruire des vies par centaines, chaque combattant qui œuvre ici est un guerrier pur qui s’élève par la force et l’intelligence, chaque perte est un revers temporaire sur le chemin de l’élévation de toute la société. Mais certains individus sont assoiffés de sang, et c’est pour eux que nous ajouté des spectacles plus sanglants. Choisis simplement à quels évènements tu souhaites t’inscrire, et si la bête en toi est trop puissante pour ta psyché alors contentes-toi de ceux qui ne risquent pas de faire de toi une bête en cage. »

Se retournant pour faire face à Tibérius, Anton s’adossa contre une rambarde.

« Je vais peut-être m’inscrire au Jour de l’Empereur cette année, après tout c’est le premier depuis la création de l’arène. Il serait de bon ton que je sois le premier champion. Dans tous les cas, je serais curieux de te retrouver ce jour-là, comme spectateur ou concurrent, après tout je prends le pari que tu t‘y trouveras. J’ai l’habitude de jauger les guerriers et il y indéniablement cette flamme de cabalyste, de champion en toi. »

Il serait difficile de ne pas transformer une telle rencontre en combat mortel vu le tempérament des deux individus, mais peu importait en vérité. Car si Anton venait à perdre c’était qu’il n’était pas digne de diriger, car sa force ne serait nullement absolue. Et s’il venait à vaincre, et bien le turien n’était pas de ceux qui forgent l’avenir, seulement qui vivent le présent, il ne serait pas une si grosse perte après tout.


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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Jeu 19 Avr 2018, 21:37

Il y a ces discussions somme toute futiles, sur des sujets aussi divers que banals, et bien souvent sans véritable intérêt que celui d’aligner quelques mots pour combler une conversation. Et puis il y a ces échanges bien plus concrets. Ceux qui permettent de jauger son interlocuteur, d’en apprendre plus à son sujet en seulement quelques instants d’échange…

La discussion que tenait un certain Turien au milieu d’une arène de combat d’Oméga faisait vraisemblablement partie de la seconde catégorie. En moins d’une heure à suivre et écouter le Butarien à la tête des Pacificateurs, l’ancien Kabalim avait pu se faire une idée de la personnalité du maitre des lieux. Celle d’une être mégalo et avide de défis, il est vrai, mais aussi d’un individu motivé et conduit par certaines convictions dans sa façon d’évoluer au sein des hautes sphères de la pire des Trois Sœurs. Cela donnait une certaine respectabilité et aura particulière à l’ex chasseur de primes. Mais ne l’en rendait pas moins dangereux et, pour le moment, pas le plus fiable des contacts sur la station du point de vue du biotique.

Quand bien même le natif d’Anhur en imposait de par sa prestance et ses ambitions, Adrix s’était suffisamment reposé sur ses acquis du temps de la Hiérarchie pour comprendre au final qu’il est toujours crucial de se préparer à tout. Une trahison, une perte d’intérêt de la part des « personnes qui comptent », un revers de fortune soudain… Depuis la mort de sa femme, il ne considérait chaque étape de sa vie que comme un état transitoire, un laps de temps plus ou moins lent parmi tant d’autres, pouvant de mener à mieux comme à bien pire. Raison pour laquelle sa méfiance presque maladive se réveillait chaque fois qu’il faisait la connaissance de nouvelles personnes.

Ô… Bien sûr il prendrait part aux petits jeux de l’arène, comme il venait de s’y engager de par les mots qu’il venait de déclamer. Mais croire à l’instauration de règles suivies scrupuleusement par tous lors des bains de sang maculant le sable ce temple de la violence, construit pour déchainer les foules… Cela serait plus… difficile. Non pas qu’il ne respecterait pas le règlement de son côté, non… Seulement le Turien aurait été stupide de croire que tous ses adversaires ou ceux amenés à les supporter seraient aussi scrupuleux. Aussi craints les Pacificateurs étaient-ils, rien ne balayait l’éventualité d’une transgression, bien ou moins flagrante et importante, un beau jour de massacre.

Alors s’il venait lui-même à être victime d’une de ces transgressions de la part d’un adversaire… Il n’hésiterait probablement pas à en faire autant. Quitte à faire fi des risques, autant rester en vie, sans se rattacher au maigre espoir de voir son opposant châtié dans l’instant et la folie du combat…

Tiberius ne dit mot de ses certitudes à la suite des propos du Butarien, mais il était certain qu’en usant des capacités propres à sa race pour lire la gestuelle, le chef des Pacificateurs saurait de quoi il en retourne.
L’ancien officier de la Hiérarchie préféra s’attarder sur des détails bien plus concrets. Des éléments qui donnaient matière à réfléchir. Au premier rang desquels la question du timing imposé par la grande épreuve, rencontre phare et annuelle de la nouvelle structure.

- « Deux mois… Voilà qui laisse peu de temps. En particulier pour le dressage d’un chien de fosse… Mais je ne doute pas que vos… sujets attendent cet évènement avec impatience. Je ferais en sorte de ne pas les décevoir. » lança-t-il l’air pensif.

L’espace d’un instant, le mercenaire ne tint plus compte d’Ardak, balayant à son tour du regard l’arène qu’ils surplombaient. Jadis il avait combattu dans un monument similaire, dans une autre région de l’espace. Seulement, à l’époque, il avait vu en ces lieux la fin de son histoire sitôt sa vengeance assouvie. Se pouvait-il que ce soit dans un endroit du même genre, là où la mort devenait une banalité et un divertissement, qu’il devait se réinventer ? Faire parler de lui en grande pompe ? Quelle douce pensée ! Celle d’être adulé par des milliers de spectateurs respectant la gloire du combat, admirant la technicité martiale au moins autant que l’aura des champions…

Cette pensée éphémère, sans doute bien trop optimiste, fut néanmoins balayée par les mots d’Ardak et le naturel pessimiste du Kabalim lui faisant face.

