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 [Intrigue] Guerre

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Empereur-Dieu
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MessageSujet: [Intrigue] Guerre   Ven 31 Aoû 2018, 18:38
► █ Date :  Septembre 2203 RP Violent
Anton Ardak ♦️ Kydra Lifith ♦️ Kyreshorl Venterra ♦️ Jila'Kis Nar Lanketh ♦️ Edgar Roth Vaärminen
Guerre


C’était un jour comme un autre sur Oméga.

Enfin peut être un peu plus animé que la normale, les soleils bleus et les berserkers s’affrontant violemment dans les rues, portant le nombre de morts de la semaine à presque deux cent. Certes vous me dire, c’est un chiffre ridicule, et il existe plus d’homicides à la journée dans certains quartiers de la station, toutefois lorsqu’on est censé représenter le trio dirigeant du conseil mercenaire et que chaque jour a lieu plusieurs heures de réunions pour empêcher un conflit ouvert, c’est un chiffre énorme.

Et partout sur le cœur des Terminus, la situation s’envenimait, les gangs se jetant à la gorge les uns des autres, les clans vorchas lançant de plus en plus de raids audacieux, à peines jugulés par les forces des trois mercenaires. En gros c’était un foutu merdier.

Mais ce qui effrayait le plus les gens c’était que trois groupes ne bougeaient pas du tout, ni en faveur d’une paix, ni dans le déclenchement d’un conflit plus généralisé. Ces trois groupes étaient, les ravageurs de Shoran qui promettaient alliance et soutien à chaque groupe mercenaire, avant d’en faire de même au suivant, il y avait les Pacificateurs, qui avaient soudainement fermés leurs frontières au monde extérieur et se muraient dans un silence de mort, et enfin Eclipse, qui tentait de jouer les intermédiaires lors des réunions, refusant d’entrer dans les combats de rues.

Et c’est en observant l’inaction de ces trois groupes pourtant reconnus excessivement ambitieux que la masse commença à comprendre qu’une seule chose semblait attendre Oméga dans un avenir proche.

La Guerre.

Mais pour l’heure, c’était un jour comme un autre sur Oméga.

Enfin peut être un peu plus festif que la normal, après tout c’était le jour de l’Empereur, le plus grand évènement sportif d’Oméga, un jour à l’image des évènements à venir, sanglant et populaire. Journée des cabalystes, des combats excessivement violents, des morts glorieuses, des gains faramineux et apologie suprême de la culture guerrière. Presque une personnification d’Anton Ardak, fondateur et propriétaire de l’arène et de l’évènement, être mégalomaniaque, autoproclamé Spectre des Terminus, fondateur des Pacificateurs, propriétaire de multiples établissements et accessoirement colonel dans l’armée Na’Hesit d’Anhur.

Contrairement au reste de la station, l’évènement se déroulait sans accrocs et était même extrêmement fonctionnel étant donné la situation. Les gradins étaient bondés à ras-bord et les crédits et l’alcool coulaient à flot tandis que la grande finale atteignait son terme. Les spectateurs retenaient leur souffle alors que tout s’apprêtait à se terminer sous leurs yeux, bien évidemment parce que des millions de crédits étaient en jeu, mais aussi parce que le combat avait été étonnement serré et sûrement le meilleur de toute l’année.

Les deux finalistes se tenaient l’un devant l’autre, haletant de fatigue, le corps tremblant, la sueur dégoulinant le long de leur front, se mêlant rapidement aux nombreuses gouttes de sangs jaillissants de myriades d’entailles. Les deux adversaires se faisaient face, le regard froid et la main armée d’une détermination sans faille. Les deux êtres étaient d’une taille et d’une musculature semblable, mais ils étaient aussi tous deux butariens et se connaissaient depuis de nombreuses années. Il s’agissait ici des deux plus influents membres des Pacificateurs, le Grand Superviseur Jagaht’Ei et le grand maître Anton Ardak en personne.

Une finale de légende, rien de moins, rien de plus.

Finalement, c’est Anton, toujours fidèle à lui-même, qui porta le premier coup qui emportait la situation sur sa conclusion. La lame frappa de bas en haut par la droite, manquant de peu sa cible, et Jagaht’Ei riposta immédiatement, en ciblant l’angle mort du champ de vision de son supérieur et ami. Toutefois, la vue butarienne, même réduite, ne subissait pas les mêmes désagréments que chez les espèces pourvues de deux pauvres globes oculaires, et surtout le fondateur du lieu avait prévu le coup vicieux de son adversaire. Connaissant parfaitement les lames cérémonielles de son monde natal, Anton connaissait parfaitement leur point faible, les crochets situés sur les flancs de la lame, destinés à déchirer les chairs, s’y coinçaient aussi régulièrement, nécessitant de la part de l’utilisateur une force conséquente.

