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 La Mort d'un Roi

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MessageSujet: La Mort d'un Roi   Jeu 08 Nov 2018, 03:32
► █ Date :  22 Octobre 2203 RP Violent
Audrey Bayard ♦️ Arcadia McKnight
La Mort d'un Roi



La Mort d'un Roi
Ft. Audrey Bayard



Arcadia se tenait devant la baie d'observation, faisant face à la planète : Shanxi. Shanxi, autrefois très semblable à la Terre, était maintenant défigurée par cette énorme tâche noire qui occupait presque la moitié de ce monde.
Deux factions luttaient avec rage, enlisées dans une guerre de position, l'une comme l'autre incapable de trouver ou d'exploiter une faille pour retourner la situation en leur faveur.
C'était une guerre coûteuse en hommes, en munitions, en temps et surtout sanglante. Les champs de bataille se transformaient en bourbier ingurgité de sang. Dans ces lieux morbides, la biomasse tentait de s'agglomérer sans succès face aux obus incendiaires des Humains qui labouraient sans discontinuer ces lieux de désolations. Mais tout cela, toute cette horreur était invisible depuis l'orbite.

Dans sa tenue de combat parfaitement impeccable, la Martienne attendait. On l'avait fait venir ici. Seule. Elle s'était taillée une solide réputation de spécialiste de l'énergie noire au fil des mois, ce qui lui avait valu plus d'une fois d'être consultée par les amiraux et généraux. Tel était le cas sur Shanxi.
Conseillant une percée fulgurante semblable à celle utilisée par leur ennemi, on lui avait rétorqué que chaque tentative s'était soldée par un échec. Pas aussi ostentatoire et sans subtilité avait elle reprit. A la manière de l'énergie noire. Une attaque insidieuse.
La praticienne exposa son plan, insistant fortement sur le fait qu'elle souhaitait être de la partie et tenir les rênes. Ses supérieurs rechignèrent à ce qu'elle participe, mais l'un des objectifs nécessitait clairement la présence d'un spécialiste de la médecine.

Maintenant il fallait prendre son mal en patience. Le commandement de l'UCIP avait immédiatement mis en route une troupe de combattants aguerris, habitués à lutter contre la corruption. Dans sa tête, son plan se peaufinait, aiguisant chaque détails, essayant de n'en omettre aucun. Le docteur devait également juguler son excitation. Outre que cela allait lui permettre de faire ses preuves en tant que meneuse, la mission n'en restait pas moins périlleuse et il n'y avait qu'un pas pour qu'elle tourne à la catastrophe.
Son casque posé sur la table circulaire de la salle, les mains croisées sur la poitrine, ce n'était plus qu'une question de minutes avant que son commando ne débarque. La blonde espérait sincèrement que le groupe qui avait été envoyé, maîtriser bien son sujet. Travailler avec des gens pas fiable c'était courir droit au suicide.
Dans son dos elle sentait le contact rassurant du lance flamme qu'elle avait emprunté pour la durée de la mission. Loin d'être léger, il avait ce petit côté chaleureux que l'on ne retrouvait chez aucune autre arme.

La porte coulissa, laissant entrer les membres de l'UCIP. A la tête du groupe, une jeune femme brune que le médecin ne connaissait que trop bien : Audrey Bayard. Contenant sa surprise et le réflexe d'ouvrir la bouche en grand avec l'air stupide qui convient, elle leva un sourcil interrogateur puis la salua d'un signe de tête amical. Asari, Turiens, Humains, tous sans exception en armure et armés. L'exact teneur de la mission ne leur avait pas été dévoilée. Un abordage. C'est tout ce qu'il savait.

« Tout d'abord, je souhaite que vous soyez parfaitement au courant des risques. Rien ne garantit le succès de la mission, si certains d'entre vous souhaitent se rétracter après le briefing, libre à vous de le faire. Elle laissa planer quelques secondes de silence avant de reprendre. Comme vous le savez tous, la situation au sol n'évolue pas, si nous ne prenons pas l'avantage rapidement, les troupes d'Aria ne se priveront pas de le faire. Plus d'une fois des percées ont été tentées, des assauts massifs. Mais rien à y faire, chaque camp a solidement planté les fondations de sa forteresse. Seul l'usure viendra à bout de nous ou d'eux. Nous allons lancé une nouvelle escarmouche spatiale, les provoquer, essayer de les attirer à une distance ou leurs armes au sol ne représenteront pas un danger conséquent pour nos vaisseaux. »

Arrivant dans le vif du sujet, les membres de l'organisation relevèrent la tête, désireux de savoir ce qui les attendaient. Au centre de la table, un holo-projecteur s'éveilla, une image vacillante apparut puis se stabilisa pour afficher un navire de guerre.

« Notre objectif est ce cuirassé, vaisseau amiral de la corruption sur Shanxi. Ne vous laissez pas tromper par ses 700 mètres. Son tableau de chasse depuis qu'il est arrivé est très impressionnant. Notre flotte tentera de concentrer ses tirs au maximum dessus pour faire tomber ses boucliers. Ensuite de quoi nous utiliserons des capsules d'abordage pour pénétrer à l'intérieur de notre cible. Nous serons couverts par des torpilles pour plus de « discrétion ». »

Trois zones s'affichèrent en rouge indiquant les points d'entrées.

« Nous nous diviserons en trois groupes. Le premier dirigé par moi même se rendra dans les laboratoires pour récupérer le plus d’informations possibles. Le second, dirigé par le capitaine Brakary devra attirer l'attention en causant le plus de dégâts possible. Le dernier dirigé par le Lieutenant Bayard devra prendre le contrôle de la passerelle, programmer le lieu du crash et détruire les appareils de navigation.
Une fois la trajectoire modifiée, peu importe ou vous vous trouvez, évacuer le plus vite possible ! Ne tentez pas de tenir une zone ou de terminer quoique ce soit.
 »

Elle marqua une nouvelle pause, plus pour retrouver ses esprits et se calmer que pour un quelconque effet dramatique.

« Nos zones d’atterrissages sont situées près des modules d'évacuations. Hélas l'abordage n'est pas toujours une science exacte et nos trajectoires peuvent être déviées. Dans ce cas il faudra vous référer au plan du vaisseau qui vous sera transmis... L'énergie noire peut parfois altérer l'environnement. Il n'est pas impossible que des changements aient pu s'opérer au sein du vaisseau. Si c'est le cas, vous devrez donc aviser sur place. N'oubliez pas que toute communication sera impossible entre nous, la corruption parasitant les ondes radios, je compte sur vous lieutenant Bayard pour déclencher l'alarme ou tout autre signal afin de nous avertir de votre succès. Si trente minutes après l'assaut nous n'avons aucune de vos nouvelles, nous avorterons la mission et évacueront. Des questions ? »

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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Sam 10 Nov 2018, 00:13
- Arrivée prévue dans le secteur Pandore dans 1 minute.

Le lieutenant Bayard releva les yeux du datapad qu’elle lisait jusqu’à cete annonce dans le haut-parleur. Assisie dans un coin de la cabine, elle avait passé la majeure partie de son voyage à lire les dossiers des soldats de son unité et les derniers rapports concernant la corruption. Les troupes semblaient plutôt détendues pour le moment. Répartis en petits groupe de 2 à 6 personnes à peu près, ils discutaient, plaisantaient et pour certains, faisaient le même genre de bêtises qu’une classe de sixième en voyage scolaire. L’un des pitres fit d’ailleurs sourire la gendarme par ses grimaces et autres singeries. En tous les cas, aucun ne semblait particulièrement tenir compte de l’annonce qui venait d’être faite.

Balayant le compartiment des yeux, Audrey repéra le capitaine Brakary en train de discuter avec quelques hommes. Bien que l’humaine n’entende pas la teneur de la conversation à cette distance, l’échange semblait plutôt détendu que formel. Sans doute l’officier supérieur de la jeune femme s’assurait-il que le moral était bon en "s’encanaillant" un peu avec la troupe. Il lui avait d’ailleurs suggéré de faire de même, mais l’ancienne du SSC avait préféré se familiariser avec les compétences de son équipe avant d’apprendre à les connaître plus personnellement. Peut-être une attitude "un peu trop professionnelle", mais pour la mission à venir, il serait sans doute plus utile d’avoir une idée de qui savait faire quoi que de connaître les passes-temps de la moitié de ses hommes.

- Décélération imminente…… Arrimage dans 3 minutes.

Le ralentissement se fit à peine sentir lorsque la navette sortit de SLM. Cela dit, cette dernière annonce fit un peu plus réagir les soldats. Bien que les discussions ne cessèrent pas totalement, chacun commença à ramasser son matériel et à s’en équiper. L’atmosphère demeurait plutôt détendue, mais il se dégageait indéniablement un certain professionalisme. Cela dit, il est vrai que chacun d’eux était un militaire aguéri de l’UCIP ayant déjà plusieurs déploiements à son actif depuis son entrée dans l’organisation. Seule la française faisait exception à cette règle. Elle n’avait intégré l’armée du conseil qu’en août et avait passé une bonne moitié de ces deux derniers mois en formation et remise à niveau. Il allait donc s’agir là de son premier déploiement et de sa première confrontation à l’énergie noire…


*****


- Bienvenue à bord capitaine Brakary. Le colonel McKnight vous attend vous et vos hommes en salle de briefing. On m’a chargé de vous y conduire.

