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 Cours d'anatomie

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MessageSujet: Cours d'anatomie   Mar 12 Juin 2018, 19:48
► █ Date :  Septembre 2200RP Tout public
Abbadon Bynare ♦️ Arcadia McKnight
Cours d'anatomie



Cours d'anatomie
Septembre 2200

La Citadelle



Comment devait-on réagir lorsque la Conseillère issue de son peuple se faisait brutalement assassiner lors d'un attentat, et que les premiers soupçons se portaient vers une autre espèce du Conseil ?

Tel était l'épineux problème posé aux galariens après l'attentat de Palaven. Celui-ci était encore présent dans tous les médias : analyses d'experts sur l'attaque, les retombées, les responsables ; reportages poignants sur les victimes, leurs familles, ou quiconque se sentait concerné ; déclaration officielles pleines de fermeté, de compassion entre gouvernements, de soutien indéfectible. Beaucoup de bruit blanc, peu d'informations véritables. Et c'est ainsi que les galariens décidaient d'agir : en rassemblant des informations.

Les ordres s'étaient transmis au sein du GSI comme la flamme sur une traînée de poudre. La priorité absolue était désormais Machiavel. Tous les coups étaient permis, et les Dalatraces ouvraient les fonds au GSI. Les agents devaient également tous venir faire un point auprès de la Direction, afin de rerépartir les missions et de mettre en commun toutes le ressources. Le GSI partait en guerre.

Abbadon avait rejoint Sur'Kesh comme les autres. Les échanges s'étaient montrés instructifs, les instructions claires. Sans surprise, Abbadon retournait sur Oméga, où le terroriste vu sur Palaven finirait bien par se montrer d'une façon ou d'une autre : achat d'équipement ou de matériel, recrutement, etc. Plusieurs collègues d'Abbadon y étaient également envoyés, d'autres encore devraient parcourir les Terminus, certains resteraient dans l'espace concilien pour chercher les appuis internes de Machiavel et étudier la piste financière.

Les échanges terminés, Abbadon s’enquit de la présence du docteur Derv, un médecin et chirurgien du GSI. L'agent était un habitué du docteur, avec qui il avait une relation de confiance, et auprès du quel il faisait surveiller son état de santé quand l'occasion se présentait. Le galarien évitait les médecins des Terminus : si certains étaient compétents, tous en revanche pouvaient être achetés, et Abbadon ne voulait pas qu'un regard inquisiteur puisse noter des marques l'identifiant, ou dévoiler la présence discrète de ses implants biotiques.

Cependant, le docteur n'était plus sur Sur'Kesh : il travaillait désormais sur la Citadelle, à la fois comme chirurgien et comme enseignant. Prolongeant sa visite concilienne, Abbadon rejoignît donc le cœur de l'espace qu'il protégeait. Un appel bref lui obtint une consultation, et il n'eût plus qu'à rejoindre l'hôpital depuis les docks.

Le galarien savait apprécier la Citadelle. Certes, le Présidium était trop propre et hypocrite, loin de la galaxie et de ses préoccupations, mais c'était aussi pour protéger cet îlot de calme que Abbadon se battait. Et les bras, encore largement inhabités depuis la chute de la station face aux Moissonneurs, se révélaient être de formidables lieux de balade, exposant l'espace ou la Terre selon les endroits. L'agent se promis de prendre le temps d'en profiter avant de repartir, puis fût reçu pour sa consultation.

"Abbadon, c'est un plaisir de te revoir !"
"Un plaisir partagé, docteur !"

Les deux galariens se saluèrent en souriant. Le docteur Derv était encore en grande forme malgré ses 34 ans. Spécialisé dans les mutations liées à l'ézo sur les espèces sentientes, Abbadon l'avait rencontré avant même d'entrer au GSI, alors qu'il suivait sa formation de saboteur à l'armée. Le médecin avait su aider le jeune galarien face à ses difficultés, lui ouvrir un monde que sa Famille lui interdisait auparavant, et l'avait soutenu après la Crise et la situation complexe où s'était empêtrée l'agent triple.

"Quelles nouvelles m'apporte-tu d'Oméga ?"
"La station est en ébullition, évidemment. Avant même l'attentat, les gangs ne cachaient plus leurs ambitions. Maintenant qu'une Conseillère est tombée, Aria semble être une proie envisageable."
"Je vois. Tu y retournes bientôt ?"
"Dans quelques jours. Et vous, docteur ?"
"Je prend quelques vacances, peut-être ma retraite. Enseigner sur la Citadelle est un privilège, c'est un merveilleux carrefour pour les espèces. Et à ce propos, j'ai un service à te demander. Une médecin de l'Alliance talentueuse, qui s'intéresse à la physiologie galarienne. Au vue de tes caractéristique, tu serai un sujet formidable. Accepterais-tu une fois encore d'être un sujet ?"