Aussi l’ancien chasseur de prime, plutôt que d’esquiver le coup, attrapa l’arme de sa main libre, s’enfonçant volontairement les crochets dans la paume et détourna la pointe vers l’extérieur. Puis le colosse jeta sa propre lame à terre et frappa puissamment la tempe de son ennemi, qui s’accrochait stupidement à sa propre arme. Le premier coup sonna terriblement le second d’Anton qui ne lâcha toujours pas sa lame, le deuxième lui fit cracher bille et sang et le troisième termina de complètement sonner et le propulsa à terre. Le cri des spectateurs jaillit alors d’un seul coup, manquant de faire trembler toute la structure sous la puissance exercée.

Le dictateur des lieux se dirigea alors vers son ami et plus fidèle lieutenant, observa qu’il vivait toujours, puis se redressa et leva les deux poings en l’air. La pose s’éternisa tandis que la foule ne cessait de clamer sa joie après des semaines de stress et de confusion, c’était l’heure d’oublier la tempête à venir.

« Peuple d’Oméga. »

La voix de stentor d’Anton résonna soudainement dans toute la structure, et dans tous les écrans diffusant l’évènement à travers les Terminus et la Travée. Le silence se fit.

« Je. Suis. Victorieux. » Ces mots, prononcés distinctement et avec puissance firent frissonner la foule. « Jamais je n’échoue, jamais je ne cède. Les Pacificateurs représentent la force, la rage et la stabilité. Et n’oubliez jamais ceci. Je. Suis. Les. Pacificateurs. »

Et les diffusions se turent, de même que les lumières éclairant l’arène laissant les spectateurs incapables de percevoir ce qui pouvait se dérouler sur celle-ci. En vérité rien de bien glorieux, le tyran se contentait simplement de s’assoir aux côté de son ami qui respirait difficilement mais montrait déjà des signes de rétablissement. Quelques secondes plus tard, ce furent les médecins de l’arène qui se présentèrent.

***

QG des Pacificateurs
Jour 1


« Les troupes fournies par l’Hégémonie sont belles et bien présentes au lieu de rendez-vous. Il en est de même pour les cartouches thermiques, mods de munitions et armes promises. Leurs armures portent nos couleurs et notre symbole. Avec elles, nos propres combattants entrainés sur Lorek sont toutes de retour. »

Solan, superviseur du contingent d’environnement, un galarien à l’intelligence extraordinaire et aux compétences innombrables, faisait les cent pas dans le centre de commandement tout en énumérant les différents éléments de son compte rendu, ce qui ne manquait pas d’agacer le superviseur Gorbag, du contingent d’insertion, un krogan aussi irascible que belliqueux. Toutefois, l’idée de partie prochainement au combat permettait de freiner complètement les ardeurs de l’individu.

« Les trois clans vorchas dirigés par Aerdris sont aussi prêts et sont difficilement tenus en laisse. Ils réclament le droit de partir dès aujourd’hui au combat. Tout est heureusement plus calme du côté de nos alliés Na’Hesits, qui attendent patiemment les ordres. Le colonel Mag’Nus Cruz vous transmet d’ailleurs ses félicitations pour votre victoire.

Aucun gang de Korlus n’a fait faux bond, Trois-têtes et l’écorcheuse attendent d’ailleurs les ordres. Les pirates néméens sont arrivés en retard, comme attendu, mais sont présents, la cohabitation avec nos forces se passe toutefois mal, les pirates manquant cruellement de discipline et de respect envers nos protégés. »
Le terme désignait ici la population civile d’oméga. « Pour ce qui est des impériens, Lanketh peut tout à faire définir par elle-même la situation pour ses effectifs, que je qualifierai personnellement de famélique. »

Le superviseur Tigurius, qui dirigeait les franches compagnies, lâcha un petit rire moqueur qui pouvait tout autant s’adresser au galarien qu’en direction de la quarienne.

« Heureusement, en ce qui concerne nos propres forces, tout se déroule à la perfection. Nos régiments sont parfaitement opérationnels et nos colonels ont déjà mis en place leurs troupes pour les différents objectifs que nous avons en tête. Bonne nouvelle, de nombreuses biotiques asaris sortent tout juste des camps d’entrainement de dame T’soran et renforcent nos unités de soutien. Si les pertes devaient être minimes, nous pourrions créer un troisième régiment biotique. »

Le superviseur Zaekael, un lysthenis particulièrement impressionnant, de par sa musculature inhabituelle pour un galarien, et son agressivité que ne renierait pas un krogan, du contingent d’affrontement frappa du poing sur son torse en signe d’accord pour les propos de son confrère.

« Nous ignorons malheureusement si la superviseur Kyreshorl Venterra viendra, nos demandes restant pour l’heure sans réponse. Le superviseur Narlon a préparé les forces de sécurité pour tenir nos territoires en l’absence de nos armées. »

Ce dernier, un butarien plus marchand que guerrier, il ne portait d’ailleurs même pas d’armure, acquiesça modestement.