L’officier oscilla de la tête en signe d’approbation et la petite troupe de mit en route. Audrey avait légèrement tiqué lorsqu’elle avait entendu le nom du gradé qui allait les briefer. S’agissait-il d’un parent de son amie martienne ? Ou peut-être simplement d’un homonyme. Elle aurait sans doute l’occasion de le demander à la toubib à l’occasion, même si cette dernière parlait assez peu de sa famille en dehors de son père. Quoi qu’il en soit, après quelques virages dans les coursives du vaisseau, la petite section atteignit sa destination. Leur guide salua et les laissa pénétrer dans la pièce, commandants en tête.

Bayard ne put s’empêcher de marquer un petit temps d’arrêt lorsqu’elle découvrit le colonel. Si ce n’était pas Arcadia, c’était sa sœur jumelle. Difficile de dire si la blonde s’attendait à la voir ici, mais elle eut en tout cas plus de contrôle en la voyant, se contentant de lever un sourcil interogateur. Tandis que le lieutenant reprenait possession de ses moyens et se dirigeait vers sa place, le médecin lui adressa un signe de tête amicale, que l’ancienne du SSC lui rendit. Nul doute que ce moment d’hésitation de la chatain n’avait pas dû échapper aux autres soldats présents dans la salle à ce moment, mais cela n’avait guère d’importance au fond.

Une fois tout le monde installé autour de la table ronde, le briefing débuta. Il fut extrêmement clair, présentant parfaitement les objectifs de mission et les assignations des trois officiers. La cible était donc un ancien cuirassée turien capturé par l’ennemi. La mission ne semblait pas si délicate de prime à bord, mais lorsque les derniers éléments furent énoncés, la française prit conscience des difficultés que cela allait ajouter. Des plans potentiellement plus à jour, aucune communication possible une fois à bord et surtout, un temps extrêmement court pour réaliser la mission. Voilà qui allait rendre les choses… "intéressantes".

- Des questions ?
- A quelle résistance doit on s'attendre à bord ? A t-on une idée des forces en présence ?
- Personne n'a encore mis le pied dans un vaisseau en état de marche contrôlé par la corruption. Mais nous pouvons compter sur une centaine de membres d'équipage majoritairement composé d'ombres ainsi que quelques immortels pour les diriger.

Aucune autre question ne survint pendant les secondes qui suivirent, tout semblait clair.

- Avec votre permission colonel ?

Arcadia autorisa le capitaine à prendre la suite d’un signe de tête.

- Vous avez reçu vos affectations et comme le colonel McKnight l’a mentionné, les plans du vaisseau ont été chargés dans vos omnitechs. Rappelez vous que la corruption a pu modifier l’architecture et rendre ces plans partiellement obsolètes. Une dernière chose, l’atmosphère sera probablement infestée de spores, alors n’ôtez vos casques sous aucun prétexte. L’opération démarre dans 15 minutes. Rompez.

Les soldats se levèrent presque comme un seul homme, consultant leur affectation et se rapprochant de leurs équipiers. Les trois officiers restèrent quelques instants de plus que leurs subalternes dans la salle. Tandis qu’Audrey jetait un œil aux noms de ceux qu’elle aurait à diriger, Brakany échangea quelques mots avec le colonel pour l’informer très brièvement sur les compétences des fantassins qu’il lui avait confiés. De bons éléments qui ne lui poserait pas de problème d’après lui. Le capitaine salua la toubib et intercepta l’ancienne du SSC alors qu’elle s’apprêtait à quitter la pièce.

- Bayard, un mot je vous prie. Etant donné que c’est votre premier déploiement, je tenais à vous rappeler qu’il ne s’agit pas d’un ennemi conventionnel. Ne les sous estimez pas. Pas d’imprudence et pas d’excès de zèle. Je vous ai choisie parce que votre dossier est excellent et que j’ai pleinement confiance en vos capacités de commandement et d’adaptation sur le terrain. Mais restez prudente. Sur ce, nous nous reverrons lors de l’évacuation. Bon courage lieutenant.
- Merci mon capitaine.

La terrienne salua et quitta la salle de briefing à la suite de son supérieur. A peine avait elle eut le temps de faire quelques pas dans la coursive que l’officier en charge de toute cette opération l’aborda à son tour.

- Lieutenant Bayard… Étrange coïncidence. J'étais au courant que l'UCIP avait du mal à rallier les troupes Conciliennes sous sa bannière, mais de là à demander au SSC... Ne le prend pas mal, mais les petites frappes de la Citadelle ne sont pas grand choses comparés à l'énergie noire. Enfin... Je suppose que tu le sais déjà.
- Sauf votre respect colonel McKnight, j'ai fait l'armée avant de rejoindre le SSC. Et je ne passais mon temps à m'empiffrer de donuts sur la Citadelle. Et effectivement, j'ai déjà reçu quelques mises en garde contre l'énergie noire. La dernière en date devait être 2 minutes avant la votre. Cela dit, il semblerait que l'UCIP manque aussi d'officier supérieur pour qu'il place un médecin militaire à la tête d'une mission d'abordage.
- L'UCIP manque surtout d'officiers capables de comprendre et de diriger des individus de races et cultures différentes. C'est moi qui ai proposé cette mission, et moi qui ai demandé à en avoir le commandement. Tant que le travail est bien fait, le reste m'importera peu. Sinon comment vas-tu depuis tout ce temps ?
- Ca va. Un peu nerveuse. Comme vous l'avez souligné, je me retrouve à la tête d'une équipe bien plus qualifié que moi. Mais il n'y a pas la place pour le doute. Et vous colonel ?
- Je suis confiante. Ça ne sera pas une partie de plaisir, surtout que l'on ne sait pas ou l'on met les pieds. Mais si l'on réussit, la situation sur Shanxi connaîtra un changement certain. Accomplis ton objectif et tâches de ramener ton escouade en vie. Je suis certaine que ce sont des bons soldats qui ne te feront pas défaut. Tiens c'est pour toi, déclara-t-elle après une légère pose. Ce sont des inhibiteurs biotique, cela permet de lutter efficacement contre les Immortels en les privant de leur pouvoir.
- Ne vous en faites pas colonel, ce sont mes mots d'ordre. Remplir les objectifs et ramener tout le monde au bercail. Merci, je tâcherai d'en faire bon usage. Je suppose que nous nous reverrons au débriefing. Bon courage colonel !
- A tout à l'heure.

Après un rapide salut, la jeune femme enfila son casque et pénétra dans sa capsule, dans laquelle ses équipiers l’attendaient patiemment, assis et déjà attachés. Elle n’eut même pas le temps de se poser elle-même que l’un des occupants l’interpella.

- Lieutenant, si vous me permettez, et sans indiscrétion… vous connaissez le colonel ?
- La ferme Farraday. Excusez le mon lieutenant, il ne sait pas se taire.
- Il n’y a pas de mal sergent. Et pour répondre à votre question caporal, c’est une longue histoire. Je vous la raconterai peut-être après la mission si le colonel vous donne le niveau d’accréditation nécessaire.

Après cette petite boutade, la française s’harnacha et fit une rapide énumération mentale des 4 personnes qui allaient lui tenir compagnie pour la traversée. Sergent d'artillerie Rachel Baws, spécialiste en explosif et friande de solutions directes, expéditives et radicales, à peu près aussi féminine qu'un camionneur. Lieutenant Vindicar Tadeus, apparence plutôt frêle pour un turien, ancien ingénieur et pilote à bord du THS Diatryma, cuirassé turien assigné à la défense de Palaven lors de la dernière guerre. Lassara Ji'nara, ex-chasseresse, biotique d'exception et spécialiste technologique de l'équipe, 437 ans (ne les fait pas), presque 1 siècle et demi de service actif dans les forces armées de Thessia. Caporal Augustus Farraday, jeune recrue prometteuse, a intégré l'UCIP en début d'année, s’est illustré récemment lors de la reconquête de Séléné, ne sait visiblement pas tenir sa langue.

Chacun d’eux avait au moins deux affrontements contre l’énergie noire à son actif. Un œil à leur CV avait suffit à la gendarme pour les trouver incroyablement plus qualifiés qu’elle, et il en était quasiment de même pour tous les autres membres de cette opération. Elle s’était un moment demandé ce qu’elle faisait ici, parachutée à la tête de soldats qu’elle n’aurait pas hésité à qualifier d’élites. Au final, c’était la tirade du capitaine qui lui avait fournit le premier élément de réponse. Tous ces soldats étaient peut-être extrêmement compétents, probablement parmi les meilleurs dans leur domaine, mais aucun d’eux n’avait jamais eut la responsabilité de diriger des hommes. Or, si la terrienne avait moins d’expérience du front, elle avait en revanche près de 4 ans de bouteille dans le commandement en tant qu’officier subalterne. Et elle savait comment réussir ses opérations tout en ramenant ses hommes au bercail.

- Contrôle capsule, parés au lancement ?
- Capsule 1, tout est paré.
- Capsule 2, tout est paré.
- Capsule 3, tout est paré.
- Capsule 4, tout est paré.
- Capsule 5, tout est paré.
- Capsule 6, tout est paré.
- Verrouillage hermétique des capsules.

Une lumière rouge s’alluma.

- J’imagine que c’est trop tard pour dire que j’ai besoin d’aller aux toilettes ?
- On se concentre Farraday, la mission a débuté.
- Flotte en position, nous commençons le bombardement pour faire tomber les boucliers. Préparez vous au lancement.