Abbadon sourit en baissant la tête. Il avait déjà commencé à enlevé sa robe galarienne, qu'il appréciait de porter en dehors des missions. Le vêtement était bien ajusté, mettant en valeur son corps élancé avec ses couleurs verdoyantes, tandis l'échappe enroulée autour de ses épaules pouvait aussi servir de turban. Le galarien acheva de l'ôter pour rester en sous-vêtement, donnant son assentiment d'un hochement de tête.

"Comme d'habitude, docteur. Une humaine donc ? Aucune crainte qu'elle ne dévoile trop de secrets ?"
"Les humains ont eux aussi un secret médical, ne t'en fais pas. Et l'officier McKnight est très professionnelle, en plus d'être curieuse ! Tu le verras vite, je l'appelle."



Dernière édition par Abbadon Bynare le Sam 16 Juin 2018, 19:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Mer 13 Juin 2018, 21:09

Cours d'anatomie
L'espace



Concilien était en ébullition suite à l'attentat sur Cipritine. Bien que certains tentaient de ne pas céder à l'amalgame, beaucoup accusaient l'Alliance d'être coupable, seule bénéficiaire de l'affaiblissement de la Hiérarchie et seule instance ayant les moyens nécessaires pour mener une telle attaque.

Les Turiens qui avaient participé à la guerre du Premier Contact étaient les premiers à pointer l'Humanité du doigt, rappelant la soif de pouvoir et de puissance insatiable qu'éprouvait cette espèce. A ces vétérans aigris venaient s'ajouter des Galariens mitigés. Le destin s'était rit de la Dalatrace et Conseillère Esheel, en lui ôtant purement et simplement la vie.
Une telle perte n'était pas sans conséquence dans les relations entre les trois peuples. D'un côté les natifs de Sur'Kesh n'hésitaient pas à critiquer le service d'ordre de Palaven, de l'autre bien que plus frileux manque de preuve concrète, ils dénonçaient l'infamie commise par les Humains.

C'était un cercle vicieux, sans fin. Les politiciens tentaient vainement d'apaiser les consciences, aucun n'osant se prononcer sur la culpabilité de qui que ce soit. Même avec un nom et donc une cible, les peuples Conciliens continuaient à chercher un responsable en leur sein. Bref c'était la merde, juste un peu plus que d'habitude.

Pour Arcadia, c'était un nouveau jour à se coincer les parties dans une porte, au sens figuré bien évidemment. Elle avait fait sa demande quelques mois plus tôt pour continuer à développer ses connaissances anatomique et physiologique des Galariens, auprès du Docteur Derv. La militaire tenait tout ses enseignements de ce vieux médecin, et pour rien au monde elle n'aurait souhaité changer de professeur.
C'était un professionnel simple, amical, sans prise de tête, faisant honneur à sa réputation, ne prenant pas en considération les incidents de ce mois-ci vis à vis de ses malades ou élèves. Comme se devait chaque docteur en médecine.

Mais ce n'était pas toujours le cas des patients, certains refusant de se laisser toucher par une Humaine. Elle avait perdu du temps à argumenter au début, avant de se rendre compte de la futilité d'une telle chose. Alors la Martienne avait prit sur elle.

« Être une hypocrite ne me dérange pas, je préfère avoir l'air hypocrite que de ne rien faire du tout. Tant que je peux vous soigner, je me moque de ce que les gens pensent de moi. Alors dépêchez vous ! J'ai d'autres patients qui attendent, plus vous vous plaindrez, plus ils attendront. »

Elle avait répété cette phrase plusieurs fois, la connaissant aussi bien que son serment. Bien que cela jouait sur la culpabilité des gens, et elle n'en était pas fière, la méthode avait au moins le mérite de fonctionner. C'est tout ce qui importait.




Assise près de la machine à café, une tasse en main, le Lieutenant Colonel de l'Alliance échangeait avec une consœur quelques anecdotes croustillantes à propos de la profession. Une certaine forme d'excitation assaillait Arcadia. Le Docteur Derv lui avait annoncé ce matin même, le check up d'un Agent du GSI, biotique. Autant dire que ce n'était vraiment pas banal.
Bien sûr, il fallait l'aval du patient pour qu'elle puisse participer à l'examen clinique, rendant l'attente encore plus insupportable. Jusqu'à ce que son omnitech sonne, retenant tant bien que mal sa joie, elle salua son interlocutrice pour se rendre dans le cabinet du Dr Derv.