Anton fit signe de la main, indiquant ainsi que le temps du compte rendu était terminé, poussant du même coup le superviseur Solan à regagner sa place pour y attendre la suite. Le silence s’installa quelques instants jusqu’à ce que le Grand Superviseur Jagaht’Ei, la tête encore bandée, se lève et vint prendre la place autrefois occupé par le galarien.

« La situation actuelle est la meilleure que l’on puisse envisager. » La table d’opération libéra un plan 3D d’Oméga, le butarien effaça quelques territoires et l’astéroïde. « Les Soleils Bleus et les berserkers sont entrés en conflit total, sur la journée d’hier, près de six cent mercenaires, vorchas, soldats et civils ont perdu la vie sur trois théâtres de conflit. Toutes nos informations indiquent que les deux gangs s’apprêtent à se frapper à la gorge d’ici la semaine prochaine.

Mais mieux encore, Eclipse qui était restée jusque-là relativement neutre a décidé de frapper elle aussi et, c’est là que l’évènement est fabuleux, elle a reçu l’aide direct de ravageurs. Le chef des Berserkers, Wurg, enrage et a juré publiquement de mettre la tête de Shoran sur une pique. Le plan est donc simple.

Deux commandos vont porter des uniformes d’Eclipse et frapper un avant-poste berserker et un avant-poste soleil bleu. Un autre commando va infiltrer Eclipse et diffuser un virus extrêmement puissant qui va neutraliser l’ensemble de son armée mécanique. Torius, le leader des soleils bleus a juré à Eclipse qu’il détruirait l’organisation jusqu’à au dernier membre s’il osait s’en prendre aux siens.

Deux situations vont alors s’offrir à nous. Dans un cas, les Ravageurs vont se tourner vers les Soleils bleus et trahir Eclipse, dans l’autre ils restent fidèles et sont forcés à prendre parti pour leur allié en difficulté. Pour prévoir les deux situations, nos forces vont marcher pour frapper totalement les bleus. »


Anton se leva soudainement, ce qui poussa aussitôt Jagaht’Ei à retourner s’assoir.

« Nous avons conclu un accord avec Wurg. Nous le soutenons dans sa guerre contre les soleils bleus et Eclipse, en échange, il nous laissera le territoire des ravageurs comme cadeau de notre soutien. Il nous proposera même de me recruter dans les Berserkers si on est assez efficaces. »

La proposition fit ricaner de nombreux représentants de la réunion, d’autres grincèrent des dents.

« Dans tous les cas, nous n’avons aucun intérêt à nous aliéner les rouges, ils ont promis de se concentrer sur les ravageurs. Notre objectif est simple, nous frappons les bleus dans le dos, nous détruisons l’organisation dans son entièreté, Kydra et moi-même nous chargerons de décapiter l’adversaire. La chose faite, nous frappons les survivants d’Eclipse et enfin nous rejoignons les berserkers dans le pillage et la destruction des ravageurs. »

Anton regarda ses différents superviseurs puis reprit lentement la parole.

« Si Shoran est encore en vie, elle est à moi. Pour le reste, il n’y a pas de prisonniers à faire dans les rangs d’Eclipse ou des ravageurs, exterminez quiconque se trouvera sur votre chemin. Ceux qui se terrent seront traqués par la suite. Pour les Soleils bleus, ne prenez aucun officier en prisonnier, exécutez les, le reste peut être épargné. Evidemment, personne ne sera puni pour avoir exécuté des individus qui se rendent. »

Gorbag et Zaekael eurent un large sourire à l’énonciation de la dernière phrase, tandis que les autres réfléchissaient déjà aux risques et gains à de telles actions.

« Que les membres des différents commandos se préparent, nous partons tard dans la soirée. »

Puis Anton se rassit sur son trône de pierre et observa intensément la carte de la station, tandis que la quasi-totalité des superviseurs quittaient la pièce pour aller organiser l’ordre de bataille, la formation des unités, le partage des équipements ou simplement s’équiper pour la guerre à venir. Seuls restaient maintenant Kydra et son père d’adoption …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Guerre   Mar 11 Sep 2018, 14:54

Guerre
Septembre 2203

Oméga



Abbadon posa le pied sur la station, encore plus en ébullition que d’habitude. Derrière lui, les manutentionnaires commencèrent leur travail, déchargeant les caisses du vaisseau cargo pour les amener à un centre de distribution des Pacificateurs. De l’extérieur, la situation ressemblait à un banal trafic de gang, ou même à un simple commerce. Rien ne laissait deviner que le cargo appartenait au Conseil, et que les caisses verrouillées contenaient les dernières versions des mods permettant d’éliminer les individus infectés par l’énergie noire. Le Conseil avait tenu ses promesses, le Spectre s’en était assuré.