Les armes commencèrent à rugir. Bien que le bruit soit étouffé par la distance, et que seul les canons de cet appareil soient audibles, on avait aucun mal à imaginer l’échange de ferrailles incandescentes qui devait prendre place. La capsule était ébranlée par de très légers vrombrissements, mais compte tenu de leur fréquence et de leur intensité, ils provenaient sans doute plus des armes que d’impacts sur la coque. Le commando attendait patiemment en silence, quand soudain, la lumière devint verte et une formidable poussée éjecta le compartiment dans l’espace, secouant fortement ses occupants. Il n’y avait plus qu’à prier pour atteindre l’autre vaisseau sans se faire vaporiser...




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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Dim 11 Nov 2018, 01:43

La Mort d'un Roi
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La capsule fut propulsée comme un boulet de canon à travers le vide, atteignant un pic de vitesse obscène. A l'intérieur de la capsule 1 régnait un silence de mort. Passé le choc initial du lancement, plus aucune voix ne s'était élevée. Solidement retenu par les harnais, chaque soldat tenait fermement son arme, n'attendant que l'abordage pour faire sauter sa sécurité.
Malgré le blindage et la résistance dont pouvait faire preuve ses modules, un tir de cuirassé était parfaitement capable d'en pulvériser un avec une batterie auxiliaire. Il serait d'ailleurs impossible de savoir si tout le monde allait arriver à bon port avant le retour sur le vaisseau mère de l'Alliance.
Les yeux fermés, le lance flamme sur les genoux, Arcadia priait silencieusement, espérant que ses hommes arrivent à bon port.

« Collision imminente !»

L'IV brailla comme une possédée pour couvrir le bruit ambiant. Les perceuses situées à l'avant de la capsule mordirent dans le blindage, se frayant un chemin vers les entrailles du béhémoth. L'assaut fut violent, les amortisseurs du cylindre tentèrent tant bien que mal de ménager les passagers. Ces derniers se seraient assurément rompu le cou sans cette intervention. Le bruit était insupportable, même avec la protection apportée par le casque. Le crissement du métal contre le métal faisait se crisser les dents, les occupants secoués comme des vulgaires poupées de chiffon.

Puis tout cessa. L'Humaine avait les oreilles qui bourdonnaient mais elle n'avait pas le temps de se préoccuper d'une telle broutille. Les barres de sécurité se relevèrent, rendant la liberté de mouvement au membre du commando. Les charges explosives claquèrent, laissant tomber bruyamment la rampe sur le sol. A peine le médecin posa un pied sur le cuirassé que son lance flamme cracha une longue langue de feu, léchant les première cibles qui hurlèrent de douleur. Tentant vainement de se regrouper après cette attaque surprise, la manœuvre des ombres échoua, brisée par le barrage de tirs des fusils d'assauts.

Débarrassé des corrompus, le groupe fut stoppé net par l'environnement du navire. Là ou des coursives de métal nues et propres auraient dû se trouver, palpitait de la biomasse, s'accrochant comme du lierre sur un mur de pierre. Le parasite, de couleur chair, suintait un liquide purulent qui gouttait sur le sol. De temps à autre une cavité se découvrait crachant un gaz mortel dans un bruit disgracieux.
Les bottes s'enfonçaient légèrement dans cette texture molle, certains endroits étaient particulièrement glissant de par l'écoulement de liquide organique. Un bruit sourd, cadencé, se faisait entendre comme si le cuirassé vivait, comme s'ils se trouvaient dans un organisme.

Révulsée et intriguée par ce qui l'entourait, Arcadia passa une main sur ce corps maudit. Elle pressa un kyste, faisant s'y échapper un fluide sirupeux qui coula entre ses doigts. La blonde frotta son pouce contre son index et son majeur, pour en étudier la viscosité. Rien que du pus.
La militaire sentait naître une envie, l'envie de réduire ce lieu impie en cendres, de le rayer du monde des vivants. Jamais une mission ne lui avait paru aussi juste à ses yeux.

« Difficile de se repérer là dedans Colonel, mais je ne pense pas que nous ayons beaucoup dévié. Les quelques marquages encore visibles montrent le laboratoire se trouve à une centaine de mètres tout au plus.

- Compris, Nit'pala. Les lieux ont changé mais ce n'est pas aussi drastique que ce que j'escomptais pour le moment. Des nouvelles de l'autre moitié de l'escouade.

- Rien. J'ai tout de même essayé les différentes fréquences radio. Sans succès. Ils devront nous retrouver au labo.

- En effet. Allez. En avant ! »

Les cinq soldats avancèrent en file indienne, protégés par le bouclier du Turien qui se tenait en tête. Le temps était un luxe qu'ils ne possédaient pas, la marche était donc soutenue. Cela n'empêchait pas pour autant de faire preuve d'une certaine attention. Attention qui leur sauva la vie lorsqu'une créature se laissa tomber du plafond.
La bête en question était incroyablement longiligne, au point d'en être ridicule, capable de se contorsionner selon des angles improbables. Elle était nue, sans aucun attribut reproducteur, mais possédait quatre bras. Sur cette tête glabre sans yeux, nez, oreilles se trouvait une bouche gigantesque garnie de petites dents effilées comme des rasoirs ainsi que de larges striures sanguinolentes, laissant voir une chair à vif.

Absolument dégueulasse, pensa la toubib en noyant la zone sous un brasier ardent.

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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Dim 11 Nov 2018, 15:19
Les capsules venaient de s'arrêter. Le voyage avait été pour le moins mouvementé et les passagers sacrément secoués, mais les harnais avaient maintenu ces derniers en place. Les barres de sécurité relâchèrent le commando tandis que la rampe de sortie était libérée. Dernière entrée, Bayard fut la première à sortir de sa nacelle. Le couloir était désert. Etrange. La terrienne s'était attendu à tomber sur un comité d'accueil. Peut-être avaient-ils atterri dans une zone peu fréquentée. Cela semblait plausible étant donné le peu de matière organique qui couvrait les murs. Il y en avait bien sûr, mais une partie des murs, du sol et du plafond restait apparente.

Quoi qu'il en soit, le groupe n'avait pas le temps de trainer. Il devait remplir ses objectifs rapidement, et pour ça, il allait falloir se mettre en route. Les membres de l'escouade sortait les uns après les autres du transport qui les avait menés jusqu'ici. La seconde capsule s'était par chance posée à seulement quelques dizaines de mètres et Audrey voyait déjà ses occupants en descendre. Alors qu'elle se retournait vers ses compagnons de voyage, la française aperçut Farraday, une main sur le ventre, porter la seconde à son casque. L'ancienne du SSC se rua vers lui et appuya de toute ses forces sur la protection pour la maintenir en place.

- Je vais vomir lieutenant...
- Retenez-vous ou faites ça à l'intérieur, je m'en contrefous, mais gardez votre casque ! L'atmosphère est remplie de spores !

Le caporal prit quelques instants à se contrôler, mais finalement, rien ne remonta de son estomac. Il fit un signe de tête pour confirmer qu'il allait bien et l'officier s'éloigna pour faire le point avec ses hommes. L'équipage de la seconde navette, trois turiens et deux humains, les avait rejoint. Tout le monde semblait avoir été un peu secoué, mais parfaitement apte à servir. Fait étonnant en revanche, toujours aucun ennemi en vue. Il était peu probable que leur arrivée n'ait pas été remarquée, mais peut-être les attendaient-ils quelque part en embuscade...

- Quelque chose sur les scanners Ji'nara ?
- Que de la neige. Je tente de les recalibrer, mais à mon avis, c'est le même type de brouillage que pour les coms.
- Tenez moi informée. Tadeus, quelle est notre situation ? On est où ?
- On a pas mal dévié. On est 3 niveaux au dessus de là où on devrait être et beaucoup plus proche de la poupe que prévu. Pour la passerelle, c'est pas dramatique, je dirais même que ça nous avantage. Pour l'évacuation, ça va être plus problématique. Aucun moyen de savoir si le chemin est dégagé jusqu'aux nacelles. On pourrait aller s'en assurer, mais ça risque de nous faire perdre un sacré paquet de temps. A moins de séparer l'équipe en deux.
- Non, on reste groupé. On ne sait pas sur quoi on peut tomber, mieux vaut garder un maximum de puissance de feu. D'autant que les communications ne passeront pas, une séparation reviendrait donc à se couper totalement de la moitié de l'effectif, sans avoir aucune idée de son avancement. Direction la passerelle, nous aviserons ensuite pour ce qui est de l'évacuation. Formation en 2 colonnes, on avance prudemment et on fait gaffe aux pièges. Ji'nara, du nouveau ?
- Négatif lieutenant.
- Bien, tout le monde passe en mode de détection sensorielle directe.
- Détection sensorielle directe ?
- On ouvre bien grand ses yeux et ses oreilles.

Le commando se mit en marche. Avançant d'un pas leste mais prudent, les militaires s'enfoncèrent dans les entrailles du monstre. A mesure qu'ils progressaient, les parois étaient de plus en plus recouvertes par cette espèce de mucus organique, mais jamais leur passage ne fut totalement bloqué. Malgré la perte de repères progressives, Tadeus semblait parfaitement savoir où ils se trouvaient. Un œil constamment fixé sur le plan, il guidait sa supérieure à travers les coursives en lui indiquant quelle direction prendre à chaque intersection.

Bayard quant à elle gardait un œil sur le chrono. Lancé dès l'arrêt des capsules, celui-ci lui indiquait à 15 secondes près quand la mission serait considérée comme un échec et son équipe potentiellement estimée perdue corps et bien. Il leur restait du temps pour le moment, cela ne faisait pas tout à fait 5 minutes que les soldats avaient posé le pied sur le cuirassée, et d'après l'ancien pilote de la hierarchie, ils avaient presque atteint la passerelle. L'atmosphère était tendue, chacun se tenant prêt à ouvrir le feu sur la première saloperie qui se pointerait. Mais jusqu'ici, rien n'était encore apparu, renforçant peut-être un peu plus cette crainte d'une embuscade...