Elle toqua à la porte, attendant une réponse affirmative avant d'entrer. Son confrère était assis derrière le bureau.

« Je vous en prie Dr McKnight. Le patient vous attend. »

L'humaine acquiesça d'un signe de tête, allant derrière la cloison. Là se tenait un Galarien, un peu plus grand qu'elle. Sa peau d'un bleu grisâtre était pâle. Travaillant pour les services d'intervention de Sur'Kesh, son corps était relativement bien entretenu.

« Ravie de vous rencontrer, je suis le Dr McKnight, c'est moi qui vais me charger de vous ausculter. Si vous voulez bien vous allonger, lui demanda t-elle en indiquant la table d'auscultation.

Les premiers tests étaient assez simples, similaire à ceux des humains. Auscultation pulmonaire, cardiaque, vasculaire et abdominale. Le stéthoscope sur les oreilles, elle écoutait les bruits des organes, évaluant la fréquence, l'intensité, la qualité etc... Enchaînant sur les percussions et palpations. Arcadia ne put s'empêcher de sourire en voyant le Galarien frissonner au contact de ses mains froides contre la peau tiède.
Elle vérifia son acuité visuelle ainsi que sa tension et son pouls. La doctoresse effectua également un prélèvement sanguin. Enfin, elle l'amena à un tapis de course pour réaliser une analyse biomécanique. Après dix bonnes minutes à suer, elle l'autorisa à s'arrêter.

Les échanges étaient simples, purement médicaux : « Inspirez », « Expirer », « Fermez l’œil gauche, le droit », « Ouvrez la bouche » etc...

« Vous m'avez l'air en parfaite santé, vous aurez les résultats de vos tests d'ici quarante huit heures maximum, dit-elle souriante. En revanche, je vais laisser le Dr Derv procéder à la vérification de vos implants biotiques. Je resterais en tant qu'observatrice... Si cela ne vous dérange pas ? »

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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Sam 16 Juin 2018, 20:22

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Septembre 2200

La Citadelle



La dénommée McKnight fût rapidement cataloguée comme passionnée dans la mémoire visuelle d'Abbadon. Une démarche pleine d'énergie, une légère impatience dans le regard. L'agent compris vite pourquoi le docteur l'appréciait : elle avait tout de la collaboratrice stimulante.

Le galarien hocha la tête à ses propos et fit comme elle l'attendait. Les contrôles en soi n'avaient rien de sorcier, il s'agissait simplement d'une routine. Ils devaient sans doute concorder vers une santé excellente... Du moins à première vue : le tabac attaquait régulièrement ses poumons et limitait son potentiel physique, quelques blessures acquises avec l'expériences devaient être surveillées, et le bilan sanguin lui attirerait sans doute de nouvelles remontrances vis-à-vis de ses consommations. La routine, donc.

"Vous m'avez l'air en parfaite santé." Abbadon sourit en repensant à ses vices. Il répondit quand-même, acceptant sa présence.
"Il serait dommage de partir lors de la phase la plus intéressante ! Enfin, c'est sans doute ce que pense le docteur."
"En effet." Bien que souriant, le Dr Derv était très sérieux. Un outil à la main, il fit se tourner Abbadon, présentant la nuque à l'humaine. "Les grandes lignes du système des implants sont similaires à toutes les espèces, Docteur McKnight : l'exposition à l'élément zéro peut entraîner l'apparition de nodules dans le corps, stimulé par le système nerveux. Là où nous nous différencions, c'est sur l'installation des implants biotiques amplifiant les stimulus électrique. Les humains ont tendance à les installer sur la nuque, à la base du crâne. Pratique, discret, surtout avec vos cheveux. Chez les galariens, nous incisions les corps crâniens calleux supérieurs, et installons les implants de chaque côté en les faisant se connecter aux extrêmes."

Le galarien parlait vite, suivant de ces doigts ses explications orales. Il désigna deux petites bosses sur les 'cornes' d'Abbadon, dans la partie intérieure, puis fit courir ses doigts jusqu’à l'endroit où elles se rejoignent.

"Chaque implant peut fonctionner de manière indépendante, pour éviter qu'une blessure ne supprime les capacités. Le corps calleux est assez solide - par rapport à notre constitution générale - et permet d'installer l'implant sans risquer de blessé le tissu cérébral. Enfin, la majeure partie de ce corps étant un reliquat de l'évolution, nous pouvons nous permettre une installation plus en profondeur et plus discrète. Seul affleure à la surface les parties auxquelles nous pouvons avoir besoin d'accéder pour les prises de sang, contrôle électronique, ou encore gestion de l'électricité statique. Abbadon, tu permet ?"