- « J’ai encore certains détails à régler avant de me lancer dans tout ceci. Mais je serai présent pour divertir votre public et décrocher les qualifications nécessaires… Votre Jour de l’Empereur… Les Esprits seuls savent qui sera là et ce qui se passera ce jour-là… » déclara-t-il cette fois d’un ton qui ne pouvait trahir qu’une chose : de l’impatience. Le mouvement de ses mandibules ne pouvait que suivre la tendance.

Non pas que l’ex Commandant Tiberius Adrix soit très croyant, loin de là… Mais pour avoir toujours été perçu avec méfiance par les siens pendant des décennies, le Turien n’était pas du genre à s’imaginer avec certitude le futur le plus favorable. Le type un peu trop négatif ? Probablement… Mais pouvait-on lui en vouloir après toute la merde dont il s’était extirpé au fil des années ? Et dans laquelle il avait encore un pied lorsque l’on considérait avec attention sa situation actuelle…

Quant à ce qui devait suivre dans l’immédiat… Il n’y a qu’un certain Butarien qui pouvait véritablement le dire.
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MessageSujet: Re: Rempart d'airain pour le règne des injustes   Mer 02 Mai 2018, 09:48
Tiberius Adrix. Ce turien allait être une excellente recrue pour les cabales, même si elles allaient avoir du mal à le convaincre de les rejoindre. L’ancien gladiateur puait la solitude à plein nez, et pire semblait s’y complaire avec un grand plaisir. Mais cela n’était pas vraiment intéressant pour Anton qui voyait dans tous les cas les futurs gains massifs qu’il allait se faire en pariant sur lui. Et s’il venait à perdre, cela ne serait qu’un pavé dans la mare, après tout le chef des Pacificateurs voyait les crédits s’accumuler ridiculement sur ses comptes avec une frénésie ridicule.

En vérité, Anton devait être l’une des plus grosses fortunes d’Oméga à l’heure actuelle, et cela ne lui procurait pas la moindre joie. Après tout, le butarien n’avait jamais été un gros dépensier et n’avait jamais ressenti le moindre plaisir au travers les crédits, non deux choses pouvaient réellement faire vibrer l’ancien chasseur de prime. Enfin trois, tandis qu’une magnifique cabalyste butarienne entrait dans l’arène pour s’échauffer. La première était le fait de se battre à mort avec un individu exceptionnel, et le mettre à mort, la seconde était le fait d’exercer du pouvoir sur des individus, et à chaque fois sur de plus en plus de gens.

Mais tout cela n’avait aucun intérêt précis à cet instant, tandis que Tiberius agitait frénétiquement ses mandibules avec une impatience flagrante. Le turien était indubitablement de la trempe qu’Anton pouvait facilement apprécier, respecter et surtout combattre, enfin s’il apprenait avec le temps à se comporter respectueusement.

« Ah oui, les fameux esprits turiens … » Si Anton n’était pas une chose dans sa vie c’était croyant, lui qui avait toujours rejeté les superstitions, les cultes et l’idée qu’il existe un plan ou des êtres infiniment supérieurs à lui. Quel intérêt de croire que ses propres compétences ne suffisent pas à parvenir au sommet de la chaine alimentaire ? « … Je suis sûr qu’ils sauront protéger un turien qui sort du lot, et qui prend le courage de tout risquer pour se construire. » Toutefois, Anton était un être pragmatique et avait rapidement appris à ne pas insulter les croyances d’autrui.

« Tu peux prendre le temps que tu le désires, tout comme l’entrainement de ton varren, l’accès à l’arène est illimitée pour les cabalystes après tout. Il y a d’ailleurs des chambres individuelles si tu désires passer du temps avec ta femme sur place. Nous nous assurerons que personne ne se mette en tête de squatter votre appartement si vous deviez vous installer quelques temps ici. Mais règle donc tes détails, et prépare-toi bien. Nous devrions nous revoir lors du Jour du seigneur de Bronze de cette semaine, ou la suivante. »

Anton se releva et fit signe au turien de le suivre, les deux regagnèrent alors la Porte du Tartare, et le seigneur de guerre s’installa en toute décontraction au comptoir, faisant signe au barman de lui servir une bière.

« Je te laisse le temps de réfléchir posément à tout ceci. Si dans deux semaines tu n’as pas réussi à te qualifier pour le Jour du seigneur d’argent alors nous considèrerons l’accord comme nul et nous verserons les émoluments définis sur votre compte. Si tu parviens à te qualifier, nous rediscuterons de ton salaire et d’éventuelles primes. » Puis le colosse butarien fit signe au turien qu’il pouvait s’en aller, pour le rappeler juste avant qu’il ne sorte. « Et remercie ta charmante épouse pour son hospitalité. »

Puis l’ancien mafieux se retourna vers sa boisson et la dégusta avec un plaisir non feint. La satisfaction d’avoir rencontré un être d’exception, d’avoir l’impression d’avoir réussi tout ce qu’il avait prévu, et le simple fait que la journée fut agréable suffisait pleinement à rendre Anton heureux et souriant. Et puis la suite de la journée promettait d’être encore meilleure.


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