La biomasse qui couvrait les murs intensifiait cette peur d'un traquenard, la faisant même friser la paranoïa. Certaines parties semblait "respirer", ou plutôt battre lentement tel un cœur au ralenti, alimenté par un fluide inconnu qu'on pouvait voir circuler dans d'énorme "vaisseaux sanguins" à certains endroits. A d'autres endroits, on avait l'impression d'apercevoir une ombre fugace, comme si des fantômes se précipitaient en amont de l'équipe. Le tout était accompagné d'un silence de mort, seulement troublé par les bruits spongieux que faisaient les bottes militaires en s'enfonçant dans ce sol excrémenteux, qui tenait plus de la fosse sceptique que d'autre chose.

Soudain, un soldat marcha là où le fallait pas. Alors que tout le groupe avançait, l'un des turiens se retrouva tout à coup avec une jambe prise au piège. Une espèce de bouche pleine de dents venait de se refermer sur sa cheville et commençait à remonter lentement le long de sa jambe. Si son armure avait empêché les crocs d'atteindre sa chair, le natif de palaven se retrouvait en revanche stoppé sur place. L'escouade n'eut guère le temps de réagir à l'annonce de ce piège, car des gueules de ce types semblèrent s'ouvrir sur toutes les parois les entourant, prêtes à s'élancer sur leur repas.

- Ouvrez le feu !




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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Dim 11 Nov 2018, 21:39

La Mort d'un Roi
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L'indicateur de température grimpa en flèche subitement, l'arme sifflait joyeusement entre les mains de sa porteuse, purifiant ce qui devait l'être. La biomasse se rabougrit, certaines zones brunissant à vu d’œil tant la chaleur dégagée était insupportable. La créature se contorsionna de rage, tentant de reculer pour se protéger, avant de faire un bon gigantesque.
Arcadia fut fauchée par cette charge soudaine, lâchant le lance flamme sous l'impact. Sans avoir le temps de se relever, elle se retrouva bloquée par terre, le monstre l'empêchant de se mouvoir.
Un marteau d'os et de cartilages se matérialisa au bout d'un de ses bras. L'énorme masse fonça droit vers son casque, prêt à lui broyer le crâne. Son champ de vision se brouilla subitement tandis qu'un son de cloche résonna.

Le porteur du bouclier s'était mis en travers de la trajectoire, bloquant le coup fatal. Dans un cri de rage il repoussa l'hybride. Le médecin n'attendit pas plus longtemps pour dégainer son phalanx et lâchait une volée de balles sur la cible, rapidement suivie par le reste de l'escouade. L'Asari se concentra pour envoyer une déchirure, alors qu'elle s'apprêtait à viser son adversaire, elle s'effondra brusquement, secouée de spasmes.

L'effet de surprise et d'initiative disparu, le corrompu préféra se replier. La blonde se releva, ramassa son arme puis alla ausculter sa coéquipière, toujours affectée par des tremblements. Y avait-il quelque chose à bord capable de contrer la biotique normale ? Ou était cette chose qui disposait d'une contre mesure ? La question allait attendre. La toubib injecta un anti-dépresseur à la blessée afin de contrer la tachycardie. Les symptômes visibles s'arrêtèrent presque instantanément. Sa respiration retrouva un rythme lent bien que quelque peu saccadé. La chargeant sur son épaule, son pistolet à la main, elle regarda son escouade.

« On se dépêche. Qui sait ce qui peut encore nous tomber sur le coin de la gueule. »

La porte du laboratoire était toute proche, l'escouade avançait vite, creusant la distance avec la monstruosité. Le battement se faisait de plus en plus fort tandis que le sol devenait de plus en moite, presque instable, le liquide purulent n'arrangeait rien. L'organisme sembla se contracter comme s'il allait régurgiter quelque chose puis gonfla soudainement, bouchant les coursives.

« Tirez !Visez la biomasse devant nous ! »

Tous s’exécutèrent, les mods anti corruption dévoraient sans relâche la chair, qui tentait de compenser par sa régénération les dégâts qu'elle subissait. Mais derrière la situation devenait critique, le mur de viande se pressait de toute part, menaçant de broyer l'escouade. Jurant entre ses dents, la Martienne posa la personne qu'elle transportait, se saisit du lance flamme et pressa la gâchette. L'effet ne se fit pas attendre.
Une seule étincelle aurait suffit à enflammer le gaz produit, alors un jet de flamme... Le plafond s'embrasa, carbonisant la zone. L'alarme de l'armure bipa furieusement, le commando se jeta à terre par réflexe. Le temps que la tempête passe.

La protection du docteur autrefois blanche était maintenant couverte de pus et de suie. La situation commençait à puer le cul pourri. Trente minutes risquaient d'être un peu court pour effectuer la mission, le chronomètre égrenait lentement mais d'une manière implacable son décompte. Est-ce que le cuirassé était encore un vaisseau ou était il animé par une conscience organique. Seigneur faite que ce ne soit pas la deuxième option. Car changer la direction du vaisseau allait se révéler être très compliquée. Scientifiquement parlant il allait falloir lui faire exploser la cervelle en passant par le cul.

Ce fut un autre Turien, bien plus fort physiquement que la quadragénaire qui souleva l'Asari inconsciente et se chargea de la transporter. Les portes étaient bien évidemment verrouillées, l'ingénieur lutta pendant deux longues minutes avant de les faire s'ouvrir. Pendant ce temps la praticienne injecta une dose d'adrénaline pour réveiller Nit'Pala, qui revint peu à peu à elle, bredouillant des phrases sans queue ni tête.

Lorsque les panneaux coulissèrent, ils le firent sur un spectacle affligeant, ignoble. L'énergie noire montra une nouvelle fois l'étendue de son horreur. Même après avoir exercé sa profession pendant près de deux décennies, après avoir arpenté des dizaines et des dizaines de champs batailles, après avoir vu des maladies, des blessures toutes plus exotiques les unes que les autres, après avoir senti l'odeur de la pisse, de la merde, du sang et de la mort, les dernières plaintes des mourants. Rien. Aucun mot de n'importe quelle espèce connue ne pouvait décrire cette scène cauchemardesque.

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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Lun 12 Nov 2018, 21:37
- Rapport d'escouade ?
- Un mort, quelques blessures superficielles, 37% de nos munitions consommées et Callienus est toujours immobilisé.
- On a perdu qui ?
- Ryder. Une de ces saloperies lui a attrapé la tête et est repartie avec.
- Bordel…

Les armes fumaient encore du déluge de feu qu'elles venaient de cracher. Les parois étaient criblées d'impacts de divers calibres, le sol jonché de cartouches thermiques et le commando couvert d'un fluide peu ragoutant. L’embuscade était terminée. Ces horreurs avaient flanqué une sacré frousse à tout le monde, mais visiblement, personne n’avait succombé à la panique. Et ce, même malgré les cris glaçants et les gerbes de sang amenés par la décapitation du pauvre fusilier humain. Qu’il repose en paix…

Audrey se demanda ce qu’elle était venue faire dans ce bourbier. Ennemi non conventionnel lui avait dit le capitaine. Un doux euphémisme. Mais ce n’était pas vraiment le moment de faire de la lexicologie. Elle avait toujours un troupier à libérer et une mission à remplir. Tout en se dirigeant vers le turien, elle jeta un œil au chrono. 23 minutes restantes. Bien, il leur restait un peu de temps pour atteindre la passerelle et changer le cap de ce mastodonte. En espérant ne pas croiser d’autres monstruosités de ce genre ou d’un autre…

- Callienus, du nouveau ?
- Pas vraiment. Depuis qu’il s’est accroché à ma jambe il est remonté lentement jusque là où vous le voyez maintenant et puis il s’est arrêté. Rien depuis.
- Vous avez essayé quoi pour le retirer ?
- Ma lame. Il guérit trop vite et se contracte dès que je lui mets un coup.
- Au moins ils ressentent la douleur.
- Je pourrais essayer de lui envoyer une décharge lieutenant. Proposa Baws en armant son fusil à pompe.
- Négatif, à bout portant comme ça, vous risqueriez d’emporter la jambe avec la bestiole.
- J’aimerais autant la conserver mon lieutenant.
- Ji’nara, vous pourriez le retirer avec vos pouvoirs biotiques ?
- En théorie oui. Je pourrais lui balancer une déchirure. Douleur continue pendant plusieurs secondes et impossible pour lui de se soigner.
- Et s’il se contracte ?
- Il finira bien par lâcher s’il est trop amoché.
- On pourrait l’aider un peu en attrapant sa machoire et en tirant dessus ?
- Pas une mauvaise idée, mais veillez à ne pas déchirer vos gants.
- Lieutenant, je crois que ce truc cherche à attaquer mon armure. Il est en train de sécréter quelque chose dans sa gueule.
- Vous croyez qu’il comprend ce qu’on dit ?
- Si ça vous dérange pas, on va garder les questions de biologies cognitives pour un petit peu plus tard. Très bien, Ferguson, vous et moi on écarte les dents, Ji’nara, vous balancez une déchirure, Callienus dès que vous sentez que ça se desserre, vous dégagez votre jambe. A trois. 1… 2… 3 !