L'agent se rigidifia, tandis que le médecin appuyait sur la peau. Celle-ci, très fine, dévoilait par transparence une partie métallique derrière. Le médecin approcha un outil et déclencha une petite décharge statique. Le biotique contint sa réaction, habitué.

"Nous utilisons la décharge statique pour recevoir les informations internes de l'appareil. Cela évite un contrôle trop en profondeur, et donne une utilité à ce désagrément. C'est bon Abbadon, tu peux te rhabiller. Je transmet les données à l'ordinateur."

Le docteur s'éloigna, laissant le temps à Abbadon de souffler. Il se remit debout et attrapa sa robe, se massant le cou en même temps. Il regarda également l'humaine, curieux à son tour.

"J'ai rarement l'occasion de rencontrer des médecins humains. Vous avez l'air de connaître votre affaire. Étais-je vraiment votre premier galarien ?" Les manches de nouveau enfiler, Abbadon commençait à relacer l'avant. C'était purement esthétique, le vêtement se maintenant fermé de toutes façons, mais le galarien aimait profiter des jours où il ne portait pas d'armure. "Quoiqu'il en soit, le docteur saura vous faire progresser plus encore. Comment l'avez-vous rencontré ?"

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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Lun 18 Juin 2018, 23:42

Cours d'anatomie
Arcadia



écoutait avec beaucoup d’attention les paroles de Derv, le microphone de son omnitech activé pour enregistrer cette leçon. Elle allait retenir les trois quarts des informations grâce à sa mémoire visuelle sur le moment. Le restant s’intégrerait au fur et à mesure des compilations des connaissances dans son ouvrage médical personnel et à la relecture.

Intérieurement, « l’élève » enviait les Galariens et leur mémoire eidétique. Retenir autant d’informations demandait un sacré effort de concentration. Les professions médicales avaient énormément évolué ces dernières années. Et même si les méthodes de soins étaient bien plus pointus qu’il y a quelques décennies, le savoir à assimiler devenait colossal. Mais tant que l’on aimait ce que l’on faisait, avait on vraiment à s’en soucier ?

Le cours était bien mené, concret, court et utile. Le professeur ne rentrait dans les détails lorsque cela était utile. Il le faisait tellement bien, que l’humaine se retrouva sans question à poser. Elle demanda néanmoins l’autorisation d’examiner l'implant, palpant la zone pour visualiser et sentir les implants. Puis laissa le sujet se rhabiller.

"J'ai rarement l'occasion de rencontrer des médecins humains. Vous avez l'air de connaître votre affaire. Étais-je vraiment votre premier Galarien ?

-J’ai quelques bases, dit elle modestement, mais je suis bien loin du talent de mon confrère. J’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de soigner des Galariens, surtout en 2187. Mais très peu depuis. J’essaye de garder la main avec des « stages » comme celui-ci.

-Quoiqu'il en soit, le docteur saura vous faire progresser plus encore. Comment l'avez-vous rencontré ?

- A Londres peu après la Grande Guerre. J’ai appris sur le tas et c’est le docteur qui a mis un peu d’ordre dans ma manière de faire. Et vous ?



-En effet, je peux comprendre que grandir en tant que biotique n’est jamais quelque chose de simple. Surtout lorsqu’une espèce en compte peu au sein de ses rangs. Me permettrez vous de vous raccompagner ? »

La Doctoresse emmena Abbadon vers la sortie, faisant un léger détour par le parc intérieur, bien plus agréable à traverser que les salles d’attente froides ou les couloirs des malades. La rivière artificielle laissait flotter un bruit très agréable en arrière plan, relaxant même.  La végétation luxuriante était elle aussi artificielle. L’odeur de nature n’était due qu’aux diffuseurs cachés dans les fourrées. Ceci facilitait grandement l’entretien de cette pièce.

« C’était une consultation très intéressante. Un Galarien biotique c’est loin d’être banal. Tout comme rencontrer quelqu’un du GSI. C’était très aimable de votre part de m’avoir autoriser à intervenir. »

Elle passa une main distraite sur une fougère qui débordait légèrement sur le chemin, bien que la plante était fausse, son toucher était quasi similaire à celui d’une vraie. La compagnie du Concilien était agréable, cela la changeait des malades. Ce n’est pas pour autant qu’elle détestait le contact avec les patients, loin de là. Mais les médecins entendaient perpétuellement les soucis et drames des gens. Jamais rien de positif. Parfois cela pesait lourd sur la conscience. Surtout pour des personnes qui devaient faire preuve d’une empathie sans faille à l’égard des autres.
Être avec un être sain de corps et d’esprit… C’était bien. Cela évitait de tourner de la carte.