Cependant, jusqu’ici, il n’était pas venu en personne. La situation galarienne l’avait maintenu occupé, et la station lui était hostile. Mais Omégaretombait à nouveau dans la guerre civile, et le cas de Sur’Kesh était réglé. Le Conseil lui avait donné une nouvelle mission : faire en sorte qu’Oméga soit unifiée le plus rapidement possible, prête à résister à Aria. Le choix des Conseiller se portait sur Anton Ardak : les trois grands gangs risquaient de devenir trop puissants, tandis que Shoran était éliminée d’office pour son lien avec Machiavel. Le Pacificateur devenait donc la solution par défaut, d’autant plus que les tractations étaient déjà en cours.

Le Spectre n’approuvait pas cette décision, mais accepta sa mission avec l’étiquette de rigueur. Il n’avait pas de meilleur plan réalisable – quoique détruire définitivement la station lui paraissait être une meilleure option – et avait conscience que les Conseillers n’allaient de toutes façons pas l’écouter. Il accompagna donc la dernière livraison en date, pénétra dans le territoire Pacificateur sans chercher à s’infiltrer, demanda une audience auprès du maître des lieux. Peut-être que celui-ci refuserait ; en ce cas-là, Abbadon partirai du quartier mais resterai sur la station, prêt à éliminer des concurrents pour la direction d’Oméga à la première occasion. Et si Anton Ardak ne parvenait pas à prendre l’avantage, tant pis pour lui. Mais le butarien fit venir l’agent spécial.

Et c’est ainsi qu’Abbadon, une fois encore, se retrouva face au Pacificateur. Le galarien prit le temps de jauger l’endroit : le butarien royalement assis sur son trône, ses officiers autour et hostiles, sans compter d’autres gardes. Dans la gueule du loup, comme on dit.

« Seigneur Ardak. » Hochement de tête bref. « Oméga a besoin d’unité par cette période de trouble. Le conflit du conseil mercenaire doit s’achever au plus vite pour qu’il n’y ait plus qu’un chef sur la station. Si vous le souhaitez, vous pouvez bénéficier de mes services pour vous imposer. Vous avez déjà eu un aperçu de mes talents, mais pour faire large, je suis spécialisé en sabotage, espionnage et assassinat. »

Evidemment, le Spectre passa sous silence ses capacités biotiques. Il n’y avait aucun intérêt à partager cette information avec qui que ce soit. ‘Sabotage, espionnage et assassinat’ était trois domaines plus que suffisant pour que le butarien lui trouve une utilité, ou même pour qu’il décide simplement de l’envoyer en première ligne. Le ‘Spectre des Terminus’ ne laissa rien paraître, sans surprise, mais accepta le service offert. Il partagea ensuite avec le concilien la première partie du plan : les Soleils Bleus seraient les premiers à tomber.

*****


Sabotage, espionnage, assassinat. Trois termes fortement rapprochés de l’infiltration, de la discrétion, de la manipulation. Trois termes minutieusement choisis par Abbadon pour cacher ses méthodes : les explosifs, le piratage et le duel frontal.

La discrétion est bien surfaite, se dit une nouvelle fois le galarien, alors que le poste de garde dirigé par les Soleils Bleus prenait soudainement feu, tout son système électrique subissant une surchauffe imprévisible qui bloqua du même coup portes, capteurs et méchas. Tout, sur la station pirate, manquait d’entretien et de protection face aux accidents, facilitant la tâche pour un être tel que le galarien. Sans s’attarder sur les cris des mercenaires piégés à l’intérieur, le galarien poursuivit son travail de sape électronique en connectant les antennes à proximité à son propre appareil, prêt à écouter les conversations des Soleils Bleus lorsque ceux-ci comprendraient qu’ils étaient attaqués. Il partagea ensuite cette entrée du réseau aux hackeurs des Pacificateurs, et averti les officiers du gang : l’attaque pouvait commencer.

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Guerre   Dim 16 Sep 2018, 16:31
Le froid s'était imposé maître des lieux depuis bien longtemps, mordant, implacable, il s’insinuait dans les moindres recoins, recouvrait toutes les surfaces et envahissait chaque ouverture laissée sans surveillance. La neige et la glace, ses deux fidèles filles, se chargeaient de recouvrir le monde d'un épais manteau blanc, une surface immaculée qui ne laissait quasiment jamais apparaître la moindre imperfection malgré les tentatives infructueuses de violentes bourrasques.

Un travail d’orfèvre, un paysage à la fois paisible et sauvage qui refusait de se laisser conquérir contrairement à de nombreux autres mondes. Ces terres abritaient pourtant en de rares endroits, des traces de désolation. Logée entre deux épaisses dunes de neige, la carcasse d'un gigantesque vaisseau venait gâcher le tableau, entité chaotique dans un monde à la géométrie pourtant terriblement stricte.