Tout se passa assez vite. L’asari lança son pouvoir, ce qui sembla pas mal déplaire à la créature. Celle ci commença par se contracter, déployant une force incroyablement plus importante que celle que les deux humains pouvaient fournir pour retenir sa mâchoire. Cela dit, après une ou deux secondes, la déchirure sembla prendre le dessus sur la résistance de la bête et les dents se desserrèrent un peu. Ceux qui les tenaient en profitèrent pour les écarter et le turien pu extraire sa jambe, non sans perdre l’équilibre et tomber en entrainant Ferguson avec lui. Le ver se redressa en poussant un cri strident face à sa précédente proie, sa gueule encore pleine d’une espèce de mousse corrosive.

Avant que la monstruosité n’ait pu se jeter en avant, une détonation sourde retentie, arrachant une bonne partie de son corps. Une deuxième suivit environ 2 secondes plus tard, qui projeta encore un bon paquet de fluides organiques et de chair en arrière, puis une troisième pour finir de déchiqueter ce qui s’était effondré au sol. Baws éjecta sa cartouche thermique et rechargea son arme tout en prononçant un juron à l’attention de la larve. Tombée sur les fesses derrière l’abomination lorsque Callienus s’en était extrait, le lieutenant Bayard avait reçu la quasi totalité des viscères qui avaient volés. Elle se releva en tâchant d’en enlever le maximum.

- Merci pour ça sergent… Bon réflexe cela dit.

Toujours en train de s’essuyer, la terrienne remarqua alors la biotique, une main sur le casque, l’autre appuyée sur la paroi.

- Ji’nara ? Tout va bien ?

- Ca va aller lieutenant… Grosse migraine… Je crois qu’il vaut mieux que j’évite de réutiliser mes pouvoirs à bord. Il doit y avoir une sorte de contre-mesure…
- Très bien. Tout le monde est entier ? Alors on se remet en route. Et faites gaffe où vous foutez les pieds.

Avant de partir, l’humaine prit le temps de ramasser les plaques de Ryder, ainsi qu’une partie de son équipement qui pourrait s’avérer utile pour la suite. Deux cartouches thermiques et une grenade. Ce n’était pas grand-chose, mais parfois cela suffisait à faire la différence. L’ancienne du SSC jeta un œil au compteur. 21 minutes restantes. A moins d’une autre embuscade, cela devrait aller. Et ce, même si l’escouade progressait bien plus lentement, étant donné que personne n’avait envie de réveiller d’autres lombrics dopés à l’énergie noire.

Après deux ou trois minutes, ils arrivèrent enfin en vue de la passerelle. Quelque chose clochait. La porte était grande ouverte et aucun garde n’était visible. Un piège à n’en pas douter. Mais Audrey avait-elle beaucoup d’autres choix que de s’y jeter ? Le temps s’égrenait et l’officier n’avait pas vraiment le temps de faire une reconnaissance complète pour tenter de repérer et désarmer des traquenards dont elle ignorait la nature même. Elle pénétra donc sur le pont, en compagnie du pilote. Deux soldats lui emboitèrent le pas, lorsque une sorte de porte organique se referma sur eux. Ils eurent tout juste le temps de se jeter en avant pour éviter de se retrouver broyés. Le duo qui était entré précédemment les aida à se relever.

- Lieutenant ? Est ce que tout va bien ?

La communication radio était chargée de parasite, mais à si courte distance, elle restait suffisamment claire pour être compréhensible.

- Tout le monde va bien Ji'nara. Je fais le tour de la salle pour m'assurer qu'on ne risque rien et je vous recontacte. Restez sur vos gardes et ne vous occupez pas de nous pour le moment. Farraday, Baws, on vérifie la salle. Tadeus commencez à vous plonger dans les commandes.

Le turien se dirigea vers la console principale tandis que les trois humains commencèrent à inspecter la salle. Ils prirent bien soin de ne pas trop s'approcher des parois couvertes de mucus, pour éviter de réveiller une monstruosité endormie. Le pont semblait désert. Couvert de matière organique palpitante, mais désert. Etrange piège. Mais peut-être que le but était juste de les séparer pour les éliminer ensuite avec une autre troupe. Cela semblait plausible. D'autant qu'aucun autre accès n'était visible. Sauf évidemment si l'on considérer le fait de briser la verrière comme un accès potentiel... Quoi qu'il en soit, le quatuor semblait en relative sécurité pour le moment.

- Ji'nara ?
- Je vous reçois lieutenant.
- Tout est ok pour nous pour le moment. Inutile que vous attendiez ici. Rendez vous aux nacelles avec ceux qui sont de votre côté et fichez le camp dès que vous recevrez le signal. On se débrouillera pour vous rejoindre.
- Vous êtes sure ?
- Certaine. Dégagez de là avec les autres et rentrez tous entiers au bercail.
- A vos ordres lieutenant…

Lorsque l'humaine se retourna vers la passerelle, ses deux homologues la fixait , semblant à mi chemin entre la nervosité et la déprime.

- Vous pensez qu'on est foutu lieutenant ?
- Qu'est ce qui vous fait croire ca ?
- Vous avez ordonné aux autres d'évacuer non ?
- Effectivement. Ça m'ennuierait que vous en blessiez un quand vous ferez sauter cette porte.

La terrienne pu voir le visage du sergent s'illuminer, même à travers son casque.

- Vous savez trouver les mots pour me parler lieutenant !
- Je n'en doute pas. Au travail maintenant.
- Tout de suite ?
- Oui. Si jamais votre pétard n'arrive pas à entamer la porte, je veux qu'on ait le temps de réfléchir à un plan de secours.
- Sauf votre respect mon lieutenant, vous êtes vexante. Mes explosifs font toujours ce qu'on attend d'eux !

D'un signe de tête, l'officier indiqua à son artilleur de se mettre au boulot. Celle ci s'exécuta, et à peine quelques secondes après s'être penchée sur sa cible, elle s'en éloigna et déclara d'un ton extrêmement doux, presque enfantin : " Ca va faire boom".




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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Mar 13 Nov 2018, 02:14

La Mort d'un Roi
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Là ou aurait dû se trouver un laboratoire des plus conventionnels, se dévoilait un lieu des plus sordides, digne de l'imagination d'un cerveau malade.
La biomasse se trouvait partout dans un état de putréfaction avancé, des lambeaux de chairs pendaient du plafond, du sang corrompu glissait le long de ces bandes organiques, glissait le long des murs, touchant les flaques au sol dans un bruit sinistre.
Une rangée d'incubateurs étaient alignés le long du mur, la majeure partie d'entre eux contenant les restes d'expériences infructueuses. Ici un humain dont la bouche avait été ouverte jusqu'aux oreilles maintenant inexistantes, un anneau de fer autour des lèvres pour garder à jamais cette grimace de douleur. Ses paupières avaient été grossièrement découpées, tout comme la cavité nasale. Plusieurs trous ornaient son crâne laissant voir une cervelle pourrie. Dans l'autre un Krogan, avec une paire d'yeux en plus, reliée directement à un cerveau disproportionné par un amas grotesque de filaments organiques, la plaque frontale avait tout bonnement disparu.
Le spectacle sur les tables d'analyses étaient similaires, bien que l'on y retrouvait des Ombres, éparpillées façon puzzle.
Des fioles, des béchers et d'autres contenants aux couleurs inquiétantes trônaient sur des étagères. Ces derniers s'offraient aux yeux de tous, invitant les visiteurs à les ouvrir.

« Ça peut paraître une évidence, mais ne touchez à rien sans mon autorisation. »

La pièce baignait dans une lumière rouge rendant la scène plus morbide qu'elle ne l'était. Des écrans holographiques crépitaient, leur projecteur entouré par des veines blanchâtres. Le commando avança prudemment dans la pièce, leurs armures se teintant d'une couleur sang. Arcadia enclencha son projecteur pectoral pour offrir une meilleure luminosité. Elle regretta amèrement ce geste, alors que ses yeux enregistraient le moindre détail du labo, les gravant à jamais dans sa mémoire.
Y avait-il seulement la moindre chose exploitable ici ? Il était hors de question de sortir quoi que ce soit de cette pièce sans une protection adéquate. L'évacuation avait de fortes chance d'être mouvementée. Prendre un récipient en verre dans un module de sauvetage ? Plutôt se couper les gonades.

Une porte se déverrouilla sur son passage. La veilleuse du lance flamme allumée, la toubib se retourna brusquement avant de se figer d'effroi. Incapable de bouger, elle n'entendait plus que son souffle vacillant. Son conditionnement mental reprit le dessus, la faisant s'avancer vers... cette prisonnière sans qu'elle ne le réalise. Régulant la puissance de sa lumière, elle s'arrêta à une distance convenable.
C'était une Asari, les jambes emprisonnaient par une masse compacte de chair bouffie, ainsi qu'une partie de son bras gauche, la main était encore visible mais complètement déformée. Elle était reliée à quelque de chose de beaucoup plus gros par des tubes de biomasse. La structure se perdait dans le plafond s'étendant tel un parasite. Une moitié de son visage était défigurée, comme s'il se désagrégeait, deux tentacules manquaient à l'appel.

La supplicié releva la tête, plongeant des yeux d'un vert vitreux dans ceux du Docteur qui tressaillit à nouveau. Aucun son n'arrivait à se former dans sa bouche, elle était paralysée par cette débauche ignoble, son esprit tentant vainement de visualiser l'incompréhensible.

« Si... vous me li...bérez, je... je... meurs », la phrase se perdit dans un gargouillement tandis qu'elle essayait de reprendre son souffle. Sa voix était résignée, la biotique ne souhaitait qu'une seule chose : la fin de son calvaire.