« Vous n’êtes pas obligé de me donner du Docteur en dehors des consultations, Arcadia est amplement suffisamment », dit-elle avec un léger sourire.

Le binôme arriva devant l’entrée, toujours un peu agitée. Une personne qui se plaint à l’accueil, d’autres qui cherchent leurs chemins, bref le quotidien habituel pour les employés.

« Vous...Vous avez quelque chose de prévu ce soir ? »

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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Mer 27 Juin 2018, 18:25

Cours d'anatomie
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La Citadelle



Londres et la Grande Guerre. Le docteur y était, forcément. Comme tout le GSI. Gérer la quantité de blessés et de mourants sur place devait être une tâche quasiment insurmontable.

"Et vous ?

- Les biotiques galariens sont très souvent intégrés à l'armée, et étroitement surveillés. Nous sommes peu nombreux, il ne faut pas nous gâcher. Le Docteur s'est chargé de moi lors de ma formation. J'ai eu de la chance de tomber sur un spécialiste comme lui.

- En effet, je peux comprendre que grandir en tant que biotique n’est jamais quelque chose de simple. Surtout lorsqu’une espèce en compte peu au sein de ses rangs. Me permettrez vous de vous raccompagner ? "

Abbadon hocha la tête. Précédé par la femme, il la suivit parmi le parc intérieur, profitant de l'endroit. Un îlot de paix artificiel - comme toute la Citadelle, en fait. McKnight parlait légèrement, le remerciant de sa coopération. Le galarien répondit que ce n'était rien, qu'il avait l'habitude d'être un cas exceptionnel. Un léger sourire atténuait le propos. Finalement, ils atteignirent la fin de l'hôpital.

"Si je donne du Arcadia, je veux entendre du Abbadon !
Je pensais me perdre dans les Secteurs puis finir dans un bar riche en cocktail. Ou l'inverse. Je ne suis pas souvent sur la Citadelle, j'aime en profiter. Alors pourquoi pas accompagné ?"
. Un sourire. "Ce sera l'occasion de poser toutes nos questions. Préviens moi quand tu sera libérée, je te dirai où me trouver."

Le galarien laissa son contact omnitech, puis quitta la doctoresse. Il devait repasser dans son hôtel et préparer cette journée de repos.

*****



Finalement, le bar avait emporté la mise par rapport à la balade. Pour une raison simple : Abbadon, se laissant porter au gré de la foule et s'enfonçant dans les derniers quartiers rénovés, avait eu un coup de cœur pour un établissement récent emplissant un immeuble entier. Luxueux mais encore trop peu connu, premier du genre à ouvrir dans une zone encore mal fréquentée, son véritable intérêt résidait dans ses terrasses à chaque étage : le 'hôtel-bar-restaurant-et-plus-encore était placé sur le bord de l'un des 'bras' de la Citadelle, permettant depuis les terrasses d'admirer le vide s'étendant au delà, et la Terre quand la rotation de la station le permettait. Mieux encore : le toit disposait d'une vue encore meilleure, d'une piste de danse, et d'un bar riche en surprises.

Quand l'humaine le prévint de sa disponibilité, il sirotait son verre en regrettant de ne pouvoir fumer. Il jouait avec une cigarette, se demandant s'il devait prendre le risque, ou non. Le message interrompit sa rêverie, et il envoya l'adresse.

Quand Arcadia arriva, elle pouvait voir le galarien discrètement installé derrière une plante décorative, assis sur une chaise dressée sur les pieds arrière, les pieds posés sur la rambarde, dans la même tenue que lors de la consultation - la robe, pas les sous-vêtements. Un verre à cocktail tout en longueur posé sur une petite table à sa gauche, la tête dans les étoiles, le galarien aurait été jugé apathique par ses semblables. Sa main droite continuait de jouer avec une cigarette. Quand la femme fit entendre sa présence, il se redressa et lui tira une seconde chaise.

"J'espère que la vue te plaît. J'ai toujours aimé observer la Terre. Tant de diversité ! Surtout avec un bon verre, de quoi manger et une agréable compagnie. Que souhaites-tu commander ?"


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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Ven 29 Juin 2018, 00:25

Cours d'anatomie
Remisant



sa tunique médicale dans son casier contre un jean, un polo blanc et sa veste en cuir noir, Arcadia envoya un message à Abbadon pour lui signaler qu'elle avait terminé sa journée. La réponse ne se fit pas attendre, elle reçut l'adresse d'un bar situé à l'autre bout de la Citadelle. Fort heureusement les navettes étaient rapides de nos jours et un trajet d'une quarantaine de kilomètres ne prenait pas plus d'une dizaine de minutes.