L'épave était depuis longtemps déserte de toute vie, de plus en plus recouverte par la glace au fil des années, ce n'était qu'une question de temps avant que cette erreur ne soit, comme toutes les autres, balayée de la surface de ce monde.

En ce jour pourtant, la vie avait su retrouver son chemin jusqu'à cet endroit comme pouvait en témoigner l'ouverture béante, fruit de plusieurs heures de travail, qui avait été creusée à quelques mètres seulement de la coque. Une silhouette encapuchonnée se trouvait en son centre à l'abri du vent, assise en tailleur face à une surface métallique grotesque qui ne semblait être qu'un amalgame de débris en tout genre.

Un rire féminin perça par delà le bruit du vent percutant la coque. Le visage de la jeune femme était empourpré sous sa capuche, autant dû au froid qu'à la bouteille qu'elle portait fréquemment à ses lèvres.

Ouais, va falloir que je commence à compter les parties de mon corps qui sont encore d'origine.

Elle semblait s'adresser à l'assemblage métallique devant elle.

Mais c'était un bien faible sacrifice pour un si puissant adversaire.

Le sourire de la jeune femme sembla alors s'estomper peu à peu alors qu'elle regardait le sol sans vraiment le voir, plongée dans ses pensées. L'épave qui la surplombait était le vestige d'un ancien temps, un temps d'esclavage et d'oppression qui s'était achevé comme beaucoup d'autres par le sang. Mais tous les affranchis n'avaient malheureusement pas survécu à leur liberté si soudainement retrouvée. Gorgés d'espoir comme de honte, ces lieux n'en restaient pas moins un symbole fort qui avait poussé la jeune femme à s'y rendre à nouveau à la veille de ce qui allait sans aucun doute être le bouleversement le plus important de sa vie.

L'aube ne va pas tarder à se lever sur Oméga.

Ses yeux verts se fixèrent alors sur le monticule.

Et quelle qu'en soit l'issue, les pacificateurs disparaîtront, dans la victoire comme dans la défaite.

Elle fit glisser une main au niveau de son cou, tirant d'un coup sec sur le collier qui s'y trouvait pour l'en arracher. Au bout des chaînes pendait un symbole brillant représentant le crâne d'un butarien.

Aurai je seulement pu croire que j'étais en mesure d'aller si loin ?

Kydra tendit le collier juste au dessus du monticule avant de le lâcher.

L'aurais-tu cru, vieux frère ?

Elle resta ainsi immobile quelques instants, observant un parfait silence qui n'était perturbé que par le climat colérique à l'extérieur. Elle se leva alors avant de s'éloigner, quittant la cavité et ne laissant derrière elle que les traces de ses pas qui furent rapidement recouverts de neige alors que sa silhouette disparaissait dans le blizzard.

***

La tension était palpable, à un point où ça en devenait presque littéral. Kydra était certaine d'avoir atteint un seuil critique dont le dépassement ne pouvait résulter quant à l'apparition pure et simple d'une excitation sous forme physique. Elle l'aurait alors touché, embrassé, elle se serait même noyé dedans si sa consistance le lui avait permis.

Mais en attendant, ce trop plein instable refusait de briser les lois de la physique et de quitter le monde imaginaire. Kydra devait donc tenter de le garder sous contrôle, d'occuper son esprit autant qu'elle le pouvait. A sa grande surprise, l'excitation se manifestait par vagues, disparaissant parfois complètement de son être tant la situation lui paraissait irréel, mais chaque événement, chaque détail qui venait lui affirmer qu'elle se trouvait bien à l'aube de ce conflit tant attendu ne pouvait que faire se déchaîner ce torrent inarrêtable qu'elle n'était jamais pleinement en mesure d'encaisser.

Raison pour laquelle son attention était en cet instant, pleinement tournée sur la résolution d'un holo rubik's alors que les pacificateurs défilaient devant Anton. Elle écoutait leur discours d'une oreille peu attentive, heureuse de sentir une frustration germer en elle face à son incompétence algorithmique, sa fierté mise à mal par un petit cube qui refusait de se soumettre à sa volonté. Il lui était agréable de décompresser un peu, même de la sorte.

Ce n'est que lorsqu'Anton lui même se leva qu'elle posa l'objet de sa frustration sur le côté, soudainement intéressée d'entendre ses paroles. Aucun sentiment particulier ou inhabituel ne semblait transpirer de ses paroles si ce n'est cette intonation qu'il utilisait parfois en parlant du destin funeste de ses adversaires. Kydra ne releva pas la partie sur le sort qui pouvait attendre ceux qui se rendraient. A son sens, tout guerrier incapable de donner sa vie au combat pour défendre ses valeurs ne méritait pas de survivre.