La blonde ne savait quoi répondre. Il lui fallut plusieurs secondes pour rassembler un semblant de volonté, de s'extirper de ce cauchemar.

« Jetez un œil aux alentours mais faites attention où vous mettez les pieds, et ne vous séparez pas », ordonna t-elle à ses coéquipiers encore sous le choc.

McKnight s'avança, posant un genou à terre devant l'Asari, puis lui prit sa main libre. Son regard était un puits de douleur sans fond, un océan de tourmente dont il était impossible de s'échapper.

« Je vais vous aider, mais j'ai besoin de votre aide. Je ne peux pas rentrer les mains vides. N'importe quelle information peut m'être utile. Dites moi qui vous a fait ça ? Et qu'est ce que c'est cette machine ?

- C'est f...flou, elle fut prise d'une violente quinte de toux. Capturée... Zaa...Zaroth ! C'est luu..ui Zaroth. Trouvez... Tuez le.

- Et cette structure ?

- Je... sais pas. Elle prrrend m... mon énergie. Pitié ! »

La toubib se releva, son omni-lame s'instaforgea, une lueur de reconnaissance brilla dans les yeux de l'Asari.

« Merci. »

Arcadia trancha les câbles qui retenait la prisonnière. Un râle salvateur s'éleva de sa gorge, tandis qu'un liquide épais s'écoula des coupures. Son cadavre resta droit, retenu par le carcan à ses pieds. Une colère sourde s'embrasa dans la poitrine du docteur, elle appuya sur la gâchette de son arme, incinérant le corps de la martyre. Ne pouvant lui offrir une sépulture digne de ce nom, c'était la seule chose qu'elle pouvait faire pour apaiser sa rage.
Un hurlement bestial retentit en écho, avant de tambouriner violemment contre une vitre. De l'agitation commençait à naître dans les couveuses.

« Escouade ! Ralliez vous à moi, on se replie vers les modules. Kaspar, je veux une charge de démolition sur la sortie. Allez on dégage ! »

Quinze minutes.


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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Mar 13 Nov 2018, 19:54
- Tadeus, ça vient ?!
- Faire s'écraser un cuirassée sur une cible de la taille d'un insecte à la surface d'une planète, c'est autre chose que de faire son créneau au supermarché du coin lieutenant. Y a des centaines de variables à prendre en compte ! Il suffit d'une seule erreur de décimale et ce mastodonte pourrait dévier de sa trajectoire, se vaporiser en entrant au contact de l'atmosphère ou pire encore, rebondir dessus. Et je vous parle même pas de toute cette matière organique qui recou…
- Munitions ! le coupa Farraday.
- Ici, débrouillez vous pour qu'elles fassent la différence ! répondit Bayard en lui jetant une cartouche thermique.

Audrey n'avait pas eu besoin de réfléchir à un plan de secours. En effet, l'explosif de son artilleur avait été suffisant pour éventrer la porte. Il ne s'agissait pas d'un trou immense, mais largement suffisant pour que les membres du commando puissent évacuer un à un avec un poil de gymnastique. Les premières minutes qui avaient suivi l'explosion avait été extrêmement calmes, comme si le vaisseau n'abritait plus le moindre être vivant à bord, en dehors de l'escouade. Le turien avait donc pu se concentrer sur sa mission et s'interfacer tranquillement avec la console de pilotage malgré la chair qui avait poussé dessus et qui semblait avoir commencé à se lier d'une certaine manière à la technologie.

Ce n'est qu'après une demi douzaine de minutes qu'ils avaient fini par arriver. Un sacré paquet d'ombres, à n'en pas douter menées par au moins un immortel. Bayard avait ordonné au pilote de rester focalisé sur sa tâche pendant qu'elle et ses deux compatriotes le couvrait. Et cela faisait à présent près de 10 minutes que les armes hurlaient en direction de la porte, faisant pleuvoir la mort sur une horde d'humanoïde sans cervelle qui tentaient vainement d'approcher. Par chance, l'orifice qui avait été creusé par la charge de Baws était suffisamment étroit pour que ces horreurs ne puissent pas s'y engouffrer à plusieurs. Il avait donc été relativement facile d'abattre des ennemis arrivant un par un. Du moins, jusqu'à ce que la porte se rouvre pour en laisser entrer plusieurs à la fois...

Depuis, le stand de tir était devenu bien plus complexe, et ce même si les corrompus ne pouvaient entrer au maximum que trois par trois. Les cadavres continuaient de s'amonceler devant le trio, mais plus inquiétant, ils tombaient de plus en plus proche des tireurs. Et les munitions commençaient clairement à manquer. De même que le temps. Dans un peu moins de 3 minutes, la mission serait un échec. Peut-être même plus tôt que ça s'il restait trop de ces trucs... Encore heureux que l'escouade ait eu des mods attaquant l'énergie noire, sinon ils y seraient probablement déjà tous passé.

La cartouche thermique en surchauffe sauta hors du fusil à pompe du sergent Baws. Elle en avait bien plus qu'assez de ces connards qui continuaient inlassablement d'arriver. Jusqu'ici, elle avait joué selon les règles, mais il était temps de passer à une méthode plus sale. Et plus expéditive. La britannique jeta son arme sur le côté en prononçant moult jurons et attrapa celle qui était rangée dans son dos. Elle posa un genou à terre, plaça l'engin sur son épaule et visa droit sur la porte. Un immortel venait d'y apparaitre, entouré d'au moins 5 ombres. La ligne de tir était dégagée. Ce fumier allait sentir sa douleur !

- FIRE IN THE HOLE !!! 1

Le missile percuta directement le chef de la meute, emportant au passage les sbires qui l'accompagnaient dans une gerbe de flamme. Le souffle de l'explosion fut tel qu'il éjecta les deux alliés de l'artilleur qui retombèrent douloureusement sur leurs fesses. Bayard fut la plus prompt à se relever et termina sa cartouche thermique sur la cible de la roquette, qui semblait encore capable de bouger. A moins qu’il ne s’agisse que de spasmes. Quoi qu'il en soit, quand le cylindre en surchauffe s'éjecta du fusil d'assaut, le calme semblait revenu. Plus rien ne bougeait. La bataille avait l’air d’être terminée. Audrey se retourna vers son artilleur.

- Qu'est ce qui vous a pris ?
- Sans vouloir vous manquer de respect lieutenant, il fallait qu'on dégage ce tas de connards.
- La prochaine fois, prévenez avant !
- J'ai prévenu mon lieutenant.

L'officier était à deux doigts d'exploser. Elle avait l'impression que son interlocutrice se fichait d'elle. Mais techniquement ce n'était pas le cas, elle avait bel et bien averti ses équipiers. Juste trop tard pour leur donner une chance de réagir. Et puis au fond, le sergent avait fait ce qu'il fallait compte tenu du peu de munitions qu'il restait au groupe. La terrienne préféra donc donner l'ordre, assez sèchement il est vrai, à tout le monde de faire le point sur ses cartouches thermiques restantes et de se préparer à lever le camp incessamment. Vérifiant ses propres réserves, l'ancienne du SSC constata qu'il ne lui restait plus que deux chargeurs, en comptant celui qui se trouvait dans son arme, et une grenade. Cela risquait de faire mince s'ils venaient à retomber sur un groupe d'ennemis comme les précédents...

- Tadeus, on en est où ?
- J'y suis presque lieutenant.
- Ca vaudrait mieux. Il vous reste très exactement 2 minutes avant que la mission ne soit considérée comme un échec.
- Eeeeeeeeet voilà ! On envoie ce bestiau à la surface quand vous voulez lieutenant.
- Parfait, dirigez ce vaisseau vers son prochain et dernier port d'attache. Baws, prenez l’intercom et tâchez de prévenir les autres qu’il est temps d’évacuer.
- Permission de laisser libre cours à mon imagination ?
- Accordée.
- Merci mon lieutenant.

Le sergent d’artillerie réfléchit un très court instant avant d’activer le système de communication interne du vaisseau.

- Hé les connards de corrompus, on va tellement vous latter la gueule que votre salope de reine reconnaîtra même plus vos tronches de babouins ! Vous pourrez toujours chialer vers elle “oh maman, les méchants nous ont fait bobo”. On va tellement vous faire claquer les veines du deeeeerche !
- Belle inspiration. Tu penses que les autres équipes auront compris ?
- Ca m’a paru clair, pas toi ?
- Tadeus, foutez-moi en l'air ce poste de commande qu'on puisse se tirer d'ici.
- A vos ordres mon lieutenant !

Le turien chargea son omnitech d'un courant électrique avant de lui faire traverser la console de pilotage. L’ordinateur émit un flot de crépitements avant de rendre définitivement l’âme. Audrey aurait bien rajouté quelques balles par précaution, mais mieux valait économiser les munitions au cas où l’équipe croiserait d’autres abominations. Quoi qu’il en soit, il était maintenant plus que temps d’évacuer. Le commando quitta la passerelle au pas de course et commença à se diriger en toute hâte vers les modules d’évacution les plus proches. Ce n’était plus vraiment le moment de faire attention où l’on mettait les pieds...

- Tadeus, c'est quoi cette secousse ? Lança la plus haut gradée après avoir été légèrement déséquilibré par une poussée venant de face.
- Le réacteur principal accélère lieutenant. Il doit rester quelque chose comme 10 minutes avant que ce bestiau ne se change en boule de feu.
- On presse le pas aller !