A plus de deux cents km/h, il était futile d'essayer d'admirer le paysage, du moins tant que l'on ne se trouvait pas dans l'espace. Avant cela tout n'était que tâche grise ou verte. Plutôt que de se perdre en contemplation, le docteur tria ses notes de la journée, y mettant un peu d'ordre sur le peu de temps que lui offrait le voyage. La voiture se posa sur un parking, laissant son occupante en sortir. Cette dernière observa les alentours, tout était neuf, cela ne devait pas faire longtemps que cette section avait été reconstruite. D'ailleurs il n'y avait presque personne, seules quelques âmes erraient, passant silencieusement. Elle se demanda si elle ne s'était pas plantée d'adresse.
Lisant ses pensées, le GPS de son omnitech lui indiqua la direction à suivre. S'engouffrant dans une rue, elle entendit une mélodie lointaine, effaçant ses craintes.

L'humaine arriva devant un bâtiment à l'air plutôt luxueux, mais aussi fréquenté que le quartier. Bon... même si cela n'allait pas être gratuit, au moins ils discuteraient au calme. En temps normal, elle ne fréquentait pas ce genre de lieux, pas vraiment par manque de moyens, mais plus par l'ennui provoqué par les arrivistes opportunistes et autres filles&fils à papa qui souhaitaient montrer aux restes de la clientèle qu'ils pouvaient claquer de l'argent sans compter. Puéril.
Après avoir grimpé quelques étages, elle trouva le Galarien, les pieds posés négligemment sur la rambarde, la chaise en bascule. Il jouait avec quelque chose mais de dos et avec la plante qui le camouflait, impossible de voir de quoi il s'agissait.

« Abbadon! »

Le biotique se redressa aussitôt, s'extirpant de sa songerie, il tira une deuxième chaise l'invitant à s'asseoir. Elle le remercia d'un sourire, au même moment elle comprit pourquoi cet endroit était aussi cher.
La vue était des plus remarquables. Visiblement chanceuse, la rotation permettait d'apprécier le berceau de l'humanité, ses grandes étendues bleues, ses terres vertes, Séléné était invisible.
Ce n'était pas le cas de Hélios qui sortait paresseusement, son éclat lumineux épousant la courbe ronde de la Terre. Offrant une image digne de celle que l'on pouvait retrouver dans les vieux magazines du début du 21ème siècle.

« J'espère que la vue te plaît. J'ai toujours aimé observer la Terre. Tant de diversité ! Surtout avec un bon verre, de quoi manger et une agréable compagnie. Que souhaites-tu commander ? »

Elle sourit à nouveau, amusée par la rapidité du débit des paroles, mais aussi par le compliment.

« Le cadre est très élégant. J'avoue ne pas souvent prendre le temps de regarder la Terre alors qu'elle est sous mon nez. La carte des boissons n'était pas trop garnie et plutôt bien structurée, ce qui facilita grandement son choix. Je vais me laisser tenter par un piña colada !

Un serveur passa pour récupérer la commande qui fût délivrée peu de temps après. Elle en bût une fraîche gorgée pour se désaltérer. Imitant son compère, Arcadia se tourna vers le panorama, un pied botté sur la rambarde, l'autre dans le vide, faisant se balancer la chaise. Cela lui conférait une attitude désinvolte, presque rebelle, tranchant avec son air innocent.

« Tu es déjà venu ici ? Ou c'est la première fois ? »

Elle sortit un étui en inox brossé de son sac, pour en faire glisser une cigarette qu'elle porta à ses lèvres. La Martienne fit pivoter la boîte, puis appuya sur un petit mécanisme qui activa une résistance pour allumer la clope. Était-ce autorisé ? Pour être honnête ça lui passait complètement au dessus de la tête. Elle fronça légèrement les sourcils en tirant sa première bouffée, avant de jeter un regard espiègle au natif de Sur'Kesh, lui proposant le briquet.
Aucun panneau n'interdisait de fumer, de plus ils étaient sur une terrasse. Et si ce fut le cas... Eh bien les règles étaient faites pour être transgressées.

« Tu es en perm' jusqu'à quand ?

-C'est peu... Mais avec les récents événements, c'est compréhensible. Je me suis fait sucrer plusieurs jours également. Du coup ils m'ont envoyé en poste sur la Citadelle pour quelques temps. Ça a tout de même l'avantage d'avoir des horaires plus stables. Tu as beaucoup de choses prévues ?