La jeune femme se retrouva finalement seule avec le seigneur de guerre butarien. Elle lui avait déjà fait son propre résumé de la situation un peu plus tôt même si la majeure partie de ses forces faisaient maintenant partie des pacificateurs. Quelques méchas opérationnels avaient rejoint la station, une troupe biotique de l'Azur Stellaire, cadeau de Dashanxa, ainsi que quelques guerriers de l'unique clan survivant de Taitus. L'une de ses frégates dans un état d'agonie avancé avait été démantelée prématurément, afin de récupérer des pièces pouvant être recyclées dans le cadre de la lutte sur Oméga. Une partie de son armement avait donc était amenée sur la station pour servir de position d'artillerie. Côté équipement, les passerelles et les pièces magnétisées pouvaient s'avérer très utiles pour la progression au sein de l'architecture verticale atypique de la station pirate.

Ça paraît presque irréel n'est ce pas ?

Elle n'osait imaginer l'état dans lequel devait se trouver Anton, plus prêt que jamais de son objectif, touchant du bout du doigt ses rêves n'attendant qu'une légère pression supplémentaire pour qu'ils s'offrent à lui. Lui, le seigneur de guerre des pacificateurs, le butarien qui avait grandi en traversant les diverses strates de la société, lui qui s'était hissé à cette position à la seule force de ses poings et de la détermination qui les animait, lui, le butarien qui voulait devenir un dieu.

Ou peut être se trouvait-il bien loin de toutes ces considérations, peut être que son esprit pragmatique prévalait et qu'il ne voyait en cet instant qu'un conflit dans lequel il devait abattre toutes ses cartes. Car avec toutes ces années, la pioche commençait à se vider dangereusement.

Qu'est ce que ça fait de savoir que tu vas t'élever au delà du rang de simple mortel ?

Elle s'approcha de son père, contournant le bureau qui lui faisait face.

Tout ce sang versé, tout ces sacrifices pour en arriver à cet instant précis.

Kydra vint poser son front contre celui d'Anton et ferma les yeux.

Tout se termine aujourd'hui, quelle qu'en soit l'issue.

La jeune femme demeura ainsi immobile pendant quelques instants, parfaitement silencieuse. Puis elle rebroussa chemin, attrapant son casque qu'elle avait laissé sur le bureau. A l'image du reste de son armure, noir et taillé spécifiquement pour ressembler à un crâne humain. Lorsqu'elle l'enfila, les visières s'illuminèrent d'un éclat émeraude empli de détermination.

Elle se tourna alors vers Anton, se tenant droite et frappant violemment son plastron de son poing en armure.

Jusqu'à mon dernier souffle.



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MessageSujet: Re: [Intrigue] Guerre   Ven 12 Oct 2018, 15:41
Anton regardait Kydra, sa fille, sa protégée, sa lieutenante, avec un mélange symbiotique de fierté, d’amour, de doutes et sérénité, écoutant patiemment et sincèrement les propos qu’elle lui tenait alors que la fin d’une chose et le début d’une autre approchaient à grands pas.

« C’est plus qu’irréel, Kydra. » Lâcha dans un soupir le colosse butarien tout en continuant à scruter sa fille. « C’est un tout autre univers, c’est la fin de nos existences passées, et ce quel qu’en soit le résultat. Car aujourd’hui il n’y aura pas de semi défaite, de petite victoire, c’est tout ou rien. »

Anton se leva et fit les cent pas.

« Cela ne me fait rien, absolument rien. Je suis né pour ce moment et j’ai connu bien trop de souffrances et de changements pour me satisfaire d’une chose en devenir. Je répondrai à cette question lorsque je serai au-delà de tout, avant je ne suis que l’être que je suis, ni plus et sûrement pas moins. »

Puis le butarien se stabilisa, observa Lifith effectuant son signe de fidélité et d’amour, et il le lui rendit, une copie parfaite.

« Jusqu’à notre dernier souffle. » Alors seulement Anton se décida à entrer plus avant dans les détails de la mission. « J’ai un objectif pour tes combattants et toi. Tu sais que je hais plus que tout au monde les raclures de fond de bidet que sont les membres d’Eclipse. Aussi il est trop risqué pour moi que de me rendre personnellement pour éliminer les survivants, trop de risques que ça ne dérape et me fasse perdre plus de temps que nécessaire, que possible.

Alors je veux que ce soit toi, ma fille, qui aille porter la mort chez Eclipse. Je veux que tu trouves et que tu abattes comme des varrens enragés les deux dirigeants de ce groupe. Lorsque nos missions seront accomplies, je veux que l’on se regroupe tous pour assaillir les survivants des ravageurs et des Berserkers.

Normalement ta mission est la plus aisée de toutes, et la plus rapide aussi. Donc dès que tu en termines rejoins-moi aussitôt pour l’assaut du QG des Ravageurs. J’aurais besoin de toi à mes côtés pour mettre un terme définitif à toute cette histoire avec Shoran. Et surtout j’aurais besoin de toi pour me venger si je tombe durant cette bataille. »
L’ancien membre des Na’Hesits regarda Kydra une dernière fois. « Emmènes les Na’Hesits avec toi. »

***

« Les forces principales viennent d’entrer dans le territoire des soleils Bleus. Comme prévu ils ont largement dégarnis leurs rangs dans leur assaut des Ravageurs, Berskerkers et d’Eclipse. »

Solan, un galarien correspondant parfaitement au terme de génie, se tenait droit devant un Anton assis sur le capos d’une navette.