Tout le monde força l’allure. C’est alors que le mucus qui était répandu sur les cloisons sembla comme prendre vie. Un rugissement guttural résonna dans toute la structure du vaisseau. Toutes les créatures qui se trouvaient jusqu’alors très certainement en sommeil s’éveillèrent et se mirent à pousser des cris stridents en jaillissant des murs. La française hurla à son escouade de continuer à courir en baissant la tête. Les vers ne semblaient pas être les seules saloperies à vouloir leur mort. La jeune femme aperçut des monstres longiliforme tentant de les lacérer ou de les broyer avec leurs multiples bras. Et puis enfin, la baie d’évacuation fut en vue. Quelqu’un semblait les y attendre.

- Ji'nara ? Je croyais vous avoir ordonné de lever le camp.
- C'est ce que j'ai fait mon lieutenant, mais la capsule d'évacuation était pleine. J'ai été forcée de vous attendre.

Un mensonge éhonté sans aucun doute, mais le lieutenant ne lui en tiendrait pas rigueur.

- Des nouvelles des autres équipes ?
- J’ai vu le capitaine Brakany et ses hommes évacuer. Aucune nouvelle du colonel, mais sa ZE était plus loin.
- Bien, il n'y a plus qu'à espérer qu'elle l'atteigne à temps alors.

A ces mots, Audrey se jeta dans la nacelle à la suite de l'asari. Les deux avaient laissé leurs compagnons y pénétrer en premier, les couvrant en restant de part et d'autre de l'écoutille. L'humaine s'harnacha et frappa d'un coup de poing le bouton d'éjection. Le module fut propulsé avec une vélocité qui parut moindre que celle des nacelles de l’aller, mais suffisante pour l’éloigner du météore en devenir en secouant allégrement le commando. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce cercueil collectif volant n'explose pas en vol et que la flotte de l'Alliance parviennent à les récupérer…






1 Avant que tu me fasses un commentaire de golio en mode gneugneu ta mi 2 langlé kom *** ou ******, je te signale que Baws est britannique (c’est précisé au paragraphe au dessus), que cette expression n’a pas vraiment d’équivalent dans la langue de Molière et que je me refuse catégoriquement à traduire ça littéralement par “FEU DANS LE TROU”. Donc voilà, TG c’est justifié Trollface




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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Mer 14 Nov 2018, 01:35

La Mort d'un Roi
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L'escouade courait dans les coursives du navire, poursuivie par une créature sortie d'on ne sait quel esprit tordu. L'Asari ayant retrouvée une partie de ses capacités, elle n'avait plus besoin d'être portée.
A l'arrière garde, Arcadia tourna la tête, constant que leur poursuivant les talonnaient.
L'hominidé ressemblait à s'y méprendre à une ombre par ses râles gutturaux pourtant il se trouvait en état de parler. Plus d'une fois il avait essayé de se servir de sa biotique noire mais sans succès visiblement trop peu habitué à la contrôler.
Il était bossu, son menton lui arrivait au sternum tandis que son ventre était une masse boursouflée. Ses membres étaient forts, musclés. Ses mains comme ses pieds était gigantesques, terminés par des ongles en forme de serf. Il n'avait qu'un seul œil, qui brillait d'une intelligence vicieuse, démoniaque. Sa bouche était garnie de crocs qui à vu de nez pouvaient aisément transpercer une armure. Des excroissances en forme de pointes, avec une peau écailleuse étaient visibles sur son côté gauche.

« Flash », lâcha sobrement la Martienne.

La grenade tomba à ses pieds, explosant dans une détonation sourde. La lumière baigna le corridor d'une lumière aveuglante, faisant rugir de colère le monstre. Ce dernier enfonça un mur rien que par sa force physique. Il se releva pour reprendre sa chasse, plus déterminé que jamais.
Le commando exploita le précieux temps gagné pour creuser la distance.

« On est encore loin Kaspar ?

- C'est le pont au dessus de nous colonel !

- Dépêchons le chronomètre a déjà atteint sa limite. Nous devrions déjà être sortis. »

Grimpant les marches quatre à quatre, ils entendirent des cris d'agitations plus bas. Des trappes claquaient sauvagement signe que la horde n'allait pas en démordre si facilement. Au loin retentit une explosion puissante signe qu'un piège avait fonctionné.

« J'entends que la charge a fait le travail.

- LES charges colonel.

- Quand vous aurez terminé de jouer sur les mots, vous me trouverez l'enfant de putain qui a fait un tel discours que je lui passe le savon du siècle et lui envoie sa médaille.

- Par les esprits voilà que l'exemplaire docteur McKnight devient grossière », ironisa le porteur du bouclier laissant tomber deux grenades dans la cage d'escalier.

L'ingénieur referma la porte de la sécurité. A peine cela fut fait que des dizaines de mains vinrent griffer la paroi, tentant de forcer le passage avec hargne.
Ils reprirent leur course. Durant toute la durée de l'opération, le second groupe n'avait pas donné signe de vie. La praticienne n'avait plus vraiment l'espoir de les retrouver...Du moins à l'intérieur du cuirassé.
Une bonne partie des capsules manquaient à l'appel. Le compteur affichait trente trois minutes, il était grand temps de se casser d'ici. Hélas pour eux le vaisseau n'allait pas les laisser s'échapper ainsi. Le sol se fractura sous leurs pieds, laissant sortir le corrompu du laboratoire.

« Vous n'irez nulle part ! »

La voix était caverneuse, métallique, désagréable à écouter. L'UCIP n'avait plus de temps à consacrer à l'infecté. Mais lui tourner le dos revenait à signer leur arrêt de mort. Nit'pala prit les devants, une sphère d'énergie bleue se canalisa dans ses paumes, elle se mit à léviter au dessus du sol, son corps s'entoura de biotique. Du sang commença à couler de son nez, de sa bouche, de ses oreilles.

« Je le retiens. Fuyez ! »

Elle n'envoya qu'une seule attaque, l'ultime attaque d'une personne qui s'était battue toute sa vie pour quelque chose de juste, qui avait donné sa vie pour ses camarades. Son corps implosa littéralement, secouant l'endroit, créant des lézardes là ou elle s'était tenue. Les survivants chutèrent sous l'onde de choc de la fusée.
Leur ennemi n'avait pas été épargné non plus, une moitié de son visage lui manquait ainsi qu'un bras. Dopés par l'adrénaline les soldats se relevèrent, puis sautèrent dans le module, se sauvant avec les maigres informations obtenues, préservant le sacrifice de la biotique.
Arcadia frappa le bouton d'éjection, sans prendre la peine d'attendre que ces coéquipiers soient attachés. Les catapultant directement dans le vide.

La secousse passée, elle activa la balise de localisation pour qu'un vaisseau proche les récupèrent. La chose faite, la Martienne activa les caméras extérieurs. Ainsi tous purent profiter de la mort du roi. Le grand cuirassé Razenorikus, long de sept cent mètres de la poupe à la proue, traversant l'atmosphère, tombant lentement et majestueusement comme l'effondrement d'un flanc de montagne. Il tomba, la proue la première, en direction du quartier général des forces de la corruption.
Sa carlingue rencontra la couche d'ozone de Shanxi, le mastodonte squaliforme luttant pour traverser cette protection tandis qu'il avait atteint le point de retour, la gravité l'attirant à elle. Le mastodonte ne devint plus qu'un petit point noir puis disparu. Deux minutes plus tard, un point de lumière minuscule se matérialisa. Il grossit encore et encore jusqu'à devenir insupportable au point que les lunettes des casques se foncèrent pour protéger les yeux de leur porteur.
Le cataclysme s'arrêta aussi subitement qu'il avait commencé ne laissant plus qu'un cratère uniquement visible depuis la mésosphère.

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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Mer 14 Nov 2018, 19:42
Audrey était de retour en territoire allié. Récupérée un peu plus tôt par une navette de l'Alliance, sa capsule avait été tractée jusqu'à un vaisseau plus massif. A bord, le lieutenant et ses hommes avaient subi une décontamination complète avant d'être autorisé à aller prendre une véritable douche pour se changer. Pour autant, le travail de l'officier n'était pas tout à fait terminé. Les tâches administratives propres à son rang demeuraient. D'abord le débriefing à réaliser avec les autres gradés en charge des différentes équipes, ensuite taper ses rapports et enfin rédiger une lettre de condoléances pour la famille de Ryder. Il y en avait très certainement de toutes faites, mais l'ancienne du SSC tenait à apporter un peu d'humanité à cette funeste nouvelle. Et ce, bien qu'elle ne saute pas réellement de joie à l'idée d'écrire ladite missive.

Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, elle devait s’occuper de son rapport oral. Désormais dans un uniforme bien plus léger que sa tenue de combat, la terrienne avait prit le temps de se coiffer avec son habituelle queue de cheval. Avant de quitter les quartiers qui avait été temporairement assigné à l’UCIP, la jeune femme avait donné quartier libre à ses soldats, non sans les féliciter succinctement pour la réussite de leur mission et leur comportement “presque exemplaire”. Une petite nuance qui avait fait sourire Ji’nara et bougonner Baws. Mais Bayard elle-même tenait ces propos plutôt avec humour maintenant que la tension était retombée.

Après avoir quelque peu arpenté les coursives du vaisseau humain d’un pas leste, tout en demandant une ou deux fois son chemin, la française atteignit finalement la salle de briefing. Elle n’était pas encore tout à fait au point sur l’organisation interne des bâtiments de la spatiale. Quoi qu’il en soit, ses deux supérieurs étaient déjà présents et semblaient échanger sur un ton relativement détendu. La salle faisait incroyablement vide par rapport à la dernière réunion. Et pour cause, cette fois ci ils ne seraient que trois, soit environ 10 fois moins. Le capitaine Brakany invita sa subalterne à venir prendre place à côté d’eux, après l’avoir gentiment charriée sur le temps qu’elle avait mis à les rejoindre.