-Non je n'ai pas planifié grand chose. C'est un peu au gré de mes envies. Je dois juste retrouver mon régiment dans deux semaines. D'ici là, c'est plutôt au jour le jour ! »

Arcadia tira à nouveau sur la cigarette, sirotant de temps à autre son cocktail. Les moments de détente se faisaient rare ces derniers temps, il fallait donc les apprécier à leur juste valeur. Le bar/hôtel/boîte/karaoké/restaurant était très agréable, tout comme la compagnie.
Une sensation de légèreté s'installa dans son esprit, une insouciance enfantine en tête, si l'on oubliait l'odeur entêtante du tabac et le goût du breuvage. Plus haut dans les derniers étages, battait une musique électronique, audible sans être dérangeante pour entretenir une conversation.

« Du coup, à part observer la Terre, qu'est ce que tu fais de ton temps libre ? »


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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Lun 27 Aoû 2018, 19:21

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La Citadelle



Abbadon met quelques instants à répondre. La vérité est qu'il n'a que peu de temps libre.

Sur la Citadelle, je profite surtout du calme. Pas la peine d'être toujours sur le qui-vive, inutile de garder ses armes, les rencontres se font sans tentatives de meurtre. Apprécier ça me prend déjà pas mal de temps !
Et toi ? Une perm' signifie vraiment fréquenter un vieux docteur galarien pour suivre ses cours ?

- Non. En général mes permissions sont un peu plus mouvementées. La formation avec le docteur Derv est une demande de ma part. C'est compté sur mon temps de travail. Même si la Citadelle est parfois ennuyante à mourir, y passer quelques semaines avec un train-train quotidien n'est pas déplaisant.  
Mais à priori, même la vie de militaire n'a pas l'air aussi mouvementé que la tienne. On aime vivre dangereusement?


Un sourire, une gorgée.

Je ne connais pas d'autres manières de vivre ! Mais tous les dangers n'impliquent pas des armes. C'est fou comme certains cocktails ressemblent à des poisons.

Une nouvelle gorgée qui s'interrompt, et le galarien soupire. Entamé avant l'arrivée de l'humaine, et déjà vide.

Un parfait exemple. On ne le sent pas descendre, et on ne le sent monter que trop tard.

Un geste d'omnitech pour recommander.

Je n'ose imaginer les critiques de mes collègues, surtout ceux qui vivent uniquement sur Sur'Kesh... La hiérarchie militaire. Pfff.
- Je ne pensais pas que tu étais attentif aux critiques. Mais ceux qui ne déculent pas de leur petite zone de confort ne comprennent pas pourquoi l'on se bat. Je préfère faire abstraction de ce qu'ils pensent de moi.

Écrase le mégot de sa cigarette dans l'un des cendriers.

Au moins l'alcool, ne porte pas de jugement, dit elle en sirotant une gorgée dans son verre.
- Tout dépend de la critique, de son origine.

Abbadon fait tourner son verre vide, puis son nouveau verre lorsque celui-ci est servit.

Les huiles oublient vite ce qu'est la vie en dehors de Sur'Kesh. La société galarienne est trop rigide, souvent inadaptée. En tous cas, inadaptée à une survie sur le long terme en milieu hostile.
Mais une critique intelligente et constructive, je l'écoute. Il y a trop de choses à savoir et à prendre en compte pour agir autrement.


Une gorgée, et le galarien reprend un ton plus léger.

Je dis ça, mais je préfère travailler seul, ça évite justement les commentaires déplaisants. Et toi, jamais de regrets en tant que médecin ? Tu dois être très entourée et demandée !
- Absolument aucun. C'est un rêve depuis que je suis gosse. Bien qu'au début je ne me voyais pas dans l'Alliance. Mais la vie sur le terrain est infiniment plus excitante que coincée derrière un bureau avec des patients qui en tiennent une couche.
Par exemple un de mes collègues vient de passer dans le civil et l'un de ses clients lui a dit qu'ils avaient les yeux un peu constipés, ou encore qu'il était difficile à joindre durant ses congés.


Arcadia sourit en évoquant ces anecdotes.

- Après, oui il faut que je gère une équipe médicale, parfois un hôpital de campagne. Mais je ne pense pas être si indispensable que ça. Il y a des médecins bien meilleurs que moi. Pour avoir aussi peu de temps, je suis certaine que tu dois être très demandé non ?
- Très demandé... On peut dire ça. Dans la pratique, c'est surtout que je suis constamment en mission. C'est très cliché, mais 'les criminels ne prennent pas de vacances' ! Ceux qui les surveillent non plus. Mon travail et ma vie sont confondus aujourd'hui. Ce qui rend les critiques des huiles encore plus ignorables !

Le galarien secoue la tête.