« Les soldats de l’Hégémonie prennent d’assaut Dahl terminus et sont chargés de l’élimination totale des locaux ainsi que de la capture des ingénieurs s’y trouvant. »

Le fondateur des Pacificateurs acquiesça au compte rendu et lança aussitôt une conversation avec ce foutu batracien qui devait être Spectre ou du GSI.

« Le chef des Soleils Bleus se trouve pour l’heure à la frontière entre son territoire et celui d’Eclipse. Si vous souhaitez réellement vous rendre utile, abattez ce varren de la casse. »

Coupant la communication, le seigneur de guerre se tourna vers son commando, en l’occurrence une quarantaine de membres du contingent d’insertion et leur superviseur, Gorbag.

« Pacificateurs, nous allons entrer dans la danse. Préparez vos armes, nous partons dans vingt minutes. »

***

« Contact dans cinq minutes. »

La voix rugueuse du krogan résonnait lourdement dans les communications, tandis que les navettes connaissaient un vol mouvementé avec tous ces évitements pour éviter de s’écraser contre un élément de la station. Pour arriver discrètement il s’agissait de voler à raz, c’est-à-dire dangereusement près du sol et des structures. Enfin en vérité ils avaient sûrement été repérés une dizaine de fois mais cela importait tellement peu dans la situation présente. C’était plus pour réconforter les pilotes que réellement servir.

Après tout la station était une zone de guerre géante.

Partout les tirs fusaient, roquettes, missiles, grenades, munitions perforantes résonnaient même au travers des parois blindées des véhicules, tandis que l’intérieur de la navette retransmettait en direct la situation environnante. Ici une guerre totale entre des hordes de vorchas, krogans en rouge et moitié mois d’adversaires. Le sang coulait à flot tandis que les Berserkers écrasaient méthodiquement les forces ravageurs tout en perdant massivement des forces à chaque rue, chaque ruelle, chaque entrée d’immeubles.

Inexorablement, les deux armées se ravageaient mutuellement avec une violence frôlant la frénésie.
C’était un spectacle sublime.

« Nous atterrissons. »

Chose promise, chose due. Les navettes ouvrirent subitement les portes, révélant la place qui était leur destination, ici la plus grande place du quartier ravageur, et un champ de bataille, enfin le vestige étant donné la quantité incroyable de cadavres laissés sur place, dans l’immense majorité des civils.

Pour l’heure plus intéressés par les vivants que les morts, les Pacificateurs débarquèrent et sécurisèrent les lieux. Anton jeta alors seulement un regard sur les carcasses et ce qu’il découvrit lui déplut fortement.

« A toutes les forces Pacificateurs et alliées, présence avérée de l’énergie noire. »

Les cadavres semblaient servir de terreau à une culture de plantes corrompues.

« Gorbag, prends la moitié de nos combattants, purifiez la zone. Une fois cela fait, faites la liaison avec les Berserkers, prévenez les de la surprise. »

Le krogan grogna son assentiment et s’en alla prévenir ses gars qu’il était temps de sortir les lances flammes et autres cochonneries destructrices. Pour sa part, le seigneur de guerre butarien décida qu’il était encore plus urgent de mettre un terme au conflit avec Shoran, aussi il indiqua à ses propres forces de le suivre, et se dirigea au pas de courses de l’entrée du QG des ravageurs, découvrant ainsi la porte principale totalement défoncée, sûrement par une arme lourde.

Puis la troupe inspecta sérieusement le bâtiment, trouvant régulièrement une carcasse pulvérisée par une puissance extraordinaire jusqu’à tomber sur une lourde porte laissant filtrer un bruit inquiétant, des râles provenant d’une centaine de bouches. Préférant l’esquiver, la troupe se dirigea vers les niveaux supérieurs, trouvant toujours les mêmes décorations dignes d’un univers apocalyptique et quelques cadavres démembrés. Ils trouvèrent finalement une porte menant à la salle principale, enfin ici les balcons de la salle du trône locale.

Immédiatement, ils eurent la confirmation de leurs soupçons, découvrant une centaine d’infectés entassés massivement dans une pièce, à tel point que le sol était parfaitement invisible même d’au-dessus. Mais le plus amusant était la pièce centrale.

Shoran.

La turienne était lourdement ligotée par une corde depuis le plafond, gisant mollement dans les airs à quelques mètres seulement de la horde. Amusement, frustration et curiosité s’affrontèrent dans l’esprit d’Anton, jusqu’à ce que les trois s’unissent et fassent prendre la parole au butarien.