- Le colonel et moi même étions en train de jeter un œil aux rapports provenant de la surface. Grâce à vos efforts, les corrompus ont déjà commencé à reculer. Avec leur principale base d’opération détruite, ce ne devrait plus être qu’une question de temps avant que l’Alliance ne les expulse de Shanxi. En revanche, la planète risque de garder quelques cicatrices… Mais revenons en à nos moutons. J'ai cru comprendre que vous aviez perdu un homme ?
- Oui mon capitaine. Je crains que rien n'aurait pu l'éviter et c'est selon moi déjà un miracle de ne pas en avoir perdu plus compte tenu de la situation. Répondit la châtain sur la défensive.
- Détendez vous lieutenant, il ne s'agit pas d'un conseil disciplinaire, simplement d'un débriefing. Nous tenons simplement à savoir comment les choses sont arrivées. Et comment votre mission s'est déroulée dans l'ensemble.

Audrey se décrispa légèrement et commença à narrer le récit de son opération. L'arrivée au mauvais endroit, le "piège” dans lequel était tombé Callienus et la décapitation de Ryder qui en avait découlé, le chemin jusqu'au pont et le traquenard qu'il représentait et enfin, le "repli” sous les cris et les assauts de tous ce que le vaisseau pouvait contenir de pire pour les tuer. Le lieutenant ponctua son rapport en saluant les capacités de ses subalternes et notamment la "créativité" du sergent d'artillerie Baws. Cela ne manqua pas de faire sourire son auditoire, les gradés ayant très certainement toujours en tête son signal "subtil" pour indiquer l'évacuation. L'ancienne du SSC tâcha également de bien insister sur toutes les horreurs qui avaient pu les agresser à bord et à quel point il aurait été impossible de s'y préparer en amont afin de les combattre plus efficacement étant donné que les renseignements étaient nuls avant cet assaut.

Une nouvelle fois le capitaine invita sa subordonnée à décompresser un peu, avant d'enchaîner sur son propre compte-rendu. Visiblement, son équipe aussi avait dégusté à bord de ce cuirassé. Ils avaient été cloués à leur point d'arrivée durant quasiment toute la durée du raid et avait essuyé de nombreux coups durs. A l'écouter ils avaient dû affronter la quasi totalité des corrompus du vaisseau. Au moins leur diversion avait elle était un succès. Mais à quel prix ! Les trois quarts de son unité au minimum avait été mis hors combat. Quelques mois seulement pour les plus chanceux.

Une fois qu'il eut terminé, ce fut à la commanditaire de l'opération de prendre la parole. Son bilan était moins lourd, mais guère plus concluant de son propre avis. Une opération au résultat plus que mitigé au final. L'objectif principal avait été atteint, mais cela en valait il la peine ? Bien sûr ce n'était pas à eux de déterminer si le sacrifice de toutes ces vie était une perte acceptable pour la reconquête de Shanxi. Et si Audrey comprenait tout à fait l'importance symbolique de cette planète, de son point de vue ca ne restait rien d'autre qu'un bain de sang pour reprendre un tas de poussières à présent partiellement inhabitable. Mais d'un autre côté, combien d'hommes serait elle prête à sacrifier si la corruption venait à s'en prendre à Eden Prime ou à la Terre ? 10 fois plus ? 100 fois plus ? D'avantage ?

Tandis que la terrienne se perdait dans ses réflexions, le colonel déclara la fin de la réunion. Le capitaine se leva, rapidement imité par sa subalterne, mais la blonde demanda à cette dernière de rester encore un moment pour "éclaircir certains points”. Voyant que le capitaine attendait également, la martienne lui indiqua qu'il pouvait quitter la salle. Une fois qu'il fut parti et que la porte se fut refermée, Arcadia sembla se déraidir un peu et indiqua à sa camarade qu'elle pouvait considérer son service comme terminé jusqu'à nouvel ordre. Les grades ne comptaient plus, simplement deux amies seules dans une pièce avec un besoin de parler.

- Ça va ? Tu as l’air exténuée.




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MessageSujet: Re: La Mort d'un Roi   Mer 14 Nov 2018, 22:36

La Mort d'un Roi
Ft. Audrey Bayard



Après une décontamination dans les règles de l'art, et plutôt que de partir se doucher, Arcadia fila vers le pont de commandement afin de connaître le sort de la deuxième capsule. Son soulagement fut intense lorsqu'elle apprit que le module avait été percuté par une torpille qui l'avait fait dévier de sa trajectoire initiale, l'envoyant directement sur Shanxi.
Forte de cette information, elle se rendit immédiatement dans la salle pour le débriefing. Première arrivée, elle n'eut pas à attendre très longtemps avant de voir son collègue arriver, suivi de quelques minutes plus tard par leur cadette.

Le docteur regardait avec une certaine fierté ses deux éléments, l'un comme l'autre ayant accompli leur tâche. Certes il y avait eu des pertes, minimes mais elles étaient là. Pour autant peu d'officiers supérieurs pouvaient se vanter d'avoir accompli une mission sous la bannière de l'UCIP avec un tel ratio. La blonde était satisfaite de sa première expérience de commandement. Toutes ne seraient peut-être pas aussi glorieuses mais en ce moment elle profitait de l'instant présent.
Quant à la mission en elle même... ce n'était pas un fiasco, loin de là. La Martienne avait ardemment espéré trouvé des documents intéressants. Hélas rien de bien croustillant excepté un nom et un disque dur récupéré par l'un des soldats de son escouade. L'objet avait été envoyé aussitôt pour un décryptage. Cependant l'expert avait dit de ne pas se faire trop d'espoir, le disque n'avait pas l'air de contenir grand chose.

Mettant fin à la réunion, elle congédia le Turien, gardant Audrey sous le coude pendant quelques minutes supplémentaires. La porte se referma derrière le capitaine dans un son à peine audible. Les épaules de la toubib s’affaissèrent tandis qu'elle lâcha un profond soupir.

« Ça va ? Tu as l'air exténuée.

- Un peu fatigué oui. On me fait courir un peu partout dans la galaxie, je n'ai plus une minute à moi. C'est limite si je ne dois pas pisser dans mon armure par manque de temps. Excuse moi, prenant appui sur les bras de sa chaise avec ses mains, elle se souleva et étira ses jambes. Le bas de son corps émit plusieurs craquements avant qu'elle ne se laisse retomber lourdement. Aaaaaah ça va beaucoup mieux. Et toi ? Comment va ? Ça fait un petit moment que nous ne nous sommes pas vues. Quand est-ce que tu as intégré les rangs de l'UCIP ?

- Ça va. Enfin, aussi bien qu'on peut aller après un truc pareil. Oui, si je me souviens bien, la dernier fois qu'on s'est vu je t'ai humilié. Quelque chose comme deux ou trois fois. Et sinon, j'ai intégré l'UCIP fin août. Je ne pouvais pas juste rester les bras croisés alors que la galaxie partait en sucette. Et toi alors ? Aux dernières nouvelles tu étais dans l'Alliance.

- Plus exactement j'étais chez l'Hégémonie pour « un stage ». Je suis arrivé début Septembre. Juste avant l'invasion des chantiers spatiaux de Séléné. Une vraie partie de plaisir aussi cette intervention. Comme tu t'en doutes, je bosse pour le pôle médical. Mais faute de personnel suffisant je reste déployable en toute circonstances. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Bref, tu t'en très très bien tirée et je suis contente que tu sois revenue en un seul morceau. Ta famille va bien ? Tes parents ne savent toujours pas que leur petite fille modèle se réveille en pleine nuit pour faire une bataille d'oreiller ?

- C'est Elise la petite fille modèle, pas moi. Mais disons que de leur point de vue, la dernière fois que j'ai fait ce genre de bêtise, j'avais 20 ans de moins qu'aujourd'hui. Et toi ? Quoi de neuf ?

- Pas grand chose. Je n'ai pas revu mon père depuis le début de l'année. Mais aux dernières nouvelles il allait bien. Sinon boulot, boulot et encore boulot. L'énergie noire m'obsède quelque peu... Peut-être que ce n'est pas le cas pour toi mais cette mission m'a creusé l'appétit en plus de me donner soif. Tu viens ? Ça fait longtemps que j'ai pas discuté bécanes.

- Tu es consciente que ça va faire jaser mes soldats encore plus qu'ils ne le font déjà ?

- Pourquoi il y a déjà des ragots qui courent, questionna le colonel, hilare.

- Je crois que ma réaction en te voyant nous a trahi. Et je pense que le fais qu'on s'enferme dans la salle de briefing pour ensuite se rendre ensemble au mess risque de ne rien arranger. Tu veux pas qu'on se décoiffe un peu aussi, histoire d'en rajouter une couche ?

- Bonne idée. Tu ne veux pas non plus gémir en disant mon nom pendant que tu y es, conclut le médecin tout sourire.

Les deux femmes se levèrent quittant la pièce à leur tour. Prenant la direction du mess des officiers.
Zaroth... Quel nom de merde quand même. Était-ce lui à l'origine de l'énergie noire ? Lui qui avait crée toutes ses atrocités ? Était-ce un pseudonyme ou son vrai nom ? Cela importait peu au final, sa cible avait enfin un nom.

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La Mort d'un Roi

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