Tellement confondus que je ne parle que de boulot, d'ailleurs ! Mais il y a des rencontres amusantes. Je me souviens d'un mercenaire krogan. Un véritable expert pour se vendre comme garde du corps, il mettait un point d'honneur à maîtriser les étiquettes de toutes les espèces. Et il mettait encore plus de bonne volonté à s'en servir pour insulter chaque personne qu'il croisait et ne l'engageait pas !
- Hahaha! Ok évitons de trop sombrer dans les travers du boulot. Je sais que tu apprécies le calme, mais ça te tenterait de te déhancher un peu sur la piste? Ou du karaoké? Je préfère te prévenir, je chante comme une casserole.
- Va pour la danse, je n'ai jamais compris le principe du karaoké humain !

Abbadon laissa son verre, l'opercule de protection s'installant seul. Il rejoignit l'humaine déjà debout et l'accompagna sur la piste. La musique lui était inconnue, mais il avait l'habitude et trouva rapidement un rythme sur lequel accompagner sa partenaire.
La souplesse du corps galarien faisait des merveilles dans ces situations.


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MessageSujet: Re: Cours d'anatomie   Mar 28 Aoû 2018, 04:30

Cours d'anatomie
Ft. Abbadon Bynare



La musique pulsait par les énormes enceintes disposées de chaque côté de la piste de danse, diffusant un son électro commun à la plupart des boîtes dans ce genre. Des Asari, des Turiens, des Galariens et des Humains s'y trémoussaient, bientôt rejoint par Abbadon et Arcadia.
L'avantage de ce type de son était que danser dessus n'avait rien d'un challenge, même si la blonde se débrouillait correctement dans ce domaine, elle n'était pas une professionnelle pour autant.

Le binôme dansait librement, se déhanchant au gré du rythme. Jouant des jambes d'une manière frénétique, se tournoyant autour avec une certaine aisance au fur et à mesure que leur manière de danser s'apprivoisait. Après une courte pause à siroter de nouveau des cocktails, ils retournèrent sur le dance-floor pour reprendre ce rythme endiablé. Enivrés par l'alcool, les mouvements paraissaient moins subtils et plus débridés, quelques contacts se firent, les mains couraient sur les nuques ou les hanches, les corps se collaient délibérément l'un contre l'autre. La militaire appréciait ce contact chaud qui se collait à sa peau, qui se calquait sur son propre rythme. Tout autour d'eux, les clients se laissaient aller, oubliant la cruelle réalité et les problèmes du quotidien, laissant libre court à des ondes plus positives. N'être qu'une personne parmi tant d'autre avait quelque chose de bon.

Plus de trois heures à se balancer d'un pied sur l'autre avaient vidé le couple d'une bonne partie de leur énergie. Ils reprirent un dernier verre, échangeant leur numéro d'omnitech si jamais l'opportunité de se revoir arrivait un jour. Lui comme elle en doutait, mais cela ne mangeait pas de pain.
Son haut humidifié par la transpiration, la blonde préféra repartir avec sa veste sous le bras. Le duo échangea une dernière cigarette, marchant dans les ruelles vides de ce secteur.
C'était étrange de ne pas voir âme qui vive dans certaines parties de cette station. Cela pouvait aussi ne pas paraître très rassurant. Mais les deux personnes étaient parfaitement entraînées, et savaient se défendre plus que correctement à main nues. Leur chercher des noises auraient été suicidaire.

Et pourtant il fallait croire que certains n'avaient pas un instinct de survie très développé. Un groupe de cinq individus déboula d'une impasse, leur bloquant le passage. L'air patibulaire, il n'était visiblement pas venu demander quelle heure il était. Après quelques menaces à peine voilées, et un refus poli de la part du natif de Surkesh, le gang décida d'employer la manière forte.
Arcadia faucha le premier d'une habile feinte, avant de se retourner et de bondir sur celui qui se trouvait derrière elle. Ce dernier plus puissant parvint à la plaquer dos contre le mur, lui assénant un violent coup au bas ventre, elle le pinça à la nuque, lui écrasant une artère du cou. Le soudain afflux du sang au cerveau lui fit aussitôt perdre connaissance. Dégageant le corps inerte, elle s'avança vers le dernier encore debout.

Abbadon s'était déjà débarrassé lui aussi de ses deux adversaires, mais le cinquième avait exhibé une lame. Sortant un scalpel de sous sa doublure, elle le pointa vers sa cible. C'était sans compter sur la biotique de son partenaire qui éjecta le nuisible d'un revers de la main.
Ils regardèrent d'un air satisfait les péons qui gémissaient par terre avant de décamper rapidement. De retour dans une avenue plus peuplée, ils s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle.

« On leur a bien botté le cul, ricana la blonde. Merci pour la soirée, et à une prochaine ! »  

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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Cours d'anatomie

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