« Alors pathétique arriviste, il semblerait que tu ais une nouvelle fois subie une humiliation dans ta course au pouvoir. »

Sursautant, Shoran ouvrit les yeux pour regarder celui qui osait. Trouvant là son ancien laquais, le traitre, elle lâcha un sourire de dédain mais répondit étrangement poliment.

« Ardak. Comme tu peux le voir, je ne suis pas une menace pour toi, les … choses qui se trouvent en bas ont balayé mon armée, mes ambitions et ma dignité. Elles te feront la même chose, une turienne biotique à la puissance incroyable m’a brisé aussi facilement qu’un moustique et elle m’a dit qu’un autre biotique noir se dirigeait vers ton QG, un butarien.

Une belle ironie, tu ne trouves pas ? »


Ainsi les corrompus avaient une organisation, avec des chefs, biotiques qui plus est.

« Le pire dans cette histoire, c’est que je connais maintenant la cheffe des abominations. C’est Aria. Bordel cette foutue connasse ne crèvera donc jamais ? » La turienne ne semblait pas avoir perdu sa rage, loin de là. « Libère moi et ensembles nous pourrions repousser cette invasion. Je te laisserai Oméga, je m’en irais ailleu… »

Anton lâcha son plus beau sourire, siffla pour couper la parole à son ancienne ennemie de toujours.

« Je suis d’accord. Nous ne devrions pas être trop de deux pour vaincre cette terrible menace. Il est hors de question qu’Aria revienne prendre ce qui nous revient de droit. » La turienne semblait plus surprise que satisfaite, puis soudain un vent d’espoir balaya ses doutes. «Je vais te détacher, ne bouge pas. » La perplexité de Shoran était facile à lire alors que ses mandibules s’agitaient en tous sens.

« Que ? Il faut que tuuuuuuuuuuuuuu…. » La prise de parole se changea en cris prolongé alors que le seigneur de guerre Anton Ardak, fondateur des Pacificateurs et ennemi juré de Shoran lâchait un unique tir dans la corde retenant sa némésis, cette dernière chuta alors subitement vers le sol … et sa horde de saloperies qui se jetèrent aussitôt sur elle, arrachant carapace, chair, organes et autres joyeusetés avec un plaisir d’une sincérité pure.

« Mince. » Proclama simplement le butarien en assistant à la mort de la turienne tout au long de la mise à mort. Lorsque plus un seul morceau de la turienne ne fut visible depuis les hauteurs, il activa les communications en direction du QG, pour ne trouver que le vide. Cherchant finalement Solan, il reçut enfin une réponse.

« Seigneur, le QG a été démoli par un biotique à la puissance incroyable. Pire que ça, une horde d’infectés démolissent l’arène pierre par pierre. Nous avons été obligés de fuir. Que faisons-nous ? »

Une sérieuse colère commençait à emplir l’esprit du butarien. Qu’on lui vole le massacre des ravageurs passe encore, qu’on lui cache son duel contre Shoran c’était plus que limite mais là, qu’on détruise le cœur même d’Oméga, son arène de combat. Là c’est non. Surtout qu’ils ont sûrement détruit la statue à son effigie.

« Repliez-vous hors de la station. Rejoignez l’œil. Qu’une équipe reste sur ma frégate et coordonne nos forces depuis l’espace. Activez les charges du QG, éliminez tous les envahisseurs. »

C’était une solution prévue en cas de défaite, il était hors de question que Shoran ou toute autre vermine profite de ce qu’Anton avait construit, il préférait encore savoir la station en ruine.

« … Bien seigneur ... Bonne chance. »

A peine la communication fut couper que la station se mit à violemment trembler. Tout un bloc d’habitation venait d’être rayé de la carte. Un pincement frappa le cœur du Pacificateur originel. C’est alors qu’une seconde communication se lança.

« Ici Gorbag. Nous sommes encerclés par une putain de menace inconnue. Des trucs affreux, pas des vorchas. Les Berserkers sont en train de se faire massacrer. Qu’est-ce qu’on fait ? Une turienne étrange a balayé le chef Berserker en quelques secondes. »

Sûrement l’émissaire d’Aria, celle qui avait détruit le QG Ravageur.

« A toutes les forces Pacificateurs et alliées, la corruption est de passage. Il faut contenir la menace avant que la situation ne dégénère. » Et Anton ajouta une destination au message, en l’occurrence l’endroit ou les Berserkers semblaient tenir leur baroud d’honneur. Il était nécessaire de contenir la menace, tout de suite.

« Kydra, rejoins moi tout de suite, j’ai besoin de toi à mes côtés. Dans la victoire ou la mort, la corruption doit apprendre à connaitre le sens du mot fureur. »

Bientôt Oméga allait devenir sienne, ou ne serait plu, c’était aussi simple que ça.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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[Intrigue] Guerre

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